DANS CE NUMÉRO 4
1M de cœurs canadiens – le dépistage sauve des vies
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Un test, une gratitude infinie
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Célébrons les 50 ans de l’Institut!
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Le Dr Keon lui sauve la vie : elle devient médecin
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C’est la 7e année de Sautez dans l’action!
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Une ovation au Gold Plate Dinner
CONNEXION Fondation
NO 28 | ÉTÉ 2026
Le magazine de la Fondation de l’Institut de cardiologie de l’Université d’Ottawa
CONNEXION FONDATION T
ous les ans, au moment d’écrire ce mot, je m’arrête un instant. Pas faute de savoir quoi dire, mais pour m’assurer de bien le dire. Cette année, ma pause revêt une importance particulière. L’Institut marque son 50e anniversaire, un jalon qui me rejoint, car je viens d’avoir 50 ans. En y réfléchissant, je m’étonne de la ressemblance de nos parcours, où les années, au-delà d’un âge, définissent un engagement, une résilience et un sens toujours plus aigu de ce qui compte réellement. Il y a cinquante ans, le Dr Wilbert Keon osait imaginer ce qu’allaient devenir les soins cardiaques au pays. Aujourd’hui, nous incarnons cette vision.
Ce 50e anniversaire nous inspire la fierté de ce qui a été édifié, et une fébrilité consciente de ce que la prochaine vague de découvertes exigera de nous. Ces innovations seront tout aussi remarquables que celles amenées par le passé. Les scientifiques de l’Institut se classent mondialement parmi les 2 % les mieux cotés grâce au leadership du Dr Beanlands et au dévouement de près de 1800 membres du personnel, qui redonnent vie à la mission au quotidien. Ce numéro rend hommage au legs constant de l’Institut : du lancement du projet Un million de cœurs canadiens au succès continu de notre programme d’abandon du tabac de renommée mondiale; de la clinique mobile de dépistage des maladies valvulaires qui rejoint des patients sans doute jamais atteints autrement; à l’héritage durable du Dr Keon et aux avancées chirurgicales améliorant les soins chaque jour. C’est également avec fierté que je vous présente plus loin les nouveautés en équipement et en recherche, et que j’applaudis votre incroyable générosité dans le 2
cadre de la campagne Février, c’est le mois du cœur, et des activités organisées tout au long de l’année. J’adore mon travail, et je sais que ce n’est pas fait commun. En fait, je lisais que seuls 21 % des gens en emploi sur la planète croient réellement en ce qu’ils font. Dans un monde où la passion au travail est chose rare, je réalise chaque jour ma chance : ici, elle est loin d’être rare. On la retrouve partout, dans les couloirs, les blocs opératoires, les labos, les cliniques et au cœur des récits des donateurs et des patients. Elle est tissée à même la trame de cet endroit. C’est sans doute pourquoi ce 50e anniversaire semble moins un jalon qu’une vérité vécue à chaque instant. À la Fondation, nous ne parlons jamais de l’objectif. Nous le vivons. Ce que nous avons bâti ensemble me procure une grande fierté : une culture qui repousse les limites des activités de financement, en gardant nos donateurs tout près de nous, conscients de leur valeur et profondément liés aux résultats de leur générosité. Merci de faire partie de notre communauté, pour ces 50 ans et dans nos réalisations futures. Nos efforts changent des vies, littéralement, de façon mesurable et fondamentalement humaine. C’est ce que nous espérons vous faire ressentir au fil de ces pages.
Lianne Laing, présidente Fondation de l’Institut de cardiologie d’Ottawa
DANS CE NUMÉRO 2
Mot de la présidente
4 1M de cœurs canadiens – le dépistage sauve des vies 7 9
Un test, une gratitude infinie – l’histoire de Jonathan Pivnick Le Dr Messika à la tête de 1M de cœurs canadiens
10 Le Mois du cœur 12 Des outils à fine pointe des soins 14 Célébrons les 50 ans de l’institut! 15 Un don, des générations de retombées 16 Cœur à cœur 17 Un legs porteur de soins - Vivian Moss
19 Le Dr Keon lui sauve la vie : elle devient médecin 21 C’est la 7e année de Sautez dans l’action! 22 Sur les verts et les courts 24 Une ovation au Gold Plate Dinner 2026 25 Le soutien d’une communauté au grand cœur 26 Cesser de fumer pour mieux respirer et se rendre jusqu’au bout 28 Les avancées en chirurgie à effraction minimale du Dr Ruel 30 Un Cœur d’or en guise de remerciement 31 Une année à l’Institut de cardiologie d’Ottawa
UN MESSAGE DE SUSAN MENZIES PREMIÈRE PRÉSIDENTE DE LA FONDATION
«L
a Fondation de l’Institut de cardiologie a vu le jour en fin d’année 1989, à l’initiative de Gordon Henderson, président du conseil consultatif de l’Institut. Dans mes 27 ans à l’Institut, la moitié de mes activités a été consacrée à mon rôle de présidente de la Fondation, à l’époque où la recherche et les découvertes en soin cliniques connaissaient une croissance remarquable. Chaque jour apportait son lot de joies et de problèmes, mais procurait surtout une grande satisfaction. Les membres du conseil de la Fondation, le personnel et les bénévoles ont jeté des bases qui ont évolué pour répondre aux besoins actuels.
country, du bingo, des soirées dansantes, des activités de la Légion, des tournois de golf, et j’en passe. Le personnel de l’Institut a également grandement contribué à sa renommée, grâce à l’excellence en soins, en recherche et en innovation, et aux avancées uniques en prévention cardiaque et en réadaptation. À l’occasion du 50e anniversaire de l’Institut, je salue avec émotion l’implication du réseau de soutien de la Fondation qui, d’une génération à l’autre, passe le flambeau. »
Les débuts ont requis un travail acharné, comme pour le téléthon dirigé par Mila Mulroney et présentant une jeune chanteuse nommée Alanis Morrisette. Recueillir des fonds n’aurait pu se faire sans notre bassin de donateurs et une généreuse communauté qui soutient la Fondation depuis sa création. Je n’oublierai jamais les personnes, les organismes et les groupes responsables des kiosques de limonade, des spectacles de musique Susan Menzies (à gauche) et Lianne Laing (à droite) à la célébration du 50e anniversaire en mai 2026.
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L’équipe du programme Un million de cœurs canadiens avec Bonnie Bowes (rangée du bas, à l’extrême droite)
1M DE CŒURS CANADIENS – LE DÉPISTAGE SAUVE DES VIES
E
n 25 ans de carrière comme infirmière, j’ai maintes fois constaté les ravages des maladies cardiaques chez nos patients. Sachant qu’un grand nombre de ces cas étaient évitables, j’ai souvent souhaité pouvoir retourner en arrière. À l’Institut de cardiologie de l’Université d’Ottawa, nous sommes toujours là pour ceux qui ont besoin d’une intervention d’urgence ou de traitements continus. Mais ce serait formidable de pouvoir empêcher les patients d’avoir besoin de nous, non? Malheureusement, les maladies cardiovasculaires demeurent l’une des principales causes de décès au Canada. Trop souvent, elles ne sont découvertes qu’après un événement cardiaque dévastateur, voire fatal. Elles frappent des millions de personnes, dont des membres du personnel de l’Institut, comme moi-même, que l’expérience personnelle motive encore plus. Je suis née à Kirkland Lake, petite ville minière du nord de l’Ontario, cadette d’une famille de sept enfants. J’aime aider les autres depuis que j’ai été sauveteuse à l’adolescence. Puis mon père est décédé prématurément d’une crise cardiaque la dernière année de mon secondaire. Des années plus tard, mon frère aîné a lui aussi été emporté par une maladie du cœur. Il venait d’avoir 49 ans. 4
En 2001, j’ai été engagée comme infirmière à l’Unité de soins intensifs en chirurgie cardiaque de l’Institut. Aujourd’hui, en tant que vice-présidente, Qualité, risques et renseignements sur la santé, je m’occupe autant de la prise en charge de patients gravement malades après une intervention à cœur ouvert que de prévention et d’éradication des maladies cardiaques. Tout en tâchant de déployer des stratégies de transformation avec mon équipe, je me demande souvent si le dépistage préventif des maladies cardiaques aurait pu sauver la vie de mon père, de mon frère et de bien d’autres. Le 16 septembre 2025, l’Institut a lancé l’initiative Un million de cœurs canadiens, une initiative phare de son nouveau plan stratégique quinquennal intitulé Votre cœur. Votre institut. Notre avenir ensemble. Cette campagne vise à dépister les facteurs de risque chez un million de personnes et à prévenir les maladies cardiovasculaires grâce au dépistage précoce et à l’intervention rapide. Nous voulons éliminer les facteurs de risque pour aider à prévenir les maladies cardiovasculaires et améliorer la santé de nos communautés. De nombreux facteurs de risque contribuent à ces maladies. Certains ne sont pas modifiables, comme les antécédents familiaux, mais bien d’autres le sont. Le dépistage permet de prévenir des événements cardiaques graves et de sauver des vies. En effet, comme les facteurs de risque cardiaque s’apparentent à ceux d’autres affections potentiellement
graves, le dépistage permet la prévention de nombreuses maladies et complications. Dans le cadre de l’initiative Un million de cœurs canadiens, le dépistage commence par un questionnaire détaillé sur les facteurs de risque cardiaque, suivi d’un rendez-vous pour prendre diverses mesures (taille, poids, tour de taille, tension artérielle). Un petit échantillon de sang est ensuite prélevé pour vérifier le taux de cholestérol et le taux d’hémoglobine A1C, afin de dépister le diabète.
Quels sont les facteurs (socio-économiques, environnementaux, etc.) qui influent le plus sur l’évolution de ces maladies?
Grâce à une grille d’évaluation factuelle des risques, les participants obtiennent leurs résultats sur-le-champ. Nous pouvons alors, selon leurs facteurs de risque, leur suggérer de modifier leur mode de vie, de consulter un conseiller en santé, leur médecin de famille ou l’un de nos cardiologues pour une évaluation plus poussée ou des soins, et les aider à obtenir les suivis liés à certains risques particuliers. La phase pilote étant achevée, nous allons maintenant établir des partenariats locaux avec des hôpitaux, des fournisseurs de soins primaires et des centres communautaires, puis élargir à l’ensemble du pays. Nous avons également créé des partenariats avec d’autres hôpitaux et partenaires du privé, qui pourront gérer leurs propres cliniques grâce à notre accompagnement (boîte à outils, formation, soutien).
Ci-dessus, de gauche à droite : Le Dr Rob Beanlands, PDG de l’Institut de cardiologie d’Ottawa, l’honorable Shafqat Ali, le Dr Sean Virani et le député Jacques Ramsay.
L’initiative Un million de cœurs canadiens est une occasion, pour nos concitoyens, de profiter de l’expertise et des connaissances de l’Institut avant que la maladie ne frappe. En tant que responsable des activités cliniques de l’initiative, j’aime énormément l’idée d’aller à la rencontre des gens qui autrement n’auraient peut-être pas eu accès à ce genre de soins. En étendant son action d’un océan à l’autre, l’Institut renforcera sa position d’expert canadien en matière de maladies cardiovasculaires, tout en offrant au système de santé un répit bienvenu face à la flambée du coût des soins de santé de courte durée. Ce projet stimulera également des recherches percutantes qui permettront de mieux comprendre les maladies cardiovasculaires. Les données recueillies nous aideront à répondre à des questions pressantes : Qui court le plus grand risque de maladie cardiaque?
Le très honorable Mark Carney, premier ministre du Canada, se soumet à un dépistage sur la Colline du Parlement.
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Au printemps, notre institut fêtera son 50e anniversaire. J’ai la chance de faire partie de cette histoire depuis 25 ans. Le temps a filé bien vite! Nous avons de quoi être fiers, mais aussi beaucoup de pain sur la planche. À l’Institut de cardiologie de l’Université d’Ottawa, il y a une volonté commune d’offrir les meilleurs soins aux patients d’ici et d’ailleurs, et c’est ce que j’aime.
Le maire Mark Sutcliffe se soumet à un dépistage au lancement du programme Un million de cœurs canadiens.
C’est pour moi un honneur d’avoir été nommée ambassadrice du Mois du cœur 2026 de l’Institut de cardiologie de l’Université d’Ottawa, et une responsabilité que j’accepte de tout cœur. En tant que plus important centre de santé cardiovasculaire du Canada, notre institut représente l’innovation, la compassion et en engagement indéfectible à sauver des vies. Je suis très fière de travailler avec une équipe exceptionnelle à promouvoir la santé cardiaque et la prévention dans nos communautés. Ensemble, nous lancerons des conversations, partagerons des témoignages touchants et encouragerons les Canadiens et Canadiennes à prendre soin de leur cœur.
Bonnie Bowes Vice-présidente et chef des soins infirmiers Risques et renseignements sur la santé Responsable des activités cliniques, 1M de cœurs
L’honorable Marjorie Michel, C.P., députée, ministre de la Santé, passe un test de dépistage réalisé par le personnel et le Dr Rob Beanlands.
Abonnez-vous à infolettre d’Un million de cœurs canadiens pour obtenir les informations les plus récentes en matière de prévention, des conseils santé de nos experts et les dates des prochaines cliniques de dépistage près de chez vous. 6
Jonathan Pivnick et son épouse, Heidi Pivnick, riant dans leur salon.
UN TEST, UNE GRATITUDE INFINIE – L’HISTOIRE DE JONATHAN
A
ctif et athlétique, Jonathan Pivnick se croyait en bonne santé. Lorsqu’il s’est rendu à l’une des cliniques mobiles de dépistage de l’Institut de cardiologie d’Ottawa, cet époux, père et grand-père a appris avec désarroi qu’il devait subir d’urgence une intervention chirurgicale. Joel Haslam nous raconte la découverte, la guérison de Jonathan et les jours heureux qu’il entend bien célébrer avec sa famille. Certaines des plus belles histoires commencent tôt et durent longtemps. Jonathan et Heidi Pivnick se sont rencontrés dans les années 1970 au camp B’nai Brith. « J’ai rencontré Heidi en 1974, on a commencé à sortir ensemble en 1976 et on s’est mariés en 1978, raconte Jonathan. C’était la plus belle fille du camp. Elle est descendue du bus, et voilà. Le coup de foudre. » Cet amour et ce camp sont au cœur de leur vie de couple. « Bien sûr que je me souviens du début de notre histoire. On a été campeurs, moniteurs, puis on s’est mariés. Nos enfants aussi y sont allés. On a même dirigé le camp; c’est notre héritage », se remémore Heidi. La famille est au cœur de cet héritage. Jonathan enseignait au secondaire et Heidi était agente de voyage. Ils sont des parents et des grands-parents fiers et présents. « Tous les moments en famille sont trop précieux pour en manquer un seul. Il ne faut pas être naïf au point de ne pas s’occuper de soi et de rater ces moments en famille », souligne Jonathan.
Aussi, le jour où la Canadian Adult Recreational Hockey Association (CARHA), a invité ses membres à passer un test de dépistage des maladies valvulaires dans une clinique mobile de l’Institut de cardiologie, Jonathan a fait passer le mot. « Je leur ai dit : si vous êtes admissibles, que vous avez plus de 65 ans et n’avez jamais eu de problèmes cardiaques, la clinique offre des tests de dépistage gratuits, alors vous devriez y aller », se souvient-il. Jonathan a décidé de se faire tester lui aussi. « Je ne m’attendais pas à ces résultats, mais j’imagine que c’est une bonne chose. À la fin du test, le technicien m’a dit que mes valves étaient en bon état, que tout allait bien, mais que j’avais un renflement de l’aorte ascendante », raconte Jonathan. Le dépistage a permis de découvrir un anévrisme qui pourrait « éclater comme un ballon ». Jonathan a été dirigé vers un chirurgien de l’Institut de cardiologie de l’Université d’Ottawa. « Comme l’anévrisme était assez gros, j’allais devoir subir une intervention. » Jonathan a accepté l’opération sans hésiter, confiant que les professionnels de la santé feraient tout pour lui sauver la vie. « Je leur ai donné carte blanche. C’est très réconfortant de se savoir entre de bonnes mains », confie-t-il en souriant. 7
Au moment où Heidi lui disait au revoir avant l’opération, le cœur de l’équipe de l’Institut était en pleine action.
Jonathan Pivnick joue au hockey
« J’étais seule et je lui ai dit au revoir, mais ses trois infirmières m’ont accompagnée jusqu’à l’ascenseur. Elles m’ont dit qu’elles allaient s’occuper de mon mari pendant les sept prochaines heures. C’est là que je me suis effondrée en larmes et me suis rendu compte que c’était bien vrai. Je suis rentrée à la maison et j’ai attendu », raconte Heidi. L’intervention a été un succès. Jonathan reprend maintenant son précieux rôle d’époux, de père et de grand-père. Personne n’est plus reconnaissant que ceux qui ne peuvent imaginer la vie sans lui.
Jonathan et ses petits-enfants à la patinoire
« Je suis si heureuse qu’il soit encore là et qu’il ait subi cette opération. Il joue un si grand rôle dans nos vies », dit Lindsey Pivnick, la fille de Jonathan, les larmes aux yeux. « Il joue avec les enfants et fait toutes sortes d’activités avec eux. Les choses auraient vraiment pu tourner autrement. » « Nous avons de jeunes enfants à la maison. Pour eux, c’est grand-papa, c’est Beepa; le fait de savoir qu’il sera là encore longtemps pour voir les enfants grandir, ça veut dire beaucoup pour nous », ajoute son gendre, Tim Hemmerick.
Jonathan (deuxième à partir de la gauche, deuxième rangée) et sa famille
« Mon père est extrêmement proche de sa famille, de ses enfants et petits-enfants. Il est le grand-père et le père par excellence. C’est tellement précieux pour nous qu’il ait une deuxième vie devant lui et qu’il soit avec nous encore longtemps », renchérit David Pivnick, le fils de Jonathan. « J’adore mon grand-papa; je suis si heureux qu’ils aient pu l’opérer. Comme ça, on pourra passer encore plein de bons moments ensemble », dit son petit-fils, Jack Frimet. 8
L’équipe du Programme mobile de dépistage des maladies valvulaires avec le Dr David Messika-Zeitoun (à l’extrême droite)
Et toute la famille est extrêmement reconnaissante envers la clinique de dépistage. « Je n’ai pas assez de mots pour exprimer vraiment cette gratitude. J’apprécie chaque jour qu’il passe avec mes enfants dans son rôle de grand-papa. Ce programme est une vraie bénédiction, et j’encourage vivement les gens à y participer. Il faut suivre l’exemple de mon père, aller passer le test et toujours être proactif par rapport à sa santé », commente Rebecca Hemmerick, la fille de Jonathan. L’expérience de Jonathan a eu un effet d’entraînement, incitant des gens autour de lui qui présentaient des symptômes à se faire soigner. Le directeur du Centre des maladies valvulaires, le Dr David Messika-Zeitoun, encourage toute personne admissible à participer à l’une des cliniques mobiles de dépistage des maladies valvulaires de l’Institut de cardiologie. « Ce qui est très gratifiant, c’est la prévention : voir d’avance les risques, éviter l’hospitalisation, les défaillances cardiaques et autres complications, dont le décès de nos patients », indique le Dr Messika-Zeitoun. La clinique mobile de dépistage des maladies valvulaires accepte les personnes de 65 ans et plus qui n’ont pas encore de cardiologue ou qui n’ont pas de problèmes cardiaques connus. Elle propose sur place des tests non effractifs, comme des échocardiographies et des analyses sanguines. Reconnaissant, Jonathan Pivnick est conscient que la clinique lui a donné la chance de profiter pleinement de sa belle vie. « Je veux vivre pour voir les enfants de mes petitsenfants. Je veux assister à leur remise de diplôme. Je veux les voir vivre longtemps et en santé avec cette fille qui est descendue du bus en 1976. » Un reportage de Joel Haslam
LE DR MESSIKA À LA TÊTE DE 1M DE CŒURS CANADIENS Quelle bonne nouvelle que la nomination du Dr David MessikaZeitoun au poste de directeur médical et scientifique de l’initiative Un million de cœurs canadiens!
Le Dr Messika-Zeitoun est déjà bien connu pour son rôle clé au Centre des maladies valvulaires et dans le Programme mobile de dépistage des maladies valvulaires. Ces initiatives illustrent les possibilités qui s’ouvrent lorsque l’innovation, l’approche communautaire et l’excellence clinique se conjuguent. Ces travaux ont donné lieu à l’ambitieux projet de dépister les facteurs de risque cardiovasculaire chez un million de personnes au pays, et à la démonstration qu’un dépistage précoce et une intervention rapide permettent de sauver des gens et d’améliorer la qualité de vie. Dans ses nouvelles fonctions, le Dr MessikaZeitoun assurera la direction médicale et scientifique du programme, dont l’évolution se poursuit.
Découvrez d’autres histoires sur notre site! SCANNEZ POUR EN SAVOIR PLUS 9
FÉVRIER, C’EST LE MOIS DU CŒUR 2026 Une campagne qui sauve des vies et bat des records
C
ette année, Février, c’est le Mois du cœur a fracassé les records. Une fois de plus, l’incroyable communauté de l’Institut de cardiologie s’est manifestée, s’est unie et a recueilli plus de 1,5 million de dollars afin d’améliorer la santé cardiaque pour tous. Nos cœurs ont été touchés par une abondance de collectes de fonds et d’activités nouvelles et récurrentes, dont la course Red Light Run, le match de la Charge d’Ottawa, le hockey de la Siren Series des 67 d’Ottawa, un formidable gala, des tournois de curling, des spectacles artistiques, des contributions culinaires et des articles promotionnels. L’activité Illuminons la capitale de rouge grandit toujours et compte de nouveaux participants, dont l’hôtel de ville d’Ottawa. Les centaines
d’entreprises et de maisons illuminées en soutien à l’Institut de cardiologie et en l’honneur des personnes qui ont franchi ses portes nous ont vraiment émus. La campagne des cœurs en papier a égayé les murs, les vitrines et les caisses de magasins populaires de la ville, témoin de l’engagement significatif envers l’Institut et ses patients. Grâce aux efforts inlassables de nos généreux alliés tout au long du mois, l’Institut de cardiologie pourra encore prioriser la transformation des soins et franchir de nouvelles étapes vers l’éradication des maladies cardiaques. En savoir plus : fevrierlemoisducoeur.ca
Récits de courage et de résilience Une de nos traditions favorites de février est de partager les parcours empreints d’espoir et de résilience de nos patients. Le communicateur primé Joel Haslam s’est récemment entretenu avec des patients et des médecins pour vous raconter ces histoires touchantes. 10
ACTIVITÉS COMMUNAUTAIRES DU MOIS DU CŒUR
Collectes de fonds communautaires pendant le Mois du cœur
Preston Hardware
Merivale Vision Care
Le nouveau recueil de poèmes de Jagmeet Sharma, Silent Ripples
11e tournoi annuel de curling de Vankleek
Gala Bassi
Un million de cœurs au match de la Charge d’Ottawa
Where I Thrive
Le personnel de l’aéroport d’Ottawa manifestant son soutien
ILLUMINONS LA CAPITALE DE ROUGE Nos partenaires affichent leurs couleurs!
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DES OUTILS ET TECHNOLOGIES DE POINTE POUR DE MEILLEURS SOINS Acquis grâce à la générosité de la communauté.
Vos dons nous permettent d’investir au-delà de notre financement de base en équipement, en formation et en recherche. Chaque année, la générosité de notre communauté nous permet de faire des acquisitions qui sauvent des vies. Grâce à des outils et des technologies dernier cri, notre personnel offre des soins exceptionnels et d’avant-garde, qui se traduisent par une réduction du temps d’attente et de l’inconfort, et un meilleur rétablissement. Voici quelques exemples d’équipements spéciaux* pour lesquels nous recueillons des fonds cette année.
TOMODENSITOMÈTRE « Notre engagement à l’égard de la recherche de pointe est inébranlable et un tomodensitomètre de plus contribuerait à la recherche et à l’avancement des technologies d’imagerie cardiaque. Cet investissement renforcera notre capacité à fournir des services d’imagerie cardiaque de haute qualité et aura un impact positif sur les soins aux patients. » Gerri-Anne Kay, directrice, imagerie cardiaque COÛT : 4,9 millions*
IMAGERIE PAR RESONANCE MAGNÉTIQUE (IRM) « Un deuxième appareil d’IRM permettrait de réduire l’attente, de donner plus de soins et de développer la recherche et les collaborations avec d’autres groupes et scientifiques. » Dr Ian Paterson, coresponsable du programme d’IRM et directeur du Centre candien des maladies cardiaques rares COÛT : 4,2 millions*
LASER (EXTRACTION DE SONDES ET ATHÉRECTOMIE) Nos équipes chirurgicales et interventionnelles souhaitent également remplacer notre système laser, âgé de 20 ans. Cet outil essentiel permet de retirer en toute sécurité les vieilles sondes de stimulateurs cardiaques et de défibrillateurs. La technologie laser peut également être utilisée au laboratoire de cathétérisme pour pulvériser avec précision les plaques dans les artères coronaires et améliorer le flux sanguin chez les patients atteints de maladies cardiovasculaires complexes. Le nouveau système serait utilisé par les deux secteurs d’intervention. COÛT : 1 appareil à 250 000 $*
RESPIRATEUR Les respirateurs sont d’une importance vitale aux soins intensifs. Les plus récents modèles intègrent des logiciels avancés permettant d’ajuster avec précision l’assistance respiratoire et de la réduire progressivement à mesure que la personne reprend des forces. Nos respirateurs les plus utilisés ont maintenant 12 ans et approchent la fin de leur vie utile. S’ils ne sont pas bientôt remplacés, nous risquons des interruptions dans les soins. COÛT : 10 appareils à 54 000 $ chacun = 540 000 $*
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LITS D’HÔPITAL Les lits sont à la base des soins aux patients. Nous souhaitons remplacer nos lits médico-chirurgicaux et de soins intensifs, qui ont plus de 20 ans. Nous souhaitons aussi acquérir un deuxième lit bariatrique afin de répondre à l’évolution démographique.
LITS MÉDICO-CHIRURGICAUX : 16 lits à 8250 $ chacun = 1 320 000 $* LITS DE SOINS INTENSIFS : 5 lits à 50 000 $ chacun = 250 000 $* MED/LIT BARIATRIQUE : 1 lit à 36 000 $* MONITEURS MULTIPARAMÉTRIQUES Nos équipes de soins s’appuient sur des modules de surveillance multiparamètres pour enregistrer en continu les signes vitaux des patients et alerter les cliniciens en cas de changement dans leur état. En ce moment, si on veut consulter les données en temps réel, il faut connecter le module à un moniteur plus grand. Toutefois, les plus récents modèles comprennent un petit écran intégré, permettant de visualiser les informations essentielles pendant le transport et la récupération des patients. COÛT : 16 appareils à 9000 $ chacun = 144 000 $*
LÈVE-PERSONNES DE PLAFOND Les lève-personnes permettent au personnel de transférer et repositionner les patients en toute sécurité dans les chambres. Les nouveaux modèles de plafond permettent des mouvements plus doux tout en étant plus forts et sécuritaires. Nos unités médicales et chirurgicales n’ont plus assez de lève-personnes de plafond pour répondre aux besoins croissants de nos patients en matière de mobilité. De nouveaux appareils permettraient de réduire le risque de blessure chez notre personnel et d’assurer le confort et la dignité de plus de patients. COÛT : 11+ appareils à 6500 $ chacun = 71 500 $*
POMPES À PERFUSION Ces petits appareils sophistiqués servent à administrer des médicaments essentiels au bon moment, à la bonne dose et en toute sécurité grâce à des fonctionnalités comme un répertoire de médicaments. Nos appareils arrivent à la fin de leur vie utile, et nous souhaitons les remplacer par des pompes modernes encore plus sûres, qui peuvent communiquer avec le système de dossiers médicaux électroniques pour confirmer le médicament, la dose, le débit et le moment selon le patient. COÛT : 420 pompes à 4000 $ chacune = 1 600 000 $* *Tous les coûts sont des estimations au moment de l’impression.
Écrivez-nous pour savoir comment contribuer à ces achats qui sauvent des vies : erodgers@ottawaheart.ca 13
CÉLÉBRONS LES 50 ANS DE L’INSTITUT!
L
De gauche à droite : Dave Renfroe, Dalton McGuinty, Lianne Laing, Mark Sutcliffe, Elizabeth Roscoe, Rob Beanlands.
e soir du 21 mai, un groupe dynamique de donateurs, de partenaires et d’employés s’est rassemblé au Hard Rock Hotel and Casino pour célébrer le 50e anniversaire de l’Institut de cardiologie. L’événement, qui faisait le pont entre le passé et le présent, fut l’occasion de souligner cinq décennies d’excellence en soins cardiaques et de rendre hommage aux bâtisseurs et alliés de l’Institut. Maintes nouvelles rencontres et belles retrouvailles ont eu lieu autour des élégantes stations gourmandes, au son de la musique en direct.
Le dessert s’est accompagné d’une causerie sur les 50 ans de l’Institut de cardiologie et les soins de santé à l’ère de l’innovation et de l’intelligence artificielle. Animée par le chroniqueur santé du Globe and Mail, André Picard, la discussion a réuni le Dr Rob Beanlands, la directrice scientifique et vice-présidente à la recherche Katey Rayner, Ph.D., le chercheur et titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur l’analyse des données Christopher Sun, Ph.D., et la spécialiste de la prospective en santé Zayna Khayat, Ph.D.
Joel Haslam, figure bien connue de la Fondation, a animé une série de discours inspirants. Le président du conseil d’administration de la Fondation, James Annis, a parlé des soins qui ont sauvé la vie de son père après un diagnostic dévastateur. Le président-directeur général de l’Institut, le Dr Rob Beanlands, a pour sa part souligné le rôle essentiel de la communauté dans la réussite de l’Institut. « C’est grâce à la Fondation et aux donateurs que notre institut est ce qu’il est aujourd’hui et qu’il pourra continuer à prospérer. »
Photo - Caroline Phillips
De gauche à droite : André Picard, à gauche, en compagnie du Dr Rob Beanlands, Katey Rayner, Christopher Sun et Zayna Khayat.
Photo - Caroline Phillips
De gauche à droite : Le Dr Rob Beanlands, président-directeur général de l’Institut de cardiologie d’Ottawa, Lianne Laing, présidente de la Fondation, ainsi que Vicki Mierins et Arnie Mierins de Mercedes-Benz Ottawa.
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Les membres du conseil d’administration de la Fondation de l’Institut de cardiologie à la célébration du 50e anniversaire. Photo de Caroline Phillips.
AU CŒUR DES SOLUTIONS DE DEMAIN
I
l y a cinquante ans, une vision audacieuse a pris forme : transformer l’avenir de la santé cardiaque au Canada. Cette vision nous anime toujours et s’exprime dans les soins que nous offrons, les percées que nous réalisons et les vies que nous touchons. Nous sommes l’Institut de cardiologie d’Ottawa. Nos équipes réalisent plus d’interventions cardiaques que tout autre hôpital en Ontario et figurent parmi les plus actives au pays, déployant une expertise inégalée à chaque moment crucial. Notre impact dépasse largement les murs de notre établissement. En tant que seul fournisseur de services cardiaques spécialisés pour 16 hôpitaux de l’Est ontarien, nous servons environ deux millions de personnes, y compris au Nunavut, dans l’ouest du Québec et à TerreNeuve-et-Labrador.
alliant savoir et innovation au bénéfice des patients. De la découverte initiale à la mise au point de traitements qui sauvent des vies, nous révolutionnons la compréhension et la prise en charge des maladies cardiaques. Au cœur de tout cela, il y a les gens. Des patients et des familles qui trouvent ici une expertise de calibre mondial, mais aussi compassion, dignité et compréhension. Cette campagne vous invite à découvrir l’Institut de cardiologie d’Ottawa ainsi que les gens, les moments et le travail qui nous définissent. Il reste encore tant à faire. Demain exigera une innovation sans précédent, une compassion encore plus profonde et un impact plus large. Nous sommes prêts, dès aujourd’hui, à bâtir l’avenir de la santé cardiaque. Pour en savoir plus : attheheart.ca/fr
Nos scientifiques et cliniciens travaillent côte à côte,
UN DON, DES GÉNÉRATIONS DE RETOMBÉES « Notre famille sera toujours reconnaissante à l’Institut de cardiologie pour les soins et l’espoir qu’il lui a donnés. Soutenir sa recherche est notre façon de redonner à d’autres. » Gordon Buchan, donateur reconnaissant
Inspirés par le parcours des membres de leur famille depuis des générations, Gordon Buchan et Jana Milo ont fait un don pour l’avancement de la recherche à l’Institut de cardiologie de l’Université d’Ottawa. Grâce à une structure de dotation visionnaire, les grandes découvertes se multiplieront pendant des générations.
Gordon Buchan (au milieu à gauche), Jana Milo (au milieu) et leur fils Brodie Ferguson (au milieu à droite) au dévoilement de leur plaque au Centre d’imagerie cardiaque de l’Institut de cardiologie, en compagnie de Lianne Laing, présidente de la Fondation de l’Institut de cardiologie (à l’extrême gauche) et du Dr Rob Beanlands, président-directeur général de l’Institut de cardiologie (à l’extrême droite)
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À CŒUR OUVERT
Voici quelques témoignages de notre communauté à propos de l’équipe de l’Institut :
« Un grand merci pour les soins que j’ai reçus lors du remplacement de ma valve. Votre équipe fait un travail fantastique! » – David
« Je suis très reconnaissante aux médecins,
au personnel infirmier et à toute l’équipe de l’Institut pour l’excellence des soins reçus. Je me sens privilégiée! » – Catherine
«Aux médecins, au personnel infirmier et
à l’équipe : merci! Je dois la vie à votre professionnalisme et à votre dévouement! Vous êtes les meilleurs! » - R.R.
«Vous m’avez sauvé la vie il y a neuf ans. Les
gens qui travaillent à l’Institut de cardiologie d’Ottawa sont mes anges. Un très bon ami se fera bientôt opérer chez vous. Je sais que vous le sauverez, lui aussi. Merci! » - Bernie
« J’ai récemment eu le privilège d’être
hospitalisé à l’ICUO. Après les soins primaires, où le médecin m’a diagnostiqué un souffle au cœur, les tests ont indiqué qu’il me fallait des soins spécialisés. À l’ICUO, on a réparé les valves mitrale et tricuspide. Je ne dirai jamais assez de bien de l’équipe de soins. Un grand merci à vous, Dr Vincent Chan, pour votre adresse avec le scalpel, et pour toutes vos attentions, que ce soit en m’appelant pour me rappeler mon premier examen de suivi, ou en poussant mon fauteuil roulant jusqu’au trottoir. » – Wayne
« Il y a deux ans, je me réveillais avec un mal à
l’épaule, des nausées et une crainte étrange. Pas de douleur majeure, pas de réel symptôme de malaise cardiaque, et pourtant, c’est ce qui m’arrivait. Mon épouse m’a emmené à l’hôpital Civic et, une fois le diagnostic établi, les soins et l’attention qu’on nous a accordée, à ma femme et à moi-même, ont été remarquables. Je me rappelle être sur un lit dans la salle de réanimation, et voir ma femme, et des membres du personnel de l’urgence s’affairer autour de moi. J’ai été sauvé, ma réadaptation a été prodigieuse, et j’ai pu continuer à vivre dans le bonheur, à jamais redevable à l’Institut de cardiologie. » - Jeff
« J’ai séjourné à votre hôpital. Les soins
étaient excellents, et le nouveau stimulateur cardiaque a changé ma vie. Merci! » – Bill
« Je suis née avec une malformation de la valve aortique bicuspide. Enfant, j’ai été prise en charge par le Dr Vlad, au CHEO, et plus tard, par l’Institut de cardiologie. J’ai subi une opération de Ross en novembre 2024, à l’âge de 53 ans. J’ai eu le privilège de me retrouver sous les bons soins du Dr Maharajh et de son équipe. Son expertise et son immense compassion le placent dans une catégorie à part. » – Julie
« Merci de tout cœur. Je suis encore là, et je vais bien! Demain, j’aurai 85 ans! » – Anonyme
Avez-vous une histoire inspirante à partager? SCANNEZ LE CODE QR
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Vivian Moss, infirmière, auprès d’un patient
Vivian Moss, jeune femme
UN LEGS PORTEUR DE SOINS – VIVIAN MOSS
D
’apparence frêle du haut de son mètre soixante, Vivian Moss était peut-être menue, mais sa force de caractère impressionnait. La plupart de ses 107 années et demie de vie ont été consacrées aux autres, d’abord comme infirmière, puis comme mère, épouse, grand-mère, arrière-grand-mère et amie. Sa bienveillance touchait tous ceux et celles qui avaient la chance de la connaître, se reflétant même dans sa cuisine, où ses conserves de marinades, de relish ou de ses fameuses confitures maison n’attendaient qu’à être offertes en cadeau.
nos dernières années ensemble. » En mémoire de son mari et pour marquer sa gratitude, elle a inclus un don à l’Institut dans son testament.
Son don testamentaire à l’Institut de cardiologie n’est que la suite naturelle d’une vie dédiée aux autres, et alimente l’espoir pour des années à venir en assurant aux patients et à leur famille la même qualité de soins que ceux dispensés à son époux bien-aimé. Vivian et Eldon Moss se sont rencontrés à l’âge de 16 ans, se sont mariés une dizaine d’années plus tard et ont trimé dur pour offrir la meilleure vie possible à leurs trois filles, Tanya, Marsha et Shauna.
En remerciement des soins offerts à son conjoint, Vivian faisait des dons réguliers à l’Institut et l’a inclus dans son testament. Sa générosité contribuera à la pérennité des recherches, de l’excellence de soins, des traitements de haute qualité au moyen d’équipement de pointe et des formations prometteuses pour l’avenir.
Ils ont passé de merveilleuses années ensemble, unis par l’amour de la musique, des activités physiques, du golf et du temps en famille auprès de leur nombreuse descendance. Leur fille Tania se rappelle la reconnaissance qu’ils portaient à l’Institut. Sa mère lui a confié un jour : « Je dois aux soins accordés à votre père
Vous aussi, vous pouvez offrir des souvenirs heureux aux patients de demain et à leurs proches.
Infirmière dévouée, Vivian incarnait la diligence tranquille et croyait ardemment à l’expertise médicale. Sa carrière a inspiré deux générations de sa famille à œuvrer dans le domaine. Quand sa fille Shauna a reçu son diplôme d’infirmière, Vivian lui a écrit une lettre émouvante pour la féliciter, et pour lui rappeler de « demeurer dévouée » et de conserver sa « chaleur humaine » envers ses patients.
La bienveillance de Vivian envers tous et toutes se poursuivra bien au-delà des années de sa vie, et rappelle que le pouvoir de changer l’avenir est entre nos mains.
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UN DON QUI PERDURE Dans notre travail, nous avons l’immense privilège de rencontrer des âmes bienveillantes qui choisissent d’inclure un don à l’Institut de cardiologie dans leur testament ou leur planification successorale. Les dons planifiés sont des types de dons de bienfaisance. Leur importance se mesure à leur impact et non à leur taille, car ils permettent de soutenir des soins novateurs, la prévention, l’enseignement et la recherche de pointe à l’Institut.
DON D’ASSURANCE-VIE Les dons d’assurance-vie sont uniques parce qu’ils permettent de faire un don plus substantiel dans l’avenir en payant des primes mensuelles raisonnables. Ils peuvent aussi être adaptés à vos objectifs philanthropiques.
WEBINAIRE À VENIR Apprenez les bases des dons de bienfaisance avec le conseiller financier Keith Thomson dans « Les 7 plus grands mythes sur les dons testamentaires » (en anglais seulement). INSCRIPTION : willpower.ca/webinar
Pour en savoir plus sur les dons testamentaires...
communiquez avec Elizabeth Rodgers erodgers@ottawaheart.ca ou visitez foundation.ottawaheart.ca/fr/ dons-testamentaires SCANNEZ POUR EN SAVOIR PLUS
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LEGS Un legs est le don d’une partie de vos biens à un organisme de bienfaisance par testament. Grâce au legs de Vivian, son engagement envers les soins de santé traversera les générations.
SCANNEZ LE CODE QR POUR ÉCOUTER L’ENREGISTREMENT :
La Dre Jennifer Zlepnig (à gauche) traite un patient.
LE DR KEON LUI A SAUVÉ LA VIE. AUJOURD’HUI, JENNIFER ZLEPNIG EST MÉDECIN.
I
l est impossible de surestimer l’impact du Dr Wilbert Keon sur les soins cardiaques ni de dénombrer toutes les vies qu’il a transformées et sauvées. On estime que le célèbre fondateur de l’Institut de cardiologie a réalisé quelque 10 000 opérations à cœur ouvert. Voici l’histoire de l’une d’entre elles. Jennifer Zlepnig est une ancienne patiente qui rend hommage à la mémoire du Dr Keon tous les jours. « Grâce à lui, des gens comme moi sont encore en vie et se portent bien », dit-elle. Aujourd’hui médecin à l’équipe de santé familiale de l’Université Queen’s de Kingston, elle forme et encadre des résidents et étudiants pour en faire des médecins de calibre mondial, en particulier dans le domaine des soins aux personnes âgées. « Un mentor, c’est quelqu’un dont on peut apprendre et s’inspirer, et un rôle que je trouve très gratifiant, dit-elle. L’enseignement est l’une des plus belles parties de mon travail et de ma journée. » La Dre Zlepnig est bien consciente de l’importance de ce genre d’influence, ayant elle-même été inspirée par le médecin qui lui a sauvé la vie plus jeune.
« J’avais quatre mois quand mon cœur m’a presque lâchée. Ma mère raconte qu’elle s’est retournée dans la voiture et m’a vue devenir toute bleue ». Jennifer a été amenée d’urgence à l’hôpital. Le pronostic était sombre. « Les médecins ont dit à mes parents de me ramener à la maison et de profiter du peu de temps qu’il nous restait. Ils ne pensaient pas que je m’en tirerais. » Contre toute attente, elle a survécu. Toutefois, les médecins ne savaient pas comment traiter sa maladie rare. Ses parents aimants et dévoués se sont alors tournés vers un chirurgien de la Californie. « Ce spécialiste leur a dit : “Que faites-vous ici? Vous avez le meilleur d’entre tous à Ottawa : le Dr Keon”, raconte Jennifer. Le Dr Keon a fini par me voir et a accepté de m’opérer. » L’opération fut une réussite, même si le Dr Keon n’avait jamais réalisé d’opération de ce type. « Mon père m’a dit qu’après l’opération, le Dr Keon est venu les voir, une pomme verte à la main, et leur a dit que tout s’était bien passé », s’exclame Jennifer en riant. Jennifer a eu une enfance et une adolescence actives et en santé. Elle a d’abord travaillé comme infirmière avant d’être acceptée en 19
médecine. « Je n’avais postulé que dans une seule université, j’ai été très chanceuse d’être admise », dit-elle. La jeune femme rêvait de rencontrer le Dr Keon. Son rêve est devenu réalité il y a une dizaine d’années, alors qu’elle était encore aux études. Elle accompagnait sa grand-mère à l’Institut de cardiologie pour un rendez-vous. Le Dr Keon l’a surprise par une rencontre en personne. « Je revois la scène : je me retourne, je le vois et je me mets à pleurer. C’était incroyable. J’étais tellement touchée qu’il se souvienne de moi et de mon histoire, et heureuse qu’il sache à quel point il m’avait inspirée. » Grâce au Dr Keon, Jennifer profite aujourd’hui de la vie à Kingston avec son mari, le Dr Sean Haffey, et leurs deux enfants.
Le Dr Wilbert Keon et la Dre Jennifer Zlepnig
« Je suis très, très chanceuse. J’ai un merveilleux mari et deux petits garçons heureux et pleins de vie. Ma famille, c’est ma vie. Je suis très reconnaissante. » Le Dr Haffey est lui aussi rempli de gratitude. Il doit son univers à un homme qu’il n’a jamais connu. « J’y pense souvent et j’aurais voulu rencontrer le Dr Keon, lui serrer la main et le remercier, parce que c’est grâce à lui que j’ai ma famille. J’aurais aimé avoir l’occasion de le remercier moi-même pour son travail et celui de ses collègues de l’Institut de cardiologie », explique le père et époux reconnaissant. En cette année du 50e anniversaire de l’Institut de cardiologie, la Dre Zlepnig est elle-même remplie de gratitude pour l’établissement qui lui a sauvé la vie. « Leurs recherches font avancer la médecine et transforment des vies », dit-elle. Des vies comme la sienne. Dans son cœur, autrefois si fragile, Jennifer Zlepnig gardera à jamais le souvenir du chirurgien visionnaire qui l’a guérie : « Je n’ai qu’un mot : merci. Je suis infiniment reconnaissante d’avoir eu la chance de le rencontrer, de lui montrer combien il a changé ma vie, et de lui dire que c’est son exemple qui m’a donné envie de devenir médecin. » Un reportage de Joel Haslam
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De gauche à droite : Karen, Ben, Ethan, Jennifer, Fred, Sean Haffey (époux de Jennifer Zlepnig). Assise devant, à droite : Louisa Zlepnig, grand-mère et arrière-grand-mère
Comment remercier quelqu’un d’avoir sauvé la vie d’un enfant? En 1987, le Dr Keon a réalisé une première : il a pratiqué sur notre fille de trois ans une opération pour une maladie rare à laquelle peu d’enfants survivent. C’est maintenant le tour de notre fille, la Dre Jennifer Zlepnig, de soigner les autres. Grâce à la prospérité de notre entreprise familiale, Waterford Senior Living, nous avons le privilège de faire un don de 500 000 $ à l’Institut de cardiologie. Notre contribution est dérisoire par rapport à ce que l’Institut nous a donné, mais c’est avec une profonde gratitude que nous espérons pouvoir changer la vie d’autres personnes. - La famille Zlepnig
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TOURNOI DE GOLF À LA MÉMOIRE DU DR WILBERT KEON
L
e cinquième Tournoi de golf à la mémoire du Dr Wilbert Keon, présenté par Service Master Restore, a été notre meilleur à date! De retour à l’Ottawa Hunt and Golf Club, cette activité estivale sous le signe du plaisir et de la compétition amicale a permis d’amasser 327 000 $ pour les soins cardiaques de calibre mondial offerts à l’Institut de cardiologie. Toutes les conditions étaient réunies pour une excellente journée de golf : parcours de 18 trous, délicieuses bouchées, boissons rafraîchissantes, stations commanditées et la visite de l’équipe de dépistage Un million de cœurs canadiens! « Toute l’équipe de ServiceMaster of Ottawa a adhéré avec enthousiasme à la décision de soutenir l’Institut, et nous avons noué des amitiés durables en cours de route. L’Ottawa Hunt and Golf Club est un lieu exceptionnel, mais le succès de cet événement repose avant tout sur la bienveillance de nombreuses personnes de cœur qui travaillent ensemble pour améliorer la santé cardiaque de notre communauté. »
John Cooke président et directeur de ServiceMaster of Ottawa, commanditaire présentateur
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UN SUCCÈS RETENTISSANT ! La 4e classique de pickleball d’Ottawa
Présentée par CHG-MERIDIAN et gracieusement accueillie au Centre EY
L
a 4e Classique annuelle de pickleball, présentée par CHG-Meridian, s’est tenue le dimanche 26 avril dans une atmosphère électrisante au Centre EY et a permis de récolter plus de 160 000 $ pour l’Institut de cardiologie. Avec plus de 90 000 pieds carrés d’espace, 127 équipes se sont affrontées sur 36 terrains, faisant de cette édition la plus importante à ce jour. En plus de la nourriture, des boissons et de la musique cinq étoiles, nos équipes de dépistage mobile étaient aussi sur place pour offrir de l’information et des dépistages dans le cadre de l’initiative Un million de cœurs canadiens. NE MANQUEZ PAS LE PROCHAIN ÉVÉNEMENT DE PICKLEBALL À L’AUTOMNE 2027! OTTAWAPICKLEBALLCLASSIC.CA
« CHG-MERIDIAN Canada est honorée de s’associer à l’Institut de cardiologie et à sa Fondation. Inspirés par le travail extraordinaire de l’Institut, nous avons voulu aider à faire de la Classique de pickleball d’Ottawa une réussite mémorable. Le taux de participation et la générosité des gens étaient vraiment impressionnants. Nous avons bien hâte de continuer sur cette lancée et de rendre la prochaine édition encore plus grandiose. »
Marshal Taffe gestionnaire de comptes, ventes 23
UNE OVATION AU GOLD PLATE DINNER 2026 Des membres du personnel et du conseil d’administration de la Fondation en compagnie de donateurs et de partenaires
Q
uelle soirée! Le Centre des congrès Infinity était à nouveau l’hôte du 38e Gold Plate Dinner, auquel ont assisté 650 personnes venues profiter de cocktails, d’un bon repas, d’échanges et de bons moments. Grâce à l’incroyable générosité de la communauté hellénique, les recettes du gala ont été réparties entre les programmes culturels et linguistiques de la communauté hellénique et l’Institut de cardiologie d’Ottawa. À ce jour, l’événement a permis de récolter près de 4 millions de dollars, et le nombre d’invités augmente chaque année. Au cœur de ce gala sont les coprésidents Nick Pantieras, membre du conseil d’administration de la Fondation et patient, ainsi que son associé Aik Aliferis et leur incroyable comité d’organisation bénévole.
Erika MacPhee, vice-présidente des opérations cliniques (deuxième à partir de la gauche) avec Richard Roux et son mari, Glenn Sheen, directeur régional du marketing et de la citoyenneté chez RBC et une employée de la Fondation.
Cette soirée animée a pris une tournure particulièrement émouvante lorsque la présidente de la Fondation, Lianne Laing, a conclu son allocution en rendant hommage aux « faiseurs de miracles » de l’Institut. Nick s’est écrié en se levant : « Le Dr Marc Ruel m’a sauvé la vie! » Le Dr Ruel, chirurgien cardiaque, le Dr Rob Beanlands, directeur général de l’Institut, et d’autres membres du personnel de l’Institut étant dans la salle, l’assistance s’est levée en bloc et leur a offert une ovation. À la suite de cette scène émouvante et spontanée, des invités se sont approchés de Lianne pour parler de leur propre histoire de cœur et des médecins et infirmières de l’Institut qui s’étaient occupés d’eux à un moment crucial de leur vie. 24
Aik Aliferis, coprésident du Gold Plate Dinner, Lianne Laing, présidente de la Fondation de l’Institut de cardiologie, et Nick Pantieras, aussi coprésident du gala, au Centre des congrès Infinity.
La soirée a également été rendue possible grâce à l’appui de nombreuses entreprises locales et du commanditaire principal, Dymon Storage. Photos et légendes de Caroline Phillips. Lire l’article complet et d’autres articles sur la page carolineinthecapital.ca
LE SOUTIEN D’UNE COMMUNAUTÉ AU GRAND CŒUR
Tournoi de softball Brian Lacombe
Communauté SAUTEZ DANS L’ACTION
Fore-Play for Charity
Communauté SAUTEZ DANS L’ACTION
VOUS SONGEZ À RECUEILLIR DES FONDS? VOIR
Exposition de voitures Meat and Grease
Shouldice Farms
foundation. ottawaheart.ca/fr/ participer/ ou scannez le code ci-dessous pour en savoir plus!
The Bradley Retirement
Tournoi de golf caritatif du 45e anniversaire de The Royal Oak
ÉQUIPE CŒUR En mai, les coureurs de l’Équipe Cœur ont couru de tout cœur durant la Fin de semaine des courses Tamarack d’Ottawa, tout en recueillant des fonds pour améliorer les soins à l’Institut de cardiologie. Personnel, amis, parents et patients, dont des anciens participants du programme de réadaptation cardiovasculaire de l’Institut, ainsi qu’une équipe enthousiaste du restaurant Gooney’s, ont chaussé leurs souliers de course pour une cause chère à de nombreux habitants de la région.
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CESSER DE FUMER POUR MIEUX RESPIRER ET SE RENDRE JUSQU’AU BOUT
Z
ac Liberty avait beau être accro à la sensation de bien-être et d’évasion que lui procurait la cigarette, il ne pouvait plus en ignorer les effets nocifs : « J’ai traîné une toux pendant six mois et je n’avais pas d’énergie. Les aliments n’avaient plus le même goût et j’avais le teint gris et cireux. » Zac a 31 ans. Il a commencé à fumer à 18 ans, alors qu’il faisait partie d’un groupe de rock local. Sa consommation ayant rapidement atteint un paquet ou plus par jour, il a fini par troquer la cigarette pour le vapotage, plus socialement acceptable.
En septembre 2023, Zac a décidé qu’il était temps d’écraser pour de bon. Sérieux dans son désir de « changer radicalement de mode de vie », Zac a trouvé le Programme d’abandon du tabac de l’Institut de cardiologie d’Ottawa en ligne. De quatre à six semaines plus tard, il avait atteint son but. « J’avais déjà essayé d’arrêter de fumer des dizaines de fois, sans jamais vraiment sentir que j’avais besoin de le faire pour moi. » « Ce qui m’a vraiment aidé, c’est de comprendre que je n’étais pas seul et que beaucoup de gens, de tous les horizons, sont aux prises avec l’usage de nicotine, poursuit-il. Je ne savais pas qu’il existait des médicaments efficaces pour faciliter l’abandon. » Ayant récemment terminé son cinquième marathon, Zac dit avoir trouvé à l’Institut de cardiologie l’aide dont il avait besoin pour atteindre son objectif de vivre longtemps et en santé. Le Dr Hassan Mir est cardiologue à la Division de cardiologie de l’Institut et directeur du Modèle d’Ottawa pour l’abandon du tabac et du Programme d’abandon du tabac. 26
Zac Liberty, entraîneur personnel et propriétaire de Liberty Fitness.
Le Dr Mir milite passionnément en faveur de l’abandon du tabac et éprouve une compassion sans borne pour ses patients. « Beaucoup de facteurs contribuent au tabagisme, et c’est pourquoi il est si difficile d’arrêter de fumer, dit-il. L’industrie du tabac a investi des milliards, si ce n’est des billions de dollars pour maximiser la dépendance au tabac. Le tabagisme comporte des composantes sociales, mais aussi psychologiques, psychiatriques, biochimiques et physiologiques. » Une des plus grandes forces du Programme d’abandon du tabac est le volet pour les patients hospitalisés. Plus de 95 % des fumeurs admis à l’Institut de cardiologie sont évalués par une infirmière du Programme. Même s’ils se présentent uniquement pour une angiographie ou leur stimulateur cardiaque, ils vont se faire offrir une évaluation.
Lorsqu’on demande au Dr Mir le secret de la réussite du programme, il mentionne l’expertise et l’expérience du personnel. « L’équipe travaille avec empathie dans le respect des différences culturelles et la conscience de la nature addictive de ces produits. Nos infirmières sont spécialisées en abandon du tabac et formées en thérapie de modification des comportements, et elles maîtrisent les techniques d’entrevue motivationnelle. » Le Programme d’abandon du tabac est dirigé par des infirmières et prend en charge de 300 à 320 nouveaux patients chaque année en moyenne, indique Stephanie MacLaren, infirmière de pratique avancée en abandon du tabac. Il offre un soutien individualisé et non moralisateur, un « plan d’abandon » sur mesure et jusqu’à six mois de produits de remplacement de la nicotine gratuits. « Dans la dernière année, environ 50 % des personnes qui se sont inscrites ont cessé de fumer, ce qui est excellent, dit Stephanie. Avant, je travaillais aux soins intensifs, avec les plus malades, et c’est pourquoi je trouve mon nouveau rôle aussi gratifiant. Le tabagisme est l’un des plus importants facteurs de risque modifiables de maladie du cœur. C’est tellement agréable de voir la fierté et l’émotion des gens quand ils réussissent à cesser de fumer. » Les bienfaits de l’abandon du tabac sont nombreux — certains sont presque immédiats — et le Dr Mir tient à ce que ça se sache. « Nous sommes très chanceux, au Canada, que les méfaits du tabagisme soient si bien compris de la plupart des fumeurs. Ce n’est pas un secret que le tabagisme est une importante cause de crises cardiaques, d’AVC, de cancers et de maladies pulmonaires. »
Il tient aussi à préciser que le processus n’est pas forcément linéaire : « La plupart des gens vont faire de sept à dix tentatives avant d’arrêter pour de bon. C’est tout à fait normal. Si vous arrêtez d’un coup sec, vous avez de 2 à 3 % de chances de réussir, mais avec un accompagnement, des suivis et des médicaments de sevrage tabagique, vos chances sont de 35 à 50 %. Notre équipe travaille avec chaque personne pour bien comprendre sa situation, ses défis particuliers et son vécu. Si vous faites appel à nous, nous allons vous aider. » Zac, pour sa part, s’entraîne pour la compétition Ironman Canada-Ottawa, qui aura lieu plus tard cet été, et recueille des fonds pour la Fondation de l’Institut de cardiologie. Il est très reconnaissant pour l’aide obtenue. « Savoir qu’il existe de tels programmes subventionnés dans ma propre ville, c’est formidable, dit-il. L’Institut de cardiologie m’a aussi ouvert les yeux quant à toutes les ressources locales disponibles. » À ceux et celles qui songeraient eux aussi à écraser, Zac transmet toute sa confiance : « Pour changer votre vie, il suffit d’y croire. C’est toujours une question de persister et de faire de petits changements qui s’accumulent. En plus, prendre soin de vous, c’est la meilleure et seule façon de bien vous occuper des autres. »
« Toutefois, je pense que bien des gens sont surpris d’apprendre tous les avantages d’arrêter de fumer. Vous pouvez réduire votre risque de crise cardiaque au même niveau qu’une personne qui n’a jamais fumé de sa vie et ajouter de nombreuses années à votre vie. Il n’est jamais trop tard pour cesser de fumer, et le plus tôt sera le mieux! » L’équipe du Programme d’abandon du tabac
Scannez le code pour en savoir plus sur le programme. 27
Le Dr Marc Ruel réalise une intervention cardiaque à effraction minimale.
LES AVANCÉES EN CHIRURGIE À EFFRACTION MINIMALE DU DR RUEL « Monsieur, nous développons une nouvelle technique pour votre triple pontage coronarien à travers une petite incision, entre vos côtes, sans ouvrir votre sternum. Vous seriez le premier patient : cela n’a jamais été fait. » « Vous savez ce que vous faites, docteur? Est-ce que ça va marcher? » « Je crois, oui. » « Alors, allons-y. »
J
e suis chirurgien cardiaque depuis près de 30 ans. Je me souviens encore de cette conversation avec mon patient, il y a 20 ans, lorsque je lui ai proposé une nouvelle technique de pontage aortocoronarien plurivasculaire par petite thoracotomie. Après des décennies de succès, avec de très nombreux patients comme lui, notre équipe chirurgicale de l’Institut de cardiologie de l’Université d’Ottawa (ICUO) réalise désormais des centaines d’interventions de ce type chaque année. Aujourd’hui, l’ICUO est reconnu mondialement comme chef de file et destination d’excellence en chirurgie cardiaque à effraction minimale. Lors de ma formation, j’ai été frappé par le caractère effractif de la chirurgie cardiaque, par son impact sur les patients. J’étais déterminé à trouver une meilleure solution. Je suis allé à Harvard, où j’ai expérimenté et
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développé des techniques novatrices, moins effractives. Depuis, je perfectionne des méthodes chirurgicales qui permettent de réaliser des opérations à cœur ouvert plus simplement ou à travers des incisions plus petites, souvent entre les côtes : les patients se rétablissent plus rapidement et sont moins affectés par l’opération. Après mon retour de Harvard, ma passion pour l’innovation ainsi que le milieu favorable offert par l’ICUO m’ont permis de mettre au point un pontage coronarien à effraction minimale, le MICS CABG (chirurgie cardiaque à effraction minimale – pontage aortocoronarien). Cette technique de chirurgie cardiaque connaît la plus forte croissance en Amérique du Nord. Avant notre avancée majeure, le pontage à effraction minimale n’était possible qu’avec un seul pontage. Nous avons été les premiers à le rendre sûr, possible, efficace et durable pour plusieurs pontages, grâce à nos patients exceptionnels et à nos recherches désormais citées dans le monde entier. Il ne s’agit là que d’une des interventions cardiaques à effraction minimale proposées aux patients par les chirurgiens de l’Institut. Chaque année, des chirurgiens du monde entier viennent à l’ICUO pour apprendre ces techniques. Les interventions cardiaques à effraction minimale changent la donne et renforcent notre mission de soins axés sur le patient. En évitant une grande incision sternale ou l’utilisation d’un dispositif cœur-poumon, les patients bénéficient d’une opération de pointe : perte de sang minimale, moins de lésions tissulaires, risque moindre d’infection, et
souvent des cicatrices minuscules. Résultat : un séjour hospitalier plus court et une guérison globale plus rapide, tout en préservant les avantages et la durabilité de la chirurgie cardiaque. Les patients nous disent souvent à quel point il est important pour eux de pouvoir reprendre rapidement leur carrière, leurs activités professionnelles, leur vie familiale, leur mode de vie actif. Nous sommes également ravis des conclusions de nos recherches – dont les conclusions d’un récent essai clinique majeur : les pontages à effraction minimale sont préférables aux pontages conventionnels. La récupération est plus rapide, et les transfusions sanguines et complications sont moins nombreuses. Il y a 20 ans, lorsque nous avons commencé à pratiquer des interventions cardiaques à effraction minimale avancées, nous ne disposions que d’instruments chirurgicaux classiques, du dévouement de notre équipe, de nos mains et de nos yeux. Grâce au succès reconnu de notre travail à l’Institut et à la générosité des donateurs, notre programme fournit désormais une assistance robotique pour les interventions cardiaques à effraction minimale. Cette technologie de pointe nous permet d’accéder à la cavité thoracique et de l’explorer à l’aide d’incisions microscopiques, d’une plus grande précision et d’images en trois dimensions. La perte de sang est minimale; les patients rentrent chez eux dès le lendemain. C’est exceptionnel! Nous formons désormais des spécialistes dans des centres aux quatre coins du monde, y compris dans les meilleurs établissements américains.
Il ne fait AUCUN doute que les patients et leurs cardiologues préfèrent ces interventions. Nos stagiaires en chirurgie se préparent à pratiquer des opérations cardiaques à effraction minimale comme interventions de référence. Notre équipe est fière que le Canada soit en train de devenir la scène mondiale de la chirurgie cardiaque à effraction minimale. Comme centre d’excellence au Canada et à l’échelle internationale, l’ICUO fournit des exemples dont d’autres peuvent s’inspirer dans leurs domaines. Aujourd’hui plus que jamais, il est essentiel de démontrer le leadership canadien sur la scène internationale. Le pouvoir de la médecine et l’impact de l’innovation sont incroyablement émouvants. J’ai déjà dit qu’en tant que stagiaire, chaque occasion que j’avais d’opérer le cœur ou à proximité me semblait magique. Je crois toujours en cette magie. Je la ressens chaque fois que j’entre dans une salle d’opération.
Dr Marc Ruel Chirurgien cardiaque Professeur et titulaire de chaire Directeur de la recherche à effraction minimale Division de chirurgie cardiaque
Aujourd’hui, je dirige un service très achalandé et je réalise la plupart de mes interventions sans sternotomie. Au cours des deux dernières décennies, l’Institut est devenu un leader mondial reconnu et une destination de choix pour les interventions cardiaques à effraction minimale. Des patients de tout le pays et du monde entier sollicitent notre savoir-faire. Nous sommes fiers de pouvoir servir notre population d’une manière unique, novatrice, personnalisée et optimale. Quiconque, quels que soient ses moyens, peut venir à l’ICUO et recevoir les meilleurs soins. Pour répondre aux besoins d’un nombre de patients en constante augmentation, l’Institut est également devenu un chef de file dans la formation de la prochaine génération de chirurgiens à la pratique d’interventions cardiaques à effraction minimale. C’est là que réside l’avenir.
Le Dr Gennady Atroshchenko (à droite), chirurgien cardiothoracique danois, est en visite au Canada pour parfaire sa formation en chirurgie à effraction minimale et en recherche auprès du Dr Ruel (à gauche).
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Marguerite et sa fille Amy Charlebois, infirmière de pratique avancée
UN CŒUR D’OR EN GUISE DE REMERCIEMENT
A
my Charlebois est l’une des quelque 1800 personnes qui travaillent à l’Institut de cardiologie. Infirmière de pratique avancée, elle a récemment accompagné sa propre mère dans le processus de chirurgie cardiaque. « Vivre l’expérience en tant que proche d’une patiente a raffermi ma foi en l’engagement de notre équipe à donner la priorité aux patients. J’étais vraiment très fière de savoir ma mère en de si bonnes mains, et en particulier celles de son chirurgien, le Dr Boodhwani. » Sa mère, Marguerite, ajoute : « Lorsque j’ai su que j’allais être opérée, Amy m’a dit que tout se passerait bien, mais j’étais encore un peu nerveuse. Finalement, j’ai bénéficié d’une expertise et de soins extraordinaires tant avant que durant et après mon opération. Le personnel est vraiment le meilleur au monde. Je suis très reconnaissante qu’il y ait un tel institut à Ottawa! »
Marguerite et sa fille Amy ont toutes deux choisi de reconnaître les contributions incroyables des membres de l’équipe de l’Institut de cardiologie d’Ottawa par un Cœur d’or. Le programme Cœur d’or vous donne l’occasion de souligner le travail essentiel de nos infirmières, médecins, chirurgiens, chercheurs, thérapeutes, bénévoles, membres du personnel d’entretien et autres employés dévoués qui fournissent des soins exceptionnels aux gens d’ici et d’ailleurs. L’équipe est heureuse de recevoir cette épinglette dorée tant convoitée et de la porter avec fierté. Ce geste généreux qui témoigne d’une profonde gratitude aidera aussi à propulser les progrès en santé cardiaque. Chaque don au programme Cœur d’or est égalé par l’entreprise JD Brule Equipment.
L’équipe de JD Brule Equipment est fière de donner au suivant en égalant les dons versés au programme de reconnaissance Cœur d’or de l’Institut de cardiologie de l’Université d’Ottawa. L’Institut est connu dans le monde entier pour l’excellence et le dévouement de son personnel, et nous lui en sommes profondément reconnaissants. 30
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T
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FONDATION DE L’INSTITUT DE CARDIOLOGIE DE L’UNIVERSITÉ D’OTTAWA Revenus* 14,5 M$
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1,6
Recherche Équipements et infrastructures
M$
**Revenus de placements et transferts non inclus
Total des sommes réparties 13,8 M$
3,3 M$
Programmes pour les patients Administration
2,8 M$ 1,3 M$ $
0,2 M
7,9 M$
1,6 M$
Collecte de fonds
SOLDE DES FONDS**
AU 31 MARS 2026
AU 31 MARS 2025
Fonds de fonctionnement
14 606 485 $
9 444 114 $
Fonds affectés
64 386 354 $
64 008 573 $
Fonds de dotation
60 830 097 $
58 418 680 $
Total
139 822 936 $
131 871 367 $
**Pour chaque dollar recueilli, nous dépensons 29 cents (revenus de placements non inclus), ce qui témoigne de notre engagement en faveur d’une saine gestion financère.
Les états financiers sont accessibles au foundation. ottawaheart.ca/fr. En vertu de ses obligations envers les donateurs, la Fondation veille à ce que chaque don serve à réaliser les priorités de financement de l’Institut de cardiologie de l’Université d’Ottawa. Les dons aident à financer des investissements dans la formation et les ressources pour la prochaine génération de professionnels de la santé cardiovasculaire, la recherche de pointe, l’achat d’équipements spécialisés pour sauver des vies et les soins innovants. Merci de votre confiance et de votre loyal soutien.
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