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RPCANews, juillet 2016

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RPCAnews

n°01 juillet 2016

LE RÉSEAU DE PRÉVENTION DES CRISES ALIMENTAIRES

RPCA

ANALYSER INFORMER PRÉVENIR

Sommaire  Campagne agro-pastorale 2016-17  Situation des marchés  Situation alimentaire et nutritionnelle  La vie du Réseau  Who’s who ?

www.food-security.net

Messages clés  La situation alimentaire en juin 2016 est globalement satisfaisante avec un bon niveau des stocks alimentaires et un fonctionnement satisfaisant des marchés.  Environ 9,5 millions de personnes sont en besoin d’assistance alimentaire et nutritionnelle dont la majeure partie dans le bassin du Lac Tchad où l’insécurité civile perturbe les marchés et dégrade les moyens d’existence des ménages.

Recommandations

 L’installation progressive de la saison pluvieuse dans le Sahel améliore la disponibilité en eau d’abreuvement du bétail mais n’influe pas encore sur le développement de la végétation qui entre dans sa phase de croissance.

 Renforcer les mesures de protection en faveur des populations vulnérables et mobiliser les moyens requis pour la mise en œuvre des plans de réponse ;

 Les prévisions climatiques et hydrologiques pour la campagne agro-pastoral 2016-17 indiquent que les précipitations devraient atteindre un niveau de moyen à excédentaire dans la bande sahélienne, mais déficitaire dans les zones côtières des pays du Golfe de Guinée.

 Renforcer la veille alimentaire et nutritionnelle dans les zones du bassin du Lac Tchad et soutenir la mise en œuvre de mesures d’atténuation appropriées ;  Maintenir la veille sur les marchés afi n de détecter, à temps, les dysfonctionnements susceptibles d’affecter la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations ;  Maintenir la surveillances dans les zones grégarigènes du criquet pèlerin de la Mauritanie, du Mali, du Niger et du Tchad.

Photo : © uniCeF, Camp de déplacés internes à Kwanaya, près de la ville de Yola, au nord du nigéria.


CamPaGne aGro-PaStorale 2016-17

RPCA

Campagne agro-pastorale 2016-17 La campagne agro-pastorale en cours est marquée par un début de saison précoce au centre et à l’est du Sahel et dans les zones d’habitat du criquet pèlerin (Mauritanie, Mali, Niger et Tchad). Le démarrage de la campagne est tardif dans la bande littorale des pays côtiers.

Anomalie de cumuls pluviométrique du mois de juin 2016 par rapport à la période 2000-15

Depuis le début de la saison (mars-mai), le cumul pluviométrique comparé à la normale (1981-2010) atteint un niveau : •

Excédentaire à l’est du Mali et du Burkina Faso, à l’ouest et au nord du Niger.

•

De normal à excédentaire au sud du Mali, au sud et à l’ouest du Burkina Faso, au centre-sud du Tchad et dans les pays du Golfe de Guinée.

•

De normal à déficitaire dans l’ouest du Sahel, en Sierra Leone et au Libéria.

Les précipitations enregistrées en mai et en juin ont permis aux producteurs de procéder à une généralisation des semis dans les zones soudaniennes (à partir de mai) et soudanosahéliennes (à partir de juin).

Source : Emma station, Agrhymet/CILSS, juin 2016 Sur le plan hydrologique, les écoulements sont encore faibles dans les principaux cours d’eau. Cette situation connaîtra une amélioration avec la progression de la pluviométrie. Sur le plan pastoral, l’émergence du tapis herbacé est encore faible par endroits et quasi-inexistante au Sahel comme le montre l’Indice de végétation par différence normalisée (NDVI).

Les conditions d’alimentation et d’abreuvement du bétail demeurent préoccupantes, notamment au Niger et au Tchad qui connaissent un épuisement des stocks fourragers et un tarissement des points d’eau de surface. Cette situation engendre une détérioration de l’état d’embonpoint des animaux et les expose aux maladies endémiques du début de saison des pluies.

Indice de condition de croissance à la 3e décade du mois de juin2016 Limite des zones pastorales >100 80-100 60-80 40-60 20-40 0-20

Sources : SPOt VGt, PROBA V, MESA, Agrhymet/CILSS, juin 2016

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RPCAnews, No. 01, juILLEt 2016

© Réseau de prévention des crises alimentaires (RPCA)


Situation deS marCHéS

RPC S’agissant du criquet pèlerin, la situation est marquée par la poursuite des opérations de lutte contre les groupes de larves et d’ailés dans la partie

méridionale du Sahara occidental, au sud du Maroc et dans les zones adjacentes du nord de la Mauritanie. Dans le nord du Mali et du Niger, on signale la présence de faibles effectifs d’ailés. L’insécurité civile empêchant de procéder à des prospections dans ces zones, il est

nécessaire de renforcer la collaboration entre les agences intervenant dans ce domaine et les communautés locales afin de maintenir une surveillance dans les zones à risque des pays de la ligne de front (Mauritanie, Mali, Niger et Tchad).

Selon les prévisions climatiques et hydrologiques, il est probable que les précipitations atteignent un niveau de moyen à légèrement excédentaire dans toute la bande sahélienne, mais déficitaire dans les zones côtières des pays du Golfe de Guinée. Les dates de la fin de saison devraient être de tardives à normales sur la majeure partie de la bande sahélienne et dans les régions nord des pays côtiers. Des séquences sèches assez longues pourraient perturber l’installation des cultures dans la moitié est du Sahel et la phase de post-floraison dans la moitié ouest de la zone soudano-sahélienne.

Situation des marchés Dans l’ensemble, le fonctionnement des marchés est satisfaisant avec une régularité des flux transfrontaliers internes de produits agricoles et alimentaires, à l’exception de la zone de confl it dans le bassin du Lac Tchad où les échanges sont toujours perturbés. Ces flux représentent plus de 10 millions de tonnes de surplus de céréales commercialisables (voir carte).

Estimation des surplus commercialisables (campagne 2015-16)

200 000 t 2 354 441 t

Les prix des principales céréales sont dans l’ensemble en légère hausse. La hausse est plus marquée pour les prix du maïs par rapport à la moyenne des cinq dernières années, sauf au Niger et au Sénégal où ils sont en baisse.

456 550 t

743 876 t

982 705 t

3 659 151 t

Stocks mobilisables en milliers de tonnes > 500

> 300

> 200

Source : CILSS > 100

Hypothèse de mise en marché de 50 % des surplus calculés sur la base des normes de consommation (maïs, mil, sorgho et riz)

Prix

Maïs

Mil

Sorgho

Riz local

Riz importé

Prix moyens

208

213

197

316

447

Prix moyens 5 ans

191

194

179

336

430

12 %

-3,2 %

0,12 %

0,7 %

6,3 %

Variations

Céréales

3,6 %

Source : CILSS

© Réseau de prévention des crises alimentaires (RPCA)

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Situation deS marCHéS

RPCA Prix courants des céréales (janvier-février 2016) versus prix moyen quinquennal

Les prix des principales céréales sont globalement en légère hausse par rapport à la moyenne quinquennale :

Stable

Source : CILSS

+ Forte

- Forte

+ Moyen

- Moyen

+ Faible

- Faible

Les prix des autres produits vivriers, notamment les tubercules et la banane plantain, connaissent une hausse en raison de la faiblesse de l’offre dans les pays côtiers (Bénin, Côte d’Ivoire et Togo). En revanche, les prix du gari sont en baisse au Togo et au Nigéria comme l’indique la figure ci-contre. Les prix de l’arachide et du niébé sont en hausse de 18 et 7 % respectivement par rapport à la moyenne des cinq dernières années mais ceux du sésame sont en baisse, notamment au Tchad. Les prix du bétail sont dans l’ensemble en hausse par rapport à à la moyenne quinquennale des prix, hormis au Tchad et au Niger où ils sont en baisse. Ces baisses s’expliqueraient par

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•

Maïs en hausse

•

Mil et sorgho en baisse

•

Riz local en hausse

•

Riz importé stable

Variations des prix des produits vivriers 100 %

100 % 65 % 38 %

14 % 20 % 3% -20 %

-12 % Ghana Manioc

Togo

Bénin Igname

Nigéria Gari

-3 % Côte d’Ivoire

Plantain

Sierra Leone

Source : CILSS

plusieurs facteurs dont la dépréciation du naira au Nigéria et les entraves aux échanges commerciaux sur les axes Tchad-Nigeria et Tchad-République centrafricaine.

© uniCeF RPCAnews, No. 01, juILLEt 2016

© Réseau de prévention des crises alimentaires (RPCA)


Situation alimentaire et nutritionnelle

RPC

Situation alimentaire et nutritionnelle La situation alimentaire et nutritionnelle est globalement satisfaisante sauf dans le bassin du Lac Tchad, où 2,2 millions de personnes sont déplacées ou réfugiées.

Juin-août 2016

En dépit de la bonne récolte, environ 9,5 millions de personnes dans la région ont besoin d’une assistance alimentaire et d’actions en faveur de la protection des moyens d’existence et de la lutte contre la malnutrition. Des plans de réponses ont été élaborés à l’échelle nationale et régionale, mais ceux-ci restent largement sous-financés. La période de soudure allant de juin à août est particulièrement difficile pour les populations vulnérables ; de nombreux ménages ayant épuisé le stock de nourriture de la campagne précédente sont dans l’attente de nouvelles récoltes. La situation nutritionnelle demeure une préoccupation majeure, en particulier dans certaines zones des pays sahéliens et du Nigéria. Si des mesures adéquates ne sont pas prises, environ 5,9 millions d’enfants ouest-africains de moins de cinq ans

Phases d’insécurité alimentaire Minimale Sous pression

© Agrhymet/CILSS

Crise

Source : Analyse du Cadre harmonisé, Consultation régionale sur la situation alimentaire et nutritionnelle, Accra, 29-31 mars 2016

Urgence Famine Non analysé

risquent de souffrir de malnutrition aiguë en 2016 dont 1,9 million dans sa forme sévère. Il s’agit d’un problème structurel qui, pour être résolu,

nécessite qu’on s’attaque aux causes profondes de l’insécurité alimentaire, comme s’y applique l’Alliance globale pour la résilience (AGIR).

Estimations des populations en phase 3 (crise) à 4 (urgence), en millions

9,5

6,7

2,7

4,4

3,8

3,4 1,3 0,6

Pays sahéliens*

Pays du Golfe de Guinée*

Nigéria

Pays ouest-africains et sahéliens*

mars-mai 2016 juin-août 2016 *Estimations du CILSS, sans Cap-Vert et Sierra Leone

© Réseau de prévention des crises alimentaires (RPCA) RPCANews, No. 01, juillet 2016

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La vie du Réseau

RPCA

La vie du Réseau Le RPCA au Sommet humanitaire mondial 2016

Le premier Sommet humanitaire mondial s’est tenu les 23 et 24 mai à Istanbul, en Turquie. Réunissant gouvernements, partenaires du développement, orga n isat ions humanitaires et personnes affectées par les crises humanitaires, ce sommet avait pour objectif de discuter les défis humanitaires les plus pressants et de définir un programme pour l'action humanitaire dans le futur. Cinq

domaines d’action y ont été débattus : 1) Prévenir et faire cesser les conflits ; 2) Respecter les règles de la guerre ; 3) Ne laisser personne de côté ; 4) Travailler autrement pour mettre fin aux besoins ; et 5) Investir dans l’humanité. Lors d’une séance organisée par la FAO, le PAM et l’Union européenne intitulée : « Marcher le dernier kilomètre : une analyse globale commune des crises alimentaires pour mieux décider de la planification et de l’allocation des ressources », le Secrétaire exécutif du CILSS, M. Djimé Adoum, a partagé l’expérience de la région sahélienne et ouest-africaine en matière de prévention et de gestion de l’insécurité alimentaire. Selon lui, un réseau mondial d’analyse de la situation alimentaire et nutritionnelle devrait s’appuyer sur

des blocs régionaux qui pourraient négocier un consensus et valider une vision commune avant l’agrégation des données au plan international. L’Afrique de l’Ouest est une région pionnière dans ce domaine. Depuis plus de trente ans, elle a développé des outils d’analyse et de gouvernance (Cadre harmonisé, Charte pour la prévention et la gestion des crises alimentaires) qui lui ont permis d’atteindre ce consensus. L’appropriation par les acteurs de la région et la connexion du Réseau avec les centres de prise de décisions ont également constitué des facteurs clés du succès. Les engagements pris pendant le sommet seront synthétisés dans un document et partagé lors de la 71e session de l’Assemblée générale des Nations Unies en septembre 2016.

UE : Innovations en matière de sécurité alimentaire et nutritionnelle L’Union européenne a organisé à Bruxelles, le 25 avril, un évènement de haut-niveau réunissant les principaux responsables et des experts des politiques de développement pour discuter de quatre domaines clés de la sécurité alimentaire : innovation, nutrition, résilience et financement de l’agriculture. Le Secrétaire exécutif du CILSS, M. Djimé Adoum qui participait au panel de haut niveau, a partagé son expérience en Afrique de l’Ouest, en particulier dans le cadre du RPCA. Il a également pris part à une séance de travail sur la résilience et présenté quelques enseignements de l’Alliance globale pour la résilience (AGIR). Cet événement a été l’occasion de promouvoir le RPCA au niveau international et d’attirer l’attention sur les réussites de l’Afrique de l’Ouest en matière de prévention et de gestion des crises alimentaires. Dans son discours d’ouverture, M. Neven Mimica, Commissaire européen pour la Coopération internationale et le développement a affirmé : « Nous devons changer notre manière de travailler si nous voulons atteindre les Objectifs de

développement durable ». La directrice exécutive du Programme alimentaire mondial, Mme Ertharin Cousin, a appelé à une nouvelle approche qui soit collective. « Remplir les estomacs tout en sauvant des vies ne suffit plus » a-t-elle déclaré, ajoutant que « les enjeux

collectifs requièrent des solutions collectives ». Les recommandations formulées par les quatre groupes de discussion de cette rencontre seront publiées afin de guider les partenaires dans leurs initiatives futures.

© CSAO/OCDE Mme Ertharin Cousin, Directrice exécutive du Programme alimentaire mondial et M. Mamadou Cissokho, Président d’honneur du ROPPA

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© Réseau de prévention des crises alimentaires (RPCA)


la vie du réSeau

RPC

La CEDEAO et ses partenaires lancent le processus ECOWAP 2025

Réunis à Abidjan du 30 mai au 2 juin, la Commission de la CEDEAO, les délégués de ses pays membres et leurs partenaires ont officiellement lancé le processus de formulation de la 2e génération des Programmes nationaux d’investissement agricole (PNIA) et du Programme régional d’investissement agricole (PRIA) à l’horizon 2025 (ECOWAP 2025). Les participants ont notamment examiné le guide méthodologique du processus de formulation et se sont accordés sur une feuille de route fi xant les grandes étapes du processus. Selon le planning actuel, la CEDEAO prévoit l’achèvement de la formulation du PRIA à la fi n décembre 2016 et celle des PNIA en juin 2017. Le guide propose

huit étapes opérationnelles (adoption du dispositif de pilotage, renforcement des capacités, bilan de la première génération du PNIA, ajustement de la vision de l’agriculture nationale et modalités d’intégration dans l’espace agricole régional, planification stratégique 2016-25, budgétisation, validation et communication des résultats). Une neuvième étape critique à considérer pendant la réflexion est celle de la mise en œuvre et du suiviévaluation. La démarche ouest-africaine s’inscrit dans le processus continental mené sous l’égide de l’Union africaine dans le cadre du Programme détaillé de développement de l’agriculture africaine (PDDAA) et de la Déclaration de Malabo (engagement de dépenser au

moins 10 % du budget public dans le secteur agricole). Sa réussite dépendra fortement de l’appropriation et la mobilisation effective des pays pour mettre en œuvre la feuille de route. Le Groupe de donateurs ECOWAP aura sans doute un rôle clé à jouer pour appuyer les pays sahéliens et ouestafricains. Les plateformes nationales de dialogue inclusif multi-acteurs et multisectorielles mises en place dans le cadre du processus de formulation des « Priorités Résilience Pays » (PRP-AGIR) devraient faciliter le processus. Les points focaux AGIR seront étroitement associés afi n de capitaliser sur leurs expériences et d’intégrer les priorités résilience identifiées dans les nouveaux PNIA. De même, il est recommandé que les PNIA et PRIA de seconde génération tiennent compte du Programme communauataire décenal de l’UEMOA.

Le CILSS : une institution phare qui mérite notre soutien La 51e session ordinaire du Conseil des Ministres du Comité permanent interEtats de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (CILSS) s’est tenue le 30 juin à Ouagadougou. Réunissant quelque 100 participants sous la présidence de M.Kassoum Denon, Ministre malien de l’agriculture et Ministre coordonnateur du CILSS, la rencontre a servi de cadre d’échanges pour passer en revue le rapport d’activités 2015-16, les services rendus aux treize pays membres, les orientations de nouveaux projets phares à l’échelle régionale et l’état fi nancier de l’organisation. Le mandat du Secrétaire exécutif, M. Djimé Adoum et celui du Directeur général du Centre régional Agrhymet du CILSS, M. Kouamé Guy Marcel Bouafou, ont été renouvelés. M. Alexandre Deprez, Directeur de la Mission USAID pour l’Afrique de l’Ouest et Chef de fi le des partenaires techniques et fi nanciers, a réaffi rmé le soutien des partenaires. Le directeur du Secrétariat du Club du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest (CSAO/OCDE) a

© CilSS

rendu, quant à lui, un vibrant hommage au CILSS pour ses actions en faveur de la sécurité alimentaire et de la résilience. « Je suis venu ici, pour témoigner mon respect à une institution qui est une pierre du bienfait ; une institution que nul aujourd’hui ne peut songer à ôter

© Réseau de prévention des crises alimentaires (RPCA)

du paysage sahélien et désormais ouestafricain », a déclaré M. Laurent Bossard. Il a souhaité que l’on puisse préserver et développer, malgré les difficultés, le capital de savoir-faire, d’expérience et d’influence que regorge le CILSS depuis sa création en 1973.

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la vie du réSeau

RPCA UNION ECONOMIQUE ET MONETAIRE OUEST AFRICAINE ------------------------La Commission --------------

Programme Communautaire Décennal de Transformation de l’Agriculture pour la Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle dans l’espace UEMOA (PCD-TASAN)

2016 - 2025 Environnement Approprié des Affaires et d’Investissements Agricoles

Janvier 2016

_________________________________________________________________________ 380, Av. du Pr. Joseph KI-ZERBO 01 B.P. 543 OUAGADOUGOU 01- BURKINA FASO – Tél. : (226) 50 31 88 73 à 76 – Fax : (226) 25 31 88 72 Email : commission@uemoa.int Sites Internet : www.uemoa.int et www.izf.net

Who’s who ?

© Cedeao

www.food-security.net

Programme communautaire décennal de transformation de l’agriculture pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans l’espace UEMOA (PCD-TASAN) 2016-2025 Ce programme, adopté en mars 2015, est le fruit des réflexions menées par la Commission de l’UEMOA sous l’orientation des Chefs d’États de l’Union réunis au sein du Comité de haut niveau sur la sécurité alimentaire. Il servira de référence dans la programmation des interventions de l’Union dans le secteur agricole et de la sécurité alimentaire pour les dix prochaines années. Le programme met l’accent sur le développement et la promotion des chaines de valeur. La démarche prévoit un ensemble cohérent d’investissements pour agréger les acteurs des fi lières agricoles et développer des pôles de croissance. Les autorités de l’UEMOA veulent, à travers ce programme, favoriser un environnement incitatif

pour faciliter les investissements et l’accès aux crédits des exploitations agricoles familiales. Elaboré de manière inclusive et avec l’appui technique de la FAO, le PCD-TASAN, selon le président de la Commission, M. Cheikhe Hadjibou Soumaré, « traduit la volonté des États membres, des partenaires et des acteurs professionnels agricoles d’engager une transformation durable de l’agriculture pour soutenir la croissance économique et améliorer les revenus des acteurs professionnels et la sécurité alimentaire de la région ». Le coût total est estimé à près de 758 milliards de F CFA (1,15 milliard d’euros) dont 58 % iront à la composante 2 relative à l’amélioration de la productivité et dynamisation des filières agricoles.

Tchambakou Ayassor, Commissaire de la CEDEAO M. Tchambakou Ayassor, ressortissant togolais, a pris fonction en tant que Commissaire de la CEDEAO chargé de l’Agriculture, de l’environnement et des ressources en eau, le 11 mars 2016. Il a une connaissance fi ne du paysage institutionnel de la sécurité alimentaire en Afrique de l’Ouest ; en tant que directeur de l’agriculture et de la sécurité alimentaire de l’UEMOA (2011-12), il était notamment chargé de coordonner la mise en œuvre de la Politique agricole de l’Union (PAU). Avant de rejoindre la Commission de l’UEMOA en 2005, il a été Conseiller technique auprès du ministère togolais de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche pendant cinq ans et a dirigé pendant quatre ans la Société togolaise de coton (SOTOCO) en tant que directeur général. M. Ayassor a une grande expérience professionnelle en développement rural. Il est titulaire d’un diplôme d'ingénieur agronome de l'Université du Bénin et d’un master

(spécialité entomologie - protection des végétaux) de l’Université du Connecticut (États-Unis). M. Ayassor devra faire face à de nombreux défis durant son mandat : la région a entamé un processus de formulation de la deuxième génération de Programme nationaux d’investissement agricole (PNIA) et du Programme régional d’investissement agricole (PRIA). Des avancées majeures sont également attendues dans la mise en œuvre de la Réserve régionale de sécurité alimentaire pilotée par l’Agence régionale pour l’agriculture et l’alimentation de la CEDEAO (ARAA). Avant tout, M. Ayassor devra affi rmer le leadership de la CEDEAO et en particulier répondre aux attentes importantes des organisations professionnelles agricoles ouest-africaines qui souhaitent voir davantage de ressources fi nancières de la région investies dans l’agriculture et la sécurité alimentaire.

Cette note a été préparée sur la base des contributions des organisations suivantes :


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