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Féminité d'aurore

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F ĂŠ m i n it ĂŠ d ' A u r o r e

Peintures de Claudine Menou


La Mère, extraits de La femme pages 4, 7 et 10 Š Sri Aurobindo Ashram Trust

Souryami, extraits du Chant de la Licorne pages 18

ISBN 978-2-918449-07-2 Printemps 2009

http://claudinemenou.fr http://souryami.blanchelicorne.fr


Certaines traditions parmi les plus anciennes, peut-être même les plus anciennes, ont donné comme cause à la création de l'Univers, la volonté d'un Suprême Absolu de se manifester dans une objectivation de lui-même ; et le premier acte de cette objectivation aurait été l'émanation de la Conscience créatrice. Or, ces anciennes traditions parlent d'habitude de l'Absolu au masculin et de la Conscience au féminin, faisant ainsi de ce geste primordial, l'origine de la différenciation entre l'homme et la femme.


La vrai relation entre les deux sexes est, sur un pied d'égalité, une relation d'aide mutuelle et d'étroite collaboration. Et dès maintenant nous devons reprendre notre vraie situation, la place qui nous est due et affirmer notre réelle importance : celles de formatrices et d'éducatrices spirituelles. En fait, certains hommes, se glorifiant peut-être de leurs prétendus avantages, peuvent mépriser l'apparente faiblesse des femmes – bien que cette faiblesse apparente ne soit pas tout à fait démontrée – mais "Quoi qu'il fasse, le surhomme devra tout de même naître d'une femme", a dit très justement quelqu'un.


Seul un nouvel influx spirituel, créant en l'homme une nouvelle conscience, peut surmonter l'énorme masse de difficultés qui barre la route au travailleur – une nouvelle lumière spirituelle, manifestation sur Terre de quelque force divine inconnue jusqu'à présent, une Pensée de Dieu, nouvelle pour nous, descendant dans ce monde et prenant ici une forme nouvelle. Ainsi nous revenons à notre point de départ, à notre devoir de maternité véritable. Car cette forme qui doit manifester la force spirituelle capable de transformer les conditions actuelles de la Terre, cette forme nouvelle, qui la construira, sinon les femmes ?


Telle est le mystère de la beauté de la jeune fille, exprimant la spontanéité de sa pureté en révélateur naturel de splendeurs, mais pourtant si fragile dans une autre mesure. Il n'y a pas de doute que si l'Église a si souvent diabolisé la jeune femme, ce devait être par crainte ou jalousie de la savoir possiblement bien plus proche de Dieu sans efforts, quand les siens pour s'En approcher étaient si considérables...


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Féminité d'aurore by Souryami - Issuu