ANTOINE REINARTZ
Bouleversant dans « L’Abandon »
MANU PAYET
L’éclat de rire de « Deviens génial »
AUDREY FLEUROT
Haut Potentiel Irrésistible dans « Les Parfait(s) –Arnaques en famille »
![]()
Bouleversant dans « L’Abandon »
L’éclat de rire de « Deviens génial »
Haut Potentiel Irrésistible dans « Les Parfait(s) –Arnaques en famille »
Le plein de super héros


Gagnez des goodies exclusifs « Les Maîtres de l’univers »






Le mois de juin affiche sa puissance ! Dans « Les Maîtres de l’univers », Nicholas Galitzine incarne le prince Adam qui se lance dans la bataille pour Eternia avec une impressionnante présence physique, du courage et de l’intelligence. Un rôle d’une grande intensité – et notre sujet de couverture.
Mais la force ne se limite pas au corps. Dans « Backrooms », Chiwetel Ejiofor et Renate Reinsve sont mis à rude épreuve sur le plan mental. Un faux pas dans une pièce, et on se retrouve projeté dans un labyrinthe infini de salles inquiétantes.
Et puis il existe une autre forme de force, tout aussi saisissante : celle de la jeune star de J-pop Mai qui brave les règles strictes de son contrat en tombant amoureuse d’un artiste de rue et doit en assumer les conséquences dans « Love on Trial ».
Trois films, trois visages de la force – physique, émotionnelle et humaine. Et ce n’est qu’un aperçu : juin vous réserve bien d’autres temps forts au cinéma.
Bien à vous,
Philipp Portmann
Éditeur
Éditeur
Rédacteur en chef
Bernard Achour
Rédacteur
Carmine Carpenito, Emma Portmann
Directeur de publication
Philipp Portmann
Design & Layout
Romano Bassi
Huit Onze, Genève
Couverture : © Sony Pictures
Gagnez des goodies exclusifs « Les Maîtres de l’univers » comprenant casquette, sac et t-shirt élégants, racés et teintés d’une pointe de nostalgie.
Pour participer au tirage au sort : Envoyez-nous un e-mail avec le mot-clé « Masters » à l’adresse suivante : concours@filmguide.ch et, avec un peu de chance, un colis exceptionnel arrivera bientôt dans votre boîte aux lettres.
Date limite de participation : 31 mai 2026
PORTMANN GROUP
Etzelmatt 5 5430 Wettingen +41 56 426 88 55 info@portmann-group.com www.portmann-group.com
Vente d’annonces Patrick Knecht p.knecht@portmann-group.com
ISSN 2813-7353
Les éditeurs n’assument aucune responsabilité pour le matériel envoyé. Le contenu éditorial est exempt de publicité sauf mention contraire.
© PORTMANN GROUP 2026
Tous droits réservés. Toute réutilisation du contenu de ce magazine sans autorisation écrite est interdit.



FILM GUIDE est disponible gratuitement dans tous les bons cinémas ou sous forme d’abonnement pour le recevoir directement chez soi :









Le réalisateur de « Bumblebee » Travis Knight ramène la légendaire franchise
LES MAÎTRES DE L’UNIVERS sur grand écran et livre une adaptation spectaculaire des célèbres jouets Mattel, fidèle à l’œuvre iconique tout en élargissant avec habileté sa galaxie sans limites.
Par Carmine Carpenito
Dans ce reboot riche en action, le prince Adam, incarné par Nicholas Galitzine, découvre qu’Eternia souffre sous la domination maléfique de Skeletor. Pour sauver son royaume, le jeune héros doit accepter son véritable destin en tant que He-Man, l’homme le plus puissant de l’univers. À 31 ans, Galitzine, révélé dans « Cendrillon » et « Red, White & Royal Blue » où il interprétait déjà un prince, impose ici encore sa présence et son engagement avec une justesse évidente.
À TOUTE ÉPREUVE
L’actrice Camila Mendes, inoubliable Veronica Lodge dans la série à succès « Riverdale », prête ses traits à une Teela complexe, confrontée dans ce projet ambitieux à sa relation avec son père et à la question de la masculinité toxique. Cette dimension confère au récit profondeur et actualité, tout en mettant en avant la force et l’indépendance des personnages.

NOUVELLE GÉNÉRATION, MYTHE INTACT
Le public peut s’attendre à une aventure épique de science-fiction et de fantasy capable de séduire aussi bien les fans de la première heure que les nouvelles générations. Lauréat d’un Oscar, Jared Leto impressionne dans le rôle de Skeletor, tandis qu’Idris Elba, Alison Brie et Kristen Wiig complètent une distribution remarquable qui donne vie à cet univers. Galitzine, en particulier, dont la préparation physique a été intense, confirme qu’il était le choix idéal pour incarner le prince.
DU NEUF AVEC DU MIEUX
Portée par des effets spectaculaires et une approche moderne, cette réadaptation des « Maîtres de l'univers » promet une aventure mémorable. Le récit mêle éléments classiques et thématiques contemporaines comme le courage, la quête de soi et l’esprit collectif. Un film destiné à captiver aussi bien les amateurs de jouets, de comics et de séries que le public d’aujourd’hui. Un véritable temps fort de l’été cinématographique.
LES MAÎTRES DE L’UNIVERS EN SALLE LE 3 JUIN


Satellisée par la série « HPI », Audrey Fleurot pétille d’humour dans LES PARFAIT(S).
Par Bernard Achour
Indissociable de sa chevelure rousse et de la mythologie qui l’accompagne, Audrey Fleurot s’est imposée avec une constance tranquille comme une figure à part, entre élégance distante et énergie intérieure.
NAISSANCE D’UN DÉSIR
Née à l’été 1977 à Mantes-la-Jolie, elle découvre très tôt ce qui deviendra son horizon. « Alors qu’il était de garde, il m’a emmenée avec lui et, assise sur le strapontin qui lui était réservé, j’ai été captivée par le spectacle. J’ai tout de suite su que je serais un jour moi aussi comédienne », raconte-t-elle à propos de cette soirée à la Comédie-Française où son père, pompier, assurait la surveillance. Rien ne la destinait pourtant à ce chemin, sinon une détermination forgée dans l’enfance et une conscience aiguë de la singularité induite par ses cheveux de flammes. Les moqueries, l’impression d’être « un gyrophare d’ambulance toutes sirènes dehors » nourrissent un rapport lucide à son image. Elle choisit d’assumer, quitte à refuser de se teindre « comme on a parfois eu le culot de me le demander », puis construit patiemment son outil en intégrant brillamment divers ateliers d’arts dramatiques.
VISAGES MULTIPLES
Repérée en 2004 par Alexandre Astier, elle entre dans sa série « Kaamelott » où, d’abord silhouette, elle devient une Dame du Lac mémorable. « C’est incontestablement grâce
à ce rôle que le public a commencé à m’identifier. » Mais c’est « Engrenages » qui la fixe durablement : « C’est aussi à cause d’elle que je renvoie l’image froide et autoritaire qui me colle à la peau », dit-elle de l’avocate ambitieuse qu’elle y incarne. Elle nuance aussitôt : « Alors que dans la vie, je suis une hyperactive, une crème de femme et une déconneuse de première. « Le cinéma l’accueille progressivement. « Il faut un début à tout », glisse-t-elle à propos des « Deux mondes ». L’expérience américaine avec Woody Allen sur « Minuit à Paris » la laisse amère : « Pour me retrouver coupée au montage à l’arrivée. » Quelques mois plus tard, « Intouchables » la révèle à grande échelle. « Quand une certaine forme de succès vous tombe dessus à 35 ans, on est construit », analyse-t-elle en revendiquant « une fierté personnelle très tranquille. »

Mais, après le succès d’audience du « Bazar de la Charité », c’est avec les cinq saisons de série phénomène « HPI » que, en femme de ménage devenue consultante de la Direction Nationale de la Police Judiciaire grâce à ses phénoménales capacités d’observation, elle s’est imposée depuis 2021 dans toute la francophonie comme une véritable icône cathodique, au point de parfois dépasser rien qu’en France les dix millions de spectateurs par épisode. Très émouvante aux côtés de Dany Boon dans le sensible « Regarde », elle retrouve aujourd’hui la fantaisie qui a fait sa gloire dans « Les Parfait(s) », irrésistible comédie à base d’arnaques en famille et de quiproquos où, face à Ramzy Bedia, elle porte sur ses magnifiques épaules la charge de vous offrir les premiers éclats de rire de l’été.
LES PARFAIT(S) –ARNAQUES EN FAMILLE EN SALLE LE 24 JUIN

Retour annoncé comme une résurrection comique, SCARY MOVIE remet la machine à parodier en marche avec une jubilation intacte.
Par Bernard Achour
Pour Marlon Wayans, créateur de la franchise « Scary Movie », l’enjeu est limpide : renouer avec l’ADN originel de sa saga. Il parle d’un « rebooquel », contraction de « reboot » et de « sequel », qui « repart là où tout a commencé en 2000 ». Une manière d’effacer les errements récents pour retrouver une mécanique comique fondée sur l’irrévérence. « Ce qu’on essaie de faire,



c’est ramener le rire au cinéma », expliquet-il en revendiquant un humour frontal.
Côté intrigue, le principe reste fidèle : un groupe d’amis se retrouve confronté au retour d’un tueur masqué déjà croisé vingt-six ans plus tôt.
Mais l’essentiel se joue ailleurs, dans la capacité du film à digérer les grands succès récents du cinéma d’horreur. Défilent
ainsi « Get Out », « Nope », « Longlegs », « Heretic », « Sinners », le « Scream » de 2022, « Scream VI », « Souviens-toi… L’Été dernier », « Terrifier 3 », « Halloween » version 2018, « Smile », « M3GAN », « The Substance », « Évanouis », sans oublier des figures comme Jason ou Leatherface, jusqu’à un clin d’œil au pourtant tout récent biopic « Michael ». Cette avalanche de références passées à la moulinette s’inscrit dans une logique revendiquée : « On va faire ce qu’on a toujours fait. On va se moquer de tout le monde parce qu’on attaque tout le monde à égalité », affirme Marlon Wayans.
Dans un paysage où l’horreur se prend souvent très au sérieux, « Scary Movie » promet de réinjecter une énergie comique explosive, nourrie par une tradition familiale et populaire. Prêts pour le jeu de massacre ?
SCARY MOVIE EN SALLE LE 3 JUIN













L’ABANDON
Depuis son César pour « 120 battements par minutes », Antoine Reinartz n’a cessé de surprendre. Dans L’ABANDON, il relève magnifiquement le défi d’incarner Samuel Paty, cet enseignant français dont l’assassinat par décapitation choqua le monde entier en 2020.
Comment avez-vous réagi lorsque le réalisateur Vincent Garencq vous a proposé le rôle de Samuel Paty ?
Antoine Reinartz : Au fond, comme la plupart des gens, pourtant bouleversés par l’assassinat de ce professeur, j’ignorais les trois quarts de cette histoire. Je m’étais arrêté au mensonge de la jeune fille sans connaître l’engrenage qui avait suivi. C’était troublant de mesurer cette distorsion entre l’impact causé par l’événement et l’ignorance dans laquelle j’étais. J’ai pensé aux professeurs, aux élèves, à l’importance d’établir les faits pour couper court aux rumeurs. J’ai dit oui. C’était une évidence.
Comment vous êtes-vous préparé ?
J’ai lu beaucoup de livres, beaucoup d’articles aussi, des comptes rendus du procès bien sûr, et je suis allé voir une amie professeure d’histoire-géographie qui enseigne à des quatrièmes et des troisièmes. J’avais envie de me replonger dans cette ambiance, capter le langage des élèves d’aujourd’hui, voir aussi comment « on » enseigne, le rapport profs à élèves… J’ai vu à quel point les professeurs sont en première ligne sur plein de sujets. C’est dur pour eux de réussir à enseigner sans que le « reste du monde » n’arrive en classe et, j’ai été bluffé par l’intérêt des élèves, leur attention. En rendant visite aux classes de cette amie – sans doute une très bonne professeure comme l’était

Samuel Paty –, on échappe aux clichés de cours chahutés tellement déprimants. La réalité est ailleurs.
Quel a été votre rapport avec les enfants du film ?
C’est un peu une habitude chez moi de tourner avec des enfants et des non professionnels. L’id au plus près de ce qui s’ de ne jamais mentir tout en veillant choses ne deviennent pas fig eu le sentiment qu’on jouait ensemble dans la même aventure. Ils avaient tous conscience de la charge que présentait cette histoire.
Vous avez la réputation de vous investir corps et âme dans vos personnages… Il m’est difficile de r vrai, c’est ce que je recherche pour que mon personnage s’impose plei nement. On est à son service. Au service du réel. On ne doit jamais deviner une dis tance entre nous et celui qu’on joue.
L’ABANDON EN SALLE LE 3 JUIN





Hier dans l’intimiste « Valeur sentimentale », aujourd’hui dans le terrorisant BACKROOMS, Renate Reinsve semble savoir tout faire.
Par Bernard Achour
Éblouissante de nuances et d’intériorité, Renate Reinsve s’est imposée en quelques films comme une présence à part, à la fois cérébrale et charnelle, dont l’évidence a surgi sans prévenir, comme une apparition.
L’APPRENTISSAGE
Née en 1987, le théâtre constitue son premier territoire, prolongé par une formation exigeante à l’Académie nationale norvégienne, où elle forge une méthode précise : « Je fais une analyse très approfondie, puis tout passe dans le corps. Jusqu’à ce que je me dise : “La voilà.” » En 2011, le cinéma entre dans sa vie presque par effraction, à 24 ans, le temps d’une seule réplique dans « Oslo, 31 août ». Une présence fugace, mais déjà remarquée. Le réalisateur Joachim Trier s’en souvient encore : « Elle était intense dans chaque scène, même quand on la voyait à peine. » Les années suivantes s’égrènent dans une relative invisibilité, entre rôles secondaires et films peu diffusés. Le doute affleure : « J’étais sur le point d’arrêter, j’ai pensé devenir menuisière. »
L’ENVOL
Puis Joachim Trier écrit en 2012 pour elle « Julie (en 12 chapitres) ». Le film épouse ses fragilités, ses élans, ses contradictions : « En jouant ce personnage vulnérable et extraverti, je me suis sentie impudique. » La reconnaissance est immédiate, amplifiée par un prix d’interprétation à Cannes. Au-delà du succès, c’est une méthode de travail qui s’affirme, fondée sur la confiance et l’exigence. Leur complicité s’est prolongée avec le

triomphe de « Valeur sentimentale », où elle incarne une actrice confrontée à un père cinéaste, Grand Prix à Cannes et nomination à l’Oscar de la meilleure actrice.
En parallèle, elle construit une filmographie cohérente :
« La Convocation », « Another End », « A Different Man », autant de variations autour d’identités instables.
UN AUTRE MONDE
« Je suis trop attachée à l’idée du cinéma d’auteur tel que nous le connaissons en Europe pour aller faire n’importe quoi à Hollywood », disait-elle voilà cinq ans. La voilà donc aujourd’hui dans « Backrooms », un film qui appartient comme on dit aux USA au genre « elevated horror », c’est-à-dire des récits d’épouvante avec « un petit truc en plus » au niveau de leurs ambitions et de leurs enjeux dont « Get Out » a constitué le premier fleuron. Elle y incarne une thérapeute contrainte de s’aventurer dans une dimension inconnue pour retrouver un patient disparu. Le projet est né de mini-clips d’épouvante mis en ligne à partir de 2022 par leur jeune concepteur Kane Parsons, vite repéré puis engagé par le studio A24 en 2023. Renate Reinsve ne cache pas son admiration pour ce cinéaste de 20 ans : « Il était très sûr de ce qu’il voulait ». Fascinée par ces « espaces liminaux » qui troublent la perception, elle voit dans le film autre chose qu’un brillant exercice de terreur : « J’ai toujours besoin d’un peu d’existentialisme dans ce que je fais. »
À nous maintenant de frissonner avec elle.
BACKROOMS EN SALLE LE 17 JUIN

Situation au moment de la clôture de la rédaction. Toutes les données sont fournies sans garantie.
DE Travis Knight AVEC Nicolas Galitzine, Camila Mendes, Alison Brie GENRE Action (2 h 14)
DISTRIBUTEUR Sony Pictures

COSMOS DE Germinal Roux AVEC Angela Molina, Andrés Catzin, Marco Treviño GENRE Drame (2 h 32)


Le cinéma à l’état pur entre vos mains
DISCLOSURE DAY
DE Steven Spielberg AVEC Emily Blunt, Josh O’Connor, Colin Firth GENRE Science-fi ction (2 h)
DISTRIBUTEUR Universal

DISTRIBUTEUR Sister

LA BATAILLE DE GAULLE –L’ÂGE DE FER
DE Antonin Baudry AVEC Simon Abkarian, Simon Russell Beale, Florian Lesieur GENRE Biopic (2 h 30) DISTRIBUTEUR Pathé Films

BOUCHRA
DE Orian Barki, Meriem Bennani GENRE Animation (1 h 23)
DISTRIBUTEUR Grütli


SIRI HUSTVEDT –DANCE AROUND THE SELF DE Sabine Lidl GENRE Documentaire (1 h 50)
DISTRIBUTEUR Vinca Film

17
DEVIENS GÉNIAL DE Léo Grandperret AVEC Manu Payet, Melha Bedia, Marie-Julie Baup GENRE Comédie (durée non précisée)
DISTRIBUTEUR PraesensFilm

BROKEN ENGLISH –
MARIANNE FAITHFULL
DE Jane Pollard, Iain Forsyth GENRE Documentaire musical (1 h 36)
DISTRIBUTEUR Xenix

BACKROOMS
DE Kane Parsons AVEC Chiwetel Ejiofor, Renate Reinsve, Mark Duplass GENRE Horreur (1 h 45)
DISTRIBUTEUR PraesensFilm

L’ABANDON
DE Vincent Garencq AVEC Antoine Reinartz, Emmanuelle Bercot, Nedjim Bouizzoul GENRE Drame (1 h 40)
DISTRIBUTEUR Xenix

DE Michael Tiddes AVEC Marlon Wayans, ShawWayans, Anna Faris GENRE Comédie (durée non précisée)
DISTRIBUTEUR Warner

LOVE ON TRIAL DE Koju Fukada AVEC Kyoto Saito, Yuri Kura, Erika Karata GENRE Drame (2 h 3)
DISTRIBUTEUR Trigon




DE Laatitia Masson AVEC Élodie Bouchez, Stanislas Merhar, Romane Bohringer GENRE Comédie dramatique (1 h 37) DISTRIBUTEUR Pathé Films


Disney ULYSSE

DE Andrew Stanton, McKenna Harris GENRE Animation (1 h 30)

ARGENT
DE Hercli Bundi GENRE Documentaire (1 h 34) DISTRIBUTEUR Vinca Film DES MINIONS ET DES MONSTRES DE Pierre Coffi n GENRE Animation (durée non précisée) DISTRIBUTEUR Universal LES PARFAIT(S) –ARNAQUES EN FAMILLE




DE Ludovic Bernard AVEC Audrey Fleurot, Ramzy Bedia, Alan Cumming GENRE Comédie (1 h 33)
Frenetic














Drôle mais pas seulement, l’attachant Manu Payet nous fait la joie de revenir en tête d’affiche dans DEVIENS GÉNIAL.
Par Bernard Achour
Humoriste, acteur, réalisateur, animateur… Dans le genre touche-à-tout du spectacle, Manu Payet se pose là. Marqué par une énergie inépuisable et un humour volontiers placé sous le signe de l’ironie, il a su conquérir un large public aussi bien sur scène et au cinéma que derrière un simple micro.
L’ASCENSION D’UN PASSIONNÉ
Né en 1975 à La Réunion, il s’y distingue très tôt par son humour et son amour du cinéma. « Moi, j’étais chelou.
J’étais le mec qui avait vu “Le Grand bleu” deux fois », raconte-t-il en riant. Repéré pour son talent comique à la radio locale, il rejoint NRJ Paris en 2000 et s’impose rapidement dans le paysage radiophonique. « Venir à Paris quand t’es réunionnais, c’est comme quand tu viens d’un milieu rural, mais pour nous, il y a la distance en plus », explique-t-il évoquant son arrivée en métropole où il découvre les nuits de la Capitale et rencontre Géraldine Nakache qui l’encourage à se lancer sur scène.


Manu Payet se fait connaître grâce à ses one-manshows comme Emmanuel (2016) et plus récemment Emmanuel 2 (2023), où il mêle humour et sincérité. Au cinéma, il enchaîne les rôles dans des comédies comme « Tout ce qui brille » (2010) ou « Les Infidèles » (2012), avant de se révéler dans des registres plus dramatiques avec « Un Début prometteur » (2015) d’Emma Luchini.
« Je n’en reviens pas qu’elle ait pu m’imaginer dans un rôle pareil. Pour elle, c’était évident. J’ai bossé comme un fou pour lui donner raison », confie-t-il, soulignant son engagement à se dépasser.
Dans « Deviens génial » de Léo Grandperret, il incarne aujourd’hui, un professeur d’allemand dont la classe menace de fermer faute d’élèves. Pour sauver son poste et rester proche de sa fille, il organise un voyage scolaire en Allemagne avec l’aide d’une enseignante de musique.
« C’est l’histoire d’un prof d’espagnol qui est obligé de se faire passer pour un prof d’allemand. C’est une comédie dans laquelle j’ai adoré tourner », déclare-t-il. Le film met en lumière son talent pour transformer une situation absurde en une aventure humaine et drôle, tout en explorant des thèmes comme la transmission et la passion.
Membre émérite une génération d’artistes polyvalents capables de passer du rire à l’émotion avec une aisance rare, son parcours est celui d’un homme qui a su transformer ses différences en forces et ses doutes en succès. « Ce qui compte, c’est de ne pas être impudique. Il faut être marrant aussi, et le secret, c’est l’autodérision », résume-t-il, avec l’élégance et la tendresse qui le caractérisent.
DEVIENS GÉNIAL
EN SALLE LE 17 JUIN

SON FILM EST PHOTOGRAPHIQUE, NE VOUS INQUIÉTEZ PAS.
SON FILM EST PHOTOGRAPHIQUE, NE VOUS INQUIÉTEZ
IL NE RESSEMBLE À AUTRE, NE VOUS INQUIÉTEZ PAS. EST IMMENSE BEAUTÉ, NE VOUS INQUIÉTEZ
IL NE RESSEMBLE À AUCUN AUTRE, NE VOUS INQUIÉTEZ PAS.
IL EST D’UNE IMMENSE BEAUTÉ, NE VOUS INQUIÉTEZ PAS.
Vincent Delerm
Vincent Delerm
COSMOS M’A ÉMERVEILLÉ COMME RAREMENT.
COSMOS M’A ÉMERVEILLÉ COMME RAREMENT.
Wim Wenders
Wim Wenders
SI LE CINÉMA VOUS MANQUE ET LA BEAUTÉ, ET L’HUMANITÉ, COUREZ VOIR COSMOS.
SI LE CINÉMA VOUS MANQUE ET LA BEAUTÉ, ET L’HUMANITÉ, COUREZ VOIR
Camille Laurens
Camille Laurens

Rarement l’univers de la variété à grande échelle n’a été exploré avec l’acuité dont témoigne LOVE ON TRIAL.
Par Bernard Achour
Dans un Japon où la célébrité se fabrique comme un produit calibré, « Love on Trial » s’empare d’un fait réel pour en extraire une trajectoire intime et politique. En découvrant l’histoire d’une jeune idole de la pop poursuivie pour rupture de contrat en tombant amoureuse, le réalisateur Kôji Fukada confie avoir ressenti « un profond sentiment de malaise » devenu le point de départ d’un film pensé comme une immersion dans un système où la liberté sentimentale peut devenir une faute.
MACHINE À RÊVES
Mai appartient à cette industrie fascinante et redoutable où des jeunes femmes sélectionnées très tôt apprennent à chanter, à sourire, à se comporter, mais aussi à incarner une image de pureté scrutée en permanence. Le cinéaste s’est immergé dans ce milieu en menant des entretiens avec des vedettes et leurs producteurs, convaincu qu’il fallait en comprendre les mécanismes avant de les représenter. Il observe ainsi un monde où la relation aux fans s’apparente parfois à une « pseudo-romance », dont la sincérité reste incertaine mais dont l’exploitation commerciale, elle, ne fait aucun
doute. Derrière la chorégraphie millimétrée et les costumes éclatants, le film met à nu une économie du désir où l’image de disponibilité nourrit la rentabilité, au prix d’un contrôle constant des corps et des émotions.
Au cœur de cette mécanique surgit l’imprévisible : Mai tombe amoureuse d’un artiste de rue, attirée par une existence affranchie de toute structure. Kôji Fukada revendique ce contraste frontal entre deux rapports au monde, l’un corseté par des règles implicites, l’autre fondé sur une relation directe au public. Cette histoire épouse alors les contours d’un amour impossible pensé comme universel, à la manière de « Roméo et Juliette », mais aussi traversé par une idée plus âpre : « Choisir quelqu’un, c’est ne pas choisir quelqu’un d’autre. » À mesure que le lien se noue, le film révèle la violence d’un système qui punit toute déviation et transforme l’intime en enjeu public.
JUGEMENT PUBLIC
La révélation de cette relation déclenche une procédure judiciaire où deux mondes se percutent : celui, coloré et euphorique, de la scène, et celui, froid et impersonnel,


du tribunal. Le réalisateur met en scène ce face-à-face sans céder au spectaculaire, préférant exposer les limites d’un cadre légal confronté à des questions éthiques. Il souligne combien ces affaires rendent floue la figure de l’adversaire,et combien la solitude devient le véritable espace du combat. Refusant toute simplification, il insiste sur la complexité d’un système où même les individus de bonne volonté se trouvent pris dans des logiques qui les dépassent.
Dans ce dispositif précis, porté par une actrice issue elle-même de cet univers, chaque geste gagne en crédibilité. Et lorsque le vernis se fissure, demeure une question simple et brûlante : que vaut un rêve lorsqu’il exige de renoncer à aimer ?

EN JUIN AU CINÉMA
Très attendu, TOY STORY 5 s'annonce particulièrement surprenant.
Par Bernard Achour
Trente ans près avoir révolutionné l’animation avec le premier long métrage d’animation en images de synthèse, la formidable saga « Toy Story » revient une cinquième fois en plaçant plus haut que jamais la barre technique et surtout narrative.
UNE PROMESSE
Ce nouveau volet s’inscrit dans un contexte paradoxal : en 2019, le quatrième épisode était en effet présenté comme un point final. Dès février de la même année, le doubleur du célèbre Buzz l’Éclair Tim Allen évoquait pourtant une suite possible, tandis que Pixar affirmait vouloir privilégier des œuvres originales. Résultat : en juin 2024, Andrew Stanton est officiellement nommé réalisateur, avant d’être confirmé comme scénariste quelques semaines plus tard, marquant son retour au cœur d’une saga qu’il n’a cessé de co-écrire depuis 1995. « Il y aura des choses que vous n’avez jamais vues auparavant », promet le patron du Studio Pete Docter.
UN ENNEMI PAS COMME LES AUTRES
Le scénario s’articule autour d’une idée simple : les enfants ont changé. L’action se situe après les événements du précédent opus alors que les jouets affrontent une

nouvelle concurrence, celle des écrans tactiles. Le dispositif dramatique repose sur un objet central : une tablette devenue jouet favori, qui redistribue toutes les cartes. « Ce n’est même pas vraiment une bataille, mais la prise de conscience d’un problème existentiel : plus personne ne joue vraiment avec les jouets », constate Andrew Stanton.
DU NEUF AVEC DU MIEUX
Mais au-delà de ce bilan, « Toy Story 5 » joue sur une corde plus sensible encore : celle du temps qui passe et de l’attachement. Depuis 1995, Woody, Buzz et les autres ont accompagné plusieurs générations de spectateurs, devenant bien plus que de simples personnages animés. En confrontant ces figures familières à un monde où l’imaginaire passe désormais par les écrans, le film promet de retrouver ce mélange unique de comédie, de mélancolie et de lucidité qui a fait la force de la saga. Entre fidélité aux origines et ouverture vers de nouveaux horizons, Pixar cherche ici à prolonger l’émotion sans jamais la répéter.
Fort d’enjeux et d’une perfection techniques démultipliés, « Toy Story » semble autant calibré pour divertir que pour poser de saines questions.
TOY STORY 5
EN SALLE LE 17














Lors de la 12e édition de Fantasy Basel –The Swiss Comic Con, nous avons pu capturer d’innombrables moments formidables sur le stand de FILM GUIDE.




Voici une sélection des plus belles images.
Retrouvez encore plus de photos sur notre compte Instagram
Rendez-vous à la prochaine édition de FANTASY BASEL du 6 au 8 mai 2027 !












Du thriller d’espionnage au film de terroir, un nouveau livre révèle la Suisse comme on la perçoit rarement au cinéma : une scène multiple au cœur de l’histoire du Septième Art international.
Par Philipp Portmann
Sur les grands écrans, notre paysn’a jamais été qu’une simple carte postale. Dans le bien nommé « La Suisse au cinéma », l’auteur Arnaud Aubelle rassemble cent productions internationales qui l’utilisent comme décor – tantôt spectaculaire, tantôt discret. De « La Mémoire dans la peau » à « Goldfinger » en passant par « Le Miracle de Berne », la sélection étonne par sa diversité et la richesse de ses points de vue. La Confédération helvétique y apparaît non seulement comme un arrière-plan pittoresque, mais aussi comme un véritable acteur des récits.
Conçu en collaboration avec la Cinémathèque suisse, l’ouvrage se présente comme un guide exigeant à travers l’histoire du cinéma. Chaque entrée propose à la fois une critique incisive et une mise en perspective stylistique et historique. Des cinéastes comme Alfred Hitchcock, David Cronenberg ou Clint Eastwood y côtoient des classiques de genre et des productions hollywoodiennes des années 1940 et 1950. Il en résulte un panorama dense, qui confronte habilement les clichés familiers (montagnes, lacs, chocolat, banques)
Dans le prochain numéro de FILM GUIDE
SPIDER-MAN: BRAND NEW DAY – Offrez-vous une toile !
VAÏANA – Elle revient… En chair et en os.
L’INCONNUE – Le plus grand rôle de Léa Seydoux.
Disponible dès le 1er juillet, gratuitement dans votre cinéma ou sur abonnement pour le recevoir chez vous.
LA SUISSE AU CINÉMA
ÉDITIONS HELVETIQ
ISBN : 978-3-03964-135-2
à des thématiques inattendues comme la science ou les migrations.
UNE BOUSSOLE POUR LES CINÉPHILES
C’est précisément ce mélange qui fait tout l’intérêt du livre : « La Suisse au cinéma » est à la fois un ouvrage de référence et une invitation à la découverte. Richement illustrées, ses pages donnent envie de redécouvrir des classiques ou de partir à la recherche de titres oubliés. Arnaud Aubelle écrit avec précision, clarté, et une passion manifeste pour le cinéma. Ceux qui pensent connaître la Suisse à l’écran y découvriront de nouvelles facettes – et profiteront d’un regard aussi divertissant qu’instructif sur un pays bien plus complexe que ne le laisse croire sa réputation.


