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Pulse - 19 decembre 2018

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19 DÉCEMBRE 2018

MAGAZINE DES PME ET DES ENTREPRENEURS

Pulse FLEET

Plus de deux-roues motorisés, moins de trafic INNOVATION

La boucherie en ligne va-t-elle sauver le commerce de détail?

REIN LEMMENS, KAPERNIKOV

La psychologie du collaborateur multi mobile


PULSE 19 DÉCEMBRE 2018

SOMMAIRE

La boucherie en ligne Pour fidéliser ses clients les plus exigeants, Henk De Vlieger a mis au point un système ingénieux de vente en ligne. Va-til sauver le commerce de détail?

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14 10% de plus de deux-roues motorisés, c’est 40% d’embouteillages en moins. Pourtant, ces deux-roues sont à la traîne en Belgique.

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La psychologie du collaborateur multi mobile

8

L’hiver sans souci

10

Une app qui simplifie les déplacements professionnels

14

Plus de deux-roues motorisés, moins de trafic

22

La boucherie en ligne

26

Plus flexible et plus rentable grâce à l’impression 3D

IT-TÉLÉCOMS 18

10

INNOVATION

28

Votre entreprise à la une grâce à Instagram et à Pinterest

30

Au bureau ou à domicile

Green, multi mobile et numérique

RESSOURCES HUMAINES 20

De petit extra amusant à véritable aprentissage

Une app qui présente d’un clic toutes les solutions de mobilité. Et en plus, elle simplifie la tâche des HR. Idées et conseils aux entrepreneurs

Colofon

Pulse paraît quatre fois par an. Chaque numéro propose des informations concrètes sur l’actualité en matière de télécoms, IT, RH, internationalisation, finances, énergie, administration, immobilier, innovation, marketing et technologie.

Pulse est un supplément gratuit de L’Echo du 19 décembre 2018 et une initiative d’Echo Connect. L’Echo est édité par Mediafin Product Manager: Helena Wilmet, Florence Thibaut Rédaction: Dimitri Dewever, Wouter De Broeck, William Visterin, Timothy Vermeir Rédaction finale: Natacha Boulvain Photo et illustration: Studio Dann, Van Eenoge, Frédéric Raevens Lay-out: Christine Dubois Direction: Frederik Delaplace, Arnaud Delmarcelle Adresse: Tour & Taxis, avenue du Port 86c bte 309, 1000 Bruxelles Abonnements et distribution: Tél. 0800/55 150, E-mail: abo@lecho.be Annonceur Trustmedia: Tél. +32(0)2 422.05.11, E-mail info@trustmedia.be Éditeur Responsable: Frederik Delaplace, avenue du Port 86c bte 309, 1000 Bruxelles Aucun élément de cette publication ne pourra être reproduit que ce soit électroniquement ou par tout autre moyen sans autorisation préalable introduite par écrit à l’éditeur © Mediafin

CONNECT


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La psychologie du collaborateur multi mobile La société de conseils informatiques Kapernikov est un exemple à suivre dans le domaine de la mobilité multimodale. Les gérants refusent de fournir des voitures de société à leur personnel. Par contre, les 30 collaborateurs ont accès gratuitement à des voitures et des vélos partagés, ainsi qu’aux transports en commun. «Ce système s’est développé de manière organique depuis la fondation de l’entreprise, en 2012», explique Rein Lemmens, associé chez Kapernikov. «Au départ, le personnel se limitait aux fondateurs, Frank Dekervel, Jan Frederik Léger et moimême. Nos moyens de transport privilégiés étaient le train et le vélo, tant

Pour de nombreuses personnes, la voiture de société est sacrée: essayez de la supprimer et elles se sentent quasiment touchées dans leur ego. Rein Lemmens, Kapernikov

Rein Lemmens (2ème à partir de la gauche) entouré de son équipe multi mobile chez Kapernikov.


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Les gestionnaires de flotte et de mobilité n’accordent pas suffisamment d’attention aux aspects psychologiques de la transition vers la mobilité multimodale. «Si vous ne proposez rien de plus qu’un rapide essai d’un vélo électrique sur le parking de l’entreprise, il y a peu de chance que cela donne des résultats.»

pour rendre visite aux clients que pour nos déplacements privés.»

© Studio Dann

© Frederic Raevens

LEAD BY EXAMPLE Kapernikov a transmis cette philosophie à l’ensemble de son personnel, au fur et à mesure qu’ils rejoignaient l’entreprise. «Le concept ‘lead by example’ est essentiel quand on veut passer à une mobilité multimodale», pointe Jan Borré, spécialiste chez Via Mobile, bureau indépendant spécialisé en mobilité, qui compte notamment parmi ses clients des entreprises comme ENGIE, la RTBF, L’Oréal et Robert Half. «Si les managers et la direction utilisent différents moyens de transport ou, a minima, en font la promotion, la transition aura plus de chances de réussir.» Lemmens estime que l’exemple le plus inspirant est celui du ministreprésident néerlandais Mark Rutte. «J’ai encore en tête les images de son audience chez le roi, au moment où il remet son vélo au portier du palais royal. Je ne considère pas que ce soit moins professionnel que d’arriver dans une voiture de luxe avec chauffeur. À mes yeux, il est indispensable que l’exemple vienne d’en haut.» Les entreprises qui souhaitent passer aux nouvelles formes de mobilité ne doivent pas sous-estimer les aspects psychologiques, souligne Jan Borré. «Il faut beaucoup de pouvoir de persuasion pour que ce changement de mentalité s’opère. Le processus se


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PLUS DE TEMPS PERDU Lorsque Kapernikov recrute, elle explique aux candidats sa psychologie en matière de mobilité, ce qui n’est pas évident au moment où le marché fait face à une pénurie d'informaticiens qui pourraient facilement se faire embaucher par des entreprises qui proposent une voiture de société. Rein Lemmens: «Au contraire, certains candidats nous choisissent juste parce

Les gens ont besoin en moyenne de trois semaines à trois mois pour s’habituer aux avantages et aux inconvénients d’un moyen de transport alternatif. Jan Borré, Via Mobile

qu’ils sont attirés par notre politique de mobilité. D’autres ont besoin de temps pour s’habituer. Pour de nombreuses personnes, la voiture de société est sacrée: essayez de la supprimer et elles se sentent quasiment touchées dans leur ego.» Wouter Boits – fondateur du spécialiste en communication The Oval Office et qui cherche des solutions de mobilité alternative pour ses 46 collaborateurs – est confronté au même problème. «Il est difficile de changer

© Studio Dann

fait en quatre étapes. Dans un premier temps, le personnel doit être correctement informé à propos des autres formes de mobilité. Il faut aussi faciliter l’accès aux solutions alternatives, par exemple en installant des parkings à vélos et éventuellement des douches et des casiers.» Si l’on veut réussir, il faut prendre le temps de convaincre. Jan Borré: «C’est capital. Si vous donnez à vos employés l’occasion de tester un vélo électrique pendant une journée, cela ne donnera rien. On a besoin, en moyenne, de trois semaines à trois mois pour jauger les avantages et les inconvénients d’un moyen de transport alternatif. Après ces étapes, il faudra donner le temps de composer, individuellement et en toute liberté, la formule idéale. En plus, il faut éviter que cela soit une obligation.»

IDÉES DE MOBILITÉ MULTIMODALE

1

Limitez les déplacements au minimum

«Il y a encore trop de déplacements inutiles. Le télétravail fait partie de la mobilité intelligente. Il faut encourager les collaborateurs à travailler chez eux autant que possible et travailler avec leurs collègues uniquement quand cela se justifie. La situation géographique de l’entreprise joue aussi un rôle. La proximité d’une grande gare permet de gagner beaucoup de temps en termes de mobilité.» (Rein Lemmens, associé chez Kapernikov)

2

Optez pour les solutions complètes

«Commencez par sonder vos collaborateurs pour connaitre leurs besoins en matière de mobilité pour développer une architecture. Ce n’est qu’ensuite que vous pourrez faire les bons choix parmi les solutions disponibles. Ne signez pas un contrat avec une société de vélos partagés sans avoir d’abord convaincu votre personnel de les utiliser. Sinon, vous faites fausse route au niveau psychologique.» (Jan Borré, gérant de Via Mobile)

3

Intégrez la mobilité au sein d’une stratégie plus vaste

«Il n’existe pas de solution universelle. L’entreprise doit donc offrir suffisamment d’options à relier à ses valeurs. Une société qui mise sur la durabilité ou sur la qualité peut, par exemple, traduire ces valeurs dans des solutions de mobilité comme les voitures électriques ou les vélos pliants de qualité.» (Vincent Meerschaert, fondateur de Traject)

4

Sans mobilité multimodale, vous risquez de perdre des collaborateurs

«Si les gens ont l’occasion de travailler pour une entreprise qui offre des solutions de mobilité créatives, il est plus que probable qu’ils franchiront le pas. Pensez par exemple aux compensations, telles que la mise à disposition gratuite d’un parking à côté de la gare ou la possibilité d’utiliser un vélo combiné à un autre moyen de transport.» (Jan Borré, gérant de Via Mobile)


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l’on additionne toutes ces heures, il est clair que notre personnel travaille plus que dans les autres sociétés. Bien sûr, il arrive de temps en temps que le train ait du retard, mais je ne comprends pas pourquoi on se sert de cet argument pour ne pas le prendre. Je pense que c’est une manière de penser. Prenez le secteur non marchand: ceux qui ont une voiture de société se comptent sur les doigts d’une main. Et tous les autres arrivent à temps à leur travail, non?»

BIEN PLUS QU’UNE QUESTION D’IMAGE

d'un claquement de doigts des habitudes ancrées. Ils sont nombreux à prendre leur voiture sans penser aux autres moyens de transport. Pour eux, la voiture est devenue un ‘metime’ et l’idée de passer une heure dans les embouteillages ne leur déplait pas. Pour modifier cette mentalité on fait appel à un cabinet-conseil externe, car il n’est pas normal de perdre une heure dans les embouteillages sur un trajet de 30 km.» Le personnel de Kapernikov voit le train plutôt comme un confort. Rein Lammens: «Nos collaborateurs peuvent voyager en première classe où ils ont l’occasion de travailler pendant une heure, voire une heure trente. En voiture, ce serait du temps perdu. Si

Auparavant, la mise en place d’une stratégie de mobilité multimodale était surtout un moyen de se donner une image plus 'green', explique Vincent Meerschaert, CEO de Traject, qui conseille en matière de mobilité Colruyt, BNP Paribas Fortis, Pfizer et d’autres organisations gouvernementales. «C’est devenu nécessaire. Il ne suffit plus d’offrir une voiture de société à son personnel pour être efficace. Il faut faire évoluer les comportements, ce qui n’est généralement possible qu’avec une bonne dose de ‘nudging’. C’est comme avec la cigarette: on ne s’arrête pas de fumer en un jour.» Par ailleurs, ce changement de mentalité ne se limite pas aux collaborateurs de l’entreprise, il concerne également les visiteurs, explique Vincent Meerschaert. «Il faut demander à chacun de réfléchir positivement à la mobilité, en encourageant les collaborateurs à se rendre en réunion en transport en commun, ou en attirant l’attention sur la présence d’un garage à vélos. La flexibilité des transports concerne tout le monde.» Cela ne signifie pas pour autant que la voiture doive devenir le bouc émissaire, mais les sociétés de leasing et les gestionnaires de flottes constatent que cela a de moins en moins de sens de se rendre tous les jours au travail, seul dans sa voiture. Jan Borré: «Nous devons envisager sous un autre angle les heures de pointe. Remplacer les voitures individuelles par du covoiturage permettrait déjà

L’HOMO MULTI MOBILIS Pour Jan Borré, gérant de Via Mobile, il est nécessaire que les entreprises qui souhaitent franchir le pas commencent par sonder leurs collaborateurs. «Dans ces enquêtes, nous demandons aux employés pourquoi ils n’utilisent pas les transports en commun, par exemple. Certaines réponses sont justifiées et doivent être respectées. Par exemple, si les employés habitent loin d’une gare et qu’ils doivent d’abord amener leurs enfants à l’école… Par contre, d’autres réactions sont plutôt des préjugés ou le résultat d’un manque d’information.» L’objectif final? Amener les collaborateurs dans une nouvelle zone de confort en matière de mobilité. «Après cette première analyse psychologique, nous passons à l’étape suivante: informer, faciliter et donner l’occasion de tester de nouvelles options pendant suffisamment longtemps. Pour embrayer vers une seconde analyse: mesurer les résultats après avoir testé les moyens de transport alternatifs. Cela permet de maximiser les chances de succès d’un passage en douceur vers l’homo multi mobilis. En d’autres termes, qui ne se limite plus à un seul moyen de transport.»

de résoudre bien des problèmes. C’est d’ailleurs une tendance que l’on rencontre de plus en plus souvent, surtout chez la jeune génération.» Les entreprises qui choisissent volontairement une mobilité multimodale, qui motivent leur personnel et lui offrent la possibilité de choisir le moyen de transport le mieux adapté, méritent des applaudissements, conclut Rein Lemmens. «Je suis convaincu que si chacun prend ses responsabilités et fait ce qu'il peut à son niveau, nous ferons avancer les choses.»


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L’hiver sans soucis Votre flotte est-elle prête à affronter l’hiver? Quelques conseils pour qu’elle prenne la route en toute sécurité. Qu’il pleuve, qu’il gèle ou qu’il neige.

1

Soumettez vos véhicules à une visite préventive au garage pour un check-up et un entretien d’hiver. D’après une enquête menée par le service de dépannage Touring, moins de la moitié des voitures en bénéficient. Conséquence: une avalanche d’appels, surtout le lundi matin, après le week-end, quand de nombreuses voitures n’ont que peu ou pas roulé.

2

Dans 85% des cas, c’est la batterie, très sollicitée en hiver. De nombreuses batteries sont trop faibles et ne disposent plus de réserves suffisantes pour permettre de démarrer par temps froid. Souvenezvous que la durée de vie moyenne d’une batterie est de cinq ans.

3

Contrôlez le liquide de refroidissement. Un mélange composé de 50% d’eau et de 50% d’antigel protège jusqu’à -30°C. On conseille

de le remplacer le liquide tous les 2 ans ou les 40.000 km.

4

L’huile de moteur ne gèle pas, mais elle peut s’épaissir en cas de températures glaciales. Optez pour de l’huile à faible viscosité, ce qui soulagera quelque peu la batterie et le démarreur. De plus, cette huile arrive plus rapidement dans les zones de lubrification essentielles du moteur, ce qui prévient l’usure. Songez aussi à identifier toute fuite éventuelle au niveau du pot d’échappement, des amortisseurs et des tuyauteries.

5

Il est important de voir et d’être vu: faites contrôler tous les phares et les clignotants du véhicule. Il a neigé? Enlevez la neige des parechocs pour que les phares et feux de position soient bien dégagés. Les phares antibrouillard doivent être allumés en cas de forte pluie, de chute

de neige ou de brouillard réduisant la visibilité à moins de 100 m. Placez des lunettes de soleil dans la voiture, car le soleil est éblouissant en hiver.

6

Dans notre pays, les risques de neige et de verglas sont assez limités. Les pneus hiver ne sont pas obligatoires, mais ils sont efficaces. La distance de freinage d’un pneu hiver est deux fois plus courte que celle d’un pneu été. Vous évitez de déraper lorsque vous changez de vitesse et vous pouvez rouler (lentement) sur les routes verglacées. Même si les pneus d’hiver sont utiles, les compagnies d’assurance et les sociétés de leasing ne peuvent pas les imposer.

7

Une voiture propre est plus visible. Dans un car-wash, les voitures bénéficient d’un traitement spécial pour qu’elles sèchent mieux et se salissent moins vite. Le sel de voirie a tendance à salir les voitures et à attaquer la peinture.

8

Ne démarrez pas sans avoir nettoyé les vitres. Veillez à ce que les systèmes de dégivrage et de chauffage fonctionnement et contrôlez les essuie-glaces. Remplacez-les s’ils ne nettoient pas le pare-brise en un seul passage.

9

© Shutterstock

Les vieilles voitures diesel peuvent souffrir du froid contrairement aux nouvelles. Faites le plein de diesel d’hiver et n’ajoutez pas d’essence aux moteurs diesel récents comme on le faisait auparavant pour éviter la paraffine.


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Une app qui simplifie les déplacements professionnels «De nombreux déplacements qui se font aujourd’hui en voiture ou avec un véhicule en leasing pourraient être plus rapides et moins chers en vélo, en transports publics ou avec des voitures partagées. Hélas, dans la pratique, il n’est pas toujours facile de combiner différents moyens de transport sans perte de temps. Grâce à notre plate-forme et à l’app associée, c’est aujourd’hui possible: tous les moyens de transport disponibles apparaissent en quelques clics», explique Koen Van De Putte, CEO d’Olympus Mobility, une spin-off de la SNCB. «Nos actionnaires sont l’assistance dépannage VAB, le service de voitures partagées Cambio et le service de covoiturage Taxistop.»

SOLUTIONS ALTERNATIVES «À côté des réseaux traditionnels de trains, trams et bus, nous avons vu naître de nouvelles solutions alternatives comme les voitures et les vélos partagés. Le problème, c’est que ces systèmes ne sont pas interconnectés et fonctionnent de manière distincte. Grâce à l’informatisation et à la numérisation, il est désormais possible de combiner ces différents réseaux au sein d’un système intégré et dynamique. Nous savons quand et où il y a des embouteillages, et quelles sont les solutions alternatives disponibles.» «La mobilité ne se résume plus utiliser une voiture individuelle. Nous

Stijn Van Pee, Sweco (à gauche) et Koen Van De Putte, OlympusMobility.


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Tandis que le budget mobilité a du mal à passer la rampe du pouvoir législatif, les entreprises partent à la recherche de solutions flexibles combinant plusieurs moyens de transport. Le bureau d’étude Sweco utilise l’app de mobilité d’Olympus Mobility. «Nous collaborateurs peuvent réserver un billet de train ou commander un vélo partagé d'un clic. Et la facture est envoyée aux Ressources Humaines.»

La mobilité durable par et pour nos collaborateurs est dans notre ADN. Stijn Van Pee Sweco

misons sur un réseau intégré où la mobilité devient un service: Mobility as a Service (MaaS). C’est un concept win-win-win: c’est moins cher pour les employeurs et les employés, et la société en sort gagnante. La prochaine étape consistera à convaincre les entreprises, les utilisateurs, les sociétés de transport public et les autorités. Ils se montrent d’ailleurs de plus en plus ouverts.»

© Studio Dann

FINI DE COLLECTER LES TICKETS! Une des entreprises à s’être laissé séduire par Olympus est Sweco, un bureau d’étude international qui façonne les villes et les collectivités de demain - infrastructures, bâtiments, industrie, énergie, développement urbain et environnement. En Belgique, elle emploie 1.000 personnes dans dix succursales. «La mobilité durable pour et par nos collaborateurs est dans notre ADN», explique Stijn Van Pee, expert en mobilité chez Sweco. «Une enquête a révélé que les déplacements de nos collaborateurs étaient très variés. Ils doivent notam-

ment se déplacer entre nos différentes implantations. Il ne s’agit donc pas seulement de déplacements domicile - lieu de travail, mais aussi de déplacements professionnels et privés, et de toutes sortes de combinaisons. Nos collaborateurs demandent de la flexibilité. Ils souhaitent disposer rapidement des moyens de transport dont ils ont besoin et de pouvoir passer de l’un à l’autre. Parfois, la voiture s’impose comme étant le meilleur choix. Mais, grâce à Olympus, ils disposent d'options qui réduisent leur dépendance à la voiture: les transports publics, les voitures et les vélos partagés, le bus de la société et, à l’avenir, la navette fluviale.» «Les collaborateurs demandent par e-mail un compte aux RH. Ils reçoivent un code d’accès par SMS qui leur permet d’installer l’app sur leur smartphone. Le temps où il fallait collecter les billets et autres justificatifs est révolu, ce qui réduit également les coûts administratifs.» L’app est une sorte de couteau suisse de la mobilité flexible. Mais Sweco

CONSEILS AUX EMPLOYEURS Informez clairement vos collaborateurs. Quelles sont les possibilités? Où, quand, comment? Si vos bureaux sont situés en ville et à proximité d’une gare, vos collaborateurs auront davantage de possibilités qu’à la campagne. Commencez par une phase de test et donnez aux participants l’occasion de partager leurs impressions. Leurs témoignages encourageront peutêtre d’autres collègues. Ne vous contentez pas de mettre une app de mobilité à la disposition de votre personnel. Elle doit être inscrite dans une vision claire: comment votre entreprise peut-elle être plus durable en matière de déplacements? Un message sur intranet ne suffit pas. L’objectif d’une app de mobilité est de faire évoluer les comportements. Récompensez financièrement les collaborateurs qui optent (en partie) pour les transports partagés. L’app simplifie la comptabilité des indépendants: plus de tickets mais une seule facture par mois.


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n’en est pas resté là. «La MaaS est notre fil conducteur, mais ça ne suffit pas. Nous essayons également de choisir nos implantations en fonction de leur accessibilité, à proximité de carrefours de transport multimodal ou de gares ferroviaires. Comme notre nouveau bureau à Anvers, à quelques mètres de la gare de Berchem. Nous avons une station de vélos partagés et un arrêt de bus quasiment devant la porte, et le Ring n’est pas loin. De plus, nous disposons

Beaucoup sont prêts, mais la législation prend du retard. Koen Van De Putte Olympus Mobility

de notre plate-forme de covoiturage et nous autorisons le télétravail.»

PARTENAIRE DE SOCIÉTÉS DE LEASING Olympus Mobility se présente comme étant complémentaire aux sociétés de leasing et non leur concurrent. «En plus du module en ligne destiné aux entreprises qui nous passent commande directement, nous proposons notre solution aux entreprises principalement via les sociétés de leasing. Elles ont compris que les voitures de

COMMENT L’APP FONCTIONNE-T-ELLE ?

1

ACCÈS À TOUS LES RÉSEAUX DE TRANSPORT EN COMMUN ET AUX AUTRES MOYENS

Dans le menu, on peut choisir entre train, tram, bus, métro, voitures ou vélos partagés. On peut les utiliser pour la totalité du trajet ou les combiner avec sa voiture personnelle ou de leasing, et même réserver une place de parking.

2

ACHAT NUMÉRISÉ DE BILLETS ET ACCÈS AUX AUTRES MOYENS DE TRANSPORT PARTAGÉS

Via l’app, on peut acheter un billet numérique auprès de toutes les sociétés de transport en Belgique: SNCB, STIB, De Lijn, et TEC. On peut également utiliser un vélo partagé Blue Bikes ou Villo et les voitures partagées de Cambio. Enfin, B-Parking, les parkings de la SNCB et 4.411 places dans les rues de 57 villes sont intégrés dans l’app. Un aperçu des billets numériques achetés est disponible dans l’app.

3

GESTION SIMPLIFIÉE - UNE SEULE FACTURE - DU BUDGET MOBILITÉ

La plateforme est conviviale et flexible. Avec l’app mobile, les utilisateurs se voient allouer un budget mobilité. L’utilisateur et son employeur reçoivent une facture mensuelle.


VARIER LES MOYENS DE TRANSPORT Pour Van De Putte, cette technologie ne réussira pas, à elle seule, à résoudre les problèmes de mobilité. «Elle contribuera à convaincre les gens

© Studio Dann

leasing ne suffisaient plus pour répondre à tous les besoins de mobilité des navetteurs. Elles se profilent comme fournisseurs de mobilité. Ensemble nous répondons à la demande grandissante de mobilité multimodale», ajoute Van De Putte. «Et si les voitures de leasing roulent moins, elles consomment moins, s’usent moins et leur valeur de revente augmente. Aussi, quatre salariés belges sur cinq n’ont pas d’une voiture de société. Notre technologie permet aux sociétés de leasing d’attirer aussi ces collaborateurs.»

d’utiliser de temps en temps un autre moyen de transport. Et s’ils l’ont essayé, il est probable qu’ils utiliseront plus souvent. C’est aussi le feedback que nous avons eu des sociétés de leasing. Pourquoi la grande percée

commerciale n’a-t-elle pas encore eu lieu? Cela s’explique essentiellement par des motivations d’ordre fiscal. Beaucoup d’entre nous sont prêts à franchir le pas, mais la législation prend du retard.»

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Entre janvier et octobre de cette année, 22.150 nouvelles motos ont été immatriculées, dont deux tiers de motos classiques et un tiers de scooters. Un quart est enregistré au nom d’une entreprise. «Il difficile d’évaluer la proportion de ces deux-roues réellement utilisée pour les déplacements professionnels. Souvent, la motivation de ce choix est d’ordre fiscal», explique Stijn Vancuyck, conseiller spécialisé en deux-roues motorisés à la Febiac, la Fédération Belge de l’Automobile et du Cycle. «Un des avantages non négligeables de la moto, c’est que vous arrivez à destination dans un tout autre état d’esprit. Quand je quitte le bureau, je dois me concentrer à 100% sur la route et le trafic. Et quand j’arrive chez moi, je suis totalement déconnecté du travail», témoigne Vancuyck. «Le matin également, j’arrive plus relax au bureau parce que je n’ai pas été bloqué dans les embouteillages. Je connais avec précision le temps qu’il me faut entre mon domicile et mon lieu de travail et je n’ai aucun problème pour trouver une place de stationnement. Certains doivent se changer et éventuellement prendre une douche avant de travailler, mais les équipements ont évolué: il y a des vêtements de ville adaptés. Et vous pouvez présenter une note de frais si vous achetez une combinaison. Ces frais peuvent être amortis en trois ans. Il faut bien entendu prouver qu’il s’agit bien d'un

© Piete r Van E enoge

Plus de deux-roues motorisés, moins de trafic


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Les entreprises à la recherche de solutions de mobilité négligent les deux-roues motorisés. Pourtant, une augmentation de 10% de leur nombre réduirait les embouteillages de 40%.

équipement de motard acheté dans un magasin spécialisé.»

MÉTÉO MAUSSADE Les deux-roues motorisés ont la cote, confirme Christophe Weerts, porteparole de BMW. «Les chiffres diffèrent d’une année à l’autre en fonction des conditions climatiques. Quand nous avons un bel été sec, nous enregistrons plus de ventes. Cette année, cet engouement a duré jusqu’au mois d’octobre grâce à la belle arrièresaison sèche.» Weerts a, lui aussi ,du mal à évaluer le nombre de motos utilisées dans un cadre professionnel. «C’est dommage qu’elles ne soient pas reprises parmi les différents modes de transport encouragés par les autorités. On exhorte les gens à prendre le train, le tram, le bus et le vélo, mais on ne parle jamais des motos. Pourtant, d’après une étude de Transport & Mobility Leuven, réalisée à la demande de la Febiac, une augmentation de 10% du nombre de deuxroues motorisés pourrait réduire les embouteillages de 40%.» BMW propose à ses clients des contrats de leasing et a testé la combinaison moto et voiture. «Cette formule a remporté un succès mitigé. Les entreprises craignent pour la sécurité de leurs employés. Elles pensent qu’une moto est plus dangereuse à cause du climat belge. C’est étrange, car à Paris, Milan ou Londres, la météo n’est pas meilleure et on utilise des scooters en ville

Conseils pour les motos de société Ne proposez pas un deux-roues motorisé à vos employés sans y avoir réfléchi. La sécurité est essentielle. Choisissez un deux-roues bien équipé et ne lésinez pas sur les moyens. Équipez les motos de détecteur d’angle mort et de systèmes de contrôle de stabilité et de traction par exemple. Garantissez une bonne protection et un bon niveau de confort à vos collaborateurs. Investissez dans des cours de conduite de quelques heures ou d’une journée. Les écoles de conduite et certaines asbl proposent ce type de formation. Les motards expérimentés peuvent aussi y tester leurs réflexes.


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bagages. Je connais des plombiers qui, en ville, ne se déplacent qu’en moto. Et si vous avez besoin d’une voiture, vous pouvez utiliser une voiture partagée», ajoute Weerts. Et les vélos? «Le marché des vélos d’entreprises est en plein essor», explique Marc Groven, cofondateur et copropriétaire de la chaîne de magasins de vélos électriques iBike et B2Bike, spécialisés dans les vélos de société. «Il y a quelques années, nous étions parmi les premiers à encourager les entreprises à investir dans des vélos. Depuis lors, nous louons près de 5.000 vélos à Anvers et dans sa banlieue par l’intermédiaire de B2Bike et de nos huit magasins.»

depuis des dizaines d’années.» D’après Stijn Vancuyck, les risques d’accident ne sont pas plus élevés, mais les blessures sont souvent plus graves.

ABSENCE D’INCITANT FISCAL Si le marché des deux-roues motorisés augmente, c'est dû aux vélomoteurs et aux scooters 125 cc. Ils sont équipés d’une boîte de vitesses automatique et un permis de conduire B suffit. Une enquête menée par la Febiac révèle que près d’un tiers des conducteurs de ce type de moto finissent par passer à des modèles plus puissants. Les cours de conduite et les équipements sont fiscalement déductibles, mais les avantages fiscaux s’arrêtent là. «Les deux-roues motorisés devraient occuper une place de choix dans le budget mobilité», plaide Vancuyck. «Vous connaissez avec précision la durée de votre trajet et vous n’êtes pas bloqué dans les embouteillages, ce qui est une réelle valeur ajoutée au niveau économique. Hélas, on n’insiste pas assez sur le fait que les émissions de CO2 d’une moto et d’une voiture ne sont pas comparables.» «Les pouvoirs publics devraient encourager l’usage de la moto au lieu de se focaliser sur les vélos et les e-bikes. De plus, une moto peut transporter deux personnes et même des

DIMINUER LE STRESS

Le service aprèsvente est essentiel si l’on veut attirer des clients. Marc Groven iBike et B2Bike

IDÉES POUR LE VÉLO ÉLECTRIQUE DE SOCIÉTÉ

Proposez à vos collaborateurs de tester ces vélos. Pour certains, une brève formation sera la bienvenue. Insistez pour qu’ils portent un casque et qu’ils se rendent bien visibles, en particulier pendant les mois d’hiver. Un gilet fluo n’est pas un luxe!

«Ici, les problèmes de mobilité sont gigantesques. Les entreprises recherchent des solutions pour garder leur personnel, en particulier en cette période de pénurie de main-d’œuvre. Les vélos les plus populaires sont les e-bikes et les speedpedelecs.» Les problèmes de mobilité expliquent en partie ce succès. Les avantages fiscaux également. «Les vélos de société et les accessoires sont fiscalement déductibles à hauteur de 120%. Par ailleurs, les employés peuvent cumuler ces avantages avec la contribution de 0,23 euro/km et une voiture de société. Et ils bénéficient de l’exonération des cotisations sociales pour les trajets domicile-lieu de travail à vélo.» «Enfin, rouler à vélo est confortable. De nombreux clients disent qu’ils sont moins stressés et qu'ils connaissent avec précision la durée du trajet. Et grâce au vélo électrique, ils ne transpirent pas. Un speedpedelec est-il dangereux? Certains le pensent, mais la grande majorité roule prudemment: ce n’est pas parce que vous pouvez rouler à 45 km/h que vous le faites.»

SERVICE APRÈS-VENTE Un e-bike est plus rapide. Il est indispensable de garder une distance de sécurité par rapport aux autres vélos, la distance de freinage étant plus importante. Il faut également réduire sa vitesse dans les virages, le rayon de braquage d’un vélo électrique étant souvent plus grand.

Pour Groven, les vélos de société demandent une approche sur mesure. «Il n’existe pas de solution universelle pour l’ensemble du personnel. Nous devons discuter d’un budget et


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Les pouvoirs publics devraient encourager l’usage de la moto au lieu de se focaliser sur les vélos et les e-bikes. Christophe Weerts BMW

examiner les différentes possibilités. L’employé habite-t-il loin de son travail? A quelle fréquence utilise-t-il son vélo? Les prix varient entre 500 et 4.000 euros. Pour un client comme BASF, situé dans la zone arrière du port, le budget est plus élevé car les employés ont besoin d’un speedpedelec qui coûte entre 5.000 et 7.000 euros. De plus, les entreprises veulent des engins faciles à entretenir. 95% de ces clients se sont rendus au travail en voiture pendant des années. Vous ne pouvez pas leur demander de graisser leur chaîne de vélo chaque semaine.»

CONTINUER À TAPER SUR LE CLOU Enfin, Groven insiste sur le service. «Le service après-vente est essentiel si l’on veut attirer des clients. Je pense à un service dépannage. Il n’est pas facile de charger un vélo électrique dans son coffre de voiture. Vous devez donc proposer un service de réparation à proximité. Il est tout aussi important d’être bien assuré, notamment contre le vol. Le meilleur cadenas coûte 120 euros. C’est cher, mais il faut disposer d’une meuleuse pour l’ouvrir et ce n’est pas courant. La géolocalisation est une option, mais la plupart des systèmes fonctionnent encore sur piles, et si elles sont plates, que faitesvous? De plus, elles peuvent constituer une violation de la loi sur la protection de la vie privée.» Et n’oublions pas les pistes cyclables, ou plutôt l’absence de pistes cyclables. «Les communes et les autorités régionales font des

efforts, mais personne ne pouvait prédire que les vélos auraient un tel succès. De plus, il faut adapter les pistes cyclables à la nouvelle réalité: les vélos classiques, électriques et speedpedelecs y ont tous leur place. La mise en œuvre d’une politique adaptée est à la traîne, même s’il faut reconnaître que les choses progressent malgré tout.»

«DES SUBSIDES POUR DES COURS DE CONDUITE DE MOTO» Andrew De Bruyne d’Izegem est un informaticien indépendant qui se rend chez ses clients en Flandre et à Bruxelles. «Ces dernières années, le trafic a terriblement augmenté et je me retrouvais souvent bloqué dans les embouteillages. Aujourd’hui, ils ne sont plus le monopole de la capitale. C’est la même chose dans la plupart des centres-villes comme Bruges et même des petites villes comme Roulers. C’est pourquoi il y a deux ans, j’ai acheté une moto, une Triumph Bonneville T120. Je l’utilise surtout pour les distances plus courtes. Quand je dois me rendre à Bruxelles ou dans sa banlieue, je prends le train, ce qui me permet de travailler pendant le trajet.» «Le principal avantage? Vous êtes plus vite sur place et vous connaissez avec précision votre heure d’arrivée. De plus, une moto est beaucoup moins chère qu’une voiture, y compris dans le cadre d’un leasing. Idem pour l’assurance. Pour pouvoir rouler en moto, vous devez posséder un permis A. J’ai donc dû suivre des cours. En tant qu’indépendant, j’ai bénéficié d’un dédommagement forfaitaire du portefeuille PME* pour les entrepreneurs.» «Évidemment, vous ne pouvez prendre qu’un seul passager et les bagages sont limités. Mais, pour moi, un sac à dos suffit pour transporter mon ordinateur. De plus, j’ai gardé une voiture en cas de mauvaises conditions météorologiques ou de grève des trains.» «Hélas, les gens ne font pas encore suffisamment attention aux motos dans le trafic. Il faut rester très prudent, en particulier quand le trafic est dense.»


18 FLEET

Green, multi mobile et numérique Le marché du leasing de voitures est en pleine (r)évolution: plus écologique, multi mobile et numérique. Cinq tendances dominent.

1. MOINS DE VÉHICULES DIESEL

3. MULTI MOBILITÉ

La proportion des nouveaux véhicules diesel mis en circulation par les sociétés de leasing est passée de 90% à moins de 70%. «C’est la conséquence de la fiscalité», explique Frank Van Gool, directeur général de Renta, la Fédération Belge des Loueurs de Véhicules. «La transition se fait essentiellement au bénéfice des moteurs à essence, mais aussi des véhicules hybrides ou électriques, qui ne cessent de gagner du terrain. Les sociétés de leasing offrent aujourd’hui des solutions globales, dont l’installation de bornes de recharge sur le lieu de travail et au domicile du collaborateur.»

Le leasing ne concerne plus uniquement les voitures. D’autres moyens de transport alternatifs ou complémentaires sont de plus en plus utilisés dans un cadre professionnel. La combinaison entre les transports en commun et les véhicules partagés se popularise. Les solutions globales proposées aujourd’hui par les sociétés de leasing visent à répondre aux besoins de mobilité en offrant les solutions les plus efficaces et les plus durables. De plus, elles soulagent les entreprises et leurs collaborateurs des problèmes d’ordre pratique et administratif.

aident les entreprises à faire leur choix en matière de mobilité. «Elles permettent notamment aux clients de découvrir les différents modèles et marques de voitures, les options et les motorisations, et les budgets à prévoir», explique Frank Van Gool. «L’impact de ces choix sur la fiscalité joue également un rôle, notamment s’ils sont combinés avec des moyens de transport alternatifs. De plus, ces solutions doivent être conformes à la politique de flotte de l’entreprise et tenir compte des remboursements des frais de transport ou du budget mobilité. La numérisation facilite les comparaisons et permet d’optimiser les choix.»

4. NUMÉRISATION 2. ALLONGEMENT DU CYCLE DE VIE La durée de vie moyenne d'un véhicule en leasing se situe aujourd’hui aux alentours de 48 mois. A l’échéance du contrat, la société de leasing le revend sur le marché de l’occasion. «La valeur résiduelle des hybrides et électriques est supérieure, alors que le pouvoir d’achat de ceux qui achètent les véhicules de seconde main n’a pas augmenté», poursuit Van Gool. «Les sociétés de leasing doivent donc réévaluer la durée de leurs contrats. Elles peuvent également proposer en leasing ces véhicules d’occasion à des clients professionnels ou à des particuliers, qui pourront compenser la différence de prix en réduisant le coût de leur consommation.»

Les sociétés de leasing ont investi dans des plateformes numériques qui

Les sociétés de leasing offrent des solutions globales, dont l’installation de bornes de recharge sur le lieu de travail et au domicile du collaborateur.

5. LEASING PRIVÉ De plus en plus d’indépendants, voire de particuliers, optent pour le leasing. Pour Frank Van Gool, ce système est apprécié pour son caractère all inclusive. «Il évite les mauvaises surprises liées au paiement de la prime d’assurance, de la taxe de circulation, des frais d’entretien et de remplacement des pneus», poursuit l’expert. «En plus, les sociétés de leasing sont spécialisées dans l’achat et la revente de voitures. Elles peuvent négocier des conditions intéressantes lors de l’achat de voitures neuves ou récentes. Résultat: les clients bénéficient de véhicules modernes, sûrs et économiques, avec des formules sur mesure adaptées à leurs besoins.»


RESSOURCES HUMAINES

De petit extra amusant à véritable apprentissage L’an dernier, les Project Managers de l’agence de marketing Insilencio ont participé pour la première fois à un team building ayant une plus-value sociétale. Le choix de l’entreprise s’est porté sur Beyond The Limits, une initiative qui permet aux participants de faire l’expérience d’un handicap. «Ce fut une expérience inoubliable pour nos collaborateurs», se souvient Kelly Cocquyt, Head of Project Management chez Insilencio. «Ils l'ont vécue comme s’ils étaient handicapés et ont dû s’entraider pour réaliser diverses tâches. Cette expérience a renforcé leur empathie envers les handicapés, leur créativité, leur capacité à résoudre des problèmes et elle a aussi boosté certaines compétences utiles dans leur travail.» C’est précisément cette combinaison qui rend les team buildings sociétaux tellement intéressants et enrichissants. Cobus Van Gheluwe, fondateur de Funkey, une plateforme numérique qui centralise toutes les possibilités de team buildings sociétaux, confirme: «Presque toutes les entreprises sont passées par le paintball et le karting. Notre moteur de recherche met les entreprises en contact avec des variantes moins classiques. Et nous constatons que les options les plus demandées sont celles qui offrent une dimension de responsabilité sociétale. Aujourd’hui, nous proposons huit formules de team buildings sociétaux, ce qui

Le franchissement de la barrière de communication via le ressenti des personnes fut l’aspect le plus enrichissant. Kelly Cocquyt Head of Project Management Insilencio

représente 5% de notre offre en Belgique. 10% des demandes portent sur ces types de projets. Cette année, nous avons déjà enregistré près de 250 demandes d’offres et 60 réservations.»

TEAM BUILDING ET FORMATION Gilles van der Kreeft, expert en team building, constate, lui aussi, cet engouement. Son entreprise conçoit et organise des team buildings avec une valeur ajoutée sociétale. «Avant, les team buildings étaient un ‘petit plus’ offert aux collaborateurs: les entreprises réservaient un budget pour des activités ludiques. À l’heure actuelle, les team buildings sont de plus en plus liés à des parcours de formation. Les entreprises souhaitent que les connaissances acquises à cette

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occasion soient durablement intégrées. C’est précisément la spécificité des team buildings à dimension sociétale.» V-Formation a mesuré chez les participants l’impact de ces team buildings sur les mentalités, grâce à des questionnaires soumis aux participants avant et après les activités. Gilles van der Kreeft: «À l’issue de ces team buildings, les participants ont une autre vision du tri des déchets ou laissent plus volontiers leur voiture au garage pour aller travailler, etc.» Pour Cobus van Gheluwe, cette popularité croissante est la consé-


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De plus en plus d’entreprises optent pour du team building avec un sens social et sociétal. Elles peuvent soutenir une organisation caritative et en faire une expérience particulière pour leurs collaborateurs. «Ces projets de team building ont un impact sur la vie professionnelle et privée de nos employés.»

Le team building socialement responsables en trois étapes valeur ajoutée: “Pour nous, ce soutien financier aux associations caritatives est la dernière pièce du puzzle: il vient compléter l’expérience et la rend plus concrète.”

FESTIVAL DU TEAM BUILDING

quence directe de l’intérêt manifesté par de plus en plus d’entreprises pour l’entrepreneuriat responsable. «Les thèmes comme l’écologie, la santé, la durabilité et les migrations sont de plus en plus souvent intégrés à leurs valeurs. Il est donc logique qu’elles souhaitent les communiquer à leurs collaborateurs. Elles recherchent donc des team buildings cohérentes et pertinents.» Par ailleurs, Funkey verse 10% des frais d’inscription de Beyond The Limits à G-sport Vlaanderen, le centre de connaissances du handisport. Kelly Cocquyt estime que c’est une

Funkey propose d’autres formules de team building avec plus-value sociétale. Cobus Van Gheluwe: «Nous avons récemment invité 100 responsables RH et nous leur avons présenté cinq projets de team buildings sociétaux de notre gamme. L’an prochain, nous aimerions organiser un ‘festival du team building’, un peu à la manière d’une journée sportive où les entreprises pourront se retrouver dans un lieu pour essayer différentes formules de team buidling. Cela leur permettra aussi de collaborer avec d’autres organisations. En fixant un forfait par jour et par participant, ces team buildings seront plus facilement accessibles aux plus petites entreprises ayant peu de personnel.» Pour planifier le prochain team building, Kelly Cocquyt a essayé diverses options de Funkey. «Au Refu Village, je me suis immergée dans l’univers des réfugiés. L’objectif était de communiquer par gestes et de travailler avec eux: fabriquer un abri pour les oiseaux, cuisiner, réaliser et monter une petite vidéo. Nous avons fini par nous comprendre. Franchir la barrière de communication via le ressenti fut l’aspect le plus enrichissant.»

1. Définissez les valeurs de votre entreprise «Les entreprises qui seraient tentées d’opter pour des team buildings ‘socialement responsables’ parce qu’ils sont meilleur marché font fausse route. Il est essentiel de choisir un objectif et une activité qui motivent l’ensemble du personnel». (Cobus Van Gheluwe, Funkey) 2. Définissez un objectif à l’avance «Quels objectifs souhaitons-nous atteindre concrètement via ce team building? C’est la principale question qu’une entreprise doit se poser. Voulons-nous intégrer des valeurs sociétales dans notre entreprise? Améliorer la communication ou la capacité à résoudre des problèmes? Les réponses à ces questions aideront à choisir l’activité de team building.» (Gilles van der Kreeft, V-Formation) 3. Collaborez avec des organisations reconnues «N’allez pas à Calais pour entrer en contact avec des migrants et n’organisez pas vous-mêmes des activités avec des SDF: il est important que chaque projet soit encadré. Seul un accompagnement professionnel permet d’obtenir la valeur ajoutée recherchée.» (Cobus Van Gheluwe, Funkey)


INNOVATION

La boucherie en ligne Votre webshop culinaire. Cela peut sembler bizarre de lire ce message sur la porte d’une boucherie dans une rue calme de la banlieue gantoise. On comprend vite que la boucherie Henk n’est pas une boutique comme les autres. Derrière la porte d’entrée se trouve une chambre froide, équipée de compartiments réfrigérés individuels, accessibles jour et nuit. Henk De Vlieger – 18 années d’expérience et plusieurs récompenses au compteur – a développé lui-même cette idée voici quelques années. «Le métier de boucher est menacé», confie-t-il. «Pratiquement partout, le nombre de boucheries indépendantes ne cesse de baisser. Et ceux qui souhaitent vendre leur commerce peinent à trouver un repreneur. Dans de nombreuses communes, il n’y a même plus une seule boucherie! C’est ce qui m’a donné l’idée de créer une boucherie mobile: je me déplace plusieurs fois par semaine de commune en commune dans une camionnette aménagée. Cela n’a pas toujours été facile, car j’ai dû recruter du personnel pour mon magasin à Gand.»

Comment mieux répondre à l’évolution des besoins de nos clients? Henk De Vlieger Boucherie Henk

CODE UNIQUE «Cela m’a fait réfléchir. Comment pouvons-nous, en tant que petits entrepreneurs, mieux répondre à l’évolution constante des besoins de nos clients? Ces derniers souhaitent da-

Henk De Vlieger, Boucherie Henk


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© Frederic Raevens

Un panier de produits frais sur mesure préparé par votre épicier, combiné à une ingénieuse plateforme de commande en ligne: cela comblera-t-il les souhaits des clients exigeants? Le boucher gantois Henk De Vlieger teste ce système depuis deux ans et vient de convaincre des fermiers de se lancer à ses côtés.

vantage de flexibilité. Or, c’est précisément cette exigence qui freine l’ouverture de nouvelles boucheries. Et comment pouvons-nous, indépendants, prendre le train du commerce en ligne? Ce n’est pas évident au plan financier, et encore moins pour ceux qui vendent des produits frais.» «Mes clients pouvaient déjà passer commande en ligne et venir chercher leur colis dans le magasin. Mais cela ne fonctionne pas toujours à 100%. Soit les clients habituels sont mécontents parce que ceux qui commandent en ligne sont servis immédiatement, soit les clients en ligne doivent attendre leur tour… Par ailleurs, ils sont obligés de venir pendant les heures d’ouverture. Au final, ce système offre peu d’avantages.» Il y a cinq ans, Henk De Vlieger a lancé un tout nouveau concept: un système de commande en ligne qui permet aux clients de venir chercher leur commande jour et nuit. Un webshop est automatiquement connecté à des compartiments réfrigérés individuels. Chaque client reçoit par SMS un code unique pour ouvrir le compartiment, 24/7. «Lorsqu’un client passe commande et paie en ligne, nous recevons sa commande par e-mail et elle s’imprime dans le magasin. Au même moment, le webshop se connecte au système de verrouillage de la


24 INNOVATION

Réussir sa stratégie de commerce en ligne Rosine Uwayezu n’a que 24 ans. Cela ne l’a pas empêchée de créer Iconics en 2017, un webshop pour produits de luxe de seconde main. Elle recrute sa clientèle essentiellement via Facebook et Instagram, et vend des chaussures et sacs de luxe aux ÉtatsUnis, au Canada et au Japon. Son approche n’est pas passée inaperçue: Facebook Belgique l’a invitée à plusieurs reprises pour animer des ateliers sur le marketing en ligne. Elle a accepté de nous confier quelques conseils pour réussir dans le commerce en ligne. Vous avez une idée? Développezla! Osez vous lancer. J’ai débuté ma petite entreprise avec une page Facebook soignée, où je plaçais des produits et des messages sur mesure pour mon public-cible, qui a très vite répondu présent. Donnez une touche personnelle à vos messages et à votre business. Cela vous permettra de vous différencier et d’avoir une “empreinte unique”. Osez créer un réseau, en ligne et hors ligne, en particulier si vous êtes encore relativement jeune. Vous apprendrez beaucoup de votre réseau.

chambre froide et réserve un compartiment pour le client. Dès que la commande est prête(au maximum une heure plus tard) le client reçoit le code d’accès du compartiment et peut venir chercher sa commande.»

HEURES D’AFFLUENCE Un peu moins de deux ans après son inauguration, le webshop compte déjà près de 500 clients. «Beaucoup d’entre eux viennent aussi de temps en temps au magasin, mais il y a au moins une trentaine de clients que je n’ai jamais vus. Je constate donc à la fois une hausse du nombre de clients et un changement de comportement de la clientèle.» «En revanche, je ne pense pas que mon magasin physique sera un jour

superflu. Et je ne le souhaite pas! Simplement, les gens qui n’ont ni le temps ni l’envie de faire la file dans le magasin le samedi, commandent désormais en toute tranquillité par ordinateur ou smartphone. Et ils dépensent en moyenne un peu plus, peut-être parce qu’ils ont le temps de réfléchir et de choisir ce dont ils ont vraiment envie.» «C’est plus pratique pour moi: je gère mieux les heures d’affluence et je peux lisser la charge de travail, car je prépare les commandes en ligne pendant les moments plus calmes. Les heures d’ouverture du magasin ont été légèrement réduites, et cela devrait continuer dans ce sens.» «Bref, ce système constitue une réelle amélioration pour les petits indépen-


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Je suis convaincu que ce système a beaucoup de potentiel, même pour d’autres détaillants. Henk De Vlieger Boucherie De Vlieger

© Frederic Raevens

dants qui sont de plus en plus sous pression, comme les bouchers, les boulangers et les poissonniers.»

LA FRIGO-BOX Aujourd’hui, Henk De Vlieger passe de moins en moins de temps dans sa boucherie. Il vient en effet de créer une nouvelle société, baptisée De Versbox (la frigo box), qui offre à d’autres petits indépendants du secteur alimentaire l’occasion de commercialiser leurs produits via une plateforme en ligne. «J’ai créé plusieurs plateformes adaptées à différents secteurs, de meattime.be à cheesetime.be, en passant par fishtime.be. Les commerçantsclients utilisent le même type de réfrigérateur que le mien, avec des

compartiments séparés et un système unique de gestion et de verrouillage. J’ai déjà vendu neuf concepts à des confrères bouchers. Mais je suis convaincu que ce système a beaucoup de potentiel pour d’autres détaillants.» L’objectif principal du boucher gantois est d’aider à la survie du commerce de détail. C’est pour cette raison qu’une chaîne de supermarchés comme Delhaize ne peut s’inscrire sur ses plateformes, par exemple meattime.be. «À terme, ces webshops devraient fusionner pour former un seul site pour tous les spécialistes du frais d’un même secteur, et ce, à l’échelle du pays. Par exemple, un client pourrait découvrir en un clic les boucheries situées dans sa commune ou région et aller chercher sa commande au moment qui lui convient le mieux. Car j’estime que le commerce de détail offre une importante valeur ajoutée, tant au niveau de la qualité que de la relation humaine.» © Frederic Raevens


26 INNOVATION

Plus flexible et plus rentable grâce à l’impression 3D D’après une enquête récente menée auprès de 2.370 patrons de PME dans 23 pays, 75% des PME européennes devraient utiliser l’impression 3D d’ici 2020. 44% des participants à l’enquête ont déjà investi dans cette technologie. Pour être précis: la plupart sous-traitent à des spécialistes.

KNOW HOW SPÉCIALISÉ Et c’est nécessaire, car les imprimantes industrielles sont chères et exigent des connaissances pointues. «Beaucoup de personnes pensent qu’il suffit d’acheter une imprimante 3D bon marché et de se lancer. C’est une erreur», estime Jens Raskin, fondateur de Cr3do, qui fournit des services d’impression 3D à des PME. «L’impression 3D ne se fait pas en un clic Il faut d’abord disposer d’un projet élaboré en 3D, d’un logiciel et d’un scanner 3D qui traduira le projet dans un langage adapté à l’imprimante. Et pour obtenir la qualité voulue, il faut également s’y connaître en matériaux. La grande majorité des PME ne disposent pas de ces compétences en interne. C’est pourquoi elles s’adressent à des entreprises comme la nôtre.» Cr3do dessine et imprime des petites pièces et des pièces de rechange pour les PME, des maquettes complexes pour les architectes et des prototypes pour les start-ups et les développeurs de produits. La possibilité

La société Materialise réalise des prototypes grâce à la 3D, comme des défenses de mammouth.

d’imprimer et de produire des petites séries permet d’augmenter la flexibilité et de réduire les coûts. Jens Raskin: «Les PME commencent à se rendre compte de l’énorme potentiel de la 3D. On ne peut pas encore parler de boum, mais il pourrait se produire bientôt.»

IMPRIMANTES INDUSTRIELLES Le fabricant d’imprimantes Ricoh commercialise depuis peu une nouvelle imprimante 3D industrielle, de près de 3 m de haut à 650.000 euros. «Ce n’est pas un modèle pour les amateurs», explique Eric Gryson, CEO

L’impression 3D ne se fait pas en un clic. Jens Raskin Cr3do


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Les imprimantes 3D industrielles sont chères et complexes, mais cette technologie devient de plus en plus accessible aux PME. «Les entreprises régionales ont examiné notre imprimante et nous ont demandé de produire certaines pièces.»

de Ricoh. «L’appareil imprime à l’aide de polymères très solides, ce qui rend les pièces imprimées particulièrement durables. Cette technologie est idéale pour la fabrication de prototypes, car elle permet de réduire sensiblement les coûts. Je vois aussi des possibilités pour le secteur médical qui pourrait réaliser des prothèses à des prix plus abordables.»

TECHNOLOGIE 3D Materialise fait partie des entreprises qui utilisent la nouvelle imprimante Ricoh, en plus de 180 autres imprimantes 3D industrielles.

«Nous faisons partie des leaders mondiaux et nous fournissons, entre autres, des services à Samsonite Belgium, Volvo Gent et Reynaerts Aluminium. Depuis cinq ans, l’impression 3D est utilisée comme technologie de production», explique Pieter Vos, directeur du marketing de la production chez Materialise. «J’ai remarqué que les PME avaient plus rapidement adopté cette technologie que les multinationales. Pourquoi? Les structures des PME sont plus légères, elles sont plus souples et elles disposent de plus de flexibilité pour expérimenter différentes technologies de production. Certaines grandes multinationales ont un peu plus de mal à adopter la technologie d’impression 3D parce qu’elle n’est pas conventionnelle. Pourtant, elles pourraient réaliser de substantielles économies: avec l’impression 3D, vous n’avez par exemple plus besoin de moules. Et il est aujourd’hui possible d’imprimer en 3D avec des métaux.» «Le marché devrait se développer dans les années à venir», conclut Jens Raskin ce Cr3do. «Les prix d’achat des imprimantes 3D et des matériaux devraient baisser, les appareils seront plus performants et plus rapides, et la technologie sera accessible à de plus en plus de personnes grâce aux formations. Bientôt, ce secteur devrait exploser.»

Depuis cinq ans, l’impression 3D est utilisée comme technologie de production. Pieter Vos Materialise


IT

Votre entreprise à la une grâce à Instagram et à Pinterest Instagram est spécialisé dans le partage de photos et de vidéos. C’est donc un moyen pratique de mettre en vue votre entreprise et vos produits. Plus votre approche sera personnalisée, plus les réactions seront nombreuses. Accordez régulièrement à vos followers la possibilité de jeter un œil en coulisses, cela les fidélisera. Sachez qu’il est possible de traiter les images à l’aide d’outils et de filtres intégrés. Instagram propose aussi des applications - Boomerang, Hyperlapse et Layout - pour réaliser de petits films et des montages originaux. «Vous pouvez créer gratuitement un profil Instagram pour votre entreprise sur le site business.instagram.com», explique la spécialiste en réseaux sociaux Suzanne Wartenbergh. «La seule condition est de gérer parallèlement une page Facebook car votre profil Instagram y sera relié. Ces pages professionnelles vous permettent d’ajouter des données de contact, l’adresse de votre entreprise et des informations sur votre secteur d’activité. Il est également possible d’analyser vos posts et les réactions de vos followers.» L’application Later vous permet de planifier vos futurs posts. Crowdfire (www.crowdfireapp.com) identifiera le timing optimal, sur base des moments où vos followers sont les plus actifs sur Instagram. Et vous pourrez également placer des publicités ci-

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INSTAGRAM

blées, contre paiement. Cela vous permettra d’atteindre des publics spécifiques sur base de l’âge, du genre, de la géolocalisation et des centres d’intérêt. Vous pouvez déterminer le planning et le budget, et même planifier le lancement simultané d’une campagne sur Facebook.

PINTEREST Chez Pinterest également, l’accent est mis sur l’aspect visuel. Cependant, les deux outils diffèrent sur de nombreux plans, notamment en termes de public, un peu plus jeune chez

Sur Instagram, vous placez vos produits bien en vue alors que Pinterest est plutôt utilisé pour inspirer vos clients.


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De plus en plus d’entreprises utilisent Instagram et Pinterest pour doper leur visibilité. Quel est le réseau le mieux adapté pour une présentation en images?

Jackie Brussels montre l’exemple Le label belge de décoration intérieure Jackie Brussels est spécialisé dans la transformation de matériaux textiles en objets de décoration intérieure originaux. Les gérantes, Ozanne et Guillemine Mertens, ont compris comment elles pouvaient utiliser Instagram et Pinterest de concert. Leur page Instagram permet d’entrer dans leur atelier et d’assister à leur collaboration via un programme TV sur Vitaya. Sur Pinterest, elles rassemblent des Mood Boards inspirants.

Instagram. Pinterest est surtout utilisé pour diffuser des photos et vidéos existantes – déjà en ligne sur d’autres sites – rassemblés sur des tableaux thématiques. L’objectif principal: inspirer les visiteurs et créer une ambiance qui les incite à se diriger vers votre entreprise. Contrairement à Instagram, où l’on partage généralement son propre matériel, il n’est pas possible de retraiter les images. «Pinterest permet aussi de créer gratuitement une page professionnelle. Il suffit de se rendre sur business.pinterest.com», explique Wartenbergh.

«Vous pouvez même travailler avec plusieurs partenaires sur un même tableau: des collègues peuvent collaborer sur une même campagne de pub. Les statistiques identifient les images les plus appréciées, ce qui permet de matcher les intérêts de vos clients. Autre fonctionnalité intéressante, Widgetmaker, permet de placer un bouton sur votre site pour que vos clients vous suivent.» «Un compte professionnel Pinterest offre également la possibilité de créer un showcase, sorte de vitrine dans laquelle vous mettez plusieurs tableaux en valeur. Il est également possible de placer une ‘couverture dynamique’ avec des images animées sur la cover de votre page professionnelle. Pratique pour mettre l’accent sur de nouveaux produits.» Les entreprises belges ne peuvent pas encore placer des publicités payantes sur Pinterest. Les choses devraient changer prochainement.

UTILISATEURS EN BELGIQUE

Instagram

3 millions Pinterest

2,3 millions


30 IT

Au bureau ou à domicile Joignez l’utile à l’agréable et apportez un supplément de mobilité et productivité à votre business grâce à notre sélection de nouveautés informatiques.

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1. CLAVIER SILENCIEUX

4. SOURIS ERGONOMIQUE

Au bureau, le bruit des claviers classiques mécaniques peut être dérangeant. C’est pourquoi le fabricant Razer a décidé de commercialiser le BlackWidow Lite, un clavier à touches silencieuses. Le seul point négatif est l’absence de pavé numérique, même si cela rend le clavier plus compact. Il comprend un câble amovible, afin que vous puissiez facilement l’emporter. Prix de vente conseillé: 99,99 euros.

Grâce à la souris sans fil EMW-500 Hamav, vous éviterez tout problème articulaire. Les boutons et la molette de cette souris verticale sont placés sur le côté, ce qui permet de la tenir de façon naturelle et la surface en caoutchouc garantit une meilleure prise et plus de confort. Prix de vente conseillé: 28,99 euros.

2. SMARTPHONE ESTHÉTIQUE Il n’est pas indispensable d’acheter un smartphone de grande marque. Honor, une e-marque du fabricant Huawei, vient de présenter son Honor 8X en Belgique. Ce smartphone se distingue par un design minimaliste, une forme esthétique et un écran FullView 6,5 pouces. Prix de vente conseillé: 299 euros.

5. PRÉSENTATIONS PARTAGÉES Le Crowdbeamer est un appareil portable qui permet de partager des présentations partout et sans fil, avec des smartphones, tablettes et PC. Les utilisateurs peuvent utiliser leur propre PC ou appareil mobile pour prendre des notes et des saisies d’écrans. Cette application innovante de conception belge est dédiée au monde des entreprises. Prix de vente conseillé (25 clients): à partir de 1.495 euros.

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3. UN DISQUE DUR DESIGN La marque emblématique de ce disque dur de LaCie Porsche Design Mobile le met en valeur. Son design épuré et sa capacité de stockage élevée, avec des modèles allant de 4 à 8 téraoctets, font aussi partie de ses atouts. Le disque est assez volumineux et n’est pas “ready to use”: il doit être “formaté” au système d’exploitation de votre ordinateur. Prix de vente conseillé: 129 euros.

6. OREILLETTES SANS FIL

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Après les casques sans fil et les oreillettes classiques avec fil, voici les oreillettes sans fil ou in-ears. Ces oreillettes Cellularline Attidude fonctionnent via Bluetooth. Leur design et la station de recharge ont un look trendy. Elles peuvent aussi être utilisées par les sportifs. Prix de vente conseillé: 79,99 euros.


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©FY

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Pulse - 19 decembre 2018 by Tijd - Echo Connect - Issuu