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URBA - Juillet 2021 - Vol. 42 no 4

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LE MAGAZINE DE L’UNION DES MUNICIPALITÉS DU QUÉBEC

ENTREVUE

Daniel Côté, nouveau président de l’UMQ

DOSSIER SPÉCIAL

Pénurie de main-d’œuvre : les impacts et les pistes d’action pour les municipalités SONDAGE LÉGER

Les attentes de la population envers les municipalités

42/04 Volume

Numéro

AOÛT 2021


GARE À TA SÉCURITÉ!

Ar r êter . R egar der . Écouter . VIV R E.

Vous détectez un danger? Appelez la Police du CN 1 800 465-9239


42/04 Volume

Numéro

SOMMAIRE AOÛT 2021

05

MOT DU PRÉSIDENT

06

ACTUALITÉS

40

NOUVELLES DE LA PERMANENCE

Nouvelles recrues

08

ASSISES 2021 : SUR TOUS LES FRONTS

Le milieu municipal se distingue !

10

MÉRITE OVATION MUNICIPALE

Prix et catégories

12

L’UMQ EN ACTION POUR LA CULTURE

Prix Citoyen de la culture Andrée-Daigle

16

FORMATION

Nouvelles élues et nouveaux élus

18

POLITIQUE MUNICIPALE

Résultats du nouveau sondage de la firme Léger

20 ENTREVUE

DANIEL CÔTÉ

Nouveau président de l’UMQ

24

LA PÉNURIE DE MAIN-D’ŒUVRE

Industrie touristique et relance économique

28

Enjeux et défis

30

Des initiatives innovantes

3

32 ENVIRONNEMENT

PLATEFORME MUNICIPALE POUR LE CLIMAT

S’inspirer et se mobiliser pour le climat

URBA

DOSSIER DU MOIS

34 FEMMES

CAMPAGNE D’ELLES À ÉLUES

Bilan de la campagne

36

JEUNES ET POLITIQUE

JEUNESSE ET RELÈVE

Bilan des activités

38

BOURSE DE RECHERCHE BOURSE DE RECHERCHE DE L’UMQ 2021

40 ENTREVUE

Remise à Charlotte Lemieux

NATHALIE LALONDE

Centre de santé Tulattavik de l’Ungava

LE PROJET DE LOI 67

L’obligation de favoriser l’achat local municipal

CHRONIQUES 44

FSC

AOÛT 2021

24

AFFAIRES JURIDIQUES

46 CCH

LE CONTRAT INDIVIDUEL DE TRAVAIL

Obligations et contenu d’un contrat de travail

48 APPROVISIONNEMENT

JAM 2.1

Édition virtuelle à la hauteur des attentes !

50 JURIDIQUE

DHC AVOCATS

En chemin vers la reprise « normale » du travail

URBA EST UNE PUBLICATION DE L’UNION DES MUNICIPALITÉS DU QUÉBEC PUBLIÉE QUATRE FOIS PAR ANNÉE ET RÉALISÉE PAR SA DIRECTION DES COMMUNICATIONS LES AVIS DE CHANGEMENT D’ADRESSE DOIVENT ÊTRE ENVOYÉS À : UNION DES MUNICIPALITÉS DU QUÉBEC, 2020, BOULEVARD ROBERT-BOURASSA, BUREAU 210, MONTRÉAL (QUÉBEC) H3A 2A5 TÉLÉPHONE 514 282-7700 TÉLÉCOPIEUR 514 282-8893 DÉPÔT LÉGAL BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU QUÉBEC, BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU CANADA ISSN 1490-2427 LA REPRODUCTION DES TEXTES ET PHOTOS EST AUTORISÉE AVEC MENTION DE LA SOURCE DES FRAIS DE PHOTOCOPIE ET DE MANUTENTION SONT FACTURÉS AUX NON MEMBRES ABONNEMENT 58 $ + TAXES = 66,69 $ URBA N’EST PAS RESPONSABLE DES ERREURS DE CONTENU DE LA CHRONIQUE JURIDIQUE. LES PRODUITS, MÉTHODES ET SERVICES ANNONCÉS SOUS FORME PUBLICITAIRE DANS URBA NE SONT EN AUCUNE FAÇON APPROUVÉS, RECOMMANDÉS, NI GARANTIS PAR L’UMQ. DE PLUS, URBA SE RÉSERVE LE DROIT DE REFUSER TOUTE PUBLICITÉ, SANS EXPLICATION PRÉSIDENTE DE L’UMQ DANIEL CÔTÉ DIRECTEUR GÉNÉRAL JASMIN SAVARD RÉDACTRICE EN CHEF JOSIANE CYR RÉDACTION PATRICK LEMIEUX, ALEX MILLER-PELLETIER ET ARIANE DUCHESNEAU PHOTO DE LA COUVERTURE JACQUES GRAT TON DESIGN GRAPHIQUE AGENCE CODE TIRAGE 8 300 PUBLICITÉ LYNE DUBOIS, MERLICOM, 514-919-3830, LDUBOIS@MERLICOM.COM

SUIVEZ-NOUS

umq.qc.ca


FORMATION

Nouvelles élues et nouveaux élus

Une nouveauté de l’Union des municipalités du Québec

Répond à l’exigence de la Commission municipale du Québec en matière d’éthique et de déontologie.

Réseautage et parcours interactif.

Auto-apprentissage et formations en groupes. Variété d’horaires disponible.

Par des personnes-ressources expertes du monde municipal.

Ouverture

Comprendre l’organisation municipale : rôles, pouvoirs et obligations

Resituer son rôle et ses responsabilités dans l’environnement municipal

Mesurer l’enjeu et l’impact de ses décisions

Adopter la posture juste au cœur des relations publiques

MODULE

MODULE

MODULE

MODULE

01

02

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PRÉ-INSCRIPTIONS DÈS SEPTEMBRE FORMATION DÈS LE 8 NOVEMBRE PROCHAIN INFORMATIONS umq.qc.ca/formation formation@umq.qc.ca

Avec la contribution financière de

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MOTDU PRÉSIDENT Un début d’année chargé au service des membres de l’Union ! Alors que la saison estivale est bien entamée, l’heure est déjà au bilan de mi-année. Grâce à la solidarité et la mobilisation de ses membres, force est de constater que l’UMQ a été de toutes les tribunes pour porter la voix du milieu municipal au cours des sept derniers mois.

La première moitié de l’année a aussi été marquée par la campagne nationale « La démocratie dans le respect, par respect pour la démocratie », qui a rallié près de 400 municipalités à travers le Québec ainsi que l’ensemble des parlementaires québécois, en plus de lancer un débat national sur le respect envers les élues et élus et les institutions démocratiques locales.

Sensibilisation quant aux impacts de la pénurie de main-d’œuvre sur la relance économique. Sur ce dernier point, le présent numéro du magazine URBA vous propose un dossier spécial étoffé sur cet enjeu prioritaire pour les régions. Notons enfin que l’UMQ sera particulièrement active cet automne, alors que l’ensemble des municipalités du Québec se préparera au rendez-vous fort de la démocratie locale que constitueront les élections municipales du 7 novembre prochain. L’Union concentrera notamment ses efforts à poursuivre le déploiement de ses initiatives « D’Elles à Élues » et « Ose le municipal », afin d’encourager un maximum de candidatures lors du scrutin, notamment auprès des femmes et des jeunes. Bon été !

Au cours des prochains mois, l’Union suivra de près l’évolution de certains dossiers clés pour les municipalités : Élaboration de la Stratégie nationale d’urbanisme et d’aménagement du territoire ; éveloppement des services D de garde ; Poursuite des travaux visant à réformer la Loi sur l’expropriation ;

Daniel Côté Président de l’UMQ Maire de Gaspé

AOÛT 2021

Sur la scène fédérale, l’UMQ a, de concert avec ses partenaires municipaux d’ailleurs au pays, interpellé le gouvernement du Canada sur certains dossiers prioritaires, dont le logement et le financement des infrastructures. À ce sujet, la bonification du Fonds de la taxe sur l’essence pour la prochaine année, annoncée en mars par la vice-première ministre et ministre des Finances, l’honorable Chrystia Freeland, constitue une excellente nouvelle pour permettre aux municipalités de participer à la relance.

5 URBA

Sur la scène québécoise, l’Union a travaillé avec le gouvernement du Québec à préparer la sortie de crise, entre autres dans le cadre des travaux ayant mené à l’adoption de l’omnibus municipal (projet de loi 67) portant notamment sur l’aménagement des zones inondables et du projet de loi 85 pour faciliter le déroulement du prochain scrutin municipal.


ACTUALITES Des nouvelles de la permanence M me Karine Parizeau a joint la Direction des politiques à titre d’adjointe admini­s tra­tive principale aux poli­ti­ques. Dans le cadre de ses fonc­tions, elle exécutera l’en­semble des tâches administratives relatives à la réalisation des mandats confiés à la Direction des politiques. Deux nouvelles recrues se sont également jointes à la Direction des communications et du marketing ; Émilie Biard, à titre d’adjointe administrative principale aux communications et au marketing et Ophélie Mc Donough au poste d’adjointe administrative aux communications et au marketing. Par le biais de diverses tâches administratives l’équipe pourra, entre autres, compter sur leur expertise dans le cadre de la production de communications aux membres, la tenue d’événements et les divers mandats du service.

AOÛT 2021

Toute l’équipe de la permanence leur souhaite le meilleur succès dans le cadre de leurs fonctions.

20 ANS DE SERVICE Soulignons par ailleurs que madame Brigitte Béliveau, conseillère analyste – droit du travail et sécurité du travail au sein de la Direction des Affaires juridiques et du Carrefour du capital humain de l’UMQ, a célébré, en juillet, ses 20 ans de service au sein de l’organisation. L’UMQ tient à la remercier pour son engagement après tant d’années afin de servir efficacement les membres du service du Carrefour du capital humain dans le cadre de ses fonctions. L’Union souligne également son dévouement envers la cause des jeunes sous la protection de la jeunesse au cours des dernières années, alors qu’elle coordonne différentes initiatives pour soutenir ces jeunes, dont le Plan municipal d’emplois.

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Le BSDQ fait peau neuve avec un tout nouveau site Internet !

www.bsdq.org Retrouvez-y vos outils revampés tels le Géolocalisateur, en plus de nouveaux outils tels un Centre d’apprentissage et des vulgarisations d’articles du Code de soumission.


PUBLIREPORTAGE

Réussir son projet en quatre étapes En décembre 2020, le gouvernement du Québec adoptait la Loi concernant l’accélération de certains projets d’infrastructure. L’objectif principal de cette loi était la relance économique du Québec. Plusieurs municipalités ont exprimé le même souhait, soit de prioriser les investissements dans les infrastructures et les grands travaux. Pour que les projets soient prêts à démarrer, les municipalités, les établissements d’enseignement, les organisations à but non lucratif et les organismes de santé notamment, devraient d’abord suivre les quatre étapes suivantes:

1. Choisir le bon projet Une bonne approche consiste à donner la priorité aux projets qui peuvent être lancés rapidement. Les projets intéressants d’un point de vue financier sont les nouveaux projets de construction qui ont généralement un impact économique plus important et apportent des avantages à plus long terme à la communauté.

2. Effectuer le travail de préconception Une autre façon d’amener votre projet vers sa phase de démarrage est de mener à bien toutes les activités de préconception. Comme tous les propriétaires le savent, une quantité considérable de travail doit être effectuée sur un projet bien avant qu’une première pelletée de terre ne s’effectue. Prenez le temps de terminer tout travail de sélection du site et de finaliser les achats de terrains ou les exigences légales en la matière dès maintenant. Faites faire vos études géotechniques et/ou environnementales pour les nouvelles constructions ou vos études pour les bâtiments existants. Plus rapidement vous terminerez ces travaux, plus votre demande de financement sera attrayante, car vous aurez réduit le risque de retards.

3. Identifier la meilleure méthode de livraison Si la plupart des maîtres d’ouvrage connaissent le modèle traditionnel de conception-soumission-construction, il existe d’autres options à considérer. Lorsque la rapidité est un facteur clé, la gestion de la construction et la conception-construction sont deux méthodes que vous voudrez examiner. Bien qu’elles impliquent des modèles contractuels très différents, elles sont similaires en termes de séquencement, car vous effectuez la conception en même temps que la construction. Avec la méthode de conception-construction, il peut être un peu plus compliqué d’obtenir l’adhésion d’un concepteur-constructeur, mais là encore, ce travail d’approvisionnement peut être effectué dès le départ.

4. Lancement des premiers travaux de construction Dans la plupart des projets, il y a des travaux de construction que vous pouvez entamer dès maintenant, notamment : la conception, la démolition et la préparation du site, la disposition des contaminants, les pilotis et les fondations, ainsi que la présélection et/ou le préachat de matériaux à long délai d’approvisionnement, ce qui est particulièrement important dans les communautés éloignées où les sources d’approvisionnement sont limitées ou dépendent des conditions météorologiques. Quotidiennement, les experts de Colliers Maîtres de projets mettent en application ces étapes au bénéfice de leurs clients. Nous allons au-delà de la gestion de projet puisque nous préparons, nous construisons et nous rentabilisons le projet, de concert avec le donneur d’ouvrage. Contrairement au gestionnaire de projet, le maître de projet est votre partenaire. Nous épousons votre vision, nous vous offrons une expertise stratégique, et nous mobilisons l’équipe qui convient le mieux à votre projet pour que vous vous sentiez rapidement en confiance. N’est-ce pas la clé du succès de tout projet ? Par

Alain Grégoire

Vice Président Infrastructure Région de l’est du Canada


ACTUALITÉS ASSISES 2021 : SUR TOUS LES FRONTS

Le milieu municipal se distingue ! L’UMQ a tenu, du 12 au 14 mai derniers, ses Assises 2021, pour la première fois en mode virtuel. Pour l’occasion, l’UMQ a reçu plusieurs invités de marque, dont le premier ministre du Québec, monsieur François Legault, le premier ministre du Canada, le très honorable Justin Trudeau, la ministre des Affaires municipales et de l’Habitation, madame Andrée Laforest, les cheffes et chefs des principaux partis d’opposition à l’Assemblée nationale du Québec et à la Chambre des communes, l’économiste et président-fondateur de la firme Léger, monsieur Jean-Marc Léger, la psychologue et conférencière Rose-Marie Charest, ainsi que plusieurs spécialistes et personnalités publiques. L’Union en a également profité pour remettre différents prix et distinctions à des élues, élus, municipalités et organismes.

AOÛT 2021

MEMBRE HONORAIRE DE L’UMQ L’UMQ a décerné le titre de Membre honoraire de l’UMQ à monsieur Denis Lapointe, maire de Salaberry-de-Valleyfield de 1995 à 2017. Cette prestigieuse distinction, remise depuis 2001, vise à reconnaître publiquement les actions concrètes de personnalités qui ont épousé la cause de l’UMQ et qui ont fait avancer différents dossiers d’ordre politique, social et économique du monde municipal.

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PRIX FRANCINE-RUEST-JUTRAS L’Union a décerné à la mairesse de Montréal, madame Valérie Plante, le Prix FrancineRuest-Jutras pour saluer sa contribution au développement durable de sa communauté. Remis depuis 2013, en collaboration avec Bell, le prix vise à reconnaître l’excellence et le leadership des femmes sur la scène politique municipale et dans la gouvernance locale.

Tribune Femmes et gouvernance

PERSONNALITÉ DE LA RELÈVE MUNICIPALE L’UMQ a également remis le Prix Personnalité de la relève municipale à madame Anny Mailloux, conseillère municipale de Mascouche. Ce prix vise à souligner la contribution d’une élue ou d’un élu municipal de moins de 35 ans s’étant distingué dans sa communauté par son implication ou par une réalisation qui a eu un impact sur la qualité de vie des citoyennes et citoyens.


harmonieuse vers l’autonomie des jeunes sous la protection de la jeunesse du Québec, en reconnaissant le rôle des municipalités comme agentes de changement social et en élevant au rang des priorités la responsabilité collective de l’avenir de ces jeunes.

Remise annuellement depuis 2009 aux fon­dations régionales des centres jeunesse, cette bourse permet de soutenir différents projets d’autonomie pour les jeunes sous la protection de la jeunesse, en plus de sen­ si­biliser les élues et élus municipaux aux réa­lités de ces jeunes. La bourse constitue une mesure centrale du programme Un pont vers demain de l’UMQ, qui vise une transition

Des vidéos ont été réalisées pour la remise des prix. Celles-ci sont en ligne sur la page YouTube de l’Union des municipalités du Québec.

HOMMAGE AUX 20 ET 30 ANS Les Assises 2021 ont également permis à l’UMQ de rendre hommage à des élues et élus municipaux qui ont cumulé plus de 20 et 30 ans à un poste électif en politique municipale.

AOÛT 2021

UN PONT VERS DEMAIN L’Union a en outre remis, durant les Assises 2021, une bourse de 10 000 $ à la Fondation du Centre jeunesse de la Montérégie, grâce à l’appui financier de son partenaire, DHC Avocats.

URBA

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NOTRE CABINET UNE FORCE COLLECTIVE

|

dhcavocats.ca

|

514 331-5010


ACTUALITÉS Mérite Ovation municipale Les Assises 2021 ont aussi été l’occasion, pour l’UMQ, de dévoiler les 13 projets lauréats de la 16e édition du mérite Ovation municipale : PRIX JOSEPH-BEAUBIEN Ville de Longueuil Programme de développement professionnel IMMERSION

PRIX RÉSILIENCE INNOVATION ÉNERGIR (remis en collaboration avec Énergir) Ville de Thetford Mines Prévention des incendies : des capsules vidéo qui font du chemin !

PRIX COUP DE CŒUR DU JURY Ville de Thetford Mines Prévention des incendies : des capsules vidéo qui font du chemin !

CATÉGORIE ADMINISTRATION MUNICIPALE Ville de Pointe-Claire Nouveau processus d’assignation matinale aux Travaux publics

AOÛT 2021

PRIX VOTRE COUP DE CŒUR Ville de Montréal Projet Maxim’eau – Optimisation de la gestion des réseaux d’eau

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AVIS D’ÉLECTION Le conseil d’administration de la Corporation des officiers municipaux agréés du Québec est très fier d’annoncer l’élection de Me Jean-François D’Amour, OMA, directeur général de la Ville de Magog, à titre de président du conseil d’administration. Me D’Amour sera secondé à la vice-présidence par M. Patrick Quirion, OMA, directeur des finances et trésorier de la Ville de Sainte-Julie.

Administrateurs pour l’année 2021-2022 • Me Chantale Bilodeau, OMA Directrice des affaires publiques et greffière, Dorval

• M. Daniel Dubois, OMA Directeur général adjoint par intérim, Saint-Jean-sur-Richelieu

• Me François Corriveau, OMA Directeur général, Baie-Comeau

• Me Nancy Gagnon, OMA Greffière adjointe, Dollard-des-Ormeaux

• Me Mélissa Côté, OMA Greffière adjointe, Vaudreuil-Dorion

• Mme Marie-Claude Loyer, OMA Trésorière, Louiseville

JEAN-FRANÇOIS D’AMOUR, OMA PRÉSIDENT DE LA COMAQ

La COMAQ a pour mission d’être au cœur de l’évolution du milieu municipal par la force de son réseau et la valorisation de l’expertise de ses membres. Leader dans l’offre de perfectionnement professionnel, la COMAQ regroupe près de 800 gestionnaires municipaux occupant des fonctions-cadres au sein de 300 municipalités du Québec, touchant ainsi 75 % de la population.

Julie Faucher Directrice générale


CATÉGORIE AMÉNAGEMENT, ENVIRON­N E­M ENT ET CHANGEMENTS CLIMATIQUES MRC de Manicouagan Magasin de réemploi Phase 2 – Quand l’apport des citoyens devient une valeur ajoutée CATÉGORIE CULTURE, PATRIMOINE, LOISIR ET TOURISME MRC Les Basques La Grand-mère aux livres… et ses amis ! CATÉGORIE DÉVELOPPEMENT SOCIOCOMMUNAUTAIRE ET INTERCULTURALITÉ MRC d’Argenteuil Agriculture communautaire de la MRC d’Argenteuil – Un espace d’expériences et de possibilités

CATÉGORIE TRANSPORT, MOBILITÉ ET ACCESSIBILITÉ Ville de Montréal – Arrondissement de Ville-Marie Colibri, projet pilote de livraison urbaine écologique CATÉGORIE VOIRIE, INFRASTRUCTURES ET ÉQUIPEMENTS Ville de Montréal Projet Maxim’eau – Optimisation de la gestion des réseaux d’eau

CATÉGORIE SPÉCIALE RÉSILIENCE INNOVATION – L’ACCOMPAGNEMENT DES MUNICIPALITÉS ENVERS LEUR POPULATION EN TEMPS DE CRISE SANITAIRE Ville de Cowansville Les Dollars Cowansville CATÉGORIE SPÉCIALE RÉSILIENCE INNOVATION – L’AMÉNAGEMENT ET L’OCCUPATION DU TERRITOIRE Ville de Sherbrooke Wellington-sur-Mer

CATÉGORIE SPÉCIALE RÉSILIENCE INNOVATION – LA GOUVERNANCE MUNICIPALE EN CONTEXTE DE PANDÉMIE Ville de Repentigny Cour municipale virtuelle

AOÛT 2021

CATÉGORIE DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE Ville de Shawinigan Sommet international de l’innovation en villes médianes (SIIViM)

CATÉGORIE SÉCURITÉ PUBLIQUE Ville de Saint-Georges Fabrication d’une remorque de décontamination

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CHANTIER DISPARITION DES FERMÉ FABRICANTS POUR 4 MOIS LOCAUX


ACTUALITÉS L’UMQ EN ACTION POUR LA CULTURE

Des partenariats pour faire rayonner la vitalité culturelle des régions

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Résolument engagée afin de stimuler le dynamisme culturel de partout au Québec, l’UMQ a conclu, au cours des dernières semaines, différents partenariats qui permettront de faire rayonner l’offre culturelle et les artistes de partout au Québec.

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PRIX CITOYEN DE LA CULTURE ANDRÉE-DAIGLE En juin dernier, le réseau Les Arts et la Ville a dévoilé, dans le cadre de son Forum virtuel 2021, les lauréats des Prix Les Arts et la Ville 2021. Pour une quinzième année consécutive, l’UMQ agissait comme partenaire du Prix Citoyen de la culture Andrée-Daigle, remis à une organisation artistique, culturelle ou communautaire, à but lucratif ou non. Le prix est assorti d’une bourse de 2 500 $ octroyée par l’UMQ avec une plaque honorifique.

En 2021, le prix a été décerné à Rencontre Théâtre Ados pour le projet « Voyage autour de… ». Ce projet créé par deux artistes, Frédérick Moreau et Olivier Hardy, a permis à une cinquantaine d’adolescentes et d’adolescents d’avoir une voix et un espace de création au-delà des barrières physiques du confinement. L’excellence de cette réalisation est à souligner. Ses qualités pédagogiques touchent via la création littéraire, théâtrale et audiovisuelle, la santé mentale d’une clientèle jeunesse souvent plus difficile à engager. Le prix est nommé à la mémoire d’Andrée Daigle, ancienne directrice générale du réseau Les Arts et la Ville et ancienne employée de l’Union, pour sa contribution exceptionnelle au réseau Les Arts et la Ville. Ce prix fut instauré en 2006 sous sa direction (2002-2009).


JOURNÉES DE LA CULTURE L’UMQ est également de nouveau partenaire de diffusion des Journées de la culture 2021, qui se tiendront du 24 au 26 septembre prochains sur le thème « Voyage dans le temps ». Plus la culture rayonne dans le quotidien des gens – que ce soit dans une entreprise, une résidence de personnes âgées, à l’école, à la garderie, dans un lieu culturel d’un quartier ou dans un parc –, plus son impact est bénéfique pour l’épanouissement personnel et collectif de la population. Les municipalités peuvent inscrire dès maintenant leurs activités à la programmation de cette 25e édition en ligne à l’adresse journeesdelaculture.qc.ca.

AOÛT 2021

Photo : Ville de Joliette

URBA

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QUELLES SONT LES ATTENTES DES FAMILLES À L’ÉGARD DE LEUR MUNICIPALITÉ? LES PARENTS ONT CIBLÉ TROIS PRIORITÉS SUR LESQUELLES LEUR MUNICIPALITÉ DEVRAIT SE PENCHER POUR AMÉLIORER LEURS CONDITIONS DE VIE ET CELLES DE LEURS TOUT-PETITS : PRIORITÉ 1

59

%

83

%

des parents souhaitent que leur municipalité favorise l’accès à des lieux publics et à des parcs, sécuritaires et adaptés, pour les enfants de 0 à 5 ans.

PRIORITÉ 2

56

PRIORITÉ 3

%

des parents souhaitent que leur municipalité favorise l’accès à des services de garde éducatifs de qualité.

49

%

des parents souhaitent que leur municipalité soutienne les organismes communautaires qui œuvrent auprès des familles.

des parents considèrent que leur municipalité devrait favoriser la participation, l’implication et la consultation des enfants dans l’élaboration d’activités ou de services les concernant.

COVID-19 : LE RÔLE DES MUNICIPALITÉS EN TEMPS DE PANDÉMIE % des répondants sont d’accord pour dire que leur municipalité a un rôle à jouer pour réduire les 79 inégalités sociales engendrées par la crise sanitaire. La maltraitance et/ou la négligence envers les enfants, à

62 % , et la précarité financière des

% , sont nommées comme des priorités d’actions sur lesquelles les municipalités doivent 48 se pencher, puisque ces enjeux se sont aggravés avec la pandémie.

familles, à

Les données présentées proviennent d’un sondage populationnel réalisé par la firme Léger du 2 février au 15 mars 2021, auprès de 1001 parents québécois.


LES MUNICIPALITÉS ONT LES COMPÉTENCES ET LES POUVOIRS POUR INFLUENCER DIRECTEMENT LA QUALITÉ DE VIE DES FAMILLES

«

Nous avons créé et adopté la Charte municipale pour la protection de l’enfant pour souligner le triste 100e anniversaire de la mort d’Aurore Gagnon, l’enfant martyre, qui est survenue ici à Fortierville. La Fédération québécoise des municipalités et Espace MUNI se sont joints à notre projet, et nous avons travaillé ensemble à en détailler les objectifs. La Charte encourage les municipalités à créer un milieu de vie sécuritaire pour tous les enfants, à les écouter en leur offrant des occasions de s’exprimer en toute confiance ainsi que des lieux pour le faire, à poser des actions pour prévenir la maltraitance envers les enfants et à intégrer ces gestes dans le développement stratégique de leur municipalité. Dorénavant, à Fortierville, nous célébrerons les retombées positives que génère cette charte dans la vie de nos enfants.

»

Julie Pressé,

«

Saint-Côme se distingue grâce à sa Politique familles-aînés. Entre autres réalisations, la municipalité a investi les 950 000 $ nécessaires afin de financer entièrement la construction d’un tout nouveau centre de la petite enfance (CPE) pour les jeunes Cômiers et Cômières. Le CPE La Chenille a ainsi été construit en 2014 sur un terrain cédé par la caisse populaire. Il s’agit d’un investissement qui a assurément contribué à redynamiser le noyau villageois et à attirer de jeunes familles dans la région.  À preuve, des familles nous ont dit qu’elles se sont installées à Saint-Côme précisément parce qu’on a un CPE au village. Les retombées économiques sont également importantes et ont favorisé les petits commerçants locaux.

»

mairesse de Fortierville, Centre-du-Québec

Martin Bordeleau,

maire de Saint-Côme, Lanaudière

Pour découvrir d’autres initiatives inspirantes et tous les résultats du sondage : tout-petits.org/municipal


FORMATION

Nouvelles élues et nouveaux élus

Formation des nouvelles élues et nouveaux élus municipaux Un tout nouveau parcours de formation de l’Union des municipalités du Québec à ne pas manquer cet automne

AOÛT 2021

Q R

URBA

16

À qui s’adresse le parcours ?

Le parcours s’adresse à toutes les nouvelles élues et tous les nouveaux élus qui débuteront leur mandat en novembre 2021, ainsi qu’à toutes les per­ sonnes réélues qui souhaitent le suivre. Il s’agit d’une formation complète axée sur le développement de plusieurs compétences essentielles pour exercer leur rôle. Les contenus de la formation sont élaborés pour refléter le plus fidèlement possible la réalité sur le ter­ rain et le contexte politique de 2021. C’est aussi une belle occasion de réseauter et de discuter des enjeux importants et des défis qui attendent les élues et élus.

Comment se déroulera le parcours ? Pour la première fois, le parcours est offert en mode virtuel, en alternance entre l’autoformation et des rencontres en classe virtuelle avec les formatrices, for­ mateurs et élues et élus. Cette formule a été retenue pour offrir davantage de flexibilité aux élues et élus qui ont souvent un horaire chargé. La portion en autoformation est d’une durée de six heures trente, incluant quatre heures d’activité de réflexion individuelle. Chaque personne élue qui suit le par­cours a accès à tous les contenus à partir de son dos­sier, dans le portail UMQ. Ils seront accessibles avant la formation dans une bibliothèque virtuelle et le res­teront tout au long du mandat pour référence ulté­ rieure. La portion en direct, interactive et participative, sera composée de quatre classes virtuelles, ani­mées par des ressources expertes, qui permettront l’appren­ tissage, les échanges et le réseautage entre pairs. À quel moment les inscriptions pour le parcours débuteront-elles ? Les préinscriptions débuteront au mois d’octobre, soit un mois avant les élections municipales.


Combien de temps dure le parcours ?

Qui seront les formatrices et formateurs ?

Le parcours totalise seize heures trente, six heures trente en auto-formation (incluant quatre heures d’activité de réflexion individuelle) et 10 heures de classe virtuelle en direct.

Les formatrices et les formateurs sont tous des spécia­ listes du milieu municipal, soit du droit municipal, des finances, de la gouvernance ou des communications.

Oui. D’ailleurs, le parcours intègre une étude de cas basée sur la jurisprudence récente de la CMQ. À quel rythme la formation doit-elle être suivie ? Il sera possible de suivre la formation à votre rythme, à différents moments selon un calendrier flexible, qui s’étalera jusqu’en mai 2022.

Notre comité de travail, composé d’expertes et d’ex­ perts de l’UMQ, a mis à jour et a bonifié la formation. De nouveaux contenus qui abordent, entre autres, la communication, les médias sociaux, les pratiques paritaires et inclusives ont été ajoutés cette année. La formation est-elle reconnue par des institutions d’enseignement ? Oui, la formation est reconnue par l’Université du Québec à Trois-Rivières.

Cette formule 100 % virtuelle, qui propose des horaires variés (par exemple, en fin de journée, en matinée ou les fins de semaine), offre une grande souplesse en permettant de s’adapter à des horaires chargés.

Avec la contribution financière de

AOÛT 2021

Quelles sont les nouveautés de cette année ?

17 URBA

Est-ce que le parcours permet de se conformer à l’exigence de formation en éthique et déontologie de la Commission municipale du Québec (CMQ) ?


POLITIQUE MUNICIPALE PANDÉMIE ET ATTENTES DE LA POPULATION ENVERS LES MUNICIPALITÉS

Résultats du sondage de la firme Léger

AOÛT 2021

L’UMQ a rendu public les résultats d’une enquête d’opinion inédite réalisée par la firme Léger sur les attentes des citoyennes et des citoyens en temps de pandémie, à quelques mois des élections municipales. Plusieurs faits saillants ressortent à la lecture des résultats du sondage, dont les suivants :

URBA

18

89 % 80 %

des personnes sondées sont satisfaites des services offerts en général par leur municipalité.

des Québécoises et des Québécois sont d’avis que leur municipalité a bien géré la crise de la COVID-19.

Le sentiment de fierté des citoyennes et des citoyens demeure stable, alors que

81 %

des répondants se disent fiers de vivre dans leur municipalité actuelle.


À l’heure actuelle, compte tenu des services offerts dans leur municipalité,

En termes de transport et de mobilité,

74 %

des personnes sondées croient que leur municipalité devrait prioriser l’amélioration des transports en commun,

26 %

Les citoyennes et citoyens sont inquiets en pensant à la

contre qui préféreraient qu’on ajoute de nouvelles voies pour les automobilistes.

relance économique ; l’enjeu doit être au cœur des thé­ma­tiques et des actions prioritaires au cours de la prochaine année.

La présentation et le rapport intégral de la présentation de Jean-Marc Léger sont disponibles en ligne au umq.qc.ca. Le sondage a été réalisé du 24 mars au 4 avril auprès de 2 009 Québécoises et Québécois âgés de 18 ans et plus. La marge d’erreur est de plus ou moins 2,2 %, 19 fois sur 20. Le dévoilement a eu lieu le 12 mai dernier, dans le cadre des Assises 2021 de l’Union, lors d’une conférence virtuelle en compagnie de l’économiste et président-fondateur de Léger, monsieur Jean-Marc Léger, animée par la journaliste et animatrice Marie-Claude Lavallée.

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des propriétaires s’étant prononcés sur la question croient que le niveau de taxation actuel est acceptable. La majorité des Québécoises et des Québécois se disent prêts à payer plus de taxes contre l’amélioration des services offerts.

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59 %

La majorité, , des répondants sont d’avis que leur municipalité ne fait pas suffisamment d’efforts pour lutter contre les changements climatiques.

58 %


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ENTREVUE DANIEL CÔTÉ, nouveau président de l’UMQ


NOUVELLE PRÉSIDENCE

Enjeux et défis : au cœur de la relance économique, des changements climatiques, de l’inclusion et de la diversité

Vous êtes maire de Gaspé depuis 2013, qu’est-ce qui vous a poussé à vous engager en politique municipale ?

J’étais déjà impliqué dans plusieurs instances, que ce soit le milieu scolaire, patrimonial, sportif ou comme pompier volontaire. À ce moment-là, le maire de Gaspé quittait son poste, donc une occasion se présentait pour moi. La politique m’intéresse depuis fort longtemps et c’est d’ailleurs pour cette raison que j’ai fait mes études en droit. La politique et le droit sont souvent interreliés, que ce soit sur le principe législatif ou réglementaire. C’est ce qui m’a poussé à m’engager en politique municipale. Plusieurs sujets qui y sont liés m’intéressent. À cette époque, il y avait plusieurs enjeux en matière de développement économique. Nous étions en mode modernisation et nous développions des infrastructures pour les familles et pour les jeunes. Je sentais aussi que la ville devait faire un virage numérique et c’était le genre de projets qui me stimulaient beaucoup. Pourquoi avoir brigué la présidence de l’Union des municipalités du Québec ? Quelles sont vos principales motivations ?

Photo : Jacques Gratton

C’est venu de fil en aiguille. Bien honnêtement, j’avais commencé à m’impliquer sur différents comités nationaux à l’Union, à travailler sur des sujets plus pointus, plus précis. On m’a offert la présidence du Comité sur le transport aérien et ensuite celle du Comité sur les services de garde. C’est de cette façon que j’ai pris un petit peu plus de place au sein de l’Union. Il y a tellement d’enjeux, d’éléments dans la sphère municipale qui sont motivants. Les municipalités sont au cœur d’à peu près tout : que ce soit en matière de développe­ ment sociocommunautaire, socioéconomi­ que, de qualité de vie de la collectivité, et sans oublier, la lutte contre les changements cli­ma­tiques, qui est l’une de mes priorités.

Je crois que nous sommes en ce moment dans de grands changements sociétaux. La société évolue énormément. La pandémie est arrivée et nous a apporté un lot de belles possibilités pour la suite. Avoir les coudées franches pour mettre de l’avant des priorités qui intéressent les citoyennes et les citoyens de toutes les régions du Québec, c’est une belle dose de motivation. J’ajouterais qu’être à la tête d’une organisation comme l’UMQ, une organisation centrale dans la sphère publique québécoise, me permet, d’une certaine façon, d’ajouter mon grain de sel dans le développement et le rayonnement du Québec.

Les municipalités sont au cœur d’à peu près tout : que ce soit en matière de développement sociocommunautaire, socioéconomique, la qualité de vie de la collectivité, sans oublier la lutte contre les changements climatiques, qui est l’une de mes priorités.

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Q R

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Le 11 mai dernier, les membres du conseil d’administration de l’Union des municipalités du Québec (UMQ) ont élu le maire de Gaspé, monsieur Daniel Côté, au poste de président. Il devient ainsi la 58e personne à accéder à la présidence de l’UMQ, et le premier maire de la région de la Gaspésie à occuper cette fonction. Âgé de 41 ans, il est également le plus jeune élu désigné à ce poste depuis la fondation de l’organisation, en 1919.


ENTREVUE Dans le cadre de votre mandat, quelles seront vos priorités et pourquoi ?

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Nous avons l’occasion de mettre en place une relance économique qui sera plus verte, plus responsable. Tournons le Québec vers la nouvelle économie. Ne mettons pas en opposition la lutte contre les changements climatiques et la relance économique. Ces deux éléments devraient aller de pair, il y a des opportunités rattachées à la relance économique qui contribueraient en même temps à la lutte contre les changements climatiques. Par exemple, je pense à l’électrification des transports, où le Québec a commencé à déve­lopper une expertise extraordinaire, mais on peut aller encore plus loin. On peut pen­ser à la pro­duction d’énergie renouvelable également. Le Québec est un leader mon­dial en éner­gie renouvelable, il a fait sa mar­que avec l’hydro­électricité et main­ te­nant il se tourne vers le développement d’autres formes d’éner­gies, comme l’éolien ou le solaire. Il y a plusieurs défis locaux en matière de lutte contre les changements cli­ma­tiques. Les muni­ci­palités peuvent agir pour changer les processus et les façons de faire afin de se donner une société plus verte et plus moderne.

Photo : Jacques Gratton

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La relance économique de l’après-pandémie, c’est certain que ce n’est pas juste une priorité de mon mandat, mais ce l’est pour l’ensemble du Québec. C’est évidemment parce que la pandémie a fait mal à l’économie et nous avons maintenant l’occasion de faire un virage économique vers de nouvelles tendances, de nouvelles façons de faire. C’est ce qui m’amène vers ma deuxième priorité qui est, de mon point de vue, étroitement liée à la première : la lutte contre les changements climatiques.

La relance économique de l’après-pandémie, c’est certain que ce n’est pas juste une prio­rité de mon mandat, mais ce l’est pour l’en­semble du Québec. C’est évidemment parce que la pandémie a fait mal à l’économie et nous avons maintenant l’occasion de faire un virage économique vers de nouvelles ten­dances, de nouvelles façons de faire.


Le défi, c’est de bien gérer cette relance économique et de la faire de façon écoresponsable, en regardant vers l’avenir. Les défis sont de ce côté, du côté des grands enjeux comme les inondations, l’érosion des berges, justement liés aux changements climatiques. Il faut avoir des outils plus résilients pour faire face à ces nouveaux aléas. Ce sont les exemples qui me traversent l’esprit spontanément, mais disons qu’il y a plusieurs défis de taille qui nous attendent. Selon moi, le monde municipal traverse aussi une certaine mouvance. Il y a des élues et élus qui quittent la politique active pour différentes raisons, mais l’une d’entre elles est les débordements sur les médias sociaux. Ça, c’est préoccupant. Nous en avons beaucoup parlé dans le cadre de notre campagne La démocratie dans le respect, par respect pour la démocratie. Pour le monde municipal, c’est un enjeu très important, parce qu’il touche directement la santé de notre démocratie. Nous voulons encourager les gens à s’engager dans la sphère publique, pour avoir des candidatures diversifiées, réellement représentatives de notre société, mais c’est certain que la situation actuelle sur les réseaux sociaux peut être un frein. C’est donc un défi réel, non seulement pour le monde municipal, mais également pour l’ensemble de notre société.

À l’UMQ, nous pouvons outiller les municipali­tés afin qu’elles assument mieux leur rôle, ce qui est essentiel dans le cadre de la relance. Nous sommes capables de nous servir de notre poids politique aussi pour influencer les décisions du gouvernement du Québec et du gouvernement du Canada.

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Selon vous, quels sont les plus grands défis qui attendent les municipalités dans les mois et les années à venir ?

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Ma troisième priorité est l’inclusion et la diversité, un aspect qui fait partie intégrante de notre qualité de vie. On veut une société qui est plus inclusive, qui est plus ouverte sur le monde, on veut des milieux qui sont attractifs, où la qualité de vie est au rendezvous. Nous sommes capables de retenir un maximum de personnes ici, mais pour ce faire, on doit avoir des logements disponibles et des places en garderie également. Nous sommes en pénurie de main-d’œuvre partout au Québec, nous avons besoin davantage de gens qui travaillent, d’une nouvelle main-d’œuvre. Nous devons mieux former nos concitoyennes et nos concitoyens et attirer davantage de gens sur notre territoire. Et, pour ce faire, il faut offrir des milieux de vie de qualité, où ces nouveaux arrivants se sentiront bien. C’est un autre défi colossal. À l’UMQ, nous pouvons outiller les municipalités afin qu’elles assument mieux leur rôle, ce qui est essentiel dans le cadre de la relance. Nous sommes capables de nous servir de notre poids politique aussi pour influencer les décisions du gouvernement du Québec et du gouvernement du Canada.


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DOSSIER DU MOIS

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Industrie touristique et relance économique UN DÉFI CONSIDÉRABLE AU CŒUR DE LA PÉNURIE DE MAIN-D’ŒUVRE MALGRÉ LA ROBOTISATION OU LA REQUALIFICATION DES COMPÉTENCES, LA POPULATION QUÉBÉCOISE ACTUELLE, À ELLE SEULE, NE PEUT COMBLER LES EMPLOIS VACANTS AU QUÉBEC. Le contexte de relance économique met en évidence les nombreux défis qu’entrainent le nombre insuffisant de travailleuses et de travailleurs. Le dossier du mois présente les impacts de la pénurie et les actions qui peuvent être entreprises par les municipalités pour contribuer aux solutions.


DOSSIER DU MOIS LES ENJEUX ET DÉFIS DE LA PÉNURIE DE MAIN-D’ŒUVRE

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Portrait d’une industrie touristique fragilisée par la pénurie de main-d’œuvre

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ENTREVUE AVEC MONSIEUR RAYMOND BACHAND, PRÉSIDENT DE LA CONFÉRENCE ÉCONOMIQUE DE L’INDUSTRIE TOURISTIQUE QUÉBÉCOISE Certains secteurs de l’économie québécoise sont davantage touchés par la pénurie de main-d’œuvre que d’autres. C’est le cas notamment de l’industrie du tourisme. Malgré un été sous le signe du déconfinement, la reprise est un défi considérable pour une industrie qui a dû cesser une grande partie de ses activités pendant plusieurs mois.

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Quel est votre rôle à la Conférence économique de l’industrie touristique ?

L’Alliance de l’industrie touristique du Québec m’a demandé l’automne dernier de présider la Conférence économique de l’industrie touristique québécoise (CEITQ). L’Alliance fédère les entre­prises et les associations du secteur touristique du Québec. La Conférence est composée de propriétaires et de dirigeants d’entre­prises québécoises et elle a pour mandat d’échanger sur les principaux enjeux économiques du tourisme et de proposer des stratégies structurantes afin d’en maximiser les retombées. La première mission a vraiment été la survie économique du secteur touristique. Nous avons réussi à être relativement bien sou­tenus à la fois par le gouvernement du Québec, qui a mis en place un certain nombre de programmes pour aider les entreprises, et le gouvernement du Canada qui a soutenu les entreprises en matière de masse salariale et d’aide au loyer. Maintenant, le grand enjeu, c’est la pénurie de main-d’œuvre.

Comment les entreprises touristiques vivent-elles la relance dans ce contexte ? Au Québec, 53 % des dépenses touristiques proviennent des visiteurs hors Québec, dont 35 % de l’étranger (hors Canada). Les Québécois voyagent d’une région à l’autre, mais souvent seulement le temps d’une saison. En hiver, il y a moins de tourisme. La relance est donc très inégale.

Avec les règles entourant le déconfinement, il y a une partie des touristes qui ont recommencé à voyager, mais pas tous. Par exemple, plus de 50 % du chiffre d’affaires de l’industrie des croisières dépend des touristes hors Québec, donc il n’y a pas encore de reprise. Le tourisme dans les centres urbains est encore très affecté, puisqu’une grande partie des touristes viennent de l’étranger. Même chose pour le secteur de l’événementiel, les congrès, les réunions d’affaires, c’est toujours au point mort. Les grandes villes en souffrent terriblement. La CEITQ souhaite donc que le gouvernement du Canada fasse une exception pour cette industrie et conserve la subvention salariale pour quelques mois encore, jusqu’à ce que les frontières soient ouvertes et même au-delà. Il faut soutenir la reprise et permettre aux entreprises de reprendre leur souffle.


Je m’intéresse à la pénurie de main-d’œuvre depuis déjà dix ans, et je peux vous dire que c’est l’enjeu numéro un. C’est majeur. Il y a actuellement 40 000 postes vacants dans l’industrie touristique et il y a plusieurs facteurs qui exacerbent ce problème de main-d’oeuvre.

M. Raymond Bachand, président de la Conférence économique de l’industrie touristique québécoise

Dans quelles mesures l’industrie touristique est-elle touchée par la pénurie de main-d’œuvre ? Je m’intéresse à la pénurie de main-d’œuvre depuis dix ans déjà et je peux vous dire que c’est l’enjeu numéro un. C’est majeur. Il y a actuellement 40 000 postes vacants dans l’industrie touristique et il y a plusieurs facteurs qui exacerbent ce problème de main-d’œuvre. D’abord, comme les entreprises ont fermé leurs portes pendant la pandémie, il y a plusieurs personnes qui ont trouvé des emplois ailleurs. Avec les fermetures à répétition que nous avons connues, les gens n’avaient aucune stabilité. Ils ont donc quitté l’industrie. C’est difficile d’attirer les gens dans un contexte où il y a de moins en moins de travailleurs.

De plus, la saisonnalité des emplois est un autre facteur. La saison touristique estivale au Québec couvre la période de juin à la fin septembre, une grande partie des emplois offerts sont donc saisonniers et ils sont localisés dans les régions. L’industrie touristique ne peut pas être entiè­re­ment automatisée. Les travailleurs étran­gers saisonniers, c’est une solution, mais en ce moment, l’industrie du tourisme ne dispose pas de cette possibilité, comme c’est le cas pour l’industrie agricole. C’est donc très difficile de faire venir des gens de l’extérieur pour combler ces emplois.

Je pense également que les municipalités devraient mettre le tourisme davantage à l’avant-plan. Les acteurs touristiques se concentrent sur le marketing, l’accueil régional, le développement de l’offre ou l’accompagnement des entreprises, que ce soit en centre urbain ou en région, ils ne sont pas des organisations de représentation pour parler des besoins en main-d’œuvre à l’échelle du Québec. Il faut leur donner un coup de main. Par exemple, s’il y a un besoin important de main-d’œuvre saisonnière, les maires et les mairesses pourraient se manifester auprès des gouvernements et accompagner leur communauté d’affaires en tourisme vers les décideurs. Les municipalités peuvent aussi jouer un rôle en ce qui concerne l’accueil de travailleurs étrangers pour s’assurer qu’ils aient le goût de rester et qu’ils soient heureux.

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Je pense que les municipalités pourraient jouer un rôle plus important en matière de mobilisation. Il faut comprendre que l’industrie touristique a des retombées majeures sur l’économie d’une municipalité. Les gens vont dans les hôtels, les restaurants, les attractions touristiques et culturelles, puis dans les commerces de proximité, c’est une activité économique importante. Au Québec, c’est un emploi sur dix qui provient de cette industrie.

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Selon vous, quelles sont les actions que les municipalités peuvent entreprendre pour soutenir l’industrie touristique ?


DOSSIER DU MOIS LES ENJEUX ET DÉFIS DE LA PÉNURIE DE MAIN-D’ŒUVRE

Pistes de solution pour favoriser le développement économique ENTREVUE AVEC MME MIA HOMSY, PRÉSIDENTE-DIRECTRICE GÉNÉRALE DE L’INSTITUT DU QUÉBEC

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Le Québec vit actuellement une pénurie de main-d’œuvre sans précédent. Avec 4,2 % d’emplois vacants, il est la 2e province la plus touchée, juste après la Colombie-Britannique. L’enjeu est bien réel et risque de nuire au développement économique. Dans les prochaines années, le Québec devra faire preuve de souplesse et d’ingéniosité dans ses façons de faire pour résoudre le problème.

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Q R

Quel est votre rôle à l’Institut du Québec ?

Le mandat de l’Institut du Québec est de contribuer à analyser et à vulgariser les enjeux socio-économiques pour proposer de meilleures politiques publiques. Nous voulons faire progresser le Québec avec des politiques publiques, sociales et économiques plus adaptées qui regardent vers l’avenir. À combien estimez-vous le nombre de postes vacants au Québec ? La pandémie de la COVID-19 a-t-elle eu un impact sur ce nombre ? Il y a environ 150 000 postes vacants. Nous avons connu une légère baisse pendant la pandémie, mais maintenant nous sommes revenus au même point qu’avant la crise. Au 1er trimestre de 2021, nous avions 18 500 postes vacants de plus qu’un an plus tôt. Le Québec est la deuxième province la plus touchée par la pénurie, avec 4,2 % d’emplois vacants, tout juste derrière la Colombie-Britannique, avec un taux de 4,5 %.

Mme Mia Homsy, présidente-directrice générale de l’Institut du Québec


Quelles sont les régions les plus touchées ? Les régions qui ont connu les hausses les plus importantes sur un an sont la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, la Côte-Nord et le Nord-du-Québec, Lanaudière et les Laurentides. Toutefois, si on parle de taux de postes vacants, ce sont les régions de la Côte-Nord et le Nord-du-Québec (6,1 %), la Capitale-Nationale (4,8 %) et les Laurentides (4,7 %) qui arrivent en peloton de tête. Quelles sont les recommandations de l’Institut du Québec en ce qui concerne la pénurie de main-d’œuvre ? Quelles sont les solutions préconisées ? L’immigration et les travailleurs temporaires, ce sont les mesures les plus demandées par les employeurs, mais ce ne sont que des solu­tions parmi d’autres. Il y a des obstacles à l’immi­gration, par exemple le taux d’intégration des immigrants. Nous avons encore des progrès à faire au Québec. Les immigrants ne trouvent pas nécessairement un emploi même s’il y a beaucoup de postes vacants. La plupart d’entre eux s’installent à Montréal, alors qu’il y a aussi des besoins en région. Il faut que les entreprises pensent à former leurs employés et même à embaucher des gens qui n’ont pas le profil recherché. La for­mation peut se faire à l’interne. Il faut favo­riser la formation des travailleurs et le rehaus­sement des compétences. On doit colla­borer avec les établissements d’ensei­ gne­ment pour trouver de nouvelles façons de former les gens de façon plus flexible aussi. Il faut ouvrir notre esprit.

Il y a encore beaucoup de chômeurs, le taux d’emploi peut s’améliorer, les personnes de 60 ans et plus sont moins actives sur le marché de l’emploi au Québec qu’en Ontario. Il y a peut-être des façons de les accommoder avec du travail temporaire, du travail atypique, ou qu’ils fassent du mentorat et qu’ils s’impliquent dans les entreprises. L’immigration est une partie importante, mais ne peut combler à elle seule les besoins du marché du travail pour les dix prochaines années. Néanmoins, des progrès en matière d’intégration économique sont possibles : l’écart entre le taux de chômage des immigrants et des natifs est beaucoup plus élevé au Québec qu’en Ontario ou qu’en Colombie-Britannique. Comment les municipalités peuvent-elles contribuer aux solutions à la pénurie de main-d’œuvre ? Elles peuvent contribuer en matière d’intégration, d’accompagnement et d’arrimage. Lorsqu’on parle de régionalisation de l’im­mi­gration, il y a une grande partie du suc­cès qui est souvent liée à la créativité des organisations sur le terrain. Les gens doivent sentir que c’est un endroit où il fait bon vivre, surtout pour les immigrants. Des partenariats peuvent être faits pour essayer de faire du jumelage avec des organisations où il y a des enjeux de main-d’œuvre, dans les entreprises, mais aussi dans les secteurs communautaire et public. La municipalité est un acteur clé et peut contribuer à ce maillage.

Selon vous, quels seront les impacts de la pénurie de main-d’œuvre à moyen et à long terme ? Tout dépendra de notre capacité à s’adapter en tant que société, à s’ajuster et à moderniser nos façons de faire. Le gouvernement du Québec a déjà commencé à adapter les programmes, à faire des formations plus courtes, à demander aux employeurs de former davantage de gens. C’est ce que je veux dire quand je parle d’adaptation. Il faut mettre de l’avant les emplois où les besoins sont grands. Si on ne change rien, nous serons incapables de livrer les services essentiels et la croissance économique en souffrira, puisque nos entreprises devront refuser des projets de développement et d’investissement. Nous allons nous appauvrir collectivement. En même temps, c’est important de réfléchir aux compétences nécessaires pour occuper les emplois de demain et d’adapter les programmes de formation en conséquence. Je pense qu’il faut viser le plein emploi et pour ce faire, nous devrons être plus agiles et créatifs. Nous sommes en décroissance démographique, c’est un enjeu qui est bien réel et les solutions demandent que nous soyons flexibles.

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Le secteur de la santé et de l’assistance sociale, où il y a environ 25 000 postes vacants. Ensuite, il y a la fabrication, la con­ struc­tion et les services professionnels, scien­ti­fiques et techniques. La pénurie n’est pas seulement concentrée dans un ou deux secteurs.

Le télétravail donne de nouvelles possibilités de recrutement dans certains secteurs. On peut recruter des gens qui habitent plus loin. Il y a aussi des façons d’automatiser ou d’être plus productif, de changer nos façons de faire.

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Quels sont les secteurs les plus touchés ?


DOSSIER DU MOIS Des initiatives innovantes pour répondre à la pénurie de main-d’œuvre VIVRE EN GASPÉSIE ! La démographie : voilà la priorité régionale numéro un pour la Gaspésie depuis 2017. Lors de la création du Fonds d’appui au rayon­nement des régions, le Regroupement des MRC de la Gaspésie a investi près de 50 % de son enveloppe dans la stratégie Vivre en Gaspésie. Le besoin d’attirer et de retenir la main-d’œuvre a poussé les Gaspésiens à investir massivement dans cette stratégie. La mission de Vivre en Gaspésie est claire : « Contribuer à la croissance démographique et à l’occupation dynamique des territoires ».

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Gaspésie

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En ciblant des objectifs précis, la stratégie régionale se distingue notamment avec une vision multifacette. Les actions entreprises s’articulent autour de trois axes : la valorisation de la région auprès de la population, l’attraction de nouvelles personnes et l’intégration des nouveaux arrivants. Plusieurs de ces initiatives découlent du plan d’action régional, dont l’événement phare est La journée de la Gaspésie, notre fierté. Cette journée se déroule le premier jeudi du mois de juin chaque année. Il est demandé aux Gaspésiennes et Gaspésiens d’origine, de cœur et d’adoption, de démontrer leur appartenance envers leur région afin de faire rayonner celle-ci aux quatre coins du Québec. D’autres initiatives démontrent également l’attention portée à la rétention de nouveaux arrivants, comme le Souper de la diversité culturelle. La Gaspésie est la seule région dite excentrée avec un solde migratoire positif depuis 2017. T outes les MRC de la Gaspésie ont enregistré un solde migratoire positif pour l’année 2019-2020, une première en 20 ans. Pour en savoir plus : vivreengaspesie.com


ACCUEIL ET INTÉGRATION DES PERSONNES IMMIGRANTES EN BEAUCE-SUD Depuis 10 ans, un service d'accueil et d’intégration pour les personnes immigrantes est offert par le Carrefour jeunesse-emploi de Beauce-Sud (CJE). Celui-ci permet d’aider les nouveaux arrivants, mais également la communauté beauceronne. L’organisme couvre le territoire de la MRC de Beauce-Sartigan. Ses services sont gratuits grâce au soutien financier du gouvernement du Québec. Le CJE travaille aussi en collaboration avec l’agent d’aide à l’intégration du ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration (MIFI) dans le cadre du programme Accompagnement Québec.

Plus de 600 personnes immigrantes, de 47 nationalités différentes, utilisent les ser­ vices du CJE actuellement. La majorité des usagers sont des résidents temporaires dont plus de 50 % sont originaires d’Amérique latine. Pour en savoir plus : cjebeauce-sud.com/fr/immigration

SERVICES AUX ENTREPRENEURS EN MATIÈRE D’IMMIGRATION : UNE INITIATIVE LOCALE À DRUMMONDVILLE La Société de développement économique de Drummondville (SDED) a un département dédié entièrement à l’attraction et au développement de la main-d’œuvre. Elle offre des services à faible coût en immigration pour les entreprises afin de les soutenir dans leur recherche de main-d’œuvre stratégique. Cette initiative locale propose un accompagnement personnalisé pour répondre aux besoins de main-d’œuvre particuliers à chacun des secteurs de l’économie de la MRC de Drummond. La SDED organise de cinq à sept missions de recrutement à l’étranger par année, surtout en France, en Belgique et au Maghreb. Elle accompagne les entreprises pendant tout le processus de recrutement, de l’identification des besoins jusqu’aux démarches d’immigration auprès des gouvernements. L’équipe de la SDED soutient également les nouveaux arrivants pour favoriser leur intégration. Par exemple, elle organise des tours de ville, offre de l’aide dans la recherche d’un logement et des services de francisation.

Au fil des années, la SDED a développé une expertise dans l’accompagnement des entreprises en recrutement à l'international. Elle offre des services aux entreprises de partout au Québec. Elle est d’ailleurs le seul partenaire officiel du MIFI en région. En 2019, la SDED a accompagné 86 entreprises et a recruté 296 travailleurs. En 2020, la SDED a accompagné 62 entreprises et a recruté 216 travailleurs (les démarches ont été faites en mode virtuel seulement). Pour en savoir plus : sded.ca/services-aux-entrepreneurs/ attraction-et-developpement-de-la-main-dœuvre/

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Le volet sensibilisation permet de faciliter l’intégration des personnes immigrantes. L’organisation propose des formations aux partenaires sur le choc culturel, l’intervention en contexte de diversité culturelle et plus encore. Plusieurs activités interculturelles permettent de rassembler la population locale et les personnes immigrantes afin qu’elles puissent échanger : pique-nique interculturel, repas-partage de la nouvelle année, soirée-rencontre pour les célibataires (précédée par un atelier sur le flirt à la québécoise), etc. Ces activités sont souvent présentées avec la collaboration de bénévoles et de partenaires comme le Cégep Beauce-Appalaches, le Centre de services scolaires de la Beauce-Etchemin (CSSBE), la MRC de Beauce-Sartigan ou les municipalités du territoire.

Mission en Tunisie

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Les services offerts aux personnes immigrantes sont variés et personnalisés. Ils débutent avant leur départ et il n’y a pas de limite temporelle à cet accompagnement. Grâce à la collaboration de bénévoles, du jumelage interculturel est offert aux personnes qui le souhaitent.


ENVIRONNEMENT PLATEFORME MUNICIPALE POUR LE CLIMAT

S’inspirer et se mobiliser pour le climat

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Les municipalités peuvent se mobiliser et mettre en place des mesures en matière d’atténuation et d’adaptation aux changements climatiques. Voici quelques exemples d’actions, tirées de la Plateforme municipale pour le climat, qui peuvent être entreprises par les municipalités pour agir en ce sens.

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L'aménagement du territoire représente l’une des compétences fondamentales des municipalités. Il est possible d’avoir un impact considérable, notamment en influençant les habitudes de transport des citoyennes et des citoyens. Les municipalités peuvent, par exemple, créer des programmes de financement pour soutenir l’aménagement d’espaces à vélo chez les commerçants afin de faciliter le transport actif. L a réglementation municipale peut éga­ le­ment être utilisée pour orienter l’aména­ gement du territoire de façon durable. Elle peut favoriser l’utilisation de matériaux éco­ logiques pour la construction ou la réno­ vation de bâtiments, comme le bois issu de pratiques forestières durables. Elle peut aussi encourager la transition énergétique des bâtiments vers des sources d’énergies propres et locales en favorisant la création de microréseaux. Les mesures écofiscales ont une multitude de bienfaits, autant pour l’environnement que pour les finances municipales. L’écofiscalité vise à instaurer des mesures économiques qui découragent les actions nuisibles à l’environnement ou qui encouragent les bonnes pratiques. Le principe « utilisateur-payeur » ou le marché du car­ bone en sont des exemples. Les munici­pa­ lités peuvent inciter les ménages à géné­rer moins de matières résiduelles afin d’éco­ nomiser sur leurs taxes municipales ou bien favoriser la densification urbaine afin d’optimiser l’utilisation du sol.

Les municipalités peuvent miser sur les infrastructures vertes – ces aménagements où une végétation diversifiée est à l’hon­neur – afin de rendre plusieurs ser­ vi­ces à leur population : attraits des aires publiques, rétention des eaux de pluie, purification de l’air, réduction des îlots de chaleur, etc. Ces infrastructures vertes peu­vent se retrouver en bordure de trot­ toirs, dans les zones de stationnement, sur les toits ou sous forme de corridor de bio­ diversité, facilitant la migration des espèces végétales. L es concepts d’autonomie et de résilience alimentaire font surface depuis quelques années et démontrent l’importance pour le Québec de produire et de consommer localement davantage d’aliments frais. Les municipalités ont la possibilité de créer des programmes d’agriculture urbaine pour inciter leurs citoyennes et leurs citoyens à faire un retour vers la terre, pour le bien de l’économie, de leur santé et du bien-être que l’activité peut leur apporter.

Changer des habitudes de vies bien ancrées et encourager les nouveaux comportements peut être un défi. Pour y arriver, les municipalités ne doivent pas oublier d’engager leurs concitoyennes et leurs concitoyens par des processus de consultation et de participation citoyenne. Les campagnes de sensibilisation sont essentielles pour informer la population des impacts positifs engendrés par certains changements d’habitude. Dans tous les cas, les changements climatiques ont des répercussions à plusieurs niveaux sur les municipalités. C’est pourquoi il est important de valoriser toutes les actions posées pour la lutte aux changements climatiques. Chaque geste compte. Afin de rendre l'action climatique plus accessible et donner des idées de projets concrets qui ont été mis en place dans les municipalités québécoises, les chantiers climatiques de la Plateforme municipale pour le climat présentent maintenant les sections « s’inspirer » et « se mobiliser ». De nombreux exemples y sont listés afin d’appuyer les municipalités dans leurs démarches pour le climat. pourleclimat.ca


Un mouvement initié par Un mouvement initié par

Financé dans le cadre du Plan d’action 2013 – 2020 sur les changements climatiques du Gouvernement du Québec. Financé dans le cadre du Plan d’action 2013 – 2020 sur les changements climatiques du Gouvernement du Québec.


FEMMES Bilan de la campagne D’Elles à Élues En mars 2020, la Commission Femmes et gouvernance de l’Union des municipalités du Québec a lancé la campagne D’Elles à Élues visant à augmenter le nombre de candidatures féminines lors des élections municipales de novembre 2021.

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Alors que la tournée devait comprendre des arrêts à travers les régions du Québec, le déroulement prévu a dû être complètement revu en

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raison de la pandémie. Des événements virtuels d’envergure, tournés en studio et diffusés en ligne, ont donc été organisés. Diverses initiatives ont également été lancées afin de promouvoir la présence des femmes en politique municipale. L’UMQ souhaite que les actions posées depuis mars 2020 portent leurs fruits et permettent d’atteindre la parité dans les conseils municipaux du Québec.

9 OCTOBRE 2020 : ÉVÉNEMENT « FAIRE CAMPAGNE ÉLECTORALE » Dans le cadre de l’événement intitulé « Faire campagne électorale », animé par M me Marie Grégoire, mesdames Diane Dallaire, mairesse de Rouyn-Noranda, Josée Néron, mairesse de Saguenay, et Sylvie Parent, mairesse de Longueuil ont notamment discuté de la mise sur pied d’une campagne efficace, des différences entre se présenter avec un parti politique ou de façon indépendante et des impacts de la pandémie sur les élections de 2021.

9 MARS 2020 : LANCEMENT DE LA CAMPAGNE D’ELLES À ÉLUES À la Maison des régions et en compagnie de mesdames Suzanne Roy, présidente de l’UMQ, et Valérie Plante, mairesse de Montréal, la Commission Femmes et gouvernance de l’UMQ a lancé la campagne D’Elles à Élues en vue des élections de novembre 2021.

13 NOVEMBRE 2020 : INITIATIVE « JE NE SERAI PAS LA DERNIÈRE » Cette initiative a permis à des élues municipales du Québec d’utiliser des visuels personnalisables qu’elles ont pu déployer sur les réseaux sociaux avec le mot-clic #PasLaDernière. Inspirée par le discours de victoire prononcée par Mme Kamala Harris, élue à la vice-présidence des ÉtatsUnis, elle vise à rappeler l’importance, pour les femmes, de prendre leur place afin de pouvoir atteindre la parité dans les conseils municipaux.

6 NOVEMBRE 2020 : ÉVÉNEMENT « L’APPRENTISSAGE DU POUVOIR » Une entrevue avec Mme Pauline Marois, première ministre du Québec de 2012 à 2014 et première femme à occuper cette fonction, animée par Mme Marie Grégoire, a été présentée. Les rouages de la politique québécoise, l’importance d’une équipe forte et la conciliation vie politique et famille ont entre autres été abordés.

18 NOVEMBRE 2020 : DIFFUSION DES ENTREVUES PRÉSENTANT LES AMBASSADRICES D’ELLES À ÉLUES Une série d’entrevues présentant les conseillères et les mairesses ambassadrices D’Elles à Élues a été diffusée de la mi-novembre jusqu’à la mi-février. Ces entretiens visaient à mieux connaître le parcours spécifique de ces douze élues engagées, à comprendre les enjeux et défis qu’elles ont eu à surmonter et à inciter d’autres femmes à suivre leur exemple et à briguer les suffrages lors des élections municipales du 7 novembre 2021.


9 DÉCEMBRE 2020 : ÉDITION SPÉCIALE ÉLECTIONS 2021 – EN ROUTE VERS LA PARITÉ ! DANS LE MAGAZINE URBA L’édition du magazine URBA de novembre-décembre 2020 a porté spécifiquement sur l’importance de la parité dans les conseils municipaux en vue des élections de novembre. Des extraits des entrevues faites avec les ambassadrices D’Elles à Élues y ont été publiés, de même que le plan d’action 2020-2021 de la Commission Femmes et gouvernance et un bilan du projet Plus de femmes en politique.

31 MAI 2021 : ÉVÉNEMENT « QUAND LES HOMMES S’ENGAGENT POUR LA PARITÉ ! » Coanimé par Mme Marie Grégoire et M. Vincent Graton, cet événement a réuni des hommes alliés qui ont à cœur l’égalité entre les femmes et les hommes et qui ont agi concrètement pour favoriser la parité au sein de leurs organisations. Des discussions très intéressantes ont eu lieu entre M. Éric Forest, sénateur, ancien président de l’UMQ et ancien maire de Rimouski, M. Robert Dumas, président de la direction pour Sun Life Québec et M. Xavier-Antoine Lalande, maire de Saint-Colomban.

15 JUIN 2021 : ÉVÉNEMENT « CANDIDATES, ET SI ON RÉSEAUTAIT ? » Cet événement a offert une occasion de réseautage virtuel à des candidates confirmées ou potentielles. Divisées en petits groupes animés par des élues et élus d’expérience, les candidates ont pu échanger sur la fonction d’élue municipale et leur campagne électorale à venir.

AOÛT 2021

7 JUIN 2021 : INITIATIVE « AS-TU PENSÉ À TE PRÉSENTER ? » Avec cette initiative, l’UMQ invite la population à interpeller directement les femmes afin de leur signifier à quel point elles seraient d’excellentes candidates aux élections municipales de novembre 2021. Le visuel à envoyer directement par courriel ou sur les réseaux sociaux est disponible en ligne.

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13 MAI 2021 : TRIBUNE FEMMES ET GOUVERNANCE, ASSISES ANNUELLES DE L’UMQ Les invitées de la Tribune Femmes et gouvernance ont discuté du manque de respect, de la violence et des commentaires haineux que subissent les femmes politiques en ligne. Cette table ronde établissait ainsi un lien entre la campagne D’Elles à Élues et la campagne « La démocratie dans le respect, par respect pour la démocratie » lancée en début d’année par l’UMQ. La haine en ligne peut en effet être un frein important pour les femmes intéressées à se lancer en politique.


RELÈVE Bilan des activités – Jeunesse et relève

AOÛT 2021

ATELIERS DE FORMATION SUR LE LEADERSHIP D’octobre 2020 à janvier 2021, les membres de la Commission des jeunes élues et élus (CJÉ) de l’UMQ ont reçu trois ateliers de for­ma­tion sur le leadership. Animés par Louise Clément, consultante principale en déve­lop­pement des leaders et des équipes à l’agence Humance, ces ateliers ont permis d’aborder notamment les thèmes du leadership exercé par des jeunes élues et élus municipaux et le développement du pouvoir d’influence.

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ATELIERS AVEC CITOYENNETÉ JEUNESSE La CJÉ a collaboré avec Citoyenneté jeunesse pour la tenue de deux ateliers visant à promouvoir les candidatures jeunesse, intitulés « La parole aux jeunes : ma candidature aux prochaines élections municipales ? » et « Com­prendre le milieu municipal ». Les élues et élus suivants y ont notamment participé : M. Younes Boukala, président de la CJÉ et conseiller de l’arrondissement Lachine à Montréal, Mme Alicia Despins, conseillère de Québec, M. Mathieu Lapointe, maire de Carleton-sur-Mer, Mme Maude Laberge, mairesse de Sainte-Martine, et Mme Michèle Abdelnour, conseillère de Beaupré. WEBINAIRE PRÉPARER DEMAIN : DÉFIS ET ENJEUX DES ÉLECTIONS MUNICIPALES DE 2021 Le 29 avril 2021, ce webinaire a permis de discuter de la polarisation de l’opinion

ATELIERS DE FORMATION SUR LE LEADERSHIP D’octobre 2020 à janvier 2021

publique sur les réseaux sociaux, alors que l’UMQ souhaite susciter l’engagement tôt dans les parcours de vie, entre autres, en invitant les élues et élus en poste à recruter des jeunes de 35 ans et moins dans leurs équipes. Animé par M. Luc Fortin, ex-ministre et vice-président chez TACT, le webinaire a réuni Mme Elsie Lefebvre, directrice de La Ruche – Grand Montréal, chroniqueuse politique et ex-élue, M. Samuel Poulin, adjoint parlementaire du premier ministre (volet jeunesse), M. Xavier-Antoine Lalande, maire de Saint-Colomban, et Mme Anne Mévellec, professeure agrégée à l’Université d’Ottawa. ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ANNUELLE DE LA CJÉ Le 12 mai 2021, dans le cadre des Assises de l’UMQ, la CJÉ a tenu son assemblée générale annuelle (AGA). Deux nouveaux membres y ont été élus : Mme Anny Mailloux, conseillère de Mascouche, et M. Bruno-Pierre Godbout, conseiller de Chandler. Un bilan des activités de la commission et les détails de la campagne visant à augmenter les candidatures jeunesse ont notamment été présentés. De plus, suite à l’AGA, les résultats d’un questionnaire sur l’engagement des jeunes envers le palier municipal ont été présentés. REMISE DU PRIX PERSONNALITÉ DE LA RELÈVE DE L’ANNÉE 2021 Le 13 mai 2021, l’entretien avec la ministre des Affaires municipales et de l’Habitation, Mme Andrée Laforest, organisé dans le cadre des Assises de l’UMQ, a été l’occasion de

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ANNUELLE DE LA CJÉ 12 mai 2021

WEBINAIRE PRÉPARER DEMAIN : DÉFIS ET ENJEUX DES ÉLECTIONS MUNICIPALES DE 2021 29 avril 2021

remettre le Prix Personnalité de la relève de l’année 2021 à Mme Anny Mailloux, conseillère de Mascouche. La candidature de Mme Mailloux s’est démarquée par les liens qu’elle a su bâtir avec les organismes de sa municipalité et son dévouement exceptionnel à son travail de conseillère. LANCEMENT DE LA CAMPAGNE OSE LE MUNICIPAL Le 19 mai 2021, la campagne Ose le municipal a été lancée par la CJÉ. Cette campagne rassemble un réseau de 17 mentors provenant de tous les paliers de gouvernement et qui pour la plupart, se sont lancés en politique lorsqu’ils avaient 35 ans et moins. L’expertise de ces mentors est mise à la disposition des jeunes intéressés à se présenter en politique municipale qui sont invités à les contacter directement. CAFÉ VIRTUEL SUR L’IMPLICATION CITOYENNE MUNICIPALE Le 22 juin 2021, en collaboration avec le Réseau des carrefours jeunesse-emploi du Québec (RCJEQ), la CJÉ a tenu un café virtuel sur l’implication citoyenne. M. Younes Boukala, président de la CJÉ et conseiller de l’arrondissement Lachine à Montréal, Mme Annie Veillette, conseillère à Matane, et M. Pier-Luc Laurin, conseiller à Prévost, y ont partagé leur expérience et ont incité les intervenantes et intervenants du RCJEQ à promouvoir la participation citoyenne et électorale des jeunes dans les instances municipales.

LANCEMENT DE LA CAMPAGNE OSE LE MUNICIPAL 19 mai 2021

REMISE DU PRIX PERSONNALITÉ DE LA RELÈVE DE L’ANNÉE 2021 13 mai 2021

CAFÉ VIRTUEL SUR L’IMPLICATION CITOYENNE MUNICIPALE 22 juin 2021


Élections municipales 2021

Un programme de mentorat unique pour les candidatures jeunesse. 17 mentors d’expérience se rendent disponibles pour répondre aux questions des jeunes de 18 à 35 ans qui souhaitent se lancer en politique municipale.

Une campagne de

Avec le soutien du


BOURSE DE RECHERCHE Remise de la Bourse de recherche de l’UMQ 2021 à Mme Charlotte Lemieux

AOÛT 2021

Pour une troisième année consécutive, l’UMQ, en collaboration avec Énergir, a remis la Bourse de recherche UMQ. D’une valeur de 10 000 $, la Bourse vise à améliorer la connaissance sur les municipalités, en appuyant financièrement une étudiante ou un étudiant à la maîtrise dont le projet de recherche porte sur les municipalités québécoises.

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Plus spécifiquement, la Bourse vise à encourager des étudiantes et des étudiants ayant des projets de recherche qui ont pour thèmes la gouvernance municipale, le territoire, les infra­ structures ou la fiscalité. Encore cette année, le jury, constitué de MM. Pierre Delorme, professeur honoraire au Département d’études urbaines et touristiques de l’Université du Québec à Montréal (UQAM), Jasmin Savard, directeur général de l’UMQ, et Frédéric Krikorian, vice-président, Développement durable, Affaires publiques et gouvernementales chez Énergir, ont été impressionné par la grande qualité des dossiers reçus. Le dossier qui s’est le plus démarqué est celui de Mme Charlotte Lemieux, bachelière en génie civil de l’Université Laval. Elle a su démontrer la pertinence de sa recherche et la qualité de son dossier académique. Elle entreprendra dès septembre une maîtrise de recherche en génie civil à Polytechnique Montréal.

Son projet de recherche vise à concevoir un corridor multiservice qui permet une gestion efficace des eaux pluviales et des transports. La conception sera élaborée pour la Ville de Montréal, mais elle pourra servir d’exemple pour des projets similaires dans d’autres villes. Ce corridor multiservice est en lien direct avec deux enjeux très importants pour les muni­ci­palités. Le premier est la gestion des eaux urbaines. Dans un contexte où les infra­ structures sont vieillissantes, les municipalités ont intérêt à gérer de façon optimale les eaux plu­viales afin de diminuer le volume d’eau à acheminer et à traiter à l’usine. Des outils d’aide à la décision ont été développés et ils per­mettent de maximiser les bénéfices liés à la gestion des eaux pluviales. Le deuxième enjeu est la planification des transports. En plus de gérer les eaux pluviales, le corridor ser­vira également pour le transport actif et collectif. L’approche préconisera la planifi­ ca­tion des transports par l’évaluation de l’acces­sibilité aux destinations.

Le projet se décline en trois étapes. Pour commencer, une revue de la littérature sur les projets d’infrastructures vertes de gestion des eaux pluviales et de mobilité sera faite. Ensuite, différents scénarios de création de cor­ridors pour la mobilité active et la gestion des eaux pluviales pourront être évalués. La plani­fication des infrastructures de gestion des eaux sera effectuée en utilisant des outils qui sont à la disposition des municipalités. Des indicateurs de performance permettront de comparer les scénarios et de mesurer les impacts de l’implantation de ces corridors. Les outils développés seront finalement appliqués à un projet précis dans la Ville de Montréal en collaborant avec toutes les parties prenantes.


Toutes nos félicitations à Mme Charlotte Lemieux pour l’obtention de la Bourse de recherche UMQ 2021 qui lui permettra d’approfondir la question des corridors multiservices en milieu urbain. Ses travaux permettront de répondre aux enjeux d’intégration de la planification des transports et des infrastructures souterraines dans une perspective de développement durable et pourront être utiles à plusieurs municipalités. Énergir est fière de contribuer à l’avancement des politiques publiques et de permettre aux administrations municipales québécoises d’offrir de meilleurs services et ainsi améliorer la qualité de vie de leurs citoyens. Charlotte Lemieux

« Cette expérience fort enrichissante m’a permis de comprendre les différents enjeux auxquels font face les municipalités québé­ coises. Les ateliers et les conférences portaient sur des sujets très variés, mais tous per­tinents. Puis, les tribunes accordées aux chefs politiques permettaient de voir où se situe la politique municipale par rapport à la politique provinciale et fédérale. Il est clair pour moi que la mise en commun des projets menés par différentes municipalités permet un gain notable au niveau des connaissances de l’ensemble des membres de l’UMQ. »

L’Union est fière de soutenir la recherche portant sur le monde municipal et souhaite le meilleur succès à Mme Lemieux dans son projet de recherche de maîtrise.

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À titre de lauréate 2021, Mme Lemieux a été invitée à participer aux Assises 2021 de l’UMQ. S’étant intéressée à des ateliers portant notamment sur les réseaux sociaux, les impacts de la COVID-19 sur le milieu municipal et les changements climatiques, voici ce qu’elle a retiré de son expérience :

Frédéric Krikorian, vice-président, Développement durable, Affaires publiques et gouvernementales, chez Énergir

Saviez-vous que selon le règlement (RLRQ c C19, r.5) du Recueil des lois et règlements du Québec, vous pouvez exiger du contenu québécois dans l’attribution de vos contrats.

URBA

Protégeons les emplois au Québec...

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ENTREVUE PARTENARIAT UMQ-ÉNERGIR POUR LES JEUNES DE LA DPJ

Nathalie Lalonde, Centre de santé Tulattavik de l’Ungava

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Dans le cadre d’une initiative conjointe, l’UMQ et Énergir ont uni leurs forces pour appuyer les jeunes sous la protection de la jeunesse, partout au Québec. Les deux organisations ont versé conjointement, en 2020, un don totalisant 40 000 $ à 40 centres de réadaptation pour jeunes en difficulté d’adaptation. Ces fonds ont permis à chaque centre de se doter d’équipement sportif et récréatif afin d’encourager les jeunes à bouger. URBA s’est entretenu avec madame Nathalie Lalonde, directrice des services régionaux de réadaptation pour les jeunes au Centre de santé Tulattavik de l’Ungava. Elle nous explique comment les fonds reçus ont contribué à l’amélioration de la vie des jeunes.

Q

Pour commencer, parlez-nous de votre organisation, de son mandat et de la clientèle qu'elle dessert ?

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40 R

Je travaille pour le Centre de santé Tulattavik de l’Ungava. Je suis la directrice des services régionaux de réadaptation pour les jeunes en grande difficulté d’adaptation. Donc, je couvre le territoire du Nunavik dans son entièreté. Ma clientèle provient de deux directions de la protection de la jeunesse (DPJ) différentes, celle du côté de la Baie d’Ungava et celle du côté de la Baie d’Hudson. Ce sont des jeunes de 6 à 18 ans qui ont des troubles de comportement graves. Ma mission, c’est vraiment leur réadaptation.


Oui, les dons ont servi pour l’unité du centre ouvert pour garçons à Salluit et celle du centre ouvert pour filles à Inukjuak. Les éducatrices et éducateurs ont consulté les jeunes et leur ont expliqué pourquoi ils avaient reçu des sous d’Énergir. Les jeunes des deux unités ont demandé des bicyclettes. Avec le reste de l’argent, nous avons acheté un ballon d’exercice pour la salle de Salluit, et des appâts pour la pêche à Inukjuak.

Selon vous, comment ce type de coup de pouce financier peut-il aider les jeunes de la DPJ dans votre région ? Comment cela améliore-t-il leur quotidien, leur qualité de vie de façon générale dans les centres ? Au Nunavik, la pauvreté est très élevée et le coût de la vie également, les jeunes n’ont pas grand chose. Pour vous donner un exemple, il y a très peu de restaurants au Nunavik. À Kuujjuaq, pour manger un club sandwich avec un petit pot de sauce et une liqueur, il faut compter environ 35 $ et Kuujjuaq est la municipalité la plus au sud. À Salluit, c’est encore plus cher. Une cannette de liqueur, c’est 10 $ au début de l’année. Vers la fin de l’hiver, elle peut te coûter 15 $. Le matériel coûte cher parce qu’on doit tout faire venir par bateau ou par avion. On n’a pas le choix. Il n’y a pas de route qui se rend ici. Lorsque nous avons des dons comme celui-ci, c’est surprenant et cela fait plaisir.

Il y a toujours des besoins financiers pour soutenir les jeunes sous la protection de la jeunesse. Concrètement, si des per­ son­nes, des entreprises, des organis­mes veulent eux aussi participer pour sou­ tenir les jeunes du Nunavik, comment peu­vent-ils contribuer  ? C’est certain que des dons en argent peuvent aider. Pour vous donner une idée, mon budget en matériel pour l’année financière 20212022 est de 50 000 $, pour mes huit unités. Je sais que ça ne sera pas suffisant, il faut faire des choix judicieux. Pour la majorité des jeunes, les parents sont incapables de pourvoir à leurs besoins, donc deux fois par année, au printemps et à l’automne, je leur achète des vêtements. Je dois acheter de l’équipement sportif pour leur permettre de faire des activités sur le territoire, surtout des activités de pêche et de trappe. J’ai besoin d’engager des guides, puisque plusieurs éducatrices et éducateurs viennent du sud du Québec et ne connaissent pas le territoire.

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En 2020, l’UMQ et Énergir ont fait un don conjoint de 1 000 $ à deux centres au Nunavik, pour un total de 2 000 $. Est-ce que vous pouvez nous dire comment ces dons ont été utilisés ?

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ENTREVUE

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Nous avons des entreprises qui veulent donner un coup de main au Nunavik. Par exemple, pour mon unité de garçons à Salluit, la Société Makivik a donné 10 000 $ pour amener les jeunes, les éducatrices et les éducateurs au cratère des Pingualuit. Cet argent paie l’avion, la location de motoneiges sur place et l’hébergement. Pour la nourriture, c’est un autre organisme qui va payer. Donc, ces jeunes pourront bénéficier d’une activité qu’ils n’auraient pas les moyens de se payer normalement. Air Inuit nous a offert gratuitement le transport de Kuujjuaq à Montréal, il y a deux ans, pour que les jeunes, les éducatrices et les éducateurs aient faire des activités, comme aller à La Ronde. Nous nous fions souvent à ces dons. Parfois, nous allons cogner aux portes et les jeunes contribuent en faisant des activités de financement, des car wash par exemple.

Les activités d’art culturel sont très populaires auprès des jeunes Inuits, comme la sculpture sur pierre de savon, le perlage et la couture, mais le matériel coûte une petite fortune. Nous achetons aussi beaucoup de nourriture traditionnelle, comme du caribou ou de l’omble chevalier. Parfois, ce sont les jeunes eux-mêmes qui vont les attraper, mais sinon il faut en acheter pour pouvoir offrir de la nourriture issue de la culture inuite au moins une fois par semaine. Les personnes et organisations souhaitant faire un don pour les jeunes sous la protection de la jeunesse desservis par le Centre de santé Tulattavik de l’Ungava peuvent contacter Mme Nathalie Lalonde à l’adresse nathalie.lalonde.cstu@ssss.gouv.qc.ca.

Pour la majorité des jeunes, les parents sont incapables de pourvoir à leurs besoins, donc deux fois par année, au printemps et à l’automne, je leur achète des vêtements. Je dois acheter de l’équipement sportif pour leur permettre de faire des activités sur le territoire, surtout des activités de pêche et de trappe.


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CHRONIQUE  AFFAIRES JURIDIQUES UMQ PROJET DE LOI 67

L’obligation de favoriser l’achat local municipal

Me CHARLOTTE DESLAURIERS-GOULET, LL.M. Conseillère juridique en gestion contractuelle et en accès à l’information cdeslauriers@umq.qc.ca

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Le projet de loi 67 1 a été sanctionné le 25 mars dernier. Celui-ci contient d’intéressantes modifications législatives en matière de gestion contractuelle. Nous vous présentons sommairement la teneur de ces modifications à l’occasion de la présente chronique juridique. Pour la revue de toutes les incidences de cette loi en matière de gestion contractuelle, nous vous invitons à consulter le Muni-Express du 7 avril 2021.

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Parmi les impacts de la pandémie dans le monde municipal, on observe divers effets sur les marchés. Les municipalités ont été en pre­mière ligne en réponse à ceux-ci et demeu­reront des acteurs fondamentaux de la relance économique. Parmi les solutions iden­tifiées par l’UMQ dans son Plan de relance économique municipal, la promotion de l’achat local promettait de stimuler la vitalité économique des régions et d’offrir un soutien aux entreprises et aux commerces de proximité. En ce sens, les règlements municipaux de gestion contractuelle doivent être adaptés pour mettre en œuvre cette volonté. Les municipalités doivent non seulement mettre en place des dispositions réglementaires favorisant l’achat local, mais également repenser leur stratégie d’approvisionnement en remaniant leurs pratiques. Il faut en premier lieu noter que selon l’ar­ti­ cle 124 du projet de loi 67 2 , ces mesures ne visent que les contrats d’une municipalité, d’une com­munauté métropolitaine ou de toute société de transport en commun com­portant une dépense inférieure au seuil de ceux devant faire l’objet d’une demande de soumissions publique (actuellement 105 700 $). Par ailleurs, ces mesures seront applicables pour une période de trois ans, c’est-à-dire du 25 juin 2021 au 25 juin 2024. Cela dit, dans l’état actuel des choses, elles pourront, si tel est leur souhait, continuer de s’appliquer après cette date en vertu du pouvoir général qu’ont les municipalités de prévoir des règles de sollicitation et d’adjudication discrétionnaires pour ces contrats 3. Ces mesures devront être plus que de simples « clauses de style » 4. Notamment, bien que le projet de loi 67 ne prévoit pas un nombre

minimal de mesures, il y a lieu pour la municipalité de penser une stratégie afin d’intégrer des dispositions qui, mises ensemble, atteignent réellement l’objectif recherché. Dans le même sens, nous sommes d’avis que le règlement dont les mesures visent uniquement à favoriser les fournisseurs provenant du territoire de la municipalité en cause risque de rester sans réel impact, puisque celles-ci seront, dans les faits, trop rarement possibles d’application 5 et donc inefficaces. À cet égard, le projet de loi 67 prévoit l’intégration de mesures qui favorisent « les biens et les services québécois et les fournisseurs, les assureurs et les entrepreneurs qui ont un établissement au Québec » (nos soulignements).

Rien n’empêcherait toutefois la municipalité de prévoir un mécanisme où le fournisseur provenant de chez elle aurait préséance sur le fournisseur québécois ! Afin d’accompagner ses membres dans l’adoption de mesures efficaces, l’UMQ a publié un Guide d’achat local municipal. Pour avoir accès au guide, les membres de l’UMQ sont invités à se connecter au portail de l’Union (umq.en1clic.ca) et à consulter la section Affaires juridiques. Par ailleurs, une conférence fort appréciée sur le sujet a été prononcée lors de la Journée des approvisionneurs municipaux de l’UMQ (JAM). Pour toute question concernant vos nouvelles obligations légales en matière de gestion contractuelle, n’hésitez pas à contacter notre équipe ! Les professionnelles des Affaires juridiques demeurent à votre entière disposition pour vous assister à l’intérieur de toute problématique.

1- Loi instaurant un nouveau régime d’aménagement dans les zones inondables des lacs et des cours d’eau, octroyant temporairement aux municipalités des pouvoirs visant à répondre à certains besoins et modifiant diverses dispositions 2- L’article 124 du projet de loi 67 prévoit que : « Pour une période de trois ans à compter du 25 juin 2021, le règlement de gestion contractuelle de toute municipalité, toute communauté métropolitaine et toute société de transport en commun doit prévoir des mesures qui, aux fins de la passation de tout contrat qui comporte une dépense inférieure au seuil de la dépense d’un contrat qui ne peut être adjugé qu’après une demande de soumissions publique, favorisent les biens et les services québécois et les fournisseurs, les assureurs et les entrepreneurs qui ont un établissement au Québec. » 3- L’article 573.3.1.2 al. 4 prévoit que le règlement sur la gestion contractuelle « (…) peut prévoir les règles de passation des contrats qui comportent une dépense d’au moins 25 000 $, mais inférieure au seuil de la dépense d’un contrat qui ne peut être adjugé qu’après une demande de soumissions publique en vertu de l’article 573. Ces règles peuvent varier selon des catégories de contrats déterminées. Lorsque de telles règles sont en vigueur, l’article 573.1 ne s’applique pas à ces contrats. » 4- On qualifiera une clause de style celle qui a été reproduite au contrat, sans que les parties y aient prêté une réelle attention ou en aient compris le sens. Il s’agit d’une formule sans réelle importance. 5- On peut entre autres penser au scénario où une petite municipalité comprend trop peu de fournisseurs en différentes matières pour espérer être réellement autonome.


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CHRONIQUE CARREFOUR DU CAPITAL HUMAIN Le contrat individuel de travail Me LÉA-MAUDE COULOMBE, LL.B.

L'article 2085 du Code civil du Québec (CCQ) définit le contrat de travail de la manière suivante : « Le contrat de travail est celui par lequel une personne, le salarié, s'oblige, pour un temps limité et moyennant rémunération, à effectuer un travail sous la direction ou le contrôle d'une autre personne, l'employeur. »

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Un tel contrat naît dès qu’une entente intervient entre les parties, qu’elle soit verbale ou écrite. Toutefois, dans le but de bien protéger les droits de chacune des parties, nous vous recommandons de formaliser par écrit tout contrat de travail.

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LES OBLIGATIONS DE CHACUNE DES PARTIES À UN CONTRAT DE TRAVAIL Les obligations de l’employé en vertu du contrat de travail sont : Fournir une prestation de travail sous la direction et le contrôle de l’employeur ; Faire preuve de prudence et de diligence dans l’exécution de son travail ; Agir avec loyauté et honnêteté ; Ne pas faire usage des informations confidentielles qu’il obtient dans le cadre de son travail 1. De son côté, l’employeur se doit de :

CONTENU HABITUEL D’UN CONTRAT DE TRAVAIL 1. La durée du contrat Le contrat de travail peut être à durée déterminée ou indéterminée 3. Dans un contrat à durée déterminée, l’échéance est fixée à l’avance. Il peut s’agir d’une date précise ou d’un événement, comme la fin d’un projet. Le contrat à durée indéterminée, pour sa part, ne contient pas de clause fixant le terme. 2. La période de probation Il est fortement recommandé, dans un contrat de travail, de prévoir une période de probation au cours de laquelle l’employeur évalue les aptitudes et le comportement du nouvel employé. Durant cette période, l’employeur jouit d’une plus grande discrétion pour mettre fin à l’emploi, puisque l’employé n’a généralement pas accès à un recours. Les salariés acquièrent le droit de déposer une plainte en congédiement injustifié après deux ans de service continu 4. Ce délai peut toutefois être réduit par une convention collective prévoyant le droit de déposer un grief.

Permettre l’exécution du travail ; Payer la rémunération fixée ; Prendre des mesures appropriées en vue de protéger la santé, la sécurité et la dignité de l’employé 2 .

Conseillère juridique en droit du travail et de l’emploi

3. La terminaison d’emploi Pour mettre un terme à un contrat à durée indéterminée, l’une ou l’autre des parties doit donner un délai raisonnable dont la durée varie en fonction du poste occupé, la durée de la prestation de travail et les circonstances dans lesquelles le travail s’est exercé 6. Dans le cas d’un contrat à durée déterminée, il n’est pas possible d’y mettre fin avant son terme sans avoir à verser la rémunération et les autres avantages pour la durée restante au contrat. Malgré ce qui précède, une partie peut mettre fin sans préavis au contrat de travail lorsqu’elle a un motif sérieux 7.

Les cadres municipaux peuvent déposer une plainte en destitution dès lors qu’ils sont à l’emploi depuis six mois 5. Enfin, notez que le nouvel employé est protégé en tout temps contre les pratiques interdites, comme la discrimination ou la protection contre les représailles.

1- Art. 2085 et 2088 CCQ 2- Art. 2086 CCQ 3- Art. 2086 CCQ 4- Art. 124 Loi sur les normes du travail 5- Art. 71 à 73 Loi sur les cités et villes 6- Art. 2091 CCQ 7- Art. 2094 CCQ


4. Les conditions de travail Les principales conditions de travail à prévoir sont les suivantes : Les fonctions et responsabilités ; Le salaire ;

CONCLUSION Nous vous rappelons que l’UMQ offre un service d’accompagnement juridique en matière de droit du travail. N’hésitez pas à contacter notre équipe du Carrefour du capital humain pour toute question à ce sujet.

L’horaire de travail. 5. Les autres avantages Voici des exemples d’autres avantages à prévoir au contrat de travail si l’employé n’est pas soumis à une politique de conditions de travail : Les vacances annuelles ; Les différents congés ; Le remboursement des dépenses ; Références : Hélène OUIMET, Le contrat individuel de travail, dans Travail plus : le travail et vos droits, 10 e éd., Éditions Wilson & Lafleur, Montréal, 2019, https://edoctrine.caij.qc.ca/wilson-et-lafleur-livres/155/1661281517. Marc-André LAROCHE et Claude LE CORRE, Le contrat individuel de travail, dans Embauche et contrat de travail : approche et rédaction – Tout ce que l’employeur doit savoir, Collection Le Corre et Associés, 1996. Jean-Yves BRIÈRE, Fernand MORIN, Dominic ROUX et Jean-Pierre VILLAGI, Le droit de l’emploi au Québec, 4e ed., Éditions Wilson & Lafleur, Montréal, 2010, https://edoctrine.caij.qc.ca/wilson-et-lafleur-livres/8/187573204. Jonathan RICHER, Contrat de travail écrit : êtes-vous bien protégé ?, dans Articles, Dunton Rainville, octobre 2020, https:// unik.caij.qc.ca/recherche#t=unik&sort=relevancy&m=detailed&unikid=i7408e4c4-1a3c-4c4b-b84f-968f9e35b0dc. Site internet de la CNESST, page traitant de la définition de cadre supérieur, consulté le 7 juin 2021, https://www.cnesst.gouv.qc.ca/fr/conditions-travail/statuts-particuliers/cadres-superieurs.

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CARREFOUR DU CAPITAL HUMAIN DE L’UMQ PORTAIL DÉDIÉ. EXPÉRIENCE RENOUVELÉE.   Bases de données des conditions de travail  Lieu d’échanges  Contenus exclusifs  Et plus encore * Réservé exclusivement aux membres du Carrefour du capital humain.

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CHRONIQUE APPROVISIONNEMENT JAM 2.1

Édition virtuelle à la hauteur des attentes !

PATRICK WILLIAM, p.g.c.a. Directeur Services aux membres – Approvisionnement et Assurances pwilliam@umq.qc.ca

Le 27 mai dernier a eu lieu la Journée des approvisionneurs municipaux (mieux connue sous le nom de JAM), un événement annuel prisé par la communauté approvisionnement et gestion contractuelle.

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Pour une deuxième année consécutive, l’édition 2021 fut repensée et transformée en un événement virtuel. Comparativement à l’édition précédente, la JAM 2.1 s’annonçait plus ambitieuse et plus complexe quant à son organisation. La nouvelle plateforme de diffusion plus « télévisuelle » offrant, entre autres, la possibilité aux participants de prendre place à des tables virtuelles, fut grandement appréciée par les participants.

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Trois animateurs se sont partagé avec brio le travail de présentation et d’animation de l’événement haut en couleur comportant plusieurs ateliers et intervenants. Le premier atelier fut une conférence de Me Stéphane Lépine et de Me Marc Chidiac du cabinet Therrien Couture Joli-Cœur intitulée « Orga­ nis­m es municipaux : comment favoriser les achats locaux ? ». Le Guide sur l’achat local muni­cipal, produit en collaboration avec l’UMQ, fut présenté aux participants. Ce guide vise principalement à identifier les meilleures pratiques à mettre en place par un organisme municipal pour favoriser l’achat local et les pièges à éviter.

Un petit atelier de réseautage, empruntant comme concept les Appropos, a permis aux participants d’échanger sur leurs meilleures pratiques et ceci, basé sur des thèmes préalablement sélectionnés. Aussi, M me Mélanie Normandin, chef de service à l’approvisionnement à la Ville de Beloeil, a offert une conférence expli­quant le pôle d’expertise en gestion con­tractuelle. Elle a partagé plusieurs infor­mations pertinentes qui furent très instruc­tives pour les participants, notamment des explications quant à la définition du besoin, à la veille des marchés et aux modes de passation des contrats.

Le dernier atelier de la JAM fut le panel de discussion où quatre experts de la chaîne d’approvisionnement et de la gestion con­ tractuelle ont donné leur opinion et point de vue sur trois thèmes spécifiques. Les pané­listes, Me Sébastien Laprise, Mme Maggie Couture, MM. Jean-François Houde et Gilbert Ouellet, nous ont démontré leurs grandes con­naissances et ont su rendre leurs inter­ven­ tions pertinentes et enrichissantes. Le panel de discussion était un premier essai dans le cadre de la JAM et, en raison de son succès, ce type d’atelier sera répété dans le futur. La JAM 2.1 fut une grande réussite et malgré l’organisation complexe d’un événement d’une telle ampleur, le résultat a été à la hauteur des attentes. De plus, le nombre de participants a connu une nette augmentation. En effet, 208 participants ont assisté à l'événement cette année, comparativement à 155 l’année dernière. L’UMQ souhaite remercier son partenaire, la Corporation des officiers municipaux agréés du Québec (COMAQ), pour son support continuel à l’organisation de la JAM. Le comité organisateur de la JAM, prendra un repos bien mérité, pour éventuellement se remettre au travail et organiser la prochaine édition qui sera encore plus spectaculaire.


VALORISER L’EAU MUNICIPALE Boire l’eau de l’aqueduc est la façon de s’hydrater la plus saine et écoresponsable. Promouvoir sa consommation en la rendant accessible, visible et attrayante est un geste positif pour la santé, la qualité de vie et l’environnement.

Promouvoir la consommation d’eau est un des moyens pour freiner la surconsommation de boissons sucrées. J’ai soif de santé dans ma municipalité vise à faciliter la consommation d’eau dans les lieux publics en favorisant le repérage des points d’eau gratuits par les citoyens. Il a également pour but de rendre l’eau de l’aqueduc plus attrayante, en faisant sa promotion et en embellissant les fontaines d’eau. Toutes les municipalités du Québec sont invitées à se joindre gratuitement au mouvement!

Créer une norme favorable à l’eau du robinet Pour que l’eau municipale devienne la boisson principale au quotidien et le premier réflexe lorsque survient la soif, elle doit être facilement disponible et repérable. La qualité de l’eau municipale est parfois sous-estimée. Certains lui préfèrent les eaux embouteillées commerciales, qu’ils croient de meilleure qualité, notamment en raison de leur publicité. En informant mieux les citoyens, il est possible de réduire cette barrière. Parallèlement, les boissons sucrées sont omniprésentes. Leur grande accessibilité et leur marketing font ombrage au meilleur moyen de s’hydrater : l’eau.

Il est temps de faire valoir davantage l’eau de l’aqueduc : une ressource saine et précieuse, qui est le fruit du travail des municipalités. Rendez-vous au soifdesante.ca/ville pour en savoir plus et pour télécharger une panoplie d’outils !


CHRONIQUE JURIDIQUE En chemin vers la reprise « normale » du travail Les mesures de confinement se levant progressivement, les villes et municipalités songent à la reprise normale des activités de travail, le travail qui s’exerçait généralement avant la pandémie, sur les lieux du travail. Or, pour plusieurs, la pandémie avait rendu le télétravail obligatoire mais, cette mesure tombera avec les allègements prévus.

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Aussi, bien que la logique nous pousserait à croire à un retour à la vie telle qu’on la connaissait avant cette crise, le retour au travail suscitera plusieurs questions, lesquelles risquent de chambouler quelque peu les vieilles habitudes.

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En effet, il revient à l’employeur, de par son droit de direction, de requérir la présence au travail de ses salariés. Ce droit découle directement de la définition même du contrat de travail au Code civil du Québec. Or, certaines habitudes prises dans le contexte des mesures de confinement, dont le télétravail, risquent d’ébranler ce droit propre à l’employeur et de l’amener à faire de nouveaux choix. En effet, plusieurs employés ont su prendre des habitudes dans ce contexte et, y ont vu bien des avantages, ne serait-ce que pour les déplacements, les horaires, voire l’habillement. Sans compter que ces derniers éléments peuvent compter leur lot d’irritants, ils ont pu générer des économies appréciables en stress et en argent ! Plusieurs employés réclameront certainement le maintien en tout ou en partie du télétravail. Dès lors, l’employeur, bien qu’il ait le dernier mot en ce domaine, devra peser les pour et les contre avant d’imposer le travail en « présentiel » à plein temps car, bien que contraire aux traditions bien ancrées dans la culture du travail, de nombreux employés se sont révélés tout autant productifs sinon plus, en télétravail qu’en présentiel. De plus, il appert que s’est profilé un indice du bonheur plus élevé chez plusieurs employés, ces derniers pouvant consacrer plus de temps à leur famille et, à leur santé.

Me JEAN-FRANÇOIS MARTIN, AVOCAT ASSOCIÉ acomeau@dhcavocats.ca

Enfin, dans le contexte de pénurie de maind’œuvre, des employés pourraient être aisément tentés de changer d’emploi, en privilégiant un employeur qui fait montre de plus de souplesse et de flexibilité quant à la présence requise sur les lieux du travail, quitte même à réduire leur salaire.

mauvais aménagements de poste peuvent générer des réclamations en vertu de la Loi sur les accidents du travail et les maladies professionnelles.

Des aménagements pour la présence au travail se devront d’être sérieusement considérés.

À QUAND LE RETOUR AU TRAVAIL ? Comme on a pu le voir, des défis attendent les villes et municipalités avec le télétravail mais, à ce stade, d’importantes questions se posent quant aux mesures d’immunisation.

AMÉNAGER LE TÉLÉTRAVAIL Si tant est que le télétravail devienne une composante régulière du travail, il faudra bien l’aménager. Maintenant, puisqu’il ne sera plus imposé, les villes et municipalités qui l’autoriseront encore se devront de bien l’encadrer. Des mécanismes doivent en ce sens être mis en place et acceptés par les parties. L’employeur doit pouvoir en tout temps continuer à s’assurer de la prestation de travail de ses employés, de la qualité et de la quantité requise à cet égard. Des mesures qui comportent même des éléments de surveillance devront demeurer. À titre d’exemple, l’employeur pourra surveiller, même à distance, l’activité de son employé sur son ordinateur alors que ce dernier est assis chez lui. D’autre part, de nombreuses raisons militent en plus pour la mise en place d’une politique claire en matière de télétravail. À ce titre, parce qu’il comporte des risques dont la charge peut en bout de ligne incomber à l’employeur, il faut des règles claires à ce sujet. En effet, entre autres, les risques d’isolement, de surmenage dû à l’absence d’horaire précis, des troubles musculo-squelettiques liés aux

Le télétravail risque de demeurer mais, il faut bien le circonscrire.

En effet, pour les employés qui reviendront exercer leurs tâches en présentiel, que peuton exiger d’eux en termes de vaccination ? Si l’on s’en remettait à une analyse découlant notamment de la Loi sur la santé et sécurité du travail voulant qu’un employeur se doit d’assurer à tous, un milieu de travail sain et sécure et de prendre les mesures pour s’en assurer, on pourrait croire qu’il puisse exiger de ses employés qu’ils soient tous vaccinés contre la COVID-19. Or, la vaccination constituant une mesure d’intrusion pour quiconque la subit, elle s’avère directement visée et restreinte par le Code civil du Québec et la Charte des droits et libertés de la personne. Dès lors, à moins de faire une démonstration qu’il s’avère essentiel pour lui, pour rencontrer ses obligations en santé et sécurité, cette démonstration pouvant s’avérer parfois périlleuse, on ne peut pas aisément croire à l’imposition de la vaccination obligatoire. La sensibilisation demeurera le véritable moyen pour y arriver. De beaux défis en vue !


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