belux Le meilleur magazine professionnel de voyage en Belgique
ANNÉE 6 - OCTOBRE 2026 - SEMAINE 41 - NUMÉRO 16 LE NUMÉRO D’ACCRÉDITATION: P927230
À L’ATM, LE RETOUR DU MOYEN-ORIENT PREND FORME
INTERVIEWS : DIXIÈME ÉDITION DE JEAN-PIERRE CONGRÈS GIGATOUR TRAVDAY MARTIN (EMIRATES) EN INDE LIEVEN BOSSAERT (TRAVELWORLD)
COMING UP CAPTAINS OF INDUSTRY
Qui a sa place dans le Top 100 de l’industrie belge du voyage ?
Après une première édition, Captains of Industry passe cette année d’un Top 70 à un véritable Top 100. Nous affinons également la méthodologie. L’objectif : dresser un portrait aussi objectif et transparent que possible des entreprises qui façonnent aujourd’hui l’industrie belge du voyage. Quelles entreprises peuvent y figurer ? Le classement se concentre sur les entreprises disposant d’un ancrage belge clair : les sociétés belges, mais aussi les acteurs étrangers dotés d’une entité belge active à part entière. Nous ciblons plus particulièrement les entreprises qui commercialisent et vendent effectivement des voyages, notamment celles relevant des codes NACE 79.110 (agences de voyages) et 79.120 (tour-opérateurs). Comment établissons-nous le classement ? Le classement repose en premier lieu sur le chiffre d’affaires brut du dernier exercice clôturé (2025). Nous nous appuyons sur les comptes annuels déposés ou sur les chiffres communiqués directement par l’entreprise. Une entreprise ne publie pas son chiffre d’affaires ? Nous appliquons alors une méthode de calcul souple et objective, fondée sur les données financières disponibles, afin de pouvoir également l’intégrer au classement sur une base cohérente avec le marché.
Votre entreprise a-t-elle sa place dans le Top 100 ? Transmettez-nous vos chiffres via le formulaire d’inscription en ligne et contribuez à dresser un panorama aussi complet que possible du secteur belge du voyage. Outre le classement, Captains of Industry 2026 proposera à nouveau des interviews de dirigeants et des analyses des principales évolutions du marché. Le Top 100 de Captains of Industry paraîtra début novembre 2026 dans une édition imprimée à 6.000 exemplaires, ainsi qu’en version numérique.
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Editorial
Le Moyen-Orient prépare son retour « Business as usual ! » À l’Arabian Travel Market (ATM) de Dubaï, la formule sonnait presque comme un cri de ralliement, après que le conflit avec l’Iran a bouleversé le calendrier initial du salon et mis la résilience de la région à rude épreuve pendant plusieurs mois. Le fait que les hôtels, les compagnies aériennes et les destinations se soient finalement retrouvés autour de la table en septembre montre en tout cas que la volonté d’aller de l’avant est restée intacte. Pendant deux jours de discussions, nous avons constaté à quel point cette volonté se traduit par des projets qui vont bien au-delà de la prochaine saison de vente. Tandis qu’Abu Dhabi étoffe son offre culturelle et que Ras Al Khaimah prépare l’ouverture de nouveaux hôtels, Dubaï cherche également à proposer de nouvelles expériences aux visiteurs qui reviennent. Cette diversification doit raviver l’envie de voyager, tout comme le Qatar souhaite inciter les passagers en transit à prolonger leur séjour et la Jordanie se tourne vers de nouveaux marchés pour soutenir son économie touristique. Le voyageur avance toutefois à son propre rythme, comme le montrent
clairement les chiffres derrière l’optimisme du salon. Abu Dhabi, par exemple, a accueilli jusqu’à fin août 14,2 % de clients hôteliers en moins que l’année dernière, tandis que Dubaï voit progressivement son taux d’occupation hôtelière se redresser et que Ras Al Khaimah accueille davantage de visiteurs, mais enregistre moins de revenus. En bref, un agenda de salon bien rempli ne suffit pas encore à remplir les hôtels. Cette activité offre néanmoins des perspectives, précisément parce que les destinations continuent à dialoguer avec leurs partenaires et tentent de comprendre ce qui freine les voyageurs. Abu Dhabi, par exemple, s’est attaqué avec Etihad à un obstacle lié aux assurances, tandis que le Qatar a renégocié des contrats afin de préserver les relations existantes. Derrière les grandes ambitions de relance se cache donc aussi le travail quotidien nécessaire pour faire évoluer les perceptions et, par conséquent, stimuler les ventes. Le professionnel belge du voyage reste lui aussi un maillon essentiel dans ce processus, car la connaissance de l’offre ne devient
Contenu DIXIÈME ÉDITION DE TRAVDAY
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réellement convaincante que lorsqu’elle s’accompagne de réponses claires sur l’accessibilité, la flexibilité et le déroulement du voyage. « La confiance descend en ascenseur. Elle remonte par l’escalier. À nous d’allumer ensemble la lumière dans cette cage d’escalier », a déclaré Schubert Lou de Trip.com à l’ATM. Cette idée constitue le fil rouge de ce spécial Moyen-Orient, dans lequel nous examinons comment une région qui continue à investir tente également de reconquérir les voyageurs, même si cela se fait forcément marche après marche. Cesar Van den Bergh Rédacteur en chef
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CONGRÈS GIGATOUR
ATM À DUBAÏ 5
Interview
Emirates regagne du terrain à Bruxelles : « L’été a dépassé mes attentes » Depuis juin, Emirates assure à nouveau deux vols quotidiens au départ de Bruxelles et a enregistré un taux de remplissage de près de 75 % sur cette liaison pendant l’été. Mais la reprise n’est pas aussi rapide partout. La demande pour les vacances à Dubaï reste inférieure à celle de l’année dernière, tandis que le trafic en correspondance affiche de meilleurs résultats. Jean-Pierre Martin, Country Manager d’Emirates pour la Belgique et le Luxembourg, évoque notamment le retour de la confiance et l’intérêt des Belges pour la Premium Economy. Par : Cesar Van den Bergh Après les perturbations du mois de mars dues à la guerre en Iran, JeanPierre Martin ne s’attendait pas à un été aussi positif. Emirates a repris ses deux vols quotidiens au départ de Bruxelles à la mi-juin et les passagers ont fait leur retour. « L’été a été bien meilleur que ce à quoi je m’attendais, avec de bons taux de remplissage sur nos vols », explique-t-il. « En général, nous ne communiquons pas les taux de remplissage par liaison, mais au niveau mondial, nous étions autour de 75 % en juillet et en août. À ma grande surprise, Bruxelles a également atteint ce niveau. Quand on repense à la situation dont nous venions, c’était particulièrement agréable à voir. » Sur l’ensemble de son réseau, Emirates avait rétabli environ 93 % de sa capacité d’avant les perturbations. Mais cette reprise opérationnelle ne signifie pas que toutes les activités progressent au même rythme. Dubaï reste le point faible des perspectives pour l’hiver. JP Martin reconnaît que les réservations pour la destination sont inférieures à celles de l’année dernière, notamment parce que des compagnies de croisières ont réduit leurs capacités. « Prenez par exemple MSC Cruises. Ils ont décidé de ne pas stationner de navire à Dubaï cet hiver. MSC était un client important pour nous et cela laisse un vide. Ces passagers ne sont plus là. » Les habitudes de réservation rendent 6
la situation plus difficile à interpréter. « Les passagers sont vraiment passés aux réservations de dernière minute. Ils réservent beaucoup plus tard qu’avant. Nous observons cette tendance depuis plusieurs mois et pensons qu’elle se poursuivra cet hiver. » Les voyages avec une correspondance à Dubaï affichent de meilleurs résultats. JP Martin cite notamment l’Inde et explique que la demande pour les vols en correspondance compense les ventes plus lentes de Dubaï en tant que destination. « À l’exception de Dubaï, où les choses avancent un peu plus lentement, le reste du réseau se porte très bien. Nous avons également davantage de sièges disponibles pour les passagers qui poursuivent leur voyage via Dubaï. »
« Les passagers réservent beaucoup plus tard qu’avant » Donner des réponses aux agents de voyages Rétablir la confiance ne se limite pas à remettre les vols en vente. JP Martin souligne trois éléments dans l’approche d’Emirates : l’assurance, la flexibilité des billets et la transmission d’informations en temps utile. Pendant les perturbations, la
compagnie a transféré des passagers vers d’autres compagnies aériennes lorsque ses propres vols n’étaient pas disponibles ou étaient complets. « Quand vous êtes bloqué à l’autre bout du monde, cela fait une différence si on vous trouve un autre vol », explique-t-il. « Nous l’avons fait à grande échelle en mars. Les passagers que nous avons transférés vers d’autres compagnies depuis Tokyo ou Bangkok, par exemple, nous en ont été très reconnaissants. » Pour les agents de voyages, il était selon lui tout aussi important de savoir ce qui se passait. « Aujourd’hui encore, des agents de voyages viennent me voir pour remercier l’équipe. Grâce aux informations qu’ils recevaient, ils pouvaient mieux comprendre la situation et savaient qu’une solution existait pour leurs passagers. » L’offre flexible fait une distinction entre les vacances à Dubaï et les voyages avec une correspondance. Selon JP Martin, depuis avril, les passagers qui poursuivent leur voyage via Dubaï peuvent modifier gratuitement leur réservation une fois. En août, Emirates a introduit la possibilité de modifier gratuitement et sans limite les dates des voyages à destination de Dubaï. Une éventuelle différence tarifaire reste toutefois à la charge du passager. Les frais de remboursement ont également été réduits de moitié. « Avec l’assurance
voyage, nous voulons rassurer les passagers : je peux réserver en sachant que je peux modifier ou reporter mon voyage. »
« Les agents de voyages sont les meilleurs ambassadeurs » La ‘Comprehensive Travel Cover’ est facultative et nécessite le paiement d’une prime distincte, qu’il qualifie de modeste. Les clients qui réservent auprès d’un agent de voyages peuvent ajouter l’assurance via ‘Manage Booking’ sur le site d’Emirates. La couverture publiée comprend les frais médicaux résultant d’un conflit jusqu’à 25 000 dollars américains (environ 22 250 euros), ainsi qu’une prolongation gratuite du voyage jusqu’à 30 jours, selon les conditions en vigueur. Les nuitées d’hôtel en cas de perturbations sont proposées séparément par la compagnie aérienne et ne sont pas couvertes par l’assurance. Emirates emmène également des agents de voyages à Dubaï. Selon JP Martin, treize voyages d’étude sont prévus avant la fin de l’année, dont sept à Dubaï ou avec une escale sur place. « Nous pensons qu’ils sont les meilleurs ambassadeurs. Les emmener sur place et leur montrer que la vie continue fait partie de cette approche. » La Premium Economy séduit Alors qu’Emirates s’efforce de rétablir la confiance, la compagnie poursuit également la modernisation de ses cabines. La Premium Economy a trouvé son public en Belgique, même si JP Martin reconnaît avoir eu des doutes au départ. « Nous craignions que les passagers de Business Class ne choisissent une classe inférieure, car le produit est tellement bon qu’il peut rappeler la Business Class d’il y a dix ou quinze ans. Mais cela ne s’est pas produit. » Il constate surtout une demande de la part des passagers d’Economy qui
Jean-Pierre Martin
recherchent davantage de confort. « Ils veulent plus d’espace pour les jambes, un siège qui s’incline davantage, des sièges plus larges ainsi qu’un service et un catering différents. Quand je repense à ce que je pensais au départ et que je vois où nous en sommes aujourd’hui, cela me fait sourire. Le marché belge apprécie vraiment cette cabine. » L’introduction de la Premium Economy a coïncidé avec des améliorations en Business Class. Les Boeing 777 rénovés utilisés sur la liaison bruxelloise disposent d’une configuration 1-2-1, qui remplace l’ancienne disposition 2-3-2. « C’est un monde de différence », affirme JP Martin. « Cela a probablement contribué à conserver les passagers dont je craignais qu’ils ne choisissent une classe inférieure. Ils sont restés en Business parce que ce produit avait lui aussi été amélioré. » La disponibilité sur les vols en correspondance joue également un rôle. JP Martin évoque 55 vols hebdomadaires vers l’Inde proposant la Premium Economy. Vers l’île Maurice, traditionnellement l’une des cinq principales destinations d’Emirates au départ de la Belgique, deux des trois vols quotidiens proposent cette cabine, selon lui. Aujourd’hui, la Premium Economy est disponible sur 93 liaisons du réseau, notamment vers Singapour, Tokyo, Osaka, Shanghai, Shenzhen, Riyad,
Mascate, Le Cap et Johannesburg, ainsi que sur toutes les liaisons vers l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Aucune date d’introduction à Bruxelles n’a toutefois encore été confirmée pour le siège Premium Economy à commande électrique et équipé d’un écran d’intimité récemment annoncé. L’Economy revient sur le devant de la scène Les investissements concernent également l’arrière de l’appareil. Selon JP Martin, la prochaine phase de rénovation prévoit des écrans ‘4K OLED HDR10+’ et de nouveaux sièges Safran Z400 en Economy, équipés de prises électriques et de supports pour les appareils personnels des passagers. La connectivité Starlink est également en cours de déploiement. Au moment de l’interview, une cinquantaine d’appareils en étaient équipés. JP Martin voit également des possibilités de se différencier en Economy grâce au siège lui-même. Cela passe notamment par un meilleur soutien de la tête pendant les longs vols grâce à l’appuietête U-Dream. Le raisonnement commercial est simple : ces améliorations profitent au plus grand groupe de clients à bord. « Ce sera probablement la bataille de demain », affirme-t-il. « Et elle ne se jouera pas uniquement chez Emirates. » 7
Reportage
À l’ATM, le come-back du Moyen-Orient prend forme « Business as usual ! » Sur le salon Arabian Travel Market (ATM) à Dubaï, la formule résonnait presque comme un cri de ralliement. Après un printemps particulièrement perturbé, les destinations du Moyen-Orient veulent de nouveau aller de l’avant. Elles font venir leurs partenaires du secteur du voyage dans la région, lèvent les obstacles pratiques et poursuivent le développement des hôtels, musées et liaisons aériennes. TravMagazine s’est rendu à l’ATM avec une délégation belge. Entre les rendez-vous sur le salon et les interviews, un come-back se dessine. Il n’en est pas encore au même stade partout, mais le secteur touristique met tout en œuvre pour le concrétiser. « La confiance descend par l’ascenseur. Elle remonte par l’escalier. » Par : Cesar Van den Bergh Un bon quart d’heure de retard, mais avec une explication qui, à Dubaï, sonne presque comme une bonne nouvelle. « Nous sommes revenus à la situation d’avant le 28 février, car les embouteillages sont de retour », plaisante Abdulla Yousuf lors de la table ronde d’Abu Dhabi. Le directeur opérationnel du département de la Culture et du Tourisme a apporté avec lui un indicateur très simple de la reprise : les bouchons. Depuis le début du conflit avec l’Iran, le secteur du voyage a dû aider les voyageurs bloqués, suivre l’évolution des possibilités de vol et rassurer les partenaires étrangers. Le fait que l’ATM ait finalement pu avoir lieu en septembre, après avoir dû être reporté en mai, constitue déjà une avancée importante.
L’essentiel de la délégation belge sur le stand d’Emirates à l’ATM : Cesar Van den Bergh, Yves Vanhaack, Sébastien Crucifix, Denis Pappi, Giselle Geerolf, Koen van den Bosch et Valeria Melchiori.
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Sur le salon très animé, exposants et visiteurs étaient par ailleurs nombreux. Hôtels, compagnies aériennes et offices de tourisme nouent des contacts et présentent leurs projets. Il n’est désormais plus question d’annulations et de solutions d’urgence, mais bien de nouveaux projets, événements et collaborations.
Abdulla Yousuf et Husain Al Hashmi
Cette année, Abu Dhabi compte 91 partenaires au sein de sa délégation, contre 70 l’an dernier, souligne Yousuf. « Dans ces circonstances exceptionnelles, cela montre leur engagement. Ils sont ici pour montrer ce que la destination a à offrir. » Un agenda bien rempli sur un salon ne signifie toutefois pas que les hôtels le soient aussi. Cette distinction est également faite à l’ATM. Lors d’une table ronde consacrée aux liaisons aériennes, Schubert Lou, CEO de Trip.com, résume parfaitement le défi. « La confiance descend par l’ascenseur. Elle remonte par l’escalier. Ensemble, nous devons allumer la lumière dans cette cage d’escalier. » Selon lui, annoncer simplement qu’une destination est de retour
ne suffit pas. Les voyageurs veulent savoir à quoi s’attendre, quelle flexibilité leur réservation leur offre et qui les aidera si quelque chose change.
« La confiance descend par l’ascenseur. Elle remonte par l’escalier. » La confiance d’abord À Abu Dhabi, nous demandons à Yousuf comment son organisation a tenté de rétablir cette confiance au cours des derniers mois. Que signifie
une stratégie touristique flexible lorsqu’un conflit vient bouleverser les projets de voyage ? Car lors de sa présentation, il a souligné que la stratégie de l’émirat pouvait désormais aussi être adaptée à une situation de guerre. « Lorsque les attaques ont commencé, notre première priorité a été d’aider les visiteurs à rentrer chez eux en toute sécurité », répond-
Schubert Lou, CEO de Trip.com
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Reportage
il. « Nous avons ensuite misé sur une communication transparente. Par la suite, nous avons invité nos partenaires à venir constater eux-mêmes que la vie quotidienne continuait. C’est ainsi que nous avons progressivement rétabli la confiance. » Ces contacts devaient également permettre de comprendre pourquoi les voyageurs ne réservaient pas. En Europe, les partenaires du secteur ont évoqué des problèmes liés aux assurances. Abu Dhabi a alors cherché une solution avec la compagnie aérienne Etihad. Celleci a lancé une assurance voyage médicale gratuite afin de lever cet obstacle.
D’autres marchés nécessitaient d’autres mesures. En Inde, il était notamment question du coût du visa, qui venait s’ajouter à la hausse des billets d’avion et à l’affaiblissement de la roupie indienne. Abu Dhabi a donc lancé avec huit partenaires un projet pilote visant à supprimer ces frais de visa. L’idée est née à la suite d’une visite d’organisations indiennes du secteur du voyage dans la destination. D’abord écouter, puis adapter l’offre. « Nous ne nous sommes imposé aucune limite quant à ce que nous pouvions essayer », explique Yousuf. « Nous pouvons échouer. Mais ce que je peux garantir, c’est que nous en tirons
des leçons et que nous continuons à nous améliorer. » Les chiffres communiqués par Abu Dhabi après notre entretien montrent pourquoi ce travail reste nécessaire. Au cours des huit premiers mois de cette année, les hôtels ont accueilli 3,4 millions de visiteurs, soit 14,2 % de moins qu’au cours de la même période en 2025. En août, les chiffres se rapprochaient davantage du niveau de l’année dernière : 512 000 clients dans les hôtels, soit une baisse de 5,2 %. L’Inde, la Chine et la Russie restent les principaux marchés d’origine. Jusqu’à fin août, ils représentaient respectivement 171 000, 113 000 et 95 000 visiteurs, avec des baisses
Le cinquième BETravelCongress se tiendra à Dubaï VVR et UPAV organiseront l’année prochaine la cinquième édition du BETravelCongress, du 10 au 14 mars à Dubaï. Les organisateurs Koen van den Bosch (VVR) et Sébastien Crucifix (UPAV) étaient donc présents à l’ATM afin de poursuivre la préparation du programme et des infrastructures du congrès. Cette visite était placée sous le signe de la préparation et des échanges avec les partenaires. « Le BETravelCongress a pour objectif de réunir tous les professionnels du secteur du voyage, de les inspirer, de leur fournir des outils concrets et de renforcer leur réseau », explique van den Bosch. « Dans ce cadre, une visite à l’ATM et auprès de partenaires stratégiques tels que le Dubai Department of Economy and Tourism (DET) et Emirates était indispensable. » Crucifix est revenu confiant. « Tout ce que nous avons vu et vécu sur place nous porte à croire que cette édition sera un grand succès. Le niveau de service est remarquable, l’accueil extrêmement professionnel et les possibilités en matière d’expériences sont impressionnantes. Nous voulons
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vraiment surprendre les participants et leur faire vivre des moments dont ils se souviendront longtemps. » La visite a également livré des résultats concrets sur le plan pratique, selon van den Bosch. « L’organisation et l’accompagnement de Valeria Melchiori et Yves Vanhaack ont permis une visite efficace de Dubaï, avec les résultats nécessaires à la préparation de ce qui promet d’être un congrès inoubliable. La destination démontre une fois de plus son professionnalisme et sa volonté de continuer à se développer, non seulement comme hub et plaque tournante vers le reste du monde, mais également comme destination à part entière. » De l’animation sur les hotspots Les deux organisateurs ont constaté une forte fréquentation des attractions touristiques. « On remarque très clairement que le tourisme reprend », explique Crucifix. « Partout où nous sommes allés – hôtels, restaurants, attractions ou quartiers touristiques –, il y avait beaucoup de monde. Les visiteurs sont de retour en nombre et l’ambiance est excellente. »
Van den Bosch ajoute : « La situation actuelle a clairement un impact sur le taux d’occupation des hôtels, mais lorsque vous visitez les hotspots, vous avez vraiment l’impression que c’est business as usual. On y entend toutes les langues, du néerlandais et du français à l’espagnol et à l’italien. L’impact y est donc moins perceptible. » Selon lui, le congrès doit également contribuer à restaurer la confiance. « Nous estimons qu’en tant que secteur, nous devons montrer l’exemple et contribuer, avec nos partenaires DET et Emirates, à remettre la destination sur la carte touristique. » Pour Crucifix, cette cinquième édition souligne également la collaboration entre UPAV et VVR. « En choisissant Dubaï, nous voulons voir grand, sortir des sentiers battus et proposer bien plus qu’un simple congrès : des rencontres inspirantes, du contenu, des expériences et une autre façon de découvrir la destination. Notre ambition est simple : faire de cette édition anniversaire un moment absolument incontournable pour le secteur belge du voyage. »
Le salon grouillait de monde.
de 37, 33 et 41 %. La Belgique et les Pays-Bas représentaient ensemble environ 22 500 visiteurs. Yousuf regarde surtout vers le dernier trimestre. Les réunions professionnelles reportées reviennent au calendrier, la Formule 1 doit de nouveau attirer des visiteurs et l’offre culturelle s’étoffe. « Au plus tard au premier trimestre de l’année prochaine, je m’attends à ce que nous arrêtions de comparer constamment la situation avec celle d’avant-guerre et que nous nous concentrions à nouveau sur nos objectifs pour 2030 », explique-t-il. Le marché professionnel va bien audelà de cet hiver. Selon l’ATM Travel Trends Report 2026, les congrès internationaux d’associations choisissent souvent leur destination trois à sept ans à l’avance. Les événements remportés aujourd’hui permettent donc également de remplir le calendrier des années à venir, peut-on lire dans le rapport. Une raison de rester plus longtemps Aux côtés de Yousuf se trouve Husain Al Hashmi, responsable de l’expérience visiteurs et des ventes au Louvre Abu Dhabi. Il explique pourquoi les voyageurs pourraient bientôt consacrer davantage de temps à l’émirat. Selon lui, la réponse se trouve sur l’île de Saadiyat. « Lorsque nous avons construit le Louvre, il n’a jamais été question
qu’il reste isolé », explique Al Hashmi. « Il devait avoir des voisins. Aujourd’hui, nous pouvons raconter une histoire beaucoup plus vaste. » Le musée fait partie d’un quartier culturel qui comprend notamment le Zayed National Museum, le Natural History Museum et teamLab Phenomena. Le 11 décembre, le Guggenheim Abu Dhabi doit venir compléter cet ensemble. Le nouveau musée sera consacré à l’art moderne et contemporain à partir des années 1960. Al Hashmi souligne notamment l’attention accordée aux artistes d’Asie occidentale et d’Afrique du Nord. Pour le secteur du voyage, il ne s’agit pas simplement d’une énumération culturelle. Un musée peut être intégré à une excursion. Un quartier culturel entier peut justifier une journée de séjour supplémentaire. Al Hashmi souligne à cet égard la proximité des différents établissements et les possibilités de transport entre eux. « C’est une destination complète. Un endroit où l’on peut passer toute une journée. » Selon Yousuf, un visiteur sur trois choisit désormais Abu Dhabi pour son offre culturelle. Yas Island continue parallèlement à séduire les familles avec ses parcs d’attractions et ses divertissements. Les projets de Disney et d’une extension Harry Potter chez Warner Bros. doivent encore renforcer cette offre. La stratégie consiste à créer sans cesse de nouvelles raisons
de venir, y compris pour ceux qui connaissent déjà l’émirat. Abu Dhabi s’inscrit ainsi dans une tendance identifiée par le rapport de l’ATM, réalisé avec le bureau d’études Tourism Economics. Les voyageurs choisissent de plus en plus d’abord une expérience, avant d’organiser leurs vacances autour de celle-ci. Un concert, un événement sportif ou culturel peut être le point de départ, les vols et l’hôtel n’étant réservés qu’ensuite. Parmi les visiteurs potentiels du Moyen-Orient, l’intérêt croissant pour les voyages autour d’événements est d’ailleurs nettement plus élevé que chez les voyageurs qui envisagent d’autres régions, selon le rapport.
« C’est une destination complète. Un endroit où l’on peut passer toute une journée. » Dubaï voit à nouveau progresser son taux d’occupation hôtelier Dubaï met également sa reprise en avant à l’ATM. Le Department of Economy and Tourism (DET) a réuni plus de 115 co-exposants sur le salon, allant des hôtels et attractions aux 11
Reportage
partenaires aériens. Dans le cadre de son ‘Hosted Buyers Program’, il a accueilli plus de 300 professionnels internationaux du voyage venus de plus de quarante pays. Parmi eux figuraient plusieurs acteurs belges, dont Pierre Coussement (Sillage), Denis Pappi (Digitrips) et Giselle Geerolf (Travelworld). La destination fait ainsi revenir les vendeurs sur place afin de renforcer les relations et de présenter son offre. Les chiffres communiqués par DET donnent une idée plus précise de cette reprise. Entre janvier et août, Dubaï a accueilli 6,97 millions de visiteurs internationaux avec nuitée. Environ 869 000 visiteurs ont été enregistrés en août, soit le total mensuel le plus élevé depuis février. Il ne s’agit pas encore d’un retour au niveau de l’année dernière, mais ces chiffres montrent que la demande reprend rapidement depuis le creux de mars. Cette évolution se reflète dans les hôtels. Le taux d’occupation est passé de 36 % en mars à 66 % en août. Ce dernier chiffre représente 89 % du taux d’occupation enregistré en août 2025. Sur les huit premiers mois de l’année, Dubaï a comptabilisé 21,61 millions de nuitées en chambre. Fin août, l’offre approchait les 149 000 chambres d’hôtel, tandis que plusieurs établissements font l’objet d’importantes rénovations. La barre est haute. En 2025, Dubaï avait accueilli un nombre record de 19,59 millions de visiteurs internationaux avec nuitée, soit 5 % de plus qu’en 2024. Le taux moyen d’occupation des hôtels atteignait alors 80,7 %. DET considère la diversité de ses marchés d’origine comme un atout pour la reprise. Jusqu’à fin août, l’Europe occidentale représentait cette année 20 % des visiteurs, l’Asie du Sud 17 %, les États du Golfe 16 %, tandis que la ‘Communauté des États indépendants’ – qui comprend notamment la Russie et le Kazakhstan – et l’Europe de l’Est représentaient ensemble 14 %. 12
Iyad Rasbey (RAKTDA)
Issam Kazim, CEO de Dubai Corporation for Tourism and Commerce Marketing (DCTCM), a souligné à l’ATM l’importance de la collaboration entre les pouvoirs publics et les entreprises. Le salon doit également permettre de mieux comprendre ce qui se passe sur chaque marché. Hôtels, aviation, horeca et attractions sont présentés comme les différentes composantes d’une même destination. Le message est clair : les partenaires du secteur doivent pouvoir vendre davantage que la célèbre skyline, les plages et les excursions dans le désert. C’est pourquoi DET met également en avant la culture, la gastronomie, le bien-être et la découverte des quartiers, notamment afin de
proposer de nouvelles expériences aux visiteurs qui reviennent. Pendant les mois difficiles, des campagnes autour des restaurants ont également été organisées pour soutenir l’horeca. L’accessibilité reste une condition essentielle pour développer ces ventes. En septembre, Emirates avait ainsi presque entièrement rétabli son réseau mondial. Dubaï prépare de cette manière la prochaine phase commerciale, tandis que le taux d’occupation des hôtels doit encore poursuivre son redressement.
Plus de visiteurs ne signifie pas forcément plus de revenus Plus loin dans nos échanges sur les Émirats, un chiffre remarquable apparaît. Ras al Khaimah a accueilli environ 670 000 visiteurs au premier semestre, soit quelque 4 % de plus qu’un an auparavant. Une croissance malgré toutes les perturbations. Iyad Rasbey, responsable du développement de la destination auprès de l’office de tourisme RAKTDA, explique immédiatement ce qui se cache derrière ce chiffre. « Janvier et février ont été solides, avec une croissance de 8 % », explique-t-il. « À partir du 28 février, la situation a changé. Nous avons dû adapter nos activités et nous nous sommes d’abord tournés vers le marché intérieur. Nous avions appris pendant le covid que ce marché pouvait nous soutenir. » Le premier objectif était très concret. « Conserver autant d’emplois que possible dans le secteur hôtelier, maintenir les hôtels ouverts et être prêts dès le retour des visiteurs internationaux. » Les résidents des Émirats se sont rendus à Ras al Khaimah pour de courts séjours. Cela a permis à la destination de continuer à fonctionner, mais sans générer les mêmes résultats qu’un séjour international. Selon Rasbey, les visiteurs nationaux restent en moyenne environ une nuit et demie. Pour l’ensemble des visiteurs nationaux et internationaux, la durée du séjour tourne autour de 3,7 à 3,8 nuits. « Nous avons accueilli davantage de personnes, mais la destination a généré moins de revenus », reconnaît-il. À partir de juillet, il a observé une reprise en provenance du Royaume-Uni, de Russie et du Kazakhstan, suivis plus tard par l’Allemagne. Le marché indien a quant à lui enregistré en mai une progression de 24 % par rapport à l’année précédente. Selon Rasbey, le marché britannique a été le premier à revenir et constituait en
août le principal marché étranger. La situation varie donc fortement selon les marchés et les mois. Dès qu’un pays assouplissait ses restrictions ou ses conseils aux voyageurs, des campagnes et roadshows étaient lancés avec des partenaires locaux. RAKTDA voulait être prêt dès que le marché offrait à nouveau des possibilités. Pour la haute saison qui débute en octobre, la fenêtre de réservation reste courte. « Les réservations actuellement enregistrées ne sont pas aussi bonnes qu’elles devraient l’être. Mais nous savons que les réservations de dernière minute vont arriver. »
« Nous avons accueilli davantage de personnes, mais la destination a généré moins de revenus » Les investissements se poursuivent également. Rasbey maintient septembre 2027 comme date d’ouverture de Wynn Al Marjan Island. Le grand resort a pris du retard, ce qu’il attribue notamment au conflit et aux problèmes d’approvisionnement. Il ne doute toutefois pas de son importance pour la destination. « Il ajoute un nouveau produit et attirera des clients que nous n’avons pas encore aujourd’hui. » Concrètement, il s’agira du premier casino-resort des Émirats arabes unis. Outre Wynn, d’autres hôtels et concepts d’hébergement sont prévus, des resorts côtiers aux lodges sur Jebel Jais. Ras al Khaimah maintient par ailleurs son ambition d’accueillir 3,5 millions de visiteurs en 2030.
Les chiffres derrière le come-back Cette combinaison de reprise prudente et d’investissements soutenus se retrouve dans l’ensemble de l’ATM Travel Trends Report. Le rapport tempère d’abord les attentes pour 2026. Tourism Economics prévoit pour le MoyenOrient, Turquie et Égypte inclus, une baisse d’au moins un cinquième du trafic touristique international. Pour les six États du Golfe réunis, la baisse dépasserait 30 %. Les conséquences du printemps difficile ne disparaissent donc pas simplement parce que l’agenda de l’automne se remplit à nouveau. En revanche, les perspectives de croissance pour 2027 sont solides. Pour la région MENASA, qui englobe le Moyen-Orient, l’Afrique du Nord et l’Asie du Sud, les chercheurs prévoient une hausse de 17 % des arrivées internationales, contre 8 % à l’échelle mondiale. Cette progression correspond en partie à un rattrapage après le recul de 14 % attendu cette année. L’optimisme affiché sur le salon repose donc aussi sur des données chiffrées. Les perspectives à plus long terme sont encore plus encourageantes. D’ici 2030, les visiteurs internationaux devraient dépenser au Moyen-Orient 116 milliards de dollars (102,8 milliards d’euros) de plus qu’en 2025, soit une hausse de 57 %. Le nombre d’arrivées internationales devrait progresser de 39 %. Les chercheurs tablent donc également sur une hausse des dépenses par séjour. Il s’agit toutefois de prévisions, pour lesquelles un climat plus stable et la poursuite du développement de l’offre restent importants. « Les consommateurs considèrent les voyages comme essentiels », explique Dave Goodger, managing director pour EMEA chez Tourism Economics. « Ils privilégient les expériences plutôt que les biens matériels. Avec des évolutions démographiques favorables, une prospérité croissante et des investissements continus dans Lire la suite en page 16
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Interview
Travelworld retourne à Dubaï : « Partenaires dans les bons comme dans les mauvais moments » Travelworld veut contribuer à rétablir la confiance envers Dubaï. Après une visite à Arabian Travel Market (ATM), le tour-opérateur se rendra sur place le 7 octobre avec dix agents de voyages. Ce voyage d’étude doit leur permettre de découvrir eux-mêmes la situation actuelle sur place. « On peut dire que tout est normal, mais le montrer, c’est encore autre chose », Par : Cesar Van den Bergh explique Lieven Bossaert. Les réservations pour Dubaï sont encore loin d’avoir retrouvé leur niveau de l’année dernière. Travelworld continue néanmoins à investir dans cette destination qui occupe traditionnellement une place importante dans son offre. Sa présence à ATM et le prochain famtrip s’inscrivent dans cette démarche : entretenir les contacts et contribuer à préparer la reprise. « Nous trouvions important d’envoyer un signal : nous sommes toujours là », explique Bossaert. « Même si nous sentons que le marché n’est pas encore tout à fait prêt. Cela prendra du temps, mais nous constatons que la volonté est là. » À ATM, le programme était principalement consacré à des rendez-vous avec des hôtels et des offices de tourisme de Dubaï
Lieven Bossaert, Travelworld
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et d’Abu Dhabi. Des attractions et des partenaires, notamment des Maldives et de l’île Maurice, étaient également au programme. Selon Bossaert, la présence de Travelworld a été particulièrement appréciée. « Nous raisonnons toujours de la même manière : partenaires dans les bons comme dans les mauvais moments. Nous pourrions dire que nous allons désormais nous concentrer sur tout autre chose. C’est bien sûr en partie ce que nous faisons aussi. Mais je trouve important de ne pas simplement laisser tomber ces partenaires. » Cette démarche repose également sur une réflexion commerciale. En maintenant les contacts lorsque la demande est moins forte, Travelworld espère en récolter les fruits lorsque le marché repartira. Bossaert fait le parallèle avec la période du coronavirus. « C’est dans les moments difficiles qu’on apprend vraiment à se connaître. Nous l’avons vu pendant le covid. Il s’agit aussi de la manière dont on traite ses partenaires. Nous avons toujours été respectueux et corrects. Nous espérons qu’ils s’en souviennent et nous pensons que c’est le cas. » Dix agents de voyages comme témoins Le famtrip doit permettre de rendre cet engagement visible auprès du secteur belge du voyage. Travelworld organise le voyage en collaboration avec l’office de tourisme de Dubaï, Emirates et Kerzner, le groupe qui compte notamment Atlantis et
One&Only parmi ses marques. Dix participants ont été sélectionnés parmi les inscriptions, avec une répartition égale entre la Flandre et la Wallonie. « Nous voulions proposer ce voyage d’étude entièrement gratuitement et le faire connaître à grande échelle », explique Bossaert. « Nous ne voulions donc pas simplement appeler personnellement nos dix meilleurs clients. Nous voulions que tout le monde l’ait vu et ainsi faire passer un message clair. Vu le nombre d’inscriptions, je pense que nous y sommes parvenus. » Le programme prévoit des excursions particulières, dont certaines restent encore une surprise. Les participants effectueront également l’un des trajets en Business Class. Pendant le voyage, Travelworld souhaite surtout montrer ce que les agents de voyages vivent et découvrent sur place. Bossaert ne s’attend pas à un changement immédiat. Lors de sa récente visite, il a constaté que les lieux touristiques étaient plus calmes. Sa confiance dans la destination reste toutefois intacte. « Nous ne nous attendons pas à des miracles. Mais nous constatons que les agents de voyages recommencent de plus en plus à croire eux-mêmes à la destination et à rassurer leurs clients. Nous espérons reconstruire cela petit à petit. De notre côté, nous continuerons en tout cas à nous investir pleinement et à soutenir la destination. »
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Depuis 30 ans, Travelworld est votre spécialiste de confiance du Moyen-Orient. Des impressionnantes skylines des Émirats aux paysages sauvages d’Oman, en passant par le Qatar aux multiples facettes et l’étonnante Arabie saoudite : cette région ne cesse de nous inspirer. Aujourd’hui encore, le Moyen-Orient est prêt à accueillir de nouveau les voyageurs. C’est une destination en laquelle nous croyons depuis des années et que nous continuons à soutenir, même dans les périodes moins favorables. Les voyages restent réservables et se poursuivent normalement. Avec nos partenaires locaux, nous suivons la situation sur place de très près. Nos Travel Designers sont à votre disposition pour toutes vos demandes, et notre site B2B Travelworld.be reste lui aussi un outil incontournable. Le Moyen-Orient vibre à nouveau. Prêt pour de nouvelles découvertes. Avec Travelworld.
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Reportage
les capacités, cela renforce notre confiance dans la croissance à long terme de la région. »
« Les consommateurs considèrent les voyages comme essentiels » Selon le rapport, la manière de réagir aux crises a également changé. Alors qu’au début de ce siècle, la reprise après de grandes perturbations prenait en moyenne environ deux ans, ce délai serait tombé ces dernières années à dix à douze mois. Les destinations et entreprises qui prennent rapidement des mesures se rétablissent généralement plus vite. C’est précisément un argument en faveur d’une action rapide plutôt que de l’attentisme, comme cela s’est vu à l’ATM. L’Europe reste importante selon le rapport. L’Allemagne et le RoyaumeUni figurent parmi les principaux marchés pour les nuitées de loisirs en provenance de pays extérieurs au Moyen-Orient. Tourism Economics prévoit toutefois également une croissance depuis l’Asie. Le nombre de nuitées de loisirs effectuées par les Chinois dans la région devrait augmenter d’environ 160 % entre 2025 et 2030, mais à partir d’une base relativement faible. Les investissements anticipent cette croissance. Le rapport recense plus de 700 projets hôteliers au Moyen-Orient, représentant près de 180 000 chambres. Près de la moitié de ces chambres sont déjà en construction. Le luxe reste un atout important. Dans l’enquête auprès des consommateurs citée dans le rapport, 77 % des visiteurs potentiels du Moyen-Orient déclarent accorder de l’importance au luxe lors de leur réservation, contre 51 % de ceux qui envisagent d’autres régions. 16
Le rapport constate toutefois également une sensibilité accrue aux prix. Un nouvel hôtel ne suffit donc pas : le client veut comprendre ce qui justifie le supplément de prix, qu’il s’agisse d’un service personnalisé ou d’une expérience particulière. Qatar veut garder ses partenaires à bord Chez Visit Qatar, cette reprise commerciale prend une dimension particulièrement humaine. Saleh Al Nisf explique à quel point les discussions sont différentes cette année. Auparavant, les trois salons internationaux ITB, ATM et WTM constituaient des rendez-vous fixes pour annoncer de nouvelles campagnes. Aujourd’hui, il faut d’abord rétablir les relations avec les vendeurs. Il n’avait plus rencontré certains partenaires depuis longtemps. Avec d’autres, les contrats ont dû être renégociés. « Il ne s’agit plus des mêmes campagnes. Nous devons regagner la confiance », explique-t-il. « Et cela vaut pour toute la région, pas seulement pour Doha. » Qatar est présent à l’ATM avec cinquante partenaires, parmi lesquels des hôtels et des DMC. Al Nisf constate que la volonté de faire des affaires est de retour. « Les volumes reviennent. Ils ne sont pas encore aussi importants qu’avant le conflit, mais les partenaires veulent à nouveau travailler. » Sa principale leçon est aussi simple que pragmatique : « Ne perdez pas vos partenaires. » Sans lien entre les hôtels et DMC locaux d’une part et les agents de voyages, tour-opérateurs et plateformes de réservation étrangers d’autre part, les ventes s’arrêtent. « Je ne veux pas qu’après tous les efforts que nous avons consentis, ils soient orientés vers une autre destination. » Maintenir le contact, c’est donc aussi défendre ses parts de marché. Pour rassurer ses partenaires, Visit Qatar maintient le contact à tous les niveaux, de la direction
aux responsables régionaux. Al Nisf cite le fonctionnement de l’aéroport et de la compagnie aérienne comme preuve que les voyages se poursuivent. Le ministère des Affaires étrangères et les ambassades communiquent de leur côté avec l’Europe. La destination tente ainsi de diffuser collectivement un même message. Visit Qatar travaille dès lors avec plusieurs scénarios, explique Al Nisf : un scénario en cas de nouvelle escalade, un autre pour la situation actuelle et un troisième pour un retour à la normale. Les partenaires doivent savoir comment l’approche évoluera. Sa confiance dans la reprise est grande, mais en cas de nouvelle escalade, il s’attend lui aussi à des conséquences sur la volonté des voyageurs de se rendre dans la région.
« Ne perdez pas vos partenaires. » Parallèlement, Qatar cherche à se développer auprès des voyageurs qui y transitent déjà. À Hamad International Airport, de nombreux passagers effectuent une correspondance sans visiter le pays. Ceux qui attendent huit heures ou plus peuvent, selon Al Nisf, profiter d’une première découverte de la destination. Un stopover plus long doit ensuite donner envie de revenir pour un véritable séjour. « Un stopover vous donne un avant-goût de la destination. Les gens peuvent ensuite décider de revenir pour trois jours, quatre jours ou une semaine », explique Al Nisf. L’Europe reste par ailleurs clairement une priorité. Mais ce client nécessite une autre planification qu’un visiteur provenant d’un pays voisin, souligne-t-il. Pour une campagne hivernale qui débute en octobre, les discussions et campagnes en Europe devraient commencer trois à quatre mois plus tôt.
C’est pourquoi il met également en avant le calendrier commun des événements, avec des projets jusqu’à fin 2028. Concerts, festivals et autres activités doivent fournir suffisamment tôt des arguments de vente aux partenaires. Son message pour la Belgique : regardez quels événements correspondent à vos clients. L’offre doit être pertinente pour le marché. Annoncer simplement que Qatar accueille à nouveau des visiteurs ne suffit donc pas pour relancer les ventes. La Jordanie cherche de nouveaux visiteurs Cette question de diversification prend une autre dimension auprès du Jordan Tourism Board. Le directeur marketing Justin Abu Anza évoque une évolution dans la répartition des visiteurs. Selon lui, leur nombre total est supérieur à celui de l’année dernière, même s’il ne donne aucun chiffre précis pendant l’interview, y compris lorsque nous insistons. Certains marchés fournissent moins de visiteurs, d’autres davantage. « Nous voyons davantage de visiteurs en provenance de la région, notamment d’Arabie saoudite et des Émirats », explique-t-il. « Nous avons misé sur des événements, des festivals et des activités afin d’attirer les gens, y compris pour de courts séjours ou un week-end. Nous devons rester flexibles dans notre manière de réagir aux circonstances. » Comme Ras al Khaimah, le royaume compense donc le recul plus général par des visiteurs venus des pays de la région. Pour l’Europe occidentale, sa réponse est plus prudente. L’intérêt n’a pas encore retrouvé son niveau d’autrefois, mais les visiteurs continuent à venir, affirme-t-il. L’office de tourisme reste en contact avec les partenaires du secteur et ses représentants sur les marchés d’origine afin qu’ils puissent transmettre des informations actualisées, précise Abu Anza.
Pierre Coussement, Valeria Melchiori, Sébastien Crucifix, Cesar Van den Bergh, Giselle Geerolf et Denis Pappi.
Royal Jordanian joue un rôle important à cet égard. Abu Anza évoque les projets de liaison avec Pékin et la collaboration avec d’autres compagnies aériennes. Promotion et accessibilité sont envisagées ensemble. « Si vous ne pouvez pas rejoindre la Jordanie, la promotion n’a guère de sens. Nous coordonnons nos activités avec celles des compagnies et aidons les tour-opérateurs à vendre leurs packages. » À l’ATM, Abu Anza souhaite entretenir les relations existantes et trouver de nouveaux partenaires. Les voyages religieux, la culture et les événements doivent également générer des revenus dans différentes régions et communautés. « Nous ne voulons pas nous concentrer uniquement sur Amman ou Aqaba », explique Abu Anza. « Tout le monde doit pouvoir bénéficier d’une partie des revenus. Le tourisme est un peu le pétrole de la Jordanie. » Cette comparaison illustre clairement son
importance économique. Derrière chaque groupe qui revient, il y a aussi des guides, des chauffeurs, des restaurants et des hébergements locaux qui retrouvent du travail. Lorsque nous lui demandons quel message il souhaite adresser au marché belge, il laisse un instant de côté les sites touristiques les plus connus. « Nous pouvons parler sans fin de Petra, du Wadi Rum et de Jerash. Mais au final, ce sont les gens qui rendent la Jordanie particulière. » Il utilise le mot arabe ‘nashmi’ pour désigner une personne hospitalière qui fait tout son possible pour bien accueillir les autres. Selon lui, cette hospitalité personnelle doit à nouveau faire la différence.
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Reportage
L’importance de l’aviation Lors du panel consacré à l’aviation, l’ampleur de l’influence des hubs du Golfe est apparue clairement. Une perturbation de l’espace aérien à Dubaï, Abu Dhabi ou Doha a également des conséquences sur des destinations situées en dehors de la zone de conflit. La ministre seychelloise du Tourisme et de la Culture, Nicola Amanda Bernstein, souligne qu’environ 60 % des voyageurs à destination de son pays transitent par le Moyen-Orient. La demande pour les îles est restée présente, affirme-t-elle. Le problème concernait la disponibilité des sièges, la fréquence des rotations et les alternatives abordables. « Pour nous, le tourisme n’est pas simplement un secteur. C’est la base de notre économie. » Le gouvernement a temporairement soutenu des liaisons directes vers d’importants marchés d’origine. Bernstein souligne parallèlement l’importance des partenaires existants. Selon elle, Emirates a rapidement repris ses vols quotidiens, alors que cela ne semblait pas forcément évident d’un point de vue commercial. À plus long terme, la destination souhaite développer davantage de routes et de marchés afin de réduire sa dépendance. La ministre libanaise du Tourisme, Laura El Khazen Lahoud, décrit le retour des compagnies aériennes comme un véritable vote de confiance. Une destination peut affirmer elle-même qu’elle est prête à accueillir les voyageurs, mais lorsqu’une compagnie recommence à y voler, le message gagne en crédibilité. Elle plaide pour un meilleur partage des informations entre les destinations et les compagnies aériennes. « Nous savons des choses qu’elles ne savent pas, et elles savent des choses que nous ne savons pas. » Abdul Wahab Teffaha, secrétaire général de l’Arab Air Carriers’ Organization, élargit le propos. « 18
L’Atlantis The Royal, vu depuis un bateau de croisière.
L’aviation n’est plus un luxe. Elle doit être considérée comme une composante de l’infrastructure de base d’un pays. » Son optimisme repose sur plusieurs décennies durant lesquelles le secteur a toujours réussi à rebondir. Mais il y associe une mission : simplifier les voyages et améliorer la collaboration entre les différentes parties lorsqu’un problème survient. Schubert Lou de Trip.com partage cette analyse. Il souhaite un plan d’action commun définissant le rôle
de chacun en cas de perturbation majeure. Compagnies aériennes, aéroports, autorités et vendeurs disposent chacun d’informations, mais le voyageur a surtout besoin d’une solution rapide. L’expérience vécue pendant une crise influence aussi sa volonté de réserver à nouveau par la suite. Les données actuelles de recherche et de réservation peuvent montrer sur quels marchés l’intérêt revient. Celui qui identifie plus rapidement les marchés qui reprennent et
Le tourisme ne s’est pas arrêté La visite à Dubaï ne se limitait pas à l’ATM. Le département du tourisme DET avait composé un programme allant de visites d’hôtels, notamment le Ritz Carlton à Dubai Marina et Atlantis The Royal sur Palm Jumeirah, à une soirée en croisière, en passant par une balade à vélo le long de Kite Beach et un atelier consacré au chocolat. Une visite au Dubai Mall, où se trouvent également le Burj Khalifa et le spectacle des fontaines, a par exemple clairement montré que
le tourisme dans l’émirat est loin de s’être arrêté, contrairement à ce que certains reportages ont pu laisser entendre. Même s’il fallait peut-être encore un peu moins jouer des coudes qu’auparavant pour prendre la photo idéale devant le Burj Khalifa, les visiteurs continuaient à y défiler en nombre dans leurs tenues de soirée. Bref, Dubaï continue de tourner.
Infotorial
Une balade à vélo le long de Kite Beach. On y trouve aussi l’emblématique Burj Al Arab, actuellement en rénovation.
les questions que se posent les voyageurs peut adapter sa communication et ses capacités en conséquence, explique Lou. Du salon au client belge Pour le secteur belge du voyage, tous ces récits convergent vers une mission bien connue. L’offre est là, les contacts se renouent. Il faut désormais que le client retrouve suffisamment confiance pour réserver. Une explication claire sur le voyage est tout aussi importante qu’une bonne connaissance de l’hôtel. Giselle Geerolf de Travelworld en a également fait l’expérience. Pendant deux jours, elle a parcouru le salon de Dubaï afin d’entretenir les relations avec les partenaires locaux et les chaînes hôtelières. Sa conclusion est claire : les réticences des voyageurs belges sont principalement liées à l’image qu’ils se font de la situation. « Sur place, on ne remarque absolument rien : c’est totalement sûr », affirme-t-elle. Selon Geerolf, les hôteliers et les compagnies telles qu’Emirates font actuellement preuve d’une grande flexibilité afin de stimuler la demande. Cela donne aux agents de voyages belges des
arguments concrets pour convaincre les clients hésitants. Après deux jours de discussions, il est également frappant de constater combien d’acteurs suivent le même mouvement. Abu Dhabi mise sur la culture, Dubaï élargit son offre, Ras al Khaimah prépare de nouveaux hôtels, la Jordanie cherche à attirer davantage de visiteurs. Qatar veut inciter davantage de passagers en transit à découvrir la destination. Tous cherchent des raisons concrètes pour inciter les voyageurs à réserver à nouveau. Cela offre au secteur belge du voyage des pistes concrètes pour les prochaines saisons de vente. Toutes les destinations ne retrouveront pas leurs anciens résultats au même moment, mais la préparation commerciale de cette reprise bat son plein. À l’ATM, « Business as usual » sonne donc surtout comme une invitation à regarder à nouveau vers l’avenir. Les embouteillages sont de retour, les rendez-vous se poursuivent et les projets ne manquent pas. Il reste maintenant à faire revenir la confiance des voyageurs. Marche après marche, comme le prévoit le CEO de Trip.com.
Colonne Holiday Extras
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Réserver son parking à l’aéroport à l’avance revient moins cher, mais que faire lorsqu’il s’avère qu’il faut payer un supplément pour le transfert vers l’aéroport, cette grosse valise ou encore un départ en pleine nuit ? De nombreux prestataires de parking ont découvert le principe de l’« unbundling » et se transforment en véritables Ryanair. Prenons l’exemple d’une famille avec deux enfants : une semaine de parking à 37,99 €, 1,99 € de frais de réservation, un supplément de 2 x 5,00 € pour la navette, 5,00 € pour les bagages supplémentaires, 15,00 € pour une réservation de dernière minute, 20,00 € de supplément de nuit et 22,50 € pour une couverture annulation. Au final, le prix total grimpe à 112,48 €. Chez Quick Parking, tout est compris. Huit jours de parking à Bruxelles pour 37,99 €, avec une navette confortable vers l’aéroport incluse, quel que soit le nombre de passagers, la quantité de bagages (de sport) ou le nombre de poussettes, et ce 24h/24 et 7j/7. Le prix s’applique à huit journées complètes, même si votre client part le matin et revient le soir. Reconnaissance de la plaque d’immatriculation, accueil personnalisé, salles d’attente, toilettes, places de parking pour les personnes à mobilité réduite… Voilà comment fonctionne le parking all inclusive. Holiday Extras propose ses propres marques Quick Parking et Airparks à Zaventem, Schiphol, Rotterdam, ainsi qu’en Allemagne et en Angleterre.
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TravDay
TravDay fête sa dixième édition en prenant le temps d’approfondir les échanges Un public très intéressé et des échanges approfondis sur le salon. C’est ainsi que TravDay a célébré sa dixième édition le 24 septembre à Technopolis à Malines. Cette édition anniversaire a réuni agents de voyages et fournisseurs autour d’une formule bien connue : apprendre, nouer des contacts et prendre le temps d’échanger. Par : la rédaction
Ce temps a été mis à profit. Les agents de voyages se sont montrés curieux de découvrir l’offre des exposants et ont pris le temps d’en discuter en détail. Les exposants ont ainsi eu l’occasion de présenter leurs produits et de répondre plus en profondeur aux questions. Ces échanges de fond entre les deux parties ont donné le ton à cette dixième édition. Le programme préliminaire offrait déjà suffisamment de matière à discussion. Sous le thème « Les quatre grandes questions existentielles de l’agent de voyages », Frederik Winne, Pieter
Weymans, Lotte Van den Bossche et Mr. Pascal Nelissen Grade se sont chacun penchés sur une question. De la relation avec les compagnies aériennes et l’essor de l’intelligence artificielle à la manière d’atteindre le consommateur de demain et à la complexité juridique du métier. Quatre courtes Power Talks consacrées à des thèmes qui occupent une place de plus en plus importante dans le quotidien des agents de voyages. Pendant le salon également, l’acquisition de connaissances est restée un fil rouge. Sur la Silent Disco Stage, les présentations des partenaires et les Expert
Talks se sont succédé. Grâce aux casques, les visiteurs pouvaient suivre les sessions tandis que les conversations se poursuivaient sur le salon. Le drink de networking et le walking dinner ont ensuite permis de poursuivre les échanges. Cette édition anniversaire était ainsi avant tout consacrée à ce qui rassemble les professionnels depuis maintenant dix éditions de TravDay : offrir une plateforme business de qualité où les professionnels du voyage peuvent partager leurs connaissances et renforcer de précieuses relations professionnelles.
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TravDay
Qui a été sacré « l’agent de voyages le plus intelligent au monde » lors de TravDay ? Nouveauté cette année : « l’agent de voyages le plus intelligent au monde », un quiz interactif qui récompensait encore davantage ceux qui avaient écouté attentivement. Tout au long de la journée, les participants pouvaient récolter les réponses auprès des exposants, avant de tester leurs connaissances lors de la finale via Kahoot. Une manière ludique de prolonger l’intérêt porté aux histoires racontées derrière les stands. Les finalistes posent ici en photo avec leur prix. Astrid Behiels a remporté « l’agent de voyages le plus intelligent au monde ». Ses connaissances lui ont valu un voyage aux Açores ainsi qu’un certificat. Après une première manche de 45 questions, les onze participants ayant obtenu les meilleurs scores ont pu prendre place au premier rang. La finale comptait ensuite onze questions supplémentaires, chacune liée à un partenaire qui remettait un prix. Tous les finalistes étaient donc assurés de repartir avec un cadeau, mais il restait encore à déterminer qui remporterait la victoire finale. C’est finalement Behiels qui s’est imposée. Elle a remporté deux billets d’avion aller-retour avec Transavia vers Ponta Delgada, aux Açores, ainsi qu’un séjour de six nuits à l’hôtel, offert par Visit Portugal. Les quizmasters ad interim Pieter Weymans et Cesar Van den Bergh lui ont également remis un certificat portant le titre « l’agent de voyages le plus intelligent au monde ».
Les dix autres prix étaient eux aussi à la hauteur. Emirates et Dubai ont offert deux billets d’avion vers Dubai, avec deux nuits au Rove La Mer Beach d’Emaar Properties. Royal Air Maroc a offert deux billets au départ de Bruxelles vers Marrakech, Tanger ou Tétouan. RIU Hotels & Resorts a proposé cinq nuits en allinclusive pour deux personnes au Riu Touareg à Boa Vista, tandis que Paradores a offert deux nuitées avec petit-déjeuner. WiZiU Belgium a mis en jeu une nuitée à l’hôtel et Travelworld un chèque-voyage de 500 euros. Holiday Extras a combiné un bon de 100 euros avec une place à sa table lors des Belgian Travel Awards. Wavesonline.com a offert un chèquecroisière de 250 euros, Regent Seven Seas Cruises un Apple AirTag et Naar Benelux un set de voyage comprenant un trolley, un sac à dos et un sac de sport.
Astrid Behiels (Travel Counsellors) a été sacrée « l’agent de voyages le plus intelligent au monde »
Chris Vaesen (Uniglobe Universal Travel) termine à la 2e place
Leen De Win (Travel Counsellors) complète le podium avec une médaille de bronze
Jetsen Van den Eede (Travel Counsellors) à la 4e place
Nadine Hermans à la 5e place
Julie Godts (Uniglobe Universal Travel) à la 6e place
Evelyne Schwarzbich (E-Travel) à la 7e place
Lancelot Devos (Mira Tours) à la 8e place
Griet Denys (Travel Counsellors) à la 9e place
Ellen De Pot (Walts Travel) à la 10e place
Tonia Baert (Joly Travel) à la 11e place
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Madère
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Advertorial Publi-rédactionnel
Al vijf jaar bundelenprépare UPAV ensaVVR hun krachten #BETravelCongress cinquième édition àom l’ATM van het #BETravelCongress een verbindende afspraak voor reisprofessionals maken.du Le #BETravelCongress a pour objectif de réunir tous leste professionnels secteur du voyage, de les inspirer, de leur fournir des outils concrets et de Voor deze 5e editie wilden we iets bijzonders doen en het groots aanpakken: renforcer leur réseau. Dans ce cadre, une visite à l’ATM et auprès de partenaires met bijzonder veel plezier en trots nodigen we jullie uit in Dubai, van 10 tot 14 stratégiques tels que DET et Emirates était donc indispensable. maart 2027, voor een editie die nu al uitzonderlijk belooft te worden.
L’excellente organisation et l’accompagnement de Valeria Melchiori et Yves Van Haack ont permis une visite efficace de Dubaï, avec les résultats nécessaires à la Vijf dagen vol préparation deontmoetingen, ce qui promet d’être inspiratie, un congrèsontdekkingen inoubliable. en uitwisselingen tussen Belgische reisprofessionals, op een une bestemming La destination démontre fois dieplus blijftson verrassen. de professionnalisme et sa volonté de continuer à se Met de steunnon vanseulement het Dubai comme développer, Department oftournante Economy and hub et plaque vers le Tourism, dat ernaar uitkijkt ons te reste du monde, mais également
comme destination à part entière. La situation actuelle a clairement un impact sur le taux d’occupation des hôtels, mais lorsque vous visitez les hotspots, vous avez vraiment verwelkomen, willen webusiness jullie Dubai l’impression que c’est as ook opLes eenInstagrammers andere manier font latenla usual. ontdekken: voorbijleur het iconische file pour partager photo idéale imago van dichtbij et on yen entend toutes kennismaken les langues, met alles wat deetbestemming du néerlandais du françaiste à bieden heeft. l’espagnol, à l’italien, etc. L’impact y est donc moins perceptible. En wie kan jullie beter persoonlijk een eerste welkomstboodschap
Nous estimons dès lors qu’en tant que secteur, nous devons montrer l’exemple et contribuer, avec nos partenaires DET et Emirates, à remettre la destination sur la brengen dan HoorLa Al sécurité Khaja, Senior carte touristique. et Vice President of International l’expérience sont au premier plan Operations bij degaranties. Dubai Corporation et peuvent être Pour le for Tourism and Commerce Marketing? #BETravelCongress, qui se tiendra du 10 au 14 mars 2027, Dubaï is the Ontdek place tohaar be. videoboodschap
Het programma en de hoogtepunten van deze 5e editie worden geleidelijk bekendgemaakt. Eén ding staat alvast vast: Sébastien Crucifix, Yves Vanhaack et Koen van den Bosch sur le stand d’Emirates à l’ATM de Dubaï.
Sébastien Crucifix et Koen van den
Noteer nogMelchiori, 10 tot 14 maart Bosch,vandaag avec Valeria sur 2027 in je agenda. Dubai wacht op je. le stand de Dubaï.
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Interview
TravelSpirit et 1TIS poursuivent leur aventure sous le nom de Weaver Après l’annonce de leur fusion en mai, la nouvelle organisation prend forme et se tourne vers une plateforme commune, davantage d’innovation et une croissance européenne. Quelques mois après l’annonce de la fusion de TravelSpirit et 1TIS, une nouvelle étape vient d’être franchie. Lors de l’après-midi clients organisé le 22 septembre chez Claus Events à Hoofddorp, l’organisation a dévoilé son nouveau nom devant plus d’une centaine de clients : Weaver. Cette présentation va bien au-delà d’une nouvelle identité visuelle. Les équipes travaillent désormais au sein d’une seule organisation, le développement conjoint des produits a commencé et l’ambition a été revue à la hausse : Weaver veut devenir le meilleur fournisseur de logiciels pour le secteur du voyage en Europe occidentale. Selon le CEO Michiel Stoffels, la période écoulée depuis mai a surtout été consacrée à la mise en place de bases solides. Les deux bureaux existants ont fermé leurs portes et ont été remplacés par un nouveau site central à Hoofddorp. Celui-ci n’a pas seulement été conçu comme un lieu de travail, mais aussi pour accueillir les clients lors de démonstrations et d’entretiens
Rico, Lennart, Michiel, Rob
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personnels. À l’heure où l’IA et la communication numérique prennent une place de plus en plus importante, Weaver souhaite justement renforcer le contact direct avec ses clients.
capacité d’innovation, de renforcer les bases techniques et d’améliorer l’accompagnement, sans perdre le caractère personnel des deux entreprises.
« La technologie offre de nombreuses possibilités, mais notre logiciel est profondément intégré dans les processus quotidiens des entreprises du voyage. C’est précisément pour cette raison que nous accordons beaucoup d’importance au contact personnel : bien écouter, comprendre les préoccupations des clients et déterminer ensemble ce dont ils ont besoin. Notre nouveau site nous aide dans cette démarche », explique Stoffels.
Pour la plupart des clients, le quotidien est jusqu’à présent resté largement inchangé. Lors de l’aprèsmidi clients, le coup d’envoi a été donné pour une nouvelle plateforme qui réunira les points forts de TravelSpirit et de 1TIS. L’objectif est qu’à terme, les clients des deux organisations passent à cette solution.
De la fusion à la mise en œuvre Sur le plan organisationnel également, des étapes importantes ont été franchies. Une nouvelle structure a été mise en place et l’équipe de management a été élargie. Selon Stoffels, la phase de préparation est ainsi en grande partie terminée. Cette plus grande échelle doit permettre d’accroître la
Cette transition se fera progressivement. Weaver commencera par proposer une formule d’upgrade sur mesure à chaque client actuel de 1TIS. Les clients de TravelSpirit qui souhaitent passer plus rapidement à la nouvelle plateforme peuvent également en discuter. Michiel a reçu les premières demandes en ce sens immédiatement après la présentation. Le timing et l’approche seront définis avec chaque client, en fonction de son activité, de sa taille et de son environnement technique. Weaver rend la complexité plus facile à gérer Le nom Weaver s’inspire de l’oiseau tisserin, qui construit un nid ingénieux et solide à partir de fils séparés. Cette base confortable, où chaque élément trouve soigneusement sa place, est au cœur de la marque. Les lignes de l’identité visuelle symbolisent les personnes, les processus, les systèmes et les données que Weaver relie au sein d’une seule plateforme. Weaver entend ainsi rendre plus facile à gérer la complexité des informations produits, des prix, des données clients, des offres, des réservations et des connexions, afin que les
collaborateurs puissent consacrer davantage de temps aux conseils personnalisés et au contact avec les voyageurs. « À terme, la technologie doit faire son travail en arrière-plan », explique Stoffels. « Nos clients doivent pouvoir se concentrer sur ce qui les distingue : composer de beaux voyages, conseiller les voyageurs et entretenir les relations. Cela vaut pour les grandes organisations, mais tout autant pour les petites entreprises du voyage. » Selon Stoffels, les premières réactions lors de l’après-midi clients ont été majoritairement enthousiastes. Il est toutefois conscient qu’un nouveau nom et une nouvelle plateforme suscitent des questions. « D’une certaine manière, nous sommes mariés à nos clients, car notre logiciel est profondément ancré dans leurs processus d’entreprise. J’entends une nouvelle fois aujourd’hui que nos clients apprécient le fait que nous regardions vers l’avenir avec une roadmap d’innovation détaillée et les investissements qui l’accompagnent. Tous les clients n’adopteront pas immédiatement chaque élément. Nous sommes néanmoins convaincus que cette évolution est nécessaire pour rester un partenaire IT solide à long terme. » De nouveaux rôles et davantage de capacité d’action Au sein de l’équipe de management, des visages connus comme de nouveaux venus occupent désormais des fonctions clairement définies. Rob Stavenuiter prend en interne la direction du customer success. Rico van Loenen, ancien managing director de 1TIS, se consacrera entièrement au produit Weaver et à son développement. Nouveau venu, Lennart Lachmeijer apporte une vaste expérience en matière de leadership dans des environnements IT complexes et dirigera l’équipe de développement ainsi que les initiatives techniques. L’organisation commune dispose
ainsi d’une équipe plus étoffée pour le développement des produits, l’implémentation, le support et l’accompagnement des clients. Au cours des douze à dix-huit prochains mois, les clients devraient le constater à travers un rythme d’innovation plus soutenu, des processus de développement logiciel plus professionnels, un meilleur support et davantage de possibilités de démonstrations et de contacts personnels avec les spécialistes de l’implémentation. L’IA occupera une place centrale L’IA constitue un élément important de la roadmap produit. Weaver travaille notamment sur une assistance permettant de composer et d’adapter des propositions de voyage sur la base de l’offre propre à une organisation de voyages et de contenus en ligne pertinents. Un AI sidekick intégré à l’application est également en cours de développement afin d’aider les utilisateurs à effectuer plus rapidement leurs tâches. Un canal de support distinct, assisté par l’IA, doit permettre aux clients d’obtenir plus rapidement des réponses à leurs questions pratiques. Une courte démonstration a particulièrement marqué les esprits lors de l’après-midi clients. Michiel a montré comment, à l’aide d’un simple prompt, une offre complète pour un voyage de trois semaines pouvait être entièrement inversée : le point de départ devenait le point d’arrivée et tous les éléments produits ainsi que les textes sous-jacents étaient automatiquement adaptés. L’IA ne constitue pas un développement isolé. Les fonctionnalités fortes de TravelSpirit et de 1TIS doivent se retrouver dans la plateforme commune, afin que Weaver puisse continuer à répondre aux besoins d’organisations de voyages très diverses. Les dates de lancement et la disponibilité des nouvelles fonctionnalités seront communiquées progressivement aux clients.
Une ambition européenne pour les cinq prochaines années Pour les cinq prochaines années, Weaver place la barre haut. L’organisation souhaite élargir son offre, tant par ses propres développements que, potentiellement, par l’acquisition d’entreprises proposant des fonctionnalités ou des services complémentaires. Elle vise également à accueillir au moins cinq cents nouveaux clients en Europe : des DMC de taille moyenne et grands touropérateurs aux ZRO, en passant par toutes les entreprises qui se situent entre les deux. Selon Stoffels, cette croissance ne doit pas se faire au détriment de la clientèle existante. « Notre première responsabilité concerne les clients qui nous font déjà confiance aujourd’hui. Nous voulons les conserver en continuant à investir dans les logiciels, la communication et le contact personnel. En même temps, nous avons désormais la taille et la capacité nécessaires pour nous développer également au-delà de notre marché actuel. » Derrière le nouveau nom, les connaissances et les relations de TravelSpirit et de 1TIS restent bien présentes, tandis que l’organisation investit dans une nouvelle plateforme et de nouvelles fonctionnalités. Stoffels : « Nous changeons parce que nous voulons continuer à bien servir nos clients à l’avenir. Avec Weaver, nous simplifions les processus complexes et donnons aux professionnels du voyage davantage de latitude pour apporter leur propre valeur ajoutée. » La philosophie de la marque résume cette ambition : « The customer journey is our destination. »
Vous souhaitez revoir la présentation ? Envoyez un e-mail à info@weaverfortravel.com.
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Congrès
L'humain, l'expertise en la confiance mutuelle au cœur du Congrès Gigatour 2026 en Inde Le congrès annuel de Gigatour a eu lieu en Inde cette année. Après une découverte de la capitale animée, New Delhi, et un programme de workshops intenses dans la « Ville rose » de Jaipur, la délégation belge a poursuivi son voyage vers Agra. Là-bas, l'emblématique Fort Rouge et le Taj Mahal ont servi de cadre impressionnant à la clôture du séjour. Le fil conducteur de l'ensemble du congrès : le rôle indispensable du facteur humain au sein d'un secteur du voyage en digitalisation accélérée. Par : Bart Matthijs
Le congrès a été organisé par Optimum Travel, partenaire de Gigatour et spécialiste des voyages notamment vers l'Inde, en étroite collaboration avec la compagnie aérienne partenaire Emirates. De plus, l'événement a pu compter sur le large soutien de partenaires tels que Escape By Your Travel, BT Tours, Brussels Airport, Ponant Explorations, Boomerang Voyages, Digitrips, Corsica Travel, RIU Hotels & Resorts, Travel by Excellence, FRAM et Air Europa. Le voyage a débuté dès le jeudi soir 17 septembre à Brussels Airport. Après un vol avec Emirates via Dubaï, le groupe est arrivé vendredi après-midi à Delhi pour un premier contact avec l'Inde, comprenant un dîner de bienvenue avec vue sur le Qutub Minar. Le vendredi, le groupe a mis le cap sur la « Ville rose » de
Jaipur, avec une escale culturelle en chemin, un déjeuner à Shahpura et la visite d'une école locale.
« Ce qui caractérise
“L’humain, l’expertise, la confiance mutuelle” Les sessions de travail du dimanche ont débuté par une keynote de Bart Matthijs (general manager de TRAVelMedia BeLux). Sous le titre « L’humain, l’expertise, la confiance mutuelle, le trio gagnant », il est non seulement revenu brièvement sur 25 ans d'évolution dans le secteur du voyage belge et international, mais a surtout porté son regard sur l'avenir de l'industrie du voyage organisé. Il a souligné que l'IA et l'automatisation sont de puissants leviers pour l'agent de voyages, mais que la vraie différence se fait par le facteur humain, l'intelligence émotionnelle et la confiance mutuelle.
partenaires, c'est
Gigatour et ses
que nous travaillons véritablement main dans la main, en toute transparence et dans le respect mutuel. » Géraldine Verhelst « La technologie soutient, mais c'est l'humain qui fait la différence », a souligné Bart Matthijs lors de sa keynote. Il y a ajouté deux réflexions qui résument parfaitement la vision du réseau : « Rien n'est impossible pour l'agent de voyages humain, tant qu'il est soutenu par la technologie », et « Le voyage rapproche les gens ; notre rôle est de continuer à cultiver cet aspect humain dans la relation client. » L'ADN de Gigatour Au cours de la présentation, un temps fort a également été consacré à l'ADN de Gigatour. Ce qui a débuté en 1995 sous la forme d'une vision confraternelle s'est transformé, trente ans plus tard, en un réseau autonome et affirmé qui continue de tracer sa propre voie. De la solidarité 31
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témoignée durant la crise du Covid jusqu'à la création de partenariats à long terme avec les voyagistes et les fournisseurs : l'histoire de Gigatour démontre à quel point le réseau repose sur l'indépendance, l'agilité et la confiance mutuelle au sein du secteur du voyage. Le rôle indispensable des organisations professionnelles et débat interactif Ensuite, Koen van den Bosch (VVR / Belgian Travel Confederation) a pris la parole. Il a présenté un exposé clair sur le travail accompli en coulisses par les associations
professionnelles, la collaboration au sein de la BTC ainsi que la défense continue des intérêts du secteur auprès des ministres et de leurs cabinets. Pour de nombreux participants, ce fut une véritable prise de conscience de constater l'ampleur du travail réalisé dans l'ombre par ces associations en faveur de la profession. Un débat passionnant a ensuite réuni Koen van den Bosch, Bart Matthijs, la présidente de Gigatour Géraldine Verhelst et Hedy Hafsia (Escape By Your Travel). Le débat était coanimé par l'administrateur
délégué de Gigatour, Philippe Hagelstein. Grâce aux questions et réponses de la salle, divers sujets d'actualité ont été abordés en profondeur. Tout au long du congrès, les partenaires présents ont également fait des présentations pour dévoiler leurs derniers produits ainsi que de nouvelles opportunités commerciales.
« Pensez à l'émergence d'Internet à la fin des années 90 : tout le monde prédisait alors la disparition des agences de voyages. Cela ne s'est pas produit. Internet a transformé le tourisme, mais n'a pas rendu l'agent de voyages obsolète. » — Philippe Hagelstein
L'Inde à travers les yeux d'Optimum Travel Lors du congrès Gigatour en Inde, Optimum Travel a agi en tant que tour-opérateur organisateur. Avec près de 1 000 passagers par an vers l'Inde, Optimum Travel bénéficie d'un ancrage solide dans la région. Guillaume Dubois, d'Optimum Travel, souligne que l'Inde répond aujourd'hui parfaitement aux attentes évolutives des voyageurs : « L'Inde possède un atout extraordinaire dans sa diversité. On peut s'y rendre pour la culture, les grands sites historiques, la nature ou la spiritualité, mais surtout pour vivre une véritable expérience. Aujourd'hui, les voyageurs ne veulent plus seulement regarder ; ils veulent rencontrer, comprendre et ressentir. De plus, le pays se modernise rapidement. On peut désormais découvrir l'Inde d'une manière bien plus confortable et immersive, sans
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pour autant perdre cet incroyable sentiment de dépaysement. » Grâce à une collaboration de longue date avec la compagnie aérienne partenaire Emirates et à un réseau propre sur place, Optimum Travel réussit à proposer des prix particulièrement attractifs. « Grâce à notre ancrage local depuis vingt ans, nous avons négocié des conditions très compétitives. Parfois, les gens se demandent comment de tels tarifs sont possibles, mais la qualité reste résolument irréprochable », explique Eric Dubois. Un pilier essentiel de ce succès repose sur le service personnalisé offert aux agences de voyages. Optimum Travel accompagne les agences qui ont encore peu d'expérience dans le montage de voyages de groupe. « Si besoin, nos
équipes se rendent directement en agence pour expliquer comment concevoir un premier groupe, et nous les accompagnons même lors des soirées de présentation organisées pour leurs clients », précise Guillaume Dubois. « Sachant que plus de la moitié des voyageurs qui visitent l'Inde du Nord y retournent dans les deux ans pour découvrir l'Inde du Sud, cet engagement débouche sur une collaboration durable pour chacun. »
Interview avec Géraldine Verhelst (présidente) et Philippe Hagelstein (administrateur délégué) de Gigatour Gigatour fête son 30e anniversaire avec un congrès exceptionnel en Inde. Quel est votre regard sur l'organisation et la formule choisie ? Philippe Hagelstein : « Chez Gigatour, nous avons l'habitude de devancer les tendances en proposant des congrès passionnants et des formules innovantes. Nous estimons que nos participants - tant les responsables d'agences que les collaborateurs - méritent d'être récompensés. Concernant l'organisation pratique : la logistique de tous nos congrès est prise en charge par l'un de nos propres partenaires tour-opérateurs. Je ne dirai pas que nous choisissons nos destinations exclusivement en fonction de nos TO, mais ce n'est pas loin d'être le cas. Nous n'opterions pas facilement pour une destination qui ne soit proposée par aucun de nos TO partenaires. Heureusement, ces derniers couvrent la quasitotalité des destinations où nous souhaiterions organiser un congrès. » Après l'IA il y a deux ans et le « Back to Basics » l'année dernière, quel était le fil conducteur cette année ? Géraldine Verhelst : « Nous nous inscrivons dans une continuité logique. Il y a deux ans, nous avons introduit l'intelligence artificielle en expliquant à nos membres qu'il ne fallait pas avoir peur de l'IA, mais au contraire en faire une alliée. L'année dernière, nous sommes revenus au « Back to Basics », car il était nécessaire de prendre un peu de recul et de revenir à l'essentiel. Cette année, l'accent a été mis sur trois piliers fondamentaux : l'humain, l'expertise et la confiance mutuelle. » En tant que conseil d'administration, comment envisagez-vous les évolutions technologiques ? Philippe Hagelstein : « Les technologies telles que l'IA évoluent à une vitesse fulgurante, ce qui suscite parfois une certaine incertitude chez les agents de voyages. Au sein
du conseil d'administration, nous sommes toutefois convaincus que nos agents de voyages constituent notre valeur ajoutée unique. Pensez à l'émergence d'Internet à la fin des années 90 : tout le monde prédisait alors la disparition des agences de voyages. Cela ne s'est pas produit. Internet a transformé le tourisme, mais n'a pas rendu l'agent de voyages obsolète. La technologie n'est qu'un outil qu'il faut maîtriser, et non une chose dont il faut avoir peur. »
nombre de conditions de base est la bienvenue pour nous rejoindre. Nous ne fermons absolument pas la porte aux nouvelles candidatures. Devons-nous absolument continuer à grandir ? Pas nécessairement, nous nous sentons très bien dans notre structure actuelle, mais tout le monde reste évidemment le bienvenu. »
Quel rôle jouent les partenaires et la confiance mutuelle dans cette dynamique ? Philippe Hagelstein : « Dans notre Ce message trouve-t-il un écho communication, nous soulignons auprès des agents de voyages et des constamment les avantages de partenaires ? réserver via un agent de voyages. Géraldine Verhelst : « Absolument. Une agence de voyages n'est ni un C'est un thème qui parle à tout le office du tourisme ni un guichet monde, tant aux agents de voyages d'information gratuit ; c'est notre qu'aux fournisseurs. L'avenir de l'agent de voyages réside précisément gagne-pain. Nos partenaires y jouent un rôle crucial. La confiance ne là : disposer d'un réseau solide et nouer des partenariats très forts avec concerne pas seulement la relation entre le client et l'agent de voyages, nos fournisseurs. Ce qui caractérise elle est tout aussi essentielle entre Gigatour et ses partenaires, c'est que l'agent de voyages et le fournisseur. nous travaillons véritablement main dans la main, en toute transparence et C'est un lien que nous pouvons toujours continuer à renforcer. » dans le respect mutuel. » Ce voyage était également l'occasion de mettre en lumière l'un de vos partenaires tour-opérateurs. Géraldine Verhelst : « Absolument. Nous voulions avant tout donner la possibilité à Optimum Travel, partenaire de Gigatour et spécialiste de la destination avec près de 1 000 passagers par an vers l'Inde, de faire découvrir son produit. Ces dernières années, d'autres partenaires ont également eu l'opportunité de s'investir dans le congrès. C'est une grande satisfaction de pouvoir leur offrir cette chance. » Gigatour compte désormais plus de 55 points de vente. Quelles sont la philosophie et l'ambition qui animent le réseau ? Philippe Hagelstein : « Gigatour n'est pas un club fermé ; toute personne remplissant un certain
Philippe Hagelstein et Géraldine Verhelst de Gigatour.
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Congrès
Jean-Pierre Martin (Emirates) : « L'Inde offre un potentiel de croissance considérable sur le marché belge » Au-delà des voyages de loisirs, nous constatons une croissance soutenue sur plusieurs segments : les voyages d'affaires, le trafic VFR lié à l'importante diaspora indienne présente en Belgique, ainsi que les voyages de groupes et les circuits accompagnés, comme ceux d’Optimum Travel. Les réseaux comme Gigatour jouent un rôle clé pour sensibiliser les professionnels aux nombreuses opportunités qu'offre cette destination et pour développer ensemble de nouvelles perspectives commerciales.
Quelle valeur stratégique Emirates accorde-t-elle à la collaboration avec des réseaux tels que Gigatour pour le développement de destinations long-courriers comme l'Inde ? Jean-Pierre Martin : « La collaboration avec des réseaux professionnels tels que Gigatour revêt une importance stratégique pour Emirates. Ce type de partenariat nous permet de renforcer notre proximité avec les acteurs du tourisme, d'échanger sur les tendances du marché et de mieux accompagner les agences de voyages dans la promotion de destinations à fort potentiel. L'Inde constitue aujourd'hui l'un des marchés les plus dynamiques de notre réseau. Grâce à notre hub de Dubaï, nous opérons en moyenne 24 vols quotidiens vers neuf destinations indiennes (167 vols par semaine), offrant ainsi une connectivité exceptionnelle entre la Belgique, l'Inde et l'ensemble de notre réseau mondial. 34
intérêt croissant pour les voyages individuels sur mesure, les circuits premium, le tourisme de bien-être, les expériences gastronomiques ainsi que les séjours axés sur la nature et l'aventure. Parallèlement, les groupes accompagnés continuent d'enregistrer de très bons résultats grâce à la richesse et à la diversité des itinéraires proposés.
L'Inde est un pays fascinant par sa diversité culturelle, son patrimoine, son dynamisme économique et la richesse de ses expériences touristiques. C'est clairement l'un des axes majeurs de développement pour Emirates en Belgique. »
Le segment affaires reste également particulièrement porteur. Les relations économiques entre la Belgique et l'Inde se renforcent continuellement, notamment autour du secteur diamantaire à Anvers, où la communauté indienne occupe une place prépondérante. Cette dynamique génère des flux de voyageurs réguliers et contribue au développement du trafic affaires entre les deux pays.
Quelles sont les principales opportunités et évolutions de l'Inde en tant que destination touristique pour le marché belge dans les années à venir ? « L'Inde dispose d'un potentiel de croissance considérable sur le marché belge. Longtemps perçue principalement comme une destination culturelle, elle attire aujourd'hui une clientèle beaucoup plus diversifiée. Nous observons un
Grâce à l'étendue de son réseau vers neuf villes indiennes et à la qualité de sa connectivité via Dubaï, Emirates est idéalement positionnée pour accompagner cette croissance. Nous sommes convaincus que l'Inde continuera à gagner en popularité auprès des voyageurs belges et qu'elle s'imposera davantage comme une destination incontournable, tant pour le loisir que pour les voyages d'affaires. »
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Travel Events Calendar 2026/2027 – Aperçu du secteur Octobre 1 oct – Avitour Formation sur les croisières 3 oct – Petite-Messe – Han-sur-Lesse 4 oct – Grande-Messe – Han-sur-Lesse 8 oct – TUI Take off event – Affligem 12 oct – Tour de FRAM Mouscron, Courtrai, Bruges 13 oct – Tour de FRAM Sint-Martens-Latem, Affligem, Sint-Niklaas 13 oct – Travel in France – Luxembourg 13 oct – Avitour winterroadshow – Bruxelles 14 oct – Tour de FRAM Anvers, Mol, Hasselt 14 oct – Travel in France – Liège 14 oct – Travel by Excellence meet the partners – Terre Du Val, Wanze 15 oct – Travel in France – Anvers 15 oct – Avitour winterroadshow – Tournai 15 oct – Tour de FRAM Liège, Namur, Charleroi 15 oct – Roadshow Austral Lagons – Dîner – Luxembourg Ville 16 oct – Tour de FRAM Mons, Wavre 20 oct – Roadshow Austral Lagons – Dîner – Nivelles 22 oct – Avitour winterroadshow – Schilde 22 oct – Getflights Airline Roadshow 2026 – Destelbergen, Gand
25 nov – Allemagne Workshop 2026 – Anvers 26 nov – Avitour winterroadshow – Charleroi
Décembre 3 déc – Avitour winterroadshow – Roeselare 10 déc – Avitour winterroadshow – Herve 15 déc – Avitour winterroadshow – Arlon 17 déc – Avitour winterroadshow – Herk
2027 Mars 2 mar – Brussels Airport Roadshow – Anvers 4 mar – Brussels Airport Roadshow – Bruges 9 mar – Brussels Airport Roadshow – Bruxelles 11 mar – Brussels Airport Roadshow – Liège 16 mar – Brussels Airport Roadshow – Hasselt 18 mar – TravDay – Planet Group arena, Gand
Avril 15 avr – LuxTravelHub #2 – Luxembourg
Novembre
Septembre
15 nov – BTExpo cocktail d’ouverture du salon – Van der Valk Nivelles 16 nov – BTExpo workshop & conferences – Van der Valk Nivelles 17 nov – BTExpo workshop & conferences – KAA Gent 20 nov – Travel Awards, Skyhall Brussels Airport 24 nov – Avitour winterroadshow – Merelbeke
23 sep – TravDay – Technopolis, Malines
Novembre 26 nov – Travel Awards Gala – Skyhall Brussels Airport
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Sunweb promeut son directeur financier Jeroen de Swart au poste de CEO
Jeroen de Swart prendra la tête de Sunweb Group le 1er novembre. L’actuel directeur financier succédera au CEO intérimaire Lars Löfgren, qui dirige le groupe depuis le départ de Mieke De Schepper fin mars. Avec cette nomination interne, le groupe de voyages mise sur la continuité, indique-t-il dans un communiqué de presse. De Swart est CFO de Sunweb depuis 2019 et, dans le cadre de cette fonction, il était également impliqué dans la stratégie commerciale. Il aura pour mission de poursuivre le développement des ventes numériques, de l’expérience client et de la croissance du groupe. « Nous travaillons actuellement d’arrache-pied pour réaliser l’un des meilleurs résultats de l’histoire de Sunweb et souhaitons continuer sur cette lancée avec nos collègues et partenaires », déclare De Swart. Löfgren restera impliqué pendant
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la période de transition avant de reprendre son rôle de président du conseil de surveillance. Il avait temporairement repris la direction quotidienne après le départ de De Schepper, qui occupait le poste de CEO depuis mai 2024. Le poste vacant à la direction financière sera repris par Joyce van Donk-van Wijnen. Elle rejoindra le Management Board le 1er octobre et apporte avec elle plus de quinze ans d’expérience dans le leadership financier.
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Van Donk-van Wijnen était auparavant CFO Benelux chez le prestataire de services informatiques Sopra Steria et, avant cela, directrice financière d’Ordina. Au sein de cette entreprise, elle a participé à la reprise par Sopra Steria et au retrait de la cote qui a suivi. Avec son arrivée, Sunweb confie sa direction financière à une personne externe, tandis que la responsabilité finale revient à un visage bien connu au sein du groupe.
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