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Le fanzine du festival NUMÉRO#1

Mercredi12 novembre 2008

GRATUIT


LE GRIBOULLI

BLOC PARTY

ÉDITÖ

STILL FIGHTING

Rien n’arrête

un peuple qui danse

Ç

a y est, on y est ! Nördik Impakt a commencé, sur les chapeaux de roues. Cette année plus encore. Qui a dit que ce serait plus facile ? Évidemment, quand on a prévu de fêter tant d’anniversaires en même temps, ce n’est pas vraiment se simplifier la tâche. Mais c’est très bien parti, maintenant que c’est parti justement ! Après 48h de suspense, enfin délivrés ! Décidément,chaque année un nouveau défi, de nouvelles conditions, de nouvelles rencontres aussi... Mais quel meilleur terreau pour nous faire tous grandir, pour innover, et renforcer les motivations de chacun à défendre ce projet ? Ce lundi soir affiche complet. L’ambiance est là. « Tout le monde la main en l’air » comme aux grandes heures du hip-hop... revenues cette année le temps d’une soirée. Toutes les équipes de Nördik Impakt vous souhaitent un excellent festival aux quatre coins de la ville, et n’oubliez pas : «Rien n’arrête un peuple qui danse !»

Ours Direction

de publication :

Coordination de rédaction : Hugo Châtelet hugo@systemik.org Julien Pourreau julien@systemik.org



CanalCoffee

Direction artistique : Julien Pourreau julien@systemik.org Partenariats : Maxime Quintin info@systemik.org Anne-Sophie Delesnerac anneso@systemik.org Maquettisme & graphisme : Julien Pourreau, Coline L’Achiver Crédits

photographique :

/

Rédacteur : Hugo Chatelet, Maximilien Douche, Blaise Zagalia. Distribution : Hugo Chatelet, Aurélien Monmirel, Anthony Berthaux Impression et façonnage : Copy-Caen, Caen-Repro, synchronisé par Klubgraphik Merci à : ArtsAttack!, au Cargö, à l’équipe de Nördik et à nos partenaires. Dépôt légal à parution le 12/11/2007 Publié à 1000 exemplaires Ne le jeter pas dans la nature, donnez le ! Contact : info@systemik.org Web : www.systemik.org Myspace : www.myspace.com/systemikrew

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Infos Pratiques

Pavillon

de

Normandie

Point d’accueil du festival

Du 10 au 15 Novembre 2008 de 14h00 à 19h00 Quai Caffarelli -14000 Caen

Contact : 02 31 86 79 31

www.nordik.org www.myspace.com/nordikimpakt

Nordik Blog

Report, coulisses, photos, vidéos

Suivez l’actu du festival en direct sur le blog du festival : www.blog.nordik.org


Fly-Case

Chronique de disques

KURTIS BLOW LP KURTIS BLOW

Mercury

S

orti en 1980, l’album éponyme de Kurtis Blow était une évidence pour cette rubrique et célébrer ainsi les 35 ans de l’Universal Zulu Nation. Père tutélaire d’une scène chargée d’esprit de fête et de positivisme, le sieur Blow est le premier artiste de rap à signer sur une major. Dès 1976 avec Russel Simmons, futur boss du label Def Jam, et le groupe The Force il expérimente déjà les boucles funky qui feront son succès. Reconnaissance qui viendra avec ce disque dingue, Kurtis sera ainsi le premier rappeur à décrocher un disque d’or avec le titre «The Breaks», classique désormais intouchable de l’histoire du hiphop. L’artiste peut poser fièrement sur la pochette, en effet les sept titres de cet album sont un des plus fabuleux condensé de l’époque. Boucles funky et breaks ravageurs rivalisent avec des arrangements soul assez inouïs à écouter aujourd’hui, voire carrément rock avec ce boogie improbable sur «Taking care of business». Propos engagés sur musique funky voilà un adage que le rap contemporain devrait peut-être prendre en compte aujourd’hui. Bien avant les violons pleureurs et le conformisme d’un certain rap, Kurtis Blow jouait le dénicheur avec une fraîcheur que l’on ressent encore aujourd’hui, et confirme totalement le slogan de l’époque «Peace, Unity, Love & Having fun». M.D.

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PEACE UNITY LOVE & HAVIN’ FUN Un plateau d’exception réunissant les pères fondateurs du hip-hop, vous en rêviez, Nordik Impakt l’a fait. Une occasion unique de voir réunis au Cargö la crème de la crème, notre reporter s’en lèche encore les babines.

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n Cargo rempli à ras bord pour ce qui s’annonçait comme une célébration des 30 ans de la Zulu Nation mais surtout la célébration du hiphop. Ce mot prenait toute son ampleur ce lundi soir grâce à un show de danse époustouflant de maîtrise. Breakdance, electrofunk et sueur, la mission fut remportée haut la main par le collectif du chorégraphe F2 Louise. Une salle comble et comblée, composée de fervents défenseurs de la cause hip-hop et de néophytes ravis d’être la, au vu des nombreux smiles s’affichant sur le coin des lèvres tout au long de la performance. Les hostilités pouvaient démarrer. Un plateau exceptionnel, une affiche jamais vue auparavant, cette réunion marquait le retour fracassant des maîtres fondateurs du hip-hop. Guru et son groupe Jazzmatazz ont démarré tambour battant avec un show ultra efficace. En totale communion avec le public, ils nous ont offert un best of de leurs productions crossover, entre soul, jazz et beats old school, repris en écho par la fosse. Mr Kurtis Blow pris la suite en nous gratifiant d’un set méchamment entraînant. Drôle d’impression que de voir ce « papy  » en total look dans son jogging blanc immaculé. A entendre les réactions du public ce fut une révélation pour beaucoup. Malgré le poids des années, Kurtis s’est donné à 100% mélant productions de l’époque, classiques du hip-hop et quelques samples ultra efficaces qui ont fait bondir la foule pendant plus d’une heure.

S’ensuivit Q-Bert et Rahzel, d’une rare générosité scénique. Loin des sets courts et formatés des grands turntablists, Q-Bert, trois fois champion du monde DMC a confirmé son statut de plus grand dj mondial. Jouant en toute décontraction avec le crossfader (mais comment fait-il?) le set fût ponctué de tours de passe passe dingues, de moments hyper techniques, alternés de tubes intergalactiques faisant le bonheur total du public. Rahzel quant à lui, dans une discipline phare du hip-hop, le beatboxing, a démontré une maestria et un talent hors du commun. Malgré quelques longueurs inhérentes au genre, tenir une salle armé de ses seules cordes vocales reste une prouesse toujours bluffante. Conclusion évidente pour la soirée, l’inventeur légendaire du scratch Grand Master Flash, immortalisé dans le film culte « Wild Style » en train de mixer dans sa cuisine à la fin des 70’s, a donné dans le show à l’américaine. Connaissant son statut de père tutélaire, le Monsieur nous a offert sur un plateau d’argent ce qu’on attendait de lui à savoir du tube, du scratch, ad libitum. Peut-être un peu trop carré pour une communion totale avec le public, il était assez drôle de voir son acolyte ambianceur lui passer ses disques et de se faire rembarrer gentiment quand ça n’allait pas assez vite! Ne soyons pas bégueules, passant allègrement de Cypress Hill à Nirvana, Flash aura conclu cette soirée avec brio.

M.D

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Photothèque_Patchwork de photos

À BLOCK DE PHOTOS


Interview MorteL_Rencontre avec une star décédée

WOLFGANG AMADEUS MOZART

Blaise : Pianiste et violoniste précoce, vous êtes surtout connu pour un être un compositeur prolifique de musique de film et de publicité. Vous êtes aussi un géniteur prolifique puisque vous avez eu six enfants en neuf ans. Enfin, vous êtes mort jeune au sommet de votre art, exerçant une influence non négligeable sur les fins de carrière de Jim Morrison, Jimi Hendrix et Janis Joplin. Vous êtes considéré comme un des plus grands musiciens de tous les temps sans avoir jamais remporté les MTV Awards. Qu’est-ce qu’un musicien classique comme vous va aller voir  pendant ce festival électro ? Wolfgang Amadeus Mozart : J’ai une tendresse toute particulière pour le travail de Bardi Johannsson. Je me reconnais dans son travail mélodique, même s’il n’arrive pas à la cheville du mien. Je vais découvrir son dernier projet Bang Gang en concert jeudi soir au Théâtre des Cordes.

B. : C’est tout ? WAM : Non. Je reste fasciné par le rapport image/musique. J’ai écrit des opéras, c’est une forme captivante. Je suis impatient de découvrir X-102 Re Discovers The Ring Of Saturn au cinéma Lux, en présence de Jeff Mills qui plus est. Et j’assisterai à la table ronde sur l’art du Vjing au pavillon de Normandie, jeudi en début d’après-midi. B. : Ça ressemble presque à un plan de travail, vous n’êtes pas venu pour le plaisir ? WAM : Si bien sûr. Je serai au 20yearsrex@ nordik… D’abord pour voir jouer Jeff Mills, un des musiciens fondamentaux de cette fin de siècle et aussi pour le live de Chloé dont j’adule les mix d’une grande sensualité. B. : Et alors, maintenant, vous pouvez nous le dire, qu’est-ce qu’il y a après la mort ? WAM  : Croyez-moi, on l’apprend toujours trop tôt. 7


VOS NOUVELLES COPINES DE SOIRÉE :

CAEN LA MER et NÖRDIK IMPAKT vous proposent de développer une relation durable avec vos nouvelles copines : ENSEMBLE, FAISONS UN FESTIVAL ECO-RESPONSABLE!

LE PAVILLON DE NORMANDIE Situé sur le quai Caffarelli, le Pavillon de Normandie est le point d’accueil du festival, mais pas seulement... Bien plus qu’un simple point ou les festivaliers peuvent retirer leurs places et obtenir des informations sur la semaine de festivités, il est un lieu de vie et de travail ou cohabite divers artistes et associations. Aménagé par les soins de l’association Systemik et des Ateliers Intermédiaires, le Pavillon fait office de point d’accueil, de QG du Nördik Flash et de plateforme régionale d’expérimentation multimédia. Encadré par deux plasticiens et deux musiciens développeurs, les festivaliers ou simples curieux sont invités à participer à des recherches autour d’un objet artistique utilisant le son et l’image. Une table ronde et une initiation au vjing animée par le directeur du festival de vjing “Vision’R” sont aussi proposés au public. 8

Pour ceux qui souhaitent participer à une activité différente bien que toute aussi ludique, il reste encore les films régionaux et les créations audiovisuelles autour de “L’Oeil du cyclone” qui sont diffusées sur l’ensemble de la semaine.  H.C.

Nördik Flash - Mercredi 12 Novembre 2008  

Le fanzine du festival Nordik Impakt 2008 Réalisé par l'association Systemik

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