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Fokus Qualité Wallonne

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C E D O S S I E R E S T P U B L I É PA R S M A R T M E D I A E T N ' E N G A G E PA S L A R E S P O N S A B I L I T É D E S É D I T E U R S N I D E L A R É D A C T I O N D U V I F / L' E X P R E S S

PLEINE DE PROMESSES

JUIN 2016

ANDRÉ FLAHAUT Atouts de la Région wallonne

JEAN-LOUIS VAN DE PERRE Le pays de la bière

MÉDECINE DOUCE Le meilleur des plantes

Bio

L' engouement pour l'agriculture

Entreprendre Le crowdfunding a la cote

ALICE ON THE ROOF

Terroirs

Réveillez vos papilles

« En Belgique il y a deux chaînes de télévision et de radio. En tant qu’artiste, on ressent très fort cette frontière, mais le fait d’être un mélange, cette diversité culturelle, apporte des styles très différents. »

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ÉDITO ANDRÉ FLAHAUT

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Atouts de la Région wallonne

Bonne Lecture Hannah Zorman

Project Manager

hannah.zorman@smartmediaagency.be

On m'a demandé: quels sont les atouts de la Région wallonne? La difficulté ne consiste pas dans le fait de rédiger une liste mais de rendre objectif ce qui constitue ma passion et mon quotidien, le tout exacerbé, j'en conviens, lorsque l'on se concentre sur ma terre, le Brabant wallon. TEXTE ANDRÉ FLAHAUT, MINISTRE D’ÉTAT

sible – et souvent dommageable – modestie. Des leaders mondiaux s'y sont installés (IBA - Technospace Aero - GSK - Google) ainsi que de nombreuses entreprises de haute technologie (SONACA), contredisant les sirènes du défaitisme et de la médisance. LA RÉGION WALLONNE est géographique-

a Région Wallonne, c'est une terre riche de ses contrastes, c'est la diversité de ses paysages, la puissance des forêts d'Ardenne, les Fagnes apaisantes, la douceur du pays des collines. C'est le passé flamboyant de sa sidérurgie, c'est l'ombre des terrils abandonnés, la nostalgie et la fierté d'un passé industriel glorieux.

ment au cœur des 360 millions de consommateurs européens, dotée d'axes routiers importants, d'un réseau ferroviaire dense, d'aéroports régionaux en progression constante et d'un réseau de navigation intérieure trop peu exploité, me semble-t-il. De grands espaces y sont encore disponibles dont la proximité avec la capitale européenne n'est pas le moindre des atouts.

C'EST UNE TERRE qui s'est un peu

LA RÉGION WALLONNE peut sembler

perdue mais qui s'est inventé de nouveaux défis, qui les atteint et les dépasse dans une incompréhen-

paradoxale mais ses apparentes contradictions sont une de ses richesses. C'est ainsi que les fortes

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PHOTO PAULINE CANTAL

identités qui la caractérisent ne freinent en rien son ouverture sur le monde (AWEX, WBI). Trop discrète, un peu têtue, mais toujours généreuse... LE NIVEAU DE productivité de la main d'œuvre est élevé et de qualité, ainsi que le niveau de la formation grâce, notamment, à ses universités. LA RÉGION WALLONNE, ce sont des ré-

seaux de savoirs, de connaissances ancestrales traduites et adaptées au nouveau siècle par ses agriculteurs, ce sont des terres et des eaux protégées (Natura 2000), c'est un patrimoine culturel affirmé au travers de réalités locales non centralisées. Mons n'est pas Namur, qui n'est pas Liège, qui n'est pas Arlon, qui n'est pas Gembloux ou Nivelles... LA RÉGION WALLONNE c'est surtout une

qualité de vie, une terre gaie et gourmande qui multiplie à

l'infini ses variétés de produits du terroir, c'est un pays de folklore, de carnavals, de festivals, de traditions et de légendes intégrées avec force et humour dans le quotidien de ses habitants. C'est une terre d'hommes et de femmes qui savent se souvenir des heures douloureuses et saluer la mémoire des sacrifices (Waterloo, Bastogne…). Ce sont des artisans et des artistes qui s'affirment dans la tradition (Val St-Lambert) comme dans la création contemporaine (cinéma). LA RÉGION WALLONNE c'est une terre de

passions. Elle crie le long des courses cyclistes, se recueille au son des fifres des marches de l'Entre-Sambre-etMeuse, s'avère excessive avec ses héros du gazon mais elle reste un modèle de développement harmonieux et de convivialité réussie. Voilà quelques réalités, certes non exhaustives, qui me font dire que nous avons tout cela et bien d'autres raisons « d'être fier d'être wallon ».

CONTENU

PREMIUM PARTNER

04 Votre propre corps, le meilleur remède

Le bio wallon est à la fête !

05

La Wallonie se la coule douce…

06 Entreprendre: oui! Mais comment démarrer? 08 Interview: Alice On The Roof 10

À table!

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Wallonie, ce sont les artistes qui en parlent le mieux

13 Le bio en Wallonie a le vent en poupe 14

Le pays de la bière

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ÉQUIPE

 FOKUS-WALLONIE.BE Country manager: Ruben Lancksweerdt Rédacteur en chef: Elke Ramsdonck, redactie@smartmediaagency.be Équipe éditoriale: Aubry Touriel, Frédéric Vandecasserie Fleur Bourgois Photo en couverture: Julie Calbert Layout: Baïdy Ly Impression: Roularta Smart Media Agency BE Leysstraat 27, 2000 Anvers, Tel +32 3 289 19 40 meerinfo@smartmediaagency.be

À PROPOS DE SMART MEDIA Smart Media est un acteur de renom en matière de content marketing et de native advertising. Nos campagnes paraissent sous forme numérique mais également en format print dans les journaux majeurs. Une priorité mise sur le sujet, des médias créatifs: ce sont nos ingrédients pour vous assurer une visibilité percutante auprès de votre groupe cible. Grâce à nos contenus qualitatifs, nous veillons à ce que vos clients, nos lecteurs, passent à l'action.

On est en juin, la saison bat son plein, la terre est amoureuse et les paniers regorgent de produits goûteux aux saveurs de terroirs. A La Biosphère, c’est la saison des projets qui éclosent ! Et ça démarre en fanfare par notre nouveau logo ! A suivre…

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TENDANCE RÉCUPÉRATION

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Votre propre corps, le meilleur remède Le corps humain est une donnée miraculeuse, surtout parce que dans de nombreux cas il est capable d’assurer son auto-guérison. De la production de nouvelles cellules, par la guérison de fractures au renouvellement de notre sang. TEXTE FLEUR BOURGEOIS

N

otre corps est composé de millions de cellules constituant les éléments de notre organisme. Chaque vie nait d’une seule cellule qui se divise continuellement jusqu’à ce qu’elles forment un homme parfait. Mais leur tâche ne se limite pas à cela. Tout au long de notre vie, elles assurent autant que possible notre équilibre. Les cellules ont la capacité de guérir et de produire de nouveaux exemplaires pour remplacer celles qui sont endommagées.

ou de renforcement musculaire, des exercices d’équilibre et des méthodes de traitement qui favorisent la circulation sanguine. « Je monte tous les jours sur un vélo mécanique afin de maintenir mes muscles en mouvement, sinon ils vont s’atrophier », nous raconte Tudor Momoiu. « Je travaille très dur et je me repose suffisamment. Je sens que je fais des progrès et que je peux déjà à nouveau utiliser mes mains. La route est encore longue, mais pas impossible. »

C’EST POURQUOI NOTRE organisme produit

UN ACCIDENT EST généralement

à chaque seconde 25 millions de nouvelles cellules. Bien que chaque jour de nombreuses cellules soient endommagées, notre organisme parvient toujours parfaitement à amortir le problème en les remplaçant directement. Mais parfois le destin nous mène à un accident, endommageant d’extrêmes quantités de cellules. Tudor Momoiu peut en témoigner. Le 20 octobre il fut renversé de son vélo en cours de route vers le travail. Depuis lors, il est paralysé à partir de la poitrine. Un coup dur tant au sens propre qu’au sens figuré.

accompagné de fractures, de plaies ouvertes et de lésions cérébrales. Ainsi Tudor a gardé de son accident une sévère commotion cérébrale. Il s’en est rétabli en se reposant suffisamment. Seulement, le traumatisme cérébral peut tout aussi bien être plus grave tandis que la victime se retrouve avec une lésion cérébrale permanente. Selon Wouter Lambrecht, neuropsychologue clinique, rattaché à l’unité NAH de PC Caritas et à la Pratique des Lésions Cérébrales, la plupart des études montrent qu’une fois les cellules du cerveau sont détruites ou endommagées, elles ne peuvent en majeur partie plus se régénérer. « Pourtant, il est partiellement possible d’établir de nouvelles liaisons dans notre cerveau, car certaines zones du

APRÈS UN ACCIDENT il est souvent

nécessaire de suivre une rééducation. Lors de la rééducation, les physiothérapeutes vont se concentrer sur des exercices de mobilisation et/

cerveau peuvent compenser ou reprendre certaines fonctions des parties endommagées. » LORS D’UN ACCIDENT, les plaies ouvertes saignantes, sont presque inévitables. À l’endroit de la blessure les vaisseaux sanguins vont se contracter pour arrêter le saignement. Ensuite, les plaquettes vont coaguler le sang pour former un bouchon au même endroit. Les globules blancs à leur tour, vont se rassembler pour détruire les cellules mortes. Ainsi, les substances mortes sont éliminées pour faire de la place aux nouvelles cellules. Ce processus remarquable et automatique s’arrête dès que la guérison est complète. BIEN QUE LE corps soit lui-même capable d’assurer une partie importante d’auto-guérison, il existe quand-même certains facteurs qui peuvent favoriser le rétablissement et la guérison, tels que le repos, le sommeil, l’alimentation et l’approvisionnement en eau. Le

professeur Jan Bourgois, rattachée à la faculté des sciences de l’éducation physique et du sport de l’Université de Gand, est spécialisé dans la matière de la récupération des athlètes, mais là aussi s’appliquent des règles qui valent pour tout le

Nous avons découvert que le sommeil est très important lorsqu’il s’agit de la récupération - Jan Bourgois monde. « Nous avons découvert que le sommeil est très important

lorsqu’il s’agit de la récupération. Le sommeil est indispensable pour le rétablissement à la fois physique et psychologique ». LA MÊME CHOSE vaut pour la nutrition: une alimentation suffisante et variée est essentielle tout comme boire de quantité suffisante est essentiel pour l’hydratation. Bourgois: « L’avantage est que le suivi est facile, et qu’en plus, il est gratuit. » Cependant, il faut qu’il y ait un équilibre suffisant entre le repos et l’activité. Le manque d’exercice dans notre société est la principale raison pour laquelle nous sommes confrontés à une augmentation des maladies chroniques. Selon Jan Bourgois au point de vue évolutif, l’homme n’est génétiquement pas fait pour rester assis pendant toute la journée. Lorsque vous manquez d’exercice, l’organisme va commencer à protester parce qu’il ne produira pas certaines protéines dont il a justement besoin pour fonctionner convenablement.

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MÉDECINE FOCUS

La Wallonie se la coule douce… Si les médecines douces ou alternatives mènent la vie de plus en plus dure aux pratiques plus « traditionnelles » un peu partout, elles sont particulièrement prisées en Wallonie… Mais pourquoi y recourt-on de plus en plus? TEXTE FRÉDÉRIC VANDECASSERIE

naturels. En évitant les médicaments et, surtout, leurs effets secondaires. « Même si, parfois, le médicament de synthèse est inévitable », constate Thierry Schmitz, Médecin et spécialiste en médecines naturelles. « Outre le fait que la médecine traditionnelle n’a pas réponse à tous les besoins, je pointerais une autre explication à l’engouement actuel pour les solutions alternatives: l’information. » ON NE COMPTE plus les forums et autres

sites spécialisés proposant d’autres moyens de traiter un mal. S’il faut, bien entendu, prendre certains

d’entre eux avec un maximum de précautions, car ils ne sont pas tous le fruit de spécialistes avisés mais parfois de charlatans, il n’en reste pas moins que le web a profondément modifié notre rapport à la médecine, quelle qu’elle soit! Thierry Schmitz précise: « Aujourd’hui, la plupart des gens se rendent compte que leur médecin a parfois trop vite tendance à leur prescrire de la cortisone. Alors qu’elle n’est pas toujours indiquée. Dans certains cas, des conseils nutritionnels ou des plantes permettent bien mieux d’atteindre un objectif donné. »

MÊME SI LES soins ne sont pas rembour-

sés par les mutuelles, les médecines douces connaissent une très belle popularité en région wallonne. P. Vloeberghs poursuit: « Les médecins pratiquant les médecines douces, naturelles ou alternatives, voient souvent arriver des gens déçus par la médecine traditionnelle. » Par exemple, un médecin classique aura sans doute tendance à prescrire un somnifère à quelqu’un qui dort mal. Mais n’ira pas voir plus loin. Les tenants de la médecine douce essayent, quant à eux, de se poser des questions supplémentaires, de considérer les choses dans une perspective plus large… bref, d’identifier les causes du mal.

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L’un des principes de base de la médecine intégrative est de tirer profit des meilleurs soins offerts selon les approches « conventionnelles » et les approches dites, pudiquement, « complémentaires ». Lorsque l’on parle de médecine intégrative, on parle donc, entre autres, de combiner les meilleurs soins de la médecine traditionnelle à ceux des approches complémentaires, dont les médecines alternatives dans l’étendue de leur variété.

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LA MÉDECINE INTÉGRATIVE: MEILLEUR DES DEUX MONDES

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- Patricia Vloeberghs

probants. T. Schmitz souligne: « Chez moi, une grippe dure 48 heures car je la traite à l’aide d’huiles essentielles. » Preuve que les médecines alternatives peuvent aussi aboutir rapidement à de bons résultats! « Certains de mes traitements s’inscrivent dans la longueur. Mais d’autres sont très efficaces, même en phase aiguë! Bref, ils offrent le même résultat qu’un traitement traditionnel mais sur la longueur », continue-t-il. « Ce qui achève de convaincre les gens qui se sont tournés vers ce type de médecine. » Et explique sans doute aussi en grande partie l’engouement pour les options alternatives.

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La Wallonie compte une concentration assez élevée d’écoles de naturopathie

tives: essayer, dans la mesure du possible, de soigner à l’aide de remèdes

400 600

Avec 149 plantes inscrites à la Pharmacopée française, la phytothérapie – la médecine basée uniquement sur les plantes – représente un marché porteur. La moitié des Français aurait d’ailleurs recours à cette méthode. Pratiquée depuis des millénaires, elle connaît un véritable retour dans les officines hexagonales depuis quelques années. La Wallonie pourrait donc, elle aussi, bientôt, se tourner vers cette alternative.

mange, il n’est pas surprenant que la nutrition se classe au premier rang des médecines naturelles. Avec, toutefois, un souci permanent: remonter aux racines du souci dont se plaint le patient. T. Schmitz reprend: « La plupart des médicaments traditionnels portent un nom commençant par “antiˮ. Ce qui montre bien qu’ils s’attachent uniquement à effacer la douleur, mais pas à en effacer la raison principale. » C’est pour cette raison qu’il importe d’opérer une stricte distinction entre les termes « soigner » (qui décrit le fait de réduire temporairement le mal) et « guérir » (proposant de tenter d’éradiquer définitivement un problème). « Nous nous positionnons bien entendu dans la seconde alternative », pointe T. Schmitz. ET LES RÉSULTATS semblent souvent

PRINCIPE DE BASE des médecines alterna-

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LES FRANÇAIS NE SE PLANTENT PAS

PUISQU’ON EST souvent ce que l’on

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elon l’enquête « Santé et bienêtre » 2013, 9,2 % de gens sur un échantillon représentatif de 10.000 Belges déclarent faire appel à la médecine douce, ou « alternative ». Alors que 9,1 % de la seule population wallonne, sur un échantillon de 4.211 personnes, se déclarent aussi utilisateurs de ce type de médecine. Ce qui montre bien l’engouement général. « Pour commencer, il faut noter que la Wallonie compte une concentration assez élevée d’écoles de naturopathie. Puisqu’on en trouve à Namur, Limal et Corroy-le-Grand », explique Patricia Vloeberghs, Directrice de l’Institut Européen de Médecine Naturelle. Vu la taille de notre territoire, c’est assez impressionnant.

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ACTUEL START-UP

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LE MICROCRÉDIT POUR LES MOINS AISÉS

Grâce au microcrédit, les entrepreneurs ou les artisans qui n’ont pas accès aux prêts bancaires classiques peuvent obtenir un prêt de faible montant. Environ 40 % des micro-entrepreneurs travaillent dans le secteur du commerce, 20 % dans les services, et ensuite le transport et l’Horeca. Les personnes en difficulté peuvent ainsi, elles aussi, avoir l’initiative d’entreprendre.

Entreprendre: oui! Mais comment démarrer? De plus en plus d’entreprises voient le jour en Belgique, Wallonie y compris. Mais ce n’est pas parce que la situation est favorable qu’il faut se lancer les yeux fermés. Quelques astuces pour ne pas trébucher sur le chemin de l’entrepreneuriat.

UN EXEMPLE DE CROWDFUNDING

Demain, documentaire qui a reçu le César 2016, a été financé grâce au financement participatif. Cyril Dion, l’auteur et co-réalisateur, et Mélanie Laurent, co-réalisatrice, ont réussi à collecter 440.000 euros en 2 mois, alors qu’ils avaient fixé 200.000 euros comme objectif de départ. Dans ce film, ils recensent des initiatives du monde entier : pour relever les défis environnementaux et sociaux du 21e siècle.

TEXTE AUBRY TOURIEL

D

urant les trois premiers mois de 2016, 24.377 nouvelles entreprises ont vu le jour en Belgique, selon Roularta Business Information. Une augmentation de 4,7 % par rapport au premier trimestre de 2015. Même si c’est de bon augure, créer sa propre entreprise ne se fait pas à la légère. Des conseils d’experts sont utiles pour bien se préparer avant de se lancer dans l’aventure entrepreneuriale. IL FAUT D’ABORD s’inscrire auprès d’un

NE PAS OUBLIER LE CÔTÉ RELATIONNEL

Une fois l’activité démarrée, la principale action, c’est de trouver des clients. Il faut développer son réseau et élaborer sa stratégie marketing. Démarrer une activité comme indépendant, c’est beaucoup de sacrifices au début, c’est un réel investissement personnel. D’où l’importance de s’entourer de personnes en qui vous pouvez compter pour vous donner un coup de main administratif, financier ou personnel.

guichet d’entreprise agréé afin d’obtenir un numéro d’entreprise. Il va contrôler si vous avez un minimum de connaissances en gestion et les compétences professionnelles pour le métier que vous souhaitez exercer. Par exemple, si vous comptez ouvrir un restaurant, l’organisme va vérifier si vous avez bien une formation dans l’Horeca. ENSUITE, DIRECTION LA caisse d’assurance

sociale. Vous y notifiez votre statut d’indépendant (complémentaire ou principal) et recevez un numéro de TVA. Si vous voulez démarrer la constitution d’une société, vous devez déposer les statuts auprès du greffe du tribunal de Commerce. Mais pas de panique: « Vous pouvez demander que toutes les démarches se fassent en une fois, c’est le rôle des guichets d’entreprise », rassure Jonathan Lesceux, de l’Union des Classes moyennes (UCM).

AU-DELÀ DE l’aspect administratif, il est nécessaire d’avoir un business plan et d’avoir bien réfléchi au projet. J. Lesceux explique: « Certaines personnes pensent que leurs idées sont exceptionnelles et ce n’est pas forcément le cas. Elles n’ont pas de vision très claire de la manière de développer leurs activités, ou des coûts réels. » J. LESCEUX CONSEILLE ÉGALEMENT de se faire accompagner par des structures agréées pour réaliser le business plan. Elles pourront aussi vous

le banquier attend aussi que l’on vienne avec un apport propre. « Si vous arrivez chez lui pour 100.000 euros et que vous en mettez 1.000, il va refuser », prévient J. Lesceux. POUR CEUX QUI veulent tenter de récolter par le biais de systèmes alternatifs, c’est possible! Il existe par exemple le financement participatif, également appelé crowdfunding. Les entreprises peuvent récolter des fonds pour leur projet sous forme de dons, de prêt participatif ou de financement

Le business plan, ce n’est pas un document que l’on fait pour la banque et qui reste dans un tiroir - Jonathan Lesceux aider à effectuer une étude de marché. Bref, un plan de bataille, estime Jonathan Lesceux: « On insiste beaucoup sur le business plan, ce n’est pas juste un document que l’on fait pour la banque et qui reste dans un tiroir. Il faut le suivre! » EN PARLANT DE banque, évoquons les différentes possibilités de financement. Environ deux tiers des entrepreneurs citent la banque comme source financière. Mais

avec prise de participation dans votre entreprise. En principe, un grand nombre de personnes investissent un certain montant, ce qui permet aux porteurs de projet de rassembler des fonds.

reçoivent aussi des commentaires pour améliorer le projet. En expliquant précisément les besoins financiers, comme les services d’un expert, ils pourront peut-être trouver des personnes intéressées à travailler bénévolement ou à bas prix. « Si vous voulez faire des capsules vidéos, un caméraman peut se proposer de le faire gratuitement, ce qui vous permettra d'épargner de l'argent pour d'autres activités », explique Frédéric Cornet. IL N’Y A PAS que les citoyens et les banques qui peuvent aider les entrepreneurs à trouver des financements: n’oublions pas les subventions publiques! Le plan « start-up » du Gouvernement fédéral vise par exemple à stimuler les jeunes entreprises de moins de quatre ans. Il contient plusieurs mesures dont le « tax shelter ». Il s’agit d’une réduction d’impôt de 45 % pour les personnes qui investissent en actions dans les micro-entreprises. Auparavant réservée à l’audiovisuel, cette aide est dorénavant étendue à l’ensemble des investissements dans les jeunes entreprises. DÉMARRER UNE ACTIVITÉ comme

POUR FRÉDÉRIC CORNET, Représentant

Benelux de la plateforme KissKissBankBank, les avantages du crowdfunding sont multiples: les porteurs de projet créent une communauté en amont et par la même occasion leur clientèle. Ils

indépendant, c’est beaucoup de formalités administratives, de sacrifices au début, mais il existe différentes manières de se faire aider (financièrement), à vous de choisir le plan qui vous convient le mieux.


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INTERVIEW ALICE ON THE ROOF

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Une artiste pleine d’autodérision Partons à la découverte d’Alice Dutoit, aka Alice On The Roof. Cette étoile montante de la région montoise a débuté sa carrière à The Voice Belgique et fait dorénavant parler d’elle à l’étranger. TEXTE AUBRY TOURIEL

A

lice On The Roof, artiste wallonne de 21 ans seulement, est en train de prendre son envol. Elle nous raconte ses débuts en tant que pro et pourquoi elle se sent vraiment belge.

D’où t’est venue l’idée de chanter? « J’ai toujours aimé chanter. Quand j’étais petite je faisais de la chorale à Hautrage, un petit village dans le Hainaut. J’y ai participé jusqu’à mes 17 ans. Je suis tombée amoureuse du chant. C’est très personnel, ça vient de son corps à soi. Je conseille à tout le monde de faire de la chorale, ça rend heureux de chanter avec les autres. Quand j’ai terminé ma 6e année de secondaire, j’ai eu envie de partir et d’explorer d’autres horizons, alors je suis partie en Oregon, aux États-Unis. C’est là que j’ai eu le déclic: j’ai fait aussi partie d’une chorale. J’ai senti que les gens là-bas étaient beaucoup moins enclins à juger. Alors que nous sommes très pudiques et n’osons pas chanter en public, les Américains assument complètement qui ils sont, c’est un autre état d’esprit. J’étais très timide avant de partir et quand je suis revenue, il y a une couche de timidité qui a disparu. »

Comment as-tu démarré ta carrière pro? « Mon expérience aux États-Unis m’a donné envie de continuer l’aventure, je me suis inscrite à The Voice Belgique. Pas du tout dans l’idée que, pour être chanteuse, il faut devenir professionnel, mais plutôt pour tester, un peu sur un coup de tête. C’est là

PHOTO JULIE CALBERT

que j’ai rencontré Marc Pinilla. Il a été très important pour moi: il m’a ouvert beaucoup de portes, il m’a même créé un label qui s’appelle La Belle et la Bête, où il n’y a qu’une artiste. On a commencé à écrire des chansons ensemble avec son musicien Dada. Ils composent, j’écris. La réalisation de l’album a duré 6 mois. Entre-temps, j’ai rencontré PIAS, un

Ça rend heureux de chanter avec les autres super label en Belgique. L’album est sorti en janvier en Belgique et depuis je fais des concerts. »

Quels groupes ont été une source d’inspiration? « Je me suis rendu compte qu’à partir de l’âge de 14-15 ans, j’étais très attirée par les groupes scandinaves. La musique est vraiment ancrée dans leur culture, je pense qu’après l’école, la musique est super importante dans leur éducation. Il y a énormément de groupes que j’ai écoutés: Sigur ros, Bjork, Emily Nicolas. Ce sont des musiques très planantes, atmosphériques. Ce sont des musiques qui font rêver. Pour moi, c’est l’un des buts les plus importants: pouvoir s’évader. »

Qu’aimes-tu dans la musique belge? « J’aime l’ouverture d’esprit, notamment dans la musique. C’est un melting pot, on dirait même qu’il y a deux mondes différents: deux chaînes de télévision et de radio. En tant qu’artiste, on ressent très fort cette frontière, mais le fait d’être un mélange, cette diversité culturelle apporte des styles très différents. Il y a des groupes qui sont plus influencés par le nord du pays ou des sonorités plus anglo-saxonnes, comme Puggy, British-Pop ou Girls in Hawai qui sont très anglo-saxons. On a aussi des Stromae qui se mettent au service du français et qui font ça très bien. Même dans la mode, on est très fort. Chaque fois que je vais en France, on me dit: “c’est super, vous avez plein de créateurs”, les Belges sont très déjantés, et proposent des vêtements excentriques. Même au sein des groupes wallons, il y a une grande diversité, que ce soit dans les styles, les influences. »

Joues-tu également à l’étranger? « Il y a une tournée qui se met en place en France pour l’instant. Ce sera surtout en automne. Je suis passée à la télévision en France, ça ouvre aussi des portes. J’ai une petite tournée de 15 jours prévue en automne. J’ai aussi fait un festival South by South West à Austin au Texas. Ce que j’aime le plus dans ce métier, c’est partir en tournée avec les musiciens et l’équipe. J’ai un côté un peu scout, ça fait un peu colonie de vacances. Partir aussi loin, c’est à chaque fois excitant. Je suis partie à

« Pour moi, un des buts les plus importants de la musique: po

Qualité patrimoniale

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#QUALITEWALLONNE

ALICE ON THE ROOF INTERVIEW

Quand je suis revenue en Belgique, je suis tombée amoureuse de ce pays et de sa mentalité

Amsterdam, à Eurosonics. Ce sont à chaque fois des festivals où il y a beaucoup de pros qui viennent et qui font un peu leur marché. Il y a chaque fois un enjeu. Ça me permet de voyager et c’est très chouette. »

Que représente la Belgique à tes yeux? « Je me sens vraiment belge surtout depuis que je suis partie aux ÉtatsUnis. Avant, l’idée d’habiter dans le même village que mes parents me révulsait, ça aurait voulu dire que j’ai raté ma vie. Quand je suis revenue, je suis tombée amoureuse de ce pays et de sa mentalité. J’ai beaucoup d’autodérision et je ne me prends pas du tout au sérieux, ce qui est un trait de personnalité très belge. Depuis quelque temps, je vais en France et on sent une énorme différence dans la façon d’envisager les choses. Ils sont tout le temps dans l’analyse, il faut tout justifier. Chaque détail compte, ils se prennent beaucoup la tête. Chez nous, en Belgique, on est plus conciliant, plus direct, plus simple, plus franc. Et je trouve ça plus sain finalement. »

Quelle est ta ville préférée en Wallonie?

ouvoir s’évader. »

« Je viens de Mons, j’aime beaucoup cette ville, il y a une âme marquée par l’histoire. On ne s’en rend pas compte quand on est dedans, mais j’ai des amis américains qui étaient éblouis de voir de vieux bâtiments. Ils disaient: “purée, c’est un musée, c’est trop fort!” J’aime me balader dans la rue commerçante, sentir l’odeur des

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gaufres bien belges. Avec Mons 2015, il y a eu beaucoup d’activités culturelles dans les musées qui ont fait de chouettes expositions, notamment le BAM. Le Doudou et les traditions, on aime également faire la fête. À Mons, mon endroit favori c’est un magasin de vintage très chouette qui s’appelle Carnaby street. J’adore le shopping de manière générale. Avec mon activité, ça va de pair et je trouve ça tellement chouette de chercher des pièces uniques. »

WALLONIE-BRUXELLES MUSIQUES: UNE PORTE VERS L’INTERNATIONAL

La Fédération WallonieBruxelles aide les artistes à s'exporter à l’étranger grâce à Wallonie-Bruxelles Musiques (WBM). Cette agence organise notamment des opérations de promotion et met en place des programmes de soutien. Stromae, Puggy, Mélanie de Biaso ou encore Alice On The Roof ont déjà bénéficié de l’aide de WBM pour se faire connaître au-delà des frontières belges.

Préfères-tu la ville ou la campagne? « Je suis très nature, je ne pourrais pas habiter en ville. Je fais beaucoup de vélo, j’ai beaucoup roulé sur les Ravels. C’est très gai avec le bruit de l’eau. Pour le moment, c’est palpitant, je n’arrête pas de voyager. J’ai beaucoup l’occasion d’aller à Bruxelles ou à Paris et j’étouffe. J’ai besoin de nature. Surtout que la nature et la musique, ça va de pair. Quand on se balade, on aime bien écouter de la musique. Quand on écoute de la musique, on repense à des paysages, j’y tiens beaucoup. »

SMART FACTS Si Alice n'était pas devenue chanteuse, que serai-t-elle? « Jusqu’au mois de janvier, je faisais des études d’instituteur. J’ai découvert ça aux États-Unis. J’ai dû mettre mes études entre parenthèses parce que la musique me prenait trop de temps. Mais j’y reviendrai plus tard avec grand plaisir! »

EN TOURNÉE TOUT L’ÉTÉ! Alice On The Roof a sorti son album Higher en janvier. Pour la promotion de son CD, elle va faire la tournée des festivals en Belgique cet été. La scène peut s’avérer un moyen très efficace d’ouvrir les portes. Les médias écrivent des articles, le nom commence à circuler. Retrouvez cette artiste wallonne tout près de chez vous: Les Ardentes (Liège), les Francofolies de Spa, Ronquières Festival (Braine-le-Comte)...

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10 SYNTHÈSE DÉLICES

À table!

La gastronomie wallonne est aussi variée que les paysages de Wallonie. Question spécialités locales, nous n’avons que l’embarras du choix. Éric Boschman, expert en gastronomie et explorateur des terroirs, nous guide à travers six spécialités de nos régions. À vos fourchettes!

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Les Cras Boyas

La Hâte levée

« Je suis originaire de la région autour de Charleroi, et mon père mangeait souvent des Cras Boyas quand j’étais petit. Mais il faut donner de sa personne pour les préparer. Car c’est un plat à base d’intestins de porc grillés. Et ce n’est pas simple à trouver. Il faut surtout bien faire griller une des deux faces de l’intestin, de manière à ce qu’elle soit bien noire. Expliqué comme ça, je peux comprendre que cela ne donne pas très envie. Mais c’est délicieux et l’odeur fait saliver. Évitez juste ce plat pour un premier rendez-vous en amoureux. »

« Il s’agit de rouleaux de pancetta plantés de clous de girofle. Un plat typique de Mons. On assaisonne, on met au four, on laisse refroidir et on en coupe des tranches d’un demi-centimètre environ. C’est une excellente charcuterie. À servir, par exemple, en apéritif, accompagnée d’une bière blonde. Quand je veux faire un repas plus consistant, je sers la Hâte levée avec une salade de tomates, une salade verte moutardée, ou une salade de fèves. »

Le Lapin du Lundi perdu

L’Oie à l’instar

« Le plat Lapin du Lundi perdu de Tournai, ce sont des morceaux de lapin sautés dans une sauce aux pruneaux et aux raisins. On peut améliorer la chose en rajoutant un peu de lardons. Et servir avec des pommes de terre nature ou vapeur. Ce plat se mange en tout cas le lundi suivant l’Épiphanie. Il est généralement précédé, en entrée, d’une petite saucisse accompagnée de compote. En dessert, on n’oublie pas, bien entendu, la traditionnelle galette avec la fève. »

« Au 18e siècle, le Régiment national de Liège se rendit en manœuvres à Visé. Les officiers dégustèrent la célèbre oie, mais les “simples” hommes de troupe ne reçurent que de la salade. Voilà d’ailleurs pourquoi les soldats liégeois de l’Ancien Régime se virent affublés du sobriquet de “mangeurs de salade”. Pour la recette, on fait donc cuire les morceaux d’oie dans un bouillon de légumes, avant de les retirer, et de les rouler dans un blanc d’œuf et de la chapelure. On sert avec une sauce à base de gousses d’ail et de lait. »

La Tarte au Riz

Couilles de Suisse

« Très célèbre dans nos contrées, c’est la Tarte au Riz de Verviers. Elle possède même une confrérie appelée “La Seigneurie de la Vervî-rizˮ. Leur devise est simple: jamais pour me nourrir, toujours pour le plaisir! Mais il faut de la patience pour la déguster. Une heure pour la cuisson du riz, puis une demi-heure en plus avec le sucre et la cannelle. Avant un repos de 24 heures. C'est du boulot, mais ça en vaut vraiment le coup. »

« Des boules de pâte levée que l’on déguste avec du beurre fondu et de la cassonade: ce sont les Couilles de Suisse! On les connaît très bien à Binche. Pour varier, on peut éventuellement utiliser une autre sorte de sucre. On raconte que cette recette a été importée en Wallonie par des soldats suisses vers les années 1800. Mais on ne sait pas lequel d’entre eux a servi de gabarit (rires)! »

ÉRIC BOSCHMAN

TEXTE FRÉDÉRIC VANDECASSERIE

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Label biosphère

Santé, respect de l’environnement, qualités gustatives… Les bonnes raisons de choisir des aliments bio ne manquent pas.

Pionnière du secteur, La Biosphère a accompagné activement l’évolution de cette agriculture depuis ses débuts.

mais il devient aussi une porte ouverte à tout qui produira dans le cadre des critères et ce quel que soit son mode de production. Certains sont simplement passés, par exemple, d’une monoculture de carottes à une monoculture

Mais pas à n’importe quel prix. Quand, aujourd’hui encore, un hebdomadaire économique s’étonne de différences entre les prix de grandes surfaces et ceux de filières de petits producteurs, il y a de quoi rester pantois. Ne pas comprendre la différence entre un beurre au lait pasteurisé produit par une laiterie industrielle et celui au lait cru d’un petit producteur montre qu’il reste du chemin à faire (et qu’on ne s’est même pas donné la peine de goûter les produits).

Et oui, il y a bio et bio L’intérêt d’un label est d’offrir une garantie au consommateur

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de carottes bio. Sans plus de considérations pour le sol, la biodiversité, la qualité de vie… Sinon pour le prix !

En 30 ans l’agriculture biologique est arrivée à se créer une place sur les rayons des magasins… Pour le meilleur et pour le pire…

TRANSMETTRE car, bien que trentenaire, l’agriculture bio ne représente pas encore 3% des ventes en Wallonie en 2015. Transmettre aussi les valeurs originales d’un secteur pour le défendre face à ces grands opérateurs qui s’intéressent au marché qu’il représente.

Le bio, l’avenir de l’économie agricole

Du bio à la biosphère Nous travaillons dans le cadre d’une charte : RESPECTER les clients, les producteurs… et l’équipe interne. Mettre en équivalence les intérêts de chacun est la meilleure manière de créer une filière viable et vivable pour tous et pour la planète. COMMERCER pour créer du lien entre tous ces partenaires et

des possibilités de chacun - à l’exact opposé de la grande distribution qui impose à tous ses conditions.

s’assurer que chacun comprend les conditions de l’autre… et créer des ponts entre ces producteurs et leur clientèle « naturelle », celle avec laquelle ils vivent en voisins.

Or les enjeux majeurs de l’agriculture bio sont ailleurs. Elle est beaucoup plus intensive en main d’oeuvre, diminue voire supprime les externalités négatives sur l’environnement

et, par effet domino, sur la santé et la qualité de vie de tous. C’est donc un outil de redressement économique incroyablement puissant qui a des répercussions sur l’emploi, sur les dépenses de santé, sur la logistique de transport… L’agriculture bio - du moins celle que nous défendons travaille sur des surfaces plus petites car elle produit mieux et plus. Elle participe à la souveraineté alimentaire de notre région - où la demande en produits bio dépasse l’offre wallonne - et à la densification du tissu économique local. La Biosphère privilégie la filière courte ou directe quand les produits viennent de l’étranger. Elle s’implique dans les relations avec ses producteurs comme avec ses clients. Elle prend en compte les réalités de terrain et s’adapte en fonction

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12 PANEL D'EXPERTS L'AMOUR

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Wallonie, ce sont les artistes qui en parlent le mieux Trois personnalités wallonnes qui aiment leur ville d’origine, et qui ont sillonné la région dans tous les sens, nous font part de leur attachement à la Wallonie. Entre gros coups de cœur et petits coups de gueule… TEXTE FRÉDÉRIC VANDECASSERIE

BENOÎT POELVOORDE ACTEUR ÉMÉRITE, C’EST ARRIVÉ PRÈS DE CHEZ VOUS, LE TOUT NOUVEAU TESTAMENT

JEAN-LUC FONCK MUSICIEN DU GROUPE STTELLLA

PIERRE KROLL DESSINATEUR, HUMORISTE, HOMME DE RADIO ET DE TÉLÉ

Pourquoi aimezvous la Wallonie?

« Ce que j’aime dans la Wallonie, c’est avant tout sa diversité, même dans une région à la taille aussi réduite. En France, il faut parfois parcourir des dizaines de kilomètres avant de changer de paysage. Ici, la variété est au coin de la rue! Tu fais Liège-Namur en même pas une heure, mais rien ne se ressemble d’une ville à l’autre. Les paysages, les gens, les mentalités, les accents… Bref, la Wallonie te permet d’avoir l’impression d’un long voyage sans avoir été bien loin. »

« J’aime le fait que les gens ne se posent pas trop de questions. Qu’ils sont directs. Et ça se sent quand je vais jouer dans des petits villages de Wallonie. Parfois, les loges c’est carrément chez quelqu’un. On nous dit: “La douche est là.” Mais c’est dans la salle de bain des gens. D’autres fois, personne n’a pensé à une lampe pour nous donner un peu de lumière lorsqu’on sort de scène, dans le noir. Un autre grand classique: pas de toilettes derrière la scène… le genre de chose dont il faut tenir compte quand on quitte la “loge”. Mais ces conditions spartiates ne me dérangent pas! Je ne fais pas de tournée pour accumuler les repas gastronomiques et les hôtels de luxe, mais pour m’amuser sur scène. »

« Parce qu’elle résiste à une certaine sinistrose! Et se montre de plus en plus capable de fédérer les initiatives. Regardez Mons 2015! Je suis heureux de cette Wallonie qui tente tout doucement de se redresser. Même s’il y a du boulot! Mais nous avons notre enthousiasme pour nous. »

Qu’est-ce qui vous inspire le plus dans votre ville?

« Ma ville, Namur, continue à me faire du bien jour après jour. D’ailleurs, on m’a souvent proposé d’aller habiter à Paris. J’y ai même parfois résidé plus ou moins longtemps… mais je finis toujours par revenir sur “mes” terres. Ce qui m’y inspire est la “dimension village” de la ville. Même si c’est relativement urbain, tout le monde se connaît. Et il n’y a aucun chichis! Et puis, il suffit de marcher un peu pour se retrouver en pleine campagne. Cette proximité d’un environnement bien vert est un luxe énorme! J’adore aller marcher au grand air. Cela me ressource et me donne plein de bonne énergie. »

« L’énergie, sans aucun doute! Voilà ce qui caractérise ma ville natale d’Arlon! On y a joué récemment. À l’occasion de la fête du Maitrank. Et le public était, disons, très… désinhibé. Mais pas qu’à cause de la musique, cela dit. (rires) C’était noir de monde, les gens étaient venus par milliers et participaient comme des fous dans une ambiance du tonnerre. Mais j’adore aussi les petits concerts plus calmes dans ma ville. Car, là, les spectateurs viennent en famille. C’est une ambiance très sympa, généralement face à assez bien d’enfants. Ces gens ne viendraient jamais nous voir en salle. Mais ils me connaissent “via-viaˮ. Et alors, c’est à moi de les conquérir, j’aime bien ce genre de défi! »

« La vie nocturne liégeoise est très réputée, et c’est bien justifié. Car la fameuse convivialité liégeoise n’est pas un mythe. La liste des événements qui se tiennent à Liège n’arrête pas de s’allonger. Le dernier énorme exemple en date, le festival Les Ardentes, qui accueillera notamment Indochine cet été. Ceci nous amène aussi à l’incroyable richesse culturelle de Liège. Nous disposons d’artistes exceptionnels. Je pense par exemple à Benjamin Schoos, alias Miam Monster Miam. Ou au défunt “Cirque Divers”, qui accueillait des invités qui préféraient venir ici qu’à Bruxelles. C’était un signe, quand-même… »

Que changeriez-vous en Wallonie si vous le pouviez?

« Si je le pouvais, je donnerais un peu plus de fierté aux Wallons. Nous avons une région splendide, une richesse culturelle datant de plusieurs siècles, une gastronomie de très haut vol… et nous n’en sommes qu’à moitié conscients. Quand je suis à Paris, on me parle de la Wallonie comme de l’une des merveilles du monde! Et quand je suis ici, j’ai envie de secouer les gens. En leur disant : “Même les Parisiens disent du bien de nous! Soyez fiers de vous, nom d’un chien!” »

« Si je pouvais, je changerais les panneaux indiquant les noms de villes sur les autoroutes… et je supprimerais les traductions stupides. Pour que l’on arrive, justement, plus facilement en Wallonie. Qui donc a eu l’idée de traduire “Tubize” par “Tubeke” ou “Mons” par “Bergen”? Tu imagines les touristes étrangers qui veulent aller au Doudou et voient des plaques “Bergen” et pas “Mons”. Ou alors ceux qui aiment le péket et doivent suivre “Luik” pour tenter d’arriver à “Liège”? »

« Nous devons encore un peu plus nous retrousser les manches. Et combattre cette attitude assez répandue, et très fataliste, consistant à “attendre que ça aille mieux”. Il faut entreprendre. Et aussi valoriser ce dont nous disposons. À Liège, le Palais des Princes-Évêques, qui est magnifique, sert à abriter un ministère. Un peu comme si Versailles ne se visitait pas et servait à héberger des fonctionnaires ! Inimaginable, non? »


AGRICULTURE TENDANCE 13

Le bio en Wallonie a le vent en poupe Plus de 10 % des exploitations agricoles sont biologiques en Wallonie. Et la tendance n’est pas près d’être à la baisse, étant donné que l’offre est encore bien inférieure à la demande. Mais pourquoi un tel engouement? TEXTE AUBRY TOURIEL

«L

e secteur bio en Wallonie a évolué très fortement notamment depuis qu’il existe une politique du service public dans le domaine », avance Lionel Delvaux, Chargé de mission Milieu rural à la Fédération Inter-Environnement Wallonie. La Région wallonne a adopté en 2003 un plan stratégique de développement de l'agriculture biologique à l’horizon 2020. Depuis lors, on constate une augmentation linéaire du nombre d’agriculteurs bio.

SELON PHILIPPE GROGNA, Directeur de Biowallonie, l’offre est en moyenne 15 % inférieure à la demande. Le secteur de la production bénéficie ainsi d’une stabilité des prix qui lui permet de se développer sereinement. Dans toutes les branches, on constate une évolution constante. La production d’ovins (moutons) a, par exemple, progressé de 20 % en un an. LA VIANDE PORCINE bio fait pourtant figure d’exception : tous les magasins pleurent pour en avoir. Malheureusement, le secteur fait face à un problème de rentabilité qui s’explique par un coût élevé pour l’alimentation des animaux, et un prix de valorisation trop bas. « On l’achetait trop bon marché par rapport à son coût de production. Le producteur ne s’y retrouve pas. Selon les estimations, on pourrait produire quatre fois

plus de porcs bio en Belgique par rapport à la demande », s’exclame Philippe Grogna. LES PRODUCTEURS ONT différentes moti-

vations qui les poussent à passer au bio. Ils ont envie de se diversifier et de redevenir maîtres de leur production. Les primes allouées au secteur bio les attirent aussi, mais ils veulent également changer leur approche de l’agriculture. Ils désirent travailler

de manière plus autonome pour se passer de produits chers qui polluent l’environnement, comme les pesticides. « L’aspect économique reste quand même important », indique L. Delvaux. « Il y a une stabilité des prix qu’on ne retrouve pas dans l’agriculture conventionnelle. Pour le lait, le prix reste relativement plus stable. » LES MESURES PRISES au niveau poli-

tique n’expliquent toutefois pas

à elles seules cet engouement pour le bio. Les consommateurs cherchent en effet un produit de qualité qui soit bon pour la santé. Que ce soit au niveau européen ou belge, la demande ne cesse de grimper selon L. Delvaux: « De plus en plus de ménages en consomment et plus souvent. La consommation en fruits, légumes et laitages bio est particulièrement élevée ».

Les consommateurs sont aussi acteurs et soutiennent le développement du bio - Lionel Delvaux

POUR L. DELVAUX, les initiatives

citoyennes comme les groupes d’achat commun facilitent aussi la consommation de produits bio. « Les consommateurs sont aussi acteurs et soutiennent son développement », dit-il. « Ils sont particulièrement friands de produits en maraîchage et achètent en circuit court. Il y a 10 ans, ce phénomène n’existait pas dans cette ampleur. » AVEC L’AUGMENTATION DE la demande en bio, certains envisagent la production de masse. De très grosses exploitations peuvent en effet passer en bio pour autant qu’elles s’inscrivent totalement dans une démarche bio. P. Grogna nuance: « Le but n’est pas de chercher à produire 10.000 L de lait par vache. On ne va pas commencer à rentrer dans des situations où il y a un jeu de concurrence tel qu’on soit obligé de vendre à perte. » À EN CROIRE les experts, le secteur bio a encore de beaux jours devant lui. C’est actuellement un secteur très dynamique qui est en train de se structurer pour s’adapter à l’évolution des attentes citoyennes: circuits courts, relocalisation de l’économie. Lionel Delvaux de conclure: « À mon sens, l’attention des citoyens pour la qualité des produits ne va que s’accroître et ces filières vont continuer à se développer. »


14 CHRONIQUE JEAN-LOUIS VAN DE PERRE

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Le pays de la bière Il est indéniable que la bière a un grand avenir en Wallonie ! Des ingrédients naturels et un savoir-faire unique au service de la convivialité! On compte déjà plus de 70 brasseries et ce n’est pas fini. Les Belges boivent moins, mais mieux! TEXTE JEAN-LOUIS VAN DE PERRE, PRÉSIDENT DE L’ASSOCIATION DES BRASSEURS BELGES

L

a bière est un produit aux ingrédients naturels: eau, orge, houblon et levure. La Belgique compte plus de 1.500 marques de bières aux goûts et saveurs différents. C’est le seul pays au monde qui combine à la fois la tradition ancestrale et la diversité de production avec les 4 méthodes de fermentation : haute, basse, spontanée et mixte.

LA BIÈRE EST la boisson qui attire de plus en plus de nouveaux consommateurs tant en Belgique qu’à l’étranger. Le monde entier nous envie la diversité et la qualité de nos bières. Plus de 18 millions d’hectolitres sont produits annuellement en Belgique et plus de 60 % de la production est exportée. Le secteur brassicole représente 1 % du PIB belge. Il investit dans ses brasseries 200 millions d’euros par an et emploie directement et indirectement plus de 45.000 personnes. Ces 20 dernières années, la consommation de bière a pourtant baissé chez nous de 23 %, laquelle équivaut actuellement à 72 litres par habitant. Le Belge boit moins, mais différemment et de manière responsable. DIFFÉREMMENT? On constate effectivement un glissement de la consommation vers les bières spéciales par rapport aux pils, qui constituent encore plus de 70 % de

la consommation totale de bière. De manière responsable? Certainement. Santé et sécurité ont pris le dessus.

Le monde entier nous envie la diversité et la qualité de nos bières

DANS LE PAYSAGE brassicole belge, la Wallonie n’est pas en reste. Le savoirfaire des brasseurs y est représenté dans toutes les provinces et les variétés de bières y sont nombreuses. Jugez plutôt: pils, blanches, bières d’abbaye, trappistes, bières blondes et ambrées fortes, sans oublier les bières de saison typiquement wallonnes! PRESQUE CHAQUE MOIS, une nouvelle

brasserie est créée en Wallonie, qui en compte aujourd’hui plus de 70. Les financements et le marketing collaboratifs y sont souvent utiles. PAR AILLEURS, de plus en plus de brasseurs wallons appliquent les circuits courts de production en utilisant des ingrédients de la région. L’Agence wallonne pour la promotion d’une agriculture de qualité (Apaq-W) promeut entre autres la fabrication artisanale des bières. PLUS OU MOINS 45 % de la bière consommée en Wallonie est distribuée dans les cafés et restaurants. Un label « bistrot de terroir » a d’ailleurs vu le jour. Les brasseurs wallons ont à cœur la protection de ce patrimoine culturel et social.

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Inscrivez-vous ! La médecine évolue, la gestion de votre dossier médical aussi. Le Réseau Santé Wallon permet un échange informatisé d’informations (rapport d’hospitalisation, traitement en cours, résultat d’une prise de sang, radio ou scanner...) entre médecins pour un même patient. Il assure ainsi une prise en charge plus rapide et évite le temps (et l’argent) parfois perdu en examens inutiles. Inscrivez-vous, c’est gratuit ! Quelques exemples : vous rentrez chez vous après une hospitalisation et votre médecin généraliste doit assurer votre suivi, vous êtes victime d’un accident et transporté dans un hôpital qui n’a pas de dossier sur vous, ou plus simplement vous consultez différents médecins/centres de soins pour différentes pathologies… Le Réseau Santé Wallon (RSW) constitue une plate-forme informatique hautement sécurisée d’échanges d’informations médicales. Il permet le partage des documents vous concernant entre les médecins et les soignants qui vous prennent en charge, et ce uniquement dans le cadre de la continuité des soins.

Le patient reste maître du jeu En tant que patient, vous restez en permanence maître de votre dossier : outre un accès à l’index et prochainement au contenu des documents qui vous concernent, vous pouvez ajouter des informations dans votre dossier (nouveaux symptômes, remarque sur certains rapports…). Vous gérez vous-même l’accessibilité aux documents de votre dossier aux spécialistes de votre choix et pouvez à tout moment savoir qui les a consultés et quand. Vous pouvez aussi interdire l’accès à un médecin, voire vous désinscrire quand vous le souhaitez.

« Un gain de temps considérable » Président du RSW, le Dr Philippe Olivier illustre son utilité : « Prenons un patient dans le coma, accueilli en pleine nuit dans un service de soins intensifs. Imaginons que son dossier est tenu dans un autre hôpital et également chez son généraliste. Le réanimateur va alors pouvoir directement le consulter en ouvrant un onglet RSW, où il verra apparaître la liste exhaustive des examens qui ont été réalisés dans l’autre hôpital et par le médecin généraliste. Ce sera un gain de temps exceptionnel, qui donnera sans conteste plus de chance à ce patient de s’en sortir » On l’aura compris, l’apport du RSW permet ni plus ni moins de sauver des vies !

Une haute sécurisation reconnue Les accès aux documents médicaux sont autorisés uniquement aux médecins et soignants qui vous prennent en charge (lien thérapeutique obligatoire). Ils sont interdits aux médecins des assurances, mutuelles, employeurs, etc. Le système mémorise les échanges et les accès aux documents médicaux, la traçabilité est donc assurée. Le Réseau Santé Wallon respecte la loi sur les droits des patients et la loi relative à la protection de la vie privée, et dispose d’un service de médiation. Il a obtenu l’autorisation du conseil national de l’Ordre des médecins et de la Commission de la vie privée. Lancé en 2006, le Réseau Santé Wallon bénéficie du soutien du Gouvernement wallon.

Convaincu(e) ? Inscrivez-vous ! L’inscription est gratuite. Elle peut se faire : directement en ligne sur www.rsw.be auprès des services administratifs des hôpitaux auprès de votre médecin généraliste auprès des mutuelles auprès du service administratif du RSW info@rsw.be + tél : 04 224 81 75

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