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EN ROUTE VERS LES SOMMETS UNE ÉQUIPE DE FREESTYLE ENTHOUSIASTE AVEC SON NOUVEL ÉQUIPEMENT
Veuillez tirer un numéro de dossard Audi quattro Ski Cup Verbier Davos
18. – 20.01.2019 22. – 24.02.2019
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Éditorial
Le sport de loisirs est important! «Plus je prends du poids, moins j’ai envie de faire du sport pendant mes loisirs.» La théorie anti-sport de Winston Churchill pourrait aussi être une citation de nos contemporains qui ont une autre conception du bien-être. Celle du sport de loisirs en est l’exact opposé. Ce sont plutôt le plaisir et la joie de faire du sport débouchant sur des carrières à succès qui commencent sur cette grande scène présente en d’innombrables endroits en été et en hiver. Le Grand Prix Migros est la fabrique de talents par excellence de la nation de ski qu’est la Suisse. Dans les autres pays alpins, on nous envie cet événement qui réunit pendant les trois premiers mois de l’année plus de 6500 skieurs âgés de huit à seize ans. Le Grand Prix existe depuis 46 ans. Une autre longue histoire à succès est la course de ski familiale soutenue par différents sponsors portant actuellement le nom Famigros Ski Day. Plus de 3500 familles profitent d’une journée de ski par année au prix de 85 francs et disputent une course amicale en prenant du plaisir. Le troisième classique se nomme JJUSKILA et réunit chaque année 600 participants depuis 77 ans. Derrière ces trois événements traditionnels, ainsi quetoute une série d’autres événements de sport de loisirs pour tous les sports de neige, on trouve d’innombrables bénévoles provenant des ski-clubs et des sites où se déroulent les manifestations. Pour garantir la base, ou comme on le dit en anglais, les «Basics», on peut compter sur des sponsors qui s’engagent dans la mesure de leurs possibilités et faire en sorte que le sport de loisirs soit encore possible demain. JOSEPH WEIBEL RÉDACTEUR EN CHEF
GIAN LUCA BARANDUN 1994–2018
Cher Gian Luca, J’ai énormément admiré ta façon d’être. Je n’ai jamais rencontré quelqu’un d’aussi courageux que toi. Te regarder t’entraîner donnait de l’inspiration. Tu y mettais toujours tout ton cœur. Ta passion, ta volonté et ton engagement étaient impressionnants. Je ne te l’ai jamais dit directement. Tu ne l’aurais pas cru et pourtant aujourd’hui, j’aimerais te l’avoir dit. Ce n’était pas tes mots, mais tes actes qui te faisaient sortir du lot. On ne t’a jamais entendu te plaindre pendant les mauvais moments. Pendants les bons moments, tu es resté modeste. Tu as toujours cherché et trouvé toi-même le cheveu sur la soupe. Et s’il n’y avait pas de cheveu sur la soupe, tu t’en arrachais un. Dans ces moments-là, j’aurais voulu te prêter mes yeux pour que tu puisses voir d’un autre point de vue tes performances exceptionnelles. Tu as fait ton chemin sans te décourager, avec détermination et en tenant ton cap. Oui, tu étais une tête dure. Mon Dieu, qu’est-ce que tu pouvais être borné. Si je n’étais moimême pas autant obstiné, peut-être que j’aurais moi aussi essayé de temps à autre de te faire changer de direction. Avec toi, tout était si simple. J’avais souvent le sentiment qu’un contact visuel suffisait entre nous pour savoir ce que l’autre pensait. Mais nous ne restions pas silencieux pour autant. Au contraire. Nous riions aux larmes quand nous nous amusions. Tu ne t’es jamais trop pris au sérieux. Et c’est pourquoi tu savais aussi rire de toi-même. Il y a peu de gens qui ont de telles qualités. Et malgré cela ou peutêtre justement à cause de cela, tu as toujours su exactement qui tu es. À aucun moment tu n’as fait semblant, jamais tu ne t’es caché. Tu n’as jamais dû jouer de rôle, tu es toujours resté toi-même. Je pouvais me confier entièrement à toi. Tu étais d’une fiabilité exceptionnelle. Tu avais toujours de nouveaux projets. Tu étais très curieux et disposais d’un savoir considérable. Et tu n’avais pas besoin de t’en vanter. Tu étais toujours conscient de tes qualités. Comme tu le sais, j’avais toujours beaucoup de plaisir à skier. Et ce que tu ne sauras malheureusement plus est qu’avec toi, ma joie était à chaque fois encore dix fois plus grande et sans toi, elle n’était jamais aussi grande. Désormais, je ne skierai plus jamais sans toi parce que tu partages chaque virage avec moi. Bien sûr, rien ne sera plus comme avant. Même si tu seras toujours avec moi, je ne pourrai plus verser des larmes de joie avec toi. Tu vas me manquer et ce vide ne sera jamais vraiment comblé. Les moments passés avec toi étaient exceptionnels. Je garderai à jamais en tête et surtout dans mon cœur les innombrables histoires que j’ai vécues avec toi! J’espère que tu es d’accord d’être toujours à mes côtés à partir de maintenant?! Même si on doit te laisser partir, nous te garderons à jamais auprès de nous. Avec amour, ton ami Gilles Roulin
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Contenu // Décembre 2018 FOCUS 8 // Sport de loisirs Les douze grandes manifestations mises sur pied chaque année dans tous les sports de neige démontrent l’importance du sport de loisirs aux yeux de Swiss-Ski.
MIXED ZONE 20 // Biathlon Cette saison, l’équipe de biathlon de Swiss-Ski veut poursuivre sur la lancée des succès enregistrés l’année dernière.
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PERSONNAGES 24 // En diagonale Il y a 24 ans, Roland Brack a fondé l’entreprise de commerce en ligne brack.ch. Nous avons rendu visite à ce chef d’entreprise franc et prospère. 28 // Légendes En 1988, Hippolyt Kempf est devenu champion olympique et est aujourd’hui encore pionnier et acteur sur tous les fronts. 30 // Interview Il a attrapé tôt le virus du ski: Marco Odermatt, 21 ans et quintuple médaillé d’or aux CM juniors à Davos.
ACTIF 35 // Coupe du monde Des records pour l’éternité: jeu de chiffres à travers la coupe du monde de ski alpin. 44 // Ski-club Bachtel Le Ski-club Bachtel écrit l’histoire depuis 84 ans et a remporté de nombreux succès sur la scène internationale. 46 // Backstage Nous avons jeté un œil derrière les coulisses de David Hürzeler, «l’homme à tout faire», et dressons son portrait sous un autre angle.
SERVICE 50 // Schöffel L’équipementier de ski et d’activités en plein air Schöffel s’engage depuis dix ans sur la scène suisse du ski et des sports d’hiver. À partir de cette saison, il fournit l’équipe de freestyle de Swiss-Ski.
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58 // Médecine Combattre l’arthrose par le sport: l’important, c’est la dose.
Standards 01 // Editorial 04 // Panorama
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23 // Colonne médicale 62 // Nos six recommandations
63 // Sudoku 64 // P.-S.
Couverture S’envoler vers les sommets et dévaler la piste en sécurité: Aerials, Moguls ou Skicross. Ces jeunes et dynamiques athlètes de la scène freestyle ont du succès et depuis cet hiver, ils sont équipés par Schöffel. Photo: Swiss-Ski
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Panorama
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JUSKILA
PHOTO: SWISS-SKI
JUSKILA est le plus grand camp de sports de neige J+S de Suisse. Chaque début d’année depuis 78 ans, cette semaine prestigieuse célèbre la vie de camp, la convivialité et également les sports de neige. 600 jeunes tirés au sort et âgés de 13 et 14 ans profitent d’une semaine de sports d’hiver inoubliable pour 120 francs seulement. Dans une ambiance joyeuse et décontractée, l’apprentissage des enfants ne s’arrête pas aux sports d’hiver; ils apprennent à se connaître, font connaissance avec d’autres jeunes et brisent même les barrières liées à la langue. 150 collaborateurs bénévoles soutiennent le projet. Le prochain JUSKILA aura lieu du 2 au 8 janvier 2019 à Lenk im Simmental.
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Advertorial // voyageplan
VOYAGES DE SKI AVEC DES STARS Qui n'a jamais rêvé de skier sur les pistes et dans la neige profonde, accompagné d’un professionnel du ski, de partir en vacances ensemble, voire de pratiquer l’héliski ensemble pendant une semaine entière? voyageplan le rend possible! Le spécialiste suisse du voyage de ski propose des voyages exclusifs en poudreuse avec des stars du ski et du snowboard et, pour la première fois, un voyage d’héliski au Canada avec le légendaire lutteur suisse Jörg Abderhalden.
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l | CMH Stoffe
PHOTO: CMH, B RA D WHIT E
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Mountain Holidays (CMH), Selkirk Tangiers et Last Frontier Heliskiing. L'Alaska, l'Islande, la Suède, la Russie et l'Inde font également partie du programme d'héliski.
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CA N A DA
P HOTO : NIC O L AS MÜ L L E R
Week X avec Nicolas Müller 14 au 23.12.2018 Le professionnel du snowboard Nicolas Müller sait où se trouve la meilleure neige. Après tout, il la poursuit depuis qu'il a dix ans. Avec un groupe exclusif, il partira à la recherche de la poudreuse parfaite en Alberta
et en Colombie-Britannique, en cette fin d’année. À Banff, avec ses trois stations de ski légendaires Mt Norquay, Banff Sunshine et The Lake Louise Resort, vous pouvez vous préparer physiquement et mentalement à l’ultime aventure qui vous attend. En effet, direction le lodge d'héliski de CMH Bobbie Burns, au cœur des Purcells,
pour cinq jours. «Shred all day long» est la devise. Le Snowboard-Crack et les guides du lodge, spécialistes de l’héliski, savent exactement ce qui est important pour l'héliski. Vous êtes assuré de trouver la pente parfaite pour un spéctaculaire slalom dans la poudreuse. Prix dès CHF 6990.–.
JAPON
PHOTO: MIKE BAUR
Programme «Fusion» avec Mike Baur 24.1 au 8.2.2019 Le Japon est connu pour être le temple de l'or blanc. Nulle part ailleurs il ne tombe autant de neige que dans l'extrême nord du Japon et presque personne ne connaît mieux cet endroit que, le freerider et l’expert
Japow, Mike Baur. Hors des sentiers battus, le groupe de skieurs est accompagné de guides locaux. Les petites stations de Tohoku croulent sous la neige et presque personne ne les connaît. Vous dormirez dans des chambres d'hôtes traditionnelles japonaises, les Ryokans, et dans des hôtels Onsen, qui ont leurs propres bains ther-
maux. Ensuite, vous prendrez le ferry pour rejoindre l'île légendaire d'Hokkaido, au nord de l'île principale. Que ce soit pour skier ou pratiquer le Catskiing, à Furano ou dans la station volcanique japonaise Asahidake, où la poudreuse est garantie – vous plongerez profondément dans la culture japonaise. Prix dès CHF 6975.–.
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PHOTO: ROLF EICHER
Héliski avec Jörg Abderhalden 15 au 25.3.2019 Le roi suisse de la lutte n'est pas seulement un as dans son sport, il est aussi un très bon skieur. Les sports d'hiver sont une de ses grandes passions. Avec knecht reisen, partenaire suisse allemand de voyageplan, Jörg
Abderhalden se rend pour la première fois au pays de l'héliski. Le Toggenburgois accompagne un groupe exclusif lors d’un voyage de ski dans l'Ouest canadien. Après trois jours d'échauffement dans la célèbre station de Lake Louise, du parc national Banff, vous vivrez une incroyable expérience en poudreuse. L'héliski chez
CMH Bobbie Burns vous fera parcourir de longues descentes à travers de magnifiques forêts et de gigantesques glaciers. Dans les monts Selkirks et Purcells, on trouve presque toujours des conditions grandioses. Après cinq jours au paradis de la poudreuse, il sera temps de regagner la Suisse. Prix dès CHF 12 750.–.
NORVÈGE
PHOTO: UELI KESTENHOLZ
Ski et Sail avec Ueli Kestenholz 20 au 25.3. 2019 Il est snowboardeur, surfeur, parachutiste et speedrider. Mais Ueli Kestenholz préfère partir en randonnée à ski, plus précisément en splitboard. La péninsule de Lyngen, à 350 kilo-
mètres au nord du cercle polaire arctique, est l'une des meilleures régions au monde pour le ski de randonnée. Certains des plus beaux itinéraires des Alpes Lyngen ne sont accessibles qu'en bateau. Ueli Kestenholz et ces onze hôtes naviguent, dans les fjords du nord de la Norvège, pendant quatre jours.
Le programme «Ski et Sail» consiste en un voyage à bord d’un hôtel flottant, où vous mangez sur le pont et faites l’ascension de montagnes, équipé de peaux de phoques, pour ensuite les descendre tout en observant l’impressionnant paysage. Earn your Turns! Prix dès CHF 5350.–.
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PHOTO: LORENZ RI CH ARD
Héliski avec Fanny Smith 8 au 17.4.2019
en skicross. Au printemps 2019, elle voyagera avec voyageplan pour un séjour d'héliski unique au Canada. Les trois premiers La Skicrosseuse sait parfaitement jours, vous découvrirez Lake faire des virages serrés et des Louise et vous vous échaufferez sauts spectaculaires dans la sur les pistes pour mieux vous neige. Aux Jeux Olympiques de préparer à la suite. Le domaine 2018, à Pyeongchang, elle a d'héliski du lodge de CMH Bobremporté la médaille de bronze bie Burns est célèbre pour les
conditions de neige époustouflantes, sur les montagnes Selkirks et Purcells qui l’entourent. Fanny Smith et les invités de voyageplan se défouleront et parcourront des descentes inoubliables dans la neige profonde du Canada, sur un terrain de jeux de près de 2000 kilomètres carrés. Prix dès CHF 8750.–. DÉCEMBRE DEZEMBER 2018
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LA FLAMME POUR LES SPORTS DE NEIGE Le sport de loisirs jouit d’une grande considération auprès de Swiss-Ski. Responsable Events & Projets, le Valaisan Roman Rogenmoser (39 ans) gère depuis plus de deux ans l’ensemble des projets de sport de loisirs.
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endant tout l’hiver, nous suivons avec grand intérêt les courses de Coupe du monde sur le petit écran depuis notre canapé. Les courses d’Adelboden et de Wengen se disputent dans notre pays et font partie des plus grands événements sur la saison entière. Elles prennent chaque année la forme d’immenses fêtes populaires. Alors que la Suisse entière tourne son regard vers les professionnels de son sport national, les manifestations de sport de loisirs battent elles aussi leur plein au même moment. Depuis l’été 2016, Roman Rogenmoser gère douze projets nationaux de sport de loisirs en tant que Responsable Events & Projets de Swiss-Ski.. Cela représente une responsabilité de 500 journées d’événement. «Ce n’est pas simple de garder une vue d’ensemble sur cette quantité», reconnaît ouvertement Rogenmoser. Mais le Valaisan de 39 ans dispose pour cette tâche d’une équipe de responsables de projets, avec lesquels il met sur pied des Events de grande qualité. Et pour cause: «Quand Swiss-Ski est là, la qualité doit aussi être là», martèle Rogenmoser. Depuis la restructuration, les projets de Swiss Ski sous la houlette de
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Rogenmoser ont fait un grand pas en matière de communication. «Chaque Event doit servir à allumer la flamme des sports de neige chez les enfants.» Les expériences marquantes sont décisives pour l’avenir. «Si nous suivons de près l’évolution et intégrons la numérisation dans nos produits au lieu de nous contenter de l’observer, alors nous sommes sur la bonne voie.» Le Grand Prix Migros pour fleuron Roman Rogenmoser mise sur l’innovation et la créativité pour l’ensemble des manifestations, afin que les objectifs de Swiss-Ski puissent être atteints année après année. Il en va de même pour le Grand Prix Migros, la pièce maîtresse de Swiss-Ski. Le plus grand événement de ski alpin pour les jeunes de 8 à 16 ans offre à chaque skieur une expérience inoubliable sur la piste. L’an dernier, plus de 6500 jeunes ont participé au Grand Prix Migros et ils ont tous trouvé leur compte. Sa devise, «plus qu’une course de ski», doit au fait que les participants se voient offrir un véritable programme en dehors des courses proprement dites. La Minirace ren-
Grâce à nos Events, nous contribuons naturellement à la promotion de la relève. Roman Rogenmoser
PHOTOS: MÀD
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contre aussi un joli succès, elle qui permet à 750 enfants de six et sept ans d’acquérir leurs premières expériences. Organisé depuis 1972, le Grand Prix a vu défiler d’innombrables amateurs suisses de ski, dont de futurs champions qui y ont disputé des courses dans leur enfance. Les Lara Gut, Wendy Holdener, Michelle Gisin, Beat Feuz ou encore Carlo Janka ont tous disputé leurs premières courses au Grand Prix. Le Famigros Ski Day est lui aussi devenu, entretemps, une histoire à succès. Il s’agit d’une journée de sports de neige pour toute la famille à un prix imbattable. Plus de 3800 familles en ont profité en 2017. Et cette année, plusieurs des 18 journées de ski affichaient déjà complet avant même le début de la saison. Chaque famille participe à une course conviviale, puis peut se restaurer et s’amuser au village où l’attendent des jeux divertissants. Les participants se voient en outre remettre des forfaits journaliers pour le domaine skiable et un contrôle gratuit de dernière minute pour skis et snowboard. Une vidéo de la course est également réalisée pour emporter ce souvenir avec soi.
Investissement pour l’avenir Le camp de ski pour les jeunes JUSKILA est idéalement intégré dans les manifestations de sport de loisirs. Il réunit l’équivalent d’une petite Suisse, contribue à la promotion de la santé et offre aux jeunes l’opportunité unique de vivre une semaine complète de sports d’hiver pour seulement 120 francs. Quelque 600 jeunes de 13 et 14 ans venus de tous les cantons se rencontrent chaque année au début janvier à la Lenk. La demande est si forte que les participants sont choisis par tirage au sort depuis plusieurs années et qu’il y a une longue liste d’attente. Il faut dire que les enfants apprennent bien plus que les sports de neige lors du plus grand camp hivernal J+S. Dans une atmosphère joyeuse et chaleureuse, ils franchissent même les barrières linguistiques. 150 collaborateurs bénévoles soutiennent ce projet de Swiss-Ski.
promotion de la relève», ajoute Rogenmoser. «Ils jouent souvent un rôle dans ce qui constitue l’athlète.» Comme le dit la devise: «Sans une forte base, il n’y a pas d’élite.» Sans oublier que Swiss-Ski possède encore bien d’autres offres à son programme. Car même une fois la saison junior terminée, la scène régionale prend le relais en offrant de nombreuses possibilités pour poursuivre sa passion. Vous souhaitez vous entraîner, ou même disputer des courses? Alors la Swiss Regio Cup est la meilleure solution. Elle se compose de trois jours de courses et d’une journée de finale. En plus d’acquérir leurs premières expériences en compétition, tous les cracks peuvent ainsi rester en contact avec Swiss-Ski. La large palette d’offre de sport de loisirs de Swiss-Ski permet à tout le monde de trouver son compte, que l’on soit fondeur occasionnel, une future star du ski, un amateur, un skieur de beau temps, un as du snowboard ou un jeune sauteur à ski.
Chacun y trouve son compte Outre le principal objectif de Swiss-Ski, qui est d’amener les Suisses en montagne, les projets ont également d’autres buts. «Grâce à nos Events, nous contribuons naturellement à la
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ET LE GAGNANT EST ... Participer à l’Audi quattro Ski Cup, c’est ressentir l’atmosphère de la Coupe du monde dans des conditions professionnelles. Cette série amateur de courses de ski en 9 étapes fait notamment halte à Verbier et Davos. Elle proclame ses vainqueurs à Megève (Fra). Inscrivez-vous dès maintenant pour les courses de qualification en Suisse.
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udi amène la haute technologie de la piste à la route et transforme les performances sportives de pointe en un plaisir de conduite maximal. L’Audi quattro Ski Cup suit le même principe de réussite: cette série amateur de courses de ski se déroule dans les conditions professionnelles de la Coupe du monde de ski Audi FIS et compte neuf étapes en France, Italie, Suisse et Autriche. Une véritable atmosphère de compétition L’Audi quattro Ski Cup permet à tous de tester ce qui est d’ordinaire réservé aux stars du ski
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alpin. Chaque manche fait l’objet de commentaires professionnels. L’utilisation des mêmes portillon de départ et aire d’arrivée que pour la Coupe du monde de ski, le parcours de slalom géant parfaitement préparé et le chronométrage automatisé garantissent une expérience de course plus vraie que nature. L’Audi quattro Ski Cup a bénéficié d’une très belle résonance la saison dernière avec plus de 3000 participantes et participants, trois ans seulement après le lancement de cette série amateur de courses de ski. Des conseils de pros Les légendes du ski telles que Didier Cuche, Mike von Grünigen ou Fränzi Aufdenblatten se tiennent aux côtés des participants pour leur distiller leurs conseils techniques et analyses. Un véritable matériel et équipement de pro peut en outre être testé au stand des experts de Head. Les temps forts du programme sont les essais de conduite et les «Driving Experiences», lesquels se déroulent en partie sur la glace et la neige.
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AUDI QUATTRO SKI CUP
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AUDI QUATTRO SKI CUP – INSCRIVEZ-VOUS DÈS MAINTENANT Il est possible de s’inscrire en ligne à l’avance pour la course ou de simplement venir sur place sans pré-inscription. La participation à l’Audi quattro Ski Cup est gratuite. La compétition est ouverte à toutes les skieuses et tous les skieurs dès 18 ans qui sont capables de maîtriser une piste rouge. Le premier de chaque catégorie se qualifie pour la finale mondiale à Megève (Fra) et y représentera la Suisse en compagnie de tous les autres vainqueurs. Programme VIP Un programme VIP est disponible pour ceux qui souhaitent aller encore plus loin dans l’expérience de Coupe du monde et se reposer avant la course. Il comprend le tirage au sort des dossards, de la pure détente dans un hôtel 5* partenaire, une discussion avec les ambassadeurs Audi et encore bien d’autres surprises. Les inscriptions au programme VIP à Verbier et Davos sont possibles dès à présent. Audi Quattro Ski Cups en Suisse Verbier, du 18 au 20 janvier 2019 Davos, du 22 au 24 février 2019 Plus d’infos sur www.audi.ch/aqsc
Finale mondiale à Megève Le temps fort absolu de la prochaine saison de courses se tiendra à la fin mars 2019. Megève (Fra) attend les vainqueurs des manches qualificatives pour la finale mondiale de l’Audi quattro Ski Cup. La grande fête de fin de saison 2017/2018 vécue à Kitzbühel, la prestigieuse station de la Coupe du monde dans les Alpes tyroliennes, promet du spectacle et un feu d’artifice Audi pour la finale mondiale de la crème alpine, qui se tiendra cette année à Megève.
SUCCÈS DURABLE En collaboration avec ses partenaires de sports d’hiver, Audi se tourne attentivement vers l’avenir L’objectif commun: un succès durable via la promotion de la relève et l’enthousiasme pour le ski dans le domaine des loisirs et des amateurs. C’est pourquoi l’entreprise mondiale Audi soutient de nombreuses fédérations nationales de ski avec ses propres véhicules, tout en soulignant également sa présence dans le cirque blanc avec des Events et des actions locales. www.audi.ch
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Grand Prix Migros, Famigros Ski Day ou JUSKILA: Derrière ces trois manifestations de sports de neige de Swiss-Ski se cache toujours le même sponsor: Migros. Le grand distributeur suisse se concentre sur les manifestations populaires de sport de loisirs destinées aux enfants, aux jeunes et aussi aux familles, sans se mettre lui-même en avant. Chef de projet Sponsoring + Events de Migros, Caesar Keller suit ces manifestations de très près depuis plusieurs années. CAESAR KELLER CHEF DE PROJET SPONSORING + EVENTS CHEZ MIGROS
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Caesar Keller, JUSKILA et le Grand Prix Migros sont explicitement destinés aux enfants, le Famigros Ski Day rencontre, depuis des décennies (auparavant sous un autre nom), un grand succès auprès des familles depuis des décennies. Migros sponsorise en partie ces trois Events depuis de nombreuses années. Qu’est-ce qui se cache derrière ce succès? Caesar Keller: J’accompagne le JUSKILA à la Lenk depuis 2009. Chaque année, c’est une joie de voir les yeux des enfants briller. Avec mon expérience, je peux confirmer qu’il s’agit d’une aventure dont on se souvient longtemps. C’est pourquoi nous la soutenons depuis 15 ans. Chaque année, le Grand Prix Migros permet à 6500 à 7000 enfants ambitieux de skier sur les pistes de 14 sites différents. Cette course pour la relève a longtemps été considérée comme le berceau des talents. Peut-on dire que Migros soutient les stars de demain? Si vous le dites (il sourit). Le Grand Prix Migros est une histoire à succès. Je n’en suis plus aussi proche désormais, puisque j’ai confié la gestion du projet du côté Migros à un collègue pour me concentrer sur le Famigros Ski Day et
le JUSKILA. Même si l’un et l’autre ne sont pas directement liés, il existe un bon potentiel de synergie entre le Grand Prix Migros et le Famigros Ski Day. C’est-à-dire? Ces dernières années, on a vu une augmentation des doubles manifestations. Le Grand Prix Migros se tient le samedi et nous organisons ensuite le Famigros Ski Day le dimanche au même endroit. Il y a ainsi plusieurs gagnants. Les ski-clubs organisateurs, Swiss-Ski, nousmêmes et les autres partenaires des Events ne doivent aménager qu’une seule fois le site de l’Event. Tant au Grand Prix Migros qu’au Famigros Ski Day, nous proposons un vaste programme d’animation aux enfants en plus des aspects sportifs et culinaires. Le Famigros Ski Day existe sous sa forme actuelle depuis quatre ans. La saison prochaine sera donc déjà sa cinquième édition. Quel bilan intermédiaire tirez-vous? Un bilan globalement positif. Avec Swiss-Ski, nous avons entre-temps un peu épuré l’événement. Avant notre arrivée dans cette course de
ski pour les familles, elle se déroulait jusque sur 30 sites différents avec une participation parfois très moyenne. Il y avait des journées avec 50 familles ou moins. C’est pourquoi nous avons décidé avec Swiss-Ski de réduire de moitié le nombre de sites. Trois ans après le début de notre engagement, nous avons déjà atteint une participation moyenne de plus de 200 familles en 2016/17. Nous avons battu tous les records l’an dernier avec 3800 familles et 16’000 participants sur un total de 17 sites. On suppose donc que le niveau de satisfaction est très élevé? Selon un sondage auprès des participants, oui. 81% d’entre eux évaluent l’Event comme «très bon», 16% comme «bon» et seulement 0,1% se disent mécontents. Il y a de quoi être fier. Le prix est-il toujours aussi «épatant»? C’est vrai. Toute la famille peut skier pendant une journée pour 85 francs. Pour autant qu’elle soit membre de Famigros ou de Swiss-Ski. Et ce le cas de la majorité lors du Famigros Ski Day. Sinon, cela coûte 25 francs de plus. Tout le monde reçoit une repas chaud et tous les en-
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fants qui parviennent à l’arrivée reçoivent une médaille d’or, quel que soit le chrono qu’ont mis les participants d’une famille. Cette distinction a rapidement rencontré un joli succès. Le Famigros Ski Day est principalement organisé par un CO local. Trouvez-vous suffisamment de ski-clubs candidats chaque année? Ce n’est absolument pas un problème. Il n’y a que des gagnants lors de telles manifestations. Les ski-clubs en profitent, tout comme les remontées mécaniques et les entreprises locales. Nous rencontrons à chaque fois des bénévoles très motivé(e)s.
Comment attirez-vous les familles potentielles pour qu’elles viennent à l’un des 18 Famigros Ski Days? Le principal instrument de communication est la newsletter Famigros, en particulier l’édition spéciale au lancement des inscriptions. S’y ajoutent d’autres mesures en ligne et nous envoyons bien sûr un e-mail aux participants des éditions précédentes. Côté médias imprimés, nous utilisons d’une part Migros Magazine pour atteindre le grand public et d’autre part Snowactive pour toucher le groupe cible. Nous avons fait de très bonnes expériences dans ce domaine.
Derrière votre engagement, il y a bien sûr aussi une stratégie marketing tout à fait claire. Après des années d’investissement dans le sport de loisirs, cet engagement porte-t-il ses fruits? L’engagement pour le ski a fait ses preuves, c’est évident. Notre dévouement envers le sport de loisirs est également évident. Nos efforts de marketing sont largement dirigés vers les enfants, tout en faisant évidemment preuve de retenue. Toute l’année, nous nous engageons aussi pour des courses populaires, le célèbre Slow Up, la lutte et des festivals en plein air. Dans les grandes lignes, je pense que nous maintiendrons notre stratégie de «sponsoring pour les gens» à l’avenir. INTERVIEW: JOSEPH WEIBEL
INTERVIEW DE MICHAEL VON GRÜNIGEN
«Une très bonne chose»
La famille von Grünigen a-t-elle déjà participé au Famigros Ski Day? Il n’existe pas depuis très longtemps, malheureusement. Nous avons participé une fois à l’événement qu'il a remplacé. Comme il est plus orienté sur le sport de loisirs, je n’y ai pas encore assisté en tant que coordinateur de course. Le principal objectif est de permettre aux participants de se rapprocher des sports de neige et de vivre une journée de ski en famille. C’est une très bonne chose pour la famille. 16 SNOWACTIVE DÉCEMBRE 2018
Quelle importance accordez-vous au Grand Prix Migros? Nous y attachons une grande importance. Le Skiclub Schönried organise même des sélection internes. Je crois que nous sommes le seul ski-club qui organise de telles courses de qualification depuis le début de l’histoire du Grand Prix. Pour nous, c’était toujours un objectif de la saison de se qualifier pour la finale. J’ai été particulièrement heureux lorsque l’on a rebaptisé le Horneggli-Direttisima en «Mike von Grünigen Run» lors de la finale du Grand Prix Migros 2010 à Schönried. As-tu souvent participé toi-même? Je prenais le départ de toutes les courses que je pouvais. Donc sûrement cinq ou six fois. À cette époque, il n’y avait pas encore autant de catégories en fonction des années de nais-
sance. Plus tard, je suis venu en tant que père de mes trois fils, qui ont tous participé à plusieurs reprises. Aujourd’hui, je suis régulièrement présent en tant que coordinateur de courses de Fischer, d’autant plus que l’événement relève de mon domaine d’activité. Le Grand Prix Migros représente-t-il une expérience inoubliable pour les jeunes skieurs? Carrément. C’est même la course que l’on se doit de disputer en tant qu’enfant. Tous ceux qui ont ensuite brillé en Coupe du monde y ont participé. Le Grand Prix est toujours aussi populaire, en particulier dans les plus jeunes générations. Je peux le constater chaque année. RICHARD HEGGLIN
PHOTO: B&S, ERIK VOGELSANG
Meilleur géantiste suisse de tous les temps avec ses 23 succès en Coupe du monde et ses deux titres mondiaux, Mike von Grünigen est un habitué de la plus grande course alpine suisse pour la relève. Pour l’heure, il n’a en revanche connu que la compétition antérieure au Famigros Ski Day en tant que père de famille.
AVEC NOUS, VOS RÊVES DE POUDREUSE DEVIENNENT RÉALITÉ.
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© Dave Silver Photography
L’HÉLISKI PAR DES SPÉCIALISTES. TRAVELHOUSE.CH/SNOW
LES EVENTS EN UN COUP D'ŒIL
Focus // Sport de loisirs
GRAND PRIX MIGROS
JUSKILA
La plus grande course de ski du monde pour les jeunes âgés de 8 à 16 ans offre à chaque participant une expérience inoubliable sur la piste! Débutant ou expert, chacun trouve son compte au Grand Prix Migros, dont la devise est «plus qu’une course de ski». Les participants se voient en effet proposer toutes sortes de choses en dehors des courses. L’an dernier, plus de 6500 jeunes ont participé au Grand Prix Migros. Plus de 800 enfants ont participé à la Minirace, destinée aux plus petits (6 et 7 ans). š Ski alpin š Plus de 6500 participants š Plus grande course pour enfants du monde š 13 courses de qualification š 1 grande finale de la saison
Une semaine de sports de neige et de vie de camp pour seulement 120 francs: c’est possible grâce au JUSKILA! 600 jeunes passent chaque année une semaine de sports de neige à la Lenk. Et cela depuis 1941. š Ski alpin, Snowboard š Camp de ski pour les jeunes depuis 1941. š Plus grand camp de sports de neige J+S de Suisse. š 600 jeunes tirés au sort š 150 collaborateurs bénévoles š Une semaine de sports de neige à la Lenk pour seulement CHF 120.– www.juskila.ch
www.gp-migros.ch SWISSCOM SNOWDAY SCHOOL
SWISSCOM SNOWDAY FOR FAMILY & FRIENDS
La nouvelle journée de plaisir sur la neige de Swisscom, ou Swisscom SnowDay for family & friends, consiste en une journée inoubliable dans la neige à Meiringen-Hasliberg. Débutants et professionnels profitent tous d’une journée de neige riche en diversité, avec par exemple un parcours d’habileté, un cours de ski ou une séance d’autographes avec des stars du ski. Les clients de Swisscom InOne profitent de rabais exclusif. š Journée de plaisir sur la neige inoubliable le 23 mars 2019 au domaine Meiringen-Hasliberg. š Prix spécial pour les clients de Swisscom InOne: CHF 25.– enfants / CHF 35.– adultes š Prix pour les non-clients de Swisscom InOne: CHF 30.– enfants / CHF 40.– adultes š Le prix inclut le forfait journalier, ainsi que le repas de midi et les boissons.
DARIO COLOGNA FUN PARCOURS
La possibilité d’évoluer sur des skis tout fins avec ses camarades de classe: durant l’hiver 2017/18, plus de 12 600 écoliers ont pris part au Dario Cologna Fun Parcours, profitant ainsi d’une leçon de ski de fond gratuite et du matériel mis à leur disposition. š Ski de fond š Cours d’initiation au ski de fond pour les classes š 220 journées d’événement š Plus de 12 600 participants www.swiss-ski.ch/events/ dario-cologna-fun-parcours
SIMON AMMANN JUMP PARCOURS
www.swiss-ski.ch/snowday-family FAMIGROS SKI DAY
SUMMER CHALLENGE
Le Famigros Ski Day: une journée de sports de neige pour toute la famille à un prix imbattable. Chaque famille participe à une course conviviale, profite d’un délicieux repas de midi et se divertit au village où l’attendent de nombreux jeux et de super prix. š Ski alpin, Snowboard, Télémark š Une journée de ski pour seulement CHF 85.– š 18 Events š Plus de 3600 familles www.famigros-ski-day.ch
Faire du ski dès le plus jeune âge ne va plus de soi aujourd’hui. De nombreux enfants, en particulier ceux qui ont grandi en ville ou sont issus de l’immigration et qui ont donc eu peu ou pas de contacts avec les sports de neige, n’ont encore jamais été sur une piste de ski ou n’ont encore jamais vu un téléski de près. Pour inverser cette tendance, le Swisscom SnowDay school offre l’opportunité à ces enfants de vivre une journée sur la neige, accompagnés par un moniteur de ski/snowboard. Le voyage en car jusqu’au domaine skiable, le matériel et le repas de midi sont inclus. š Ski alpin, Snowboard š L’aventure des sports de neige sur une journée pour les classes š Plus de 7300 enfants š 95 journées d’événement www.swiss-ski.ch/snowday-school
Le Swiss-Ski Summer Challenge mélange entraînement d’été, exercices physiques, camaraderie et amusement. Il permet aux enfants et jeunes âgés de 7 à 15 ans de vivre une super fête sportive avec leurs amis. Par équipes de cinq, les jeunes sportifs ont l’occasion de prouver leur habileté et leur endurance dans des disciplines créatives telles que le pump-track, le parcours d’obstacles ou le tir sur des boîtes de conserve. š Compétition d’été polysportive par équipes š 7 journées d’événement et une grande finale de la saison š Plus de 2000 participants www.summer-challenge.ch
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Avec le Simon Ammann Jump Parcours, Swiss-Ski permet à des jeunes attirés par les hauteurs d’obtenir un aperçu du saut à ski. Les élèves sont équipés gratuitement de skis et de chaussures. Des experts leur font découvrir ce sport fascinant sur un terrain facile. š Saut à ski š Cours d’initiation au saut à ski pour les classes š 38 journées d’événement š Plus de 1700 participants www.swiss-ski.ch/events/ simon-ammann-jump-parcours
Focus // Sport de loisirs
AUDI SNOWBOARD SERIES
SWISS FREESKI TOUR
Depuis six ans, l’Audi Snowboard Series s’est établie en Suisse comme le tour de snowboard national. Succédant à l’ancienne Snow Series, elle a pour objectif de promouvoir les étoiles montantes du snowboard ainsi que la scène du snowboard en Suisse. š Snowboard š Tour national de snowboard š Plus de 2500 participants š 51 journées d’événement
Le Swiss Freeski Tour est coordonné par Swiss-Ski depuis la saison 2014/2015. La meilleure freeskieuse et le meilleur freeskieur de Suisse sont couronnés à l’issue des dix compétitions disputées sur un ou deux jours. š Freeski š Tour national de freeski š 21 journées d’événement š Plus de 650 participants
www.audisnowboardseries.ch
www.swissfreeskitour.ch
AUDI SKICROSS TOUR / SKICROSS KIDS TOUR
Créé en 2009, l’Audi Skicross Tour de Swiss-Ski est la pierre angulaire de l’organisation nationale en skicross. Le tour national de skicross est composé de courses FIS, de courses de Coupe d’Europe et de courses Open qui permettent de désigner le vainqueur du classement général chez les hommes et chez les femmes à la fin de la saison Le Skicross Kids Tour constitue la plate-forme et le point de départ idéaux pour les futurs athlètes d’élite en permettant aux jeunes talents de faire leurs débuts dans cette discipline fascinante. š Skicross š Tour national de skicross š 12 journées d’événement š Plus de 1000 participants
Focus // Sport de loisirs
AUDI SHRED DAYS
Tu es un snowboardeur ou un freeskieur passionné, tu adores rider sur les pistes et dans les parks, et tu souhaites améliorer ta technique? Alors participe à l’un de nos Audi Shred Days et profite d’une journée dans la neige avec beaucoup d’autres jeunes amateurs de sports d’hiver! š Freeski, Snowboard š Journée nationale d’initiation aux disciplines snowboard et freeski š 19 journées d’événement š Plus de 370 participants www.swiss-ski.ch/events/ audi-shred-days
www.audiskicross.ch
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Focus // Sport de loisirs
Reto Hammer a remporté le classement général masculin de la Swiss Loppet l’hiver dernier. Le Bernois de 26 ans a également été nommé Swiss Loppet Gold Member lors de l’Assemblée des délégués de Swiss-Ski fin juin, car il fait partie des neuf personnes qui ont participé à toutes les courses de ski de fond de la série Swiss Loppet l’hiver dernier. Qu’est-ce qui t’a poussé à parcourir près de 250 km en deux mois et demi sur plusieurs pistes de ski de fond suisses? Reto Hammer: «J’aime bouger. En plus, les Events de la Swiss Loppet permettent de se mesurer à d’autres personnes. Les manifestations sont toutes parfaitement organisées et ce n’est pas pour rien qu’il s’agit des plus grandes courses de ski de fond populaires de Suisse. Un point qui me plaît particulièrement, c’est que les compétitions se déroulent généralement le dimanche. Je peux donc me déplacer sur place le samedi. Pour moi, les week-ends sont entièrement placés sous le signe du ski de fond. Cela me permet de sortir un peu de mes études et de mon travail, aérer un peu ma tête tout en rencontrant des gens qui partagent ma passion.» Pensais-tu dès le départ participer à toutes les courses? Ou est-ce quelque chose qui est venu avec le temps? «Le programme complet a toujours figuré dans ma planification. Par le passé, j’avais disputé 20
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des courses FIS. En raison de mes études (éco(éc éco oali lisé sée e nomie d’entreprise à la Haute École Spécialisée de Berne, ndlr) et de mon travail, il n’étaitt plus plus possible de poursuivre la série FIS.» Avais-tu la victoire au classement général dans le viseur dès le début? «Oui, la victoire au général était le grand objectif de ma saison. C’est ce à quoi j’ai toujours travaillé pendant les séances d’entraînement d’été. Comme les distances dans les courses de la série FIS sont plus courtes, j’ai d’ailleurs dû opérer quelques ajustements pendant la préparation.» Quel a été le plus beau moment pour toi durant la série Loppet 2018? «Chaque Event a quelque chose de beau et de spécial en lui-même, d’ailleurs chaque course se déroule dans un super domaine de ski de fond. J’apprécie beaucoup le fait de pouvoir connaître les différents domaines de ski de fond en Suisse. J’ai été particulièrement heureux d’avoir pu remporter la Franches Nordique aux Breuleux grâce à la photo-finish. Les conditions étaient difficiles à cause de la neige fraîche et humide et du fort vent. La course a été particulièrement disputée.» Et quel a été le moment le plus difficile? «La course de ski de fond populaire de Kandersteg est presque une course à domicile pour moi. À cause d’un mauvais choix de ski, j’ai vite
comp mp pri riss que q e la victoire qu viccto oir ire e serait s rait difficile se e à aller a le al er compris cher ch erch cher er. Je rremarquais em marrqu quai aiss bi bien en p enda en dant nt lla a cou co our urse chercher. pendant course que je je n’avais n’a ’ vaiis aucun une e ch chan ance ce d anss le an less de esque aucune chance dans descent ce nte nt es fface es ace ac e à mes mes concurrents. conc co ncur urre rent ent nts. s. Ils Ils en en ont ont proprrocentes fité, mais je suis quand même parvenu à terminer à la 2e place.» Est-ce que les participants réguliers se connaissent entre eux? Avez-vous aussi des contacts durant ces week-ends qui vont de janvier à mars? «Oui, c’est clairement le cas. Il y a aussi des amitiés qui naissent. Lorsque l’on se trouve plutôt devant au classement, on finit par bien se connaître. Par exemple, on fait l'échauffement et le décrassage ensemble et l’on s’entraide si besoin pour trouver une chambre d’hôtel ou effectuer le bon choix de ski. Je fais partie du SAS (Ski-club Académique Suisse). Nous faisons en sorte d'arriver à chaque fois aux compétitions en équipe.» Une deuxième course en style classique fait son apparition cet hiver. Il s’agit de La Pachifica. Participeras-tu à nouveau à toutes les courses, désormais au nombre de onze? «J’ai pour objectif de défendre mon titre avec succès. En raison de mes études, je devrai toutefois renoncer à deux courses. Mais je peux vous dire que les neuf autres figurent dans mon agenda.» INTERVIEW: ROMAN EBERLE
Focus // Sport de loisirs
RETO HAMMER SWISS LOPPET La Swiss Loppet est la série qui comprend les onze plus grandes compétitions populaires de ski de fond de Suisse. La Pachifica, course de 30 km de La Diagonela, fait son entrée dans le programme dès cet hiver.
Pour participer à la Swiss Loppet, il faut être membre de Swiss-Ski. Toute personne qui s’inscrit à une course avec son P-Nr (numéro de membre de Swiss-Ski) est automatiquement intégrée dans le classement de la Swiss Loppet. Aucun résultat ne sera pris en compte rétroactivement.
CALENDRIER DES COURSES 2019 6 janvier: Attraverso, Campra (21 km skating) 13 janvier: Course de ski de fond populaire de Planoiras, Lenzerheide (25 km skating) 19 janvier: La Diagonela (La Pachifica), Pontresina–Zuoz (30 km classique) 20 janvier: Course de ski de fond populaire de Rothenthurm (22,5 km skating) 27 janvier: Marathon de Surselva, Sedrun (25 km skating) 3 février: Course de ski de fond populaire de Kandersteg (21 km skating) 10 février: Marathon de ski d’Einsiedeln (25 km skating)
Les fondeurs qui terminent les onze courses de la Swiss Loppet (plus de 320 km au total) au cours du même hiver se voient décerner le titre de «Swiss Loppet Gold Member», et ceux qui les terminent durant trois ans de suite reçoivent la distinction de «Swiss Loppet Member». Outre les honneurs et la gloire, les finisseurs reçoivent un diplôme ainsi que le maillot de membre Odlo exclusif. Le passeport de la Swiss Loppet peut être commandé gratuitement par e-mail à l’adresse: breitensport@swiss-ski.ch. Il est également disponible lors de chaque remise des dossards. La remise des prix du classement général de la Swiss Loppet a lieu lors de l’Assemblée des délégués de Swiss-Ski. Les 10 premiers de chaque catégorie et les 20 premiers du classement général y sont conviés. Tous les concurrents qui ont droit à un prix reçoivent une invitation personnelle et un beau cadeau en plus de leur prix.
17 février: Franches Nordique, Les Breuleux (30 km skating) 24 février: Gommerlauf, Obergoms (42 km skating) 3 mars: Mara, Sainte-Croix/Les Rasses (42 km classique) 10 mars: Marathon de ski de l’Engadine, S-chanf, Maloja (42 km skating)
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Mixed Zone Biathlon
CONTINUER SUR LA LANCÉE DES RÉSULTATS DES JEUX OLYMPIQUES L’équipe de biathlon de Swiss-Ski veut poursuivre cette saison sur sa dynamique positive de l’année dernière, dès l'ouverture de la Coupe du monde début décembre à Pokljuka (SLO). L'objectif est de confirmer les résultats obtenus aux Jeux Olympiques en février dernier aux Championnats du monde d’Östersund en Suède. L'entraîneur en chef de l’équipe féminine est désormais l’Autri-
chienne Sandra Flunger. Âgée de 36 ans, elle a entraîné l’équipe féminine de biathlon auprès de la Fédération autrichienne de ski de 2013 à 2016. Elle a ensuite fondé avec son oncle Alfred Eder le groupe d’entraînement «Biathlonschmiede» («la forge du biathlon») dont font partie cinq biathlètes autrichiens, parmi lesquels le quadruple médaillé olympique Simon Eder. Hormis les épreuves test, la leader Selina Gasparin a fait les gros titres avec des nouvelles positives. La médaillée d'argent des JO 2014 a mis au monde son deuxième enfant le 14 octobre. L’Engadinoise prévoit de faire son retour en Coupe du monde fin janvier au plus tôt. La saison dernière, Benjamin Weger
avait pour la première fois effectué des blocs d’entraînement en altitude. Étant donné que le double diplômé olympique a tiré des enseignements positifs de cette expérience, il a pris la décision d’effectuer à nouveau un camp d'entraînement en altitude pour se préparer pour la nouvelle saison. Pendant deux périodes de trois semaines, une chambre en altitude contenant de l'air pauvre en oxygène servait de lieu de séjour au Haut-Valaisan avant et après les unités d'entraînement. Cette année, le temps fort de la saison des biathlètes se déroulera à Östersund; le centre de la Suède accueillera les joutes mondiales du 7 au 17 mars 2019.. «Là-bas, nous
Télémark
PERSPECTIVES RÉJOUISSANTES AVANT LES CHAMPIONNATS DU MONDE AU BERCEAU DE LA DISCIPLINE La saison dernière, les athlètes de Swiss-Ski ont à nouveau été la référence en Coupe du monde de télémark: avec 45 podiums, ils ont
défendu avec succès leur place de numéro 1 au classement par nations. Et cela même sans leur «reine du télémark» Amélie Wenger-Reymond qui est devenue maman pour la première fois au printemps 2018 et qui a donc fait l’impasse sur la saison dernière. L’athlète FIS la plus titrée de tous les temps fait son retour à la compétition cette saison. La Coupe du monde débute mi-janvier à La Thuile (ITA). Du 1er au 3 mars 2019, l’équipe de Suisse vivra un premier moment fort avec la finale de la Coupe du monde à domi-
Skicross
Cross Alps Tour. La deuxième étape du tour après le départ en France emmènera les meilleurs skicrosseurs du monde à Arosa les 10 et 11 décembre. La course de nuit promet du spectacle et de l'action. Aux côtés d’Arosa, Veysonnaz (17 mars) est désormais la deuxième station suisse du calendrier de la Coupe du monde. Christophe Perreten, Chef Freestyle chez Swiss-Ski: «Nous sommes heureux d'avoir une deuxième compétition de Coupe du monde à domicile grâce à Veysonnaz, d'autant plus pour les finales de Coupe du monde en compagnie des spécialistes de snowboardcross.» Les Championnats du monde sreprésenteront le temps fort de la
Saut à ski
KILLIAN PEIER REMPORTE À NOUVEAU LE TITRE NATIONAL Après 2016 et 2017, Killian Peier a également conservé son titre aux Championnats suisses de saut à ski de cette année. Le sauteur du SC Vallée de Joux, âgé de 23 ans, s'est imposé sur le tremplin Andreas Küttel à Einsiedeln avec six points d'avance sur son premier poursuivant, Simon Ammann (SSC Toggenburg). Derrière Ammann, qui a déjà remporté le titre à six reprises chez les élites, Andreas Schuler s'est classé au 3e rang. L’année dernière déjà, l’athlète du SC Einsiedeln avait obtenu la médaille de bronze. Peier, qui a pu fêter deux podiums pendant la préparation de la saison dans le cadre du Grand Prix d’été, occupait déjà la tête du classement après la première manche. Lors de la seconde manche, Ammann s'est hissé à la deuxième place aux dépens de Schuler. À mi-octobre, la lutte pour le titre national des élites à Kandersteg avait dû être interrompue en raison d’un vent trop fort. Seule la manche d’essai avait alors pu être disputée dans des conditions équitables. 22
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LES MONDIAUX AUX ETATS-UNIS ET DEUX MANCHES DE COUPE DU MONDE EN SUISSE COMME TEMPS FORTS Avec 13 podiums en Coupe du monde, deux médailles olympiques grâce à Marc Bischofberger et Fanny Smith ainsi que la victoire de Bischofberger au classement général de la discipline, l’équipe suisse de skicross placée sous la direction de l’entraîneur en chef Ralph Pfäffli est confiante à l'aube de la nouvelle saison de Coupe du monde qui sera lancée début décembre à Val Thorens (Fr). Six événements de Coupe du monde sur deux semaines, et cela sur quatre sites différents: voilà c'est qu'est le
voulons poursuivre sur la voie des Jeux Olympiques et si possible encore nous améliorer», tel est l’objectif avoué de Markus Segessenmann, Chef biathlon de Swiss-Ski. Lors des Jeux Olympiques à PyeongChang, l’équipe suisse de biathlon a obtenu six diplômes et une place dans le ROMAN EBERLE Top 10.
cile, dans la station de Villars. Les attentes avant la finale sont claires selon Hans-Peter Birchler, Chef télémark de Swiss-Ski: «Nous voulons à nouveau gagner le plus grand nombre possible de globes de cristal devant notre public.» Les Championnats du monde ont lieu trois semaines plus tard, du 20 au 23 mars 2019, Le site où se déroulera les compétitions ne sera nul autre que la Norvège, le pays d’origine du télémark. «Notre ambition aux Championnats du monde à Rjukan est de réitérer les succès sensationnels obtenus il y a deux ans», déclare Birchler en parlant des objectifs. L’équipe avait alors ramené huit médailles des Mondiaux en SABRINA AEBISCHER France.
saison. Ils se dérouleront à Solitude, dans l’Utah. L’équipe de skicross a de bons souvenirs de cet endroit, car comme le rappelle Perretten, «il y a deux ans, en février 2017, nos skicrosseurs avaient été la seule équipe européenne à faire le déplacement à Solitude à l’occasion de l’événement test. Ces expériences sont maintenant très précieuses pour nous,car nous savons ce qui nous attend. Nous sommes convaincus que ça va nous aider à remporter des médailles.» Au niveau de la Coupe d’Europe, l’équipe de Suisse a terminé la saison dernière à la 1e place au classement par nations. Avec le vainqueur du classement général de la Coupe d’Europe 2017/2018 chez les hommes, Ryan Regez, un athlète supplémentaire de Swiss-Ski a obtenu une place fixe en Coupe du monde. L'objectif est de continuer d’amener des espoirs au niveau de la Coupe du monde par le biais de la Coupe d’Europe. SABRINA AEBISCHER
Colonne // Médecine
Ménisque Coudre ou ne pas coudre?
Dr. med. Walter O. Frey Médecin-chef de Swiss-Ski Directeur médical Balgrist Move>Med Zürich
Cette année, l’ouverture de la Coupe du monde de ski alpin à Sölden possède une saveur bien particulière pour Hans Hürlimann! Pour la première fois, il a fait le déplacement. Il a même loué un petit appartement avec sa famille et trouvé des billets en tribune pour tous. Avant d’assister au slalom géant des dames le samedi, ils décident d’aller tailler eux aussi quelques virages sur la piste. Malheureusement, la météo n’est pas de la partie. Un brouillard dense obstrue la vue. Et là, c’est le drame: une petite torsion dans un amas de neige fraîche provoque un coup de poignard à l’intérieur de l’articulation du genou gauche. Hans Hürlimann rejoint la station intermédiaire en glissant seulement sur son ski droit, avant de rejoindre la vallée en cabine. Adieu les jolies places en tribune, adieu les courses à suspense. Lundi, il se rend en boitant chez son médecin de famille: «D’après la manière dont s’est produit l’accident et la douleur dans l’espace articulaire interne, ça pourrait être une lésion du ménisque interne.» Il passe alors dans le «tube» pour un diagnostic précis. L’IRM confirme les soupçons: déchirure importante du ménisque interne. Le genre de blessure qui ne se répare pas toute seule. Une opération est nécessaire. Il se rend maintenant chez un spécialiste de l’articulation du genou. «Qu’est-ce que je me suis déchiré, en fait?», demande Hans Hürlimann. L’articulation du genou est une articulation charnière. Mais elle peut également facilement pivoter ou basculer sur le côté. Pour éviter qu’il ne se dérobe, le ménisque, qui est
constitué de fibro-cartilage, est cunéiforme à l’intérieur et à l’extérieur. Il joue donc un rôle clé dans la stabilité du genou. Mais ce n’est que lors de l’opération que l’on peut décider définitivement si on peut le «sauver», autrement dit le recoudre, ou s’il est trop atteint et qu’il ne reste pas d’autre choix que de le retirer. «Qu’est-ce que ça signifie pour moi?», s’inquiète Hans Hürlimann. Enlever le ménisque revient à enlever la cale du genou. La stabilité de l’articulation est altérée et on observe plus de mouvements vacillants. Le risque d’une apparition précoce d’arthrose augmente également. Mais à court terme, le fait de le retirer présente le grand avantage de nettement réduire le temps de rééducation. Il est ainsi possible de remonter sur les skis après quelques semaines seulement. Un ménisque suturé, par contre, nécessite une rééducation plus complexe et beaucoup plus longue, et le ski ne devrait pas être envisagé avant plusieurs mois au plus tôt. Le ménisque suturé garantit la stabilité de l’articulation du genou. Heureusement, le ménisque de Hans Hürlimann a pu être conservé et suturé. Cependant, il ne saura pas avant la fin de la rééducation si la suture tiendra solidement et si le ménisque devra tout de même être enlevé après deux mois. Hans Hürlimann possède un caractère de skieur amateur optimiste. Il est convaincu qu’il retournera, au printemps, tailler de nouveaux virages dans la neige. Même si la phase de rééducation est un peu plus longue, il l’entame avec une motivation à toutes épreuves. DEZEMBER 2018
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SIMPLE, EFFICACE, ET PARFOIS AUSSI ASSEZ ATYPIQUE Il n’est pas facile de trouver un produit qui ne soit pas livrable par le spécialiste du commerce de détail brack.ch. Cela peut sembler étrange, mais c’est la réalité. Le stock de cette entreprise recense en permanence 200 000 articles pour garder une longueur d’avance sur les concurrents. Derrière elle, un homme qui garde les pieds sur terre: Roland Brack (46 ans), nouveau partenaire de Swiss-Ski depuis cet hiver.
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eut-être vous posez-vous parfois cette question: Pourquoi une entreprise sponsorise-t-elle une fédération sans posséder d’affinité visible avec les activités de cette même fédération? C’est ce que j’ai demandé à Roland Brack. Un jeune homme de 46 ans qui a créé une petite entreprise il y a 24 ans en assemblant des composants informatiques pour ses clients depuis le grenier de ses parents. Aujourd’hui, il est à la tête d’une entreprise de 630 employés qui réalise un chiffre d’affaires de 665 millions de francs suisses. «Et maintenant vous me demandez pourquoi nous sommes devenus partenaires de Swiss-Ski?» Les personnes influentes de demain Le département marketing se cache bien sûr là derrière. «Ils ont compris à juste titre qu’il est important pour l’avenir de travailler sur la notoriété de notre entreprise.» C’est pourquoi brack.ch sponsorise depuis longtemps déjà le travail de relève du football suisse et investit aussi une partie de son budget marketing dans la relève de Swiss-Ski depuis cet été Et lorsque l’on en parle, Roland Brack revient à la charge 24
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avec ses arguments. «Tout d’abord, je suis un skieur passionné depuis mon enfance. Deuxièmement, nous formons chaque année 40 apprentis dans différents métiers: Médiamaticien, informaticien, gestionnaire du commerce de détail et logisticien. Et troisièmement...», appuie-t-il avec conviction, «...parce que les jeunes d’aujourd’hui sont les personnes influentes de demain.» Ça a le mérite d’être clair! Il a grandi avec l’entreprise Nous voilà donc au 3 de la Hintermättlistrasse, à Mägenwil (AG), en face de Roland Brack. L’homme affiche environ 170 cm, une allure sportive et un naturel plutôt réservé. Une fois au dernier étage, le regard de Roland Brack s’illumine. «Nous nous trouvons dans une annexe et un endroit destiné à la réflexion, mais qui invite aussi volontiers à la relaxation.» Des cubes uniformes sont visibles partout dans cet espace. Il s’agit en fait d’une copie grand format des petits robots qui officient inlassablement dans le grand entrepôt logistique de Willisau (LU) pour collecter au bon endroit les articles commandés. Les imitations de robot
servent de salle de réunion, de coin café ou simplement de lieu de détente. Ça sonne jeune, dynamique. Qu’il y a-t-il là derrière? Roland Brack rigole. En plus de 20 ans d’entreprise, il a beaucoup appris. Surtout à grandir avec l’entreprise. Le voilà qui raconte. Apprendre à lâcher prise «Une fois la barre des 200 employés franchie, nous avions atteint un ordre de grandeur qui nécessitait un nouveau changement fondamental dans notre culture de gestion.» Il estime qu’un fondateur d’entreprise doit apprendre à lâcher prise et à abandonner quelques-unes de ses responsabilités. Même si d’autres entrepreneurs ne partagent pas son avis, il croit qu’il faut donner aux gens la liberté nécessaire pour se développer et apprendre à se construire. «Ici, dans cette pièce, on pense encore et encore à l’avenir.» C’est dans de grands ateliers de groupe que l’ensemble du cadre, constitué de plus de 100 personnes, développe ses stratégies. Et pas seulement dans cette pièce. «On appelle ça une gestion participative. Elle est adaptée aux besoin actuels», assure Brack. >
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PHOTOS: B&S, ERIK VOGELSANG
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Comment tout a commencé Effectuons un petit retour en arrière pour revenir aux débuts de l’entrepreneur Roland Brack. Il a suivi une formation d’électromécanicien, avant d’étudier le génie électrique. C’était un dingue de PC, à l’époque où le PC en était encore qu’à ses balbutiements. Il n’avait toutefois pas de plan de carrière une fois sa formation d’ingénieur électricien aboutie. Cependant, il était déjà certain au début des années 1990 que l’informatique allait transformer le monde. Comme il avait raison! Il a alors commencé à assembler des composants informations pour ses amis et sa famille dans le grenier de ses parents, à Bözen (AG). C’est devenu une entreprise. Son credo n’était pas la croissance à tout prix, mais la satisfaction du client. «Je veux toujours faire plus que ce que je promets.» Il explique qu’il est parvenu à maintenir l’entreprise dans cette direction. «Un client satisfait revient toujours», dit-il. C’est pourquoi brack. ch compte non seulement de nombreux clients réguliers, mais aussi un taux de retour à seulement un chiffre. Ses concurrents, dont on sait qu’ils sont pourtant nombreux, ne peuvent qu’en rêver.
JE VEUX TOUJOURS FAIRE PLUS QUE CE QUE JE PROMETS. CAR UN CLIENT SATISFAIT REVIENT TOUJOURS. Roland Brack
L’ombre et la lumière se côtoient de près Le commerce en ligne est tout sauf un marché facile. Roland Brack le dit à sa manière: «L’ombre et la lumière se côtoient de près.» En 24 ans, Brack s’est assuré une proposition unique de vente (en bon anglais: une USP). Le spécialiste du commerce en ligne dispose en permanence d’un assortiment de 200 000 articles stockés dans son entrepôt, pour une valeur d’environ 100 millions de francs. Dans l’industrie, il ne va pas non plus de soi qu’une clé USB, une barre de chocolat et un pantalon de vélo soient expédiés au consommateur dans le bon emballage, et non pas dans trois petits paquets, ou même des colis de taille moyenne contenant chacun un produit. L’entreprise a travaillé pendant 20 ans pour atteindre cette USP. Bon équilibre vie-travail Même si le départ à la retraite est encore bien loin pour ce quadragénaire, il a désormais quitté les affaires courantes de l’entreprise. Mais il a toujours développé un bon sens de l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée. Il explique avoir appris des erreurs des autres et être prêt à tirer le signal d’alarme si cela s’avérait nécessaire. Il peut aujourd’hui se concentrer sur les choses qu’il aime. Il a fait de son hobby son métier. Il doit juste trouver un nouveau hobby. Et il a bien raison. Quand il ne développe pas de stratégies dans son rôle de président du Conseil d’administration du groupe Competec (qui appartient entre autres à brack.ch), alors il aime faire du sport. «Non. Je ne suis pas un sportif extrême. Je ne 26
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veux pas non plus le devenir.» Il enfourche volontiers son vélo, dispute des rallyes depuis plusieurs années et pratique le ski en hiver. Où ça? Il possède un appartement à Engelberg, où il se rend souvent. Passer un week-end dans les Alpes est pour lui synonyme d’entrée dans un nouveau monde, comme des vacances. «Et oui», ajoute-t-il, «voyager dans des pays lointains est l’un de mes grands passe-temps.» Un regroupement d’entreprises idéal Mais Roland Brack n’aime pas aller sur le terrain privé. Quand on lui pose un peu timidement la question de sa vie privée et de son environnement social général, la réponse épouse les contours d’une autre question sur son visage: «Faut-il vraiment en parler?» Il a été marié et il est le père de deux enfants aujourd’hui adolescents. Et quand papa s’en va par exemple skier, il les emmène souvent avec lui. Roland Brack préfère parler de l’œuvre de sa vie. Il réfléchit naturellement à l’avenir de l’entreprise. Pour son entreprise, il ne doit pas être différent qu’aujourd’hui. La combinaison du commerce en ligne traditionnel et de la fonction de bailleur logistique de concurrents est intéressante. Elle sert aujourd’hui de modèle dans l’industrie. Au début, cela suscitait des critiques. «Il n’y avait pas de place pour un tel modèle dans la pensée traditionnelle de l’époque.»
Vendre n’est pas une option L’Asie et en particulier la Chine représentent une concurrence croissante dans le commerce en ligne. Si un grand investisseur chinois venait voir Roland Brack et lui proposait une importante offre d’achat, comment réagirait ce dernier? «J’éprouve toujours un immense plaisir dans mon entreprise. Et c’est pourquoi même une telle offre ne serait pas une option.» Cela fait partie de ses principes. Chaque année, la croissance est de la partie. Et il réinvestit les bénéfices pour grandir. Selon lui, il est important que son entreprise soit gérée au plus juste et que les décisions puissent être prises rapidement. La peur est mauvaise conseillère Il n’a en tout cas pas peur de l’avenir. Même si l’économie mondiale et surtout la politique mondiale sont devenues plus instables aujourd’hui, il parvient à dormir sur ses deux oreilles. «Cela ne sert à rien de dépenser de l’énergie pour des choses que l’on ne peut pas influencer soi-même. Il faut les prendre comme elles viennent.» Et des peurs plus personnelles? «J’ai grandi dans un environnement simple où l’on allait à l’essentiel. Quand il s’agit de se serrer la ceinture, alors je le fais. Ça fonctionne toujours. Dans la période plutôt turbulente que nous traversons aujourd’hui, la peur est mauvaise conseillère.» Et là, il a vraiment raison. JOSEPH WEIBEL
BRACK.CH NOUVEAU PARTENAIRE DE SWISS-SKI BRACK.CH est le nouveau partenaire de la relève ski alpin de Swiss-Ski et reprend notamment le naming «Course FIS BRACK.CH». Un pack publicitaire complet lors d’une sélection d’épreuves de Coupe du monde de ski FIS en Suisse garantit à BRACK.CH une présence médiatique forte sur tous les canaux. Le spécialiste du commerce en ligne devient en outre sponsor en titre du Championnat suisse alpin et sera co-sponsor officiel du «Grand Prix Migros». BRACK.CH détient en outre les droits de sponsoring individuel d’une sélection d’athlètes de Swiss-Ski. Cet engagement correspond à la philosophie de son fondateur Roland Brack, qui soutient des talents de la relève depuis longtemps déjà, aussi bien dans différentes disciplines sportives que dans la formation professionnelle.
RACING
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DEZEMBER 2018
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SNOWACTIVE
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Personnages // Légendes es es
Hippolyt Kempf Pionnier et acteur sur tous les fronts
L
e chef du ski de fond de Swiss-Ski et économiste du sport à l’Office fédéral du sport à Macolin en entend encore parler 30 ans plus tard. Aujourd’hui, c’est un homme à trois casquettes qui ne manque jamais d’idées. Il exige beaucoup de son entourage. «Si j’avais pu, j’aurais disputé quatre disciplines hivernales à la fois», se souvient le fils d’une famille de commerçants du sport. Enfant, Hippolyt Kempf a tout testé: ski alpin, ski de fond, saut à ski et bien sûr le combiné nordique. Ce n’est qu’en 1979, lorsque le jeune athlète du SC Horw est monté sur le podium du combiné nordique lors des Championnats de Suisse juniors à 14 ans qu’il a saisi quelle
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serait sa discipline: «Avec cette médaille, j’ai compris que j’étais un spécialiste de combiné nordique.» On attend beaucoup d’un champion olympique «Hippy» a fêté ses débuts en Coupe du monde le 4 janvier 1986 à Schonach. Il a rapidement endossé le rôle de pionnier, lorsqu’il a remporté son premier succès de Coupe du monde sur une épreuve d’un jour à Oberwiesenthal. À cette époque, les athlètes de combiné nordique réalisaient normalement leur saut le premier jour sur le petit tremplin, puis s’élançaient le lendemain pour les 15 km de ski de fond, selon le tableau de Gundersen (formule de conversion des points de retard du saut en secondes de retard pour le départ du ski de fond). Cette formule lui a également convenu à Calgary, où il a réussi la course de ski de fond de sa vie peu avant la cérémonie de clôture des Jeux Olympiques. Il est alors devenu le premier skieur nordique suisse à remporter une médaille d’or olympique. Il s’était déjà paré d’ar-
gent quelques jours plus tôt avec Andreas Schaad et Fredy Glanzmann lors de la compétition par équipes. Ce succès olympique a eu des conséquences jusque dans sa vie quotidienne: «Quand on est champion olympique, on attend de nous des performances de pointe. On n’a jamais rien attendu d’autre de ma part», explique Kempf, qui exige lui aussi souvent beaucoup de son entourage. Il est parfois mal compris lorsqu’il a l’une ou l’autre idée ou qu’il lance un projet. Le créateur est souvent plus rapide dans l’exécution que dans l’implication et l’information des autres personnes qui sont aussi impliquées. Premier Suisse à Stams La plupart du temps, on pardonne à Hippolyt Kempf, qui fut le premier Suisse à tenter sa chance à l’étranger, à 16 ans. Ce qui a fait de lui un mercenaire, ou un pionnier, lorsqu’il a rejoint l’école de ski mondialement réputée de Stams (Tyrol), devenue la fabrique de médaillés olympiques. «Je voulais m’entraîner plus, mais je n’en avais pas la possibilité à Kanti
PHOTOS: KEYSTONE
Hippolyt Kempf est devenu champion lors d’une année bissextile, en 1988 à Calgary. Cette médaille d’or historique poursuit encore aujourd’hui le Lucernois de 53 ans.
Personnages // Légendes
Luzern, car on y comptait les heures de présence», se souvient Kempf. «À l’époque, la Suisse ne connaissait pas encore les écoles de sport, c’est pourquoi Stams représentait la seule possibilité pour moi de poursuivre ma voie.» Dans sa classe à Stams, il y avait par exemple Patrick Ortlieb, le champion olympiquede descente de 1992, Werner Schuster, le futur entraîneur suisse de saut à ski, ou encore Klaus Sulzenbacher, son plus grand adversaire sur le chemin du titre olympique. Un slalom vers les études commerciales Le chemin vers Stams et la carrière d’athlète du quintuple vainqueur en Coupe du monde de combiné s’est principalement résumée à filer tout schuss vers les sommets de la hiérarchie. Son parcours d’étudiant s’est en revanche bien plus approché d’un slalom que d’une descente. «En fait, je voulais étudier à Zurich, mais j’aurais dû rattraper sept matières», dit Kempf, qui a ensuite trouvé un moyen de sortir de ce dilemme. Après une année d’étude de biologie et de sciences du sport à Innsbruck, il a pu réaliser une passerelle vers l’Université de Fribourg. «Le certificat d’Innsbruck a rendu cela possible.» À Fribourg, il a ensuite basculé vers des études en sciences économiques et sociales, ce
qui, comme le confirme son activité actuelle d’économiste du sport à Macolin, allait lui être bénéfique. Mais le chemin vers le doctorat n’a pas non plus été direct: «J’avais commencé un sujet de thèse qui concernait entre autres les microcrédit. Mais après un an, je suis parti sur autre chose.» Pourquoi? «Adolf Ogi a déclaré à l’époque que nous avions besoin d’un plus grand nombre d’économistes du sport, alors je me suis penché, pour faire court, sur le lien entre l’argent et le sport», dit-il non sans fierté. Il n’était alors que le deuxième doctorant en Suisse à s’intéresser à l’économie du sport. Là aussi, il a joué le rôle de pionnier. Disparition en forêt Souvent, les sportifs à succès ne sont pas les plus faciles à vivre. Mais si ce n’était pas le cas, ils n’auraient pas de succès. C’est le constat qui s’appliquait à l’athlète Hippolyt Kempf et qui s’applique toujours aujourd’hui à l’économiste du sport et chef ski de fond. Une anecdote à ce sujet: alors que St. Moritz accueillait encore une belle étape de Coupe du monde de combiné nordique et attirait donc chaque année plus d’une dizaine de journalistes suisses, «Hippy» a connu un jour sans lors ski de fond. Les journalistes de la presse écrite se deman-
daient ce qu’il s’était passé et auraient aimé lui parler. Or il s’est éclipsé dans la forêt et on ne l’a plus revu. Il a fallu que sa petite amie de l’époque aille le chercher pour que les journalistes puissent enfin recueillir les déclarations de Kempf sur leurs bloc-notes. Sans sa femme, ça n’irait pas Hippolyt Kempf avait (et il a toujours) un petit air de farceur sur le visage, mais peut aussi confondre les gens avec ses déclarations ou une expression sérieuse. Est-il vraiment sérieux ou est-ce juste une blague? Ce qu’il doit souvent faire, c’est simplement relâcher la pression. Il a en permanence des idées et des projets à mettre en oeuvre, il est infatigable. Il dit aussi qu’il n’a plus de temps libre depuis plusieurs années. En plus de ses activités professionnelles à Swiss-Ski et Macolin, il est également un fier père de famille, à qui il arrive de rester à la maison pour que sa femme Pia Alchenberger, responsable Sport des enfants à Swiss-Ski, puisse aussi travailler. Et les deux fils Finn (13 ans) et Noé (11 ans), suivent déjà les traces de leur père et lui demande ses conseils d’entraîneur et superviseur de compétitions. «Sans ma femme, je ne pourrais jamais faire tout ce que je fais», reconnaît joliment Hippolyt Kempf. KURT HENAUER
Les sponsors et partenaires
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SNOWACTIVE 29
Personnages // Marco Odermatt
Marco Odermatt a attrapé tôt le virus du ski. Le Nidwaldien a mis les skis aux pieds pour la première fois alors qu’il n’avait que 26 mois, avant de disputer sa première course de ski à l’âge de quatre ans et demi. Il n’a pas dû attendre longtemps avant de fêter ses premiers succès. Les cinq médailles d’or remportées lors des Mondiaux de Davos la saison dernière ont encore fait monter d’un cran les attentes. Quelques semaines plus tard, il a aussi convaincu lors des finales de Coupe du monde en se classant à trois reprises dans le Top 15. Toutefois, le skieur âgé de 21 ans estime que porter les espoirs de beaucoup de monde n’est pas un fardeau pour lui.
PAS UN FARDEAU, MAIS UNE
MOTIVATION
Être le plus souvent possible sur les skis et suivre les courses de Coupe du monde à la télévision pendant les pauses de midi. Peut-on 30
SNOWACTIVE DÉCEMBRE 2018
dire que les week-ends d’hiver ressemblaient à cela chez les Odermatt quand tu étais enfant? Marco Odermatt: À peu près, oui. Nous regardions toutes les courses à la maison. Lorsque nous n’étions pas là, nous enregistrions chaque fois la course le matin et la regardions en différé le soir avant ou après le souper. Enfant, j’ai à chaque fois tenu des statistiques à la main que je conservais près de notre télévision. Après chaque course, j’y ai inscrivais les victoires par nation et par marque de skis. Bien entendu, je virais avec les Suisses, particulièrement pour Didier Cuche qui était mon modèle. Je notais chacun de ses résultats. Je me souviens encore bien comment j’ai pleuré quand Didier Cuche a finalement laissé échapper le petit globe de cristal en Super-G en 2008 au profit de Hannes Reichelt, malgré une avance de 99 points avant la dernière course.
Quand as-tu rencontré pour la première fois Didier Cuche, ton idole de jeunesse? Relativement tôt, bien avant de faire partie des cadres de Swiss-Ski. À Lenzerheide, j’ai participé à plusieurs reprises à la course de ski Silvano Beltrametti. Le vainqueur gagnait une journée de ski avec Didier Cuche. Étant donné que j’ai remporté la course à trois reprises, j’ai pu aller skier trois fois avec lui en fin de saison quand j’avais entre dix et douze ans. Quand as-tu pris la décision de tenter une carrière de skieur professionnel? C’est un processus qui a duré plusieurs années en passant par différentes étapes. Après l’école primaire, je suis allé au centre régional de performance d’Hergiswil où j’ai pu profiter de la «Promotion des talents du ski alpin» et ensuite j’ai fréquenté le gymnase sportif d’Engelberg. On ne fait bien entendu pas un tel changement
PHOTO: SWISS-SKI
L
es faits sont éloquents: tous ceux qui ont obtenu d’aussi bons résultats chez les juniors et qui ont remporté plus de quatre titres se sont fait une place en Coupe du monde: Henrik Kristoffersen, Benjamin Raich, Julia Mancuso, Maria Höfl-Riesch ou Anja Pärson. Marco Odermatt reste fidèle à lui-même, poursuit sa route sans brûler les étapes et a aussi un plan B au cas où. Le risque qu’il ne garde pas les pieds sur terre se rapproche de zéro. Petit détail qui a son importance, en passant: son coach mental actuel s’appelle Monika Wicki. Elle s’appelait auparavant Monika Hess, elle a elle-même remporté une épreuve de Coupe du monde et est la cousine d’Erika Hess.
Personnages // Marco Odermatt
sans arrière-pensées. J’avais un plan général. Mais je ne me suis pas obstiné à devenir professionnel un jour. Tu as déjà remporté beaucoup de victoires au cours de ta carrière. Quel est l’événement qui t’a le plus marqué dans le ski? Pour un skieur professionnel, ce sont évidemment les grands moments de sport qui procurent une source de motivation supplémentaire. Un titre mondial en juniors, une place sur le podium aux Championnats suisses OJ ou la victoire lors de la finale du Grand Prix Migrossont toujours des moments forts, peu importe l’âge. Chaque succès te fait avancer. Tu es considéré comme le plus grand espoir de la nation de ski qu’est la Suisse, au moins depuis la saison dernière, lorsque tu as gagné cinq fois l’or lors des Mondiaux juniors et que tu t’es ensuite classé à trois reprises dans les 15 premiers lors de la finale de la Coupe du monde. Est-ce pour toi plutôt un fardeau ou une motivation? Ce n’est pas un fardeau pour moi, mais une motivation. Je ne ressens pas de pression. J’entends souvent que je suis un porteur d’espoir. Étonnamment, cela ne me touche pas. Je vois ça plutôt objectivement que subjectivement. Ce n’est pas pesant pour moi.
pas de place fixe dans cette discipline. C’est pourquoi c’est encore loin. Je dois d’abord faire mes preuves et passer les qualifications internes. Si ça se passe bien, beaucoup de choses sont certainement possibles. On a pu le constater à Åre. Mais je n’aimerais pas surévaluer ces courses. J’étais probablement dans la meilleure forme de ma vie à ce moment-là . J’aurais peut-être même été bon en slalom... On arrive à la prochaine question: qu’en est-il de cette discipline? J’entraîne de temps à autre le slalom. C’est bon pour la mobilité. Du moment qu’un combiné est prévu, je serai au départ. Mais pour moi aussi, les journées n’ont que 24 heures. Il n’est pas toujours possible de tout faire. Pour la descente, ce sera pareil? Si je veux faire du Super-G, je dois participer à l’un ou l’autre entraînement de descente. Mais cette année l’objectif est de mettre les gaz en slalom géant ainsi que d’engranger de l’expérience dans les disciplines de vitesse et d’apprendre. Les entraînements de descente en font aussi partie. Cela dépend beaucoup de l’état de forme. Pour autant que cela soit possible, je vais peut-être m’aligner l’une ou l’autre fois en descente.
Sais-tu qui a eu autant de succès que toi en juniors? Je l’ai déjà lu ou entendu quelquefois. Quelqu’un comme Kristoffersen a encore remporté une médaille d’argent ou de bronze supplémentaire. Mais je suis le seul à avoir gagné cinq titres sur un événement. Sept ans et demi se sont écoulés depuis le dernier podium suisse en slalom géant. Beaucoup espèrent que tu mettes un terme à cette série noire. J’ai fait ma planification de saison dans les grandes lignes. Et mon but n’est pas d’obtenir le premier podium suisse depuis des années. Si je monte sur le podium, je le prendrai avec plaisir. On oublie un peu que les Mondiaux juniors étaient un bon et beau moment. J’étais le meilleur skieur U21 du monde. Mais en Coupe du monde, ce sont les meilleurs skieurs U40 qui s’affrontent Si je suis le meilleur U21 en Coupe du monde, je ne me classe peut-être même pas parmi les 30 meilleurs. C’est pourquoi, il faut maintenant passer à l’étape suivante. Nous aimerions toutefois te rappeler que lors de la finale de la Coupe du monde à Åre, tu as été le seul «skieur U40» qui a marqué des points dans trois disciplines. Cette saison, j’aimerais intégrer régulièrement le Super-G dans mon programme. Mais je n’ai
Mon objectif de cette année est de mettre vraiment les gaz en slalom géant.
Les Championnats du monde à Åre au mois de février sont le temps fort de la saison. La dernière fois qu’ils y ont eu lieu, c’était en 2007 et tu avais neuf ans. Quels sont tes souvenirs de ces Mondiaux? Je me souviens que Didier Cuche avait remporté le bronze derrière Daniel Albrecht. Et ce dernier avait même été sacré champion du monde en combiné. Je n’ai presque plus d’images en tête de ces Mondiaux. Mais j’ai bien entendu suivi les courses devant ma télévision. Lorsque l’on jette un œil à ton palmarès et à tes résultats, on a l’impression que tu es toujours en train de progresser. Toutefois, en raison d’une blessure au ménisque subie lors d’un slalom géant de Coupe d’Europe, tu as dû mettre un terme prématuré à la saison 2016/17 et tu as donc dû faire l’impasse sur les Mondiaux juniors 2017 et ceux à domicile à St. Moritz. Tu as donc aussi dû faire face à des coups durs. Dans ce genre d’expériences négatives, c’est toujours une question d’attitude. Vu que c’est arrivé au mois de janvier, je n’ai pas manqué la totalité de la saison. Auparavant, j’avais montré le bout de mon nez en Coupe du monde. La blessure est arrivée la dernière année de maturité, c’était en quelque sorte le bon moment. S’il fallait qu’une blessure arrive, c’était bien à ce moment-là. Par la force des choses, j’ai eu plus de temps pour ma maturité. Je ne suis pas tout à fait d’accord avec le proverbe qui dit qu’on revient plus fort après une blessure. Mais on apprend à écouter son corps et à avoir de la patience. Et une chose est sûre: on apprécie ensuite d’autant plus d’être en bonne santé et épargné par les blessures. Tu donnes l’impression d’être fort mentalement, tu y travailles? Depuis quelques années déjà, j’entreprends des choses dans ce domaine, mais pas très souvent. Si ça ne marche pas, il faut avoir un plan B pour garantir sa sécurité. J’ai eu la chance de toujours pouvoir enchaîner les succès. Cela motive, par exemple quand on est à deux doigts de vomir pendant l’entraînement de condition physique. C’est alors justement le moment d’en remettre une couche. Que doit-il arriver pour t’entendre dire au printemps: «J’ai réalisé une bonne saison»? Mon numéro de départ est bon cette année. Je démarre avec une situation favorable. La prochaine étape serait de m’établir dans le Top 30. Je ne me fixe pas de limites pour aller de l’avant. Si je faisais partie du Top 30 la saison d’après, on pourra dire que c’était une bonne saison. INTERVIEW: ROMAN EBERLE ET RICHARD HEGGLIN
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Actif // Coupe du monde
SAVE THE DATE
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SNOWACTIVE DÉCEMBRE 2018
A ACTIF
E
ÉVÉNEMENTS DE COUPE DU MONDE EN SUISSE 2018/19 |
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8/9 DÉCEMBRE 2018 ST. MORITZ
15/16 DÉCEMBRE 2018 DAVOS
Ski alpin Dames
Ski de fond Dames et Messieurs
08.12.
Super-G
15.12.
Sprint (skating)
09.12.
Slalom parallèle
16.12.
10 km (skating) Dames 15 km (skating) Messieurs
Membres de Swiss-Ski: 50% de rabais sur les billets d’entrée www.skiweltcup-stmoritz.ch
Entrée gratuite Membres de Swiss-Ski: 40% de rabais sur les billets VIP www.davosnordic.ch
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10/11 DÉCEMBRE 2018 AROSA
Skicross Dames et Messieurs 10.12.
Qualifications
11.12.
Finales
Entrée gratuite www.arosalenzerheide.swiss/skicross
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1ER JANVIER 2019 VAL MÜSTAIR
Ski de fond Tour de Ski Dames et Messieurs 01.01.
Sprint (skating)
Entrée gratuite www.tour-de-ski.ch
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14–16 DÉCEMBRE 2018 ENGELBERG
PHOTOS: MÀD
Saut à ski Messieurs 14.12.
Qualifications
15.12.
1er concours
16.12.
2e concours
Membres de Swiss-Ski: 50% de rabais sur les billets d’entrée www.weltcup-engelberg.ch
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12/13 JANVIER 2019 ADELBODEN
Ski alpin Messieurs 12.01.
Slalom géant
13.01.
Slalom
Membres de Swiss-Ski: 20% de rabais sur les billets d’entrée (rabais de 50% pour les enfants âgés de 6 à 15 ans) www.weltcup-adelboden.ch DÉCEMBRE 2018
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Actif // / Coupe Coupedu dumonde monde
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15–19 JANVIER 2019 LAAX
23/24 FÉVRIER 2019 CRANS-MONTANA
Snowboard Dames et Messieurs
Ski alpin Dames
15.01.
Qualifications slopestyle Messieurs
23.02.
Descente
16.01.
Qualifications half-pipe
24.02.
Combiné
16.01.
Qualifications slopestyle Dames
17.01.
Demi-finales slopestyle
18.01.
Finales slopestyle
Membres de Swiss-Ski: 40% de rabais sur les billets d’entrée www.skicm-cransmontana.ch
19.01.
Demi-finales et finales half-pipe
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9 MARS 2019 SCUOL
Entrée gratuite open.laax.com
Snowboard Dames et Messieurs |
18–20 JANVIER 2019 WENGEN
Ski alpin Messieurs 18.01.
Combiné
19.01.
Descente
20.01.
Slalom
Membres de Swiss-Ski avec ski: 50% de rabais sur l’entrée le dimanche et 50% de rabais sur l’abonnement de ski «Grindelwald-Wengen» (forfait pour une journée) Spécial familles: Journée de ski pour seulement 85 francs pour toute la famille – 2 adultes avec jusqu’à 3 enfants (combiné avec l’action «gratuité pour les enfants aux courses du Lauberhorn») Important: Le billet d’entrée doit être acheté avec l’abonnement de ski. Membres de Swiss-Ski sans ski: 50% de rabais sur l’entrée le dimanche; 3 enfants jusqu’à 15 ans par membre majeur de Swiss-Ski peuvent en profiter gratuitement. www.lauberhorn.ch
09.03.
Slalom géant parallèle
Entrée gratuite www.scuol-snowboardworldcup.ch
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16 MARS 2019 VEYSONNAZ
Snowboard Finale de Coupe du monde Dames et Messieurs 16.03.
Snowboardcross
Entrée gratuite www.sbxveysonnaz.com
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17 MARS 2019 VEYSONNAZ
Skicross Finales de Coupe du monde Dames et Messieurs 17.03.
Finales
Entrée gratuite www.veysonnaz.ch
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29/30 MARS 2019 SILVAPLANA
Freeski Dames et Messieurs 29.03.
Qualifications slopestyle
30.03.
Finales slopestyle
Entrée gratuite www.corvatsch.ch/ freeski-world-cup-corvatsch 34
SNOWACTIVE DÉCEMBRE 2018
Actif // Coupe du monde
DES RECORDS POUR L’ÉTERNITÉ?
La Coupe de monde de ski alpin démarre gentiment. Pour certains, la Coupe du monde est l’objectif principal malgré les Championnats du monde qui se dérouleront à Åre en Suède. Lindsey Vonn a annoncé l’année dernière qu’elle partirait à la chasse aux records. Son objectif est d’égaler les 86 victoires d’Ingemar Stenmark, un record que l’on imaginait éternel. Il ne lui manque plus que quatre victoires. Les meilleurs skieurs suisses figurent aussi en bonne place dans les statistiques de records. La Coupe du monde en quelques chiffres, chronos et curiosités.
ans
55
victoires
18
Lindsey Vonn, la skieuse la plus titrée au monde, et Vreni Schneider, meilleure Suissesse de tous les temps, ont dû attendre l’âge de 20 ans pour fêter leur premier succès. Dans les statistiques des U21, Annemarie Moser-Pröll est en tête du classement avec 31 victoires devant Lise-Marie Morerod et Mikaela Shiffrin, chacune en comptant 19, puis Erika Hess 17. À cet âge, Vonn n’avait remporté qu’une seule victoire, Vreni Schneider deux.
figurent au palmarès de notre «Vreni nationale». Ses 34 victoires en slalom n’ont été dépassées que d’une seule unité par Marlies Schild et Mikaela Shiffrin; elle détient encore et toujours le record en slalom géant avec 20 victoires. Derrière Schneider, on trouve Erika Hess (31), Michela Figini (26), Maria Walliser (25), sont les meilleures Suissesses des fastes années 80. Avec ses 24 victoires, Lara Gut a égalé les légendes MarieTheres Nadig et Lise-Marie Morerod.
Piero Gros avait 18 ans lorsqu’il est devenu le plus jeune vainqueur d’une épreuve de Coupe du monde masculine. L’Italien a signé en 1972 à Val d’Isère une victoire en slalom géant lors de sa toute première apparition en Coupe du monde et a réussi le doublé une semaine plus tard à Madonna di Campiglio en slalom lors de sa deuxième course. En 1982, Pirmin Zurbriggen a été le plus jeune Suisse à s’imposer, dix jours avant son 19e anniversaire lors du combiné de Wengen.
16 ans
1
victoire
21
Les plus jeunes gagnantes d’une épreuve de Coupe du monde étaient âgées de 16 ans. En 1973, Christa Zechmeister a gagné sa première course trois jours après avoir fêté ses 16 ans. Pendant les deux mois qui ont suivi, elle a encore remporté trois autres victoires. Neuf athlètes n’avaient pas encore 17 ans quand elles se sont imposées, on compte parmi elles Annemarie Moser-Pröll et Bernadette Zurbriggen, qui est la plus jeune Suissesse de tous les temps à avoir remporté une épreuve de Coupe du monde (slalom géant en 1973 en Alaska); elle était alors âgée de 16 ans et demi. Lara Gut, la plus jeune vainqueur d’un Super-G dans le monde, était âgée de 17 ans et huit mois lors de son triomphe à St. Moritz.
particulière est à mettre sur le compte de Pirmin Zurbriggen, qui reste le meilleur skieur suisse en Coupe du monde. Il a gagné 40 fois, et une fois sans aucun adversaire. La raison en est simple: en 1987, ses concurrents lui ont laissé la victoire en combiné à Wengen sans combattre, aucun autre descendeur n’ayant pris part au slalom. Zurbriggen était cet hiverlà nettement au-dessus du lot et hormis le classement général de la Coupe du monde, il a aussi terminé en tête du classement en descente, Super-G, slalom géant et combiné. Un bilan incomparable.
Petra Kronberger a eu besoin de 21 jours en 1990 pour s’imposer en descente, slalom, slalom géant et SuperG et a remis ça trois semaines plus tard avec une victoire en combiné. Hormis elle, seule Pernilla Wiberg, Anja Pärson, Janica Kostelic, Lindsey Vonn et Tina Maze ont réussi cet exploit. En 2005, Bode Miller n’a eu besoin que d’à peine 16 jours pour réaliser ce «Grand Chelem». Pirmin Zurbriggen, Marc Girardelli, Günther Mader et Kjetil Andre Aamodt sont les seuls à en avoir fait de même pendant toute leur carrière.
20
ans
jours
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Actif // Coupe du monde
27
7
14
places
grands globes de cristal
victoires
En 2007, Marc Berthod a gagné 27 places lors de son mémorable triomphe en slalom géant à Adelboden. Il s’agissait de la première victoire de l’équipe masculine après 103 courses et 1073 jours et par la même occasion la fin d’une longue traversée du désert. Le détenteur du précédent record était Benjamin Raich qui l’avait emporté à Schladming en partant de la 22e place.
Marcel Hirscher possède dans sa vitrine 7 grands globes de cristal, soit un de plus que Anne-Marie Moser-Pröll. Marc Girardelli a remporté à cinq reprises le classement général de la Coupe du monde, Pirmin Zurbriggen, Hermann Maier, Gustav Thöni et Lindsey Vonn quatre fois chacun. Hormis quatre grands globes de cristal, l’Américaine a aussi 16 petits globes de cristal. Avec ce total de 20, elle mène le classement devant Stenmark (18) et Hirscher (17).
Le total de 14 victoires établi par Vreni Schneider en 1989 reste encore et toujours un record. Ingemar Stenmark, Hermann Maier et Marcel Hischer en sont restés à 13, Mikaela Shiffrin et Lindsey Vonn ont obtenu chacun 12 victoires, tout comme Jean-Claude Killy pendant la première année de Coupe du monde en 1967.
161,9 37ans
40
km/h
et demi
victoires
161,9 km/h est la vitesse la plus élevée jamais enregistrée lors d’une descente. Le Français Johan Clarey a atteint cette vitesse en 2003 dans le Hanegg-Schuss. La vitesse moyenne la plus élevée est l’œuvre d’Armin Assinger avec 112.37 km/h en 1993 lors de la descente de Sierra Nevada.
Didier Cuche avait 37 ans et demi en 2012 lors du Super-G de Crans-Montana pour sa sa dernière en Suisse. Il est ainsi devenu le plus ancien vainqueur d’une épreuve de Coupe du monde. Il est aussi le plus ancien vainqueur d’une épreuve de descente puisqu’il s’est imposé à l’âge de 37 ans et cinq mois. Chez les dames, Lizz Görgl est la vainqueur la plus âgée, à 33 ans et dix mois. Si Vonn l’emporte lors d’une course cet hiver, Görgl sera effacée des tabelles par l’Américaine.
Comme nous l’avons déjà mentionné, le record suisse appartient à Pirmin Zurbriggen et ses 40 victoires. Au niveau mondial, il se classe à la sixième place derrière Stenmark (86), Hirscher (58), Maier (54) et Tomba (46). Le suivant est Peter Müller avec ses 24 victoires, dont 19 obtenues en descente. Derrière Klammer (25 victoires), «Pitsch» est même le deuxième meilleur descendeur.
100
82 fois
86
est le nombre
Stenmark a atteint ce taux lors de la saison pendant laquelle il a remporté au total dix slaloms géants et lors de laquelle il n’a finalement terminé qu’au cinquième rang du classement général de la Coupe du monde en raison des résultats supprimés. Avec une victoire à la fin de la saison précédente, ainsi que trois au début de la saison suivante, il a réalisé la plus longue série de victoires sans interruption. Seuls Jean-Claude Killy (5 descentes en 1967), Annemarie Moser-Pröll (8 descentes en 1973) et Vreni Schneider (7 slaloms en 1989) ont atteint un taux de 100 pour cent de victoires sur une saison dans une discipline.
Lindsey Vonn s’est imposée à 82 reprises jusqu’à aujourd’hui, dont 71 fois dans des épreuves de vitesse. C’est le résultat de 392 courses de Coupe du monde disputées. Annemarie Moser-Pröll (62 victoires), détentrice du précédent record, a disputé la moitié de courses en moins. Elle en a remporté 28 en combiné et dans les disciplines techniques. Et elle a laissé tomber une saison parce qu’elle était, comme elle le dit elle-même, «en pétard» avec son équipementier.
que Lindsey Vonn mentionne lorsqu’elle évoque l’objectif dont elle rêve. Elle atteindrait le record du «Roi Ingemar», qui a longtemps semblé hors de portée. Elle se donne encore un hiver pour faire tomber le grand taiseux de Tärnaby. L’année dernière, Vonn a remporté quatre courses. Si elle répétait la performance, elle ne ferait qu’égaler le record de Stenmark, ce qui serait la plus beau des scénarios dans le duel à distance des héros de tous les temps.
pour cent de victoires
4’42’’18 5’’20
3
minutes
secondes
vainqueurs ex æquo
Le plus long slalom géant de l’histoire de la Coupe du monde a duré 4’42’’18 minutes. Et il a vu la victoire d’un skieur extraordinaire. Le descendeur Bernhard Russi s’est imposé lors de ce test d’endurance. Il s’agit de sa seule victoire dans une discipline technique, en plus de ses neuf victoires en descentes.
Le record de l’avance est de 5’’20. En 1979, MarieTheres Nadig a remporté le slalom géant de Furano devant Annemarie Moser-Pröll avec cette énorme avance.
Il y a eu 3 vainqueurs ex æquo lors du slalom géant de Sölden en 2002 (Tina Maze, Andrine Flemmen et Nicole Hosp) de même que lors du Super-G en 2006 à Hafjell (Nadia Styger, Lindsey Vonn et Michaela Dorfmeister). La quatrième, Kelly Vanderbeek, n’avait qu’un centième de seconde de retard!
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Advertorial // Salomon
BORN FOR THE BLAST
PHOTO: DR
C’est ce frisson que l’on ressent quand on coupe son premier virage, l’accélération, l’inclinaison et la puissance associées à la prise de carre, et la vitesse grisante qui subliment et intensifient le moment. C’est cette sensation que Salomon appelle le «blast».
Mais il n’est pas donné à tout le monde de maîtriser la conduite coupée et de ressentir le «blast». C’est pourquoi la marque s'est donné pour mission de faciliter l’accès à cette émotion gratifiante – et c’est ainsi qu’est né le concept «Sons of a Blast». Le résultat est une technologie révolutionnaire qui permet à tous les skieurs de mieux atteindre le «blast». La technologie Edge Amplifier est une interface ski-fixation entièrement repensée qui transmet directement les appuis sur les carres et permet une accroche instantanée et donc des virages plus efficaces. La puissance étant transférée à 100 pourcent, le skieur profite d’une meilleure prise de carre,
d’une meilleure sensation de contact avec la neige et d’une amorce de virage plus aisée. La technologie Edge Amplifier est au cœur de la nouvelle collection de Salomon. Le ski S/Max Blast, doté de la nouvelle technologie Edge Amplifier de Salomon, a été développé pour tous ceux qui veulent attaquer la piste avec vitesse et précision. En plus de la technologie Edge Amplifier innovante, le noyau bois garantit une stabilité optimale et un rebond parfait tout en filtrant les vibrations. Les deux couches de titane, la construction en sandwich et le système de fixation haut de gamme du S/Max Blast garantissent une réactivité et une sensibilité extrêmes. La forme du ski permet d’enchaîner les virages avec précision et agilité, tout en offrant une performance extrêmement précise sur neige damée, et aide le skieur à découvrir sa propre sensation de «blast». La nouvelle chaussure S/Max 130 constitue une nouvelle approche radicale de la conception de chaussures de ski alpin. La construction Coreframe a recours à une coque plus fine dotée d’un renfort interne. Résultat:
la S/Max est plus légère, plus agile et plus sensible que les anciens modèles haute performance. La nouvelle construction permet en outre un meilleur ressenti du terrain et la transmission optimale de la puissance aux carres. Elle possède en outre un fit Salomon entièrement personnalisable. Un chausson sans coutures préformé complètement revu améliore le confort et bénéficie du nouveau processus de thermoformage Custom Shell HD en tout juste dix minutes. Le ski S/Race Rush est le nouveau ski allround conçu en collaboration avec le collectif «Sons of a Blast» de Salomon. Que vous souhaitiez ressentir la même décharge d’adrénaline qu’un skieur de compétition, tester votre technique le weekend ou simplement couper quelques virages tôt le matin, c’est exactement le ski qu’il vous faut. Un noyau bois sur semelle de course, deux couches de titane et la construction en sandwich intégrale confèrent au ski stabilité et puissance à grande vitesse. Le S/Race Rush a une forme moderne et sa spatule compacte garantit une grande précision et une amorce de virage efficace, ce qui permet
d’enchaîner les virages avec plus d’agilité. La chaussure S/Max Carbon a été dotée d’une nouvelle construction Coreframe présentant un renfort interne en carbone entouré d’une fine coque Sensitive Shell. La chaussure 130 Flex est plus légère, plus agile et plus sensible que tous les autres modèles de sa catégorie; elle permet un meilleur ressenti du terrain et la transmission optimale de la puissance aux carres. Le nouveau masque S/Max Sigma offre une excellente tenue, une bonne visibilité et un changement d’écran rapide pour ceux qui veulent tester leurs limites en ski. La technologie Sigma améliore le contraste entre les couleurs et la visibilité dans toutes les conditions de luminosité en amplifiant les longueurs d’ondes bleues et rouges.
sonsofablast.salomon.com DÉCEMBRE 2018
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Advertorial // Haut-Adige
LE PLAISIR SOUS TOUTES SES FORMES
Le Haut-Adige est la province la plus septentrionale de l’Italie, au cœur des Alpes, ouverte sur le sud. Ses montagnes parlent une langue claire, une langue rugueuse mais majestueuse. La situation géographique du Haut-Adige permet aux 12 zones du domaine skiable «Dolomiti Superski» de bénéficier d’un enneigement abondant et d’un ensoleillement encore plus important, avec quelque 300 jours de soleil par an. Un forfait de ski, le Dolomiti Superski Pass, permet à tous les pas-
sionnés de sports de neige d'avoir accès à ce site classé au patrimoine mondial de l'UNESCO ainsi qu'à des pistes parfaitement entretenues, bleues, rouges et noires, de nombreux funparks, des remontées mécaniques modernes et des circuits de ski impressionnants. Le Haut-Adige est une merveille de la nature et la patrie d’un peuple sociable qui se soucie du bien-être de ses visiteurs. Ici, la «Dolce Vita» à l’italienne se mêle à la fiabilité
PHOTO: CHRISTIAN TSCHURTSCHENTHALER
TRE CIME DI LAVAREDO UNE NAVETTE CONFORTABLE Ici, le domaine skiable des Tre Cime di Lavaredo, plusieurs fois distingué par le patrimoine mondial de l’UNESCO. Là-haut, la montagne de ski de Plan de Corones, accessible par ses quatre flancs, surplombe le Val Pusteria. Le train de montagne «Ski Pustertal Express» transporte les amateurs de sport de neige et relie les Tre Cime di Lavaredo à Plan de Corones en seulement 35 minutes. Il leur ouvre la porte d’un magnifique domaine skiable sans retirer leurs chaussures de ski ni prendre leur voiture. 38
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De l’adrénaline pure La «Holzriese» n’est pas seulement une piste, c’est aussi l’une des descentes les plus raides des Alpes avec une pente de 72%. Autrement dit, une piste très noire qui représente un défi pour tous les amateurs de sports de neige. Pour se présenter dans sa plus belle robe pendant la journée, la piste nécessite les compétences d’un dameur expérimenté le soir. Ici, même «les chasse-neige doivent porter des crampons», et descendent dans la zone noire à l’aide d’un treuil.
alpine. L’attachement à la patrie rencontre l’ouverture sur le monde. Le Haut-Adige est d’ailleurs polyglotte, puisque l’on y parle italien, allemand et ladin. Une diversité qui se poursuit jusque dans les assiettes. La légèreté méditerranéenne rencontre les classiques alpins. Autrement dit: Les marmites du Haut-Adige font dorer du fromage de chèvre gratiné dans du lard tyrolien, un mouton à lunettes de Villnöss s’invite dans l’assiette avec sa sauce au thym, sans oublier le
risotto au radicchio et au parmesan. Mais on y trouve aussi des Schlutzkrapfen (sortes de raviolis), des knödels au lard ou encore des strudels aux pommes. Toujours frais, toujours régional, parfois réinterprétés, tant dans les cabanes rustiques que dans les restaurants gastronomiques, aussi bien dans un hôtel cinq étoiles que dans une auberge traditionnelle. Cette expérience du goût est complétée par les meilleurs vins.
Il faut donc être très courageux pour prendre place au volant du chasse-neige de 510 chevaux: L’aventure s’appelle le «Free Fall Ride». Elle dure environ 60 minutes et représente une expérience pour tous ceux
qui veulent s’approcher des limites de l’homme et de la machine, pratiquement «en chute libre». Plus d’informations sur www.dreizinnen.com/ski
PHOTO: ALEX FILZ
Ici, les Dolomites dessinent leurs arêtes aiguisées dans le ciel d’un bleu vif, c’est «la plus belle architecture du monde», disait Le Corbusier. Dans ce paysage se mêlent aussi le plaisir du ski sur des pistes de rêve et les plaisirs gustatifs.
PHOTOS: FREDDY PLANINSCHEK, ARMIN TERZER, ALEX MOLING
ALTA BADIA LA CLASSE MONDIALE
Les différents villages d’Alta Badia sont situés au pied des imposants géants des Dolomites, au cœur d’un large bassin baigné de soleil. L’hiver se montre ici sous son meilleur jour. La station de ski est est très populaire auprès des fans de ski. Elle est connue pour offrir les plaisirs ultimes des vacances d’hiver.
Alta Badia offre des pistes préparées à la perfection entre 1300 et 2778 mètres d’altitude, des conditions de ski optimales sans temps d’attente ni foule sur les pistes. Une fois débarqués au centre du plus grand carrousel de ski au monde, le Dolomiti Superski, les skieurs
ambitieux ont accès à d’innombrables possibilités de descente. C’est le point de départ idéal pour le circuit de ski Sellaronda ou le circuit des chasseurs alpins. Tout le plaisir de skier s’insère à merveille dans le beau paysage des Dolomites, parsemé de cabanes accueillantes offrant elles aussi une vraie gastronomie. Une nouvelle raison de découvrir le domaine skiable d’Alta Badia, même pour les gourmets. Pour les familles aussi: Comme une bonne moitié des pistes ne sont pas difficiles, Alta Badia est également l’endroit parfait pour les familles et débutants. Alta Badia dispose presque partout de téléskis, de pistes et de jardins pour enfants.
maximale de 60 pour cent, de nombreuses courbes, des replats avec des mouvements de terrain ainsi que le «Dos de chat» («Gobbe del gatto»). Elle est considérée comme l’une des pistes de ski les plus exigeantes techniquement de la Coupe du monde de ski alpin. Tous les fans de ski rêvent de la descendre au moins une fois dans leur vie.
AMBIANCE DE COUPE DU MONDE Du 16 au 17 décembre, la Coupe du monde alpine des hommes fait halte à Alta Badia. Le monde entier a alors les yeux rivés sur le Haut-Adige. Le dimanche ont lieu les deux manches du slalom géant sur la piste «Gran Risa», là où les stars du ski ont pris l’habitude de triompher, à l’instar d’Ingemar Stenmark, Ted Ligety, Mark Girardelli, Mike von Grünigen, Bode Miller, Marcel Hirscher et bien sûr l’Italien le plus couronné de succès de tous les temps, Alberto Tomba. La piste longue de plus d’un kilomètre présente une pente
Un spectacle en parallèle La course du dimanche est suivie le lundi par le slalom géant parallèle en nocturne. Illuminée, la «Gran Risa» devient alors la scène où se produisent les plus grandes stars du ski. Rien que l’échauffement des athlètes sur la piste Doninz représente déjà un spectacle. C’est aussi l’opportunité de voir les athlètes de tout près, et peut-être de décrocher un autographe ou une photo. Puis vient l’heure de redescendre au Leitner ropeways VIP Lounge au pied de la «Gran Risa». On peut y siroter un cocktail en bonne compagnie, déguster les créations de quelques chefs étoilés, écouter de la musique tranquille, puis sortir sur la terrasse pour assister de près au spectacle de la Coupe du monde. Autre endroit sympathique: le Viles Lounge – deux chalets ladins proposant des mets traditionnels ladins. Ou encore le Red Bull Lounge – désormais situé directement à côté de l'aire d’arrivée, avec sa terrasse et son excellente vue sur la course. Plus d’informations sur www.altabadia.org/ skifahren-dolomiten
LE CALENDRIER DE COUPE DU MONDE EN UN COUP D’ŒIL Ski Alpin Val Gardena (14 et 15 déc. 2018), Alta Badia (16 et 17 déc. 2018), Plan de Corones (15 janv. 2019) Südtirol Ski Trophy (14 au 17 déc. 2018) Snowboard Carezza (13 déc. 2018) Skicross San Candido (22 et 23 déc. 2018) Freeski/Slopestyle Seiser Alm (24 au 27 janv. 2019)
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Advertorial // Haut-Adige
VAL D’EGA LE SECRET D'INITIÉS
La chaîne de montagnes du Catinaccio et le Latemar forment un magnifique décor pour deux domaines skiables du Val d’Ega, situées au pied de ces géants: Carezza et Obereggen.
Obereggen: Vainqueur de test Des pistes variées et des cabanes de ski accueillantes garantissent une agréable expérience sur la neige de fin novembre à Pâques. Tout y est parfaitement préparé: Le plus grand portail de test au monde «skiresort.de» a désigné Obereggen comme vainqueur de la catégorie «entretien des pistes» et de la catégorie «meilleur domaine skiable jusqu’à 60 km». Obereggen est en quelque sorte un secret d’initiés et fait partie des 25 meilleurs domaines skiables d’Europe. Carezza: Pour tous Les pentes douces et légères de Carezza deviennent rose pâle au coucher de soleil. Le nom allemand du Catinaccio («Rosengarten» ou «Jardin des Roses») prend alors tout son sens. 40
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Le circuit panoramique est ici destiné aux grands aventuriers, tandis que les aventuriers en herbe découvrent la piste du roi Laurin. Ils plongent dans la légende fascinante qui entoure Laurin, le roi des nains, et sa belle Similde, tandis que les jeunes loups prennent possession du Snowpark Carezza situé sur la piste Tschein, qui sera encore une fois élargie cet hiver. Pratique Un forfait de ski, le Valle Silver, existe pour Carezza et Obereggen. Il s’agit d’une offre complémentaire au Skipass Dolomiti Superski et d’un sésame pour accéder à des descentes supplémentaires et des remontées mécaniques modernes. La totale Tous les jeudis, les amateurs de ski peuvent tirer le meilleur parti des deux domaines skiables en une seule journée. Des guides experts organisent le «Latemar Ronda» et ilsprésentent les pistes les plus difficiles, les meilleures cabanes et les points de vue les plus impressionnants. Plus d’informations sur www.eggental.com
TOP 5 OBEREGGEN 1. Excellence: Des pistes bleues, rouges et noires parfaitement préparées, plusieurs fois distinguées pour leur état irréprochable. 2. Que la lumière soit: Trois fois par semaine, des projecteurs éclairent les pistes de ski, les pistes de luge et le snowpark. Extinction des feux à 22h. 3. Freestyle: L’un des meilleurs funparks d’Italie avec halfpipe, snowpark et jibline. 4. Plaisir en famille: Les petits héros du ski ont de quoi s’amuser: Brunoland, Yeti Park, Kids Snowpark, Miniclub, snow house et deux pistes de luge leur sont consacrés. 5. Cuisine locale: De nombreuses cabanes de ski servent une cuisine traditionnelle du Haut-Adige, assaisonnée d’une légèreté méditerranéenne.
TOP 5 CAREZZA 1. Jeu d’enfant: Les enfants plongent dans le royaume du roi Laurin, avec des parcs pour enfants, des pistes à thème, des sentiers de légendes, un snowpark et des pistes de luge. Avec garde d’enfants. 2. Durable: Grâce à des canons à neige intelligents, les pistes de Carezza sont enneigées de façon écologique. 3. Pour tous: De belles pistes, majoritairement rouges et bleues. Ici les familles gardent le contrôle. 4. Snowpark: Le plaisir du freestyle pour petits et grands. 5. Ensoleillé: Le domaine skiable ensoleillé du HautAdige propose en fin de journée un merveilleux coucher de soleil, que l’on appelle «Enrosadira», avec ses couleurs magiques sur les Alpes.
PHOTOS: EGGENTAL TOURISMUS
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Les skieuses sont exigeantes et la gamme INTENSE leur donne raison. Entre accessibilité et performance, les ingénieurs de Dynastar ont réalisé des skis à la fois légers (technologie Air Core) et agiles (3D Construction) tout en ajoutant une touche ultra-féminine sur le décor réalisé à l’encre iridescente. Un jouet sur piste au caractère affirmé qui ravira les skieuses.
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Actif // Ski-club Bachtel
Bachtel, un ski-club qui s’engage Alors qu’il avait été créé pour tous les sports de neige, il est entre-temps devenu un club de pointe dans les disciplines nordiques: le ski-club Bachtel a effectué une métamorphose imposée par l’air du temps. Au cours de son histoire longue de 83 ans, le club zurichois a pu se targuer de nombreux succès sur la scène internationale.
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Actif // Ski-club Bachtel
Les talents du saut à ski posent fièrement à côté de leur tremplin.
Q
ui pense à l’Oberland zurichois lorsqu’il est question de sports d’hiver? À coup sûr seulement les connaisseurs de la scène du ski nordique. Mais les noms de Fritz Kocher (il est passé en 1954 au SC Altstetten et est entretemps décédé), Sylvia Wigger-Honegger, Silke Schwager-Braun, Urs Kunz, Reto Burgermeister, Remo Fischer, Claudio Böckli et Michael Hollenstein évoquent-ils quelque chose pour vous? Il est soudain possible que l’un ou l’autre vous sonne familier en fonction de la génération à laquelle vous appartenez.
PHOTOS: MÀD
La gloire et les honneurs Ces huit athlètes ont permis au ski-club am Bachtel de connaître la gloire et les honneurs. Tous ont représenté la Suisse en ski de fond, combiné nordique, saut à ski ou biathlon aux Jeux Olympiques et aux Championnats du monde et gagné un titre de champion de Suisse, à l’exception de Silke Schwager-Braun qui a grandi en Allemagne. Le fondeur Reto Burgermeister, qui a couru pour Davos à partir de 2002, et le spécialiste de combiné nordique Urs Kunz ont réussi à monter à deux reprises sur le podium de Coupe du monde, respectivement à la deuxième et à la troisième place. Le fondeur Remo Fischer, qui a aussi porté les couleurs d’autres clubs à partir de 2004, a remporté une épreuve de Coupe du monde en relais. Un jeune sur dix fait partie d’un cadre de Swiss-Ski Il s’agit toutefois là d’histoire (ancienne). Aujourd’hui, la situation du ski-club am Bachtel se présente bien puisqu’il peut compter sur une relève prometteuse. Pas moins de onze talents dans les spécialités sportives mentionnées plus haut font partie d’un cadre de Swissski: trois figurent dans le cadre C, cinq dans le «groupe candidats» et deux sont au Centre national de performance d’Einsiedeln. Un résultat impressionnant pour l’organisation de jeunesse fondée en 1962, entraînée par une équipe d’environ 30 personnes et comptant quelque 100 enfants et jeunes. La moitié pratique le ski de fond, les biathlètes respectivement les sauteurs à ski et spécialistes du combiné nordique représentent chacun un quart du total.
Les jeunes biathlètes semblent fin prêts pour la nouvelle saison. Les biathlètes pendant l’entraînement.
La course d’orientation à ski, le «petit dernier» Le petit dernier dans la famille du ski-club am Bachtel est la course d’orientation à ski et il est déjà arrivé à maturité. Dans cette discipline également, les Zurichois se sont mesurés à l’élite mondiale. Christian Spoerry, qui a pris sa retraite au printemps 2016, a même été le Suisse le plus titré en course d’orientation à ski avec deux médailles aux CE et une aux CM. Gion Schnyder est toujours actif; le multiple champion de Suisse ayant participé à diverses joutes internationales fait partie du cadre A de Swiss Orienteering et occupe de plus la fonction d’entraîneur en chef des élites et des juniors dans cette discipline. Le ski-club de jeunesse, un détonateur Depuis quelques années, ce sont des sportifs de la plaine qui figurent aux premières places du classment général de l’Helvetia Nordic Trophy. Il en va de même pour le classement des clubs les plus titrés et en ce qui concerne le nombre de jeunes participants. La saison dernière, l’équipe U16 des fondeurs de l’entraîneur en chef Sylvia Wigger-Honegger a même remporté le titre de meilleure équipe de Suisse. Au ski-club am Bachtel, il y a aussi de la place pour le sport de loisirs. Parmi les 373 membres âgés de 5 à 85 ans, un tiers environ possèdent un statut actif, environ 30 personnes font partie du sport de loisirs et se rencontrent une fois par semaine. De plus, tous les intéressés se retrouvent six fois par année au local du skiclub pour des moments de convivialité et d’échange. Lancer ensemble des nouveautés «La camaraderie, l’esprit d’équipe et la volonté de lancer ensemble des nouveautés marquent la vie du club», dit le président du club Stefan Keller. Cela a toujours été le cas. L’impulsion de départ est en fait venue de quatre élèves de
l’école secondaire du hameau de Bühl bei Wald qui ont créé un ski-club de jeunesse. Hermann Hess et Max Hohl ont toutefois été ceux qui ont par la suite donné une base plus large au ski-club. Ils ont envoyé des invitations et le 14 décembre 1935, douze personnes se sont retrouvées au restaurant Bühl-Gibswil. Ces dernières ont fondé spontanément le ski-club am Bachtel. Le nombre de membres a augmenté rapidement. En 1941 on comptait déjà 57 membres actifs et 51 membres passifs. Alors qu’au départ, il s'agissait principalement d’athlètes du village de Wald et des villages environnants, le bassin est devenu toujours plus large. Des sportifs et sportives provenant même de toute la Suisse se sont rendus dans l’Oberland zurichois pour y disputer des compétitions: les Nordic Days Bachtel pour les fondeurs et biathlètes, la Bachtel-Cup pour les sauteurs à ski ou, en été, la Berglauf-Cup qui se déroule sur cinq jours et la course panoramique. Cet hiver, les grands moments seront le Leonteq Biathlon Cup Challenger avec l’attribution du titre de champion de Suisse et le biathlon populaire qui se déroulera pendant la première semaine de février. Exode des skieurs alpins «On ne peut pas imaginer la vie villageoise de Wald et Gibswil sans le ski-club am Bachtel et celui-ci jouit d’une bonne réputation d’organisateur capable de réaliser l’impossible», dit Stefan Keller. DIl sait en outre gérer des conditions difficiles. Il a en effet misé uniquement sur les disciplines nordiques «parce qu’avec le boom de la construction de téléskis et des nombreuses pentes bien situées dans les Préalpes, les skieurs sont partis et le comité d’alors a reconnu qu’un entraînement des OJ sans téléski n’était plus possible», explique Stefan Keller. L’arrêt de mort du ski alpin au ski-club am Bachtel était irréversible et a par la même occasion posé les bases des succès dans les disciplines nordiques. ANITA FUCHS DÉCEMBRE 2018
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Active // Backstage
TOUJOURS T LE PREMIER SUR LA MONTAGNE
ôt le matin, quand la première cabine quitte la station inférieure, vous pouvez être sûr que David Hürzeler s’y est glissé. «Je veux arriver le premier sur la montagne et transmettre les appareils radio à mon équipe. Et puis je veux aussi prendre les plus belles photos du lever de soleil», sourit le chef de projet de SwissSki. L'hiver est sa saison: il promènera son snowboard presque tous les week-ends jusqu’en avril pour organiser sa trentaine d’épreuves de snowboard, ski freestyle ou ski-
VOILÀ UN BEL EXEMPLE D’«HOMME À TOUT FAIRE»: CHEF DE PROJET FREESTYLEEVENTS À SWISS-SKI, DAVID HÜRZELER (32 ANS) EST TOUJOURS EN ROUTE, À SKI OU SUR UN SNOWBOARD, MAIS AUSSI EXTRÊMEMENT POLYVALENT. ET IL Y A ENCORE LE TRAVAIL DE BUREAU ...
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Active // Backstage
cross. «Ce n’est pas que du travail, mais aussi du plaisir. Je savoure le privilège d’associer mon enthousiasme et ma passion pour le sport à mon travail.» Le natif de l’Oberland bernois y met beaucoup de cœur et beaucoup d’efforts. Les filets de sécurité sont placés selon ses instructions et il installe personnellement les panneaux publicitaires le long de la piste. Une réunion pour organiser la journée a ensuite lieu sur la piste avec l’équipe et les entraîneurs. Du stress pur? «Pas grave. Pour moi, ce qui compte, c’est de pouvoir offrir une expérience positive à tous les participants.»
PHOTOS: MÀD
Le jour le plus long Interrogé sur son travail chez Swiss-Ski, David Hürzeler répond du tac au tac: «J’ai deux paires de chaussures. Celles du bureau et celles des Events. Mais parlons plutôt de mon travail à l’extérieur, il est plus intéressant, même si le
travail de bureau peut aussi apporter beaucoup et fait tout simplement partie du job.» Le Chef de projet ne pourra souffler que lorsque le contest sera enfin lancé. Mais même là, Hürzeler reste toujours l’interlocuteur pour toutes les questions, jusqu’à la proclamation des résultats en fin d’après-midi. Après neuf heures de travail, a-t-il le droit à une soirée libre bien méritée? «Oui, peutêtre dès 22 h. Avant cela, il y a les discussions d’équipe, le ‹captains-meeting›, sans oublier le tirage des dossards pour le lendemain lors des Events de deux jours.» Une fois arrivé dans sa chambre d’hôtel, il faut démarrer l’ordinateur portable, rédiger les comptes-rendus, éditer les photos et répondre aux mails. Les journées sont longues et en hiver, il s’agit d’un job à plus de 120%. Cela fait exactement une année que David Hürzeler occupe ce poste de Chef de projet. Il s’occupe des événements juniors ainsi que des courses de Coupe d’Europe et ne veut pas en manquer une seule minute. «J’ai étudié la sociologie, le sport et la communication des médias avant de travailler activement pour Swiss-Ski. J’ai probablement ce sens de l’organisation en moi et je peux le vivre pleinement désormais.» L’homme de toutes les situations Ce n’est que récemment que David Hürzeler s’est perfectionné professionnellement dans la gestion d’événements. Cela s'avère très précieux dans son travail actuel: «Quand arrive la première date aux Diablerets fin novembre, je suis prêt. Je prends un plaisir fou dans ce travail. Il me permet de suivre tous les développements de notre sport, d’être paré pour toutes les situations et de fournir une contribution précieuse à la promotion de la relève grâce à mes efforts.» Presque tous les athlètes
INNERE WERTE Innovation, Qualität und Verantwortung. AUS ÖSTERREICH.
ZÄHLEN.
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Active // Backstage
suisses qui sont passés par des compétitions de ski ou snowboard freestyle ont pu profiter du grand savoir-faire de David Hürzeler. Le Bernois, qui vit aujourd’hui à Thoune, est employé par Swiss-Ski depuis huit ans et dispose d’une expérience considérable. Ce qui le rend d’autant plus heureux lorsqu’un jeune talent qu’il connaît bien réussit à atteindre le gratin mondial après être passé par des Events suisses parfaitement organisés. WH
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Chaussures de ski ou de snowboard? Durant la saison haute, David Hürzeler n’a guère le temps de se consacrer lui-même au snowboard. «Mais je suis quand même beaucoup sur ma planche, ainsi qu’à ski. C’est beaucoup plus crédible si je me rends aux Events de ski avec le même matériel que les athlètes.» C’est aussi plus pratique pour travailler. Même si les chaussures de snowboard permettent de se déplacer plus facilement que de lourdes chaussures de ski», sourit Hürzeler. Il se réjouit désormais d’entamer les choses sérieuses. Pour lui, les Events nationaux qui se déroulent chez lui sont particulièrement fascinants. «Grindelwald et Mürren offrent de beaux événements de freestyle, alors que la Lenk organise des événements de skicross et snowboardcross traditionnels. Sa destination préférée dans l’Oberland bernois est le domaine skiable de
Mürren-Schilthorn. Et lorsque l’hiver cède peu à peu sa place au printemps à l’été, David Hürzeler ne reste pas pour autant inactif sportivement. Sur son programme figurent alors des activités de plein air comme le kitesurf, le kayak et le stand up paddle, qui font tout simplement partie de sa vie. «Je n’aime pas rester immobile. Sauf pour les heures dans les bureaux de Swiss-Ski, qui ont leur importance. Mais je ne m’ennuie jamais.» En plus de tout ça, il gère aussi les activités sportives de ses deux frères: Il préside avec la même passion le fan-club de son grand frère, le triathlète Samuel Hürzeler. Il le soutient également lors de certaines épreuves, pour autant que l’emploi du temps de cet «homme à tout faire» le lui permette. DANIEL MARTINY
DAVID HÜRZELER ORGANISE ENVIRON 30 ÉVÉNEMENTS PAR SAISON DANS LES DISCIPLINES SNOWBOARD, SKI FREESTYLE ET SKICROSS.
Advertorial // Atomic
2018/2019
PHOTO: DR
Piste, poudreuse ou Coupe du monde. Atomic est présent dans toutes les disciplines avec des produits qui font progresser le monde du ski. Pour la saison 2018/2019, nous sommes fiers de présenter les toutes dernières innovations d’Atomic, notamment la nouvelle génération de skis et chaussures All-Mountain, plus légers et plus robustes, la première fixation hybride randonnée/ski alpin sans compromis, les skis de piste Redster X, une nouvelle gamme freeski et des casques offrant une protection 40% supérieure aux exigences des normes. Nouveaux Vantage et Hawx prime: une conception innovante pour les chaussures et les skis L’un des objectifs fixés pour cette saison était de concevoir des équipements All-Mountain plus légers et robustes que jamais. Nous avons donc intégré la technologie Prolite, la construction révolutionnaire mise au point pour notre
gamme randonnée légère et performante Backland, dans nos nouveaux skis Vantage et chaussures Hawx Prime. Le principe de Prolite est inverse au procédé traditionnel utilisé pour les chaussures et skis légers : au lieu de se baser sur un profil standard et d’ôter de la matière pour l’alléger, cette méthode consiste à créer d’abord le profil le plus fin possible, puis à le doter de renforts dans les zones clés telles que le châssis des chaussures et les carres. Redster X: Le ski de piste boosté par nos technologies éprouvées par les athlètes Les Redster X sont destinés aux skieurs amateurs de vitesse qui apprécient la puissance du Redster et souhaitent un seul ski pour toutes leurs journées sur les pistes. Ces modèles de choix bénéficient des technologies de course Redster et Servotec ainsi que d’une ligne de cotes multirayon unique aussi performante en slalom qu’en géant. Par ailleurs, Benni Raich, l’une des plus grandes
légendes Atomic en Coupe du monde, est devenu notre ambassadeur Redster X officiel pour la nouvelle saison. Titulaire d’un impressionnant palmarès à la fois en slalom et en géant, il incarne à merveille l’esprit du Redster X. Atomic Shift: La première fixation qui ne fait aucun compromis Notre gamme Backland remporte un franc succès auprès des skieurs de randonnée et Atomic est désormais la marque de ski de randonnée affichant le développement le plus rapide. Cette année, nous sommes très heureux de présenter l’Atomic Shift, la fixation tant attendue par les freeriders et les skieurs All-Mountain! C’est la première fixation à inserts conçue pour la randonnée qui, une fois en mode ski, devient une véritable fixation de freeride axée sur la performance en descente, avec une butée et une talonnière alpines homologuées par le TÜV et compatibles avec toutes les normes de chaussures ISO sur le marché. Pour la première fois, les skieurs peuvent se donner à fond sans faire de compromis. Plus besoin de s’encombrer avec un châssis en ski de randonnée, ou de se contenter d’une
butée à inserts en descente. Quel que soit le programme de la journée, vous aurez désormais une seule fixation parfaitement adaptée. Casques et masques Atomic count: Protection accrue de 40%, vision améliorée de 20% Count, déjà adoptée par nos meilleurs athlètes comme Marcel Hirscher. Les casques Count offrent une protection absolue et un fit personnalisé. L’association unique de la technologie AMID (Atomic multi-Directional Impact Deflector) et de la construction hybride inversée assure une protection jusqu’à 40% supérieure aux exigences des normes de sécurité CE et ASTM. Avec nos nouveaux masques Count, la vision prend une toute nouvelle dimension: alliant les technologies d’écran HD, Fusion Double Lens (FDL) et une monture Live Fit ultrafine, ils offrent un contraste et une clarté incroyables et un champ de vision élargi de 20%. #weareskiing
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Advertorial // Travelhouse Snow
BONNE ADRESSE INÉDITE POUR LES SKIEURS ET LES SNOWBOARDEURS
Travelhouse Snow a élargi sa palette de produits en misant sur les Pyrénées et son paradis romantique et sauvage pour skieurs et snowboardeurs.
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Quand on questionne Marc Fraefel, le spécialiste des voyages d’héliski sur le choix du domaine, les avantages sont vite vus. L’acheminement Départ de Zurich et, en un rien de temps, arrivée à Toulouse puis transfert de seulement deux heures pour le domaine
skiable du Val d’Aran où débutent les joies de la poudreuse. Le domaine skiable Le domaine du Val d’Aran, situé au cœur des Pyrénées, compte parmi les plus grands domaines skiables de la région. Les sommets majestueux presque mystiques se dressent
entre la Catalogne et l’Aragon. On y trouve les montagnes idéales pour une expérience de poudreuse mémorable, au cœur d’une nature authentique et sauvage, dotée d’une faune fascinante. Le bourg, offrant diverses possibilités d’hébergements, propose maintes options d’après-ski dont un grand nombre de restaurants à tapas
PHOTOS: MÀ D
Voyages dans les Pyrénées Décembre au Avril Par exemple, 5 jours à partir de CHF 3843.– par personne travelhouse.ch/fr/pyrenaen Tel. 058 569 96 60 snow@travelhouse.ch
Marc Fraefel, Product Director.
et de bars pour des moments de détente après une journée de poudreuse. Les amateurs de culture ne seront pas non plus en reste car la région, jadis complètement coupée du monde, abrite encore de nos jours des églises gothiques de ces temps reculés ainsi que des musées qui, à travers les histoires anciennes, font revivre les rudes conditions du passé. La saison La saison hivernale débute en décembre et dure jusqu’en avril. Durant cette période, dès les premières neiges recouvrant les sommets, un fabuleux décor s’ouvre à tous les amateurs de sports d’hiver. C’est une vision qui fait battre plus fort le cœur de tous les skieurs et snowboardeurs et anticipe leur joie de s’y rendre. Le début de la saison marque aussi le temps du contrôle des skis et snowboards et de l’exploration des pistes vierges.
À qui conviennent ces voyages? Travelhouse Snow propose divers forfaits de 3 à 5 jours ainsi qu’un assortiment de tours, freeride et héliski. Les voyages s’adaptent de manière individuelle à des groupes ou voyageurs seuls et assurent à chaque groupe d’âge des changements stimulants car, pour ces voyages, l’amusement et l’aventure sont inscrits en grand. Le rapport prixprestation pour une aventure en héliski est attrayant pour beaucoup et donc à mentionner ici. La base des prestataires Pyrenees Heliski est située à 1000 m d’altitude dans le Val d’Aran. 400 kilomètres carrés de poudreuse la plus fine et un terrain fort varié combleront tous les souhaits d’un amateur de sports d’hiver. Les guides expérimentés accompagnent des groupes de quatre personnes, garantissant ainsi un plaisir héliski individuel.
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Black Créatrice de vêtements de ski et de plein air, l’entreprise Schöffel s’engage depuis dix ans sur la scène suisse du ski et des sports de neige. Elle franchit un nouveau pas en devenant l’équipementier des équipes de Swiss-Ski dans les disciplines Skicross, Aerials et Moguls. «Les athlètes sont des modèles pour nos enfants. La branche Freestyle se distingue aussi par son grand dynamisme et son esprit combatif. Cela nous ressemble totalement», explique Peter Jud, directeur de Schöffel Suisse. 50
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Service // Freestyle
PHOTOS: B&S, ERIK VOGELSANG
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Service // Freestyle
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Service // Freestyle
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n peut légitimement se demander pourquoi la couleur noire a été choisie pour des vêtements chauds. «Aucune autre couleur ne présente un spectre aussi large», justifie Peter Jud. «C’est une couleur puissante, de haute qualité et durable.» Le directeur de Schöffel Suisse sait toutefois que la couleur ne suffit pas à faire le champion. Il faut la meilleure équipe Peter Jud a endossé sa nouvelle fonction à Schöffel Suisse en 2008. À l’époque, les produits d’une entreprise allemande, dirigée par la famille depuis sa création, bénéficiaient de peu de rayonnement en Suisse. Pourtant Jud a souhaité relever ce défi: «Lorsque l’on veut changer les choses, il faut s’entourer des bonnes personnes et des bons partenaires.» Schöffel Suisse s’est alors établi à Teufen, dans le canton d’Appenzell, où l’entreprise a doublé ses effectifs ces dernières années. Elle est passée de six à treize personnes. Peter Jud a misé sur une stratégie à long terme pour d'une part accroître a notoriété de la marque et d'autre part, la laisser se traduire par une augmentation significative des ventes. «Pour y parvenir, il faut beaucoup d’enthousiasme et la meilleure équipe du monde.» Il faut bien l’avouer, Peter Jud dégage un optimisme général pas loin d’être contagieux. 1re étape: Les ski-clubs Dès lors, où devait débuter la «campagne» de Schöffel? Et surtout, quel était son but? Luimême skieur talentueux et enthousiaste, Peter Jud sait très bien où naissent les talents. Dans les ski-clubs. «C’était ma première approche», se souvient-il. Son objectif était clair: transmettre tel un virus son enthousiasme pour les produits et le ski dans les ski-clubs. Schöffel Suisse a ainsi équipé des ski-clubs partout dans
le pays, à des conditions préférentielles. Pour ce père de deux enfants, une chose est claire: «Si nous ne nous intéressons pas au sport et à la jeunesse, nous ne pouvons pas non plus survivre en tant que marque de vêtements.» 2e étape: Les écoles de sports de neige Quels sont les ambassadeurs de notre nation de ski? Peter Jud laisse son vis-à-vis répondre: «Nos meilleurs skieurs, peut-être?» «Oui», lâche Jud, avant de nuancer: «C’est une approche. Mais pour moi, les centaines d’écoles de sports de neige suisses et les milliers de moniteurs sont aussi des ambassadeurs.» Alors Peter Jud s’est mis au travail pour essayer de transmettre sa passion autour de son projet dans les ski-clubs et les écoles de sports de neige. Au total, il en a visité entre 60 et 70. Des moniteurs sont ainsi également devenus des ambassadeurs de la marque, ce qui revêt toute son importance selon le directeur suisse de Schöffel: «Nos textiles ont été soumis à un véritable test d’endurance.» Les moniteurs travaillent en effet à l’extérieur par tous les temps. Verdict? «Nous avons clairement réussi le test», rigole Jud. 3e étape: Les remontées mécaniques Mais l’histoire de ce Grison d’adoption n’est pas encore terminée. Il lève l’index devant sa
bouche et demande: «Qui d’autre nous fait grimper dans ce monde?» Cette fois, il apporte lui-même la réponse: les remontées mécaniques et leurs employés. «Il s’agit à nouveau de partenaires extrêmement professionnels qui nous disent s’il manque quelque chose à nos vêtements.» ... et direction le podium Schöffel est connu dans le monde entier comme fabricant de vêtements. La marque a traversé les générations, depuis exactement 200 ans. «C’est une responsabilité», reconnaît Peter Jud. Alors, quand il fait le tour de la Suisse avec «sa» marque, il emmène toujours cet engagement avec lui dans ses valises. Le voyage se poursuit. «Maintenant», dit-il en retournant à son rire libérateur, «ta thèse est juste. Désormais, nous nous trouvons là où les talents se forgent et les médailles se gagnent, dans l’accompagnement direct des athlètes qui sont nos ambassadeurs dans le monde entier.» Cela vaut autant pour les pistes de bosses (moguls) que les tremplins (aerials) et le skicross. Comment l’histoire continuera-t-elle? Peter Jud fronce un instant les sourcils. «Elle continuera. Et j’espère que nous pourrons toujours compter sur de nombreux consommateurs qui apprécient nos performances et notre qualité. Je leur en suis reconnaissant!» JOSEPH WEIBEL > DÉCEMBRE 2018
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Service // Freestyle
Des succès avec la manière Les manches d’accession aux finales des Jeux olympiques de PyeongChang (Corée du sud) se sont révélées de toute beauté. Le skicross, discipline complète par excellence, garantit à la fois adrénaline et spectacle. Un tourbillon du succès dans lequel sont également entraînés les athlètes suisses. Avant le début de la nouvelle saison, nous avons souhaité prendre le pouls de la médaillée de bronze olympique Fanny Smith, du vice-champion olympique Marc Bischofberger et de l’entraîneur en chef Ralph Pfäffli.
FANNY SMITH
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Le skicross est une discipline spectaculaire et les Suisses occupent souvent le devant de la scène. Pourtant, on ne prend cette discipline plus ou moins au sérieux que tous les quatre ans, lors des Jeux olympiques. Où est-ce que ça cloche? Fanny Smith: La TV a pris l’habitude de diffuser des courses de skicross et continue à le faire. Les audiences dépassent parfois celles des courses de ski alpin. Sur place, le public se déplace souvent en masse pour venir nous voir. L’intérêt est bel et bien là. Chez nous, on sait clairement que l’on ne s’ennuiera pas. L’atmosphère est vraiment incroyable pendant les courses. Cette saison, nous avons la chance d’organiser deux étapes en Suisse, le 11 décembre à Arosa et le 17 mars à Veysonnaz. Il faut vraiment venir nous voir et nous soutenir. Ralph Pfäffli: C’est vrai. Le skicross réunit tous les ingrédients pour être une grande discipline pour le public. Mais il nous manque des classiques, à l’image du Lauberhorn ou de Kitzbühel en ski alpin. Bien que notre discipline fasse clairement partie de la branche alpine, elle ne jouit pas de ce statut auprès de la FIS. Le fait d’organiser une compétition en «prime-time» en nocturne à Arosa nous incite par contre à l’optimisme. C’est un bon début. Là-bas, la piste «sprint» ne mesure que 500 mètres. On va assister à du grand spectacle. Marc Bischofberger: Arosa montre la marche à suivre pour rendre la discipline encore plus spectaculaire pour le public. Comme pour le ski alpin, je pense que nous devons encore plus rapprocher le skicross des fans grâce à des City-Events.
MARC BISCHOFBERGER
Ralph Pfäffli: Dans un article de la «NZZ», la question a été posée quant à l’utilité pour la FIS de constamment chercher de nouveaux formats, alors que le skicross représenterait un enrichissement attrayant pour la saison. À quel point est-ce difficile de trouver des sponsors lorsque l’on pratique le skicross? Fanny Smith: Ce n’est clairement pas simple, mais mes sponsors me permettent de vivre de mes revenus. Bien sûr, je me demande aussi comment il est possible qu’une skieuse alpine qui figure au 30e rang FIS gagne autant que moi, alors que je suis tout devant en skicross. Mais je ne m’apitoie pas sur mon sort. Je suis heureuse d’avoir opté pour cette discipline. Marc Bischofberger: J’ai réussi à me hisser sur le podium il y a un an. Depuis lors, ce changement de statut a payé. Ma pause due à une blessure m’a permis de terminer mon apprentissage de polymécanicien, et j’aurai donc un diplôme dans la poche quoi qu’il arrive. Je suis aidé par une amie dans ma recherche de sponsors. Elle est justement active dans ce domaine. Un tel soutien n’est pas seulement utile, il me permet aussi de pouvoir me concentrer entièrement sur le sport. Fanny Smith: Je ne peux qu’appuyer ce que dit Marc. Moi aussi, je recherchais moi-même mes sponsors au début. Aujourd’hui, je suis également aidée à ce niveau-là. Fanny Smith a démarré la compétition très tôt. À 17 ans, elle avait déjà décroché un diplôme olympique ... Ralph Pfäffli: Quand Fanny Smith est arrivée, j’étais encore la «structure de skicross personnifiée» de Swiss-Ski. Nous n’étions pas encore prêts à initier de si jeunes athlètes à la Coupe du monde. Fanny Smith a alors tenté l’aventure en solitaire, avec un team privé. Entre-temps, notre discipline a reçu considérablement plus de soutien de la part de la Fédération, même si nous demeurons un «petit numéro» au sein de la Fédération. Fanny Smith: Ma conviction de me lancer dans la discipline skicross s’est manifestée très tôt. Comme le dit justement Ralph, une intégration au niveau de la Coupe du monde n’était alors pas possible d’un point de vue logistique. Depuis un an, je suis totalement intégrée dans le team et j’en suis très heureuse. Marc Bischofberger: J’étais plus âgé que Fanny lorsque j’ai débuté en Coupe du monde. En tant qu’an-
Service // Freestyle
CHRISTIAN ZINGG, DIRECTEUR SWISS-SKI POOL
«Schöffel représentait le partenaire idéal» cien athlète de ski alpin, j’ai ressenti l’envie de me mettre au skicross pendant une pause due à une blessure. J’ai ensuite reçu l’opportunité de disputer des courses FIS et j'ai réussi à faire le saut en Coupe du monde. Ralph Pfäffli a toujours démontré une grande confiance en moi, ce qui a été très bénéfique à ma carrière. L’arrivée classique au skicross ne passe-t-elle pas de toute façon par une première formation en ski alpin? Ralph Pfäffli: C’est le cas, sans aucun doute. Nous exigeons toujours une formation de base, car elle nous permet de tirer les conclusions nécessaires pour savoir si quelqu’un présente les bonnes dispositions pour le skicross. Le skicross est une discipline complexe qui exige tout des athlètes, notamment qu’ils prennent des décisions importantes en quelques fractions de seconde. Ils ont donc forcément besoin d’une bonne technique de ski... Fanny Smith: ...et d’une bonne condition physique! Sur une journée, nous disputons une manche d’entraînement et la qualification. Puis jusqu’à quatre manches dans le tableau final. La durée de chaque manche peut atteindre une minute et demie. Il est facile d’imaginer ce que cela représente comme charge physique. Marc Bischofberger: Seuls les deux premiers peuvent se qualifier. Si tu veux finir devant, tu dois absolument tout donner jusqu’au dernier mètre. INTERVIEW: PETER J. AEBI
RALPH PFÄFFLI
Depuis cette saison, Schöffel est le nouvel équipementier des disciplines Skicross, Aerials et Moguls. La marque de tradition allemande investit désormais aussi le sport de compétition en Suisse. Christian Zingg est responsable du département équipement de Swiss-Ski depuis l’an dernier. C’est lui qui a dirigé le processus d’évaluation du nouvel équipementier. Christian Zingg, vous avez dû chercher un nouvel équipementier pour les disciplines freestyle. Quels sont les critères qui ont joué un rôle important dans votre évaluation? Christian Zingg: L’une des conditions de base est que le fournisseur dispose d’un matériel de haute qualité, spécialement en matière de vêtements thermiques. La marque doit en outre correspondre à notre credo et être positionnée de façon durable dans le marché global. C’est donc le cas de Schöffel? Complètement. Nous avons pu nous entretenir pour la première fois avec le directeur Peter Jud en février, lors du Salon International des Articles de Sport et de la Mode Sportive (ISPO). Nous nous sommes immédiatement rendus compte que nous étions sur la même longueur d’onde. Nous avons ressenti chez Peter Jud, de même que chez le chef de l’entreprise Peter Schöffel, que le désir d’effectuer un travail de qualité était bien présent. Je peux désormais dire que Schöffel représentait le partenaire idéal pour ces disciplines. Comment la nouvelle marque a-t-elle été accueillie par les équipes? Nous avons d’abord effectué des tests préalables en collaboration avec les
décideurs du secteur sport de compétition, afin de s’assurer que les vêtements de Schöffel répondaient aux exigences des trois disciplines. Le travail en amont a donc été effectué à cet égard. Lorsque la décision a été communiquée à l’équipe, nous avons ressenti des réactions très positives. Tout le monde était déjà curieux d’observer comment Schöffel Suisse allait vivre et jouer son rôle de nouvel équipementier. La journée de remise des tenues à Saas-Fee en octobre, en présence de Peter Jud et de son équipe, a fini de convaincre tout le monde sur l’authenticité de cette marque. Les athlètes, les entraîneurs et accompagnateurs souhaitent tous porter une marque qui équipe par conviction. Je suis donc certain que ce choix de Schöffel comme nouvel équipementier est une situation win-win pour toutes les parties. Les combinaisons de course des équipes freestyle étaient jusque-là produites et livrées par une entreprise textile française. Est-ce toujours le cas? Non. Il y a beaucoup de savoir-faire dans la branche textile nationale. En outre, nous travaillons depuis quelques années avec Wams AG à Buchs (SG) et les résultats sont à la clé dans les domaines alpins. L'entreprise de fournit en tissu chez Schöller Textil, une autre entreprise suisse de tradition basée à Sevelen (SG). Il est également logique de miser sur une collaboration pour la réalisation des combinaisons de course skicross. Et de cette manière, l’ensemble de la production des combinaisons de course sont issues à 100% de Suisse. Toute cette «suissitude» nous rend certainement encore un peu plus rapides. INTERVIEW: JOSEPH WEIBEL
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Service // Médecine
L’important, c’est savoir doser
Ce n’est pas parce que l’on souffre d’arthrose qu’il faut tirer un trait sur la pratique sportive. Au contraire, il s’agit bien de lutter contre l’appel du canapé! ien sûr, cela dépend d’une part de la gravité de l’arthrose et de combien les articulations sont affectées par l’arthrose. D’autre part, cela dépend aussi du type de sport que la personne concernée désire pratiquer. Lorsque nous formulons des recommandations, nous faisons fondamentalement la distinction entre les sports dits à impact élevé et les sports à faible impact. Les deux types de sports peuvent être pratiqués, mais comme le terme le décrit, c’est le degré d’impact qui prévaut. Les sports à faible impact épargnent les articulations et les muscles. La liste inclut par exemple le vélo, la marche rapide, la randonnée, mais aussi le Pilates et le yoga. Les sports aquatiques comme la natation ou l’aquafitness soignent également les articulations. Les sports à impact élevé sont par exemple les sports de balle, les sports de combat, les sports de course et le ski. À ski de fond, le style classique est l’une des disciplines les moins traumatisantes, tandis que le style skating est nettement plus exigeant pour le système musculo-squelettique. 58
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PHOTO: B&S, STOCKIMAGE
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Service // Médecine
Du ski, et pourquoi pas? Le ski peut tout à fait être envisagé si l’on souffre par exemple d’arthrose du genou ou de la hanche. Il s’agit aussi de suivre quelques règles de base (cf. astuces). Les pistes dures, mais aussi la neige fondante de printemps sont nettement plus exigeantes pour le corps. Il en va de même pour les pistes de bosses. On conseille généralement de trouver un équilibre individuel entre la charge et la capacité de charge. Comme pour un compte bancaire: Si l’on ne fait que retirer (charge) et que l’on ne verse jamais rien en échange (régénération, entraînement à faible impact), notre bien le plus précieux, la santé, sera épuisé à un moment donné. Par contre, si l’on est prêt à adapter la charge à la
QUELQUES ASTUCES š Prends soin de ta condition physique générale (activité sportive régulière) š Essaie de rester mobile (gymnastique régulière) š Exerce ta coordination de mouvements (p. ex. debout sur une jambe) š Entraîne-toi de manière diversifiée (cardio-force-mobilité) š Planifie des pauses š Fais attention à ton poids corporel (alimentation équilibrée) š Fais «du bien» à ton corps (sauna, massage)
capacité de charge, c’est-à-dire choisir la dose optimale et faire face aux limites même avec une maladie articulaire dégénérative, alors il est possible de pratiquer des activités sportives pendant encore de nombreuses années. Avec prothèse aussi Il en va de même pour ceux d’entre nous qui portent déjà une prothèse. Les mêmes recommandations s’appliquent ici que pour les maladies articulaires dégénératives. Skier avec une prothèse ne représente absolument aucun problème. Au contraire! Si les douleurs causées par l’arthrose ne sont plus perceptibles une fois la prothèse posée, plus rien ne s’oppose à l’activité sportive. Mais attention! Il faut tenir compte du fait qu’après l’opération d’une prothèse, il faut attendre au minimum quatre à six mois avant de pouvoir exercer une charge complète. Sinon, le risque de relâchement, de luxation ou de fracture dans la zone de la prothèse (fracture périprothétique) est considérablement accru. Après une opération aussi importante, il est important de prendre le temps de disposer à nouveau d’une muscu-
lature bien entraînée, d’une bonne condition physique et d’une certaine mobilité. Dans la plupart des cas, les personnes souffrant d’arthrose pratiquaient peu de sport avant l’opération en raison des douleurs dont ils souffraient, ce qui aggravait encore la situation générale de la structure entre muscles et tendons. Il ne faut pas non plus oublier les composantes psychologiques et mentales du lien entre sport et prothèse. Malheureusement, cette thématique n’est pas suffisamment abordée et est souvent sous-estimée. Des questions telles que: Ma prothèse peut-elle le supporter? Vais-je casser quelque chose? nous traversent l’esprit. L’assurance et la confiance que la prothèse résistera réellement à la charge et qu’aucune douleur n’apparaîtra, etc. doivent d’abord être obtenues étape par étape. Il peut s’écouler un à deux ans avant que la confiance en soi, en son corps et en la «pièce de rechange» soit suffisante pour que l’on ne pense même plus à la prothèse. Je peux le confirmer par différents témoignage et aussi par ma propre expérience en tant que patient avec une prothèse de hanche. Mais une fois ce processus terminé et la confiance retrouvée, je pense que l’on est prêt pour renouer avec l’un des plus beaux sports qui soit, le ski! DR. ANDREAS GÖSELE, CROSSKLINIK, CHEF SWISS OLYMPIC MEDICAL CENTER
Dr. Andreas Gösele-Koppenburg Directeur Swiss Olympic Medical Center, crossklinik Basel
www.crossklinik.ch
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Six infos brèves 1
#partoftheteam: Tenue officielle de Swiss-Ski chez OCHSNER SPORT Dévaler les pistes de ski dans la tenue officielle des stars du ski suisse: vous trouvez l’équipement de Swiss-Ski de la marque Descente pour femmes et hommes en édition limitée en exclusivité chez OCHSNER SPORT. Les finitions de la tenue officielle des athlètes suisses pour la saison 2018/19 ont été réalisées à l’aide de la technolo-
gie innovante Motion 3D. Grâce à elle, la veste et le pantalon s’adaptent parfaitement aux mouvements spécifiques de la personne qui les porte et permettent une performance optimale, peu importe les conditions météorologiques. L’ensemble de Swiss-Ski de Descente pour femmes (pantalon de ski et doudoune) et hommes (pantalon de ski et doudoune ou veste de ski) vous feront découvrir un nouveau niveau en matière de protection du froid et d’ergonomie.
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Parce que transtex fait ce que Löffler promet avec son slogan «Made for better»: elle te rend meilleur. Löffler propose des sousvêtements transtex en différents modèles pour toutes les utilisations et toutes les températures. La nouveauté de la collection transtex est «transtex Hybrid» qui existe dans de nouveaux designs. La technologie transtex Hybrid innovante permet d’avoir plusieurs zones fonctionnelles sur un vêtement. Différents fils et matériaux sont combinés: polypropylène pour l’intérieur, mélange de fibres naturelles pour l’extérieur avec du tencel et de la laine. Pour un look cool, une évacuation parfaite de la transpiration, une isolation thermique et de l’élasticité qui permet une liberté de mouvement illimitée.
40 ans transtex de Löffler En 2018, les sous-vêtements fonctionnels transtex fêtent leur jubilé de 40 ans. La technologie transtex de Löffler a été développée en 1978 à Ried im Innkreis en Haute-Autriche où elle est tricotée encore aujourd’hui. Depuis lors, les sportives et sportifs de pointe portent et recommandent les sousvêtements transtex de Löffler. Pourquoi?
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Löffler donne un aperçu exclusif de sa production dans la vidéo «Factory inside». www.loeffler.at
postent ensuite des images et des vidéos de leur préparation sur Instagram ou Facebook avec le hashtag #beonewithyourgoal. Plus la communauté reçoit de mises à jour, plus les chances de gagner augmentent. La gagnante recevra 1000 euros et un équipement de ski haut de gamme de Lange, Dynastar, Look et Kerma. Toutes les participantes reçoivent par ailleurs un «What’s your goal-Kit» composé d’un t-shirt, d’une casquette ainsi que d’autres cadeaux. Plus d’informations sur whatsyourgoal.lange-boots.com
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Quel est ton objectif? Amatrices de sports d’hiver, ceci est pour vous! Lange aide les femmes puissantes à réaliser leur objectif, que vous vouliez faire partie d’une équipe de ski, devenir monitrice de sports de neige, faire l’ascension du Mont Blanc ou simplement faire un certain nombre de jours de ski,. Voici la marche à suivre: les participantes créent leur profil sur whatsyourgoal.lange-boots.com et
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Nocco – la boisson pour sportifs fonctionnelle pour un style de vie actif Nocco est une abréviation de No Carbs Company, une marque de boissons suédoise spécialisée dans la santé et le fitness. Nocco a présenté son premier produit sur le marché en 2014 et est aujourd’hui disponible dans 31 pays, depuis 2017 aussi en Suisse. Les boissons rafraîchissantes savoureuses et fonctionnelles s’adressent à des femmes et des hommes actifs et sportifs. Nocco a des partenariats avec de grands noms du sport comme Marc Rochat, la freerideuse Elisabeth Gerritzen ou la rameuse Jeannine Gmelin. Michelle Gisin est la dernière personnalité connue à entrer dans
la famille Nocco. «Je me réjouis beaucoup du nouveau partenariat et de faire partie de l’équipe Ncco. Avec son soutien et l’esprit Nocco, je vais pouvoir continuer d’évoluer dans le domaine alpin», a déclaré Michelle Gisin. www.nocco.com/ch
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Six infos brèves
Un dirigeant d’un club de football invité à la soirée du BOSV
PHOTO: RK-PHOTOGRAPHY
Environ 90 membres de l’Association de ski de l’Oberland bernois se sont retrouvés fin octobre pour la soirée d’information du BOSV; après la partie officielle, ils ont pu suivre la discussion entre le président Johny Wyssmüller et Andres Gerber, directeur sportif du FC Thoune depuis près de dix ans. Ce dernier a tiré des parallèles intéressants entre le football et le travail du
Johny Wyssmüller, président du BOSV et Thomas Jampen avec Andres Gerber, Directeur sportif du FC Thoune et Stefan Hubacher, nouveau chef marketing du BOSV depuis juin.
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Entraînement sur une piste de Coupe du monde Le réseau des pistes de ski de fond est devenu encore plus attrayant pour l’hiver à venir. La piste déjà existante de skating et de classique sur la Gerschnialp (1300 mètres d’altitude) a été nouvellement homologuée et répond désormais aux exigences de la FIS. La piste qui mesure environ dix kilomètres de long est devenue très intéressante en particulier pour les fondeurs sportifs grâce à une modification du tracé et à de nouvelles variations de terrain. Les 2 et 3 février 2019 puis du 29 au 31 mars 2019 ont lieu les Championnats suisses élite sur
un parcours comprenant des montées courtes et intenses ainsi que des passages de plat. Si vous souhaitez vous entraîner là où Dario Cologna et cie lutteront pour remporter le titre de Champion de Suisse, prenez les traditionnelles cabines plus que centenaires qui vous emmènent d’Engelberg à la fantastique Gerschnialp. Vous trouvez des informations sur le réseau des pistes de ski de fond d’Engelberg, le Championnat de Suisse ainsi que les écoles de ski de fond sur www.engelberg.ch/nordic
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et tes oreilles tout au long de la journée contre les forts rayons de soleil. Vraiment? Oui, car Skinnies est la seule protection solaire au monde qui ne contient pas d'eau! Grâce à
sa formule spéciale, ce gel solaire économe est absorbé en quelques secondes et n'est ni gras ni blanc. De plus, Skinnies reste agréable sur la peau même à basse tempéra-
ture, car n'étant pas à base d'eau il ne gèle pas. Cela semble intéressant, n'estce pas? Et ça l'est! A tester maintenant: www.skinnies.ch
PHOTO: ENGELBERG-TITLIS TOURISME
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BOSV dans le recrutement de la relève . Il a admis que son organisation nage depuis quelque temps «un peu contre le courant» et qu’elle mise plutôt sur la qualité que la quantité. Andres Gerber a aussi souligné que le «plaisir de pratiquer du sport ne doit pas disparaître» et que «moins signifie parfois plus». Bien que la région dans laquelle le FC Thoune est active soit la même que celle du BOSV, Gerber a précisé que le football nécessite beaucoup moins d’argent que le ski de compétition. De plus, le football est mieux ancré dans le monde entier que le ski.
Sudoku Gagne un casque avec des lunettes: Jackson Mips et Article Vivid de GIRO
Difficile
Le nouveau casque Jackson™ se focalise sur le design et le style. Le profil moderne du casque utilise le nouveau système d’aération Passive Agressive inspiré de l’écoulement d’air aérodynamique de voitures de luxe et dispose de la technologie Mips «Multi Directional Impact Protection System». Les lunettes Article-Vivid et leur système antibuée se fixent simplement sur le casque.
Participation: š Envoie les trois chiffres dans les trois cases de couleur par courriel avec la remarque «Énigme snowactive» à info@snowactive.ch š Online sur www.snowactive.ch/wettbewerb š Par la poste à: Prosell AG Snowactive Gösgerstrasse 15 Postfach 170 5012 Schönenwerd La date limite d’envoi est le 6 janvier 2019
Moyen
CONDITIONS DE PARTICIPATION AUX CONCOURS
Sont autorisées à participer aux concours du magazine «snowactive» toutes les personnes domiciliées en Suisse ou au Liechtenstein, exceptés les employés de «snowactive», Swiss-Ski et Prosell AG, ainsi que de leurs entreprises partenaires ou agences mandatées. La date limite de participation est définie individuellement pour chaque concours.
Facile
Les gagnants sont tirés au sort à l’aide d’un algorithme aléatoire et informés de leur gain sans délai. Le tirage au sort du prix principal a lieu après la date limite de participation. Seules les indications correctes du participant (nom, adresse, localité) donnent droit à l’obtention du prix. Les prix sont envoyés par la poste à l’adresse indiquée.
Possibilités de participation: par courrier postal, e-mail ou online.
Les prix ne sont ni convertibles en espèce ni ne peuvent être échangés. Les participants se déclarent d’accord que les données communiquées puissent être utilisées à des fins de marketing par «snowactive» et ses partenaires.
Le concours ne donnera lieu à aucune correspondance. La voie juridique est exclue.
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P.-S. À propos des «vrais» skieurs suisses
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l y a quelque temps, un collègue, chef de la rédaction des sports d’un journal régional d’importance, m’a appelé et m'a demandé: Lara Gut se sent-elle Suissesse? Irrité, je lui ai répondu: Tu cherches quoi en disant ça? Elle a de nouveau affirmé qu’elle skie pour elle-même et pas pour la Suisse! Il y en a d'autres qui disent exactement la même chose pour se protéger, ai-je répondu. La pression liée aux résultats est déjà assez forte comme ça. De plus, le ski est un sport individuel. Et à part ça: même si elle est «à moitié» Italienne, elle chante avec ferveur l’hymne national, en italien certes, mais elle chante. Chanter l’hymne national est pour beaucoup la preuve irréfutable d’une identification nationale. Les joueurs de l’équipe nationale de football en savent quelque chose, justement parce que beaucoup ne chantent pas l’hymne. J’ai commencé à prêter plus d'attention à qui chante et qui ne chante pas. Lors de la fête de lutte d’Unspunnen à Interlaken, la foule des lutteurs réunie le matin pour l’hymne national a donné la même image que la Nati. Christian Stucki n’a pas cillé. Quant à Matthias Sempach, il a fallu prendre une loupe pour le voir remuer les lèvres. En comparaison, Granit Xhaka est un chanteur d’opéra. La multiple championne d’Europe de gymnastique artistique Giulia Steingruber, elle aussi représentante d’un sport plutôt conservateur, a toujours savouré ses succès dans une joie silencieuse. Pareil pour les champions de barre fixe Pablo Brägger et Olivier Hegi aussi.
Richard Hegglin a été journaliste d'agence pendant quatre décennies pour le ski et a siégé pendant 20 ans au sein du Comité de la Coupe du monde FIS. Aujourd’hui, il écrit pour Snowactive et divers quotidiens.
Puis je me suis à réfléchir: Quand est-ce que j’ai moi-même chanté l’hymne national pour la dernière fois? J’ai dû chercher longtemps. C’était lors du 600e anniversaire de l'entrée du canton de Zoug dans la Confédération. J’étais encore enfant. Je me suis rendu compte qu’il s’agissait alors encore de l’ancien hymne «Ô monts indépendants». Le Cantique suisse «Sur nos monts quand le soleil» n'est devenu l’hymne national officiel qu’en 1981. Quand Erika Hess est devenue triple championne du monde à Schladming en 1982, on a alors joué par erreur l’ancien hymne. Presque personne ne l'a remarqué. Chanter n’était à cette époque pas encore à la mode. Lors de l’Assemblée des délégués de Swiss-Ski à Flims, on a rendu des hommages. Et également accepté «PluSport», les personnes avec handicap, au sein de la Fédération. Tout le monde était pour, sauf une représentante de Goms, infirmière de profession. Les téléphones portables n'arrêtaient pas de sonner. C’était un jour après l’«aigle bicéphale» du match Suisse-Serbie à la Coupe du monde. Les dernières nouvelles circulaient. Le sujet des doubles nationaux et des «demi-Suisses» a aussi fait causer à Flims. Deux jours après, le
Tages-Anzeiger a découvert que Granit Xhaka n’était pas un double national. Il ne possède qu’un seul passeport. Et, donc la critique a été faite que l’on ne l'avait même pas remarqué dans le fichier de la Fédération. Qu’en est-il chez Swiss-Ski? De Lara Gut? De Dario Cologna? De Daniel Yule? De la skicrosseuse Fanny Smith? De la championne olympique de slopestyle Sarah Höfflin? Qui possède encore un deuxième passeport? Swiss-Ski n'est pas sûr, mais il n'y a jamais eu de problèmes que quelqu'un veuille changer de fédération pour des questions de résultats, à une exception près. Avant les Jeux olympiques, les Anglais ont fait une offre juteuse à Fanny Smith et voulaient, selon les dires de Markus Wolf, «s'acheter une médaille». Swiss-Ski a brandi la menace d’une année de suspension et a trouvé un accord avec Smith. Elle a remporté la médaille de bronze pour la Suisse à PyeongChang. Au sein de la Fédération, des voix se sont déjà fait entendre afin d'exiger un contrôle de tous les athlètes des centres de performance et ainsi éviter le départ d’un talent avec des racines étrangères une fois sa formation terminée. Jusqu’à maintenant, il n’y a encore jamais eu de problèmes. L’évocation de ce «contrôle» a fait tilt chez moi. Lors de mon dernier voyage à l’étranger, on m’a donné un carton rouge à la réception d’un hôtel. Mon passeport est échu. Je suis apatride ... Toutefois, je peux vous garantir que lorsque Lara Gut, Dario Cologna et cie gagnent, je me réjouis comme un «vrai» Suisse. RICHARD HEGGLIN
IMPRESSUM Snowactive Décembre 2018, 52e année; paraît 4 fois par an ISSN 1661-7185 Editeur Strike Media Schweiz AG, Gösgerstrasse 15, 5012 Schönenwerd, Téléphone 062 858 28 20, Fax 062 858 28 29 En coopération avec Swiss-Ski, Case postale, 3074 Muri, Téléphone 031 950 61 11, Fax 031 950 61 12 Rédaction Snowactive Gutenbergstrasse 1, 4552 Derendingen, Téléphone 058 200 48 28 Direction de publication Wolfgang Burkhardt Comité de rédaction Joseph Weibel (Direction; j.weibel@snowactive.ch), Röbi Brandl, Wolfgang Burkhardt, Christian Stahl (Direction; christian.stahl@swiss-ski.ch), Roman Eberle (roman.eberle@swiss-ski.ch), Annalisa Gerber (Sponsoring; annalisa.gerber@swiss-ski.ch)
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Photos Erik Vogelsang Annonces publicitaires Prosell AG, Schönenwerd, Rebekka Theiler (r.theiler@prosell.ch), Wolfgang Burkhardt (w.burkhardt@prosell.ch) Traductions Syntax Übersetzungen AG, Thalwil Concept, design et responsabilité de la production Brandl & Schärer AG, Olten, Röbi Brandl, Kurt Schärer Abonnements Prosell AG, Schönenwerd, info@prosell.ch, Telefon 062 858 28 28 Droits d’auteur Strike Media Schweiz AG, Gösgerstrasse 15, 5012 Schönenwerd, Réimpression Admis uniquement avec l’approbation explicite de la rédaction www.snowactive.ch, feedback@snowactive.ch, info@snowactive.ch
Changements d'adresse Envoyer l’ancienne et la nouvelle adresse à Swiss-Ski, Case postale, 3074 Muri, Téléphone 031 950 61 11, Fax 031 950 61 12
Le team de Strike Media Schweiz est équipé par:
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