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Industrie touristique et relance économique UN DÉFI CONSIDÉRABLE AU CŒUR DE LA PÉNURIE DE MAIN-D’ŒUVRE MALGRÉ LA ROBOTISATION OU LA REQUALIFICATION DES COMPÉTENCES, LA POPULATION QUÉBÉCOISE ACTUELLE, À ELLE SEULE, NE PEUT COMBLER LES EMPLOIS VACANTS AU QUÉBEC. Le contexte de relance économique met en évidence les nombreux défis qu’entrainent le nombre insuffisant de travailleuses et de travailleurs. Le dossier du mois présente les impacts de la pénurie et les actions qui peuvent être entreprises par les municipalités pour contribuer aux solutions.
DOSSIER DU MOIS LES ENJEUX ET DÉFIS DE LA PÉNURIE DE MAIN-D’ŒUVRE
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Portrait d’une industrie touristique fragilisée par la pénurie de main-d’œuvre
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ENTREVUE AVEC MONSIEUR RAYMOND BACHAND, PRÉSIDENT DE LA CONFÉRENCE ÉCONOMIQUE DE L’INDUSTRIE TOURISTIQUE QUÉBÉCOISE Certains secteurs de l’économie québécoise sont davantage touchés par la pénurie de main-d’œuvre que d’autres. C’est le cas notamment de l’industrie du tourisme. Malgré un été sous le signe du déconfinement, la reprise est un défi considérable pour une industrie qui a dû cesser une grande partie de ses activités pendant plusieurs mois.
Q R
Quel est votre rôle à la Conférence économique de l’industrie touristique ?
L’Alliance de l’industrie touristique du Québec m’a demandé l’automne dernier de présider la Conférence économique de l’industrie touristique québécoise (CEITQ). L’Alliance fédère les entreprises et les associations du secteur touristique du Québec. La Conférence est composée de propriétaires et de dirigeants d’entreprises québécoises et elle a pour mandat d’échanger sur les principaux enjeux économiques du tourisme et de proposer des stratégies structurantes afin d’en maximiser les retombées. La première mission a vraiment été la survie économique du secteur touristique. Nous avons réussi à être relativement bien soutenus à la fois par le gouvernement du Québec, qui a mis en place un certain nombre de programmes pour aider les entreprises, et le gouvernement du Canada qui a soutenu les entreprises en matière de masse salariale et d’aide au loyer. Maintenant, le grand enjeu, c’est la pénurie de main-d’œuvre.
Comment les entreprises touristiques vivent-elles la relance dans ce contexte ? Au Québec, 53 % des dépenses touristiques proviennent des visiteurs hors Québec, dont 35 % de l’étranger (hors Canada). Les Québécois voyagent d’une région à l’autre, mais souvent seulement le temps d’une saison. En hiver, il y a moins de tourisme. La relance est donc très inégale.
Avec les règles entourant le déconfinement, il y a une partie des touristes qui ont recommencé à voyager, mais pas tous. Par exemple, plus de 50 % du chiffre d’affaires de l’industrie des croisières dépend des touristes hors Québec, donc il n’y a pas encore de reprise. Le tourisme dans les centres urbains est encore très affecté, puisqu’une grande partie des touristes viennent de l’étranger. Même chose pour le secteur de l’événementiel, les congrès, les réunions d’affaires, c’est toujours au point mort. Les grandes villes en souffrent terriblement. La CEITQ souhaite donc que le gouvernement du Canada fasse une exception pour cette industrie et conserve la subvention salariale pour quelques mois encore, jusqu’à ce que les frontières soient ouvertes et même au-delà. Il faut soutenir la reprise et permettre aux entreprises de reprendre leur souffle.
Je m’intéresse à la pénurie de main-d’œuvre depuis déjà dix ans, et je peux vous dire que c’est l’enjeu numéro un. C’est majeur. Il y a actuellement 40 000 postes vacants dans l’industrie touristique et il y a plusieurs facteurs qui exacerbent ce problème de main-d’oeuvre.
M. Raymond Bachand, président de la Conférence économique de l’industrie touristique québécoise
Dans quelles mesures l’industrie touristique est-elle touchée par la pénurie de main-d’œuvre ? Je m’intéresse à la pénurie de main-d’œuvre depuis dix ans déjà et je peux vous dire que c’est l’enjeu numéro un. C’est majeur. Il y a actuellement 40 000 postes vacants dans l’industrie touristique et il y a plusieurs facteurs qui exacerbent ce problème de main-d’œuvre. D’abord, comme les entreprises ont fermé leurs portes pendant la pandémie, il y a plusieurs personnes qui ont trouvé des emplois ailleurs. Avec les fermetures à répétition que nous avons connues, les gens n’avaient aucune stabilité. Ils ont donc quitté l’industrie. C’est difficile d’attirer les gens dans un contexte où il y a de moins en moins de travailleurs.
De plus, la saisonnalité des emplois est un autre facteur. La saison touristique estivale au Québec couvre la période de juin à la fin septembre, une grande partie des emplois offerts sont donc saisonniers et ils sont localisés dans les régions. L’industrie touristique ne peut pas être entièrement automatisée. Les travailleurs étrangers saisonniers, c’est une solution, mais en ce moment, l’industrie du tourisme ne dispose pas de cette possibilité, comme c’est le cas pour l’industrie agricole. C’est donc très difficile de faire venir des gens de l’extérieur pour combler ces emplois.
Je pense également que les municipalités devraient mettre le tourisme davantage à l’avant-plan. Les acteurs touristiques se concentrent sur le marketing, l’accueil régional, le développement de l’offre ou l’accompagnement des entreprises, que ce soit en centre urbain ou en région, ils ne sont pas des organisations de représentation pour parler des besoins en main-d’œuvre à l’échelle du Québec. Il faut leur donner un coup de main. Par exemple, s’il y a un besoin important de main-d’œuvre saisonnière, les maires et les mairesses pourraient se manifester auprès des gouvernements et accompagner leur communauté d’affaires en tourisme vers les décideurs. Les municipalités peuvent aussi jouer un rôle en ce qui concerne l’accueil de travailleurs étrangers pour s’assurer qu’ils aient le goût de rester et qu’ils soient heureux.
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Je pense que les municipalités pourraient jouer un rôle plus important en matière de mobilisation. Il faut comprendre que l’industrie touristique a des retombées majeures sur l’économie d’une municipalité. Les gens vont dans les hôtels, les restaurants, les attractions touristiques et culturelles, puis dans les commerces de proximité, c’est une activité économique importante. Au Québec, c’est un emploi sur dix qui provient de cette industrie.
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Selon vous, quelles sont les actions que les municipalités peuvent entreprendre pour soutenir l’industrie touristique ?
DOSSIER DU MOIS LES ENJEUX ET DÉFIS DE LA PÉNURIE DE MAIN-D’ŒUVRE
Pistes de solution pour favoriser le développement économique ENTREVUE AVEC MME MIA HOMSY, PRÉSIDENTE-DIRECTRICE GÉNÉRALE DE L’INSTITUT DU QUÉBEC
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Le Québec vit actuellement une pénurie de main-d’œuvre sans précédent. Avec 4,2 % d’emplois vacants, il est la 2e province la plus touchée, juste après la Colombie-Britannique. L’enjeu est bien réel et risque de nuire au développement économique. Dans les prochaines années, le Québec devra faire preuve de souplesse et d’ingéniosité dans ses façons de faire pour résoudre le problème.
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Q R
Quel est votre rôle à l’Institut du Québec ?
Le mandat de l’Institut du Québec est de contribuer à analyser et à vulgariser les enjeux socio-économiques pour proposer de meilleures politiques publiques. Nous voulons faire progresser le Québec avec des politiques publiques, sociales et économiques plus adaptées qui regardent vers l’avenir. À combien estimez-vous le nombre de postes vacants au Québec ? La pandémie de la COVID-19 a-t-elle eu un impact sur ce nombre ? Il y a environ 150 000 postes vacants. Nous avons connu une légère baisse pendant la pandémie, mais maintenant nous sommes revenus au même point qu’avant la crise. Au 1er trimestre de 2021, nous avions 18 500 postes vacants de plus qu’un an plus tôt. Le Québec est la deuxième province la plus touchée par la pénurie, avec 4,2 % d’emplois vacants, tout juste derrière la Colombie-Britannique, avec un taux de 4,5 %.
Mme Mia Homsy, présidente-directrice générale de l’Institut du Québec
Quelles sont les régions les plus touchées ? Les régions qui ont connu les hausses les plus importantes sur un an sont la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, la Côte-Nord et le Nord-du-Québec, Lanaudière et les Laurentides. Toutefois, si on parle de taux de postes vacants, ce sont les régions de la Côte-Nord et le Nord-du-Québec (6,1 %), la Capitale-Nationale (4,8 %) et les Laurentides (4,7 %) qui arrivent en peloton de tête. Quelles sont les recommandations de l’Institut du Québec en ce qui concerne la pénurie de main-d’œuvre ? Quelles sont les solutions préconisées ? L’immigration et les travailleurs temporaires, ce sont les mesures les plus demandées par les employeurs, mais ce ne sont que des solutions parmi d’autres. Il y a des obstacles à l’immigration, par exemple le taux d’intégration des immigrants. Nous avons encore des progrès à faire au Québec. Les immigrants ne trouvent pas nécessairement un emploi même s’il y a beaucoup de postes vacants. La plupart d’entre eux s’installent à Montréal, alors qu’il y a aussi des besoins en région. Il faut que les entreprises pensent à former leurs employés et même à embaucher des gens qui n’ont pas le profil recherché. La formation peut se faire à l’interne. Il faut favoriser la formation des travailleurs et le rehaussement des compétences. On doit collaborer avec les établissements d’ensei gnement pour trouver de nouvelles façons de former les gens de façon plus flexible aussi. Il faut ouvrir notre esprit.
Il y a encore beaucoup de chômeurs, le taux d’emploi peut s’améliorer, les personnes de 60 ans et plus sont moins actives sur le marché de l’emploi au Québec qu’en Ontario. Il y a peut-être des façons de les accommoder avec du travail temporaire, du travail atypique, ou qu’ils fassent du mentorat et qu’ils s’impliquent dans les entreprises. L’immigration est une partie importante, mais ne peut combler à elle seule les besoins du marché du travail pour les dix prochaines années. Néanmoins, des progrès en matière d’intégration économique sont possibles : l’écart entre le taux de chômage des immigrants et des natifs est beaucoup plus élevé au Québec qu’en Ontario ou qu’en Colombie-Britannique. Comment les municipalités peuvent-elles contribuer aux solutions à la pénurie de main-d’œuvre ? Elles peuvent contribuer en matière d’intégration, d’accompagnement et d’arrimage. Lorsqu’on parle de régionalisation de l’immigration, il y a une grande partie du succès qui est souvent liée à la créativité des organisations sur le terrain. Les gens doivent sentir que c’est un endroit où il fait bon vivre, surtout pour les immigrants. Des partenariats peuvent être faits pour essayer de faire du jumelage avec des organisations où il y a des enjeux de main-d’œuvre, dans les entreprises, mais aussi dans les secteurs communautaire et public. La municipalité est un acteur clé et peut contribuer à ce maillage.
Selon vous, quels seront les impacts de la pénurie de main-d’œuvre à moyen et à long terme ? Tout dépendra de notre capacité à s’adapter en tant que société, à s’ajuster et à moderniser nos façons de faire. Le gouvernement du Québec a déjà commencé à adapter les programmes, à faire des formations plus courtes, à demander aux employeurs de former davantage de gens. C’est ce que je veux dire quand je parle d’adaptation. Il faut mettre de l’avant les emplois où les besoins sont grands. Si on ne change rien, nous serons incapables de livrer les services essentiels et la croissance économique en souffrira, puisque nos entreprises devront refuser des projets de développement et d’investissement. Nous allons nous appauvrir collectivement. En même temps, c’est important de réfléchir aux compétences nécessaires pour occuper les emplois de demain et d’adapter les programmes de formation en conséquence. Je pense qu’il faut viser le plein emploi et pour ce faire, nous devrons être plus agiles et créatifs. Nous sommes en décroissance démographique, c’est un enjeu qui est bien réel et les solutions demandent que nous soyons flexibles.
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Le secteur de la santé et de l’assistance sociale, où il y a environ 25 000 postes vacants. Ensuite, il y a la fabrication, la con struction et les services professionnels, scientifiques et techniques. La pénurie n’est pas seulement concentrée dans un ou deux secteurs.
Le télétravail donne de nouvelles possibilités de recrutement dans certains secteurs. On peut recruter des gens qui habitent plus loin. Il y a aussi des façons d’automatiser ou d’être plus productif, de changer nos façons de faire.
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Quels sont les secteurs les plus touchés ?
DOSSIER DU MOIS Des initiatives innovantes pour répondre à la pénurie de main-d’œuvre VIVRE EN GASPÉSIE ! La démographie : voilà la priorité régionale numéro un pour la Gaspésie depuis 2017. Lors de la création du Fonds d’appui au rayonnement des régions, le Regroupement des MRC de la Gaspésie a investi près de 50 % de son enveloppe dans la stratégie Vivre en Gaspésie. Le besoin d’attirer et de retenir la main-d’œuvre a poussé les Gaspésiens à investir massivement dans cette stratégie. La mission de Vivre en Gaspésie est claire : « Contribuer à la croissance démographique et à l’occupation dynamique des territoires ».
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Gaspésie
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En ciblant des objectifs précis, la stratégie régionale se distingue notamment avec une vision multifacette. Les actions entreprises s’articulent autour de trois axes : la valorisation de la région auprès de la population, l’attraction de nouvelles personnes et l’intégration des nouveaux arrivants. Plusieurs de ces initiatives découlent du plan d’action régional, dont l’événement phare est La journée de la Gaspésie, notre fierté. Cette journée se déroule le premier jeudi du mois de juin chaque année. Il est demandé aux Gaspésiennes et Gaspésiens d’origine, de cœur et d’adoption, de démontrer leur appartenance envers leur région afin de faire rayonner celle-ci aux quatre coins du Québec. D’autres initiatives démontrent également l’attention portée à la rétention de nouveaux arrivants, comme le Souper de la diversité culturelle. La Gaspésie est la seule région dite excentrée avec un solde migratoire positif depuis 2017. T outes les MRC de la Gaspésie ont enregistré un solde migratoire positif pour l’année 2019-2020, une première en 20 ans. Pour en savoir plus : vivreengaspesie.com
ACCUEIL ET INTÉGRATION DES PERSONNES IMMIGRANTES EN BEAUCE-SUD Depuis 10 ans, un service d'accueil et d’intégration pour les personnes immigrantes est offert par le Carrefour jeunesse-emploi de Beauce-Sud (CJE). Celui-ci permet d’aider les nouveaux arrivants, mais également la communauté beauceronne. L’organisme couvre le territoire de la MRC de Beauce-Sartigan. Ses services sont gratuits grâce au soutien financier du gouvernement du Québec. Le CJE travaille aussi en collaboration avec l’agent d’aide à l’intégration du ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration (MIFI) dans le cadre du programme Accompagnement Québec.
Plus de 600 personnes immigrantes, de 47 nationalités différentes, utilisent les ser vices du CJE actuellement. La majorité des usagers sont des résidents temporaires dont plus de 50 % sont originaires d’Amérique latine. Pour en savoir plus : cjebeauce-sud.com/fr/immigration
SERVICES AUX ENTREPRENEURS EN MATIÈRE D’IMMIGRATION : UNE INITIATIVE LOCALE À DRUMMONDVILLE La Société de développement économique de Drummondville (SDED) a un département dédié entièrement à l’attraction et au développement de la main-d’œuvre. Elle offre des services à faible coût en immigration pour les entreprises afin de les soutenir dans leur recherche de main-d’œuvre stratégique. Cette initiative locale propose un accompagnement personnalisé pour répondre aux besoins de main-d’œuvre particuliers à chacun des secteurs de l’économie de la MRC de Drummond. La SDED organise de cinq à sept missions de recrutement à l’étranger par année, surtout en France, en Belgique et au Maghreb. Elle accompagne les entreprises pendant tout le processus de recrutement, de l’identification des besoins jusqu’aux démarches d’immigration auprès des gouvernements. L’équipe de la SDED soutient également les nouveaux arrivants pour favoriser leur intégration. Par exemple, elle organise des tours de ville, offre de l’aide dans la recherche d’un logement et des services de francisation.
Au fil des années, la SDED a développé une expertise dans l’accompagnement des entreprises en recrutement à l'international. Elle offre des services aux entreprises de partout au Québec. Elle est d’ailleurs le seul partenaire officiel du MIFI en région. En 2019, la SDED a accompagné 86 entreprises et a recruté 296 travailleurs. En 2020, la SDED a accompagné 62 entreprises et a recruté 216 travailleurs (les démarches ont été faites en mode virtuel seulement). Pour en savoir plus : sded.ca/services-aux-entrepreneurs/ attraction-et-developpement-de-la-main-dœuvre/
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Le volet sensibilisation permet de faciliter l’intégration des personnes immigrantes. L’organisation propose des formations aux partenaires sur le choc culturel, l’intervention en contexte de diversité culturelle et plus encore. Plusieurs activités interculturelles permettent de rassembler la population locale et les personnes immigrantes afin qu’elles puissent échanger : pique-nique interculturel, repas-partage de la nouvelle année, soirée-rencontre pour les célibataires (précédée par un atelier sur le flirt à la québécoise), etc. Ces activités sont souvent présentées avec la collaboration de bénévoles et de partenaires comme le Cégep Beauce-Appalaches, le Centre de services scolaires de la Beauce-Etchemin (CSSBE), la MRC de Beauce-Sartigan ou les municipalités du territoire.
Mission en Tunisie
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Les services offerts aux personnes immigrantes sont variés et personnalisés. Ils débutent avant leur départ et il n’y a pas de limite temporelle à cet accompagnement. Grâce à la collaboration de bénévoles, du jumelage interculturel est offert aux personnes qui le souhaitent.