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Fokus Ville Du Futur

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C E D O SS I E R E ST P U B L I É PA R S M A R T M E D I A E T N ' E N G AG E PA S L A R E S P O N S A B I L I T É D E S É D I T E U R S N I D E L A R É D AC T I O N D U V I F / L ' E X P R E SS

MAI ‘19

VILLE DU FUTUR Marc Knaepen Des villes... du vert

Mobilité Le partage et la multimodalité

Francis Huysman L’économie circulaire génératrice

VINCENT CALLEBAUT ”J’ai l’impression que les villes qui étaient jadis fortement marquées par la sidérurgie, sont aujourd’hui totalement décomplexées.” Découvrez-en plus sur Fokus-wallonie.be. #fokusvilledufutur

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ÉDITO MARC KNAEPEN

FOKUS-WALLONIE.BE

Des villes… du vert

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CONTENU...

La vision des villes évolue rapidement, l’ère du béton partout est terminée, tout le monde s’accorde pour favoriser les villes vertes, des villes où la nature est bien présente, où la biodiversité fait sa réapparition. Mais ce n’est pas tout …

04 Mobilité multimodale et partagée 05

Les outils numériques, alliés de l’entreprise

06 IA pour une transition annoncée

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Et puis il y a toutes les zones qui peuvent être plantées sans trop de difficulté: places, rondspoints, abords des voies de circulation, espaces de stationnement… Des végétaux à choisir pour leur intérêt en matière de biodiversité (plantes mellifères par exemple), de facilité de culture, d’esthétisme… Évidemment, tous ces aménagements écologiquement performants doivent être associés à une gestion durable de l’eau et des déchets.

a végétalisation des zones urbaines est extrêmement importante pour lutter contre le réchauffement climatique, pour créer des liens sociaux et réapprendre des gestes autrefois banals comme faire son potager. Des relevés climatiques réguliers ont prouvé que la température dans nos villes peut parfois être de 5 à 7°C supérieure à celle des campagnes. L’asphalte et les pavés, pour ne citer qu’eux, sont de véritables réservoirs accumulant l’énergie solaire pour la libérer la nuit. Après une journée ensoleillée, l’asphalte peut atteindre les 55-60°C alors qu’une surface simplement couverte d’herbe ne dépassera pas les 40°C. Édifiant! Les végétaux peuvent nous aider à contrer cet indéniable réchauffement climatique. Les toitures végétales sont en plein essor même si certains pays ont pris une longueur d’avance comme l’Allemagne où plus de 13 millions de m² de toitures végétales sont installées chaque année. Ces « couvertures » constituent une isolation acoustique et thermique, atténuent les îlots de chaleur dans les centres urbains, dépolluent l’air et apportent de la biodiversité. Il en est de même pour les façades qu’on couvre de végétaux judicieusement choisis. Ces murs verts agissent notamment pour rafraîchir l’air ambiant par le processus d’évapotranspiration des plantes. Ces dernières peuvent être directement plantées en pleine terre ou dans des bacs spécialement conçus pour couvrir de grandes surfaces.

Ces espaces verts sont des lieux de rencontres, ce qui favorise forcément la mise en place d’un tissu social.

Une cité urbaine éco-responsable c’est aussi une cité qui prône l’installation de potagers partagés ou individuels. Ces endroits permettront progressivement de prendre des distances par rapport à une industrie alimentaire très (trop) puissante et rarement respectueuse de l’environnement: en France plus de 50 % des légumes présents dans les marchés ont été traités avec des pesticides. Pas besoin d’une grande superficie pour produire des produits frais, sains. Quelques mètres carrés, une terrasse, un balcon et la création d’un potager est envisageable. Ces espaces sont aussi des lieux d’échange, de rencontres ce qui favorise forcément la mise en place d’un tissu social, tissu qui a disparu dans de nombreuses villes. Misons donc sur des villes vertes, des villes humaines… les villes du futur. TEXTE MARC KNAEPEN, RESPONSABLE BIODIVERSITÉ

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Interview: Vincent Callebaut

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Des villes de plus en plus bioénergétiques

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Vers une énergie intelligente

12 Des villes de plus en plus smart 15

Francis Huysman: L’économie circulaire

ÉQUIPE. COUNTRY MANAGER: Christian Nikuna Pemba RÉDACTEUR EN CHEF: Ellen Van Hoegaerden ÉQUIPE ÉDITORIALE: Bastien Craninx Frédéric VanDeCasserie Angelika Zapszalka PHOTO EN COUVERTURE: Daniel Callebaut LAYOUT: Baïdy Ly IMPRESSION: Roularta

SMART MEDIA AGENCY SMART STUDIO Leysstraat 27, 2000 Anvers Tel +32 3 289 19 40 redactie@smartmediaagency.be studio@smartmediaagency.be

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TOPIC MOBILITÉ

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Une mobilité multimodale et partagée comme avenir de nos villes belges? Les possibilités de mobilité doivent aujourd’hui s’envisager autrement qu’à travers le modèle autocentré de la voiture. De nombreuses alternatives naissent un peu partout dans nos villes. Le partage et la multimodalité en seraient la clé.

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chapper à la circulation automobile durant les heures de pointe, désengorger les villes de ses véhicules inutiles, abaisser le seuil de pollution ambiant… la liste des embarras de circulation que l’on rencontre quotidiennement en ville est longue. Ne nous le cachons pas, la résolution de ces problèmes est devenue un véritable casse-tête d’un point de vue politique, comme du point de vue des déplacements personnels. Pourtant, qui dit problème prégnant, dit également opportunités à saisir. Et dans cet ordre d’idées, certaines entreprises privées ont très vite compris qu’il y avait une veine à exploiter. Leur cheval de bataille a également très vite été ferré : l’économie de partage ! « La plupart du temps, cela permet une mobilité alternative et écologiquement attrayante qui amène à réduire sensiblement le taux de circulation ainsi que le parc automobile », estime Guillaume Servonnat, directeur des opérations et de la communication chez Maestromobile. Aux traditionnels trains, trams et métros se sont ainsi ajoutés les vélos et les trottinettes électriques à partager. Même la voiture, toujours vue comme moyen de transport numéro 1 en Belgique, a vu son pendant « à partager » se développer dans nos villes depuis 2 ou 3 ans. « Des initiatives et/ ou applications telles que CarAmigo ou Drivy vous permettent par exemple de partager votre voiture avec votre voisinage en tant que particulier », poursuit Guillaume Servonnat. « C’est le AirBNB de l’automobile. » Une mise à disposition bien utile qui permet de bénéficier de véhicules durant une journée ou un week-end et d’ainsi valoriser ceux qui sont à l’arrêt. « S’il est certainement illusoire

d’imaginer un jour des villes sans voiture, la réduction de leur nombre via cette mobilité alternative contribuera sans aucun doute à l’apaisement de nos cités. » Pourtant si ce type de mobilité annonce un renouveau plus que bienvenu, il reste

encore assez confidentiel et marginal. Les gens ont du mal à se séparer de leurs voitures. Question d’habitude, d’ignorance mais également de mentalité! « Pour activer progressivement ce pendant de mobilité alternative, l’information est primordiale, tout comme l’est l’expérimentation », insiste Martin

Des initiatives et/ou applications vous permettent de partager votre voiture avec votre voisinage en tant que particulier. — GUILLAUME SERVONNAT, MAESTROMOBILE

Lefrancq, spécialiste en stratégie chez Bruxelles Mobilité. « C’est bien beau de multiplier les initiatives, mais si l’usager n’a aucun vécu et aucune sensation avec l’ensemble des moyens de transport existants, jamais il n’en changera. » C’est notamment pour cette raison que le rôle d’un Mobility Manager dans les entreprises est aujourd’hui devenu capital. Dans le meilleur des cas, il guide, informe et oriente les employés vers les moyens de déplacements les plus viables et adéquats. En posant que le meilleur Mobility Manager devrait être l’ État. Dans les années à venir, une initiative reprenant le concept de mobilité alternative devrait marquer un avancement conséquent dans ce sens. On parle ici du système MaaS (Mobilité en tant que service). Cette idée provenant de Finlande tend à redonner une place à l’utilisateur au coeur des services de transport. Au sein d’une seule et même application, celui-ci sera à même de trouver des solutions de mobilité personnalisées en fonction de ses besoins individuels. L’utilisateur pourrait ainsi aller d’un point A à un point B en combinant un trajet en train, en Uber, en vélo et en trottinette électrique en une seule pression du doigt sur son téléphone (à la manière d’un Google Maps). « Comme on peut avoir un forfait chez des opérateurs téléphoniques, le MaaS vous permettrait de bénéficier d’un package mobilité », explique Guillaume Servonnat. Encore dans sa phase test dans des villes comme Anvers, cette offre multimodale révolutionnaire en serait dans sa phase de recherche à Bruxelles. TEXTE FRÉDÉRIC VANDECASSERIE


DIGITALISATION FOCUS

#FOKUSVILLEDUFUTUR

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Les outils numériques, alliés de l’entreprise Les entreprises peuvent-elles encore, aujourd’hui, se passer des outils digitaux? Résolument non et ce, pour plusieurs raisons. Petite, moyenne ou grande organisation, il est essentiel pour elles de prendre la vague du numérique, au risque de boire la tasse.

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a révolution numérique est en marche et, qu’on le veuille ou non, le mouvement n’est pas près de s’arrêter. « Le numérique évolue quotidiennement », déclare André Blavier, expert senior à l’Agence du Numérique, en charge du programme de transformation numérique de la Wallonie. « Ça bouge tout le temps, très vite, très fort. L’erreur majeure pour une entreprise est de pratiquer la politique de l’autruche, faire comme si de rien n’était et penser que ça va passer. Mais ça ne passera pas. » L’entreprise qui résiste ou tarde à faire le grand saut met en péril sa viabilité. « Prenons l’exemple de Kodak, spécialisé dans la photo », observe Jacques Folon, expert de la transition numérique, professeur à l’ICHEC, Bruxelles, et maître de conférences à l’Université de Liège. « Le groupe n’a jamais cru à la photo digitale. Ce sont dès lors ses concurrents qui ont réussi à s’implanter sur le marché et Kodak a quasiment disparu. » Question attractivité, trois raisons principales devraient encourager les entreprises à s’adapter aux outils numériques. La première concerne le recrutement. « Quand on arrivait dans une entreprise il y a quelques années, on se retrouvait face à des outils dont on ne bénéficiait pas à la maison », développe A. Blavier. « Avec l’arrivée du smartphone, des réseaux sociaux…, on assiste aujourd’hui à un phénomène de consumérisation de l’IT (Information Technology, ndlr.). Si l’entreprise ne s’adapte pas aux outils numériques, elle risque d’offrir aux nouvelles générations un environnement de travail moins performant, moins dynamique, moins amusant que ne l’est la vie de tous les jours. À terme, ça pose une grave question d’attractivité pour les forces de travail. »

Nous assistons à une transformation du business. Le numérique redéfinit les règles de fonctionnement interne de l’entreprise. Il offre aussi des possibilités d’améliorer sa productivité. « Il existe de nombreux outils qui permettent d’automatiser toute une série de

tâches business », poursuit A. Blavier. « Les factures enregistrées, automatisées, connectées avec le système de gestion de la clientèle… » Mais, au-delà de l’automatisation de ses procédures et, par là, de l’amélioration de sa performance, l’entreprise se doit aussi de rester

alerte quant aux transformations du business model lui-même. « Il est indispensable qu’elle soit suffisamment souple pour pouvoir réagir au changement du marché, car le produit vendu aujourd’hui va peut-être disparaître dans 6 mois », souligne J. Folon. « Pour être en mesure de se réinventer, il faut bien connaître le marché et suivre son évolution. » Enfin, il est indispensable pour les entreprises de comprendre l’intérêt de la présence en ligne en termes de communication et de marketing. « L’entreprise qui ne vend pas en ligne a tendance à croire qu’Internet ne la concerne pas », constate A. Blavier. « C’est faux. La manière dont on découvre l’activité d’une organisation aujourd’hui se fait quasi exclusivement en ligne. Ne pas être présent sur Internet, c’est comme avoir son volet tiré dans une rue commerçante. Le client n’entre pas parce qu’il ne vous voit pas. » Au-delà de l’absence de visibilité directe, une entreprise qui se désintéresse des outils digitaux est aussi susceptible de perdre le contrôle de sa communication. Le marketing est en effet devenu un marketing à double sens, à savoir que le client peut facilement partager en ligne son ressenti vis-à-vis d’une marque ou d’un produit. « Répondre aux commentaires des clients sur les réseaux sociaux est important car, en cas de commentaire négatif, si elle ne réagit pas, la seule image que reflète l’entreprise est une image négative », note J. Folon. Il faut être présent là où se trouve le client. Et quand on sait que la majorité des gens regarde son smartphone plusieurs fois par heure, tous les jours, une entreprise qui n’utilise pas ce vecteur de communication est condamnée à court terme. » TEXTE ANGELIKA ZAPSZALKA


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TOPIC INTELLIGENCE ARTIFICIELLE

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IA : une stratégie belge pour une transition annoncée Une IA destructrice et créatrice d’emplois On estime que l’ensemble des secteurs économiques vont être touchés par le développement de l’IA. De ce fait une certaine peur persiste de voir disparaître de nombreux emplois. Un leurre selon une étude réalisée par Agoria sur « la digitalisation et le marché du travail belge ». Ainsi si la digitalisation et la dynamique économique déjà amorcées détruiront de nombreux emplois, environ 3,7 nouveaux emplois seront créés pour chaque emploi perdu.

L’idée du revenu universel Puisque l’IA n’est plus vraiment une utopie, certains spécialistes imaginent qu’à long terme la machine remplacera l’homme dans la plupart de ses tâches. Pourquoi dès lors ne pas envisager un revenu universel perçu par la population qui ne travaillerait plus? « Si les pays nordiques y pensent, ce n’est pas sûr que nous y arrivions un jour », explique Mohamed Boukhebouze de CETIC. « De plus, le fait d’intégrer l’IA renforcera le besoin de compétences pour réaliser un travail donné ».

Un groupe d’experts s’est penché sur les efforts que la Belgique devrait réaliser pour intégrer au mieux l’IA dans les prochaines années. Privé, public, formations... tout est décrypté pour être sûr de profiter des nombreuses opportunités offertes par cette technologie de pointe.

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epuis quelques années, l’intelligence artificielle s’est immiscée dans nos vies de bien différentes manières. C’est elle qui se cache derrière l’assistant personnel de votre téléphone; elle qui anime certains robots industriels; elle encore qui vous embarquera bientôt à travers les voitures autonomes. L’IA est aujourd’hui la technologie de pointe qui fait fantasmer bon nombre d’entre nous car elle ouvre un énorme champ de possibilités dans le monde moderne. Pour simple exemple, l’organisme d’études IDC (International Data Corporation) estime que le marché de l’IA qui pesait près de 8 milliards d’euros en 2016 devrait passer à plus de 47 milliards d’euros d’ici 2020. Un marché qu’il s’agit donc de ne pas sous-estimer du point de vue national de peur de se laisser dépasser dans les années à venir. « Accorder de l’importance et du soutien financier à ce secteur économique est primordial car il va déterminer le sort de tous les autres », estime Damien Ernst, spécialiste de l’Intelligence Artificielle à l’ULG. « Le développement de l’IA est donc fondamentalement lié à la survie d’un tissu économique ».

grandes entreprises à la hauteur de Google ou de Facebook, elle tente tant bien que mal de se positionner dans le secteur en coordonnant les acteurs gouvernementaux, les entreprises et les universités. Depuis la fin de l’été dernier, « AI 4 Belgium », la coalition de 40 experts ainsi mise sur pied s’est attelée à analyser la situation de notre pays dans le secteur. Ce n’est que très récemment que les résultats sont parvenus au gouvernement sous forme de recomman-

Qu’en est-il donc de ce développement dans notre petit pays? Si la Belgique ne compte toujours pas de

La formation et les compétences par exemple restent un point central. Elles doivent en effet concerner tout

le monde: élèves, étudiants, comme tous les travailleurs quelle que soit leur profession. Or à l’heure actuelle, ni la masse critique, ni les outils nécessaires ne sont disponibles. « Même si le Big Data est déjà présent depuis un moment dans certains cursus universitaires, il manque toujours des formations condensées et pratiques intégrant l’IA au monde de l’entreprise par exemple », explique Baudouin Thomas, fondateur de Reimagine. En plus de ces formati-

Le développement de l’IA est donc fondamentalement lié à la survie d’un tissu économique. — DAMIEN ERNST, SPÉCIALISTE DE L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE À L’ULG

dations sur 5 axes bien spécifiques: la formation et les compétences, l’adoption par le secteur privé, le rôle du secteur public, la stratégie et le partage de données ainsi que la promotion de l’innovation et sa diffusion. Tout un programme!

ons, les experts estiment qu’un travail de sensibilisation et d’information est nécessaire. « Il y a toujours cette crainte au sein des entreprises que l’IA remplace l’homme. Mais c’est un peu un fantasme », poursuit Mathieu Goeminne, chercheur expert en AI au CETIC. L’évolution économique et sociétale se fera avec l’IA, qu’on le veuille ou non. Autant, dès lors, prendre le problème à bras-le-corps.

« Assurons-nous de former des personnes en Wallonie pour comprendre les technologies IA qui les implémenteront avec une vue wallonne et un sens de l’éthique européen », ajoute Jean-Christophe Deprez, directeur Positionnement Entreprises-Recherche au CETIC. Si le cadre juridique et la visibilité de notre pays à l’international (ainsi que la nécessité d’attirer et de maintenir des talents en IA) sont également évoqués dans le rapport, c’est aussi le rôle du secteur public qui est mis sur la table. Lui qui est encore très frileux à intégrer ce genre de technologie devrait saisir l’opportunité de cette transition annoncée: collaboration active avec des start-up, guide et exemple dans les expérimentations en termes d’utilisation de l’IA, création de nouveaux postes à responsabilités (Chief Data Officer)… bref son rôle est essentiel. Qu’on se le dise, à l’issue de ce rapport, une chose est certaine: la Belgique a du pain sur la planche. Mais les opportunités sont réelles. Il ne reste qu’à injecter un milliard d’euros jusqu’en 2030, soit 83 millions par an. TEXTE BASTIEN CRANINX

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Cybersécurité parée pour l’avenir La cybersécurité va plus loin que stopper les menaces : il s’agit aussi de maintenir une infrastructure de sécurité capable de s’adapter aux besoins d’une entreprise. Consolidation de la sécurité. La solution idéale est d’intégrer tous les aspects de la sécurité, à savoir la gestion des politiques, des périphériques et des menaces, dans une plateforme unique et de les gérer selon une approche globale. C’est une politique de sécurité pour les utilisateurs, les données, les applications et le trafic réseau physique et virtuel. Si ce cycle est intégré dans une plateforme centrale de gestion de la sécurité, celle-ci fournira également les bonnes informations pour un processus de réponse aux incidents liés au RGPD.

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Automatisation de la sécurité. Une sécurité end-to-end entièrement automatisée est pour l’instant encore utopique. Pourtant, certains aspects de la gestion de la sécurité peuvent déjà être automatisés. Il s’agit de tâches répétitives et de solutions Cloud. Opérationnalisation de la sécurité. Les équipes de sécurité sont responsables de la gestion de tous les aspects de la sécurité, ce qui accroît grandement leur charge de travail. Une politique de sécurité segmentée basée sur des fonctions permet d’opérationnaliser la sécurité: en déléguant les tâches de configuration de routine, vous libérez des ressources pour que vos équipes de sécurité puissent se concentrer sur le monitoring de sécurité et la réponse aux incidents. Notre objectif est d’offrir à nos clients la solution la plus autonome et transparente possible et de les guider dans leurs processus de sécurité opérationnelle.


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L’IA au service de la ville du Futur.

flux de mouvements qui se croisent (et qui provo-

Journaliste: Pouvez-vous vous présenter et me décrire ce que représente pour vous la ville du Futur?

flux permet aux officiels de prioritiser les investisse-

Je m’appelle Frank Vanden Berghen. Je suis un data scientiste qui fabrique des IA (des Intelligences Artificielles) depuis plus de 20 ans. Je suis aussi le fondateur du logiciel TIMi. TIMi, c’est un framework générique pour résoudre tout problème de type "Big Data", pour faire de l’analytique (BI et Reporting) et du "advanced analytics" (IA et modèles prédictifs). TIMi est le framework analytique le plus technologiquement avancé actuellement disponible et il est 100% belge! Cocorico!

quent donc des bouchons). La connaissance de ces ments dans certaines infrastructures et de mieux planifier les réseaux de transport en commun (notamment en définissant de nouvelles lignes de bus plus adaptées aux flux réels observés). Il est facile d’observer des bouchons mais seule la connaissance des flux permet de comprendre ce qui se passe et d’apporter des solutions. Vu la nature "big data" et "graph mining" de cette problématique, seul TIMi peut facilement et rapidement apporter une réponse précise.

Pour moi, la ville du futur commence par une exploitation plus intelligente de toutes les sources de données disponibles pour résoudre les problématiques courantes rencontrées dans toutes les grandes capitales. Parmi les problématiques dominantes, on retrouve la mobilité, la sécurité, la pollution et le tourisme. Chez TIMi, nous travaillons déjà avec de nombreux organismes gouvernementaux pour apporter une solution analytique optimale à ces problé- En termes de sécurité, nous pouvons prédire le matiques. nombre d’incidents sur un bloc de rues en une heure donnée. Grâce à ces prédictions, nous estiPar exemple, en Afrique, nous analysons les patterns des mouvements des citoyens à l’aide de mons l’impact d’investissements sécuritaires supdonnées télécoms. Cela permet d’identifier les plémentaires (ou moindres) sur chaque bloc de rue.

Cela permet de mieux réallouer les forces de polices disponibles pour assurer une meilleure sécurité dans la ville (déploiement à Bogotá). Autre exemple : Le service de renseignement de l’armée belge utilise TIMi pour tenter de localiser des terroristes probables. La ville de Bruxelles utilise déjà TIMi pour produire des dashboards et des cartes qui permettent de suivre et de promouvoir le tourisme à Bruxelles (https://visit.brussels). En règle générale, tout organisme (public ou privé) qui souhaite optimiser ses processus (et en particulier ses processus commerciaux et financiers) trouve une solution simple, performante, rapide et bon marché dans l’emploi de TIMi. Par exemple, un des plus gros fournisseur d’électricité d’Amérique Latine (Enel) doit produire de gros rapports financiers annuels pour l’état Colombien. Avec TIMi, le temps pour produire ces rapports est maintenant de 3 jours au lieu de 63 jours de calculs non-stop. De plus, les processus ETL nécessaires à la production de ces rapports sont maintenant devenus, grâce à TIMi, tellement simples qu’ils sont directement gérés en "selfservice" (100% sans code) par les comptables (sans formation en IT). Contact : frank@timi.eu, 0479/992768. WebSite : http://timi.eu

LES VILLES SERONT LES PRINCIPAUX MOTEURS DE LA DURABILITÉ ET DE L’INNOVATION RADICALE Et ces villes ont un objectif clair : elles doivent résoudre leurs problèmes majeurs de vie, de travail, de qualité d’air, d’assainissement, d’eau douce, d’énergie, de manque de verdure et de mobilité. Les innovations qui transformeront ces villes en environnements de vie durables se déclinent en termes de flux d’énergies et aquifères efficaces, de production alimentaire durable, d’urbanisations vertes et propres et de courtes chaînes d’approvisionnement décentralisées. Créer un climat propice à la croissance Priva aide les villes à réaliser cette transition. Notre technologie de pointe, nos services et nos connaissances en matière de régulation du climat et d’automatisation des processus dans l’immobilier, l’horticulture et les domaines connexes, contribuent à générer un climat qui offre un mode de vie durable à une population mondiale en croissance et dans une urbanisation à outrance.

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INTERVIEW VINCENT CALLEBAUT

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uelle est votre avis sur l’architecture des villes wallonnes à l’heure actuelle? « Même si je suis originaire de La Louvière, où j’ai grandi et fait mes études, je vis dorénavant à Paris. J’ai donc une vision assez extérieure sur l’évolution de l’architecture wallonne. Pourtant, j’ai l’impression que les villes qui étaient jadis fortement marquées par la sidérurgie, sont aujourd’hui totalement décomplexées par rapport à cette histoire industrielle et ses vestiges. » Vous parlez notamment de Charleroi et de Liège… « Effectivement! Ces deux villes notamment essaient de ramener des citoyens qui jusque-là se sont déplacés vers la périphérie pour y vivre. Car c’est un fait, malgré la petite taille de leur pays, les Belges préfèrent vivre à l’extérieur des

On se base sur des observations de la nature et sur son évolution afin d’inspirer toute la conception d’un bâtiment.

« Nous pourrions devenir le fer de lance de cette transition énergétique » C’est un des architectes les plus visionnaires de son époque. Vincent Callebaut est belge, mais il a déjà conquis le monde avec ses idées futuristes. Il évoque avec nous les avantages de son approche ainsi que son avis sur le devenir de la Wallonie. TEXTE BASTIEN CRANINCKX

PHOTO DANIEL CALLEBAUT

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LD2 Architecture s’implique de manière concrète et rationnelle à réintroduire la biodiversité en ville. Nous en faisons la démonstration avec le projet Loi 51 en cours de construction pour Alides, rue de la Loi à Bruxelles. Une grande première pour cet axe apparenté à un canyon à voitures ! Notre bâtiment s’implante en recul, créant la première placette de la rue. Quelques arbres de grande taille y seront plantés, et des bancs accueilleront les passants. En intérieur d’ilot, un jardin est aménagé sur un substrat très important, permettant la plantation d’arbres à hautes tiges, visible par transparence depuis la rue. En altitude, sur les terrasses, les essences plantées privilégient la biodiversité. Le projet est mixte. Il s’agit d’une caractéristique remarquable dans ce quartier. En effet, 12 logements prennent place à côté des bureaux. LD2 privilégie les solutions où expression esthétique et performances techniques fusionnent de manière cohérente et indissociable : au niveau des façades, le simple mur rideau a été banni au profit d’une trame métallique et d’un vitrage ultra-clair. La trame agit comme une texture en relief procurant personnalité et échelle dans la perception de l’immeuble. Elle permet de limiter les apports solaires par projection d’ombre sur les façades.

villes. Une tendance totalement à l’opposé des 27 autres pays de l’Union européenne même si cela tend à s’inverser à l’heure actuelle. » Que peut-on dès lors imaginer comme avenir pour les villes wallonnes et leur architecture? « Un avenir radieux. C’est notamment grâce aux villes disparates qui comptent des universités et aux synergies qu’elles créent entre elles. Par l’attractivité économique, celles-ci veulent repenser la Wallonie et l’amener à devenir la nouvelle Silicon Valley de la transition énergétique post carbone et post nucléaire. Nous pourrions selon moi et selon certains autres pays être encore


VINCENT CALLEBAUT INTERVIEW

#FOKUSVILLEDUFUTUR

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beaucoup moins humbles. En mixant notre patrimoine industriel issu du XXe siècle avec les technologies et la croissance verte, nous pourrions devenir le fer de lance de cette transition énergétique. Nous en sommes capables! Ne sommes-nous pas déjà nousmêmes un mix parfait entre culture germanique et latine? » Vous parlez de la croissance verte. C’est cette croissance qui est au cœur de votre travail d’architecte. « Tout à fait! Depuis plus de 20 ans et suite au constat du dérèglement climatique, j’essaie de l’intégrer dans les bâtiments que je mets en œuvre. Mon idée est de transformer les villes en véritables écosystèmes et d’augmenter la qualité de vie en respectant l’environnement. Quand on sait qu’en 2050, nous ne serons pas moins de 9 milliards d’êtres humains sur Terre et que 70 % vivront dans les villes, il est grand temps d’y penser. » Quelles sont donc les grandes solutions que vous préconisez? « Cela s’articule autour de quatre grands piliers. Le premier intègre l’agriculture urbaine. Nous devons ramener l’agriculture au centre de la ville et pousser chaque citoyen à devenir un véritable consommateur en produisant luimême ce dont il a besoin. Le deuxième pilier est celui de la mobilité douce: on réduit les distances maison/travail en créant un esprit de village citadin avec des logements collectifs, des piétonniers et une circulation à vélo. On fait l’impasse sur la voiture. Le troisième pilier concerne la construction de bâtiments à énergie positive. Des bâtiments qui consomment moins d’énergie qu’ils n’en produisent et qui ont la capacité de recycler les déchets de leurs habitants. Enfin le dernier pilier tient dans l’économie solidaire et coopérative en impliquant davantage le citoyen. » On dépasse de loin l’idée de mettre de la verdure pour faire joli donc… « Oui! C’est ce qu’on appelle l’architecture du biomimétisme. On se base sur des observations de la nature et sur son évolution afin d’inspirer toute la conception d’un bâtiment. Celui-ci en vient dès lors à ressembler à des animaux ou des plantes. Conséquence? Les bâtiments respirent! »

Il faut ramener cet esprit de village au sein des villes.

Va-t-on dès lors assister à une cassure avec l’architecture du passé et créer une opposition totale avec ce qui a été fait auparavant? « Pas du tout! Au contraire. L’architecture du biomimétisme va en fait procurer l’énergie dont les bâtiments historiques ont besoin. On pourrait comparer le rôle de cette architecture à celui d’un acupuncteur qui renforce le cœur historique de la ville en le respectant et le valorisant. On parle de pure symbiose. Cela pourrait sans aucun doute se développer en Wallonie puisqu’elle est riche d’un beau patrimoine industriel qu’il faut préserver. » Comment faire prendre conscience au citoyen du bénéfice de ce changement architectural? « Je suis convaincu que tous les gens comprendront la nécessité de ce changement. Pour le moment, nous nous asphyxions dans nos villes, nous mangeons nos déchets. Les villes sont également devenues imperméables et donc vulnérables aux aléas climatiques: inondations, fortes chaleurs issues des canicules… On doit rendre de nouveau les villes perméables grâce à la re-naturalisation. Il faut aussi passer de l’économie linéaire à l’économie circulaire. Mais il est vrai qu’il faut qu’il y ait une conscientisation. Par exemple, lorsqu’on se lance dans une construction, on ne pense pas au prix de la durabilité du bâtiment,

juste à celui de la construction. Or ce prix est plus qu’important. Avec l’architecture du biomimétisme, nous mettons cette idée en avant. » En vous attardant notamment sur les matériaux utilisés… « Voilà! Nous cherchons à travailler avec des matériaux naturels ou issus du recyclage de déchets en faisant l’impasse sur le béton ou l’acier. Il y a 20 ans, on n’imaginait pas construire une tour en bois par peur du manque de robustesse. Mais que cette tour soit construite en bois ou en acier, lorsqu’elle est en proie aux flammes, elle s’effondre. Nous étudions les cycles de vie du bâtiment et on pense à toutes les économies de matière possibles. » Qu’est-ce qui sera donc indispensable de faire dans les années à venir pour évoluer vers une ville du futur? « Il faudra impérativement mettre le paquet sur les énergies renouvelables et sur le développement de la pile à hydrogène afin de pouvoir stocker l’énergie produite notamment par l’éolien. Dans un deuxième temps, il faudra aussi éviter de sectoriser davantage les communes au sein des villes. Il faut ramener cet esprit de village au sein des villes. L’écosystème naturel se renforcera toujours via la mixité. »

Un projet qui synthétise toutes ses idées L’Agora Garden est une tour d’habitation écologique et autonome en énergie. Elle montre tous les aspects positifs de la mondialisation selon son auteur. Actuellement en cours de végétalisation, elle prendrait le meilleur de la maison individuelle pour le mettre dans un appartement. Au total c’est environ 23.000 arbres qui seront plantés sur ses multiples terrasses, permettant la fixation de 130 tonnes de CO2 en plein cœur de la capitale taiwanaise.

Les Îles flottantes Il y a quelques années, Vincent Callebaut imaginait le projet Lilypad ou Îles flottantes. S’inspirant directement d’une feuille de nénuphar géant d’Amazonie, ce projet avait notamment pour ambition de répondre à la problématique du réchauffement climatique. Jugé comme utopique, ce projet autosuffisant aurait pu accueillir pas moins de 50.000 personnes sur les eaux suite à la montée du niveau des océans. En effet, d’ici 100 ans le niveau des océans devrait monter de 50 cm à 1 m.

ADVERTORIAL

YOUTH FOR CLIMATE • ZINCO FOR GREENROOFS

INSTALLEZ UNE FORÊT SUR UN TOIT, OU MIEUX ENCORE, UNE JUNGLE SUBTROPICALE Grâce au dévouement d’Anuna De Wever et d’Adélaïde Charlier, ainsi que des milliers d’« Élèves Brosseurs », la problématique du climat est enfin au centre des préoccupations. Ce que l’on ignore toutefois encore trop souvent, c’est que les toitures végétalisées ont également un impact positif sur l’amélioration du climat, avec pour avantage supplémentaire l’embellissement du paysage urbain. Et pourquoi des toits monotones et peu efficaces plantés uniquement de sédums alors qu’avec un peu de créativité et de goût pour l’aventure, on peut faire des choses un peu plus spectaculaires ? Parmi les milliers de références ZinCo, nous avons choisi, spécialement pour les « Brosseurs », quelques exemples.

WWW.ZINCO.BE • INFO@ZINCO.BE

Une forêt complète sur le toit du Musée Boijmans - ROTTERDAM

Une jungle subtropicale sur le toit du Palma Aquarium - MAJORQUE

Réaffectation d’une ancienne autoroute - SKYGARDEN SÉOUL

Projet en cours d’exécution où le toit sera aménagé avec des terrasses et des sentiers de promenade dans un environnement verdoyant et une forêt entièrement plantée de bouleaux.

Toit végétalisé avec des cascades, des étangs et des rochers. Le taux d’humidité est adapté artificiellement pour créer un microclimat idéal pour les plantations subtropicales.

Au lieu de démolir ce viaduc de 16 mètres de haut, il a été choisi d’aménager une toiture végétalisée ZinCo pour les promeneurs – comparable à cette autre référence ZinCo « The High Line » à New York.

TELL US ABOUT YOUR PROJECT • WE’VE GOT THE EXPERTISE TO BRING IT ALIVE !


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FOCUS BIOÉNERGIE

FOKUS-WALLONIE.BE

Des villes de plus en plus bioénergétiques La consommation énergétique mondiale devrait grimper en flèche au cours des prochaines années. Même si les combustibles fossiles resteront une importante source d’énergie, les énergies renouvelables gagneront, aussi en importance. Notamment dans les villes…

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érée de façon durable, la bioénergie, notamment issue des plantes, mais pas exclusivement, peut être considérée comme une source renouvelable. Car, entre autres, de nouveaux arbres ou d’autres plantes peuvent remplacer ceux et celles qui ont été transformés en énergie. Son bénéfice net en termes d’atténuation du changement climatique dépend de l’équilibre entre le CO2 capturé durant la croissance des plantes et le CO2 libéré lorsque le combustible est produit, traité, transporté et brûlé. Et plus globalement, qu’en est-il de l’utilisation de la bioénergie? « Elle représente aujourd’hui trois quarts du mix énergétique des énergies renouvelables en Wallonie, mélange qui occupe, au total, 12 % du total des énergies dépensées dans cette même région », explique Pierre-Louis Bombeck, chef de projet Bois & Énergie de l’ASBL ValBiom, pour la valorisation de la biomasse. Il poursuit: « Le frein principal à l’utilisation des bioénergies tient souvent au coût des infrastructures à installer, comme les chaudières, par exemple. Mais l’économie d’énergie qui sera réalisée grâce à ces nouvelles installations permettra d’amortir l’investissement à moyen terme. En outre, notre objectif est surtout que les particuliers, comme les institutions publiques, fassent le pas vers les bioénergies lorsqu’elles doivent de toute façon remplacer leurs installations. » Et puis, on le sait moins mais c’est de plus en plus souvent le cas: les bioénergies fonctionnent aussi de manière croissante en circuit court. Puisqu’il y a, par exemple, moyen de se chauffer en Wallonie avec du bois d’origine wallonne. « Et le phénomène est le même question biométhanisation »,

poursuit P.-L. Bombeck. « Aujourd’hui, les déchets ramassés à un endroit précis peuvent être transformés en biogaz, qui servira à chauffer les bâtiments de la ville où ces mêmes déchets ont été ramassés. Difficile de faire plus court comme circuit. » Dans quelques années, la consommation énergétique mondiale devrait accroître significativement. Même si la hausse de

l’offre en énergie devrait toujours provenir principalement des combustibles fossiles, les sources d’énergies renouvelables gagneront du terrain en raison des inquiétudes liées aux prix élevés des combustibles fossiles, aux émissions croissantes de gaz à effet de serre et à la dépendance aux importations d’énergie. Dans ce contexte, les bioénergies constitueront indéniablement une part

importante de l’offre énergétique actuelle provenant de sources renouvelables. Même si, quoi qu’il en soit, la demande future en bioénergie dépendra largement des mesures politiques qui seront adoptées. Mais les indicateurs sont porteurs d’optimisme. « La bioénergie a tout le potentiel pour jouer un rôle clé dans le mix énergétique mondial », explique Dolf Gielen, le directeur de l’IRENA, Agence internationale de l’énergie renouvelable, section innovation et technologie. « La biomasse provenant de sources durables, comme les résidus associés à des technologies et processus plus efficaces, peut démultiplier la production d’énergie, en réduisant simultanément la pollution de l’air, et sauver des vies. Concernant plus spécifiquement les villes, ces énergies vont bien entendu aussi s’y déployer. D’autant plus que les centres urbains vont voir toutes leurs composantes modifiées, en passant tout doucement au statut de smart city, et l’énergie fera naturellement partie intégrante de cette modification de nos habitudes. Que ce soit en matière de mobilité, de lumières ou de logistique. » Et, bonne nouvelle: nous avons encore de la marge question ressources! Car même si la demande de bioénergie explose, aucun souci à l’horizon! « Auparavant, les déchets de bois de scierie finissaient à la décharge. Mais maintenant, ils sont utilisés comme combustible. Et il y en a des tonnes », conclut P.-L. Bombeck. « Et puis, les bioénergies sont stockables, et pourront donc être utilisées uniquement à la demande. Ce qui ouvre des perspectives gigantesques. » TEXTE FRÉDÉRIC VANDECASSERIE


SMART GRIDS FUTUR

#FOKUSVILLEDUFUTUR

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Vers une énergie intelligente Plus économiques, plus verts et plus productifs, les « smart grids » sont tout doucement en train de révolutionner la distribution d’énergie. En Wallonie comme ailleurs… État des lieux de ces systèmes qui vont, enfin, nous propulser dans une ère plus intelligente.

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our faire face aux mutations du paysage énergétique, il est nécessaire de moderniser le système électrique et d’adopter de nouveaux modes de distribution. Ce qui a conduit à privilégier le déploiement des technologies dites de « smart grids » plutôt que le remplacement et le renforcement massif des réseaux. Ce principe se base sur l’intégration des nouvelles technologies de l’information et de la communication aux réseaux. « Tout cela en vue de quatre objectifs essentiels », explique Géraldine Trapp, organisatrice du congrès parisien Smart Grids, qui réunit la fine fleur du secteur. D’abord, optimiser le rendement des centrales ou des petites unités de production. Ensuite, éviter d’avoir à construire régulièrement de nouvelles lignes. Puis minimiser les pertes en ligne. Et, enfin, optimiser l’insertion de la production décentralisée et diminuer ou éliminer les problèmes induits par l’intermittence de certaines sources. Comme les énergies solaires, l’éolien, et l’hydroélectricité. Mais en matière de smart grids, tous les coins du globe n’en sont pas au même niveau d’avancement. Le Japon est à la pointe. Tandis qu’en Europe, deux pays font figure de leaders: l’Italie et la Suède. En région wallonne, deux projets pilotes ont bien fonctionné, à Marche et à Nivelles. 1.500 compteurs évolués, dont 1.250 compteurs électriques et 250 compteurs de gaz, ont été installés. L’objectif était de tester la faisabilité technique et la capacité à rapatrier les données de consommation. Et ces deux projets se sont soldés par des succès encourageants et quelques grosses questions quant à l’utilisation future optimale des smart grids. Mais « impossible » n’a jamais été wallon. Et l’« électricité intelligente » fait son chemin chez nous aussi « Le smart grid est donc un système qui répond à presque toutes les questions énergétiques », conclut Géral-

dine Trapp. Le système électrique sera ainsi piloté de manière plus flexible et intelligente pour gérer les contraintes telles que l’intermittence des énergies renouvelables et le développement de nouveaux usages comme le véhicule électrique.

Et tout ceci aura donc pour effet de faire évoluer le système actuel vers un système où l’ajustement se fera davantage par la demande, faisant ainsi du consommateur un véritable acteur. Avec, au centre du tout: la modulation électrique, sorte de pivot central

Les « smart grids » répondent à presque toutes les questions énergétiques. — GILLES GUERASSIMOFF

du principe dans sa globalité. « C’est effectivement un enjeu majeur », pointe Gilles Guerassimoff, auteur du livre Smart Grids: au-delà du concept, et spécialiste reconnu du secteur. « Surtout que le développement massif des énergies renouvelables risque de déstabiliser le système et d’augmenter le besoin d’équilibrer la fréquence en continu. Si la consommation est supérieure à la production, la fréquence du réseau baisse. À l’inverse, si l’offre est supérieure à la demande, la fréquence augmente. Et ces déséquilibres, s’ils ne sont pas résolus à temps, peuvent conduire à des pannes de courant. » Il fallait aussi améliorer les outils de prévision en matière d’énergies renouvelables. Afin de faciliter leur intégration sur le réseau par la modulation. G. Guerassimoff poursuit : « Pour cela, nous avions besoin d’améliorer la compréhension des productions éolienne et photovoltaïque, de les quantifier et de les mettre en corrélation avec les consommations industrielles ». Ce qui est peut-être plus facile avec l’éolien qu’avec le solaire. Car ce dernier est globalement déphasé avec la demande, notamment industrielle. Et n’est pas encore parfaitement adapté aux smart grids. En effet, il y a du vent toute l’année, jour et nuit, alors que la production photovoltaïque est diurne et davantage saisonnière, au printemps et en été. C’est-à-dire à des périodes où l’activité industrielle est souvent à l’arrêt. « Ce qui montre que, par essence, l’essor des smart grids est intimement lié aux énergies renouvelables », conclut Guerassimoff. Et que les progrès de ces dernières permettront aux smart grids de s’implanter de plus en plus largement. TEXTE FRÉDÉRIC VANDECASSERIE


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TOPIC SMART CITY

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Vers des villes de plus en plus « smart » La « ville intelligente » dessine le futur de nos cités! Mais nous n’en sommes sans doute encore qu’au tout début de ce que permettront les smart cities. Perspectives d’avenir en compagnie de trois spécialistes du secteur…

NATHALIE CRUTZEN. Directrice et Professeure, Smart City Institute - Université de Liège

BENOIT MULLER. Smart Expert, Idelux

INGRID REYNAERT. Project Manager Smart Cities, Agoria

Qu’est-ce qu’une « ville intelligente » pour vous? « Au Smart City Institute, nous aimons surtout parler de territoire durable et intelligent. Selon nous, penser la ville, ou le territoire, de demain, c’est avant tout revoir notre façon de vivre, mais aussi d’interagir avec notre environnement. Afin d’apporter une réponse durable aux grands défis sociétaux de notre époque: augmentation de la population urbaine et de la pauvreté, vieillissement de la population, dérèglement climatique… Concrètement, la ville intelligente, à travers divers projets, visera donc à réinventer nos comportements au quotidien. Par exemple, la façon de nous déplacer, de transporter des marchandises, de valoriser nos déchets ou de consommer et produire de la nourriture. »

« Nous reprenons généralement la définition telle qu’édictée par le Smart City Institute. Une smart city est un système de parties prenantes ayant recours au numérique pour améliorer la vie des citoyens. Mais nous devons cependant toujours veiller attentivement au fait que la technologie soit un vecteur d’idées novatrices, et pas une fin en soi. C’est-à-dire qu’il faut absolument éviter les applications gadgets, juste développées pour le plaisir d’utiliser une nouvelle technologie. Mais, qui, au final n’apportent rien aux habitants d’un territoire donné. C’est dans ce sens que nous essayons au mieux de nous acquitter de notre mission, consistant à accompagner les communes de la Province de Luxembourg dans la transition numérique. »

« Je dirais qu’il s’agit de la convergence entre les données issues de différents domaines dans le but d’améliorer la vie des citoyens. Il s’agit de rendre tous les services plus simples en se basant sur la transformation des sociétés en mode numérique! Maintenant, cette définition est, par définition, évolutive. Puisque le contenu du concept de smart city évolue sans cesse… et que nous devons régulièrement nous adapter. »

Quelles nouvelles applications permettent d’améliorer l’intelligence des villes wallonnes? « De manière non exhaustive, je pense notamment à l’application Wallonie en Poche (intégrateur de solutions smart), à des solutions d’éclairage intelligent (par exemple à Wavre avec Smartnodes, ou Schréder au Château de Jehay), à des plans de mobilité intelligente (Namur en est déjà bien pourvu, tandis que Liège vient de lancer une grande enquête à ce sujet.), ainsi qu’à des plateformes citoyennes du genre Citizen Lab. »

« Au niveau des villes et des communes, je dirais surtout que la priorité serait déjà de refondre les sites de chaque commune avant de songer à d’autres types d’applications. Nous nous attachons donc à établir un diagnostic, commune par commune afin de, ensemble, faire évoluer des sites internet désuets au moyen de quick wins! Nous essayons également de mettre en place des e-guichets, pour éviter que les citoyens ne doivent se déplacer à l’administration communale pour n’importe quelle démarche ou document. Enfin, nous tentons aussi d’augmenter la participation citoyenne, grâce à l’utilisation de plateformes web permettant du sondage ou de la prise d’opinion. »

« La réponse à cette question se situe à différents niveaux, tous encore actifs pour le moment, et où l’on retrouve les nouvelles applications les plus utiles et les plus novatrices! Au niveau de l’e-government, tout d’abord: depuis au moins 10 ans se poursuit un processus de numérisation de toutes les procédures internes d’une ville. Le début de ce chapitre était, d’ailleurs, le début de l’histoire des smart cities. Ensuite, des applications sont apparues, qui permettaient de rendre les bâtiments publics plus efficaces en termes d’énergie, grâce à l’analyse de leurs données. Enfin, il ne faut pas oublier le rôle majeur de la smart city dans la mobilité. Qu’il s’agisse d’applications visant à réduire le temps pour trouver un parking, ou à mieux diriger le flux du trafic en temps réel. »

Quels sont les prochains défis que devront relever les villes intelligentes? « Schématiquement, je les classerais en trois catégories. Tout d’abord ceux relevant de l’identification des priorités spécifiques du territoire, qui permettront d’obtenir une vision claire à ce sujet. Il faudra ensuite bénéficier d’un réel support politique, qui demeure un prérequis essentiel à la mise en œuvre de toute initiative dans le secteur des smart cities. Enfin, il faudra développer une capacité à mobiliser tous les acteurs sur le terrain. Car une smart city ne se limite bien entendu pas à des projets, mais à une mise en œuvre par la commune, ou à des dynamiques développées par des ASBL, des entreprises, et bien d’autres acteurs encore. »

« Notre premier défi tient à assurer une bonne connectivité de toute la Province de Luxembourg, afin d’éviter toute fracture numérique. Dans certaines zones, nous sommes parfois encore bien loin de la 4G! Il existe même encore quelques endroits sans captation GSM ou connexion internet du tout! Pour nous, il s’agira donc tout d’abord de sensibiliser un opérateur à ces problématiques précises. Souvent, ils ne veulent pas entreprendre de travaux car certains de nos territoires ne sont pas assez densément peuplés. Nous devons alors avoir recours à des solutions alternatives, comme le Net par voie des airs. Bref, chez nous, les défis du futur sont aussi, et d’abord, que le numérique soit correctement implémenté! »

« Le premier défi est sans aucun doute d’arriver à une connaissance bien plus approfondie des données recueillies par les villes et de voir ce que l’on peut en faire par la suite. Puis, il faudra que chaque commune désigne un échevin numérique, pour superviser ces opérations et leurs applications concrètes. Et le second défi fondamental sera de penser en termes de projet global, pour travailler de manière transversale. Par exemple, si on s’attaque au secteur des transports via la smart city, ce dernier concerne autant la mobilité que l’écologie, ou encore la construction. En d’autres termes, les smart cities nous forceront à ne plus travailler en silos! »

TEXTE FRÉDÉRIC VANDECASSERIE


ADVERTORIAL

Des actions concrètes contre le dérèglement climatique ! Qui dit villes intelligentes dit aussi solutions pertinentes pour pousser à l’action contre le dérèglement climatique. Et Futureproofed l’a parfaitement bien compris… En tant que CEO de la société qui a lancé la plateforme FutureproofedCities, comment pourriez-vous nous la décrire ? Serge de Gheldere – Cette plateforme aide les villes à transformer leur plan climat en actions concrètes. Cela commence par la priorisation des mesures en fonction de leur impact sur la réduction des émissions carbonées et de leur retour financier. De manière concrète, comment cela se matérialise-t-il ? En quatre aspects ! Tout d’abord, nous aidons nos utilisateurs à démarrer leur réflexion en mettant une série de mesures prédéfinies à leur disposition dans une base de données, que je compare souvent à une sorte de « Spotify du climat ». La liste reprend la réduction attendue du dérèglement climatique, les budgets nécessaires pour y arriver… En outre, la plateforme est en ligne et permet à tous les départements de collaborer et voir ce que font leurs collègues. En effet, la lutte contre le dérèglement climatique concerne toujours plusieurs services. L’outil évite donc la multiplication de documents, permet de centraliser l’information et de suivre l’avancement des actions.

Puis, l’outil connecte les villes entre elles. Les utilisateurs y partagent leur expérience, créant ainsi un recueil de « best practices »… Enfin, une page publique auto-générée permet aux citoyens et entreprises de voir quelles actions sont implémentées dans leur ville, et comment ils peuvent y contribuer. Nos utilisateurs nous disent que FutureproofedCities les aide à créer une dynamique climat dans leur ville et à consacrer davantage de temps à l’action. Pourvu que cela puisse être le cas dans toujours plus de villes à travers l’Europe ! Combien de villes utilisent-elles déjà votre plateforme ? 65 en Flandre, ce qui représente une ville sur cinq sur ce territoire. Nous avons aussi accueilli notre première ville wallonne : Pontà-Celles. Enfin, nous avons lancé notre premier test international. La ville de Valence en Espagne sert de pilote, et sera suivie d’une trentaine de villes dans la région. L’enjeu est d’examiner dans quelle mesure des solutions identifiées en Belgique peuvent s’appliquer là-bas. Les problématiques climatiques font de plus en plus parler d’elles ces derniers mois. Vous l’avez aussi ressenti au niveau du nombre d’utilisateurs de la plateforme ? Clairement ! Nous entendons aider à mettre en place des solutions concrètes, en dépassant les actions souvent trop symboliques.


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BRAND REPORT WILMS

FOKUS-WALLONIE.BE

Un nouveau volet dans la marche vers plus d’isolation… Des volets de grande qualité, doublés d’une isolation sans failles, peuvent faire fortement baisser la facture d’énergie. Un point essentiel à ne pas oublier, car il touche au portefeuille, pour un architecte dans le cadre d’une construction ou d’une rénovation. Le point avec un spécialiste…

U

n bon volet n’est pas tout question isolation ! Encore faut-il que la pièce sur les fenêtres de laquelle il est placé soit, elle aussi, parfaitement isolée. Sinon, ce que l’on gagne comme énergie avec le volet disparaît par des fentes et autres défauts d’étanchéité thermique dans la construction. En moyenne, on estime à 25 % la chaleur qui s’échappe d’une habitation par tous les interstices possibles et imaginables. La solution ? Mieux isoler ! Trop facile à dire ? Pas pour Ronny Tiri, Marketing Manager de Wilms, spécialiste des volets et des protections solaires: « Isoler une maison de manière totalement hermétique, tout en utilisant une bonne technique de ventilation pour garantir, sans pertes, le renouvellement de l’air à l’intérieur, est désormais toutà-fait possible. » Une bonne nouvelle pour les particuliers, dont le budget énergie va diminuer. Mais aussi pour les professionnels du bâtiment. Disposant désormais d’une solution novatrice à destination de leurs clients.

D’abord une isolation irréprochable ! « Il faut donc coupler l’installation d’un volet performant à une isolation tout aussi performante », pointe R. Tiri. « Nous ne sommes plus à

l’époque de nos grands-parents, où des volets étaient installés dans des murs parfois fabriqués à base de parois en bois, qui étaient de véritables passoires à chaleur. »

Isoler une maison de manière totalement hermétique est désormais tout-à-fait possible.

En collaboration avec... Depuis plus de 40 ans déjà, Wilms est le spécialiste par excellence des volets et des protections solaires. Grâce à nos recherches continues en matière d’innovation durable, nous donnons le ton sur le marché. Wilms est une entreprise belge qui privilégie la qualité supérieure de ses produits. Qualité et innovation, c’est l’engagement au quotidien de nos 160 collaborateurs. Qui n’avance pas recule, nous en sommes parfaitement conscients. C’est la raison pour laquelle notre propre département de Recherche et de Développement ne cesse d’améliorer davantage nos produits existants et d’élaborer des concepts innovants. La durabilité occupe une place privilégiée dans notre société.

Ensuite, vers un volet qui ne laisse rien passer… Maintenant, place à de la toute nouvelle technologie, à savoir des volets qui, étanches, interdisent tout gaspillage ! Récemment, il a été possible de calculer les gains effectués grâce à ces matériaux. Et le résultat est édifiant ! Puisque l’on estime à 43 euros par an et par fenêtre le bonus suite à une bonne combinaison d’isolation et de volets à haut rendement. De quoi relativiser le fait que même si les travaux d’isolation sont onéreux, surtout dans le cadre d’une rénovation, l’investissement supplémentaire est remboursé à moyen terme. Enfin, ce type de volet se révèle également visuellement intéressant, parce qu’il est complètement intégré et ne se remarque donc pas. Bref, l’architecte ne devra plus sacrifier l’esthétique sur l’autel de l’efficacité. Et les économies ne devront, enfin, plus aller de pair avec des sacrifices au niveau de l’aspect de l’habitation !


FRANCIS HUYSMAN CHRONIQUE

#FOKUSVILLEDUFUTUR

L’économie circulaire génératrice de nouveaux modèles économiques L’économie de demain devra être basée sur un modèle durable qui stimule l’économie locale et apporte de la valeur ajoutée à l’ensemble de notre société. Trêve de tergiversations, il est temps d’agir ensemble pour une économie circulaire.

L

e PIB par habitant de la Belgique figure parmi les plus élevés d’Europe. Cependant, notre productivité est encore largement basée sur un modèle linéaire: fabriquer, consommer et jeter. Ce fonctionnement était justifié au 2Oe siècle. Un siècle caractérisé par une croissance économique effrénée, une disponibilité quasi illimitée des ressources naturelles, une faible connaissance des impacts environnementaux et la prolifération des capacités de mise en décharge des déchets. Or, aujourd’hui, la population mondiale s’accroît elle aussi de manière linéaire. Les pays en voie de développement aspirent à un niveau de vie comparable à celui des pays occidentaux et nos ressources naturelles s’épuisent. Dans ce contexte, une croissance et une production basées sur un modèle linéaire ne sont plus tenables. Notre société doit évoluer vers un nouveau modèle économique qui limite l’utilisation des ressources naturelles et maintient le plus longtemps possible la valeur ajoutée des produits. Cela implique de revoir en profondeur chaque niveau de la chaîne de valeur afin de créer des cycles complets pour l’ensemble des matériaux. En bref, offrir une seconde vie aux produits ou à leurs composants.

Le passage de l’économie linéaire à l’économie circulaire menace nos anciens modèles économiques mais permet aussi l’émergence de nouveaux modèles. Aujourd’hui, certains producteurs ont pris le parti de louer leurs produits aux consommateurs et d’en supporter la gestion lorsqu’ils arrivent en fin de vie. Les déchets et les produits en fin de vie peuvent ainsi être réintégrés dans un processus de production. Jusqu’à il y a peu, nos déchets de films plastiques d’emballages étaient recyclés en Chine. Or, la Belgique a toutes les cartes en main pour booster l’économie et l’emploi à l’échelle locale. Grâce à nos technologies de pointe, la créativité de nos concepteurs, le mécanisme de responsabilité élargie des producteurs et nos collectes sélectives performantes, il est tout à fait envisageable de recycler les films d’emballages au niveau local et ainsi placer l’industrie belge à l’avant-plan de l’économie circulaire. La transition vers l’économie circulaire est le seul moyen d’évoluer vers une croissance durable. Pour réussir cette transition, nous avons besoin d’une bonne dose d’innovation et d’initiatives de la part des entreprises et d’une vision claire de la part de nos politiques. La Belgique a tous les atouts pour y parvenir. TEXTE FRANCIS HUYSMAN,

CEO VAL-I-PAC

La transition vers l’économie circulaire est le seul moyen d’évoluer vers une croissance durable.

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ADVERTORIAL

© Philippe Samyn et Associés, architectes et ingénieurs

La Province de Namur en route vers le futur avec un nouveau siège pour ses services

Lorsqu’ils prendront possession des lieux en 2021, les quelque 500 agents provinciaux namurois entreront véritablement dans une nouvelle ère. Leur nouvelle maison n’aura presque plus les apparences d’un lieu de travail. Ils s’installeront librement, avec leur équipement portable, à l’endroit qui leur conviendra. Autour d’eux, des coffee corner pour discuter entre collègues, des salles de réunion multifonctionnelles et dotées des moyens de visioconférence. Un peu plus loin, une vaste cafétéria, mais aussi une salle de sport, un lieu d’accueil pour les bébés, un potager collectif… Un environnement propice à la concentration et au bien-être au travail.

Nous misons sur les nouvelles technologies pour répondre aux contraintes qui, à l’avenir, pèseront inévitablement sur les de mobilité, consommation d’énergie, etc.». Ce bâtiment emblématique sera aussi l’incarnation d’une vision, celle d’une institution qui se projette dans des missions renouvelées au premier rang desquelles la qualité de vie et le mieuxêtre des habitants de son territoire en favorisant leur émancipation sociale, culturelle et économique. Les citoyens nouvelle structure.

Changer les habitudes de aujourd’hui Pour le personnel provincial, la création de cette nouvelle maison représente aussi

La maison administrative provinciale développements bureautiques. « avons voulu inscrire la Province dans

© Philippe Samyn et Associés, architectes et ingénieurs

bâtiment entièrement conçu pour fonctionner sans papier et sans poste de travail fixe. Et une véritable révolution dans les pratiques administratives.

du changement des habitudes, ensuite parce que la relation au travail à poste et Le top management de la Province en est parfaitement conscient et c’est pourquoi les agents sont étroitement associés au processus depuis son origine. Dans les prochains mois, ce sont eux qui seront amenés à décider de l’appellation

Province favorise déjà le télétravail, grâce à des équipements de pointe utilisables par tous les agents. À l’avenir, ils seront donc moins nombreux à se rendre sur un même lieu de travail, sans pour autant y perdre en termes de relations interpersonnelles. De l’audace et du style L’architecture du bâtiment est l’œuvre de Philippe Samyn et de ses associés. Un geste architectural audacieux pour un bâtiment de bois et d’acier. Une structure à énergie positive, qui sera déployé sur deux niveaux et largement ouvert sur son environnement. Philipe Samyn veut les équipements issus de matériaux de récupération seront privilégiés, participant ainsi à la création d’une économie circulaire basée sur la sobriété et l’économie de moyens.

les prochaines révolutions Déjà dans l’administration, le courrier et les tâches sont numérisés, de même commande, dossiers soumis au collège… Moins de papier, ce sont des espaces d’archivage récupérés, des ressources épargnées. Dans cette même optique, la

Demain, la relation au travail de même que les relations interpersonnelles et avec les usagers seront profondément C’est une opportunité, pas une menace poursuit Valéry Zuinen, le patron de Nous voulons nous positionner en amont de ces évolutions et pour cela nous devons anticiper les prochaines révolutions numériques. Or c’est impossible dans le contexte actuel de nos bâtiments vieillissants et éclatés sur différents sites. Notre futur centre, lui, sera une véritable plateforme connectée à son environnement et à l’ensemble du territoire provincial.» Depuis plusieurs années, l’administration provinciale namuroise a entamé sa révolution managériale. On travaille désormais par projets, dans des structures dédiées qui chamboulent les pratiques classiques. Le nouveau siège administratif sera l’aboutissement de cette transformation. Arrimé à la Sambre, ce sera le port d’attache d’une institution qui regarde résolument vers l’avenir.


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