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Fokus Entrepreneur

Page 1

CE

DOSSIER

EST

PUBLIÉ

CRÉER, CROIRE, CROÎTRE

PA R

SMART

MEDIA

ET

N'ENGAGE

SEPTEMBRE 2015

PA S

LA

RESPONSABILITÉ

VÉRONIQUE CABIAUX La croissance, un défi pour les entreprises

DES

ÉDITEURS

NI

DE

FLORENCE FERNÉMONT Entrepreneure, oui, avec un «e»

LA

RÉDACTION

DU

V I F / L' E X P R E S S

OUTSOURCING Tout le monde sous-traitant

Numérique La Wallonie gagne du terrain

Start-ups

À quoi penser avant de se lancer?

Recrutement

SALVATORE CURABA

La méthode STAR, pour engager les meilleurs

« J’espère doper nos produits informatiques, qui peuvent être utilisés de la même manière à Singapour qu'aux États-Unis »

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2 ÉDITO VÉRONIQUE CABIAUX Bonne Lecture

Eva Biltereyst, Clément Decasteau, Project Managers

La croissance, un défi pour les entreprises… et les outils publics wallons

ÉQUIPE

La croissance des PME est l'un des objectifs de la politique économique wallonne. Les outils publics se doivent d’être prêts à répondre aux besoins des entreprises qui découleront de cette croissance. TEXTE VÉRONIQUE CABIAUX, DIRECTRICE GÉNÉRALE, AGENCE POUR L’ENTREPRISE ET L’INNOVATION (AEI)

P

lan Marshall 4.0, Small Business Act…Tous ces plans ont un objectif commun : mettre nos PME sur le chemin de la croissance, réveiller les entreprises « Belle au bois dormant » ayant un potentiel qui sommeille en elles, qui ne demande qu’à être activé. C’est une des missions qui a été confiée à l’Agence pour l’Entreprise et l’Innovation (AEI) et à son réseau de conseillers d’entreprise et d’experts, financé par des fonds européens et wallons. CES CONSEILLERS VONT aller à la rencontre des entreprises qui ont un véritable poten-

tiel de croissance, potentiel déterminé sur base de critères économiques ou de leur capacité à développer un projet de nature technologique. Cela pour leur proposer des services les aidant à définir une stratégie, à mettre en place les outils qui les conduiront sur le chemin de la croissance, à intégrer de nouvelles technologies, y compris en matière de numérique. Différentes pistes seront ainsi explorées telles que les nouveaux modèles économiques – comme économie circulaire, économie de la fonctionnalité, circuits courts, économie sociale –, les techniques d’innovation, l’intelligence stratégique et la prospective, le design, l’internationalisation… LA CROISSANCE de nos entreprises a des retombées à plusieurs niveaux : investissements et donc besoins de financement, utilisation des ressources naturelles, emploi et donc formation, talents et, n’ayons pas peur du mot, «employabilité». C’est-à-dire la capacité à s’adapter à la vie professionnelle

en entreprise. Des actions existent déjà au sein des établissements scolaires

Il faut réveiller les entreprises « Belle au bois dormant » ayant un potentiel qui sommeille en elles secondaires et supérieurs afin d’aider les étudiants et leurs enseignants à intégrer des attitudes entrepreneuriales comme esprit d’équipe, travail collaboratif, sens des responsabilités... Elles ont été développées pour donner aux jeunes l’envie d’entreprendre. Mais on constate que les carrières sont de plus en plus mixtes et que les employeurs attendent de leurs salariés qu’ils soient de véritables intrapreneurs au sein de

leur entreprise. Au travers de formations, c’est un état d’esprit que l’on doit aider les enseignants à cultiver auprès de leurs étudiants. d’esprit, c’est également de cela qu’il s’agit dans la manière dont les services publics vont être proposés aux entreprises. L’enjeu est de partir de leurs besoins en termes de « consommation », de leurs attentes également et de présenter les informations et les outils mis à leur disposition de manière à rendre invisible la complexité administrative. Ce sera le rôle du guichet unique virtuel qui offrira des services via une plateforme web à laquelle sera connecté l’ensemble des administrations concernées. Une simplification intelligente. UN CHANGEMENT D’ÉTAT

LES DÉFIS NE MANQUENT pas et c’est en construisant ensemble, avec des entreprises, partenaires publics et privés, les outils de demain que nous augmenterons la valeur ajoutée de notre Région.

Project Managers: Clément Decasteau & Eva Biltereyst Country manager: Ellen D’hondt Rédacteur en chef: Elke Ramsdonck, redactie@smartmediaagency.be Équipe éditoriale: Bastien Craninx, David Hainaut, Magali Veronesi, Pascal Hansens, Corinne Detandt Fréderic Petitjean Photo en couverture: ©Salvatore Curaba Layout: Baïdy Ly Impression: Roularta Smart Media Agency BE Leysstraat 27, 2000 Anvers, Tel +32 3 289 19 40, meerinfo@smartmediaagency.be

À PROPOS DE SMART MEDIA Smart Media est un acteur de renom en matière de content marketing et de native advertising. Nos campagnes paraissent sous forme numérique mai également en format print dans les journaux majeurs. Une priorité mise sur le sujet, des médias créatifs: ce sont nos ingrédients pour vous assurer une visibilité percutante auprès de votre groupe cible. Grâce à nos contenus qualitatifs, nous veillons à ce que vos client, nos lecteurs, passent à l'action.

CONTENU 04 La créativité au service du recrutement 05 Pas d'entreprise saine sans travailleurs épanouis 06 Une mobilité intelligente et écologique

08 Mon incroyable financier 10 Sous-traiter pour performer 12 Interview : Salvatore Curaba 14 Les clés d'un bureau parfait 16 La nouvelle frontière wallonne

17 La propriété intellectuelle, pensez-y 18 Indispensables pour les starters 20 Life long learning

04

22 Entrepreneure, oui, avec un «e»

06

16


ADVERTORIAL

Protéger les intérimaires des risques au travail dicale positive. Si celui-ci n’a pas encore été examiné, il sera alors envoyé chez le médecin du travail. L’employeur recevra ainsi un intérimaire compétent et médicalement apte pour les risques de santé spécifiés. L’intégration réussie de l’intérimaire sur le lieu de travail nécessite évidemment une bonne communication entre l’employeur et l’agence d’intérim, ainsi qu’entre l’agence et l’intérimaire.

de la sécurité des intérimaires pendant la durée de leurs missions. Avant le début du travail, l’employeur assure un accueil approprié, de sorte que l’intérimaire puisse exécuter sa mission en garantissant sa santé et sa sécurité ainsi que celles de ses collègues. Une entreprise d’intérim a donc tout intérêt à mettre ses intérimaires à la disposition d’employeurs qui respectent la “Loi sur le bien-être des travailleurs”.

“Loi sur le bien-être des travailleurs”

Accidents du travail

LA “LOI SUR LE BIEN-ÊTRE DES TRAVAILLEURS”

spécifie que les employeurs doivent protéger leurs travailleurs contre les accidents du travail et les maladies professionnelles. Ils sont aussi responsables de la santé et

181,7 165,6

164,5

176,6

160,8

180,9 141,3

151,1

172,0

128,9

130,6

146,2

186,9

Depuis 1998 : hausse de l’occupation des intérimaires Plus de 50%, de 116 à 181 millions d’heures

129,1

l’intérimaire idéal: un travailleur flexible tout prêt à se mettre au travail dès son arrivée. La rapidité et la souplesse de l’engagement implique cependant une certaine vulnérabilité de cet employé sur le lieu de travail. Il est important que l’intérimaire puisse compter sur un environnement de travail sécurisé et que sa santé soit protégée, tout comme pour les travailleurs fixes. Le législateur a fixé ceci en transférant certaines obligaL’EMPLOYEUR RECHERCHE

PLUS PRÉCISES SERONT les descriptions de la mission et du profil recherché par l’employeur, meilleure sera la sélection par l’agence d’intérim du candidat adéquat. Si un intérimaire doit être déclaré médicalement apte avant de débuter sa mission chez l’utilisateur, l’agence d’intérim doit obligatoirement s’assurer que l’intérimaire sélectionné dispose d’une attestation mé-

137,5

forment un groupe important au statut particulier. Un employeur confronté à l’absence d’un de ses travailleurs tombé subitement malade ou à une forte augmentation de la charge de travail fera appel temporairement à un intérimaire.

Communication

121,9

SUR LE MARCHÉ DU TRAVAIL, les intérimaires

tions des employeurs en matière de santé et sécurité vers les entreprises de travail intérimaire. Il s’agit dans ce cas des examens de santé préalables et de contracter une assurance accidents du travail pour les intérimaires.

116,3

Depuis peu, les employeurs ont aussi la possibilité de recruter un intérimaire en vue d’un engagement permanent (motif insertion). Les chiffres recueillis par Prévention et Intérim, le Service Central de Prévention pour le Secteur du Travail Intérimaire, montrent que quotidiennement en 2014 plus de 91.000 intérimaires étaient en mission chez un employeur.

1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014

LES STATISTIQUES RÉCENTES d’accidents du travail collectées par Prévention et Intérim montrent que cette répartition concrète des obligations entre employeurs et entreprises d’intérim fonctionne efficacement. Depuis le début de l’analyse des accidents du travail des intérimaires en 1998, le nombre d’accidents par rapport aux heures prestées (le taux de fréquence) a baissé de plus de 60%, alors que l’occupation des intérimaires passait de 116 à 181 millions d’heures. En moyenne annuellement un intérimaire sur cinq est soumis à un examen médical. Cela concerne principalement ceux qui effectuent un travail manuel.

Marijke Bruyninckx Directeur Prévention et Intérim

BE0463.728.987

ADVERTORIAL

La Province de Luxembourg Une institution proche et partenaire de ses entreprises

La Province de Luxembourg propose, aux entreprises ayant au moins un siège d’exploitation sur le territoire provincial, des aides spécifiques qui visent à favoriser leur installation, accompagner leurs projets, et encourager leur développement. Ainsi, la Province intervient : 1.

Une aide à la prospection et à l’exportation: les PME, fédérations professionnelles ou

Vous êtes intéressés par une de ces aides et vous souhaitez en savoir plus? Rendez-vous sur la page internet www.province.luxembourg.be Rubrique « Economie(s) » / Aides aux entreprises

organismes d’intérêt économique qui assurent des services de prospection pour leurs membres, qui prennent part à une mission à l’étranger ou participent à un salon international et professionnel organisé en dehors de la Wallonie peuvent bénéficier de cette aide (25% des coûts engendrés avec plafond à 2500€/an ; 4000€ sur 2 exercices successifs). 2.

Une aide à l’achat de terrains industriels: Les artisans et les petites entre-

Ou prenez contact avec la Province de Luxembourg Direction de l’Economie Square Albert 1er, 1 B 6700 ARLON 063.212.636 ou 637 direco@province.luxembourg.be

prises qui occupent un maximum de 49 emplois salariés et dont l’activité est artisanale, industrielle ou de services, qui acquièrent un terrain en province de Luxembourg peuvent bénéficier d’une aide de la Province de Luxembourg. 3.

Une aide à l’accompagnement: par cette aide, l’objectif est de garantir la continuité de l’accompagnement aux entreprises (PME et TPE) de manière à leur permettre d’améliorer leur capacité en matière de management.

4.

Un apport de garantie au crédit: l’institution provinciale met enfin à disposition des TPE et PME ayant sollicité un crédit d’investissement auprès d’un organisme financier, une contre-garantie complémentaire à celle octroyée par la SOWALFIN dans le cadre de cautionnements octroyés par la Société de Caution Mutuelle des Métiers et Négoces établie à Liège et la SOCAME établie à Mons.

En matière d’innovation, la Province de Luxembourg soutient par ailleurs le CEEI (Centre Européen d’Entreprise et d’Innovation) d’Idelux. www.ideluxinnovation.be


4 FOCUS RESSOURCES HUMAINES

Une des idées importantes du recrutement, c’est avant tout de se faire connaître - Christine Thiran

La créativité au service du recrutement Une bonne recherche de candidats doit se réfléchir et se penser longuement dans les entreprises. Focus sur les méthodes et outils qui vous permettent de trouver les meilleurs candidats. TEXTE BASTIEN CRANINX

L

e rêve de tout employeur est bien évidemment de dénicher la perle rare. Une personne en adéquation parfaite avec les valeurs de son entreprise. Un collaborateur motivé, dévoué, loyal, flexible qui respecte les procédures et fait preuve d’initiative. Bref, la bonne personne au bon poste. souvent à un chemin de croix pour les responsables RH. Du coup, faire le point sur les outils et méthodes actuelles en la matière est toujours loin d’être inutile. « Les canaux sont multiples et la première décision à prendre est de savoir si l’on recrute en interne, c’est-à-dire en faisant appel à son personnel existant et en créant par-là une opportunité de mobilité, ou si l’on s’adresse au marché du travail », explique Laurent Taskin, professeur de management humain et des organisations à la LouLE RECRUTEMENT S’APPARENTE

vain School of Management (UCL). Et aujourd’hui, les entreprises qui se tournent vers le monde extérieur ont l’embarras du choix. SI LES SALONS de l’emploi, les annonces, les candidatures spontanées restent de bons moyens de mobiliser le marché du travail, on note une tendance à privilégier le réseau social comme vecteur de recrutement. Du point de vue du chercheur d’emploi bien sûr, mais aussi à l’initiative de l’employeur. « Certaines entreprises confient à leurs travailleurs une mission d’ambassadeur et récompensent celles et ceux qui ont pu recommander des personnes pour des fonctions vacantes et qui ont été engagées. Cela permet une sélection en amont et oriente davantage de profils susceptibles de cadrer avec la culture et le fonctionnement de l’entreprise », ajoute le professeur.

a également connu une évolution majeure depuis plus d’une dizaine d’années. Internet et les réseaux sociaux virtuels ont poussé la porte du monde du recrutement et ont bouleversé la pratique. Alors qu’il y a 10 ans, la valeur ajoutée des opérateurs du secteur résidait dans leurs bases de données de candidats. Remplacée depuis par une base de données très largement ouverte et accessible à tous. « Ce sont des réseaux sociaux professionnels comme LinkedIn, par exemple. Il est très facile pour un employeur de communiquer une offre d’emploi auprès d’une communauté de profils potentiellement en adéquation », précise monsieur Taskin. « Une des idées importantes du recrutement, c’est avant tout de se faire connaitre. Faire savoir que l’entreprise a des opportunités d’emploi pour des gens CETTE RECHERCHE D’ADÉQUATION

qui ne penseraient pas du tout à y travailler. Il n’y a pas un moyen en particulier. Il y a une panoplie d’outils et un besoin de créativité », reprend Christine Thiran, human resources director chez Mestdagh et manager RH de l'année 2010. MAIS AVANT TOUT,

peu importent les très hautes qualifications d'un candidat, la clé de toute bonne embauche reste la rencontre. « Concrètement, le stage en entreprise est le moyen le plus fiable d'engager », explique Laurent Taskin. « Il offre une vision plus large des capacités du travailleur: au-delà de ses connaissances et de son savoir-faire, il permet de prendre la mesure des attitudes de la personne, de sa capacité à évoluer au sein d’une communauté de travail spécifique. » Quant au traditionnel entretien de sélection, elle insiste sur la préparation. Oubliez les

méthodes qui amènent le candidat à se projeter dans des situations imaginaires où tout est permis. « Il faut privilégier des méthodes d’interview s’attachant aux réalisations passées. Elles permettent de situer les compétences interrogées en contexte ; ce que les spécialistes du milieu appellent la méthode STAR: situation, tâche, action, résultat. » activité propre au monde de l’entreprise, il ne faut pas perdre de vue la constante remise en question des procédures. Selon Laurent Taskin, un recrutement s’achèverait bien plus tard qu’au moment de l’engagement. En effet, si le collaborateur venait à quitter l’entreprise prématurément, il faudrait certainement questionner le processus de recrutement en vigueur. L’analyse de la satisfaction est donc aussi très importante. COMME DANS TOUTE

ADVERTORIAL

L’avenir du recrutement Comme le souligne l’étude menée par Federgon (foresight 2020), la seule constante du marché de l’emploi pour les années à venir est le changement. L’apport de la numérisation, des nouvelles technologies, des nouveaux modèles d’entreprises (Uber, Airbnb, etc.) mais aussi des nouveaux paradigmes organisationnels tels que les modèles plus sociocratiques (entreprise libérée: Chronoflex) vont changer la donne sur le marché du travail de manière générale et sur le monde du recrutement en particulier.

(réseaux sociaux, algorithmes de matching, sourcing augmenté, etc).

D’abord, parce qu’au-delà des compétences techniques, les recruteurs regarderont surtout les “soft skills” des candidats pour mesurer leur capacité à s’adapter à cet environnement instable. Ensuite, parce que les méthodes de recrutement elles-mêmes évolueront grâce à ces nouvelles technologies

Nous avons donc fait le choix de rendre notre entreprise plus participative. Nous veillons à partager de plus en plus de décisions avec nos équipes. Cela demande une plus grande transparence et une pédagogie importante. Nous amenons nos équipes vers plus de responsabilisation et d’autonomie.

www.equip-interim.be

C’est pourquoi, chez Equip’, nous avons décidé d’investir tant dans les nouvelles technologies qu’au sein de notre organisation. Pour continuer à satisfaire nos clients, il est primordial de poser la question de l’engagement du personnel au sens large et plus spécifiquement des nouvelles générations.

Embrasser ces changements (sociaux et technologiques) en interne, nous permet d’expérimenter ce qui est en train de se passer autour de nous et de nous positionner comme un partenaire crédible pour accompagner nos clients dans leur propre évolution.

Adrien Bailly Administrateur chez Equip’


BIEN-ÊTRE AU TRAVAIL ACTUALITÉ 5

Pas d’entreprise saine sans travailleurs épanouis Les entreprises le savent : une meilleure identification des maladies psychologiques auprès de ses employés est désormais primordiale pour entrevoir un avenir prospère et sain. TEXTE DAVID HAINAUT

E

BIEN MANGER AU TRAVAIL: CAPITAL

xcès de colères, insomnies, maux de têtes, palpitations voire encore, troubles de concentration : en janvier de cette année, une étude nationale, menée par Sécurex, démontrait que 2 travailleurs sur 3 ressentaient ces symptômes durant leur travail, qu’1 sur 4 s’en plaignait ouvertement, pendant qu’1 sur 10 aurait déjà été confronté au burn-out.

à plusieurs niveaux : les coûts pour l’entreprise peuvent prendre la forme d’absentéisme, d’invalidité à court et long terme, de remplacement de personnel et de perte de productivité, les principales victimes des maladies psychologiques étant en général les collaborateurs enthousiastes et consciencieux, pour qui le travail revêt une grande importance.

DANS LA MAJORITÉ des cas, la pression croissante dans le milieu professionnel est pointée du doigt, tant par les employeurs que par les travailleurs. Un employeur sur 2 concède que les moyens modernes de communication sont l’une des principales causes du burn-out : outre qu’il doit faire face à un flux d’informations de plus en plus continu dans un monde qui s’accélère, un salarié est plus facilement joignable qu’autrefois en dehors de ses heures de travail, ce qui engendre plus de pression morale et physique. Heureusement, on assiste à une prise de conscience progressive et générale dans le monde de l’entreprise autour des maladies psychologiques. Et pour cause, il en va de leur avenir.

ON CONSTATE AUJOURD’HUI que,

LES ENTREPRISES RESTENT évidemment les premières concernées par le phénomène : une société moderne ne peut être viable qu’avec des travailleurs impliqués et motivés. Et donc, en bonne santé. Sans oublier qu’un travailleur absent coûte : on estime qu’un employé souffrant de burn-out et qui s’absente en moyenne 5 mois, peut générer pour l’employeur des dépenses de 20.000 € par an. Mais les conséquences se ressentent souvent

parfois avant-même de songer à leur salaire, les travailleurs cherchent à se retrouver dans une entreprise saine, financièrement surtout. Près de 40  % des travailleurs belges se disent disposés à adapter leur emploi et leur carrière en fonction des évolutions du

marché du travail. Voilà qui rejoint les propos de Laurence Vanhée, élue DRH de l’année en 2012, une des pionnières en matière de bien-être et d’épanouissement au travail chez nous. «Ce sont plusieurs études universitaires, nord-américaines surtout, qui l’ont démontré: un salarié heureux est 2 fois moins malade, 6 fois moins absent, 9 fois plus loyal, 31 % plus productif et 55 % plus créatif  ! La question du bonheur des salariés est donc aujourd’hui essentielle pour les entreprises. Il est indéniable que la possibilité d'œuvrer ensemble et dans la bonne humeur rend les travailleurs plus productifs. » PAR AILLEURS, tout

en sachant se poser des

questions élémentaires comme: « Suisje encore apte à ce poste ? », « N’ai-je pas fait le tour de la question au sein de mon entreprise ? », « Mes attentes correspondent-elles encore à celle de mon employeur ? », les travailleurs ne doivent pas négliger quelques règles élémentaires et simples : se reposer en suffisance, s'autoriser des moments de détente (balades, cinéma, sport, yoga…), mener une vie saine et sans excès, doser son stress, apprendre à connaître et à fixer ses limites. encore Laurence Vanhée. « Un salarié heureux communique toujours son bien-être. À ses collègues mais aussi à ses clients, qui vont le percevoir et en parler autour d’eux. En rendant les salariés heureux, on crée un cercle vertueux. Dans un futur relativement proche, avec des arrivées sur le marché du travail bien moins nombreuses que les départs en retraite, il risque de se produire une véritable guerre de talents. » Conséquence directe: si les entreprises veulent attirer les meilleurs éléments vers elles, elles devront prendre en considération à la fois le bien-être des salariés et les méthodes de travail qu’elles mettent en place.

« C’EST HUMAIN », indique

on risque donc d’assister à un accroissement des investissements en matière d’encadrement, de formation, d’accompagnement et, ce, dans un environnement de travail plus souple. Enfin, les entreprises plaident ensemble pour un travail « sur mesure », davantage adapté aux compétences et aux intérêts des travailleurs.

À L’AVENIR,

Un salarié heureux est 2 fois moins malade, 6 fois moins absent, 9 fois plus loyal, 31 % plus productif et 55 % plus créatif - Laurence Vanhée

Pour être bien dans son corps et productif au travail, il est évidemment essentiel de laisser se reposer les méninges. Dans ce sens, il est conseillé d’éviter de passer à table – et même de grignoter – face à son ordinateur, et de privilégier un autre endroit. Histoire de briser la monotonie, il est bon de varier les plats et d’opter pour une alimentation basée sur des produits frais – bio et locaux, si possible – davantage que sur des plats préparés.

LE BURN-OUT, DÉSORMAIS RECONNU Depuis le 1er septembre 2014, le burn-out est reconnu par la loi en Belgique. Désormais, un employé souffrant de burn-out peut faire une demande d’intervention psychosociale individuelle alors que jusque-là, seules les plaintes pour harcèlement pouvaient être prises en compte. Au cas où plusieurs employés sont concernés par le problème, l’employeur devra alors prendre des mesures pour faire disparaître ce risque, dans une procédure qui garantit l’anonymat total du ou des plaignants.


6 FUTUR TRAFIC

La Région wallonne met un pont d'honneur à développer le covoiturage

LE BUDGET MOBILITÉ : MOINS D'ESSENCE, PLUS DE BON SENS Le budget mobilité est une idée qui fait son chemin dans la tête d’organismes comme la FEB depuis un certain temps. Cette idée est simple : l’entreprise ne proposerait plus de voiture de société ou d'abonnement de train. Elle mettrait à disposition un budget mobilité géré par chaque travailleur. L’objectif ? Plus de flexibilité et de bon sens. Un projet pilote que le VIM (Vlaams Instituut voor Mobiliteit) a déjà lancé dans 25 entreprises comme KPMG.

- Région wallonne

Une mobilité intelligente et écologique TÉLÉTRAVAIL, UNE SOLUTION DURABLE La solution du télétravail n’est pas nouvelle. Mais elle sourit de plus en plus aux entreprises. Et pour cause, à raison d’un jour ou deux par semaine, l’initiative a été reconnue comme améliorant la qualité de vie et de travail. Dites adieu aux problèmes de mobilité. Le collaborateur peut travailler de chez lui ou rejoindre des lieux dédiés comme les Coworkings ou les Mobispots (salles de réunion, salles de travail…): zones de télétravail publiques plus proches de chez lui.

La voiture est le moyen privilégié des Belges pour se rendre au travail. Pourquoi dès lors ne pas opter pour la voiture électrique ou le covoiturage ? TEXTE BASTIEN CRANINX

E

n Belgique, la voiture est le mode de déplacement privilégié pour les trajets domicileboulot. D’après une étude sur la mobilité menée en 2010 par BELDAM, pas moins de 2 Belges sur 3 l’emprunteraient en effet chaque matin. En Wallonie, soit dans les zones les moins peuplées et les moins urbanisées, ce chiffre concernerait même 82 % des travailleurs wallons. Pas étonnant que la voiture de société reste un des avantages les plus appréciés.

charge », se félicite Ceustermans. Si l’on ajoute à cela la déductibilité à 100 % des véhicules employés, on ne peut qu’être séduit par l’initiative. D’autant plus que, pour les plus longs trajets, Swift a choisi de mettre une automobile conventionnelle à la disposition de ses employés. FAIRE L’ÉLOGE DE la voiture de société électrique est une chose. Mais la prolifération de moyens de transport,

même plus écologiques sur nos routes, ne règlera pas un problème fondamental. Ce problème réside bien évidemment dans l’augmentation de bouchons sur les grands axes autoroutiers. « Le Belge est un "autosoliste" par excellence. Nous remplissons nos voitures avec 1,2 personne en moyenne. C’est très peu », explique-t-on à la Région wallonne. « Les transports publics ont leur limite et c’est pour ça qu’aujourd’hui, la

avéré, certaines entreprises ont amélioré leur offre Comme Swift, spécialisée dans la sécurisation des paiements bancaires. « En mai 2015, nous avons investi dans 21 BMW i3, des voitures 100 % électriques », confirme Caroline Ceustermans, fleet manager. 40 bornes ont été installées : 21 sur le site-même de l’entreprise et 19 au domicile des conducteurs. L’électricité consommée à domicile pour recharger les véhicules est refacturée à l’entreprise. « Cela permet à nos employés d’avoir un impact direct sur l’émission global. »

DEVANT CE FAIT

UN SERVICE DE NAVETTE ? PAS BÊTE ! Devant la difficulté d’accéder à leurs sites, certaines entreprises rivalisent de moyens pour permettre à leurs employés de venir travailler en toute sérénité. Swift comme GSK ont par exemple choisi d’organiser des navettes internes pour leur permettre de relier facilement les gares des alentours. Les deux sociétés mettent également des vélos à la disposition de leurs travailleurs. Ne serait-ce pas là un excellent exemple à suivre ?

AU DÉPART, l’autonomie des véhicules (300 km) faisait peur aux employés. Faut-il rappeler que la Belgique ne compte encore que très peu de bornes de recharge publiques ? C’était sans compter les véritables avantages que présentent ces véhicules « En faisant 2000 km par mois, je n’ai dépensé que 9 € de

Région wallonne met un point d’honneur à développer le covoiturage. » QUEL EST LE meilleur vecteur de sensibilisation pour les travailleurs que l’entreprise qui les emploie ? C’est ce qu’a très bien compris la société GSK, située à Wavre et sur deux autres sites. En seulement un an, la plate-forme de covoiturage lancée par la société Djengo à destination du groupe pharmaceutique a ainsi convaincu pas moins de 900 collaborateurs sur 8500, soit 5 fois plus que la moyenne nationale. « Cette plateforme permet de trouver des collègues qui seraient prêts à covoiturer », expliquent Patrick Vlasselaer et Giovanni Novello, responsables de la mobilité chez GSK.

évidents : une partie des frais déductible fiscalement, impact positif sur l’écologie, diminution du stress dans les bouchons... « Certains collaborateurs nous ont même affirmé qu’ils récupéraient du temps de sommeil », souligne Patrick Vlasselaer. Mais comment sensibiliser des travailleurs ? « Il suffit de recourir à tous les moyens de communication interne possibles: séances d’infos, valves, intranet et c’est dans la poche .» Voilà une solution que toutes les entreprises belges peuvent valoriser.

LES AVANTAGES SONT

En faisant 2000 km par mois, je n'ai depensé que 9 € de charge - Caroline Ceustermans


ADVERTORIAL

Westlease, l’ingéniosité au service des PME Avec 40 ans à son compteur, Westlease a depuis longtemps perdu sa dénomination made in « WestVlaanderen ». Depuis un peu plus de 10 ans, la société courtraisienne a pris le large vers le reste de la Belgique. La Wallonie lui a offert ses lettres de noblesse depuis 5 ans puisqu’elle s’est installée à Namur et y écoule aujourd’hui plus qu’un un tiers de son volume de vente. Mais même avec ce succès rapide et cette expansion territoriale, la société de leasing se refuse à dénaturer son ADN. « Nous sommes une entreprise de leasing à destination des PME et nous resterons toujours à leur service exclusif », explique Nic Steyaert, directeur commercial chez Westlease. Avec sa flotte de 4500 véhicules, Westlease ne cherche pas à rivaliser avec les grandes sociétés de leasing présentes sur le marché belge. Son ambition se situe à un tout autre niveau : établir une relation de transparence et de confiance avec ses clients. « Chaque client est unique chez Westlease. Notre service se doit donc lui aussi d’être rapide et sur mesure », insiste Nic Steyaert. Si son positionnement lui a déjà permis de se différencier

we make a difference

des autres acteurs du secteur, Westlease n’a pas tenu à s’arrêter en si bon chemin. Il y a un peu plus d’un an, la société indépendante a lancé un produit à destination des

Quelle voiture souhaiteriez-vous pour représenter votre société? Votre image dépend de ce choix et Start2Lease vous permet de le faire Start-Up: Start2Lease. Un produit phare qui repousse les limites de l’innovation dans le domaine du leasing personnalisé. Oubliez les cautions exorbitantes ! Faites l’impasse sur les acomptes impayables ! Ici, l’historique bancaire n’entre pas en ligne de compte. « Lorsqu’on démarre son activité, on investit déjà énormément dans sa société, ses bâtiments ou encore ses marchandises. Tout est nouveau et on ne peut pas se permettre de s’engager sur 4 ans avec des sociétés de leasing traditionnelles ». Contrairement à ces

dernières, Start2Lease propose un engagement minimum de 6 mois et plus de 4 ou 5 ans. Une aubaine pour les Starters. Au-delà de cette grande flexibilité, Start2Lease s’est également dotée d’une très belle corde à son arc. L’idée de Start2Lease? Le choix du véhicule est primordial. « Quelle voiture souhaiteriez-vous pour représenter votre société? Une Volkswagen Polo ou une Porsche Panamera grisée ou plutôt le bon sens d’une Audi A4? Votre image dépend de ce choix et Start2Lease vous permet de le faire ». Une quarantaine de véhicules d’occasion toutes marques confondues, vous attendent sur le site web Westlease (www.start2lease.be) et ne demandent qu’une chose : combler vos rêves. Avec cette offre qui représente déjà 5% de ses activités, Westlease a frappé un grand coup dans le monde du leasing personnalisé. La société s’impose dès aujourd’hui comme le partenaire sur mesure et privilégié des Starters et des PME. Et une chose est sûre. Elle ne finira pas de vous surprendre.


8 EXPERTS FINANCEMENTS

Mon incroyable financier PME : trois lettres qui désignent les « petites et moyennes entreprises » mais qui pourraient aussi bien signifier « petites mais énergiques ». Or tout le dynamisme du monde ne suffit pas vraiment à rassurer investisseurs et banquiers. Comment s’y prendre pour se faire financer ? TEXTE MAGALI VERONESI

ANNE GADISSEUR DIRECTRICE DE FÉMININ PME

JONATHAN LESCEUX SERVICE D'ÉTUDES UCM

OLIVIER WITMEUR PROFESSEUR À LA SOLVAY BUSINESS SCHOOL

VINCENT TREVISAN PARTNER DELOITTE FIDUCIAIRE

Observez-vous une évolution dans l'obtention de financement pour les PME et starters ?

« Depuis quelques années, la Région Wallonne investit dans les entreprises par le biais d’organismes tels la SRIW ou les Invests (Nivelinvest, Meusinvest, Sambrinvest). L’intervention de ces organismes simultanément avec le secteur privé permet de compléter le financement nécessaire soit à la création soit au développement de PME. Il faut souligner que, dans ce cadre, seule la banque demande des garanties à l’entrepreneur : généralement, les Invests n’en demandent aucune ! »

« Les banques prêtent une proportion moins importante du financement. L'entrepreneur doit apporter une part substantielle de l'investissement via un apport personnel et des garanties. Les tous bons projets, les plus intéressants pour les banques, venant d’entreprises avec un haut niveau d'expérience, n'auront pas de souci car ces dernières ont prouvé leur capacité de remboursement. Les starters auront plus de mal. Plus le montant demandé est petit plus le return sera faible pour la banque. C'est pourquoi nous demandons des mesures pour les starters et les TPE. »

« Force est de constater que le financement des entreprises est de plus en plus compliqué. Heureusement, la politique des services publics, qui renforcent les mécanismes de garantie, sont efficaces et permettent à l'économie de tourner. Malheureusement, ce qui est valable pour les entreprises en bonne santé et pour les PME porteuses d'emploi ne l'est pas pour les entreprises en difficulté et les petits indépendants : les pouvoirs publics sont réticents à les aider, ce qui rend leur situation d'autant plus catastrophique. »

« Les PME se plaignent de difficultés à obtenir du financement et les banques se plaignent du manque de demandes des PME. Un des points majeurs de cette incompréhension est le manque de fonds propres. Auparavant la banque apportait 80% sous forme de crédit et la PME 20% sous forme de fonds propres, aujourd’hui nous sommes plus dans des proportions de 67 % et 33 %, ce qui peut laisser un édifice inachevé si la PME ne dispose que de 20 % et ce malgré la qualité du projet. »

Quels effets vont avoir les nouvelles mesures politiques en faveur des PME ?

« Ces mesures favorisent l’innovation. Elles ont permis d’une part la création de fonds spin off ou l’alimentation de projets innovants et donc hautement risqués au sein des Invests. D'autre part, elles ont mis en place puis soutenu les pôles de compétitivité. Le tissu économique voit ainsi se développer de plus en plus de PME innovantes. On assiste à une mutation du type d’emplois offerts. Il importe dès lors d’insister sur la formation professionnelle tout au long de la vie. »

« Le prêt citoyen lancé par Jean-Claude Marcourt répond à une demande que nous formulons depuis des années. Ce mode de financement a le vent en poupe et s’avère de plus en plus nécessaire. L'entrepreneur doit diversifier ses sources de financement. Notamment auprès de son cercle proche, que les pouvoirs publics motivent avec des incitants fiscaux. Cet investissement permet de mieux diriger l'épargne privée wallonne vers le développement de l'économie locale à travers des PME et des emplois non délocalisables. »

« Les mesures décidées par le politique vont dans la bonne direction pour pallier le durcissement du marché auquel sont confrontées les entreprises. On constate des mesures spécifiques pour les starters, mais cela concerne surtout les secteurs considérés comme porteurs, pas les activités classiques et les toutes petites entreprises. Par exemple, personne ne voudra aider un studio graphique qui n’a que quatre clients, mis en difficulté par le défaut de paiement d'un seul. C'est un gros souci. »

« Les mesures prises au fédéral (Tax Shelter start-up) et celles en cours d’étude au niveau wallon (plan win-win etc.) vont permettre de réduire l’écart de financement en introduisant un nouvel acteur dans l’équation: l’investisseur individuel privé, incité à investir une partie de ses fonds dans les PME starters sous forme de prêts ou de capital en contrepartie d’une déduction fiscale. La Sowalfin et les Invests, Novallia ,SRIW etc.), ajoutés au crédit bancaire et fonds propres, devrait permettre de boucler le financement du projet. »

Quels filets peut-on prévoir lorsqu'on lance son entreprise ?

« Le métier d’entrepreneur implique de prendre et de gérer des risques, calculés et plus ou moins conscients mais risques quand même. Il ne s’agit pas de les éviter mais d’avoir une vision à long terme, un plan A, un plan B, voire C pour y arriver. Il ne faut pas non plus avoir peur de modifier ces plans en fonction des réalités. Il y a aussi lieu de prendre les assurances légales obligatoires, en fonction de ses activités. »

« En phase de démarrage, on pense à tort que l'entreprise va rapidement dégager des bénéfices. Ou alors, on voit arriver des frais auxquels on n'a pas pensé et qui plombent la comptabilité. Il vaut mieux emprunter plus que nécessaire pour éviter l'effet boule de neige. En phase de croissance, trop peu d'entrepreneurs font appel aux outils publics. Or, il y a là des moyens substantiels. Et parfois, il faut oser ouvrir son capital, introduire de nouveaux investisseurs, mais cela fait généralement peur aux PME. »

« Les entrepreneurs doivent absolument anticiper les coups. Leur approche doit être plus prudente que par le passé, en tenant davantage compte de problèmes potentiels, en demandant plus de financement et en gardant une poire pour la soif. Quand ils se lancent, ils doivent chiffrer la perte acceptable si le pire des scénarios venait à se dérouler. Sont-ils prêts à perdre leurs économies, quelle proportion de leur maison envisagent-ils de mettre en garantie pour la banque ? »

« Les risques sont inhérents à la notion de créer sa propre affaire mais ils peuvent être limités. La prévision et la préparation des paramètres clés de son modèle d’entreprise permettent de minimiser les risques d’échec futur liés à la mise en route. Lors de ces étapes préalables et une fois l’entreprise constituée, le dirigeant devra veiller à s’entourer de conseillers compétents, internes ou externes, pour l’aider dans la gestion quotidienne et assurer ainsi la réussite de son projet. »


ADVERTORIAL

À propos de The Institute of Internal Auditors Belgium (Institut des auditeurs internes Belgique) L’Institut des Auditeurs Internes (IIABEL) est la voix belge de la profession de l’audit interne. IIABEL fait partie de IIA Inc, l’association professionnelle internationale qui, en collaboration avec plus de 100 instituts IIA affiliés dans le monde entier, sert ses membres qui travaillent principalement dans l’audit interne, la gestion des risques, la gouvernance, le contrôle interne, l’audit des technologies de l’information, l’éducation et la sécurité. Audit interne est: • La pierre angulaire d’une bonne gouvernance, L’audit interne fait partie intégrante de la gouvernance organisationnelle. • La plate-forme mondiale de promotion de l’IIA comporte 4 clés principales: 1. Les organisations doivent avoir un comité d’audit solide et efficace ou équivalent. 2. Les organisations ont besoin de responsabilités claires pour la gestion des risques et le contrôle interne. 3. L’audit interne doit être bien structuré, être réalisé conformément aux normes, et doit être obligatoire pour la plupart des organisations. 4. Les liens hiérarchiques du responsable de l’audit doivent renforcer l’indépendance organisationnelle. Les missions d’ IIABEL: • Représenter les métiers de l’audit interne • Partager les meilleures pratiques • Professionnaliser les auditeurs internes et leurs organisations IIABEL propose un ensemble de services et de moyens aux membres visant à professionnaliser les acteurs de l’audit interne: • Affiliation (actuellement +/-1.500 membres individuels) • Séminaires catalogue et des formations sur mesure (voir notre site www.iiabel.be) • Les certifications individuelles ; CIA, CCSA, CGAP, CFSA, CRMA • La certification collective délivrée par IIABEL (Revue de la Qualité du département d’audit) attestant que les activités des directions d’audit interne sont « conduites conformément aux normes professionnelles» • La publication de revues, d’ouvrages et de tout autre support (lettre d’information bimensuelle) visant à améliorer les pratiques professionnelles. Contactez-nous: The Institute of Internal Auditors | Belgium Rue Royale 109-111 boîte 5 - 1000 Brussels Tel : +32 (0) 2 219 82 82 - Fax : +32 (0) 2 217 12 97 - Email: info@iiabel.be | Website : www.iiabel.be

ADVERTORIAL

Le comptable est avant tout un conseiller À l’heure actuelle, le comptable est souvent considéré comme un coût et non comme un atout. Or il peut jouer un rôle fondamental dans le succès d’une entreprise. « À l’heure du tout-informatique, nous voulons maintenir au comptable ses lettres de noblesse tout en investissant dans un outil informatique performant et précis. Pour ce faire, nous nous battons pour maintenir la profession plus humaine », assure Jean-Philippe Mornard, Managing Director de Befi/ Fiscalion. Dans ce bureau d’expertise fiscale, les notions d’ouverture, de tolérance et d’humanité sont primordiales. JP Mornard explique : « Notre moteur principal n’est pas l’argent, nous sommes avant tout des bâtisseurs. La comptabilité et les chiffres sont les fondations et les conseils fiscaux, juridiques, financiers représentent la maison. » L’humain prend de moins en moins d’importance dans la société actuelle et Befi/Fiscalion veut aller à l’encontre de cette tendance grâce à ses quatre valeurs : protection, présence, expertise et proactivité. Toute entreprise ou tout être humain est différent. L’écoute est l’une des marques de fabrique de Befi/Fiscalion. « Nous n’abordons pas le client directement avec des chiffres : nous sommes à l’écoute de ses problèmes afin de l’aider et de l’accompagner au mieux. »

Éclairer le client Il est important qu’un comptable ait un rôle didactique et synthétique. Les collaborateurs de Befi/Fiscalion ont pour mission

entreprise d’empocher des milliers d’euros ; même si, in fine, les conseils se matérialisent souvent monétairement », ajoute

de proposer différentes alternatives chiffrées et d’expliquer le pour et le contre de celles-ci. « Le client peut faire un choix éclairé, le plus proche de ses valeurs, une sorte de programme à la carte ».

JP Mornard.

Symbole de son engagement en matière de conseils, Befi/ Fiscalion vient de lancer sur le web une chaîne de vidéos didactiques, Befi TV. Les internautes peuvent, par exemple, y consulter des vidéos vulgarisées sur l’acquisition immobilière. « À choisir, nous préférons que l’on parle de notre Cabinet suite a un bon conseil plutôt que parce que nous avons permis à une

‘

La comptabilité et les chiffres sont les fondations et le conseil représente la maison

’

- JP Mornard, Managing Director de Befi/Fiscalion

www.befi.be Befi | 238 boulevard Général Wahis, 1030 Schaerbeek | 02/646.26.00 Compagnie Fiscale du Lion | Drèves Richelle 7, 1410 Waterloo | 02/354.56.41

BEFI TV: Sur Youtube

Un orchestre de professionnels Actuellement, Befi/Fiscalion compte une vingtaine collaborateurs, et l’équipe ne cesse de grandir. Ils sont généralistes, mais ont tous leurs domaines de spécialisation : qu’il s’agisse d’un problème de TVA, d’impôts des sociétés, d’impôt des personnes physiques, de crédit ou de crowdfunding…il y a toujours un collaborateur disponible. « Nous formons, en quelque sorte, un orchestre : chaque dossier a son coordinateur. Tout d’abord, le gestionnaire détecte les points d’optimisation ou de dangerosité, il demande ensuite l’avis d’autres collaborateurs spécialisés. Ils ne sont pas fraichement sortis de l’école et ont, tous, des qualités différents.» En l’espace de quelques minutes ou de quelques heures, nous pouvons mobiliser un professionnel interne ou externe. Les conseillers de BEFI/Fiscalion seront toujours aux côtés de leurs clients que ce soit par beau ou par mauvais temps.


10 APPROFONDIR OUTSOURCING

Sous-traiter pour performer

« Outsourcer » des services ou faire fabriquer des pièces extra-muros : toutes les PME sont amenées à travailler avec des partenaires externes. Et qu’elles-mêmes fournissent une autre entreprise ou l’utilisateur final, « on est tous le sous-traitant de quelqu'un ». TEXTE MAGALI VERONESI

L

a sous-traitance semble une pratique indispensable pour les petites et moyennes entreprises. Faire appel à des spécialistes et se concentrer sur son core business constitue même un choix raisonné et avisé. Pourquoi en effet perdre du temps et des ressources à essayer de faire – souvent moins bien – ce qui est devenu la spécialité d'autres entreprises ? LA SITUATION INVERSE est aussi courante selon Benoît Moons, directeur de la chambre de commerce et d'industrie du Hainaut. « Déléguer son service informatique ou son système de comptabilité : chaque PME est amenée à pratiquer l'outsourcing. De l'autre côté, on est tous le soustraitant de quelqu'un. » D'abord, parce que le métier de l'un n'est pas celui de l'autre. Tu peux être passé maître dans la fabrication de pièces sans pour autant être spécialiste de la formation ou du transport. Ensuite parce qu'il s'agit d'une question de budget. « Cette sélection des compétences permet un meilleur rapport qualité-prix. »

départements : d'une part car elles ont besoin d'outils spécifiques, d'autre part grâce à leur taille qui permet des économies d'échelle. se profile lorsqu'une PME ne travaille en sous-traitance que pour un seul client. Benoît Moens : « Dans ce cas, son mode de fonctionnement risque d'être imposé par le client et elle perd sa liberté d'action. Que dire de sa viabilité si ce client venait à faire défaut ? » Et ce n'est pas un cas théorique. Les sous-traitants

LE DANGER

qui fabriquaient des machines pour Caterpillar à Gosselies ont subi de plein fouet la réorganisation récente de l'entreprise, qui a choisi de faire appel à des fabricants plus proches de ses clients afin de faire des économies. de 2008-2009, nos entreprises travaillant en soustraitance sont globalement de plus en plus vulnérables. Elles se battent pour survivre sur un marché de plus en plus difficile. « Si les PME tiennent le coup face à l'économie morose,

DEPUIS LA CRISE

on remarque cependant qu'elles ont cessé d'investir dans de nouveaux outils », note Peter Perremans, Senior Business Development Manager chez Agoria, la fédération de l'industrie technologique. Le risque à moyenterme n'est pas négligeable. Si nos entreprises ne sont plus à la pointe, leur expertise technologique perd de l'intérêt donc de la valeur pour les clients qui risquent de se tourner vers des sous-traitants des pays de l'Est comme la Roumanie ou la Tchéquie, moins chers pour un savoir-faire qui

Si les PME tiennent le coup face à l'économie morose, on remarque cependant qu'elles ont cessé d'investir dans de nouveaux outils

POUR LES SOUS-TRAITANTS,

l'économie est réelle. La multiplication des clients permet de proposer des prix attractifs car il est plus économique de faire travailler 3 équipes 24 h sur 24 sur des machines plutôt qu'1 seule 8 h par jour. Actuellement, seules les toutes grandes entreprises peuvent se permettre d'investir dans le développement de tous les

- Peter Perremans

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deviendrait équivalent. en sous-traitance dans le secteur technologique se serrent la ceinture en attendant que l'orage passe. « Elles préfèrent ne pas se séparer de leur main d'œuvre spécialisée  », explique Peter Perremans. « À raison car si elles licenciaient ces véritables experts, elles auraient beaucoup de mal à assurer la relève une fois la crise passée. » Une façon coûteuse, mais utile de conserver le savoirfaire de l'entreprise en place, prêt pour une embellie. Certaines qualifications ne s'acquièrent en effet qu'après de nombreuses années à pratiquer le métier...

BEAUCOUP DE PME TRAVAILLANT

LA SITUATION n'est pas pour autant alarmante, selon Agoria qui observe des indicateurs en hausse pour le premier semestre 2015. Une première depuis plusieurs années. « Si cela se maintient, les entreprises pourront à nouveau planifier des investissements, ce qui relancera leur compétitivité », espère Peter Perremans. Et puis les marchés de niche – l'aéronautique par exemple – affichent une croissance effrontée grâce à une ultraspécialisation qui leur permet de réaliser des marges bénéficiaires plus intéressantes que celles observées dans les autres secteurs.De quoi regarder l'évolution du marché avec un intérêt teinté d'optimisme.


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12 PROFIELINTERVIEW SALVATORE CURABA

De footballeur à CEO Salvatore Curaba a réalisé son rêve de devenir footballeur. Mais sa vie a-t-elle pris un virage à 180° le jour où il a fondé sa propre entreprise ? « Le football est comme une société: un leader est important, mais n’est qu’un instrument parmi des employés. » TEXTE DAVID HAINAUT

R

econversion parfaite pour Salvatore Curaba, 52 ans, puisqu’après avoir foulé les terrains de Division 1 avec le Sporting de Charleroi, il a été nommé manager de l’année 2014. Grâce notamment à l’essor d’EASI, une société informatique qu’il a créée en 1999. Même si revenir dans le foot n’est pas totalement exclu pour lui…

Votre ancien club vient de se qualifier pour la Coupe d’Europe. Vous avez suivi cela? « Pas trop, non, mais j’étais bien sûr content en l’apprenant. J’avoue avoir un peu décroché du monde du football, même si je m’y réintéresse petit à petit, car je serai un jour président de club. J’ai très envie de démontrer qu’on peut gérer une équipe sainement. J’attends juste l’occasion idéale. »

Après être passé de footballer à manager – ce sont des terrains très différents –, avez-vous distingué des similitudes d'aptitudes? « Au quotidien, beaucoup de choses. Vous savez en foot, les vedettes sont importantes mais elles ne sont rien si elles n’ont pas le respect des autres joueurs. C’est pareil pour une société: un leader est important, mais il n’est qu’un instrument parmi les employés qu’il doit coordonner. Même si certains rôles restent plus visibles, il faut considérer que les uns s’entremêlent avec les autres. »

PHOTO ©SALVATORE CURABA

L’esprit de compétition, il est ancré en vous?

Vous avez pris certains risques en lançant EASI fin des années 90?

« Je l’ai toujours eu, oui. J’essaie toujours d’être le meilleur, ce dans un esprit bien sûr positif. Si je ne gagne pas, je fais le maximum pour. Et dans le respect. Le manque de respect est d’ailleurs peut-être ce que je déplore un peu dans le football actuel. Mais la compétition et les challenges restent

« Bien sûr mais, avec le recul, je me dis que je n’en ai pas pris tant que cela, même si j’ai dû hypothéquer ma maison alors que j’étais en passe de devenir directeur général chez mon ancien employeur. Je savais qu’en travaillant, les choses suivraient. Mais voilà, je n’étais pas totalement comblé, j’avais une autre vision des choses et surtout, je voulais être le maître de mon futur. »

Je veux que mes employés soient solidaires, reconnus et qu'ils se fassent plaisir essentiels pour le bon fonctionnement d’une entreprise. Sans quoi ce serait trop ennuyeux pour tout le monde de venir au bureau. »

Vous invitez vos employés à devenir actionnaires, pourquoi? « Sportif, je ne me sentais pas assez assisté. La déprime peut alors vite vous guetter, et il est impossible que vous renversiez les montagnes. Moi, je veux que les gens chez EASI soient solidaires, qu’ils se fassent plaisir et qu’ils soient reconnus. Voilà pourquoi EASI mise sur des valeurs comme la communication, la convivialité ou la transparence. En foot, les joueurs vous diront combien le moral est important. Encore une fois, c’est pareil en société. »

Cette capacité à fédérer qu’on vous reconnaît, elle vient d’où? « Je me pose la question. Mais, même enfant, j’ai toujours pu faire cela, en famille, avec les amis ou dans le sport. Ce qui est important, c’est de pouvoir combiner chaleur humaine et compétence. Si vous avez les deux, je pense que vous pouvez arriver à fédérer les gens. Et, si possible, des gens ambitieux, afin d'utiliser au mieux leur potentiel, pour le bien de l’entreprise. »

On se sent bien, dans les locaux d'EASI… « C’est ce qu’on nous dit souvent! C’est plaisant évidemment, car vous l’aurez compris, j’ai envie que chaque travailleur soit heureux ici. Sincèrement, je pense que 90 % des gens sont contents d'y travailler. Même ceux qui nous quittent gardent une bonne image de nous. »

Savoir s’entourer, un autre facteur de réussite, non? « Oui, je perçois assez vite le potentiel chez les gens. J’attache de

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Parce que notre société est composée d’employés talentueux et ambitieux, nous sommes condamnés à grandir INBOX ZÉRO

l’importance à tirer chacun vers le haut, de le voir se donner à fond. En général, mes employés sentent que je suis dans le partage. C’est un amour presque tribal entre nous. Je crois qu’ils m’apprécient comme un chef de tribu, mais savent que je les défendrai toujours jusqu’au bout. »

La médiatisation actuelle de votre société, c’est un souhait de votre part? « Oui, même si elle est surtout liée au développement actuel d’InboxZéro. Nous avons des produits de qualité, mais je pense qu’on peut encore franchir un cap de reconnaissance en Belgique. C’est pleinement en phase avec notre développement. Cela peut autant nous apporter de nouveaux clients que satisfaire la reconnaissance de nos travailleurs. C’est bien aussi de montrer qu’en Wallonie, nous avons des entreprises modernes, à vocation mondiale. »

Le futur, vous l’imaginez comment? « Après, je l’espère, une meilleure reconnaissance de notre société dans les 18 prochains mois en Belgique, j’espère doper nos différents produits informatiques, qui peuvent de toute façon être utilisés de la même manière à Singapour ou aux États-Unis. Peut-être vers une direction un plus internationale. »

sés de la même manière à Singapour ou aux États-Unis »

Un développement plus important d’EASI ne risque-t-il pas de heurter les valeurs positives que vous véhiculez?

« Certains, dans mon entourage, m’ont déjà dit que ce que j’essaie de faire n’est gérable que pour des entreprises de 20 ou 30 personnes. Or, nous sommes près de 150 et nous y arrivons sans trop de problème. Encore une fois, tout est question d’entourage. Si vos directeurs et vos employés sont bien choisis et qu’ils fonctionnent avec une philosophie similaire à la vôtre, vous n’avez rien à craindre. Y compris dans un monde qu’on dit difficile et plus compétitif que jamais. C’est précisément de cette manière qu’on traverse la crise et qu’on réussit son développement. »

Reconsidérer le principe de la messagerie en facilitant sa gestion, c’est ce que Salvatore Curaba et sa société EASI font, en développant en ce moment Inbox Zero, un produit grand public venant compléter Smart Mail, une solution professionnelle, elle aussi lancée par la société. « C’est un challenge certes difficile, mais défier Google quand, au quotidien, on lutte déjà contre Microsoft et SAP, c’est pareil, à partir du moment où une création repose sur le bon sens », a commenté son initiateur.

Ça serait une entreprise saine? « Je pense, oui. Vous savez, une enquête vient d’être faite en Europe sur le travail: seuls 11 % disent travailler avec plaisir, c'est assez sidérant. Mais une entreprise saine, c’est aussi une société qui se projette continuellement dans le futur, qui se dit que le meilleur reste encore à venir. »

SMART FACT Si Salvatore Curaba n’étais pas devenu CEO, il serait devenu… « Je l’ignore, mais je sais que j’aurais eu une grosse entreprise. Si le jardinage m’avait plu, j’aurais bâti une société de jardinage, pareil si j’avais aimé l’architecture. J’ai en tout cas cette certitude que j’aurais fait les choses en grand et bien. »

FOOTBALL Bien connu comme footballeur dans la province de Hainaut, Salvatore Curaba, réputé polyvalent, a d’abord exercé ses talents en D2, à La Louvière puis à Charleroi. Avec le Sporting, il fut l’un des artisans du Tour final 85, ce qui lui a permis de découvrir la D1 durant trois saisons. Malgré un niveau honorable, il privilégia à 25 ans une carrière d’informaticien, se contentant de clôturer celle de footballeur dans les divisions inférieures.

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Dirigeant d’entreprise… une profession de plus en plus exposée ! Ces dernières années, de nouveaux risques sont apparus quimenacent la sécurité, la sérénité et le patrimoine personnel des dirigeants d’entreprise, des indépendants et des professions libérales. Il est établi qu’aujourd’hui trois risques personnels majeurs menacent les dirigeants d’entreprise: 1. une atteinte à leur e-reputation 2. des poursuites pénales, 3. un contrôle fiscal Or, ces risques ne sont aujourd’hui jamais assurés par les dirigeants d’entreprise ! Ce n’est pas le moindre des paradoxes : leur société est bien assurée, mais leurs protections personnelles sont le plus souvent inexistantes !

Pour répondre à ce besoin, IZEO, mouvement des indépendants, propose une nouvelle solution pour les dirigeants d’entreprise : dans un seul package, et pour une cotisation inégalable de 149 € par an, vous bénéficiez, en plus des services du package standard d’IZEO, de trois défenses propres aux dirigeants d’entreprise : Une protection active de votre e-reputation de dirigeant d’entreprise ! Si vous êtes l’objet sur internet de dénigrement, injures, calomnie, diffamation, publications de contenus préjudiciables (textes, photos, vidéos), atteinte à la vie privée ou aux données à caractère personnel, nous vous assistons pour votre constitution comme partie civile et/ou plainte au pénal et nous entreprenons immédiatement toutes les actions curatives de nettoyage, de noyage.

Une protection juridique en cas de poursuites pénales Si vous êtes poursuivi pénalement pour une infraction aux lois, arrêtés, décrets ou règlements, en qualité de dirigeant d’entreprise, l’assurance collective souscrite par IZEO vous garantit la prise en charge des honoraires et frais d’avocat, d’huissier de justice, d’expert ou de médiateur, ainsi que les frais de procédure judiciaire ou administratives à hauteur de 25.000 € par an et par sinistre, avec libre choix de votre avocat. Une protection en cas de contrôle fiscal Si vous ou votre société subissez un contrôle fiscal et que vous n’êtes pas d’accord avec le redressement, l’assurance en protection juridique fiscale souscrite par IZEO vous garantit la prise en charge des honoraires d’un comptable ou d’un expert-comptable, et/ou d’un avocat fiscaliste, pour vous défendre aussi bien en phase administrative qu’en phase judiciaire, jusque 20.000 € par exercice fiscal.

Pour en savoir plus : www.izeo.be | Miguel Van Keirsbilck, Secrétaire Général IZEO.


14 UTILE ÉQUIPEMENT

Les clés d’un bureau parfait En moyenne, un travailleur passe plus de temps derrière un bureau que chez lui. Il est donc important que l’environnement de travail soit aménagé de manière idéale. Nombreux sont les spécialistes à avoir étudié la question pour dégager quelques conseils-clés.

S'assurer une position confortable

Détourner les yeux de l’écran

Une bonne posture permet d’éviter les maux, à court et à long terme. D’abord, en partant du clavier, votre chaise doit permettre à vos coudes d’être placés en angle droit face au plan de travail. Ensuite, pour la tête, le haut de l’écran doit être à la hauteur des yeux, pour permettre un regard qui se dirige vers le bas. Enfin, la distance idéale entre l’œil et l’écran est de ± 55 cm, soit le même écart qu'entre le bras et l’écran.

Même si on ne les voit pas passer, les heures devant écran peuvent se révéler nuisibles pour la santé. On estime qu’il est nécessaire de prendre 5 à 10 minutes de pause pour chaque période de 60 minutes. Les plus courageux utiliseront ces pauses pour faire quelques exercices. Garder une bonne distance face à l’écran est là aussi nécessaire. Enfin, il est important de rester capable de lire sur l’écran sans devoir cligner des yeux.

Doser la température

S'offrir les bienfaits d’une plante

Dans un bureau, la température idéale est estimée par les spécialistes entre 22 °C et 26 °C maximum. Vu les variations climatiques, surtout dans nos contrées, les entreprises font de temps à autre appel à l’air conditionné. On évitera bien sûr de travailler proche d’un courant d’air et on équipera, si possible, les locaux d’une bonne ventilation. Aérer, l’hiver y compris, est nécessaire, également pour assurer un bon renouvellement d'oxygène.

On n’y songe pas toujours, mais les plantes purifient l’esprit. Certains types comme l’aloès – simple à entretenir et bon anti-polluant – ou les plantes-araignées sont, par exemples recommandés. Leur entretien est minime, puisque les arroser une à deux fois par semaine peut suffire. Outre les nombreuses vertus qu’on leur prête, les plantes offrent un certain esthétisme et rendent l’atmosphère plus conviviale. Ce n’est pas négligeable !

Couleurs en douceur

Ranger son bureau

L’ambiance du cadre de travail doit toujours rester sereine et propice à la concentration. Pour cultiver une certaine sérénité, on privilégiera les couleurs comme le bleu ou le vert, plutôt que des couleurs trop vives comme le rouge ou l’orange: d’apparence chaleureuse, ces dernières peuvent vite se révéler agressives pour les yeux. Travailler dans une pièce qui vous ressemble est bien sûr important, mais autant opter pour un minimum de modération.

Pour être le plus performant possible au travail, un bureau idéal doit être rangé en permanence (étagères, classeurs) afin qu’il reste net. Les tas de journaux et de magazines qui stagnent des semaines à côté de vous sont bien sûr à éviter. Une discipline quotidienne qui reste finalement simple à mettre en place et qui, vous verrez, vous fera gagner beaucoup de temps. Dans ce sens, ne reportez pas au lendemain qui peut être tout de suite rangé.

TEXTE DAVID HAINAUT

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Ventilation avec récupération de chaleur Fondé en 2005 Ventilair Group est l’un des leaders incontestables en matière de systèmes de ventilations résidentiels et à la demande, avec une large gamme de produits, simples à utiliser et variés. Le produit majeur est un modèle de ventilation centralisée à récupération de chaleur, qu’on nomme un « Système D », à double flux avec récupération de chaleur. Cette société, à la fois distributrice et importatrice de marques hautde-gamme, a des valeurs qui reposent tant sur le confort et l’esthétisme. Des unités avec échangeur rotatif jusqu’a 8000m³/h.

Un climat intérieur sain et confortable Dans le développement de ses produits, tel que le système de distribution d’air Unflexplus+ Ventilair, la société jouit d’un centre de développement performant. Et donc sélectif. Ventilair Group offre des solutions pour vos rénovations et des ventilateurs décentralisés pour les salles de bains et toilettes. “L’objectif d’une bonne ventilation, explique Steven Braekeveldt, product manager, cela reste avant tout d’offrir un climat intérieur sain et confortable. Et aussi, d’effectuer des gains de chaleur, qui se chiffrent à 20% en moyenne.

Réduire le CO2 Cet atout est d’autant plus envisageable et logique à une époque où l’on doit réduire le CO2, qu’on construit autour de nous de plus en plus de maisons économes en énergie. Avec, ne le négligeons pas, des critères de fabrication et des normes gouvernementales qui se renforcent.”

Maintenir un climat intérieur sain. Vous pouvez assurer une qualité d’air intérieur optimale, non seulement à la maison mais également au bureau. Curieux de savoir ce que nous pouvons faire pour vous? Contactez-nous, et découvrez nos solutions globales pour vos systèmes double flux de ventilation centralisés et décentralisés pour votre bâtiment.

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FLEXWORKING ACTUALITÉ 15

Implémenter le NMT signifie de réfléchir et de modifier les contours de l'organisation du travail - Bart Cambré

Plus que du télétravail

Travailler de façon flexible, choisir ses horaires soi-même et avoir son bureau à la maison. Ce sont les points forts du 'Nouveau Monde du Travail'. Vous épargnez en frais de bureau et les collaborateurs sont plus satisfaits et plus productifs. Tout le monde est content, mais il y a aussi des pièges. TEXTE FRÉDERIC PETITJEAN

I

l y a quelques années, Microsoft a emménagé dans un nouveau quartier général belge à Zaventem. Pour le géant américain de l'informatique, c'était directement l'occasion de révolutionner la culture au sein de l'entreprise. Le Nouveau Monde du Travail (NMT) est devenu la norme. Les collaborateurs peuvent presque occuper leur journée de travail tout à fait librement. Décider s'ils viennent encore au bureau. « Où et quand nos collaborateurs travaillent, cela leur appartient », explique Erik Pelemans de Microsoft. loin en la matière. Dans de nombreuses entreprises, le 'télétravail est limité à max. deux jours par semaine' ou 'le jeudi, vous devez être présent au bureau'. Chez nous, il n'y a aucune directive. » Chez Microsoft à Bruxelles, personne n'a de bureau fixe, même pas le PDG et les autres membres de la direction. Les personnes qui viennent tout de même au bureau, se cherchent une place, connectent leur ordinateur portable et commencent à travailler. Des salles de réunion sont disponibles pour les entrevues confidentielles. E. Pelemans : « Nous prévoyons aussi toutes les technologies pour rendre possible le travail flexible. Chaque collaborateur reçoit un smartphone et un ordinateur permettant de participer aux vidéoconférences et de partager facilement des fichiers avec des collègues. Nous payons aussi une partie de la connexion à Internet.  »

« C'est un réflexe naturel pour de nombreuses personnes. De nombreux managers discutent par exemple avec leur équipe du travail qui doit être réalisé. » Bien entendu, chez Microsoft, on fait des économies en matière d'espace de bureau et de coûts de carburant, mais ce n'était pas la principale raison de l'introduction du NMT. Pour l'entreprise informatique, les nouvelles règles ont surtout été édictées pour avoir des collaborateurs engagés, explique Erik

Pelemans. « Nous voulons surtout des collaborateurs engagés et efficaces et les deux vont de pair. Notre personnel apprécie également cette approche. Cela ressort des enquêtes de satisfaction que nous organisons en interne. » NMT : cela semble adapté pour de nombreuses entreprises. Mais le nombre d'entreprises qui implantent le Nouveau Monde du Travail reste un mystère. Il n'y a pas de chiffres. « Nous sommes probablement en

retard par rapport aux Pays-Bas et à la Scandinavie et en avance par rapport à d'autres », explique le professeur Bart Cambré de l'Antwerp Management School. « Cela dépend aussi beaucoup de la définition du NMT. Il est actuellement trop souvent réduit au télétravail ou à un lieu de travail flashy. » CE LIEU DE TRAVAIL flashy en fait partie, mais le Nouveau Monde du Travail c'est bien plus que cela, explique le

SELON BART CAMBRÉ, il n'y a pas que le lieu de travail qui doit être modifié, mais surtout les structures de l'organisation du travail. « Implémenter le NMT signifie de réfléchir et de modifier les contours de l'organisation du travail. Cela demande des adaptations au niveau de la structure et des systèmes de l'organisation, avec un impact sur la culture et tous les collaborateurs. Il s'agit d'une approche intégrale. »

« NOUS ALLONS TRÈS

TOUTEFOIS,

de nombreux collaborateurs viennent régulièrement à Bruxelles.

professeur. « Le NMT doit être une stratégie pour retirer plus de notre personnel, d'une façon digne. Une stratégie permettant de faire rimer la qualité de nos organisations avec la qualité du travail. » Le télétravail, des lieux de travail tendance, etc. peuvent y contribuer, mais si vous réduisez le NMT à ces choses, vous ne pourrez jamais l'exploiter au maximum. Bart Cambré explique : « Donner une tablette à tout le monde n'est pas suffisant. La question est même de savoir si c'est nécessaire. »

est tout à fait d'accord. Le télétravail est devenu la figure de proue du NMT, mais pour Microsoft, c'est beaucoup plus que cela. « L'idée est : comment les deux parties peuvent-elles atteindre un équilibre idéal afin de retirer le maximum de cette relation ? Et il s'agit à la fois de diriger des personnes, de les soutenir et de former le management pour qu'il s'en occupe de façon adéquate. Les jeunes gens reçoivent souvent de grandes responsabilités de notre part. En échange, nous leur donnons la liberté et les outils pour réaliser leur tâche aussi bien que possible. » ERIC PELEMANS

Chaque collaborateur reçoit un smartphone et un ordinateur permettant de participer aux vidéoconférences - Erik Pelemans


16 FOCUS NUMERIQUE

Le problème des entreprises wallonnes, c’est qu’elles ont un savoir-faire, mais pas un faire-savoir - Jacques Jadoul, directeur de la communication à l’AWEX

La nouvelle frontière wallonne L’économie numérique transforme peu à peu tous les secteurs d’activité. Accusant un léger retard dans le domaine, la Wallonie et ses entrepreneurs ont décidé de réagir pour pallier leurs lacunes. TEXTE PASCAL HANSENS

D

epuis une vingtaine d’années, l’humanité est entrée dans l’ère du numérique. En Europe, selon une étude de la Commission européenne, plus de 250 millions de citoyens utiliseraient Internet quotidiennement. En 2014, plus de la moitié de la croissance européenne était générée par les technologies de l’information et de la communication (TIC). POUR ANDRÉ BLAVIER,

expert responsable du Pôle Web et Communication à l’Agence du numérique en Wallonie, le terme « transformation » numérique serait plus approprié que celui de « révolution ». « Quand il ne les détruit pas, le numérique ‘transforme’ les métiers traditionnels, et ce quel que soit le secteur », explique-t-il. détaille les éléments de cette transformation numérique, qui sont au nombre de quatre. Le

L’EXPERT WALLON

premier, le Big Data, c’est-à-dire l’ensemble des données sur le réseau, telles que les données clients, constitue en quelque sorte le carburant de l’économie numérique. Le deuxième, le Cloud, terme qui désigne un modèle de réseau partagé permettant d’accéder à ses données personnelles quel que soit l’endroit où l’on se trouve – à condition qu’il y ait une connexion internet –, constitue pour ainsi dire les routes numériques. Le troisième, les smartphones et les tablettes, qui ont supplanté les traditionnels ordinateurs de bureau, sont quant à eux les nouveaux véhicules numériques. Enfin, l’individu représente le quatrième et dernier élément. « Toutes les grandes réussites d’aujourd’hui sont basées sur ces quatre éléments », explique André Blavier, citant Airbnb, Facebook ou encore Google. LA WALLONIE ACCUSE

un certain retard dans

le domaine. « On est bon pour rouler à vélo, mais pas pour gagner le tour

On est bon pour rouler à vélo, mais pas pour gagner le tour de France - André Blavier, expert responsable du Pôle Web et Communication à l’Agence du numérique en Wallonie de France », déclare ainsi l’expert de l’Agence du numérique. Le problème n’est pas l’utilisation du numérique par les entreprises wallonnes, mais celui de son intensification. « Toutes les entreprises wallonnes ont un site

web vitrine, mais rares sont celles qui font véritablement de l’e-commerce ». Ceci peut s’expliquer par la spécificité même de l’économie wallonne qui est constituée principalement de petites et moyennes entreprises. Or, la numérisation de l’activité nécessite des investissements que ces petites structures ne peuvent assumer. Pour l’expert, la solution en vue de combler ce retard réside dans l’approche sectorielle. Les entrepreneurs devraient se concerter et échanger de bonnes pratiques en fonction de leur secteur d’activités et les spécificités qui lui sont liées pour prendre les mesures adéquates. INTERNET JOUE UN RÔLE crucial dans l’exportation. « À l’international, le problème des entreprises wallonnes, qui présentent un taux d’exportation deux fois plus élevé que la moyenne européenne, est qu’elles ont un savoir-faire, mais pas un faire-savoir »,

explique pour sa part Jacques Jadoul, directeur de la communication à l’AWEX, une organisation spécialisée dans l’aide à l’exportation. « Les entreprises wallonnes doivent mieux communiquer sur les réseaux », selon lui. « Mais le numérique, ce n’est pas seulement de la communication, le numérique touche toute la chaîne de production. » AINSI, LA WALLONIE a fait du numérique son cheval de bataille et travaille à l’élaboration d’un plan d’action pour les années à venir. Il devrait être mis en œuvre dès le début de l’année prochaine. Ce plan se structure autour de quatre axes : le secteur du numérique, l’économie numérique, l’éducation et la formation, les services publics et le territoire. Dernièrement, s’inspirant du modèle français et britannique, la Wallonie a créé Digital Wallonia, une marque d’excellence numérique pour le secteur public et privé.


DÉBUTANTS APPROFONDIR 17

La propriété intellectuelle, pensez-y! Protéger ses idées ou ses produits relève rarement des priorités des PME wallonnes. Pourtant, cela serait indispensable à la pérennité de leurs activités. « La propriété intellectuelle apporte une garantie fondamentale aux activités économiques. » TEXTE PASCAL HANSEN

D

e nombreuses start-ups et PME se fondent sur une idée innovante. Or, la protection de cette idée semble rarement être la priorité des entrepreneurs du sud du pays. Ainsi, selon certaines études régionales, seules 50 % des entreprises wallonnes protègent-elles leurs créations et inventions. « SOUVENT POUR des raisons budgétaires, ces entreprises – en particulier les start-ups – ne pensent à la propriété intellectuelle que bien trop tard dans le processus de création ou d’innovation », regrette Rogier Goos de Brantsandpatents, un cabinet de conseils en brevets. « Mais celles-ci ne peuvent alors pas être légalement investies dans la propriété intellectuelle. » Un constat que partage Pierre Rigaux, à la tête de Cefaly, une entreprise belge à l’origine d’un traitement innovant des migraines, élue entreprise prometteuse de l’année 2014. « Il existe de nombreuses subventions au niveau wallon comme au niveau européen », dit-il. Par ailleurs, au niveau de la Wallonie, les aides auraient tendance à décroître et ne couvriraient plus que la moitié des coûts comparativement aux 60 % voire 70 % dont on pouvait bénéficier avant. Une autre raison pointée du doigt par les experts : la méconnaissance de l’utilité même de la propriété intellectuelle. « Pourtant », continue Rogier Goos, « quand il s’agit de négocier avec une partie tierce qui

veut reprendre et développer une innovation, par exemple un procédé de production, la propriété intellectuelle apporte une garantie fondamentale aux activités économiques. » Une protection qui permet ainsi aussi bien au créateur, à l’inventeur qu’à l’investisseur d’exercer un meilleur contrôle sur l’exploitation de, respectivement, sa création, son invention ou son investissement. moyens de protéger légalement sa création en fonction de sa nature. S’il s’agit IL EXISTE PLUSIEURS

d’une marque ou d’un modèle, l’enregistrement se fait auprès de l’Office Benelux de la Propriété Intellectuelle (OBPI) depuis 1971. De même, pour une protection au niveau européen, il existe la marque communautaire auprès de l’Office de l’Harmonisation dans le marché intérieur (l’OHIM) basé à Alicante, en Espagne. DU CÔTÉ DES DÉPÔTS de brevet, il existe - au niveau national encore - un brevet belge. « Qui n’a pas beaucoup de sens étant donné l’exigüité du marché »,

explique Pierre Rigaux. Au niveau de l’Union européenne, l’enregistrement se fait auprès de l’Office Européen des brevets. Et toute protection au-delà des frontières européennes s’obtient grâce aux brevets PTC (Patent Cooperation Treaty). DANS UN AUTRE registre, les droits d’auteur, eux, s’obtiennent quasi automatiquement, sans enregistrement. « En Belgique, le seuil de protection, c’est-à-dire le seuil permettant de reconnaître une œuvre ou un design comme original(e) est très bas », selon Rogier Goos. Il est à noter que les droits d’auteur s’appliquent sur des œuvres artistiques mais aussi sur des designs de produits, chose qui peut laisser flotter certains flous juridiques avec les modèles et les marques. OUTRE L’OBPI,

il existe pour les PME wallonnes de nombreux organismes publics ou privés. L’Office Belge de la propriété intellectuelle (OPRI) est un service public d’autorité fédérale, qui se consacre entièrement à la protection de la propriété intellectuelle en Belgique.

Il existe de nombreuses subventions au niveau wallon comme au niveau européen - Pierre Rigaux

DES CONCEPTS, des façons de faire, un talent innovant ou un design dans l’air du temps, ce serait dommage de perdre une spécificité précieuse par simple négligence. N’oublions pas que si l’idée vaut de l’argent, la licence – comme le silence – est d’or.

UNE FLANDRE TRÈS « NET » La Flandre se montre beaucoup moins timide que sa voisine, comme on le constate sur la photographie. Dans les zones en vert foncé, plus de 2000 noms de domaine ont été enregistrés en 2014 auprès de la DNS Belgium, une asbl chargée d’enregistrer les noms de domaine. Dans les zones blanches, aucun enregistrement. Avec ses 6,5 millions d’habitants la Flandre est 2 fois plus peuplée que la Wallonie – un écart que cette dernière rattrape cependant à grandes enjambées. La nature de l’économie, aussi : la Wallonie présente un tissu dense de TPE et PME, moins tournées vers l’exportation et moins enclines à investir dans le numérique. Mais là aussi la Wallonie rattrape son retard ces dernières années.

LE BREVET EUROPÉEN SE DÉPOUSSIÈRE ET DEVIENT MOINS CHER À ce jour, il est possible de déposer un brevet au niveau européen auprès de l’Office européen des brevets. Il ne s’agit pas à proprement parler d’un brevet unique, mais plutôt d’un dispositif permettant la reconnaissance mutuelle entre les États membres. Dès lors, le coût d’un dépôt de brevet est prohibitif, notamment à cause des frais de traduction. Le 24 juin dernier, les États membres ont donné leur feu vert pour une optimisation du brevet unitaire européen afin de réduire son prix, le faisant passer d’une moyenne de plus de 30 000 euros à 5 000 euros. Revers de la médaille, le brevet européen ne sera plus traduit qu’en trois langues.


18 ACTUALITÉ COACHING

Notre premier rôle en tant que coach, c'est de les remettre dans la bonne direction et de s'assurer qu'ils écoutent les bons messages - Benoît Lips

Indispensables pour les starters Entre l'idée et la création de l'entreprise, le processus de maturation est capital dans la viabilité du projet et ne doit pas être précipité. « Bâcler son business plan est l'une des trois causes d'échec de l'entreprise à cinq ans. » TEXTE PASCAL HANSENS

V

ous avez envie de démarrer votre entreprise ? Vous dénicherez les démarches administratives obligatoires en un tour de main. Mais ce n'est pas parce que vous aurez accompli toutes les démarches que vous détiendrez les clés du succès. « Il faut avant tout vérifier l'adéquation entre le projet et son porteur car un bon manager ne fait pas forcément un bon entrepreneur », met en garde Éléonore Dubois, directrice du développement économique à l'UCM. « Il existe des outils de diagnostic pour s'assurer qu'on est bien fait pour se lancer, des tests de profil. »

ET, SURTOUT, il ne faut surtout pas bâcler son business plan. « C'est l'une des trois causes d'échec de l'entreprise à cinq ans », explique celle qui a été sur le terrain pendant de longues années. « Ce business plan doit comporter une feuille de route, le profil de la clientèle, le besoin en ressources, le chiffre d'af-

faires estimé sur base d'une étude de marché sérieuse... Il est utile de le revoir régulièrement une fois que l'entreprise a démarré. » Troisième erreur à éviter : minimiser le capital de départ. « Il est impératif pour la viabilité de l'entreprise de bien mesurer les besoins en investissement, de ne pas calculer trop juste pour éviter d'être pris à la gorge six mois plus tard et de demander un refinancement.» à consulter avant de se lancer figurent le comptable ou l'expert comptable bien sûr, mais aussi le réviseur d'entreprise, l'avocat et le notaire, ce dernier auquel on ne pense pas assez. Éléonore Dubois : « Lorsqu'on crée une société, il faut penser au régime matrimonial et imaginer les modalités en cas de divorce. Certains ont perdu leur entreprise parce qu'ils n'y ont pas pensé. » PARMI LES PROFESSIONNELS

ET PUIS IL EXISTE de plus en plus de programmes d'accompagnement, les

Il est impératif pour la viabilité de l'entreprise de bien mesurer les besoins en investissement - Éléonore Dubois couveuses d'entreprises... « On essaie d'intervenir le plus tôt possible car 50 % des erreurs sont présentes dès le départ dans la manière de penser des porteurs de projet », met en garde Benoît Lips, coach de start-up pour Nest Up depuis

quelques années. « Ils arrivent en se disant : j'ai une bonne idée et tout le monde va me l'acheter. Or, s'il faut avoir de la conviction et du caractère pour démarrer une entreprise, le projet va se planter si on pense qu'on est le seul à avoir raison et que les autres ont tort. Il faut écouter les signaux du marché », conseille-t-il.

démarche ». Il recommande ainsi Lean Start-up de David Rice, sorti il y a quelques années. « C'est la bible pour l'individu ou l'entreprise qui introduit un nouveau produit sur le marché », conseille celui qui accompagne aussi bien des pâtes à base de farine d'insectes qu'un logiciel pour signaler des problèmes sur la voirie.

POUR MOITIÉ, les candidats développent des produits ou services dont personne n'a besoin. « Notre premier rôle en tant que coach, c'est de les remettre dans la bonne direction et de s'assurer qu'ils écoutent les bons messages », positive Benoît Lips. « Et même si on conclut qu'il s'agit d'une mauvaise idée, on gagne du temps à faire le diagnostic tôt. » Un coach n'est pas pour autant indispensable à la réussite d'un projet. « Il existe plusieurs sources d'informations gratuites ou des livres peu chers qui permettent d'entreprendre la même

POUR AUTANT, le coach est utile à plus d'un titre et notamment pour créer des connections. Car outre le savoir-faire, le principal atout de l'entrepreneur, c'est son réseau. « Les programmes d'accompagnement mettent ensemble des personnes qui partagent le même objectif et développent des liens. Ces couveuses d'entreprises ont un effet d'accélération qui peut se révéler puissant dans le parcours de ces start-ups », observe Benoît Lips. Un coup de pouce ou un contact direct peuvent faire gagner beaucoup de temps, c'est certain.

ADVERTORIAL

L’Intercommunale du Brabant wallon, partenaire économique et environnemental de votre entreprise

Q

ue vous cherchiez un laboratoire, des bureaux ou un entrepôt aux portes de Bruxelles, nous pouvons vous aider. Comment ? En mettant à votre disposition, dans les parcs d’activité économique que nous gérons, des terrains et des locaux dans un environnement à l’architecture soignée, au cadre agréable et, surtout, à l’accès facile par voie autoroutière. Mais aussi, en accompagnant votre projet : aides à l’investissement, à l’emploi, à la recherche et au développement... Aujourd’hui, ce sont 1.200 entreprises (soit près de 29.000 emplois directs) qui sont implantées dans les parcs de l’IBW. Pourquoi ne

pas les rejoindre à Nivelles Sud (45 ha), Hélécine (7 ha) ou Tubize II (65 ha) où les travaux débuteront très prochainement ?

Sans oublier les possibilités de location au sein du Centre Monnet, dans le Parc scientifique de Louvain-la-Neuve, qui accueille les sociétés dont les activités nécessitent des laboratoires de recherche. En effet, notre rôle est également de mettre des infrastructures d’accueil à la disposition des PME et TPE. Au total, ce sont 80.000 m² de bureaux, entrepôts et laboratoires que nous louons aux entreprises porteuses d’emplois. Nous hébergeons et conseillons de nombreuses start-up dans nos

Rue de la Religion, 10 - 1400 Nivelles www.ibw.be | 067/21.71.11 | economique@ibw.be

centres d’entreprises à Saintes (Centre Champagne-Landas), Louvain-la-Neuve (Einstein Business Center) et prochainement Genval (le Mazerin). Grâce aux services partagés (accueil, courrier, salles de réunion, restaurant d’entreprise, parkings), nous vous aidons à vous concentrer sur le développement de votre activité, et ce, à des conditions flexibles et avantageuses. Centre Monnet, Louvain-la-Neuve


kindly invites you to...

THE ATOLO LOUNGE

L&D in the modern world of work What will our talent of the future expect from the workplace? An inspiring day out with brainstorming sessions, workshops and interactive activity booths. The day will start with a keynote speech from PHILIPPE BAILLEUR, author of “Architect of your organization” and a specialist in organizational development.

Are you HR or responsible for the training needs within your organisation, department or team? Would you like to discuss what the future will look like and what will be expected from you with other players in your position? Join us!

This activity is organised by ATOLO and is our way of contributing to the modern world being an inspiring and great one! When Location Registration Information

30/10/2015. Welcome at 10.00. Casual dinner at 17.00 Kasteelhoeve Wange - Eliksemstraat 26 - 3400 Wange welcome@atolo.eu Joris Vandersteene - 02 609 50 90

ADVERTORIAL

INTERMARCHÉ :

UN MODÈLE À PART DANS LA GRANDE DISTRIBUTION Ce n’est un secret pour personne, le secteur de l’agroalimentaire et de la distribution est un monde en perpétuelle évolution. C’est dans cet environnement que l’enseigne Intermarché a su tirer son épingle du jeu, en proposant un modèle à contre-courant basé sur la solidarité et la confiance. « Le terme de franchise, n’est pas tout à fait adapté. La relation va bien audelà » explique Philippe De Breuck, adhérent de l’Intermarché Contact à Rhisnes, lorsqu’on lui demande de présenter l’enseigne. Ce qui a séduit avant tout l’entrepreneur, qui a fait le grand saut il y a cinq ans, c’est la grande indépendance qu’on lui laisse, mais aussi le soutien des autres adhérents dans la gestion des affaires. « Les chefs d’entreprise ont chez Intermarché une double casquette, celle de responsable du point de vente et celle de cogestionnaire du Groupement, » explique Laurence Targnion, responsable du Service création d’entreprises du Groupement des Mousquetaires en Belgique. Outre la gestion de son point de vente, l’adhérent prend part aux décisions stratégiques et opérationnelles pour l’ensemble des points de vente. C’est le principe du tiers-temps. Deux jours par semaine, chaque adhérent s’implique dans la responsabilité d’un service amont. Il prend ainsi les décisions pour l’ensemble du parc. Le choix du tiers-temps se fait en fonction de l’expérience professionnelle ou des affinités avec le sujet. Ainsi Philippe De Breuck issu du monde de la communication a débuté son tiers-temps au marketing avant de prendre en charge le recrutement des futurs adhérents.

www.devenir-mousquetaires.be

Le tiers-temps est aussi l’occasion pour chaque adhérent de rencontrer des collègues, de s’entraider ou d’échanger les bonnes pratiques. Un modèle basé sur la solidarité, tout en laissant une grande marge de manœuvre aux adhérents, assure Mme Targnion. Le parcours de recrutement est unique. Il débute par une première rencontre informative, suivie d’un rendez-vous avec des adhérents. L’intérêt étant d’échanger sur le sujet avec des gens du métier. S’ensuit un stage de trois jours dans un point de vente. Ensuite, un dossier administratif et financier est constitué. Enfin, un ultime rendez-vous est pris à Paris au siège du Groupement. On s’y assure que le candidat ou le couple adhère aux valeurs de solidarité et d’indépendance du groupe. « Quand vous devenez Mousquetaire, vous rentrez dans une famille » précise Philippe De Breuck. Une fois cette première étape franchie, l’adhérent suit une formation alternant pratique et théorie durant 6 mois. « Cette formation m’a été indispensable pour assimiler les bases de la gestion d’un point de vente » indique l’entrepreneur qui précise que, son métier, il l’apprend encore tous les jours. Lors du lancement d’un point de vente, que ce soit une création ou une reprise, l’adhérent peut compter sur le soutien de ses collègues et sur les conseils d’une structure amont au service du point de vente. « On vient chez les Mousquetaires pour créer quelque chose, pour vivre une expérience humaine » conclut M. De Breuck, qui rappelle la tenue d’une Journée Création d’entreprise le 19 octobre prochain pour présenter l’enseigne ; le même événement qui a fait bifurquer la carrière de l’interviewé cinq ans plus tôt.


20 EXPERTS FORMATION

Life long learning

Un séminaire, un colloque ou un simple coaching. Les formations dispensées au sein même des entreprises sont aujourd’hui monnaie courante et se démarquent par leur diversité. Pourtant, ce type d’avantages proposés aux collaborateurs pose pas mal de questions. TEXTE BASTIEN CRANINX

BRIGITTE HUDLOT DIRECTRICE DE ICHEC ENTREPRISES FORMATION CONTINUE

ÉRIC REMACLE FONDATEUR DE ÉRIC REMACLE &  PARTNERS

CHANTAL BOURNONVILLE PRÉSIDENTE DU GROUPE EPSILON ASBL

Aujourd’hui, la formation continue en entreprise serait-elle plus importante que la formation préalable des collaborateurs ?

« Il s’agirait de ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain. L'acquisition de connaissances préalables, comme l'enseignement universitaire, est nécessaire. Au sein des formations en management par exemple, on ne familiarise pas uniquement les étudiants avec les outils de la profession qu’ils exerceront plus tard. On les forme aussi à une certaine rigueur. La formation continue en entreprise, quant à elle, permet de maintenir la motivation des travailleurs, d'induire une adaptation aux changements dans le monde ou encore de s’imprégner des spécificités de l’entreprise, comme les valeurs, outils, la philosophie, et cetera. »

« Les lieux d'enseignement comme les universités fournissent essentiellement du savoir. On pense peut-être que cela suffit mais c'est loin d'être le cas. Ainsi beaucoup supposent que le savoir-faire se développera durant les années d'expérience. Mais les aptitudes à négocier, à diriger une équipe ou encore à accueillir le client de manière optimale devraient être transmises bien plus tôt. L'entreprise et les travailleurs pourraient en retirer d'énormes gains, tout en évitant un stress inutile. Cela nécessite un tout autre type d'apprentissage, basé non plus sur la mémorisation cognitive mais sur un entraînement pratique et sur mesure tel que nous le pratiquons en formation pour adultes en entreprises. »

« Former prend du temps et, quand on engage quelqu’un, on estime qu’il doit être opérationnel assez rapidement. La formation initiale prend donc toute son importance. Mais il existe des entreprises qui proposent des formations initiales à l’intérieur même de leurs murs. Une sorte d’académie d’entreprise, avec certification reconnue. Cela se passe en Suisse ou en France, dans le secteur des médias, par exemple. Et cela fonctionne bien car on discerne immédiatement si le candidat convient à la fonction. Mais pour en arriver à cela, il faut bien sûr que les sociétés en question en aient les moyens. »

Comment une entreprise peut-elle organiser sa formation continue de la meilleure manière?

« Je pense qu’il faut adopter une hétérogénéité dans la démarche de formation en interne. Cela se présente dans un mix d'approches diverses. Organiser des tutorats ou des séances de coaching à huis clos en est une. Faire intervenir des experts externes est également très intéressant. Mais il faut rationnaliser les approches. Lorsque l’entreprise veut former 60 à 70 de ses collaborateurs, il est préférable qu’elle prenne la formation en charge. Les experts externes, eux, peuvent intervenir pour former un nombre réduit de collaborateurs. Les managers par exemple. »

« Une bonne formation, bien sûr précédée par un bilan des compétences réalisé par le service RH, sera idéalement prodiguée par des experts en la matière. La difficulté est que les vrais experts ne sont souvent pas repérés et officialisés à l’intérieur de l’entreprise. Quand ils le sont, il faut encore qu'ils soient pourvus de compétences pédagogiques fortes, ce qui n'est pas toujours le cas. Ainsi la formation faisant appel à des experts externes semble la meilleure voie. Une collaboration entre des experts externes et des experts internes est également une voie très prometteuse mais qui nécessite un investissement de l'entreprise plus conséquent. »

« Il faut avant tout que cette formation soit variée. Si l’entreprise entreprend de faire intervenir des formateurs externes, il ne faut pas que ces derniers arrivent avec des programmes clé sur porte ou des formations catalogues. Ces personnes doivent se renseigner sur le public qu’ils vont former, en rencontrer un échantillon et adopter son programme. La formation se déroulant en interne peut se faire en impliquant un collaborateur doté des prérequis pédagogiques. Mais il ne faut pas spécifiquement privilégier des collaborateurs âgés car les jeunes peuvent également apporter une vision nouvelle sur certaines problématiques. »

Comment doit se comporter une entreprise face à un candidat prometteur sans expérience, ni formation spécifiques ?

« L’entreprise peut envisager un parcours en interne si le candidat l’intéresse vraiment. À l’ICHEC, nous valorisons également les cours du soir. La démarche peut venir du collaborateur ou de l’entreprise. La formation reste ancrée dans le terrain même si elle s’inscrit dans un cadre académique. C’est ce qui plait. L’entreprise peut payer la formation ou, dans certains cas, elle peut rembourser le collaborateur lorsque celui-ci obtient son diplôme. »

« En entreprise, il est difficile d'aiguiller de nouveaux collaborateurs, prometteurs sur le plan cognitif mais ayant accumulé peu de savoir-faire. Le coaching – ou le tutorat –, trop peu souvent sollicité, est la solution adaptée. Mais le plus difficile, lors d'un recrutement, c'est souvent d'identifier les bons candidats en termes de savoir-être. Car, sans ce type de qualités visant plus l'attitude, toutes les aptitudes techniques ou cognitives sont, au final, de peu de valeur. Le coaching permet d’entraîner ces diverses compétences. Les coûts émotionnel et financier résultant d'un manque d'accompagnement dans les premières années sont énormes. »

« Si l’entreprise décide de l’engager, elle doit l’encadrer du mieux qu’elle peut pour lui permettre de se développer en son sein. Éviter de le mettre en première ligne tout de suite est aussi très important. L’idéal est de lui adjoindre un parrain qui le suivra durant ses premiers pas. Le manager quant à lui doit s’assurer de lui fournir de bons feedbacks. Cependant, ce système présente ses limites. Il doit y avoir un lien étroit entre la personne formée et le manager. Ce dernier doit avoir une bonne vision des activités de la nouvelle recrue. »


ADVERTORIAL

Entreprenez et innovez avec une formation à la Louvain School of Management « IL EST aujourd’hui absolument non éthique de

simplement exploiter l’existant. Exploiter l’existant jusqu’à son épuisement écologique, son obsolescence technologique ou autre, c’est aller dans le mur dans un monde globalisé caractérisé par la concurrence et l’innovation tous azimuts ».

ethics in business ». Il allait donc de soi que le prestigieux établissement, à partir de ses campus de Louvain-la-Neuve et de Mons, se dote de formations à la hauteur de ses ambitions. Véronique Seminerio,

directrice de la faculté, nous a ainsi guidés dans le large programme de son institution. « Il existe deux formations plus particulièrement tournées vers l’innovation et l’entreprenariat : le programme de gestion de l’innovation et du changement, et le programme CPME .

MICHEL DE WOLF, doyen de la Louvain School of Ma-

LE PREMIER S’INSCRIT dans un cadre de formation

nagement n’y va pas par quatre chemins quand il évoque les fondements de son école. Au travers des sept compétences que valorise la LSM, l’innovation et l’entreprenariat ont en effet une grande place à jouer. Deux nécessités qui rentrent dans le slogan de l’institution depuis ses débuts : « excellence and

continuée. Le second dans un cursus universitaire plus classique, faisant participer des étudiants de sept autres facultés de l’UCL au-delà de la LSM ». Nous avons rencontré le corps professoral pour en savoir plus.

Michel De Wolf

B. Gailly : « L’innovation, ça s’apprend » La LSM propose deux programmes de formation continuée basés sur l’innovation : la gestion du changement et la gestion de l’innovation. En quoi consistent-ils ? Nous souhaitons toucher des cadres ou des responsables. Des gens qui souhaitent amener l’évolution permanente dans leur organisation. Nous leur disons d’abandonner la vielle idée managériale de la planification pour plusieurs années. Et de s’adapter à un mode de gestion plus flexible des entreprises. Quelle est la base de cette formation ? Nous essayons de faire passer l’idée que l’innovation concerne tout le monde,

F. Janssen : CPME, formation universitaire et interdisciplinaire unique CPME est une une orientation en master pour les apprentis entrepreneurs unique en Belgique. Pouvez-vous nous expliquer son principe ? Toute la spécificité de cette formation est qu’elle est interdisciplinaire. Les étudiants qui la suivent viennent de quasiment toutes les facultés de l’UCL et suivent ce programme en entrepreneuriat en groupes interdisciplinaires. Il débouche sur un mémoire collectif portant sur la création d’une entreprise. Ce procédé est unique ! Aucune université belge ne le propose. Et cela débouche vraiment sur la création d’entreprise. De plus, l’interdisciplinarité de la formation est bien vue dans le monde professionnel. Notons également que les entreprises en forte croissance sont souvent celles qui sont créées et/ou gérées par des entrepreneurs dotés de compétences transversales dans diverses matières.

pas seulement les secteurs technologiques. L’innovation ça se gère aussi et ça s’apprend. On définit les objectifs de la formation avec l’acronyme FLAN. Frame, Learn, Apply and Network. Nous définissons d’abord ce qu’est l’innovation avec les participants. Nous leur apprenons les nouvelles techniques pour développer l’innovation dans leur entreprise et ensuite nous les mettons en œuvre. Mais au-delà de ça, nous regroupons des gens qui ont le même type de questions alors qu’ils viennent de domaines différents. Quels sont les feedbacks de la formation ? Les taux de satisfaction atteignent plus de 95%. Cependant, le défi pour nous est que les participants arrivent à convaincre les autres membres de leur entreprise à entamer des changements. Ça demande du temps et de l’investissement. Pour plus d’efficacité, certaines entreprises envoient plusieurs personnes chaque année pour développer un réseau de cadres convaincus qui feront ensuite changer les choses plus facilement.

Combien de vos diplômés créent-ils concrètement leur Start-up ? Environ 25% de nos anciens étudiants ont déjà créé leur Start-up, tandis que 70% ont l’intention de le faire. Cette formation est donc une valeur sûre... vous avez d’ailleurs dû limiter le nombre d’inscrits ! Effectivement. Il faut savoir que CPME s’est classé à la 5ème place du ranking international Eduniversal des meilleurs masters en entreprenariat. Nous côtoyons des universités qui ont 100 fois plus de moyens que nous comme le MIT ou Stanford. Avez-vous des exemples de Succes Story d’anciens diplômés qui ont percé avec leur projet ? Le meilleur exemple est sans doute celui de Xavier Damman. Xavier a créé Storify dans la Silicon Valley en Californie. C’est un outil qui permet de faire du story-telling en utilisant les réseaux sociaux. Il a connu le succès au moment du printemps arabe lorsque peu d’information filtrait.

Pour en savoir plus : www .uclouvain.be/lsm Contact : Programme CPME : cpme@uclouvain.be Tel: +32 (0)10 / 47 84 59 | Gestion du changement : nath.cogneau@uclouvain.be Tel: +32 (0)10 / 47 83 12 gestion-innovation@uclouvain.be Tel: +32 (0)10 / 47 84 27 | Directrice de la Faculté : Véronique Seminerio Tel: +32 (0)10/ 47 83 00


22 CHRONICLE FLORENCE FERNÉMONT

Entrepreneure, oui, avec un « e » ! L’entreprenariat se conjugue au féminin depuis belle lurette. Mais quelques stéréotypes d’un autre âge subsistent et risquent d’en rebuter certaines. Elles ne seraient pourtant pas de trop pour redynamiser et dessiner l’économie de demain. TEXTE FLORENCE FERNÉMONT, FONDATRICE DE LA PÂTISSERIE CARRÉMENT BON

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ne femme entrepreneure, il est étonnant que cela étonne encore de nos jours, qu’on la distingue de son homologue masculin. Il est essentiel de sortir du débat stérile « féminin ou masculin ». L’entreprenariat n’a, selon moi, pas de sexe. Lancer son projet est un état d’esprit qui fait simplement appel à un ensemble de compétences accessibles tant à l’homme qu’à la femme. pour preuve mon expérience personnelle. Il y a plus de 10 ans, j’ai quitté une fonction de cadre en agence de communication pour relever un défi a priori « masculin » : reprendre une pâtisserie haut de gamme avec pour objectif de développer l’enseigne Carrément Bon. En tant que femme, j’ai dû inspirer confiance à une équipe de production 100 % masculine, qui avait toujours été gérée par un maître pâtissier. C’est un panel d’éléments qui ont fait de ce projet un succès : l’ouverture d’esprit de la part des collaborateurs, la construction au fil du temps d’un climat de confiance, la motivation et l’énergie mises en place par la direction et la vision du projet pour n’en citer que quelques-un. J’EN VEUX

EN CIBLANT LE GENRE, on se trompe de débat. Pour valoriser l’entreprenariat tant féminin que masculin, il s’agit de créer un cadre porteur, soutenant et suffisamment ouvert

pour permettre à l’entrepreneur(e) de s’épanouir tant dans son projet que dans sa sphère privée. Hommes et femmes entrepreneurs auront toujours besoin de se ressourcer dans leur vie privée. Il est tout à fait possible – sans faire exploser les budgets publics – de concevoir le cadre législatif qui permette à la femme de vivre la naissance de ses enfants d’une façon analogue à la personne salariée. C’est une question de volonté politique. ENTREPRENDRE,

c’est aussi, dans une certaine mesure, être libre d’organiser son temps et de pouvoir à certains moments adapter son horaire aux impératifs familiaux. Possibilité dont ne bénéficient pas nécessairement les salariés. Est entrepreneur(e) qui veut et qui pense rassembler les atouts indispensables à la réussite d’une entreprise : projet porteur, vision, stratégie, business plan cohérent, relations humaines, gestion du stress, prise de décisions… Les craintes féminines sont moins une question de compétences que de croyances et de peur de ne pas être à la hauteur. Encore un petit relent de notre histoire. Fort de cette prise de conscience, le monde entrepreneurial, riche de la complémentarité de ses forces vives tant féminines que masculines, a donc tous les atouts pour relever les défis de demain.

L’entreprenariat n’a, selon moi, pas de sexe


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