C E D O SS I E R E ST P U B L I É PA R S M A R T M E D I A E T N ’ E N G AG E PA S L A R E S P O N S A B I L I T É D E S É D I T E U R S N I D E L A R É D AC T I O N D U M E T R O
#FOKUSMOBILITE
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SEP ‘19
MOBILITÉ
JAMIE HEYWOOD
« La mobilité devient plus personnelle. Et vous, en tant qu’individu, que voulez-vous faire maintenant? C’est la question qu’on doit se poser aujourd’hui. » DÉCOUVREZ-EN PLUS SUR FR.FOKUS-ONLINE.BE • #FOKUSMOBILITE
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ÉDITO XAVIER TACKOEN
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Bruxelles est-il un véritable laboratoire de la mobilité? Il n’y a pas de doute là-dessus. Et cela s’explique par plusieurs facteurs. Tout d’abord, la mobilité bruxelloise fait depuis plusieurs années la « une » des journaux, évoquant tantôt la congestion galopante, les retards des trains et des projets ferroviaires ou les choix cornéliens pour faire cohabiter les différents modes de transport.
C
de la voiture de société a engendré un débat de fond avec l’arrivée du budget mobilité. Celui-ci joue un important rôle de levier pour l’innovation. C’est particulier à la Belgique car on n’observe pas dans les pays voisins une dynamique aussi frénétique pour convaincre les entreprises à revoir leur politique de déplacements.
es désagréments ont motivé un grand nombre de start-up à développer des solutions innovantes et à les tester dans la capitale belge. Beaucoup de ces services ont déjà disparu, faute de rentabilité ou parce que les coûts de développement et d’acquisition de clients sont exorbitants. Néanmoins, le secteur se renforce progressivement et des alliances stratégiques sont en train de naître pour tendre vers le concept de « Mobility as a Service » (MaaS). Lequel entend offrir aux citoyens une palette de modes de transport sous la forme d’un service intégré, payé soit à l’usage, soit au travers d’un abonnement mensuel. En quelque sorte, un Netflix de la mobilité. Pour les entreprises globales, Bruxelles est une vitrine indispensable pour rendre visibles leurs services auprès des autorités européennes et tenter d’assouplir la régulation. Les services de mobilité partagée sont d’ailleurs davantage utilisés par les internationaux qui résident à Bruxelles que par les Bruxellois eux-mêmes. Ces derniers sont plus traditionnels dans leurs choix de déplacement et beaucoup possèdent encore un véhicule, même s’ils l’utilisent de moins en moins. On remarque aussi que le sujet jadis tabou
Pour les entreprises globales, Bruxelles est une vitrine indispensable pour rendre visibles leurs services.
Enfin, la crise des tunnels, la création du piétonnier dans le centre-ville et les marches pour le climat ont mis en exergue qu’il était urgent d’adapter nos comportements et que de nombreux Bruxellois étaient prêts pour ce changement. Le terreau est donc fertile pour maintenir Bruxelles comme un laboratoire des mobilités avec son lot de promesses mais aussi de déconvenues. Cela va nécessiter une grande coopération entre les secteurs publics et privés pour assurer le développement de services efficients, respectueux des enjeux environnementaux et qui garantissent une universalité pour l’ensemble des citoyens. Car le risque de dualité de la population face à ces innovations est réel. Mais l’inertie au changement l’est tout autant. TEXTE XAVIER TACKOEN, ADMINISTRATEUR DÉLÉGUÉ – ESPACES-MOBILITÉS
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CONTENU... 04 Réinventer la mobilité au travail? On dit oui! 06 Se déplacer mieux pour le travail et les loisirs! 08
Interview: Jamie Heywood, Uber
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Un plein moins cher pour une conduite plus propre
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Miel Horsten: Réinventer la mobilité
ÉQUIPE. COUNTRY MANAGER: Christian Nikuna Pemba RÉDACTEUR EN CHEF: Ellen Van Hoegaerden ÉQUIPE ÉDITORIALE: Florence Neirinckx Frédéric VanDeCasserie PHOTO EN COUVERTURE: Baïdy Ly LAYOUT: Baïdy Ly IMPRESSION: Metro
SMART MEDIA AGENCY Leysstraat 27, 2000 Anvers Tel +32 3 289 19 40 redactie@smartmediaagency.be studio@smartmediaagency.be
Bonne Lecture Morgane Lengelé Project Manager
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Accroître les parts de marché du rail Pour le SLFP Cheminots, c’est irréaliste sans améliorer les conditions de travail
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e train s’impose comme le moyen de transport le plus respectueux de l’environnement. La prise de conscience des enjeux liés au réchauffement de la planète s’est intensifiée ces dernières années et va immanquablement galvaniser les atouts des sociétés de chemins de fer pour les prochaines décennies. Tant à la SNCB qu’à Infrabel, le développement durable est l’une des composantes de leur démarche RSE (Responsabilité Sociale d’Entreprise). En tant qu’organisation syndicale, le SLFP Cheminots n’aurait qu’à se réjouir des perspectives de viabilité à long terme de ces entreprises, et de l’impact que cela peut avoir en termes d’emploi, si la réalité n’est malheureusement pas aussi idyllique … Tant les gouvernements fédéraux successifs, que la SNCB et Infrabel ont souvent agité, ces dernières années, le spectre de la libéralisation du transport ferroviaire de voyageurs pour justifier une politique d’austérité. En 2014, le Gouvernement fédéral a imposé une hausse de productivité du personnel de 4%, et une réduction des dotations de 2 milliards d’euros. En 5 ans (de 2014 à 2018), l’effectif du personnel de la SNCB a diminué de 12%, alors que le nombre de voyageurs a progressé de 8,5%. Le personnel d’Infrabel a lui aussi diminué dans la même période d’environ 15 %…. Signe des temps, la course à la productivité et au profit se généralise, voire se banalise, à tous les secteurs d’activités. Cela ne la rend pas pour autant plus légitime !
Cette fois, la coupe est pleine Augmenter la productivité pour viabiliser l’entreprise peut éventuellement se négocier dans un contexte précis. Mais les résultats financiers de la SNCB et d’Infrabel sont, ces dernières années, très bons et même meilleurs que les prévisions budgétaires. De quoi, du point de vue du SLFP Cheminots, justifier de desserrer un peu le carcan budgétaire qui étreint le personnel depuis tant d’années. Un nouveau Protocole d’Accord Social 2019-2022 est en cours de négociation. La direction entend financer l’augmentation du pouvoir d’achat que nous réclamons pour le personnel par une nouvelle hausse de la productivité, et en lui demandant en même temps de s’investir davantage pour doter l’entreprise d’une meilleure image, plus moderne, plus dynamique. Plus que jamais, le personnel subit une pression considérable, qui peut aller, pour certaines fonctions de terrain, jusqu’à mettre en jeu la sécurité des voyageurs et du personnel. Revaloriser le métier de cheminot sera un préalable que le SLFP adresse à la direction pour rouvrir la négociation du futur Protocole d’accord social.
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FOCUS COWORKING
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Réinventer la mobilité au travail? On dit oui! Maison, travail, loisirs, enfants... Les déplacements sont de plus en plus fréquents, les réseaux, de plus en plus saturés, les travailleurs, de plus en plus impuissants. S’il est un défi aussi colossal qu’enthousiasmant auquel le monde de l’entreprise doit plus que jamais faire face, c’est bien la mobilité.
L
a mobilité est devenue un élément décisif dans le monde de l’entreprise. En 2018, 15 % des Belges passaient déjà plus de 2 heures chaque jour dans leurs déplacements domicile-travail, pesant sur leur bienêtre et leur équilibre. C’est dans cette optique que de nombreuses entreprises se creusent les méninges pour trouver de nouvelles alternatives aux déplacements de leurs travailleurs. « La mobilité dans l’entreprise, c’est souvent une casquette que l’on ajoute à des collaborateurs déjà conscientisés et motivés à conscientiser leurs collègues », explique Benoît Minet, responsable de la cellule Mobilité de l’Union wallonne des Entreprises. « Pourtant à l’heure actuelle, un poste dédié de Mobility Manager n’est plus un must, c’est une nécessité! Nous avons donc créé un réseau des Mobility Managers (plus de 100 membres) et organisons des cycles de formation pour les aider à se faire reconnaître et à apporter des solutions efficaces en interne. » La mobilité de demain est sur toutes les lèvres et l’on voit fleurir de plus en plus d’alternatives durables dont les
entreprises n’hésitent pas à s’inspirer pour rendre le quotidien de leurs employés plus agréable. On voit donc de plus en plus d’entreprises penser « mobilité douce » et s’armer de vélos électriques, par exemple. D’autres privilégient aussi la mobilité
aider à faire de la mobilité une vraie stratégie d’avenir. » La problématique de mobilité a aussi donné lieu à l’émergence de nouveaux modes d’organisation du travail, comme le « homeworking » ou encore le « co-
Le coworking représente une solution durable particulièrement intéressante pour les entreprises. — AXEL KUBORN, SILVERSQUARE « partagée », du covoiturage aux vélos disponibles en libre-service. « Nous avons été plus sollicités que jamais cet été. Les entreprises sont résolues à trouver des solutions », se réjouit Benoît Minet. « La semaine de la mobilité, c’est le bon moment pour agir! Nous lançons d’ailleurs à tous le défi de mener minimum une action dans leur entreprise cette semaine. Nous avons déjà plus de 200 idées d’actions à proposer sur notre site et nous les tenons à disposition pour les
working ». Cette fois, ce ne sont plus les travailleurs qui se déplacent, mais le travail qui se déplace pour eux! Depuis quelques années, de nouveaux espaces de coworking fleurissent un peu partout en Belgique. C’est le cas de Silversquare, qui propose une solution pratique et durable: un réseau d’espaces de travail partagés disséminés un peu partout dans la capitale. « Au fil des années, nous avons rapidement mesuré l’intérêt grandissant des entreprises de plus grande
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envergure », raconte Axel Kuborn, cofondateur de Silversquare, « alertées d’abord par les problèmes de mobilité de leurs employés, mais aussi par leur difficulté à attirer les nouveaux talents spécifiques dont elles ont besoin, car trop éloignées ou peu accessibles. » Selon le nouveau modèle d’organisation du coworking, l’entreprise troque des baux immobiliers rigides et coûteux contre des postes de travail flexibles et avantageux, au sein d’une véritable communauté. De quoi attirer les meilleurs talents et permettre à chaque collaborateur de travailler sereinement près de chez lui. Un véritable win-win! « Le coworking représente une solution durable particulièrement intéressante pour les entreprises, qui pourront à terme compter sur un réseau (inter) national pour grandir dans un cadre flexible et résoudre leurs problèmes de mobilité et de recrutement. » Vous l’aurez compris, la mobilité au travail est en pleine évolution, il suffit de lui accorder plus que jamais auparavant le temps et les ressources qu’elle mérite ! TEXTE FLORENCE NEIRINCKX
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ACTUALITÉ TRANSPORTS DURABLES
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Se déplacer mieux pour le travail et les loisirs! Comment utiliser le bon moyen de transport pour le bon objectif et en fonction de la distance à parcourir? On vous dit tout…
VOITURE 0,20 EURO/KM
TRAM 1,6 EURO/TRAJET
VÉLO 0,15 EURO/KM
La voiture électrique est équipée de batteries rechargeables et de moteurs électriques permettant des performances correctes sur des distances situées entre 100 et 200 km (c’est-à-dire bien assez pour se rendre au cinéma ou au concert même si on n’habite pas en ville!). Et tout ça sans émission polluante. Rayon modèles, on recense essentiellement Renault avec son « Twizy » et sa « Zoé », Mercedes et sa « Classe S », Peugeot et sa « 3008 Hybrid », Toyota et sa « Prius plug-in », ainsi que la « Nissan Leaf ».
Évincé depuis les années 1960, le tram a tendance à retrouver sa place dans les plus grandes agglomérations internationales. Ponctuel (une rame toutes les 5 minutes environ), pratique (jusqu’à 120 passagers peuvent embarquer), souvent moins cher que le métro et circulant à une vitesse moyenne supérieure aux bus (20km/h en moyenne), et très écologique, le tram reste le moyen de transport idéal pour se rendre au travail si vous habitez en ville et si votre lieu de travail est situé dans la même ville!
Le vélo est le moyen de transport le plus rapide en ville et permet de joindre l’utile à l’agréable. Dès que la distance à parcourir est comprise entre 1 et 5 km, le vélo est imbattable. Une bonne nouvelle puisque la moitié des déplacements intra-urbains pour les loisirs sont inférieurs à 3 km, que dans cette configuration, le vélo est le moyen de transport le plus rapide: 1/4 d’heure, et que la comparaison vitesse moyenne vélo-auto en ville: 15 km/h contre 14 km/h. Autrement dit, si vous vivez et vous détendez dans la même ville, il n’y a pas photo!
ET PUIS, MARCHER…
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Parce que le tram s’arrête rarement juste au pied du bureau! Biologiquement, nous ne sommes pas conçus pour rester sédentaires. Et, donc, logiquement, la sédentarité réduit très fortement notre espérance de vie! Les hommes assis plus de 6 heures par jour risquent ainsi une mortalité supérieure de 20 %; le chiffre grimpe même à 40 % pour les femmes. Environ un quart des déplacements finaux vers le travail sont inférieurs à un kilomètre! Sachant que parcourir 500 mètres à pied ne prend que 8 petites minutes, nul besoin de tergiverser… En ville, chaque kilomètre réalisé à pied peut permettre d’économiser 280 g de CO2. La marche demeure le mode de locomotion le plus propre. N’hésitez pas à marcher pour faire votre shopping dans le quartier ou pour vous rendre au cinéma à proximité de chez vous. Vous pouvez aussi aller au travail à pied si votre domicile et l’entreprise se trouvent dans la même agglomération. Question coût et empreinte écologique, c’est imbattable! TEXTE FRÉDÉRIC VANDECASSERIE
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Tous les chemins mÈnent À une aventure
880 km de rÉseau points-noeuds en coeur du Hainaut Grâce au financement de la Province de Hainaut
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INTERVIEW JAMIE HEYWOOD
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Les villes seraient plus agréables sans voitures particulières.
JAMIE HEYWOOD INTERVIEW
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Baby, you can drive my car (mais partage-la !) Si cela ne tenait qu’à Uber, le règne de la voiture particulière serait déjà révolu. Nous avons demandé à Jamie Heywood – Directeur de la branche Royaume-Uni, Europe du Nord-Scandinavie, Benelux, Europe centrale et occidentale – de nous expliquer comment l’entreprise tente de gérer cette situation et pourquoi nous devons repenser et réinventer notre mobilité urbaine.
J
amie Heywood: « La technologie a progressé à un point tel que nous pouvons aujourd’hui proposer des alternatives crédibles, pratiques et abordables à cette espèce d’anomalie que représente la voiture particulière. La voiture particulière est vide 95 % du temps. Elle constitue probablement le deuxième actif le plus important qu’une personne achète, après la maison. Elle entraîne de gros investissements dans l’aluminium, les places de parking, sans parler des embouteillages… Elle n’est pas vraiment utile, ni pour les villes ni pour les gens. L’avantage de l’absence de voitures particulières est quelque chose que nous partageons avec nos nombreuses villes partenaires. Bon nombre d’entre elles cherchent à en réduire le nombre de propriétaires, notamment Bruxelles. » Quels en seraient les avantages? « Moins d’embouteillages, une meilleure qualité de l’air et plus d’espace pour les installations publiques comme les parcs ou les bâtiments résidentiels. Je pense que les villes seraient plus agréables sans voitures particulières. Alors, que pouvons-nous faire ensemble pour que cet avenir convienne à tout le monde? Nous avons assurément un rôle à jouer, mais les villes ont également une mission essentielle. Lors de nos discussions avec Transport for London (TfL), la régie des transports londoniens, ils ont abandonné l’idée d’un futur sans voitures particulières, au profit de modes de transport électriques et partagés, autrement dit, avec plus d’une personne dans la voiture. Nous avons donc lancé le Clean Air Fund, tandis que TfL a mis en place le péage urbain. Aujourd’hui, si vous souhaitez pénétrer dans le centre de Londres en voiture, vous devez payer une taxe, sauf si vous conduisez un véhicule électrique
3 questions à.
Luc Frederix.
Directeur Commercial de « Rent A Car ».
ou propre. TfL a pris les mesures incitatives nécessaires et nous avons réagi en créant un programme visant à aider nos chauffeurs à opter pour des véhicules électriques. Nous avons en outre lancé le service uberPOOL, qui permet de transporter plusieurs personnes dans une même voiture. » Pensez-vous que la plupart des conducteurs urbains et des propriétaires de voitures sont au courant de ces avantages? « Nous avons constaté que les jeunes ne possèdent plus de voiture particulière et ne passent pas leur permis de conduire. Si on observe la tranche d’âge des 18-30 ans, on remarque une baisse d’environ 30 à 40 % en matière de permis. Dans le monde où j’ai grandi, il fallait avoir son permis à 17 ans, c’était une sorte de rite de passage. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Je pense que les jeunes commencent à se rendre compte que dépenser 40.000 euros pour un véhicule qui va rester vide la plupart du temps, puis devoir payer pour se garer, tout en polluant l’environnement, n’est pas la meilleure solution. Ça ne réglera ni leurs problèmes personnels, ni ceux de la ville, ni ceux de la planète. » Qu’entendez-vous exactement par « travailler ensemble »? « Nous avons lancé différents services en fonction des besoins exprimés par les villes. Par exemple, à Kiev (Ukraine), le ministère des Transports et le maire étaient convaincus que le réseau de bus existant n’était pas bon, pas sûr et pas suffisamment étendu. Nous avons dès lors lancé Uber Shuttle à Kiev. Ce service utilise la même interface que l’application. Un chauffeur vient vous chercher pour vous emmener au travail et les navettes empruntent principalement les itinéraires les plus
utilisés par les banlieusards. Ceux-ci peuvent savoir où la navette se trouve, à quelle heure ils arriveront à destination, etc. Toutes les navettes sont équipées de ceintures de sécurité et chaque utilisateur est assuré d’avoir un siège. En Ukraine, il y avait généralement plus de passagers que de sièges disponibles, ce qui augmentait fortement les risques durant le transport. Il s’agit d’un exemple d’un service mis en place. Quand nous élargirons à Bruxelles, nous disposerons d’une gamme de solutions dans laquelle nous pourrons puiser. Il est important de bien cerner l’objectif de la ville pour les 10 à 15 prochaines années et d’essayer de comprendre comment la technologie peut mettre fin au règne de la voiture particulière et améliorer la qualité de vie. » J’ai l’impression que la mobilité devient de plus en plus personnelle et individualisée. « Lorsqu’on observe la manière dont les gens tentent de se rendre d’un point A à un point B, on constate que la solution optimale va fortement varier en fonction de la situation de chacun à un moment donné. De nos jours, nous disposons de plusieurs options qui nous permettent de mieux répondre aux différents besoins. Si on le fait à grande échelle, on obtient alors d’excellents résultats puisque de nombreuses personnes utilisent le même système. Prenons l’exemple de JUMP: ça fonctionne parce que les mêmes personnes utilisent le même vélo. Il y a un siècle, la voiture particulière était la solution aux problèmes de l’époque. Elle n’est pas nécessairement capable de répondre aux problèmes actuels et n’est certainement pas le moyen le plus approprié pour les résoudre. Donc oui, la mobilité devient plus personnelle. Et vous, en tant qu’individu, que voulez-
A quels critères faut-il veiller lorsque l’on veut louer une voiture ? « La proximité entre son domicile et le point de location de plus proche. La réputation de l’agence à laquelle on s’adresse. La taille du réseau d’agences, surtout si on veut louer la voiture à un endroit et pouvoir la rendre ailleurs. Et enfin, la variété de la flotte, pour être certain de disposer du véhicule adapté question taille. Par exemple si vous louez pour partir en vacances en famille ou si vous désirez juste une citadine pour un petit trajet seul.» Quels sont les avantages de la location de voiture ? « On entre dans le « pay for use », où l’on ne paie donc que
vous faire maintenant? C’est la question qu’on doit se poser aujourd’hui. » Devons-nous modifier profondément nos infrastructures ? « Selon moi, les villes doivent absolument veiller à avoir une vision claire de l’avenir et de ce à quoi elles veulent ressembler. Lorsque la ville de Bruxelles déclare vouloir réduire de 25 % le nombre d’emplacements de parking ou de voitures particulières, elle envoie un signal fort à tous les acteurs concernés par les enjeux environnementaux. Par contre, on sait que l’achat de véhicules de société donne droit à des avantages fiscaux. En fait, le gouvernement encourage implicitement les gens à posséder des voitures particulières. Cette situation n’a aucun sens. Si l’intention est effectivement d’améliorer la qualité de l’air, et je crois que c’est le cas, alors il n’est pas logique – au sein du secteur des voitures pre-booked – d’exiger que toutes les voitures aient une valeur supérieure à 33.000 euros. À Bruxelles, la voiture la plus populaire d’Uber est la Mercedes Classe E, alors qu’à Londres, où on favorise les véhicules plus propres, c’est la Toyota Prius. Si l’objectif est d’avoir des voitures partagées, la réglementation doit dès lors autoriser la location et la vente d’un seul siège dans une voiture. Or, à Bruxelles, il n’est actuellement permis que de louer ou de proposer la voiture entière. Cet exemple montre qu’il n’est pas nécessaire de changer énormément de choses, mais qu’on peut modifier la réglementation afin de prendre des décisions qui correspondent à la vision globale adoptée. »
TEXTE ELLEN VAN HOEGAERDEN PHOTO BAÏDY LY
pour ce que l’on utilise. Et cela se ressent bien entendu sur le prix de l’essence, de même que sur les autres frais, comme assurance et texte de circulation, qui n’existent plus ! Et, les voitures de location suppléent de plus en plus souvent les voitures de société, devenues plus petites. Lorsqu’une famille veut partir en week-end et que la voiture de société n’est pas assez grande.» La location de voiture augmente. Est-ce que la tendance va perdurer ? « Oui ! Nu fut-ce que parce que le nombre de voitures de société diminue progressivement, mais les besoins de mobilité, eux, se maintiennent.»
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Faire évoluer la mobilité : on a tous à y gagner. Nous savons à quel point la mobilité est cruciale dans le développement de votre business. Et nous savons à quel point Touring, en tant qu’acteur de premier rang, a un grand rôle à jouer dans la mobilité de demain. Une mobilité bénéfique à l’efficacité de votre entreprise et donc à votre succès. C’est pourquoi nous travaillons déjà à de nouvelles solutions et réfléchissons à l’avenir. Touring est maintenant là aussi pour donner un coup de boost à votre voiture électrique et vous permettre de continuer votre route jusqu’à une borne de chargement. Car aujourd’hui comme demain, votre mobilité est notre priorité. Vous voulez en savoir plus ? Contactez-nous au 02 233 24 53 ou via tbs@touring.be
touring.be Touring Club – Rue de la Loi 44 – 1040 Bruxelles – 02 233 22 02 – touring.be Les prestations garanties en Belgique sont opérées par Touring Club Royal de Belgique a.s.b.l., dont le siège social est établi en Belgique, à 1040 Bruxelles, Rue de la Loi 44, RPM 0403.471.597 Bruxelles, CBC BE55 1910 4222 2244 CREGBEBB, FSMA n° 011210 cA.
GAS.BE BRAND REPORT
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CNG/LNG : Un plein moins cher pour une conduite plus propre Des prix de carburant qui ne cessent d’augmenter et des alternatives (voitures hybrides et électriques) encore terriblement chères... Les conducteurs qui souhaitent limiter leur facture de carburant et penser à l’environnement manquent d’échappatoires. Et s’il existait une solution ? Le temps est peut-être venu de passer au gaz. Le CNG (Compressed Natural Gas) ou le LNG (Liquified Natural Gas) permettent aux conducteurs de voitures, camionnettes, camions et bus de payer moins cher tout en prenant soin de l’environnement.
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our éviter immédiatement tout malentendu : le CNG et le LNG n’ont aucun rapport avec le LPG plus connu. « Le CNG et le LNG sont simplement du gaz, respectivement compressé et liquide », déclare Didier Hendrickx, Public Affairs Manager de Gas.be. « Le LPG est un produit résiduel de la production de pétrole. Alors que presque toutes les voitures LPG sont équipées d’une installation LPG après la livraison, près de 99 % des véhicules CNG sont livrés départ usine en Belgique. Un autre exemple : vous pouvez stationner une voiture CNG dans les parkings souterrains également. Ce n’est pas le cas pour les véhicules LPG. » Bien plus propre Le CNG est principalement destiné aux voitures particulières et aux camionnettes, même si les bus scolaires ou les bus des transports en commun peuvent parfaitement utiliser ce carburant. Il existe déjà des modèles hybrides (CNG et électriques) également. En raison de sa densité en énergie plus élevée, le LNG s’adresse surtout aux camions et aux bus qui parcourent de longues distances. À l’heure actuelle, le secteur maritime y a de plus en plus recours aussi, pour les navires de croisière, les porte-conteneurs et les bateaux fluviaux par exemple.
« Le LNG/CNG présente un avantage de taille : il est bien plus propre que l’essence et le diesel », ajoute Didier Hendrickx. « Les émissions de CO2 sont déjà inférieures de 10 à 20 %, mais les émissions de NOx (oxyde d’azote) sont certainement inférieures de 80 %. En ce qui concerne les particules fines, nous sommes déjà à quelque 90 %. De plus, le CNG peut tout à fait être produit à partir de déchets et de résidus agricoles. La Belgique a déjà lancé ce processus. Il s’agit donc d’un carburant renouvelable qui s’intègre parfaitement dans une économie circulaire et fait baisser les émissions de CO2 de 80 à 100 %. Si les évolutions se poursuivent comme aujourd’hui, nous pourrons couvrir la moitié de la consommation de gaz européenne de cette manière dans les prochaines décennies. Soit 250 milliards de mètres cubes. Dès lors, nous dépendrons beaucoup moins du gaz importé. Il est donc totalement prématuré d’enterrer le moteur thermique. » Avec le CNG et le LNG, qui deviendront progressivement renouvelables, les particuliers et les entreprises disposent donc d’une solution immédiate pour améliorer la qualité de l’air et contribuer à réduire les émissions de CO2. Pour les pouvoirs
publics, ces carburants sont essentiels en vue d’atteindre les objectifs climatiques de la Belgique. Bien moins cher Le CNG/LNG présente un deuxième avantage non négligeable : son prix largement inférieur à celui des carburants classiques. Et Didier Hendrickx d’ajouter : « Le prix du gaz s’exprime en euro par kilo. Pour le CNG, il n’atteint pas encore un euro par kilo. Il est donc déjà 30 % moins cher qu’un litre de diesel. De plus, un kilo de CNG contient beaucoup plus d’énergie que 1,3 litre de diesel ou même 1,6 litre d’essence. La consommation des véhicules est à peu près identique, ce qui signifie dès lors que le coût par kilomètre du CNG est certainement inférieur de 40 % à celui du diesel. L’essence connaît une différence encore plus marquée : vous pouvez vous baser sur un coût inférieur de 50 %. La Commission de Régulation de l’Électricité et du Gaz (CREG) belge l’a récemment confirmé dans une étude. » Pour l’instant, l’Europe propose environ 70 modèles différents de véhicules départ usine qui peuvent rouler au CNG et au LNG. Il existe également des entreprises spécialisées où vous pouvez
faire transformer une voiture essence existante pour qu’elle soit compatible avec le CNG. Vous achetez un véhicule départ usine ? Cette option présente l’inconvénient que certaines marques automobiles (mais pas toutes !) demandent un supplément pour leurs modèles compatibles avec le CNG. « Ce supplément peut grimper jusqu’à 2 500 euros maximum », explique Didier Hendrickx. « Toutefois, cet investissement vaut très rapidement la peine grâce au faible coût du carburant. Vous parcourez au moins 15 000 kilomètres par an ? Dans ce cas, le CNG est un choix de carburant très judicieux. » Où faire le plein ? Enfin, où faire le plein de CNG en Belgique ? « Le nombre de stations grandit systématiquement », conclut Hendrickx. « Pour l’instant, notre pays compte 122 stations CNG. Environ 90 en Flandre, une trentaine en Wallonie et le reste à Bruxelles. Quarante viendront encore s’ajouter à court terme. Celles-ci sont raccordées au réseau de gaz naturel existant, ce qui n’exige pas de nouveaux investissements onéreux. En ce qui concerne le LNG, nous enregistrons à présent 12 stations-service et 5 à 10 stations qui seront bientôt opérationnelles. »
À PROPOS DE... En tant que centre de connaissances, Gas.be rassemble toutes les informations sur les applications de mobilité et les applications ménagères sur le gaz. Notre organisation s’investit chaque jour afin d’informer le grand public, tant les particuliers que les entreprises, que le gaz naturel est une source d’énergie sûre, fiable, abordable, certaine et écologique à l’aide des différents médias en ligne et hors ligne. En outre, Gas.be défend les intérêts et les positions de ses membres et attire l’attention des politiciens et des décideurs sur des idées constructives et de nouvelles propositions.
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PANEL D’EXPERTS DÉPLACEMENT
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Participer ensemble à une mobilité plus durable À l’heure où l’impact environnemental de chacun pèse toujours plus lourd sur une planète qui suffoque, nous devons tous chercher des alternatives pour participer ensemble à une mobilité plus durable.
MAXIME DAIVE.
ERIK VAN DEN EYNDEN.
PATRICK VLASSELAER.
Digital Strategist, Evo Group
CEO ING Belgium
Mobility Manager GSK
Ça se passe comment, le déplacement maison - boulot ? « Mon trajet quotidien maison-boulot se fait la plupart de temps avec mon vélo (un beau Peugeot Altus pr503 !). C’est le moyen le plus rapide, le moins stressant et celui qui m’offre le plus de flexibilité pour pouvoir faire des courses sur le temps de midi ou me rendre à mes activités après le travail. Je mets environ 20 minutes en passant par des rues secondaires afin d’éviter un maximum le trafic automobile ou de me retrouver dans des rues peu adaptées au vélo, comme c’est encore trop souvent le cas ici à Bruxelles (même si la ville évolue dans le bon sens !) 20 min de vélo, ça reste une distance agréable ! Le matin, ça me remet en forme et ça me permet de penser à la journée qui m’attend. »
« Personnellement, je me déplace en voiture électrique, que je charge d’énergie verte à 100%. De plus, j’essaie de marcher autant que possible. J’utilise également divers services de transport tels que les trottinettes et les vélos partagés. Nous essayons aussi d’être écologiques au niveau familial : nous avons un toit vert sur notre maison depuis plus de dix ans. En outre, nous essayons de limiter autant que possible l’utilisation du plastique et je suis très fanatique en matière de tri des déchets. »
« Mon « rituel » c’est principalement : Vélo – Train – Navette d’entreprise. Le premier me permet une activité physique régulière, le second m’apporte du temps libre (distraction, planification de ma journée…) et le troisième est plus social puisque mes collègues m’entourent déjà. Les navettes d’entreprise desservent trois gares donc même s’il devait y avoir un problème avec un train, je peux m’adapter. Pour varier mes trajets, je prévois également un jour de covoiturage par semaine. Bref, peu importe le(s) mode(s) du jour, je rejoins mon bureau l’esprit éveillé, relaxé et disponible pour une journée de travail. »
Ça se passe comment, le déplacement maison-loisirs ? Ça se passe comment, le déplacement maison-loisirs ? « Pour les loisirs-sorties, je privilégie plutôt les transports en commun. Je prends plus facilement les transports lorsque je suis accompagné, lorsqu’il pleut ou que ma destination est bien desservie et offre peu de possibilités de parking. Par exemple, je préfère les transports en commun pour rejoindre le centre de Bruxelles. J’évite comme ça de risquer qu’on me vole mon vélo ou de devoir payer une somme astronomique pour garer ma voiture dans un parking. Sinon, j’utilise également mon vélo pour me rendre au sport, ce qui fait un bon échauffement et m’offre plus facilement de flexibilité pour rentrer le soir. »
« La réponse est très simple. Le sport que je pratique est le cyclisme... Il représente donc un gros avantage en termes de mobilité : je n’ai donc pas besoin de faire des déplacements pour le pratiquer ! »
« Je me déplace majoritairement à vélo. D’abord parce que je suis un citadin. Ensuite, parce que cela me donne une activité physique relativement « sans effort ». Les transports en commun m’aident aussi, tout comme la voiture. Je ne possède pas de véhicule personnel, alors il m’arrive d’en emprunter (famille, ami) ou d’en louer. Souvent c’est pour des besoins plus logistiques ou lointains. Par exemple, trois sacs de terreau sur mon porte-bagage, ça peut déséquilibrer et je ne possède pas de garage pour y mettre une remorque vélo. »
Comment pouvons-nous améliorer nos déplacements et l’offre de mobilité ? « Habitant à Bruxelles et sans enfant, je trouve qu’il faudrait continuer à privilégier l’utilisation du vélo dans la ville. Cela doit passer par un changement de mentalité lors de l’aménagement urbain. Beaucoup trop de lieux de Bruxelles sont encore pensés pour la voiture et non pour des alternatives plus durables ! Il faudrait notamment multiplier les services réservés au vélo. Ce serait aussi génial d’imaginer un abonnement économique donnant accès aux transports alternatifs : vélo électrique + STIB + voiture partagée. Les gens les utiliseraient de manière plus systématique ! »
« Chaque contribution, aussi petite soit-elle, aide sans aucun doute. Tout commence par soi-même, au sein de la famille, au travail; là où vous avez vous-même l’opportunité d’agir et de changer les choses. Dans un contexte plus large, je suis favorable aux réglementations qui nous incitent à faire un pas dans la bonne direction et qui encouragent donc les comportements positifs. Et plus spécifiquement, en tant qu’employeur important à Bruxelles, j’espère qu’un plan sera mis en place permettant aux personnes qui se déplacent en vélo de le faire en toute sécurité. »
« Selon moi, il faut encourager tout un chacun à se poser une simple question : pour quelle raison dois-je me déplacer ? En y répondant, chacun aura trouvera également la réponse aux questions suivantes : où dois-je aller et avec quoi dois-je partir ou revenir ? Il suffit d’opter pour le mode le plus adapté au besoin. Les offres publiques et privées sont très variées et permettent aussi de répondre à toutes les bourses. Chacun trouvera donc « chaussure à son pied » pour sa mobilité. »
TEXTE FLORENCE NEIRINCKX
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LE LEASING OPÉRATIONNEL EN ÉVOLUTION Le leasing opérationnel offre de nombreux avantages, mais il importe alors de choisir un partenaire capable de proposer une solution globale et de s’adapter avec flexibilité aux besoins de mobilité changeants des utilisateurs finaux. Entretien avec Luc Van Erps et Philippe Kahn, respectivement Sales & Marketing Director et Mobility Expert chez Arval Belgium. L. Van Erps: « Nous observons un glissement des attentes sociales concernant le leasing. Nous nous devons d’évoluer et même de jouer un rôle de pionnier. Nous sommes déterminés à modifier notre offre afin de proposer davantage de véhicules écologiques. » Les voitures vertes ne seraient-elles donc pas la solution idéale? Ph. Kahn: « Généralement, les voitures électriques ne constituent pas une solution complète. Notre avantage est de pouvoir proposer un pack complet. La voiture électrique peut s’avérer la solution adéquate pendant 300 jours par an. Si besoin, nous pouvons compléter cette offre de manière flexible en donnant accès à d’autres solutions, un véhicule capable de parcourir des distances
plus importantes, des solutions de mobilité partagée ou les transports en commun... » À quoi faut-il prêter attention lors du choix d’une société de leasing? LVE: « Un prix compétitif est une chose, mais il doit également être cohérent. En tant que partenaire, nous continuons à fournir continuellement des produits à nos clients. En ce qui concerne les véhicules de leasing, la Belgique est en outre un marché d’utilisateurs. Les travailleurs reçoivent un budget spécifique pour une voiture-salaire, complété par des conditions concernant par ex. les émissions de CO2 ou le coût de possession. De plus, ils peuvent décider eux-mêmes de la marque et du modèle. Nous devons donc rester compétitifs sur toutes ces marques. » Ph K: « Une société de leasing doit également pouvoir offrir une réponse aux futurs besoins de mobilité. Je pense notamment aux budgets mobilité, aux plateformes, à l’évolution de la fiscalité... Cela va donc plus loin que la voiture. Celle-ci occupe toujours une place centrale, mais d’autres services viennent s’ajouter. »
Luc Van Erps
Philippe Kahn
SALES & MARKETING DIRECTOR
MOBILITY EXPERT
LA CARTE: UN ACCÈS À UN LARGE ÉVENTAIL DE SOLUTIONS DE MOBILITÉ Arval a déjà développé de nombreuses solutions pour améliorer la mobilité des utilisateurs finaux. Avec l’Arval Mobility Card, ceux-ci ont désormais également accès aux solutions de mobilité de tiers. Le résultat est une offre complète et intégrée qui permet à chaque utilisateur de faire ses propres choix. Avec l’Arval Mobility Card, les clients ont accès à toutes les formes de mobilité. Outre les voitures de leasing, la location de véhicules à court terme, le leasing vélo et les pièces automobiles, nous proposons désormais aussi les transports en commun, les voitures partagées, les trottinettes, les vélos... Le car-wash, l’accès aux parkings de rue et aux grands parkings souterrains sont également inclus. La carte est également liée à une application mobile qui permet aux utilisateurs de tout gérer facilement et de commander. Tout est repris de manière claire et automatique sur une facture. Un outil de navigation intégré aide les utilisateurs à trouver une stationservice affiliée, un garage ou une borne de chargement pour les voitures électriques dans toute l’Europe. La récupération de la TVA s’effectue aussi plus rapidement grâce au décompte entièrement standardisé. Afin d’offrir une réponse au budget mobilité fédéral qui a été approuvé en mars 2019, Arval a également lancé la XXImo Mobility Budget Card à usage privé. Celle-ci comprend uniquement les solutions de mobilité alternatives, conformément au 2e pilier du budget mobilité fédéral. (Le stationnement et le car-wash ne sont pas inclus).
ARVAL.BE
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CHRONIQUE MIEL HORSTEN
FOKUS-ONLINE.BE
Réinventer la mobilité La transformation du secteur automobile et la mobilité offrent les conditions idéales pour rendre à nouveau nos villes agréables à vivre. Le leasing privé et le budget de mobilité encouragent la multi-mobilité et le MaaS (Mobility as a service).
L
signifie qu’il ou elle a accès à une mobilité avantageuse grâce au pouvoir d’achat de la société de leasing.
’industrie du leasing subit une métamorphose radicale depuis 2 ans. Pendant un demi-siècle, ce secteur a proposé le même produit à ses clients d’année en année: un financement assorti de la prise en charge totale des assurances, de l’entretien et de la valeur résiduelle. Cette formule à succès a convaincu de nombreuses entreprises. Le secteur des voitures de société et des « voitures salaires » a atteint un total de 400.000 véhicules sur un parc automobile belge qui en compte près de 6 millions. Cependant, depuis quelques années, la mobilité connaît une véritable métamorphose et est devenue un sujet brûlant, à juste titre. D’une part, parce que la mauvaise organisation de celle-ci porte généralement préjudice au caractère vivable de nos villes et que la protection de notre environnement constitue notre principale priorité. D’autre part, parce que la mobilité est également devenue un sujet attrayant. Des centaines de start-up et de personnes talentueuses nous aident à réinventer la mobilité. Nous constatons depuis 2 ans une forte croissance du leasing privé. Un contrat de ce type est très semblable au contrat de leasing classique que concluent les entreprises. La société de leasing achète le véhicule avec une réduction plus importante, le finance pour le client et élimine tous les risques relatifs à l’entretien, à l’assurance et à la valeur résiduelle. Avec la formule du leasing privé, la possession d’une voiture devient une sorte de formule d’abonnement. Pour le consommateur, cela
Dans ce sens, le leasing privé marque une première étape vers le MaaS, la transition de la possession à l’utilisation. À l’heure actuelle, nous constatons déjà que certaines entreprises endossent un rôle de pionnier en matière de mobilité. Outre les employés qui ont traditionnellement droit à une voiture de société, des formules de leasing privé et des plans cafétéria sont désormais à la portée de tous les travailleurs. Par conséquent, la formule de leasing et le MaaS ne feront que gagner en popularité à l’avenir.
La formule de leasing permet de renouveler et d’écologiser le parc automobile.
Les pouvoirs publics y contribuent également. En instaurant le budget mobilité, ils incitent tout un chacun à associer la voiture de société à des formes de mobilité durables. Dès lors, le train, le tram, le bus, le vélo électrique et les différentes formes de micro-mobilité vont rencontrer un succès grandissant. Tandis que la formule de leasing permet de renouveler et d’écologiser le parc automobile en encourageant l’utilisation de véhicules à faibles émissions, le budget mobilité élèvera la multi-mobilité au rang de norme. Parallèlement, la révolution numérique nous permettra de gérer toutes ces solutions avec notre iPhone. Le monde ne pourra alors que devenir plus beau, plus vert et plus paisible. TEXTE MIEL HORSTEN, PRÉSIDENT RENTA / CEO ALD AUTOMOTIVE BENELUX
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