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Media Report of the Sahel and West Africa Week 2017

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COTONOU, BÉNIN 4-8 DÉCEMBRE 2017

SEMAINE DU SAHEL & DE L'AFRIQUE DE L'OUEST COUVERTURE MÉDIATIQUE www.oecd.org/fr/semaine-csao/espace-medias

EN PARTENARIAT AVEC :

Secrétariat du UEMOA

organisée par

Club

DU SAHEL ET DE L'AFRIQUE DE L'OUEST

avec l'appui de l'Union européenne


Résumé exécutif Le présent document compile les principaux articles, reportages et références médias relatifs à la Semaine du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest qui s’est tenue du 4 au 8 décembre 2017 à Cotonou, au Bénin. La Semaine a bénéficié d’une excellente couverture médiatique. Elle a fait la Une de la presse écrite des principaux quotidiens du Bénin ; les chaînes télévisées et les radios lui ont accordé une large place dans leurs journaux de 20h et quelques reportages ont été réalisés sur les principaux thèmes et acquis de la Semaine (WARI magazine sur TV5 Monde, débat sur les acquis de Cotonou, 53 min sur ORTB, entretien Question A sur Ouest-TV, etc.). La presse en ligne a également été très assidue : une trentaine d’articles ont été diffusés à travers une vingtaine de canaux différents. Au-delà du Bénin, des articles et reportages ont été publiés par la chaîne régionale Ouest-TV (bouquet Canal+) et via des canaux internationaux tels que TV5 Monde, BBC Afrique et RFI Afrique (radio et Internet). Les informations sur la Semaine ont été reliées sur des réseaux et sites d’information nationale et régionale (Agence presse du Bénin, A Cotonou, Africa Time, Côte d’Ivoire.net) et via les réseaux sociaux. D’autres articles thématiques capitalisant sur les cinq jours de débats sont en cours de production. La forte mobilisation des médias béninois s’explique à la fois par la forte implication d’un réseau de journalistes économiques et l’engagement exceptionnel de ses membres mais aussi par une démarche proactive du Secrétariat du Club du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest (CSAO/OCDE) qui a permis de réunir une trentaine de journalistes à la veille de la Semaine. Cette démarche a été soutenue par des représentants du gouvernement et le comité d’organisateurs du Bénin. Cet espace d’échanges a permis aux journalistes de se familiariser avec le programme et les objectifs de la Semaine, de mieux connaître le Réseau de prévention des crises alimentaires et ses outils (Charte PREGEC, Cadre harmonisé, etc.) et d’approfondir leurs connaissances des enjeux alimentaires et nutritionnels de la région. Au-delà de la Semaine, une séance a été dédiée aux défis du journalisme en Afrique et à l’usage des réseaux sociaux. Ouvrir un espace d’échanges tout en favorisant le réseautage et l’apprentissage mutuel : cette démarche a été fortement appréciée par les professionels des médias mais aussi par les membres du RPCA qui ont souligné le rôle important des médias dans la vulgarisation des résultats et messages de la Semaine. Plusieurs discours de clôture ont rendu hommage à la forte implication des médias. Ils recommandent de reconduire cette approche inclusive (notamment l’organisation d’un atelier des médias à la veille de la Semaine) pour l’édition 2018 en Gambie. Le RPCA compte capitaliser sur ces acquis et construire progressivement un réseau de journalistes ouest-africains spécialisés dans des questions de sécurité alimentaire et nutritionnelle et de résilience au Sahel et en Afrique de l’Ouest. Retrouvez l’intégralité des articles sur le site Internet : www.oecd.org/fr/semaine-csao/espace-medias

À propos de la Semaine Organisée par le Club du Sahel et de l'Afrique de l'Ouest (CSAO), la Semaine du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest est un événement majeur dans l'agenda des parties prenantes du développement de la région sahélienne et ouest-africaine. Elle offre un espace unique pour des échanges informels, de réseautage et de construction de partenariats. L'édition 2017 de la Semaine s’est tenue à l'Hôtel Golden Tulip le Diplomate à Cotonou, au Bénin. Accueillie par le Gouvernement du Bénin, la Semaine était placée sous le patronage des Commissions de la CEDEAO et de l'UEMOA. 1


Sommaire À la veille de la Semaine ORTB, journal de 20h

3 déc

L’Evénement précis

29 nov

L’Evénement précis

4 déc

Le Matin Libre

4 déc

Le Matinal, Actu Bénin

4 déc

L’Intégration

5 déc

24 Heures du Bénin

4 déc

La Presse du Jour

29 nov

Afrique Performance

2 déc

Afrique Performance

29 nov

Entretien avec Mongbo, Secrétaire Permanent Conseil de l'Alimentation et de la Nutrition (CAN-Bénin) Semaine du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest : Le Bénin accueille l’événement lundi prochain Les journalistes d’impliquent pour une couverture active de la SSAO « Semaine du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest », ce jour : Cotonou, centre des réflexions sur les enjeux alimentaires et nutritionnels Semaine du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest 2017 : Le Bénin innove par un atelier d’information des médias Semaine du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest : Les médias béninois face aux enjeux alimentaires Préparatifs d’une rencontre sous-régionale à Cotonou ; Des journalistes formés pour la Semaine du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest Semaine du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest : Cotonou abrite l’événement à partir du lundi prochain Cotonou innove par un atelier d’information et de préparation des médias : Trente journalistes se préparent Afrique de l’Ouest / Dans la dynamique de la préparation de la 33ème session du RPCA ! de la semaine du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest prévue à Cotonou : Bamako affine résultats provisoires et perspectives alimentaires et nutritionnelles

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À propos de la Semaine ORTB, journal de 20h

4 déc

Semaine du Sahel et de l'Afrique de l'Ouest sur la prévention des crises alimentaires

ORTB, journal de 20h ORTB, journal de 20h TVC, journal de 19h30 TVC, journal de 19h30 EDEN TV - journal WARI- TV5 MONDE

7 déc 8 déc 4 déc 8 déc 5 déc 14 déc

ORTB - débat ORTB - débat RFI

8 déc 8 déc 5 déc

RFI

6 déc

ABP

5 déc

La Nation

5 déc

Reportage sur la Semaine Les grandes conclusions de la Semaine Reportage sur la Semaine Conclusions de la Semaine Semaine du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest édition 2017 Magazine WARI de 13 minutes sur la situation nutritionnelle au e Bénin et les résultats de la 33 réunion annuelle du RPCA Acquis de Cotonou, débat de 53 minutes 5/7 Matins, débat avec David Akana, CORAF Bénin: un sommet sur les enjeux alimentaires au Sahel et en Afrique de l’Ouest Crise alimentaire au Sahel et en Afrique de l'Ouest : comment éradiquer la faim ? La Semaine du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest au cœur de l'actualité À la Une : Repenser le système alimentaire

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L’Autre quotidien

6 déc

À la Une : Engager des actions structurelles et innovantes pour repousser efficacement la faim et la pauvrete

L’Intégration

6 déc

Edition 2017 de la Semaine du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest et de la 33ème Réunion du annuelle du RPCA : Engager des actions structurelles et innovantes pour repousser efficacement la faim et la pauvreté

Le Matin Libre

7 déc

L’événement précis

6 déc

Banouto

6 déc

Bénin - Sahel - Afrique de l'Ouest : alerte de cirse alimentaire à la 33ème réunion du RPCA

37

La Presse du jour

6 déc

40

La Nouvelle Tribune

6 déc

L'éradication de la faim dans le Sahel et dans l'Afrique de l'Ouest : De bon réflexions se font depuis lundi à Cotonou Semaine du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest : pour repenser le système alimentaire

Xinhuanet

4 déc

Le continent africain est le plus affecté par la faim en 2016 dans le monde (officiel)

44

Xinhuanet

5 déc

45

Xinhuanet

7 déc

EcoDuFaso

7 déc

Bénin : Lancement à Cotonou d’une Semaine du Sahel et de l'Afrique de l'Ouest Des mesures hardies pour booster la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans les pays du Sahel et en Afrique de l'Ouest Semaine du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest : pour repenser le système alimentaire Bénin : lancement à Cotonou de l’édition 2017 de la Semaine du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest

FAAPA Benin Times Journal d’Abidjan

7 déc 7 déc

6 déc

Défis alimentaires et nutritionnels dans la région Sahel et Afrique de l’ouest : Des résolutions concrètes attendues aux assises de Cotonou Les enjeux alimentaires au cœur du sommet

29

32

36

42

46 48 49

Région du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest : 9,6 millions de personnes menacées de famine

51

Semaine du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest : Des statistiques inquiétantes

53

Approches innovantes et territoriales de sécurité alimentaire et nutritionnelle OECD Observer OUEST-TV La Nation La Nouvelle Tribune L’Autre Quotidien Le Matin Libre RFI Afrique

5 déc 7 déc 6 déc 14 déc 4 déc 12 déc 17 déc

Page Geography matters: a territorial approach to food and nutrition 54 security Questions À : Entretien de 13 min avec M. Laurent Bossard, 56 Directeur, Secrétariat du CSAO/OCDE Vito Cistulli, économiste: « L’approche territoriale favorise les 57 enjeux de développement » Vito Cistulli sur la sécurité alimentaire dans le Sahel et en 58 Afrique de l’Ouest Approches innovantes et territoriales de sécurité alimentaire et 60 nutritonnelle La Maison du paysan : Une approche innovante 61 et territoriale qui marche au Niger Les paysans du Sahel se mobilisent au Bénin 65

3


Événement spécial : lutter contre la malnutrition au Bénin ORTB L’Événement précis

L’Événement précis

Le Matin Libre Le Matinal

Xinhuanet L’Intégration L’Intégration

Banouto

8 déc 8 déc

Partages des expériences du Bénin à la Semaine du Sahel et de l'Afrique de l'Ouest Semaine du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest 2017 : Le Bénin partage son expérience de lutte contre la malnutrition

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10 déc

L’invite du lundi : Laurent Bossard, directeur du Secrétariat du Club du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest: « Le principal gisement d’emploi aujourd’hui et demain, c’est l’économie alimentaire »

70

8 déc

Jour 4 de la semaine sur la sécurité alimentaire : Le Bénin partage ses expériences pratiques avec l’Afrique Semaine du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest : Le programme « Cantines scolaires » sous les feux de la rampe

75

Bénin : Un enfant sur trois continue de souffrir de retard de la croissance au plan national Semaine du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest : Le Bénin à l’épreuve des enjeux alimentaires et nutritionnels 33ème Réunion du annuelle du Réseau de la Prévention des Crises Alimentaires (RPCA) : « 1 enfant sur 3 souffre d’un retard de croissance dû à la malnutrition au Bénin »

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8 déc

8 déc 7 déc 7 déc

5 déc

ème

33 Reunion du RPCA : Le Bénin expose ses efforts pour combattre la faim

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80 81

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La Semaine sur Twitter SWAC_OECD RPCA_network Autres tweets

Chiffres clés et meuileurs tweets

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Chiffres clés et meuileurs tweets

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Chiffres clés et meuileurs tweets

90

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À la veille de la Semaine…

Semaine du Sahel et de l'Afrique de l'Ouest sur la prévention des crises alimentaires 3 décembre 2017, entretien avec Roch Mongbo, Secrétaire Permanent, Conseil de l'Alimentation et de la Nutrition (CAN-Bénin) https://www.youtube.com/watch?v=JpiFGnQ9D7c

Semaine du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest : Le Bénin accueille l’événement lundi prochain 29 novembre 2017, par Flore S. Nobimé http://levenementprecis.com/2017/11/29/semaine-du-sahel-et-de-lafrique-de-louest-le- benin-accueillelevenement-lundi-prochain Cotonou, la capitale économique du Bénin abrite du 4 au 8 décembre à l’hôtel Golden Tulip le Diplomate, l’édition 2017 de la Semaine du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest. Placée sous le patronage des Commissions de la CEDEAO et de l’UEMOA, la rencontre est organisée par le Club du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest (CSAO) et réunira quelques 300 participants dont une quinzaine de ministres. Evénement majeur dans l’agenda des parties prenantes du développement de la région sahélienne et ouest-africaine, la Semaine du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest est un rendez-vous annuel de dialogue et de concertation centré sur les enjeux alimentaires. Elle est également un espace d’échanges informels, de réseautage et de

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construction de partenariats. Plusieurs évènements spéciaux sont au programme de cette Semaine, comme la 33e Réunion annuelle du réseau de prévention des crises alimentaires. Organisée par le Comité permanent inter-États de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (CILSS) et le Secrétariat du Club du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest, cette réunion est prévue les 4, 5 et 6 décembre et rassemblera les principales parties prenantes de la sécurité alimentaire et nutritionnelle de la région. Le thème retenu cette année porte sur les approches innovantes et territoriales de sécurité alimentaire et nutritionnelle, prenant en compte la nécessité d’adapter les politiques et actions aux contextes et enjeux locaux. A noter qu’un événement spécial sera dédié au Bénin le 7 décembre, avec des présentations sur le pays. Ces présentations mettront l’accent sur l’alimentation en milieu scolaire à travers l’expérience des cantines scolaires financées par le gouvernement du Bénin, ainsi que sur la prise en charge de la malnutrition par les communautés locales au Bénin. Couverture et page 8 de la version presse

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4 décembre 2017, par Flore S. Nobimé Les journalistes d’impliquent pour une couverture active de la SSAO

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« Semaine du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest », ce jour : Cotonou, centre des réflexions sur les enjeux alimentaires et nutritionnels 4 décembre 2017, par Jacques Boco http://matinlibre.com/index.php/societe/item/13592-cotonou-centre-des-reflexions-sur-les-enjeuxalimentaires-et-nutritionnels%20Envoy%C3%A9%20depuis%20Yahoo%20Mail%20pour%20Android

L’édition 2017 de la Semaine du Sahel et de l‘Afrique de l’Ouest s’ouvre dans la matinée de ce lundi 4 décembre, à l’hôtel Golden Tulip le Diplomate à Cotonou. Organisée par le Comité permanent inter-Etats de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (Cilss) et le Secrétariat du club du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest (Csao/Ocde), cette rencontre annuelle est placée sous le patronage des Commissions de la Cedeao et de l’Uemoa. Elle réunit les parties prenantes du développement de la région sahélienne et ouest-africaine dont des ministres, des leaders régionaux et autres représentants de haut niveau. La Semaine du Sahel et de l’Afique de l’Ouest de cette année va se pencher sur les enjeux de la sécurité alimentaire et nutritionnelle de la région. Au menu des 5 jours d’échanges et de partage d’expériences, diverses sessions et panels de discussions sur la Situation alimentaire et nutrionnelle (San), les Approches innovantes et territoriales, la Gestion des risques liés au changement climatique, les semences pour la résilience et la solidarité régionale. A l’occasion, les membres du Réseau de prévention des crises alimentaires (Rpca) vont se réunir, pour leur 33e réunion annuelle, sur de principaux chantiers en lien avec la semaine. Aussi, des représentants du gouvernement du Bénin, la Mutuelle panafricaine de gestion des risques (ARC) ; le Coraf, institution régionale de coordination de la recherche agricole, ainsi que des Partenaires techniques et financiers vont-ils intervenir sur des volets spécifiques. En lieu et place du président de la République du Bénin, Patrice Talon, c’est le ministre d’Etat en charge du Plan et du développement, Abdoulaye Bio Tchané qui va procéder à l’ouverture officielle des assises. Le briefing de la presse locale…

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Samedi 2 décembre, à quelques heures de l’ouverture officielle de la Semaine du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest, un atelier a mobilisé dans le même hôtel, des professionnels des médias du Bénin. Objectifs, les informer et les préparer en amont, pour une participation active et un bon relai des assises. Mais au-delà de l’événement, cette démarche du Csao/Ocde, avec l’appui de plusieurs journalistes ouest-africains, vise à développer un intérêt accru pour les questions de sécurité alimentaire et nutritionnelle. Aussi vise-t-elle à encourager le partage des connaissances et le réseautage entre journalistes spécialistes des questions de développement, dans un paysage médiatique où les défis sont énormes. Au terme de l’atelier conduit par Julia Wanjiru de la Direction de communication du Secrétariat du Csao/Ocde, les participants qui sont de lapresse écrite, de la presse en ligne, et de l’audiovisuelont bénéficié d’un package d’information sur la Semaine ainsi que des publications et documents ressources.

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Semaine du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest 2017 : Le Bénin innove par un atelier d’information des médias 4 décembre 2017 http://quotidien-lematinal.info/semaine-du-sahel-et-de-laf rique-de-louest-2017-le-benin-innove-par-unatelier-dinformation-des-medias/ http://www.actubenin.com/2017/?Semaine- du-Sahel-et-de-l-Afrique-de-l-Ouest-2017-Le-Benin-innove-parun-atelier

Les officiels et quelques participants à l’atelier (Bio Tchané préside l’ouverture officielle ce jour) Du 4 au 8 décembre 2017, le Bénin accueille la Semaine du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest. Pour une bonne couverture médiatique de la rencontre qui sera ouverte officiellement ce jour, un atelier d’information et de préparation a été organisé à l’intention des journalistes par le secrétariat du club Sahel et de l’Afrique de l’Ouest (Csao/Ocde). Une innovation qui intervient 48 heures avant le démarrage des travaux.

Samedi 2 décembre 2017. C’est la date choisie par lesecrétariat du club Sahel et de l’Afrique de l’Ouest (Csao/Ocde) pour informer et préparer les professionnels des médias sur la Semaine du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest qui sera ouverte ce matin à Cotonou par le ministre d’Etat, chargé du Plan et du développement. La trentaine au total, ils ont eu droit à des séances d’information portant notamment sur le programme de la Semaine, le Rpcaet la gouvernance de la Sécurité alimentaire nutritionnelle, le cycle annuel des réunions et concertations pour la prévention et la gestion des crises alimentaires, leConseil ouest et centre africain pour la recherche et le développement agricoles (Coraf) et la recherche en appui à la sécurité alimentaire, ainsi que les principaux outils d’information et de communication sur la sécurité alimentaire.Ces différentes séancesont été co-animées par Julia Wanjiru du Csao/Ocde avec la participation de David Akana du Coraf. Elles ont été suivies d’exercices pratiques et de séances de partage

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d’expériences. Les travaux ont été facilités par les journalistesChristian Koné du Burkina-Faso, Serge Ayakade la télévision nationale, Amara Soumahdu Raceco, Ouest-Tv du Sénégal et Abel Gbêtoénonmon de Afrique performance.Au cours des débats, divers aspects du journalisme en Afrique de l’Ouest en général et au Bénin ont été abordés. Il s’agit entre autres des partenariats et de l’impartialité, du réseautage et des médias sociaux.En tant qu’expert en analyse des politiques économiques, Abel Gbêtoénonmona insisté sur comment renforcer les capacités journalistiques autour des enjeux de développement. A l’ouverture des travaux, les officiels ont souligné le caractère inédit de l’atelier. Tour à tour, Jean-Marie Sèdolo du Comité local d’organisation, Jean SibiriZoundi, Directeur adjoint du secrétariat du Club du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest (Csao) et Rock Mongbo, Secrétaire permanent du Conseil pour l’alimentation et la nutrition (Can) du Bénin, ont invité les participants à tirer le meilleur profit de l’atelier.

Semaine du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest : Les médias béninois face aux enjeux alimentaires 5 décembre 2017, par Aline Assankpon http://www.l-integration.com/?p=13215 En prélude à cette semaine, une vingtaine de journalistes béninois (de la presse écrite, de la radio, de la télévision et de la presse en ligne) a suivi un atelier d’information et de préparation sur les enjeux alimentaires ce samedi 02 Décembre à l’Hôtel Golden Tulip le Diplomate. Objectif : informer journalistes et professionnels des médias en amont sur la Semaine et encourager leur participation active à l’événement riche d’information. En effet, la démarche vise non seulement à développer chez les médias, un intérêt accru pour les questions de sécurité alimentaire et nutritionnelle mais surtout à encourager l’apprentissage mutuel et le réseautage entre journalistes dans un paysage médiatique en pleine mutation. Plus spécifiquement, l’atelier a informé les hommes de médias sur la Semaine du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest. Dans une approche participative, des outils concrets facilitant la rédaction des articles et la production des reportages sont appropriés. A la fin de la journée, les journalistes sont sensibilisés sur les enjeux alimentaires et nutritionnels et de résilience. Ils pourront dès lors, améliorer leur maîtrise technique des différentes questions abordées, afin de mieux partager l’information. La séance a été également l’occasion d’apprentissage mutuel et du réseautage entre journalistes spécialistes sur des questions de développement. Au regard de la pluralité des thèmes qui seront débattus tout au long de la semaine, les journalistes – déjà outillés à travers présentations, travaux de groupe et partages d’expériences – ont promis une couverture médiatique accrue à travers plusieurs genres journalistiques. Ils ont également promis de maintenir désormais une veille proactive sur les questions touchants aux enjeux alimentaires et nutritionnels. (A.A)

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Préparatifs d’une rencontre sous-régionale à Cotonou

Des journalistes formés pour la Semaine du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest 4 décembre 2017, par Juliette Mitonhoun https://www.24haubenin.info/spip.php?page=sum&id_article=15399

En prélude à l’édition 2017 de la Semaine du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest, le secrétariat du Club du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest (CESAO/OCDE) a organisé un atelier d’information et préparation en faveur des journalistes du Bénin. Les travaux se sont déroulés le samedi 2 décembre 2017 à l’hôtel Golden Tulip à Cotonou. Informer les professionnels des médias sur la Semaine du Sahel et de l’Afrique de l’ouest, sensibiliser les journalistes aux enjeux alimentaires et nutritionnels et de la résilience, favoriser le partage d’information, et l’apprentissage mutuel et le réseautage entre journalistes spécialistes des questions de développement, sont entre autres les objectifs de l’atelier d’information et de préparation des médias autour de la Semaine du Sahel et de l’Afrique de l’ouest. Une initiative du secrétariat du Club du CESAO/OCDE qui a réunit à Cotonou une trentaine de journalistes béninois (presse écrite, presse en ligne, télévision et radio) et autres de profil international. Temps forts de l’atelier A l’ouverture des travaux de l’atelier, Mme Julia Wanjiru, membre du secrétariat du club du sahel et de l’Afrique de l’ouest, a souhaité la bienvenue à tous les participants avant de préciser les objectifs de la rencontre. Au cours de la journée, l’agenda de la semaine a été passé au peigne fin afin de permettre aux participants de mieux comprendre les différentes thématiques à traiter au cours de la semaine qui va se tenir du 4 au 8 décembre 2017. Julia Wanjiru et son équipe ont également saisi l’occasion pour présenter le Réseau de Prévention des Crises Alimentaires (RPCA) ainsi que l’Institution Régionale de Coordination de la Recherche Agricole (CORAF) sans oublier la Mutuelle Panafricaine de Gestion des Risques (ARC). Sous la direction d’autres journalistes ouest-africains (Amara Soumah de Ouest TV au Sénégal, Abel Gbétoenonmon de Afrique performance au Bénin, Serge Ayaka de l’ORTB, Christian Koné du Burkina Faso), les participants éclatés en trois groupes (presse écrite, radio et télévision, et presse en ligne) ont identifié des sujets à traiter pendant et après la semaine, à travers plusieurs genres journalistiques. L’atelier a pris fin par la distribution aux participants de documentation sur la semaine du CESAO/OCDE) qui va rassembler 300 parties prenantes du développement de la région sahélienne et ouest-africaine. La Semaine accueille jeudi prochain un événement spécial organisé par le gouvernement du Bénin.

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Semaine du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest : Cotonou abrite l’événement à partir du lundi prochain http://www.lapressedujour.info/semaine-du-sahel-et-de-lafrique-de-louest-cotonou-abrite-levenement-apartir-du-lundi-prochain/ 29 novembre 2017, par Gilles Gnimadi L’édition 2017 de la semaine du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest se tiendra à Cotonou, Bénin du Lundi 4 décembre au vendredi 8 décembre 2017. Elle est organisée par le Club du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest (CSAO). Et, est placée sous le patronage des Commissions de la CEDEAO et de l’UEMOA. La Semaine du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest est un événement majeur dans l’agenda des parties prenantes du développement de la région sahélienne et ouest-africaine. Elle est un rendez-vous annuel de dialogue et de concertation centré sur les enjeux alimentaires, elle est également un espace d’échanges informels, de réseautage et de construction de partenariats. L’édition de 2017 rassemble quelques 300 parties prenantes du développement de la région sahélienne et ouest-africaine à Cotonou dont une quinzaine de ministres, des leaders régionaux et représentants de haut niveau. Elle sera accueillie au Bénin par le gouvernement béninois et est placée sous le patronage des commissions de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Union Economique et Monétaire OuestAfricaine (UEMOA). La Semaine se concentrera sur les enjeux alimentaires et nutritionnels de la région. Les membres du Réseau de prévention des crises alimentaires (RPCA) s’y réunissent pour leur 33e réunion annuelle. Aussi, la Semaine va-t-elle accueillir des événements spéciaux organisés par le gouvernement du Bénin, la Mutuelle panafricaine de gestion des risques (ARC) et le CORAF, institution régionale de coordination de la recherche agricole, ainsi que de nombreuses autres rencontres. Au profit des journalistes En prélude à la semaine, un atelier sera organisé samedi 2 décembre 2017 au profit des journalistes. Il s’agit de l’atelier d’information et de préparation des médias autour de la semaine. Cet atelier a pour objectif d’informer des journalistes et professionnels des médias en amont sur la Semaine et à encourager leur participation active. Plus spécifiquement, l’atelier s’est fixé les objectifs suivants : Informer sur la Semaine du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest et proposer des outils concrets facilitant la rédaction des articles et la production des reportages ; Sensibiliser les journalistes aux enjeux alimentaires et nutritionnels et de résilience et améliorer leur maîtrise technique de ces questions ; Favoriser le partage d’information, l’apprentissage mutuel et le réseautage entre journalistes spécialistes des questions de développement. Au-delà de l’événement, la démarche vise à développer un intérêt accru pour les questions de sécurité alimentaire et nutritionnelle. Il encourage l’apprentissage mutuel et le réseautage entre journalistes dans un paysage médiatique en pleine mutation.

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Bénin/Semaine du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest 2017

Cotonou innove par un atelier d’information et de préparation des médias : Trente journalistes se préparent 2 décembre 2017, par Hillary Gbetoenonmon A 48 heures avant le démarrage des travaux de la semaine du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest, le réseau de prévention des crises alimentaires (RPCA) innove à Cotonou, ce samedi par l’organisation d’un atelier d’information et de préparation des médias. Durant une journée entière, une trentaine de journalistes et professionnels des médias ont eu droit à des séances d’information portant notamment sur : le RPCA et la gouvernance de la sécurité alimentaire nutritionnelle, le cycle annuel des réunions et concertations pour la prévention et la gestion des crises alimentaires, les travaux inscrits à l’ordre du jour de la semaine, le CORAF et la recherche en appui à la sécurité alimentaire, ainsi que les principaux outils d’information et de communication sur la sécurité alimentaire. Ces séances ont été animées par Julia Wanjiru du CSAO/OCDE avec la participation de David Akana du CORAF. Elles sont suivies d’exercices et de séances de partage sur les défis. Les participants ont bénéficié de la facilitation et des expériences de Christian Koné (journaliste du Burkina Faso), de Serge Ayaka (ORTB/Bénin), de Amara Soumah (Raceco, Ouest-TV, Sénégal) et de Abel Gbêtoénonmon (Afrique Performance, Bénin). Divers aspects du journalisme ont fait l’objet d’intenses débats. Il s’agit notamment de la formation et de la spécialisation, du financement des médias, des partenariats, de l’engagement citoyen, des principes et règles d’impartialité et d’indépendance, et du réseautage. En tant qu’expert en analyse des politiques économiques, M. Abel GBETOENONMON a insisté sur comment renforcer les capacités journalistiques autour des enjeux de développement. Des échanges ont également porté sur les médias sociaux et leurs utilités pour le journaliste. La démarche adoptée par les différents animateurs et facilitateurs est fondée essentiellement sur le partage d’expériences et la capitalisation sur les meilleures pratiques. Les officiels ont salué le caractère inédit de l’atelier et invité les journalistes à tirer meilleur profit de cette opportunité offerte par le secrétariat du CSAO. C’est pour la première fois qu’un atelier préparatoire est organisée pour "outiller les journalistes sur les enjeux de sécurité alimentaire et nutritionnelle et les préparer pour la semaine du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest", ont souligné Le directeur adjoint du secrétariat du Club du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest (CSAO), M. Jean Sibiri ZOUNDI et le Secrétaire permanent du conseil pour l’alimentation et la nutrition (CAN) du Bénin, Pr. Rock Mongbo.

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Afrique de l’Ouest / Dans la dynamique de la préparation de la 33ème session du RPCA ! de la semaine du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest prévue à Cotonou : Bamako affine résultats provisoires et perspectives alimentaires et nutritionnelles pour Cotonou http://www.l-integration.com/?p=13175 25 novembre 2017, par Afrique Performance Bamako abrite du 24 au 26 novembre 2017 une rencontre du dispositif de prévention et de gestion des crises alimentaires au Sahel et en Afrique de l’Ouest (PREGEC). Cette dernière rencontre permettra, entre autres, d’affiner les résultats provisoires de la campagne 2017-2018 et de mieux cerner les perspectives alimentaires et nutritionnelles à soumettre à l’appréciation des acteurs et des décideurs membres du ème Réseau de prévention des crises alimentaires (RPCA) lors de sa 33 session prévue à Cotonou du 04 au 06 décembre 2017 dans le cadre de la Semaine du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest (édition 2017). Ces dix dernières années sont l’expression dans la région ouest-africaine, de précarités alimentaires, d’épidémies, de conflits armés, de choc climatiques et économiques. Ces dix dernières années sont l’expression dans la région ouest-africaine, de précarités alimentaires, d’épidémies, de conflits armés, de choc climatiques et économiques. La région Sahel et Afrique de l’Ouest est caractérisée par des perturbations climatiques. La plupart des pays de la région oscillent entre des périodes de forte sécheresse et de forte inondation. En raison des perturbations climatiques, l’instabilité alimentaire et nutritionnelle est endémique dans de nombreux pays du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest. Ce qui a conduit depuis plus de trois décennies à la mise en place du Réseau de prévention des crises alimentaires (RPCA). Ce réseau est doté d’un ensemble d’instruments de gouvernance, de gestion et de prévention des crises alimentaires (dispositif PREGEC). Ce dispositif s’anime autour de plusieurs activités (études, recherches, productions statistiques, assistance technique…) appuyées par un cycle annuel de concertations multi-acteurs dont notamment : les sessions du RPCA, les réunions et rencontres techniques du dispositif PREGEC portant sur les prévisions, estimations, évaluations et appréciations de la campagne agricole et de la situation alimentaire et nutritionnelle (résultats du cadre harmonisé). Au cours des dix dernières années, des fragilités et précarités alimentaires liées aux maladies (épidémie de la fièvre Ebola) et aux conflits armés (terrorisme et rébellion) se sont greffées à l’insécurité alimentaire due aux chocs climatiques et économiques (endogènes et exogènes) pour accroître la vulnérabilité des populations. C’est le cas de la Guinée, du Liberia et de la Sierra Leone (pour Ebola) et des pays comme le Nigeria, le Mali, le Niger, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire et la Guinée Bissau (pour les conflits armés).

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ème

Plusieurs travaux et réunions se consacrent à la prise en compte de ces questions émergentes. La 32 session du RPCA tenue à Abuja au Nigeria a mis un focus sur le conflit armé (terrorisme) dans le Nord du Nigeria et ses implications sur la situation humanitaire, alimentaire et nutritionnelle (notamment dans l’Etat de Borno). En dépit des efforts consentis par la région, la situation alimentaire et l’état nutritionnel des populations restent critiques dans le bassin du lac Tchad, le nord du Mali et la boucle du Liptako-Gourma en raison de la crise sécuritaire. Selon les estimations du cadre harmonisé du PREGEC (à fin septembre 2017), « près de 3.5 millions d’enfants pourraient être affectés par la malnutrition sévère d’ici la fin de l’année« . L’analyse du Cadre harmonisé est actuellement menée dans les 17 pays de la région y compris au Nigéria où, elle couvre 16 États sur 36. La concertation régionale de Bamako (27-29 novembre 2017) permettra d’harmoniser l’analyse à l’échelle régionale. En tant qu’activité du dispositif PREGEC du RPCA, l’atelier de Bamako est organisé par le Comité permanent inter-États de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (CILSS) et le Secrétariat du Club du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest (CSAO/OCDE) et placé sous l’égide de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Union économique et monétaire de l’Afrique de l’Ouest (UEMOA). Le cycle PREGEC du RPCA La région Sahel et Afrique de l’Ouest a l’avantage de disposer depuis plus de trente ans d’un ensemble d’instruments de gouvernance de la sécurité alimentaire dont le RPCA, doté d’un « dispositif de prévention et de gestion des crises alimentaires » (dispositif PREGEC du RPCA). Le RPCA réunit sous l’égide de la CEDEAO et de l’UEMOA, toutes les parties prenantes, nationales, régionales et internationales de la sécurité alimentaire au Sahel et en Afrique de l’Ouest. Piloté techniquement par le CILSS et le Secrétariat du CSAO/OCDE, le RPCA s’appuie sur une Charte pour la prévention et la gestion des crises alimentaires (Charte PREGEC) et des outils communs d’évaluation de situation alimentaire et nutritionnelle tel que le Cadre harmonisé. L’ensemble du dispositif PREGEC s’anime autour d’un cycle de six réunions par an. En dehors des six rencontres planifiées du cycle PREGEC, d’autres initiatives et rencontres complémentaires ou parallèles viennent renforcer la volonté et la détermination de la région à inscrire la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans une approche structurelle de politique économique et parvenir à des interventions efficace en cas de crise. ème

En préparation de la 33 du RPCA, les membres du Cadre d’engagement et d’interpellation de la société civile pour la charte PREGEC (CEI-PREGEC) ont eu les 24 et 25 novembre 2017 une concertation autour de « l’application des principes et engagement de la charte PREGEC« . Au-delà de l’analyse de la campagne agricole, le Réseau doit s’adapter à la complexité croissante des facteurs sous-jacents aux crises alimentaires, y compris les conflits. Au regard de la dynamique démographique couplée avec une urbanisation accélérée, le réseau doit également amener ses membres à mieux prendre en compte les spécificités des vulnérabilités alimentaires en milieu urbain. La rencontre du 27 au 29 novembre 2017 à Bamako fait partie du cycle annuel des concertations du dispositif PREGEC. Elle fait suite à la réunion technique régionale dudispositif PREGEC organisée les 18 et 20 septembre 2017 à Conakry. Celle-ci avait permis aux représentants des pays et experts en matière de sécurité alimentaire de la région de se prononcer sur le déroulement de la campagne agropastorale ainsi que sur les perspectives agricoles et alimentaires. Ils ont fait une évaluation à mi-parcours de la campagne

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agropastorale 2017-18 au Sahel et en Afrique de l’Ouest. A la suite de la réunion de Conakry, la concertation de Bamako, fait une analyse détaillée de la situation alimentaire et nutritionnelle courante et projetée. Les 08 et 09 novembre 2017 à Dakar (Sénégal) à l’invitation du CILSS et du CSAO, des experts et acteurs membres du RPCA ont lancé la seconde évaluation externe de la charte PREGEC et se sont accordé sur les objectifs, la méthodologie, les outils et le planning. Cette évaluation intervient environ deux ans après la première et se consacre exclusivement à l’analyse de la performance et de l’efficacité des plans de réponses aux crises alimentaires. Outre les travaux et analyses au niveau régional, l’évaluation s’appuie sur sept (07) pays que sont : le Burkina Faso, la Gambie, le Mali, le Niger, le Nigeria, le Sénégal et le Tchad). La plupart des pays ciblés ont l’habitude d’élaborer et de mettre en œuvre systématiquement chaque année des plans de réponse. La réunion RPCA de Cotonou La 33ème réunion annuelle du RPCA, prévue à Cotonou du 4 au 6 décembre 2017 a pour thème central : « les approches innovantes et territoriales de sécurité alimentaire et nutritionnelle« . Ceci est guidé par « la nécessité d’adapter les politiques et actions aux contextes et enjeux locaux« . Généralement, les instruments de politiques appréhendent et adressent les questions de sécurité alimentaire et nutritionnelle au niveau national sans tenir compte des spécificités et variantes locales. A en croire les explications liminaires du RPCA, rapportées par le CSAO, « les analyses nationales masquent souvent les poches de pauvreté, de faim et de malnutrition« . Ces disparités entre et au sein de chaque pays, souligne-t-on, justifient la nécessité de « développer des approches innovantes qui encouragent des interventions spatialisées tout en renforçant l’implication des acteurs locaux« . En choisissant de focaliser l’attention sur la prise en compte des dynamiques locales et spatiales propres à la région Sahel et Afrique de l’Ouest, le RPCA invite à repenser le système alimentaire de la région et ses perspectives de développement. L’économie alimentaire a connu de profondes mutations et transformations qu’il conviendrait d’exploiter pour créer des opportunités d’emploi pour les jeunes. Occasion de partage et de mutualisation L’accroissement démographique et la dynamique de forte urbanisation qui caractérisent l’Afrique de l’Ouest depuis plus de trente ans ont des implications spécifiques et localisées de sécurité alimentaire et nutritionnelle. Les dynamiques locales de contribution à la sécurité alimentaire qui se développent dans les espaces frontaliers mériteraient d’être mieux à travers des approches innovantes. En cas d’insécurité alimentaire ou nutritionnelle touchant une zone frontalière se situant entre deux ou plusieurs pays, la gouvernance actuelle de sécurité alimentaire et les plans de réponses sont encore peu appropriés. Sans une mutualisation des efforts fondés sur la cogestion des questions de sécurité alimentaire et nutritionnelle dans les espaces frontaliers, les instruments et plans de réponses nationaux restent peu efficaces et peu performants.

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Depuis plus d’un an, le Bénin (pays qui abrite la réunion) s’attèle à asseoir des réformes agricoles fondées sur la mise en place de cluster (zones de développement agricole gérées par des agences territoriales). L’édition 2017 de la Semaine du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest (rendez-vous annuel initié dans le cadre du CSAO) pourraient être pour le pays une occasion de partage d’expérience et d’amélioration de ses réformes agricoles avec des approches cohérentes de sécurité alimentaire et nutritionnelle. Pour l’instant deux panels de discussion sont prévus. Le premier porte sur « De la théorie à l’action - mise en œuvre d’une approche territoriale« . A ce niveau, les débats porteront sur les préoccupations spécifiques liées au renforcement des capacités et à la participation de certains acteurs locaux (jeunes, femmes…) à la prise décision. La session, à en croire le CSAO, vise à « capitaliser sur les nombreuses initiatives en cours dans la région« . Le second panel a pour thème : « Potentiel de création d’emplois dans l’économie alimentaire« . Il offrirait aux participants l’occasion de discuter des « dynamiques de transformation du marché domestique et de ses implications en termes de création d’emplois dans les chaînes de valeur alimentaires pour des millions de jeunes« . A Cotonou, les membres du RPCA examineront les résultats provisoires de la campagne agropastorale 2017-18 et analyseront la situation alimentaire et nutritionnelle (en s’appuyant sur les conclusions de l’atelier PREGEC de Bamako). AGIR à Cotonou Le rendez-vous de Cotonou marquera également le cinquième anniversaire de l’Alliance globale pour la résilience (AGIR). Ce qui offre, selon le site d’information du RPCA, « une opportunité pour un engagement politique renouvelé dans l’Alliance et plus globalement en faveur des enjeux alimentaires et nutritionnels« . Les dix pays ayant adopté et commencé la mise en œuvre de leurs « Priorités résilience pays » (PRP-AGIR) pourront partager leurs expériences et meilleures pratiques. Le contexte actuel est marqué par la résurgence des défis migratoires, de sécurité et de stabilité. Ce qui nécessite une meilleure prise en compte des enjeux de résilience comme priorités des agendas de développement. L’édition 2017 de la « Semaine du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest » à Cotonou comporte, entre autres, les temps forts ci-après : • • •

La session pour la présentation et l’appréciation des résultats provisoires de la campagne agropastorale 2017-18 et situation alimentaire et nutritionnelle ; La session thématique sur les approches innovantes et territoriales de sécurité alimentaire et nutritionnelle ; La Session du Groupe d’experts seniors de AGIR.

En dehors de ces sessions, la semaine du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest est habituellement marquée par d’autres évènements spécifiques et parallèles à l’initiative des gouvernements, des organisations intergouvernementales et de leurs partenaires. (Dakar (AFRIPERF-Press), samedi 25 novembre 2017)

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À propos de la Semaine

Semaine du Sahel et de l'Afrique de l'Ouest sur la prévention des crises alimentaires 4 décembre 2017 https://www.youtube.com/watch?v=dk9THa-CfLI&t=46s

JT 20h du 07 décembre 2017 avec Serge AYAKA 7 décembre 2017 2 228 views - 163SHARE https://www.youtube.com/watch?v=RRMlXTshXHc

Les grandes conclusions de la 33ème réunion du Rcpa à la semaine du Sahel et de l'Afrique de l'Ouest

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8 décembre 2017 https://www.youtube.com/watch?v=8TpUhKwoqWY

Journal de 19h30 du 4 décembre 2017 https://www.youtube.com/watch?v=UOpTgdM2qF4&feature=youtu.be

Journal de 19h30 du 8 décembre 2017 https://www.youtube.com/watch?v=r266akl_xhs&feature=youtu.be&app=desktop

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Semaine du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest édition 2017 5 décembre 2017 https://www.youtube.com/watch?v=-w-ZV4fJXvM&t=154s

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Magazine WARI sur la situation nutritionnelle au Bénin et les résultats de la 33 réunion annuelle du RPCA Reportage de 13 minutes, diffusé sur TV5 Monde et Ouest-TV. http://www.tv5mondeplus.com/toutes-les-videos/magazine/wari-wari-ep50-14-12- 2017

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Les acquis de Cotonou, 53 min de débat sur les résultats de la Semaine

5/7 Matins, débat avec David Akana, CORAF

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RFI AFRIQUE

Bénin: un sommet sur les enjeux alimentaires au Sahel et en Afrique de l’Ouest 5 décembre 2017, par Delphine Bousquet http://www.rfi.fr/afrique/20171205-benin-sommet-alimentaire-sahel-afrique-ouest-agriculture-famine

Paysage sahélien, au Niger. © © IRD / Florence Boyer Le Bénin accueille du 4 au 8 décembre 2017 la Semaine du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest. Il s’agit d’un rendez-vous annuel pour parler des enjeux alimentaires qui réunit tous les acteurs de l'agriculture et de l'alimentation, à savoir gouvernements, institutions, ONG, associations de producteurs et d'éleveurs. Cette année, il n'y a pas d'inquiétude sur la production, mais l'insécurité alimentaire demeure. La saison agricole a été globalement correcte en Afrique de l'Ouest. La production de céréales et de tubercules a même augmenté. Pourtant, il y a plus de 5 millions de personnes qui ne peuvent pas se nourrir. « Il y a trente ans, on regardait le niveau de la production et puis, si les gens ne produisaient pas, ils ne mangeaient pas. L’immense majorité des gens produisait ce qu’ils mangeaient ou bien une grande partie de ce qu’ils mangeaient. Aujourd’hui, l’immense majorité des gens doit acheter sur le marché. Ce qui est le déterminant de la faim, c’est la capacité à acheter sa nourriture », souligne Laurent Bossart, directeur du secrétariat du Club du Sahel et de l'Afrique de l'Ouest à l'OCDE. Le terrorisme accentue l'insécurité alimentaire La situation est aussi liée, en grande partie, à l'insécurité générée par le terrorisme. Le nord-est du Nigeria pourrait connaître la famine. 500 000 personnes sont en état d'urgence alimentaire à cause de Boko Haram, comme l'explique Laurent Bossart, directeur du secrétariat du Club du Sahel et de l'Afrique de l'Ouest de l'OCDE. « Boko Haram, non seulement perturbe le fonctionnement de l'économie locale, qui est une économie essentiellement agropastorale ; il détruit les marchés, il détruit les barques des pêcheurs.

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Mais Boko Haram confisque aussi les productions de poivron rouge, de poisson, de bétail et d'autres, et les vend », développe-t-il. Mais d'autres zones sont concernées, comme l’explique Baoua Issoufou, expert au Comité inter-Etats de lutte contre la sécheresse au Sahel (CILSS). « Actuellement, il y a la région du lac Tchad, au nord du Mali, mais il y a aussi une zone dont on ne parle pas et qui est celle de la boucle du Liptako-Gourma, une zone frontalière entre le Niger, le Mali et le Burkina Faso. Si des mesures adéquates ne sont pas prises pour sécuriser ces zones, on peut s’attendre à une dégradation de la situation alimentaire, tel que cela a été projeté, au cours de la prochaine période de soudure », alerte Baoua Issoufou. Développer une économie alimentaire L'agriculture peut offrir des millions d'emplois pour les jeunes. A condition de de la transformer. C'est l'avis de Djibo Bagna, président du conseil d'administration du réseau des organisations paysannes et des producteurs agricoles de l'Afrique de l'Ouest. « Si l'agriculture n'est pas attrayante, les jeunes ne vont pas faire de l'agriculture. Ce n'est pas comme leurs aînés qui se lançaient même si l'agriculture n'était pas attrayante, analyse-t-il. Aujourd'hui, ils ont besoin d'autre chose, que les politiques ne donnent pas. » D'ailleurs on doit parler d'économie alimentaire, car le développement de toute la chaîne, de la semence à l'assiette, offrirait des perspectives à tous les jeunes qui partent pour tenter leur chance ailleurs. →(Re)lire - Sahel: la saison pastorale pour l’an prochain risque d’être laborieuse Voir l'image sur Twitter

Re-poster sur le site : https://journaluniversitaire.com/semaine-du-sahel-et-de-lafrique-de-louest/

RFI AFRIQUE

Crise alimentaire au Sahel et en Afrique de l'Ouest : comment éradiquer la faim ? 6 décembre 2017, par Delphine Bousquet http://www.rfi.fr/afrique/20171206-benin-crise-alimentaire-sahel-afrique- ouest-comment-eradiquer-faim

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Selon la FAO, les questions alimentaires concernent tous les secteurs (photo d'archives). © www.fao.org Par RFI - Delphine Bousquet La semaine du Sahel et de l'Afrique de l'Ouest est un rendez-vous annuel pour parler de la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Elle a lieu cette semaine à Cotonou au Bénin. Cet événement réunit les acteurs de l'agriculture et de l'alimentation : gouvernements, institutions, ONG, associations de producteurs et d'éleveurs. Depuis des années, il y a des programmes nationaux, des projets financés par les bailleurs, pour éradiquer la faim. Elle n'a pas disparu. Faut-il revoir l'approche ? C'est ce qui a été défendu mardi 5 décembre. C'est un changement de perspective : contrairement à ce qu'on peut croire, l'agriculture n'est pas le seul levier à actionner pour éradiquer la faim, et chaque région n'a pas à produire ce qu'elle va consommer. « Assurer la sécurité alimentaire, c’est permettre à chaque terroir de développer son potentiel qui lui permette de gagner des revenus avec lesquels le terroir peut se nourrir ; s’il n’a pas un potentiel agricole important, explique Nango Dembélé, ministre de l'Agriculture du Mali. L’agroforesterie, ou bien l’écotourisme, par exemple, c’est un meilleur usage des ressources des terroirs, plutôt que de les obliger à faire des céréales qu’ils pourraient importer d’autres zones. » Pour cela, il faut des déplacements facilités, surtout en zone frontalière, et des infrastructures routières. Preuve que les questions alimentaires concernent tous les secteurs. « Je pose la question : comment moi, ministère des Finances, je peux décider si investir dans des filets sociaux, qui coûtent chers pour le budget, ou bien s’il faut mettre l’argent dans la construction d’une route qui permettrait de connecter une zone rurale », s’interroge Vito Cistulli de la FAO, l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture. Autre élément à prendre en compte : si on a longtemps opposé ville et campagne, aujourd'hui, une part de plus en plus importante de l'agriculture et de l'élevage se fait en zone urbaine.

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La Semaine du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest au cœur de l'actualité http://www.agencebeninpresse.info/web/revue_de_presse/73 5 décembre 2017 Cotonou, 5 Déc. (ABP)- La presse nationale se fait l'échos de la semaine du sahel et de l’Afrique de l’ouest ouverte hier à Cotonou pour aborder les questions de la sécurité l’alimentaire et de la résilience dans les politiques nationales, régionales et internationales de développement. Le quotidien La Nation aborde le sujet et informe que la rencontre de Cotonou replace les questions de la nutrition, de la sécurité alimentaire et de la résilience au cœur des politiques nationales, régionales et internationales de développement. La semaine du sahel et de l’Afrique de l’ouest à Cotonou : "Repenser le système alimentaire Ouest-africain" titre en manchette le journal qui détaille à la page 3 que l’édition 2017 porte sur les stratégies de la lutte contre la malnutrition, la faim et l’amélioration du bien-être des populations au sein de la région. Cette rencontre est une occasion pour évaluer la situation alimentaire nutritionnelle et de faire le bilan des plans de réponse en vue des décisions idoines. "Défis alimentaires et nutritionnels dans la région du sahel et l’Afrique de l’ouest : Des résolutions concrètes attendues aux assises de Cotonou", affiche le journal Le Matin Libre. Ce quotidien annonce que la rencontre a eu lieu autour du thème les approches innovantes et territoriales de sécurité alimentaire et nutritionnelle et regroupe plus de 300 participants venus d’horizons diverses. Matin Libre note que le ministre de l’agriculture, Gaston Dossouhoui a fait l’état des lieux des mécanismes mis en place par le gouvernement pour assurer de façon durable la souveraineté alimentaire, la sécurité alimentaire et nutritionnelle, et contribuer au développement économique et social des hommes et des femmes du Bénin. « Le Bénin a fait des avancées dans la lutte contre l’insécurité alimentaire durant ces dernières années. Selon les résultats de l’évaluation conjointe FAO-FIDA-PAM sur l’état de l’insécurité alimentaire dans le monde, édition 2014, le Bénin fait des progrès considérables entre 1990 et 2014 avec la part de la sous alimentation dans la population totale qui est passée de 28% en 1992 à7,5% entre 2014 et 2015. » L’autre actualité porte sur les dossiers de malversation dans les sociétés et offices d’Etat. La Nation informe que les mis en cause dans ces dossiers ont du souci à se faire. « Les personnes impliquées dans les dossiers relatifs aux soupçons d’enrichissement illicite de certains dirigeants de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), aux malversations dans la gestion de l’Office national pour l’appui à la sécurité alimentaire (ONASA) et de la Centrale d’achat des intrants agricoles seront poursuivies. Le procureur de la république près le tribunal de première instance de Cotonou, Ulrich Gilbert Togbonon, l’a réaffirmé ».

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ABP/C G/DKJ

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6 dĂŠcembre 2017, par Aline Assankpon

Engager des actions structurelles et innovantes pour repousser efficacement la faim et la pauvrete

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Edition 2017 de la Semaine du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest et de la 33ème Réunion du annuelle du RPCA : Engager des actions structurelles et innovantes pour repousser efficacement la faim et la pauvreté http://www.l-integration.com/?p=13227

Ph: DR-: Une vue partielle des participants en photo de famille « Faire le point sur la situation alimentaire et nutritionnelle et le bilan des Plans de réponse afin de formuler ème des recommandations pour susciter la prise de décisions ». C’est l’objectif principal de la 33 Réunion annuelle du Réseau de la Prévention des Crises alimentaires (RPCA), centrée sur les enjeux alimentaires, nutritionnelle et de la résilience qui se déroule du 4 au 6 Décembre en marge de la Semaine du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest dont les travaux sont prévus pour durer une semaine ( du 4 au 8 Décembre 2017) à l’Hôtel Golden Tulip Le Diplomate de Cotonou. L’objectif à terme de ces deux réunions est de poser les jalons et repenser le système alimentaire ouest-africain et ses perspectives de développement. Aline ASSANKPON «Les approches innovantes et territoriales de sécurité alimentaire et nutritionnelle », c’est le thème autour duquel pivotent ces deux rencontres internationales. Un thème qui souligne la pertinence de la démarche de la Commission de la Cedeao qui accompagne toujours ses Etats membres dans leurs efforts de planification souveraine, d’action pour le développement, la sécurité alimentaire et nutritionnelle, bâtie autour de plusieurs politiques agricoles régionales communes dont l’ECOWAP et la PAU qui rentrent en ligne avec les principes directeurs de la Déclaration de Malabo 2014.

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Ph: DR-: Les participants en conclaves Prévoir et anticiper sur toute crise alimentaire éventuelle Instrument unique de renforcement de la gouvernance régionale de sécurité alimentaire et nutritionnelle, créé depuis 1984, le Réseau de Prévention et de Gestion des Crises Alimentaires (RPCA) permet à la région de faire régulièrement le point de la situation alimentaire et nutritionnelle en vue de prévoir et d’anticiper sur toute crise alimentaire éventuelle mais surtout d’engager dans le temps et sur la durée, les actions structurelles et innovantes de développement permettant de répondre effectivement aux causes profondes de la pauvreté, à l’origine des situations de précarité alimentaire qui frappent les populations de manière récurrente. ème L’ouverture de cette 33 Réunion sur les enjeux alimentaires et nutritionnels offrait ainsi l’occasion aux cadres et experts concernés par la thématique, d’apprécier la pertinence de la Semaine. C’est le lieu pour le ministre de l’Agriculture, Gaston Dossouhoui, de faire un bref bilan de la situation de la Sécurité alimentaire et nutritionnelle (SAN) au Bénin qui paraît mitigée. Cependant, il note quelques avancées dans la lutte contre l’insécurité alimentaire. Malgré les performances enregistrées, le Bénin reste classé parmi les nations du monde où le niveau de la prévalence est encore préoccupant. Pour une solution rapide des problèmes récurrents Assurer la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations, c’est l’une des missions essentielles de tout secteur agricole. Une mission réaffirmée au Bénin, à travers le Plan Stratégique de Développement du Secteur Agricole (PSDSA 2017-2025) dont l’objectif général est d’améliorer les performances de l’agriculture béninoise pour la rendre capable d’assurer de façon durable la souveraineté alimentaire, la sécurité alimentaire et nutritionnelle et de contribuer au développement économique et social des hommes et femmes pour l’atteinte des ODD-2. « La problématique de l’éradication de la faim et de la malnutrition et l’amélioration du bien-être des populations ont une place de choix dans le Programme d’Action du Gouvernement (PAG) du Bénin. En témoigne les projets programmes pilotés par le Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (MAEP) visant à améliorer la sécurité alimentaire et à promouvoir la nutrition et la résilience. La deuxième génération du Programme national d’Investissement Agricole, de Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle (PNIA-SAN), arrimé au PSDSA est la preuve tangible de l’engagement du Bénin à trouver des solutions aux défis alimentaires et nutritionnels » a témoigné Gaston Dossouhoui. Le ministre d’Etat en charge du Plan et de Développement, Abdoulaye Bio Tchané dira pour sa part que beaucoup souffrent encore de la malnutrition au Bénin, une situation en lien avec la sécurité alimentaire qui est un handicap majeur au développement. En appelant à l’intensification des programmes pertinents visant au renforcement des capacités de résilience des populations et surtout des acteurs économiques à la base en tenant compte de l’immensité des potentialités que regorge la région ouest-africaine, le président de la Commission de la Cedeao, Marcel de Souza estime que : « Globalement, dans la région, la production agricole pour la saison, selon les mêmes analyses, s’établissant entre 66 et 73 millions de tonnes pour les céréales selon les hypothèses. Sur le plan pastoral, malgré une situation globalement satisfaisante, il subsisterait des zones à risque de déficit fourrager ».

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Ph: DR-: Les médias présents pour le relais de l’information Mettre les femmes au cœur des politiques régionales Débattre de la situation et des perspectives alimentaires et nutritionnelles, réfléchir à des approches territoriales de ces enjeux, mettre en évidence les énormes potentiels d’emplois de l’économie alimentaire, faire le point sur la mise en œuvre et les perspectives de l’alliance globales pour la résilience au Sahel et en Afrique de l’Ouest rappellera le président du Club du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest, M. François DE DONNEA. Il invite pour sa part, les gouvernants à mettre les femmes au cœur des politiques. Selon lui, une étude du Club du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest (CSAO) estime que « les femmes représentent plus de 70 % des emplois dans le commerce alimentaire, plus de 80 % dans la transformation pour la consommation humaine, près de 90 % dans la restauration. Autrement dit, si nous voulons dynamiser les filières agroalimentaires pour créer plus d’emplois et de croissance, il faut mettre les femmes au cœur des politiques ». Selon les résultats du dispositif de prévention et de gestion des crises, les perspectives alimentaires globales au sein de la région sont prometteuses car les productions agricoles 2017-2018 au Sahel et en Afrique de l’Ouest devraient être moyennes à bonnes et les marchés ont été bien approvisionnés pendant la soudure 2017. Toutefois, en raison de la crise sécuritaire, la situation alimentaire demeure critique dans le bassin du lac Tchad et dans le nord du Mali. Des prévisions qui seront examinées et révisées au cours de la présente assise. De même, l’attention sera également portée sur les zones qui connaitraient toujours des difficultés suite à une mauvaise saison agricole afin de proposer des mesures nécessaires visant à anticiper toute situation de difficultés alimentaires qui pourrait survenir.

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Défis alimentaires et nutritionnels dans la région Sahel et Afrique de l’ouest : Des résolutions concrètes attendues aux assises de Cotonou https://matinlibre.com/index.php/international/item/13611-defis-alimentaires-et-nutritionnels-dans-laregion-sahel-et-afrique-de-louest-des-resolutions-concretes-attendues-aux-assises-de-cotonou 7 décembre 2017, par Jacques Boco

« Les approches innovantes et territoriales de sécurité alimentaire et nutritionnelle ». C’est autour de ce thème que s’est ouvert l’édition 2017 de la Semaine du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest, ce lundi 4 décembre au Golden Tulip hôtel de Cotonou. Plus de 300 participants, représentants de gouvernement, Partenaires techniques et financiers, représentants d’organisations paysannes et de la société civile prennent part à cette rencontre annuelle organisée par le Comité permanent inter-Etats de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (Cilss) et le Secrétariat du Club du Sahel et de l’Afrique de l’ouest (Csao/Ocde). Placée sous le patronage de la Cedeao et de l’Uemoa, la Semaine du Sahel et de l’Afrique de l’ouest, se tient au même moment que la 33ème réunion annuelle du Réseau de prévention et de gestion des crises alimentaires (Rpca). Elle permettra aux participants de faire le point sur la situation alimentaire et nutrionnelle, le bilan des plans nationaux de réponse, formuler des recommandations sur la base desquelles des décisions efficaces seront prises. Pour le représentant des Ptf, Philippe Thomas, à la cérémonie d’ouverture, l’on ne doit perdre de vue que les contextes ont changé, les défis aussi. Mais il va

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falloir s’adapter. « S’adapter, c’est avant tout regarder en face les défis et être capables de faire un bilan sans concession de nos insuffisances et nos échecs et d’exploiter les réels succès », a-t-il laissé entendre. Parlant de contexte et de défis, Philippe Thomasa peint un tableau pas reluisant : « Après plus d'une décennie de déclin constant, la faim augmente pour la première fois affectant, dans le monde, 815 millions de personnes en 2016. Plus que jamais sont observés de grands mouvements de populations mues par le besoin de fuir leur situation précaire et l’espoir de trouver ailleurs un avenir meilleur. L'Afrique est le continent le plus affecté : trois des quatre crises alimentaires majeures de 2017 sont en Afrique. Plus de 62 millions d'Africains ont besoin d'une aide alimentaire pour survivre. Plusieurs centaines de millions de personnes restent chroniquement sous-alimentées ». Et il poursuit : « En Afrique, en 2016, le retard de croissance, la malnutrition chronique (stunting en anglais) était estimé à 31 % soit environ 59 millions d'enfants de moins de 5 ans (….) L'Afrique est même le seul continent du monde où numériquement le nombre d'enfants ayant un retard de croissance a augmenté. Et l'Afrique de l'Ouest, à elleseule, représente la moitié de cette augmentation. Toujours selon Philippe Thomas de l’Union européenne, « en 2016, dans la région, il y avait 4 millions d'enfants en retard de croissance de plus qu'en 2000. 4 millions de plus de la jeunesse africaine, dont l’avenir est menacé par cette crise nutritionnelle affectant notamment leurs capacités cognitives (…) dans le Sahel, chaque année, plus de 3 millions d'enfants souffrant de malnutrition aigüe sévère risquent de mourir s’ils ne reçoivent pas d’urgence un traitement approprié ». La situation vue par le dispositif du Pregec A la suite du représentant de l’Union européenne, le ministre de l’Agriculture du Mali et ministre Coordonnateur du Cilss, Dr Nango Dembélé a exposé les résultats prévisionnels du dispositif de prévention et de gestion des crises (Pregec) quant aux productions agricoles 2017-18 et la situation alimentaire et nutritionnelle au Sahel ainsi qu’en Afrique de l’Ouest. Il ressort de ces travaux, que sur le plan agricole, en dépit des excédents de productions qui pourraient se dégager aussi bien pour les cultures vivrières que les cultures de rente et industrielles, il y a le Cap Vert qui traverse une sécheresse ayant affecté les capacités productives des populations les plus démunies. A cela vient s’ajouter l’apparition de la chenille légionnaire dont la présence a été signalée dans la plupart des pays. « La grande capacité d’adaptation de l’espèce et surtout sa nuisibilité pour les cultures constituent une menace sérieuse pour nos productions agricoles futures », alerte Dr Dembélé. Dans la même veine, il signale que sur le plan pastoral, la région serait en passe de connaître des conditions d’alimentation et d’abreuvement du bétail, très difficiles, en raison de la baisse drastique des productions fourragères enregistrées dans la zone pastorale du Sahel et particulièrement en Mauritanie où des départs massifs des éleveurs transhumants en direction des zones d’accueil du Sénégal et du Mali sont enregistrés. « S’agissant de l’insécurité alimentaire et nutritionnelle dans la région, les analyses nationales avec le Cadre Harmonisé, notre outil commun, révèlent que plus 5,2 millions de personnes ont besoin d’une assistance alimentaire et humanitaire immédiate. Cette situation est liée en grande partie à l’insécurité civile qui sévit dans la région du Lac au Tchad, le Nord-Est du Nigeria, l’Est du Niger, au Nord et au Centre du Mali et dans la boucle du Liptako-Gourma où on dénombre près de 2,8 millions de personnes déplacées et réfugiées », précise le ministre coordinateur du Cilss. Il urge d’agir… Face à ce constat sombre, beaucoup de propositions ont été faites au cours des travaux de cette première journée essentiellement consacrée à la situation agricole, alimentaire et nutritionnelle dans la région. Pour Marcel de Souza, président de la commission de l’Uemoa, il faut aller au pragmatisme. Des solutions durables, à cout, moyen et long termes doivent être trouvées pour prévenir d’éventuelles crises alimentaires et faire face à la résilience. Si certains participants ont insisté sur la mise en œuvre, le suivi et l’évaluation des Plans de nationaux de réponse dans une approche régionale, d’autres ont évoqué la collecte de données fiables et de qualité pour mieux suivre les produits ainsi que leurs coûts sur le marché. Parvenir à une réelle transformation des produits agricole pour une économie alimentaire, c’est l’autre piste importante préconisée surtout pour employer plus de jeunes et de femmes. « Je le dis parce qu’une

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étude du Secrétariat du Club qui sera présentée ici nous rappelle que les femmes représentent plus de 70 % des emplois dans le commerce alimentaire, plus de 80 % dans la transformation pour la consommation humaine, près de 90 % dans la restauration. Autrement dit, si nous voulons dynamiser les filières agroalimentaires pour créer plus d’emplois et de croissance, il faut mettre les femmes au cœur des politiques », a martelé François-Xavier de Donnea,président du Club du Sahel et de l‘Afrique de l’ouest (Csao). L’on s’est aussi accordé sur le fait que le Réseau de prévention et de gestion des crises alimentaires (Rpca), cet outil commun de prévention, vieux de 33 ans doit être dynamisé. Les Ptf doivent également faire l’effort de s’aligner sur les sur politiques nationales ou les plans de réponses des Etats. Des mécanismes ou réponses qui marchent dans certains pays comme le Burkina Faso ont été partagés aux cours des discussions. Il faut dire qu’au terme de la cérémonie d’ouverture, les officiels ont procédé à la signature du cadre de dialogue permanent au sein de la plateforme Csao. Le ministre d’Etat en charge du Plan et du développement du Bénin, Abdoulaye Bio Tchané qui a procédé à l’ouverture officielle des travaux, a exhorté les participants à créer l’espoir au sein des populations de la région, au terme des réflexions. Les travaux se poursuivent jusqu’au 8 décembre prochain. Le Bénin et la sécurité alimentaire C’est le ministre de l’agriculture Gaston Dossouhoui qui, dans son discours à l’ouverture, a fait l’état des lieux des mécanismes mis en place par le gouvernement « pour assurer de façon durable la souveraineté alimentaire, la sécurité alimentaire et nutritionnelle, et contribuer au développement économique et social des hommes et des femmes du Bénin pour l’atteinte des Objectifs de développement durable (Odd). Il a énuméré entre autres programmes et plans stratégiques. « Le Bénin a fait des avancées dans la lutte contre l’insécurité alimentaire durant ces dernières années. Selon les résultats de l’évaluation conjointe Fao-Fida-Pam sur l’état de l’insécurité alimentaire dans le monde, édition 2014, le Bénin fait des progrès considérables entre 1990 et 2014 avec la part de la sous-alimentation dans la population totale qui est passée de 28% en 1992 à 7,5% entre 2014 et 2015 ». Cependant, dira-t-elle « malgré ces performances, le Bénin reste classé parmi les nations du monde où le niveau de prévalence de la faim est encore préoccupant ». Et d’ajouter : « L’analyse de l’insécurité alimentaire de toutes les communes du Bénin par l’étude CRAD en 2013, indique que 30 des 77 communes du Bénin sont en phase d’insécurité alimentaire critique. Aussi, la situation de malnutrition au Bénin reste-elle préoccupante et se pose avec acuité surtout en milieu rural qu’en milieu urbain ». Le ministre béninois de l’agriculture se dit conscient que beaucoup reste à faire car, « Un enfant sur trois au Bénin continue de souffrir d’un retard de croissance dû à la malnutrition ». Pour Gaston Dossouhoui, ce tableau n’est pas très différent dans beaucoup d’autres pays. Mais le Bénin n’est pas resté les bras croisés. L’option du nouveau programme des cantines scolaires faite par le gouvernement depuis la rentrée 2017-2018 va dans le sens d’inverser les donnes, dira le ministre d’Etat Bio Tchané au nom du président de la République, Patrice Talon. Quant au ministre de l’agriculture, pour finir, les Etats doivent consacrer plus de ressources aux questions de sécurité alimentaire et de malnutrition dans un contexte marqué par la résurgence des crises sécuritaires et migratoires.

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6 dĂŠcembre 2017, par Flore Nobime

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6 dĂŠcembre 2017, par Olivier Ribouis

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L'éradication de la faim dans le Sahel et dans l'Afrique de l'Ouest : De bon réflexions se font depuis lundi à Cotonou http://www.lapressedujour.info/leradication-de-la-faim-dans-le-sahel-et-dans-lafrique-de-louest-de-bonnesreflexions-se-font-a-cotonou-depuis-lundi/ 6 décembre 2017, par Gilles Gnimadi Cotonou, capitale économique du Bénin abrite depuis lundi 4 décembre 2017, la semaine du sahel et de l’Afrique de l’Ouest. Elle a réuni 300 participants qui représentent des gouvernements, des partenaires techniques et financiers, des organisations paysannes et de la société civile. Sous le patronage de la Cedeao et de l’uemoa, cette semaine se tient au même moment que la 33e réunion annuelle du Réseau de prévention et de gestion des crises alimentaires (Rcpa). « Les approches innovantes et territoriales de sécurité alimentaire et nutritionnelle ». C’est autour de ce thème que des réflexions se font depuis lundi dernier sur les grandes questions relatives à l’économie agricole. « Après plus d’une décennie de déclin constant, la faim augmente pour la première fois affectant, dans le monde, 815 millions de personnes en 2016. Plus que jamais sont observés de grands mouvements de populations mues par le besoin de fuir leur situation précaire et l’espoir de trouver ailleurs un avenir meilleur. L’Afrique est le continent le plus affecté : trois des quatre crises alimentaires majeures de 2017 sont en Afrique. Plus de 62 millions d’Africains ont besoin d’une aide alimentaire pour survivre. Plusieurs centaines de millions de personnes restent chroniquement sous-alimentées » Ce tableau noir pour l’Afrique a été présenté par le présentant des Ptf, Philippe Thomas. Et de poursuivre : « … l’Afrique est même le seul continent du monde où numériquement le nombre d’enfants ayant un retard de croissance a augmenté. Et l’Afrique de l’Ouest, à elle seule, représente la moitié de cette augmentation. En 2016, dans la région, il y avait 4 millions d’enfants en retard de croissance de plus qu’en 2000. 4 millions de plus de la jeunesse africaine, dont l’avenir est menacé par cette crise nutritionnelle affectant notamment leurs capacités cognitives… Face à ce tableau qui peint en noir la situation alimentaire africaine, le président de la Commission de la Cédeao, Marcel de Souza a indiqué que des solutions durables, à cout, moyen et long termes doivent être trouvées pour prévenir d’éventuelles crises alimentaires et faire face à la résilience. Il se réjouit d’ailleurs de ce que : « Nous sommes heureux de constater que la plupart de nos pays ont avancé dans la formulation de leurs Programmes nationaux d’investissement agricole et de sécurité alimentaire (PNIA-SAN), de deuxième génération. Aussi, voudrais-je féliciter chaque pays, les ministres, les experts et tous les acteurs au processus pour les résultats ainsi atteints. Pour lui, les défis de développement de la région sont immenses, « nous le savons, allant des questions de gouvernance politique, économique et alimentaire, aux enjeux sécuritaires. » Mais notre région se doit de répondre présent à l’heure du bilan des ODD 1 et 2 avec des résultats positifs probants. « … Il est de notre devoir de convaincre qu’investir massivement encore et encore dans l’alimentation au sens large du terme, devrait constituer la voie centrale des stratégies destinées à créer des emplois ; ces emplois dont on nous dit qu’ils sont absolument essentiels face aux risques de migrations de masse et d’insécurité chronique », lâche comme une solution, le président du Club du Sahel et de l‘Afrique de l‘Ouest, François-Xavier de Donnea. Il a ensuite rappelé que dans les jours qui viennent que l’économie alimentaire est de très loin le principal secteur économique de la région et de plus loin encore le gisement d’emplois le plus important.

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Des réflexions se poursuivent dans le cadre de la semaine du sahel et de l’Afrique de l’Ouest. Le Bénin prend ses dispositions « Pour assurer de façon durable la souveraineté alimentaire, la sécurité alimentaire et nutritionnelle, et contribuer au développement économique et social des hommes et des femmes du Bénin pour l’atteinte des Objectifs de développement durable (Odd)…. le Bénin a fait des avancées dans la lutte contre l’insécurité alimentaire durant ces dernières années » a présenté le ministre de l’Agriculture, de l’Elévage et de la Pêche, Gaston Dossouhoui. Pour lui, Selon les résultats de l’évaluation conjointe Fao-Fida-Pam sur l’état de l’insécurité alimentaire dans le monde, édition 2014, le Bénin fait des progrès considérables entre 1990 et 2014 avec la part de la sous-alimentation dans la population totale qui est passée de 28% en 1992 à 7,5% entre 2014 et 2015. « Malgré ces performances, le Bénin reste classé parmi les nations du monde où le niveau de prévalence de la faim est encore préoccupant ». Il poursuit : « L’analyse de l’insécurité alimentaire de toutes les communes du Bénin par l’étude Crad en 2013, indique que 30 des 77 communes du Bénin sont en phase d’insécurité alimentaire critique. Aussi, la situation de malnutrition au Bénin resteelle préoccupante et se pose avec acuité surtout en milieu rural qu’en milieu urbain ». Le ministre béninois de l’agriculture se dit conscient que beaucoup reste à faire car, « Un enfant sur trois au Bénin continue de souffrir d’un retard de croissance dû à la malnutrition ». Pour Gaston Dossouhoui, ce tableau n’est pas très différent dans beaucoup d’autres pays. Mais le Bénin n’est pas resté les bras croisés. Le programme des cantines scolaires rassure. L’indispensabilité des femmes « Nous ne devrions plus accepter que les femmes soient aussi peu représentées dans nos instances. Je ne dis pas cela seulement parce que les femmes et leurs enfants sont surreprésentés dans les franges les plus fragiles des populations du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest ; celles qui sont les plus exposées à la faim et à la malnutrition, aux migrations non consenties, à la brutalité terroriste et mafieuse. Je le dis également parce que les femmes représentent de puissantes forces de changement, d’innovation et de paix. Je le dis parce qu’une étude du Secrétariat du Club qui sera présentée. Ici nous rappelle que les femmes représentent plus de 70 % des emplois dans le commerce alimentaire, plus de 80 % dans la transformation pour la consommation humaine, près de 90 % dans la restauration. Autrement dit, si nous voulons dynamiser les filières agroalimentaires pour créer plus d’emplois et de croissance, il faut mettre les femmes au cœur des politiques. … mais je le dis aussi en me souvenant de l’extraordinaire courage des femmes de Kidal qui se sont portées contre l’invasion des groupes armés en février 2012. Et je rappelle que le G5 Sahel a suscité une initiative ambitieuse des femmes pour la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent. Serions-nous incapables d’en faire autant pour la lutte contre la faim et la malnutrition ou pour le développement de l’économie alimentaire ? C’est pourquoi je forme le vœu – et je dirai même que je pense qu’il est temps – qu’une initiative concrète soit prise en la matière dans les prochaines semaines et les prochains mois. Le Club du Sahel se tient prêt à y contribuer activement si mandat lui en est donné ». ce sont les exhortations du président du Club du Sahel et de l‘Afrique de l‘Ouest,François-Xavier de Donnea.

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Semaine du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest : pour repenser le système alimentaire 6 décembre 2017, par Eric Amou https://lanouvelletribune.info/2017/12/semaine-sahel-afrique-de-louest- repenser-systeme-alimentaire/ Eric AmouLecteurs: 1355 6 décembre 2017 0

FacebookTwitterWhatsAppGoogle GmailLinkedIn La 33e rencontre annuelle du Réseau de prévention des crises alimentaires (Rpca), se tient depuis hier lundi 04 décembre 2017 à Cotonou. Bénin : Le pont de Hêvié mis en service ce jour Cinq jours durant, les échanges entre les parties prenantes au développement de la région sahélienne et ouest-africaine seront axés sur les enjeux alimentaires afin d’apporter des solutions innovantes contre l’insécurité alimentaire et nutritionnelle qui sévit dans l’espace sous régional et dans le sahel. «Cette 33e rencontre annuelle du Réseau de prévention des crises alimentaire (Rpca), doit aboutir à des solutions innovantes ». J’emprunte volontiers cette déclaration du président de la Commission de la Cedeao, pour montrer l’urgence de prendre des mesures hardies et idoines afin de juguler l’insécurité alimentaire dans l’Afrique de l’Ouest et au Sahel. C’est à la faveur de la semaine du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest, qui a démarré hier lundi 04 décembre 2017 à Cotonou, que ce dernier s’est exprimé en ces termes. Cette semaine du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest est un creuset d’échanges sur les approches innovantes à apporter afin de parvenir à bout de l’insécurité alimentaire et nutritionnelle. C’est l’hôtel Golden Tulip qui a servi de cadre à la cérémonie de lancement officielle de ladite journée. Aussi riches que variées, les différentes allocutions ont permis aux uns et aux autres de comprendre que la sécurité alimentaire et nutritionnelle reste encore un réel défi dans ces deux régions d’Afrique.

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Vers un autre système alimentaire ouest-africain Le ministre de l’agriculture de l’élevage et de la pêche, Gaston Dossouhoui, n’a pas manqué de souligner les efforts du gouvernement béninois en la matière. Mieux, la problématique de l’éradication de la faim et de la malnutrition, et l’amélioration du bien-être des populations, ont une place de choix dans le Programme d’actions du gouvernement. Reconnaissant que malgré ces efforts la situation n’est guère reluisante, il invite tous les acteurs du secteur agricole à conjuguer leurs efforts pour atteindre l’Odd2.

« Un enfant sur trois au Bénin continue de souffrir d’un retard de croissance dû à la malnutrition », a déclaré le ministre avant d’expliquer que la semaine du Sahel permettra de poser les jalons pour repenser le système alimentaire ouest-africain et ses perspectives de développement. François-Xavier de Donnea, président du Secrétariat du club du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest (Csao), a pour sa part invité les différentes parties prenantes a davantage conjuguer leurs efforts pour juguler cette crise. Conscient que les femmes représentent plus de 50% de la main d’œuvre agricole, il a soutenu que la dynamisation de la croissance économique passe par l’inclusion de celles-ci dans toutes politiques agricoles. Après avoir rappelé que l’Afrique est le continent le plus affecté en matière de sousalimentation, Philipe Thomas le représentant des partenaires de l’Union européenne, a invité les différents Etats à travailler en synergie pour parvenir à un lendemain meilleur. « En 2016, le retard de croissance dû à la malnutrition en Afrique était estimé en 31% » a laissé entendre le représentant. Selon ses explications, la faim dont souffre l’Afrique est due à une mauvaise stratégie en matière de politique agricole. L’agroalimentaire et l’halieutique représentent 33% du Pib dans les pays ouest-africains soutient-il, pourtant ces secteurs sont oubliés au détriment d’autres. Le porte-parole de la société civile et du secteur privé, Djibo Bagna, a profité de l’occasion pour lancer un appel afin qu’au cours de la semaine les solutions innovantes soient trouvées pour le bonheur des pays. Une politique agricole inclusive souhaitée Le président de la commission de la cedeao, Marcel De Souza, a indiqué que cette rencontre doit tenir compte de quatre éléments. Primo, l’incidence du changement climatique sur l’agriculture et par ricochet sur l’économie. Deusio, la situation des jeunes qui sont en quête d’un mieux-être. Tertio, le contexte de l’extrémisme volontaire de ces jeunes et le terrorisme. Le dernier élément aussi important que les autres est la situation fourragère. Dans son discours d’ouverture, le ministre du plan et du développement Abdoulaye Bio Tchané, a indiqué que le Rpca doit être impliqué dans les initiatives dédiées à la stabilisation et au développement de la zone sahélienne, car il réunit plus de 100 parties prenantes et est à même de produire une cartographie des projets et programmes de résilience alimentaire. « Nous ne devons plus accepter que les femmes soient aussi peu représentées dans nos instances » s’est fendu le ministre d’Etat, pour montrer qu’une politique inclusive s’impose, car soutient-il ‘’elles’’ sont les plus exposées à la faim et à la malnutrition. En lançant officiellement les travaux de la semaine du sahel et de l’Afrique de l’Ouest, il a souhaité de fructueux échanges aux participants

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Le continent africain est le plus affecté par la faim en 2016 dans le monde (officiel) http://french.xinhuanet.com/2017-12/05/c_136800546.htm 4 décembre 2017, par Sylvestre Dagnon Nonfodji L'Afrique est le continent le plus affecté par la faim en 2016 dans le monde, où plus de 62 millions d'Africains ont besoin d'une aide alimentaire pour survivre et plusieurs centaines de millions de personnes restent chroniquement sous-alimentées, a déploré lundi à Cotonou, Philippe THOMAS, porte-parole des partenaires au développement de la région africaine. S'exprimant à l'ouverture de la semaine du Sahel et de l'Afrique de l'Ouest, Philippe Thomas, a regretté le fait qu'en 2016, le retard de croissance du à la malnutrition chronique, était estimée à 31% soit environ 59 millions d'enfants de moins de 5 ans. "Le retard de croissance a diminué deux fois plus rapidement en Asie, en Amérique latine et Caraïbes qu'en Afrique. L'Afrique est même le seul continent du monde où numériquement le nombre d'enfants ayant un retard de croissance a augmenté. Et l'Afrique de l'Ouest, à elle seule, représente la moitié de cette augmentation", a-t-il révélé. Ainsi, a-t-il souligné, en 2016, dans la région, il y avait 4 millions d'enfants en retard de croissance de plus qu'en 2000. "4 millions de plus de la jeunesse africaine, dont l'avenir est menacé par cette crise nutritionnelle affectant notamment leurs capacités cognitives. Par ailleurs, pour malheureusement continuer dans cette perspective sombre, dans le Sahel, chaque année, plus de 3 millions d'enfants souffrant de malnutrition aigüe sévère risquent de mourir s'ils ne reçoivent pas d'urgence un traitement approprié", a-t-il indiqué, affirmant que la faim dont souffre l'Afrique n'est pas due à ses potentiels agricoles. "La faim dont souffre le continent africain est notamment due aux conflits persistants autour du Lac Tchad, au Mali, en Libye, en Somalie et au Soudan, avec plus de 100 millions de personnes au bord de la famine", a-t-il affirmé, estimant que les crises alimentaires aiguës et l'insécurité alimentaire chronique sont les symptômes les plus visibles de défis plus complexes et profondément enracinés comme la pauvreté endémique, les changements climatiques, les changements économiques et démographiques dont l'urbanisation, bien sûr les défis sécuritaires. Cependant, a-t-il fait observer, l'agriculture demeure le poumon économique et social de la région, avec plus de 50% des emplois : l'agro-alimentaire représente lui 33% du PIB de l'Afrique de l'Ouest (dont 60% constitués par l'agriculture elle-même), premier secteur économique régional, et ceci bien devant les ressources extractibles ou les services.

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Bénin : Lancement à Cotonou d’une Semaine du Sahel et de l'Afrique de l'Ouest http://french.xinhuanet.com/2017- 12/05/c_136800546.htm#0-twi- 1-120547250227817ecdff034dc9540e6c76667 5 décembre 2017, par Sylvestre Dagnon Nonfodji COTONOU, 4 décembre (Xinhua) -- L'édition 2017 de la Semaine du Sahel et de l'Afrique de l'Ouest a été officiellement lancée lundi à Cotonou, autour du thème conducteur : "les approches innovantes et territoriales de sécurité alimentaire et nutritionnelle", a constaté Xinhua sur place dans la métropole béninoise. Regroupant quelques 300 parties prenantes du développement de la région sahélienne et ouest-africaine dont une quinzaine de ministres, des leaders régionaux et représentants de haut niveau, cette édition 2017 de la Semaine du Sahel et de l'Afrique de l'Ouest, se veut être un rendez-vous annuel de dialogue et de concertation centré sur les enjeux alimentaires et nutritionnels de la région, mais également un espace d'échanges informels, de réseautage et de construction de partenariats. Pour François Xavier de Donnea, président du Club du Sahel et de l'Afrique de l'Ouest, cette édition de la Semaine est entièrement consacrée aux enjeux alimentaires. "Durant les cinq prochains jours, nous allons débattre de la situation et des perspectives alimentaires et nutritionnelles, réfléchir à des approches territoriales de ces enjeux, mettre en évidence les énormes potentiels d'emplois de l'économie alimentaire, faire le point sur la mise en œuvre et les perspectives de l'alliance globales pour la résilience au Sahel et en Afrique de l'Ouest", a-t-il indiqué. Il a également affirmé que cette Semaine du Sahel et de l'Afrique de l'Ouest sera l'occasion pour les parties prenantes du développement de la région de discuter avec la communauté scientifique du problème de la reconstitution des stocks de semences agricoles. En outre ,a-t-il poursuivi, les partenaires techniques et financiers auront l'occasion de partager leurs expériences et leurs initiatives dans le cadre d'une plateforme informelle qui leur est dédiée. "Ils pourront en particulier cette année, débattre des perspectives offertes par l'Alliance pour le Sahel récemment portée sur les fonts baptismaux par le Président français Emmanuel Macron", a-t-il affirmé. "Des projets et initiatives seront débattus, des ententes seront conclues, des perspectives ouvertes", a-t-il souligné, précisant que tous ces échanges d'informations et d'idées auront en commun les enjeux et les défis alimentaires qui sont ceux des 400 millions de Sahéliens et d'Ouest-Africains. "Tout comme les menaces sécuritaires, les problèmes de la faim, de la malnutrition et de la résilience alimentaire des 400 millions de Sahéliens et d'Ouest-Africains, sont traversés par 36.000 km de frontières.

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Près de cent millions de personnes vivent à moins de 50 km d'une frontière. Elles seront le double dans deux décennies", a-t-il fait observer. Pour lui, celles et ceux qui pensent qu'une gouvernance régionale de ces enjeux n'est pas nécessaire, se "trompent lourdement". "Ils se trompent car les bassins transfrontaliers - humains, agropastoraux, urbains, sociaux et économiques - s'épaississent et s'élargissent chaque jour un peu plus sous l'effet de la croissance démographique", a-t-il indiqué, soulignant la nécessité pour les dirigeants du continent de s'entendre et de soutenir toutes les ambitions transnationales. La première semaie du Sahel et de l'Afrique de l'Ouest a eu lieu en décembre 2012, à Ouagadougou au Burkina Faso.

Des mesures hardies pour booster la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans les pays du Sahel et en Afrique de l'Ouest http://french.xinhuanet.com/2017- 12/07/c_136806397.htm 7 décembre 2017, par Sylvestre Dagnon Nonfodji COTONOU, 6 décembre (Xinhua) -- Les membres du Réseau de prévention des crises alimentaires, ont pris mercredi à Cotonou, à l'issue de leur 33ème réunion annuelle, une série de mesures visant à lutter efficacement contre l'insécurité alimentaire et la malnutrition dans les pays du Sahel et de l'Afrique de l'Ouest. Selon le relevé des conclusions de cette 33ème réunion annuelle, les membres du Réseau de prévention des crises alimentaires, ont décidé, du maintien de la veille et de l'effort d'assistance alimentaire et nutritionnelle aux populations affectées dans la zone du bassin du lac Tchad, y compris des actions structurantes de réhabilitation. Ils ont également pris l'engagement d'organiser, au plus tard en février 2018, une concertation régionale sur la soudure pastorale et agropastorale afin d'évaluer l'ampleur de la crise pastorale et de définir des plans de réponse appropriés, y compris l'accélération de la mise en œuvre de la composante "alimentbétail" de la réserve régionale de sécurité alimentaire et la préparation du départ anticipé des animaux pour la transhumance transfrontalière. Ils ont aussi souhaité le renforcement des mesures de prévention et de gestion des maladies ravageuses des plantes, en particulier la chenille légionnaire. En effet, souligne le relevé des conclusions de cette 33ème réunion annuelle, la campagne agropastorale 2017-2018 a été mitigée, marquée notamment par une fin de saison pluvieuse difficile, lourde de conséquences pour les cultures, le fourrage et les disponibilités en eau pour le bétail.

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"La production céréalière globale est estimée à 68.3 millions de tonnes, supérieure de 4% à celle de la dernière campagne et de 13% à la moyenne quinquennale", révèle la même source, cependant, des baisses sensibles sont observées dans plusieurs pays par rapport à la moyenne des cinq dernières campagnes, notamment au Cap Vert et en Mauritanie. La situation critique dans ces deux pays mérite une attention particulière. "L'alimentation du bétail est préoccupante en Mauritanie, au Sénégal, au Mali, au Burkina Faso, au Niger et au Tchad, où une soudure pastorale précoce et très difficile est attendue". Ainsi, au regard de la situation alimentaire et nutritionnelle, 5.2 millions de personnes sont en besoin d'assistance alimentaire. "Ce chiffre pourrait atteindre 9.6 millions de personnes d'ici la soudure en juinaoût 2018, si des mesures appropriées ne sont pas prises, en particulier pour faire face à la crise pastorale qui se profile", analyse le document, qui indique que "même si la situation s'est relativement améliorée dans le bassin du lac Tchad, l'urgence alimentaire y prévaut toujours". "La prévalence de la malnutrition aigüe globale dépasse le seuil d'urgence de 15% dans certaines régions de la Mauritanie, du Mali, du Tchad et du nord-est du Nigéria. La situation pourrait s'aggraver du fait de l'inflation et de ses conséquences sur l'accès alimentaire ; en particulier au Ghana, au Libéria et Nigéria dont les monnaies ont été dépréciées", avertit la même source. La 33e réunion annuelle du Réseau a réuni près de 300 participants, représentants de gouvernements sahéliens et ouest-africains, parlementaires et élus locaux, organisations intergouvernementales (OIG), des représentants de la société civile et du secteur privé, des partenaires techniques et financiers, et des médias. Les participants ont eu l'occasion de débattre et d'échanger leurs expériences sur les approches innovantes et territoriales de la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Ils ont également fait le point sur la mise en œuvre, les enseignements et les bonnes pratiques de l'Alliance globale pour la résilience (AGIR), la deuxième évaluation externe de la Charte pour la prévention et la gestion des crises alimentaires (Charte PREGEC) et la mise en œuvre de la stratégie de communication du Réseau de prévention des crises alimentaires.

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Semaine du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest : pour repenser le système alimentaire http://www.ecodufaso.com/semaine-du-sahel-et-de-lafrique-de-louest-pour-repenser-le-systemealimentaire/

La 33e rencontre annuelle du Réseau de prévention des crises alimentaires (Rpca), se tient depuis hier lundi 04 décembre 2017 à Cotonou. Cinq jours durant, les échanges entre les parties prenantes au développement de la région sahélienne et ouest-africaine seront axés sur les enjeux alimentaires afin d’apporter des solutions innovantes contre l’insécurité alimentaire et nutritionnelle qui sévit dans l’espace sous régional et dans le sahel. «Cette 33e rencontre annuelle du Réseau de prévention des crises alimentaire (Rpca), doit aboutir à des solutions innovantes ». J’emprunte volontiers cette déclaration du président de la Commission de la Cedeao, pour montrer l’urgence de prendre des mesures hardies et idoines afin de juguler l’insécurité alimentaire dans l’Afrique de l’Ouest et au Sahel. C’est à la faveur de la semaine du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest, qui a démarré hier lundi 04 décembre 2017 à Cotonou, que ce dernier s’est exprimé en ces termes. Cette semaine du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest est un creuset d’échanges sur les approches innovantes à apporter afin de parvenir à bout de l’insécurité alimentaire et nutritionnelle. C’est l’hôtel Golden Tulip qui a servi de cadre à la cérémonie de lancement officielle de ladite journée. Aussi riches que variées, les différentes allocutions ont permis aux uns et aux autres de comprendre que la sécurité alimentaire et nutritionnelle reste encore un réel défi dans ces deux régions d’Afrique.

Vers un autre système alimentaire ouest-africain

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Le ministre de l’agriculture de l’élevage et de la pêche, Gaston Dossouhoui, n’a pas manqué de souligner les efforts du gouvernement béninois en la matière. Mieux, la problématique de l’éradication de la faim et de la malnutrition, et l’amélioration du bien-être des populations, ont une place de choix dans le Programme d’actions du gouvernement. Reconnaissant que malgré ces efforts la situation n’est guère reluisante, il invite tous les acteurs du secteur agricole à conjuguer leurs efforts pour atteindre l’Odd2. « Un enfant sur trois au Bénin continue de souffrir d’un retard de croissance dû à la malnutrition », a déclaré le ministre avant d’expliquer que la semaine du Sahel permettra de poser les jalons pour repenser le système alimentaire ouest-africain et ses perspectives de développement. François-Xavier de Donnea, président du Secrétariat du club du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest (Csao), a pour sa part invité les différentes parties prenantes a davantage conjuguer leurs efforts pour juguler cette crise. Conscient que les femmes représentent plus de 50% de la main d’œuvre agricole, il a soutenu que la dynamisation de la croissance économique passe par l’inclusion de celles-ci dans toutes politiques agricoles. Après avoir rappelé que l’Afrique est le continent le plus affecté en matière de sous-alimentation, Philipe Thomas le représentant des partenaires de l’Union européenne, a invité les différents Etats à travailler en synergie pour parvenir à un lendemain meilleur. Selon ses explications, la faim dont souffre l’Afrique est due à une mauvaise stratégie en matière de politique agricole. L’agroalimentaire et l’halieutique représentent 33% du Pib dans les pays ouest-africains soutient-il, pourtant ces secteurs sont oubliés au détriment d’autres. Le porte-parole de la société civile et du secteur privé, Djibo Bagna, a profité de l’occasion pour lancer un appel afin qu’au cours de la semaine les solutions innovantes soient trouvées pour le bonheur des pays. Une politique agricole inclusive souhaitée Le président de la commission de la cedeao, Marcel De Souza, a indiqué que cette rencontre doit tenir compte de quatre éléments. Primo, l’incidence du changement climatique sur l’agriculture et par ricochet sur l’économie. Deusio, la situation des jeunes qui sont en quête d’un mieux-être. Tertio, le contexte de l’extrémisme volontaire de ces jeunes et le terrorisme. Le dernier élément aussi important que les autres est la situation fourragère. Dans son discours d’ouverture, le ministre du plan et du développement Abdoulaye Bio Tchané, a indiqué que le Rpca doit être impliqué dans les initiatives dédiées à la stabilisation et au développement de la zone sahélienne, car il réunit plus de 100 parties prenantes et est à même de produire une cartographie des projets et programmes de résilience alimentaire. En lançant officiellement les travaux de la semaine du sahel et de l’Afrique de l’Ouest, il a souhaité de fructueux échanges aux participants

Bénin : lancement à Cotonou de l’édition 2017 de la Semaine du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest https://www.faapa.info/en/2017/12/04/benin-lancement-a-cotonou-de-ledition-2017-de-la-semaine-dusahel-et-de-lafrique-de-louest/ 4 décembre 2017 Rabat, 04/12/2017 (MAP)- L’édition 2017 de la Semaine du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest a été officiellement lancée, lundi à Cotonou, autour du thème conducteur : « les approches innovantes et territoriales de sécurité alimentaire et nutritionnelle », indiquent des médias locaux.

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Regroupant quelques 300 parties prenantes du développement de la région sahélienne et ouest-africaine dont une quinzaine de ministres, des leaders régionaux et représentants de haut niveau, cette édition 2017 de la Semaine du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest, se veut un rendez-vous annuel de dialogue et de concertation centré sur les enjeux alimentaires et nutritionnels de la région, mais également un espace d’échanges informels, de réseautage et de construction de partenariats. Pour François Xavier de Donnea, président du Club du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest, cette édition de la Semaine est entièrement consacrée aux enjeux alimentaires. « Durant les cinq prochains jours, nous allons débattre de la situation et des perspectives alimentaires et nutritionnelles, réfléchir à des approches territoriales de ces enjeux, mettre en évidence les énormes potentiels d’emplois de l’économie alimentaire, faire le point sur la mise en oeuvre et les perspectives de l’alliance globales pour la résilience au Sahel et en Afrique de l’Ouest », a-t-il indiqué. Il a également affirmé que cette Semaine du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest sera l’occasion pour les parties prenantes du développement de la région de discuter avec la communauté scientifique du problème de la reconstitution des stocks de semences agricoles. En outre, a-t-il poursuivi, les partenaires techniques et financiers auront l’occasion de partager leurs expériences et leurs initiatives dans le cadre d’une plateforme informelle qui leur est dédiée. « Ils pourront en particulier cette année, débattre des perspectives offertes par l’Alliance pour le Sahel récemment portée sur les fonts baptismaux par le Président français Emmanuel Macron », a-t-il affirmé. « Des projets et initiatives seront débattus, des ententes seront conclues, des perspectives ouvertes », a-t-il souligné, précisant que tous ces échanges d’informations et d’idées auront en commun les enjeux et les défis alimentaires qui sont ceux des 400 millions de Sahéliens et d’Ouest-Africains. « Tout comme les menaces sécuritaires, les problèmes de la faim, de la malnutrition et de la résilience alimentaire des 400 millions de Sahéliens et d’Ouest-Africains, sont traversés par 36.000 km de frontières. Près de cent millions de personnes vivent à moins de 50 km d’une frontière. Elles seront le double dans deux décennies », a-t-il fait observer. Pour lui, celles et ceux qui pensent qu’une gouvernance régionale de ces enjeux n’est pas nécessaire, se « trompent lourdement ». « Ils se trompent car les bassins transfrontaliers – humains, agropastoraux, urbains, sociaux et économiques – s’épaississent et s’élargissent chaque jour un peu plus sous l’effet de la croissance démographique », a-t-il indiqué, soulignant la nécessité pour les dirigeants du continent de s’entendre et de soutenir toutes les ambitions transnationales. La première semaine du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest a eu lieu en décembre 2012, à Ouagadougou au Burkina Faso.

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Région du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest : 9,6 millions de personnes menacées de famine 7 décembre 2017 , par Serge Adanlao https://www.benintimes.info/societe/region-du-sahel-et-de-laf rique-de-louest-96-millions-de-personnesmenacees-de-famine/

Les rideaux sont tombés hier mercredi 6 décembre 2017 sur la 33ème réunion du Réseau de prévention des crises alimentaires (Rpca) organisée par le Bénin. D’importantes recommandations ont été formulées par les acteurs pour juguler la crise alimentaire qui se profile à l’horizon malgré les résultats plus ou moins reluisants de la campagne agropastorale 2017-2018. Elle est imminente. La crise alimentaire frappe aux portes des pays du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest. En dépit de la bonne performance de la campagne agropastorale 2017-2018 (68,3 millions de tonnes de production céréalière, supérieure de 4 % à celle de la campagne 2016-2017 et de 13% à la moyenne quinquennale), la région pourrait être éprouvée si rien n’est fait par les dirigeants. C’est pourquoi, réunis à Cotonou du 4 au 6 décembre 2017, au regard de la situation alimentaire et nutritionnelle, les participants à la 33ème réunion annuelle du Réseau de prévention des crises alimentaires (Rpca), ont formulé d’importantes recommandations contenues dans le relevé des conclusions. Il s’agit du maintien de la veille et de l’effort d’assistance alimentaire et nutritionnelle aux populations affectées dans la zone du bassin du lac Tchad, de l’organisation au plus tard en février 2018, d’une concertation régionale sur la soudure pastorale et agropastorale afin d’évaluer l’ampleur de la crise pastorale et agropastorale ; et le

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renforcement des mesures de prévention et de gestion des maladies ravageuses des plantes dont la chenille légionnaire. Aussi, les acteurs ont-ils suggéré, l’investissement des gouvernements dans l’élaboration, la mise en œuvre et le suivi-évaluation des plans de réponse ; l’accélération de la vulgarisation des instruments d’évaluation des ressources pastorales ; et le soutien à la mise en œuvre d’une gouvernance locale inclusive de la sécurité alimentaire et nutritionnelle, fondée sur le dialogue et l’initiative des acteurs locaux, ruraux comme urbains. Ils ont également souligné l’importance d’une approche territoriale de l’économie alimentaire afin d’en optimiser les potentiels en termes de croissance et d’emplois. Ces recommandations ont été faites après l’examen des résultats de la campagne agropastorale 2017-2018 et l’analyse de la situation alimentaire et nutritionnelle dans la région du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest. Des chiffres qui font peur Selon le relevé des conclusions présenté, 5,2 millions de personnes sont en besoin d’assistance au regard de la situation alimentaire et nutritionnelle. Un chiffre qui pourrait atteindre 9,6 millions de personnes d’ici la soudure en juin-août 2018, si des mesures appropriées ne sont pas prises pour faire face à la crise pastorale qui se profile. C’est dans ce contexte éprouvant que les membres du Rpca ont donné l’alerte et fait ces recommandations aux gouvernements et aux partenaires, car l’économie alimentaire pèse au moins 260 milliards de dollars, soit 39% du Pib régional et fait vivre 82 millions de personnes, soit 66% des emplois directs. A la cérémonie de clôture de l’assise hier, le président du Club du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest (Csao), les représentants de la société civile et de la plateforme des partenaires, le coordonnateur des partenaires de Ecowas et le coordonnateur du Comité permanent inter-Etats de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (Cilss), ont félicité le Bénin pour avoir accueilli la 33ème réunion. Le représentant du ministre d’Etat chargé du Plan et du développement, Rufino d’Alméida, qui a clôturé les travaux, a, pour sa part, reconnu la pertinence des conclusions. « Au regard de la qualité de vos conclusions, vous convenez avec moi, que le Csao ne s’est pas trompé en initiant cette rencontre annuelle dont l’objectif a été largement atteint au Bénin », a-t-il confié. Quant aux défis de la soudure agropastorale et pastorale et des changements climatiques sur la production agricole, le Directeur de cabinet en a appelé à l’attention de la communauté internationale pour la mise en place de dispositifs naturels afin d’accompagner les pays concernés dans la mise en œuvre des plans de réponse. Après le Bénin, c’est la Gambie qui a été choisie pour abriter la 34ème réunion annuelle du Rpca du 3 au 5 décembre 2018.

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Semaine du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest : Des statistiques inquiétantes

http://www.jda.ci/news/international-afrique-1707-semaine-du-sahel-et-de-laf rique-de-louest-desstatistiques-inquitantes 6 décembre 2017, par Fatoumata Maguiraga

L’édition 2017 de la Semaine du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest s’est tenue du 4 au 6 décembre 2017 à Cotonou, au Bénin. Organisée par le Club du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest (CSAO), la rencontre annuelle ème était centrée sur les enjeux de la sécurité alimentaire dans la zone. Elle a servi de cadre à la 33 réunion annuelle du Réseau de Prévention des Crises Alimentaires (RPCA). L’analyse de la situation relève que les productions agricoles 2017 - 2018 au Sahel et en Afrique de l’Ouest devraient être moyennes à bonnes. Malgré une amélioration, avec l’arrivée de nouvelles récoltes et un approvisionnement conséquent des marchés, elle reste critique dans le bassin du lac Tchad, le nord du Mali et la boucle du Liptako – Gourma, en raison de la crise sécuritaire. 3,5 millions d’enfants pourraient être touchés par la malnutrition sévère d’ici fin 2017. Pour obtenir une réponse globalisée, le réseau effectue actuellement l’analyse du cadre harmonisé dans 17 pays dans 16 Etats sur 36 au Nigéria. Pour rendre ces données plus accessibles, il a développé un outil qui a été présenté aux participants. La faiblesse des analyses nationales concernant les problématiques liées à la sécurité alimentaire, qui cachent des disparités au sein d’un même pays et entre pays, ont conduit les acteurs à envisager des « approches innovantes et territoriales ». S’appuyant sur des acteurs locaux, elles visent à privilégier les réponses propres à la particularité de la région et à trouver de nouvelles formules pour que « l’économie alimentaire crée de nouveaux emplois pour des millions de jeunes ». L’approche territoriale de sécurité alimentaire et nutritionnelle permet de responsabiliser les acteurs locaux et de mettre l’accent sur les questions de pauvreté et d’inégalités, mais aussi de reconnaître un potentiel de développement à toutes les zones. L’augmentation de la population urbaine, estimée à 46%, fait désormais de la pauvreté, de la malnutrition et de l’insécurité alimentaire des problématiques urbaines. Cette évolution entraîne un changement des habitudes alimentaires et appelle donc à une adaptation de l’économie alimentaire, qui constitue le secteur privé le plus important de la région. Ce qui représente une opportunité intéressante de création d’emplois. « Relier entre eux les agriculteurs, les producteurs et les consommateurs, à travers les différents territoires et le long des chaînes de valeur, c’est favoriser un développement plus inclusif et réduire la faim et la malnutrition », selon la note préparatoire de la réunion du RCPA.

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Approches innovantes et territoriales

Questions À : Entretien de 13 minutes avec M. Laurent Bossard, Directeur, SecrÊtariat du CSAO/OCDE

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Geography matters: a territorial approach to food and nutrition security http://oecdobserver.org/news/fullstory.php/aid/5945/Geography_matters:_a_territorial_approach_to_food _and_nutrition_security.html% 20 5 décembre 2017, par Jennifer Sheahan, OECD Sahel and West Africa Club Every year, millions of people in the Sahel and West Africa face hunger as levels of food and nutrition insecurity become critical. It is a familiar problem that tends to be dealt with within a topdown, national framework. Yet purely national analyses, rather than territorial and local ones, can mask pockets of poverty, hunger and malnutrition concentrated in specific geographic areas. If we look, for example, at stunting, a chronic state of undernutrition among children under the age of five, the national average in Benin is 34%. Territorial analyses tell us more though. In Borgou, stunting affects 41% of children under five, and in Benin’s largest and northernmost region, Alibori, 40% are affected. In the Plateau region, it is 39%, which is the same for Atacora in northwestern Benin. In Ghana, the national average for stunting is 23% but reaches 37% and 32% in the Northern and Upper East regions respectively. If we are to design and implement policy responses to solve problems like stunting, we must take an approach that understands the specific territorial dynamics of particular areas. Mapping territorial disparities helps. The Cadre harmonisé is an analytical framework that identifies geographical areas and populations in different phases of food insecurity, colour-coded to denote whether it is minimal, stressed, crisis, emergency and famine. This map highlights significant disparities in food and nutrition security across and within countries. Northeastern Nigeria, Mali, and the broader Lake Chad basin, encompassing Chad, Niger and Nigeria, in particular, show high spatial concentrations of critically food insecure populations. Spatial disparities in food and nutrition security Spatial disparities arise because different territories have unique characteristics: demographic and socioeconomic profiles, social and cultural norms, natural resources, organisations, different layers of decisionmaking, as well as exposure to conflict. These unique characteristics are context-specific and vary from one territory to another. Top-down, national-level approaches to food and nutrition security do not sufficiently consider the needs of local people or include them in policymaking processes. In contrast, a territorial approach promotes grassroots interventions and empowers local actors. It also recognises that all regions–not only urban areas–have development potential.

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Making a territorial approach a reality on the ground How rural and urban territories are managed has major implications for food and nutrition security policies. People and places need to be at the centre of development strategies that create jobs, especially in remote areas where synergies between rural and urban areas must be harnessed. People and places need to be central to investments in basic social services in health, education, water-sanitation-hygiene, rural finance and family planning. Making a territorial approach a reality on the ground requires several conditions: First, it requires an understanding of how the unique characteristics of a particular area influence its development potential. Second, it needs a multi-level governance system to enable the horizontal and vertical coordination of policies across sectors, and national and sub-national levels of government. Third, it demands a multi-sectoral and multi-actor perspective that responds to the diverse yet interconnected needs and expectations of local populations. It involves connecting actors in urban and rural areas, boosting trade, diversifying rural economies and facilitating growth in employment. Fourth, it is important to equip those local actors with sufficient decision-making power, and technical and planning capacity to formulate and implement policies at the local level. Fifth, we must supply better data and tools at the subnational level so that policymakers can adopt place-based approaches and identify the bottlenecks hampering food security. Last but not least, a territorial approach needs political will and leadership to succeed. The most sustainable means of designing appropriate territorial policies is to do it in concert with those who will benefit from those policies. Local ownership and leadership over policy processes that include all actors is at the heart of a territorial approach. It is also about enhancing opportunities for all, particularly for women and youth, and targeting spending to the most vulnerable places and populations, as advocated by the Global Alliance for Resilience (AGIR) in the Sahel and West Africa. Two panel discussions that get to the heart of implementing a territorial approach to food and nutrition security will take place at the 33rd Annual Meeting of the Food Crisis Prevention Network in Cotonou, Benin, from 4-6 December 2017. During these discussions, we will be asking ministers, mayors, parliamentarians, farmers, technical experts, and civil society and private sector representatives to inform the debate on designing and implementing food and nutrition security policies adapted to local contexts and involving local actors. Tune into this vital discussion on territorial approaches to food and nutrition security via Livestream from Cotonou. And have your say via our special social media channels. References Read more www.oecd.org/swac-week/documents/RPCA- territorial-approaches-draft_EN.pdf Visit us at www.oecd.org/site/rpca/ and www.oecd.org/swac

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Vito Cistulli, économiste: « L’approche territoriale favorise les enjeux de développement » 6 décembre 2017, par Maryse Assogbadjo https://www.lanationbenin.info/index.php/societe-2/146-societe/14451-vito-cistulli-economiste-lapproche-territoriale-favorise-les-enjeux-de-developpement La problématique de la sécurité alimentaire et nutritionnelle, objet de la Semaine du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest, édition 2017 met un accent particulier sur les approches innovantes et territoriales. Au cours d’une communication qu’il a présentée dans ce cadre, ce mardi 5 décembre sur la thématique, Vito Cistulli économiste, responsable de l’équipe ‘’institutions rurales et services’’ de la Fao, a souligné les caractéristiques de ladite approche. Il explique dans cette interview les défis à relever dans ce sens et les conditions de sa mise en œuvre dans la région sahélienne et ouestafricaine. La Nation : M. Vito Cistulli, parlant de la sécurité alimentaire, vous avez axé votre communication sur les approches innovantes et territoriales. Qu’est-ce qu’on peut comprendre à travers ce concept ? Vito Cistulli : Tous les territoires sont caractérisés par les capitaux territoriaux. Ce concept intègre l’environnement et les ressources naturelles. Il existe des zones agricoles productives et des zones peu productives. Les différents pays disposent d’un capital humain et des infrastructures. Certains territoires sont liés avec des marchés tandis que d’autres sont complètement déconnectés. Selon les territoires, le développement prendra des orientations différentes. Il faudra développer des activités parallèles dans une zone agricole peu productive. L’approche territoriale exige la connaissance des capitaux et les potentiels existant à partir de ces capitaux. Dans certaines zones, on remarque que le capital humain est très avancé. Ces zones peuvent s’engager dans des activités qui demandent une main-d’œuvre de plus haute qualité bien au-delà de l’agriculture. L’agriculture en elle-même rapporte peu dans les pays en voie de développement. Pour cela, il faut développer les secteurs de l’industrie. Certains pays sont confrontés au manque de diversification économique suffisante pour absorber la main-d’œuvre. La thématique de l’approche territoriale n’est sans doute pas nouvelle pour des acteurs présents à cette rencontre. N’avez-vous pas l’impression que nous tournons en rond en Afrique en ce qui concerne la mise en œuvre effective de cette approche ? Nous n’allons pas éliminer tout ce que nous avons fait jusqu’ici dans le cadre de la sécurité alimentaire. Au contraire ! Il existe des exemples de succès. Ce qui n’a pas été suffisamment fait, c’est de passer du concept sectoriel à l’intersectoriel où on met en exergue les interactions et les arbitrages sur les investissements. Les questions essentielles de l’approche territoriale mettent en lumière les priorités de développement. Il est normal que les ministres du Travail, de l’Agriculture, de l’Industrie des différents pays essaient d’avoir le maximum de budget pour leurs investissements. C’est dans ce sens qu’ils doivent

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également identifier les priorités qui feront la différence de l’approche de développement sur leurs territoires spécifiques. Vous avez également souligné l’importance de la promotion agricole pour relever le défi nutritionnel en Afrique. L’agriculture est-elle la seule panacée pouvant aider les pays de l‘Afrique l’Ouest et du Sahel à apporter une riposte efficace et durable aux problèmes alimentaires ? L’agriculture reste un secteur stratégique important pour la simple raison qu’il y a un fort potentiel de croissance de production agricole énorme dans les pays. Evidemment, les défis liés aux changements climatiques posent problèmes. Lesquels changements affectent l’agriculture. Nos actions doivent permettre de comprendre cet enjeu. De ce point de vue, l’approche territoriale et innovante paraît évidente pour comprendre les impacts du changement climatique. Toutefois, le secteur agricole ne peut pas absorber la croissance de main-d’œuvre sur les vingt ou trente prochaines années. L’Afrique connaît un accroissement d’environ 18 millions de jeunes chaque année, alors que la capacité d’absorption des économies africaines est de 3 millions. Pour absorber les 15 millions restants, il faudra diversifier l’économie même dans les zones rurales pour favoriser les opportunités de croissance. C’est une erreur de penser que l’agriculture se fait uniquement dans les zones rurales. Les problèmes de sécurité alimentaire sont fortement liés à la capacité des gens à pouvoir acheter leurs aliments. Depuis au moins deux décennies, les acteurs ne cessent d’affirmer que les problèmes de la faim sont liés à la faiblesse de la production. Aujourd’hui, la production a augmenté mais la faim persiste. Pourquoi ? Vous avez raison. Dans le passé, on parlait d’autosuffisance alimentaire tout en estimant que l’augmentation de la production dans les pays aiderait à pallier l’insécurité alimentaire. Nous sommes bien conscients aujourd’hui que le problème important se pose en termes de l’accès aux ressources productives. Il peut se faire en termes de production locale et au niveau des produits importés. L’important, c’est de favoriser les conditions aux ménages afin de les aider à acheter leurs aliments. Cela permettra aux agriculteurs locaux de vendre et d’acheter là où la ressource est disponible. Elle peut même provenir des importations.

Vito Cistulli sur la sécurité alimentaire dans le Sahel et en Afrique de l’Ouest https://lanouvelletribune.info/2017/12/vito-cistulli-sur-la-securite-alimentaire-dans-le-sahel-et-en-afriquede-louest/ 14 décembre 2017, par Eric Amou Le rideau est tombé sur la 33e rencontre du Réseau de prévention des crises alimentaires (Rpca), avec des recommandations pertinentes pour en venir à bout de la faim dans le sahel et en Afrique de l’Ouest, ces parties d’Afrique qui ont de beaux jours devant elles. Pour mieux appréhender ces recommandations, le spécialiste en alimentation Vito Cistulli, du Fonds mondial pour l’alimentation (Fao), a accordé une interview à notre rédaction. Selon ses explications, avec l’approche territoriale, la faim dans ces deux parties de l’Afrique sera jugulée. Lnt : En parlant de sécurité alimentaire et nutritionnelle dans le Sahel et l’Afrique de l’Ouest, vous avez évoqué les approches innovantes et territoriales. Que peut-on en retenir fondamentalement ?

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Vito Cistulli : Ce qu’on veut dire avec les approches territoriales est que tous les territoires sont caractérisés par ce qu’on appelle les capitaux territoriaux. Premièrement, c’est évidemment l’environnement, c’est les ressources naturelles des zones agricoles et des zones peu productives. Il y a un capital humain, c’est-à-dire une connaissance, un savoir-faire. Il y a des infrastructures, certains territoires sont bien liés avec le marché et d’autres en sont complètement déconnectés. Alors, selon les territoires le développement prendra des orientations différentes. Par exemple, dans une zone qui n’est pas agricole et très productive, il faudra bien penser à développer d’autres activités. Quelles sont ces activités ? Ça c’est un peu l’approche territoriale. Comment partir en commençant par les capitaux et en essayant de connaitre les potentiels à partir des capitaux existants. J’ai travaillé dans plusieurs pays et on peut voir que par exemple il y a des zones où le capital humain est très avancé, avec un niveau d’instruction très élevé, donc ils peuvent s’engager dans des activités qui demandent une main d’œuvre de plus haute qualité. Nécessairement et au-delà de l’agriculture très souvent, parce que l’agriculture ne rapporte pas beaucoup dans les pays en développement. Et ils peuvent aller trouver un travail dans les services plutôt que dans l’industrie. Mais pour que ceci soit faisable, il faut qu’il y ait industrie, il faut qu’il ait un secteur de service qui marche. Le problème de certains pays, c’est qu’il n’y a pas une diversification économique suffisante pour absorber la main-d’œuvre. Est-ce qu’il n’y a que l’agriculture pour résoudre les problèmes de faim dans le Sahel et en Afrique de l’Ouest ? L’agriculture reste un secteur stratégique important, pour la simple et bonne raison qu’il y a un potentiel de croissance de production agricole énorme dans les pays. Evidemment on a des défis croissants par exemple la question du changement climatique qui pose énormément de problèmes. Notre action doit être dans la direction de comprendre comment les changements climatiques vont attaquer l’agriculture, tout en sachant quand même que le domaine agricole ne sera pas affecté de la même façon que les autres… Une raison de plus pour avoir cette approche territoriale et comprendre l’impact du changement climatique. Mais ceci dit, le secteur agricole ne peut pas absorber la croissance de main d’œuvre à laquelle on s’attend dans les 20 ou 30 ans qui suivent. Il y aura 18millions de nouveaux jeunes en Afrique chaque année. Et la capacité d’absorption des économies africaines est de 3 millions. Alors qu’est-ce qu’on peut faire pour absorber les 15 millions qui restent ? C’est la question. L’agriculture en sera-t-elle capable ? Non. Il faut diversifier l’économie. Même dans les zones rurales il y a du potentiel pour diversifier l’économie. Il y a ce qu’on appelle un potentiel caché pour l’instant. Parce qu’on pense que l’agriculture se fait dans les zones rurales et que dans les zones rurales on ne fait que l’agriculture. Ce n’est pas vrai. Certains pays ont montré qu’en diversifiant l’économie dans les zones rurales, on peut créer des opportunités de croissance. Ça c’est donc la question du secteur agricole et de son importance stratégique. Mais à lui tout seul il ne peut pas résoudre les problèmes de sécurité qui sont fortement liés à la capacité des gens de pouvoir acheter leurs aliments. Depuis 20 à 30 ans, le problème de la faim était lié à l’insuffisance de la production et les gens n’arrivaient pas à manger. Aujourd’hui, la production est là mais il y a encore des gens qui n’ont pas à manger. Comment expliquez-vous cette situation ? La production est là, c’est vrai. Dans le passé on parlait d’autosuffisance alimentaire. On pensait qu’en augmentant la production dans les pays on aurait pu résoudre le problème de sécurité alimentaire. Aujourd’hui, on est bien conscient qu’un problème important est l’accès. Et l’accès peut se faire au niveau de la production locale et au niveau des produits importés. L’important c’est de donner les éléments, les facteurs et les conditions aux ménages, pour qu’ils puissent acheter leurs aliments. Et donc permettre aux agriculteurs du pays de vendre, mais aussi acheter là où le produit est disponible. Ce changement d’accent de la production à l’accès a quand même évolué, et beaucoup de pays notamment ceux qui sont présents ont élaboré des stratégies de sécurité alimentaire qui prennent en considération toutes les dimensions, pas seulement les dimensions de la production.

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4 dĂŠcembre 2017, par Aline Assankpon

Approches innovantes et territoriales de sĂŠcuritĂŠ alimentaire et nutritonnelle.

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Cotonou accueille la Semaine du Sahel & de l’Afrique de l’Ouest : « Approches innovantes et territoriales de sécurité alimentaire et nutritionnelle » 5 décembre 2017, par Aline Assankpon http://www.l-integration.com/?p=13221 Après Abuja 2016, Cotonou, la capitale économique du Bénin accueille du 04 au 08 Décembre, la : Semaine du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest à l’Hôtel Golden Tulip Le Diplomate. «Approches innovantes et territoriales de sécurité alimentaire et nutritionnelle » : C’est le thème retenu pour l’édition 2017 qui va réunir environ 300 participants composés de différents acteurs de la chaîne alimentaire venus de la sous-région. Il s’agira pour eux de réfléchir sur la nécessité d’adapter les politiques et actions aux contextes et enjeux locaux. En prélude à cette grande messe régionale, les médias béninois ont suivi un atelier d’information et de préparation autour de la Semaine du Sahel, ce samedi 02 Décembre afin de mieux appréhender les enjeux alimentaires.

Rendez-vous annuel de dialogue et de concertation centré sur les enjeux alimentaires, la Semaine du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest est organisée par le Secrétariat du Club du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest (CSAO/OCDE). La Semaine du Sahel est en effet un espace d’échanges informels, de réseautage et de construction de partenariats. « Elle est également un événement majeur dans l’agenda des parties prenantes du développement de la région sahélienne et ouest-africaine » dira Mme Julia Wanjiru Coordinatrice du CSAO/OCDE. Accueillie par le Gouvernement du béninois à travers le Ministère de l’Agriculture, d’Elevage et de la Pêche (MAEP), la Semaine est placée sous le patronage des commissions de la communauté économique des états de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) et de l’Union économique et monétaire Ouestafricaine (Uemoa). La Semaine entend concentrer ses réflexions sur les enjeux alimentaires et nutritionnels de la région. Du Lundi au Jeudi de pertinentes thématiques sont inscrites dans l’agenda de cette semaine. Elles feront l’objet de fructueux débats ; il s’agit entre autres de : « La situation agricole, alimentaire et nutritionnelle » ; «l’Etat d’avancement des chantiers prioritaires » ; « les approches innovantes et territoriales de Sécurité alimentaire et nutritionnelle » ; l’exposé d’un groupe d’experts sur l’Alliance globale pour la résilience – AGIR » ; et la cerise sur le gâteau qui capte toutes les attentions est la lutte contre la malnutrition au Bénin : l’opération cantine scolaire ». En dehors des sessions qui seront débattues en plénière, il est également prévu des panels parallèles qui présenteront la transversalité des sujets inscrits à l’ordre du jour. A l’occasion, les membres du Réseau de prévention des crises alimentaires ème (RPCA) vont également tenir leur 33 Réunion annuelle. Plusieurs autres événements spéciaux sont par les organisateurs et le gouvernement béninois. Il s’agit notamment de la Mutuelle panafricaine de gestion des risques (ARC) et des actions urgentes menées par CORAF (institution régionale de coordination de la recherche agricole qui fournit de la semence aux pays en période de crise alimentaire) ainsi que de nombreuses autres rencontres. L’édition 2017 de la Semaine du Sahel et de l‘Afrique de l’Ouest rassemble environ 300 participants du développement de la région sahélienne et ouest-africaine dont une dizaine de ministres, des leaders régionaux et représentants de haut niveau.

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La Maison du paysan : Une approche innovante et territoriale qui marche au Niger 12 décembre 2017, par Jacques Boco https://matinlibre.com/index.php/international/item/13699-la-maison- du-paysan-une-approche-quimarche-au-niger

A la faveur des travaux de la 33ème réunion du Réseau de prévention des crises alimentaires (Rpca) et de la Semaine du Sahel et de l’Afrique de l’ouest qui ont eu lieu du 4 au 8 décembre 2017 à Cotonou, les débats ont également porté sur Les approches innovantes et territoriales en matière de sécurité alimentaire et nutritionnelle dans la région. Occasion a été ainsi donnée à des pays comme le Niger, le Burkina Faso, le Mali de partager avec les participants, leurs expériences réussies en matière d’approches territoriales de sécurité alimentaire et nutritionnelle. Pour le cas du Niger, en lieu et place du Dr Ali Bety, Haut-Commissaire à l’initiative 3 N (les Nigériens nourrissent les Nigériens), (Hc3n), c’est son Conseiller technique et Directeur du département Mobilisation sociales et renforcement des capacités, Saley Mahamadou qui a brillamment présenté cette expérience pratique de ce pays frontalier avec le Bénin. Lire l’interview pour en savoir davantage sur cette innovation que des instances sous régionales s’apprêtent à faire dupliquer dans la sous-région. Dans la présentation faite, vous avez parlé de quelque chose de très concret qui s’appelle La maison du paysan. Ça existe depuis quand et il y en a combien au Niger ? D’abord il faut dire que le programme 3N est un programme que le président de la République a présenté aux Nigériens pour se faire élire mais repris au niveau technique par les cadres nationaux qui en ont fait une stratégie de développement de sécurité alimentaire et du développement agricole durable. Maintenant, la Maison du paysan est une plateforme intégrée de services d’appui à la production parce que quand vous produisez vous avez besoin de beaucoup de services. Généralement, le producteur fait beaucoup de déplacements très éloignés souvent. Il faut aller dans le chef-lieu de sa région pour pouvoir réparer sa charrue, pouvoir acheter des engrais ou s’approvisionner en vivres pour travailler. Donc on a trouvé qu’il faut rapprocher ces services le plus proche possible du producteur. Et c’est ça cette idée de la Maison du paysan qui est une plateforme intégrée sous la responsabilité de la commune et le gouvernement local parce que la commune a l’obligation de rendre des services à sa population y compris les producteurs. Donc l’Etat aide les communes, créent ces structures sous la responsabilité des communes qui doivent les gérer dans l’intérêt de la population de leur commune.

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Et cela existe depuis quand ? L’idée est venue après un constat. On a fait deux années à mettre en œuvre l’initiative 3N et au bilan, on a constaté qu’on a mis énormément de l’argent mais dans les résultats on s’est rendu compte qu’il y a des insuffisances. Et, l’une des causes des insuffisances, c’est parce que les services d’appui à la production ne suivaient pas. Ainsi, après la troisième année de mise en œuvre de l’initiative 3 N, en 2014 avec le Plan d’accélération de mise en œuvre de l’initiative 3 N, on a dit qu’il faut mettre en place une Maison du paysan au niveau de chacune des communes du Niger. Il y a 255 communes, donc 255 Maison du paysan à mettre en place. A l’heure actuelle, nous avons une trentaine de Maison du paysan qui sont complètes parce que ça dépend des zones. Pour les zones pastorales, la Maison du paysan ne doit pas ressembler à celle d’une zone totalement agricole. Donc on a une trentaine où il y a tous les éléments, et vous avez plus de 150 où il y a quelques éléments que nous sommes en train de compléter petit à petit, mais à terme, c’est 255 Maisons du paysan qui sont opérationnelles et régies par un système de gestion consensuelle entre les acteurs locaux et communaux. Pour l’instant, quels sont les retours que vous avez des paysans ? Vous savez, ma fonction m’amène à être toujours sur le terrain. Dans tous les cas, là où ces structures sont complètes, les paysans le disent. Ils voient une nette amélioration, parce que s’il faut passer une journée à réparer une houe alors que tu peux le réparer le matin et retourner dans ton champ, donc ils reconnaissent tout cela. La seule chose est que la Maison du paysan est encore une structure un peu globale. Dans chaque village il y a des kits. La Maison du paysan c’est un kit que l’Etat met à la disposition de la commune mais il doit avoir des kits dans chaque village. Si c’est la nourriture, acheter 2 kilos ou 3 kilos de mil, le paysan doit le trouver dans son village. Maintenant, c’est tout ce fonctionnement que nous sommes en train de travailler pour que la mayonnaise puisse prendre et qu’il y ait une dynamique de développement local, endogène où les gens pourront régler l’essentiel de leurs problèmes. Et ces kits existent déjà ou bien c’est la prochaine phase ? On est en train de travailler. Au fur et à mesure qu’on met en place des instances, on les dote, si c’est le magasin, on le dote de vivres et on essaie avec le partenaire technique et financier de le pousser à développer les petites banques céréalières qui peuvent venir se ravitailler au niveau de la commune, qui développe de petites boutiques d’intrants qui peuvent venir au niveau du magasin de la commune. Donc c’est un ensemble de dispositifs et nous sommes en train de vouloir doter l’ensemble de ces Maisons du paysan, de cadres techniques qui peuvent assurer l’encadrement et le contrôle qu’il faut pour le peuple. Et dans les maisons qui sont complètes, quels sont les services que le paysan y trouve ? Généralement vous avez un magasin de vente d’intrants agricoles. Vous avez un autre magasin qui est une centrale pour les vivres (ici, on a des périodes de soudure très difficiles et en début de l’hivernage les gens ont besoin de vivres pour aller vers leur champ travailler, donc il faut rendre disponible des céréales, vous avez une institution de micro finance, un atelier de réparation du matériel agricole, un bloc administratif, une radio rurale pour l’information… En tout cas tous les services dont un paysan a besoin s’y retrouvent.

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RFI AFRIQUE

Les paysans du Sahel se mobilisent au Bénin http://www.rfi.fr/afrique/20171205-benin-sommet-alimentaire-sahel-afrique-ouest-agriculture-famine 17 décembre 2017, par Délphine Bousquet

Paysage sahélien au Niger un jour d’Harmattan (qui est un vent très chaud le jour, plus froid la nuit, très sec et le plus souvent chargé de poussière).© IRD / Florence Boyer La semaine du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest a eu lieu début décembre à Cotonou au Bénin. C’est un rendez-vous annuel pour parler de la situation alimentaire des 400 millions d’habitants de cette zone. Il réunit tous les acteurs de l’agriculture et de l’alimentation : gouvernements, institutions, ONG, associations de producteurs et d’éleveurs. Cette année, la saison agricole a été globalement correcte en Afrique de l’Ouest, la production de céréales et de tubercules a même augmenté. Mais les producteurs connaissent toujours beaucoup de difficultés. Des stratégies sont mises en place. Malgré la diversité des climats, des sols, des cultures, les producteurs partagent de nombreuses difficultés : effet du changement climatique, accès aux engrais, problème de circulation pour vendre sa production, insécurité. Et manque de conseil agricole.

Ce que regrette Djibo Bagna, président du conseil d’administration du Réseau des Organisations Paysannes et des Producteurs Agricoles de l’Afrique de l’Ouest.

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« La vulgarisation qui permettait de suivre, d’accompagner les producteurs, n’y est pas aujourd’hui. On a démantelé ces ministères. Aujourd’hui, on ne recrute pas d’agents. Vous allez vous retrouver avec 2 ou 3 agents pour beaucoup de villages (…). Du coup, les organisations de producteurs sont en train de prendre la relève. »

Les paysans demandent aussi des semences de qualité, qui donnent la même quantité avec régularité. Les instituts de recherche ont un rôle à jouer.

Autre problème pour les producteurs : l’éloignement. Le Niger développe depuis 3 ans la Maison du paysan, qui devra être créée dans les 255 communes. Saley Mahamadou, conseiller technique au hautcommissaire à l’initiative présidentielle 3N, « les Nigériens nourrissent les Nigériens ».

« La maison des paysans, c’est une plateforme intégrée de services, d’appui à la production. Vous avez un magasin de vente, une centrale pour les produits vivriers, une institution de microfinance, une radio… On s’est rendu compte qu’il fallait que ces services soient au plus près et à la disposition du producteur. »

La Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest s’intéresse à cette Maison du Paysan. Le concept pourrait être élargi à d’autres pays.

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L’événement spécial du Bénin

Partages des expériences du Bénin à la Semaine du Sahel et de l'Afrique de l'Ouest 8 décembre 2017 - https://www.youtube.com/watch?v=lbYoaQSQ7Og

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Semaine du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest 2017 : Le Bénin partage son expérience de lutte contre la malnutrition 8 décembre 2017, par Flore NOBIME http://levenementprecis.com/2017/12/08/semaine-du-sahel-et-de-lafrique-de-louest-2017-le-beninpartage-ses-experiences-contre-la-malnutrition/

Les intervenants du panel consacré à l’alimentation en milieu scolaire Démarrée lundi dernier, l’édition 2017 de la Semaine du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest (SSAO) prend fin ce jour, vendredi 8 décembre. Organisé par le Club du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest (CSAO) et placé sous le patronage des Commissions de la CEDEAO et de l’UEMOA, l’événement a dédié ce jeudi 7 décembre, une journée spéciale au pays hôte. Dans ce cadre, le Bénin a partagé avec les autres pays de la région, ses expériences en matière d’alimentation en milieu scolaire et de prise en charge de la malnutrition par les communautés locales. Les intervenants du panel consacré à l’alimentation en milieu scolaire Partager avec les pays de la région du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest, les actions du Bénin contre la malnutrition. C’est le but de « L’événement spécial Bénin » organisé ce jeudi à travers deux panels. Intitulés : « Alimentation en milieu scolaire : l’expérience des cantines scolaires financées par le gouvernement du Bénin » et « Prévention et prise en charge de la malnutrition par les communautés locales au Bénin », ces panels ont réuni des spécialistes de la nutrition et de l’alimentation, des spécialistes de l’agriculture, des élus locaux, des parents d’élèves, un préfet et le Programme alimentaire mondial (PAM). Au cours de la cérémonie d’ouverture organisée au début de l’événement, Gaston Dossouhoui, le ministre de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche (Maep) et Rufino d’Almeida, le directeur du cabinet du ministre du Plan et du développement et président du comité d’organisation de la SSAO 2017, ont présenté quelques engagements du Gouvernement béninois contre la malnutrition. Gaston Dossouhoui est revenu sur le Programme de l’alimentation en milieu scolaire à travers les cantines scolaires gouvernementales, et le Projet multisectoriel de l’alimentation, de la santé et la nutrition (PMASN) piloté par le Secrétariat permanent du Conseil de l’alimentation et de la nutrition (SP/CAN). « Le Gouvernement du président Talon a décidé de consacrer 27 milliards de francs CFA sur une période de 4 ans aux cantines scolaires….En continuant de donner un repas quotidien aux enfants à mesure qu’ils grandissent, nous les incitons à rester à l’école et nous investissons dans leur avenir », a déclaré le ministre qui a insisté sur « le rôle essentiel » de

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l’école dans le processus de développement de tout pays. Rufino d’Almeida n’a pas caché sa satisfaction de voir le Bénin montrer à la région du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest et au monde, ses efforts pour la nutrition et l’éducation des enfants et par ricochet pour la production agricole vivrière. Rufino d’Almeida s’est particulièrement réjoui du partage de l’expérience des cantines scolaires, « une initiative présidentielle inédite appréciée par les participants ». Laurent Bossard, le Directeur du Secrétariat du Club du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest a abondé dans le même sens. « C’est exactement ce qu’il faut faire. Les gens envoient leurs enfants à l’école parce qu’ils sont sûrs que leurs enfants vont être correctement nourris. C’est exceptionnel, l’effort qui est consenti maintenant au Bénin sur ce segment de la jeunesse scolarisée», a apprécié Laurent Bossard qui a salué au passage, « une idée à la fois géniale et simple».

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Laurent Bossard, directeur du Secrétariat du Club du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest: « Le principal gisement d’emploi aujourd’hui et demain, c’est l’économie alimentaire » http://levenementprecis.com/2017/12/10/laurent-bossard- directeur-du-secretariat- du-club-du-sahel-et-delafrique-de-louest-le-principal-gisement-demploi-aujourdhui-et-demain-cest-l/ 10 d écembre 2017, par Flore S. Nobimé

Laurent Bossard, le directeur du Secrétariat du Club du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest (CSAO) est notre invité du lundi. A la faveur de la Semaine du Sahel et de l’Afrique de l’ouest (SSAO) organisée à Cotonou du 4 au 8 décembre par le CSAO, Laurent Bossard nous a accordé cet entretien dans lequel il revient, entre autres sujets, sur les grandes conclusions de ce sommet et l’expérience béninoises des cantines scolaires. Le directeur du Secrétariat du Club du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest parle aussi de l’économie alimentaire qui reste selon lui, « le principal gisement d’emploi » pour la région du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest. L’Evénement Précis : Laurent Bossard, qu’est-ce que le Club du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest ? Laurent Bossard : Le Club du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest est un club qui réunit des organisations régionales ouest africaines, la CEDEAO, l’UEMOA et le Comité permanent inter-États de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (CILSS). Autour de ces trois institutions régionales il y a l’ensemble des partenaires techniques et financiers qui croient que pour affronter les défis d’aujourd’hui et de demain, il faut travailler au niveau régional, et pas seulement au niveau national. Ce club travaille en particulier sur les enjeux alimentaires. Au cours de la Semaine du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest que vient de s’achever, s’est tenue la 33e réunion du Réseau de prévention des crises alimentaires (RPCA). De quoi était-il question et que retenir de ces assises ?

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D’abord il y a les conclusions qui sont très précises, parce qu’une des fonctions de cette rencontre annuelle c’est de faire ensemble, précisément, le bilan et les perspectives de la situation alimentaire et nutritionnelle des 400 millions de personnes qui vivent dans cette région ; d’identifier où sont les personnes qui ont besoin d’assistance, et de discuter ensemble de la façon coordonnée dont on peut venir en aide à ces personnes. On a fait ce travail, collectivement. A côté de cela, on a saisi l’occasion d’être tous ensemble, pour faire le point sur les grands défis et les grands enjeux. Un thème dont on a beaucoup parlé, c’est l’emploi. On en a beaucoup. Le principal gisement d’emploi aujourd’hui et demain, c’est l’économie alimentaire. Il ne s’agit pas seulement d’agriculture, mais également, en amont, de la production de semences, la vente de semences, la vente de matériels agricoles, la réparation de tracteurs, et tout ce qui se passe en aval : la transformation, le commerce, l’ensachage, le fumage, les restaurants de rue, etc. Tout ça aujourd’hui c’est 70% de l’emploi dans cette région, et très probablement, 70% de l’emploi au Bénin. L’une des recommandations forte de cette réunion concerne des actions à mettre en œuvre en urgence. Pourquoi cette urgence ? Il y a des actions urgentes parce que cette année, ce qui n’est pas le cas tous les ans, il y a des poches de crises et qu’il faut intervenir rapidement. La spécificité cette année, c’est qu’au Cap-Vert, il n’a pas plu du tout, il n’y a donc pas eu de récolte agricole. Il faut donc intervenir d’urgence au Cap-Vert, également un petit peu en Mauritanie, pour apporter de l’alimentation. Ça c’est un premier type de réaction rapide nécessaire. Il y a une deuxième crise qui se profile et qui pourrait être grave. C’est que des dizaines de millions de têtes de bétail dans les pays sahéliens n’auront, dans les prochains mois, plus assez de fourrage. Il y a une crise fourragère majeure qui peut avoir des impacts sur les bêtes, ensuite sur ceux qui sont propriétaires de ces bêtes, mais qui peut aussi causer une descente précoce, plus tôt que d’habitude, des grands troupeaux sahéliens le long des couloirs de transhumance vers les pays côtiers. Et ça peut être source de conflits et, malheureusement, de morts. Il faut faire face à cette crise fourragère. Nous sommes convenus d’organiser, dès le mois de janvier, une réunion d’urgence avec l’ensemble des parties prenantes, l’ensemble des partenaires qui sont susceptibles d’aider : les Nations Unies, les banques, les ONG, les grands bailleurs de fonds, mais aussi les gouvernements concernés, pour voir comment est-ce qu’on peut apporter une réponse en termes de fourrage et comment est-ce qu’on peut gérer de façon optimale cette descente un peu plus précoce du bétail le long des couloirs pour éviter les conflits. Que pensez-vous de l’expérience des cantines scolaires mise en œuvre par le Bénin et qui a fait l’objet d’un événement spécial au cours de la Semaine du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest ? C’est exactement ce qu’il faut faire. Ce n’est pas tout ce qu’il faut faire, mais c’est exactement ce qu’il faut faire. Les gens envoient leurs enfants à l’école parce qu’ils sont sûrs que leurs enfants vont être correctement nourris. Et c’est vraiment le centre d’une idée à la fois géniale et simple. C’est exceptionnel, l’effort qui est consenti maintenant au Bénin sur ce segment de la jeunesse scolarisée. C’est comme ça qu’on va très significativement augmenter la fréquentation des enfants à l’école et en même temps stimuler la production. Il y a un programme équivalent considérable qui avait et est toujours développé au Brésil et qui a des effets absolument fantastiques. Un point fondamental, c’est que ça va amener les petites filles à l’école. Les petites filles à l’école, c’est un élément central de la construction du Bénin de demain et de l’Afrique de l’Ouest de demain. Parce qu’une petite fille qui est scolarisée, c’est la fabrication d’une future femme libre, c’est important la liberté, et c’est aussi la fabrication d’un être qui va avoir beaucoup plus la capacité à choisir, et notamment à choisir le nombre d’enfants qu’elle aura, à choisir l’âge auquel elle va se marier, etc. Ce sont autant d’éléments de libération des petites filles, de leur énergie, mais également des éléments qui auront à terme des impacts de transition démographique.

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La sécurité alimentaire suppose la mise sur pied de plans nationaux de réponse que tous les Etats n’ont pas encore. Comment amener ces derniers à en avoir ? La réponse, c’est en ayant une organisation régionale technique efficace et forte. Elle existe, cette organisation, et le Bénin en est désormais membre. C’est le CILSS. Cette organisation a vocation à apporter une assistance technique aux gouvernements et à les aider à monter à la fois les plans de réponse et surtout, ce qui est fondamental, à les aider en termes de collecte de données et de traitement. C’est important parce que si le Bénin utilise des indicateurs différents de ceux du Togo, ou du Mali ou des autres pays de la région, comment est-on sûr que les populations qu’on cible au Bénin comme étant les plus fragiles sont les bonnes ? Peut-être que la méthode utilisée au Mali est meilleure. Il y a une idée fondamentale, c’est qu’il faut se mettre d’accord, de façon consensuelle, pour construire le monitoring de la situation, être sûr que c’est la meilleure façon et utiliser tous ensemble la meilleure méthode. Et c’est ce que fait le CILSS avec l’appui du CSAO à travers le Réseau de prévention des crises alimentaires. Qu’est-ce qui différencie un plan national d’une stratégie? Le plan national, c’est la force de réaction rapide face à la crise. Vous ne pouvez pas mettre dans une stratégie à long terme que vous allez développer un programme de filet social touchant 350.000 personnes au Bénin en 2018, parce que vous ne le savez pas. Donc il faut deux choses : il faut avoir stratégie à long terme, une vision, et il faut avoir une capacité de réaction rapide pour faire face aux crises, parce que les crises, on ne sait pas où elles vont se passer, ni combien de personnes elles vont toucher. Un mot sur les politiques nécessaires à mettre en place pour l’accompagnement des chaînes de valeur qui sont nombreuses dans le secteur agro-alimentaire ? C’est une question extrêmement importante. Ma réponse spontanée c’est dire qu’il faut regarder ce que font les gens et l’accompagner. Il faut s’aligner, non seulement sur les politiques nationales, mais il faut aussi s’aligner sur les gens. En Afrique de l’Ouest, et au Bénin, il y a des chaînes de valeur de plus en plus complexes parce qu’il y a 40 ans, une grande majorité des gens cultivaient leurs champs et mangeaient ce qu’ils cultivaient dans leurs champs. Aujourd’hui, plus des 2/3 de tout ce qu’on consomme en Afrique passe par le marché. Et dans ce marché, à côté du producteur, il y a des grossistes, des transporteurs, des décortiqueurs, des fumeurs, etc., et en bout de chaîne tous ces restaurants de rue. Je pense que le principal investissement qu’il faut, c’est faciliter la fluidité de ces chaînes de valeurs. Quand vous êtes dans un village et qu’il n’y a pas de pistes rurales pour atteindre la route qui mène au marché, vous pouvez produire tant que vous voulez, ça ne servira à rien, parce que les commerçants ne viendront pas chercher votre production et même s’ils viennent, ils vous la prendront à un prix ridicule parce qu’il n’y aura pas de concurrence, etc. Donc, il faut fluidifier, connecter les gens. Le principe d’une chaîne est que chaque élément de cette chaîne est connecté à l’autre. Tout touche à la connection, c’est-à-dire le transport, des routes, des pistes, etc., doit être une priorité. La deuxième priorité c’est l’électricité. C’est fondamental. Alors que le terrorisme et les migrations cristallisent l’attention de la communauté internationale, le CSAO fait des problématiques alimentaires sa priorité. Pourquoi ? Les problématiques alimentaires dégringolent un tout petit peu dans les chaînes des priorités internationales. Nous en tant que CSAO, on essaie de se faire l’avocat de ce secteur agro-alimentaire. De quoi parlent ceux qui disent qu’il faut absolument limiter les migrations vers l’Europe ? De quoi parlent ceux qui disent qu’il faut stabiliser durablement les espaces aujourd’hui occupés par les groupes terroristes ? Ils parlent d’emploi. Or, je viens de vous dire que nous et d’autres, avons démontré que le gisement d’emplois

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numéro 1, sans aucune concurrence possible, c’est l’agro-alimentaire. Nous essayons, par notre travail de lobbying, de dire ‘’inversez la flèche, faites remonter l’agenda alimentaire dans l’agenda y compris migratoire, y compris sécuritaire parce que là réside une partie de la solution que vous recherchez’’. On ne saurait parler de sécurité alimentaire en Afrique sans évoquer la problématique de la modernisation de l’agriculture. Que fait le CSAO dans ce sens ? On essaie de comprendre précisément comment fonctionne l’ensemble de ces chaînes alimentaires, y compris les préoccupations que vous exprimez, et on essaie d’affiner la définition des politiques. Notre travail sur les politiques alimentaires au fond, est un travail de conseil. On travaille avec des experts de la région, des experts internationaux qui connaissent très bien ces problématiques dans les pays et qui essaient, par une compréhension la plus fine possible du fonctionnement de ces chaînes alimentaires, d’apporter des conseils aux gouvernements pour affiner, préciser la politique à tous les niveaux des chaînes alimentaires. Vos attentes de l’édition 2017 de la Semaine du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest qui vient de s’achever sont-elles comblées ? Un club, c’est ses membres. Je pense que les membres sont contents. Réunir pendant une semaine 300350 personnes qui travaillent toutes sur les enjeux alimentaires, est d’une richesse incroyable. C’est une sorte de salon de professionnels. Vous avez une capacité d’échanges de bonnes pratiques, d’informations, de réseautage, de montée de deals, etc., qui est fantastique. Nous ce qu’on offre d’abord, c’est cette capacité à tous ces gens d’être ensemble, de monter des projets, de discuter de financements, et c’est extrêmement important. De ce point de vue là je suis content. Je suis content parce que le Réseau de prévention des crises alimentaires s’est réuni et a fait son métier.

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Jour 4 de la semaine sur la sécurité alimentaire : Le Bénin partage ses expériences pratiques avec l’Afrique 8 décembre 201, par Jacques Boco https://matinlibre.com/index.php/international/item/13663-jour-4-de-la-semaine-sur-la-securitealimentaire-le-benin-partage-ses-experiences-pratiques-avec-lafrique

(Le défi de l’organisation, relevé) Dans l’agenda de la Semaine du Sahel et de l’Afrique qui se tient depuis lundi 4 décembre à Cotonou, le Club du Sahel et de l’Afrique de l’ouest a dédié spécialement la4ème journée des travaux, au Bénin. Un événement spécial Bénin qui a permis aux participants de s’imprégner de ce que fait le Bénin sur le plan de lutte contre la malnutrition. Deux panels constitués de cadres de l’administration, d’élus locaux, de spécialistes, de parents d’élèves et de représentant de la société civile ont été constitués pour partager dans un premier temps, l’expérience pratique du programme des cantines scolaire relancées cette année dans certaines écoles primaires déshéritées. Le second panel a quant à lui mis un accent sur la prise en charge de la malnutrition par les communautés locales au Bénin. Et ce, à travers le projet orienté alimentation, nutrition et santé piloté par le Secrétariat permanent du Conseil de l’alimentation et de la nutrition (Sp/Can). « Le Csao a vu juste et bien fait de donner aussi l’occasion à notre pays de partager avec vous nos réflexions, nos expériences réussies sur les enjeux alimentaires et nutrionnels notamment les cantines scolaires », a salué d’entrée Me Rufino d’Almeida, président du comité local d’organisation et Directeur du

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cabinet du ministre d’Etat en charge du Plan et du développement à la cérémonie de clôture de la journée. « Vous avez apprécié l’expérience du Bénin en matière de cantines scolaires, des participants ont souhaité que l’expérience se pérennise et qu’on agisse sur les parents d’élèves. Croyez-en, nous tiendrons compte de vos observations », a-t-il rassuré. Pour le professeur Rock Mongbo Secrétaire Permanent du Conseil national pour l'alimentation et la nutrition du Bénin, l’état des lieux en matière de sécurité alimentaire et nutritionnelle au Bénin n’est pas si alarmant. « Il y a espoir parce que les réformes ont été faites et les actions sont en train d’être conduites (…)Prendre conscience de ce qu’on a comme problème c’est la première étape pour surmonter, et c’est ce que nous sommes en train de faire actuellement ». Tout en se réjouissant que le gouvernement ait réussi à relever le défi de l’organisation de ces assises, il conclut« Le séminaire étant terminé, permettez-moi de vous dire que c’est maintenant que le plus dur commence (…)La mise en œuvre des différents enseignements et résolutions. Le plus important et plus difficile, c’est de voir la faim reculer dans nos pays (…) J’ose croire que nous comblerons les attentes de nos populations. La faim zéro, c’est une quête permanente qui doit engager chacun de nous ». A propos des cantines scolaires et de la situation de la malnutrition au Bénin A l’ouverture de la journée « Evénement spécial Bénin », le ministre de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche, Gaston Dossouhoui a planté le décor des deux panels de discussion. D’abord au sujet des cantines scolaires « qui sont des catalyseurs de développement », entre autres objectifs visés par le gouvernement est de lutter contre la malnutrition en apportant l’alimentation nécessaire à la croissance de l’enfant, d’améliorer son accès à l’enseignement primaire et de parvenir surtout à la rétention scolaire chez les filles par la fourniture de repas chaud aux enfants.« Les cantines scolaires fonctionnent comme des systèmes de protection sociale pour aider les ménages et les communautés vulnérables à résister aux crises économiques et autres bouleversements sans mettre en péril leur alimentation et leur sécurité alimentaire », souligne le ministre. Mieux, dira-t-il « Lorsque l’approvisionnement des cantines scolaires est fait à partir de la production agricole locale, les programmes d’alimentation scolaire permettent d’augmenter les revenus des petits agriculteurs et de stimuler les économies rurales ». D’un montant total de 27 milliards FCfa, sur une période de 4 ans, les cantines scolaires visent à servir quotidiennement un repas chaud à plus de 350.000 écoliers à partir de 2017, et rendre opérationnel plus de 1500 cantines scolaires approvisionnées en produits locaux frais et non traités. « L’Etat béninois ambitionne d’accroître le taux des écoles en cantines de 29% à 51% soit plus de la moitié des cantines des écoles seraient couvertes dans les années à venir », renseigne Me Rufino d’Almeida, Directeur du cabinet du ministre du développement. La Journée spéciale dédiée au Bénin a pris fin par la visite guidée de stands de produits locaux et la visite touristique offerte aux hôtes sur Porto-Novo, Ouidah.

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Semaine du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest : Le programme « Cantines scolaires » sous les feux de la rampe http://quotidien-lematinal.info/semaine-du-sahel-et-de-lafrique-de-louest-le-programme-cantines-scolairessous-les-feux-de-la-rampe/ 8 décembre 2017, par Serge Adanlao Le programme « Cantines scolaires » rénové par le président Patrice Talon était sous les projecteurs hier jeudi 7 décembre 2017 à Cotonou. Dans le cadre des activités meublant la 33ème réunion annuelle du Réseau de prévention des conflits alimentaires (Rpca), l’expérience béninoise dans le cadre de la lutte contre la malnutrition a été partagée par les autorités béninoises. Le gouvernement béninois s’investit depuis des années dans la lutte contre malnutrition à travers des actions multiformes. Le programme de l’alimentation en milieu scolaire dénommé « Cantines scolaires » rénové par le chef de l’Etat Patrice Talon participe à la fois à la nutrition, à l’éducation des enfants et à la production agricole vivrière. Au total, 27 milliards de FCfa sur 4 ans seront mobilisés pour nourrir plus de 350 000 écoliers. Le Bénin a présenté hier ses expériences en la matière. « Alimentation en milieu scolaire : l’expérience des cantines scolaires financées par le gouvernement béninois », c’est le thème autour duquel les échanges ont eu lieu sous les auspices du Directeur adjoint de cabinet du ministre d’Etat, chargé du Plan et du développement. Pour Rufino d’Alméida, « on ne saurait parler de réduction de la pauvreté si toutes les dimensions de la sécurité alimentaire et nutritionnelle ne sont pas maîtrisées et satisfaites. Il s’agit de la quantité qui se réfère à la quantité de nourriture disponible dans le pays ou la zone en tenant compte de toutes les réformes de production domestique et industrielle ainsi que de la balance d’importation et d’exportation ». Le ministre béninois de l’Agriculture aussi présent, a vanté tout comme les autres intervenants, les mérites du programme. « Par les cantines scolaires, le gouvernement ambitionne de servir un repas chaud à plus de 350 000 écoliers à compter de la rentrée scolaire de septembre 2017. Il ambitionne également de rendre opérationnelles, plus de 1500 cantines scolaires approvisionnées avec des produits locaux frais non traités », a livré Gaston Dossouhoui. L’initiative présidentielle béninoise a été très bien appréciée par le Club du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest (Csao). Son Directeur, Laurent Baussard, n’a d’ailleurs pas caché sa satisfaction par rapport à l’effort qui est fourni. « C’est exceptionnel ce qui est fait au Bénin sur ce segment de la jeunesse scolarisée. Cela permettra d’augmenter le taux de fréquentation des enfants à l’école et de booster la production locale », a-t-il reconnu.

https://www.banouto.inf o/article/societe/20171205-33me-runion- du-rcpa-le-bnin-expose-ses-efforts-pourcombattre-la-faim/

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Bénin : Un enfant sur trois continue de souffrir de retard de la croissance au plan national http://french.xinhuanet.com/2017- 12/05/c_136800565.htm 5 décembre 2017, par Sylvestre Dagnon NONFODJI COTONOU, 4 décembre (Xinhua) -- Le Bénin reste classé parmi les nations du monde où le niveau de prévalence de la faim est encore préoccupant, avec un enfant sur trois qui continue de souffrir d'un retard de croissance dû à la malnutrition, a déclaré lundi à Cotonou, le ministre béninois de l'Agriculture, de l'Elevage et de la pêche, Gaston Dossouhoui. "L'analyse de l'insécurité alimentaire de toutes les communes du Bénin par l'étude CRAD en 2013, indique que 30 des 77 communes du pays sont en phase d'insécurité alimentaire critique", a révélé le ministre, estimant que la situation de la malnutrition au Bénin reste préoccupante et se pose avec acuité surtout plus en milieu rural qu'en milieu urbain. S'exprimant à l'ouverture de la Semaine du Sahel et de l'Afrique de l'Ouest, le ministre Dossouhoui, a estimé que la problématique de l'éradication de la faim et de la malnutrition, et l'amélioration du bien-être des populations ont une place de choix dans le programme quinquennal du gouvernement béninois. "Les projets et programmes pilotés par le département de l'Agriculture, de l'Elevage et de la pêche sont destinés à améliorer la sécurité alimentaire et à promouvoir la nutrition et la résilience", a-t-il indiqué. De même, a-t-il souligné, le soin mis dans l'élaboration de la deuxième génération du programme national d'investissement agricole, de sécurité alimentaire et nutritionnelle (PNIASAN) arrimé au plan stratégique de développement du secteur agricole (PSDSA 2017-2025) dont l'objectif général est d'améliorer les performances de l'agriculture béninoise, pour la rendre capable d'assurer de façon durable la souveraineté alimentaire, la sécurité alimentaire et nutritionnelle, est la preuve de l'engagement du gouvernement béninois à trouver des solutions aux défis alimentaires et nutritionnels. Selon une récente étude réalisée par le ministère béninois de l'Agriculture, de l'Elevage et de la pêche, le Bénin dispose de nombreux atouts naturels pour accroître sa production agricole. Ainsi, au plan physique, seulement 17% (soit environ 1.375.000 ha) de la superficie agricole utile sont annuellement cultivés avec 60% consacrés aux principales cultures vivrières. De même sur 60.000 hectares de bas-fonds disponibles, 7.000 hectares seulement (soit 11%) sont exploités. Au plan hydrologique, révèle la même étude, le Bénin est doté d'un vaste réseau hydrographique avec une réserve estimée à 13 milliards de m3 en eau de surface et 1,8 milliards de m3 d'eau souterraine mobilisables pour les cultures irriguées et retenues d'eau à usage multiple. Malgré ces atouts importants, note la même étude, l'agriculture béninoise fait face à des contraintes d'ordre naturel lié aux aléas climatiques et aux catastrophes naturelles; structurel, avec des disparités régionales très marquées au niveau de la répartition des terres cultivables et un mode de gestion de ces terres caractérisé par une exploitation minière entraînant la réduction drastique de leur fertilité;

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économique, avec un revenu agricole resté faible ne dépassant pas 300 dollars par ménage et par an. De plus, la facture alimentaire du pays représente une part importante des sorties de devises (60 à 100 milliards de F CFA entre 2002 et 2005), essentiellement pour le riz, la volaille, le poisson et les produits laitiers. "Ces contraintes sont aggravées par les limites des politiques et stratégies agricoles se traduisant par l'inexistence de loi d'orientation agricole, l'inadéquation de la fiscalité sur les entreprises agricoles et l'absence de mesures incitatives pour l'entreprenariat agricole, l'inorganisation de la chaîne d'approvisionnement en intrants agricoles (hors sous secteur cotonnier), l'inadaptation du système de crédit et de financement agricoles et l'absence d'un système d'assurance pour gérer les risques du secteur agricole", souligne la même étude. Tout en étant le premier réservoir d'emplois, le secteur agricole constitue la principale source de création de la richesse économique nationale. Plus de 60% des actifs masculins et 35,9% des actifs féminins réellement occupés exercent une profession agricole.

Semaine du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest : Le Bénin à l’épreuve des enjeux alimentaires et nutritionnels 7 décembre 2017, par Aline Assankpon http://www.l-integration.com/?p=13212 Éradiquer la faim et la malnutrition et améliorer le bien-être des populations les plus vulnérables, rurales et urbaines, constituent une priorité de l’actuel gouvernement qui saisit l’occasion de cette Semaine du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest pour présenter les actions menées dans la lutte contre la malnutrition et l’initiative des cantines scolaires au niveau de l’Enseignement public primaire des zones défavorisées du pays.

Il s’agit là d’une ambition qui est illustrée par la multitude et la diversité des politiques et programmes en cours de réalisation, visant à améliorer la sécurité alimentaire et à promouvoir la bonne nutrition. En effet, le Ministère de l’Agriculture, le deuxième génération du Programme National d’Investissement Agricole, de Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle (PNIA-SAN), et le Programme Multisectoriel de l’Alimentation de la Santé et de la Nutrition (PMASN) sont une démonstration de l’engagement renouvelé du Gouvernement béninois résolu à trouver des solutions structurantes aux défis alimentaires et nutritionnels. Le Bénin a réalisé d’importants progrès dans la lutte contre la faim. Il a réduit de 20 points son score de l’Indice de la faim, passant de 44.5 en 1992 à 24.4 en 2017 selon le Ministre

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d’Etat, chargé du Plan et de développement, Abdoulaye Bio Tchané qui se présidera certainement les travaux d’ouverture de ladite Semaine dans une publication. « Nous sommes sur la bonne voie pour atteindre l’Objectif de développement durable – ODD 2 – d’ici 2030. Cependant, nous sommes conscients que d’énormes efforts restent à accomplir. Les dernières enquêtes (MICS, 2014) nous alertent sur le fait qu’un enfant sur trois continue de souffrir d’un retard de croissance au plan national. Cela nous interpelle et nous devons consentir plus d’investissements structurants dans la durée, et ceci dans un contexte macro-économique régional et international marqué par la résurgence des crises sécuritaires et migratoires. Les enjeux alimentaires, nutritionnels et de résilience, sont de nature transnationale et font partie des solutions aux défis sécuritaires et de stabilité » a souligné le Ministre d’Etat. (Ndlr : Nous reviendrons plus en détail sur les actions menées par l’Etat béninois sur les enjeux alimentaires et dans d’autres publications). (A.A)

33ème Réunion du annuelle du Réseau de la Prévention des Crises Alimentaires (RPCA) : « 1 enfant sur 3 souffre d’un retard de croissance dû à la malnutrition au Bénin » 7 décembre 2017 - Aline Assankpon http://www.l-integration.com/?p=13224

PhR: Gaston Dossouhoui, ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (MAEP).

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Dans le cadre de la mise en œuvre des engagements pris sur le plan régional et international en matière de la lutte contre l’insécurité alimentaire et nutritionnelle, le Bénin a réussi à faire quelques avancées ces dernières années. Selon les résultats de l’évaluation conjointe FAO-FIDA-PAM sur l’état de l’insécurité alimentaire dans le monde, édition 2014, le Bénin a fait des progrès considérables entre 1990 et 2014 avec la part de la sousalimentation dans la population totale qui est passée de 28 % en 1992 à 7,5% entre 2014-2015. Malgré ces performances, le Bénin reste classé parmi les nations du monde où le niveau de prévalence de la faim est encore préoccupant. L’analyse de l’insécurité alimentaire de toutes les communes du Bénin par l’étude CRAD en 2013, indique pour sa part, que 30 des 77 communes sont en phase d’insécurité alimentaire critique. Aussi, la situation de la malnutrition au Bénin est encore préoccupante et se pose avec acuité surtout plus en milieu rural qu’en milieu urbain. Alors qu’il faut à tout prix, conjuguer les efforts pour l’atteinte des ODD-2 stipulés comme suit : « Eliminer la faim, assurer la sécurité alimentaire, améliorer la nutrition et promouvoir l’agriculture durable d’ici 2030 ». Selon le ministre Gaston Dossouhoui, un enfant sur trois au Bénin continue de souffrir d’un retard de croissance dû à la malnutrition. Un tableau qui n’est pas très différent des cas dans beaucoup d’autres pays frères. « Fort de ce constat pas très reluisant, nous devons consacrer plus de ressources aux questions de sécurité alimentaire et de malnutrition dans un contexte marqué par la résurgence des crises sécuritaires et migratoires ». (A.A.)

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https://www.banouto.inf o/article/afrique-monde/20171204-scurit-alimentaire-l-enjeu-de-la-33me-semainedu-sahel-et-l-afrique-de-l-ouest--cotonou/ 5 dĂŠcembre 2017, par Olivier Ribouis

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Africa Time ►

http://fr.africatime.com/benin/articles/benin-un-sommet-sur-les-enjeux-alimentaires-au-sahel-eten-afrique-de-louest

Côte d’Ivoire News ►

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Media Report of the Sahel and West Africa Week 2017 by SWAC/OECD - Issuu