TRANSPARENCE DANS LA GESTION DES RESSOURCES NATURELLES EN RDC : UNE PERSPECTIVE ENTREPRENEURIALE POUR LA CRÉATION D’AGENCES DE COMMUNICATION SPÉCIALISÉES
Patie Bajikila & Daniel Badibanga
Dans le contexte global marqué par la quatrième révolution industrielle, la gestion des ressources naturelles devra être appréhendée de manière globale Elle repose désormais sur une approche systémique intégrant à la fois les dimensions techniques, juridiques et communicationnelles. L’essor des technologies numériques et des médias modernes offre, à cet effet, des outils puissants pour améliorer la transparence et renforcer la gouvernance des secteurs extractif et agricole, en les orientant vers des objectifs de durabilité et d’équité. Les médias occupent, dans cette dynamique, une fonction stratégique en tant qu’acteurs de régulation sociale. En rendant intelligibles des données souvent complexes, ils facilitent l’accès à l’information et encouragent une participation citoyenne plus active et informée. À l’inverse, l’absence de dispositifs de communication adaptés limite la portée des politiques publiques, qui peinent alors à être comprises, appropriées et mises en œuvre efficacement par les populations concernées. Dans cette perspective, la création et le développement d’agences de communication spécialisées dans le domaine des ressources naturelles apparaît comme une réponse pertinente aux exigences d’efficacité et d’efficience Ces structures peuvent contribuer à structurer la circulation de l’information, à renforcer la transparence et à améliorer les interactions entre les différents acteurs Par conséquent, leur mise en place constitue une opportunité entrepreneuriale significative
Le présent article se propose ainsi de définir un modèle d’agence de communication spécialisée, susceptible de soutenir une gouvernance plus transparente et inclusive des ressources naturelles en République Démocratique du Congo
Patie Bajikila & Daniel Badibanga
Département de Langues et Informatique
Appliquées aux Affaires et au Commerce (LIAC)
Université de Lubumbashi frpatie2@gmail.com; danielbadibanga10@gmail.com
GOUVERNANCE DES RESSOURCES MINIÈRES EN RDC : REGARD CROISÉ SUR LE CADRE NORMATIF ET LES PRATIQUES DE TRANSPARENCE DANS
L’ATTRIBUTION DES LICENCES ET LA SIGNATURE DES CONTRATS MINIERS
Maître Fabien Mayani
Depuis le début des années 2000, le secteur minier de la RDC connaît une croissance soutenue portée par la forte demande mondiale en minerais stratégiques, notamment le cuivre et le cobalt L’accès aux ressources minières du pays repose principalement sur l’attribution des licences minières (droits miniers) et la conclusion de contrats miniers qui structurent l’ensemble du secteur minier industriel. Pour renforcer la transparence et la redevabilité dans ce secteur, la RDC a entrepris des réformes et pris des engagements, incluant l’adhésion à l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE) en 2005, la signature du Décret de 2011 sur la publication des contrats des ressources naturelles, la révision du Code minier en 2018 et la signature du Décret n°23/08 de 2023 encadrant les transactions sur les actifs miniers des entreprises publiques. Malgré ce dispositif juridique relativement étoffé et la publication de nombreux contrats miniers, des écarts subsistent entre les exigences de transparence et les pratiques effectives dans le secteur, en particulier dans le processus d’attribution des droits miniers et de négociation des contrats miniers
Cette communication propose une analyse croisée du cadre normatif, des pratiques documentées et des enjeux liés à la transparence dans l’attribution des droits miniers et la signature des contrats miniers La méthodologie de recherche repose sur une approche mixte, combinant l’analyse des textes juridiques, l’évaluation des mécanismes de régulation et la revue documentaire. Les résultats préliminaires de l’analyse mettent en lumière la persistance de l’opacité et la diversité des pratiques dans l’octroi des droits miniers et la négociation des contrats miniers, soulignant les limites du cadre normatif et la faiblesse de la gouvernance institutionnelle.
L’analyse conclut à la nécessité pour l’État congolais de renforcer le cadre légal et institutionnel afin de promouvoir une gouvernance minière plus transparente et orientée vers la divulgation exhaustive des informations
Maître Fabien Mayani
Chargé de Cours, Faculté de Droit, UNH fabienmayani@gmail.com; +243812711379
INDUSTRIES EXTRACTIVES, ASSURANCES ET ÉCONOMIE DE LA TRANSPARENCE
EN RDC : DE L’ASYMÉTRIE D’INFORMATION À UNE GOUVERNANCE PARTAGÉE
AU BÉNÉFICE DES PARTIES PRENANTES
Frank K. Mwimpe
En République démocratique du Congo, les industries extractives occupent une place stratégique dans l’économie nationale
Cependant, elles demeurent marquées par de profondes asymétries d’information liées aux divers risques, aux responsabilités des acteurs, ainsi qu’à la circulation des informations utiles aux parties prenantes. Dans ce contexte, la transparence ne saurait être réduite à une simple exigence éthique, elle constitue également un levier de gouvernance, de confiance et d’efficience économique.
Si plusieurs mécanismes de transparence et de gouvernance existent naguère, trop peu d’études s’intéressent au rôle du secteur assurantiel.
Habituellement appréhendée comme un simple mécanisme de transfert du risque, l’assurance peut être reconsidérée comme un levier de régulation indirecte susceptible d’influencer les comportements, d’encourager la prévention, de contribuer à une transparence et a une gouvernance plus partagée du secteur extractif. Cette communication tente de répondre a la question suivante : dans quelle mesure les mécanismes assurantiels peuvent-ils contribuer à améliorer la transparence et la gouvernance dans les industries extractives en RDC ?
L’étude soutient que l’assurance peut jouer ce rôle en exigeant une meilleure déclaration des risques, en renforçant la traçabilité des incidents, en clarifiant les responsabilités et en incitant les opérateurs à une conformité accrue Toutefois, cette contribution demeure subordonnée au renforcement de la transparence du secteur assurantiel, a l’adoption et l’intégration de nouvelles technologies d’information afin de fiabiliser, tracer et auditer les données, ainsi qu’à la consolidation du cadre institutionnel et réglementaire permettant d’encadrer la circulation de l’information et la redevabilité des acteurs.
Fondée sur une démarche exploratoire théorique reposant sur l’analyse documentaire et conceptuelle, la recherche conclut que l’assurance peut constituer un levier d’amélioration de la transparence et de la gouvernance des industries extractives. Sa principale limite réside dans son caractère exploratoire, qui ouvre néanmoins la voie à de futurs travaux qualitatifs pour comprendre les logiques des acteurs impliqués.
Frank K. Mwimpe
l’Université de Lubumbashi, Faculté des Sciences Économiques et de Gestion.
MINES ET AGRICULTURE EN RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO :
CONCURRENCE D’USAGES OU COMPLÉMENTARITÉS PRODUCTIVES ? ÉCONOMIE
POLITIQUE D’UNE DIVERSIFICATION SOUS CONTRAINTE EXTRACTIVE.
M’PENE NGALULEY Zéphyrin & LWAMBA LUZINGA Noella
En République démocratique du Congo, les industries extractives occupent une place stratégique dans l’économie nationale
Cependant, elles demeurent marquées par de profondes asymétries d’information liées aux divers risques, aux responsabilités des acteurs, ainsi qu’à la circulation des informations utiles aux parties prenantes. Dans ce contexte, la transparence ne saurait être réduite à une simple exigence éthique, elle constitue également un levier de gouvernance, de confiance et d’efficience économique.
Si plusieurs mécanismes de transparence et de gouvernance existent naguère, trop peu d’études s’intéressent au rôle du secteur assurantiel.
Habituellement appréhendée comme un simple mécanisme de transfert du risque, l’assurance peut être reconsidérée comme un levier de régulation indirecte susceptible d’influencer les comportements, d’encourager la prévention, de contribuer à une transparence et a une gouvernance plus partagée du secteur extractif. Cette communication tente de répondre a la question suivante : dans quelle mesure les mécanismes assurantiels peuvent-ils contribuer à améliorer la transparence et la gouvernance dans les industries extractives en RDC ?
L’étude soutient que l’assurance peut jouer ce rôle en exigeant une meilleure déclaration des risques, en renforçant la traçabilité des incidents, en clarifiant les responsabilités et en incitant les opérateurs à une conformité accrue Toutefois, cette contribution demeure subordonnée au renforcement de la transparence du secteur assurantiel, a l’adoption et l’intégration de nouvelles technologies d’information afin de fiabiliser, tracer et auditer les données, ainsi qu’à la consolidation du cadre institutionnel et réglementaire permettant d’encadrer la circulation de l’information et la redevabilité des acteurs.
Fondée sur une démarche exploratoire théorique reposant sur l’analyse documentaire et conceptuelle, la recherche conclut que l’assurance peut constituer un levier d’amélioration de la transparence et de la gouvernance des industries extractives. Sa principale limite réside dans son caractère exploratoire, qui ouvre néanmoins la voie à de futurs travaux qualitatifs pour comprendre les logiques des acteurs impliqués.
M’PENE NGALULEY Zéphyrin & LWAMBA LUZINGA Noella
Institut Supérieur du Commerce de Bandundu (ISC)
Université Nouveaux Horizons
LES RAPPORTS DE DURABILITÉ (RSE) COMME OUTIL DE COMMUNICATION ET DE TRANSPARENCE DANS LA GOUVERNANCE DES ENTREPRISES MINIÈRES EN RDC.
LWIMBA WA LWIMBA Aaron
La République Démocratique du Congo (RDC) est l'un des pays les plus riches du monde en ressources naturelles, notamment en cuivre, cobalt, or et coltan Selon l'Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE, 2025), le secteur extractif représente environ 90 % des exportations nationales et près de 20 % du PIB. Malgré cette richesse, les retombées sociales restent faibles et les défis de gouvernance persistants. Dans ce contexte, les rapports de durabilité ou rapports de Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) ont émergé comme un outil central de communication et de transparence entre les entreprises minières.
Cette étude interroge la portée réelle de ces rapports et cela nous conduit à une question centrale à savoir : Dans quelle mesure les rapports de durabilité (RSE) constituent-ils un véritable outil de communication et de transparence dans la gouvernance des entreprises minières en RDC ?
Dans cette recherche, nous avons adopté pour une approche théorique et empirique fondée sur une analyse critique de la littérature en matière de RSE, de gouvernance et de transparence dans les industries extractives Elle mobilise trois cadres théoriques à savoir : la théorie de la légitimité (Schuman, 1995), la théorie du découplage organisationnel (Dimaggio & Powell, 1983 ; Meyer & Rowan, 1977), et les travaux critiques sur les rapports de durabilité (Boiral, 2013 ; Milne & Gray, 2013)
Les résultats mettent en évidence un double rôle des rapports RSE : une fonction officielle de transparence et d'information des parties prenantes, et une fonction stratégique de légitimation institutionnelle.
Un décalage significatif est constaté entre les engagements déclarés dans les rapports et leur mise en œuvre effective sur le terrain La transparence produite apparait davantage formelle que substantielle, en raison de l'absence de mécanismes d'audit indépendants, de la sélectivité de l'information et de la faible appropriation locale de ces outils.
LWIMBA WA LWIMBA Aaron aaronlwimba309@gmail.com
ÉCONOMIE DE LA TRANSPARENCE ET MARKETING TERRITORIAL EN RDC : RENFORCER L’ATTRACTIVITÉ PAR LA GOUVERNANCE ET L’IMAGE
MULEKA DIZAZI Pélagie
La mondialisation et l’intensification de la concurrence entre territoires ont profondément transformé le rôle des États, désormais perçus comme de véritables marques engagées dans la compétition internationale pour attirer les investissements. Dans ce contexte, la République Démocratique du Congo (RDC), malgré un potentiel économique considérable, souffre d’un déficit d’image qui limite son attractivité. Cette recherche s’interroge sur le rôle de la transparence comme levier stratégique du marketing territorial en RDC. Elle analyse dans quelle mesure une gouvernance transparente peut améliorer l’image du pays et stimuler les investissements directs étrangers (IDE). La littérature récente souligne que la qualité institutionnelle et la transparence constituent des déterminants majeurs de l’attractivité des IDE (Khan et al., 2023 ; Gökçeli, 2023). De plus, les initiatives internationales de transparence, notamment dans les industries extractives, ont un impact significatif sur l’augmentation des flux d’investissements (EITI), particulièrement dans les pays à faible gouvernance initiale
L’étude adopte une méthodologie qualitative basée sur l’analyse documentaire Les résultats montrent que le déficit de transparence en RDC constitue un frein majeur à son attractivité Toutefois, les réformes récentes en matière de digitalisation et de gouvernance offrent des perspectives encourageantes Les institutions internationales soulignent que la digitalisation et la transparence administrative améliorent significativement l’environnement des affaires et facilitent les investissements. En termes d’implications politiques, cette recherche recommande une stratégie intégrée combinant transparence institutionnelle et marketing territorial. Une telle approche permettrait à la RDC de renforcer sa crédibilité et d’attirer durablement les investissements internationaux.
MULEKA DIZAZI Pélagie
UNIVERSITE DE BUNIA
Département des sciences économiques et de gestion
E-mail : dizazimuleka@gmail.com
INFRASTRUCTURES NUMÉRIQUES ET BIG DATA POUR UNE GOUVERNANCE TRANSPARENTE DES RESSOURCES NATURELLES : ENSEIGNEMENTS DE L’URBANISME ET DE LA TRAÇABILITÉ
SPATIALE EN AFRIQUE
La gouvernance des ressources naturelles en Afrique, et particulièrement en République
Démocratique du Congo, se trouve aujourd’hui au croisement de deux dynamiques majeures : la transformation des paysages urbains et l’essor des infrastructures numériques. L’étude sur la mixité urbaine à Lubumbashi (2005–2024) met en évidence l’impact des urbanisations spontanées sur la cohérence spatiale et sociale. Les indices satellitaires (NDVI, NDBI, NDWI) révèlent des mutations profondes du tissu urbain, liées à la pression démographique et aux stratégies d’adaptation des populations. Ces recompositions, souvent en marge des réglementations héritées de la colonisation, soulignent la nécessité d’une planification participative et transparente, intégrant durabilité et qualité de vie.
En parallèle, la recherche sur le Big Data démontre que les infrastructures technologiques et la traçabilité numérique constituent des outils stratégiques pour renforcer la transparence et l’efficacité des politiques urbaines et environnementales. Les capteurs, plateformes participatives, systèmes d’information géographique (SIG) et moteurs de traitement comme Google Earth Engine permettent de collecter et d’analyser des flux massifs de données Le crowdsourcing, particulièrement adapté aux contextes africains à ressources limitées, favorise une gouvernance inclusive en donnant aux citoyens la possibilité de contribuer directement à la production d’informations fiables L’intelligence artificielle et le machine learning offrent, quant à eux, des capacités prédictives pour anticiper les besoins, surveiller l’évolution des sols et garantir une traçabilité rigoureuse des projets liés aux ressources naturelles.
Ainsi, médias et technologies ne sont plus de simples vecteurs d’information : ils deviennent des infrastructures critiques de gouvernance.
La traçabilité numérique, en reliant perception sociale et puissance des données, assure une communication claire entre institutions et citoyens Elle permet de rendre visibles et vérifiables les décisions concernant l’exploitation minière, l’aménagement urbain ou la conservation écologique. En articulant mixité urbaine et Big Data, ce cadre scientifique propose une gouvernance renouvelée, fondée sur transparence, responsabilité et innovation technologique.
TAKIZALA Mbwisi Florent Junior Ecole Supérieure d’architecture et d’Urbanisme, Université Nouveaux Horizons, florentjr.takizala@unhorizons.org stonetakizala@gmail com ; Tél : +243817303635
MUTATION DE L’OCCUPATION DU SOL DANS LE CÔNE DE POLLUTION À LUBUMBASHI ENTRE
1956 À CE JOUR: EXPLOITATION DES BIG DATA ET DU SYSTÈME D’INFORMATION
GÉOGRAPHIQUE POUR UNE ÉVALUATION PAYSAGÈRE
Munyemba Kankumbi François
La dynamique du paysage pollué par la fumée chargée des métaux lourds en provenance des usines métallurgiques de la Gécamines à Lubumbashi a été analysée Lubumbashi est une ville de l’arc cuprifère katangais bâtie pour y implanter une raffinerie de cuivre au début du XX ème siècle. L’activité de cette dernière a dégagé des fumées riches en cuivre déposées sous forme d’un cône de pollution et qui ont contaminé les sols et détruit la végétation en plus de l’action d’autres facteurs anthropiques. Les mutations de l’occupation du sol et de conversion dominante y seraient la dénudation. Plusieurs données de télédétection satellitaire sous forme de cartes d’occupation du sol seront intégrées en exploitant le Big Data et le calcul haute performance (HPC) pour le traitement massif des données issues des capteurs satellitaires, des drones et des systèmes d’information géographique (SIG). Cette intégration méthodologique permettrait d’étudier la dynamique paysagère sur plusieurs échelles à partir des matrices de transition et des processus de transformation Il ressortirait des résultats obtenus que plusieurs dynamiques de conversion se révéleront dans le temps et dans l’espace comme la savanisation, la stabilité de classe, la dénudation, la densification du couvert végétal, la pollution par la propagation des effluents industriels et l’inondation par l’extension des plans d’eau et des marécages L’urbanisation se révèlera comme dynamique de conversion, ainsi que la savanisation Depuis 1956 à ce jour, plusieurs classes auraient subi des mutations Les savanes boisées et arbustives se serait ensuite agrégées du fait de la destruction de la forêt claire, l’agrégation du bâti s’expliquerai par sa densification et l’invasion de sol nu en dépit de la contamination aux métaux lourds, la suppression de la savane herbeuse s’expliquerait aussi par l’extension du bâti.
Plusieurs dynamiques de conversion sont ainsi possibles à révéler grâce à l’utilisation cette méthodologie complexe impliquant les infrastructures technologiques et traçabilité numérique La sensibilisation et des mesures appropriées devront être prises pour préserver la population par l’orientation et l’encadrement de l’urbanisation dans un contexte d’un environnement aux activités en propagation.
MUNYEMBA KANKUMBI FRANÇOIS
Ecole Supérieure d’architecture et d’Urbanisme, Université Nouveaux Horizons, kankumbim@gmail.com, francois munyemba@unhorizons org,
USAGE DU NUMÉRIQUE DANS LA COMMUNICATION PUBLIQUE DE LA MAIRIE DE LUBUMBASHI SUR LA GESTION DES DÉCHETS PLASTIQUES DES MÉNAGES.
Tharcisse CIFINGA NSENDULA
Notre recherche porte sur « l’usage du numérique dans la communication publique de la mairie de Lubumbashi sur la gestion des déchets plastiques des ménages » Cette recherche émerge dans un contexte marqué d’une part par l’insalubrité remarquable dans les artères de cette ville, et d’autre part par la montée en puissance des technologies numériques, qui attirent davantage le public à la quête de l’information. En effet, notre objectif est de savoir comment la mairie de Lubumbashi met à contribution les réseaux sociaux numériques dans sa communication pour la lutte contre l’insalubrité à Lubumbashi. Pour nous y prendre, nous avons utilisé la méthode netnographique développée par Yohan Bernard (2010), qui nous a permis d’évaluer la présence de la Mairie de Lubumbashi sur les plateformes numériques, et la méthode d’analyse de contenu, instituée par Laurence Bardin (2013), qui nous a permis d’analyser les messages postés sur les plateformes officielles de la Mairie de Lubumbashi. Les techniques d’observation, les entretiens semi-directifs et l’analyse documentaire ont facilité l’application de ces méthodes Sur le terrain, nous avons découvert que Facebook et Tik-tok sont les réseaux sociaux les plus utilisés par la Mairie de Lubumbashi Pour ce qui est de contenus, nous avons trouvé que cette institution y publie les activités des autorités urbaines dans plusieurs domaines, y compris celui de l’assainissement Dans ce dernier secteur, il y est plus brandi les travaux effectués par les agents de la mairie sur les grandes artères de la ville. Dans la limite du temps de notre observation, nous avons trouvé que la Mairie ne poste pas les activités de sensibilisation de ménages sur la gestion des déchets plastiques.
Nous avons suggéré que la Mairie capitalise ces canaux qui sont les réseaux sociaux pour sensibiliser la population et influencer l’opinion sur le changement de comportement social
THARCISSE CIFINGA NSENDULA Université de Mbujimayi
TRAÇABILITÉ NUMÉRIQUE ET GOUVERNANCE ARCHITECTURALE
DES ESPACES RELIGIEUX À
LUBUMBASHI : VERS DES INFRASTRUCTURES INTELLIGENTES ET DURABLES
KABEZYA M’ZIMBES Carole
La gouvernance transparente des ressources naturelles et des infrastructures urbaines exige aujourd’hui l’intégration des technologies numériques de nouvelle génération Dans le contexte de Lubumbashi, les espaces religieux lieux de rassemblement majeurs et porteurs d’un patrimoine architectural significatif constituent des environnements stratégiques pour expérimenter des dispositifs de traçabilité numérique appliqués à la qualité environnementale et à la durabilité des bâtiments.
Cette communication propose une approche innovante mobilisant principalement les jumeaux numériques et les capteurs environnementaux pour assurer un suivi en temps réel des paramètres intérieurs des lieux de culte (qualité de l’air, humidité, température, consommation énergétique). L’objectif est de démontrer comment la collecte et l’analyse de données fiables peuvent soutenir une gouvernance architecturale prédictive, transparente et inclusive.
La méthodologie repose sur des relevés architecturaux et urbains, l’installation de capteurs connectés, l’intégration des données dans des plateformes ouvertes et la modélisation numérique des bâtiments religieux Les résultats attendus incluent la détection automatisée des anomalies, la cartographie numérique des performances environnementales et la mise en place de modèles prédictifs pour anticiper les risques sanitaires et optimiser la gestion des ressources
Au-delà de l’innovation technique, cette recherche met en évidence le rôle de l’architecture et de l’urbanisme dans la construction d’infrastructures intelligentes, capables de concilier préservation patrimoniale, santé publique et durabilité.
Elle ouvre également des perspectives politiques en matière de régulation fondée sur la transparence des données, de protection des communautés locales et de valorisation du patrimoine spirituel
En s’inscrivant dans l’Axe 1, cette communication ambitionne de montrer que les technologies numériques appliquées aux espaces religieux peuvent devenir un levier de gouvernance proactive et durable des territoires urbains en République Démocratique du Congo.
KABEZYA M’ZIMBES CAROLE
Ecole Supérieure d’architecture et d’Urbanisme, Université Nouveaux Horizons, mzimbesophia@gmail.com ; sophia.carole@unhorizons.org
L’OPTIMISATION DU FONCIER URBAIN COMME MOTEUR DE DÉVELOPPEMENT STRATÉGIQUE À LUBUMBASHI : APPORTS ET LIMITES DES OUTILS DE LA SMART CITY.
BAJIMA WAHELWE Christian
Lubumbashi est une ville d’essence coloniale, créée dès 1910 avec environ 1300 habitants Sa population s’est élevée à 189 639 à l’indépendance du pays, atteignant aujourd’hui plus de 3M le rayon d’occupation spatiale qui était à environ 10km en 1960 a atteint près de 2025 Km. Ce qui révèle une urbanisation très rapide et continue qui, à l’image des villes africaines postcoloniales, entraine des transformations urbaines très remarquables, espace et bâti observés. On découvre une dualité physique démontrant des quartiers d’héritage colonial mieux structurés que les quartiers postcoloniaux créés et à forte informalité.
Les déterminants les plus significatifs du processus d’appropriation des transformations de la ville sont notamment la forte poussée démographique accompagnée de dynamiques sociales, culturelles et économiques, la faible gouvernance urbaine, la fabrique urbaine marquée par l’auto construction et précarité du bâti, l’uni polarité concernant les activités économiques et administratives.
Parmi les solutions possibles face aux défis pré cités, on peut suggérer la migration vers la ville intelligente qui s’impose aujourd’hui comme un modèle de développement urbain qui s’adapte à la pression foncière et aux exigences de durabilité
L’on pourrait se demander donc dans quelle mesure les outils de la Smart City peuvent-ils contribuer à l’optimisation du foncier urbain dans un contexte de forte informalité et de faibles capacités technologiques à Lubumbashi ?
Par l’intégration des outils technologiques modernes connectés, l’utilisation des SIG et plateformes de données urbaines, il est possible de mettre en place un système de gestion des données et analyse en temps réel des dynamiques territoriales adapté à notre propre contexte.
Ces outils facilitent la compréhension des modes d’occupation du sol et permettent d’optimiser l’allocation du foncier urbain Des études récentes montrent que les approches basées sur les SIG et l’analyse multicritère permettent d’intégrer simultanément des dimensions économiques, sociales et environnementales dans les décisions d’aménagement.
BAJIMA WAHELWE CHRISTIAN
Ecole Supérieure d’architecture et d’Urbanisme, Université Nouveaux Horizons, mzimbesophia@gmail com ; sophia carole@unhorizons org
LA DÉMATÉRIALISATION DES CONTRATS MINIERS ET FORESTIERS : OUTIL JURIDIQUE DE TRANSPARENCE OU ILLUSION TECHNOLOGIQUE ?
Lubumbashi est une ville d’essence coloniale, créée dès 1910 avec environ 1300 habitants Sa population s’est élevée à 189 639 à l’indépendance du pays, atteignant aujourd’hui plus de 3M le rayon d’occupation spatiale qui était à environ 10km en 1960 a atteint près de 2025 Km. Ce qui révèle une urbanisation très rapide et continue qui, à l’image des villes africaines postcoloniales, entraine des transformations urbaines très remarquables, espace et bâti observés. On découvre une dualité physique démontrant des quartiers d’héritage colonial mieux structurés que les quartiers postcoloniaux créés et à forte informalité.
Les déterminants les plus significatifs du processus d’appropriation des transformations de la ville sont notamment la forte poussée démographique accompagnée de dynamiques sociales, culturelles et économiques, la faible gouvernance urbaine, la fabrique urbaine marquée par l’auto construction et précarité du bâti, l’uni polarité concernant les activités économiques et administratives.
Parmi les solutions possibles face aux défis pré cités, on peut suggérer la migration vers la ville intelligente qui s’impose aujourd’hui comme un modèle de développement urbain qui s’adapte à la pression foncière et aux exigences de durabilité
L’on pourrait se demander donc dans quelle mesure les outils de la Smart City peuvent-ils contribuer à l’optimisation du foncier urbain dans un contexte de forte informalité et de faibles capacités technologiques à Lubumbashi ?
Par l’intégration des outils technologiques modernes connectés, l’utilisation des SIG et plateformes de données urbaines, il est possible de mettre en place un système de gestion des données et analyse en temps réel des dynamiques territoriales adapté à notre propre contexte.
Ces outils facilitent la compréhension des modes d’occupation du sol et permettent d’optimiser l’allocation du foncier urbain Des études récentes montrent que les approches basées sur les SIG et l’analyse multicritère permettent d’intégrer simultanément des dimensions économiques, sociales et environnementales dans les décisions d’aménagement.
JACQUES-OCTAVE
KABEMBA FANZAL
Faculté de droit de l’Université Nouveaux Horizons
E-Mail : jacques kabemba@unhrizons org/ jacquesoctavek@gmail com
Tél : +243 826 305 375
OPINION PUBLIQUE, PROLIFÉRATION DES SOURCES NUMÉRIQUES ET GOUVERNANCE DES RESSOURCES NATURELLES EN RDC : ENTRE DÉSINFORMATION, RECONFIGURATION DU POUVOIR MÉDIATIQUE ET INFLUENCE SUR LES POLITIQUES PUBLIQUES.
RUKU ABIA Boniface & YUMA LUKUTA François
La gouvernance des ressources naturelles en République Démocratique du Congo se déploie désormais dans un univers médiatique profondément redéfinis par les réseaux sociaux numériques et les outils numériques La transparence est devenue l’impératif de régulation, il se trouve concurrencée par la circulation virale de rumeurs, de fake news Deepfack et de contenus manipulés qui redéfinissent les rapports entre institutions, médias et citoyens.
Cette contribution interroge la manière dont la prolifération des sources numériques recompose la formation de l’opinion publique sur les ressources naturelles « secteur minier ». Il s’agit de comprendre comment la désinformation et les logiques de viralité médiatique pèsent sur la légitimité des institutions, sur la confiance citoyenne et sur l’orientation des politiques publiques de gouvernance des ressources naturelles.
L’article vise à analyser les mécanismes par lesquels les réseaux sociaux numériques agissent en même temps comme espaces de contrepouvoir, vecteurs de désinformation et instruments d’influence sur les décisions publiques relatives aux ressources naturelles
La recherche mobilise une analyse de discours appliquée à un corpus de contenus médiatiques et numériques (articles de presse, communiqués officiels, publications Facebook, X, messages WhatsApp, blog) portant sur plusieurs controverses minières récentes Elle s’appuie sur une étude de cas centrée sur des scandales, rumeurs et campagnes virales liés à la gouvernance minière à travers les deux régions stratégiques du pays « le Grand Katanga et les Kivus ». Des observations systématiques d’interactions sur les réseaux sociaux sont complétées par des entretiens semi-directifs avec journalistes, acteurs publics, membres d’ONG et citoyens engagés dans ces débats.
L’étude devrait montrer que la fragmentation de l’espace informationnel affaiblit la rationalité du débat public et favorise une gouvernance réactive, dominée par la gestion de crises médiatiques plutôt que par la planification transparente. Elle mettra en évidence la double fonction des réseaux sociaux : renforcer la capacité de dénonciation et de mobilisation citoyenne, tout en ouvrant un champ de vulnérabilité accrue à la désinformation. Enfin, l’article proposera des perspectives communicationnelles et de médiatisation responsable pour consolider la transparence, la redevabilité et la résilience informationnelle dans la gouvernance des ressources naturelles en RDC.
RUKU ABIA BONIFACE & YUMA LUKUTA FRANÇOIS
Université de Lubumbashi
RACONTER LA CRISE ENVIRONNEMENTALE :
CADRAGES MÉDIATIQUES, PAROLE DES VICTIMES ET CONSTRUCTION DES RÉCITS
La gouvernance des ressources naturelles suscite l’attention de divers acteurs sociaux Elle ne relève alors pas des seuls dispositifs juridiques, économiques ou technologiques Elle repose également sur la manière dont les problèmes environnementaux que soulève souvent l’exploitation de ces ressources, –eaux, forêts, minerais, etc.–, qui sont rendus visibles et compréhensibles dans l’espace public, notamment par les médias. Dans ce processus de visibilisation des faits et événements environnementaux, les médias jouent un rôle central. Ils transforment, en effet, des situations locales telles que les pollutions, déforestations, conflits autour des ressources ou impacts sanitaires, en problèmes publics débattus à l’échelle nationale et internationale (Makal, 2022; Martin, 2021).
Cette communication propose d’analyser la construction médiatique des crises environnementales à partir d’un corpus d’articles issus des médias spécialisés et généralistes couvrant les questions environnementales en République démocratique du Congo
La recherche s’inscrit dans le champ des sciences de l’information et de la communication et mobilise l’analyse de contenu (Paveau, 2017; Rioufreyt, 2017), la théorie du cadrage médiatique (framing) et l’analyse narrative du journalisme Le corpus sera constitué d’articles publiés entre 2020 et 2025 dans cinq médias environnementaux et d’information couvrant la RDC (dont Mongabay, Africa 21, Environews)
L’analyse portera sur trois dimensions principales : le cadrage (Lemarier-Saulnier, 2016; Prodhomme et al., 2024) des problèmes environnementaux (définition du problème, causes, responsabilités et solutions), la distribution de la parole entre les différents acteurs (victimes, experts, ONG, autorités, entreprises)
et la mise en récit journalistique des crises environnementales (souffrance, alerte, dénonciation, solutions)
L’hypothèse sur laquelle repose cette recherche considère que les médias structurent la perception des problèmes, la légitimité des acteurs et les solutions envisagées. De ce fait, ils participent à la gouvernance symbolique des ressources naturelles en construisant des récits publics.
Je montrerai que la transparence dans la gouvernance des ressources naturelles passe aussi par la production médiatique des récits environnementaux, lesquels récits transforment des expériences locales de souffrance écologique en enjeux publics de gouvernance, de justice environnementale et de développement durable.
P. DIDIER MAKAL
Université de Lubumbashi, Université de Kolwezi didiermakal@gmail.com
PRATIQUES JOURNALISTIQUES ET RESSOURCES NATURELLES EN RDC : L’ASSERTIVITÉ ÉDITORIALE COMME LEVIER DE TRANSPARENCE ET DE SENSIBILISATION DANS LA MÉDIATISATION
La médiatisation des ressources naturelles en République démocratique du Congo constitue un enjeu central de gouvernance publique, de transparence et de sensibilisation citoyenne
Dans un environnement médiatique marqué par des contraintes politiques, économiques et institutionnelles, les pratiques journalistiques oscillent entre une neutralité déclarative, se limitant souvent à la reprise d’informations institutionnelles, et des formes de traitement plus engagées pouvant relever de dérives militantes.
Cette tension interroge la posture professionnelle la plus adéquate pour assurer une information à la fois crédible, critique et socialement utile.
Cette communication propose l’assertivité éditoriale comme posture d’analyse des pratiques journalistiques dans la médiatisation des ressources naturelles en RDC. Elle s’inscrit dans l’axe « médiatisation, multimédia et sensibilisation citoyenne » et adopte une approche qualitative, analytique et critique. La méthodologie repose sur une triangulation des données combinant une analyse de contenu de productions médiatiques (journaux télévisés et reportages traitant des enjeux extractifs), des entretiens semi-directifs avec des journalistes et responsables éditoriaux, ainsi qu’une analyse documentaire des cadres réglementaires et rapports institutionnels et d’ONG
À partir de cette démarche, l’étude procède à la construction inductive du concept d’assertivité éditoriale, entendue comme une posture intermédiaire entre neutralité déclarative et engagement militant Elle renvoie à la capacité pour les journalistes à traiter des sujets sensibles avec rigueur, esprit critique et responsabilité, tout en assurant une mise en contexte et une diversification des sources.
L’analyse permet de dégager une grille de lecture tripartite distinguant la neutralité déclarative, la dérive militante et l’assertivité éditoriale Les résultats suggèrent que cette dernière constitue un cadre pertinent pour évaluer les pratiques journalistiques et renforcer la qualité de la médiatisation des ressources naturelles, en favorisant la transparence et la sensibilisation citoyenne sans compromettre la crédibilité de l’information.
PASCAL MWANGALA MUKODI Université de Likasi pascalmwangala27@gmail.com
TRANSPARENCE INFORMATIONNELLE EN GESTION DES RESSOURCES HUMAINES : LEVIER DE PERFORMANCE INDIVIDUELLE, ANALYSE SELON LE GENRE
KITENGE MANINGO Sara
Cet article montre comment la transparence informationnelle en GRH, peut avoir une incidence sur la performance individuelle, sur l’égalité homme/femme et sur les facteurs de motivation des employés dans une entreprise de sous-traitance dans le secteur minier à Kolwezi dans la province du Lwalaba en République Démocratique du Congo. Cette étude est qualitative et exploratoire. L’analyse des données est faite avec le logiciel IRaMuTeQ. L’observation faite dans cette entreprise est que, malgré la présence d’outils numériques de communication, notamment : WhatsApp, Microsoft Teams, emails, Microsoft Cloud, 67% des agents ne sont pas satisfaits de leur performance individuelle, 42% du personnel n’est plus motivé par son travail. Cette insatisfaction est plus ressentie par les femmes que par les hommes.
L’objectif de cette étude est de comprendre comment la transparence informationnelle en GRH peut contribuer à la performance individuelle des employés, à promouvoir l’égalité hommes/femmes en milieu professionnel ainsi qu’à identifier les facteurs de démotivation des salariés dans cette entreprise
Les résultats montrent que, malgré la présence d’outils numériques au sein de cette entreprise, il y a un manque de communication claire et écrite concernant : les objectifs de travail, les critères d’évaluation de performance, les valeurs de l’entreprise, les job descriptions, l’organigramme, parfois l’absence de certaines informations écrites pour une meilleure exécution du travail. Le mode de communication demeure plus verbal qu’écrit. Les femmes, quant à elles, semblent plus affectées par le manque de transparence communicationnelle que les hommes.
Les résultats indiquent que le manque de transparence informationnelle en GRH a une influence négative sur la performance individuelle des employés, ce qui pourrait aussi impacter laperformance globale de l’entreprise Par ailleurs, les facteurs suivants : manque de formation, de congé, retard de paiement des salaires, absence de contrats et de soins médicaux pour les agents ont émergé comme source de démotivation des employés.
KITENGE MANINGO SARA
Université Nouveaux Horizons sara.kitenge@unhorizons.org
UTILISATION DES FÈCES DE CAPRINS COMME BIOINDICATEURS DU NIVEAU DE CONTAMINATION DE LA VIANDE ET DES ABATS PAR LES MÉTAUX
PAUL
MOBINZO KAPAY SOLEY
L’activité minière dans la ville de Lubumbashi, en République Démocratique du Congo (RDC), génère des émissions de métaux, source de la contamination de l’environnement La présence de ces métaux bioaccumulables dans l’environnement représente un possible risque sanitaire pour les consommateurs de viandes. Afin de se doter d’un outil pour gérer le risque, nous avons ciblé la population de caprins en raison de son exposition aux polluants, de sa dispersion sur le territoire, de son accessibilité ainsi que de son importance dans l’alimentation humaine.
Toutefois, l’utilisation des caprins pour faciliter la gestion du risque sur une base régulière est difficilement envisageable, en regard des contraintes socio-économiques. C’est pourquoi nous avons choisi comme bioindicateur les fèces de caprins. La concentration de métaux dans les fèces est le résultat de l’exposition des caprins aux contaminants ainsi qu’aux processus biologiques qui régissent l’absorption des métaux dans les tissus. Nous avons émis l’hypothèse que nous pouvions établir une corrélation entre les concentrations de métaux dans les fèces et celles contenues dans les abats et les muscles des caprins vendus sur les marchés Dans cette étude, nous nous sommes limités aux quatre principaux métaux que nous retrouvons dans les émissions atmosphériques soit : le cuivre (Cu), le zinc (Zn), le cadmium (Cd) et le plomb (Pb) Le cobalt (Co) et l’uranium (U) ne sont donc pas inclus pour des raisons économiques Les résultats obtenus ont permis de confirmer notre hypothèse qu’il y a effectivement une corrélation entre la contamination des fèces par les métaux et leur concentration dans le rein, le foie et les muscles.
Les fèces de caprins pourraient donc servir d’outil pour la gestion du risque lié à la consommation de caprins contaminés par les métaux
PAUL MOBINZO KAPAY SOLEY
Université Nouveaux Horizons mobinzo.paul@unhorizons.org
MUTATION DE L’OCCUPATION DU SOL DANS LE CÔNE DE POLLUTION À LUBUMBASHI ENTRE
1956 À CE JOUR: EXPLOITATION DES BIG DATA ET DU SYSTÈME D’INFORMATION
GÉOGRAPHIQUE POUR UNE ÉVALUATION
Munyemba Kankumbi François
PAYSAGÈRE
La dynamique du paysage pollué par la fumée chargée des métaux lourds en provenance des usines métallurgiques de la Gécamines à Lubumbashi a été analysée Lubumbashi est une ville de l’arc cuprifère katangais bâtie pour y implanter une raffinerie de cuivre au début du XX ème siècle. L’activité de cette dernière a dégagé des fumées riches en cuivre déposées sous forme d’un cône de pollution et qui ont contaminé les sols et détruit la végétation en plus de l’action d’autres facteurs anthropiques. Les mutations de l’occupation du sol et de conversion dominante y seraient la dénudation. Plusieurs données de télédétection satellitaire sous forme de cartes d’occupation du sol seront intégrées en exploitant le Big Data et le calcul haute performance (HPC) pour le traitement massif des données issues des capteurs satellitaires, des drones et des systèmes d’information géographique (SIG). Cette intégration méthodologique permettrait d’étudier la dynamique paysagère sur plusieurs échelles à partir des matrices de transition et des processus de transformation Il ressortirait des résultats obtenus que plusieurs dynamiques de conversion se révéleront dans le temps et dans l’espace comme la savanisation, la stabilité de classe, la dénudation, la densification du couvert végétal, la pollution par la propagation des effluents industriels et l’inondation par l’extension des plans d’eau et des marécages L’urbanisation se révèlera comme dynamique de conversion, ainsi que la savanisation Depuis 1956 à ce jour, plusieurs classes auraient subi des mutations Les savanes boisées et arbustives se serait ensuite agrégées du fait de la destruction de la forêt claire, l’agrégation du bâti s’expliquerai par sa densification et l’invasion de sol nu en dépit de la contamination aux métaux lourds,
la suppression de la savane herbeuse s’expliquerait aussi par l’extension du bâti Plusieurs dynamiques de conversion sont ainsi possibles à révéler grâce à l’utilisation cette méthodologie complexe impliquant les infrastructures technologiques et traçabilité numérique. La sensibilisation et des mesures appropriées devront être prises pour préserver la population par l’orientation et l’encadrement de l’urbanisation dans un contexte d’un environnement aux activités en propagation.
MUNYEMBA KANKUMBI FRANÇOIS
Université Nouveaux Horizons mobinzo.paul@unhorizons.org