belux Le meilleur magazine professionnel de voyage en Belgique
ANNÉE 6 - AOÛT 2026 - SEMAINE 34 - NUMÉRO 13 LE NUMÉRO D’ACCRÉDITATION: P927230
SPECIAL - DES ALPES AUX AURORES BORÉALES : LES VACANCES D’HIVER SE DIVERSIFIENT
INTERVIEWS: JULIE HERMANS - CO-FOUNDER CUMBAYA OLIVIER LAMORAL - VP SALES LUXAIRTOURS
L’ÉTÉ 2026 EN COMMUNIQUÉS DE PRESSE
ANALYSE : RÉSULTATS FINANCIERS DES GROUPES AÉRIENS EUROPÉENS
TRAVDAY CÉLÈBRE SA 10E ÉDITION La première édition de TravDay a eu lieu en avril 2022, à la fin de la crise du coronavirus. À ce moment-là, le secteur avait grand besoin de se retrouver après deux années difficiles. Depuis, TravDay s’est imposé comme le salon professionnel des professionnels du voyage, avec chaque année une édition au printemps et une autre en automne. Au programme à chaque fois : une grande variété de partenaires, des présentations intéressantes et de précieux moments de networking. Le 24 septembre, TravDay célébrera son édition anniversaire. Cette année, nous marquerons le coup avec un quiz professionnel interactif : « L’agent de voyage le plus intelligent du monde ». Mais avant cela, nous tenons à remercier les 237 partenaires ainsi que les plus de 3 500 visiteurs qui ont participé aux neuf éditions précédentes. Sans vous, rien de tout cela n’aurait été possible. Nous espérons vous accueillir à nouveau le 24 septembre pour une édition passionnante de TravDay.
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MERCI
R É S E R V E Z D È S M A I N T E N A N T V O S I N O U B L I A B L E S VAC A N C E S D ’ H I V E R E N L A P O N I E F I N L A N D A I S E , S U É D O I S E O U N O R V É G I E N N E E T P A R T E Z À L’ A V E N T U R E !
Conduisez votre propre attelage de huskies à travers de féeriques paysages hivernaux et savourez le silence apaisant de la nature arctique. Partez pour une excursion dynamique en motoneige, explorez la nature en raquettes, visitez une ferme de rennes ou pratiquez la pêche sur glace comme les locaux. Profitez ensuite d’un repos bien mérité dans un sauna traditionnel. Avec un peu de chance, vous aurez la chance d’admirer, cerise sur le gâteau, les magiques aurores boréales ! Pour toute demande ou plus d’info : info@imaginetravel.be ou 050/40.80.40 www.imaginetravel.be
Editorial
Souligner l’importance de l’été Pour les journalistes, l’été est généralement synonyme de période creuse, avec peu d’actualités marquantes à relater. Ils se rabattent donc sur le journalisme de service. Les journaux regorgent alors d’articles proposant des conseils pratiques pour, par exemple, « affronter » la chaleur. Mais cet été, les revers n’ont pas manqué, y compris dans le secteur du voyage. Jusqu’à récemment, l’impact de la guerre en Iran se faisait surtout sentir dans les prévisions négatives. Ainsi, on craignait à tort une pénurie de carburant pour avions. Mais dans les résultats semestriels des compagnies aériennes, la hausse des prix a désormais bel et bien des conséquences financières. La facture de carburant a fortement augmenté et grignote des marges déjà minces. TUI n’échappe pas non plus à cette réalité. Le groupe a dû faire face à des vents contraires dans ses activités aériennes et de voyages à forfait, tandis que les croisières dans la région du Golfe ont été temporairement bloquées. Il serait donc facile de considérer 2026 comme une année perdue, mais nous en sommes encore loin.
Contenu
L’envie de voyager reste intacte, les avions affichent de bons taux de remplissage et le nombre de passagers augmente, comme le montrent ces mêmes rapports. TUI constate également une reprise des réservations de dernière minute. Brussels Airport a même connu en juillet son mois le plus chargé depuis 2019. Les consommateurs ne renoncent donc pas à voyager, mais prennent leur décision plus tard, comparent davantage et suivent la situation de plus près. C’est précisément pour cette raison que le trimestre estival en cours est plus important que jamais. Juillet, août et septembre sont traditionnellement les mois durant lesquels les compagnies aériennes et les tour-opérateurs enregistrent leurs meilleurs résultats. Cette année, ils doivent en outre contribuer à compenser un printemps prometteur, mais perturbé. Le secteur peut pour cela compter sur une demande qui reste remarquablement résistante malgré tous les revers. Cette résilience s’impose peu à peu comme un fil rouge dans l’histoire récente du secteur du voyage. À chaque fois, les itinéraires ont été modifiés, les
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SPECIAL : VACANCES AUX SPORTS D’HIVER
INTERVIEW: OLIVIER LAMORAL (LUXAIRTOURS)
capacités déplacées et les produits adaptés. Toutes les entreprises ne disposent pas des mêmes réserves, mais le secteur a appris à réagir plus rapidement. L’espoir ne relève donc pas d’un optimisme aveugle. Il repose sur un constat : les gens ne renoncent pas facilement à leurs vacances. Alors que l’été bat encore son plein, le secteur se tourne déjà vers l’avenir. Les réservations pour l’hiver ont commencé et les premiers séjours aux sports d’hiver sont déjà réservés. C’est pourquoi, dans ce numéro, nous vous emmenons des Alpes à la Laponie, en passant par les pistes de ski, les traîneaux à chiens et les aurores boréales. L’été doit encore tenir ses promesses, mais les réservations pour l’hiver sont déjà à nos portes. Cesar Van den Bergh Rédacteur en chef
L’ÉTÉ EN COMMUNIQUÉS DE PRESSE
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Interview
Interview avec Julie Hermans de Cumbaya
Cumbaya veut donner à l’agent de voyage plus de temps pour le voyageur Composer en quelques minutes une proposition de voyage entièrement réservable, sans mettre de côté l’expertise de l’agent de voyage. Telle est l’ambition de Cumbaya. L’entreprise traveltech belge combine l’agentic AI avec les fournisseurs, tarifs et systèmes existants des professionnels du voyage. Après ses premiers pas commerciaux en Belgique, la co-founder Julie Hermans se tourne désormais aussi vers les Pays-Bas. « La technologie doit accélérer le travail préparatoire. Le professionnel du voyage reste celui qui contrôle, affine et crée la confiance. »
Par: Pieter Weymans
Une famille souhaite voyager deux semaines à travers l’Espagne. Elle part de Bruxelles, veut combiner Madrid et Séville, recherche des hôtels avec piscine et s’intéresse particulièrement à la gastronomie et au sport. Pour un agent de voyage, cela marque souvent le début d’un processus qui demande beaucoup de travail. Les vols, hôtels, transferts et activités doivent être recherchés dans différents systèmes. Il faut comparer les prix et les conditions, vérifier les distances, puis rassembler tous les éléments dans une proposition attrayante. Cumbaya ramène ce processus à quelques minutes. L’agent de voyage décrit la demande dans un chat AI
ou suit un court processus de saisie plus classique. Le système pose des questions complémentaires, puis élabore une proposition de voyage sur la base des préférences du voyageur, de la méthode de travail de l’agence et des fournisseurs connectés. « Nous voulons faciliter la planification et la réservation des voyages afin que l’agent de voyage puisse se concentrer sur le voyageur lui-même », résume Julie Hermans. Cumbaya entend ainsi combiner trois résultats : un gain d’efficacité, une optimisation des marges grâce au dynamic packaging et une meilleure expérience client digitale.
De l’inspiration à une proposition réservable Selon Hermans, la différence avec un assistant AI général se situe principalement sous le capot. ChatGPT, par exemple, peut rédiger en quelques secondes un itinéraire inspirant à travers l’Espagne ou le Japon. Mais cela ne permet pas encore de vérifier si un hôtel est disponible, si un restaurant est ouvert ou si le transfert proposé est réalisable dans la pratique. Cumbaya relie donc la proposition de voyage aux produits disponibles en temps réel et aux fournisseurs de l’agence de voyages. Selon l’entreprise, la plateforme compte plus de 150 intégrations, notamment des connexions avec les canaux NDC, les bedbanks et d’autres services de voyage. Des discussions sont en cours concernant des connexions supplémentaires, notamment pour les voyages en train et la location de voitures. Lors de la création d’un voyage, plusieurs agents AI spécialisés travaillent ensemble. L’un interprète les souhaits et les préférences du client, tandis que d’autres agents se concentrent sur les vols ou les hébergements. Des algorithmes calculent les distances et les temps
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détails internes relatifs aux prix restent masqués pour le client. Les communications par chat et e-mail peuvent être conservées avec le voyage. Les agences qui préfèrent travailler avec un document traditionnel peuvent également envoyer une offre soignée au format pdf.
de trajet, tandis que des contrôles supplémentaires vérifient notamment la disponibilité et les heures d’ouverture. Différentes options sont ensuite réunies pour former une proposition cohérente.
propositions de voyage existantes peuvent être ajoutées comme contexte. Pour une demande spécifique, l’agent peut également fournir un pdf, un blog de voyage ou d’autres informations.
« Pour nous, l’agentic AI consiste à rassembler en très peu de temps toute la complexité d’un voyage réalisable et réservable », explique Hermans. « Il ne s’agit pas simplement de produire un joli texte avec l’AI. L’essentiel est que différents systèmes et agents spécialisés collaborent pour exécuter une tâche. »
« La technologie sera capable de faire de plus en plus de choses, il faut être honnête à ce sujet. Mais ‘people buy from people’. L’expert humain apporte la touche finale, présente la proposition au client de manière convaincante et construit la relation. »
Cette supervision humaine constitue également un contrôle de qualité. L’humain reste aux commandes Cumbaya effectue elle-même Après une à deux minutes en moyenne, différentes validations, mais une première proposition de voyage est l’expérience locale reste importante. prête. Selon Cumbaya, cela ne signifie Une distance qui peut théoriquement pas qu’elle doit être envoyée au client être parcourue en une demi-heure sans contrôle. L’agent de voyage peut peut prendre beaucoup plus de temps ouvrir, remplacer ou modifier chaque dans la pratique. Lorsqu’un agent de élément. Un autre vol, une destination voyage apporte une correction, cette supplémentaire, un hôtel plus adapté connaissance peut à nouveau servir ou une activité prévue un autre jour : le de contexte pour les propositions professionnel garde le contrôle final. suivantes. Hermans compare la technologie à un nouveau stagiaire. Au début, une agence peut encore lui apprendre beaucoup. À mesure que davantage de préférences, de propositions antérieures et de feedback sont disponibles, le système apprend à mieux connaître le style et la méthode de travail de l’organisation. Des
Un seul environnement pour l’agent et le voyageur Une fois la proposition prête, le client peut être invité dans un environnement white-label reprenant le nom, les couleurs et l’identité visuelle de l’agence de voyages. L’agent et le voyageur y consultent le même voyage, tandis que les
Après approbation, l’agent ne doit pas retourner sur les différentes plateformes des fournisseurs. Les différents éléments peuvent être réservés directement depuis Cumbaya. La réservation s’effectue bien auprès des propres fournisseurs de l’agence de voyages, avec ses propres credentials, tarifs contractuels et accords commerciaux. Pour les hôtels, la plateforme peut par exemple afficher côte à côte les tarifs et conditions de différentes bedbanks connectées. L’agent détermine également lui-même ses fournisseurs privilégiés, les prestataires exclus et les marges au niveau de l’agence, du voyage ou du produit. Le voyage reste ensuite disponible sur le web et sur mobile. Les vouchers et informations pratiques peuvent être ajoutés afin que le client dispose de l’ensemble de son dossier de voyage pendant son séjour. En complément de la technologie existante Cumbaya ne demande pas à une organisation de voyages de remplacer tout son environnement technologique. La plateforme se concentre sur la customer journey et se connecte aux systèmes CRM, ERP et back-office existants. Après une réservation, les données peuvent par exemple être automatiquement transmises au système ERP pour la suite du traitement administratif et la facturation. « Aujourd’hui, nous constatons encore énormément d’étapes manuelles », explique Hermans. « Les informations sont copiées depuis différentes plateformes de 7
Interview
réservation vers Excel, puis vers un outil de présentation et, après la réservation, à nouveau vers le back-office. Lorsque le client modifie quelque chose, tout ce travail recommence. Nous voulons connecter ces systèmes entre eux. » Cumbaya reste ainsi un pur acteur technologique. La responsabilité de la composition et de la vente du voyage reste entre les mains de l’organisation de voyages. Les données des clients restent également la propriété de l’agence de voyages. Hermans souligne que, dans le cadre de sa collaboration avec Omnia Travel, qui fait partie de KBC Groupe, Cumbaya a passé les contrôles de sécurité requis par KBC. Grandir sans affaiblir l’expertise Cumbaya estime le gain d’efficacité entre vingt et quarante pour cent, selon le type de proposition. Pour les offres complexes auxquelles un collaborateur consacre plusieurs heures, le gain de temps peut être encore plus important. La comparaison automatique des tarifs peut également contribuer à optimiser la marge. La formule commerciale comprend un abonnement mensuel et une commission sur les réservations. Des formules core, pro et enterprise sont proposées. Le prix dépend notamment du nombre de connexions avec les fournisseurs et du niveau d’intégration souhaité avec les systèmes ERP et autres. Pour les grandes organisations, l’environnement peut être davantage personnalisé. Les clients potentiels peuvent d’abord travailler pendant une semaine dans un environnement de test. Après accord et réception des credentials nécessaires auprès des fournisseurs, Cumbaya vise un délai d’implémentation d’une à deux semaines. Le seuil d’utilisation doit volontairement rester bas. Selon Hermans, cette simplicité découle notamment des origines B2C de la plateforme. 8
Du B2C au partenaire technologique Cumbaya a vu le jour comme une plateforme grand public dédiée à l’inspiration de voyage. Son modèle économique reposait auparavant sur l’affiliate marketing, les utilisateurs étant redirigés vers des acteurs en ligne pour effectuer leur réservation. Mais cela interrompt l’expérience client. Parallèlement, des organisations de voyages ont commencé à s’intéresser à la technologie derrière la plateforme. Début 2026, l’équipe a donc choisi de se consacrer pleinement au B2B. « Nous avons envisagé de devenir nous-mêmes agents de voyage, mais notre force réside dans la technologie. Les agences de voyages disposent de l’expérience et des relations avec les clients. Nous pouvons renforcer cette expertise et la rendre scalable. » Grâce à une récente levée de fonds de 1,5 million d’euros destinée à soutenir sa croissance, Cumbaya continue d’investir dans son équipe technique et dans le développement de son AIengine. L’application s’adresse aussi bien aux voyages leisure sur mesure qu’au corporate travel. La politique de voyage et les préférences des entreprises peuvent notamment être intégrées comme contexte. Les Pays-Bas comme prochain marché La Belgique constitue la première base commerciale. Omnia Travel figure parmi les premiers clients et Uniglobe Robins Travel prépare le déploiement de la plateforme. FCM Belgique est également partenaire. Le preferred partnership avec Lufthansa City Center apporte en outre un label de qualité international. L’organisation a validé Cumbaya en tant que partenaire technologique et présente la plateforme aux agences affiliées. Aux Pays-Bas, l’aventure ne fait que commencer. Après une première présence à TravDay à Amersfoort, Hermans et ses co-founders souhaitent mieux découvrir le marché, notamment à l’occasion du
Congrès ANVR. Ils voient surtout des opportunités auprès des organisations de voyages et des consortiums de conseillers en voyages indépendants. Cette approche correspond à un marché où les accords avec les fournisseurs sont souvent organisés au niveau du groupe et permet de rendre scalable l’onboarding des agences affiliées. L’ambition n’est volontairement pas de connecter le plus grand nombre possible d’agences le plus rapidement possible. Cumbaya souhaite d’abord se constituer de solides clients de référence et des ambassadeurs. « Pendant l’onboarding, mais aussi par la suite, nous voulons rester proches de nos clients. S’ils travaillent de manière manifestement plus efficace et offrent un meilleur service à leurs voyageurs, cette histoire se diffusera d’elle-même. » Pour Hermans, le contact personnel va finalement devenir encore plus important. Les agents de voyage consacreront moins de temps aux recherches, au copier-coller et à la gestion des systèmes, et davantage à l’écoute, au conseil, à la vente et à l’apport de connaissances spécialisées. Selon elle, ceux qui préfèrent attendre encore quelques années avant de se lancer dans l’AI risquent toutefois de perdre du terrain. « La technologie évolue trop rapidement pour continuer à tout suivre soi-même. Laissez un partenaire technologique s’en charger. Le professionnel du voyage peut alors se concentrer sur ce qui lui permet réellement de faire la différence : le voyageur. » Plus d’informations ou une démonstration :
Captains of Industry
TRAVelMedia BeLux
Captains of Industry élargit sa méthodologie et son classement – Communiquez votre chiffre d’affaires
Après une première édition, TRAVelMedia BeLux fait évoluer la méthodologie et le classement du concept Captains of Industry. Cette année, le classement passe d’un Top 70 à un véritable Top 100 de l’industrie belge du voyage. Afin d’établir cette liste de manière objective, transparente et qualitative, nous appliquons une méthodologie claire reposant sur deux critères fixes. Les deux principaux critères de sélection Ancrage belge : Nous nous concentrons sur les entreprises qui constituent le moteur de l’économie locale. La liste est ouverte aux entreprises belges (ayant leur siège social en Belgique) ainsi qu’aux acteurs étrangers disposant d’une entité belge active et à part entière. Focus sur la vente : Seules les entreprises qui commercialisent et vendent effectivement des voyages sont prises en compte. Concrètement, nous retenons les sociétés enregistrées sous les codes NACE 79.110 (agents de voyage) ou 79.120 (tour-opérateurs). Comment le classement est-il établi ? Le classement est basé sur le chiffre d’affaires brut (le montant total des
sommes perçues pour les voyages) du dernier exercice clôturé (2025). Ces données proviennent de la rubrique 70 des comptes annuels déposés ou sont communiquées directement par les entreprises. Votre entreprise ne publie pas son chiffre d’affaires dans ses comptes annuels ou est soumise à une autre obligation de reporting ? Dans ce cas, nous appliquons une méthode de calcul flexible et objective. Sur la base de la marge brute et d’autres paramètres financiers pertinents, nous établissons pour chaque entreprise une estimation conforme au marché afin de lui attribuer la place adéquate dans le classement. Communiquez vos chiffres Outre le classement du Top 100, cette publication proposera des interviews approfondies de dirigeants
d’entreprise ainsi que des analyses de marché. Ce magazine offrira ainsi un contenu de référence pour le secteur belge du voyage. Votre entreprise peut-elle prétendre à une place dans le classement sur la base des résultats de l’exercice 2025 ? Communiquez alors vos chiffres à notre rédaction via le formulaire d’inscription en ligne.
Le Captains of Industry Top 100 paraîtra fin octobre 2026, dans une édition imprimée à 6 000 exemplaires ainsi qu’en version numérique.
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Du 1er au 15 septembre, faites bénéficier vos clients d’une remise allant jusqu’à 500€* par personne* sur une sélection de Resorts, croisières et circuits, pour des départs compris entre le 26 septembre 2026 et le 29 mai 2027. Neige, soleil, croisières ou Circuits découverte : quelle que soit leur envie d’évasion, vos clients trouveront l’expérience Club Med qui leur correspond. Pour les plus jeunes, le séjour au soleil est offert jusqu’à 6 ans** et le séjour à la neige est offert jusqu’à 4 ans** *Voir conditions sur CMTA https://cmta.pro.clubmed/ ** Voir conditions sur CMTA
Special
Des pistes alpines aux aurores boréales : les vacances d’hiver se diversifient Selon la plateforme de voyage Trip.com, Zermatt, Val Thorens et Courchevel arrivent en tête du classement des meilleures stations de ski européennes. Pourtant, les vacances d’hiver ne se limitent plus aux pistes classiques des Alpes. Des vols directs au départ de Brussels Airport permettent également de rejoindre plus facilement la Laponie et les domaines skiables situés à la frontière entre la Suède et la Norvège.
Par: Cesar Van den Bergh
En Belgique, quand on parle de sports d’hiver, on pense encore spontanément à une voiture chargée à bloc, à un trajet de nuit à travers l’un de nos pays voisins et aux éventuels embouteillages à l’entrée des Alpes. Les vacances au ski classiques ont toujours la cote, mais l’offre se diversifie. L’avion raccourcit le trajet aller et, en Scandinavie, l’expérience hivernale tourne au moins autant autour des huskies, des rennes et des aurores boréales que des pistes de ski. Pour ceux qui souhaitent avant tout skier, le classement annuel de Trip.com constitue un bon point de départ. La plateforme de voyage base sa sélection sur les avis des voyageurs, les données de réservation et sa propre évaluation de la qualité et du caractère des domaines skiables. Cette liste ne constitue donc pas une mesure objective de leur qualité, mais donne néanmoins une idée des destinations qui attirent beaucoup d’attention à l’international.
font partie des 3 Vallées qui, avec environ 600 kilomètres de pistes, constituent l’un des plus grands domaines skiables reliés au monde. Val Thorens doit surtout son attrait à son altitude. Le village se situe à environ 2 300 mètres et bénéficie donc généralement d’une longue saison. Courchevel combine l’accès au même domaine skiable avec des hôtels de luxe, de la gastronomie et plusieurs villages qui attirent chacun un public différent.
mais offre un accès direct aux 3 Vallées et se situe en grande partie à plus de 1 800 mètres d’altitude.
St. Moritz-Corviglia occupe la quatrième place. Cette destination suisse huppée a bâti sa réputation non seulement grâce à ses pistes, mais aussi à ses compétitions de sports d’hiver, ses hôtels de luxe et ses restaurants en altitude. Les Menuires clôturent le top cinq. La destination française se positionne moins comme une station de luxe,
Si les grands domaines situés en altitude occupent les premières places, c’est parce qu’un vaste réseau offre davantage de variété aux skieurs expérimentés, tandis que l’altitude gagne en importance à mesure que les hivers plus doux mettent à mal l’enneigement dans les villages situés plus bas. Pour les familles ou les skieurs débutants, le
Kitzbühel, Verbier, Les Deux Alpes, Méribel et Les Arcs complètent le top dix. La France compte ainsi six des dix domaines les mieux classés, contre trois pour la Suisse et un pour l’Autriche. L’Italie brille étonnamment par son absence, même si Zermatt est directement reliée aux pistes situées du côté italien de la frontière.
Zermatt
Zermatt arrive en tête du top 50 européen. Le domaine skiable suisse, situé au pied du Cervin, compte 360 kilomètres de pistes qui se prolongent jusqu’à Cervinia, en Italie. Les remontées mécaniques montent jusqu’à près de 3 900 mètres, ce qui permet également de skier sur le glacier en dehors de la saison hivernale classique. Val Thorens et Courchevel complètent le top trois. Toutes deux 11
Le chemin le plus court vers votre destination
Vols directs vers Kittilä au départ de Brussels Airport Vols opérés par
Special
plus grand domaine n’est toutefois pas forcément le meilleur choix. La distance jusqu’aux pistes, la garde des enfants et la présence d’un nombre suffisant de descentes faciles peuvent être tout aussi déterminantes. La formule club simplifie l’organisation Club Med est présent dans trois destinations du top dix. Le groupe de vacances possède des resorts de sports d’hiver à Val Thorens, St. Moritz et Les Arcs. Cette dernière destination illustre particulièrement bien la manière dont l’offre autour des pistes évolue. Club Med Les Arcs Panorama se situe à environ 1 800 mètres d’altitude dans le domaine skiable Paradiski, qui compte 425 kilomètres de pistes. Plus de 70 % des descentes se trouvent au-dessus de 2 000 mètres. La différence ne réside pas uniquement dans l’emplacement. Alors qu’un séjour au ski traditionnel nécessite souvent des réservations séparées pour l’hébergement, le forfait de ski, le matériel et les cours, Club Med regroupe plusieurs de ces éléments. Cette formule convient particulièrement aux familles. Les enfants peuvent suivre des cours ou participer à des activités adaptées pendant que les parents profitent eux-mêmes des pistes.
Les dix meilleurs domaines skiables d’Europe selon Trip.com La plateforme de voyage Trip.com a établi ce classement en se basant notamment sur les avis des voyageurs, les données de réservation et sa propre évaluation des domaines skiables. 1. Zermatt – Suisse 2. Val Thorens – France 3. Courchevel – France 4. St. Moritz-Corviglia – Suisse 5. Les Menuires – France Brussels Airlines, SWISS et easyJet relient Bruxelles à Genève, d’où l’on peut notamment rejoindre Verbier et plusieurs domaines skiables français. Zurich est desservie par Brussels Airlines et SWISS et constitue une porte d’entrée possible pour des destinations suisses comme Zermatt et St. Moritz. Brussels Airlines propose également des vols directs vers Lyon, une alternative pour les voyageurs qui se rendent aux 3 Vallées, aux Arcs ou aux Deux Alpes. Ceux qui préfèrent l’Autriche peuvent, à partir de décembre, rejoindre Innsbruck
6. KitzSki-Kitzbühel – Autriche 7. Verbier – Suisse 8. Les Deux Alpes – France 9. Méribel – France 10. Les Arcs – France directement avec Austrian Airlines ou TUI fly. Depuis l’aéroport, il faut encore compter environ une heure et demie de route jusqu’à Kitzbühel. L’avion ne supprime donc pas le dernier transfert. Selon la destination, il faut encore prévoir quelques heures de train, de bus ou de voiture après l’arrivée. Les règles et les coûts liés au transport du matériel de ski et de snowboard varient également selon les compagnies. Les agents de voyage ont donc un rôle important à jouer à ce niveau.
À Val Thorens et à St. Moritz également, le resort se trouve à proximité du domaine skiable. À St. Moritz, les sports d’hiver ne se limitent par ailleurs pas au ski alpin. Selon l’aperçu de Club Med, la région dispose également d’un vaste réseau de pistes de ski de fond. C’est l’un des signes que les vacances d’hiver s’articulent de moins en moins autour d’un seul sport. Rejoindre les Alpes en avion La voiture reste pratique pour ceux qui emportent beaucoup de matériel ou souhaitent rester mobiles sur place. Plusieurs portes d’entrée vers les Alpes sont toutefois directement accessibles depuis Brussels Airport.
Les Arcs Panorama - Club Med
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Special
Les sports d’hiver sans skis Pour la saison hivernale 2026-2027, l’offre de vols directs au départ de Brussels Airport s’élargit également vers le nord. À partir du 2 décembre, Finnair desservira directement Kittilä, en Laponie finlandaise, deux fois par semaine. Plus tard en décembre, TUI fly ajoutera également des vols directs. Le trajet dure environ trois heures et quarante minutes. Kittilä est la porte d’entrée de Levi, l’un des domaines skiables les plus connus de Finlande. La destination est néanmoins tout aussi souvent réservée pour ses activités en dehors des pistes. Les voyageurs peuvent parcourir les paysages en motoneige ou en traîneau à huskies, visiter une ferme de rennes ou explorer les forêts en raquettes. Imagine Travel élargit encore davantage cette expérience hivernale. Le tour-opérateur propose des voyages en Laponie finlandaise, suédoise et norvégienne, où la nature arctique occupe une place plus importante que le nombre de kilomètres de pistes. Les voyageurs peuvent eux-mêmes conduire un attelage de huskies à travers les paysages hivernaux, partir en motoneige ou explorer la nature sauvage en raquettes. La visite d’une ferme de rennes et la pêche sur glace font également partie des activités possibles. La journée se termine généralement dans un sauna traditionnel. Avec un peu de chance, les aurores boréales font aussi leur apparition le soir. Elles restent toutefois un phénomène naturel qui ne se commande pas. L’activité solaire, l’obscurité et surtout un ciel dégagé doivent être réunis. Selon l’Institut météorologique finlandais, les aurores boréales sont visibles environ une nuit claire et sombre sur deux en Laponie. L’attente fait donc inévitablement partie de l’expérience. Scandinavian Mountains Airport bénéficiera également d’une liaison directe avec Bruxelles pendant 14
TUI fly atterrit à Scandinavian Mountains Airport
l’hiver. En décembre, TUI fly assurera un vol hebdomadaire vers cet aéroport situé à la frontière entre la Suède et la Norvège. Il se trouve à moins d’une heure de route des domaines skiables de Sälen et Trysil. Les amateurs de sports d’hiver y trouveront des pistes de ski alpin et de fond, mais aussi des excursions en traîneau à huskies et des safaris en motoneige. Les vacances d’hiver 2026-2027 se résument donc de moins en moins
à une seule formule. Pour certains voyageurs, elles continueront à tourner autour d’un maximum de kilomètres de pistes à Zermatt ou Val Thorens. Pour d’autres, une excursion dans une paisible forêt de Laponie et la possibilité d’apercevoir une aurore boréale suffiront. Entre ces deux extrêmes se développe une offre toujours plus large, dans laquelle l’accessibilité, l’hébergement et l’expérience deviennent au moins aussi importants que la neige elle-même.
Brussels Airlines met le cap sur le Grand Nord Brussels Airlines ajoute Evenes en Norvège ainsi que Kemi et Kittilä en Finlande à son réseau hivernal, a annoncé la filiale de Lufthansa le lundi 17 août. Kittilä bénéficiera de trois vols par semaine, Kemi de maximum deux et Evenes d’un seul. La compagnie répond ainsi à la demande croissante de voyages
hivernaux en Laponie et dans le nord de la Norvège. L’offre actuelle de vols charters, organisée en collaboration avec des agents de voyage, sera maintenue. Les nouvelles liaisons doivent en outre aider Brussels Airlines à mieux faire face au caractère fortement saisonnier du secteur aérien.
AXA : un dossier hivernal sur cinq lié à un accident de ski Plus d’un cinquième des dossiers d’assistance médicale traités par AXA Partners pendant l’hiver sont liés à un accident de ski. En 2025, le prestataire d’assistance en a enregistré 830, principalement pour des fractures aux bras et aux jambes. Des blessures plus graves peuvent également survenir.
Les coûts peuvent rapidement grimper. Selon AXA, une évacuation en traîneau coûte environ 500 euros, tandis qu’un sauvetage en hélicoptère revient entre 1 500 et 4 000 euros. La France reste la destination de ski la plus populaire auprès des clients belges d’AXA, suivie de l’Autriche et de l’Italie.
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Interview
Olivier Lamoral, VP Sales Luxairtours
« Une fois qu’un client découvre Luxairtours, il revient toujours » Après un excellent début d’année, le marché a connu un net ralentissement à partir du printemps. Malgré un contexte géopolitique complexe, Luxairtours continue d’investir dans son produit, d’élargir son réseau et de renforcer sa présence sur le marché belge. Pour TravMagazine BeLux, Olivier Lamoral, VP Sales de Luxairtours, revient sur les tendances de réservation, les atouts du tour-opérateur et les ambitions de la marque en Belgique. Par: Bart Matthijs
Pouvez-vous nous présenter Luxairtours et nous expliquer ce qui fait aujourd’hui sa spécificité sur le marché ? « Luxairtours est le tour-opérateur de Luxair et propose exclusivement des voyages à forfait opérés avec les vols Luxair. Notre philosophie repose avant tout sur la qualité, tant au niveau du transport aérien que des prestations sur place. Nos forfaits comprennent systématiquement les vols Luxair, les transferts, l’hébergement ainsi qu’une série de services inclus. Luxair reste aujourd’hui l’une des dernières compagnies aériennes proposant un véritable service « tout compris » : les bagages, les repas, les boissons et différents services sont inclus dès le départ. Nos clients n’ont donc pas à ajouter une multitude d’options comme c’est souvent le cas ailleurs. » Quels sont aujourd’hui les principaux produits et concepts de vacances proposés par Luxairtours ? « Notre offre se décline principalement en quatre gammes. La première est Vakanz, notre brochure principale. Elle regroupe essentiellement des hôtels quatre et cinq étoiles soigneusement sélectionnés par nos acheteurs, qui visitent personnellement les établissements avant leur 16
commercialisation. Nous proposons des destinations balnéaires dans tout le bassin méditerranée, mais également aux Canaries, à Madères, au Maroc, au Cap-Vert, au Sénégal, aux Émirats arabes unis, en Turquie, en Égypte ou encore à Rovaniemi pendant la saison hivernale. Nous proposons ensuite Happy Summer, qui s’adresse davantage aux familles avec une sélection d’hôtels trois et quatre étoiles. Notre troisième gamme est Excellence, qui représente le segment premium de Luxairtours. Les clients y bénéficient notammentde l’accès aux lounges et Fast Track, de transferts privés, d’attentions particulières et d’une sélection d’hôtels de très haut niveau. L’objectif est d’offrir une expérience véritablement exclusive. Enfin, Metropolis est consacré aux citytrips. Nous sélectionnons plusieurs hôtels idéalement situés dans les villes desservies par Luxair, comme Budapest ou Florence. Dans ce produit, il n’y a pas de transfert, mais les voyageurs bénéficient notamment du Business Check-in, du Fast Track et de l’accès au lounge à l’aéroport de Luxembourg. À côté de ces gammes, nous proposons également Holidays à la Carte, disponible uniquement en ligne. Cette offre vient compléter notre programmation traditionnelle grâce
à une sélection supplémentaire d’hôtels issus de partenaires spécialisés. »
Comment se déroule l’année de réservations 2026 et quelles tendances observez-vous actuellement sur le marché belge ? « L’année avait pourtant commencé de manière extrêmement positive. Les réservations enregistrées en novembre et décembre 2025 étaient excellentes et nous avions pris une avance en Belgique et en Allemagne. À partir du mois de mars, la situation a changé progressivement. Les incertitudes géopolitiques ont clairement pesé sur le comportement des voyageurs. Heureusement, au niveau des forfaits, nous restons encore légèrement au-dessus des résultats de l’année dernière. Les mois les plus compliqués ont clairement été juillet et août, surtout auprès des familles. Pour la rentrée, les perspectives sont déjà plus encourageantes. »
Quelles sont aujourd’hui les destinations phares de Luxairtours ? « Luxair dessert aujourd’hui 102 destinations, ce qui est considérable pour un pays comme le Luxembourg. L’Espagne reste incontestablement notre premier marché avec les Baléares, les Canaries, la Costa Brava, la Costa Blanca ou encore la Costa de Almería. L’Italie occupe également une place importante, aussi bien pour les voyages loisirs que pour les citytrips vers Rome, Milan ou Florence. Cette année, Porto Santo, près de Madère, rencontre déjà un très beau succès, y compris pour les réservations de l’année prochaine. Plusieurs autres lignes ont également été ouvertes récemment, notamment Bilbao, Édimbourg, Helsinki, Tunis, Araxos, Zakynthos et Gérone. Nous voulons continuer
à offrir une grande diversité de destinations et ne pas nous limiter uniquement aux grands classiques comme Majorque ou Tenerife. » Qu’est-ce qui distingue aujourd’hui Luxairtours des autres touropérateurs ? « Je dirais qu’il y a cinq grands éléments. Le premier est évidemment Luxair Airlines. Nos clients voyagent avec une compagnie qui continue à proposer un véritable service complet. Deuxième élément : nous travaillons avec plus de 1.300 hôtels que nos équipes connaissent personnellement. Nous entretenons des contacts directs avec ces établissements. Lorsqu’un client rencontre un problème, nous pouvons intervenir rapidement, ce qui est très différent d’une simple réservation via une bedbank. Troisièmement, nous disposons de plus de 100 guides sur place, qui accueillent nos clients dans leur langue, notamment en français et en allemand. Quatrièmement, nous avons démontré lors des événements survenus à Dubaï que nous étions capables d’accompagner nos voyageurs lorsque la situation l’exigeait. Nous avons été parmi les premiers à organiser leur rapatriement et à prendre immédiatement les mesures nécessaires. Cette capacité d’accompagnement rassure énormément les voyageurs. Enfin, nous proposons une flexibilité particulièrement appréciée : jusqu’à 14 jours avant le départ, le client peut modifier complètement son voyage, changer de destination ou de date, et pas uniquement le type de chambre ou la pension. Cette souplesse permet de réserver beaucoup plus sereinement. » Quel rôle jouent les agences de voyages belges dans votre stratégie ? « Elles jouent un rôle absolument essentiel. Plus on s’éloigne du Luxembourg, moins les voyageurs connaissent naturellement notre produit et les avantages de partir depuis Luxembourg. Les agences deviennent donc de véritables 17
Interview
ambassadeurs. Elles expliquent que le choix d’un aéroport ne dépend pas uniquement du nombre de kilomètres à parcourir. Elles mettent également en avant la qualité du service, le confort de l’aéroport et l’expérience globale. De notre côté, nous faisons tout pour les accompagner. Nous disposons d’un Customer Service Center dédié aux agences, basé au Luxembourg, accessible du lundi au samedi. Nous avons également un commercial présent en Belgique qui rend visite aux agences, nous organisons régulièrement des soirées d’information, des événements et nous communiquons via nos newsletters. Nous voulons être présents au quotidien afin d’aider les agences dans leur travail. » Quelle importance accordez-vous au marché belge ? « Pour nous, le marché belge possède encore un énorme potentiel, surtout en Wallonie. Il existe encore de nombreux voyageurs qui n’ont jamais essayé
Luxairtours parce qu’ils pensent simplement que Luxembourg est trop éloigné. Pourtant, les agences nous disent toutes la même chose : le plus difficile est de convaincre un client de partir une première fois avec Luxairtours. Une fois qu’il l’a fait, il devient toujours un client fidèle. C’est probablement la plus belle preuve de satisfaction que nous puissions recevoir. » Les réservations de dernière minute restent-elles importantes ? « Oui, très clairement. Depuis le mois de juin, nous observons un retour marqué des réservations de dernière minute, particulièrement en Belgique et en Allemagne. Elles ont permis de relancer un peu les ventes après plusieurs mois beaucoup plus difficiles. » Où souhaitez-vous emmener Luxairtours dans les prochaines années et quelles sont vos ambitions pour le marché belge ? « Nous voulons poursuivre notre développement tout en restant
fidèles à notre ADN. Notre flotte se modernise avec l’arrivée des nouveaux Embraer E2 ainsi que des Boeing 737 MAX. Ces appareils offriront davantage de confort tout en nous permettant d’ouvrir de nouvelles destinations et de prolonger certaines liaisons pendant toute l’année. Cet hiver, par exemple, nous proposerons Antalya chaque samedi ainsi qu’Alicante deux fois par semaine avec une offre hôtelière complète. Notre ambition est simple : continuer à développer notre présence dans la Grande Région, tout en proposant toujours davantage de destinations de qualité. »
« Nous voulons continuer à offrir une grande diversité de destinations et ne pas nous limiter uniquement aux grands classiques. » Si vous pouviez adresser un seul message aux agents de voyages belges, quel serait-il ? « Continuez à faire découvrir Luxairtours à vos clients. Le premier voyage est souvent celui qui demande le plus de conviction. Ensuite, les voyageurs découvrent un aéroport à taille humaine, une compagnie qui offre un véritable service, des hôtels sélectionnés avec soin et un accompagnement permanent avant et pendant les vacances. Et dans la très grande majorité des cas, ils reviennent. C’est sans doute la meilleure preuve que notre produit tient ses promesses. »
Olivier Lamoral
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Analyse
Plus de chiffre d’affaires, moins de marge : le kérosène cher met l’été aérien européen sous pression Les groupes aériens européens peuvent encore compter sur une solide envie de voyager en 2026. Les revenus augmentent et les avions affichent de bons taux de remplissage. Pourtant, une partie de cette croissance s’évapore dans la facture de carburant, ce qui rend le lucratif trimestre estival crucial. Pour Brussels Airlines, l’addition est toutefois déjà bien concrète : les pertes se creusent et Lufthansa annule dès lors l’expansion de la flotte prévue. Par: Cesar Van den Bergh
Au printemps, nombreux étaient ceux qui évoquaient le risque d’une pénurie de carburant d’aviation en Europe. Après l’attaque américanoisraélienne contre l’Iran, le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz s’est en grande partie interrompu. En temps normal, un cinquième du commerce mondial de pétrole transite par ce détroit. L’Agence internationale de l’énergie (AIE) avait averti que les réserves européennes risquaient de s’épuiser rapidement. L’organisation aérienne IATA envisageait elle aussi des annulations d’ici fin mai. Mais ce scénario ne s’est finalement pas produit. Des approvisionnements alternatifs et la normalisation partielle des flux commerciaux ont permis aux avions de continuer à voler. La flambée des prix, elle, n’a toutefois pas disparu. Selon Eurocontrol, le prix du kérosène en Europe a presque doublé entre fin février et début avril, avant de repartir fortement à la hausse à la mi-juillet. IATA prévoit que le carburant représentera cette année plus de 31 % des coûts d’exploitation, contre environ un quart l’an dernier. Les contrats de couverture, ou hedging, atténuent le choc, mais l’écart de prix qui s’est fortement creusé entre le pétrole brut et le kérosène échappe en partie à cette protection. Cette protection est en outre temporaire. À mesure que les anciens contrats de couverture arrivent à échéance, une part croissante du prix actuel du marché se répercute sur
la facture de carburant. Le hedging ne supprime donc pas la hausse des coûts, mais permet de l’étaler partiellement dans le temps. Même les compagnies relativement bien protégées aujourd’hui pourraient dès lors ressentir davantage la hausse des prix durant l’hiver ou en 2027. Expansion de la flotte annulée Le contraste entre la croissance et l’impossibilité de la convertir en bénéfices en raison de l’augmentation de la facture de carburant ressort clairement des résultats semestriels de Brussels Airlines. La filiale de Lufthansa a transporté 4,5 millions de passagers au cours des six premiers mois, soit 8 % de plus qu’un an auparavant. Le chiffre d’affaires a progressé de 9 %, à 821 millions d’euros. Les opérations aériennes se sont également déroulées de manière plus stable, réduisant les coûts liés
aux retards et aux annulations. Malgré cela, la perte d’exploitation ajustée est passée de 46 à 70 millions d’euros. Les coûts ont augmenté de 12 %, soit plus rapidement que les revenus. À elle seule, la facture de carburant a augmenté de 64 millions d’euros. À cela s’est ajoutée, à partir du mois de mai, une épidémie d’Ebola en Afrique de l’Est, qui a fait baisser la demande pour plusieurs destinations africaines et compliqué le déploiement des équipages. Brussels Airlines est particulièrement touchée, car son réseau africain constitue le moteur de rentabilité de son réseau long-courrier. Les actions syndicales et une grève chez le contrôleur aérien skeyes ont encore coûté 3 millions d’euros. Ces résultats décevants ont poussé Lufthansa à supprimer les deux Airbus A330 supplémentaires que Brussels 19
Analyse
rapport aux 1,96 milliard enregistrés l’an dernier, un recul reste donc possible. Air France-KLM répercute plus rapidement les coûts Air France-KLM est jusqu’à présent mieux parvenue à répercuter la facture. Le groupe a transporté 3 % de passagers supplémentaires et a vu son chiffre d’affaires semestriel progresser de plus de 7 %, à 16,8 milliards d’euros. Grâce à un premier trimestre plus solide, le résultat d’exploitation ajusté a même légèrement augmenté, à 478 millions d’euros.
Airlines devait recevoir en 2027. La flotte long-courrier restera donc limitée à onze appareils. Quatre avions loués avec équipage auprès d’airBaltic ne reviendront pas non plus l’année prochaine. Les A330 supplémentaires devaient permettre à Brussels Airlines de renforcer sa présence en Afrique. Désormais, le rétablissement de la rentabilité passe avant l’expansion. La rénovation des cabines longcourriers existantes reste toutefois prévue. « L’été est désormais crucial si nous voulons encore obtenir des résultats positifs à la fin de l’année », a déclaré la directrice financière Nina Öwerdieck. Brussels Airlines maintient pour l’instant son ambition de clôturer 2026 avec un bénéfice, à condition qu’aucune nouvelle perturbation majeure ne survienne. La maison mère également touchée Du côté de la maison mère, le tableau n’est guère plus réjouissant. Lufthansa Group a vu son chiffre d’affaires semestriel augmenter de 8 %, à 19,9 milliards d’euros, mais a transporté 1 % de passagers en moins en raison d’une offre de vols réduite. 20
Le taux de remplissage et le revenu par siège ont toutefois progressé. Au final, un bénéfice de 149 millions d’euros s’est néanmoins transformé en une perte d’exploitation ajustée de 229 millions d’euros. Au deuxième trimestre, les coûts de carburant étaient supérieurs d’environ 750 millions d’euros à ceux enregistrés un an plus tôt. Les grèves ont ajouté au moins 150 millions d’euros à la facture. Lufthansa estime qu’une marge bénéficiaire de 8 % constitue le minimum nécessaire pour se constituer une réserve face aux chocs externes et pouvoir investir notamment dans le renouvellement de la flotte. Cette marge est passée de 8,4 à 3,4 %. Le CEO Carsten Spohr reconnaît que la hausse des revenus n’a pas entièrement compensé les coûts de carburant. Lufthansa Cargo et Technik atténuent le choc grâce à des tarifs de fret plus élevés et à la forte demande en matière de maintenance aéronautique. Pour l’ensemble de l’année 2026, le groupe prévoit un résultat d’exploitation ajusté compris entre 1,7 et 2,2 milliards d’euros. Par
Le deuxième trimestre est moins confortable. Le chiffre d’affaires a progressé de près de 10 %, mais le résultat d’exploitation est passé de 735 à 484 millions d’euros. La marge s’est contractée de 8,7 à 5,2 %. La hausse du prix du kérosène a représenté un coût supplémentaire de 804 millions d’euros. Selon Air France-KLM, le groupe a récupéré 85 % de ce choc lié au carburant grâce à l’augmentation des revenus issus des billets et à des mesures de réduction des coûts. Les voyageurs premium, l’Amérique du Nord, le cargo et la demande de liaisons directes avec l’Asie ont particulièrement contribué à ce résultat, a indiqué le CEO Benjamin Smith. De nombreux voyageurs ont temporairement évité les grands hubs de correspondance du Golfe, ce qui a permis aux compagnies de réseau européennes d’obtenir des revenus plus élevés sur certaines liaisons asiatiques. La crise ne touche donc pas toutes les compagnies de la même manière. Lufthansa et Air France-KLM ont pu compenser une partie de la hausse de leur facture de carburant grâce à leur réseau asiatique et à leurs activités de fret. Brussels Airlines est en grande partie passée à côté de cet avantage. La compagnie ne dessert pas l’Asie et a justement dû faire face à un recul de la demande sur son important réseau africain. La composition du réseau contribue ainsi à déterminer si la crise
géopolitique entraîne uniquement des coûts supplémentaires ou ouvre également des opportunités commerciales. Au sein même d’Air France-KLM, les différences sont également importantes. Au cours du premier semestre, KLM a transformé une perte d’exploitation ajustée de 24 millions d’euros en un bénéfice de 68 millions d’euros. Chez Air France, le bénéfice d’exploitation ajusté a en revanche diminué de 103 millions d’euros, à 251 millions d’euros. Transavia a transporté plus de 12 % de passagers supplémentaires, mais a vu sa perte passer de 181 à 265 millions d’euros. Pour l’ensemble de l’année 2026, Air France-KLM prévoit une facture de carburant d’environ 7,8 milliards d’euros, soit quelque 1,8 milliard de plus que l’an dernier. Le groupe a donc revu à la baisse la croissance de capacité prévue et temporairement suspendu le recrutement de personnel non opérationnel. Ryanair se heurte à la sensibilité des voyageurs aux prix Ryanair fonctionne avec un exercice comptable différent et n’a publié fin juillet que ses résultats pour le trimestre d’avril à juin. La tendance est la même, mais plus marquée. La compagnie à bas coûts a transporté 6 % de voyageurs supplémentaires, soit 61,3 millions. Comme le prix moyen des billets a diminué de 6 %, le chiffre d’affaires n’a pratiquement pas progressé. Les coûts ont en revanche augmenté de 11 % et le bénéfice net a chuté de 34 %, à 538 millions d’euros. Ryanair a couvert 80 % de ses besoins en carburant pour l’exercice en cours à environ 67 dollars le baril. Pour les 20 % restants, la compagnie a dû s’approvisionner sur le marché. Le prix de cette partie non couverte a doublé au cours du trimestre pour atteindre environ 150 dollars le baril. Le groupe irlandais peut compter sur la structure de coûts la plus basse et sur un bilan sans dette,
mais reste fidèle à sa stratégie qui consiste à remplir ses avions, quitte à proposer des tarifs plus bas. Il lui est dès lors plus difficile de répercuter immédiatement une hausse soudaine du prix du carburant. « Malgré une récente légère augmentation des volumes et moins d’actions promotionnelles, les prix baissent légèrement au deuxième trimestre par rapport à l’an dernier. Le résultat semestriel dépendra fortement des réservations de dernière minute », a déclaré le CEO Michael O’Leary. En raison des courts délais de réservation et de la volatilité du prix du carburant, Ryanair ne se risque pour l’instant à aucune prévision annuelle. Tous les modèles économiques ne craquent pas aussi vite L’économiste de l’aviation Wouter Dewulf de l’Université d’Anvers estime que c’est surtout le modèle low cost qui est sous pression. Il a expliqué au quotidien économique néerlandais FD que les compagnies à bas coûts ont plus de difficultés à répercuter la hausse des coûts du carburant, de l’environnement et du personnel sur des clients sensibles aux prix. Dans le même temps, elles doivent remplir les sièges supplémentaires de leurs nouveaux avions, plus grands. Selon l’expert, les compagnies de réseau disposent de davantage de moyens pour amortir les chocs. Les cabines premium et les liaisons long-courriers génèrent des revenus plus élevés. Le cargo, la maintenance et les programmes de fidélité apportent en outre des revenus qui ne dépendent pas directement de la vente d’un billet d’avion. Les résultats confirment cette analyse. Cela ne rend toutefois pas les compagnies de réseau immunisées. Chez Lufthansa comme chez Air France-KLM, la baisse des bénéfices s’est ainsi chiffrée à plusieurs centaines de millions d’euros.
marges et les importantes obligations liées aux flottes pourraient déclencher une nouvelle vague de rachats dans le secteur aérien européen. Lufthansa et Air France-KLM sont ainsi actuellement en lice pour prendre une participation dans la compagnie portugaise TAP. Le trimestre estival Les approvisionnements alternatifs en carburant, les couvertures de prix et la hausse des revenus issus des billets permettent aux avions de continuer à voler. Juillet, août et septembre doivent désormais permettre de redresser le résultat annuel. Les avions sont pleins et la demande reste solide. Mais c’est surtout l’hiver qui s’annonce difficile, car la lucrative demande estivale disparaîtra alors que les coûts fixes continueront à courir. La réduction de la croissance des capacités a néanmoins un revers. Lorsque les compagnies mettent moins de sièges sur le marché alors que la demande de voyages en avion reste soutenue, cela peut soutenir les prix des billets. La hausse des coûts du carburant pourrait ainsi finir par être répercutée sur le voyageur, avec un certain retard. Pour les agents de voyage et les tour-opérateurs, cela pourrait se traduire par des prix de vols plus élevés et moins de disponibilités aux dates de départ populaires. Pour la homecarrier Brussels Airlines, l’enjeu dépasse en outre largement un seul été. Malgré la succession de chocs externes, la compagnie doit prouver que sa croissance génère un rendement suffisant pour convaincre Lufthansa d’investir à nouveau.
Selon l’économiste de l’aviation, les prix élevés du carburant, les faibles 21
Contexte
L’été 2026 à travers les communiqués de presse
Et le voyageur poursuivit son voyage… Chaleur, incendies de forêt et faibles niveaux des rivières ont donné le ton durant l’été 2026. Mais les contrôles aux frontières, les grèves, le surtourisme et la géopolitique ont également perturbé les voyages. En parcourant les communiqués de presse et les actualités de ces derniers mois, on découvre surtout un secteur contraint d’adapter en permanence ses produits en temps réel. Par: Pieter Weymans Alors que des touristes étaient évacués sur la côte atlantique française en raison de la progression des incendies de forêt, des bateaux de croisière fluviale qui n’avaient initialement pas prévu d’y faire escale apparaissaient sur les quais de l’Escaut à Anvers. La sécheresse, qui compliquait la navigation sur le Rhin, provoquait ainsi un problème logistique dans une destination tout en générant des visiteurs supplémentaires dans une autre. C’est peut-être l’image la plus parlante de l’été 2026 : une même perturbation peut représenter à la fois un risque, entraîner un changement d’itinéraire et créer une opportunité commerciale. Nous avons parcouru les communiqués de presse et les actualités publiés entre fin juin et mi-août. Chaleur, incendies et faibles
niveaux d’eau y constituaient le fil rouge. Mais le climat n’était pas la seule source d’incertitude. Le nouveau système européen Entry/ Exit System a provoqué des files d’attente aux frontières extérieures, une grève chez un prestataire d’assistance en escale a perturbé la gestion des bagages à Barcelone et, à Majorque, la contestation sociale contre la pression touristique est une nouvelle fois descendue massivement dans la rue. Pendant ce temps, le réseau aérien européen enregistrait des volumes records et les voyageurs continuaient à réserver. L’été n’était donc pas simplement bon ou mauvais, sûr ou dangereux. Il était à la fois exceptionnellement chargé et sérieusement perturbé à certains endroits. Le dénominateur commun était la capacité à s’adapter
: évacuer, modifier les itinéraires, adapter les horaires d’ouverture, répartir les capacités, activer des scénarios d’urgence et expliquer très précisément où se situait le problème et quelles zones n’étaient pas concernées. Le climat a planté le décor Les signaux climatiques étaient trop marqués pour être considérés comme une simple succession d’incidents estivaux isolés. Copernicus a calculé que l’Europe occidentale avait connu le mois de juin le plus chaud jamais enregistré. La température moyenne a atteint 20,74 degrés, soit 3,06 degrés de plus que la moyenne de 1991 à 2020. Pour l’Europe dans son ensemble, il s’agissait du deuxième mois de juin le plus chaud jamais enregistré. Huit des neuf mois de juin les plus chauds en Europe ont été enregistrés depuis 2019. Parallèlement, de vastes régions d’Europe occidentale, centrale et orientale étaient plus sèches que la normale et le débit des rivières était inférieur à la moyenne dans de nombreuses régions. La nuance est importante. Toute l’Europe n’a pas connu partout les mêmes phénomènes extrêmes. Les différences régionales de température sont restées importantes et le nom d’une destination cité sur un site d’information ne dit pas grand-chose sur l’étendue exacte de la zone touchée. Pourtant, cet été, chaleur, sols secs, risque d’incendies de forêt et faibles niveaux d’eau se sont combinés pour former une même
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réalité physique qui a eu un impact direct sur le produit touristique. En France, le ministère de l’Intérieur faisait état, fin juillet, de 14 320 incendies et de 119 000 hectares brûlés depuis le début de l’année. Selon Associated Press, plus de 200 000 personnes ont dû fuir en France et en Espagne. En Crète, environ 8 000 habitants et touristes ont été évacués de nuit près d’Agia Galini. Trois pompiers ont perdu la vie. La Belgique a envoyé 29 militaires ainsi que du matériel en France pour participer à la lutte contre les incendies. Ces chiffres justifient une couverture médiatique sérieuse, mais pas que des destinations entières soient déconseillées sans tenir compte des réalités géographiques. « Incendie en Crète » peut être correct, tandis que « La Crète n’est pas sûre » constitue une conclusion beaucoup trop générale. France : communication et réalité peuvent être vraies en même temps La communication autour de la France l’a clairement démontré. Le 4 août, Atout France a diffusé un communiqué indiquant qu’il restait possible de partir en vacances en France. À première vue, ce message semble difficilement conciliable avec les images d’évacuations massives et de paysages ravagés par les flammes. Pourtant, il n’y a pas nécessairement de contradiction. Le message touristique est arrivé après le pic de plusieurs évacuations et une fois différents foyers d’incendie stabilisés. Peu après, France.fr a publié une mise à jour pratique concernant la sécurité. Le SPF Affaires étrangères belge a maintenu un avis de voyage globalement favorable, tout en recommandant expressément aux voyageurs de consulter les cartes locales, les restrictions d’accès et les instructions des autorités. La bonne conclusion n’était donc ni « la France est sûre », ni « la France
est en feu ». Elle était la suivante : la France restait globalement accessible aux voyageurs, tandis que certaines zones étaient temporairement gravement touchées ou inaccessibles. Pour le professionnel du voyage, cela demande beaucoup plus de travail qu’un simple label vert ou rouge attribué à une destination. Il faut disposer d’informations actualisées par région, connaître les itinéraires d’évacuation et prévoir une alternative lorsque la situation locale évolue. Le Tour de France a concrètement illustré cette approche. En raison de graves incendies dans les Pyrénées-Orientales, l’étape 3 n’a pas été entièrement annulée, mais considérablement réduite. La caravane publicitaire a été supprimée, seuls les coureurs et les véhicules essentiels ont été autorisés à passer et le public a été prié de ne pas se rendre sur place. Les organisateurs souhaitaient laisser les pompiers et les services de secours se consacrer pleinement à la lutte contre l’incendie. La course s’est poursuivie, mais pas comme si de rien n’était. Paris s’est également adapté. Pendant la canicule, le Louvre a fermé deux heures plus tôt durant plusieurs jours et les derniers visiteurs étaient admis dès 14 heures. La ville a activé le niveau le plus élevé de son plan canicule, avec environ 1 400 îlots de
fraîcheur, des horaires prolongés dans les piscines et l’ouverture nocturne de certains parcs. Pour un citytrip, la question n’était donc plus « puis-je aller à Paris ? », mais plutôt « qu’estce qui est ouvert, quand dois-je planifier ma visite et où puis-je me rafraîchir ? » Quand la croisière fluviale devient un casse-tête logistique Le faible débit du Rhin et du Danube a offert un deuxième exemple révélateur d’adaptation en temps réel. À partir de la mi-juillet, le port d’Anvers a reçu 75 demandes supplémentaires de dernière minute de la part de bateaux de croisière fluviale. En temps normal, environ 150 croisières fluviales font escale dans la ville en juillet et août. Certains bateaux se sont détournés vers Anvers, tandis que d’autres ont été contraints d’y rester plus longtemps. Selon la ville, chaque bateau supplémentaire a pu obtenir un emplacement adapté. Ailleurs, les conséquences ont été moins confortables. Sur le Danube, le Viking Ullur s’est échoué près de Vidin ; les 186 passagers ont tous été évacués. AmaWaterways a communiqué sur des changements de bateaux, des transferts en bus et des itinéraires inversés afin de permettre aux voyages de se poursuivre. D’autres opérateurs ont modifié ou annulé des départs. 23
Contexte
C’est ici que la promesse de la brochure se heurte à la réalité opérationnelle. « La croisière est maintenue » ne signifie pas automatiquement que l’itinéraire vendu reste inchangé. Un autre port d’embarquement, un transfert en bus ou le recours à un deuxième bateau peuvent profondément modifier le caractère du voyage. L’agent de voyage a donc besoin d’informations pour chaque départ : quel bateau, quel itinéraire, quelle part du trajet s’effectuera par la route et quelles possibilités ou compensations seront proposées au client ? Une fois encore, les communiqués de presse racontent deux histoires à la fois. Les compagnies mettent en avant leur flexibilité ; les faits montrent toute la logistique d’urgence nécessaire pour y parvenir. Anvers démontre quant à elle que la capacité d’adaptation peut aussi créer des opportunités économiques. L’adaptation climatique ne consiste pas uniquement à limiter les dégâts, mais également à prévoir des capacités dans des endroits qui peuvent soudainement jouer un rôle plus important. Toutes les files d’attente de l’été n’étaient pas dues à la météo Attribuer toutes les perturbations au climat reviendrait à passer à côté d’une partie importante de l’été
2026. L’Entry/Exit System européen, pleinement opérationnel depuis le 10 avril, remplace le cachet sur le passeport des voyageurs non européens par un enregistrement numérique des documents de voyage et des données biométriques. Durant le pic estival, cette modernisation s’est heurtée aux limites des infrastructures et des effectifs disponibles. ACI Europe, Airlines for Europe et IATA ont mis en garde, dans une lettre ouverte, contre des temps d’attente pouvant atteindre cinq heures aux heures de pointe. En août, des pics allant jusqu’à environ deux heures ont été signalés à Francfort et Amsterdam. La Commission européenne indiquait pour sa part un temps d’enregistrement moyen d’environ 70 secondes. Il ne s’agit pas simplement de déterminer qui a raison ou tort. Une moyenne peut être techniquement correcte tout en ne disant pas grandchose de l’expérience vécue par une famille qui se retrouve dans une longue file d’attente à la frontière au moment le plus chargé. Pour le secteur, c’est précisément ce pic qui compte. Les organisations du secteur aérien ont donc demandé davantage de bornes et de personnel, ainsi qu’une procédure d’urgence permettant de réduire
temporairement le fonctionnement du système en cas de surcharge. À Barcelone, on a vu comment un seul maillon pouvait perturber toute la chaîne des vacances. Une grève chez le prestataire d’assistance en escale Groundforce a entraîné, selon des chiffres communiqués à La Vanguardia par un représentant syndical, environ 3 000 bagages laissés sur place et 150 à 170 annulations. Le prestataire travaille pour une vingtaine de compagnies. Le syndicat CGT a lié cette action au manque de personnel, à la charge de travail, à la formation, aux pauses et à la sécurité. Pour le voyageur, peu importe que la cause soit le climat, la technologie ou un conflit social. Sa valise a disparu et ses vacances commencent dans l’incertitude. Pour les entreprises de voyage, la cause fait en revanche toute la différence : chaque risque nécessite des informations, des partenaires et un scénario d’urgence différents. Du personnel de réserve, le suivi des bagages et une communication rapide peuvent être aussi déterminants qu’un hôtel alternatif ou un vol modifié. La géopolitique a également pesé sur cette même chaîne. TUI a estimé les conséquences de la guerre avec l’Iran à environ 60 millions d’euros. Rien que le rapatriement de 5 000 passagers de croisière et l’immobilisation de deux navires pendant plusieurs semaines ont coûté environ 40 millions d’euros au groupe. Dans le même temps, les réservations ont repris peu avant la publication des résultats trimestriels. Ce cas d’entreprise confirme la tendance générale : l’envie de voyager ne disparaît pas, mais la décision se prend plus tard et les capacités doivent pouvoir être déplacées plus rapidement. Les voyageurs ont continué à partir massivement Tous ces incidents réunis pourraient donner l’impression que l’été touristique européen s’est retrouvé paralysé. Les chiffres du trafic et de
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la demande montrent exactement le contraire. EUROCONTROL a enregistré 37 659 vols le 24 juillet, un record journalier. Ryanair a transporté plus de 22 millions de passagers en juillet, soit sept pour cent de plus qu’un an auparavant. La European Travel Commission a enregistré, pour les destinations dont les données étaient disponibles, une hausse de cinq pour cent des arrivées internationales et de 4,8 pour cent des nuitées. Ces chiffres de l’ETC concernent principalement l’année écoulée jusqu’à ce moment et ne constituent donc pas encore un bilan définitif de juillet et août, mais ils confirment néanmoins que la demande de base est restée forte. Dans une enquête européenne sur les intentions de voyage, 81 % des personnes interrogées déclaraient vouloir voyager dans les six mois. L’Europe du Sud et la région méditerranéenne restaient le principal pôle d’attraction, avec 61 % d’intérêt. Parallèlement, 52 % préféraient des destinations moins touristiques. Le prix restait la principale préoccupation exprimée, devant la foule, les perturbations dans les transports et les conditions météorologiques extrêmes. Les coolcations ont également gagné du terrain, sans pour autant provoquer un exode hors du sud de l’Europe. Les réservations britanniques sur Trivago à destination de la Norvège, de la Suède et du Danemark ont fortement augmenté à partir d’une base plus limitée, tandis que la Méditerranée est restée populaire en chiffres absolus. TUI a réagi dans deux directions : en répartissant les capacités et en prolongeant la saison dans les destinations chaudes, par exemple avec davantage de séjours en Crète en novembre. Le déplacement ne se fait donc pas uniquement vers le nord, mais aussi de juillet et août vers le printemps et l’automne.
De la communication de crise à la conception du voyage Qu’est-ce qui a dominé l’été 2026 ? Le climat, sans aucun doute. Chaleur, incendies et faibles niveaux d’eau ont constitué le décor dans lequel destinations et entreprises ont dû évoluer. Mais l’été a également montré que la vulnérabilité du tourisme est bien plus large. Un système numérique aux frontières, une grève dans la gestion des bagages, des tensions géopolitiques ou des protestations contre le surtourisme peuvent mettre le même parcours client sous pression, chacun d’une manière différente.
Il est prêt pour les vacances. Et vous?
Les communiqués de presse sont donc bien plus qu’un inventaire d’incidents. Ensemble, ils montrent comment le secteur redéfinit son rôle. Atout France localise le risque. Le Tour réduit son dispositif. Anvers fait de la place aux bateaux détournés. Les organisations du secteur aérien réclament une procédure d’urgence. TUI répartit ses capacités et ses saisons. Le défi pour le professionnel du voyage n’est pas de prévoir chaque crise ni de mettre constamment ses clients en garde. Il consiste à déterminer rapidement où se situe précisément le risque, quelle est son ampleur et quelle alternative permet de préserver l’essence du voyage réservé. Cela nécessite un meilleur contrôle des sources, des informations locales, des fournisseurs flexibles et une communication claire sur ce que signifie réellement « le voyage est maintenu ». La question n’est plus de savoir si la réalité climatique et les autres formes de pression affectent le tourisme. La question est de savoir si le secteur peut détecter suffisamment vite où le système montre ses failles, où le problème reste localisé et quel voyage peut encore se poursuivre dans des conditions responsables.
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Moins de stress. Plus de vacances.
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À Propos
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Travel Events Calendar 2026 – Aperçu du secteur Septembre
2 sep – Aviareps Around The World – Belgique 3 sep – Aviareps Around The World – Luxembourg 8 sep – 7PLUS présentation brochures – Wavre 15 sep – 7PLUS présentation brochures – Libramont 17-24 sep – congrès Gigatour – Inde 22 sep – 7PLUS présentation brochures – Mons 22 sep – Roadshow Austral Lagons – Dîner – Liège 24 sep – TravDay, Technopolis, Malines 28 sep – Live To Travel, événement pour agents de voyage Van der Valk Hotel à Beveren 29 sep – 7PLUS présentation brochures – Liège 29 sep – Live To Travel, événement pour agents de voyage Van der Valk Hotel à Nivelles 30 sep – Live To Travel, événement pour agents de voyage Van der Valk Hotel à Almere (Pays-Bas)
Octobre
3 oct – Petite-Messe – Han-sur-Lesse 4 oct – Grande-Messe – Han-sur-Lesse 8 oct – TUI Take off event – Affligem 13 oct – Travel in France – Luxembourg 13 oct – Avitour winterroadshow – Bruxelles 14 oct – Travel in France – Liège 15 oct – Travel in France – Anvers
15 oct – Avitour winterroadshow – Tournai 15 oct – Roadshow Austral Lagons – Dîner – Luxembourg Ville 20 oct – Roadshow Austral Lagons – Dîner – Nivelles 22 oct – Avitour winterroadshow – Schilde 22 oct – Getflights Airline Roadshow 2026 – Destelbergen, Gand 22 oct – Getflights Airline Roadshow 2026 – Destelbergen, Gand
Novembre
15 nov – BTExpo cocktail d’ouverture du salon – Van der Valk Nivelles 16 nov – BTExpo workshop & conferences – Van der Valk Nivelles 17 nov – BTExpo workshop & conferences – KAA Gent 20 nov – Travel Awards, Skyhall Brussels Airport 24 nov – Avitour winterroadshow – Merelbeke 25 nov – Allemagne Workshop 2026 – Anvers 26 nov – Avitour winterroadshow – Charleroi
Decembre
3 dec – Avitour winterroadshow – Roeselare 10 dec – Avitour winterroadshow – Herve 15 dec – Avitour winterroadshow – Arlon 17 dec – Avitour winterroadshow – Herk
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En mémoire
En mémoire de Daniel Desmet Le 26 juillet, Daniel Desmet, ancien gérant de Reizen Van Renterghem Asteria Expeditions et père d’Annick Desmet, actuelle gérante et présidente de la VVR et de BTC, est décédé. C’est ce qu’ont annoncé les associations professionnelles VVR et UPAV, qui ont dressé le portrait suivant de Daniel Desmet. Figure reconnue du secteur belge du voyage, Daniel Desmet avait repris en 1973 la direction de Reizen Van Renterghem, l’une des plus anciennes agences de voyages indépendantes de Belgique, fondée à Bruges en 1937. Attaché à l’histoire et à l’identité de cette entreprise, il avait choisi d’en préserver le nom tout en poursuivant son développement avec passion, curiosité et esprit d’entreprise.
TravMagazine est une publication de TRAVelMedia Belux. Renseignements généraux: redactie@travmedia.be Editorial Communiqués de presse par courrier: redactie@travmedia.be Adresse : Vaalbeekstraat 46 3050 Oud-Heverlee Belgique Informations sur la livraison du matériel publicitaire: traffic@travmedia.nl Impression : Van der Poorten. Tirage : 6 000 exemplaires Informations et questions sur l’abonnement Abonnementenland P.O. Box 20, 1910 Uitgeest Tel +31 (0) 251-25 79 24 Fax +31 (0) 251-31 04 05 Site : www.bladenbox.nl pour un abonnement ou www.aboland.nl pour les changements d’adresse et les annulations
Tout au long de sa carrière, Daniel Desmet a défendu une vision du métier fondée sur l’expertise, le service personnalisé et la création d’expériences de voyage authentiques. Par son engagement, il a contribué à faire évoluer son entreprise mais également l’ensemble de notre profession. Daniel a également participé directement à l’histoire de notre association. Avant la création de notre consœur néerlandophone, la VVR, il a exercé la fonction de trésorier de l’UPAV. Il fut également l’un des membres fondateurs de Selectair. Son parcours témoigne ainsi d’un engagement durable au service des agences de voyages et de la coopération au sein de notre secteur. Il a ensuite transmis à sa fille, Annick Desmet, son enthousiasme pour le voyage, ses connaissances et ses valeurs entrepreneuriales.
Annulation de l’abonnement: Les annulations doivent être reçues 12 semaines avant la date d’expiration. Abonnements collectifs et abonnements scolaires (à prix réduit) sur demande
Les activités familiales se sont poursuivies et développées, notamment avec Asteria Expeditions, spécialisée dans les destinations d’exception, les voyages culturels de découverte, la Laponie, l’Afrique et les expéditions polaires. Aujourd’hui, Annick poursuit cet héritage au sein de Reizen Van Renterghem et d’Asteria Expeditions, tout en contribuant activement à la représentation de notre profession en qualité de présidente de la VVR ainsi que de la Belgian Travel Confederation. Au nom de la rédaction, nous adressons à Annick, à sa famille, à ses amis ainsi qu’à toute l’équipe de Reizen Van Renterghem – Asteria Expeditions nos sincères pensées et leur souhaitons beaucoup de courage dans cette épreuve.
Prix hors TVA de 6 %. @TravMagazine Aucune partie de cette publication ne peut être reproduite, stockée dans un système d’extraction ou transmise sous quelque
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