Brasswater, une vision à long terme pour Tremblant Brasswater takes the long-term view at Tremblant Resort
La Classique des Légendes 2026 Legends Classic 2026 Coupe Caribou Cup 28/03/2026
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Volume 33 no 03 – MARS | MARCH 2026
PROCHAINE ÉDITION : AVRIL
Réservation publicité : 13 mars • Matériel final : 20 mars
NEXT ISSUE: APRIL
Ad reservation: March 13 • Final ad supplied: March 20
Notre équipe
| Our team
PROPRIÉTAIRE - ÉDITEUR | OWNER - EDITOR
David Coderre – david@tremblantexpress.com
DIRECTRICE ADMINISTRATIVE | ADMINISTRATIVE DIRECTOR
Myriam Delage – info@tremblantexpress.com
RÉDACTEURS | WRITERS
Marie-Piere Belisle-Kennedy, Cathy Bergman, Jane Chisholm, Fabienne Macé & Jo Simonetti
TRADUCTION | TRANSLATION
Marie-Piere Belisle-Kennedy, Dominique Bernard & Anne Johnston
RÉVISION | CORRECTION
Dominique Bernard, Lysanne Ethier & Anne Johnston
DIRECTION ARTISTIQUE | ART DIRECTION
Isabelle David
DOCTEUR ORDI | DR. COMPUTER
Pierre Goyette
Collaborateurs | Contributors
Félix Audet, Marc-Antoine Baril Lessard, Stéphanie Drolet, Peter Duncan, Bryan-Éric Lane, Marie-Andrée LeBlanc, Patric Poitras & Jo Simonetti
Production
GRAPHISME & INFOGRAPHIE | GRAPHIC DEPARTMENT Isabelle David
Messageries Dynamiques (Québec) - FMP Distribution (Ottawa)
SITE INTERNET | WEBSITE Octantis
MARS | MARCH 2026
Dans ce numéro | I n this issue
9 ÉDITORIAL | EDITORIAL
ACTUALLITÉ | NEWS
10 Nourrir les Jeux
Feeding the Games
14 Brasswater
Une vision à long terme pour Tremblant
Takes the long-term view at Tremblant Resort
15 Capter l’éclair
Catching lightning
17 Renaud Furlotte
Le bon film, au bon moment
The right film at the right time
42 Borée
Anticiper aujourd’hui pour préserver demain
Looking ahead today to prepare for tomorrow
SPORT
11 L’effet Mik
Mikaël Kingsbury, long live the king
18 Ski au féminin
Gagner en confiance, une descente à la fois
Women in skiing
Confidence-building skills on the mountain
20 Jean Lessard
Bâtisseur des sports de neige
Canadian Alpine Builder
En page couverture | On the cover
En couverture ce mois-ci, René-Pierre Normandeau immortalise le départ explosif de la Coupe Caribou dans le village piétonnier de Tremblant — des feux d’artifice illuminant le ciel alors que les concurrents se précipitent vers le bassin d’eau glacée à la base de la Flying Mile. Costumes. Courage. Foule en délire. Présentée comme l’événement annuel le plus épique de Tremblant, l’épreuve de force du 28 mars verra une fois de plus skieurs et planchistes tenter de parcourir les 30 mètres (100 pieds) à la surface de l’eau – à la conquête de la gloire, des prix et du droit de se vanter après le ski au P’tit Caribou.
On our cover this month, René-Pierre Normandeau captures the explosive start of the Caribou Cup in Tremblant’s pedestrian village—fireworks blasting skyward as competitors charge toward the pool filled with icycold water at the base of the Flying Mile. Costumes. Courage. Crowdfueled chaos. Billed as Tremblant’s most epic annual event, the March 28 showdown will once again see skiers and snowboarders attempt the 100foot skim—chasing glory, prizes and après-ski bragging rights at Le P’tit Caribou.
23 Torréfaction au vieux village | Old village fresh roast
24 Gastronomie boréale | Boreal gastronomy
CHRONIQUES | COLUMNS
32 Chronique de Peter Duncan | Peter Duncan’s column
36 Forme physique | Fitness
38 Patrouille de ski | Ski patrol
44 Informations juridiques | The law and you
46 Bien-être et soins personnels | Wellness and well-being
49 Passion automobile | A passion for cars
L’élan de mars
Les Jeux olympiques d’hiver 2026 sont terminés laissant derrière eux des moments de succès, de ténacité et de génie. Deux cent six Canadiens, dont 49 Québécois et près d’une douzaine de Laurentiens, ont fréquenté la scène mondiale. Ils ont glissé, tracé, décollé, assuré… et volé.
L’équipe canadienne a ramené des médailles. Mais plus que les podiums, c’est le cœur qui prévaut. Des pistes de leur ville natale aux projecteurs olympiques, ces athlètes portent quelque chose de plus grand que des médailles : l’esprit du lieu qui les a façonnés.
Dans les Laurentides, l’hiver n’est pas qu’une saison, c’est un terrain d’essai. Les premières traces apparaissent avant le lever du soleil. L’excellence commence sur les remontées mécaniques gelées, les sentiers enneigés, les patinoires glacées, les terrains d’entraînement et dans les clubs de ski. Elle se construit grâce à l’exercice, la résilience et la foi inébranlable des athlètes, des parents et des entraîneurs qui sont là bien avant les caméras.
Transmission de la flamme
Du 27 février au 7 mars, près de 3 000 athlètes âgés de 12 à 17 ans se réunissent à Blainville pour les Jeux du Québec — tremplin pour la prochaine génération québécoise. Depuis six décennies, cet événement lance des carrières et façonne le patrimoine sportif de notre province. Encore une fois, les Laurentides arrivent en force, fières et ambitieuses. Milano Cortina a démontré que les compétiteurs provinciaux d’aujourd’hui peuvent être les olympiens de demain.
Ce mois-ci, dans « Nourrir les Jeux », nous vous emmenons dans les coulisses des Jeux du Québec. Nous y mettons en lumière les efforts du chef Sébastien Houle qui sert plus de 48 000 repas aux athlètes, entraîneurs et officiels. L’excellence va bien au-delà du terrain de jeu.
L’hiver n’est pas terminé. La 11e édition de La Classique des Légendes revient à Tremblant le 22 mars, nous rappelant que les compétitions et la communauté dévalent les mêmes pentes.
La saison s’achève, l’élan persiste. Mars transforme la fierté en promesse, et la prochaine descente vous attend toujours.
NOTRE PASSION, VOTRE AVENTURE CULINAIRE
March momentum
The Milano Cortina 2026 Winter Olympic Games have drawn to a close, leaving behind moments of flight, grit and brilliance. Two hundred and six Canadians stepped onto the world stage: 49 from Québec, nearly a dozen from the Laurentians. They skated, carved, soared, stomped and flew.
Team Canada brought home the hardware. But more than podiums, it’s heart that matters.
From our hometown slopes to the Olympic spotlight, these athletes carry something bigger than medals: the spirit of the place that shaped them.
Across the Laurentians, winter is not simply a season; it’s a proving ground. First tracks are earned before sunrise. Greatness begins on frost-bitten morning lifts, snow-packed trails and frozen rinks, in ski clubs and on training floors. It’s built through repetition, resilience and the steady belief of athletes, parents and coaches who show up long before the cameras arrive.
Now the flame passes forward.
From February 27 to March 7, nearly 3,000 athletes aged 12 to 17 gather in Blainville for the Jeux du Québec—the springboard for Québec’s next generation. For six decades, it has launched futures and shaped our province’s sporting heritage. Once again, the Laurentians arrive strong, carrying both ambition and hometown pride. Milano Cortina demonstrated that today’s provincial competitor may be tomorrow’s Olympian.
In this issue, we step behind the scenes of Jeux du Québec in Feeding the Games, highlighting chef Sébastien Houle’s gold-medal effort to deliver more than 48,000 meals to athletes, coaches and officials, because excellence extends well beyond the field of play.
Winter isn’t finished. The 11th Legends Classic returns to Tremblant on March 22, reminding us that competition and community share the same slope.
The season may be winding down, but momentum is not. Around here, March is where pride turns into possibility, and the next run always awaits.
CATHY BERGMAN
Du 27 février au 7 mars, près de 3 000 athlètes âgés de 12 à 17 ans, représentant 19 régions du Québec, se retrouveront à Blainville pour le 60e anniversaire des Jeux du Québec, le plus important événement sportif jeunesse de la province. Ils seront rejoints par environ 1 000 entraîneurs, accompagnateurs et officiels.
Ils auront besoin de trois repas nutritifs par jour pendant huit jours consécutifs, soit plus de 48 000 portions. À la tête de cette entreprise colossale : Sébastien Houle de Mont-Tremblant, chef propriétaire du restaurant sEb L’Artisan Culinaire, recommandé dans le guide Michelin et figure familière de la gastronomie laurentienne depuis deux décennies.
Son expérience s’étend bien au-delà de son restaurant. Pendant 10 ans, il a été le traiteur principal de l’Ironman Mont-Tremblant. S’entraînant presque quotidiennement, il sait que la nourriture n’est pas seulement un carburant, mais un élément essentiel au soutien des athlètes.
Nourrir les Jeux
CATHY BERGMAN
« M. Houle a une mission importante », déclare Alexandre Savoie, chef de mission des Laurentides aux Jeux du Québec. « L’alimentation est un enjeu crucial, et il ne fait aucun doute qu’il sera à la hauteur de la tâche. »
La logistique est colossale. Les athlètes seront logés et nourris dans cinq écoles publiques et privées, chacune disposant d’une cafétéria, dont certaines n’ont été conçues que pour servir 100 élèves par jour. Elles devront désormais en accueillir jusqu’à 500. Dès le début, M. Houle a choisi d’intégrer le personnel de cuisine existant dans la mesure du possible, formant ainsi cinq équipes adaptées à chaque site.
Émilie Cunial, athlète d’élite et coordinatrice des services d’alimentation et d’hébergement pour les Jeux du Québec, déclare : « Nous étions convaincus que M. Houle pourrait élaborer des menus qui respecteraient les directives nutritionnelles de Sports Québec tout en étant délicieux et réconfortants. »
« Préparer trois repas par jour pour des milliers de
Feeding the Games
personnes est faisable, explique M. Houle. Le véritable défi consiste à le faire jour après jour, pendant huit jours, dans cinq endroits différents, avec des cuisines différentes et un nombre variable de bouches à nourrir. »
Les déjeuners et les soupers seront préparés chaque jour sur place, tandis que plus de 16 000 dîners seront préparés dans la cuisine de M. Houle à Mont-Tremblant et transportés quotidiennement à Blainville. Pendant huit jours, son restaurant fonctionnera 24 heures sur 24, comme un centre de production, avec 12 employés travaillant par roulement.
Il ne s’agit pas de repas emballés, comme ceux des cafétérias. Les lunchs préparés à partir de produits frais comprennent : wraps au poulet César; ciabattas au porc effiloché; pitas au falafel avec du tzatziki; salades; fruits; produits laitiers et pâtisseries. Les déjeuners proposent : crêpes; œufs; saucisses de poulet; yaourts et fruits. Les copieux repas du soir comprennent : pâtes; poulet; chili végétarien; salades; soupes et desserts maison.
M. Houle planifie cette opération depuis plus d’un an. « L’efficacité est importante, dit-il, mais la qualité l’est tout autant. Ce sont de jeunes athlètes. Ils méritent des aliments savoureux, nourrissants et préparés avec soin. »
Ayant grandi à Montréal, M. Houle a lui-même participé aux Jeux du Québec, remportant des médailles en escrime, en natation et en plongeon.
« C’est agréable de pouvoir rendre la pareille, dit-il. Les Jeux du Québec sont importants. Cet événement représente la prochaine génération d’athlètes d’élite et d’olympiens. J’en fais une affaire personnelle. »
Pendant huit jours intenses, alors que des médailles seront remportées et des souvenirs créés, Sébastien Houle et ses équipes travailleront principalement en coulisses, nourrissant nos jeunes athlètes, un vrai repas à la fois.
From February 27 to March 7, nearly 3,000 athletes aged 12 to 17, representing 19 regions of Québec, will converge on Blainville for the 60th anniversary of the Jeux du Québec, the province’s most important youth sporting event. They will be joined by close to 1,000 coaches, chaperones, and officials.
All these people will need three nutritious meals a day for eight straight days—more than 48,000 servings.
At the helm of this massive undertaking is MontTremblant’s own Sébastien Houle, chef-owner of the Michelin Guide-recommended sEb L’Artisan Culinaire and a familiar name in Laurentian fine dining for the past two decades.
Houle’s experience extends far beyond his restaurant. For ten years, he served as lead caterer for Ironman Mont-Tremblant. As someone who trains almost daily, he understands firsthand that food is not just fuel; it is a vital part of an athlete’s support system.
That experience has not gone unnoticed. “Mr. Houle has a significant mandate,” says Alexandre Savoie, chef de mission (head of delegation) for the Laurentians at the Jeux du Québec. “Food is a key issue, and there is no doubt he will be up to the task.”
The logistics are formidable. Athletes will be housed and fed in five public and private schools, each with different cafeteria layouts and capacities, some originally designed to serve just 100 students a day, now expected to serve up to 500. Early on, Houle chose to integrate existing school kitchen staff wherever possible, building five tailored teams adapted to each site.
Émilie Cunial, coordinator of food and accommodation services for the Jeux du Québec—and an elite athlete herself—says, “We felt confident Houle could build menus that met Sports Québec’s nutrition guidelines while also being delicious and comforting.”
“Making three meals a day for thousands of people is doable,” Houle says. “The real challenge is repeating it day after day, across eight days, in five different locations, with different kitchens and different numbers of mouths to feed.”
Breakfasts and dinners will be prepared fresh daily onsite, while more than 16,000 lunches will be produced in Houle’s Mont-Tremblant kitchen and transported daily to Blainville. For eight days, his restaurant will operate as a round-the-clock production hub, staffed by 12 employees working in shifts.
These are not packaged, cafeteria-style meals. Lunches include chicken Caesar wraps, pulled pork ciabatta, falafel pita with tzatziki, salads, fruit, dairy, and baked goods—all made from scratch. Breakfasts and dinners are just as thoughtfully planned, with pancakes, eggs, chicken sausages, yogurt and fruit, and other choices in the morning, and hearty evening meals including pastas, chicken, vegetarian chili, salads, soups, and homemade desserts.
Houle has been planning this operation for over a year. “Efficiency matters,” he says, “but so does quality. These are young athletes. They deserve food that’s tasty, nourishing, and made with care.”
There is also a deeply personal dimension. Growing up in Montréal, Houle competed in the Jeux du Québec himself, earning medals in fencing, swimming, and diving.
“It feels good to give back,” he says. “The Jeux du Québec matter; the event represents the next generation of elite athletes, of Olympians. For me, this is personal.”
For eight intense days, while medals are won and memories are made, Sébastien Houle and his teams will be working largely behind the scenes, feeding our young athletes, one real meal at a time.
CATHY BERGMAN
L’effet Mik
MARIE-PIERE BELISLE-KENNEDY
Mikaël Kingsbury a rappelé à tout le monde que l’on ne parie jamais contre le « King » des bosses. Deux épreuves, deux médailles : une vie de maîtrise condensée en une semaine olympique, et une cinquième médaille (or : 2, argent : 3) en cinq départs pour le plus grand skieur de bosses de tous les temps.
La médaille d’argent en simple a été remportée en premier. Pour un perfectionniste qui règne sur les bosses depuis plus de 10 ans, une deuxième place fait toujours mal. Puis sont arrivés les duels
Motivé par les commentaires sur une prétendue « malédiction canadienne de l’or » à ces Jeux, Kingsbury a attaqué chaque duel avec ce mélange familier de précision et de confiance. Le King est entré dans l’histoire en décrochant le tout premier titre olympique en duel et la première médaille d’or du Canada à Milano Cortina 2026. « Les gens méritent de voir le meilleur à son meilleur », a-t-il lancé, sourire aux lèvres. Il a su livrer la marchandise sous pression.
Dans l’aire d’arrivée, ses parents Julie et Robert, sa conjointe Laurence et le petit Henrik ont vécu chaque bosse avec lui. « Quand j’ai vu ma famille, et surtout Henrik, en bas, ça m’a donné un cran de plus, a-t-il confié. Tu veux montrer à ton enfant à quoi ça ressemble de continuer à y croire, de revenir après une déception et d’attaquer encore. »
Depuis Tremblant, son préparateur physique Scott Livingston résume le tout simplement : « Il l’a fait. Son équipe l’a fait. Parfois, le poids du travail est exactement ce qui rend le résultat aussi doux… Nouveau père. Réadaptation. Préparation pour la plus grande scène du monde. Il a saisi l’occasion de devenir le premier double médaillé de l’histoire de son sport. Dans ma carrière : le plus grand athlète que j’ai eu le privilège de servir. »
Si c’était bien le dernier chapitre olympique de Kingsbury, il a été écrit à la perfection : ce champion du monde aura prouvé, une fois de plus, que le succès ne se mesure pas seulement aux médailles, mais à ceux qui t’attendent en bas du parcours.
Long live the King
MARIE-PIERE BELISLE-KENNEDY
Mikaël Kingsbury reminded everyone at Milano Cortina 2026 that you never bet against the King of moguls. Two events, two medals: a lifetime of mastery condensed into one Olympic week, and a fifth Olympic medal (two golds, three silvers) in five Olympic starts for the greatest moguls skier of all time.
Singles silver came first, by the cruel margin of a tiebreaker. For a perfectionist who has ruled the bumps for more than a decade, second place usually hurts. Yet at the bottom of that course, when he lifted his young son Henrik in his arms, the silver shining against his Team Canada jacket, the result felt bittersweet, but his legacy was already assured. Then came the duals.
Motivated by social media talk of a Canadian “gold curse” in these Olympic Games, Kingsbury attacked every heat with that familiar blend of precision and confidence. Run after run, the King carved his path into history, claiming the first Olympic dual moguls gold and the first Canadian title of Milano Cortina 2026. “The people deserve to see the best at his best,” he said afterward, grinning, maple leaf flag draped across his shoulders. Only the King can drop a line like that and back it up.
In the finish area, his entire family—parents Julie and Robert, his partner Laurence and baby Henrik—rode every bump with him. “When I saw my family and especially Henrik at the bottom, it gave me an extra gear,” he added. “You want to show your kid what it looks like to keep believing, to come back after disappointment and still attack.”
From Tremblant, his performance conditioning coach Scott Livingston summed it up simply: “He did it. His team did it. Sometimes the weight of the work is exactly what makes the outcome so sweet…. A new father. Rehab. Preparation for the biggest stage in the world. He seized the opportunity to become the first double medalist in his sport. The King. In my career, the greatest athlete I’ve ever had the privilege to serve.”
Une autre façon de profiter de l’hiver à la montagne
En mars, on est en plein cœur de la saison hivernale à Mont-Tremblant. Les conditions de ski sont à leur meilleur, le paysage est à son plus beau, et les adeptes de plein air affluent pour profiter pleinement de la montagne. Mais entre deux descentes (ou lorsque la température chute et que l’on souhaite se réfugier à l’intérieur), le Casino de Mont-Tremblant est l’escale parfaite.
Situé sur le versant Soleil, le Casino est accessible en voiture par le chemin des Pléiades ou directement à partir des pistes, en empruntant une gondole. Que ce soit le temps d’une pause durant la journée ou d’un après-ski qui se prolonge, tous les adultes peuvent y trouver leur compte.
Le restaurant Altitude propose une cuisine simple et savoureuse. Profitez des soirées spéciales vins et découvertes les jeudis et dimanches soir, ainsi que des toujours très populaires brunch du dimanche à volonté, accompagné d’un pianiste. En tout temps, ce lieu gastronomique est apprécié pour son atmosphère feutrée et la vue imprenable qu’il offre sur les sommets enneigés.
Du 5 au 8 mars, alors que la montagne vibrera au rythme de la haute saison, le Casino proposera une programmation spéciale années 80. DJ, arcades, machines à bonbons et mascottes inspirées de PacMan et de Mario Kart plongeront les visiteurs dans une ambiance rétro assumée, qui saura réchauffer tous ceux qui auront passé la journée dehors.
Les vendredis jusqu’au 20 mars, la promotion Valises gagnantes promet de faire vivre des moments excitants à la clientèle. Le concept : deux personnes s’affrontent et choisissent des articles pour remplir leurs valises. La personne qui a la valise dont le poids se rapproche le plus de 23 kilogrammes, sans le dépasser, remporte un des lots voyage en jeu.
Facile d’accès et toujours très animé, le Casino de Mont-Tremblant est un arrêt incontournable pour un séjour inoubliable à Mont-Tremblant.
A different way to enjoy winter on the mountain
March marks the core of the winter season at Mont-Tremblant. Skiing is at its best, the landscapes are stunning, and outdoor enthusiasts pour in to make the most of the mountain. But when looking to take a break between runs (or when temperatures drop and you want to warm up indoors), the Casino de Mont-Tremblant is the perfect stop.
Located on Versant Soleil, the casino is accessible by car via Chemin des Pléiades or by gondola directly from the slopes. Whether you’re taking a daytime break before heading back out or extending your après-ski, you’ll find plenty to enjoy (the casino is reserved for guests 18 or older).
Altitude Restaurant offers simple, flavorful cuisine. Enjoy the special wine and discovery evenings on Thursday and Sunday nights, as well as the always popular all you can eat Sunday brunch, accompanied by a pianist. No matter when you’re visiting, you’ll appreciate this much-loved gourmet spot that invites you to take in breathtaking views of the snowcovered peaks in a cozy, refined atmosphere.
From March 5 to 8, as the mountain comes alive in the heart of peak season, the casino turns up the energy with a special 80s lineup. DJs, arcade games, candy machines, and Pac-Man and Mario Kart-inspired mascots immerse visitors in a boldly retro atmosphere, perfect for a change of scenery after a day outdoors.
Every Friday until March 20, the Hot Suitcases Promotion promises exciting moments. The concept is simple: two contestants go head-tohead, selecting items to fill their suitcases. The person whose suitcase comes closest to 23 kg—without going over—wins one of the travel prizes up for grabs.
Easy to access and always buzzing with energy, the Casino de MontTremblant is a must-visit stop for an unforgettable Mont-Tremblant getaway.
Après le beau temps le bon temps
Brasswater
Une vision à long terme pour Tremblant
JO SIMONETTI
Certaines transactions se font à partir de calculs. D’autres, parce que quelqu’un connaît suffisamment bien un endroit pour savoir ce qu’on y ressent un samedi matin ou un mardi tranquille entre deux saisons, lorsque les remontées mécaniques se taisent. La récente acquisition du cœur commercial du village piétonnier de la station Tremblant par Brasswater appartient à la deuxième catégorie.
Pour le président de Brasswater, Ian Quint, cette transaction s’apparente moins à une stratégie qu’à une évidence. Propriétaire d’une maison à Tremblant, il a passé près de 20 ans à construire sa vie autour de la montagne : les hivers à skier; les étés à s’entraîner en vue de l’Ironman Mont-Tremblant. Ce n’est pas une transaction qu’il observe de loin, mais une opération qu’il vit de l’intérieur.
D’un point de vue commercial, le village correspond au domaine d’activité de Brasswater. L’entreprise, spécialisée dans l’immobilier commercial des stations balnéaires, a des projets à Bromont et à Saint-Sauveur. Mais Tremblant est différent. Aucun projet de copropriété ici : il ne s’agit pas de lotir, de vendre et de passer à autre chose. « Pour nous, ce n’est pas seulement un actif sur papier, explique M. Quint. Nous nous sommes personnellement investis. »
Pendant des années, le village a été géré par des institutions, et M. Quint prend soin de ne pas décrier ce passé. La propriété privée apporte une attitude différente. L’attention devient personnelle. Les décisions deviennent locales. La gestion remplace la délégation.
Pour autant, il ne s’agit pas d’une page blanche. Brasswater est désormais propriétaire du village commercial, mais pas de la montagne elle-même. Une entente en vigueur depuis longtemps prévoit que les décisions concernant les locataires sont partagées avec d’autres parties prenantes, dont l’exploitant de la station. Certaines enseignes peuvent avoir du sens sur le plan commercial mais entrer en conflit sur le plan opérationnel. L’harmonie demande du travail. Les frictions font partie du processus.
À pleine capacité, le village accueille une soixantaine de locataires. L’intérêt des commerçants n’a jamais été une difficulté. Le problème, c’était le suivi : appels sans réponse, conversations inachevées, idées sans suite. « L’opportunité n’était pas de réinventer Tremblant, explique Quint. Il s’agissait plutôt de lui accorder enfin toute l’attention qu’il mérite. »
De nombreux locataires actuels obtiennent de bons résultats et resteront. D’autres se retireront progressivement. Avec le temps, M. Quint s’attend à ce que près de la moitié des locataires changent. La restauration arrive en tête de liste, suivie par l’habillement, le mode de vie et le divertissement. Ceci reflète la façon dont les visiteurs utilisent le village, qu’ils soient là pour un long week-end, une compétition ou une saison.
Le moment est bien choisi, admet M. Quint. L’annonce d’un nouveau projet Club Med donne un élan supplémentaire car il permettra d’agrandir le domaine skiable et d’augmenter la fréquentation tout au long de l’année dans la station. Ce projet est plus complémentaire que concurrentiel : « Ce qui est bon pour la station, si c’est bien fait, est bon pour la région. » M. Quint pense toutefois que si les infrastructures ne suivent pas, la croissance sera mise à rude épreuve avant d’apporter des bénéfices.
Le tourisme reste le moteur économique de Tremblant, finançant les emplois, les services municipaux et la vie commerciale. Le véritable challenge n’est pas la demande des visiteurs, mais l’hébergement des personnes qui font fonctionner la station. C’est un défi qu’aucune stratégie commerciale ne peut résoudre à elle seule.
En fin de compte, l’aspect le plus révélateur de la vision de M. Quint n’a pas grand-chose à voir avec les locataires ou les revenus.
« Il n’y a pas de plan de sortie, dit-il. C’est un projet à long terme. » Dans 10 ans, quand on se promènera dans le village, M. Quint espère qu’on sentira simplement que ça fonctionne, que tout a été pensé, que le village est vivant.
Brasswater takes the long-term view at Tremblant Resort
JO SIMONETTI
Some deals are made from spreadsheets. Others happen because someone knows a place well enough to care what it feels like on a Saturday morning, or on a quiet Tuesday between seasons, when the lifts are still. The recent acquisition of the commercial heart of the Tremblant Resort’s pedestrian village by Brasswater belongs firmly in the second category.
For Brasswater president, Ian Quint, the deal felt less like a strategy than an inevitability. A Tremblant homeowner, he has spent close to twenty years building his life around the mountain. Winters on skis. Summers training on the roads and trails. Multiple Ironman Mont-Tremblant finishes. This is not a market he observes from afar, but one he inhabits.
From a business standpoint, the village sits squarely in Brasswater’s wheelhouse. The firm specializes in retail real estate in resort settings, with projects in Bromont and SaintSauveur. But Tremblant is different. This is not a play to subdivide, sell, and move on. There is no condominium strategy here.
“For years, the village operated under institutional ownership, and Quint is careful not to dismiss that period. But private ownership brings a different posture. Attention becomes personal. Decisions become local. Stewardship replaces delegation. Still, this isn’t a blank slate. Brasswater now owns the retail village, not the mountain itself. A web of long-standing agreements means tenant decisions are shared with other stakeholders, including the resort operator. Certain brands may make sense commercially but clash operationally. Alignment takes work. Friction is part of the process.
At full capacity, the village supports roughly sixty to sixty-five tenants. Interest from retailers has never been the issue. The issue was follow-through: unanswered calls, unfinished conversations, ideas with no place to land. “The opportunity wasn’t about
reinventing Tremblant,” Quint says. “It was about finally paying attention.”
Many existing tenants are performing well and will remain. Others will transition out gradually. Over time, Quint expects roughly half the tenant mix to evolve. Food and beverage sit at the top of the list, followed by apparel, lifestyle, and entertainment concepts that reflect how visitors actually use the village, whether they’re here for a long weekend, a race, or a season.
The timing, Quint admits, doesn’t hurt. The announcement of a new Club Med development has added momentum, as it will expand skiable terrain and increase yearround traffic through the resort. He views the project as complementary rather than competitive: “What’s good for the resort, if done properly, is good for the region.” His note of caution is infrastructure. Growth, if unmanaged, strains systems long before it delivers benefits.
Tourism remains Tremblant’s economic engine, funding jobs, municipal services, and the commercial life that gives the Tremblant village its pulse. The real pressure point isn’t visitor demand but housing for the people who make the resort run, from servers and shop staff to lift operators. Workforce availability is already the limiting factor, and it’s a challenge no amount of retail curation can solve on its own.
In the end, the most telling part of Quint’s vision has little to do with tenant lists or revenue projections.
“There is no exit plan,” he says. “This is a long-term project.” If someone walks through the village ten years from now, Quint hopes they simply feel that it works. That it feels considered. Alive.
Capter l'éclair!
CATHY BERGMAN
Parfois, le moment le plus décisif d’une histoire olympique se joue bien avant que quiconque n’en prenne connaissance.
En novembre 2025, Tremblant Express a rencontré la skieuse acrobatique de Mont-Tremblant Naomi Urness alors qu’elle se préparait pour sa première compétition en Coupe du monde. En parlant de l’envers du décor du sport de haute performance, une idée a jailli : revenir la voir avant les fêtes et capter ce processus en images.
Naomi a immédiatement dit oui. Un simple appel au cinéaste de Mont-Tremblant Nolan Bornet, de ProdByNolan, a suffi pour qu’il embarque à son tour. Nous avons fixé une journée de tournage en décembre, sans imaginer que ce projet dépasserait nos ambitions de départ.
En quelques semaines, la saison recrue de Naomi en Coupe du monde s’est enflammée. Résultat : une place au sein d’Équipe Canada pour les Jeux de Milano Cortina 2026. Ce qui devait être un portrait local se retrouvait projeté sur la plus grande scène sportive du monde.
Pendant les fêtes, Nolan a filmé Naomi à l’entraînement au RobFit KinCentre, sous l’œil du kinésiologue Robert Roy. Il a fixé une caméra sur son torse pour la suivre à skis sur les pistes de Tremblant et intégré des images de diffusion de la Coupe du monde.
Image par image, il a façonné le récit. Montage, ajustements, narrations enregistrées et réenregistrées au fil des commentaires d’Équipe Canada : les histoires olympiques ne laissent rien au hasard.
Catching lightning
Sometimes the most important moment in an Olympic story happens before anyone is watching.
In November 2025, Tremblant Express sat down with Mont-Tremblant freestyle skier Naomi Urness as she prepared for her first World Cup tour. As our conversation turned to the unseen work behind highperformance sport, the idea surfaced to circle back before the holidays and capture that process on film.
Naomi was in. We placed a call to Mont-Tremblant filmmaker Nolan Bornet of ProdByNolan. He didn’t hesitate.
A December filming date was set—with no sense that the project would outgrow its modest beginnings.
CATHY BERGMAN
Within weeks, Naomi’s rookie World Cup season ignited, earning her a place on Team Canada’s Olympic roster for Milano Cortina 2026. What had started as a local, storydriven piece was unfolding on the world’s biggest stage.
During the Christmas holidays, Nolan filmed Naomi training at RobFit KinCentre under the watchful eye of kinesiologist Robert Roy. Then Nolan strapped a camera to his chest, skiing behind her down Tremblant’s slopes. He pulled footage from World Cup broadcasts.
Nolan shaped the narrative with care. He edited and refined the story, recording the voice-over once, then again, and finally a third time after feedback from Team Canada—a reminder that Olympic storytelling leaves no detail untouched.
Immersif, physique, précis, le résultat porte la signature de Nolan : un cinéma d’action arrimé à un récit ciselé. Cette vidéo était disponible à quelques jours des Jeux olympiques. La réaction fut instantanée et foudroyante.
Nolan a capté l’éclair dans la bouteille : une athlète au seuil de son rêve olympique, saisie juste avant que le reste du monde ne la découvre.
Au Tremblant Express, nous sommes fiers de soutenir nos athlètes, de célébrer leurs histoires et de collaborer avec des créateurs de notre communauté du calibre de Nolan. Si vous n’avez pas encore vu la vidéo, numérisez le code QR.
Immersive, physical, and precise, the feature reflected Nolan’s signature approach: cinematic visuals anchored by intentional storytelling.
Just days before the Games began, the film was released. The response was electric.
Nolan had caught lightning in a bottle—an athlete on the threshold of her Olympic dream, captured just before the world took notice.
At Tremblant Express, we are proud to support our athletes, celebrate the craft behind their stories, and work alongside creators of this calibre in our community. If you haven’t seen the film, scan the QR code and watch. And even if you have—watch it again.
Français English
Daniel Vanasse
Peindre, comme on habite la montagne
Pour Daniel Vanasse, peindre est une façon d’être au monde. Un geste aussi naturel que marcher en forêt, faire du vélo de montagne ou dévaler les pentes à ski. L’art se vit comme une présence à la nature. Installé depuis 25 ans à Mont-Tremblant, il a vu la peinture entrer dans sa vie comme un intervalle méditatif, un espace de respiration.
« Pour moi, peindre, c’est une méditation. »
Depuis toujours, le quotidien de Daniel est rythmé par le mouvement. Sports de montagne, séjours dans l’Ouest canadien, montage de camps dans le Grand Nord, construction en timber frame, patrouille de ski à Tremblant : sa vie est ancrée dans l’action, le physique engagé.
Puis, la peinture est venue s’immiscer. Comme une autre façon d’agir : parallèle, intérieure, intuitive. « J’ai eu besoin d’embrasser un côté plus doux. »
À une époque où il voulait « offrir autre chose que des maudits téléphones » à ses fils, Daniel a simplement sorti ses toiles et ses pinceaux pour partager des moments avec eux. La peinture s’est installée doucement, comme une évidence qui attendait son moment, et s’est greffée tranquillement à son hygiène de vie. « Je savais que c’était quelque chose que j’allais faire plus tard. Quand j’aurais la barbe grise… » Il sourit. « Les deux sont venus plus tôt que prévu. »
FABIENNE MACÉ
Depuis, Daniel explore. Il n’a ni plan ni but, mais écoute ce qui vient. Il peint surtout à l’automne et au printemps, quand il passe moins de temps dehors. C’est sa façon de retrouver la montagne, d’être en contact avec elle. Derrière la toile, il y a un état à rejoindre : celui d’être dehors.
Daniel n’a pas d’atelier. Il peint chez lui, sur de grands formats. La toile posée au sol, il travaille debout, contourne, enjambe, recule. Le corps engagé, le geste spontané. « C’est très physique. Très sensoriel. » Telle une chorégraphie fluide où le corps guide le pinceau. « C’est comme une danse. Le résultat, c’est le mouvement. »
L’eau, les pigments, les lignes suivent leur cours. Daniel observe, ajuste, accueille. « Je ne calcule pas. Ça vient. »
Les règles de base et les techniques, il les emprunte, les éprouve, puis les délaisse. Trop penser coupe le mouvement, tue l’instinct. « Je connais les principes, mais pour moi, c’est pas grave si c’est pas parfait. Comme un enfant qui fait quelque chose juste pour le faire. »
Une montagne, toujours…
Un seul sujet dans son travail : la montagne. Et pourtant, jamais la même image. Les styles, les techniques, les teintes changent. Chaque œuvre est une écriture à part entière.
Daniel Vanasse
Plusieurs toiles sont inspirées d’une montagne en Gaspésie, parfois fondue dans la brume, parfois soulignée d’un trait net. D’autres portent la trace de l’Arctique : lignes naïves, couleurs franches, évoquant l’esthétique inuit.
Ce qui l’intéresse n’est jamais de représenter un lieu précis. « J’essaie de garder l’essence de la montagne. Pas de la reproduire. » Un rapport entre élévation et profondeur traverse ses toiles et éclaire sa relation à la nature.
Daniel a longtemps peint sans chercher à exposer ni vendre. « C’est juste un prolongement de moi-même. Mais si ça provoque quelque chose d’apaisant chez quelqu’un, c’est accompli. »
Peindre ou être en montagne, pour Daniel Vanasse, relève du même état : être là, corps et âme.
Découvrez ses œuvres sur Instagram : instagram. com/vanasse.art
Vernissage le 17 avril 2026, de 15 h à 22 h
Au Pavillon Wheeler du Domaine Saint-Bernard 539, chemin Saint-Bernard, Mont-Tremblant Entrée gratuite
Painting, like living in the mountains
For Daniel Vanasse, painting is a way of being in the world. It’s as natural as walking in the forest, mountain biking, or skiing down the slopes. Art is lived like a presence in nature. Since he settled in Mont-Tremblant 25 years ago, he has seen painting enter his life like a meditative interval, a breathing space. “For me, painting is meditation.”
Daniel’s everyday life has always been marked by movement. Mountain sports, stays in Western Canada, setting up camps in the Far North, timber frame construction, ski patrol at Tremblant: his life is anchored in action and physicality.
Then painting entered the scene. Like another way of taking action: parallel, interior, intuitive. “I needed to embrace a softer side.”
At a time when he wanted to “offer something other than the damned telephones” to his sons, Daniel simply got out his canvases and brushes to share time with them. Painting entered their lives gently, like evidence waiting for its moment, and quietly grafted itself onto his way of life. “I knew it was something I would do later. When I had a grey beard…” He smiles. “Both arrived earlier than expected.”
FABIENNE MACÉ
Since then, Daniel has been exploring. He doesn’t have a plan or goal, but listens to what comes. He paints mainly in fall and springtime, when he’s spending less time outdoors. It’s his way of finding the mountain again, of being in contact with it. Behind the canvas there’s a state to be reached: that of being outside.
Daniel doesn’t have a studio. He paints at home, large formats. With the canvas resting on the floor, he works standing up, moving around, stepping over, moving backwards. The body is engaged, the gesture spontaneous. “It’s very physical. Very sensuous. Like a fluid choreography in which the body guides the brush. It’s like a dance. The result is movement.”
Water, pigments, the lines follow their course. Daniel observes, adjusts, receives. “I don’t calculate. It comes.”
The basic rules and techniques, he borrows, tests, and then abandons. Thinking too much cuts the movement, kills the instinct.
“I know the principles, but for me, it doesn’t matter if it’s not perfect. Like a child who does something just to do it.”
A mountain, always….
Just one subject in his work: the mountain. And yet, never the same image. The styles, techniques and
colours change. Each work is its own piece of writing. Several canvases are inspired by a mountain in the Gaspé Peninsula, sometimes melted in the mist, sometimes highlighted by a clear stroke. Others bear traces of the Arctic: naive lines, bold colours, evocative of the Inuit esthetic.
What interests him is never to reproduce a specific place. “I try to keep the essence of the mountain, not to reproduce it.” A relationship between elevation and depth runs through his paintings and illuminates his relationship with nature.
For a long time, Daniel painted without seeking to show or sell. “It’s just an extension of myself. But if it evokes something calming in someone, it has worked.” For Daniel Vanasse, painting or being in the mountains is about the same state: being there, body and soul.
Discover his works on Instagram: instagram.com/ vanasse.art/
Vernissage on April 17, 2026 from 3 p.m. to 10 p.m.
At the Wheeler Pavilion of the Domaine Saint-Bernard, 539 Chemin Saint-Bernard, Mont-Tremblant
Free admission
Renaud Furlotte
Le bon film, au bon moment
FABIENNE MACÉ
Il y a des projets qui attendent leur heure. Pour le vidéaste Renaud Furlotte, installé à MontTremblant, Contours of Nature est de cette trempe. Amorcé il y a 10 ans à la suite d’une rencontre marquante, le film est resté en latence jusqu’à ce que le Festival PALM lui donne son impulsion décisive.
Retour en arrière
Dans sa jeune vingtaine, Renaud vit dans l’Ouest canadien, travaille en tourisme et filme ses premières aventures, animé par « le désir de partager des paysages grandioses avec ses proches ».
C’est à cette époque que Beau, un jeune Australien, lui fait découvrir la pêche à la mouche et lui parle d’un personnage qu’il devrait rencontrer. Un été plus tard, sans nom ni coordonnées, Renaud
s’informe au magasin de pêche de Canmore : « Je cherche un monsieur qui raconte des histoires incroyables… » Gerry Stephenson le rappelle. Accent britannique, invitation directe : « Why don’t you come over for a bowl of soup and a cup of tea? » La rencontre est scellée.
Les deux hommes sont unis par la pêche à la mouche sèche, « celle qui vient prendre à la surface », celle qui écoute la rivière. Gerry confie : « Je pêche parce que j’aime ça. Parce que les paysages où l’on trouve les truites sont toujours magnifiques. » Pour Renaud, c’est une pêche « de pureté, de patience et d’attention », indissociable des rivières translucides, des gestes précis et des remises à l’eau.
La conversation reste inachevée, le projet en suspens. Renaud grandit comme réalisateur et mûrit sa signature visuelle. Puis le soutien de PALM relance le film. Renaud retourne sur les lieux avec « les outils pour polir son portrait », complète les images et recueille des archives. Il finalise enfin ce qu’il n’aurait pas pu faire 10 ans auparavant, et offre à l’histoire de Gerry une vitrine pour pleinement rayonner.
PALM 2026 présentera Contours of Nature à Mont-Tremblant le 12 mars 2026, à l’église du village. Les Moucheurs Endiablés accueilleront les invités dès 19 h 30.
Billets en vente : www.festivalpalm.ca/
Renaud Furlotte
The right film at the right time
FABIENNE MACÉ
There are projects that wait till the time is right. For Mont-Tremblant-based videographer Renaud Furlotte, Contours of Nature is one of these. Begun ten years ago as the result of a significant encounter, the film lay dormant until the PALM Festival gave it a decisive push. Looking back
In his early twenties, Renaud lived in Western Canada, worked in the tourist industry and filmed his initial adventures, driven by the “desire to share magnificent landscapes with his loved ones.”
At that time, Beau, a young Australian, introduced him to fly fishing and spoke of an individual that he ought to meet. The following summer, without a name or contact information, Renaud went looking at the Canmore fishing shop: “I’m looking for a man who tells incredible stories….” Gerry Stephenson remembers him. British accent, direct invitation: “Why don’t you come over for a bowl of soup and a cup of tea?” The meeting is set. The two men are united by dry fly fishing, “the one that rises to the surface to bite,” that listens to the river. Gerry confides: “I fish because I love fishing. Because the landscapes where you find trout are always magnificent.” For Renaud, it’s fishing “with purity, patience and attention,” inseparable from translucent rivers, precise gestures, and releases.
The conversation remains unfinished, the project suspended. Renaud grows as a director and matures his visual signature. Then the support of PALM relaunches the film. Renaud returns to the scene with “the tools needed to polish his portrait,” completes the images and collects his archival work. He finally completes what he could not have done ten years earlier, and provides Gerry’s story with a showcase that allows it to shine fully.
PALM 2026 will present Contours of Nature in Mont-Tremblant on March 12, 2026, at the Village Church. The Moucheurs Endiablés will welcome guests from 7:30 p.m.
Tickets for sale at: www.festivalpalm.ca/
Confiez-nous votre extérieur. Let us take care of your playground!
de Piedmont à Mont-Tremblant
Ski au féminin
Gagner en confiance, une descente à la fois
MARIE-PIERE BELISLE-KENNEDY
Les diverses initiatives de leçons sous le thème Ski au féminin s’inscrivent dans un mouvement clair : quand expertise et confiance se rencontrent, les femmes ne demandent plus leur place sur la montagne — elles la prennent.
Un bel exemple de programme offert aux skieuses de différents niveaux : durant quatre samedis au MontBlanc, un groupe de femmes a transformé sa façon de skier. Encadrées par Stéphanie Perras, monitrice de niveau 4 et formatrice pour l’Alliance des moniteurs de ski du Canada (AMSC), ces skieuses de niveaux variés sont venues chercher bien plus qu’un « petit truc » technique. Elles voulaient du temps pour elles, entre femmes, pour gagner en confiance et en autonomie sur leurs skis.
Un mouvement qui prend de la vitesse
Depuis l’obtention de son niveau 4 en 2021 et sa participation à l’équipe Interski 2023 — première à compter quatre femmes —, Stéphanie Perras observe la montée du leadership féminin en ski. « On voyait déjà à ce moment-là que, pour l’AMSC, il était important de mettre de plus en plus en avant la performance féminine. »
Cette prise de conscience s’inscrit dans une vague plus large. Des réseaux comme les comités et événements
WIS (Women in Skiing) à travers le Canada ou WWSO (World Women’s Snowsports Organizations) au niveau international encouragent les skieuses à occuper
davantage l’espace, sur les pistes comme dans l’enseignement, le coaching et la prise de décision. Un espace sécurisant pour oser davantage Qu’est-ce qui change dans l’apprentissage lorsqu’on enlève la pression et que l’on crée un espace 100 % féminin?
« Pour moi, les femmes apprennent mieux dans un environnement où il n’y a pas de pression et où il y a une réelle ouverture d’esprit. Le fait d’être formées par une femme est aussi souvent très sécurisant. Lorsqu’on est enseignées par une femme, on réalise que si elle a été capable de le faire, je serai capable, moi aussi. »
En groupes exclusivement féminins, la comparaison disparaît. Les participantes se concentrent sur leur propre progression, sans jugement. Femmes de carrière, mères ou propriétaires de chalet, elles n’ont ni le temps ni l’envie de s’engager dans huit semaines de cours traditionnels, mais ressentent le besoin de se recentrer sur leur plaisir de skier.
De la technique à l’autonomie
Quelles habiletés clés sont développées pour qu’elles deviennent autonomes, peu importe la neige ou le terrain?
« Au-delà du plaisir et de la camaraderie, je cherche surtout à développer chez les participantes la capacité de s’adapter et de prendre des décisions par elles-mêmes
sur leurs skis. L’objectif est qu’elles comprennent quoi faire et pourquoi elles le font, afin de ne plus dépendre constamment des consignes de quelqu’un d’autre. »
En terrain réel — glace, neige folle ou bosses —, Stéphanie simplifie le processus. « Tu ne l’as jamais fait? Ce n’est pas grave. Je vais te trouver une façon simple de le faire et tu vas développer de la confiance dans ce que tu fais. »
Leadership féminin et impact à long terme
« Ces programmes montrent aux femmes que, non seulement elles peuvent skier avec audace, mais qu’elles peuvent aussi inspirer et guider toute une génération derrière elles. […] À long terme, ces programmes ont le pouvoir de transformer la perception du ski féminin en montrant que les femmes peuvent exceller autant que les hommes et qu’elles peuvent être des leaders, des mentores et des modèles inspirants pour la prochaine génération. »
Pour s’inscrire ou prendre des leçons, de groupe ou privées, contacter l’école de ski.
Pour en savoir plus sur les initiatives Ski au féminin (WIS) offertes aux monitrices de l’AMSC : snowpro.com.
Women in skiing Confidence-building skills on the mountain
When women ski together—guided by experience, camaraderie and trust—confidence becomes contagious.
On the mountain, it’s not about claiming ground, it’s about discovering just how much of it was already yours.
Over four Saturdays at Mont-Blanc, a group of women did exactly that, transforming not only their skiing, but their relationship with it. Led by Stéphanie Perras, a Level 4 instructor and trainer with the Canadian Ski Instructors’ Alliance (CSIA), participants of varying abilities came seeking more than a technical tweak. They wanted time for themselves, time to spend together, a renewed sense of confidence and autonomy on their skis.
A movement gaining speed
Since earning her Level 4 ski instructor certification in 2021 and joining the 2023 Interski Team—the first Canadian team to include four women—Perras has witnessed the steady rise of female leadership in the sport.
MARIE-PIERE BELISLE-KENNEDY
“We were already seeing that, for the CSIA, it was becoming increasingly important to highlight women’s performance,” she says.
That momentum extends well beyond her own ski school. Women in Skiing (WIS) national events for female ski pros as well as the World Women’s Snowsports Organization (WWSO) are encouraging women to be better represented—not only on the slopes, but in instruction, coaching and decision-making leadership roles.
A supportive environment to push further What changes when pressure is removed and the learning environment is entirely female?
“For me, women learn better in an environment where there’s no pressure and there’s real openness,” Perras explains. “Being coached by a woman is often very reassuring. When you’re taught by a woman, you realize that if she was able to do it, you’ll be able to do it too.”
In a women-only group, comparison fades. Participants focus on their own progress without judgment. They are professionals, mothers, chalet owners—and women from all walks of life—who may not have the time or desire to commit to a traditional eight-week lesson block, yet feel a strong need to reconnect with the joy of skiing on their own terms.
From technique to autonomy
What are the skills that matter most in building true independence, regardless of snow conditions or terrain?
“Beyond the enjoyment aspect, what I really want to develop is their ability to adapt and make decisions for
themselves on their skis,” Perras says. “The goal is for them to understand what to do and why they’re doing it, so they’re no longer constantly dependent on someone else’s instructions.”
On real terrain—ice, powder, moguls—she simplifies the process.
“You’ve never done it? That’s okay. I’ll find a simple way for you to do it, and you’ll build confidence in what you’re doing.”
Leadership with lasting impact
For Perras, the impact reaches beyond individual breakthroughs.
“These programs show women that not only can they ski with boldness, but they can inspire and guide an entire generation behind them,” she says. “In the long term, these initiatives have the power to transform the perception of women’s skiing by showing that women can excel just as much as men, and that they can be leaders, mentors and inspiring role models for the next generation.”
When confidence opens the mountain, women don’t wait to be invited in. They carve their own line.
To take lessons, in a group or a private lesson, contact the ski school.
To learn more about the WIS Committee and initiatives for CSIA female ski instructors: snowpro.com.
Dégustez, misez, des vies. changez
Soirée Vin & Fromage
Samedi le 4 avril 2026 au Fairmont Tremblant
Informations et Achat de billets
Partenaire hôte :
Jean Lessard — bâtisseur des sports de neige
JANE CHISHOLM
Jean Lessard (1932-2013), skieur alpin pionnier canadien, figurait parmi les cinq personnalités exceptionnelles récemment intronisées au Temple de la renommée du ski canadien. Originaire de Sherbrooke, Jean Lessard s’est d’abord illustré comme compétiteur régional (1948-1952), puis a remporté un succès retentissant au niveau national (19531959). En 1959, il remporta le « Québec Kandahar » à Mont-Tremblant et, la même année, il devint le premier skieur canadien francophone à remporter le titre combiné masculin aux Championnats canadiens. En 1960, en tant que membre de l’équipe nationale de ski, Jean Lessard représenta fièrement le Canada aux Jeux olympiques d’hiver de Squaw Valley.
Après ces derniers jeux, Jean Lessard a annoncé sa retraite du ski de compétition et a commencé une carrière professionnelle à Mont Sutton, dans les Cantons-de-l’Est, où son influence a grandement contribué à la croissance de la station de ski. C’est là qu’il a fondé l’école et la boutique de ski Jean Lessard qu’il a dirigées pendant 30 ans. Sous sa direction, l’École de ski de Mont Sutton est devenue l’une des plus renommées au Canada et dans l’est des États-Unis.
M. Lessard fut examinateur principal et directeur de l’Alliance canadienne des moniteurs de ski. Pendant son mandat, il
a joué un rôle clé dans l’établissement de normes d’enseignement du ski à travers le Canada.
En 2019, M. Lessard a été intronisé au Temple de la renommée sportive de Sherbrooke, témoignant ainsi de sa carrière extraordinaire en tant que professionnel du ski et homme d’affaires. Au-delà des pistes, il fut un mari dévoué à Suzanne et un père aimant pour Marc et France.
Malheureusement, le 27 avril 2013, la communauté du ski a perdu un ami bien trop tôt; il n’avait que 80 ans. L’héritage de Jean Lessard restera à jamais gravé dans l’histoire du ski canadien et au Mont Sutton où il a laissé une empreinte indélébile.
Jean Lessard, Canadian alpine builder
JANE CHISHOLM
Jean Lessard (1932-2013), a pioneering Canadian alpine skier, was among the five outstanding individuals recently inducted into the Canadian Ski Hall of Fame. A native of Sherbrooke, Lessard first stood out as a regional competitor (1948-1952) and then achieved resounding success at the national level (1953-1959). In 1959, he won the “Québec Kandahar” at Mont Tremblant and that same year became the first French-speaking Canadian skier to claim the men’s combined title at the Canadian Championships. In 1960, as a member of the National Ski Team, Lessard proudly represented Canada at the Winter Olympics in Squaw Valley.
Lessard announced his retirement from competitive skiing following the Olympics and began his professional career at Mont Sutton in the Eastern Townships, where his influence contributed greatly to the growth of the ski resort. It is there that he founded the Jean Lessard Ski School and the Boutique de Ski Jean Lessard which he ran for the next thirty years. The ski
Martin Olson, professionnel canadien du ski
JANE CHISHOLM
Martin Olson est sans conteste une figure clé du développement de l’enseignement moderne du ski au Canada. Leader visionnaire, il est cocréateur du concept « Movement and Motion » (Mouvement et Motricité) qui a révolutionné l’enseignement du ski à l’Alliance canadienne des moniteurs de ski (ACMS) où il a été auteur et rédacteur technique des supports pédagogiques de 1979 à 2000.
Après avoir découvert les joies du ski alpin à l’âge de cinq ans, Martin a grandi à Golden, en Colombie-Britannique, où il a développé une passion pour le ski qui l’a finalement conduit à une carrière de plusieurs décennies.
Au début de la vingtaine, Martin a travaillé à lac Louise dans le magasin de ski du directeur de l’école de ski Mike Wiegele.
Cela l’a amené à se perfectionner, jetant les bases d’une carrière professionnelle de 30 ans. Il est ensuite devenu examinateur pour l’ACMS, puis directeur de formation pour l’Ouest canadien, et enfin, directeur de l’École de ski de Broken River, dans les Alpes néo-zélandaises.
La réputation de Martin comme innovateur pédagogique a joué un rôle important dans la collaboration entre les organisations nationales et internationales de ski. Il a représenté le Canada lors de six congrès Interski et a occupé de nombreux postes de direction,
notamment celui d’entraîneur en chef de l’équipe canadienne Interski.
De 1993 à 2000, Martin a été juge lors des prestigieux championnats du monde Powder 8 Mike Wiegele, ce qui témoigne de ses compétences reconnues dans le domaine du ski de haut niveau. De 2000 à 2006, Martin a mis son expertise au service du magazine Ski Canada en tant que rédacteur technique.
En novembre 2025, Martin a été intronisé au Temple de la renommée du ski canadien dans la catégorie « Bâtisseur », en hommage à sa carrière exceptionnelle de leader et d’innovateur dans le domaine du ski professionnel. Son influence perdurera au fil des générations.
Martin Olson, Canadian ski professional
JANE CHISHOLM
school at Mont Sutton thrived under his leadership and became one of the most renowned in Canada and the Eastern United States.
Lessard was a senior examiner and a director of the Canadian Ski Instructors’ Alliance. During his tenure, he played a key role in establishing ski teaching standards across Canada.
In 2019, Lessard was inducted into the Sherbrooke Sports Hall of Fame, a testament to his extraordinary career as a ski professional and a businessman. Beyond the ski slopes, he was a devoted husband to Suzanne and was the cherished father of Marc and France.
Sadly, on April 27, 2013, the ski community lost a dear friend far too soon; he was only 80 years old. Jean Lessard’s legacy will forever live on in Canadian skiing and at Mont Sutton, where he left an indelible mark.
Martin Olson is widely recognized as a key figure in the development of modern ski teaching in Canada. A visionary leader, he co-authored the Canadian Ski Instructors’ Alliance concept of Movement and Motion, which revolutionized how skiing is taught. From 1979 to 2000, he served as author and technical editor of all CSIA educational materials.
First experiencing the thrill of skiing downhill at the age of five, Martin took to the sport like a duck to water. He was raised in Golden, B.C., and developed a passion for skiing that ultimately led to a decades-long career.
In his early twenties, Martin landed a job at Lake Louise, where he was hired to work in the ski shop owned by ski school director Mike Wiegele. This afforded him the opportunity to take ski lessons and hone his skills, which provided the foundation for a 30-year professional journey. He went on to become a CSIA course examiner, a Western course director and the ski school director at
Martin’s reputation as a pedagogical innovator played a significant role in fostering collaboration between national and international ski organizations. He represented Canada at six Interski Congresses and held numerous leadership roles, including that of head coach of the Canadian Interski Team. His achievements didn’t end there. From 1993 to 2000, Martin was a judge at the prestigious Mike Wiegele World Powder 8 Championships, reflecting his deep technical knowledge and respected judgment in elite-level skiing. And from 2000 to 2006, Martin contributed his expertise as the technical editor of Ski Canada Magazine
In November 2025, Martin was inducted into the Canadian Ski Hall of Fame in the Builder category, honouring his lifetime of leadership and innovation as a ski professional. His influence will endure for generations to come.
Broken River in New Zealand’s Southern Alps.
Jean Lessard, Canadian Championships 1959
Martin Olson
La Classique des Légendes 2026
JANE CHISHOLM
Appel à tous les skieurs! La Classique des Légendes est de retour à Tremblant. La 11e édition aura lieu le dimanche 22 mars 2026 et réunira plusieurs générations de skieurs pour une journée inoubliable sur les pistes.
Organisé avec fierté par le Temple de la renommée du ski canadien et Musée (TRSCM), en collaboration avec la Station Mont Tremblant et le Club de ski Mont Tremblant, l’événement est ouvert à tous. De plus, la totalité des frais d’inscription de 40 $ sera versée directement au TRSCM.
Que vous soyez un coureur expérimenté, un skieur chevronné ou un novice qui souhaite découvrir les sensations fortes de la course, vous êtes tous les bienvenus.
La compétition de slalom géant est divisée en trois catégories : juniors (7 à 17 ans), adultes (18 à 59 ans) et légendes (60 à 90 ans et plus). Le parcours sera tracé sur la piste Kandahar, avec un départ sur la partie inférieure, côté sud.
En 2025, un record historique a été établi avec 290 inscriptions. Le concurrent le plus chevronné était Bill Gordon, âgé de 93 ans. Bill ne s’est pas encore inscrit, mais il serait en train de s’entraîner.
Le clou de la journée est la cérémonie de remise des médailles qui se tient à 15 h dans le célèbre Chalet des Voyageurs. Les concurrents, les bénévoles, les familles et les amis s’y réunissent pour partager des moments de joie particuliers, pendant que les vainqueurs montent fièrement sur le podium pour recevoir leurs médailles et que le trophée André Charron, très convoité, est remis à l’homme et à la femme ayant réalisé le meilleur temps de la journée.
Plus de 40 bénévoles sont nécessaires le jour de la course. Si vous ne pouvez pas participer à la course mais souhaitez vous porter volontaire, veuillez en informer les organisateurs à l’adresse suivante : legendsclassic@skimuseum.ca.
Nous sommes impatients de vous voir à La Classique des Légendes 2026.
Inscriptions et informations : skimuseum.ca/events/
Legends Classic 2026
JANE CHISHOLM
Calling all skiers! The Legends Classic is back at Tremblant. The 11th running will be held on Sunday, March 22, 2026, bringing together generations of skiers for an unforgettable day on the slopes.
Proudly organized by the Canadian Ski Hall of Fame & Museum (CSHFM), in collaboration with Mont Tremblant Resort and the Mont Tremblant Ski Club, the event is open to everyone. The best part is that 100 percent of the $40 registration fee goes directly to support the CSHFM.
Whether you are an experienced racer, a seasoned skier or a novice who would like to try your hand at the thrill of racing for the first time, all levels of skiers are welcome.
The Giant Slalom competition is divided into three categories: Juniors (ages 7 – 17), Adults (18 – 59) and Legends (60 – 90 +). The course will be set on the Kandahar south-side trail with the start on the lower pitch.
In 2025, an all-time record was set with 290 registrations. The most seasoned competitor last year was 93-year-old Bill Gordon. Bill has not yet registered but is reported to be in training. The highlight of the day is the medal ceremony held at 3 p.m. in the storied Chalet des Voyageurs. Competitors, volunteers, families and friends gather there to share special moments of joy as the winners stand proudly on the podium to
accept their medals, and for the presentation of the coveted André Charron trophy awarded to the male and female with the fastest time of the day.
Over 40 volunteers are needed on race day. If you are unable to race but would like to participate as a volunteer, please let the organizers know at: legendsclassic@skimuseum.ca
Le
We can’t wait to see you at The Legends Classic 2026.
For more details and to register for the race, visit skimuseum.ca/events/
FEMME: AG JEANS, AMMANN, BRAX, CAMBIO, CIRCOLO, ILSE JACOBSEN, IN WEAR, IRIS, L’AGENCE, MARC CAIN, NADYA TOTO, PART2, PRINCESS GOES HOLLYWOOD, RAFAELLO ROSSI, PARAJUMPERS, SHAN, ZADIG&VOLTAIRE
HOMME: AG JEANS, ALBERTO, BRAX, CIRCOLO, COLE HAAN, EDEN PARK, ETON, GRAN SASSO, HUGO BOSS, JOOP, L.B.M., MEYER, PAIGE DENIM, PARAJUMPERS, PATRICK ASSARAF, PAUL&SHARK, PSYCHO BUNNY, STENSTRÖMS
PLUSIEURS AUTRES
Legends Classic 2024
Bill Gordon Gold medal 90 +
Plaisirs gourmands | Gourmet Pleasures
Le retour du Pub Au Coin
Julie Zyromski prend les rênes de l’Hôtel Mont-Tremblant et du Pub Au Coin
JO SIMONETTI
Plus qu’à un propriétaire, certains bâtiments appartiennent à une époque et à un lieu.
L’Hôtel Mont-Tremblant et son Pub Au Coin en font partie. Bien avant la création du village piétonnier et de la culture après-ski, l’hôtel servait de logement aux travailleurs qui arrivaient en train à la gare voisine. Pratique, sans prétention, intégré dans la vie quotidienne — pilier du vieux village —, il a légèrement dérivé au fil du temps, oscillant entre nostalgie et réinvention.
Lorsque Julie Zyromski a été approchée pour l’acquérir, elle n’a pas hésité. « Il était hors de question que je n’achète pas cet endroit », dit-elle.
J’ai récemment rencontré Mme Zyromski, visiblement enceinte, pour discuter de ses projets, la félicitant, non seulement pour son acquisition, mais aussi pour l’arrivée imminente de son bébé. Elle a ri du timing : deux arrivées en même temps.
La transaction a pris du temps, mais la vision de Mme Zyromski fut immédiate. Quatre ans après avoir acquis La Petite Cachée, qu’elle a su moderniser sans dénaturer son identité, elle entre maintenant dans un établissement encore plus ancré dans la mémoire collective de Tremblant.
Plus qu’une réinvention, un engagement. L’Hôtel Mont-Tremblant restera l’un des hôtels trois étoiles les plus accessibles de la région, mais avec une définition plus précise. Les chambres ont été rafraîchies. Le confort a été amélioré. Le service a été recalibré. L’identité s’appuiera sur ses racines historiques liées à l’ère ferroviaire, ancrant l’expérience dans la vocation initiale du bâtiment plutôt que dans la sophistication propre aux complexes touristiques.
Le Pub porte le poids émotionnel. Le Pub Au Coin évoluera vers un véritable pub anglais, avec le rôti du dimanche comme rituel. Un menu rigoureux sera élaboré autour de classiques exécutés à la perfection : du fish and chips aux hamburgers conséquents. Moins de distractions. Plus de clarté. Des soirées quiz, des soirées comédie et une salle pleine en milieu de semaine, pas seulement les jours de poudreuse.
Julie Zyromski prévoit un démarrage en fanfare pour ce nouveau chapitre de l’établissement légendaire. Pour le reste de la saison, les habitants bénéficieront d’une réduction de 15 % sur la nourriture, du dimanche au jeudi. Puis, les 5 et 6 avril, lorsque les remontées mécaniques cesseront de fonctionner, une fête d’adieu de deux nuits, avec nourriture et boissons à moitié prix, sera organisée avant la fermeture pour rénovation — réouverture prévue à l’automne.
Dans une station touristique tournée vers la performance, l’Hôtel Mont-Tremblant et le Pub Au Coin incarnent la stabilité : des prix attractifs, un personnel soutenu et accueillant, et un lieu où l’on peut célébrer un événement… ou simplement être là. Si Mme Zyromski procède comme précédemment, cela ne donnera pas l’impression d’une transformation radicale. On aura plutôt le sentiment qu’un établissement devient enfin ce qu’il a toujours été.
The return of the public house :
Julie Zyromski takes the helm at Hotel Mont-Tremblant and Pub Au Coin
JO SIMONETTI
Some buildings do not belong to an owner. They belong to a time and a place. Hotel Mont-Tremblant and its Pub Au Coin are among them. Long before the mountain’s pedestrian village and après-ski culture, the hotel served as lodging for workers arriving by rail at the station next door. Practical. Unpretentious. Embedded in daily life. While it has remained an old village staple, over time it has drifted slightly, hovering between nostalgia and reinvention.
When Julie Zyromski was approached about acquiring the property, she did not hesitate. “There was no way I wasn’t buying this place,” she says.
I met with a visibly pregnant Zyromski recently to discuss her plans, congratulating her not only on the acquisition but on the imminent addition to her family. She laughed at the timing. Two arrivals at once.
The transaction took longer than expected, but Zyromski’s vision was immediate. Four years after acquiring La Petite Cachée, where she earned trust by modernizing without stripping identity, she now steps into an establishment woven even more tightly into Tremblant’s collective memory.
Her approach is not reinvention. It is commitment. Hotel Mont-Tremblant will remain one of the region’s most accessible three-star options, but with sharper definition. Rooms refreshed. Comfort elevated. Service recalibrated. The identity will lean deliberately into its historic railway-era roots, grounding the experience in the building’s early purpose rather than chasing resort theatrics.
The pub carries the emotional weight. Pub Au Coin will undergo the most visible transformation, particularly in the kitchen, as it evolves into a true English public house. Sunday roast as ritual. A disciplined menu built around confident classics executed properly. Fish and chips. A serious burger. Fewer distractions. More clarity. Trivia nights. Comedy evenings. A room that fills midweek, not just on a powder day. Zyromski is planning a hero’s send-off for this chapter of the storied establishment. For the remainder of the season, locals will receive 15% off food from Sunday to Thursday. Then, on April 5 and 6, when the lifts stop turning, a two-night farewell with food and drinks at half price before doors close for renovation and later, a reopening timed to the fall colours.
In a resort town that can tilt toward performance, Hotel Mont-Tremblant and Pub Au Coin represent steadiness. Pricing that does not alienate. Staff who feel supported and treat patrons like neighbors. A place where you can celebrate something or nothing at all.
If Zyromski executes as she has before, this will not feel like a radical makeover. It will feel like a building that’s finally becoming what it always was.
Torréfaction au vieux village
CATHY BERGMAN
À quelques pas de Ocafé, dans le vieux Tremblant, une nouvelle entreprise a discrètement transformé l’offre locale du café cet hiver : Elios, le seul atelier de torréfaction de la région.
Fondé et géré par les propriétaires de Ocafé Bryan Nacus et Esteban Paul, ce laboratoire artisanal créé en novembre 2025 a commencé à torréfier en décembre.
Les deux associés vivent dans le vieux village et affirment que le projet est né de leur amour commun pour le café et de l’esprit convivial du quartier. L’objectif était simple mais ambitieux : torréfier leurs propres grains et offrir le meilleur café possible.
Les grains bruts sont fournis par la société montréalaise Escape Coffee Company et proviennent d’Éthiopie, du Pérou et du Mexique. Un engagement commun envers la qualité et l’approvisionnement éthique sous-tend cette relation.
Chaque mercredi, les grains sont torréfiés sur place, la température et le temps de torréfaction étant soigneusement ajustés pour affiner la saveur, ce qui relève à la fois de l’art et de la science. L’arôme se répand dans le village et invite à s’arrêter à Ocafé.
Au cours des premières semaines d’activité, les clients de Ocafé ont pu déguster des torréfactions d’essai et donner leur avis, ce qui a permis d’affiner les recettes définitives. Le résultat est un mélange artisanal qui a rapidement suscité des critiques enthousiastes : distinct, aromatique et différent de tout ce qui existe dans la région.
« Nous avons beaucoup de chance », déclare Esteban. « L’esprit communautaire dans le vieux village est remarquable, et le soutien apporté à ce projet est réconfortant. »
Cette énergie partagée s’étend à Cybercycle, le magasin de vélos qui abrite Ocafé, propriété des frères Philippe et Benoît Poirier. Benoît envisageait depuis longtemps une activité de torréfaction liée à cet espace, tandis que Philippe dit : « Je pourrais boire ce café toute la journée. »
Une expansion est peut-être prévue à terme mais, pour l’instant, le café Elios n’est disponible qu’à Ocafé, ce qui fait de chaque tasse un véritable produit original du vieux village.
Old village fresh roast
CATHY BERGMAN
A few steps from O’Café in Mont-Tremblant’s old village, a new venture has been quietly transforming the local coffee scene this winter: Elios, the region’s only dedicated coffee-roasting lab.
Established and operated by O’Café owners Bryan Nacus and Esteban Paul, the artisanal lab was set up in November ‘25, with roasting beginning in December.
Both partners live in the old village and say the project grew from their shared love of coffee and the neighbourhood’s convivial spirit. The goal was simple but ambitious: to roast their own coffee exclusively for their café and deliver the best possible cup to the community they call home.
Raw beans are supplied by Montréal-based Escape Coffee Company and sourced from Ethiopia, Peru, and Mexico. A shared commitment to quality and ethical sourcing underpin the relationship.
Each Wednesday, the beans are roasted on-site, with temperature and timing carefully adjusted to refine flavour—part art and part science. The aroma drifts through the village and is an unmistakable invitation to stop by the café.
In the early weeks of operation, O’Café customers sampled trial roasts, offering feedback and critiques that helped fine-tune the final recipes. The result is an artisanal blend that has quickly earned enthusiastic reviews: distinct, aromatic, and unlike anything else available in the region.
“We’re incredibly lucky,” says Esteban. “The community spirit in the old village is remarkable, and the support for this project has been heartwarming.”
That shared energy extends to Cybercycle, the bike shop that houses O’Café, owned by brothers Philippe and Benoît Poirier. Benoît long envisioned a roasting operation tied to the space, while Philippe puts it simply: “I could drink this coffee all day.”
Expansion may come in time, but for now Elios coffee is available only at O’Café, making every cup a true old village original.
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Gastronomie boréale | Boreal gastronomy
Balade en forêt et inspiration printanière
Chaque année, la chute et la repousse des feuilles des arbres alternent sous nos yeux au rythme des saisons. Ce phénomène dépend, non seulement de la température, mais aussi de la longueur des journées. On serait tenté de croire que les arbres ont la notion du temps. Plusieurs d’entre eux en ont vu passer des années.
Pendant le mois de mars, même si la neige n’a habituellement pas dit son dernier mot, il est plus agréable de passer du temps à l’extérieur. Avec la douce fonte des neiges et un coucher de soleil de plus en plus tardif, la nature nous invite à venir la découvrir.
Nous vivons dans une période remplie d’incertitudes qui peuvent créer beaucoup d’anxiété. Une bonne marche en forêt peut fortement aider à apaiser notre stress quotidien. Point n’est besoin d’aller se perdre à des kilomètres. Une simple promenade en nature fait du bien, autant pour notre corps que pour notre esprit. Au
printemps, la vie s’éveille, tout comme l’inspiration d’un cuisinier qui imagine ses menus en les mijotant dans sa tête. Tranquillement, les plats réconfortants de la saison hivernale laissent place à la fraîcheur du printemps. Mon inspiration culinaire se base sur l’histoire de notre gastronomie québécoise et des peuples autochtones. Pour moi, marcher en forêt est une évidence et une grande source d’inspiration, comme pour ma recette classique de flanc de porc que je laisse cuire pendant 12 heures avant qu’il ne prenne sa texture dorée et croustillante. La variété d’ingrédients forestiers pour un plat comme celui-ci me permet énormément de créativité. Ce délicat morceau de porc local, provenant de La Fermette des cent acres, est arrosé d’un filet de sirop de bouleau durant la cuisson. En garniture, la célèbre morille, accompagnée de pousses d’épinette marinées, vient se poser sur le porc.
Bon à s’en lécher les doigts!
A walk in the woods and springtime inspiration
Every year, the leaves fall… and then regrow in the spring before our very eyes with the rhythm of the seasons. This phenomenon depends not only on the temperature, but also on the length of the days. It would be tempting to believe that trees understand time. A number of them have, after all, watched the passing of years.
In March, even though the snow is still in evidence, it’s more pleasant to spend time outdoors. With the gentle melting of the snow and a sun that sets later each day, nature invites us to come outside and explore.
We live in a time marked by uncertainty, which can create a lot of anxiety. And yet, a good walk in the forest can truly calm our day-to-day stress. There’s no need to walk long kilometres, either. A simple walk in nature does us good, affecting both our bodies and our minds. In springtime, life awakens, not unlike the inspiration of a cook who imagines his menus by simmering them in his head. Quietly, the comforting dishes that characterize winter menus give way to the freshness of spring.
My culinary inspiration is based on the history of our
Québec gastronomy and the Indigenous peoples. For me, forest walking is both evidence and a great source of inspiration, as for my classic pork belly that I let cook for 12 hours before it assumes its golden, crispy texture. The variety of forest ingredients allows me great creativity. This delicate piece of local pork, sourced from La Fermette des cent acres, is drizzled with birch syrup as it cooks. For garnish, the famous morel (mushroom), is accompanied by pickled spruce shoots, placed on the pork.
It’s finger lickin’ good!
CHRONIQUE | COLUMN par | by Chef Marc-Antoine B. Lessard
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Chronique de Peter Duncan
Mon ami Jacques Graton
Lors de la plus récente Coupe du monde à MontTremblant, compétiteurs, entraîneurs et organisateurs ne cessaient de mentionner la qualité supérieure de la surface du tracé. Je pouvais vanter des gens de chez nous, tels Jacques Graton et son équipe comme responsables de cette excellence. J’étais d’autant plus fier qu’il s’agissait de nos talents locaux, comparables aux meilleurs professionnels.
Jacques Graton, que je connais depuis toujours, est né ici à Mont-Tremblant. Son amour de la forêt, du plein air et du ski l’a ancré à Mont-Tremblant, tout en lui permettant de s’accomplir à travers l’aventure et les voyages.
Jacques, qui a grandi comme moi dans le milieu hôtelier, a le contact facile, et cette qualité lui a toujours servi. Si vous le connaissez, vous savez à quel point il est passionné et enthousiaste.
C’est à l’âge de deux ans qu’il commença à skier. Puis, de 1964 à 1968, il fut coureur dans les Laurentides. Plus tard, il enseigna le ski au Manoir Pinoteau et, comme bien des jeunes, l’attrait des Rocheuses l’amena à Whistler où il travailla comme patrouilleur d’avalanches. Il obtint tous les niveaux de l’Alliance des moniteurs de ski du Canada et, de retour à Mont-Tremblant, il devint directeur de
l’École de ski du Manoir Pinoteau.
Jacques est très à l’aise avec les jeunes. Il sait comment leur parler et, en retour, ils lui accordent leur confiance. C’est ce qui l’amena à Ski Québec en 1985 où il fut entraîneur en tant que technicien, puis entraîneur-chef de 1986 à 1992. À cette époque, j’étais président de l’équipe du Québec et les parents n’avaient que des compliments à son égard. Pour ma part, j’étais rassuré d’avoir un entraîneur avec une telle expertise technique.
Si Jacques adore la neige, il aime aussi la vie de camping rustique en forêt : dormir en plein air et manger le produit de la pêche ou de la chasse, tout en appréciant la beauté du paysage environnant. Jacques et son épouse Sue ont deux fils qui ont le même profil que leur père. Sue, qui est de Montréal, s’est adaptée à cette nouvelle vie et participe volontiers aux expéditions de Jacques, comme toute la famille.
En tant qu’entraîneur-chef, il fut appelé à voyager pour des camps d’entraînement en Europe, en Amérique du Sud et dans l’Ouest canadien.
Après un an à la Division Laurentienne de Ski, il devint entraîneur-chef du Club de ski Mont-Tremblant. Une légende était en marche. C’est au sein de cette équipe
que son talent fut vraiment mis en valeur. La réputation du club est telle que les parents s’installent à MontTremblant pour pouvoir en faire bénéficier leurs enfants. Au fil des ans, il a réussi à inculquer aux jeunes athlètes une mentalité de gagnant. Pour preuve, en 2010, six athlètes de Mont-Tremblant participaient aux Jeux olympiques de Vancouver.
Depuis sa retraite, il est plus occupé que jamais. Jacques fait partie de notre communauté et il se porte toujours bénévole pour toutes sortes de projets. Construire des ponts sur les sentiers de randonnée ou donner un coup de main à quiconque en manifeste le besoin. En 2023, il était chef de pistes pour la Coupe du monde Tremblant, et nous savons à quel point Dame Nature peut nous jouer des tours. C’est ce qui m’amène à la Coupe du monde de 2025. Les critiques les plus sévères ont reconnu que, même si nous n’étions pas habitués à accueillir les meilleurs skieurs du circuit, nous menions à bien ce que nous entreprenions.
Bien sûr, nous avons l’habitude d’organiser des festivités, mais l’expertise des pistes revient à Jacko Graton.
My friend Jacques Graton
During the most recent World Cup event at MontTremblant, competitors, coaches and organizers kept talking about the superior quality of the course surface. I could boast that people from around here, such as Jacques Graton and his team, were responsible for the excellence. I was particularly proud that it was our talented local folks, comparable to the best professionals.
Jacques Graton, whom I’ve known forever, was born here in Mont-Tremblant. His love of the forest, the outdoors and skiing anchored him to Mont-Tremblant, while allowing him to fulfill himself through adventure and travel.
Jacques, who like me grew up in a hotel environment, is easy to get along with, a quality that has always served him. If you know him, you know how passionate and enthusiastic he is.
He started skiing at the age of two, then was a racer from 1964 to 1968 in the Laurentians. Later, he taught skiing at Manoir Pinoteau and, like many young people, felt an attraction for the Rockies which took him to Whistler, where he worked as an avalanche patroller. He obtained every level from the Canadian Ski Instructors’ Alliance and, back at Mont-Tremblant, became the director of the Manoir Pinoteau ski school.
Jacques is very comfortable with young people. He knows how to talk to them and, in return, they trust him That’s what took him to Ski Québec in 1985, where he was initially a coach technician, then head coach from 1986 to 1992. At that time, I headed up the Québec team and the parents had only good things to say about him. For my part, I was reassured to have a coach with that level of technical expertise.
While Jacques loves the snow, he also likes rustic camping in the forest: sleeping in the outdoors and eating what he has fished or hunted, while appreciating the beauty of the surrounding countryside. Jacques and his wife Sue have two sons with much the same profile as their dad. Sue, who is from Montréal, adapted to this new life and happily participates in Jacques’s expeditions, as does the whole family.
As a head coach, he was called upon to travel for training camps in Europe, South America and the Canadian West.
After a year with the Laurentian Ski Division, he became the Mont Tremblant Ski Club’s head coach. A legend was in the making. It was with this team that his talent would
really be showcased. The club’s reputation was such that parents settled in Mont-Tremblant to benefit their children. Over the years, he was successful in instilling in the young athletes a winning mentality. As proof, at the Vancouver Olympics in 2010, six Mont-Tremblant athletes participated.
Since he retired, he’s busier than ever. Jacques is part of our community and he always steps up to volunteer for all sorts of projects. Building bridges on hiking trails or lending a hand to whoever has a need. In 2023, he was course manager for the Tremblant World Cup and we know just how much Mother Nature can play tricks on us. Which brings me to the 2025 World Cup. The toughest critics recognized that, even if we weren’t used to hosting the best skiers of the circuit, we accomplish what we take on.
Of course, we usually organize festivities, but race course and ski run expertise falls to Jacko Graton.
CHRONIQUE | COLUMN par | by Peter Duncan
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Notaries/Title
Une pilule magique?
Imaginez une pilule permettant d’améliorer la cognition en favorisant l’apprentissage, la mémoire, l’attention et la capacité de raisonnement. Imaginez que cette même pilule aide aussi à réduire la pression artérielle, les risques de certains types de cancer et de diabète. En plus, elle permettrait d’améliorer la force et l’équilibre. En considérant tous ces bénéfices, qui ne prendrait pas cette pilule?
Il se trouve que l’entraînement en résistance peut produire ces effets en agissant simultanément sur plusieurs systèmes du corps. Avec seulement quelques heures par semaine, l’entraînement en résistance permet d’améliorer significativement la santé physique, cognitive et mentale. Si vous trouvez que vous n’avez pas le temps d’intégrer cette activité à votre horaire, sachez que même une seule séance par semaine permet d’obtenir des bénéfices à long terme.
En vieillissant, il est d’autant plus important d’entreprendre ou de poursuivre l’entraînement en résistance. En effet, le vieillissement entraîne une augmentation des risques de chute, une diminution de la masse musculaire et une réduction de la densité osseuse — une condition appelée « ostéoporose ». Considérant les avantages de ce type d’entraînement, il est primordial de débuter le plus tôt possible afin de ralentir les effets du vieillissement. Cela vous permettra de continuer à pratiquer vos différentes activités avec confiance et énergie.
La clé pour bien profiter de l’entraînement en résistance? La surcharge progressive. Vous
êtes capable de lever des charges lourdes, mais il est important de commencer avec des poids adaptés et de progresser de manière structurée.
Si vous sentez que vous avez besoin d’aide pour vous lancer dans l’entraînement en résistance ou si vous stagnez dans votre progression, n’hésitez pas à consulter un kinésiologue. Le kinésiologue est un spécialiste du mouvement qui saura vous guider et adapter l’entraînement en résistance à vos besoins et objectifs.
Alors, quand commencez-vous?
A magic pill?
Imagine a pill that could improve cognition by enhancing learning, memory, attention, and reasoning. Imagine that this same pill could also help lower blood pressure and reduce the risk of certain types of cancer and diabetes. On top of that, it would improve strength and balance. Considering all these benefits, who wouldn’t take this pill?
It turns out that resistance training can produce these effects by acting on multiple systems in the body at once. With just a few hours per week, resistance training can significantly improve physical, cognitive, and mental health. If you feel that you don’t have time to fit this activity into your schedule, know that even a single session per week can provide long-term benefits.
As we age, it becomes even more important to begin or continue resistance training. Aging increases the risk of falls, leads to a loss of muscle mass, and reduces bone density — a condition known as osteoporosis. Given the advantages of this type of training, it is
essential to start as early as possible to slow the effects of aging. This will allow you to continue engaging in your various activities with confidence and energy.
The key to getting the most out of resistance training? Progressive overload. You are capable of lifting heavy loads, but it is important to start with appropriate weights and progress in a structured manner.
If you feel you need help getting started with resistance training, or if your progress has plateaued, don’t hesitate to consult a kinesiologist — a movement specialist who can guide you and tailor resistance training to your needs and goals.
So, when will you start?
CHRONIQUE | COLUMN par | by Félix Audet
Félix est kinésiologue et il a à cœur d’aider tous et chacun à mieux bouger pour atteindre leurs objectifs.
Félix is a kinesiologist with a passion for helping others move well to achieve their fitness goals.
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Le ski de printemps dans toute sa splendeur
Avec l’arrivée du mois de mars, les journées s’allongent, le soleil se fait plus généreux, et l’ambiance en montagne prend des airs de fête. Par contre, qui dit ski de printemps dit aussi conditions changeantes : gel au lever du jour; neige collante l’après-midi; surfaces tantôt glacées, tantôt molles. Il est fréquent de rencontrer plusieurs types de neige au cours d’une même descente.
Les variations de température entre la nuit et le jour, avec les alternances de gel et de dégel, compliquent l’ouverture des pistes. Plusieurs d’entre elles, en particulier celles non damées, doivent ouvrir progressivement selon l’évolution des conditions météo durant la journée.
Le matin, la neige est généralement ferme, donc les conditions sont très rapides. Puis, au fil des heures et sous l’effet combiné du soleil et de la chaleur, la neige s’adoucit, devenant plus souple et souvent plus agréable à skier.
Ce climat printanier pose aussi son lot de défis aux
opérateurs de dameuses. La neige humide et lourde réduit leur traction, rendant le damage plus complexe. Résultat : la surface n’est pas toujours uniforme, et il n’est pas rare de croiser des chapelets de gros mottons de neige durcie — véritables pièges pour les lève-tôt.
Lorsque la saison avance, la couverture de neige sur les pistes s’amincit. Quelques roches peuvent faire surface, et certains endroits deviennent moins praticables. Cela exige une vigilance accrue, mais c’est aussi ce qui fait le charme du ski de printemps!
En mars, c’est aussi la période des relâches scolaires et du retour en force des skieurs de tous horizons. L’achalandage augmente; la montagne bourdonne d’activités; et l’ambiance est à la fête. Dans ce contexte festif, un rappel important s’impose : skier avec les facultés affaiblies n’est jamais une bonne idée. On vous invite plutôt à conclure la journée par un après-ski animé au village.
Spring skiing in all its glory
As March arrives, the days grow longer, the sun is warmer, and the mountain ambience takes on a festive vibe. On the other hand, spring skiing also means changeable conditions: ice in the early morning, sticky snow in the afternoon, surfaces that are sometimes icy, sometimes soft. It’s not unusual to run into several types of snow during the same run.
Temperature variations between night and day, with alternating freezing and thawing, complicate opening the runs. Several of them, particularly those that aren’t groomed, have to open progressively as weather conditions change during the day.
In the morning, the snow is generally firm, so conditions are fast. Then as time passes and with the combined
effect of sun and warmth, the snow softens, becoming more flexible and often more pleasant to ski.
The spring climate also poses some challenges to the snow groomer operators. The wet, heavy snow reduces their traction, making grooming more complex. As a result, the surface is not always perfectly even, and its not unusual to run into strings of large clumps of hard snow— which can be a trap for the early birds.
As the season advances, snow cover on the runs thins. A few rocks may start to show, and some places become less skiable. This requires heightened vigilance, but it’s also part of the charm of spring skiing!
March is also the season of school breaks and the return of large numbers of skiers from just about everywhere. Skier and boarder traffic increases and the mountain buzzes with activities. It’s a party atmosphere. In this festive context, it’s important to remember this: skiing under the influence is never a good idea. We invite you, instead, to wind up your day with some lively apres-ski in the village.
CHRONIQUE | COLUMN par | by Stéphanie Drolet
Passionnée de plein air, Stéphanie est patrouilleure l’hiver à Station Mont Tremblant depuis 2015 et guide cycliste l’été.
Passionate about the outdoors, Stéphanie has been a ski patrol member at Mont Tremblant Resort every winter since 2015 and a cycling guide in the summer.
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FABIENNE MACÉ
À Mont-Tremblant, deux jeunes entrepreneurs ont choisi de transformer une nouvelle obligation légale en levier de stabilité et de confiance pour les copropriétés. Carolane Gauthier, actuaire, et Mathieu Marier-Tassé, ingénieur, ont fondé Borée dans le but d’aider les syndicats de copropriétaires à faire face à l’application de la Loi 16 entrée en vigueur le 14 août dernier.
Très attachés à leur région d’origine et aux activités de plein air, ils ont choisi de revenir s’établir à MontTremblant afin d’y bâtir leur entreprise après des études et des débuts professionnels dans les grands centres. La véritable force de leur entreprise est de conjuguer expertise du bâtiment, vision financière et lecture du cadre légal au service de copropriétés aux réalités très variées, petites comme grandes.
Si la Loi 16 impose désormais une tâche supplémentaire aux copropriétaires, Borée voit plutôt cette transition comme une occasion de mieux anticiper, de réduire les mauvaises surprises et de protéger ce qui constitue souvent le placement d’une vie. Son approche se distingue par un accompagnement résolument humain et pédagogique : simplifier, expliquer, proposer des scénarios réalistes et soutenir la prise de décision dans un esprit de bonne foi.
Au-delà des chiffres, sa mission est claire : vulgariser les fondements de la loi afin de pérenniser les immeubles, préserver leur valeur et répartir la responsabilité entre les générations de copropriétaires.
« C’est un domaine où l’on touche à tout », un atout sur lequel ils s’accordent dans leur pratique. Entre cadre légal, bâtiments, finances et pédagogie, leur métier les amène à apprendre constamment et à accompagner les copropriétés bien au-delà d’un simple rapport technique.
Bien que Borée couvre aujourd’hui l’ensemble du Québec, Carolane et Mathieu souhaitent désormais déployer leurs services dans les Laurentides. À mesure que les copropriétés se multiplient sur le territoire, ils espèrent contribuer à une culture du « prévoir plutôt que subir », au bénéfice durable de la collectivité locale.
Borée — services professionnels : boreesp.ca/
Borée
Looking ahead today to prepare for tomorrow
FABIENNE MACÉ
In Mont-Tremblant, two young entrepreneurs have decided to transform a new legal obligation into a lever of stability and confidence for co-ownerships. Carolane Gauthier, actuary, and Mathieu Marier-Tassé, engineer, founded Borée with the goal of helping coowner associations (“syndicats”) to deal with the application of Bill 16, which came into effect on August 14, 2025.
Very attached to their home region and to outdoor activities, they decided – after their education and their early years in the big centres – to return to Mont-Tremblant to build their business there. The true strength of their business is to bring together expertise in buildings, financial vision and reading of the legal framework, placing them at the service of condominiums with a wide range of realities, small and large.
While Bill 16 now imposes an extra task on the coowners, Borée sees this transition as an opportunity to better anticipate, to reduce unpleasant surprises and to protect what is often the investment of a lifetime. Its approach is set apart by a resolutely human and educational approach: simplify, explain, suggest realistic scenarios and support decision-making in a spirit of good faith.
Looking past the numbers, the mission is clear: make the foundations of the law understandable in order to give the buildings a long life, preserve their value and distribute the responsibility among the generations of co-owners.
“It’s a field where you touch everything,” which they agree is an asset in their practice. Between legal framework, buildings, finance and education, their work requires that they learn constantly and accompany the co-owners well beyond a simple technical report.
While Borée currently covers all of Québec, Carolane and Mathieu now want to concentrate their service offering in the Laurentians. As condominiums multiply in this territory, they hope to contribute to a culture of “better to look ahead than to suffer later”, for the ongoing benefit of the local community.
Borée—professional services: boreesp.ca/
Carolane Gauthier & Mathieu Marier-Tassé
Informations juridiques | The law and you
Propriétaire d'un condo : connaissez-vous les nouvelles règles?
Le 14 août dernier, le Règlement établissant diverses règles en matière de copropriété divise est entré en vigueur. Il vise à mieux encadrer la gestion de ce type d’immeuble afin de mieux protéger les propriétaires de copropriété divise (« condo ») au Québec contre les risques financiers liés à leur immeuble.
Ainsi, depuis cette date, le vendeur d’une fraction de copropriété divise est tenu de remettre à l’acheteur une attestation du syndicat de copropriété portant sur l’état de la copropriété. Cette attestation permet à l’acheteur d’obtenir des renseignements pertinents concernant l’état de l’immeuble, sa situation financière — notamment les montants du fonds de prévoyance, les contributions aux charges communes et les liquidités disponibles pour couvrir les dépenses courantes — ainsi que les assurances en vigueur et les décisions importantes récentes.
De plus, les syndicats de copropriété devront se doter d’un carnet d’entretien, lequel devra être élaboré par des professionnels et tenu à jour. On y fera l’inventaire et la description des parties communes et privatives, ainsi que des
appareils, des équipements et des matériaux qui les composent, en plus d’indiquer une estimation de leur état et de leur durée de vie restante. En se basant sur ces estimations, il faudra prévoir les remplacements et les réparations majeures à effectuer dans les 25 prochaines années et en estimer l’année de réalisation. Lorsque ces remplacements et réparations seront effectués, il faudra noter leurs dates de réalisation et les coûts afférents, en plus de joindre les contrats, les plans et les devis.
Une étude d’un fonds de prévoyance est maintenant obligatoire tous les cinq ans, sauf dans les cas prévus par la loi où ce délai sera de 10 ans. Cela permettra une meilleure planification des coûts et l’ajustement des contributions en fonction des besoins réels de l’immeuble. Quant aux acomptes pour l’achat d’une unité neuve, ils doivent dorénavant être versés dans le compte en fidéicommis d’un professionnel autorisé afin de protéger lesdites sommes. Cet article a été rédigé avec la collaboration de Me Sarah-Maude Le Corre, notaire associée chez Blanchard Lupien Notaires S.E.N.C.R.L.
Condo owners: do you know the new rules?
On August 14, 2025, the Regulation establishing various rules concerning divided co-ownership came into effect. Its purpose is to better regulate the management of this type of property in order to protect the numerous owners of divided coownership (“condo”) in Québec. These new rules ensure more responsible management of coownership properties, thereby offering greater protection to co-owners against financial risks related to their property.
Since that date, the seller of a divided coownership unit, commonly called a “condo,” must provide the buyer with a certificate from the co-owners’ syndicate (co-owners’ association) regarding the state of the property. This certificate gives the buyer relevant information about the building’s condition and financial situation—for example, the amounts in the contingency fund, contributions to common charges, the syndicate’s available liquidity for current expenses, insurance coverage, and important recent decisions.
In addition, syndicates of co-owners must now maintain a maintenance log, which must be prepared by professionals and kept up to date. This log will include an inventory and
description of the common and private portions of the immovable (building/property) and the materials, apparatus and equipment that compose these portions. It will also provide an assessment of their condition and remaining useful life. Based on these assessments, the log must plan for replacements and major repairs to be carried out during the next 25 years and indicate the projected year of completion. When these replacements and repairs are done, the date of completion and costs must be recorded, along with contracts, plans, and specifications.
A contingency fund study is now mandatory every five (5) years, except in cases provided by law where this period will be 10 years. This will allow for better cost planning and adjustment of contributions based on the immovable’s actual needs.
As for advances for the purchase of a new unit, they must now be paid into the trust account of an authorized professional to protect these funds. This article was written in collaboration with Me Sarah-Maude Le Corre, notary and partner at Blanchard Lupien notaires S.E.N.C.R.L.
CHRONIQUE | COLUMN par | by Me/ Mtre Bryan-Éric Lane
Me Bryan-Éric Lane est le chef de la direction de la firme d’avocats LANE, avocats et conseillers d’affaires inc., ainsi que de l’étude de notaires Blanchard Lupien, qui forment l’un des plus importants groupes juridiques au nord de Mo ntréal.
A lawyer specializing in real estate and business law, Mtre Bryan-Éric Lane is the CEO of the law firm LANE, Lawyers and Business Advisors Inc. as well as the notaries firm Blanchard Lupien LLP, who form one of the largest legal groups north of Montréal.
Le sommet du rêve s’atteint skis aux pieds.
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rendu d’artiste / artist rendering
L’énergie au changement de saison
Retrouver son élan avant le printemps
À la fin de l’hiver, beaucoup de gens me disent se sentir « sur la batterie de secours ». Rien d’anormal : après la saison froide, notre corps a parfois besoin d’un redémarrage en douceur. Le changement de saison est un moment clé pour remettre de l’énergie dans le système.
Bouger doucement, mais régulièrement
Pas besoin de passer du divan au marathon. Des études montrent que la marche quotidienne, même à intensité modérée, améliore l’énergie et l’humeur en quelques semaines. Une promenade sur les sentiers de Tremblant, une marche au village ou en forêt suffisent. Le mouvement agit comme une clé de contact : il relance la circulation, le métabolisme et la clarté mentale.
La lumière naturelle : un vrai médicament gratuit
L’hiver perturbe notre horloge biologique. Moins de lumière entraîne plus de fatigue. S’exposer à la lumière naturelle le matin aide à réguler le sommeil et les hormones liées à l’énergie. Même par temps froid, sortir 20 à 30 minutes par jour peut faire une différence.
Chaleur, récupération et petits plaisirs utiles
Le sauna, très populaire ici, n’est pas qu’un luxe nordique. Il favorise la détente musculaire, améliore la circulation et peut réduire la sensation de fatigue chez certaines personnes. Comme pour tout, la modération est la clé : on y va pour relaxer, pas pour battre un record.
Suppléments : utiles ou superflus?
La question revient souvent. Vitamine D, fer, B12… Ils peuvent être utiles en cas de carence mais ne remplacent jamais le sommeil, l’alimentation et l’activité physique. Prendre des suppléments « au cas où », c’est un peu comme mettre de l’essence premium dans une voiture dont les pneus sont à plat. Rien ne vaut une saine hygiène de vie : dormir, bien manger et bouger.
En conclusion
Retrouver de l’énergie avant le printemps ne demande pas une révolution, mais une routine simple et cohérente. Bouger, s’exposer à la lumière, bien récupérer et écouter son corps : ce sont souvent les gestes les plus accessibles et les plus efficaces.
Energy as the season changes
Recovering your momentum before the arrival of spring
Towards the end of winter, many people tell me they feel they’re “on the backup battery”.
Nothing abnormal about that: after the cold season, our body sometimes needs a gentle restart. The change of season is a key time to put energy back into the system.
Move gently, but regularly
No need to go from couch to marathon. Studies show that daily walking, even at a moderate pace, improves energy and mood in a few weeks.
An easy hike on Tremblant trails, or a walk in the village or the forest is enough. The movement acts like an ignition key: it boosts circulation, metabolism and mental clarity.
Warmth, recovery and useful little pleasures
The sauna, very popular here, is not a Nordic luxury. It promotes muscular relaxation, improves circulation and can reduce the feeling of tiredness for some people. As with everything, moderation is key: you do it for relaxation, not to beat a record.
Supplements: useful or not?
It’s a common question. Vitamin D, iron, B12… They can be useful if there’s a deficiency, but will never replace sleep, diet and physical activity. Taking supplements “just in case” is a bit like putting premium gas in a car with flat tires. Nothing beats a healthy lifestyle: sleeping, eating well and moving.
Getting your energy back before spring doesn’t require a revolution, but a simple, coherent routine. Moving, exposing yourself to natural light, recovering well and listening to your body: these are often the most accessible, effective actions to take. •
Natural light: a real, free, medicine Winter disrupts our biological clock. Less light results in more fatigue. Exposing yourself to natural light in the morning helps to regulate sleep and energy-related hormones. Same thing in cold weather: getting outside for 20 to 30 minutes a day can make a difference.
To sum up…
Vos événements | Your events
LUMAGICA
treetop-walks.com/laurentides
Promenade nocturne féérique / A magical nighttime walk Mont-Blanc, Sentier des cimes
Réservations requises / By reservation only Mont-Tremblant, Domaine Saint-Bernard
Samedis | Saturdays
CHANSONNIER AU / SINGER AT BAR DES PIONNIERS skimontblanc.com
3 h 30 à 18 h 30 / 3:30 p.m. to 6:30 p.m. Mont-Blanc, Resto-Bar des Pionniers
Jusqu’au 15 mars | Until March 15
EXPOSITION « D’HIER À AUJOURD’HUI, DE LA NATURE À LA PIÈCE » / EXHIBITION “FROM YESTERDAY TO TODAY, FROM NATURE TO THE ROOM” villedemont-tremblant.qc.ca
Présentée par l’Association des Artisans-Sculpteurs des Laurentides / Presented by Laurentian Association of Artisan Sculptors Mont-Tremblant, salle Alphonse-Desjardins
Jusqu’au 4 avril | Until April 4
EXPOSITIONS / EXHIBITIONS « 30 ANS C’EST QUOI » + « MINI SOLOS » maisondesarts.ca
Expositions collectives / Group exhibitions Mont-Blanc, Maison des Arts Saint-Faustin
4 mars | March 4
PRÉSENTATION D’ASTRONOMIE FAMILIALE / FAMILY ASTRONOMY PRESENTATION domainesaintbernard.org
Avec l’astronome Alain. 14 h. Billets / With astronomer Alain. 2 p.m. Tickets Mont-Tremblant, Domaine Saint-Bernard
6, 21, 24 mars & 2 avril *
PRIVATE ROOM prtremblant.com
Spectacle : Sasha Baga; Kaïn; Martin Petit; David Goudreault La Conception
7 mars | March 7
EXPÉRIENCE SMITH EXPERIENCE tremblant.ca
Démo, musique et surprises / Demo, music and surprises Mont-Tremblant, village piétonnier / pedestrian village
Découvrer les secrets du Domaine. 8 ans et plus. 14 h / Discover the secrets of the Domaine. Ages 8 and up. 2 p.m. Mont-Tremblant, Domaine Saint-Bernard
7 mars*
SPAGHATT’ AU MOUTON NOIR epasslive.com
Country québécois. Première partie Patrick Bourdon Val-David
7, 14 et 27 mars *
PREMIÈRE SCÈNE MONT-TREMBLANT villedemont-tremblant.qc.ca
Spectacles : Marc Déry; Marie-Annick Lépine; Tire le coyote Mont-Tremblant, église du village
10 mars *
À LA RECHERCHE DES FANTÔMES D’ÉTOILES
Facebook Club d’Astronomie Mont-Tremblant
Conférence du Club d’Astronomie Mont-Tremblant Mont-Tremblant, Domaine Saint-Bernard
12 mars / March 12
FESTIVAL PALM MONT-TREMBLANT 2026 jedonneenligne.org
Festival de films de pêche à la mouche. Billets Mont-Tremblant, église du village church
14 mars | March 14
HEURE DU CONTE BILINGUE / BILINGUAL STORY TIME villedemont-tremblant.qc.ca
Gratuit/Free. 10 h. Enfants/Children 4 à/to 8 ans/years old Mont-Tremblant, bibliothèque Samuel-Ouimet library
14 mars | March 14
JAMIGOS tremblant.ca
Jam, DJ, animation & prix / Entertainment & prizes
Mont-Tremblant, parc Adrénaline
14 au 21 mars | March 14 to 21 LUMINOSA tremblant.ca
Concert de piano sous les chandelles / Candlelight piano concert Mont-Tremblant, chapelle Saint-Bernard chapel
Week-ends, 15 mars au 12 avril | Weekends, March 15 to April 12
APRÈS-SKI PLACE SAINT-BERNARD tremblant.ca
Soleil, ski et musique / Sunshine, ski and music Mont-Tremblant, village piétonnier / pedestrian village
17 mars *
CLUB D’ORNITHOLOGIQUE DES HAUTES-LAURENTIDES lemoqueur.com
Conférence : Haut sur pattes. Le merveilleux monde des hérons du Québec. 19 h
Mont-Tremblant, église du village
20, 27 mars et 3 avril | March 20 & 27 & April 3
WHISKY & BOOT prtremblant.com
Danse en ligne / Country-Pop line dancing avec/with Honky Tonk Highway Line Dance
La Conception, Private Room
21 mars * AGIR EN ÉCLAIREUR DANS SON MILIEU villedemont-tremblant.qc.ca
Formation gratuite. 13 h à 16 h
Mont-Tremblant, bibliothèque Samuel-Ouimet
21 mars *
HEURE DU CONTE AVEC TAM ET LÉO villedemont-tremblant.qc.ca
Gratuit. 10 h. Enfants 4 à 8 ans. Mont-Tremblant, bibliothèque Samuel-Ouimet
21 mars *
COURS D’ORIENTATION EN MONTAGNE ET PLANIFICATION D’ITINÉRAIRES attitudemontagne.com
Formation sur deux jours
Saint-Adolphe-d’Howard
21 mars | March 21
LUMIÈRE D’ÉQUINOXE / SPRING EQUINOX treetop-walks.com/laurentides
Lever de soleil / Sunrise
Mont-Blanc, Sentier des cimes
22 mars *
HISTORIETTES, COMPTINES ET CHANSONNETTES villedemont-tremblant.qc.ca
Gratuit. 10 h. Enfants 18 à 36 mois.
Mont-Tremblant, bibliothèque Samuel-Ouimet
22 mars | March 22
LA CLASSIQUE DES LÉGENDES / THE LEGENDS CLASSIC tremblant.ca
11e édition. Inscription / Registration
Mont-Tremblant, village piétonnier / pedestrian village
27 mars | March 27
CED AUGER x DOOHDEAD lepointdevente.com
Billets / Tickets $25
Mont-Tremblant, Lounge Jackalope
28 mars | March 28
COUPE CARIBOU CUP
tremblant.ca
Traverser le bassin d’eau / Crossing the cold-water pool
Mont-Tremblant, village piétonnier / pedestrian village
28 mars | March 28
LE SPLASH DES PIONNIERS skimontblanc.com
Traverser le bassin d’eau / Crossing the cold-water pool
Ski Mont Blanc
28 mars | March 28
GROOVE AU SOMMET / AT THE TOP treetop-walks.com/laurentides
Une nouvelle saison électrisante / An electrifying new season
Mont-Blanc, Sentier des cimes
29 mars *
LES TRÉSORS DE PÂQUESSENCE brebeuf.ca
Spectacle gratuit. 10 h 30
Brébeuf, salle communautaire
4 avril *
PREMIÈRE SCÈNE MONT-TREMBLANT villedemont-tremblant.qc.ca
Spectacle : LNI
Mont-Tremblant, église du village
5 avril | April 5
PÂQUES / EASTER tremblant.ca
Nombreuses activités / Many activities
Mont-Tremblant, village piétonnier / pedestrian village
Passion automobile | A passion for cars
Claude Bourbonnais : de la piste à la glace
La passion de Claude Bourbonnais pour la course ne commence pas sur l’asphalte, mais sur la neige. Étant donné que son père prenait part à des compétitions de motoneige, il développe très tôt un intérêt pour la vitesse et le pilotage. Voir Gilles Villeneuve percer à l’international viendra ensuite nourrir une ambition bien réelle.
Après des débuts en karting au début des années 80, Claude enchaîne rapidement les succès. Recrue de l’année en Formule 2000 canadienne, il signe en 1987 sa première victoire au Circuit Mont-Tremblant. Il remporte ensuite deux titres consécutifs au championnat canadien, en plus d’obtenir plusieurs victoires en Formule Atlantic aux côtés de Jacques Villeneuve. Sa carrière l’amène jusqu’en Formule 3000, aux 24 Heures du Mans, en Indy Lights et aux 500 miles d’Indianapolis.
À la fin de sa carrière professionnelle, il rejoint Jean-François Dumoulin et Philippe Létourneau à l’Académie de karting Jim Russell — devenue aujourd’hui Académie Tag Karting —, où il se consacre à l’instruction et à la formation de pilotes et de passionnés. Cette vocation le mène ensuite à fonder sa propre école de conduite hivernale spécialisée dans la conduite automobile sur neige et sur glace, qu’il opère encore aujourd’hui. Cette expertise unique le conduit aujourd’hui au
Fairmont Le Château Montebello où il est chargé de concevoir un parcours de conduite sur glace pour Lamborghini. Une nouvelle expérience hivernale haut de gamme qui permettra aux clients de la marque italienne de piloter dans un environnement glacé.
Claude Bourbonnais: from track to ice
Claude Bourbonnais’s passion for racing didn’t begin on asphalt, but on snow. Given the fact that his dad participated in snowmobile competitions, he developed an early interest in speed and driving. Seeing Gilles Villeneuve break into international competition then drove a very real ambition.
After starting out in karting in the early ‘80s, Claude quickly achieved one success after another. Rookie of the Year in Canadian Formula 2000, he racked up his first win at Circuit MontTremblant in 1987. He then took two consecutive Canadian championship titles, as well as winning several victories in Formula Atlantic beside Jacques Villeneuve. His career took him to Formula 3000, the 24 Hours of Le Mans, Indy Lights and the Indianapolis 500.
At the end of his professional career, he joined Jean-François Dumoulin and Philippe Létourneau of the Jim Russell Karting Academy—now the TAG Karting Academy—where he devoted himself to teaching and training drivers and enthusiasts. This calling led him to subsequently found his own winter driving school, specializing in driving cars on snow and ice, which he still operates today.
This unique expertise has led him today to Fairmont Le Château Montebello, where he is responsible for designing a driving course on ice for Lamborghini. It’s a new high-end winter experience that allows customers of the Italian brand to drive in an icy environment.
CHRONIQUE | COLUMN par | by Patric Poitras
Patric est maintenant un instructeur qualifié qui a découvert Tremblant sur le circuit de l’école Jim Russell. Il a fondé OTO CLUB Tremblant, un espace unique dédié aux voitures d’exception et à leur communauté.
Patric is now a certified instructor who discovered Tremblant through the Jim Russell School circuit. He is the founder of OTO CLUB Tremblant, a unique space dedicated to exceptional cars and their community.
La vie en montagne à son meilleur! Mountain Life At Its Best!
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