#129 2026 GRAND PONTE : BAS JANSSEN, ONETURN GUIDES D’ACHAT : BOARDSHORTS, OUTDOOR, CASQUES ET PROTECTIONS SKATE, STREETWEAR HOMMES, FOIL, WINGS, MAILLOTS DE BAIN FEMMES, SACS À DOS LIFESTYLE, SURF APPAREL HOMMES, CHAUSSURES DE SKATE, COMBINAISONS, E-FOIL ACTU MARQUES : LIP SUNGLASSES, , BLACKRIVER RHYTHM, VOLCOM, ALUULA, WIP-OUT, BOA, FOAMLIFE, VOITED, HYDA, DRYROBE MARCHÉS EUROPÉENS
INTRODUCING THE
SUPER NOVA
W H E R E LEGENDS ARE MADE Join us in honoring the legacy of the world’s best shapers. At Surftech, we bring visionary designs to life with unparalleled craftsmanship. Our commitment is to the creation of extraordinary surfboards, the elevation of the shapers who build them, and the enhancement of your experience on the water. For your part; we simply ask that you enjoy — every wave you ride is a testament to the legends who made it possible. Together we celebrate the artistry of the master board builders. Surftech — where legends are made.
Aipa invites all generations of the inspired to experience the blend and balance of an authentic surf legacy and connect on a journey to imagine and live “The Next Move”.
Surftech is honored to be a part of Aipa’s next move. Our product collaboration aims to, in the words of Ben Aipa, “Make a statement, emphasize design, but always have blend and balance.” We feel conf ident our range f rom AIPA, built-in cutting edge Dual Core and Fusion HD constructions, lives up to and maybe even exceeds Ben’s vision.
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SUPER NOVA
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The U-Zip is built on two elements: a U-shaped opening that runs from shoulder to shoulder, and a zip that’s more flexible than classic closures. Together, they deliver 3 major benefits:
MAXIMUM RANGE OF MOTION Minimal material around the neck and shoulders, with a soft & light zip for more freedom and better paddling. MORE WATERTIGHT The U-Zip closes the opening as tightly as possible to limit water ingress. SUPER EASY ON AND OFF Easier and faster than a classic chest zip. No need to twist your neck.
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BONJOUR
SOURCE#129
Les points de contact en face à face avec les consommateurs prennent de plus en plus de valeur pour les marques, alors que ces derniers sont submergés par l’univers numérique. Que croire face à une telle profusion de choix et d’informations non vérifiées qui envahissent nos écrans ? Parallèlement, il devient de plus en plus difficile pour les marques de se démarquer dans un paysage médiatique ultraconcurrentiel. La réponse réside dans les interactions directes et les événements en présentiel, où le shop ou la marque rencontre le client en personne. Pour vendre un produit, quoi de mieux qu’une expérience partagée susceptible de se transformer en amitié fondée sur la confiance ? Les salons professionnels B2B semblent avoir surmonté la tempête ; les marques
évaluent désormais leur valeur en termes d’interactions humaines plutôt qu’au seul prisme du retour sur investissement (ROI). Le renouveau d’ISPO et de l’European Outdoor Week — combinant salons et conférences — en témoigne. On ne mesure jamais la valeur d’une rencontre fortuite en personne avant qu’elle n’ait lieu. Les démos sur neige illustrent parfaitement l’importance de ces échanges humains : elles brisent les barrières entre les marques et les équipes du retail en permettant de tester les produits dans l’environnement pour lequel ils sont conçus. Par ailleurs, ne sous-estimez pas la confiance que suscitent, auprès des clients en magasin, ces retours d’expérience et ces informations issus d’une utilisation concrète. Depuis des années, le Rock On Snow à Avoriaz propose cette expérience aux consommateurs. Le lancement du Ride On Shred Fest par l’équipe de 1st Try comblera un manque dans la région DACH en offrant une expérience similaire de démo sur neige, alliant plaisir, implication et contact direct, à l’instar de leur événement professionnel. Tout est conçu pour fédérer
une communauté, rendant ce type de lien inestimable tant pour les marques que pour les consommateurs. Attendez-vous à voir le nombre d’événements en présentiel continuer à croître, alors que nous sommes en quête d’expériences réelles dans un monde virtuel. Une autre expérience bien réelle consiste à lire ou à feuilleter un magazine comme celui que vous avez entre les mains ; son format physique (en 3D, pour ainsi dire) renforce ce sentiment de connexion au monde réel. Ce numéro regorge de Guides d’Achat pour les détaillants en cette fin d’été, de dix Profils de Marques et de nos Analyses des Marchés Européens. Au cœur de ce numéro, retrouvez notre rubrique Grand Ponte avec Bas Janssen, responsable de marque EMEA chez OneTurn pour etnies, Emerica et éS. S’il y en a un qui a vu notre secteur évoluer au fil des années, c’est bien Bas… Always Sideways partage cette expérience
Clive
SOMMAIRE P.8 – Salons Professionnels
P.28– Grand Ponte : Bas Janssen, OneTurn
P.51 – Sacs à Dos Lifestyle PE27
P.11– Chaussures de Skate PE27
P.31 – Combinaisons PE27
P.54 – Actu Marque :FOAM LIFE
P.14 – Profil Détaillant : Bana Skate, Portugal
P.34 – Profil Marque : WIP-OUT
P.55 – Profil Marque : BLACKRIVER
P.16 – Boardshorts PE27
P.35 – Profil Marque : Volcom Eyewear
P.57 – Surf Apparel Hommes PE27
P.18 – Actu Marque : LiP Sunglasses
P.37 – Streetwear Hommes PE27
P.60 – eFoil PE27
P.19 – Actu Marque : Dry Robe
P.41 – Casques et Protections Skate 2026
P.62 – Nouveautés
P.21 – Foil PE27
P.43 – Outdoor PE27
P.63 – Profil Marque : BOA
P.24 – Profil Marque : Rhythm
P.46 – Profil Marque : VOITED
P.64 – Marchés Européens
P.25 – Profil Marque : ALUULA
P.47 – Profil Marque : HYDA
P.71 – Jobs
P.26 – Wings PE27
P.48 – Maillots de Bain Femmes PE27
P.74 – Événements
TEAM Editor Harry Mitchell Thompson harry@boardsportsource.com
German Editor Natalia Maruniak tala@boardsportsource.com
Skate Editor Dave Morgan davemorgan@boardsportsource.com
French Editor Marie-Laure Ducos ducos@boardsportsource.com
Senior Surf Contributor David Bianic david@boardsportsource.com
Graphic Design Louis White hello@louiswhite.co.uk
Snowboard Contributor Matthieu Perez Matthieu@boardsportsource.com
Proof-readers Natalia Maruniak, Marie-Laure Ducos Contributors Rocio Enriquez, Benoît Brecq, Gordon Way, Franz Holler, Nuno Principe, Toby Hammer,
Aucune partie de cette publication ne peut être reproduite ou transmise sous quelque forme ou par quelque moyen que ce soit, ou stockée dans un système d’enregistrement de données de quelque nature que ce soit, sans autorisation écrite préalable, à l’exception d’une utilisation équitable autorisée en vertu de la loi de 1988 sur les droits d’auteur, les dessins et les brevets (Copyright Designs and Patents Act 1988). La demande d’autorisation d’utilisation de matériel protégé par des droits d’auteur, y compris l’autorisation de reproduire des extraits dans d’autres œuvres publiques, doit être adressée SOURCE ne met en couverture que des employés de l’industrie. Pas d’athlètes pros pour nous. C’est notre façon de reconnaître tout le travail et les efforts fournis, qui passent habituellement inaperçus. Envoyez vos propositions par mail à : harry@boardsportsource.com
Alain Frei, Juliana Schneider, Anna Heimhilcher Dylan Selvey James Dalziel Advertising & Marketing Clive Ripley clive@boardsportsource.com Accounts Manager accounts@boardsportsource.com To Subscribe boardsportsource.com subs@boardsportsource.com
Publisher publisher@boardsportsource.com Published by ESB 22 Friars Street, Sudbury Suffolk, CO10 2AA. UK Boardsport SOURCE is published bi-monthly © ESB. All Rights Reserved
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aux éditeurs. L’auteur, l’éditeur et la source doivent être mentionnés dans leur intégralité. Les opinions exprimées dans cette publication ne sont pas nécessairement celles de l’éditeur. ISSN # 1478-4777 Remarque sur le genre : pour des raisons de lisibilité, nous avons renoncé à utiliser simultanément les formes linguistiques masculine, féminine et diverse (m/f/d). Toutes les désignations de personnes s’appliquent indifféremment à tous les sexes.
Sur la couverture : David Morgan, Source’s Skate Editor Photo : Joel Peck
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S A LO N S À VENIR
SPORT ACHAT ETÉ, GRENOBLE, FRANCE SEP 7-8, 2026
Sport-Achat Été revient les 7 et 8 septembre 2026 comme rendez-vous professionnel majeur de l’outdoor et de la montagne, réunissant marques, distributeurs et détaillants spécialisés à l’occasion de la saison de commandes Printemps/Été 2027. Pendant deux jours, le salon permet aux professionnels du secteur de découvrir les nouveautés, d’identifier les tendances émergentes et de préparer leurs prochaines collections. Cinq grands secteurs sont représentés : Cycle, Escalade & Alpinisme, Trail & Running, Randonnée & Camping ainsi que Lifestyle. Avec 95 exposants et 240 marques représentées lors de l’édition 2026, Sport-Achat Été reste un temps fort du calendrier des commandes du secteur. L’édition 2026 intervient dans un contexte relativement favorable pour les destinations de montagne françaises. La saison estivale continue d’afficher une progression, avec des taux d’occupation en hausse de 0,8 % et proches de la barre des 50 %. Dans ce contexte, la diversification du tourisme de montagne et l’évolution des attentes des consommateurs outdoor constituent des enjeux majeurs pour les détaillants et les marques. La randonnée et le bivouac occupent une place particulièrement importante cette année. L’offre réunit la majorité des principaux distributeurs français ainsi que les grandes marques du secteur, témoignant de l’intérêt toujours marqué pour les activités et équipements outdoor. Un espace dédié aux chaussures, situé à l’entrée du salon, présentera plus de 80 paires, offrant aux visiteurs un aperçu rapide des dernières nouveautés et tendances de la catégorie. D’autres espaces dédiés comprennent une exposition de tentes ainsi que des planches d’inspiration présentant les grandes tendances de la prochaine saison. Le secteur du cycle reste également très présent, malgré les difficultés actuelles rencontrées par l’industrie du vélo en France comme à l’international. Le programme de conférences 2026 aborde plusieurs des enjeux qui façonnent actuellement le secteur outdoor. Le lundi commencera avec « Summer Season Review in Figures », qui proposera un bilan chiffré et une analyse des principales tendances de la saison estivale. Suivra « Summer Diversification in the Mountains:
EUROSIMA SURF SUMMIT SEIGNOSSE, FRANCE SEP 24-25, 2026
En parallèle de l’exposition et du programme de conférences, Sport-Achat Été propose plusieurs espaces destinés à favoriser la découverte et le réseautage. La Fresh Zone met à l’honneur de jeunes marques et des entreprises innovantes, tandis que des expositions consacrées aux chaussures, aux tentes et au vélo offrent des vitrines supplémentaires pour les produits. Le Food Truck Village constituera un espace de rencontre tout au long du salon. Le lundi soir, exposants et visiteurs sont également conviés à la Sport-Achat Été Summer Party, organisée à partir de 18 h 30 dans l’espace Food Truck, avec cocktails et buffet. Sport-Achat Été 2026 sera ouvert de 9 h à 19 h le lundi 7 septembre, et de 9 h à 18 h le mardi 8 septembre. Grenoble est facilement accessible par autoroute et par TGV depuis Paris et Marseille. Les aéroports de Grenoble, Genève et Lyon-Saint-Exupéry permettent également de rejoindre la région. Alors, prenez l’avion ou la voiture et venez découvrir les produits de la saison prochaine. L’édition 2026 s’inscrit dans la continuité d’une édition 2025 solide, qui avait accueilli 98 exposants et environ 225 marques, tandis que la fréquentation avait progressé de 10 % par rapport à 2024. Avec une offre particulièrement forte en randonnée et outdoor, une présence toujours importante du cycle et un programme consacré aux grandes évolutions du secteur, le salon devrait rester un rendez-vous incontournable alors que les marques et les détaillants préparent leurs collections pour la saison Printemps/Été 2027. SPORT-ACHAT-ETE.COM
La 23e édition de l’EuroSIMA Surf Summit se tiendra les 24 et 25 septembre et réunira pendant deux jours les acteurs européens des sports de glisse autour de conférences, de rencontres et de débats. Comme en 2025, l’événement se déroulera au Belambra Club des Estagnots, à Seignosse, dans le sud-ouest de la France. Le thème de cette édition est « Drop In ».
et faire évoluer leur modèle économique plutôt que d’attendre que le marché dicte la prochaine étape.
Ouvert à l’ensemble de l’industrie des sports de glisse, l’EuroSIMA Surf Summit propose une formule entreprise préférentielle aux adhérents d’EuroSIMA et d’UESCNA, permettant à des équipes complètes d’y participer. Dans la continuité du thème de l’an dernier, « Keep Riding the Change », consacré à l’adaptation à un marché en mutation, le message de cette année se veut plus direct : « Drop In ».
Durabilité & réglementation : les enjeux environnementaux et les questions d’impact se multiplient, tandis que la réglementation évolue rapidement. Le Summit examinera comment les entreprises peuvent transformer la pression réglementaire en avantage concurrentiel. Il abordera également une question délicate : que coûte réellement l’inaction aux entreprises, tant en matière de biodiversité que de résultats financiers ?
Il ne s’agit plus simplement de comprendre comment le marché évolue, mais de décider comment les entreprises vont y répondre. Modèles économiques, réglementation, durabilité, management et intelligence artificielle transforment l’industrie. Le message d’EuroSIMA est clair : le marché ne récompensera plus l’attentisme. Il est temps de prendre position et de « prendre la vague » du changement à venir. Le programme de deux jours comprend dix conférences, tables rondes, keynotes et ateliers, ainsi que différentes occasions de réseautage, la soirée officielle, une session de surf, l’annonce du lauréat de l’EuroSIMA 2026 Innovation Call for Projects et un apéritif de clôture. Le Summit ouvrira à 9 h 30 avec une intervention du président d’EuroSIMA, Jean-Louis Rodrigues. Pendant les deux jours, les discussions s’articuleront autour de quatre grands domaines de décision.
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A Driver of Resilience for Mountain Destinations? », consacré à la diversification estivale des territoires de montagne. Une session pratique, « 10 Practical Uses of AI for an Outdoor Retailer », explorera ensuite les applications concrètes de l’intelligence artificielle dans le commerce outdoor. Le mardi sera davantage consacré aux consommateurs et à l’évolution des marchés. « Retail Café: Who Is the New Generation of Hiker? » s’intéressera à l’évolution du profil des pratiquants de randonnée, tandis que « Why Is Trail Running Changing? » analysera les transformations du marché du trail running. Le programme s’achèvera avec « Mountain Trail Test Lab: A Review of the Experiment », présenté avec UESC by USC.
Marché & modèles économiques : le modèle économique traditionnel des sports d’action est sous pression. La distribution de gros connaît des difficultés, le D2C continue de progresser et le marché de la seconde main s’installe durablement. La question centrale est de savoir comment les marques peuvent prendre les devants
Marques & consommateurs : les principaux atouts de l’industrie restent sa créativité et son influence culturelle. Pourtant, les marques grand public s’inspirent de plus en plus des codes des sports d’action sans que l’industrie historique ne capte nécessairement la valeur qu’elle génère. Le Summit s’intéressera à l’évolution de la relation entre les communautés core et les consommateurs grand public.
Ressources humaines, management & IA : les questions humaines et managériales prennent une importance croissante alors que les organisations se restructurent, que les repères traditionnels évoluent et que les équipes sont soumises à une pression accrue. Les sessions aborderont notamment le but et le sens du travail, ainsi que la santé et l’énergie comme enjeux pour les entreprises, ainsi que la place croissante de l’IA. Les discussions porteront également sur les conséquences inattendues de l’IA, notamment le « workslop », ces contenus générés par l’IA qui paraissent soignés mais manquent de substance et finissent par reporter le véritable travail sur la personne qui les reçoit. Parmi les intervenants confirmés figurent la psychologue Mathilde Depaulis, Anaïs Georgelin, Laurence Descamps et Thomas Escot. Participeront également les consultants en marketing Ludovic Pouilly et Bruno Lee, Frédéric Tain et Stéphane Popescu, cofondateur du cabinet de conseil en mode responsable Cose 361. Le programme complet et actualisé des intervenants est disponible sur le site d’EuroSIMA. L’identité visuelle 2026 a été créée par Arthur Picard, photographe et vidéaste de la côte basque, jeune talent de la photographie et de la vidéo aquatiques.
D’autres temps forts sont prévus, notamment la traditionnelle soirée cocktail du Surf Summit, organisée le jeudi soir au restaurant « 70 Hectares et Océan », à Seignosse, pour célébrer les lauréats des projets d’innovation EuroSIMA. Le vendredi débutera à 9 h par une session de surf avec le Hossegor Surf Club, suivie à 13 h 30 de la présentation du lauréat de l’EuroSIMA Call for Innovation. Le Summit accueillera également la neuvième édition du Surfing Lounge, une exposition consacrée aux produits et services innovants des sports de glisse. Les visiteurs pourront découvrir les produits et rencontrer directement leurs créateurs.
ISPO AMSTERDAM, NETHERLANDS NOV 3-5, 2026
ISPO 2026 réunira l’industrie internationale du sport et des boardsports à Amsterdam du 3 au 5 novembre, l’événement quittant pour la première fois son site historique de Munich pour s’installer au RAI Amsterdam.
Ce changement marque une évolution importante pour l’un des salons professionnels les plus connus de l’industrie du sport, en installant ISPO dans un grand centre international d’affaires et de transport. Le RAI Amsterdam constitue un point de rencontre central pour l’industrie mondiale du sport, tandis que sa proximité avec l’aéroport de Schiphol facilite les connexions internationales pour les visiteurs venus de toute l’Europe et d’ailleurs. Avec déjà 900 exposants confirmés, plus de 500 acheteurs clés enregistrés et plus de 40 partenariats avec des acteurs de l’industrie et des médias, l’édition de cette année s’annonce comme un rendez-vous majeur pour les marques, détaillants, fabricants et acteurs de l’innovation des boardsports et, plus largement, de l’outdoor. Pour les boardsports en particulier, ISPO 2026 associera business et networking à un programme riche en expériences live, découvertes produits et animations sur le salon. Rock A Rail apporte le spectacle du street au cœur d’ISPO L’une des grandes nouveautés de 2026 sera l’événement Snowfest presents Rock A Rail ISPO Amsterdam, qui se déroulera les 4 et 5 novembre sur l’ISPO Congress Square, au RAI Amsterdam. L’équipe de Snowfest fera venir à Amsterdam le célèbre Rock A Rail Tour, transformant le Congress Square en scène pour l’une des animations les plus spectaculaires du salon. Rock A Rail et Jibworx uniront leurs forces pour cette étape d’ISPO avec un véritable parcours de street installé au cœur du salon. Un bus grandeur nature fera partie de cette installation unique, permettant aux snowboardeurs et freeskieurs de démontrer leur maîtrise des rails, avec des figures créatives et du gros spectacle pendant les deux jours de l’animation. Le Snowfest Village, déjà présent lors des étapes d’Innsbruck et de La Haye, sera également installé à Amsterdam, apportant à ISPO toute l’expérience Snowfest. Désormais dans sa cinquième année, le Rock A Rail Tour presented by Snowfest est réputé pour concevoir des installations urbaines uniques et exigeantes, permettant aux meilleurs snowboardeurs et freeskieurs de la scène street mondiale de s’exprimer au cœur même des villes. À Amsterdam, le spectacle s’installera directement au cœur d’ISPO, donnant aux visiteurs l’occasion d’assister à la compétition tout en découvrant les marques et les entreprises qui façonnent l’industrie. En parallèle de cette animation live, le salon permettra de découvrir, tester et échanger autour des derniers produits et technologies dans les domaines du snowboard, du surf, du skate, de l’outdoor et des sports d’action.
Alors, si vous prévoyez un séjour dans le sud-ouest de la France, que ce soit pour affaires ou pour le plaisir, ajoutez le Surf Summit à votre agenda et participez à l’un des principaux rendez-vous de networking de l’industrie surf en Europe. Rendez-vous au line-up !
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Kites, ainsi que des partenaires de distribution comme INTERSPORT et Ellis Brigham. Ce programme vise à multiplier les rencontres en face à face entre les marques et les professionnels qui prennent les décisions en matière d’achats, de distribution et de partenariats. Pour les acteurs des boardsports — où l’expérience produit, les relations humaines et l’expertise des détaillants spécialisés restent primordiales — la possibilité de rencontrer les décideurs en personne constitue un véritable atout commercial. La présence de grandes marques et d’enseignes internationales permet également à ISPO d’aller au-delà des simples lancements de produits et de mieux comprendre les grandes évolutions qui influencent le marché : l’évolution des comportements des consommateurs et des stratégies de distribution, les nouvelles approches de la durabilité, les technologies et l’innovation produit. Un programme qui dépasse le cadre du salon Le programme global d’ISPO comprendra également l’ISPO Leaders Summit, qui réunira, en amont du salon principal, des personnalités influentes du sport, du monde des affaires, de la technologie et de la culture pour une journée de réflexion et d’échanges destinée aux dirigeants. Des personnalités internationales telles que Hap Klopp, fondateur de The North Face, et Augustus Doricko, fondateur et PDG de Rainmaker, partageront leur vision des grands enjeux qui façonnent l’avenir des communautés des sports d’hiver, de l’outdoor et des boardsports. Hap Klopp interviendra aux côtés de Fredrik Ekstrom (Above the Clouds) et de Nina Hajikhanian (directrice générale pour la région EMEA chez Patagonia) pour débattre des stratégies à adopter face à une planète en mutation, à la fois sous les angles scientifique et économique. De son côté, Augustus Doricko, fondateur de l’entreprise de « climate tech » qui développe des technologies de nouvelle génération destinées à améliorer les précipitations, abordera les implications futures de ces évolutions pour la résilience des sports d’hiver. Le groupe Raccoon Media a également annoncé un investissement stratégique de 3 millions d’euros dans ISPO 2026, réparti entre le programme Hosted Buyer, le développement de contenus autour de l’ISPO Leaders Summit et l’Impact Fund doté d’un million d’euros. Pour la communauté boardsports, la présence à ISPO 2026 de grandes marques internationales, de détaillants et d’acheteurs, combinée à un programme soigneusement élaboré autour des animations live et des expériences produits spécifiques au secteur, confirme la volonté d’ISPO de s’affirmer comme un rendez-vous majeur pour le secteur en 2026. Et lorsque les portes du salon se fermeront, la fête continuera. L’ISPO After Party réunira l’industrie pour une soirée placée sous le signe de la célébration, du réseautage et des rencontres, sur quatre étages d’un club réputé et particulièrement animé du centre d’Amsterdam : une manière idéale de conclure une journée consacrée au business, à l’inspiration et à tout ce qui touche au sport.
Mettre en relation marques, détaillants et acheteurs Le volet commercial constitue un autre axe majeur d’ISPO 2026, avec un programme Hosted Buyer doté d’une enveloppe d’un million d’euros destinée à mettre en relation les décideurs influents des marques, des détaillants et des fournisseurs.
ISPO 2026 se tiendra au RAI Amsterdam du 3 au 5 novembre 2026. Les billets sont d’ores et déjà en vente : réservez votre place dès maintenant. Pour plus d’informations, rendez-vous sur ISPO.com.
Parmi les entreprises déjà impliquées figurent notamment GoPro, On et Naish
ISPO.COM
Rendez-vous à Amsterdam pour découvrir l’ISPO nouvelle formule ! 9
guide d’achat
GUIDE D’ACHAT
C H A U S S U R E S D E S K AT E P E 27
WORLD INDUSTRIES
Le marché de la chaussure traverse actuellement, comme beaucoup d’autres secteurs, des hauts et des bas. La conjoncture mondiale actuelle rend le marché du skate incertain. Pourtant, les marques résistent à la tempête et proposent de superbes nouveautés dans leurs collections. Nous passons en revue tous les aspects de la chaussure avec le Guide d’Achat printemps-été 2027 de Dave Morgan.
MARCHÉ Les shops rencontrent des difficultés à tous les niveaux, certaines marques décrivant même le marché comme stagnant. Pour de nombreuses marques historiques de chaussures de skate, ce n’est pas la première fois qu’elles sont confrontées à ce type de situation dans le secteur et elles sont donc habituées à faire face aux fluctuations du marché. Soutenir les détaillants et travailler étroitement avec eux est la meilleure chose que les marques puissent faire. Brian Barber, directeur général d’Osiris, explique : « Il s’agit vraiment de gérer la tempête, de préserver des relations solides et d’être prêts lorsque le marché repartira.» Des marques plus récentes comme Hoursisyours se sont jusqu’ici appuyées uniquement sur des distributeurs pour commercialiser leurs produits. Dennis Martin, designer chaussures chez Hoursisyours, explique cependant : « En 2026-2027, nous avons pris du recul pour laisser le marché se rééquilibrer avant de revenir sur le devant de la scène. » Andrés Araya, directeur commercial EMEA de New Balance Numeric, estime que « de bonnes opportunités existent encore pour les marques de skate authentiques qui restent engagées dans le skateboard et continuent de proposer de véritables produits performants ». Bas Janssen, responsable de la marque chez Etnies, éS et Emerica, partage ce point de vue : « Nous pensons que les marques qui restent disciplinées — en protégeant leur distribution, en maîtrisant les volumes et en plaçant les bons produits dans les bons comptes — sortiront plus fortes de cette période. C’est exactement l’approche que nous adoptons pour la PE27. » La transition vers le groupe Nidecker et le nouveau partenariat EMEA avec OneTurn nous ont également apporté une nouvelle base opérationnelle : livraisons dans les délais, segmentation plus claire et meilleur accompagnement des shops qui distribuent nos marques.
“Opus n’a pas augmenté ses prix depuis son lancement en 2022.” Mirko Mangum, Opus
PRIX Les marques s’efforcent de maintenir des niveaux de prix similaires à ceux de la saison précédente afin d’aider les détaillants et les consommateurs à traverser cette difficile période. Andrés, de New Balance Numeric, explique : « Notre objectif est d’offrir encore plus de valeur grâce à l’innovation, à la qualité et à la durabilité des produits, sans répercuter de coûts supplémentaires sur le marché. » Bien sûr, les prix varient en fonction des investissements consacrés au développement des produits. Une chaussure nécessitant davantage de technicité affichera naturellement un prix plus élevé. Bas, d’Etnies, explique : « L’objectif est de s’assurer que chaque niveau de prix est justifié par les caractéristiques de la chaussure et que les détaillants peuvent mettre en avant cette valeur auprès de leurs clients en toute confiance. » À l’autre extrémité du spectre, on trouve des marques plus modestes comme Opus, dont le fondateur Mirko Mangum souligne : « Opus n’a pas augmenté ses prix depuis son lancement en 2022. » THÈMES ET UNIVERS La tendance semble être à la reconstruction et à la réinterprétation des modèles classiques, parallèlement à la création de nouveaux modèles. Andrés, de New Balance Numeric, explique : « L’un des temps forts de la saison PE27 est le lancement de la nouvelle 480v2. Grâce à plusieurs 11
guide d’achat
“La tendance la plus claire que nous observons — et sur laquelle nous misons — est la relecture de l’héritage.” Bas Janssen, Etnies/ éS/ Emerica
NEW BALANCE
début des années 2000 incarnée par Ed Templeton », explique Bas. Chez Etnies, parallèlement à la sortie très attendue de la Marana Pro, la marque continue de construire son team autour de rideurs qui portent et skatent réellement ses produits. Parmi eux figurent notamment Kylie Frank, Leo Romero, Nick Garcia, Kevin « Spanky » Long, Justin Figueroa, Stu Kirst, Barney Page et TJ Rogers. Bas ajoute : « Nous avons également un nouveau rideur Etnies qui sera annoncé cet été dans notre nouvelle vidéo.» Du côté des pro models et des coloris, Hoursisyours lancera fièrement une chaussure signature pour Tyson Peterson, du team Baker, tandis qu’Ipath offrira à Ben Raybourne, spécialiste des transitions, un coloris particulièrement mérité de la classique Reed Low.
améliorations apportées à sa conception, nous avons pu rendre la 480 encore plus confortable et résistante tout en maintenant le même prix. » Osiris entend miser sur « des palettes de couleurs plus vives, des matières plus expressives et de nouveaux univers de saison, tout en restant fidèle aux silhouettes emblématiques et aux modèles historiques qui définissent la marque depuis des décennies », explique Brian. Etnies, Emerica et éS s’attachent collectivement à faire les choses correctement, comme l’explique Bas : « C’est la première saison complète au cours de laquelle NDK Skateboarding prend en charge l’intégralité du programme chaussures d’Etnies, éS et Emerica — design, développement, livraison — et cette cohérence se retrouve dans les produits. » C’est une bonne chose de voir ces marques perpétuer leur héritage sous leur nouvelle direction et continuer à proposer des produits solides et authentiques. Bas ajoute: « Le fil conducteur des trois marques est l’authenticité : des produits cohérents
“Il s’agit vraiment de gérer la tempête, de préserver des relations solides et d’être prêts lorsque le marché repartira.” Brian Barber, Osiris
avec la pratique du skate, distribués dans les bons points de vente et soutenus par une véritable stratégie marketing. » Si certains skateurs recherchent des chaussures très techniques pour certaines pratiques spécifiques, des marques comme Hoursisyours privilégient la simplicité. Leur formule est, comme le résume Dennis : « Épurée et nette, sans fioritures. » COLLABS, COLORIS & PRO MODELS La saison PE27 s’annonce placée sous le signe des collaborations, avec des marques qui vont chercher de nouvelles sources d’inspiration auprès d’acteurs extérieurs. Osiris s’associera au très réputé Sour Solution pour lancer la « Sourfish », sa deuxième collaboration avec la marque de boards suédoise basé à Barcelone. Toujours dans le registre des marques de chaussures issues des années 90, Ipath apporte également sa touche collaborative en s’associant à Bronze56K, basée à New York. Connaissant leur créativité, qu’il s’agisse de vidéos ou de produits physiques, cette collaboration pourrait bien marquer les esprits. World Industries ne prévoit pas de collaboration cette saison. Le directeur de la marque, RP Bess, précise toutefois : « Notre collab avec Palace Skateboards n’était pas mal du tout. » Chez éS, une collaboration avec Memory Screen, alias Jan Maarten Sneep, donnera naissance à un coloris Accel X Tom Penny. Emerica proposera quant à elle « deux coloris particulièrement remarquables: le Decon x Stu Kirst (olive/noir, toile cirée) et le Decon x PFranks, une interprétation audacieuse à motif animalier, clin d’œil à l’ère Emerica du 12
TENDANCES DESIGN & MATIÈRES Alors que de nombreuses marques s’orientent vers des produits davantage axés sur le lifestyle, il est bon de voir certaines marques de skate rester fidèles à leurs racines et continuer à créer de véritables chaussures de skate. Andrés, de New Balance Numeric, explique : « Plutôt que de courir après les tendances éphémères, nous restons déterminés à concevoir les meilleures chaussures de skate possibles, tout en intégrant les retours de nos athlètes et de la communauté skateboard. » Opus Footwear continue de rechercher et d’affiner ses matériaux, comme l’explique Mirko : « Nous avons opté pour un fil de fabrication allemande issu de la bio-ingénierie, doté d’une grande résistance à l’abrasion. Nous avons également modifié notre mélange de caoutchouc afin de trouver le juste équilibre entre le contact avec la planche et une semelle plus durable. » Face à la tendance des pantalons à la coupe de plus en plus large, les marques s’adaptent en proposant des languettes plus épaisses et des silhouettes plus volumineuses. RP Bess, directeur de la marque World Industries, explique : « Nous constatons que la communauté reste attirée par les silhouettes de skate massives ornées de motifs graphiques. Le fait que nous soyons une marque née au milieu des années 90 joue également en notre faveur. Les premiers millennials sont aujourd’hui à un âge où ils se souviennent avec nostalgie de la période World Industries de cette époque. » RP Bess ajoute que les consommateurs privilégient également les chaussures graphiques et les semelles foncées. Ipath conservera une certaine élégance avec des suèdes originaux, tandis qu’Hoursisyours travaillera avec de beaux cuirs italiens. Les tons naturels seront également très présents la saison prochaine chez plusieurs marques. Brian Reid, directeur de la création chez Osiris, explique : « Nous associons des tons naturels et profonds à des touches fluos éclatantes, tout en continuant à proposer les coloris classiques qui ont toujours séduit nos consommateurs.» Bas, d’éS, Emerica et Etnies, confirme cette tendance : « La palette de couleurs de la saison PE27 tire vers des tons terreux : rouille, beige, olive, brun/gomme, bleu marine — des couleurs qui fonctionnent aussi bien dans le skate que dans le lifestyle, sans jamais paraître forcées. » Pour Etnies, Bas ajoute : « La tendance la plus claire que nous observons — et sur laquelle nous misons — est la relecture de l’héritage : reprendre des formes et des références de la fin des années 80 au début des années 2000 pour les réinventer avec une véritable recherche de performance, plutôt que dans une simple démarche nostalgique. » EN RÉSUMÉ C’est un plaisir de voir les marques de chaussures organiser des tournées et faire revivre l’énergie des démos des années 90 et 2000. New Balance Numeric l’a récemment fait avec la tournée « Running Numbers », tandis qu’Etnies a emmené tout son team à Helsinki à l’occasion de l’excellent Helride / Koff Race pour skater et présenter sa nouvelle vidéo en avantpremière. Brian, d’Osiris, n’a pas pu en dévoiler trop, mais il a indiqué : « Nous préparons actuellement plusieurs événements de lancement et opérations spéciales pour la saison en collaboration avec nos partenaires détaillants et nos partenaires de marque. Les dates et lieux précis sont encore en cours de finalisation, mais l’objectif sera de proposer des expériences de skate authentiques et ancrées dans la culture locale, afin de soutenir la communauté skate de chaque région. » La saison PE27 s’annonce passionnante. Espérons que le marché reparte et que les marques puissent surfer dans ces eaux agitées.
T E N DA N C E S 1 Tons naturels et terreux 2 Classiques revisités & nostalgie 3 Marques qui soutiennent les shops
Plus d’infos en ligne sur notre site web : B OA R D S P O R T S O U R C E .C O M
4 Nouvelles technologies & matières premium 5 Prix relativement stables
profil détaillant
BANA SKATE
PROFIL DÉTAILLANT
BANA SKATE, PORTUGAL Dans un marché dominé par les grands acteurs de la vente en ligne, le skate shop indépendant BANA SKATE est une référence de la scène skate portugaise depuis plus de 33 ans. Nous avons rencontré son équipe pour revenir sur l’histoire du shop, ses best-sellers et l’importance de l’authenticité dans un marché toujours plus concurrentiel. Pouvez-vous retracer brièvement l’histoire du shop ? BANA SKATE fait partie de la scène skate portugaise depuis plus de 33 ans. Nous avons débuté comme un skate shop indépendant, étroitement lié à la communauté skate locale, et au fil des années, nous avons grandi en même temps que le skateboard au Portugal. Pour nous, BANA a toujours été bien plus qu’un simple point de vente. Depuis des décennies, nous soutenons les skateurs, les événements et le développement du skate au Portugal. Nous avons vu le skateboard passer d’une communauté relativement restreinte à une scène beaucoup plus importante et structurée. À travers toutes ces évolutions, nous sommes restés indépendants et concentrés sur ce que nous connaissons le mieux : le skateboard. Quelles ont été vos trois catégories les plus vendues au cours des 12 derniers mois, et pourquoi ? Nos trois catégories phares ont été les vêtements BANA, le matériel technique et les protections de skate. Le matériel technique reste l’un de nos points forts, car le skate est au cœur de notre activité. Nos clients comptent sur notre expérience pour les aider à choisir leurs decks, trucks, roues, roulements et autres produits techniques. Les vêtements BANA ont également très bien fonctionné. En tant que marque de skate portugaise indépendante, forte de plus de 33 ans d’histoire, BANA entretient un lien authentique avec nos clients et la scène locale. Les protections ont également pris de l’importance, notamment parce que les nouvelles générations de skateurs et leurs parents sont davantage sensibilisés à l’intérêt des casques, genouillères et autres protections. Quel produit récent s’est particulièrement bien vendu ? Qu’est-ce qui fonctionne et qu’est-ce qui fonctionne moins bien ? Nos best-sellers récents sont les decks de skate et les vêtements BANA. Les clients apprécient l’authenticité : ils sont sensibles aux produits issus d’un véritable univers skate. Le marché en ligne reste difficile, compte tenu du niveau de concurrence et de l’étendue de l’offre. En tant que shop indépendant, nous misons sur notre identité, notre expérience, notre connaissance des produits et notre service personnalisé pour nous démarquer. Quelle part de vos ventes provient de votre activité en ligne (via votre site web), par rapport aux ventes en magasin ? Les ventes en ligne représentent actuellement environ 3 à 4 % de notre chiffre d’affaires total, l’essentiel de notre activité provenant toujours du shop physique. Notre point fort a toujours été le shop et la relation que nous avons tissée avec nos clients depuis plus de 33 ans. Ils viennent nous voir pour découvrir les produits, poser des questions, demander conseil et parler de skate. Nous savons que nous devons continuer à développer notre
présence en ligne, mais le shop physique reste un élément clé de ce qui fait la singularité de BANA. Qu’est-ce qui distingue votre shop et dans quels domaines vous démarquez-vous de la concurrence ? Notre principal atout réside dans notre expérience, notre indépendance et notre lien avec le skateboard. Après plus de 33 ans d’activité, nous avons une connaissance approfondie de la scène skate portugaise et des besoins réels des skateurs. Notre indépendance nous permet de prodiguer des conseils honnêtes et personnalisés, fondés sur l’expérience, plutôt que de chercher simplement à vendre un produit en particulier. Notre histoire et nos liens avec la communauté skate portugaise sont autant d’atouts que les grands détaillants en ligne peinent à reproduire. Quels conseils pouvez-vous donner aux autres détaillants indépendants qui cherchent à rivaliser sur ce marché complexe ? Restez fidèles à ce qui vous distingue. Les détaillants indépendants ne peuvent pas rivaliser avec les grandes entreprises en ligne sur le seul critère du prix ; ils doivent donc miser sur leur connaissance, leur expérience, la qualité de leur service et l’authenticité de leurs relations avec leurs clients. Apprenez à bien connaître votre communauté ainsi que vos produits, et évitez de vouloir tout vendre à tout le monde. Une gestion rigoureuse des stocks est également essentielle sur un marché concurrentiel où les clients ont plus de choix que jamais. Mais surtout, ne perdez pas votre identité en essayant de rivaliser avec de plus grandes entreprises. Votre indépendance et vos liens avec la communauté peuvent constituer vos principaux atouts. Comment votre clientèle a-t-elle évolué ? Notre clientèle a considérablement changé au fil des années. À nos débuts, la communauté skate était bien plus restreinte au Portugal et nos clients étaient principalement de jeunes skateurs. Aujourd’hui, la scène est davantage établie et notre clientèle couvre plusieurs générations : certaines personnes qui venaient chez BANA à l’adolescence reviennent aujourd’hui avec leurs propres enfants. Parallèlement, les réseaux sociaux et la vente en ligne nous permettent de toucher des clients au-delà de notre zone locale, dans d’autres régions du Portugal et en Europe. Le changement majeur réside dans le fait que les clients disposent désormais d’un choix bien plus vaste et d’un accès à une quantité considérable d’informations. Ils peuvent comparer instantanément les produits et les prix. Cela rend le rôle d’un skate shop indépendant encore plus important. Nous devons offrir bien plus que le simple produit : une expérience, des connaissances, une relation de confiance et un lien authentique avec l’univers du skateboard. BANA.PT
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guide d’achat
GUIDE D’ACHAT
B OA R D S H O RT S P E 27
COMMUNE DES VAGUES
Alors que l’Europe prend des allures tropicales et bat des records de chaleur, « life’s [really] better in boardshorts », pour paraphraser le slogan emblématique. Si cette catégorie reste une valeur sûre pour les détaillants, les exigences des consommateurs en matière de fonctionnalité et de rapport qualité-prix imposent au secteur d’agir avec discernement. Par David Bianic.
Tout comme le simple t-shirt à logo se vendait autrefois comme des petits pains dans l’industrie du surf, le boardshort était considéré comme un article de base, que les détaillants stockaient en grandes quantités de modèles génériques. Cette époque est révolue. Elle a laissé place à une approche stratégique axée sur une « plus-value différenciante », explique Dez Price, PDG et cofondateur de BN3TH : « Le consommateur recherche polyvalence et plus-value ; il devient donc plus difficile de justifier des produits à usage unique. » Si des marques comme Jetty et Oxbow confirment que cette catégorie reste facile à écouler, avec une rotation rapide des stocks, les critères pour obtenir une place en rayon se sont durcis. Les acheteurs ne cherchent plus seulement des vêtements, mais des équipements performants qui s’imposent aussi comme des essentiels au quotidien. Jetty a adapté sa stratégie pour répondre aux attentes des détaillants : « Ce qui a changé, c’est que les acheteurs s’attendent désormais à voir les boardshorts côtoyer les walkshorts et beachshorts ; nous concevons donc cette catégorie comme une collection cohérente et globale plutôt que comme un modèle unique », explique Benoît Brecq, directeur marketing de Jetty Europe (Hoff Distribution). Cette exigence de polyvalence est incontournable. Chaque référence produit doit justifier sa raison d’être. « Les détaillants recherchent des produits qui se distinguent clairement, que ce soit par des matières haut de gamme, un héritage surf authentique, un approvisionnement responsable ou un style polyvalent », souligne Antoine Chenut, brand manager chez Katin. STRATÉGIES PE27 À l’horizon 2027, une bonne architecture de la gamme est devenue un rempart stratégique contre la prolifération des références et le surstockage. Les marques rationalisent leurs collections pour s’assurer que chaque article cible un profil de consommateur spécifique.
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Le marché reflète actuellement deux philosophies contrastées mais efficaces. Florence Marine X a misé sur une réduction du nombre de références : « Lorsque nous avions deux articles remplissant une fonction similaire, nous n’avons conservé que le meilleur. Cela permet aux détaillants de proposer moins de référenc-
“Les détaillants recherchent des produits qui se distinguent clairement, que ce soit par des matières haut de gamme, un héritage surf authentique, un approvisionnement responsable ou un style polyvalent.” Antoine Chenut, Katin es, mais avec plus de stock par taille et une meilleure lisibilité en rayon », explique Hector Caldwell, brand manager pour le Royaume-Uni et l’UE. À l’inverse, Oxbow adopte une approche à plusieurs niveaux à travers quatre gammes de boardshorts : Edge, Crest, Heritage et Drift. Cette stratégie de montée en gamme facilite la gestion des stocks en permettant aux détaillants d’orienter le client depuis le modèle d’entrée de gamme Drift vers la collection Edge — haut de gamme et axée sur la performance — garantissant ainsi une offre adaptée, en termes de prix et de technicité, à chaque segment de clientèle. Rhythm a également mis en place une segmentation claire, permettant de comprendre immédiatement son offre de boardshorts, articulée autour de trois piliers majeurs : le modèle Heritage (coupe courte, en sergé de nylon résistant, vintage) ; le modèle Signature (confort au quotidien, artworks spécifiques, matières et finitions travaillées) ; et le modèle Core (une interprétation de la tendance actuelle inspirée des années 90, à coupe plus longue). Le prix n’est évidemment pas le seul critère de segmentation, comme l’illustre Jetty : sa gamme PE27 se divise en deux catégories. D’une part, une gamme de boardshorts axés sur la performance et conçus à partir de tissu recyclé Repreve™ (modèles Driftlock, Atlantic, Swoop, Holyoke, Tower, Signal et Mako) pour la pratique du surf ; d’autre part, une gamme de modèles « beach/daywear » (walkshorts, cargos, velours côtelé et tenues décontractées comme les Fairview, Midship Cord, Tautog Cargo, Epoch et Skipper Lounge) destinée à ceux qui souhaitent conserver ce même style en dehors de l’eau.
“Les shorts du quotidien deviennent plus légers, plus extensibles et mieux ajustés, s’éloignant ainsi des coupes rigides des chinos traditionnels.” Dez Price, BN3TH
guide d’achat
TARIFS PE27 Les détaillants doivent concilier la sensibilité au prix des consommateurs avec une demande marquée pour des caractéristiques techniques haut de gamme justifiant un prix de vente conseillé plus élevé. En conséquence, les clients rechignent de plus en plus à payer pour des « produits milieu de gamme » dépourvus de plus-value technique. Des marques comme Boardies et Jetty jouent sur les volumes en se positionnant sur la fourchette idéale de 59 à 79 €. Toutefois, comme le souligne Nick Crook, fondateur de Boardies : « Malheureusement, il semble que l’on parle moins de dimension durable et que le prix soit devenu la priorité absolue. » Sur le segment haut de gamme, Commune Des Vagues et Florence Marine X maintiennent une fourchette de 90 à 120 €. Ces marques justifient leur statut « d’équipementier » grâce à des technologies propriétaires (comme le Cordura® chez Florence ou la 3D Pouch de BN3TH). Investir dans un short en Cordura à 99 €, ce n’est pas un simple achat vestimentaire, mais un investissement durable ; un argument qui trouve un écho auprès du cœur de cible, même dans un contexte économique de méfiance. TENDANCES BOARDSHORTS PE27 Visuellement, la saison printemps-été 2027 se partage entre deux courants : un style « utilitaire moderne » — une esthétique discrètement technique, sans logos ostentatoires — et, de l’autre, un revival de « nostalgie technique » puisant ses racines dans l’ère Y2K. Cette dualité impose aux détaillants une double stratégie : une partie de l’offre doit séduire la génération Z férue de mode, tandis que l’autre répond aux attentes des surfeurs axés sur la performance. Oxbow et The Critical Slide Society (TCSS) mènent la tendance Y2K en adoptant des coupes plus longues (entrejambe de 20 à 21 pouces) qui descendent sous le genou. Cette approche contraste nettement avec les modèles athlétiques de 17 à 19 pouces privilégiés par Jetty ou BN3TH. Quelle que soit la longueur, la technicité atteint un niveau d’excellence : systèmes d’évacuation d’eau découpés au laser, cordons de serrage à embouts siliconés et coutures thermocollées deviennent la norme. Commune Des Vagues repousse les limites en utilisant le fil SeamSoft© pour toutes les coutures intérieures afin de minimiser les frottements.
Et cette approche rime avec confort, car « les shorts du quotidien deviennent plus légers, plus extensibles et mieux ajustés, s’éloignant ainsi des coupes rigides des chinos traditionnels », explique Dez Price (BN3TH). Une évolution justifiée par le fait que « les consommateurs recherchent une pièce suffisamment soignée pour être portée au quotidien, mais assez confortable pour les voyages ou un lifestyle dynamique ». Même esprit avec la collection Weekend Shorts d’Oxbow, qui a reçu un excellent accueil, « aussi adaptée à la plage qu’à la ville ». COLORIS ET IMPRIMÉS PE27 En 2027, la couleur devient un vecteur de l’héritage de marque. Deux storytellings chromatiques dominants se dessinent : des tons neutres et terreux inspirés du Pacifique, et l’esprit anarchique et radical des années 70. « Le marché s’éloigne de la nostalgie des années 80 et 90 ainsi que des imprimés voyants pour privilégier des designs plus minimalistes, jouant sur des harmonies de tons pour un rendu chic », observe Nick Crook de Boardies. La première tendance, portée par BN3TH, Katin et Jetty, mise sur des tons naturels — sable, pierre, agave et olive — équilibrés par des bleus océan aux nuances délavées. Cette palette « Côte Pacifique » se veut intemporelle et commerciale, garantissant ainsi que les stocks reconduits d’une saison à l’autre ne se démoderont pas. Oxbow, en revanche, propose une approche contrastée : d’un côté, des pastels et des teintes solaires inspirés des années 70 ; de l’autre, une énergie brute
‘‘Lorsque nous avions deux articles remplissant une fonction similaire, nous n’avons conservé que le meilleur. Cela permet aux détaillants de proposer moins de références, mais avec plus de stock par taille et une meilleure lisibilité en rayon.” Hector Caldwell, Florence Marine X exprimée par des noirs profonds et des couleurs électriques. Le motif camouflage demeure également un incontournable, s’imposant comme une signature visuelle pour Florence Marine X comme pour Katin. MATÉRIAUX PE27 : DURABILITÉ ET TECHNICITÉ Le choix des tissus ne se limite plus à l’esthétique ; il est devenu l’élément différenciateur clé qui justifie l’engagement technique et environnemental d’une marque. Alors que le polyester recyclé, tel que le Repreve™, est désormais la norme, les marques doivent se tourner vers des matériaux plus spécifiques pour se démarquer. On observe une tendance marquée vers des tissus ultra-résistants comme le Cordura (chez Florence Marine X) ou le Kanvas emblématique de Katin qui offre un toucher authentique et traditionnel, comme en témoigne leur best-seller intemporel, le Waterman Trunk. Pour TCSS également, la toile de coton reste pertinente en 2027 car, selon Sam Coombes, « elle possède un lien historique
OXBOW
TENDANCES WALKSHORTS ET BEACHSHORTS PE27 Dans la sous-catégorie des beachshorts, la tendance est aux longueurs d’entrejambe plus courtes (5 à 7 pouces), tandis que les matières gagnent en sophistication. Les marques Jetty et TCSS sont en première ligne de cette évolution, privilégiant des tissus au toucher et au caractère affirmé, tels que le velours côtelé gaufré, le Bedford cord et les mélanges lin-coton. Cette attention portée au toucher est primordiale, comme le souligne Sam Coombes, fondateur de TCSS : « Les gens choisissent vraiment leurs vêtements en fonction du toucher. » Le modèle Mixed Tape de TCSS demeure une valeur sûre précisément parce qu’il incarne parfaitement cet attrait tactile.
fort avec le surf, offre une grande durabilité et vieillit magnifiquement au fil des lavages et de l’usage ». Jetty mise aussi sur la teinture garment-dye et le délavage aux enzymes pour obtenir un aspect patiné. Fait intéressant, les matières synthétiques peuvent elles aussi véhiculer une esthétique vintage, rappelant les trunks originels (on pense à Birdwell) ; c’est le cas chez Rhythm, qui utilise du nylon non extensible « pour renforcer notre récit héritage inspiré du vintage, tout en restant fidèle aux matériaux et au caractère de l’époque ». Par ailleurs, des solutions plus innovantes, telles que le tissu Airtex® de Florence Marine X (favorisant la circulation de l’air et l’évacuation de l’eau) ou le fil SeamSoft© (utilisé par Commune Des Vagues), fournissent aux détaillants les arguments techniques nécessaires pour conclure la vente. DÉTAILLANTS VS D2C : LA DIMENSION PHYSIQUE Malgré l’essor du commerce digital, le surf shop physique demeure le cœur stratégique du marché du boardshort ; certaines innovations — comme la 3D Pouch de BN3TH ou le toucher spécifique d’une toile TCSS — ne peuvent tout simplement pas être transmises à travers un écran. Par ailleurs, les marques offrent à leurs partenaires revendeurs des avantages exclusifs. Via le nouveau canal de vente en gros de Hoff Distribution, Jetty Europe propose des coloris et des modèles exclusifs pour le marché européen, indisponibles sur son site de vente directe. En approvisionnant les détaillants avant la mise en ligne des produits et en évitant les remises massives en vente directe, des marques comme TCSS et Jetty protègent l’écosystème spécialisé qui fait vivre la culture surf. C’est la relation symbiotique entre l’innovation des marques et l’expertise des détaillants qui déterminera le succès de la saison printemps/été 2027, garantissant au boardshort de rester un pilier de l’industrie, à forte valeur ajoutée et à rotation rapide. Avec, en prime, un coup de pouce inattendu du réchauffement T E N DA N C E S climatique.
1 Moins de références 2 Toucher/texture pour les walk/beachshorts Plus d’infos en ligne sur notre site web : B OA R D S P O R T S O U R C E .C O M
3 Silhouettes à la nostalgie des années 2000 4 Coloris exclusifs aux détaillants 17
portrait de marque
LIP LiP s’est forgée une solide réputation dans le domaine des lunettes haute performance conçues spécifiquement pour les sports nautiques. Graham Saunders, PDG de la marque, nous présente les dernières nouveautés, les marchés clés et les perspectives de LiP pour la saison Printemps/Été 2027. Quel bilan l’entreprise tire-t-elle de ces 12 derniers mois ? Les 12 derniers mois ont été très positifs pour LiP. Nous avons poursuivi notre croissance malgré un contexte commercial mondial plutôt agité, tout en élargissant notre gamme de produits ainsi que le nombre de marchés et de communautés de sports nautiques auxquels nous nous adressons. Nous continuons de répondre aux évolutions majeures du secteur — notamment l’essor rapide des disciplines liées au foil — en lançant deux nouveaux modèles compatibles avec le port d’un casque et conçus pour répondre aux besoins changeants des pratiquants. Quel est actuellement votre produit le plus vendu et pourquoi ? Le Typhoon reste notre modèle le plus vendu et demeure notre modèle phare en 2026. Son succès tient en grande partie à sa polyvalence : il convient aussi bien au surf, à la voile, au kite, au windsurf, au foil, au kayak et à d’autres activités nautiques, tout en offrant un maintien fiable et un confort accru pour les longues sessions sur l’eau. Dans le même temps, nous enregistrons une belle croissance sur des modèles plus récents comme le Mari et le Surge Aero, notamment à mesure que la gamme s’étoffe pour répondre aux besoins plus spécifiques des pratiquants. Comment définiriez-vous le positionnement de LiP sur le marché ? LiP occupe une position très spécialisée sur le marché de la lunetterie. Nous concevons des lunettes de soleil spécifiquement destinées à la pratique sur l’eau, plutôt que d’adapter des lunettes conventionnelles à cet environnement. Cette spécialisation influence tous les aspects de la conception, de la géométrie et du maintien des montures jusqu’aux technologies de verres, aux traitements de surface et aux options de correction optique. C’est une catégorie relativement restreinte, mais dans laquelle LIP-SUNGLASSES.COM 18
l’expertise et le souci du détail jouent un rôle déterminant. Vous entretenez un lien étroit avec la communauté des sports nautiques. Quelle influence cela a-t-il sur la marque ? Notre lien avec la communauté des sports nautiques façonne LiP depuis ses débuts. Même si nous passons nous-mêmes beaucoup de temps sur l’eau, nous sommes également très à l’écoute des pratiquants de différentes disciplines. Leurs expériences mettent souvent en évidence des problèmes ou des opportunités qui alimentent directement le développement de nos produits. À mesure que les sports nautiques évoluent, les exigences en matière de lunettes changent aussi. Rester proches de ceux qui utilisent nos produits sur le terrain nous aide à conserver une approche actuelle et pertinente. Quel est votre meilleur marché en Europe et pourquoi ? La Bulgarie et les Pays-Bas restent nos marchés européens les plus performants, soutenus par des partenaires bien établis et des communautés de passionnés de sports nautiques très actives. Globalement, toutefois, le marché européen est resté relativement atone depuis le début de l’année 2026, avec notamment une Espagne moins performante que les années précédentes. En revanche, nous avons récemment mis en place une distribution en Allemagne et les premiers résultats sont encourageants. Quels sont les deux produits de votre collection PE 27 qui vous enthousiasment le plus ? Le modèle Ripple, dont le lancement est prévu pour le quatrième trimestre 2026, est celui qui suscite le plus d’enthousiasme pour la saison PE 27. Il s’agit de notre premier modèle à écran cylindrique ; il marque une rupture notable avec les formes plus classiques à verres sphériques qui caractérisaient jusqu’ici la marque LiP. Ce modèle arbore un style audacieux et contemporain tout en conservant les fonctionnalités indispensables à une utilisation sur l’eau, notamment grâce à un profil bas compatible avec le port d’un casque. Le second est notre concept Aero, qui continue de s’étoffer. Le Surge Aero, lancé en février 2026, connaît une forte croissance — particulièrement auprès des surfeurs — car son profil bas, qui ne gêne pas les duck dives, a naturellement trouvé son public. Début 2027, il sera rejoint par le nouveau Typhoon Aero, qui applique cette même conception compatible avec le port d’un casque à notre modèle le plus vendu. Compte tenu du succès du Typhoon et de l’accueil réservé au
Surge Aero jusqu’à présent, nous fondons de grands espoirs sur cette nouvelle variante Aero. Comment l’évolution des sports nautiques influence-t-elle le développement de vos nouvelles lunettes ? Les sports nautiques évoluent à une vitesse fulgurante, ce qui modifie inévitablement nos exigences en matière de lunettes. Le foil, en particulier, s’accompagne de vitesses plus élevées, d’un recours accru au casque et de l’émergence d’une nouvelle génération de pratiquants qui passent d’une discipline à l’autre. Cela influence tous les aspects de la conception, du profil et du maintien des montures à la couverture des verres et au champ de vision. Notre approche consiste de plus en plus à anticiper l’évolution de ces sports et à développer des produits adaptés à ces nouvelles exigences, plutôt que de simplement suivre les tendances générales du marché des lunettes de soleil, qui sont peu pertinentes pour les lunettes spécialisées. Où voyez-vous les plus grandes opportunités pour LiP au cours des prochaines années ? Nous entrevoyons de nombreuses opportunités. L’essor et l’évolution continus du foil ouvrent de nouvelles possibilités en matière de produits, tandis que les lunettes de sports nautiques avec correction occupent une place grandissante dans notre activité. Sur le plan géographique, il reste encore de nombreux marchés où les lunettes spécialisées pour les activités nautiques sont relativement peu développées. Pour nous, l’enjeu consiste à continuer d’élargir notre gamme et à toucher de nouvelles communautés, tout en préservant la spécialisation qui définit l’identité de LiP.
portrait de marque
DRYROBE D’une cape imperméable confectionnée à la maison à la première robe de change outdoor au monde, DRYROBE® a contribué à créer une toute nouvelle catégorie de vêtements de plein air. Nous nous sommes entretenus avec Jamie Gatley, directeur des ventes internationales, pour revenir sur l’évolution de la marque, le développement de ses produits et sa démarche en matière de durabilité, ainsi que sur la nouvelle Waterproof Parka prévue pour 2027. Comment DRYROBE® a-t-elle évolué depuis son lancement et quelles ont été les étapes marquantes de ce parcours ? L’aventure DRYROBE® a débuté en 2010, lorsque notre fondateur, Gideon Bright, a cherché une solution à un problème auquel il était confronté depuis des décennies en tant que surfeur en Cornouailles. Inspiré par une cape imperméable que sa mère avait confectionnée pour lui lorsqu’il était ado, il a créé la toute première robe de change outdoor au monde. Depuis, DRYROBE® est passée d’un produit unique utilisé sur les plages locales à une marque internationale qui définit désormais une catégorie de vêtements à part entière. Si les robes de change restent au cœur de notre activité, la gamme s’est élargie pour inclure des produits pour enfants ainsi que des accessoires adaptés à toutes les conditions météo, tels que des tapis de change, des housses de siège auto et des manteaux pour chiens. Parmi les étapes clés, citons l’obtention de la certification B Corp™, notre fierté d’équiper les athlètes de Team GB et de ParalympicsGB lors de plusieurs éditions des Jeux, le lancement du projet DRYROBE® Warmth, notre adhésion à « 1% for the Planet », le développement d’équipements adaptés comme le DRYROBE® Adapt, ainsi que la mise au point de matériaux innovants sans combustibles fossiles comme le DRYROBE® PURE. Comment la marque a-t-elle tissé des liens aussi forts avec les communautés outdoor et des sports nautiques ? Nous restons fidèles à nos racines en soutenant les sports locaux, les nageurs en eau froide, les surfeurs, les pratiquants de stand-up paddle et les passionnés d’outdoor partout dans le monde. À travers le projet DRYROBE® Warmth, nous reversons 1 % de notre chiffre d’affaires à des associations telles que The Wave Project, Surfers Not Street Children et Save The Waves Coalition, afin de contribuer à maintenir les activités outdoor accessibles tout en préservant les espaces naturels. Comment les partenariats avec les athlètes, les événements sportifs et les organisations d’activités
outdoor contribuent-ils à l’identité de la marque ? Collaborer avec des athlètes de haut niveau — tels que le surfeur de grosses vagues Andrew Cotton et la surfeuse olympique Camilla Kemp — ainsi qu’avec des partenaires comme Red Bull, Team GB et O2 Surf Town Munich, nous permet de tester notre équipement dans les conditions réelles les plus exigeantes. Ces relations renforcent notre image d’experts fiables et performants. Le fait que des compétiteurs de haut niveau fassent confiance aux produits DRYROBE® prouve à nos utilisateurs du quotidien que notre équipement offre une chaleur et une protection sans compromis. Quels sont vos deux modèles les plus populaires et pourquoi ? Le DRYROBE® Advance : la robe de change originale résistante aux intempéries, à l’origine de cette catégorie. Sa coupe ample permet de rentrer les bras à l’intérieur pour se changer facilement n’importe où, tandis que son revêtement extérieur imperméable, fabriqué à 100 % à partir de matières recyclées, et sa doublure en polaire à séchage rapide protègent des intempéries. Il est complété par le modèle Tech-Lite, facile à ranger, et le modèle haut de gamme Nexus. Le DRYROBE® Organic Towel Poncho : un incontournable de notre collection pour les beaux jours. Confectionné en coton 100 % biologique certifié GOTS, il offre une couverture douce et très absorbante pour se changer après une session de surf ou une baignade estivale. Ses poches latérales, sa capuche réglable et son design épuré ont séduit les clients. Il est complété par la Full Zip Towel Robe, un modèle haut de gamme à fermeture intégrale qui figure parmi nos meilleures ventes depuis son lancement l’année dernière. Comment répondez-vous à la demande actuelle du marché pour des produits durables et respectueux de l’environnement ? Notre stratégie repose sur une philosophie simple : « acheter moins, acheter mieux ». Nous concevons des produits faits pour durer des années, en utilisant du nylon et du polyester recyclés et certifiés, ainsi que du coton biologique certifié GOTS et des finitions déperlantes sans PFC. En tant qu’entreprise certifiée B Corp™, nos engagements sont évalués selon des normes indépendantes rigoureuses. Plus récemment, notre volonté de développer une production circulaire nous a conduits à intégrer des matériaux issus de l’économie circulaire, comme le polyester recyclé textile-vers-textile Tex2Tex™, dans notre Thermal Gilet. Comment les retours des clients ont-ils influencé les choix de conception des produits ? Les retours des clients orientent directement notre processus de conception. Nous recueillons les avis des athlètes, des communautés de sports adaptés et des pratiquants outdoor du quotidien. Notre collaboration étroite avec des para-athlètes a notamment donné naissance au DRYROBE® Adapt, un modèle en deux
parties conçu spécifiquement pour les utilisateurs de fauteuils roulants et les pratiquants de sports adaptés. De même, les demandes visant à faciliter le changement de tenue ont conduit à la création de nos modèles en coton biologique éponge à fermeture intégrale, tandis que la demande pour une silhouette élégante et ajustée — faisant le lien entre le changement de tenue au bord de l’eau et les déplacements urbains — a inspiré le DRYROBE® Nexus. Pouvez-vous nous présenter la nouvelle gamme de produits pour 2027 ? Outre de nouveaux coloris pour notre gamme actuelle et quelques accessoires outdoor pratiques, nous lançons la DRYROBE® Waterproof Parka. Conçue à partir des retours de nos clients, cette parka à la coupe droite et épurée offre une protection complète contre les intempéries au quotidien. Elle s’inspire de nos robes de change imperméables, mais sans l’espace nécessaire pour se changer, avec une conception plus pratique pour la vie de tous les jours. Elle permet ainsi d’élargir notre gamme à des usages plus variés, bien au-delà du littoral. DRYROBE® est portée aussi bien par des athlètes de haut niveau que par de simples promeneurs de chiens. Selon vous, qu’est-ce qui rend la marque aussi universelle ? Le besoin de rester au chaud, au sec et à l’aise face à une météo imprévisible est universel. Que l’on sorte de l’eau après une session de surf ou que l’on brave une matinée humide et venteuse avec son chien, le froid reste le froid ! Nos produits offrent une fonctionnalité et des performances sans compromis. Les utilisateurs apprécient un équipement qui tient toutes ses promesses, dure des années et leur permet de profiter plus longtemps du plein air, quel que soit leur niveau sportif ou leur activité. DRYROBE.COM 19
guide d’achat
GUIDE D’ACHAT
FOIL PE27
ELEVEIGHT
Le segment du foil arrive à maturité et s’adresse à des acheteurs plus sélectifs et plus attentifs au prix, ce qui pousse les marques à développer des systèmes et des boards polyvalents et résistants, offrant des possibilités d’évolution accessibles. Par Rocio Enriquez.
2026 a été une année de maturité pour le segment du foil. Comme pour celui du wingfoil, sa clientèle est devenue plus sélective et plus sensible au prix. Les pratiquants de foil savent ce qu’ils veulent et quel est le juste prix pour s’équiper. Malgré une conjoncture économique difficile, freinée par les crises géopolitiques persistantes, la croissance reste régulière, portée par les bons résultats de vente enregistrés l’année précédente. Cette dynamique est alimentée par les boards mid-length et des gammes de foils optimisées. Le wingfoil reste le principal moteur en volume, mais le parawing, le foil assist et le pump foil ou dock-start suscitent un vif intérêt et s’imposent comme de nouveaux relais de croissance. Le pump foil et le dock-start attirent de nombreux pratiquants passionnés, séduits par leur faible dépendance au vent. FOILS PE2027 Deux tendances majeures se dessinent dans la conception des systèmes de foil : l’utilisation généralisée de la fibre de carbone haut module pour les mâts et l’application de principes de modularité et de compatibilité entre le mât, le fuselage et les ailes. Le carbone haut module (HM) ou ultra-haut module (UHM) permet de fabriquer des mâts plus fins et plus rigides. Ces derniers permettent à leur tour d’utiliser des ailes avant à fort allongement, offrant une glisse et une efficacité supérieures, ce qui n’était pas possible avec les anciens mâts en aluminium. « C’est véritablement l’innovation dans les matériaux des mâts qui ouvre de nouvelles perspectives pour les ailes », explique Ghislain Melaine, PDG d’AFS. Sabfoil mise sur son modèle Blackbird, doté d’une construction monobloc en carbone, pour offrir un rapport rigidité/poids optimal. L’aluminium reste une option pour les pratiquants soucieux de leur budget, mais les performances éprouvées de la fibre de carbone stimulent la demande pour des modèles en carbone plus accessibles. Pour 2027, GA Foils lance le tout nouveau foil Team entièrement en carbone UHM. Il se compose d’un mât UHM, d’une aile avant monobloc et d’un fuselage en carbone, associés à la gamme d’ailes polyvalentes All-water, le tout pour moins de 2 000 euros. Liquid Force sort l’Horizon Alloy, équipé de son système Fuse Lock entièrement en aluminium ; il s’agit d’un
‘‘Les configurations à base de Riblet associées à nos composants modulaires Airwave offrent aux détaillants une solution de mise à niveau simple et une plateforme de performance qui évolue avec le niveau et le style de pratique du client.” Jarra, NSP kit de progression se situant entre le système d’initiation Launch 1200 et les ensembles Stratus tout carbone. La compatibilité avec le matériel existant est essentielle pour permettre l’adoption de nouvelles technologies. « Les pratiquants ayant investi des sommes importantes dans leur équipement ne souhaitent pas tout remplacer d’un seul coup », souligne Julien Leclerc, responsable marketing international chez GA Foils. La modularité permet aux utilisateurs de faire évoluer leur matériel sans avoir à remplacer chaque composant. Cela concerne non seulement les mâts, les fuselages et les ailes, mais aussi les adaptateurs et les options de mise à niveau. Indiana lance le système de connexion Trinity. Très rigide et stable, ce système repose sur trois vis M8 et une surface de contact élargie. NSP continue de développer sa plateforme modulaire éprouvée Airwave, en y intégrant les ailes avant performantes Riblet à fort allongement. « Les configurations à base de Riblet, associées à nos composants modulaires Airwave, offrent aux détaillants une solution d’évolution claire ainsi qu’une plateforme performante qui évolue en fonction du niveau et du style de pratique du client », explique Jarra, responsable design et communication de NSP. Le système A+ d’Armstrong est largement plébiscité pour sa compatibilité entre les différentes gammes, ce qui génère une demande sur le marché de l’occasion pour ses anciens composants. 21
guide d’achat
“Nous avons désormais développé une nouvelle construction qui réduit considérablement le poids total tout en utilisant un processus de production plus accessible.” Ollie O’Reilly, Starboard les rendait coûteuses. « Nous avons mis au point une nouvelle construction qui réduit considérablement le poids total tout en s’appuyant sur un procédé de fabrication plus accessible », explique Ollie O’Reilly, responsable de la marque. Armstrong met en avant sa construction X-Form, qui concentre la rigidité et la solidité là où elles sont nécessaires, éliminant ainsi tout poids superflu. Indiana est fière de la conception unique de ses boards Magic HD. « Nous utilisons une construction unique avec des longerons en mousse HD associés à une mousse PMI ultralégère, ce qui permet d’obtenir une planche exceptionnellement légère qui conserve toute sa rigidité », explique Gunnar Biniasch, responsable du développement et du marketing.
ARMSTRONG
Le carbone reste une valeur sûre en termes de légèreté et de durabilité. Sroka propose une construction sandwich tout carbone comme modèle haut de gamme. Pour le pump foil, la marque fabrique ses planches en carbone préimprégné dans des moules, en intégrant un longeron pour une rigidité maximale. Axis propose une gamme de planches en carbone conçues sur mesure par Francesco Maffei. Norden offre une construction hybride carbone pour répondre aux attentes des rideurs soucieux de leur budget, combinant carbone, fibre de verre et bois dans une structure sandwich.
Les systèmes polyvalents, adaptés à de nombreuses disciplines, devraient connaître un franc succès commercial. Indiana met en avant son modèle Hawk. Avec un allongement de 16,9, il s’agit d’une option haut de gamme orientée performance, tout aussi adaptée au parawing, au wingfoil de performance, au SUP downwind et au pump foil de niveau expert. Les gammes Dolphin et Trinity Barracuda viennent compléter l’offre multidisciplinaire d’Indiana. GA Foils mise beaucoup sur son foil Carbon UHM Team, grâce à ses performances en wingfoil, dock-start et parawing. La marque répond aux attentes en matière de polyvalence avec sa gamme UHA, composée d’ailes à très fort allongement. « La UHA 1260 est l’aile la plus polyvalente de notre gamme : elle convient au SUP foil, au surf foil, au downwind et au parawing », déclare Bruno Sroka, fondateur et PDG de Sroka. AFS fait évoluer son système Enduro, une aile avec un allongement de 11 destinée aux rideurs en quête de stabilité et de durabilité dans des conditions variées. La marque positionne la gamme EVO comme l’équipement idéal pour les rideurs souhaitant progresser. Eleveight annonce une refonte complète de sa gamme de foils freeride ; sa ligne RSF bénéficiera de nouveaux shapes et de nouveaux moules. Des lancements prévus pour 2027 visent également des segments de niche. Pour la pratique en plein essor du parawing, on découvre l’aile avant Balz Pro de Sabfoil. Les amateurs de pump foil apprécieront le mât Trinity UHM de 78 cm d’Indiana, spécifiquement conçu pour cette discipline. Les passionnés de surf foil continueront de profiter de la Surge d’Axis, de la SeaDevil Blackbird de Sabfoil et de la Silk V2 d’AFS, désormais mise à jour. BOARDS FOIL PE2027 Les planches mid-length ont gagné en popularité, appréciées pour leur polyvalence en wingfoil, parawing, SUP foil et downwind foil. Une attention particulière a été portée à la conception de ces modèles. Armstrong a obtenu d’excellents résultats grâce aux modifications apportées à l’outline et à la répartition du volume de sa planche MK II. Eleveight élargit la gamme de tailles de sa mid-length Chaser. Sroka a élargi sa LW V2 pour accroître la stabilité. NSP a affiné le rocker, les rails et le tail de la Marlin afin d’améliorer la récupération après les contacts avec l’eau et le décollage. AFS met en avant sa planche polyvalente Black Bird ainsi que la Single F dédiée au surf foil. La Mini Dart d’Axis allie légèreté optimale, facilité de décollage et sensation de connexion directe avec le foil. GA Foils nourrit de grands espoirs pour sa planche Tabou Rocket+, dotée d’une nouvelle forme de carène. Indiana poursuit le développement de ses planches mid-length compactes, telles que les gammes Super Fly et G-Pro. Norden met en avant sa gamme Futurama Fusion. « La Futurama est une planche mid-length qui couvre toutes les disciplines et s’avère très performante dans chacune d’elles », explique Andy Wirtz, PDG et concepteur produit. Starboard continue de miser sur sa planche Above, l’un de ses modèles les plus polyvalents grâce à sa longueur accrue et son outline plus étroit, qui maximisent l’efficacité. Les concepteurs cherchent à créer des planches plus légères et plus rigides. Cet objectif est atteint grâce à des constructions à coque creuse ou des structures sandwich optimisées, permettant de réduire le poids en supprimant le noyau traditionnel en EPS, sans pour autant sacrifier la rigidité ni faire grimper excessivement les coûts. Eleveight présente la planche Chaser Pro dotée de la nouvelle technologie HS Tech, une conception composite à coque creuse. Starboard a été pionnier dans le domaine des planches de foil creuses tout carbone pesant moins de 4,5 kg, mais leur procédé de fabrication complexe 22
Les planches dédiées au pump foil et au downwind SUP foil gagnent en popularité. Sroka lance la Pump Board 80 V2, alliant habilement construction haut de gamme et prix attractif. Indiana propose la Magic HD pour le pumping haute performance. Starboard a développé plusieurs prototypes pour le downwind foil qui affichent d’excellentes performances en compétition. L’arme de NSP pour le downwind est la Bluefin EVO. Axis propose la Mako 2, qui facilite le décollage lorsqu’elle est utilisée avec les nouvelles petites ailes avant à très fort allongement. Sroka décline son modèle DW en deux tailles : 7’2 pour le pratiquant polyvalent et 8’3 pour le spécialiste du downwind. GA Foils s’attend à ce que sa planche de downwind Tabou Super Yaka rencontre un franc succès commercial. DURABILITÉ Pour des produits aussi techniquement sophistiqués que les foils, les matériaux sont soigneusement sélectionnés ; il est difficile de les remplacer par des alternatives plus durables sans compromettre la qualité du produit final. Par conséquent, les efforts en matière de durabilité se concentrent principalement sur la robustesse et la longévité du matériel. Cette approche s’étend également aux pratiques commerciales. Armstrong ne suit pas les cycles saisonniers habituels, ne lançant ses nouveaux produits que lorsqu’une véritable amélioration est apportée au pratiquant. Sroka mise sur la compatibilité interannuelle en concevant des fuselages compatibles entre eux, permettant ainsi aux pratiquants de faire évoluer leur équipement sans avoir à tout racheter. Cette longévité s’inscrit dans une démarche de réduction des déchets, largement répandue dans les processus de fabrication. AFS, par exemple, réutilise toutes ses chutes de carbone. D’autres aspects de la production offrent également des possibilités d’agir en faveur de l’environnement. La fabrication locale ou en interne permet de raccourcir les chaînes d’approvisionnement. Ainsi, AFS fabrique en France et Sabfoil en Italie. Les marques adoptent une approche pragmatique, en faisant ce qu’elles peuvent : l’usine de Liquid Force est alimentée à l’énergie solaire, et Starboard mesure son empreinte carbone et collabore à des projets de restauration de la mangrove. SOUTIEN AUX DÉTAILLANTS Le soutien aux revendeurs repose sur deux piliers principaux. Le premier consiste à permettre aux pratiquants de tester physiquement le matériel. À cet égard, les démos et les journées test sont cruciales ; les marques vont donc investir pour développer ce type d’événements. AFS, Armstrong, Sabfoil et NSP annoncent des investissements importants dans ce domaine. Le second pilier vise à faciliter l’activité des détaillants grâce à de meilleurs outils numériques et B2B, ainsi qu’à une plus grande variété de supports marketing. Starboard investit dans des fonctions de recherche basées sur l’IA pour sa base de données produits et a mis en place un nouveau système de vente B2B pour simplifier les commandes. NSP propose des formations pour le personnel, des supports de lancement coordonnés, ainsi que des vidéos produits professionnelles et des guides d’utilisation qui facilitent la présentation de cette catégorie technique. Liquid Force organise des séances photo annuelles pour créer du contenu frais et attrayant que ses détaillants peuvent utiliser dans leurs actions marketing. Indiana fournit des visuels, des informations techniques et une communication claire sur ses produits pour accompagner les détaillants sur leur point de vente. Les marques concentrent leurs efforts sur le perfectionnement de ce qui T E N DA N C E S fonctionne déjà plutôt que sur la course à la nouveauté. Il en résulte des gammes de 1 La modularité accroît la foils et de boards bien pensées, répondant valeur du produit aux besoins d’une clientèle de plus en plus avertie et exigeante. 2 Les boards mid-length
dominent l’offre
Plus d’infos en ligne sur notre site web : B OA R D S P O R T S O U R C E .C O M
3 Utilisation généralisée du carbone 4 Opportunités de croissance au-delà du wingfoil
AT YOUR FINGER TIPS How you want it, where you want it, when you want it...
Source means business www.boardsportsource.com
portrait de marque
RHYTHM Reconnue pour son mélange de culture surf et de style décontracté, Rhythm poursuit son expansion. Source s’est entretenu avec Josh Barrett, directeur général monde, qui nous présente l’histoire de la marque australienne, son équipe et son développement en Europe. Pouvez-vous nous raconter l’histoire de la marque depuis sa création ? Rhythm est une marque australienne indépendante de surf lifestyle, fondée en 2003 autour d’une philosophie forte, « The Sound of Change ». Depuis ses débuts, Rhythm a toujours choisi de rester en dehors des tendances grand public, convaincue que les marques authentiques peuvent se développer fortement dans l’univers du surf et du sport. Notre siège mondial est situé à Burleigh Heads, en Australie, où sont développés le design et la stratégie marketing pour les marchés internationaux. En 2009, Rhythm s’est implantée aux États-Unis, qui sont aujourd’hui notre plus grand marché, qui continue de progresser. Notre objectif est de poursuivre une croissance internationale maîtrisée tout en restant fidèles à nos produits, à notre marketing et à nos partenaires de distribution. Le D2C s’est également considérablement développé, mais nous l’utilisons avant tout pour mieux comprendre les consommateurs et traduire ces enseignements en actions au sein de nos distributeurs partenaires, qui restent au cœur de la stratégie de Rhythm. Quel est l’atout distinctif de Rhythm ? Rhythm associe l’authenticité et la fidélité des consommateurs d’une marque de surf indépendante bien établie à une grande réactivité dans le développement et le lancement de ses produits. Nos programmes Speed to Market nous permettent de lancer des produits sur le marché avec l’agilité des grandes entreprises de mode, tout en préservant l’intégrité de la marque Rhythm. Ces programmes ont largement contribué à notre croissance en Australie et aux États-Unis, et nous pensons qu’ils offrent désormais de belles opportunités à nos partenaires de distribution européens. Pouvez-vous nous parler de votre nouvelle organisation en Europe et nous expliquer comment vous y distribuez désormais la marque ? Rhythm travaille désormais en direct avec ses revendeurs sur la plupart des marchés européens clés, avec le soutien de Bleckmann aux Pays-Bas comme prestataire logistique (3PL) et d’une équipe renforcée au siège australien. Bien que cette organisation soit peu conventionnelle pour l’Europe, nous pensons que le fait de confier RHYTHMLIVIN.COM 24
le pilotage de la marque aux mêmes personnes qui ont fait grandir Rhythm au cours des 23 dernières années sera déterminant pour permettre à la marque d’exploiter tout son potentiel européen. Les initiatives mondiales peuvent désormais être déployées de manière cohérente dans toute l’Europe, permettant ainsi à Rhythm de s’affirmer avec authenticité et de refléter sa véritable identité. Qui compose l’équipe dirigeante ? En Europe, le responsable des ventes François Lassègue dirige notre réseau commercial indépendant. Après 22 ans au sein de l’entreprise, j’occupe le poste de directeur général monde de Rhythm. Jacob Byrne, responsable mondial de la marque, pilote les initiatives créatives. Natalie Fontes, responsable mondiale des ventes et de la planification, veille à ce que les collections répondent aux besoins des différents marchés. Et Ces Wilson, responsable du développement commercial international, met à profit sa grande expérience dans le développement de marques à l’international. Nos plus de 60 collaborateurs en Australie et aux États-Unis contribuent également largement à créer et préserver l’expérience de marque Rhythm dans toute son authenticité. Quel impact la chaleur estivale en Europe a-t-elle eu sur le marché ? Après un printemps difficile, marqué par une météo peu favorable et un ralentissement des ventes en magasin, la plupart des détaillants ont bénéficié d’un été chaud. Les collections estivales de Rhythm sont conçues pour passer naturellement de la plage à un dîner en terrasse. Les conditions étaient donc idéales. Les marchés du Nord, notamment la Bretagne, les Alpes françaises et le Royaume-Uni, ont enregistré de très bons résultats. Nous tenons également à soutenir les détaillants touchés par les incendies. Nous sommes à leurs côtés et espérons que septembre leur apportera une activité soutenue. Quelles sont les principales tendances du marché du Surf Apparel homme et femme pour la saison Printemps-Été 2027 ? Rhythm privilégie une approche contemporaine du surf et du lifestyle, guidée par le surf, l’art, la musique et les voyages. Pour les hommes, l’accent est mis sur la superposition, la couleur et la polyvalence. Chez les femmes, l’offre continue de trouver un équilibre entre féminité et décontraction, avec des robes d’été et des tops tendance associés à des jeans. Les collections de maillots de bain et de tenues de plage poursuivent leur évolution, avec des modèles plus sophistiqués qui passent naturellement de la plage à la garde-robe estivale du quotidien.
Dans quel pays européen Rhythm réalise-t-elle ses meilleures ventes et pourquoi ? Rhythm est bien implantée sur les marchés côtiers français, espagnol et portugais ainsi qu’au RoyaumeUni, où notre positionnement surf et lifestyle contemporain, associé à une qualité premium, rencontre un très bon accueil. La distribution sélective crée également une demande au-delà des régions côtières, à mesure que les consommateurs découvrent Rhythm lors de leurs voyages et continuent à la porter chez eux. Cela stimule notre croissance dans des marchés clés comme Paris, Rhône-Alpes, Londres, l’Allemagne et le Benelux. Notre repositionnement en matière de prix et de gamme de produits favorise également notre essor dans les action sports, tandis que notre réseau lifestyle se développe grâce à notre direction artistique, à la qualité de nos produits et à notre positionnement premium. Comment accompagnez-vous les détaillants qui distribuent votre marque ? Les premières livraisons directes de Rhythm en Europe n’ayant commencé qu’en juin, les détaillants n’ont pas encore pu mesurer l’ampleur de notre accompagnement. À partir de 2027, les partenaires européens auront accès à nos programmes mondiaux de marketing et de soutien aux détaillants. Il s’agit notamment d’éléments de PLV, de vitrines, d’opérations cadeaux avec achat, d’événements et d’autres initiatives créatives alignées sur l’image de Rhythm et conçues pour renforcer sa présence en magasin. C’est l’un des aspects les plus enthousiasmants de notre nouveau modèle et une priorité majeure alors que nous développons l’activité de Rhythm en Europe.
portrait de marque
ALUULA D’abord reconnue pour avoir introduit une nouvelle génération de matériaux composites haute performance dans les sports de vent, ALUULA poursuit son développement. Source s’est entretenu avec son PDG, Sven Sandahl, pour faire le point sur les dernières nouveautés. Qu’est-ce qui distingue fondamentalement ALUULA des textiles composites traditionnels ? ALUULA est née en 2019 d’une idée simple : et si l’on pouvait créer un matériau extrêmement léger et résistant pour les conditions les plus extrêmes, sans les compromis inhérents aux textiles composites traditionnels ? Au cœur de nos matériaux se trouve le polyéthylène à très haut poids moléculaire (UHMWPE), utilisé sous forme de fil à haut module ou sous forme tissée. Il est ensuite associé à une matrice composée d’autres matériaux à base de polyéthylène pour créer un textile composite haute performance. Nos produits sont réputés pour leur exceptionnel rapport résistance/poids — autrement dit, leur résistance et leur module spécifiques — qui les rendent, à poids égal, plus de huit fois plus résistants que l’acier. Cette caractéristique est rendue possible par notre procédé de fabrication par fusion breveté, qui élimine les adhésifs habituellement nécessaires à la fabrication de produits composites en UHMWPE. Pour les sports de vent, le résultat se traduit par des produits plus légers, plus résistants, plus rigides et plus durables, sans compromis sur la durabilité environnementale.
assembler les matériaux haute performance, mais chaque passage de l’aiguille crée un trou dans la matière. Cela pose problème pour les constructions étanches à l’air, aux gaz ou à l’eau, car les fils exposés peuvent subir fatigue et fluage, jusqu’à entraîner une défaillance. Les adhésifs sensibles à la pression (PSA) reposent sur une adhérence physique et sont susceptibles de céder dans des conditions exigeantes, notamment sur des matériaux à faible énergie de surface comme l’ALUULA. Les coutures constituent donc souvent le point faible de la structure. No-Sew™ transforme cette faiblesse en atout en utilisant une combinaison contrôlée de chaleur et de pression pour fusionner les panneaux ALUULA au niveau moléculaire, créant ainsi une jonction qui peut être plus résistante que le matériau lui-même. Nous sommes impatients de voir comment les designers et les marques innovantes vont exploiter la technologie No-Sew™ dans leurs produits pour créer une nouvelle génération de produits haute performance. Dans les sports de vent, nous en avons déjà vu les effets : dans certains de nos prototypes développés en interne, le poids a été réduit de moitié (voir DEIFIED). ALUULA NoSew™ ouvre ainsi de nouvelles perspectives pour les produits haute performance de nouvelle génération, dont certains arrivent déjà sur le marché !
Les composites ALUULA permettent aux designers de faire évoluer leurs produits non seulement grâce à de meilleures propriétés matériaux, mais aussi grâce à de nouvelles techniques de construction. Comme nos matériaux peuvent être fusionnés ou soudés entre eux sans altérer leurs performances intrinsèques, ils permettent de réaliser des assemblages sans recours aux coutures, aux adhésifs ou aux colles. Ce procédé de soudure matériau sur matériau, baptisé technologie ALUULA No-Sew™, ouvre de nouvelles perspectives en matière de conception et de fabrication. Des kites aux wings et aux voiles, en passant par les sacs à dos et les tentes, la technologie ALUULA No-Sew™ permet aux marques d’aller au-delà du simple choix des matériaux et de repenser entièrement l’architecture de leurs produits.
Pouvez-vous nous donner un exemple d’application de la technologie ALUULA NoSew™ ? Nous avons récemment présenté la technologie ALUULA No-Sew™ via DEIFIED, notre programme interne de R&D qui développe des concepts uniques afin de démontrer le potentiel des applications ALUULA . Le premier concept, « The Ross Effect », a été conçu par le designer spécialisé dans les sports de vent Ross Harrington. Il intégrait un bord d’attaque 100 % No-Sew™, y compris au niveau de la jonction finale. Le prototype ne pesait que 287 g (vessie comprise), contre 598 g pour un modèle entièrement cousu réalisé avec le même matériau. Les avancées en matière de construction ont ainsi permis de réduire le poids de moitié. Cette démonstration concrète prouve à quel point la composition du matériau comme sa méthode de construction peuvent avoir un impact considérable sur les performances du produit final, permettant aux marques d’exploiter encore dévantage le potentiel des matériaux ALUULA.
Parlez-nous d’ALUULA No-Sew™. Comment cette technologie fonctionne-t-elle et pourquoi estimez-vous que les coutures traditionnelles doivent être repensées ? La couture est la méthode standard pour
La réduction du poids n’est qu’un avantage parmi d’autres. Les assemblages par superposition No-Sew™ sont plus résistants de plus de 60 % et s’allongent 50 % moins que le matériau lui-même, tout en offrant une rigidité et une durabilité
supérieures aux constructions cousues, avec PSA ou par collage traditionnel. C’est là tout l’intérêt de la technologie No-Sew™ : repenser la manière dont nous concevons les constructions et transformer la couture, traditionnellement considérée comme un point faible, en un élément structurel contribuant à la résistance. Cela ouvre de nouvelles possibilités dans la conception et la fabrication des produits haute performance. Quelle sera la prochaine étape pour ALUULA NoSew™ ? Les sports de vent ont constitué un formidable terrain d’expérimentation pour ALUULA, car chaque gramme compte et les produits doivent résister à des conditions exigeantes — sel, vent, UV, sable, neige, chaleur, froid, humidité, etc. Toutefois, nous entrevoyons désormais des opportunités dans d’autres applications, notamment dans l’outdoor haute performance, l’aérospatiale, la défense et d’autres secteurs où légèreté, rigidité, résistance et durabilité sont essentielles. Les produits ALUULA peuvent combiner différentes fonctionnalités à forte valeur ajoutée, ce qui nous permet de répondre à de nombreuses exigences au sein d’un même produit tout en éliminant, au niveau du produit comme de sa construction, certaines causes majeures de défaillance, comme la délamination ou la rupture des coutures. C’est ce qui rend la suite particulièrement passionnante à nos yeux. No-Sew™ constitue une étape vers une nouvelle manière de concevoir, en offrant aux designers les moyens de repenser ce qui est possible et d’explorer des produits et des niveaux de performance qui n’étaient pas envisageables auparavant. ALUULA.COM 25
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WINGS PE27
GA
Pour le PE27, les gammes de wings se resserrent, avec des matériaux plus résistants et une stratégie retail adaptée à des acheteurs plus sélectifs et plus expérimentés. Par Rocio Enriquez.
En 2026, le marché des wings a montré des signes de maturité, avec des acheteurs plus sélectifs et davantage attentifs au rapport qualité-prix. Les ventes sont restées sur la dynamique de 2025, qui avait enregistré un sell-through régulier pour toutes les marques malgré un contexte économique difficile. Eleveight et Ensis ont écoulé leurs stocks avant la fin de l’année tandis que GA Wings et Armstrong ont enregistré une croissance. Des développements produits réfléchis et innovants ont soutenu ces ventes, répondant aux attentes d’acheteurs avertis. Le modèle Stream d’AFS, fruit d’un important travail de R&D, a rapidement été plébiscité par les détaillants et les consommateurs. L’arrivée de la Stream One cette année a permis à la marque d’étendre ses ventes au segment grand public. NSP a misé sur son modèle éprouvé, la Fireball, pour accompagner la progression des pratiquants. Les nouveaux mâts, la board ML redessinée et la nouvelle wing performance d’Armstrong ont également été bien accueillis. Eleveight a investi massivement dans le développement produit pour 2026, s’imposant comme une marque de référence pour les pratiquants en quête de performance. Parmi ces nouveautés, les parawings ont suscité un vif intérêt : AFS a lancé son premier modèle, la Stow, en juin dernier, avec des retours très positifs. En 2026, ce sont les wings accessibles et polyvalentes qui se sont le mieux vendues chez toutes les marques. Ces modèles offrent un bon rapport qualitéprix et sont faciles à recommander. Cette catégorie inclut notamment la Stream d’AFS, la XPS d’Armstrong, la Cross de GA Wings, la Fireball de NSP et la WFS V7 d’Eleveight. « La WFS V7 combine haut niveau de performance, polyvalence et accessibilité, trois qualités recherchées par la majorité des rideurs », explique Robert Bratz, directeur marketing et cofondateur d’Eleveight. Les modèles haut de gamme et performance arrivent juste derrière en termes de ventes, avec notamment la Pure et la Jet de GA Wings, la X-Wing Performance d’Armstrong, la Meteor de NSP et la gamme ACE d’Ensis.
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L’essor du marché de l’occasion contribue à la croissance du secteur en proposant des solutions à une clientèle plus large. L’acheteur type de wings est un pratiquant de sports nautiques expérimenté, qui vient soit d’une autre discipline nautique, soit d’un niveau intermédiaire qu’il cherche à dépasser pour atteindre un niveau avancé. La plupart des marques segmentent leur offre en fonction
‘‘Nous testons constamment de nouveaux matériaux, mais ils doivent apporter une réelle amélioration en termes de performance, de durabilité, de régularité et d’expérience globale pour le rideur.” Aidan Nicholas, Armstrong de ces différents profils. Eleveight et Armstrong constatent également une diversification de leur clientèle, avec des perspectives de croissance du côté des nouveaux pratiquants et de la pratique de la wing sur les plans d’eau intérieurs. Les acheteurs sont attentifs à la performance, mais pas à n’importe quel prix. Le rapport qualité-prix et la durabilité sont essentiels. Des structures plus rigides et une meilleure maniabilité comptent davantage que le poids. L’accent est davantage mis sur les renforts ciblés que sur les matériaux exotiques, à la suite de certains problèmes de fragilité rencontrés avec de nouveaux matériaux comme l’Aluula et le Dyneema. Des tissus comme l’UPE (Ultra Performance) offrent un meilleur équilibre entre durabilité et poids et résistent mieux à une utilisation intensive. Les booms carbone deviennent la norme. « Les booms carbone apportent un réel gain en termes de rigidité et de réduction du poids par rapport aux modèles en aluminium », explique Ghislain Melaine, CEO d’AFS. Les différents niveaux de construction et de matériaux permettent aux clients de choisir entre différents niveaux de performance et de prix. WINGS PE27 Les gammes de wings 2027 sont resserrées, les marques proposant entre deux et cinq modèles, répartis entre des offres accessibles et des modèles haut de gamme axés sur la performance. AFS proposera la Stream et sa version
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“Nous continuerons à investir dans les démos, les rencontres avec nos team rideurs et les événements régionaux qui permettent aux clients de prendre les wings en main.” Jarra, NSP
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Les constructions privilégient les renforts ciblés et la réduction du poids. Eleveight utilise du ripstop X4 sur le canopy principal et du ripstop X6 sur le bord de fuite, une combinaison qui augmente la tension structurelle et la stabilité tout en conservant un poids réduit. NSP ajoute du Kevlar ou des renforts de protection sur les zones exposées, des coutures triples et un renfort double épaisseur sur les zones clés. « Les zones fortement sollicitées bénéficient de renforts supplémentaires, tandis que des matériaux plus légers sont utilisés là où une flexion contrôlée améliore la maniabilité », explique Jarra, responsable design et communication chez NSP. La Meteor de NSP est équipée de poignées rigides en composite. Ensis présente le nouvel Ergo boom. « Ce boom 100 % carbone est plus léger, plus rigide et de diamètre plus réduit », explique Karl Müller. GA Wings a introduit cette année des booms carbone amovibles en deux parties sur toute sa gamme et annonce pour 2027 l’introduction du Z-strut sur tous ses modèles. « Le Z-strut apporte davantage de rigidité et améliore la stabilité du profil, pour une sensation encore plus précise et maîtrisée sur l’eau », explique Julien Leclerc, responsable marketing.
accessible, la Stream One. La marque propose également la Stow, une parawing dont elle attend une montée en puissance. Eleveight propose deux constructions pour sa WFS : la V8, destinée au freeride et couvrant les besoins de la majorité des pratiquants, et la Pro V3, haute performance, destinée aux pratiquants avancés et orientés performance. La marque ajoute également la GT5 Plus à sa gamme pour la pratique dans les vagues. Ensis reste fidèle à ses deux lignes, Topspin et Score, avec un accent mis sur la race, un segment dont elle anticipe la croissance. « Les deux lignes de wings seront proposées en version standard et en version ACE haute performance », explique Karl Müller, propriétaire d’Ensis. GA Wings proposera cinq modèles l’été prochain. La Cross, la Poison et la Cross LW couvrent les besoins du plus grand nombre de pratiquants tandis que la Pure et la Jet sont conçues pour les pratiquants avancés et les compétiteurs. NSP présente la Fireball, polyvalente, ainsi que la Meteor, plus légère, plus haut de gamme, et davantage orientée performance. Armstrong annonce des nouveautés prometteuses pour 2027, dont les détails seront communiqués ultérieurement.
“Le Z-strut apporte davantage de rigidité et améliore la stabilité du profil, pour une sensation encore plus précise et maîtrisée sur l’eau.” Julien Leclerc, GA wings La philosophie qui sous-tend le choix des matériaux consiste à privilégier des matériaux éprouvés et résistants. L’intérêt pour les nouveaux matériaux demeure, mais leur adoption dans un simple souci de nouveauté est généralement évitée. « Nous testons constamment de nouveaux matériaux, mais ils doivent apporter une réelle amélioration en termes de performance, de durabilité, de régularité et d’expérience globale pour le rideur », explique Armstrong. On observe différents niveaux de construction et un choix de tissus utilisés différenciés. « L’idée est d’offrir aux clients le choix entre différentes constructions, chacune offrant ses propres avantages en matière de performances et de prix », explique Robert Bratz d’Eleveight. Eleveight utilise l’Aluula pour sa gamme Pro, en l’associant à une technologie de construction spécifique, le Polyfusion®, qui soude les coutures du bord d’attaque, réduisant ainsi le recours aux coutures et aux renforts supplémentaires. La GT5 Plus est dotée du nouveau XTC TEX 2.0, 25 % plus léger et offrant une résistance à la déchirure cinq fois supérieure à celle du Dacron. La WFS V8 est fabriquée en XT 2.0, un matériau haute ténacité développé en partenariat avec Teijin. AFS utilise l’UPE pour ses wings haut de gamme, ainsi que le Dacron, qui a largement fait ses preuves. NSP utilise une construction hybride avec différents grammages de Dacron selon les charges et le niveau de flexibilité recherché. GA Wings choisit des tissus haut de gamme de Teijin, Dimension-Polyant et Challenge Sailcloth. Ensis fabrique ses wings en Dacron et passe à des matériaux premium pour sa gamme ACE. La Score ACE utilise l’Aluula et la Topspin ACE le Dyneema.
DURABILITÉ La durabilité est le principal argument environnemental mis en avant par l’ensemble du marché. Proposer un produit qui dure plus longtemps est la contribution la plus significative que les marques de wings puissent apporter à l’environnement, alors que l’industrie repose encore sur des matériaux pétrochimiques. Cela passe par la qualité de fabrication, la réutilisation et la réparabilité. L’amélioration des emballages et de l’efficacité du transport joue également un rôle significatif. NSP réutilise les chutes de production de son usine pour fabriquer des éléments d’emballage, des liens et des étiquettes cartonnées, réduisant ainsi les déchets et le recours aux plastiques à usage unique. La marque propose également des vessies remplaçables et des services de réparation afin de prolonger la durée de vie de ses wings. Les emballages d’Eleveight sont en grande partie exempts de plastique et la marque s’efforce de raccourcir les itinéraires de transport et d’améliorer sa logistique autant que possible. Elle travaille avec des fournisseurs appliquant des standards élevés en matière de gestion des déchets et de l’eau. Armstrong évalue en permanence de nouveaux procédés de fabrication susceptibles d’améliorer la durabilité et de réduire les déchets inutiles. SOUTIEN AUX DÉTAILLANTS Le soutien est avant tout pratique et centré sur les produits. L’objectif est de permettre aux détaillants de recommander le produit adapté à chaque client. « Une meilleure expérience pour le détaillant comme pour le client est bénéfique pour la marque à long terme», explique Aidan Nicholas d’Armstrong. Les approches fondées sur l’expérience, comme les journées de test et autres événements similaires, sont très précieuses. AFS multipliera les occasions pour les pratiquants de tester ses produits, en organisant davantage d’événements et en étoffant sa flotte de wings de démo. NSP investit également dans la création d’expériences. « Nous continuerons à investir dans les démos, les rencontres avec nos team rideurs et les événements régionaux qui permettent aux clients de prendre les wings en main », explique Jarra. Les outils pédagogiques et de formation contribuent à renforcer la confiance des détaillants. NSP fournit des vidéos produits claires, des fiches techniques et des supports de formation destinés au personnel, qui facilitent la présentation de sa gamme. Le service est un élément fondamental de la relation entre la marque et le détaillant. GA Wings se concentre sur deux besoins spécifiques des détaillants : la disponibilité des produits à rotation rapide et des marges suffisamment solides pour maintenir la pérennité de l’activité, même en période de promotion. « Notre capacité à maintenir des niveaux de stock sains nous permet d’absorber les fluctuations du marché et de répondre rapidement à la demande des détaillants », explique Julien Leclerc. NSP propose également un service pratique de pièces de rechange. D’autres actions marketing plus classiques sont également mises en œuvre. Eleveight investit dans la constitution d’une équipe solide et la création de contenus de qualité afin de développer la notoriété de ses produits et de renforcer l’image positive de la marque. NSP fournit des supports de lancement numériques destinés à la communication auprès des revendeurs. Le PE27 mise davantage sur le perfectionnement de matériaux et de constructions éprouvés que sur la course à la nouveauté. Des combinaisons judicieuses et une offre échelonnée par niveaux de gamme permettent aux pratiquants toujours plus avertis de choisir le modèle adapté à leur budget et à leurs attentes en T E N DA N C E S matière de performance. Avec des gammes plus resserrées couvrant 1 Marché des wings en tous les fondamentaux, les détaillants phase de maturité disposeront des outils nécessaires pour satisfaire leurs clients.
2 Constructions à plusieurs niveaux pour une offre accessible et des performances haut de gamme
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3 Gammes plus resserrées 4 La durabilité comme principal argument environnemental
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INTERVIEW GRAND PONTE B A S JA N S S E N , R E S P O N S A B L E D E L A M A R Q U E E T N I E S , E M E R I C A & É S E M E A Tout a commencé en 1990, avec un cadeau d’anniversaire : son premier skateboard. Plus de trois décennies plus tard, cette première board a ouvert la voie à une carrière jalonnée d’expériences variées : skate shops, sponsoring, voyages à travers le monde, vente et marketing auprès de certains des plus grands noms de la chaussure de skate. Après avoir roulé pour Element et travaillé chez Hardcore Supplies, Bas est devenu directeur commercial et marketing pour etnies, Emerica et éS en Europe, découvrant ainsi l’industrie du skate sous presque tous ses angles. Aujourd’hui, alors que OneTurn vient de reprendre la distribution européenne de ces trois marques, Bas entame un nouveau chapitre, avec pour objectif de renforcer les liens avec la communauté skate core, de consolider le réseau de revendeurs et de développer la gamme textile, tout en insufflant une nouvelle énergie à certaines franchises emblématiques du skate. Nous avons rencontré Bas pour parler de l’évolution du marché européen du skate, des défis auxquels fait face la nouvelle génération de skateurs, de la nouvelle Marana Pro, de l’avenir d’etnies, Emerica et éS, et des raisons pour lesquelles il reste convaincu que, malgré les difficultés, le skateboard finira toujours par revenir au premier plan. Pouvez-vous nous parler de votre parcours et de ce qui vous a conduit à votre poste actuel ? Tout a commencé avec le premier skateboard que j’ai reçu pour mon anniversaire en 1990. Pour moi, c’est le fil conducteur de mon parcours et ce qui a façonné la personne que je suis aujourd’hui. À la fin des années 90, j’ai été sponsorisé et, en même temps, j’ai commencé à travailler dans le shop local, Juhroen Skateshop. C’est par son intermédiaire que j’ai rencontré le distributeur néerlandais de skate, qui m’a ensuite présenté à Element Skateboards. J’ai passé dix années formidables, rythmées par le skate et les voyages (un grand merci à Samuli « Hessu » Heino, Phil Lalement et Christian Vankelst !). Lorsque la nouvelle génération a pris la relève, j’ai commencé à travailler dans les domaines de la vente et du marketing chez ce même distributeur, Hardcore Supplies. Première boucle bouclée. Quelques années plus tard, alors que j’étais toujours sponsorisé par Sole Technology, j’ai décidé de changer de voie et de devenir commercial pour etnies et ThirtyTwo. Au fil de plus de dix ans, ce poste a évolué jusqu’à celui de directeur commercial et marketing Europe pour etnies, Emerica et éS. En 2024, j’ai rejoint le groupe Nidecker avec ces marques, en tant que directeur commercial EMEA/APAC. Et depuis le début de cette année, je pilote ces mêmes marques pour l’Europe au sein de OneTurn, qui a repris leur gestion et leur distribution en Europe. Deuxième boucle bouclée, puisque je travaille à nouveau avec Joost Grootswagers, avec qui j’avais fait mes débuts chez Sole Technology il y a douze ans. 28
La tendance Y2K ne faiblit pas dans l’univers lifestyle. Si le style évolue, les jeunes consommateurs manifestent un réel intérêt pour notre héritage.
Pouvez-vous nous expliquer l’organisation en Europe et nous présenter les principales personnes de l’équipe de direction de OneTurn ? Du côté EEE, comme nous appelons le pôle regroupant etnies, Emerica et éS, l’organisation est légère. Kevin Parrott (responsable marketing senior EMEA) et moi-même sommes les deux seuls à être entièrement dédiés à EEE. Chez OneTurn, tous les services travaillent pour l’ensemble des marques, ce qui nous permet de bénéficier de nombreuses ressources et de pouvoir compter sur de nombreuses personnes pour nous accompagner ; c’est formidable. En parallèle, nous travaillons toujours en étroite collaboration avec Nidecker afin de garantir les meilleures chaussures et le meilleur marketing possible à l’échelle mondiale. De quelle réalisation êtes-vous le plus fier depuis vos débuts dans l’industrie ? J’aime beaucoup aider les skateurs à franchir un cap, et je suis ravi de
constater que plusieurs skateurs amateurs avec lesquels j’ai travaillé au fil des années peuvent aujourd’hui être fiers d’avoir leur nom sur une planche ou, plus généralement, d’avoir construit une solide carrière dans le skate. Et quelle a été la décision la plus difficile que vous ayez eu à prendre au cours de votre carrière, et pourquoi ? Dire non à certaines choses ! Il y a tellement de bonnes initiatives dans l’univers du skate. C’est toujours difficile de refuser quelque chose ! Quelles sont les principales leçons que vous avez tirées de votre expérience dans l’industrie du skate ? C’est un milieu restreint, aussi faisons en sorte de bien nous entendre et d’éviter de nous fermer les portes. C’est beaucoup plus sympa comme ça !
Bubble Skate Mag a publié un excellent article intitulé « This ain’t the ’90s» (On n’est plus dans les années 90) qui analyse l’évolution de la scène skate. L’auteur soutient que le skateboard n’a jamais été aussi accessible — avec la multiplication des skateparks, des séances de coaching, des tutoriels et l’intégration aux Jeux olympiques — et pourtant, de moins en moins de jeunes s’y investissent durablement. C’est également une menace pour l’ensemble du secteur de la distribution. Ce sont avant tout les jeunes de 15 à 20 ans qui font vivre le skate. Nous devons donc nous intéresser à cette nouvelle génération de jeunes skateurs, en adoptant une approche plus ouverte et plus
interview grand ponte
J’aime beaucoup aider les skateurs à franchir un cap, et je suis ravi de constater que plusieurs skateurs amateurs avec lesquels j’ai travaillé au fil des années peuvent aujourd’hui être fiers d’avoir leur nom sur une planche.
Pouvez-vous nous présenter les gammes d’éS, Emerica et etnies et nous expliquer comment elles s’articulent entre elles ? Tout au long de la transition de Sole Technology vers Nidecker, nous avons consacré beaucoup de temps à nous assurer que les trois marques se complètent plutôt qu’elles ne se cannibalisent. Cela repose sur les produits, le positionnement tarifaire, le profil des consommateurs et la différenciation des marques. Quelles opportunités voyez-vous pour ces marques sur le marché européen de la chaussure de skate ? Sur le segment core, le marché est clairement sous pression et la communauté « real core » se réduit. Cela dit, l’intérêt est toujours là, mais nous devons développer et investir dans cette communauté pour mériter notre place dans les rayons des shops. La nouvelle vidéo promo etnies et les événements Back in the Street ne sont qu’un début, et d’autres projets arrivent ! Dans le même temps, la tendance Y2K ne faiblit pas dans l’univers lifestyle. Si le style évolue, les jeunes consommateurs manifestent un réel intérêt pour notre héritage.
Nous devons donc nous intéresser à cette nouvelle génération de jeunes skateurs, en adoptant une approche plus ouverte et plus accessible, en mettant davantage l’accent sur le plaisir de skater que sur la recherche du meilleur trick lors des événements. L’accent sera-t-il désormais davantage mis sur le développement de l’offre textile pour les trois marques de chaussures ? OUI ! OneTurn prend désormais en charge le développement de l’offre textile pour EEE à l’échelle mondiale. Attendez-vous donc à retrouver les standards de qualité de Volcom dès l’automne 2027, avec de nouveaux modèles pour le printemps 2028. Ne vous attendez pas à une énorme collection dès le départ, mais nous allons investir judicieusement et développer progressivement notre offre textile. Cette partie du projet m’enthousiasme particulièrement !
accessible, en mettant davantage l’accent sur le plaisir de skater que sur la recherche du meilleur trick lors des événements, car ce n’est pas ce qu’ils recherchent. Si nous parvenons à adopter la bonne stratégie, le skate et son marché pourraient à nouveau connaître une belle dynamique. Ma réponse porte davantage sur la communauté que sur le seul paysage commercial, mais à mon avis, les deux sont étroitement liés.
Quels sont les avantages de regrouper Volcom et les trois marques de chaussures de skate sous la même entité, OneTurn, en Europe ? La synergie. Bon nombre de nos opérations et de nos méthodes de travail sont très similaires entre nos marques de chaussures et Volcom dans le streetwear. OneTurn jouit d’une excellente réputation en matière de service auprès des revendeurs et des distributeurs dans toute l’Europe ; notre objectif est de simplifier la vie de nos clients, pas de la compliquer. Il existe aussi de nombreuses similitudes au niveau de l’image de marque et du marketing, ce qui nous permet d’apprendre les uns des autres, de grandir ensemble et de prendre du plaisir dans cette aventure.
Comment accompagnez-vous vos détaillants ? Chez OneTurn, nous disposons d’une équipe formidable au service client, à la finance et à la logistique pour garantir un fonctionnement opérationnel aussi fluide que possible. Grâce à notre grande expérience et à notre approche très concrète, nous pouvons faire de OneTurn une entreprise avec laquelle il est facile et agréable de travailler, ce qui constitue la base de toute activité. En première ligne, Kevin Parrott dirige le marketing pour l’Europe avec, là encore, une excellente équipe pour l’épauler. OneTurn possède également une solide expérience dans l’événementiel, ainsi que dans la création de PLV de qualité, d’opérations cadeaux avec achat et d’autres initiatives pour dynamiser les ventes en magasin. D’importantes avancées ont été réalisées dès la première saison PE27 et beaucoup d’autres sont à venir.
Quels sont les changements majeurs qui s’opèrent dans le paysage de la distribution du skate dans la zone EMEA, et où voyez-vous les opportunités et les menaces pour l’avenir ?
Comment voyez-vous l’avenir de l’industrie européenne du skate ? Radieux ! Oui, les temps sont difficiles et beaucoup de choses évoluent, mais le skate finira toujours par revenir au sommet ! 29
C O M B I N A I S O N S P E 27
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GUIDE D’ACHAT
O’NEILL
Un flat estival historique, conjugué à des températures dignes du Sahara, a rendu nos combinaisons inutiles ces derniers mois. Comment les marques vont-elles s’adapter pour le printemps-été 2027 ? David Bianic joue les devins.
Alors que l’on pensait avoir enfin surmonté la vague scélérate des « surstocks postpandémie », la Nature nous a une fois de plus infligé une gifle magistrale : la saison 2026 a brutalement rappelé que le thermomètre reste le véritable maître du jeu en magasin. « Les retours de notre réseau de distribution ont été sans appel : il faisait tout simplement “trop chaud” pour les combinaisons. Les températures élevées de l’eau ont incité les clients à se tourner plutôt vers les boardshorts et les t-shirts antiUV », explique James Trevelyan, directeur chez Circle One. Ce frein lié aux conditions climatiques nous renvoie aux questions sur les stocks, la santé de l’écosystème de distribution apparaissant très contrastée. Les grands acteurs historiques luttent encore contre un excédent de combinaisons qui encombrent les rayons, tandis que des marques plus agiles et aux structures plus légères font déjà état de niveaux de stocks sains et de rythmes d’achat « conventionnels ». Des marques comme Oxbow ont adopté une stratégie défensive, choisissant délibérément de faire l’impasse sur certaines tailles plutôt que de surproduire, afin d’éviter d’inonder le marché d’invendus bradés par la suite. Simon Neep, responsable des ventes et du développement produit chez Alder Wetsuits, ajoute que « malgré des remises importantes... la demande semble rester faible ». Jimmy Pinfield, de C-Skins, livre une analyse plus optimiste : « Nous avons senti l’excédent de stocks se résorber au cours de la saison dernière, et la majeure partie de nos principaux partenaires distributeurs affichent désormais une situation saine à cet égard. Au contraire, nous constatons une volonté accrue d’introduire de nouveaux produits plutôt que de conserver des stocks anciens. » TARIFS PE27 Des marques comme O’Neill et Circle One laissent entendre que des hausses de prix sont probablement inévitables en raison notamment des coûts de mise en conformité et de transport. À l’inverse, des marques telles que Mistral et WIP maintiennent leurs tarifs, misant sur des stratégies de reconduction de modèles et une stabilité des prix pour séduire les détaillants lassés par l’érosion des marges. MDNS a tenté d’absorber une grande partie de la hausse des coûts en optimisant « la conception et l’approvisionnement du nouveau néoprène MRL utilisé pour les gammes SLAB et PEARL ; ainsi, les augmentations de prix pour le PE27 sont réduites au strict minimum », assure Benoît Brecq, directeur marketing et brand manager.
‘‘Nous constatons une volonté accrue d’introduire de nouveaux produits plutôt que de conserver des stocks anciens.” Jimmy Pinfield, C-Skins Manera a réagi à la pression sur les coûts en lançant un nouveau modèle conçu en tenant compte du budget des clients, comme le révèle Bud Freitas, directeur commercial monde : « Proposé à moins de 300 dollars aux États-Unis, le modèle Classic permet à Manera de toucher une clientèle plus large sans compromettre les standards de qualité de la marque. Les premiers retours des détaillants et les chiffres de vente sont excellents, ce qui en fait un produit clé en termes de volume au sein de la gamme PE27. » Steve West, chez Mistral, offre une rare note de stabilité : « Heureusement, les prix resteront inchangés, dans un marché où le coût du néoprène peut connaître des flambées. » Pour justifier ces tarifs, les marques misent sur des améliorations techniques qui font apparaître les modèles phares de la collection PE27 comme une véritable avancée, plutôt que comme un simple changement de coloris. MODÈLES PHARES ET INNOVATIONS PE27 La stratégie pour la saison PE27 s’illustre parfaitement par le concept « d’innovation chirurgicale ». Plutôt que de réinventer la roue, les marques peaufinent la structure de base. On observe une attention particulière portée à l’ergonomie et à la conception des panneaux. MDNS, par exemple, a misé sur la construction LUMBAR2ZIP, qui relie les coutures du col jusqu’aux lombaires afin de réduire les points de tension. De même, Soöruz a dévoilé un nouveau système U-Zip « repensé et peaufiné » : « Il allie trois avantages clés : une liberté de mouvement maximale grâce à une conception légère au niveau du cou et des épaules, une facilité d’enfilage et de retrait, ainsi qu’une excellente étanchéité grâce à sa fermeture d’épaule à épaule — contrairement au système traditionnel chest-zip » ; ce système équipe la gamme GURU PRO pour hommes et femmes. O’Neill profite de son 75e anniversaire pour lancer la Hyperfreak 75, une combinaison qui s’appuie sur l’héritage de la marque tout en repoussant les limites de la
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“Léger, le TB4X réagit à la chaleur corporelle pour des sessions bien chaudes, sans le poids du revêtement Firewall.” Tom Copsey, O’Neill Wetsuits mousse à base de coquilles d’huîtres — obtenues en broyant des coquilles issues de déchets — pour réduire concrètement la quantité de calcaire nécessaire à la fabrication. Si Patagonia reste la référence absolue grâce à sa démarche « sans néoprène » initiée il y a dix ans, le reste du marché comble rapidement son retard. Thomas Chastol, chez Oxbow, détaille la composition des collections de la saison prochaine : « Toute la gamme utilise une mousse en caoutchouc naturel. La moitié intègre la mousse Ocena, composée à 82 % de matières biosourcées, tandis que l’autre moitié est fabriquée en OXBprene. » À partir de 2026, Manera adoptera également la mousse Ocena pour sa gamme XTEND. DOUBLURES PE27 : PRIORITÉ À LA RESPIRABILITÉ PLUTÔT QU’À L’ISOLATION Avec une combinaison 3/2 ou 2/2, l’enjeu n’est pas de lutter contre l’hypothermie, mais d’éviter les irritations et l’absorption d’eau. Jimmy Pinfield, de C-Skins, rappelle l’importance du premier contact : « Sur les modèles d’été plus fins, la doublure est souvent le premier élément que l’utilisateur remarque : le toucher sur la peau, la rapidité de séchage et la tenue dans le temps après des usages répétés. » C’est pourquoi ils utilisent des doublures recyclées Halo X2 sur toute la gamme, offrant un grand confort au toucher et un séchage rapide, sans compromis sur l’aspect écologique.
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Une approche minimaliste permet de conserver une combinaison légère et offrant une grande liberté de mouvement ; c’est exactement ce que recherche un surfeur lorsque l’eau est à 17 °C mais que le soleil tape fort. James Trevelyan, de Circle One, explique ce virage : « Pour la collection PE27, nous privilégions la respirabilité et le séchage rapide plutôt que l’isolation thermique. Nous avons placé la doublure en tissu XTEND uniquement là où c’est nécessaire, au niveau des épaules et des empiècements des bras. » Tom Laine, de Soöruz, met en avant leur technologie : « Nous lançons une version améliorée de notre doublure en polyester recyclé, la Stormdry2. Elle est plus légère et plus souple. »
technologie légère infusée au graphène : « Elle intègre une édition spéciale de notre néoprène TechnoButter de 4e génération infusé au graphène, doté de la nouvelle doublure TB4X. [...] Léger, le TB4X réagit à la chaleur corporelle pour des sessions bien chaudes, sans le poids du revêtement Firewall », explique Tom Copsey, chef de produit. De son côté, MDNS a entièrement revu sa grille de tailles (en proposant des options comme M/L, M/XL, etc.) car comme l’indique Benoît Brecq, « la cohérence des tailles reste la priorité absolue pour nos clients clés — écoles et loueurs — et il y avait une réelle opportunité d’élargir notre offre pour s’adapter à une plus grande variété de morphologies ». Dans des eaux plus chaudes, l’épaisseur des couches doit également être repensée ; Stan Bresson, président de Saint Jacques Wetsuits, vante ainsi les mérites de la modularité : « Un short en néoprène associé à une veste zippée à manches longues constitue une meilleure solution qu’une combinaison “shorty” à manches longues : deux pièces, davantage de combinaisons possibles et une plage de températures d’utilisation bien plus large. » Il ne fait aucun doute que le springsuit à manches longues sera la silhouette
“Proposé à moins de 300 dollars aux États-Unis, le modèle Classic permet à Manera de toucher une clientèle plus large sans compromettre les standards de qualité de la marque.” Bud Freitas, Manera phare de la saison PE27, O’Neill ajoutant d’ailleurs un modèle Hammer LS pour les plus jeunes ainsi qu’une version Hyperfreak pour femmes. Une autre tendance semble portée par l’essor de la culture « waterman » : les pratiquants ne se contentent plus de surfer ; ils font du wing, du foil et du SUP. Ils passent ainsi plus de temps sur l’eau que dans l’eau, ce qui bouleverse totalement le cahier des charges. Bien qu’il ne s’agisse pas techniquement d’une combinaison, le Rashguard UV à capuche de WIP rivalise avec ces dernières durant la saison estivale : « Grande résistance et confort, protection UV intégrale... Ouvertures spécifiques et innovantes pour le harnais ou le crochet du trapèze, visière en néoprène semi-rigide. » Benjamin Tillier, responsable marketing chez WIP, définit ainsi leur positionnement : « Notre ADN, c’est la protection : contre les chocs et les coupures, mais aussi contre le soleil. [...] Le choix d’une haute visibilité pour le modèle Steamy LS 3.2 s’est également avéré très pertinent en matière de sécurité. » Solite, spécialiste des chaussons, a également rencontré un franc succès avec des articles alternatifs tels que sa gamme de rashguards Neo-Front, désormais disponibles en versions avec ou sans capuche. “Ce sont les seuls rashguards du marché dotés d’une protection des côtes ; ils intègrent un panneau de poitrine en néoprène perforé de 1,5 mm qui amortit les chocs au niveau des côtes lors des longues sessions de rame, tout en vous gardant au frais”, explique Jamie Meiselman, cofondateur. MOUSSES ET ALTERNATIVES : ADIEU LE PÉTROLE Alors que le monde entier a les yeux rivés sur le cours du pétrole, ce liquide autrefois précieux a totalement disparu de l’industrie des combinaisons. Oubliez le terme « néoprène » ; désormais, on parle de « mousse ». Qu’il s’agisse de poudre de coquilles d’huîtres, de caoutchouc d’hévéa ou de mousse biosourcée Ocena, les alternatives se sont imposées. Le modèle Alder Eco ID en est une parfaite illustration : il utilise une
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Même tendance chez Oxbow : « Nous conservons la doublure thermique sur notre combinaison 3/2 mm destinée à la mi-saison. En revanche, tous les modèles de type springsuit sont dépourvus de doublure thermique, celle-ci étant remplacée par des tissus recyclés extensibles. » Et pour ceux qui s’aventurent sur les récifs tropicaux de l’hémisphère sud, les nouveaux chaussons Reeflow 2 mm de Solite franchissent également un cap en matière doublure, repensés avec « une doublure souple et résistante à la perforation pour protéger des piquants d’oursin, ainsi qu’une nouvelle semelle extérieure moulée Powerflow — six fois plus résistante à l’abrasion que les semelles en caoutchouc, tout en offrant une meilleure adhérence et une plus grande souplesse ». DURABILITÉ : VERS UN ÉCOSYSTÈME CIRCULAIRE Pour la saison PE27, les marques prennent conscience que le meilleur moyen de fidéliser un client est de faire en sorte qu’il utilise sa combinaison le plus longtemps possible. Le service de réparation « 3 ans sans conditions » de Camaro est une initiative audacieuse qui renforce considérablement la confiance en B2B. À une époque où la fast fashion est de plus en plus critiquée, une marque qui garantit la solidité de ses coutures pendant 36 mois est une marque que les détaillants peuvent vendre en toute sérénité. Leonard Basse, chez Patagonia, décrit ce modèle circulaire : « Notre tout premier programme de gestion des combinaisons en fin de vie transforme les vieilles combinaisons usées en caoutchouc naturel en une matière première pour la fabrication de nos nouveaux modèles. » Le vieux caoutchouc est décomposé au niveau moléculaire par Bolder Industries, puis utilisé sous forme de carbon black dans le processus de teinture des futures combinaisons Patagonia. Et puisqu’il est question de chimie, pourquoi ne pas tout simplement éliminer les biocides, enzymes et agents biologiques de votre combinaison grâce au produit Wetsuit Refresh de Nikwax ? Non seulement il supprime les mauvaises odeurs, mais cette solution contribue également à préserver la douceur, la souplesse et le confort du néoprène. Parallèlement, James Trevelyan, de Circle One, met en avant le partenariat majeur noué en 2020 avec Barefoot.Tech : « Nous avons déjà transformé des milliers de combinaisons en fin de vie — toutes marques confondues — en nouveaux produits tels que des sacs et des accessoires, que nous commercialisons également sur notre site internet. » RESTAURER LA CONFIANCE DES DÉTAILLANTS Après quelques années de turbulences dans le secteur B2B, l’heure est à la stabilité pour le PE27. La stratégie est claire : soutenir les magasins physiques et éviter la politique de prix cassés en D2C qui a érodé la confiance par le passé. Une approche simple adoptée par Manera, qui ne vend pas en direct : « Notre priorité reste de bâtir la marque aux côtés des détaillants grâce à un service fiable, des produits performants et des partenariats à long terme », explique Bud Freitas. Grâce à des stocks basés au Royaume-Uni et en Europe, C-Skins permet aux détaillants de commander « de petites quantités fréquemment » afin de limiter les risques liés à la trésorerie. Circle One adopte la même démarche en proposant des conditions flexibles : « Cela inclut la possibilité de passer des commandes plus modestes et de fractionner les livraisons, plutôt que d’imposer une précommande globale en une seule fois. » Oxbow ne tarit pas d’éloges sur son outil ultime : l’humain. « Nous rendons visite à de plus en plus de détaillants pour les épauler avec des outils d’aide à la vente, tels que des fiches techniques détaillées (photos et caractéristiques clés) leur permettant d’expliquer en quoi nos produits se distinguent de la concurrence. » Essaie donc de faire pareil, ChatGPT ! T E N DA N C E S
1 Gammes rationalisées / plus ciblées Plus d’infos en ligne sur notre site web : B OA R D S P O R T S O U R C E .C O M
2 Modèles pour eaux plus chaudes 3 Doublures légères et respirantes 4 Service de réparation gratuit
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WIP-OUT WIP transpose son expertise en matière de protection pour les sports nautiques dans l’univers du surf avec le lancement de WIP-Out. Cette nouvelle gamme allie la protection technique et la mobilité indispensable à la pratique du surf, et s’adresse aux surfeurs de tous niveaux, des débutants aux spécialistes du surf de gros. Quelle est l’expertise de WIP en matière de protection dans les sports nautiques ? Fondée en Suisse en 2015, WIP est devenue une marque de référence dans le domaine des équipements de protection pour la voile et les boardsports. Sa mission est résumée dans son nom : WIP signifie Water Impact Protection. Depuis plus de dix ans, l’objectif reste le même : développer des équipements permettant aux rideurs de repousser leurs limites tout en leur offrant une protection adaptée aux exigences toujours plus élevées des sports nautiques. Le développement des produits repose sur une relation étroite avec les meilleurs rideurs du monde : champions du monde, champions olympiques et spécialistes des disciplines les plus exigeantes participent directement au processus de développement. Leurs retours permettent d’identifier de nouveaux besoins, de tester les solutions dans des conditions réelles et d’améliorer continuellement les produits. Pourquoi WIP se lance-t-elle dans le surf avec WIP-Out ? Aujourd’hui, WIP franchit une nouvelle étape importante en se développant dans le monde du surf avec WIP-Out, un univers dédié spécifiquement à cette pratique. Le nom n’est pas choisi au hasard : WIP-Out fait bien sûr référence à « wipeout », le terme que tout surfeur connaît pour désigner une chute — parfois particulièrement violente — dans les vagues. Il reflète parfaitement l’ADN de la marque : accompagner les surfeurs lorsqu’ils repoussent leurs limites et développer des solutions de protection pour ces moments où l’impact devient une réalité. Comme cela a été le cas pour le ski et le skateboard il y a plusieurs années, la prise de conscience autour de la sécurité progresse dans le monde du surf. Plus de monde dans les vagues, de nouvelles activités et des surfeurs prêts à prendre toujours plus de risques : tels sont les principaux facteurs qui ont fait évoluer les mentalités. Après avoir développé des solutions pour la plupart des sports nautiques WIPOUT.SURF | FORWARD-WIP.COM 34
les plus rapides, il était naturel pour WIP de se tourner vers le surf. Parallèlement, plusieurs grands noms du surf de gros ont contacté la marque à la recherche de solutions de protection spécifiquement adaptées à leurs besoins. Comment les produits WIP-Out ont-ils été développés ? Pour bien comprendre ces problématiques, les équipes de développement de WIP-Out ont dû se confronter aux conditions les plus extrêmes. Elles se sont donc rendues à Nazaré afin d’observer de près les défis auxquels font face les surfeurs de gros et les équipes chargées de leur sécurité. Cette approche de terrain se poursuit avec le team WIP-Out, qui compte notamment Tom Constant et Gautier Garanx, vainqueur du Billabong XXL, aujourd’hui très impliqué au sein de S3, une association de professionnels du sauvetage spécialisée dans le surf de gros. Leur expérience apporte des informations essentielles au développement des produits. WIP-Out travaille également avec des fédérations et des écoles de surf. L’objectif n’est pas de limiter la protection au surf de gros : le besoin existe à tous les niveaux, de l’apprentissage et de la progression jusqu’aux conditions les plus extrêmes. Que propose la gamme WIP-Out ? La première gamme WIP-Out s’articule autour de trois casques de surf et de bump shells : • le Wisurf Carbon est LE modèle premium, avec une construction conçue pour associer protection, légèreté et performance ; • le Wisurf Slide, développé sur une base similaire, intègre un système permettant au casque de coulisser vers l’avant et l’arrière pour un ajustement particulièrement précis ; • le Wisurf adopte une approche différente avec une construction en EVA ; • les Bump Shells, disponibles en versions casquette ou bob et dans différents coloris, constituent également une bonne solution pour une première protection contre les petits impacts et les coupures. WIP-Out développe également une gamme de combinaisons et d’équipements intégrant une protection au niveau de zones stratégiques du corps, notamment avec le Big Wave Short John. L’objectif est de préserver la mobilité indispensable à la pratique du surf tout en apportant une protection supplémentaire précisément là où elle est nécessaire. L’univers WIP-Out comprend également des lunettes de soleil et des masques premium, développés avec
le même souci des performances techniques, du confort et de la qualité. Sur l’eau comme en dehors, l’ambition est de proposer des équipements répondant aux besoins des surfeurs et aux environnements dans lesquels ils évoluent. De nombreux nouveaux produits WIPOut sont actuellement en développement pour les prochaines saisons. Comme pour l’ensemble de ses équipements, leur conception repose sur des échanges avec des surfeurs de haut niveau, des professionnels du surf, des équipes de secours, des fédérations et des écoles de surf, afin de répondre aux besoins réels identifiés sur le terrain. Comment WIP va-t-elle au-delà de la protection des surfeurs ? L’approche de WIP en matière de protection dépasse le cadre du surfeur. WIP est membre de « 1% for the Planet » et soutient également des organisations engagées dans la protection des océans, notamment Sea Shepherd et la Surfrider Foundation. Avec WIP-Out, la marque applique au surf la même méthode qui a fait le succès de WIP : observer, écouter les meilleurs surfeurs, développer, tester en conditions réelles et améliorer continuellement les produits. Que ce soit pour les surfeurs qui commencent à se confronter à des conditions plus exigeantes ou pour les spécialistes du surf de gros qui affrontent les vagues les plus puissantes au monde, la philosophie reste la même : les aider à aller encore plus loin grâce à une protection conçue pour répondre aux réalités de leur pratique. Parce que les wipeouts font partie du surf, WIPOut est là pour veiller sur eux tel un ange gardien.
portrait de marque
VOLCOM Volcom renforce sa présence en Europe grâce à la relance de sa gamme de lunettes, en partenariat avec un nouveau licencié européen, Loubsol. Source s’est entretenu avec l’équipe de Loubsol pour en savoir plus sur la collection de lancement, le positionnement sur le marché, les enjeux de durabilité et la stratégie de distribution de la marque en Europe. Pourquoi Loubsol a-t-elle été choisie comme nouveau partenaire licencié européen pour Volcom Optics ? Authentic et l’équipe de Volcom souhaitaient développer une véritable gamme de lunettes en Europe. Ils excellent déjà dans toutes les autres catégories de produits ; pour celle-ci, ils recherchaient des spécialistes, alors nous avons sauté sur l’occasion. Notre studio de design est basé à Bourg-Saint-Maurice, au cœur des Alpes, et nous sommes des fans de longue date. Ce que nous aimons chez Volcom, c’est que la marque reste fidèle à ses racines et possède un caractère bien trempé, tout en restant accessible. Les skateurs, snowboardeurs et surfeurs mettent les équipements Volcom à rude épreuve ; ce n’est pas juste une question de style ou de buzz. De notre côté, Loubsol fabrique des lunettes de soleil et des masques de ski depuis 1948, utilisés aussi bien sur les X-Games et le FWT que par les pisteurs-secouristes à travers les Alpes. Nous savons concevoir des produits ultra-résistants à un prix abordable, et nous disposons déjà du réseau commercial et logistique dont une marque comme Volcom a besoin. Présentez-nous la gamme de lancement. Seize modèles, environ 45 références, répartis en cinq paliers de prix allant de 60 à 140 euros. Nous avons baptisé ces catégories en référence aux différents niveaux d’accès lors d’une soirée — The Pit, Guestlist, Backstage, All Access — car la gamme doit évoquer une sortie nocturne plutôt qu’une simple grille tarifaire. La qualité des matériaux monte en gamme selon les paliers : montures en TR90 pour l’entrée de gamme, branches à âme métallique et logos moulés pour le milieu de gamme, et enfin acétate usiné à la main avec âmes ajustables pour le haut de gamme. Au-delà de cette hiérarchie se trouve la catégorie Bootleg, une édition limitée qui s’affranchit totalement des règles. Les noms des modèles sont courts et percutants : Overkill, Knockout, Nightshift, Shortfuse, Spacecase. Proposerez-vous également une offre de verres correcteurs ?
Le canal optique est au cœur du projet ; la réponse est donc oui, avec une sélection conçue pour être équipée de verres correcteurs, plutôt que d’adapter l’ensemble de la gamme. Des modèles comme Contour, Letterbox et Jetlag ont été conçus en tenant compte de la hauteur de verre et de la tolérance de courbure de base réellement requises par les opticiens, et ils permettent un ajustage manuel en atelier. Loubsol exerce déjà une activité dans le domaine de l’optique et des lunettes de lecture en France ; l’infrastructure logistique et opérationnelle est donc déjà en place. Quelles sont les principales valeurs de la marque Volcom Optics et son positionnement sur le marché ? Volcom évolue dans le skate, le snowboard et le surf depuis 1991 et n’a jamais cherché à rentrer dans le rang. C’est précisément cet esprit irrévérencieux que nous voulons préserver. Commercialement, nous nous positionnons volontairement entre deux segments : au-dessus des acteurs qui s’adressent directement au consommateur, à 4560 euros, dont les produits ne sont pas toujours à la hauteur, et en dessous des marques streetwear, à 150-250 euros, où une bonne partie du prix correspond au logo. Entre 60 et 140 euros, nous pouvons proposer aux détaillants une vraie qualité de fabrication, une vraie marge et une marque qui possède une véritable personnalité. Ce créneau est resté trop longtemps vacant. Comment garantissez-vous le caractère écoresponsable des lunettes Volcom et comment réduisez-vous votre impact environnemental ? Nous préférons mener à bien quelques actions concrètes plutôt que de publier un manifeste aux allures d’écoblanchiment. Le levier principal est la durabilité : des branches à âme métallique ajustables par un opticien et des charnières ultrarésistantes qui ne se desserrent pas, permettant ainsi de porter une paire pendant des années au lieu de la jeter après une seule saison. Par ailleurs, nous passons à l’acétate biosourcé pour nos modèles haut de gamme, intégrons des matériaux recyclés dans nos montures techniques, utilisons des emballages certifiés FSC sans plastique et privilégions le transport maritime comme mode d’expédition standard. Nous mesurons ce que nous pouvons mesurer et ne revendiquons rien que nous ne puissions justifier. Quels sont les prochains modèles qui vous enthousiasment le plus ? Le modèle Stone. C’est la pièce phare, presque déraisonnable. Acétate usiné à la main, verre découpé à la forme du logo Volcom Stone et branches moulées avec logos en acétate incrustés manuellement. Personne n’a besoin d’une monture conçue de la sorte, et c’est précisément pour cela que nous l’avons créée. Viennent ensuite
le Knockout en coloris rose cristal et le Fastback, un modèle shield qui donne l’impression de filer à 200 à l’heure alors qu’il est à l’arrêt, que ce soit au snowpark, à la plage ou sur le télésiège. D’autres catégories hivernales sont-elles prévues ? Cela fait partie intégrante du projet, ce n’est pas un ajout de dernière minute. La licence couvre les masques de snow ainsi que les casques de snow et de skate, en plus des lunettes. Les masques, en particulier, constituent notre cœur de métier : c’est une catégorie que Loubsol développe depuis des décennies pour le marché français de la montagne, avec une fabrication artisanale en Italie, juste de l’autre côté de la frontière. Volcom est née lors d’un trip de snowboard ; la marque a toute sa place sur les pistes. Nous lancerons ces produits lorsque nous serons prêts. Pouvez-vous nous en dire plus sur l’organisation de votre distribution en Europe ? Quatre canaux, chacun avec sa propre sélection : l’optique indépendante et les chaînes d’optique, les shops boardsports core, les magasins de sport spécialisés et les enseignes de sport à gros volumes, et enfin le lifestyle. Le niveau d’entrée est volontairement exclu des circuits de l’optique et des shops core afin de protéger les spécialistes. Nous développons le réseau grâce à notre propre force de vente, complétée par des agents et des distributeurs sur les marchés clés, à commencer par la France, les Alpes, la zone DACH, la péninsule Ibérique et le Benelux, avec un déploiement commercial à partir de la saison PE27. Et là où Volcom dispose déjà d’un espace dédié à ses vêtements, les lunettes devront naturellement être présentées à côté. LOUBSOL.COM 35
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GUIDE D’ACHAT
S T R E E T W E A R H O M M E S P E 27
PARIA
C’est une période pour le moins mouvementée. Les boutiques de marques sont désormais confrontées à la concurrence des magasins de seconde main et des plateformes de revente, mais aussi à des consommateurs de plus en plus réticents à payer le prix fort. Les marques de streetwear adoptent toutefois une approche stratégique et sont à l’écoute des attentes des clients, ce qui donne naissance à des pièces inédites, particulièrement intéressantes. Dans ce Guide d’Achat PE27, nous nous penchons sur les grandes tendances du Streetwear.
MARCHÉ Le marché actuel est difficile, selon les professionnels du secteur. Dans ce contexte d’incertitude mondiale, le streetwear reste néanmoins une catégorie forte et pertinente. De nouvelles marques apparaissent chaque jour, tandis que les plus grands détaillants s’inspirent des concepts proposés par ces marques pour les reproduire à des prix bien plus bas. Sam Morgan, fondateur de Paria Streetwear, constate que le marché du streetwear a considérablement mûri ces dernières années. Il explique : « Les consommateurs sont devenus plus exigeants, moins sensibles aux effets de mode et de plus en plus attentifs à l’authenticité, à la qualité et aux marques qui défendent une véritable identité. Se contenter d’apposer un logo sur un sweat à capuche ne suffit plus. » Joseph Janus, PDG et directeur marketing de WeSC, partage cet avis : « Le streetwear devient plus construit et davantage axé sur le produit. Les consommateurs recherchent toujours une certaine pertinence culturelle, mais ils délaissent le phénomène tout-logo au profit de marques authentiques, d’une meilleure qualité et de pièces qu’ils peuvent porter au quotidien. » Julian Wolf, responsable de la marque HOMEBOY, souligne quant à lui que « les boutiques de seconde main et les plateformes en ligne associées connaissent un essor considérable. Acheter à bas prix est devenu une manière d’affirmer son style. J’ai constaté qu’il est plus important que jamais de s’adresser à une communauté clairement identifiée. » Les marques de streetwear s’adressent à une communauté très spécifique et
“Les pantalons baggy classiques, qui s’arrachaient il y a à peine deux ans, ont évolué. Les silhouettes sont devenues plus modernes et tendance, et les finitions plus élaborées.” Julian Wolf, Homeboy
fidèle, et nous voyons de plus en plus de marques unir leurs forces. Anthony « ANF » Garcia, responsable des ventes chez RIPNDIP, se réjouit : « Je suis ravi de voir les marques redevenir plus ouvertes aux collaborations. Cela me rappelle la fin des années 2000 et le début des années 2010. » PRIX Les coûts de transport et des matières premières, entre autres facteurs, ont de manière générale une incidence sur les prix. Les marques s’efforcent toutefois de maintenir leurs niveaux de prix pour la prochaine saison. Joseph Janus, de WeSC, explique : « L’objectif est de proposer aux détaillants des niveaux de prix clairs — pour les produits d’appel, le cœur de gamme et les pièces phares — sans sacrifier la qualité ni l’identité de la marque. » Palle Bruun Rasmussen, fondateur et directeur artistique de RVLT Clothing, nuance toutefois : « L’incertitude mondiale peut toutefois compliquer le maintien des niveaux de prix prévus dans la durée. » 37
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“L’objectif est de proposer aux détaillants des niveaux de prix clairs — pour les produits d’appel, le cœur de gamme et les pièces phares — sans sacrifier la qualité ni l’identité de la marque.” Joseph Janus, WeSC
IRIE DAILY
l’élaboration d’une collection passionnante de produits streetwear et de matériel de skate, dont nous sommes certains qu’elle plaira aux shops comme au grand public. »
THÈMES & INSPIRATIONS La nostalgie semble être une tendance forte pour la saison PrintempsÉté 2027, les marques puisant leur inspiration dans les générations précédentes qui leur sont chères. Denise Graff, responsable marketing chez Irie Daily à Berlin, explique que leurs collections s’articulent autour « d’un look très contrasté et percutant, qui mêle le style universitaire traditionnel, un peu “snob”, au streetwear classique et à l’esthétique hip-hop des années 80 et 90 ». Rester fidèle à ses racines est essentiel pour une marque dont la clientèle initiale a adhéré à l’univers de ses débuts, et WeSC joue pleinement cette carte. Joseph explique : « La collection renoue avec l’énergie des premières années de la marque — graphismes affirmés, denim, fonctionnalité propre au skate et fort esprit communautaire — tout en modernisant les proportions, les délavages et les matières pour correspondre à la manière dont les gens s’habillent aujourd’hui ». La couleur semble également jouer un rôle important. Palle, de RVLT, explique : « Nous sommes une marque scandinave, mais contrairement à beaucoup d’autres marques qui s’orientent de plus en plus vers des palettes de couleurs plus sobres et neutres, nous continuons à miser sur la couleur. » HOMEBOY propose également une palette de couleurs rafraîchissante. Comme l’explique Julian à propos des thèmes de la collection : « De belles couleurs, des délavages uniques et une attitude positive : telle est notre devise. Se démarquer tout en restant fidèle à notre héritage est une priorité absolue pour nous. » COLLABORATIONS Les marques semblent à nouveau séduites par l’idée de collaborer, ce qui est une excellente nouvelle. HOMEBOY lancera une collection avec la célèbre marque californienne SK8MAFIA, tandis que RIPNDIP s’associera à BAM pour la saison PE27. Irie Daily collaborera avec la formidable marque suédoise de lunettes CHPO pour revisiter deux montures existantes dans de nouveaux coloris. RVLT adopte une approche un peu différente, comme l’explique Palle : « Notre collaboration sera axée sur l’événementiel, mêlant course à pied et vélo, car nous cherchons à développer la popularité du Bad At Sports Run Club pour en faire un événement régulier aux multiples facettes. » Hydroponic — la marque espagnole de skate/streetwear — prépare quant à elle un projet d’envergure. Jordi Quinto, responsable marketing, annonce : « Pour la saison PE27, nous lançons une nouvelle collaboration mettant à l’honneur la légende Bruce Lee. Depuis plusieurs mois, nous travaillons avec sa famille et ses ayants droit à 38
STYLES & MATIÈRES Les tendances évoluent sans cesse et certains constatent que la révolution du pantalon baggy n’est plus ce qu’elle était. Toujours populaire dans le skateboard, cette tendance connaît toutefois une mutation. Julian Wolf, de HOMEBOY, explique : « Les pantalons baggy classiques, qui s’arrachaient il y a à peine deux ans, ont évolué. Les silhouettes sont devenues plus modernes et tendance, et les finitions plus élaborées. » De son côté, Anthony, de RIPNDIP, constate « une évolution vers des silhouettes plus simples et épurées, tandis que les pièces plus audacieuses s’expriment davantage à travers les couvrechefs et les bas ». La simplicité est parfois la clé. Joseph, de WeSC, anticipe le retour des détails utilitaires et de jeans inspirés du style « carpenter », avec des « coupes confortables mais structurées ». Il ajoute : « Les pièces phares seront expressives et ancrées dans la culture, tout en restant faciles à mettre en rayon et à porter. » Il est également intéressant de constater que la tendance « techwear » évolue. Comme l’explique Sam, chez Paria : « Nous pensons que les consommateurs vont continuer à s’éloigner des vêtements de sport ouvertement techniques au profit de produits qui brouillent les frontières entre performance, mode et lifestyle quotidien. » ÉVÉNEMENTS Dans un environnement où les réseaux sociaux occupent une place centrale, les événements physiques jouent un rôle important pour rester visible aux yeux du public. RIPNDIP, par exemple, tiendra un stand à ComplexCon à Los Angeles, avant d’organiser une afterparty dans ses locaux. Anthony explique : « Nous avons hâte de participer à l’événement, puis d’accueillir tout le monde dans nos locaux pour passer un bon moment et faire la fête avec les amis de la marque ! » Même si RVLT n’a pour l’instant aucun projet de ce type prévu, elle « a récemment ouvert une boutique en collaboration avec ses représentants au Portugal, dans le quartier du LX Factory à Lisbonne », explique Palle. DURABILITÉ Les marques continuent d’expérimenter des modes de production plus respectueux de l’environnement. Irie Daily, par exemple, « collabore avec la Fair Wear Foundation afin d’améliorer concrètement les conditions de travail dans l’industrie textile », explique fièrement Denise. WeSC mise quant à elle sur la durabilité des produits, comme l’explique Joseph : « Nous rationalisons nos achats afin de limiter la surproduction, optimisons l’utilisation des matières et travaillons avec nos fournisseurs sur des procédés plus efficaces en matière d’eau, d’énergie et de produits chimiques. » RVLT a récemment obtenu la certification GOTS, une étape majeure dans son engagement en faveur d’une production responsable. La durabilité est un enjeu crucial dans l’industrie du streetwear et peut permettre aux marques de se démarquer, les consommateurs étant prêts à payer un peu plus cher pour un produit conçu de manière responsable. EN RÉSUMÉ Le marché du streetwear traverse une période à la fois incertaine et passionnante, et ces marques ne semblent pas ralentir. Elles continuent de proposer des produits de qualité et des styles novateurs pour garder une longueur d’avance. Les clients recherchent désormais des silhouettes plus sobres, délaissant les logos imposants et les box logos trop voyants. Le passage d’un univers très voyant à quelque chose de plus subtil est une évolution que les marques commencent progressivement à maîtriser, ouvrant la voie à des designs T E N DA N C E S plus innovants et à des pièces 1 Multiplication des collaborations plus créatives. 2 Évolution des pantalons baggy 3 Silhouettes plus basiques Plus d’infos en ligne sur notre site web : B OA R D S P O R T S O U R C E .C O M
4 Soutien de la communauté 5 Des consommateurs moins sensibles aux effets de mode
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guide d’achat
GUIDE D’ACHAT
La pratique du skate se porte bien et progresse chaque année, portée par la multiplication des infrastructures publiques, des événements et des compétitions qui ouvrent cette discipline à un public plus large. Dans notre Guide d’Achat Casques & Protections 2026, nous faisons le point sur les initiatives des marques.
protections de qualité augmente. Lizzie Armanto, skateuse pro chez Vans et propriétaire de la nouvelle marque de casques Yepa, explique : « Je pense que l’on voit de plus en plus de personnes de tous âges se mettre au skate ces dernières années et, sans aucun doute, les protections sont essentielles pour tous ceux qui débutent ou s’y remettent après plusieurs années d’arrêt. » Ce constat semble particulièrement vrai pour le public féminin, comme le souligne Yana chez Triple 8 : « Dans le team, nous avons des athlètes comme Mia Kretzer qui, à seulement 11 ans, a décroché la médaille d’or à chaque épreuve des X Games cette année. Cela semble encourager les filles à se lancer et à découvrir le skate. »
PROTEC
CERTIFICATIONS DE SÉCURITÉ Il est désormais presque inconcevable que des marques commercialisent des protections non certifiées, et c’est une excellente chose ! Des marques comme TSG communiquent les informations relatives à leurs certifications en ligne. Yana, chez Protec, affirme fièrement : « Nous détenons toutes les certifications (CPSC, ASTM, CE et AS/NZS), ce qui permet aux détaillants de recommander nos casques en toute confiance. » Lizzie, chez Yepa, explique : « Que ce soit pour les débutants ou les professionnels chevronnés, nous tenons à préciser que bien que nos casques puissent sembler plus fins, ils sont entièrement certifiés et offrent une protection optimale. » Dan, chez S1, accorde une importance capitale à cette question : « Il reste encore sur le marché des casques non certifiés qui attendent preneur. S’il vous plaît, n’achetez pas ces produits en fin de série, que ce soit en ligne ou en magasin : ils ne vous protégeront pas ! »
Des débutants qui montent pour la première fois sur une planche aux skateurs qui enchaînent les 540° sur une rampe de skate, les protections et un casque solide sont indispensables. Le fait que de nombreuses compétitions imposent également le port du casque à tous les rideurs contribue à maintenir le marché de la protection à flot. Josh Walker, directeur de la marque chez Bern Helmets, explique : « À l’échelle mondiale, le casque passe du statut d’accessoire « facultatif » à celui d’équipement « attendu » dans les skateparks, ce qui favorise les produits plus haut de gamme axés sur la sécurité plutôt que les simples casques premier prix. » Nadja Herger, directrice Produits et Marketing chez TSG, ajoute : « La demande pour les produits d’entrée de gamme reste forte, mais nous enregistrons également de bonnes ventes sur les protections offrant un niveau de protection supérieur pour la pratique en skatepark. » DROITS DE DOUANE & NIVEAUX DE PRIX Les droits de douane incitent les marques à envisager de nouvelles options, certaines se tournant vers la distribution européenne, à l’image de Triple 8/ Protec. Yana Farrally-Plourde, vice-présidente Produit & Marketing, explique : « Nous avons récemment procédé à un changement opérationnel important en Europe en confiant notre distribution à Shiner, notre distributeur exclusif à l’échelle européenne. » Rudee Rolston, responsable commercial chez REKD, souligne que, même si le marché de la protection reste positif, « les droits de douane et les coûts de transport internationaux font grimper les prix. Nous en absorbons une partie, mais globalement, le marché est plus cher qu’avant ». Nadja, de TSG, ajoute : « La situation concernant les droits de douane reste très évolutive, ce qui complique la planification. » Les niveaux de prix semblent relativement stables, même si certaines marques commencent à les augmenter. Dan McCashin, cofondateur de S1 Helmets, précise toutefois : « Nous maintenons des prix cohérents pour tous, sans chercher à faire payer davantage la communauté. » PROGRESSION DE LA PRATIQUE Alors que de nouvelles générations se mettent au skate, le besoin de
STYLES ET DESIGNS Rudee, chez REKD, a constaté une tendance en faveur des « protections fines qui peuvent être portées sous les vêtements ». Les pratiquants veulent pouvoir bouger librement tout en bénéficiant d’une protection essentielle. Du côté des casques, le design épuré semble également s’imposer. Yana, chez Triple 8, résume : « Le profil bas est roi. Les skateurs veulent un casque qui épouse la tête, avec un look épuré qui ne donne pas l’impression de porter un casque de vélo. » Chez Protec, Yana estime que « l’ajustement est la tendance la plus importante dont personne ne parle suffisamment ». NOUVELLES COULEURS ET COLLABORATIONS Les couleurs gagnent du terrain cette année, les marques apportant davantage de gaieté dans les skateparks. Yana, chez Triple 8, explique : « En plus d’une collaboration majeure entre Spitfire et Protec, notre collab GrlSwirl a rencontré un énorme succès. » Yepa lancera prochainement un nouveau casque pro pour le très en vue Tom Schaar, qui vient de rejoindre son team. Dave Gitlin, chez Yepa, annonce : « Son casque signature YEPA T-Shell PRO, au motif camo forêt, est sombre et discret sur le dessus, avec des détails d’inspiration “deathcore” très marqués. » Bern mise sur la simplicité, comme l’explique Josh : « Les ensembles protections et casques assortis ont de plus en plus la cote. » TECH La technologie continue d’évoluer et les marques introduisent de nouveaux éléments dans leurs produits afin de mieux assurer la protection des rideurs. L’innovation phare de Triple 8 est la coque rétractable dotée de la technologie « Hidden-Hinge » (charnière dissimulée) du casque Deep Cover. Chez Bern, les casques intègrent des doublures EPS Rib-Tech qui, comme l’explique Josh, « sont exclusives à Bern et conçues pour offrir une protection aussi bien contre les impacts de faible énergie que contre les chocs plus violents ». Chez REKD, Rudee met en avant « l’élargissement de notre gamme grâce à la mousse REKD Energy Foam, qui absorbe jusqu’à 75 % d’énergie d’impact supplémentaire par rapport à une mousse HD standard ». Concernant les protections, Nadja, chez TSG, explique que leurs genouillères pour la pratique sur rampe « utilisent une structure multicouche qui associe une mousse intelligente à une mousse antichoc conventionnelle ». 2026 s’annonce donc comme une année plus sûre, grâce aux nombreuses nouveautés proposées par les marques.
T E N DA N C E S 1 Ensembles casques/protections aux couleurs vives 2 Certification des casques
Plus d’infos en ligne sur notre site web : B OA R D S P O R T S O U R C E .C O M
3 Protections fines 4 Hausse des prix 5 L’ajustement, avant tout !
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OUTDOOR PE27
SUNDAY AFTERNOON
Du camping à l’hydratation, des vêtements aux produits d’entretien — et, bien sûr, le Graal absolu : les chaussures — l’univers outdoor continue de démontrer qu’il y a une place pour chacun. Mais la saison PE27 ne se résume pas à renouveler les mêmes catégories : l’enjeu est aussi de comprendre vers quoi elles évoluent. La durabilité est passée d’un argument marketing à un standard de l’industrie, l’hydratation brouille toujours davantage la frontière entre outdoor et lifestyle, les vêtements sont désormais conçus pour ceux qui passent d’une activité à l’autre plutôt que de se consacrer à une seule discipline, et même la chaussure fait l’objet d’une réflexion spécifique. Pendant ce temps, l’entretien et la réparation deviennent de véritables opportunités commerciales à part entière. Plongeons dans le Guide d’Achat Outdoor PE27, signé Matthieu Perez.
À LA UNE S’il y a bien un mot qui domine la saison, c’est la circularité. Frank Voit, fondateur et PDG de Voited, donne le ton : « À l’horizon 2027, nous nous attendons à voir la circularité, la réparation et la revente passer du statut de niche à celui de pratiques grand public, parallèlement à l’essor d’une philosophie “slow outdoors”, qui privilégie le confort et la simplicité aux équipements à outrance. » Cette évolution est portée par une prise de conscience accrue du changement climatique. Nina Hofer-Kollaritsch, chez Cocoon, le résume clairement : « De nouvelles tendances émergent avec l’évolution de la prise de conscience des consommateurs face au changement climatique », ajoutant que « la durabilité n’est plus seulement un outil marketing, mais un standard de l’industrie ». Chez Xtratuf, Milly Pestell, directrice marketing, décrit un équilibre à trois dimensions : « La durabilité, la fonctionnalité et la mode continuent de façonner le développement de nos produits » — comme l’illustre la nouvelle Legacy Mule de la marque, qui réunit les trois « tout en restant fidèle à l’ADN de la marque ». L’hydratation suit sa propre évolution vers un usage quotidien. Henry Hoogenveen, responsable de la marque Klean Kanteen, constate que « pour développer leur activité, les marques et les distributeurs misent de plus en plus sur le lifestyle. La frontière entre outdoor et lifestyle devient de plus en plus ténue ». Pour son arrivée en Europe, Owala mise sur cette même convergence. Nathalie Meinfelder, responsable marketing chez Amplifi Coalition AG, explique que la marque arrive en tant que « l’un des trois leaders de l’hydratation aux États-Unis » et « la marque leader du marché américain » pour les bouteilles, avec un déploiement qui commence « auprès de partenaires qui partagent l’ADN d’Owala. » La transformation du textile tient moins à la durabilité qu’à la polyvalence. Hervé Domenighini, directeur commercial EMEA chez Rab, constate : « Les consommateurs pratiquent de plus en plus plusieurs activités plutôt que de s’identifier à un seul sport, ce qui stimule la demande pour des produits polyvalents, performants dans différents environnements, tout en restant légers, confortables et protecteurs. » Rares sont les marques qui présentent les perspectives 2027 avec autant d’assurance que Liss. Son PDG et cofondateur, Lior Zimmerman, identifie trois grandes tendances : « Premièrement, les équipements autonomes qui ne nécessitent ni arbres, ni perçage, ni autorisation, car de plus en plus de personnes profitent du plein air dans des endroits où l’on ne peut rien fixer. Deuxièmement, le confort prime sur l’ultraléger. Troisièmement, le crossover. Le surf, le camping et le lifestyle se rejoignent de plus en plus pour former une seule catégorie, et les détaillants qui
‘‘À l’horizon 2027, nous nous attendons à voir la circularité, la réparation et la revente passer du statut de niche à celui de pratiques grand public, parallèlement à l’essor d’une philosophie «slow outdoors», qui privilégie le confort et la simplicité aux équipements à outrance.” Frank Voit, Voited construisent leur offre autour de ces univers sont ceux qui parviennent à augmenter le panier moyen. » Helinox observe cette même convergence du point de vue du consommateur. Son PDG, Young Lah, décrit un nouveau type de pratiquant outdoor : « Aujourd’hui, nous nous adressons également à des personnes qui peuvent entrer dans l’univers outdoor par le voyage, le vélo, la course à pied, les festivals, le design ou la culture contemporaine. Elles ne se définissent pas nécessairement comme des passionnés d’outdoor traditionnels, mais partagent un intérêt pour les produits fonctionnels, transportables, durables et bien conçus. » Selon lui, « cela crée une opportunité importante, pour Helinox comme pour ses partenaires retail, d’attirer de nouveaux consommateurs vers la catégorie outdoor ». Certaines marques se contentent de surfer sur la dynamique de la saison en cours. Catherine Morris, directrice commerciale chez Red Equipment, explique qu’après un été 2026 exceptionnellement chaud et sec, « nous constatons également une forte demande pour les produits qui permettent aux consommateurs de profiter au maximum de la météo. La demande pour nos robes de change Quick Dry plus légères a dépassé l’offre et nous avons également enregistré une très forte demande pour notre gamme de paddles, qui est désormais totalement épuisée ». C’EST QUOI LE SCOOP ? La performance reste le point d’ancrage chez Rab. « La performance est le point de départ de chaque produit Rab », explique Domenighini. Il poursuit : « Notre expertise vient de la conception d’équipements destinés aux environnements montagneux exigeants », des « technologies d’isolation et des tissus légers jusqu’à la réparabilité et à l’allongement de la durée de vie des produits ». 43
guide d’achat
“Cela crée une opportunité pour les marques et les détaillants de mettre l’axccent sur la valeur, la durabilité et l’aide apportée aux consommateurs pour tirer davantage parti des équipements qu’ils possèdent déjà.” Zoe Hewitt, Nikwax Gernaey rappelle : « Sunslice a débuté comme un projet étudiant, avec un seul produit : le Photon. » Huit ans plus tard, la gamme compte 40 références principales répondant aux besoins en énergie hors réseau. Klean Kanteen a opté pour un repositionnement stratégique : « Nous sommes passés d’un positionnement purement outdoor à un équilibre entre outdoor et lifestyle », explique Hoogenveen. Il résume : « L’hydratation est un besoin quotidien et universel. »
ABD CAMP
MISER SUR LA MULTICANALITÉ ! Le commerce physique n’a rien perdu de sa pertinence. Les données citées par Jon Plackett, de Duer, montrent que « les achats de vêtements outdoor au RoyaumeUni se sont davantage orientés vers les magasins, soulignant l’importance pour les consommateurs de pouvoir voir, toucher et essayer les produits avant de les acheter ». Le magasin physique reste la référence pour mettre les produits en valeur.
“Quelqu’un qui a décidé que ses pieds méritaient mieux qu’une chaussure conventionnelle, ultraamortie.” Lewis Grinsell, Xero Shoes Meredith Cole, responsable marketing chez Duer, souligne, elle aussi, le rapprochement entre activité et identité : « La pratique de l’outdoor devient de moins en moins compartimentée. Les consommateurs peuvent se rendre au travail à vélo en semaine, faire de la randonnée le week-end, voyager fréquemment et intégrer à leur mode de vie des activités comme l’escalade, le trail ou le bikepacking. Ils ne veulent pas nécessairement une garde-robe distincte pour chaque activité. » Toutefois, les discussions ne tournent pas uniquement autour de la croissance. Zoe Hewitt, responsable marketing chez Nikwax, souligne un contexte plus difficile : « Le marché de l’outdoor fait face à une évolution du profil des consommateurs. Si la pratique des activités de plein air reste forte, la hausse des coûts et la pression sur le budget des ménages incitent les consommateurs à être plus sélectifs lorsqu’il s’agit de nouveaux achats. » Pour Hewitt, cette situation constitue davantage une opportunité qu’une menace : « Cela crée une opportunité pour les marques et les détaillants de mettre l’accent sur la valeur, la durabilité et l’aide apportée aux consommateurs pour tirer davantage parti des équipements qu’ils possèdent déjà. » Chez Storm Care, Tobias Yoh, directeur marketing, observe la même tendance dans le secteur de l’entretien : les consommateurs « se tournent vers l’entretien et la réparation pour prolonger la durée de vie de leurs équipements et sont moins enclins à effectuer des achats ou des remplacements spontanés lorsqu’ils ne sont pas nécessaires. » La chaussure fait face à son propre défi chez Xero Shoes. Lewis Grinsell, directeur marketing, s’exprime sans détour : « Le principal défi auquel nous sommes confrontés actuellement est une question de perception. De nombreux détaillants outdoor considèrent encore le barefoot comme un marché de niche, plutôt que comme une catégorie de performance crédible. » Il conclut : « Pour convaincre les détaillants outdoor, nous devons nous-mêmes faire ce travail pédagogique, plutôt que de laisser la catégorie se vendre d’elle-même. » Ailleurs, l’heure est aux célébrations : Halti fête ses 50 ans cette année et Tord Nilson, responsable commercial et marketing, revendique fièrement les origines de la marque : « Des débuts modestes dans la conception de sacs à dos d’expédition en aluminium à la transformation de Halti en l’une des plus grandes marques de vêtements en Finlande, notre histoire témoigne de notre savoir-faire produit, de la force de notre marque et de notre légitimité dans le secteur. » Héritage et engagement. NOUVEAUTÉS Chez Liss, le nom est tout un programme. Zimmerman explique : « Liss signifie “Living in Sunshine” [Vivre au soleil], et notre mission est exactement celle-ci : permettre aux gens de passer plus de temps à l’extérieur au quotidien. » La marque fait le lien entre la culture surf et l’univers outdoor au sens large. Une véritable nouveauté arrive chez Cocoon avec le Pack Pillow, présenté par Hofer-Kollaritsch comme « un accessoire polyvalent qui constitue le compagnon de voyage idéal, non seulement pour les longs trajets, mais aussi pour les déplacements quotidiens ». La polyvalence, tout simplement.
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Chez Sunslice, l’idée qu’un concept de niche peut changer d’échelle est parfaitement illustrée par la technologie d’énergie solaire portable de la marque. Son PDG Henri
La cohérence entre tous les points de contact est au cœur de la stratégie de Rab, comme l’explique Domenighini : « Les canaux de distribution sont de plus en plus interconnectés. Notre rôle est d’accompagner les détaillants avec une approche à 360° combinant formation du personnel, marketing grand public, merchandising visuel, contenus numériques, événements et aide à la vente, afin de créer une expérience de marque cohérente sur tous les points de contact. » Sunday Afternoons adopte une approche multicanale similaire, fondée sur une offre suffisamment polyvalente pour être distribuée via différents canaux de vente et répondre à un large éventail d’activités et de consommateurs : de la randonnée/trail technique à un après-midi tranquille au bord du lac. Chez Xero Shoes, l’identité repose sur un état d’esprit plutôt que sur un profil démographique. Son client est « quelqu’un qui a décidé que ses pieds méritaient mieux qu’une chaussure conventionnelle, ultra-amortie », explique Grinsell. Xtratuf se montre tout aussi sélective dans le choix de ses partenaires. Pestell affirme : « Nous ne transigerons jamais sur la fonctionnalité, la qualité de nos produits ni sur l’authenticité et l’héritage de notre marque. » Chez Voited, c’est une philosophie commune de polyvalence intelligente qui prévaut : « Tout ce que nous fabriquons doit remplir plusieurs fonctions, être durable, compact, réparable et modulaire, et durer au-delà de la saison pour laquelle il a été conçu », explique Voit. Il poursuit : « Cette approche guide chaque décision produit, mais aussi le choix de nos partenaires : nous recherchons des détaillants qui privilégient la longévité à une rotation rapide des produits. » La même logique s’applique aux partenariats retail chez Helinox. Lah précise : « Nous voulons que Helinox soit bien plus qu’un produit supplémentaire en rayon. Nous travaillons avec des partenaires capables de transmettre la technologie, le design et l’expérience qui définissent la marque, et nous considérons de plus en plus le point de vente comme un lieu de découverte et d’engagement autour de la culture outdoor. » VERS LA DURABILITÉ Pour de nombreuses marques, les engagements en matière de durabilité sont désormais mesurables, et pas seulement revendiqués. Hewitt apporte un exemple concret : « Nikwax a eu l’honneur de recevoir un King’s Award for Enterprise in Sustainable Development en 2026. » Se positionnant comme une alternative différente aux grandes marques, Nilson présente l’ambition de Halti : « Nous voulons nous imposer comme la marque la plus engagée possible en matière de durabilité, dans toutes nos catégories de produits, en utilisant des technologies innovantes. » Chez Storm Care, le véritable défi n’est pas le design, mais la pédagogie. Yoh explique : « Le consommateur final se tourne vers la marque pour comprendre pourquoi sa veste n’est plus aussi performante, alors qu’elle a simplement besoin d’être nettoyée et réimperméabilisée pour retrouver ses propriétés déperlantes. » Il insiste : « Cette information doit être communiquée collectivement par l’ensemble de l’industrie outdoor afin de limiter le renouvellement excessif, le gaspillage textile et les vêtements envoyés à la décharge. » Chez Voited, des engagements concrets viennent parachever la démarche de durabilité : « Tissu ripstop recyclé REPREVE®, finitions déperlantes sans fluor, et matériaux sélectionnés pour être durables, réparables et modulaires afin que les équipements durent des années plutôt qu’une seule saison. » Il conclut : « Nous allons plus loin avec la plantation d’arbres via Greenspark et la collecte de plastique dans les océans avec CleanHub. » Agir pour la planète : telle est la devise de la marque. La pédagogie passe par l’exemple, de génération en génération, du shop au consommateur. Car le meilleur équipement du monde ne sert à rien si personne ne sait comment l’entretenir, le réparer ou lui donner une seconde vie. Faites simple, restez léger, n’emportez que le strict nécessaire, prévoyez de l’eau et vous serez paré. Voilà la saison résumée en une phrase — mais derrière cette apparente simplicité se cache toute une industrie qui repense ce que signifie vraiment le mot « nécessaire » : moins d’équipement superflu, davantage de produits conçus pour durer ; moins de pratique mono-sport, davantage de polyvalence et un état d’esprit tout-terrain. Cultivons nos rêves de nature. Préservons notre planète. Tous dehors : le PE27 vous appelle ! T E N DA N C E S
1 Circularité Plus d’infos en ligne sur notre site web : B OA R D S P O R T S O U R C E .C O M
2 Polyvalence 3 Durabilité 4 Lifestyle
Helinox Invented the Category of Ultra Lightweight, Packable Furniture. Find out more on Helinox.com
portrait de marque
VOITED VOITED, la marque outdoor polyvalente, a connu une croissance considérable ces dernières années. Sa gamme de produits innovants s’adresse à un public toujours plus large, tout en restant fidèle à sa mission. Source s’est entretenu avec Frank Voit pour découvrir les nouveautés de la marque et comprendre dans quelle direction elle souhaite évoluer. Pouvez-vous nous donner un bref aperçu de la marque ? VOITED continue de faire ce qu’elle sait faire de mieux : concevoir des équipements qui refusent de se limiter à un seul usage. Ce qui a commencé avec une simple couverture convertible en oreiller, poncho ou sac de couchage est devenu une gamme outdoor complète qui comprend désormais des vêtements, des chaussures et des accessoires de voyage, distribués au RoyaumeUni, en Allemagne, en France et plus largement dans l’UE. La mission reste la même, mais les possibilités d’utilisation se sont multipliées. En 2026, nous gagnons en popularité en Scandinavie, où nous nous concentrons sur la communauté « van life » ainsi que sur un public plus jeune et sensible aux tendances. Quelles sont les valeurs fondamentales de la marque ? Nous sommes un peu obsédés par la polyvalence des produits. Tout ce que nous fabriquons doit être durable, compact, réparable, modulaire et conçu pour durer bien au-delà de la saison pour laquelle il a été imaginé — idéalement pendant plusieurs années. La durabilité n’est pas qu’une simple étiquette que nous apposons sur nos produits : nylon ripstop recyclé REPREVE®, traitements déperlants sans fluor, plantation d’arbres avec Greenspark et collecte de plastique dans les océans avec CleanHub font partie intégrante de notre démarche. Moins d’objets, plus de vie. Dans quel pays européen la marque rencontre-telle le plus de succès, et pourquoi ? En Allemagne, en Autriche, en Suisse et au Benelux. C’est notre marché historique, celui où notre mission — proposer des équipements durables et multifonctionnels pour profiter de la vie en plein air — trouve le plus fort écho depuis le plus longtemps. Quelles sont les principales tendances actuelles du marché de l’outdoor ? La durabilité n’est plus une simple option : elle est VOITED.EU / .CO.UK / .DE / .FR 46
devenue une condition sine qua non, notamment auprès des jeunes consommateurs, qui n’hésitent pas à dénoncer le greenwashing. Les équipements multifonctionnels connaissent également un véritable engouement : les consommateurs privilégient les articles polyvalents plutôt qu’un énième gadget à usage unique qui encombre le coffre de la voiture. Ajoutez à cela l’essor du « gorpcore » — chaussures de randonnée au brunch, vestes techniques pour accompagner les enfants à l’école — ainsi que la popularité croissante du van life et des road trips, et vous obtenez un marché où les produits sont à la fois fonctionnels et tendance. Comment le profil du consommateur outdoor type a-t-il évolué ces dernières années ? La communauté outdoor s’est considérablement élargie. Elle ne se limite plus aux aventuriers aguerris : elle comprend désormais les citadins, les familles, les adeptes du van life et les amateurs de sorties en plein air le week-end, qui veulent que leur équipement soit aussi utile au quotidien qu’en pleine nature. Ils sont également plus avertis : ils savent distinguer les véritables engagements en matière de durabilité d’une simple étiquette accrocheuse, et sont tout aussi susceptibles de porter leurs vêtements outdoor au pub qu’au sommet d’une montagne. Comment les retours des clients influencent-ils le développement de vos produits ? Nous sommes très à l’écoute — probablement plus que ce qui serait strictement efficace. Les retours de notre communauté, les avis clients et ceux de nos ambassadeurs sont directement intégrés à nos réflexions pour faire évoluer nos produits. La couverture CloudTouch® en taille Queen en est un bon exemple : elle est née directement de demandes de clients qui souhaitaient une taille suffisamment généreuse pour pouvoir s’y emmitoufler confortablement à deux. Les tests réalisés par nos ambassadeurs ont également directement contribué au développement de nos prochaines nouveautés, notamment les modèles Footwear Slipper et Allweather Jacket, dont les lancements sont prévus dans les prochaines semaines. Pouvez-vous nous présenter votre gamme actuelle ? Imaginez cinq familles de produits réunies sous un même toit, chacune conçue pour une manière différente de profiter du plein air. - Couvertures. La série 4-in-1, avec notamment notre modèle CloudTouch®, le plus douillet, disponible en tailles Standard et Queen, ainsi que les modèles Ripstop PillowBlanket™, Fleece et Little Roamer. À cela s’ajoutent les Camping Companions, des couvertures multifonctions conçues pour les balades sur les sentiers, les
moments de détente à la plage ou toute autre activité. - Tenues de change. Des ponchos de surf isolants, compacts et à séchage rapide, ainsi que des robes de change imperméables, avec notamment les modèles Changing Robe/Drycoat 3.0, Outdoor Poncho 3.0, Micro Fleece Poncho et Apex Cetacea Poncho. - Vêtements. Body Warmer, Alpha Jacket, 3-in-1 Wearever Jacket, Rain Poncho 2.0 et couches en polaire Sherpa, pour un usage quotidien. - Chaussures. Notre offre est complétée par nos chaussons confortables : le nouveau RidgeLoft SlipOn, le Soul Slipper et le CloudTouch® Slipper, conçus pour être portés aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur. - Accessoires nomades. Organisateurs de voyage, sacs du quotidien, serviettes Trail Towel et Beach Towel, notre bouteille isotherme développée en collaboration avec Mizu et le nouveau coussin de voyage NeckPack™ Travel PillowBlanket™. Parmi les nouveautés de la prochaine saison, quels sont les produits qui vous enthousiasment le plus ? Deux produits sortent particulièrement du lot. Le RidgeLoft SlipOn est un chausson isolant et compact, doté d’une tirette au talon facilitant l’enfilage. Il est fabriqué en nylon recyclé avec traitement déperlant durable (DWR) et équipé d’une semelle extérieure robuste en caoutchouc. Il est disponible en plusieurs tailles pour femmes et hommes. Le NeckPack™ Travel PillowBlanket™ est également particulièrement intéressant. Il combine astucieusement trois fonctions : coussin de voyage pour le cou, couverture douillette ou cape enveloppante. Léger et facile à ranger, il est aussi pratique pour un vol long-courrier que pour un road trip.
portrait de marque
HYDA Brad Steward, PDG de HYDA Surf Helmet, s’est entretenu avec Source pour présenter les tests menés par la marque, ses choix en matière de conception et sa nouvelle gamme de produits optimisée. Quelle est l’histoire de la marque HYDA et qu’est-ce qui a inspiré ses designs ? La sécurité est un atout majeur, mais ce n’est pas ce qui est à l’origine de HYDA. Tout a commencé en observant comment les athlètes d’autres disciplines repoussaient leurs limites grâce au port des protections. Lorsque le port du casque s’est généralisé en snowboard, la progression a franchi un cap — non pas parce qu’un casque rend qui que ce soit meilleur, mais parce qu’il permet de repousser ses limites. L’entreprise a lancé SIMBA Surf en 2016, puis le Sentinel 1 en 2020. En 2025, ce nom ne correspondait plus à notre vision. Les surfeurs, les pratiquants de kite, de wing et de foil sont des athlètes qui évoluent dans l’eau. Nous avons donc adopté le nom HYDA, avec l’aide du studio londonien Planning Unit, avec lequel je travaillais déjà dans le cadre de mes fonctions précédentes en tant que président de la division « Action Sports » chez Amer Sports. Comment les retours de la communauté surf ont-ils influencé votre approche du produit ? C’est la seule chose qui compte. Les jeunes qui ont grandi avec le skate, le snowboard et le vélo portaient déjà des casques. Les athlètes plus âgés ont mis plus de temps à s’y mettre. Dans une enquête menée auprès de 1 348 surfeurs, seuls 8 % portaient un casque. Leurs retours concernaient surtout les aspects techniques du produit : s’il perturbe l’audition, modifie l’équilibre, freine pendant un duck dive ou se remplit d’eau, ils ne le porteront pas. Comment avez-vous testé le casque en conditions réelles de surf ? De deux manières. Les modèles Coanda sont certifiés EN 1385, la norme européenne applicable aux sports nautiques, ce qui signifie qu’ils ont fait l’objet de tests indépendants de résistance aux impacts et de maintien. Par ailleurs, nous confions des prototypes à des rideurs évoluant sur des spots comme Pipeline, Rocky Point, Nazaré et Teahupo’o, ainsi que dans des surf parks. Kai Lenny est devenu copropriétaire de HYDA au début de l’année et
nous travaillons actuellement sur les produits en suivant ses recommandations. Comment conciliez-vous sécurité et liberté de mouvement ? L’objectif est que les gens oublient qu’ils portent un casque. La coque exploite l’effet Coanda, qui permet à l’eau de s’écouler autour du casque plutôt que de s’y accrocher, ce qui facilite les duck dives et les longues immersions, tout en réduisant la pression sur la nuque. C’est une approche différente de celle des autres marques — et je pense que les casques vont finir par fonctionner comme les chaussures. Chacun aime un fit et des sensations différents. Les ouvertures au niveau des oreilles sont conçues de manière à permettre d’entendre quelqu’un vous interpeller pour vous prévenir d’une vague, tout en permettant à l’oreille interne de conserver ses repères. La boucle est un système magnétique FIDLOCK : une seule main, et c’est verrouillé. Pouvez-vous nous présenter votre gamme de produits ? Le Coanda Fusion est le modèle haut de gamme, à 199,95 $, certifié EN 1385, disponible en Lumen, Ether et Stealth. Le Coanda Core est proposé à 149,95 $. Il utilise la même coque et reprend l’essentiel de la technologie à un prix plus accessible. Il se décline en Moon Grey, Stealth et Cobalt, du S au XL. Vient ensuite le SIMBA Sentinel S1, à 99,95 $, que nous conservons comme modèle historique. Il reprend la protection faciale trois-quarts de notre premier modèle et pèse 372 g. À partir de maintenant, tous les produits que nous développerons seront certifiés. Comment envisagez-vous l’évolution de la marque et de ses produits à l’avenir ? Nous travaillons sur trois nouveaux designs dont nous avons peu parlé jusqu’ici. Nous voulons qu’ils soient les meilleurs casques du marché, et ils sont développés avec l’athlète de sports nautiques le plus pointu au monde. HYDA est une marque centrée sur la progression, et le surf n’en est qu’une facette. Nous avons lancé la conception et le développement des produits de l’année prochaine, avec Kai qui guide nos choix. Qu’est-ce qui rend les casques de surf HYDA uniques sur le marché ? La plupart des casques utilisés dans l’eau sont issus du rafting ou du wakeboard et ont
ensuite été adaptés. Les nôtres ont été conçus spécifiquement pour le surf. Le Dr Brian Saway, neurochirurgien à la Medical University of South Carolina et conseiller de HYDA, a cosigné cette année une revue portant sur 25 études et 72 000 patients. Elle montre que la planche ellemême constitue la principale cause de blessures, représentant jusqu’à 55 % des admissions aux urgences. C’est donc autour de cela que nous concevons nos produits, mais aussi autour des dérives, des récifs et des fonds marins. Pouvez-vous nous parler des matériaux et des technologies utilisés dans la conception de vos casques ? Ils sont dotés d’une coque extérieure résistante aux impacts qui recouvre une doublure conçue pour gérer l’énergie, avec à l’intérieur nos pads équipés de la technologie ERT (Energy Reduction Technology). L’ERT est un polymère souple qui absorbe aussi bien les impacts rotationnels que linéaires, y compris les chocs légers. Le réglage s’effectue via une molette baptisée « InstaFit », que l’on peut ajuster même assis dans l’eau à attendre une vague. L’ajustement est essentiel pour nous — encore une fois, si l’on reprend l’analogie avec les chaussures, si le casque bouge sur votre tête, il ne vous aidera pas à progresser. Si vous souhaitez desserrer votre casque pendant que vous attendez une vague ou discuter avec quelqu’un au line-up, c’est tout à fait possible ; vous pouvez ensuite le réajuster rapidement grâce à la molette. HYDAHELMETS.COM 47
guide d’achat
GUIDE D’ACHAT
M A I L LO T S D E B A I N F E M M E S P E 27
RHYTHM
Les maillots de bain pour femmes de l’été prochain envoient un message clair : la performance technique et le design haut de gamme ne sont plus deux univers distincts, mais ne font plus qu’un. Par Rocio Enriquez.
Le marché du maillot de bain féminin semble avoir gagné en maturité cette année. Il s’adresse à une femme qui prend sa pratique sportive au sérieux sans pour autant transiger sur l’esthétique. Les consommatrices plébiscitent les produits haut de gamme associant performance technique et design tendance. Le maintien intégré côtoie désormais des textures sophistiquées et accrocheuses. Avec l’influence du surf qui s’étend au lifestyle quotidien, les femmes recherchent également des pièces aussi performantes dans l’eau qu’en dehors, faisant de la polyvalence un critère d’achat majeur. La durabilité est désormais une attente de base. L’état d’esprit « body-positive » favorise des coupes plus audacieuses et révélatrices, tout en conservant une allure élégante. Les bas plus échancrés et les coupes plus hautes sur les jambes flattent la silhouette, surtout lorsqu’ils sont réalisés dans des matières sculptantes. La sophistication passe avant tout par les textures : les matières tactiles — comme le tissu gaufré, l’effet bubble, le velours ou la maille finement côtelée — supplantent les motifs graphiques audacieux comme principal élément visuel distinctif. Une touche de nostalgie s’exprime à travers des influences surf rétro et une esthétique inspirée des années 2000.
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Les maillots une-pièce restent incontournables, toutes marques confondues. Ils offrent un excellent maintien tout en mettant la silhouette en valeur. Ils se déclinent dans différentes coupes, avec notamment des options personnalisables comme des bretelles réglables ou des liens à nouer, afin de répondre aux exigences fonctionnelles de chaque pratiquante. Cette adaptabilité s’étend également aux bikinis, avec une popularité croissante des hauts à armatures. Les modèles présentant ces caractéristiques devraient dominer les ventes pour la saison Printemps-Été 2027. Oxbow mise beaucoup sur ses tangas à couverture légère et ses modèles plus couvrants associés à des hauts à armatures. Jetty parie sur ses modèles réversibles, comme le une-pièce Alyssa et l’ensemble bikini Cami/Justine. Pukas prévoit de bonnes ventes pour ses hauts de surf à bretelles robustes, son haut triangle réglable et son maillot une-pièce à dos échancré. Rhythm anticipe un excellent accueil pour ses modèles Essential, déjà éprouvés, revisités avec de nouvelles textures sophistiquées. Les collections de
‘‘Nos modèles répondent aux exigences de la surfeuse moderne : confort, maintien, authenticité et design épuré.” Cristina Cano, Pukas l’été prochain puisent dans un héritage et des origines communes. Patagonia, Oxbow et Pukas célèbrent leur héritage surf, avec une forte référence à la culture board des années 90 chez Oxbow, et un hommage aux vagues du Pays basque chez Pukas. Rhythm s’appuie sur les souvenirs d’une féminité décontractée caractéristique des côtes européennes dans les années 60 et 70. Jetty nous plonge dans le lifestyle de la côte Est américaine. Authenticité et véritable légitimité surf sont au cœur de l’univers de toutes les marques. SILHOUETTES ET CONSTRUCTION Le principal point commun dans la conception des maillots de bain est le maintien. Toutes les marques y accordent une attention particulière à travers différentes solutions. Les bretelles jouent un rôle clé. Elles sont généralement réglables, quel que soit le modèle. Patagonia les a élargies et a décalé les coutures d’épaule vers l’arrière afin de réduire la pression. Pukas conçoit son haut destiné à la pratique du surf avec des bretelles offrant un maintien renforcé. « Nos modèles répondent aux exigences de la surfeuse moderne : confort, maintien, authenticité et design épuré », explique Cristina Cano, de Pukas. Le maintien repose aussi sur de nombreux éléments qui ne sont pas visibles. Oxbow lance la capsule No Signal Shapewear. Cette construction premium utilise une matière stretch haute densité pour assurer un maintien ferme et sécurisant lors des activités nautiques. La doublure Strategic Power Net offre un effet sculptant naturel et un maintien maximal. « La collection No Signal Shapewear allie parfaitement technicité du maillot de surf et silhouette flatteuse, sans jamais sacrifier le style », explique Manon Jouanine, d’Oxbow. Patagonia mise sur sa couche de Powermesh. « Les hauts de maillot intègrent une couche de Powermesh pour offrir un maintien
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comparable à celui d’une brassière de sport », explique Leonard Basse, de Patagonia. Sur les modèles une-pièce, le Powermesh est associé à une brassière intégrée pour soutenir la poitrine. On le retrouve également dans des modèles type shorty et des bas taille haute de la marque. La gamme Patagonia propose d’autres solutions, notamment une structure interne supplémentaire et préformée au niveau des décolletés en V et des hauts triangulaires, ainsi qu’un élastique en caoutchouc renforcé le long des bords du maillot afin de maintenir la doublure bien en place. Barts dote ses maillots une-pièce d’une doublure de maintien qui met la silhouette en valeur. Le maillot de bain une-pièce reste le modèle le plus prisé, en particulier les versions à échancrure haute sur les jambes et à dos échancré. « Sportif tout en restant féminin, le maillot une-pièce échancré allie confort et look contemporain », explique Kenny Janmaat, de Barts. Toutes les marques proposent leur propre interprétation du maillot une-pièce. Les bas de bikini suivent eux aussi la tendance à une couverture plus réduite, grâce à de nouvelles constructions offrant un maintien optimal. Le haut de bikini Scoopneck de Barts s’inscrit également dans cette tendance. Avec ses coques amovibles, ses liens réglables à nouer autour du cou et dans le dos et ses bonnets froncés, il permet aux femmes d’ajuster le niveau de couverture selon leurs envies. D’autres solutions de construction visent avant tout l’esthétique. C’est notamment le cas de la réversibilité, un atout majeur mis en avant par la marque Jetty. « Chaque pièce est conçue pour être portée de deux façons », explique Benoît Brecq, directeur marketing Europe de Jetty. Rhythm introduit de nouvelles formes de fronces sur plusieurs modèles.
COULEURS ET IMPRIMÉS Sur le plan esthétique, on observe une tendance quasi universelle : des tons de base naturels, rehaussés de couleurs vives. Rhythm associe ses tons naturels à des touches de jaune et de rouge. Jetty ancre son univers autour d’un motif vichy brun et blanc, associé à un bleu ciel uni et épuré. Barts recherche une harmonie entre les éléments marins et terrestres avec son bleu vif Ocean, son jaune chaleureux Sun et ses coloris Brick, un rouge et un brun naturels. Pukas propose une palette similaire, avec différentes nuances de bleu profond, des tons terracotta inspirés du sable et de l’argile de l’Atlantique, ainsi que des touches dynamiques de corail, d’orange flamme et de vert lime. Ses imprimés évoquent la nostalgie avec des rayures surf classiques et des motifs animaliers rétro, tandis que ses textures inspirées de la photo et son mélange saisissant de texture résine renforcent l’authenticité. Oxbow propose deux univers contrastés. Sa palette Simple Harmony mise sur des tons apaisants inspirés de la nature : le motif Mirror, développé pour cette palette, représente la beauté répétitive de la mer ; le Beautiful Disorder introduit des teintes dynamiques et contrastées associées à des motifs all-over percutants. L’imprimé No Signal, développé pour cet univers, joue sur la distorsion numérique et une énergie brute. Patagonia propose une palette de bleus, de verts, de rouges et de noirs, ainsi que l’imprimé Intertidal Flora. La plupart des marques déclinent leurs imprimés et leurs couleurs sur d’autres catégories de produits, ce qui facilite le merchandising pour les
‘‘La collection No Signal Shapewear allie parfaitement technicité du maillot de surf et silhouette flatteuse, sans jamais sacrifier le style.’’ Manon Jouanine, Oxbow détaillants et renforce le storytelling de marque. DURABILITÉ L’utilisation généralisée de matières recyclées est au cœur de la durabilité des maillots de bain. Si toutes les marques les ont adoptées, la part qu’elles représentent dans leurs collections ne cesse de progresser. Oxbow annonce que 100 % de sa ligne de maillots de bain est désormais fabriquée à partir de matières écoresponsables. Dans l’ensemble de sa collection femme, qui comprend les gammes maillots de bain et lifestyle, la part de modèles durables passe également de 40 à 80 %. Patagonia franchit le cap des 90 % de matières durables dans sa gamme. Le nylon recyclé constitue la matière de base de l’ensemble de la gamme de maillots de bain Jetty. D’autres facteurs méritent également d’être soulignés et contribuent à cette démarche. La fabrication joue notamment un rôle important. Barts attend le même niveau d’engagement de la part de ses fournisseurs et recherche donc des partenaires qui partagent ses exigences en matière de transparence, de conditions de travail équitables et de réduction de l’impact environnemental. Pukas fabrique en Europe, à proximité de sa clientèle, en déployant des efforts importants pour réduire la quantité de chutes de tissu générées lors de la création des patrons. L’emballage joue également un rôle. Barts et Pukas soulignent leurs efforts pour réduire les emballages lorsque cela est possible et utiliser des
JETTY
MATIÈRES Pratiquement toutes les marques utilisent un mélange de nylon recyclé et d’élasthanne. Parmi les matières ayant déjà fait leurs preuves figurent le Repreve®, présent dans la gamme Jetty, et l’Econyl®, utilisé par Patagonia. Ces matières sont performantes et résistent à une utilisation intensive sans perdre leur forme ni leur toucher. L’innovation se situe notamment au niveau des textures. Oxbow propose une matière à texture quadrillée ainsi qu’une maille côtelée haut de gamme. Rhythm mise également sur les textures côtelées et ajoute une matière recyclée bubble douce au toucher. Pukas introduit du velours pour apporter davantage de profondeur visuelle. De nouvelles constructions axées sur le maintien s’accompagnent de nouvelles matières performantes. Patagonia a mis au point une nouvelle matière offrant une meilleure élasticité et une meilleure capacité de reprise de forme. Pour sa capsule No Signal Shapewear, Oxbow utilise une matière premium haute densité et écoresponsable, dotée d’une doublure Power Net.
matériaux recyclables lorsque cela est nécessaire. Patagonia étend sa démarche environnementale à sa collaboration avec 1% For The Planet et Holdfast Collective, qui reçoivent tous les bénéfices non réinvestis dans l’entreprise. SOUTIEN AUX DÉTAILLANTS Les campagnes marketing de l’été prochain reposent sur des jeux d’oppositions. Barts puise son inspiration dans l’histoire The Girl and the Oceankeeper, la première incarnant un esprit de découverte symbolisé par des couleurs vives, tandis que le second représente le lien avec la nature à travers des bleus et des tons naturels. Oxbow oppose l’ordre de l’univers Simple Harmony au chaos de Beautiful Disorder. Jetty célèbre son héritage de la côte Est américaine tout en mettant en avant sa récente arrivée en Europe avec une collaboration exclusive Jetty x IMSY. Pukas puise largement dans sa culture surf et son identité basque à travers trois univers : Basque Country Flow, Born from Waves et Sun-driven Energy. La marque fera appel à de véritables surfeurs de sa région d’origine pour incarner ses valeurs d’authenticité, de liberté et de vitalité. Rhythm met l’accent sur le lien entre ses maillots de bain et l’univers lifestyle global de la marque. « Nous montrons comment les pièces peuvent passer naturellement de la plage à une garde-robe estivale décontractée », explique Angie Walsh, de Rhythm. Ces univers seront mis en avant à travers différents outils. Le merchandising cross-category est très répandu. Il permet aux détaillants d’associer maillots de bain, accessoires et vêtements pour composer une tenue complète. Barts et Jetty mettent particulièrement en valeur cet aspect de leurs collections. Les planches Mix’n’Match de Pukas facilitent la création de différentes combinaisons. Pukas et Oxbow proposent également des outils pour faciliter le choix des coupes. Oxbow dispose d’un nouveau guide des coupes, chaque silhouette ayant un nom distinct et précisant le niveau de maintien et le type de couverture qu’elle offre, afin d’aider les détaillants à conseiller leurs clientes. Pukas propose également un guide des coupes et du maintien qui explique les fonctionnalités de chaque pièce. En dehors du point de vente, Barts accompagne les détaillants avec une certaine flexibilité pour les réassorts en cours de saison, grâce à des expéditions directes depuis son propre entrepôt. Jetty annonce le lancement de sa propre gamme de maillots de bain pour la saison PE 2028, avec des prix plus compétitifs. Dans l’ensemble, la saison Printemps-Été 2027 confirme que performance et féminité ne sont plus deux approches distinctes dans le maillot de bain féminin. Les matières recyclées et les constructions techniques offrant du T E N DA N C E S maintien sont désormais la norme, tandis que chaque marque affirme sa 1 Les matières recyclées sont personnalité à travers les couleurs, les désormais la norme du secteur textures ou la construction. Pour les détaillants, la catégorie devient plus 2 Les constructions mettent facile à mettre en scène et à vendre l’accent sur le maintien
3 Les couleurs s’inspirent de la nature Plus d’infos en ligne sur notre site web : B OA R D S P O R T S O U R C E .C O M
4 Le mix avec le prêt-à-porter et les accessoires facilite le merchandising.
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GUIDE D’ACHAT
NITRO
Le moment est venu. L’été touche à sa fin, laissant dans son sillage une multitude de promenades, d’activités sportives, de randonnées et de visites qui ont rythmé nos agendas. Un élément les relie tous : le sac, ce compagnon de route indispensable. Le sac à dos. Peu d’objets traversent les générations avec autant de succès ; incontournable depuis les années 1950, le sac à dos existe pourtant depuis plus d’un siècle. Toutefois, pour la saison Printemps-Été 2027, le sac à dos ne se contente plus de transporter du matériel : il incarne une identité. Un seul sac doit désormais s’adapter aux multiples facettes d’une semaine bien remplie, et les acheteurs recherchent des silhouettes qui reflètent leur personnalité ainsi que des détails distinctifs, capables de les faire pencher pour l’histoire d’une marque plutôt qu’une autre. Si la fonctionnalité ouvre la porte, c’est le récit qui l’accompagne qui conclut la vente. Mesdames et Messieurs, plongeons ensemble dans le Guide d’Achat des Sacs à dos Lifestyle pour la saison Printemps-Été 2027, signé Matthieu Perez.
TENDANCES Interrogez une douzaine de marques sur l’avenir de la catégorie des sacs à dos lifestyle et vous obtiendrez autant de réponses différentes. Pourtant, toutes convergent vers un seul mot : la polyvalence. Pour Lukas Liechti, cofondateur et PDG de Wili Wili Tree, le marché « s’étend des modèles simples ou fonctionnels aux systèmes modulaires et intelligents, jusqu’aux produits trop sophistiqués ». Son analyse de la demande réelle est sans détour : « Les personnes souvent en déplacement ont tout simplement besoin de sacs adaptés et modulaires. Nous sommes convaincus qu’ils doivent avant tout être robustes, résistants aux intempéries et fabriqués de manière durable. » Cette même volonté d’aller à l’essentiel se retrouve chez Chrome Industries. David Fee, vice-président monde, parle d’authenticité : « Des produits authentiques pour de vrais citadins. Nous constatons un besoin croissant de sacs polyvalents adaptés à tous les déplacements urbains — à pied, à vélo, en skate ou en avion — qui restent beaux tout en permettant d’affirmer sa personnalité. » Jenny Cooper, responsable marketing chez Cotopaxi, précise : les consommateurs ne veulent plus d’un tiroir rempli de sacs à usage unique. « Les clients recherchent un sac polyvalent capable de répondre aux différents besoins de leur mode de vie », explique-t-elle, ajoutant que « la durabilité reste également un critère majeur, les consommateurs accordant de plus en plus d’importance aux matières recyclées et aux marques qui proposent des programmes de réparation et favorisent la longévité des produits ». Comme l’explique Philip Haendeler, chef de produit chez Nitro, un seul sac doit désormais remplir des fonctions variées tout au long de la semaine : « transporter un ordinateur portable en semaine, servir de compagnon de voyage le week-end et rester suffisamment confortable pour les activités du quotidien ». Leur FIVE-O en est l’illustration parfaite : 36 litres, un compartiment séparé pour l’ordinateur et les chaussures, une sangle permettant de le fixer sur une valise et un format compatible avec les bagages cabine ; le tout « conçu pour convenir aussi bien à un usage quotidien en ville qu’aux escapades citadines et aux voyages du week-end ».
‘‘L’identité est devenue un moteur des ventes plus
important que les seules caractéristiques techniques.”
Forvert Enfin, Tobias Baier, directeur commercial d’Evoc, résume la tendance en deux mots : « La polyvalence et le style sont actuellement deux des principales tendances qui façonnent le marché des sacs à dos lifestyle. » Selon Benjamin Chapuis, responsable marketing, l’analyse que fait Dakine de la situation actuelle révèle deux tendances parallèles : « Nous observons une double évolution en matière de couleurs et de matières : des coloris audacieux et dynamiques côtoient une nette priorité accordée aux matières plus légères, résistantes aux intempéries et recyclées. » Côté design, il ajoute que la modularité demeure une tendance forte et que « le soin apporté aux détails — coutures, broderies, marquage — revêt désormais autant d’importance que la silhouette ellemême. » Tous les signaux ne sont toutefois pas positifs. Marc Normand, directeur de FreeTime, attire l’attention sur une contre-tendance à surveiller : « Nous constatons également une tendance croissante à acheter des sacs à dos bon marché, de mauvaise qualité et peu durables, aussi bien dans le lifestyle que dans l’outdoor, et ce phénomène pénalise les acteurs sérieux de notre marché. » MENACES Cet engouement pour la polyvalence se heurte de plein fouet à une réalité économique beaucoup plus rude : réussir à faire fabriquer et expédier les produits. Fee ne cache pas la pression qui pèse sur Chrome : « Les tensions du commerce mondial — droits de douane, coûts d’expédition, formalités douanières — ont une incidence sur le choix des matières, les lieux de fabrication, les volumes de commande et le calendrier. » C’est notamment ce qui explique, précise-t-il, que Chrome « recommence à fabriquer certains de ses produits aux États-Unis ».
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“Nous sommes convaincus que les sacs modernes doivent être durables, résistants aux intempéries et fabriqués de manière responsable.’’ Lukas Liechti, Wili Wili Tree que les seules caractéristiques techniques ». Chrome, de son côté, montre qu’une expertise technique n’a pas besoin d’être mise en avant : « Des solutions uniques pour les déplacements à vélo — rangement pour antivol, éléments réfléchissants, matières robustes, rangement pour casque et autres équipements — sans pour autant crier “VÉLO !” », explique Fee. « Ces produits peuvent être utilisés à vélo, mais sont également parfaits à pied, en skate, en voyage, pour les trajets quotidiens et bien plus encore. » Même une marque fondée sur la confiance technique comme Pacsafe a besoin d’une histoire, selon Johnsson : « Le storytelling est plus important que jamais. Nous avons passé plus de 25 ans à construire notre réputation de marque qui protège vos affaires lorsque vous voyagez, et cela ne changera pas. Mais la confiance à elle seule ne suffit pas à faire choisir un sac plutôt qu’un autre tout aussi beau, posé juste à côté. Nous consacrons donc désormais davantage de temps à raconter l’histoire des voyages que le sac vous permet de vivre, plutôt qu’à simplement décrire les dispositifs qui protègent son contenu. »
EVOC
EN MAGASIN Répondre au cahier des charges design est une chose ; réussir à s’imposer en rayon en est une autre. Evoc travaille sur les deux fronts à la fois, avec des outils de présentation en point de vente ainsi que des contenus numériques — « images et vidéos produits et lifestyle » — et met en place « des dispositifs spécifiques pour optimiser la présence des produits, les ventes et la marge de ses partenaires détaillants engagés ».
Certaines marques répondent à cette pression en faisant évoluer leurs processus plutôt que leur localisation. Wili Wili Tree met en avant « une planification continue, une meilleure préparation des livraisons et une allocation efficace des ressources financières nécessaires ». D’autres répartissent les risques entre plusieurs sites de production plutôt que de miser sur un seul, comme chez Pacsafe. Marcus Johnsson, vice-président Brand & Creative de la marque, explique : « Nous sommes confrontés à un environnement où les expéditions et les coûts sont plus complexes qu’il y a quelques années. Fabriquer nos produits dans plusieurs pays nous apporte de la flexibilité, et nous anticipons davantage afin de ne pas être pris au dépourvu. » FONCTIONNALITÉ VS DESIGN Si la partie Tendances porte sur les attentes des consommateurs et celle consacrée aux Menaces sur les difficultés croissantes auxquelles les marques sont confrontées, cette section explique comment celles-ci concilient les deux. Alizée Berg, responsable de la marque Topo Designs, situe précisément la différence de la marque à cette intersection : « Notre différence repose sur la combinaison d’un design distinctif, d’une fonctionnalité outdoor et d’une vraie polyvalence au quotidien. Nous voulons que nos sacs à dos trouvent naturellement leur place lors des trajets domicile-travail, dans un café ou à l’aéroport, tout en conservant la durabilité et la fonctionnalité nécessaires aux aventures en plein air. »
“La confiance à elle seule ne suffit pas à faire choisir un sac plutôt qu’un autre tout aussi beau, posé juste à côté.” Marcus Johnsson, Pacsafe
Haendeler, chez Nitro, constate que les tendances esthétiques évoluent vers davantage de sobriété : « La demande est forte pour des designs épurés et discrets, dotés de détails fonctionnels. Les matériaux revêtent également une importance croissante : les consommateurs veulent des produits qui ne soient pas seulement beaux, mais aussi durables et capables de résister à un usage quotidien. » Cette logique est au cœur d’une toute nouvelle gamme chez Peak Design. Lorenzo Saibene, responsable marketing international, cite le récent lancement de la City Line comme l’expression la plus manifeste de cette orientation : « C’est exactement ainsi que nous concevons un véritable sac à dos lifestyle. » Fabriquée à partir d’une nouvelle matière baptisée MonoShell™, cette ligne réduit volontairement la dimension technique avec « une sensation plus douce, une approche moins technique, et moins de fonctionnalités, mais chacune choisie avec soin », tout en conservant, comme l’explique Saibene, « tout l’ADN de Peak Design : une fonctionnalité discrète, des détails bien pensés et la qualité de fabrication qui fait notre réputation ». Dakine établit un lien tout aussi direct entre ses racines techniques et sa ligne lifestyle. « Notre vision des sacs à dos lifestyle est simple : proposer un équipement performant qui reste utile bien au-delà de la montagne ou de l’océan », explique Chapuis. « Chaque produit lifestyle reprend le même ADN de design que nos sacs techniques dédiés au snowboard, au surf et au vélo. Ainsi, les détaillants ne vendent pas simplement un accessoire de mode, mais s’appuient sur plus de 40 ans de crédibilité de Dakine dans les sports d’action. »
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Pour certaines marques, la fonctionnalité ne représente que la moitié de l’argument de vente ; l’autre moitié réside dans l’identité. Forvert mise sur un récit « profondément ancré dans le lifestyle urbain, l’indépendance créative et un héritage street authentique », faisant de « l’identité un moteur des ventes plus important
L’offre en magasin est en pleine mutation, selon Peak Design. « Les détaillants cherchent généralement à proposer une gamme plus large qui renouvelle leur assortiment tout en restant pertinente », et Saibene s’attend à voir l’équilibre évoluer : « les sacs à dos inspirés de l’univers du voyage vont véritablement s’imposer sur les segments outdoor et lifestyle, tandis que les sacs à dos dédiés à un seul usage et centrés sur la randonnée vont perdre du terrain ». L’initiative la plus structurelle vient de Wili Wili Tree, qui a choisi de renoncer à certains canaux de distribution, en mettant fin, d’ici 2026, à ses partenariats avec les principaux sites de vente exclusivement en ligne. Liechti présente cette décision comme un pari sur le réseau spécialisé : « En collaboration avec nos partenaires détaillants, cette décision stratégique nous permet d’obtenir une meilleure stabilité des prix et un contrôle plus étroit des ventes et du positionnement de la marque. » DURABLE OU RIEN S’il y a un fil conducteur dans toutes ces conversations, c’est que la durabilité n’est plus une simple dimension marketing : elle est devenue un véritable cahier des charges produit. Marie Cadars, responsable marketing chez Topo Designs, y voit une évolution jusque dans la définition du terme « nouveau » pour les consommateurs : « Les clients sont de plus en plus attentifs à la longévité et à la valeur. Ils recherchent des sacs à dos qu’ils pourront utiliser pendant des années plutôt que des produits uniquement guidés par les tendances saisonnières. » L’objectif, explique-t-elle, est « de créer des produits que les consommateurs auront envie de conserver, d’utiliser et de réparer pendant de nombreuses années ». Chez Pacsafe, cette ambition repose sur des éléments concrets : des tissus conformes à des normes comme bluesign et le Global Recycled Standard, des emballages sans plastique et une garantie de cinq ans sur chaque sac, selon le principe que « le produit le plus durable est celui que l’on n’a pas besoin de remplacer ». Grâce à son Turtle Fund, la marque reverse également 1 % des ventes réalisées sur sa boutique en ligne à la protection de la nature, ce qui a « permis à plus de 85 000 bébés tortues de rejoindre l’océan en toute sécurité ». Baier évoque une approche plus expérimentale de la circularité chez Evoc, à travers un partenariat avec matterr, une entreprise spécialisée dans les technologies de recyclage, qui a donné naissance à « une collection capsule réalisée avec l’athlète Red Bull Danny MacAskill, mettant en avant des matières recyclables d’un niveau inédit ». Aucune marque ne va aussi loin dans cette logique que Wili Wili Tree. « La durabilité n’est pas une tendance, mais le fondement même du développement de nos produits », ajoute Liechti : « Nous sommes convaincus que les sacs modernes doivent être durables, résistants aux intempéries et fabriqués de manière responsable. » Cela commence dès la matière première, avec des tissus fabriqués à partir de bouteilles en PET 100 % recyclées, et se poursuit avec la teinture dans la masse, qui permet d’économiser de l’eau. Selon la marque, la véritable réponse à la fin de vie d’un produit n’est pas le recyclage, mais le fait de ne jamais avoir à le recycler : « grâce à des matières de haute qualité et à un design intemporel, nous prolongeons considérablement la durée de vie de nos sacs à dos et luttons activement contre la culture du jetable actuelle ». De la tendance aux menaces, de la fonctionnalité à l’émotion, une chose n’a pas changé depuis le premier sac porté sur une épaule : tout est toujours une question de destination, pas seulement de ce que l’on transporte. Que ce soit sur un trottoir, un sentier ou à vélo, portez votre vie sur vos épaules et savourez votre liberté ! Les sacs à dos vous feront découvrir le monde ! Mettez-les en rayon, racontez leur histoire et faites plaisir à vos clients.
T E N DA N C E S 1 Polyvalence 2 Lifestyle hybride
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3 Identité 4 Longévité
MADE FOR A LIFE
ON THE GO
portrait de marque
FOAMLIFE Source s’est entretenu avec Karl Read, cofondateur de FoamLife et consultant Brand & Product, pour faire le point sur la nouvelle organisation et les projets de la marque, suite à son récent rachat par Hectic. Pouvez-vous nous rappeler brièvement l’histoire de la marque jusqu’à aujourd’hui ? FoamLife a été fondée en 2020 et lancée à l’été 2021. Inspirée par la vie sur la côte, les voyages et l’aventure, la marque est née d’une idée simple : créer des chaussures offrant un confort optimal tout au long de la journée, en privilégiant des matières plus durables. Après son lancement au Royaume-Uni en 2021, la marque s’est développée à l’international, avec une distribution dans 15 pays. En 2026, FoamLife a entamé un nouveau chapitre en rejoignant Hectic Europe (https://hecticeurope.com/), ce qui lui confère une structure opérationnelle et commerciale plus solide tout en préservant son identité et son orientation d’origine. Comment l’équipe est-elle structurée aujourd’hui ? Je définis l’orientation de la marque et des produits en collaboration avec l’équipe Hectic au sens large dans les domaines du marketing, des ventes, de la distribution, des opérations et de la finance. FoamLife bénéficie ainsi d’une infrastructure solide et de l’expertise de spécialistes dans les différents domaines de l’entreprise, tout en conservant une ligne directrice claire. Maintenant que FoamLife fait partie du groupe Hectic, en quoi cela contribue-t-il au développement de la marque ? Hectic a fait ses preuves dans le développement de marques à grande échelle. L’un des principaux avantages réside dans son infrastructure, qui permet à FoamLife de bénéficier d’entrepôts et de solutions logistiques déjà en place, de relations commerciales à l’international et d’un réseau professionnel plus large. Cela nous permet de consacrer davantage de temps à l’amélioration des produits, à l’exploration de nouvelles catégories, au développement de la distribution, tout en offrant à FoamLife une base plus stable pour sa croissance. Quels sont les projets pour la prochaine THEFOAMLIFE.COM 54
collection ? Les modèles qui fonctionnent le mieux sont ceux qui expriment clairement l’essence de FoamLife : confort, simplicité et polyvalence, le tout conçu à partir de matières plus responsables. Les tongs et les claquettes qui constituent le cœur de la gamme resteront donc importantes. Nous développons actuellement une nouvelle génération de produits FoamLife, avec de nouvelles silhouettes, de nouvelles palettes de couleurs et des choix de matières inédites qui font évoluer la gamme tout en conservant l’identité unique de la marque. Beaucoup de nouveautés arrivent et nous avons hâte de les présenter aux détaillants en 2027. Nous étudions également la manière dont FoamLife peut naturellement se développer vers des catégories de chaussures complémentaires pour l’automne-hiver 2026. L’une des principales nouveautés est le modèle Slyde, le premier modèle fermé de FoamLife pour homme et femme. Tout est parti d’un problème simple : que porter lors des changements de saison ou que la météo se dégrade ? Nous avons donc conçu un modèle plus chaud, plus confortable et plus facile à porter. L’isolation PrimaLoft® aide à conserver la chaleur, tandis que la tige déperlante protège des aléas météo. La semelle en EVA à base de canne à sucre, dotée d’un amorti et d’un soutien de la voûte plantaire, permet de conserver légèreté, maintien et confort. Le talon rabattable permet de porter la Slyde de deux façons : talon relevé comme une chaussure, ou rabattu pour l’enfiler comme une mule, en toute simplicité. Comment distribuez-vous désormais la marque en Europe ? L’Europe sera un axe de développement majeur, en combinant l’infrastructure de Hectic avec des partenaires de distribution expérimentés sur les marchés clés. L’objectif n’est pas simplement d’ouvrir le plus grand nombre de points de vente possible, mais de travailler avec des détaillants et des partenaires qui comprennent la marque et sont capables de la représenter correctement. FoamLife est déjà présente dans des shops européens reconnus dans les secteurs des boardsports, de l’outdoor et du lifestyle. La prochaine étape consiste à renforcer ces relations tout en s’implantant sur de nouveaux marchés pertinents. Selon vous, quel a été l’impact de l’été caniculaire de cette année sur la taille du marché ? Cela nous a clairement aidés. Les longues périodes de temps chaud prolongent la période
de vente et génèrent une demande beaucoup plus immédiate pour les chaussures ouvertes. Les détaillants peuvent écouler leurs stocks plus rapidement, tandis que les consommateurs multiplient les achats pour enrichir leur garderobe. Un été chaud met également en évidence l’importance du confort. Lorsque l’on porte des tongs au quotidien plutôt qu’occasionnellement, la qualité du produit devient primordiale. Cela joue directement en faveur de FoamLife. Il est également intéressant de constater la croissance des ventes en ligne de FoamLife, portée à la fois par des clients fidèles qui reviennent acheter et par l’acquisition de nouveaux clients. Comment envisagez-vous l’évolution de la marque ? L’objectif est de faire de FoamLife une marque plus large de chaussures lifestyle pour l’outdoor sans pour autant perdre son identité. Les tongs et les claquettes resteront au cœur de l’offre, mais FoamLife entend appliquer cette même approche, centrée sur le confort et des choix de matières plus responsables, à d’autres saisons ainsi qu’aux voyages et à la vie en plein air. Sur le plan créatif, l’idée est de renforcer le message autour du produit et de la marque : voyage, vie sur la côte et en plein air. Le produit a toujours été le fondement de la marque. La prochaine étape consiste à continuer d’améliorer les produits et à donner à l’univers de la marque le même niveau de clarté.
portrait de marque
BLACKRIVER Source s’est entretenu avec BLACKRIVER, l’un des plus grands noms du fingerboard, pour revenir sur le développement de la marque, depuis ses débuts en Allemagne jusqu’à son rayonnement international, ainsi que sur son influence majeure sur la scène fingerboard. Parlez-nous de l’évolution de la marque au cours de l’année écoulée. Cette année a été très positive pour BLACKRIVER. Nos campagnes Cyber et de Noël ont une nouvelle fois généré nos plus fortes ventes de l’année, tandis que l’animation de la communauté est restée au cœur de nos priorités, notamment grâce à Fast Fingers, Fingerboard Con et aux nombreux événements que nous avons soutenus à l’international. Nous avons également mené avec succès une tournée commerciale aux États-Unis et ouvert un centre de distribution dans l’Utah afin de soutenir notre activité B2C sur le marché américain. Quel a été votre modèle le plus populaire et pourquoi ? Les rampes restent l’une de nos familles de produits les plus performantes, des modèles établis comme le Stairset, continuent d’afficher des ventes solides. Pour les détaillants, les versions miniatures d’obstacles de skate bien identifiables restent particulièrement prisées. Les produits Table et Mini 2 sont très accessibles. Quand avez-vous commencé à produire en Allemagne, et que pouvez-vous nous dire sur votre atelier de fabrication ? Il n’y a pas eu de moment précis où
BLACKRIVER a décidé de fabriquer en Allemagne. La production s’y est simplement développée au rythme de l’entreprise. Martin a commencé par fabriquer lui-même des modules chez lui et, face à la demande croissante, l’activité a fini par devenir trop importante pour le garage. Un grand nombre d’étapes de fabrication sont encore réalisées à la main. Bon nombre des personnes qui fabriquent nos produits pratiquent ellesmêmes le fingerboard ou le skate, ou sont étroitement liées à la scène. Elles savent donc parfaitement ce que l’on attend des produits en termes de performance. Pourquoi avoir fait le choix de produire localement ? La fabrication locale nous permet de contrôler beaucoup mieux la qualité de nos produits et de maintenir un lien étroit entre le développement et la production. Cette flexibilité est extrêmement précieuse lorsqu’il s’agit de tester ou de développer de nouveaux produits. La durabilité est également très importante. Produire localement nous permet de réduire l’empreinte carbone liée aux longues chaînes d’approvisionnement internationales. Cela nous permet aussi de soutenir l’économie locale et de garantir des salaires et des conditions de travail équitables. Comment entretenez-vous au mieux le lien avec les consommateurs ? Pour nous, les événements restent le meilleur moyen de rester en contact avec la communauté. Ils nous permettent de rencontrer directement les rideurs, de voir comment les produits sont utilisés et de recueillir des retours immédiats. La communication numérique est également essentielle, notamment sur un marché
aussi jeune et en constante évolution. L’enjeu consiste à continuer d’évoluer avec notre public sans pour autant perdre l’identité de la marque. Quelles sont actuellement les trois tendances majeures de ce marché ? Premièrement, la forte croissance du marché ces dernières années permet à davantage de marques de se développer autour de plusieurs catégories de produits plutôt que de se spécialiser dans une seule. Deuxièmement, on observe un essor considérable des produits d’entrée de gamme. Ils rendent le fingerboard plus accessible et offrent aux détaillants davantage d’opportunités d’attirer de nouveaux consommateurs. Troisièmement, les collaborations au-delà du cadre strict du fingerboard prennent une importance croissante. Les partenariats avec des noms tels que Wu-Tang, Independent, Shark Wheels, Santa Cruz et Girl Skateboards contribuent à rapprocher le fingerboard du skateboard, de la musique et, plus largement, des univers boardsports et street culture. BLACKRIVER-SHOP.COM 55
rhythmlivin.com
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TCSS
« Less is more » en vue du printemps-été 2027 dans le surf apparel masculin. Le secteur se réajuste, tournant le dos à une ère « d’obésité des stocks » pour entrer dans une phase stratégique tout en retenue. Il ne s’agit pas pour autant d’un repli. Ayez foi, mes amis. Sermon par David Bianic.
Après avoir traîné un surpoids pendant quelques saisons, vous vous êtes lancé dans un régime long et strict jusqu’à afficher un chiffre satisfaisant sur la balance. En pleine forme, certes, mais avec une faim de loup. Voilà précisément la situation du surf apparel : les excédents de stocks ont fini par être écoulés, laissant place à un paysage commercial épuré, mais aussi de nouveau avide de croissance. Alors qu’Oxbow se heurtait à la réalité économique d’un marché de gros français ralenti — plombé en grande partie par les difficultés de groupes nationaux comme Intersport et Sport 2000 —, la marque a trouvé son salut dans une solide dynamique à l’international : « Le e-commerce et les marchés d’exportation (Espagne, Allemagne, Autriche, Royaume-Uni, Belgique et Italie) ont enregistré de bonnes performances avec une croissance de 20 %, tandis que l’activité avec les grands distributeurs français a été un peu plus en berne. Nous avons su gérer nos niveaux de stocks et notre positionnement tarifaire plus élevé a été bien accueilli », confie Manon Jouanine, chef de produit chez Oxbow. La prudence est de mise chez les détaillants, comme on en témoigne chez Florence Marine X, dont les acheteurs, qui avaient passé une première commande prudente, sont revenus avec une seconde commande plus importante, explique Hector Caldwell, brand manager pour le RoyaumeUni et l’UE : « Dans l’ensemble, les précommandes ont été passées plus tardivement et de manière plus serrée ; les acheteurs conservent moins de stocks et privilégient les réassorts en cours de saison, tout en subissant une pression notable sur les segments de prix intermédiaires en raison des remises pratiquées ailleurs sur le marché. » STRATÉGIES ET DISTRIBUTION PE27 Pour le printemps-été 2027, le mot d’ordre est « moins, mais mieux ». Le secteur a pris conscience que les collections pléthoriques conduisaient souvent à des rayons saturés et à une clientèle désorientée. En réduisant
‘‘Dans l’ensemble, les précommandes ont été passées plus tardivement et de manière plus serrée ; les acheteurs conservent moins de stocks et privilégient les réassorts en cours de saison.” Hector Caldwell, Florence Marine X drastiquement le nombre de références et en misant sur la reconduction des best-sellers, les marques préservent les marges des détaillants et garantissent une meilleure profondeur de stock sur les produits qui se vendent réellement. C’est notamment le cas de Mistral, qui a relancé son offre textile en 2025. « Nous reconduirons les modèles à succès dans de nouveaux coloris afin d’assurer la continuité et de simplifier la gestion des stocks, tout en introduisant un nombre limité de nouveaux modèles, certains étant guidés par des retours des détaillants », explique Steve West, consultant pour Mistral. La plupart des marques partagent cette philosophie ; Manon Jouanine (Oxbow) prône ainsi la « cohérence », tout en soulignant l’importance d’introduire « de nouveaux modèles stratégiques, destinés à devenir les piliers commerciaux de demain ». Après avoir abandonné son ancien modèle de distribution pour passer à une gestion en direct depuis son siège mondial de Burleigh Heads (Australie), Rhythm ouvre les marchés de l’UE et du Royaume-Uni à l’ensemble de ses collections internationales, y compris les capsules Early Release. « Celles-ci permettent aux détaillants de réserver une sélection pointue de modèles en précommande jusqu’à trois mois avant les livraisons saisonnières habituelles, les aidant ainsi à saisir des opportunités de vente plus immédiates », explique Jacob Byrne, brand manager international. STYLES ET STORIES PE27 Dans un monde saturé par les flux incessants en ligne, le concept d’héritage
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fait figure de phare. Pour le printemps-été 2027, les narratifs des marques se divisent en deux courants distincts : « utilitaire moderne » (axé sur l’équipement technique) et « nostalgie des années 90 et 2000 » (célébrant les années les plus innovantes de la culture surf). Les consommateurs n’achètent pas simplement des vêtements, ils adhèrent à des récits porteurs de légitimité. Qu’il s’agisse d’un design robuste, testé et approuvé sur le North Shore, propre à Florence Marine X, ou de la philosophie « Echoes of Icons, Made Now » d’Oxbow, les archives constituent la boussole ultime de la création. Pour Oxbow, cela se traduit par une collection Tribute dont la pièce maîtresse est le t-shirt Cuadro, un modèle à manches courtes en coton 100 % biologique qui « redéfinit le streetwear indépendant en fusionnant un motif d’archives emblématique avec des graphismes industriels audacieux ». De son côté, TCSS mise pleinement sur la nostalgie du tournant du millénaire avec deux capsules inspirées des années 2000 : « Metal » et « Sphere ». « Il s’agit de capsules très axées sur la mode, tout en conservant l’esprit propre à Critical Slide. Nous sommes toutefois restés fidèles à l’ADN de la marque pour cette saison, en proposant notamment des shorts de bain à taille élastique et des chemises à imprimés », précise Sam Coombes, le fondateur.
“Les hommes, en particulier, apprécient les pièces qui ont un aspect un peu plus «vécu» plutôt que celles qui semblent sortir tout juste de leur emballage.” Sam Coombes, TCSS
Tandis que l’histoire de Jetty s’écarte du triumvirat Californie-HawaïAustralie, la marque puise ses origines dans la culture surf et pêche de la côte Est américaine, plus précisément du New Jersey. Sur le plan visuel, cela se traduit par des logos et une typographie dessinés à la main, des motifs liés à la mer et à la pêche, ainsi qu’une esthétique « Americana » qui séduit particulièrement la clientèle européenne adepte des stations balnéaires et du mode de vie sur le littoral.
MATIÈRES PE27 : TISSUS INNOVANTS ET TACTILES L’expérience sensorielle au toucher est devenue le nouveau terrain de bataille pour les ventes en magasin. Lorsqu’un client décroche un vêtement du portant, le toucher soyeux ou la texture dense et robuste du tissu justifient souvent un positionnement haut de gamme. Chez Mistral, l’accent est mis sur le confort et la douceur grâce à des matières très agréables au contact, telles que le jersey de coton, le lin et le tissu éponge. « Les chemises et pulls en tissu éponge constituent des tenues de plage et de vacances aussi superbes que pratiques », explique Steve West. Sam Coombes, de chez TCSS, souligne pour sa part que « les hommes, en particulier, apprécient les pièces qui ont un aspect un peu plus “vécu” plutôt que celles qui semblent sortir tout juste de leur emballage ». Dans un esprit différent, le choix des matières chez Florence Marine X répond à une approche technique axée sur la fonctionnalité. « Nous nous appuyons sur deux piliers. Le Cordura® recyclé, pour toutes les pièces exposées à l’abrasion, au sel ou au contact avec le rail de la planche : shorts, pantalons, vestes utilitaires et vestes de protection. Et l’Airtex® — notre propre technologie de tissage favorisant la circulation de l’air et l’évacuation de l’eau — qui permet aux chemises et aux shorts de respirer, de sécher rapidement et de ne pas s’alourdir en se gorgeant d’eau », résume Hector Caldwell.
‘‘With the EU and UK business returning to Rhythm’s global brand direction, the market will now have access to our complete global collections.’’ Jacob Byrne, Rhythm Jetty associe matières synthétiques et fibres naturelles pour un résultat à la fois élégant et technique, comme en témoigne la chemise à manches courtes Garwood, « une chemise tissée légère à la coupe classique, mêlant Repreve™, polyester et coton pour offrir un toucher doux rappelant le coton tout en assurant une réelle extensibilité. Sa conception respirante garantit un confort optimal, de la plage au bar ». Il va sans dire que le sourcing des matières privilégie la durabilité chez l’ensemble des marques, Oxbow ayant ainsi franchi « une nouvelle étape » : 70 % de tous ses modèles (tous genres et catégories de produits confondus) sont désormais confectionnés à partir de matériaux écoresponsables.
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PALETTE VISUELLE PE27 La stratégie couleur pour l’été prochain vise à préserver les marges grâce à des tons naturels intemporels, tout en intégrant des touches de nouveauté pour dynamiser les rayons. Florence Marine X a joué la carte de la sécurité en puisant sa palette dans l’univers du matériel marin et de sauvetage « plutôt que dans les tendances à venir ; une approche qui présente un réel avantage commercial : rien qui ne se démode, ce qui facilite la reconduction des stocks d’une saison à l’autre et évite aux magasins de se retrouver avec des articles invendables en raison de leur coloris ». Difficile de faire mieux. Mistral a également opté pour la sobriété, avec des imprimés et des broderies jouant principalement sur des tons feutrés, « sans contrastes marqués, afin de jouer la prudence ».
FLORENCE MARINE X
Qu’on les aime ou qu’on les déteste, les polos sont de nouveau à l’ordre du jour dans le vestiaire surf masculin. Avec le modèle Duke Polo Sweater, Mistral propose une version costaud — un sweat-shirt à col façon polo confectionné dans un coton résistant — un choix cohérent pour une marque dont les racines sont profondément ancrées dans l’univers de la voile. Chez Rhythm, on mise aussi sur les cols avec quelques polos de rugby à manches longues ou courtes.
Si Rhythm reste fidèle aux teintes terreuses, aux visuels inspirés par la nature, la collection PE27 introduira des tons plus clairs et au style délavé par le soleil pour la saison estivale. Oxbow a défini son esthétique PE27 autour de deux thèmes qui se passent d’explications : « Simple Harmony » (une palette naturelle aux tons doux et terriens) et « Beautiful Disorder » (des teintes dynamiques et contrastées, associées à des motifs intégraux percutants). Si vous recherchez un style plus irrévérencieux, jetez un œil à la chemise Cosmo de TCSS : « une interprétation australienne de la célèbre chemise à motifs homards portée par Kramer dans la série Seinfeld ». On est loin de l’icône surf traditionnelle ! COUP DE POUCE AUX DÉTAILLANTS Pour le PE27, les marques investissent dans le point de vente physique plutôt que de se limiter au seul canal digital. Cela passe par une stratégie de distribution sélective visant à enrayer la guerre des prix, comme l’explique Hector Caldwell (Florence Marine X) : « Un magasin qui n’est pas engagé dans une bataille tarifaire avec son voisin est un magasin capable de valoriser correctement la marque, de préserver ses marges et de fidéliser sa clientèle. » Parallèlement, Oxbow mise sur l’autonomisation des équipes de vente en fournissant un « Tradebook » détaillé et toujours plus complet ; cet outil permet aux détaillants de s’approprier l’héritage de la marque et les thématiques de la saison, tout en identifiant les produits phares soutenus par des campagnes de marketing et de communication. En somme, les marques de vêtements de surf ont peaufiné leurs collections PE27 pour garantir une navigation sereine aux détaillants tout au long de la saison à venir. Pour les grosses houles, on repassera.
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T E N DA N C E S 1 « Moins, mais mieux » 2 Les styles Nature et Y2K dominent 3 Matières privilégiant le toucher 4 Une même pièce de la plage au bar
The leading trade show for outdoor professionals since 2003
25, 26 and 27 JANUARY 2027
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guide d’achat
GUIDE D’ACHAT
EFOIL PE27
L’eFoil a dépassé le stade des premiers adeptes, et les marques proposent désormais des produits adaptés pour élargir leur clientèle. Par Rocio Enriquez. pratique passe par de nouvelles séries d’ailes et des kits hybrides ou intégrés. Awake présente les Cloud Wings, conçues pour la polyvalence, la précision et le confort au quotidien. SiFly lance la Glide Wings Series « conçue pour offrir davantage de choix aux rideurs en fonction de leur style et de leur niveau de progression », explique son PDG Alexander Bachev. Elle est adaptée au voyage, prête pour la location et offre des possibilités d’évolution. Lift propose la Lift5 pour une navigation électrique premium et la LiftX pour le foil avec ou sans propulsion. Manta Foils présente le TakeOff Evo, un kit hybride complet composé d’une board et d’un mât intégré, facile à transporter, avec des batteries disponibles de 200 Wh à 1 300 Wh, le tout sous la barre des 20 kg. Awake développe également la nouvelle Vinga, une board de course au shape agressif et rapide, encore au stade du prototype. Waydoo présente de son côté une configuration de 65 litres axée sur la course, destinée aux rideurs expérimentés en quête de vitesse. Foil Drive continue de faire évoluer sa gamme déjà solide avec de nouvelles innovations. La modularité est essentielle. Les batteries, mâts et ailes interchangeables permettent de faire évoluer progressivement son équipement.
FOIL DRIVE
Certains nouveaux designs s’adressent aux débutants. Manta Foils annonce le lancement du Voyager, un eFoil accessible et stable destiné aux familles, aux écoles et aux complexes touristiques, particulièrement adapté aux climats chauds. Waydoo s’affranchit des formats traditionnels. « Nous avons développé une nouvelle plateforme gonflable de 200 litres, de type scooter, conçue pour rendre les sports nautiques électriques accessibles à un public plus large », explique Jochem Koning, directeur général. Pour ce segment, Lift propose le modèle Lift5 F.
Le marché de l’eFoil a dépassé sa première phase, où il était encore perçu comme un simple « jouet », pour entrer dans une pratique régulière et durable. Dans le même temps, la clientèle s’est élargie au-delà des passionnés de la première heure. La demande progresse auprès des familles, des débutants et des pratiquants en quête de nouvelles expériences. L’année 2025 a marqué une étape clé dans le développement de cette catégorie. Les équipements de nouvelle génération seront plus légers et mieux intégrés. Les batteries font l’objet d’une attention accrue en matière de R&D. Elles deviennent plus légères, plus puissantes et interchangeables. « Il est désormais réaliste d’envisager des configurations de moins de 20 kg offrant plus d’une heure d’autonomie, grâce à une meilleure densité énergétique des batteries et à des moteurs plus efficaces », souligne Manta Foils. Les batteries modulaires permettent au rideur d’adapter l’autonomie à ses besoins pour chaque session. L’intégration des composants devient également une norme dans l’industrie. Certaines solutions vont jusqu’à offrir une compatibilité entre marques, comme les fuselages « ouverts » capables d’accueillir des foils d’autres marques. SiFly évoque également l’utilisation croissante de fonctionnalités logicielles, comme le géo-repérage, les modes de ride, les systèmes de sécurité ou l’analyse des données de session. La personnalisation et l’hybridation sont essentielles. Les configurations modulaires et polyvalentes remplacent les machines à usage unique. « Les systèmes de montage rapide permettant d’assembler les différents modules de l’eFoil deviennent indispensables », explique Florian Garbaccio, d’Awake. Les configurations hybrides offrent la possibilité d’utiliser l’ensemble en eFoil complet ou pour des décollages assistés. Les acheteurs les plus exigeants ne se contentent plus des dernières nouveautés : ils veulent aussi de la fiabilité, de la sécurité et un service après-vente de qualité. Des kits personnalisables et accessibles offrent aux débutants et aux pratiquants de loisirs nautiques de meilleures possibilités d’évolution pour accompagner leur progression. Côté matériaux, le carbone domine, mais ce n’est pas la seule option. « La construction carbone s’adresse au segment haut de gamme axé sur la performance, tandis que les boards en fibre de verre et les mâts en aluminium offrent une autre façon d’accéder à la pratique », explique Antti Koskinen, de Lift Foils.
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EFOILS 2027 Dans l’ensemble, l’offre de l’été prochain se concentre avant tout sur des produits qui évoluent avec le rideur. La flexibilité selon les niveaux de
La polyvalence et la multiplicité des usages devraient stimuler la croissance. Parmi les best-sellers attendus pour l’été 2027 figurent la Vinga Carve LR d’Awake avec les Cloud Wings, la Fusion de Foil Drive, les modèles Lift5 et LiftX de Lift Foils, le TakeOff Evo de Manta Foils, la gamme Rider de SiFly et la gamme Evo de Waydoo. DURABILITÉ L’eFoil possède une dimension durable intrinsèque : la propulsion électrique ne génère aucune émission. Toutefois, des questions importantes subsistent quant à la longévité des produits et à la fin de vie des batteries. Concevoir des produits durables et réparables est essentiel. La modularité apporte également une vraie valeur ajoutée, puisqu’elle permet de remplacer uniquement la pièce endommagée plutôt que l’ensemble du système. « Nous accordons une grande importance à la modularité, à la durabilité et à la réparabilité afin que nos produits restent sur l’eau pendant des années », explique Caitlyn Francis, de Foil Drive. Les batteries et autres composants électroniques ont néanmoins un impact environnemental et doivent être traités de manière responsable à la fin de leur cycle de vie. Lift et Manta Foils confient leurs batteries au lithium à des installations spécialisées dans leur recyclage et leur traitement. Manta a même identifié des filières permettant de donner une seconde vie aux cellules dans des vélos et skateboards électriques. SOUTIEN AUX DÉTAILLANTS L’accompagnement des détaillants repose en grande partie sur la formation et les démos. Plus un revendeur connaît le produit, plus il est en mesure de mobiliser sa communauté. L’objectif est qu’il puisse aider les rideurs à tester différentes configurations et à trouver l’équipement qui leur convient le mieux. L’infrastructure qui accompagne la vente est également essentielle, depuis le support technique jusqu’à la gestion des garanties. Avec l’importance croissante de la modularité, la disponibilité des pièces détachées est tout aussi cruciale. Toutes les marques interrogées proposent ces différents types de soutien à leurs détaillants. Avec l’engouement croissant pour l’eFoil et l’arrivée de produits plus polyvalents et toujours plus accessibles, le marché est promis à une belle croissance. Avec un accompagnement adéquat, les détaillants pourront transformer les nouveaux pratiquants en clients T E N DA N C E S fidèles sur le long terme. 1 Des configurations plus légères et plus modulaires
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2 Des produits conçus pour évoluer avec le rideur 3 Accessibilité et longévité au cœur des nouvelles orientations
N O U V E AU T É S
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01 / S U N B U M – B A U M E À L È V R E S M I N É R A L S I G N AT U R E S P F 30 N’oubliez pas vos lèvres. Le soleil, lui, ne les oubliera pas. Ce baume à lèvres à l’oxyde de zinc 100 % non-nano de Sun Bum offre une protection longue durée SPF 30 à large spectre. Il s’applique facilement et confortablement, sans couler à l’intérieur de la bouche. Glissezen un dans chaque poche pour toutes vos aventures en plein air. SUNBUM.COM 02
02 / PAC S A F E® – S AC À D O S A N T I VO L G O 15L Découvrez votre nouvel indispensable du quotidien : le sac à dos antivol compact GO allie style épuré et sécurité intelligente. Il dispose d’un compartiment pour ordinateur portable 13 pouces, de rangements dissimulés, de matériaux résistants aux coupures, de fermetures Éclair sécurisables et d’une poche avec protection RFID. Fabriqué en rPET (l’équivalent de 21 bouteilles en plastique recyclées), il bénéficie d’un traitement déperlant 100 % sans PFC. Disponible en plusieurs coloris. PACSAFE.COM 03 / N I K WA X – WE T SU I T R E FR E S H Éliminez les mauvaises odeurs et préservez la fraîcheur de votre combinaison avec Nikwax Wetsuit Refresh. Ce nettoyant et revitalisant puissant, sans agents biologiques, est spécialement conçu pour les combinaisons et les équipements en néoprène. Il élimine le sel, le chlore et les résidus organiques qui peuvent s’accumuler avec le temps, contribuant ainsi à neutraliser les mauvaises odeurs tout en préservant la souplesse, la douceur et le confort du néoprène. Sans biocides, enzymes ni agents biologiques. NIKWAX.COM
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0 4 / B O A® – P L A T E F O R M E H 5 La plateforme H5 constitue la nouvelle génération de solutions BOA® pour le snowboard, conçue pour offrir un ajustement plus précis et personnalisable. Pour la première fois en snowboard, les rideurs peuvent effectuer des micro-ajustements dans les deux sens, en serrant ou en desserrant à la volée sans relâcher complètement la tension. La plateforme introduit également une interface utilisateur en miroir, qui garantit une expérience de serrage et de desserrage cohérente quelle que soit la position de la molette. Les rideurs peuvent ainsi affiner leur réglage plus rapidement et plus intuitivement que jamais pour optimiser leurs performances. BOATECHNOLOGY.COM 05 / SUN BUM – S T IC K S OL AIRE M I N É R A L P O U R L E V I S A G E S I G N AT U R E S PF 30 Ce stick solaire minéral pour le visage à l’oxyde de zinc non-nano de Sun Bum offre une protection longue durée SPF 30 à large spectre. Agréable à appliquer, compact et facile à emporter, il vous accompagne dans toutes vos aventures en plein air. SUNBUM.COM 62
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portrait de marque
BOA Source s’est entretenu avec BOA® pour revenir sur l’essor de la marque, depuis ses débuts dans le snowboard jusqu’à son statut actuel de plateforme mondiale de systèmes dédiés au fit et à la performance, utilisés dans les sports d’hiver, le cyclisme, le trail, le golf, les chaussures outdoor, les vêtements de travail et les systèmes de maintien. Cette évolution a permis à BOA® de se démarquer sur le marché du sportswear, alors que la marque lance ses nouvelles technologies et célèbre son 25e anniversaire. Pouvez-vous nous retracer brièvement l’histoire de BOA® ? BOA® a vu le jour dans les montagnes Rocheuses du Colorado en 2001, avec une ambition simple : améliorer le fit et les performances des boots de snowboard. La première boot de snowboard équipée du système BOA® a introduit une alternative radicale aux lacets traditionnels, offrant aux rideurs un fit plus précis et plus homogène. Cette innovation, initialement développée pour le snowboard, s’est rapidement imposée dans le secteur, faisant de BOA® un pionnier des solutions de fit axées sur la performance. Au cours des 25 dernières années, l’entreprise a continué à repousser les limites du fit grâce aux retours des athlètes, à la recherche biomécanique et à une étroite collaboration avec certaines des plus grandes marques de snowboard au monde. Comme le résume Zoi Sadowski-Synnott : « Rien ne vaut la sensation d’être parfaitement calée pour la journée après avoir entendu tous les clics et verrouillages si agréables de mon BOA. » Et aujourd’hui, où en est la marque ? BOA® accompagne aujourd’hui des millions d’athlètes et de travailleurs dans plus de 80 pays. Nous sommes implantés à l’échelle mondiale, avec des bureaux en Amérique du Nord, en Europe et en Asie, afin de travailler au plus près de nos partenaires. BOA® continue d’investir massivement dans l’innovation et la recherche pour améliorer toujours davantage la connexion entre l’athlète et son équipement. Dans le snowboard en particulier, le système BOA® Fit s’est imposé comme l’une des technologies de fit les plus utilisées du secteur. Comment allez-vous anniversaire ?
célébrer
votre
25e
Pour notre 25e anniversaire, nous préférons nous tourner vers l’avenir plutôt que de regarder en arrière. Nous célébrons cette étape avec l’une des innovations les plus importantes de notre histoire dans le snowboard : le lancement de la nouvelle plateforme à molette H5 et le développement des solutions BOA® PerformFit™ Wrap. Mais surtout, cet anniversaire est l’occasion de rendre hommage à la communauté snowboard qui a contribué à faire de BOA® la marque qu’elle est aujourd’hui. Les athlètes, les marques partenaires, les équipes produit et les rideurs passionnés qui ont cru à l’idée d’un meilleur fit nous ont constamment poussés à innover et à évoluer. La plateforme H5 est le fruit de cet engagement collectif en faveur de l’innovation et ouvre un nouveau chapitre passionnant dans l’histoire de BOA®. Parlez-nous de votre nouvelle plateforme H5. La plateforme à molette H5 est la solution BOA® de nouvelle génération pour le snowboard, conçue pour offrir un fit plus précis et personnalisable. Pour la première fois dans l’univers du snowboard, les rideurs peuvent effectuer des micro-ajustements dans les deux sens — en serrant ou en desserrant à la volée — sans avoir à relâcher totalement la tension. La plateforme introduit également une interface utilisateur symétrique, qui garantit une expérience de serrage et de desserrage homogène, quelle que soit la position de la molette. Les rideurs peuvent ainsi affiner leur réglage plus rapidement et plus intuitivement que jamais. Quel accueil le H5 a-t-il reçu et qui sont vos premiers clients dans le snowboard ? L’accueil, tant de la part des athlètes que des marques partenaires, a été extrêmement positif. Les rideurs ont immédiatement compris l’intérêt du réglage multidirectionnel et la possibilité d’affiner leur fit avec précision sans interrompre leur run. Le médaillé d’or olympique Sage Kotsenburg a qualifié le H5 de « futur de la technologie des boots de snowboard », soulignant l’impact du réglage multidirectionnel sur la précision du fit. Qu’est-ce que le BOA® PerformFit™ Wrap exactement ? Le BOA® PerformFit™ Wrap est une construction de boot avancée qui repose sur des panneaux enveloppants indépendants, conçus pour épouser uniformément le pied, la cheville et le bas de la jambe. Il en résulte un meilleur maintien du talon, une connexion renforcée avec la semelle intermédiaire et une répartition plus homogène de la pression dans l’ensemble de la boot. Les recherches menées par le BOA® Human Performance Fit Lab montrent que, par rapport
aux lacets traditionnels des boots de snowboard, les solutions PerformFit™ Wrap peuvent améliorer le transfert de puissance jusqu’à 4,5 % et la stabilité et le contrôle jusqu’à 9 %. Concrètement, cela se traduit par un transfert d’énergie plus rapide, une réponse plus vive des carres et une plus grande confiance du rideur, quels que soient le terrain et le style de ride. À la clé : un feeling de planche incomparable, conçu pour dompter toutes les montagnes. Comment se porte le marché des boots de snowboard et quelles sont les principales tendances que vous observez ? Nous continuons d’observer une forte demande pour les produits axés sur la performance. Les rideurs recherchent de plus en plus un fit précis et personnalisable, des systèmes de serrage par zones et des solutions qui améliorent leurs performances. Autre tendance majeure : l’évolution vers des constructions de boots toujours plus sophistiquées — des languettes injectées aux coques externes repensées — qui améliorent la connexion entre le rideur et la planche, ainsi que la stabilité et le contrôle. Où voyez-vous le plus fort potentiel de croissance pour la marque ? La plus grande opportunité réside dans notre capacité à continuer d’améliorer les performances grâce à l’innovation en matière de fit. Des technologies comme le H5 et BOA® PerformFit™ Wrap permettent aux marques de repenser la construction des boots de snowboard et d’apporter aux rideurs des gains de performance mesurables. Au fond, notre objectif reste le même qu’il y a 25 ans : collaborer avec nos marques partenaires pour rendre le meilleur équipement encore meilleur. BOAFIT.COM 63
ZOOM SUR LES MARCHÉS FRANCE
Le début de l’été 2026 s’est installé dans un contexte économique et international toujours marqué par de nombreuses incertitudes. Les tensions géopolitiques restent présentes, avec leurs conséquences directes sur les prix de l’énergie, le transport et, plus largement, le coût de fonctionnement des entreprises. En France, après un premier trimestre en recul de 0,1 %, le PIB a finalement rebondi de 0,2 % au deuxième trimestre, signe encourageant mais encore insuffisant pour parler de véritable redémarrage de la consommation.
de destination pour certains vacanciers », explique Hervé. Certains touristes ont toutefois fait le chemin inverse, en abandonnant des destinations plus au nord des Landes pour se reporter vers Moliets.
L’inflation reste également un sujet de préoccupation. Elle a atteint 2,1 % sur un an en juillet, avec une accélération particulièrement marquée du prix de l’énergie. Les produits pétroliers ont notamment augmenté, avec un impact direct sur le prix des carburants à la pompe. Une hausse loin d’être anodine en pleine saison estivale, alors que les déplacements en voiture restent essentiels pour rejoindre les littoraux et les destinations touristiques françaises.
Le positionnement historique du shop autour de Rip Curl et Billabong reste un véritable atout. Pour Hervé, le magasin représente surtout une porte d’entrée vers l’univers du surf : « En poussant la porte de notre magasin, nos clients viennent chercher une véritable immersion dans l’univers du surf. » Plus qu’un simple lieu de vente, le shop devient ainsi un espace d’échange et de partage avec la communauté locale.
ALLEMAGNE ROYAUME-UNI ESPAGNE PORTUGAL ITALIE SUISSE
Le tourisme français reste malgré tout solide. Les Français continuent de partir en vacances, mais avec des arbitrages plus importants sur leur budget : séjours parfois plus courts, choix de destinations accessibles et dépenses davantage contrôlées sur place. La clientèle internationale reste également présente, permettant à de nombreuses régions touristiques de conserver une activité soutenue. L’été 2026 aura cependant été marqué par plusieurs épisodes climatiques importants. Les fortes chaleurs ont pesé sur certaines activités, tandis que les incendies ont profondément perturbé plusieurs territoires touristiques. En Gironde notamment, les incendies de juillet ont entraîné d’importantes évacuations et une baisse brutale de la fréquentation dans certaines zones. Plusieurs professionnels du tourisme ont ainsi enregistré des annulations ou des changements de destination, avec des répercussions directes sur les commerces locaux. Malgré ce contexte mouvementé, le marché français des sports de glisse conserve une certaine dynamique. Les trois témoignages recueillis pour cette édition montrent toutefois une saison très contrastée selon les régions. Météo, fréquentation touristique, température de l’eau et conditions de vagues jouent plus que jamais un rôle déterminant dans l’activité des shops. À Arcachon, au Moulleau, Mathieu Desaphie, gérant de Sen No Sen, décrit une saison qui demande davantage d’efforts mais qui parvient finalement à tenir ses objectifs. « Pas évident entre les épisodes de canicule et les incendies du mois de juillet. Étrangement, on tient nos chiffres mais ça demande un peu plus d’efforts », explique-t-il. Le shop a directement subi le choc des incendies girondins. « On a senti un coup d’arrêt pendant la semaine des incendies : les touristes sont partis, les trains ne circulaient plus, certaines routes ont été coupées sans compter l’annonce de la préfète de la Gironde demandant aux gens d’annuler leurs vacances dans la région cet été ; ça a été vraiment dur. » Mathieu Desaphie souligne néanmoins la mobilisation exceptionnelle des acteurs locaux et se dit reconnaissant qu’aucun dommage n’ait été enregistré autour du magasin. Côté produits, la météo très chaude a largement dicté les ventes. Maillots, tongs, casquettes, lunettes de soleil et tee-shirts sont les grandes catégories gagnantes. À l’inverse, les pièces plus lourdes, les chaussures et les cirés ont davantage souffert. Le néoprène reste également compliqué, pénalisé par une eau particulièrement chaude, le manque de vagues et les promotions permanentes sur Internet. « Le manque de vagues n’aide pas », constate le gérant, même s’il observe un redémarrage significatif sur le haut de gamme et les customs de combinaisons Sen No Sen. Cette saison est également celle des choix stratégiques. Le shop a décidé d’arrêter la chaussure et le skateboard. « Les marges sont trop faibles au regard du stock supporté, le comportement des consommateurs et les marques qui font trop de promo. Le jeu n’en vaut pas la chandelle. » À l’inverse, le textile maison reste particulièrement performant, tandis que certaines nouvelles marques viennent enrichir l’offre. Pour Mathieu Desaphie, le principal défi reste toutefois le comportement des consommateurs. « Les clients ont désormais accès à toutes les marques en ligne, et souvent moins cher qu’en boutique. Il faut donc leur proposer quelque chose de différent. » Pour Sen No Sen, cette différence passe par l’accueil, le conseil et l’expérience : « Leur passage chez nous fait partie de leur expérience sur place. » Plus au sud, à Moliets-et-Maa, dans les Landes, Hervé Cancouet, responsable de Maa Surf Shop and School, décrit lui aussi une saison atypique. « Une saison assez différente des autres, moins de monde en juillet qu’habituellement, mais un mois d’août qui s’annonce prometteur. »
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Avec son équipe de saisonniers et ses professeurs de surf, l’activité est particulièrement dépendante de la fréquentation touristique et des conditions de pratique. Là encore, les incendies ont perturbé la dynamique. « Plusieurs annulations causées par la peur de ces incendies, entraînant donc un changement
Le pouvoir d’achat se fait également sentir. « Nous avons pu remarquer une baisse sur notre panier moyen. » Les consommateurs continuent donc de profiter de leurs vacances, mais contrôlent davantage leurs dépenses. La météo très chaude a cependant profité à certaines catégories. Lycras, casquettes et protections solaires ont particulièrement bien fonctionné. L’école de surf bénéficie également d’une belle dynamique avec une augmentation des locations de matériel. Le néoprène, en revanche, est en baisse, conséquence logique d’un été particulièrement chaud.
En Bretagne, à Guidel-Plages, le discours est nettement plus positif. Anthony Uhel, gérant de Karriguel, affiche une progression d’environ 15 % de son chiffre d’affaires par rapport à 2025. « Plus d’activité surtout début juillet grâce à une très bonne météo », explique-t-il. La Bretagne semble également avoir profité indirectement des difficultés rencontrées dans le Sud-Ouest. Une partie des vacanciers ayant renoncé à certaines destinations en raison des incendies aurait ainsi pu se reporter vers la région. Ici encore, la météo a largement dicté les ventes. Lunettes de soleil, skimboards, tongs, maillots, casquettes et chapeaux ont connu une forte demande. Karriguel a même renforcé son stock de skimboards, tandis que les produits solaires ont parfois été en tension. À l’inverse, le néoprène et le surf ont souffert de la température élevée de l’eau et du manque de vagues depuis le mois de mai. Le shop mise notamment sur Ocean & Earth, avec des gammes de chapeaux et de lycras particulièrement adaptées à cette nouvelle réalité estivale. Anthony constate également une évolution du comportement des clients : « Très peu d’achats compulsifs, même sur des produits relativement bon marché. Les clients réfléchissent, comparent et repassent. » Le consommateur devient donc plus réfléchi, y compris sur les petits achats, tandis que le conseil reste déterminant pour les pratiquants à la recherche de matériel. Ces trois témoignages dressent finalement un tableau assez représentatif du marché français de la glisse à l’été 2026. Les magasins situés dans les grandes zones touristiques ont subi les conséquences des incendies et des épisodes climatiques extrêmes, mais la demande n’a pas disparu. Elle s’est déplacée et adaptée aux conditions. La météo apparaît comme l’un des principaux moteurs de la saison. Un été chaud favorise immédiatement les maillots, lunettes, tongs, casquettes et produits de protection solaire, mais pénalise mécaniquement le néoprène et les équipements techniques lorsque les vagues ne sont pas au rendez-vous. Autre enseignement commun : le commerce physique doit plus que jamais justifier sa différence. Face à des consommateurs qui connaissent les prix et les marques avant même d’entrer dans un magasin, le produit seul ne suffit plus. Le conseil, l’accueil, l’expertise et l’expérience deviennent les véritables arguments des shops indépendants. L’été 2026 aura donc une nouvelle fois été une saison d’adaptation. Entre incendies, canicules, arbitrages budgétaires et changements de destination, les professionnels ont dû composer avec un environnement particulièrement mouvant. Mais les trois témoignages montrent également leur capacité à s’adapter : évolution des gammes, renforcement du solaire, développement du lifestyle ou montée en gamme sur le technique. Et malgré ces contrastes, le bilan reste loin d’être négatif. Les belles conditions météo observées dans de nombreuses régions françaises ont permis de maintenir une vraie dynamique estivale. En Bretagne, Karriguel affiche même une croissance à deux chiffres, tandis que Sen No Sen parvient à maintenir ses chiffres malgré un contexte particulièrement compliqué. À Moliets, l’activité de l’école et les locations apportent également des signes encourageants. La fin de saison pourrait donc réserver de bonnes surprises. Une belle arrièresaison, des températures encore favorables et une fréquentation touristique qui se prolonge traditionnellement en septembre pourraient permettre aux shops de consolider leur bilan. La rentrée ouvrira ensuite une nouvelle séquence, avec le renouvellement des équipements et la préparation des prochaines collections. Le marché français de la glisse reste ainsi fidèle à son ADN : capable d’encaisser les périodes difficiles, mais aussi de rebondir dès que les conditions redeviennent favorables. Les professionnels abordent cette fin de saison avec prudence, mais également avec l’espoir d’une belle arrière-saison et d’une rentrée dynamique. BENOIT BRECQ
ZOOM SUR LES MARCHÉS ALLEMAGNE
Les consommateurs n’ont pas disparu, ils sont simplement devenus plus sélectifs.
Le retail allemand, et avec lui le marché des boardsports, aborde la saison automne-hiver dans un contexte économique toujours difficile. L’inflation est récemment repartie à la hausse, atteignant 2,9 % en août. Dans le même temps, les prix de l’énergie ont augmenté de 10,5 % sur un an, tandis que ceux des carburants ont augmenté de 27,7 %. À l’inverse, les salaires réels ont progressé de 1,5 % au deuxième trimestre. Le pouvoir d’achat n’a donc pas totalement disparu ; le principal problème pour le retail réside plutôt dans la prudence persistante des consommateurs.
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Cette tendance est également très nette dans le retail boardsports allemand. Les clients continuent d’acheter, mais réfléchissent davantage à la façon dont ils dépensent leur argent. Un client qui aurait auparavant simplement acheté un nouveau snowboard, wakeboard ou une nouvelle combinaison, parce que la nouvelle collection était disponible, se demande désormais plus souvent si l’équipement qu’il possède déjà ne pourra pas tenir une saison de plus. Comparaison des prix, recherches en ligne, modèles des saisons précédentes et offres spéciales jouent donc un rôle de plus en plus important dans le processus d’achat. Pour les détaillants, cela signifie que l’absence de demande n’est pas une fatalité. Le défi consiste plutôt à transformer l’intérêt existant en acte d’achat. La question clé devient de plus en plus : qu’est-ce qui incite concrètement le client à acheter maintenant ? Dans le snowboard, le marché semble se stabiliser quelque peu, bien que les détaillants restent prudents dans leurs achats. Les modèles des saisons précédentes et les prix attractifs demeurent des facteurs importants. Les produits haut de gamme peuvent toujours bien se vendre si le client perçoit clairement leur valeur ajoutée technique ou fonctionnelle. En revanche, les produits à prix élevé nécessitent davantage de conseils qu’il y a quelques années. La connaissance des produits, le conseil et la qualité du service deviennent donc essentiels pour les détaillants physiques. Thomas Müller de Fun Sport Vision me le confirme : il vend actuellement assez bien les modèles des saisons précédentes. « On sent qu’après cet été caniculaire, les gens ont hâte de retrouver l’hiver. Malheureusement, je ne retrouve pas encore cette tendance avec mes nouveaux arrivages. » Le wakeboard présente une situation similaire. La discipline conserve un noyau dur de pratiquants fidèles, et nombre d’entre eux sont prêts à investir dans du bon matériel. Toutefois, le processus de décision s’est allongé. Une nouvelle board, fixations comprises, représente un investissement conséquent, notamment pour les familles et les pratiquants loisirs. Les accessoires, pièces détachées et produits offrant un bénéfice immédiatement perceptible en matière de confort, de performance ou de sécurité peuvent donc constituer une source de revenus complémentaire importante pour les détaillants. Sven, propriétaire du centre de wakeboard de Geissenfeld, explique : « Nous n’avons pas de boutique en ligne ; nous vendons uniquement en magasin. Mais cela devient de plus en plus difficile à cause des comparaisons de prix. Cela dit, nous avons constaté que lorsque nous proposons un certain niveau de service — camps, packages vacances, yoga, etc. — cela se traduit également par des ventes en magasin. » Le marché du surf en Allemagne reste lui aussi un marché de niche, mais intéressant. Le nombre croissant de spots de surf et de vagues artificielles crée de nouveaux points de contact avec la discipline et attire une nouvelle clientèle. Parallèlement, les surfeurs expérimentés continuent d’investir dans du nouveau matériel lorsqu’il offre un avantage clair en termes de performance. Dans le même temps, les modèles de l’année précédente à prix attractifs et les shapes polyvalents gagnent en importance. Les clients recherchent de plus en plus des produits aussi polyvalents que possible. J’en ai parlé avec Stöps de Frittboards, qui confirme cette tendance : « En ce moment, les boards d’occasion ou de test se vendent très bien — c’est un peu comme sur Vinted. » Après les années de croissance exceptionnelle enregistrées pendant
la pandémie de COVID-19, le marché du SUP reste dans une phase de consolidation. Les produits d’entrée de gamme à bas prix sont soumis à une forte pression tarifaire, tandis que les marques établies qui proposent des produits résistants, de qualité et un bon service tirent mieux leur épingle du jeu. Les consommateurs sont devenus plus expérimentés et regardent de plus près ce qu’ils obtiennent réellement pour leur argent. Les catégories wing et foil restent intéressantes, alors même que le marché arrive à maturité. De nombreux adeptes de la première heure se sont déjà équipés. La poursuite de la croissance dépendra donc davantage de la capacité à attirer de nouveaux pratiquants et à inciter les pratiquants actuels à monter en gamme. Des explications claires sur les produits, du matériel résistant et de bons conseils sont essentiels à cet égard pour les détaillants spécialisés. De manière générale, les accessoires et les pièces détachées gagnent en importance. Ailerons, fixations, chaussons, casques, gilets d’impact, leashes, accessoires pour combinaisons et autres pièces détachées affichent un prix de vente inférieur à celui des boards complètes et sont donc plus faciles à justifier aux yeux du consommateur prudent. Ils offrent également aux détaillants la possibilité d’augmenter le chiffre d’affaires généré par chaque interaction avec un client. Le marché reste également difficile dans le textile. Les clients continuent d’acheter des vêtements, mais les ventes au prix fort dépendent davantage de la force de la marque, du design, de la fonctionnalité et d’un discours produit clair. Avec la comparaison des prix en ligne, les produits standard deviennent de plus en plus interchangeables. En revanche, les produits techniques, les designs distinctifs et les marques bénéficiant d’une communauté forte peuvent toujours justifier un prix plus élevé. Pour les détaillants indépendants et les shops core, cette situation présente à la fois des défis et des opportunités. Il est difficile de rivaliser uniquement sur les prix avec les grandes plateformes en ligne. La force des détaillants spécialisés repose donc de plus en plus sur d’autres atouts : conseil personnalisé, tests produits, réglages, connaissance du marché local, événements et communauté. Michi, d’Epoxy à Deggendorf, me le confirme également : « Les événements attirent du monde et font venir des clients. » Dans un marché où la décision d’achat prend plus de temps, ces services peuvent être déterminants. Les clients ne viennent plus nécessairement au shop pour acheter « une nouvelle board ». Ils viennent découvrir quel modèle est réellement adapté à leurs besoins, à leur niveau de pratique et aux conditions qu’ils rencontrent. Le consommateur allemand de boardsports n’a donc pas disparu : il est simplement devenu plus sélectif. Les détaillants doivent expliquer plus clairement pourquoi un produit justifie son prix et pourquoi c’est le bon moment pour l’acheter. Les modèles des saisons précédentes, les promotions et les prix attractifs restent des leviers de vente importants. Dans le même temps, les produits haut de gamme peuvent continuer à bien fonctionner s’ils offrent une valeur ajoutée démontrable en matière de performance, d’innovation, de qualité et de service. Pour la saison à venir, l’objectif sera donc moins de chercher à vendre le plus de produits possible. Il s’agira plutôt de comprendre les consommateurs et l’évolution de leurs motivations d’achat. Pour les détaillants spécialisés allemands, la formule pourrait donc être de plus en plus : de bons produits, des conseils d’experts, une communauté authentique, du service et un rapport qualité-prix convaincant. Ce n’est pas uniquement le prix le plus bas qui déclenche une vente, mais la capacité à donner au client une raison suffisamment convaincante de dépenser son argent pour ce produit précis, à ce moment-là. Après cet été allemand exceptionnellement chaud, j’attends avec impatience la nouvelle saison hivernale. Je préfère ne pas commenter ici la politique dans le nord-est de l’Allemagne… Alors, à vos boards… Ride on ! TOBI HAMMER 65
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Trois raisons de se réjouir ? • Le soleil brille [brillait]. • On a connu un été caniculaire. • Il vient juste de se mettre à pleuvoir (20/08/26).
Nous autres Britanniques sommes quand même un drôle de peuple. Nous adorons parler de la météo, mais quand on travaille dans l’industrie des boardsports, on a encore plus de raisons de garder un œil sur la météo. Et oui, on peut dire ça en anglais — même si je m’excuse auprès des non-anglophones qui pourraient trouver l’expression un peu étrange. Bien sûr, je pourrais me demander si la météo fait vraiment une différence… mais je ne le ferai pas. L’anglais est déjà assez complexe comme ça ! Bref, il a fait chaud. Et oui, cela a attiré les foules sur les plages britanniques et favorisé, dans une certaine mesure, la pratique des watersports. Mais cela n’a pas apporté le coup de pouce que nous espérions tous, et l’été a été long et éprouvant pour beaucoup. Les ventes de SUP ont bel et bien commencé à repartir — encore loin des niveaux dont nous avons besoin et, bien sûr, très loin du boom du Covid. Le vent a fait défaut, si bien que les sports de vent n’ont pas vraiment pu profiter de la météo. Les conditions de surf ont été mauvaises: si les cours débutants destinés aux vacanciers ont bien fonctionné, les surfeurs assidus n’ont pas vraiment eu leur dose. A-t-il fait trop chaud pour skater ? En réalité, il a souvent fait trop chaud pour pratiquer quoi que ce soit de physique. Les ventes de combinaisons ne sont pas extraordinaires, mais la bonne nouvelle, c’est que les ventes de sliders et de tongs sont en pleine progression. Une maigre consolation par temps chaud ! Dans le West Country, j’ai parlé à Steve de Mad Watersports. Le shop entame maintenant sa cinquième année et continue de bien tenir le cap. « La météo a vraiment changé la donne, et elle est arrivée à point nommé. Je sais que les gens se plaignent de la chaleur, mais elle a attiré les vacanciers dans le West Country — et au shop. Pour moi, c’est formidable. » Alors, dites-moi : qu’est-ce qui marche et qu’est-ce qui marche moins bien ? « Le surf est au ralenti : nous n’avons pas eu de houle digne de ce nom. Même si aujourd’hui le vent souffle, espérons que les clients vont bientôt affluer. Bref, le surf est en baisse. Le SUP, lui, se porte bien. On n’est pas revenus aux niveaux d’avant, mais ça reste bon, et les gens viennent pour monter en gamme. Ils avaient acheté leur SUP pas cher, ont découvert qu’ils aimaient ce sport et veulent maintenant quelque chose de mieux. C’est agréable à voir — et nous avons même vendu quelques SUP rigides, des SUP de race et des SUP de randonnée. » La catégorie des robes de change se porte bien. Dès que les températures baissent un peu, les gens affluent pour en acheter une ; je suis donc globalement satisfait de cette catégorie. Rien d’autre ne fait vraiment des étincelles. » Et du côté des points négatifs ? « Eh bien, les combinaisons, c’est difficile — qui a besoin d’une combinaison par ce temps ? Les shortys d’entrée de gamme se sont assez bien vendus, tout comme les combinaisons enfants, mais les modèles milieu et haut de gamme ne partent pas. » Et, si vous sortez votre boule de cristal, à quoi ressemble l’avenir ? « Oh, c’est tout simplement impossible à dire. J’espère que ce sera mieux. Quelques concurrents ont quitté le marché, ce qui pourrait nous aider, mais je n’en ai vraiment aucune idée. J’espère que nous aurons de bonnes houles cet automne, pour que les passionnés de surf puissent à nouveau se faire plaisir. » Un rapide coup de fil à Olly, de Zuma Jay, a confirmé que la situation était sensiblement la même chez eux : surf pas terrible (médio66
cre), SUP solide (très solide — l’une de leurs meilleures années) et, côté combinaisons, tout se joue sur les shortys. Il a toutefois ajouté une précision importante : « La location a vraiment bien marché — vraiment bien. » Est-ce de bon augure pour l’avenir ? Je le pensais autrefois, mais maintenant je m’interroge : celui qui loue reste-t-il éternellement locataire ? Combien de locations se traduisent réellement par l’achat de planches et de combinaisons ? Les plages peuvent être très fréquentées, sans que cela se traduise forcément en caisse. Bien sûr, nous avons besoin d’un vivier de futurs clients, mais j’ai le sentiment que ce vivier se réduit. L’enjeu est d’amener les gens à franchir le pas : passer de la simple location à l’acquisition de leur propre équipement. Comment y parvenir ? Cap à l’est, chez Henry, de Shore Watersports : « Si vous n’arrivez pas à gagner de l’argent avec un soleil pareil, c’est que vous vous y prenez mal », dit-il, avant d’ajouter : « Une marée montante soulève tous les bateaux » — autrement dit, tout le monde devrait s’en sortir correctement et profiter de la situation tant que le soleil brille. Cela dit, Henry reconnaît que les ventes de matériel n’ont pas été extraordinaires, et que tout le monde ne sera donc pas satisfait. « Le vent et les vagues n’ont pas été au rendez-vous, il y aura donc forcément des perdants. Mais après un début de saison catastrophique — et je pèse mes mots — nous sommes ravis d’être bel et bien repartis… et même d’afficher de meilleures performances que depuis longtemps. Ce n’est pas l’époque Covid où tout explosait, mais c’est bien. » Quel est le point fort de la saison jusqu’ici ? « La marge. La marge. La marge. Il y a nettement moins de remises, et notre marge est nettement supérieure à celle de l’année dernière. C’est une excellente nouvelle. » Bref, Henry est heureux. Enfin (presque), direction le skate et Paul, de Black Sheep. Je l’ai déjà dit et je le répète : ce type est l’une des personnes les plus heureuses et les plus détendues du secteur. Quelles que soient les galères qu’il a dû affronter au fil des ans, il reste calme, serein et pragmatique — et c’est toujours un plaisir de discuter avec lui. « C’est devenu la norme. Le skate n’est plus une niche. C’est normal. Peu importe que les anciens voient ça d’un mauvais œil ou qu’ils veuillent garder le truc pour eux : c’est trop tard. Le génie est sorti de la bouteille et le skate est devenu normal. Qu’on le veuille ou non. » Et cela s’est-il traduit par une hausse des ventes ? « Je ne saurais pas trop dire, mais l’année a été bonne et on s’en sort bien ; alors, si c’est ça la nouvelle normalité, ça me va. » Et qu’en est-il de tout ce surstock : le problème est-il réglé ? « Oui, à peu près. Il y avait un véritable excédent après le Covid, et certains prédisaient qu’il faudrait un an pour l’écouler — mais ça a finalement pris beaucoup plus de temps. Mais nous sommes revenus à la normale, et les consommateurs commencent désormais à s’habituer à payer le juste prix pour leur équipement. » Ça fait beaucoup de trucs « normaux » tout ça ! Un dernier mot sur les sports d’hiver. Les détaillants sont confiants après une bonne saison 2025/26, qui s’est achevée sur une très bonne dynamique. Les stocks arrivent tôt et les magasins acceptent volontiers ces livraisons anticipées. Certes, les glaciers européens ont particulièrement souffert pendant la canicule, écourtant bon nombre d’activités de glisse estivales. Mais, pour l’instant, l’optimisme reste de mise parmi les détaillants britanniques. Croisons les doigts. Espérons simplement que nous aurons un hiver exceptionnel, synonyme de nouvelles ventes solides. Trois raisons de se réjouir ? • Les stocks sont en baisse. • Les marges sont en hausse. • L’hiver arrive. Que demander de plus ? GORDON WAY
2026 TEST. CONNECT. CELEBRATE.
ESPAGNE
Être consommateur espagnol peut s’avérer déroutant ces temps-ci. L’économie espagnole affiche des signaux contradictoires. L’emploi et l’activité économique affichent une tendance positive, mais la réalité du pouvoir d’achat raconte une tout autre histoire. L’inflation a atteint 4,3 % en août, principalement sous l’effet de la hausse des prix des carburants et de la pression persistante des coûts du logement. Cela n’a pas empêché les Espagnols de consommer, mais les a certainement incités à être plus sélectifs quant à leurs dépenses. En ce qui concerne notre secteur, il n’y a pas lieu de trop s’inquiéter. Les dépenses des ménages consacrées aux loisirs, au sport et à la culture ont augmenté de 4,7 % en 2025, ce qui laisse penser que les loisirs restent une composante importante du budget familial. La pression sur le coût de la vie reste néanmoins forte, et les dépenses consacrées au sport doivent être dûment justifiées. Pour un acheteur de plus en plus sélectif, le rapport qualité-prix, le prix, la fonctionnalité et la durabilité sont des critères d’achat déterminants.
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C’est également le constat partagé par les deux contributeurs de cet article : le shop Ole Surf et le distributeur PlayGop. Tous deux s’accordent à dire que, si le marché reste stable, le profil des consommateurs est polarisé : un segment est prêt à payer le prix pour accéder à des produits innovants et de qualité, tandis qu’un autre est très attentif aux prix et recherche activement les promotions. La popularité des boardsports a reculé après l’envolée enregistrée pendant la pandémie ; le marché reste stable, sans toutefois progresser. Ce sont les équipements qui ont le plus souffert. Malgré des conditions de neige favorables, les ventes de snowboards ont reculé l’hiver dernier. « Dans les années qui ont suivi la pandémie, nous vendions des planches tous les jours ; aujourd’hui, nous en vendons environ dix par an », explique Guillermo Garay, d’Ole Surf. Le marché de l’occasion est en plein essor, sans doute parce qu’il offre un moyen économique d’acquérir un produit haut de gamme. Il en va de même pour la location : les loueurs recherchent des planches de meilleure qualité pour répondre aux attentes actuelles de leurs clients. Dans ce contexte, l’innovation technologique dans les accessoires contribue à stimuler les ventes. « Les ventes de planches n’ont pas augmenté, mais celles des fixations, oui. C’est lié à l’innovation : de
PORTUGAL
L’économie portugaise a progressé de 2,5 % sur un an au deuxième trimestre 2026, affichant une croissance supérieure à celle de la zone euro et de l’UE. L’IMF a toutefois revu à la baisse sa prévision de croissance pour 2026, ITALIE la ramenant à 1,7 %. L’inflation a atteint 3,1 SUISSE % en juillet, principalement sous l’effet de la hausse des prix de l’énergie, ce qui pèse sur FRANCE les dépenses des consommateurs. Le tourisme continue de progresser, mais perd de son élan, ALLEMAGNE avec une baisse des dépenses touristiques et ROYAUME-UNI une contribution au PIB passée de 16,2 % en 2024 à 16,1 % en 2025 (49 milliards d’euros). ESPAGNE Les perspectives restent solides, mais le ralentissement du tourisme, l’inflation et la baisse du pouvoir d’achat continueront de mettre les entreprises et les détaillants à l’épreuve tout au long de 2026. Pour Pipeline Surf Shop, un shop surf « core » de Faro, en Algarve, les ventes sont restées relativement stables. « Depuis mai, les ventes progressent régulièrement », explique son propriétaire Bruno Pinto. Il ajoute que les vagues de chaleur ont réduit la fréquentation l’après-midi, même si les clients ont simplement décalé leurs achats plus tôt dans la journée. Les casquettes, notamment auprès de la clientèle anglaise, affichent les meilleures performances, tandis que les ventes de t-shirts, walkshorts et montres sont en recul. Pinto constate également que la demande se déplace des walkshorts 15”/17” vers les modèles 19”/21”. Par ailleurs, les amateurs de course à pied et de fitness constituent un nouveau segment important, auquel les marques de surf répondent en proposant de plus en plus de produits techniques. La fréquentation des clients portugais a diminué, les séjours en Algarve étant passés de 15 jours à une semaine, mais Pinto s’attend à ce que les ventes d’octobre soient équivalentes, voire supérieures, à celles de l’an dernier.
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Invité à citer un bon exemple de collaboration avec une marque, il met en avant Firewire. « Firewire nous a particulièrement impressionnés par sa communication et, surtout, par la qualité de ses relations avec les détaillants. Plutôt que de se positionner presque comme des concurrents, comme c’est le cas avec certaines autres marques, Firewire a développé une véritable relation de collaboration avec ses revendeurs. La nouvelle planche de surf Seaside Full Carbon illustre parfaitement cette approche, avec un modèle en édition limitée développé en collaboration avec Rob Machado et un artiste. Le fait de disposer du produit en magasin avant sa date officielle de lancement constitue un avantage considérable et témoigne du niveau de confiance et de la qualité du partenariat établi avec la marque. »
ZOOM SUR LES MARCHÉS nouvelles technologies telles que Supermatic, Step On et FASE offrent la possibilité de faire évoluer sa board », explique Guillermo Colomer, de PlayGop. Les ventes du printemps et de l’été ont été timides, le marché du skate étant particulièrement faible. Les vêtements affichent les ventes les plus régulières, avec un potentiel de croissance à mesure qu’émerge une tendance inspirée du surf. Les grandes enseignes de mode grand public développent leurs propres collections inspirées des marques boardsports qui ont marqué la mode dans les années 90. L’espoir est que cette tendance incite les consommateurs, en quête d’un look authentique, à se tourner à nouveau vers les shops de surf, skate et snow. Pour l’heure, cependant, la hausse des coûts à laquelle les détaillants sont confrontés pour des raisons économiques et géopolitiques — les coûts ayant parfois triplé, selon l’expérience de Guillermo Garay — ne s’accompagne pas d’une croissance équivalente des ventes, ce qui complique l’activité. Les revendeurs en ligne, qui ne sont pas confrontés aux mêmes contraintes, sont difficiles à concurrencer. La marge d’erreur se réduit et les détaillants physiques deviennent de plus en plus prudents. « Nous ne pouvons plus nous permettre de parier sur une nouvelle marque, car cela pourrait s’avérer être une erreur très coûteuse », explique Guillermo Garay. « Lorsqu’ils envisagent d’introduire une nouvelle marque, les détaillants posent de plus en plus de questions sur la stratégie de distribution et la politique tarifaire avant même de parler du produit », explique Guillermo Colomer. Les réassorts en cours de saison ont désormais supplanté les précommandes. Les coûts d’exploitation et la pression de la concurrence en ligne constituent les principaux défis auxquels sont confrontés les détaillants spécialisés. La santé du commerce physique repose autant sur la pratique sportive que sur la vente de produits. Les événements, les écoles, les clubs et toute expérience supplémentaire proposée par le shop permettent d’attirer les pratiquants vers les sports et de fidéliser la clientèle sur le long terme. Ole Surf organise ainsi des trips snowboard. Pour Guillermo Colomer, il est crucial de cibler les jeunes pratiquants afin de constituer sa future clientèle. Le shop comme le distributeur considèrent tous deux que l’investissement des marques dans les points de vente physiques constitue la forme de soutien la plus utile. Ce sont les seuls points de contact qui permettent aux clients d’évaluer la qualité qu’ils exigent désormais. Ils contribuent également à créer une communauté de pratiquants autour des sports, grâce au sentiment d’appartenance, qui constitue l’un des liens les plus forts. L’avenir des boardsports en dépend. ROCIO ENRIQUEZ
En matière d’expérience client, le shop continue d’améliorer à la fois son point de vente physique et sa plateforme en ligne, avec pour objectif d’offrir le meilleur service possible. Xen & Co Surf Shop, un shop « core » de la région de Cascais, est sous pression. Son propriétaire Xenico Vidal explique : « Les ventes ont reculé de 20 à 30 % par rapport à l’année précédente », principalement en raison d’un tourisme moins dynamique, d’une baisse du pouvoir d’achat des consommateurs portugais et d’une fréquentation moindre du magasin. Les campagnes de promotions en ligne menées par les marques fournisseurs aggravent encore la situation : « Ces promotions agressives en ligne sont difficiles à concurrencer pour les détaillants indépendants et ont un impact direct sur les ventes en magasin. » Sur une note plus positive, il ajoute : « Nous avons enregistré une croissance aussi bien sur le segment des planches de surf neuves que sur celui de l’occasion. Nous sommes devenus une référence pour les planches d’occasion, mais aussi pour les conseils techniques et l’accompagnement des surfeurs dans la région de Cascais. » Si les réseaux sociaux restent un outil important pour toucher les clients, le bouche-à-oreille demeure l’un de leurs principaux atouts. Les recommandations et les expériences positives des clients ont permis au shop de construire une solide crédibilité au sein de la communauté surf locale. Côté textile, cet été a été le premier où ils n’ont pas proposé de produits de leur propre marque, privilégiant l’écoulement des stocks existants. Concernant le matériel et les tendances émergentes, il explique : « Les perspectives restent positives pour les planches de surf. Après deux mois sans vagues ou avec de très petites vagues, auxquels se sont ajoutées des températures d’eau inhabituellement élevées, la demande a été particulièrement forte pour les planches de surf pour enfants et débutants, aussi bien dans les shops que dans les écoles de surf. Ce segment a bien performé et confirme l’importance constante d’un équipement accessible pour les jeunes surfeurs et les pratiquants moins expérimentés. » À l’approche de l’automne-hiver, il ajoute : « Nous avons quelques inquiétudes pour la saison à venir. Le cycle traditionnel des produits consiste à renouveler les collections tous les six mois. Or, les commerciaux des marques nous contactent désormais chaque semaine pour savoir si nous avons besoin de produits supplémentaires. Dans les conditions actuelles du marché, la gestion des stocks devient de plus en plus importante à l’approche de la saison prochaine. »
NUNO PRINCIPE
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ITALIE
L’Italie aborde la fin de l’été avec une dynamique économique modeste mais positive. Au deuxième trimestre, le PIB a progressé de 0,2 % sur un trimestre et de 1,0 % sur un an, portant la croissance pour 2026 à environ 0,8 %. L’inflation a reculé à 2,9 % en juillet, tandis que le chômage s’élevait à 5,7 % en juin. Si la confiance des consommateurs s’est améliorée en juillet, les ménages restent sélectifs et le coût de l’énergie continue de peser sur les dépenses discrétionnaires. Pour le retail boardsports, la canicule a eu un double effet : une météo idéale pour la plage, mais des températures extrêmes et des incendies qui ont perturbé les déplacements et la fréquentation, tandis que la chaleur exceptionnelle de juin et juillet a réduit le temps consacré au shopping dans les magasins urbains.
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Après les fermetures des deux dernières années, le paysage boardsports italien semble plus stable, mais les détaillants encore en activité fonctionnent en mode restreint. Beaucoup ont réduit leurs effectifs, leurs marques et leurs autres dépenses non essentielles. Le matériel technique affiche une dynamique positive depuis le premier trimestre, porté notamment par une concurrence moins forte et des niveaux de stocks plus sains. Les shops se réjouissent de voir les produits s’écouler au prix fort, mais restent réticents à reconstituer des stocks importants. Les complètes repartent à la hausse après une longue période de surstockage. Le surf reste davantage porté par le tourisme et le lifestyle que par la performance. Les maillots de bain femme, boardshorts, sandales et vêtements d’été décontractés bénéficient de la fréquentation du littoral, tandis que le surfwear homme est plus difficile et fortement exposé à la fast fashion et aux canaux B2C des marques. Les combinaisons se vendent lorsque les conditions créent un besoin immédiat, mais les précommandes restent prudentes. Les wings, foils et e-foils attirent l’attention et une clientèle haut de gamme, mais leur prix, leur technicité et la concurrence de la location limitent les volumes. Comme le résume un détaillant : « En Italie, le surf n’est plus une question de vagues ; c’est avant tout un lifestyle, porté par le tourisme. Les t-shirts, walkshorts et sandales se vendent, mais les planches peinent à trouver preneur. » Le marché du snow tourne au ralenti en été, mais les commandes traduisent déjà une certaine inquiétude quant à la fiabilité des saisons hivernales. Les produits outdoor utilisables toute l’année, les vêtements techniques et les accessoires sont plus faciles à commander que les produits très saisonniers. Les sacs à dos polyvalents restent également une valeur sûre, car ils servent aussi bien pour les voyages, l’école, les trajets quotidiens que pour la montagne. Les détaillants s’intéressent de plus en plus aux produits capables
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La saison printemps-été 2026 s’est globalement bien développée en Suisse, portée par des conditions météo favorables et largement stables. Les périodes plus chaudes ont notamment permis un démarrage précoce et dynamique de la saison outdoor, boardsports et watersports. Le mois de juin a été exceptionnellement chaud, soutenant encore davantage l’activité sur les lacs et les voies navigables suisses.
Dans le même temps, le contexte économique général reste difficile. La Suisse ne devrait connaître qu’une croissance économique modérée en 2026. Si l’inflation demeure relativement faible, le marché du travail s’est légèrement dégradé par rapport aux années précédentes. Les consommateurs restent donc sélectifs, notamment pour les articles de loisirs et de sport haut de gamme, dont l’achat fait l’objet d’une réflexion de plus en plus poussée et repose davantage sur la valeur.
de fonctionner dans plusieurs contextes et de rester pertinents quelles que soient les conditions météo. Comme le souligne Carlo, un vendeur milanais : « Nous sommes tous préoccupés par la fiabilité de l’enneigement. Cela influence le niveau de stock que les shops sont prêts à engager, tandis que la location continue de progresser. » Le matériel skate affiche de bonnes performances depuis le premier trimestre, avec des decks, completes et pièces détachées qui se vendent de manière plus régulière, aussi bien chez les marques américaines qu’européennes. Seuls les roues et les trucks restent largement dominés par des références américaines, comme Spitfire et Bones pour les roues, ou Thunder et Independent pour les trucks. La réduction du nombre de détaillants spécialisés a concentré la demande chez les acteurs encore en activité. Les chaussures skate « core » restent essentielles, mais les volumes restent faibles et les shops déplorent que les marques les concurrencent directement avec des remises en ligne. Les casques progressent lentement, notamment auprès des enfants, des débutants et des pratiquants de park, même s’ils ne constituent toujours pas une catégorie dictée par la mode. Côté skate, les coupes baggy, les références workwear et les graphismes discrets restent tendance ; dans le streetwear, le « more is more » domine et la tendance Y2K (inspirée des années 2000) commence à faire son retour. Le streetwear homme reste la catégorie la plus difficile. La fast fashion réagit plus vite, pratique des prix plus bas et copie rapidement les tendances, tandis que les boutiques et sites B2C des marques intensifient la concurrence, aussi bien dans le textile que dans la chaussure. Les périodes traditionnelles de soldes ont perdu de leur efficacité, car les promotions commencent désormais plus tôt et les consommateurs attendent les offres. Alex Berger de Fakieshop explique : « Le changement générationnel rend les jeunes plus difficiles à toucher. Les nouvelles tendances B2C nous prennent des clients, et la rapidité avec laquelle les marques apparaissent et disparaissent rend la planification très difficile. » Les détaillants commandent donc plus tard, en quantités plus faibles et au plus près de la demande réelle. Ce qui fonctionne : le matériel utile, le design épuré, les produits outdoor polyvalents, des livraisons fiables et une distribution maîtrisée. Ce qui ne fonctionne plus : la surproduction, les promotions permanentes, les produits milieu de gamme sans véritable différenciation et les marques qui cassent les prix chez leurs propres détaillants. Le marché n’est pas en plein essor, mais les marques qui font preuve de discipline peuvent encore tirer leur épingle du jeu. Pour les shops, la survie dépend désormais moins de la capacité à suivre toutes les tendances que de la maîtrise de la trésorerie, la qualité de la relation client, la confiance et une expérience en magasin véritablement unique. FRANZ JOSEF HOELLER techniquement exigeants et relativement coûteux comme le foil. La protection solaire devient une catégorie estivale complémentaire de plus en plus importante. Les ventes de lycras anti-UV ont progressé d’environ 13 % au cours de la saison, ce qui montre que la protection solaire fonctionnelle prend une place croissante dans les activités outdoor et watersports. Les consommateurs passent plus de temps sur et autour de l’eau et recherchent de plus en plus des produits simples alliant protection et fonctionnalité. Du point de vue du retail, les consommateurs restent sélectifs malgré une saison positive. Si les conditions favorables soutiennent la croissance du marché, les clients comparent davantage les prix et attendent une proposition de valeur claire, notamment pour le matériel technique. Les promotions et la transparence des prix restent des facteurs déterminants. Les accessoires, la protection UV et les produits fonctionnels offrent des opportunités de ventes additionnelles. Dans le même temps, la disponibilité immédiate des produits devient de plus en plus importante, car la demande peut augmenter rapidement lorsque les conditions météo et de vent sont favorables.
Malgré ce contexte économique prudent, les conditions météo favorables ont entraîné une forte activité sur et autour de l’eau, et soutenu la bonne dynamique du marché suisse des boardsports et watersports. Le démarrage précoce de la saison et les longues périodes de beau temps ont généré une demande stable et contribué à la croissance globale du marché. Plutôt que de provoquer uniquement des pics de ventes ponctuels liés à la météo, ces conditions ont permis une période plus longue et plus régulière de pratique et de consommation.
Le commerce en ligne et le commerce physique évoluent de plus en plus de manière complémentaire plutôt qu’indépendante. Les consommateurs se renseignent sur les produits et comparent les prix en ligne, et souhaitent de plus en plus savoir si un produit est disponible localement avant de se rendre en magasin. Pour autant, la transaction finale ne se fait pas nécessairement en ligne. Pour les produits techniques en particulier, les clients continuent d’accorder de l’importance au conseil, au test et à la validation finale de leur achat auprès d’un détaillant spécialisé.
Sur le marché des boardsports et watersports, la diversification s’est poursuivie. Le wingfoil et le foil continuent de stimuler l’innovation technique et l’intérêt des consommateurs, tandis que le windsurf conserve une clientèle fidèle et techniquement expérimentée. Le wakeboard, le wakesurf et le wakefoil continuent de bénéficier de la forte culture lacustre et watersports de la Suisse. Dans le même temps, les différentes catégories évoluent à des rythmes variés, ce qui rend de plus en plus nécessaire une lecture plus différenciée du marché.
Le « ici et maintenant » prend donc une importance croissante. Les détaillants locaux ne devraient pas considérer leur boutique en ligne uniquement comme un coût supplémentaire ou comme un simple canal de vente e-commerce, mais plutôt comme une vitrine numérique et un élément essentiel de leur visibilité globale. Une information précise et transparente sur les stocks disponibles localement peut être déterminante pour transformer une recherche en ligne en achat en magasin.
Le marché du matériel technique présente davantage les caractéristiques d’un marché mature. Les consommateurs ont accès à un large choix de marques et de produits, tandis que les cycles d’innovation restent courts. Les clients continuent d’investir, mais attendent de plus en plus un bénéfice technique clairement identifiable lorsqu’ils achètent du matériel haut de gamme. Cela accentue également la pression sur les modèles des saisons précédentes et les stocks existants. Une bonne disponibilité des produits, un positionnement prix attractif et une réelle crédibilité technique deviennent donc de plus en plus importants. La location, les tests et le marché de l’occasion gagnent également en importance, notamment pour les consommateurs qui se lancent dans des sports
Cela change également la pertinence des indicateurs de performance (KPI) traditionnels. Les ventes directes en ligne ne suffisent plus à donner une vision complète de la performance numérique. Il est tout aussi important de comprendre quels produits les clients consultent et recherchent en ligne, et comment cet intérêt se traduit ensuite en ventes en magasin. Le trafic sur le site web, les consultations des fiches produits, la disponibilité des stocks localement et les ventes réalisées en magasin devraient donc de plus en plus être analysés conjointement. ALAIN FREI
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New York, USA | 26 - 28 Oct
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Amsterdam, Holland | 4 - 5 Nov
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Milan, Italy | 28 - 30 Nov
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Oahu, Hawaii, USA | 8 - 20 Dec
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Fistral Beach, UK | 5 - 9 Aug
Cape Town, South Africa | 6 - 8 Nov
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Bolzano, Italy | 10 - 12 Jan
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Tignes, France | 10 - 12 Jan
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SLIDE AND OTS
Liverpool, UK | 12 - 14 Jan
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Laax, Switzerland | 13 - 16 Jan
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Paris, France | 16 - 18 Jan
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Hochfügen, Austria | 17 - 19 Jan
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Salt Lake City, Utah | 25 - 26 Jan
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Champoluc, Aosta Valley, Italy | 26 - 30 Jan
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