HAÏTI : Benjamin Mario • Bien-aimé Léo D. Pizo • Bien Aimé Tetzner Leny • Charles Watson • Charlier Vladimir Cybil • Denis Maksaens • El-Saieh Viktor • Fortuna Olsing • Gabriel Wood-Jerry • Hilaire Shneider Léon • Jean Pierre Michel • Jean-Robert Leonidas • Jérôme Jean René • Jorélus Joseph • Le Centre d‘Art • Legagneur Jean-Herard • Lerebours Michel Phillipe • Marion Michelle • Mc Queen Sterlin Phaidra • Ménard Guy Gérard • Mercure Rolaphton • Mervil Stevenson • Michel Judith • Noisette Coralie • Obin Phiomé • Pasko • Pierre Peguy Flore • Séjourné Bernard • Ulysse Sterlin • GUADELOUPE : Biabiany Minia • Carien Minakshi • Cocks Georges • Melyon-Reinette Stephanie • Sinnapah Mary Kelly • Sitson Gino • CAMEROUN : Sitson Gino • BELGIQUE : Cetout Celine • Coyette Eléonore • Fontaine Hugo •
ILE DE LA RÉUNION : Andoche Sully • Coppolani Estelle • Gaya-Man • Lanfroy Marie • Lauret Francky • Lebon-Eyquem Mylène • Louÿs Sophie • Monga Lolita • Panot Catherine • Patrice Sophie • Perche Samuel • Riet Yannick • Sailly Sébastien • Vergès Françoise • Vindevogel Nathalie • Watbled Jean Phillipe • SUISSE : Sarrouy Emmanuelle • FRANCE : Barontini Raphaël • Guettaf Selma • Man Nathalie • Roman Cati • Roussel Anabelle JAMAÏQUE : Russel Oneika • BRÉSIL : Zeh Palito • MADAGASCAR : Ravaloson Sophie Bazin • MARTINIQUE: Cage Nicole • Dô Françoise • Arnaud Georges-Emmanuel •
ALLEMAGNE: Udo Nils • SEYCHELLES : Vijay-Kumar Maggy • RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO : Kamuanga Eddy Ilunga •
COLOMBIE : Díaz Muñoz Eliana • RÉPUBLIQUE DOMINICAINE : Bàez Firelei • CÔTE D’IVOIRE : Dimbeng Claudie Titty •
Prix : 10 € (Version ebook)
3 • MARGE / AREBÒ
AVEC LES CONTRIBUTIONS DE :
LA REVUE HAÏTIENNE DES CULTURES CRÉOLES
3 • MARGE(S) / AREBÒ
Marge(s) / Arebò
Patrick Vilaire, Sans titre, 2019, Encre sur papier, 21 x 33 cm ▲
Revue haïtienne des cultures créoles #3 Marge(s) / Arebò, 2019
Directeur de publication Jean Erian Samson Rédacteur en chef Evains Weche Direction artistique Clémence Leconte, Jean Erian Samson Graphiste Sri Hartini Santo Comité de lecture Adine Barak, Catherine Panot, Estelle Copollini, Guy Gérald Ménard, Jean d’Amérique, Joel Renfort, Junior Borgella, Lolita Monga, Maggy Faure-Vidot Vijay-Kumar, Minakshi Carien, Moles Paul, Nicole Cage, Philippe Bon, Pierre Richard François, Stephane Saintil, Sterlin Ulysse Traduction Marie Claire De Mattia Secrétaire de rédaction Stéphane Saintil Communication et diffusion Sadrac Charles, Frantz Kerby Mathieu, Laterit Productions Administration Katleen Magloire
© Association Vagues Littéraires www.associationvagueslitteraires.org
EDITORIAL Stéphane Saintil
Répondant à l’appel, Stéphanie Meylon-Reinette nous a entretenus sur la nécessité de libérer les vagins en souffrance en sortant l’organe névralgique de la marge. Pierre Michel Jean a arpenté, de son côté, les murs devenus depuis peu les scènes où se déploient les revendications de la communauté LGBTI en Haïti. Pierre-Eugène Sitchet a analysé le style musical Gwoka - Né en Guadeloupe au 17ème siècle dans le contexte de l’esclavage transatlantique- comme l’expression d’une quête identitaire marquée par l’Afrocentrisme. Figures emblématiques de l’art de la récupération, les sculpteurs de la Grand-rue (Atis Rezistans) ont servi de prétexte à Judith Michel pour questionner la marge comme laboratoire d’esthétique.
Favorisant les grands axes, nos sociétés perçoivent souvent mal les vœux de marge. Prenons le risque d’affirmer que la marge n’est pas, pas plus que le centre. Double ou ombre, elle renvoie à tout ce qui déborde un espace produit et jugé comme normal ; tout ce que celui-ci n’arrive pas à subsumer et qui échappe à son pouvoir agrégateur. En ce sens, elle n’est pas une chose en soi. Mais plutôt un reste de chose, sinon l’excroissance d’une configuration donnée, qu’elle soit spatiale, socio-culturelle ou juridique. D’où l’expression en marge de qui traduit l’impossibilité de la concevoir en dehors d’un centre. L’inverse est tout aussi vrai : c’est en produisant sa marge que le centre s’affirme comme tel. Il y a plusieurs manières d’appréhender la marge (ou d’être en marge). On peut la voir comme une bordure (Arebò), un territoire d’insubordination qui nargue les injonctions du centre. Dans une démarche autre, on peut également lui supposer une vitalité et une complexité qui fascinent et déstabilisent. C’est cette double vision qui anime ce troisième numéro de la revue . Après notre incursion dans les secrets du Miroir dans le deuxième numéro, notre ambition ici, pour cette nouvelle sortie, est de donner à voir – par un décentrement du regard –ce qui est tu. Aller à contre-courant de l’historiographie et de la bibliothèque classiques pour se mettre à l’écoute et à l’école des marges. Celles de ces cultures issues d’un processus de créolisation qui transcende leurs composantes initiales. Celles de ces cultures composites qui n’ont pas la prétention des commencements. Parce que si l’histoire de la marge en Occident est connue, celle du monde créole reste à découvrir par de nouvelles lectures qui invalident les clichés exotiques dont on l’affuble. Et c’est à cette entreprise que nous avons convié nos contributrices et contributeurs. Prendre la contre-allée pour explorer le monde et les cultures créoles depuis leurs marges. Répertorier celles et ceux qui inventent, imaginent, explorent, créent, inspirent.
D’un autre côté, les problématiques relatives aux langues créoles ont été abordées sous plusieurs angles. Olsing Fortuna a analysé la marginalisation du créole haïtien en regard du principe de la conservation et Jean-Philippe Watbled, pour sa part, a retracé, dans une lecture diachronique, l’évolution du créole réunionnais. Dans le même sillage, Mylène LEBON-EYQUEM a questionné le plurilinguisme à L’île de la Réunion et le contexte d’apprentissage marqué par la diglossie. En effet, l’île de la Réunion n’a pas été en marge dans ce nouveau numéro: Catherine Panot a révélé L’histoire et les paysages chaotiques de Mafate et a présenté, dans une entrevue, l’univers musical du groupe SAODAJ. On y a vu la petite étincelle de la chanteuse Marie Lanfroy pour les artistes créolophones, dont Leyla McCalla incarne, pour elle, un merveilleux métissage entre l‘Amérique et Haïti. Restant fidèle à l’idée d’offrir une revue dense et diversifiée, cette nouvelle parution est agrémentée d’un ensemble de propositions artistiques et littéraires (récits, poèmes, photos et illustrations) que nos lecteur.trice.s auront le soin d’apprécier et qui témoignent de la foisonnante complexité des marges. Favorisant les grands axes, nos sociétés perçoivent souvent mal les vœux de marge. Ce champ où brille le refus des normes ; cet espace-baromètre qui informe sur les dynamiques d’une société en dévoilant ce qu’elle tend à dissimuler. Peu importe. Chacun naît toujours à la marge de l’autre, nous dit Annabelle Roussel. Être en marge c’est disposer d’une longueur d’avance, d’une marge de manœuvre. Il n’y aurait de vrai que dans la marge ?
« J’ai remis vois-tu mon vêtement de marginalité Je vais encore dans le sens des miroirs Le temps que j’habite n’a pas de portes. » Georges Castera
Pasko, Sans titre, Feutre sur papier, 2015 ◀
SOMMAIRE
DO 12
Pour la réhabilitation de la marge Patrice Sophie
18
Petit traité de la Clit Revowlution, comment sortir l’organe nevralgique de la clandestinité ? Stéphanie Melyon-Reinette
28
Les ressorts de l’afrocentrisme dans l’univers du Gwoka Gino Sitson (Pierre-Eugène Sitchet)
36
Dany Laferrière, celui qui deveint écrivain pour remplir les marges Jean Hérald Legagneur
40
Les murs Arc en ciel Pierre Michel Jean
46
Quand il ne reste que la marge Péguy Flore C. Pierre
60
Une lecture monstrueuse pour un texte monstrueux : Saña de Margo Glantz Eliana Diaz Munoz
70
La vénus balafrée, le corps grotesque ou l’effacement de l’autre dans Yanvalou pour Charlie de Lyonel Trouillot Sterlin Ulysse
88
Chapeau, poète ! Stéphane Saintil
98
Du marketing social: portée culturelle de l’image dans le discours contestataire. Guy Gérard Ménard
107
La marge, une affaire d’esthétique Judith Michel
116
Absans Listwa sou zafè liv, fè liv ak li liv nan koze moun save nan Karayib kreyolofòn Tetzner Leny Bien-Aimé
119
Marges: De la souvenance de Patrick Chamoiseau à l’errance de Nils Udo Minakshi Carien
146
Majinalizasyon oubyen boukantay paradig (toyo) nan konnen Ayisyen an James Francisque
150
Marges et théorie de la fugitivité Françoise Vergès
160
École de la Beauté : origine d‘une appellation Phillipe Lerebours
KRE 11
Marge Rolaphton Mercure
16
Véda la Vi Lazaré Francky Lauret
23
Mapou vèt w a-rete! Leo D. Pozzo Bien Aimé
25
Portefolio Sophie Bazin
35
Sans titre Cati Roman
44
Point virgule Wood Jerry Gabriel
50
Bordure du monde Georges Cocks
51
Esther visite un magicien, extrait de Retour à Gygès Jean Robert Léonidas
68
Crocodile Hugo Fontaine
I
76
Le vrai texte Lolita Monga
54
79
Sans titre Gaya Man
Vivre à Mafate : une tradition d’hospitalité en milieu hostile Catherine Panot
86
Sans titre Watson Charles
91
Pou rod sak néna Dann fon mon kèr Sophie Louÿs
97
Sans titre Annabelle Roussel
94
Maksaens Denis Le Centre d’Art
102
Fuck Off (va te faire foutre) Nathalie man
Sully Andoche
104
Portefolio Michelle Marion
124 142
110
Si seulement Alice Emmanuelle Sarrouy
153
Jorelus Joseph Le Centre d’Art
113
Dans les nuages Maggy Vijay-Kumar
167
Leyla McCalla Eléonore Coyette
114
Hors-bord Nicole Cage
S
127
La marge Céline Cetout
80
128
Comme dans un Woddy Allen Selma Guettaf
131
Didactique du plurilinguisme à la Réunion : réflexions sur les questions d’enseignement apprentissage dans un espace « périphérique » Mylène Lebon Eyquem
La planche Françoise Do
122
132
In plas bordaz pour kréol? Sully Andoche
Désertion Estelle Coppolani
154
134
Le créole réunionnais : passé, présent, avenir Jean Philippe Watbled
Voyage à quai Sébastien Sailly et Yannick Riet
164
170
Luciole ivre Stevenson Mervil
Que dire de la question de la marginalisation du Créole: s‘agit-il vraiment d‘un principe de conservation? Olsing Fortuna
Saodaj-Extatic maloya-Pokor lèr Saodaj/Catherine Panot
10
Samuel Perche, Fighters 1, 2016, acrylique sur toile, 180x120 cm ▲
11
MARGE Rolaphton Mercure Hors du cycle Casser la boucle temporelle Malpropre est le souffle Étiqueté Nous sommes esclaves Consumons sans vergogne Le ciel s’il descend Chute libre de l’espèce Mise en abime Doigts de feu Toute cette charogne au dehors Vous va si bien Moïse des os
12
POUR UNE « RÉHABILITATION DE LA MARGE » Patrice Sophie Dès le plus jeune âge, et surtout dans les apprentissages, la marge est perçue comme l’interdit. Il y a une limite à ne pas franchir. Il convient de respecter les lignes, tout comme l’ordre établi. L’exercice de l’écriture est rempli de codes, de règles de grammaire qu’il convient de suivre, non pour se faire comprendre, mais bien pour rester dans les clous. Tout comme il convient d’écrire sur la ligne horizontale, il ne faut pas franchir la ligne verticale. Des règles de conduite et des règles de vie, s’inscrivant dans une codification des mœurs, s’invitent dans l’art, la littérature et l’écriture d’un écrivain qui revendique pourtant une inspiration et une liberté de créer. Quel paradoxe ! La marge est un espace vierge laissé à droite du recto et à gauche du verso d’une page imprimée et (généralement) à gauche d’une page manuscrite. La marge est souvent un espace blanc laissé au correcteur pour les annotations, d’où l’expression « laisser une marge » que les professeurs de français de l’époque s’égosillaient à dire avant de commencer une dictée ou de donner l’intitulé d’une dissertation. Par ailleurs, ce terme est aussi un espace situé sur le pourtour externe immédiat de quelque chose. Elle pourrait tout aussi bien être à la périphérie de quelque chose ou d’un lieu. En somme, l’écrivain ou l’artiste en marge est la personne qui se positionnerait à l’écart d’un courant de pensée, d’un genre littéraire... C’est ainsi que l’homme qui prendrait cette voie serait qualifié de marginal. En somme, il vit « en dehors de », « à l’extérieur de » la société ou de son temps. En fait, « la métaphore […] joue à la fois sur la notion de limite et d’espace préservé, exprime la non-intégration au code social et le refus d’adhérer aux valeurs éthiques dominantes »1. Tout bien considéré, le marginal n’est pas un adepte du politiquement correct. Il met à profit une certaine liberté de créer en dehors des carcans préétablis. Cette liberté est un grand mot selon que l’on soit lecteur ou écrivain. « À quelle
13
distance se tient un romancier ? En marge de la vie pour la décrire, car si vous êtes plongé en elle – dans l’action – vous avez une image confuse », dit Patrick Modiano2. Toute création, quelle que soit sa nature, de prime abord ne seraitelle pas marginale ou en marge de quelque courant stylistique ou artistique ? L’hégémonie des genres et des modèles conduit inévitablement à une stigmatisation culturelle, aussi intellectuelle soit-elle. Elle oppose des courants de pensée qui n’ont qu’une valeur d’exercice rhétorique sur une prétendue analyse de ce qui peut être qualifié d’ « art ». Ces critiques suivies octroient le titre de « chef-d’œuvre » à la création qui fait sens, sans qu‘elle ne soit pour autant sensationnelle. Une œuvre marginale n‘en est pas moins intemporelle et unique. Un tel titre ne peut être que subjectif. Le „marginal“ en soi se distingue de l‘autre. Il s’inscrit de fait en dehors de la norme. Au risque d’être qualifié de fou, c’est surtout un être qui ne pense pas comme les autres. Il tient à s’affranchir de la pensée de « Monsieur tout le monde ». C’est surtout celui qui n’a pas peur de se différencier au travers d’une quête de qualité, de traits ou de styles qui lui soient propores. « Car entre rêver un héros et le devenir, il y a de la marge ! Il n’y avait plus de marge, j’avais agi »3 selon Claude Avenile. Il va au bout de lui-même à travers son originalité. C’est cela qui fait sa force et la marque de fabrique d’un créateur talentueux en vue de faire la différence sur l’échiquier littéraire notamment. C’est à partir du moment où le marginal sort des standards qu’il fascine son auditoire, le spectateur, le lecteur. Ayant acquis une certaine maturité, l’artiste marginal réécrit la partition et la fait sienne en s’affranchissant de la normalité. C’est comme cela que naissent de grands chanteurs, de grands compositeurs, des auteurs à succès. Nombreux sont ceux qui sont assimilés à des « fous », des loups solitaires. Il convient juste de le voir comme un enfant dont l’imaginaire n’a pas été annihilé par la civilisation. « L’enfant qui naît n’entre pas dans une ambiance culturelle : il entre dans la civilisation où se développe la vie des hommes. C’est une ambiance fabriquée en marge de la nature, dans la fièvre de faciliter la vie de l’homme et son adaptation »4. L’artiste a souvent du mal à s’adapter à la réalité qu’il peint, dépeint ou réinvente. Très souvent dans les biographies de ces hommes et ces femmes de lettres ou d’art, cette expression « dans la vraie vie » est introduite pour parler de l’intimité de ces derniers comme le fameux « il était une fois ». En fait, la réalité de l’auteur ou de l’artiste, son vécu, sont souvent fantasmés par le lecteur ou l’auditeur. La vie de l’auteur et celles de ses parsonnages ne sont pas forcément imbriquées mais le lecteur ou l’analyste veulent y trouver une similitude. Aux yeux de l’auteur, cela est souvent fantasmagorique car le lecteur peut y voir une allusion autobiographique alors que ce n’est que le fruit de l’imagination, de l’inspiration de l’auteur. Un écrivain comme Patrick Modiano a su jouer avec le lecteur en le faisant vaciller dans l’intemporalité usant d’un mélange entre personnages fictifs et personnages réels, dont les destins sont suggérés dans des coupures de vieux journaux, comme celui de Dora Bruder, héroïne éponyme de son roman paru en 1997. Les critiques, les biographes oublient même que les écrivains sont avant tout des êtres humains. Le seul fait qu’ils aient un goût prononcé pour les belles choses suivant le domaine, ils passent pour des êtres étranges. Ils sont juste visionnaires et en l’occurrence avant-gardistes. L’auteur, issu de là, doit éduquer son auditoire ou apprendre à vivre avec, voire de s’en éloigner et de fuir toute civilisation moderne. Le créateur a besoin d’un climat apaisé pour baigner dans un univers imaginaire. Toute production a besoin d’engrais et de terreau pour croître ; le silence du monde est un cocktail de sels minéraux précieux pour la création. Il ne s’agit plus d’exalter ce qui est normal ou admis par la société bien-pensante. Il s’agit de s’affirmer en tant qu’individu créateur de sens en allant au bout de son art, de son inspiration, en adoptant une logique éthique et esthétique. C’est toute une philosophie propre à un individu rompant l’hégémonie intellectuelle qui se veut force de loi. En résidence d’artiste sous les Tropiques, dans la campagne verdoyante et ensoleillée entre champs de canne d’un côté, et une vue sur mer de l’autre, rien n’empêche un auteur de dépeindre le froid parisien et la course effrénée que mènent les gens ou ses héros malgré eux dans la ville où se déroule son intrigue policière. L’auteur écrit cela en pleine nature, rien à voir avec sa réalité