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Fokus Mobilité

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C E D O SS I E R E ST P U B L I É PA R S M A R T M E D I A E T N ' E N G AG E PA S L A R E S P O N S A B I L I T É D E S É D I T E U R S N I D E L A R É D AC T I O N D U V I F / L ' E X P R E SS

DEC ‘19

MOBILITÉ Pierre Lannoy Les oubliées de la nouvelle mobilité

Faire sauter les bouchons Vision d’avenir et vraies solutions

Axel Smits Le leasing montre la voie

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12/09/19

21:31

DIDIER T’SERSTEVENS « Aujourd’hui, on s’arrête pour faire le plein. Demain, on s’arrêtera pour recharger sa batterie. » Découvrez-en plus sur fr.fokus-online.be. #fokusmobilité

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ÉDITO PIERRE LANNOY

FR.FOKUS-ONLINE.BE

Les oubliées de la nouvelle mobilité Innovations technologiques, commerce électronique, « mobility as a service », nouvelles énergies, mobilité douce, multimodalité, voiture autonome, tarification intelligente, véhicules partagés… Toutes les avancées dans le domaine des transports semblent annoncer une mobilité light, intelligente, économe en ressources et ajustée aux besoins des utilisateurs.

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CONTENU... 04 Faire sauter ses bouchons 05

Des tensions sur la route

06 L’Europe se sillonne aussi en voiture 08

Interview: Didier t’Serstevens

12 L’automobile en quête de nouvelles énergies 14

Axel Smits: Le leasing montre la voie

ÉQUIPE. COUNTRY MANAGER: Christian Nikuna Pemba

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n monde virtuel et vertueux qui n’attendrait de leur part qu’un changement mental et comportemental. Et pourtant, derrière tout cela, on les oublie. Qui? Les infrastructures. Elles sont les véritables coulisses collectives de la mobilité quotidienne. Quand on regarde l’histoire, on constate qu’elles ont fait le succès du train, du tram, et aussi de la voiture. Nos territoires sont devenus automobiles parce qu’ils se sont couverts de routes, de parkings, de ronds-points, de stationsservice… Tout est accessible en voiture désormais, sans aucune discontinuité. Ces infrastructures, nous ne les voyons plus, leur présence est évidente – sauf lorsqu’elles sont défaillantes.

automobile. Imaginez, en d’autres mots, que la continuité des infrastructures routières ne soit plus assurée…

Il est temps de développer les infrastructures de demain.

Mais imaginez un trajet en voiture au cours duquel la route deviendrait brusquement un chemin de terre, ou se réduirait à une piste cyclable qu’il faut emprunter pour rejoindre sa destination. Imaginez une ville sans places de stationnement, et devoir laisser sa voiture sur le coin d’un trottoir. Imaginez faire le plein avec les pieds dans l’herbe mouillée, sous la pluie, pendant que des vélos vous éclaboussent en passant en trombe. Imaginez la moitié des voiries du pays interdites à la circulation

Absurde? Et pourtant, c’est le quotidien des piétons, des cyclistes, des utilisateurs des transports en commun. Les infrastructures viaires ne sont pas – ou peu – conçues pour eux. Leurs cheminements sont tissés de ruptures. Par ailleurs, de grands projets d’infrastructures sont délaissés, tels le RER. Contrairement à ce qu’on entend souvent, les mentalités sont bien en train de changer. Ce sont les matérialités qui sont à la traîne. Il est temps de développer les infrastructures de demain, celles qui rendront tous nos territoires cyclables, marchables et partageables. Ce qui suppose de les concevoir non plus du point de vue exclusif du trafic automobile, mais, une fois n’est pas coutume, de les penser le nez sur le guidon, pas à pas, et à toute vitesse commerciale. Bien sûr, les infrastructures de demain auront aussi la fibre digitale. Mais les mobilités alternatives ne seront jamais faites uniquement d’applis; elles exigent aussi leurs propres sites. Pas d’avenir sans infrastructures! TEXTE PIERRE LANNOY, METICES – UNIVERSITÉ LIBRE DE BRUXELLES

RÉDACTEUR EN CHEF: Ellen Van Hoegaerden ÉQUIPE ÉDITORIALE: David Hainaut Fernand Letist Julie Garrigue PHOTO EN COUVERTURE: Ian Hermans LAYOUT: Baïdy Ly IMPRESSION: Roularta

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Bonne Lecture Souline Hassan Project Manager

Passez à la mobilité mixte, douce ? L’utilisation de différents moyens de transport. Cela peut être: votre voiture, les transports en commun ou simplement une combinaison de tous.

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FUTUR MOBILITÉ URBAINE

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Faire sauter ses bouchons Villes engorgées par l’automobile, transports publics faiblards, modes alternatifs peu développés, aménagement urbain à revoir… Une vision d’avenir et de vraies solutions s’imposent pour fluidifier les déplacements. Bruxelles y est déterminée.

L

’infernal casse-tête mobilité reste entier malgré les tentatives de le résoudre. À Bruxelles, les deux nouveaux ministres Ecolo-Groen, Elke Van Den Brandt à la Mobilité et Alain Maron à l’Environnement, manifestent pourtant la ferme volonté de décongestionner une bonne fois la région bruxelloise et à en découdre avec tous les acteurs du problème, à commencer par la présence automobile en ville. « Il y a urgence à redonner au citoyen les moyens de bouger librement, en toute sécurité et de respirer de l’air pur. Bruxelles est la capitale européenne des embouteillages qui coûtent à notre pays 8 milliards d’euros par an, épingle Elke Van den Brandt. Investir dans une mobilité fluide, avec une multitude de solutions alternatives à la voiture, serait bénéfique aux citoyens comme à notre économie. » Dans ce sens, la ministre de la mobilité et son confrère de l’environnement ont dégainé « Good Move », un plan sur dix ans qui place l’enjeu de la mobilité au centre des politiques environnementale et de (ré)aménagement pour « une ville plus fluide, agréable, saine et sûre. » « Pour réduire la congestion et la pollution, Bruxelles doit actionner deux grands

leviers. Le premier est d’encourager un “modal shift” dans la capitale, en favorisant la marche à pied, le vélo, les transports collectifs et l’intermodalité au détriment de la voiture individuelle, décrit Lucas Demuelenaere, conseiller au cabinet

des modes de déplacement: la marche, le vélo, les transports en commun et, enfin, la voiture « clean » et en mode partagé. Le duo politique table aussi sur l’investissement dans plus de transports en commun (métros, trams, bus), plus de lignes, de correspondances, et une

Le meilleur des déplacements, pour l’environnement comme pour la mobilité, est celui qu’on ne doit pas effectuer. — PROFESSEUR ÉRIC CORNÉLIS, UNIVERSITÉ DE NAMUR d’Alain Maron. Le second consiste à fortement réduire les émissions de polluants atmosphériques et de gaz à effet de serre émis par les véhicules. » Le plan « Good Move » veut aussi généraliser l’objectif « Ville 30 » pour 2021. Rouler à maximum 30 km/h serait la norme et à 50, l’exception; étendre les réseaux urbains de pistes cyclables; régler son compte au parking automobile en voirie et longue durée. Bref, dégager un maximum la voiture de l’espace public pour remettre l’humain au centre de sa mobilité selon une hiérarchisation logique

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augmentation de 30 % de leur capacité, etc. Le professeur Éric Cornélis de l’Université de Namur, spécialiste des transports, voit lui les choses sous un autre angle: « Ne serait-il pas plus sage de se focaliser davantage sur la demande (les besoins de mobilité) que sur l’offre (infrastructures, transports en commun…)? Il faut modifier ce paradigme actuel qui prône la mobilité et plutôt réfléchir à comment faire en sorte d’avoir moins besoin de se déplacer. Laisser se développer à l’infini la demande de mobilité et construire toujours plus

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d’infrastructures mène aussi dans le mur. Le meilleur des déplacements, pour l’environnement comme pour la mobilité, est celui qu’on ne doit pas effectuer. » Côté FEBIAC (Fédération Belge de l’Automobile et du Cycle), on scrute aussi la nouvelle politique en gestation. « Rendre le consommateur plus “multimodal” c’est bien car chaque trajet peut avoir son moyen de transport adapté. Mais pas besoin d’interdire un moyen de transport particulier comme la voiture. Il suffit d’encourager les alternatives aux endroits et aux moments où elles sont les plus appropriées. » L’argument ne touche nullement Florine Cuignet du GRACQ, l’asbl des Cyclistes Quotidiens. Fermement agrippée à son vélo, elle fait tinter sa sonnette: « L’omniprésence de la voiture dans l’espace public est clairement le frein n° 1 à l’utilisation du vélo, tout comme à la marche, sans compter ses effets désastreux sur la santé, l’environnement, la sécurité routière… la qualité de vie. Alors que rouler à vélo c’est du pur plaisir! »

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www.pasha-parking.com TROUVER UNE PLACE DE PARKING Dire que le parking est une des plus grands problèmatiques à laquelle toute ville est confrontée est un euphémisme ! 1 voiture sur 3 ne circulant que dans le but de trouver une place de stationnement, cela crée automatiquement de très nombreux embouteillages qui génèrent pollution, bruit, mal-être, énervement ... Des répercussions qui ne concernent pas uniquement les conducteurs, mais bien également les habitants des villes qui en subissent directement ou indirectement les mêmes nuisances. On pourrait penser que la solution réside simplement dans la réduction du nombre de voitures évoluant dans le tissu urbain. Néanmoins, il apparaît clairement que la première difficulté de trouver une place réside tout simplement dans le fait de… la trouver ! LA SOLUTION PASHA PASHA PARKING a créé une solution inédite: permettre le stationnement légal en rue devant un garage. Fini de polluer en tournant en rond à la recherche d’une place de parking! La carte géolocalisée de l’app mobile de Pasha indique en temps réel au conducteur toutes les places disponibles à proximité. Et pour être parqué légalement devant un garage, l’app permet également de faire apparaître l’immatriculation du véhicule du conducteur sur la signalétique digitale Pasha fixée sur la porte du garage. Pasha est une solution de parking qui arrange tout le monde. En effet, c’est le propriétaire qui fixe et modifie les disponibilités de l’espace de parking devant son garage. De plus, il est rétribué par le conducteur pour les minutes passées devant son garage (gain de 500 à 1.500 €/an).

UN PARKING ECO-CITOYEN En parlant de gains, il est à noter que ceux-ci sont fixés par Pasha Parking. En effet, la compréhension des différentes structures de stationnement en ville, ainsi que des problèmes qui en découlent, est primordial pour répondre de manière pertinente à la problématique de la mobilité dans une philosophie Smart City. Pasha Parking a donc analysé en profondeur de nombreuses études, dont celles de la Cémathèque. Reflet de cette réflexion, la stratégie tarifaire s’articule au travers de 2 tarifs horaires et de 2 forfaits, tous combinables. En ne facturant que les minutes consommées, Pasha pousse le conducteur à limiter naturellement son temps de stationnement de courte durée (2,99€/h en journée, 1,99€/h en soirée). Ceci permet d’équilibrer confort personnel d’activité et rotation nécessaire pour le bien de tous. En sélectionnant les signalétiques où le forfait de jour est applicable (12,99 € pour plus de 5h de stationnement continu), Pasha encourage les navetteurs et visiteurs de moyenne durée, à stationner dans les noyaux secondaires des villes et dans les voies d’entrées d’agglomération. Situées à proximité des stations de métros et autres parcs à vélo, elles permettent au conducteur d’opter pour un transfert modal garantissant une décongestion des hyper centres et une fin de voyage bien plus durable et zen. Quand au forfait de nuit (4,99€ pour un stationnement continu au minimum entre 2h et 5h du matin, au maximum entre 18h et 9h), il offre une solution de parking de nuit pour les riverains. CONDUCTEURS VS GARAGES Bien que tout conducteur verra dans ce service un intérêt bien légitime de confort de parking,

Pasha s’adresse en priorité aux professionnels. En effet, avec, par exemple pour Bruxelles, plus de 30.000 déplacements journaliers de courte durée, ils sont à la recherche de solutions de parking d’appoint et de proximité en voirie. car celles-ci sont la clé de l’amélioration de leur productivité et de la qualité de leur service. De nombreuses entreprises fournissant du service à domicile ne s’y sont pas trompées et entretiennent déjà avec Pasha des relations soutenues. Pour les propriétaires de garage, ce sont des clents de rêve, étant donné que les horaires de besoin des uns correspondent aux possibilité de disponibilité des autres. INVESTIR En cette fin d’année, Pasha Parking se lance sur le terrain pour 3 mois de tests grandeur nature à Bruxelles avec un échantillon d’entreprises et de propriétaires de garages. Parrallèlement, celle qui a été élue Startup Of The Year au salon Digimedia 2019 lance un crowdfunding Equity sur la très renommée plateforme Spreds. Une excellente manière d’investir tout en profitant des avantages du Tax Shelter. Plus d’infos ici h t t p s : / / w w w. s p r e d s . c o m / f r / c o m p a r t ments/7914-pasha-parking! ou ici


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TENDANCE MINI-TRIPS

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L’Europe se sillonne aussi en voiture De la France à l’Italie, en passant par l’Allemagne ou même l’Islande, les possibilités de déambuler en Europe en voiture semblent presqu’infinies, tant le continent regorge de contrées, de paysages et de routes aussi riches que variés.

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i, histoire de humer un parfum de liberté, l’expérience d’un mini-trip en voiture à travers le continent reste pour beaucoup une idée alléchante, un projet de ce genre nécessite quelques petits préparatifs. Du minimum de connaissances du code de la route du pays traversé aux équipements – utiles, voire imposés par la réglementation –, en passant par la confection d’un itinéraire ou encore, le coût des autoroutes. Car qui dit organisation de dernière minute ne signifie pas une aventure sans un minimum de confort et de sécurité. Pour combler ces deux exigences, votre attention doit bien évidemment se focaliser sur le véhicule que vous conduirez durant ce long périple. À la petite citadine et au monospace plus lourdaud, les aventuriers avertis préféreront certainement le SUV aux quatre roues motrices. Assez robuste pour vous permettre de découvrir les forêts profondes, les routes de montagnes mythiques ou même les chemins moins fréquentés, ce type de voiture vous

assure généralement une tranquillité d’esprit dans la conduite. Et ce, peu importe la météo. Sans compter qu’aujourd’hui, ces voitures tout particulièrement sont dotées de technologies vous permettant même de limiter vos petits moments d’égarement sur la route. Le point crucial dans l’organisation d’un road trip en voiture est bien entendu la vérification de la sécurité de notre véhicule. L’automobile moderne, faisant apparaître de nouveaux vocables, tel l’Adaptive Cruise Control, permettant d’adapter la vitesse à celle de la voiture roulant devant le conducteur, le Lane Keep Assist, qui maintient la voiture entre les bandes sur la route, voire encore l’EyeSight, un système incluant tous les systèmes d’assistance à la conduite, avec une ou plusieurs caméras. Pour le reste, les perspectives de road-trips dépaysants sont donc nombreuses, sur le continent. Sans même aller trop loin! L’Allemagne, par exemple, bien connue pour ses autoroutes

sans limites de vitesse en dehors des zones urbaines, constitue une option simple pour profiter de magnifiques paysages campagnards et atypiques. Pour cela aussi, la route 500, qui traverse la Forêt-Noire, offre des vues spectaculaires sur les montagnes boisées. Un peu plus au sud mais toujours dans un pays voisin, la France, les alentours du Col de Turini – célèbre pour son rallye de Monte-Carlo – sont une aubaine pour les conducteurs avides de paysages, qui sont là-bas à couper le souffle... Souvent citées parmi les routes auxquelles... on pense le moins, on épinglera plus loin encore, l’Italie, avec sa Grande Route des Dolomites (au nord), sur laquelle de nombreux jolis petits villages proposent une multitude de possibilités gastronomiques. Ou encore les parages du Col du Stelvio (Alpes orientales), plusieurs routes étant considérées par les spécialistes comme les plus agréables à fréquenter d’Europe. Toujours dans les Alpes, la Suisse et les routes avoisinantes du Col de la Furka sont mondialement

connues pour leur beauté, bien qu’elles soient surtout conseillées pour les plus aguerris. Sur les îles, toujours à la découverte de routes peu fréquentées, difficile de ne pas évoquer en Angleterre l’A3055, située sur l’ Île de Wight, qui permet d’explorer les splendeurs de la côte sud de l’île, avec de nombreuses opportunités d’arrêts pour savourer l’un ou l’autre décor inoubliable. Toujours au Royaume-Uni, la A1, qui est avec ses 660 kilomètres la plus longue route numérotée du pays, permet de découvrir la magnifique campagne anglaise. Impossible par ailleurs, de ne pas mentionner l’Islande, plus que jamais en vogue, où la Route 1 offre la possibilité de faire le tour du pays, soit 1339 kilomètres. Il s’agit là d’une route mythique, franchissant glaciers, volcans et bien sûr Reykjavik, une capitale réputée dynamique, magnifique et vivante, même hors-saison. Dépaysements garantis! TEXTE DAVID HAINAUT

REAL GARANT: REUSSI AVEC GARANTIE Interview avec Wim Vanackere; Directeur general Real Garant Versicherung AG Benelux

La société Real Garant Versicherung AG bénéficie plus de 30 ans d’expérience dans le secteur automobile et figure aujourd’hui parmi les plus grands spécialistes en Europe de la fidélisation des clients de ce secteur.

UN SOLIDE PARTENAIRE “Pour nous, une garantie est plus qu‘un simple bout de papier. La confiance, l‘expertise, l‘expérience et la fiabilité sont des valeurs que nous recherchons jour après jour. Plus de 7.300 partenaires et de nombreux constructeurs et importateurs de renommée font déjà confiance à nos programmes de fidélisation. Au total, ce sont ainsi plus de 100 collaborateurs qui assurent notre croissance dynamique grâce à leurs compétences et leur implication.” Tels sont les propos de Wim Vanackere, directeur Real Garant Versicherung AG Benelux. Quartier général Le siège central de Real Garant est établi à Neuhausen auf den Fildern, en Allemagne. En outre, il y a aussi des bureaux implantés en Belgique, en Italie, en Espagne et en Autriche, nous sommes actifs dans 17 pays européens. La société Real Garant Versicherung AG dispose depuis 2007 d’un solide actionnaire de tradition, en l’occurrence le Zurich Gruppe Deutschland.

PRODUITS & SERVICES Assurance garantie Wim poursuit : “L’assurance garantie classique peut être souscrite à la fois pour les véhicules neufs et d’occasion. Pour ce produit, nous couvrons, en tant que compagnie d’assurances, le risque actuariel en cas de sinistre. Nous n’assurons évidemment pas que les véhicules particuliers : les motos, scooters, quads ainsi que les poids lourds, camionnettes et caravanes peuvent également être couverts par une assurance garantie. Le contrat d’entretien Le contrat d’entretien pour véhicules neufs et d’occasion est un produit grâce auquel les acquéreurs d’un véhicule vous resteront liés à long terme, en votre qualité de concessionnairevendeur.

La garantie pneumatiques “Afin que vos clients gardent toujours le cap, nous assurons également les pneus des véhicules. Vous pouvez proposer cette garantie à vos clients en tant que complément de leur garantie automobile ou sous forme de produit isolé. Les pneus seront ainsi assurés pendant une durée maximale de 24 mois contre les dommages résultant par exemple des impacts de bordure, des chocs et de l’éclatement accidentel“, dit Wim en conclusion. Real Garant Versicherung Industriepark West 37 9100 Sint-Niklaas Tél.: +32 (0)3/780.20.10 Fax: +32 (0)3/780.20.19 www.realgarant.com info@realgarant.be Personne à contacter: Wim Vanackere


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INTERVIEW DIDIER T’SERSTEVENS

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irecteur d’entreprise réputé discret malgré sa longue expérience (Skoda, Audi), disant préférer toujours « mettre la marque en avant », Didier t’Serstevens peut se targuer de gérer le premier importateur indépendant au monde de Porsche, en termes de volume de ventes. Alors que la marque commercialise avec son Taycan son premier véhicule 100 % électrique, celui qui a en charge 9 concessionnaires sur notre territoire, parle avec nous du futur. Les derniers chiffres en attestent, votre marque se porte bien. De quoi vous réjouir? « C’est vrai, avec un parc de 41 000 véhicules en pleine croissance, nous pouvons même être fiers de nos résultats, si on se compare à nos pays voisins. Mais vous arrivez justement là à un moment crucial pour Porsche, puisqu’en lançant le Taycan, notre toute

Les voitures volantes, c’est du concret ! première voiture électrique, il est évident que notre marque entre aujourd’hui dans une nouvelle ère, qui concilie l’électrique à la mobilité. Parce que clairement, en plus de continuer à offrir le plaisir de conduire, nous voulons être un acteur important pour toutes les solutions de mobilité. La mobilité et le plaisir sont d’ailleurs deux aspects qui peuvent tout à fait se concilier. »

«La mobilité est une préoccupation majeure pour tout le secteur» À l’heure où le secteur automobile traverse une phase de mutation sans précédent, Didier t’Serstevens, directeur de Porsche chez l’importateur D’Ieteren, évoque l’avenir de la mobilité. Alors que sa marque aborde un important tournant électrique. TEXTE DAVID HAINAUT

PHOTO IAN HERMANS

La mobilité, un thème en vogue. Plus que jamais? « Il est évident que cette thématique (re)fait souvent surface, autour de nous. Mais je pense que les changements se mettent progressivement en place. Dans notre stratégie en tout cas, il y aura toujours tant des voitures à combustion, que des hybrides et des électriques. Quant à savoir laquelle de ces trois directions prendrons-nous davantage, cela dépendra aussi bien de la problématique du moment présent que de l’évolution de la demande du client. Mais dans ces trois cas, nous sommes fin prêts! »

Voitures électriques une simple histoire de calcul Quand on pense aux voitures électriques, on pense automatiquement à leur prix plus élevé. Mais nous devons regarder beaucoup plus loin. Heureusement, il existe des sociétés de conseil spécialisées en voitures électriques, comme Stroohm. Cette jeune entreprise belge offre également des services de leasing de voitures électriques. Stroohm est devenu une référence pour de nombreuses grandes entreprises belges dans leur transition vers une flotte électrifiée. Pour prouver les avantages du passage à cette technologie, ils ont comparé le TCO des modèles 100% électriques avec leur équivalent thermique. Et dans la plupart des cas, c’est l’électricité qui l’emporte. Stroohm fournit un projet d’implémentation complet pour que la transition soit aussi un succès pour les employés. Bart Massin, fondateur de Stroohm, explique : “Une voiture électrique est aujourd’hui certainement plus chère en termes d’investissement, mais le coût d’exploitation deux fois moins cher. Le succès de la mise en œuvre est de trouver l’équilibre entre l’installation des bornes à domicile ainsi qu’au travail et une tarification des EV la plus avantageuse. Une bonne communication ainsi qu’une formation auprès de tous les employés sont primordiales “. «En choisissant une voiture électrique, il y a aussi l’approche écologique qui a une valeur certaine. Et puis il y a le confort pour l’utilisateur : par exemple, pouvoir

allumer la climatisation ou le chauffage sans être dans le véhicule. Enfin, dans certains secteurs, la mise à disposition de voitures électriques est un moyen d’attirer les meilleurs profils pour les post vacants, comme par exemple, dans les secteurs informatique ou pharmaceu- tique. Cela est de manière indirect également une forme d’économie pour la société. » Classe C contre Tesla 3 Stroohm a utilisé les Mercedes Classe C et Tesla mod- èle 3 comme exemples. Malgré un prix d’achat supérieur de 17.000€ à celui de la reine du segment et un loyer mensuel de 165 euros supérieur, la Tesla Model 3 coûte presque le même prix. L’ATN payé par le conducteur est même inférieur de 40€ à celui de la Classe C. Et hybride ? Par rapport à la BMW Série 3 hybride rechargeable (330e), la gamme Tesla Model 3 Long a également un coût total de possession inférieur de 25 $/mois, même lorsque la Tesla est plus cher à l’achat (3.000 €). «Et avec le nouveau gouvernement fédéral, nous savons tous que la fiscalité des voitures de société deviendra encore plus verte à l’avantage des voitures électriques « conclut Bart Massin.


DIDIER T’SERSTEVENS INTERVIEW

#FOKUSMOBILITÉ On peut néanmoins prétendre que l’électrique se dégage bien? « Oui. Lorsqu’on observe qu’il y a chez nous déjà 700 véhicules Taycan pré-réservés, on peut dire que c’est très bien parti, oui. Je dirais que cette transition est même carrément hallucinante, car c’est un véhicule qui peut se recharger à 80 % en 22 minutes, soit plus rapidement qu’un téléphone! Un réseau de 150 bornes rechargeables est en train de se mettre en place partout en Europe, et on en comptera même 400 fin 2020. Le changement d’habitudes va de toute façon être profond chez tout le monde: aujourd’hui on s’arrête pour faire le plein, demain on rechargera sa voiture quand on s’arrêtera. Et comme la 911 a été une référence dans les voitures de sport, le Taycan, j’en suis intimement convaincu, le sera pour les voitures électriques. » Vous semblez particulièrement confiant! « C’est vrai, mais c’est parce qu’on a été bluffé par nos récents essais, qui ont été absolument phénoménaux, dans tous les domaines: l’accélération, la tenue de route, le centre de gravité très bas, le freinage...: même les porschistes les plus puristes, soit ceux qui se demandaient si nos voitures pouvaient réellement devenir un jour électriques, en sont eux-mêmes persuadés! Dès le mois de février, on commencera donc à en apercevoir sur les routes. Porsche constituera donc encore longtemps une référence. À nous, bien sûr, de continuer à préparer au mieux ce tournant majeur, ainsi que de garder un œil permanent sur les nouvelles technologies. » Quelles autres solutions imagineriez-vous encore? « Oh, j’en vois une flopée. Des véhicules autonomes dans les villes aux transports multimodaux, en passant simplement par le développement du home-working, etc... Chacun d’entre nous espère voir bientôt un trafic plus fluide. C’est même une préoccupation majeure pour tout le secteur. Mais je le répète, on tient à rester d’importants pourvoyeurs en mobilité. Il faut de toute façon bien se rendre compte que dans les cinq prochaines années, notamment avec ce qui concerne la connectivité, on va assister à plus de changements dans l’automobile qu’il n’y en

La mobilité et le plaisir de conduire sont deux aspects qui peuvent se concilier. a eu au cours des 50 dernières années de l’histoire. C’est un fait. » ...en atteste d’ailleurs votre signature avec Boeing, pour mettre en place des voitures volantes? « Oui, mais croyez-moi, tout ça est concret et se met en place bien plus rapidement qu’on ne le croit. Il y a déjà une maquette – au tiers – qui existe. Il en volera dans les 5 à 10 ans à venir, mais principalement dans les mégalopoles. Et ce véhicule volant, tout à fait exclusif, sera lui aussi électrique, tout en gardant évidemment un design Porsche. Et ça aussi, cela fait partie des solutions de mobilité. Mais là encore, j’insiste, on maintiendra l’âme de la marque, en restant une référence, à la pointe de tout ce qui se passe, tout en gardant l’objectif de toujours satisfaire le client. » Cette âme, comment pourriez-vous la décrire? « Pour moi, la magie Porsche ne peut vraiment se connaître que si on entre dedans. Parce qu’avec cette marque, on vit une expérience. On cultive cela par exemple à travers des cours de conduite, le Porsche Experience, en Belgique ou à l’étranger. Puis, il y a tout ce qu’il y a autour. Le sport fait toujours partie de notre ADN. Nous détenons le record de victoires aux 24h du Mans et nous avons remporté 30 000 épreuves toutes catégories confondues. Il nous manque encore une victoire en Formule E (la F1 électrique, NDLR). Mais nous y travaillons. »

Il n’y a pas si longtemps, vous déclariez que chez Porsche, on était moins arrogant qu’on ne le pensait. Pourquoi? « Oh, pour avoir travaillé auparavant chez d’autres marques, c’est parfois une impression qu’on peut avoir de l’extérieur, à tort. Or, c’est une marque étonnante. À titre personnel, pour mieux comprendre les envies des clients et parce que ça m’est très enrichissant, je passe pas mal de temps avec les managers, les concessionnaires, les réceptionnaires, les vendeurs, les mécaniciens... car j’ai comme grand principe que “l’autre a toujours une part de vérité”. On tient à garder cet esprit familial. Mais je dirais que l’élément fondamental chez nous, c’est cette passion unique pour la marque. C’est une dimension qu’on ne retrouve nulle part ailleurs! »

Toujours moins de permis En Belgique, le nombre de permis de conduire délivrés chaque année continue de baisser. Malgré une population croissante, on a ainsi comptabilisé 111.991 permis accordés en 2018, soit une baisse de 18 % par rapport à 2010. Un phénomène remarqué dans toute l’Europe et lié à un changement du mode de vie chez les jeunes. Selon le VIAS (l’ex IBSR), « posséder une voiture a moins une signification sociale positive que par le passé. »

SMART FACT. Si Didier t’Serstevens n’avait pas été chef d’entreprise dans l’automobile, il aurait été... « Ce n’est jamais simple de répondre à cette question, mais j’aurais de toute façon été dans le commerce, davantage pour les contacts que pour les finances, car c’est d’abord le client qui m’intéresse. Et idéalement avec un produit chouette et spécifique. (Il réfléchit). Comme les beaux voiliers, par exemple! Car là aussi, il y a des véhicules formidables. Ah, ce vent dans les voiles... (sourire) »

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Bientôt 100 km/h? En Europe, la Belgique est aujourd’hui avec l’Espagne l’un des deux plus mauvais élèves en ce qui concerne les accidents mortels sur la route, avec 58 personnes décédées chaque année, soit le double de la moyenne continentale. Raison pour laquelle il se chuchote qu’une limitation de vitesse maximale dans notre pays à 100 km/h est envisagée, au lieu des 120 km/h actuels. Ce qui permettrait de sauver une dizaine de vies par an...

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Est-ce le bon moment de passer à l’électrique? #askBMW

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AIXAM, le pionnier des voitures sans permis, mise aussi sur l’électrique

Instigateur des voitures sans permis, en étant présent sur le marché depuis plus de trente-cinq ans, AIXAM mise sur une approche novatrice et originale des problématiques de mobilité rurale et urbaine, avec des véhicules compacts, design, économes et dotés des équipements les plus modernes. AIXAM contribue largement à faire évoluer le paysage automobile, en permettant l’accès aux conducteurs sans permis à des voitures écologiques, ergonomiques, esthétiques et sécuritaires, tout en offrant une facilité d’usage parfaitement adaptée aux nouvelles réalités de mobilité et à l’évolution

du comportement routier et des législations. Volumes compacts, lignes élégantes, finitions raffinées, motorisations propres et silencieuses, tous les véhicules de la gamme AIXAM - fabriqués en France avec un moteur japonais réputé increvable - apportent une nouvelle qualité de vie à leurs utilisateurs, à la campagne comme en ville. Depuis toujours, ces véhicules veillent à respecter l’environnement, AIXAM restant depuis toujours une référence en matière d’écologie, avec des véhicules extrêmement peu voir non-polluants. Sans négliger son aérodynamisme contribuant lui aussi à cet engagement historique, qui trouve son apogée dans le traitement des déchets, puisque chaque véhicule AIXAM est recyclable à ...100%! En marge des évolutions actuelles, AIXAM mise inévitablement sur ses véhicules électriques, dans un marché en plein essor, surtout dans les villes où ce type de voitures, qui entre dans la législation des quadricycles légers, n’est pas concerné par la problématique du diesel et des soucis d’émissions. Par ailleurs, si le prix d’une

FORMULA 1©, société organisatrice du championnat du monde de Formule 1, s’est engagée à réduire son empreinte carbone (à zéro) d’ici 2030. Spa Grand Prix, promoteur du FORMULA ONE BELGIAN GRAND PRIX 2020©, se tourne depuis l’édition 2019, vers des solutions de mobilité soucieuses de l’environnement. Parkings de délestage, parking motos, parcours vélos, renforcement et mise à disposition de navettes entre le circuit et la gare de trains... L’organisation vise une approche globale plus verte. Le Grand Prix de Formule 1 de Spa-Francorchamps 2020 est également l’occasion de se divertir. Vanessa Maes, Directrice Générale de Spa Grand Prix, met les petits plats dans les grands afin de vous proposer une série de nouveautés, pour les petits comme pour les grands. Une « Sensation Area » accueillera les amateurs de nouvelles sensations. Des zones « Chill out » offriront à toute la famille des endroits où se reposer, le tout dans le cadre exceptionnel du Circuit de Spa-Francorchamps. En tant que femme, Vanessa Maes tient également à organiser des activités qui sauront attirer autant les hommes que la gente féminine. Spa Grand Prix vous permet de choisir entre plus de 25 offres différentes. Une expérience inoubliable pour l’ensemble des visiteurs, les plus jeunes fans pourront admirer les courses pour un prix exceptionnel de 20€ pour le week-end complet ! Alors que les places bronze adultes sont accessible dès 150€ (weekend complet), vous pouvez également vous laisser tenter par les meilleures places assises, accompagnées de leur Lunch Box de qualité avec les tribunes Gold (dès 445€ le weekend). Pour les entreprises et les amateurs d’espaces VIP, profitez des offres faites sur mesure, et venez contempler l’évènement depuis les plus beaux endroits du circuit.

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AIXAM peut sembler élevé sur papier, il est bon de mentionner les économies réalisées sur le long terme, avec une flopée d’avantages: pas de contrôle technique, pas de taxe de circulation, des entretiens très peu coûteux, une consommation de trois litres au cent - pour un réservoir de 16 litres, un plein permet de rouler environ 500 kilomètres – ou encore, le coût dérisoire d’une assurance, en comparaison aux voitures traditionnelles. AIXAM, qui jouit d’un public large (de 16 à ...96 ans!) se compose de plus en plus de jeunes – c’est une alternative plus sécurisante aux scooters, avec la présence d’une carrosserie et de quatre roues faite pour rassurer les parents... -, est aussi la seule marque des voitures sans permis a bénéficier du système ABS. Enfin, AIXAM se démarque par une gamme de choix particulièrement large, pour les professionnels y compris, avec une douzaine de modèles.


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PANEL D’EXPERTS CARBURANTS

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L’automobile en quête de nouvelles énergies Quel carburant pour demain? Question centrale du débat sur l’environnement et la mobilité. Entre diesel, essence, électricité, gaz naturel ou hydrogène, l’automobile cherche sa voie. Nos trois experts répondent au quart de tour sur l’avenir des énergies motrices.

PATRICK HENDRICK.

Professeur et chef du centre de recherches Aéro-Thermo-Mécanique (ATM) de l’ULB

LUCAS DEMUELENAERE.

Conseiller Transition climatique et énergie au cabinet du Ministre Alain Maron

CHRISTOPHE DUBON.

Conseiller RP et Image de la FEBIAC

Quels carburants pour le futur? « Diesel et essence dominent le marché mais sont sur la sellette environnementale pour leurs émissions. Ces deux carburants devraient fort régresser sur le long terme puisque tous les moteurs thermiques seront interdits en ville à l’horizon 2030. Cela disqualifie aussi les biocarburants, polluants en CO. L’électricité est une excellente technologie mais elle équipe peu de véhicules bon marché. Les bornes de rechargement sont trop peu nombreuses et laissent souvent à désirer. De plus, le poids des batteries dessert la solution électrique. Le tout électrique est non viable. Quant au gaz naturel compressé, il reste cher et dangereux sauf dans sa forme Blue Gaz. Pour moi, la seule solution zéro CO2, zéro particule fine et très très bas Nox (oxydes d’azote), c’est l’hydrogène. »

« En Belgique, 53 % des voitures roulent au diesel, 44 % à l’essence. Le parc automobile bruxellois se partage, lui, en 61 % de véhicules diesel et 36 %, essence. Il est clair que les carburants les plus polluants restent dominants. Pour que les Bruxellois respirent un air moins pollué, leur gouvernement s’est engagé à sortir des véhicules thermiques (diesel, essence, LNG –gaz naturel) en 2035 au plus tard. Cette transition progressive permettra aux acteurs concernés de s’y adapter. Comme partout en Europe, l’urgence climatique nous dicte de réduire nos émissions très rapidement. Seuls les véhicules n’émettant aucune pollution directe auront leur place dans la ville de l’avenir. Bruxelles et la Belgique veulent la neutralité carbone pour 2050, soit la décarbonation (quasi) totale des transports. »

« À chaque carburant, son profil d’automobiliste. Le diesel pour les gros rouleurs. L’essence pour les autres. Après le dieselgate, le premier a régressé au profit du deuxième. Le gaz naturel compressé (CNG) se profile comme une alternative écologique crédible aux motorisations essence et diesel. Tout comme l’électricité. Ou l’hydrogène, encore très rare, mais à gros potentiel d’avenir car il permet de se passer des batteries (lourdes et chères) qui handicapent la solution électrique. Mais le futur sera peut-être aux carburants synthétiques produits sur base d’énergies renouvelables. En gros, on capte du CO2, on en isole la molécule de carbone pour l’associer à de l’hydrogène par réaction de synthèse. Si ce processus s’effectue au départ d’une énergie verte, vous obtenez un carburant au bilan carbone très favorable. »

Quel est le meilleur choix à poser, au niveau industriel, pour le consommateur et pour la planète? « Sans hésiter, l’hydrogène. Silencieux, comme l’électrique, il devrait utiliser la technologie des fuel cells (PEMFC) à condition que l’on règle le problème de sa production (encore chère) et de son acheminement (difficile). Il faudrait surtout produire du H2 vert! D’autres solutions comme les carburants diesel-essence-kérosène de synthèse pointent aussi leur nez mais toutes ces sources d’énergie motrice nécessitent encore bien des recherches et développement. Il reste beaucoup à faire sur la chaîne logistique du H2 et de ses dérivés (comme l’ammoniac et le méthanol). Mais l’avenir est d’investir dans cette voie. Et vite! L’Europe peut encore s’imposer comme leader dans ce marché et ces technologies, à condition de le faire maintenant. »

« La mobilité urbaine de demain sera active, partagée et multiple (selon une combinaison de plusieurs modes de transport par déplacement), mais aussi zéro émission. Cela repose sur l’imposition de réglementation et un changement des comportements des usagers. L’industrie sera bien obligée de s’y plier. Pour permettre à leurs habitants de se déplacer avec aisance, de manière durable et dans un environnement de vie agréable, les villes encouragent les alternatives à la voiture individuelle (mobilité active, partagée, micro et multimodalité), y compris en réduisant l’espace accordé aux voitures. Celles-ci devront se faire plus légères, moins puissantes et zéro émission, afin d’atteindre nos objectifs économiques, environnementaux et de vivre ensemble. »

« Les constructeurs doivent poursuivre leurs efforts pour réduire l’impact environnemental de leurs véhicules. Mais cela doit aller de pair avec une démarche des gouvernements à inciter tout automobiliste – entre autres, via une fiscalité verte –, à choisir le véhicule le plus propre et le plus adapté, en tenant compte du fait que tout le monde n’a pas les mêmes moyens. La création d’une vision à long terme, bien communiquée au client, serait tout bénéfice pour l’acceptation de nouvelles technologies propres, et donc leur introduction rapide sur le marché. Concrètement: l’adoption des véhicules électriques se fera plus vite et facilement si le conducteur est assuré de pouvoir bénéficier d’un réseau de recharges en qualité et quantité suffisants. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. »

Quel que soit le carburant privilégié faut-il de toute manière supprimer la présence de l’automobile? « La solution urbaine doit venir des transports en commun, trains, trams, bus électriques ou à hydrogène. Mais leur offre est faible et les trajets en train souvent chers et altérés par des horaires inadaptés ou peu respectés. L’avenir plus propre des villes reposera sur une offre qualitative de ces transports en commun et l’usage de petites voitures électriques rechargeables et capables de faire 60-70 km en ville. Pour les trajets extraurbains ou les vacances, la meilleure solution serait de pousser l’émergence de l’auto roulant au H2 vert, dont la production décarbonisée reposerait sur le photovoltaïque et l’éolien. On peut aussi envisager des carburants solaires produits avec du H2 et du CO2. Mais on n’en est vraiment pas là… Si aujourd’hui je devais conseiller un choix à l’automobiliste, ce serait d’opter pour une voiture hybride essence-électrique. »

« Pour répondre à l’urgence climatique et réduire la pollution de l’air en ville, il faut actionner deux leviers. Pour Bruxelles, le premier s’appelle “Good Move”, un ambitieux plan de mobilité à l’horizon 2030. Il vise à encourager Bruxellois et navetteurs à se déplacer autrement qu’en voiture individuelle vers Bruxelles. Le second, la mise en place d’une zone de basses émissions dans la capitale. Elle pousse à fortement réduire les émissions de polluants atmosphériques par les véhicules restant en circulation, en interdisant progressivement les plus polluants d’entre eux. Cela devrait aider à réduire nos émissions de gaz à effet de serre de -40 % pour 2030, et de rapidement respecter les normes européennes de qualité de l’air. Cela passe évidemment par la diminution de la présence automobile. »

« Les questions relatives à la mobilité méritent mieux qu’un traitement idéologique qui négligerait les progrès scientifiquement démontrés, réalisés ces dernières années tant par les constructeurs automobiles que par les pétroliers. Il est indéniable que nous devons rationaliser notre manière de nous déplacer, tout comme il est indéniable que le secteur automobile vit actuellement une période de chamboulements. Aujourd’hui, absolument personne ne peut affirmer avec certitude quel sera “LE” carburant (propre) qui gagnera la faveur des suffrages d’ici 10, 15 ou 20 ans. Dans cette optique, affirmer aujourd’hui vouloir bannir telle ou telle technologie de nos rues d’ici 2030 ou 2035, c’est faire peu de cas des possibilités offertes par la recherche scientifique. » TEXTE FERNAND LETIST


GAS.BE BRAND REPORT

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Se mettre au gaz et au vert La première station de biométhane a été inaugurée ce 10 décembre dernier à Bruxelles. Une grande première en Belgique et un début prometteur pour ce biogaz aux propriétés similaires au gaz naturel, mais au bilan carbone plus léger.

C

’est la quatrième station CNG à ouvrir ses pompes à Bruxelles (qui en compte également une dizaine en périphérie). C’est surtout la première dont le gaz naturel comprimé est 100% d’origine durable. Une bonne nouvelle pour les 18 500 voitures CNG qui parcourent nos routes. Un fort potentiel « À terme, une bonne partie des stations-CNG pourrait passer au biométhane », espère Didier Hendrickx, chargé des relations publiques pour Gas.be, la fédération des gestionnaires et distributeurs de gaz. Son exploitation comme carburant s’installe doucement en Belgique. Actuellement, Gas. be recence environ 200 unités de biométhanisation en Belgique. Didier Hendrickx a participé à un projet d’évaluation de notre territoire : les zones agricoles représentent un grand potentiel énergétique. « On estime qu’en valorisant les résidus organiques, on pourrait couvrir 10 % de la consommation actuelle de gaz en Belgique. Concrètement, c’est assez pour alimenter 2 millions de voitures, soit un tiers du parc automobile belge. » Tendre vers la neutralité carbone En promouvant cette nouvelle énergie sur Green gas plateform, Gas.be s’engage pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre. « Le biométhane est issu de plantes qui, en grandissant, emmagasinent du CO2 », explique D. Hendrickx. « Le CO2 rejeté par les véhicules l’aurait été de toute façon. Ce qui est intéressant alors, c’est

qu’en tenant compte du procédé de fabrication, on est à 80 % de réduction des émissions de CO2 par rapport aux carburants traditionnels. » Possédant les mêmes caractéristiques que le CNG, le bioCNG est compatible avec les véhicules roulant déjà au gaz et avec les réseaux de gaz communaux.

Les plus-values de ces exploitations de Biogaz pour les territoires locaux sont importantes, selon l’expert. « Sans même parler de l’aspect écologique, c’est de l’argent injecté dans l’économie locale et des emplois. C’est aussi intéressant pour l’agriculture: le digesta, ce qui reste après l’extraction du gaz, est un fertilisant naturel pour les sols. »

On estime qu’en valorisant les résidus organiques, on pourrait couvrir 10 % de la consommation actuelle de gaz en Belgique.

Le CNG, une solution moins polluante Le CNG est aujourd’hui déjà une alternative sérieuse aux carburants traditionnels, surtout à l’heure où le nouveau gouvernement bruxellois a annoncé vouloir interdire les moteurs thermiques (diesel, essence, LPG) dans Bruxelles d’ici 15 ans. « Les voitures CNG ne seront pas concernées. 99 % des véhicules CNG en Belgique sont au moins aux normes euro V, selon le chargé de Relation publiques de Gas.be. Et la plus grande majorité est euro VI, soit la norme antipollution la plus élevée actuellement. » Le nombre de stations devrait aussi augmenter. Une quarantaine de pompes d’ici deux ans selon Didier Hendrickx, qui suit ces questions de près. « Certaines stations LNG (gaz sous forme liquide, réservé aux camions) ont même les moyens de convertir le LNG en CNG et sont ouvertes aux particuliers ». La solution pour tous les trajets Le gaz naturel se décline aussi pour les transports en commun. Mais la nouveauté, explique D. Hendrickx, c’est l’offre de car-sharing au CNG, sur Anvers et Bruxelles. « Le projet s’appelle Poppy et compte plusieurs centaines de véhicules électriques et CNG à partager ». En attendant, il n’en demeure pas moins que la voiture individuelle reste le moyen de transport dominant. Pour le représentant de Gas.be, le gaz naturel est la solution tout terrain. « En milieu urbain, les véhicules électriques où CNG sont tout à fait adaptés. Pour les déplacements interurbains, les solutions roulant au CNG présentent une meilleure autonomie que l’électrique. »

À PROPOS DE... En tant que centre de connaissances, Gas.be rassemble toutes les informations sur les applications de mobilité et les applications ménagères sur le gaz. Notre organisation s’investit chaque jour afin d’informer le grand public, tant les particuliers que les entreprises, que le gaz naturel est une source d’énergie sûre, fiable, abordable, certaine et écologique à l’aide des différents médias en ligne et hors ligne. En outre, Gas.be défend les intérêts et les positions de ses membres et attire l’attention des politiciens et des décideurs sur des idées constructives et de nouvelles propositions.


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CHRONIQUE AXEL SMITS

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Le leasing montre la voie Compte tenu de l’augmentation de la congestion routière et des discussions sur la mobilité en Belgique, je pense que le leasing pourra conserver sa pertinence et sa position à l’avenir, mais nous devrons également anticiper les changements dans les attentes et le comportement des consommateurs en matière de mobilité.

D

’une part, l’automobile reste le moyen de transport le plus pratique de toutes les solutions de mobilité que nous offrons à nos collaborateurs. En outre, les voitures de société restent aujourd’hui encore un élément important de la rémunération. D’autre part, étant donné la pression croissante sur nos routes et les problèmes de congestion auxquels nous sommes confrontés, la demande de solutions de mobilité flexibles et durables est plus forte. Le secteur du leasing est bien placé pour montrer la voie en élargissant ses services traditionnels et en proposant une gamme innovante de solutions de mobilité allant de la voiture électrique à l’e-bicyclette ou au vélo. En tant qu’employeur de 2 000 personnes, nous voulons être nous-mêmes un catalyseur de changement afin d’offrir également des solutions de mobilité durable. Le secteur du leasing peut nous aider à construire ce pont. Dans le débat actuel sur la mobilité, il y a une question importante qui, selon moi, dominera le marché du leasing dans les années à venir: le leasing des véhicules électriques. Un pilier important de notre propre vision de la mobilité est de fournir des outils rapides et flexibles qui permettent aux gens de choisir la meilleure option de transport pour leur voyage. Les véhicules électriques sont de plus en plus le choix privilégié de nombreuses personnes, surtout si nous

systèmes de partage ou encore la vente de titres de transport public, par exemple.

La voiture électrique sera à l’avant-garde de toutes ces solutions de mobilité.

voulons réduire notre empreinte écologique. Par exemple, nous envisageons également de convertir la carte d’essence en carte de mobilité. Avec cette carte, l’utilisateur peut non seulement payer l’essence, mais aussi charger une voiture électrique ou payer un voyage en train. Cette recherche de la durabilité fait toujours partie de notre ADN. Le secteur du leasing devra envisager d’élargir sa gamme de nouveaux équipements de mobilité, y compris les vélos en leasing, les

Cyclis est la première société de leasing de vélo en Belgique. Nous offrons un plan vélo efficace pour des entreprises et leurs employés. Notre équipe soutient tout d’abord le client avec l’élaboration d’un plan. Après, notre offre contient un support et des conseils complets 24h/24 et 7j/7 pour les employés. Pour aider nos clients au niveau national, nous collaborons avec plus de 850 revendeurs de vélo en Belgique afin que l’employé puisse choisir n’importe quelle marque et n’importe quel modèle. Donc, chez Cyclis vous bénéficiez d’une offre illimitée. La formule de Cyclis comprend des services tels qu’un budget d’entretien, l’assurance contre le vol et les dommages ainsi qu’une assistance de VAB. De plus, le concept de leasing est à coût neutre pour l’entreprise et les employés ont un avantage allant jusqu’à 40% par rapport à un achat privé. Enfin, ne négligeons un point important: la santé de vos employés !

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Le secteur du leasing devra certainement répondre à la demande croissante de solutions de mobilité durables et innovantes. La voiture électrique sera à l’avant-garde de toutes ces solutions de mobilité. En intégrant des véhicules électriques dans notre propre flotte, nous encourageons également nos collaborateurs à y réfléchir et, surtout, à regarder vers l’avenir. De plus, les progrès technologiques presque constants font que les gens préfèrent le leasing des véhicules électriques plutôt que de les acheter eux-mêmes. Nos collaborateurs peuvent déjà faire appel à diverses initiatives durables, comme les vélos électriques. Les employés qui se rendent au travail à vélo sont généralement en meilleure santé, plus détendus et en meilleure condition physique. En intégrant le leasing d’un e-bike dans notre plan de mobilité, nous pouvons motiver davantage nos collaborateurs, précisément parce que l’effet de leur engagement et de leur fidélité est beaucoup plus important et plus durable qu’avec une simple augmentation salariale. TEXTE AXEL SMITS, CHAIRMAN & SENIOR

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