C E D O S SI ER E S T P U BL I É PAR S M AR T M ED I A E T N'EN G A G E PA S L A R E SP O N S ABI L I T É D E S ÉD I T EU R S N I D E L A R ÉD A C T I O N D U V I F / L'E X PR E S S
LES 5 SENS MIEUX PERCEVOIR, MIEUX VIVRE
JUILLET 2017
CHRISTOPHE HERMANNS La technologie? Oui, mais pas trop
ALAIN THIRY Cinq sens à explorer pour une réussite scolaire
Une nouvelle sensation
La réalité virtuelle est arrivée
La peau
Comment préserver notre plus grand organe?
Handicaps sensoriels
MAXIMILIEN DIENST
Quand les sens ne fonctionnent plus
Découvrez-en plus fokus-wallonie.be #les5sens
« Celui qui ne sait pas manger ne sait pas cuisiner, celui qui ne sait pas prendre du plaisir, dans n'importe quel domaine, ne saura pas en donner. »
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Centre ville Leuven
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ÉDITO ALAIN THIRY
FOKUS-WALLONIE.BE Bonne Lecture
Cinq sens à explorer pour une réussite scolaire Nos cinq sens sont le substrat de notre pensée. Ils sont constitués de séquences d’images, de sons, d’émotions et de notre petite voix intérieure. Plus nous avons de fluidité parmi ceux-ci, plus on peut y apporter des performances que nous pourrons exploiter toute notre vie.
Morgane Lengele Project Manager
ÉQUIPE Country Manager:
TEXTE ALAIN THIRY, PSYCHOLOGUE, ENSEIGNANT CERTIFIÉ EN PNL, DIRECTEUR DU CENTRE DE FORMATION « INTERACTIF », AUTEUR DE QUE SAIS-JE
Ruben Lancksweerdt Rédacteur en chef:
D
eux périodes d’apprentissage se succèdent chez les enfants avec des objectifs différents et complémentaires. Tout d’abord, l’enfant doit expérimenter pour se construire une représentation mentale du monde qui l’entoure; puis il devra développer des compétences cognitives utilisant ses sens lui permettant d’affronter les apprentissages scolaires. LA PREMIÈRE PERCEPTION maîtrisée par un bébé est celle de pouvoir repérer visuellement des mouvements autour de lui. Très vite, il
LES MEILLEURS UTILISENT toutes les opérations mentales dans une même heure de cours, mais pas à n’importe quel moment. Dans notre centre de formation « InterActif », nous
développe ses autres sens, comme repérer la voix de ses proches. Dans les premières années, ses expériences par le jeu, les exercices de psychomotricité, le sport… lui permettent de développer des compétences sensorielles qui lui seront utiles toute sa vie, comme par exemple l’automatisme mental d’imaginer un objet les yeux fermés et de réaliser que s’il le visualise plus loin, il le perçoit comme plus petit.
Dans les premières années de la vie, les expériences par le jeu, les exercices de psychomotricité, permettent de développer des compétences sensorielles
LE PREMIER DÉFI pour un enfant est donc d’explorer tout ce qui peut l’être pour acquérir les éléments sensoriels de base, pour pouvoir plus tard s’appuyer sur eux pour développer ses compétences d’apprentissage plus formel. En PNL (Programmation Neuro-Linguistique), nous nous sommes intéressés à ce qui caractérise les enfants brillants à l’école et ceux qui sont en difficulté scolaire. Nous observons qu’ils n’utilisent pas les mêmes stratégies cognitives.
montrons par exemple que pour mémoriser un mot d’orthographe, ils le regardent (visuel externe) en repérant les particularités, puis font l’effort de le visualiser dans leur tête (visuel remémoré) avant de l’écrire (kinesthésique). Alors que certains
« mauvais élèves » le regardent rapidement, puis essayent de se le répéter dans leur tête (dialogue interne) en l’écrivant. LE DIALOGUE INTERNE entraîne systématiquement une dysorthographie, voire une orthographe phonétique, qui ont l’air d’être résistantes aux efforts des enseignants et des parents, alors qu’il suffit de guider ces enfants dans les bonnes opérations sensorielles pour qu’ils redécouvrent la facilité à apprendre, même l’orthographe. Pourtant, le dialogue interne sera tout à fait pertinent au moment de réfléchir sur ce qu’on a compris de la leçon. Pour accompagner au mieux les enfants dans la réussite, il est nécessaire de se former aux quatre techniques PNL d’apprentissage: compréhension, mémorisation, réflexion, expression. Tout est dans la manière et le respect des étapes, en quelque sorte le secret d’une bonne formation, grâce aux sens.
CONTENU
Équipe éditoriale: Elise Lenaerts Angelika Zapszalka Photo en couverture: Jehanne Mol Layout: Baïdy Ly Impression: Roularta Smart Media Agency BE Leysstraat 27, 2000 Anvers Tel +32 3 289 19 40 meerinfo@smartmediaagency.be redactie@smartmediaagency.be
À PROPOS DE SMART MEDIA Smart Media est un acteur de renom en matière de content marketing et de native advertising. Nos campagnes paraissent sous forme numérique mais
04 La réalité virtuelle, plus vraie que nature
également en format print dans les journaux majeurs. Une priorité mise sur
05 Bien dans sa peau
04
08 Interview: Maximilien Dienst
05
le sujet, des médias créatifs: ce sont nos ingrédients pour vous assurer une visibilité percutante auprès de votre
12 La panne des sens
groupe cible. Grâce à nos contenus
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qualitatifs, nous veillons à ce que vos clients, nos lecteurs, passent à l'action.
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Christophe Hermanns: La technologie? Oui, mais pas trop
Longhi Pietro, Il farmacista, tela, 59 x 48, cat. 467 © Archivio fotografico Gallerie dell’Accademia, “su concessione del Ministero dei beni e delle attività culturali e del turismo. Museo Nazionale Gallerie dell’Accademia di Venezia”
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Elke Ramsdonck
500 ans d’histoire de la médecine
21|06 > 17|09 2017
MUSÉE « L A BOVERIE » DE LIÈGE www.chuliege.be/expo-lecon-anatomie Une coproduction du Centre International d'Art et de Culture (CIAC) de la Ville de Liège, du Centre wallon d’Art Contemporain et du CHU de Liège. Dans le cadre du 30e anniversaire du CHU de Liège.
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à Bruxelles, au Mont des Arts
En Belgique, 1 personne sur 30 souffre de psoriasis, soit près de 400.000 personnes touchées par la maladie. Le psoriasis est une maladie inflammatoire, chronique, non contagieuse. Cette affection se caractérise par des plaques de couleur rouge foncé, couvertes de squames argentées ou blanches. N’importe quel endroit du corps peut être atteint mais plus particulièrement le cuir chevelu, les genoux, les coudes, les mains et le bas du dos. Femmes, hommes et enfants peuvent être atteints. 30% des personnes psoriasiques développent également de l’arthrite psoriasique. Parce qu’il est visible, le psoriasis est vécu par les patients comme une différence Il représente non seulement un frein majeur au bien-être physique mais provoque également des conséquences sur le plan psychologique et social de la personne affectée.
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Mal connue du grand public, cette affection est souvent associée à tort à des problèmes d’hygiène, à une maladie contagieuse ou allergique. Les patients euxmêmes sont parfois également mal informés des aspects pratiques de leur maladie et de la manière dont on peut vivre en sa compagnie. Même si cette maladie reste incurable, la médecine fait d’énormes progrès et la panoplie de traitements s’est diversifiée. Notre association Psoriasis-contact promeut des conseils utiles pour améliorer la qualité de vie des patients et les aider à mieux vivre au quotidien. Une lettre d’information gratuite aborde la maladie. Psoriasis-contact asbl Dieweg 45, 1180 Uccle • 02/3723767 info@psoriasis-contact.be • www.psoriasis-contact.be http://www.facebook.com/PSORIASISCONTACT/
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FUTUR PERCEPTION
FOKUS-WALLONIE.BE
L'image transmet de l'émotion, celles avec un être humain, un bébé, ou même un animal attirent plus le regard que les natures mortes - LAURENT RIGHETTI
La réalité virtuelle, plus vraie que nature Notre perception visuelle est aujourd'hui fortement sollicitée, en raison principalement d'Internet et des réseaux sociaux comme Facebook ou Instagram. Une tendance qui se confirme avec l'arrivée massive de la réalité virtuelle dans notre vie de tous les jours. TEXTE ELISE LENAERTS
À
l'heure actuelle, les images ont littéralement envahi notre quotidien. Plus aucune marque n'envisage son existence sans une publication accompagnée d'une image sur les réseaux sociaux. La preuve, Instagram est devenu le 3e réseau social en Belgique et a gagné un million d'utilisateurs en un an. POUR SE DÉMARQUER, il existe plusieurs stratégies. « L'image transmet de l'émotion », selon Laurent Righetti, Content Strategist. « Celles avec un être humain, un bébé, ou même un animal attirent plus le regard que les natures mortes. La couleur rouge, également, est puissante, au niveau de la perception visuelle. » Pour optimiser un compte Instagram, LinkedIn ou Facebook, il faut donc proposer des images attirantes,
mais aussi, sur Instagram, réunir les bons hashtags. « C'est un vrai boulot, il ne faut pas croire que les personnes qui réussissent sur les réseaux sociaux n'ont pas travaillé derrière chaque photo », conclut Laurent Righetti. NOTRE PERCEPTION VISUELLE est donc de plus en plus sollicitée et risque de l'être encore davantage avec la réalité virtuelle. Casque vissé sur la tête, elle nous immerge dans un monde aux possibilités quasiment infinies, pour brouiller notre perception et nous emmener dans des endroits inédits. « Par réalité virtuelle, on entend le fait de se plonger dans un environnement recréé numériquement et de pouvoir interagir physiquement avec celui-ci grâce à une combinaison d'éléments, comme un casque de réalité
virtuelle, ordinateur, capteurs… », explique Frédéric Verbaert, gérant de Virtual Cabs à Tournai, le premier espace dédié à la réalité virtuelle en Belgique. L'EFFET DE LA réalité virtuelle est de plus en plus saisissant pour nos sens. « L'évolution de la technologie permet de peu à peu diminuer la frontière entre le réel et le virtuel par l'ajout d'odeur, de ressenti du climat, etc. », poursuit Frédéric Verbaert. Confortablement installé dans un fauteuil, on peut donc plonger dans les fonds marins ou escalader l'Everest, deux expériences proposées par Virtual Cabs. Pas étonnant que le marché explose depuis quelques années! Une étude de la société anglaise CCS Insight réalisée en 2015, montrait que le marché pourrait
représenter plus de 3,5 milliards d'euros d'ici 2018. COMME TOUTE NOUVELLE technologie, la réalité virtuelle pose question quant aux risques éventuels. Frédéric Verbaert se veut rassurant: « Les études ne permettent pas encore de bien évaluer les risques concernant cette technologie, mais on peut déjà se référer aux avertissements de santé des supports 2D classiques, comme télévisions, ordinateurs et smartphones. » En clair, il ne faut pas en abuser, car l'utilisation de ce genre d'objets, source très importante de lumière, pourrait dessécher la cornée. Certains pointent également du doigt les vertiges et maux de tête, aujourd'hui résolus par la plupart des casques d'immersion totale. Les fabricants conseillent d'ailleurs eux-mêmes de faire des pauses de
15 minutes entre chaque heure d'utilisation comme on le fait déjà avec d'autres écrans. MÊME SI LES jeux vidéos se sont emparés les premiers de la réalité virtuelle, ils ne sont plus les seuls à pouvoir en bénéficier. Pour Frédéric Verbaert, « elle peut, en effet, nous permettre de nous développer grâce à des mises en situation dans lesquelles on peut se tester sans prendre de risques réels mais aussi d'apprendre à mieux connaître ses limites ou même à lutter contre ses phobies comme la peur du vide, des transports en commun et autres. » La réalité virtuelle peut donc intervenir dans de nombreux domaines comme le médical, l'industrie, l'éducation, l'art ou encore les sciences. Une chose est sûre, elle a encore de beaux jours devant elle!
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LE SOIN FOCUS
#LES5SENS
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Bien dans sa peau
La peau est essentielle au corps humain, il est donc primordial de la préserver. Pour conserver une belle peau, les spécialistes conseillent de la protéger du soleil, la cause principale du vieillissement, via des gestes simples, à adopter le plus rapidement possible. TEXTE ELISE LENAERTS
L
a peau est l'organe le plus grand du corps humain, elle représente environ 16 % de notre masse corporelle! Il est donc important de la soigner correctement. Pour éviter le cancer, bien sûr, mais également par souci esthétique. Le vieillissement cutané est inévitable, c'est un fait, mais on peut le retarder ou en atténuer ses effets en adoptant les bons gestes, au quotidien. LA PEAU DE notre visage, notamment, est fortement exposée aux attaques diverses. « Le premier facteur de vieillissement cutané, ce sont les rayons UV du soleil », explique la dermatologue Mary Lowy. Il est donc fortement recommandé de ne pas trop s'exposer, mais surtout de se protéger des rayons en utilisant des crèmes solaires à indice suffisant. « Si vous avez un phototype de peau 1 ou 2, ce qui correspond à une peau blanche, vous pouvez appliquer un indice 30 », conseille le médecin. Et on ne le répétera assez, les crèmes solaires n'empêchent pas de bronzer. SI LE SOLEIL reste le premier responsable du vieillissement naturel de nos cellules, d'autres éléments liés à notre mode de vie actuel peuvent accélérer la détérioration des cellules épidermiques. « Des études montrent que la pollution, les poussières et les microparticules, qu'on rencontre aussi bien en milieu urbain qu'à la campagne, accélèrent le vieillissement cutané », poursuit Frédéric Warzee, cosmétologue et responsable de la communication chez Detic, la
Société Royale Belge de Cosmétologie. Il existe donc des crèmes qui protègent de ces agressions en formant une barrière. Enfin, la génétique joue également un rôle. Nous ne sommes hélas pas égaux face aux rides... AUTANT METTRE TOUTES les chances de son côté. Pour garder une belle peau le plus longtemps possible, le rituel beauté doit être d'une simplicité enfantine. Frédéric Warzee conseille trois étapes quotidiennes: nettoyer, hydrater et protéger. « La première, le nettoyage, permet de
garder une peau douce et fine », détaille le spécialiste. Commencez donc par désincruster votre visage avec un savon doux, qui respecte le PH. « Ensuite, vous pouvez la dynamiser et la rendre plus élastique à l'aide d'un masque, car l'épiderme est constitué de cellules mortes dont il faut se débarrasser. » VIENT ALORS LA seconde étape, cruciale, qui consiste à hydrater. « On perd énormément d'eau par la peau, les produits empêchent donc celle-ci de s'échapper », informe
Le premier facteur de vieillissement cutané, ce sont les rayons UV du soleil - MARY LOWY
Tirez un trait sur les ridules labiales
ADVERTORIAL
Le soin des lèvres et de leurs contours est souvent délaissé. Alors que notre bouche est la partie la plus mobile de notre visage lorsqu’on mange, parle, etc. L’épiderme de nos lèvres est aussi plus fin que le reste de notre visage (3-5 couches de peau au lieu de 15). Ce qui implique qu’elles sont moins protégées contre les influences extérieures. De plus, nos lèvres ne contiennent pas de glandes sébacées, qui entretiennent la douceur et la souplesse de notre peau. Le vieillissement autour des lèvres se fait rapidement plus visible et se (re)marque, par exemple, par de fines et verticales ridules ainsi que des lèvres moins pleines plus nous avançons en âge.
Le nouveau traitement Nightly Lip de Dermalogica diminue les signes de vieillissement autour de la bouche, protège les lèvres contre leur dessèchement et augmente leur volume. Et, mesdames, dernière bonne nouvelle : cela se produit pendant que vous dormez!
Frédéric Warzee. Dans ce domaine, le cosmétologue conseille une crème de jour légère à appliquer le matin. « Les soins de nuit, plus forts, sont réservés aux peaux plus matures, une jeune femme n'en a normalement pas besoin », explique-t-il. Selon le docteur Lowy, le soin de nuit permet d'acidifier la peau. « L'actif le plus puissant est la vitamine A, qui n'est cependant pas à conseiller à tout le monde car elle peut provoquer de la couperose. » D'AUTRES FORMULES, À base d'acide glycolique concentré à 10 ou 15 % et d'acide ascorbique donnent des effets similaires. Frédéric Warzee conseille de bien lire les étiquettes des produits pour écarter les risques d'allergie. « Le citron, qu'on retrouve sous le terme limonène, notamment, est un allergène fréquent. » En cas de réaction, il suffit de consulter un dermatologue qui effectuera un patch-test pour déterminer le composant responsable. POUR CONSERVER UNE belle peau, il est aussi indispensable de la protéger. « À l'heure actuelle, beaucoup de soins hydratants contiennent également une formule protectrice », nous dit Frédéric Warzee. Cette dernière crée une barrière contre la pollution, les poussières et autres saletés. Et, bien entendu, protège des fameux rayons UV. « Attention, toutefois, un filtre UV, s'il diminue les sollicitations, ne remplace pas une crème solaire », met en garde le spécialiste en cosmétique. Mais c'est mieux que rien!
VÊTEMENT INTELLIGENT
Pour éviter d'attraper des coups de soleil, la meilleure arme reste la crème solaire. Il ne faut cependant pas oublier d'en remettre toutes les deux heures. Pour ce faire, la gamme de maillots Spinali Design est équipée d'un capteur étanche qui envoie, via une application sur IOS/Android, des alertes crème solaire. Le Neviano UV Protect s'adapte également à l'indice UV et au type de peau de la personne qui porte le maillot. Une belle innovation!
COSMÉTIQUES EN CAUSE
Aux États-Unis, une étude publiée fin juin par la Food and Drug Administration montre que le nombre de plaintes de consommateurs pour des effets indésirables provoqués par des cosmétiques ne cesse d'augmenter. D'après les chercheurs, ce phénomène serait attribuable au fait que ces produits n'ont pas besoin de l'aval de la FDA pour être commercialisés, au contraire des médicaments pharmaceutiques. C'est notamment le cas des soins capillaires Chaz Dean.
INTERVIEW MAXIMILIEN DIENST
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FOKUS-WALLONIE.BE
« La cuisine est un métier de plaisir » Candidat de Top Chef 2017, Maximilien Dienst a marqué les esprits par ses talents culinaires, mais aussi sa personnalité détonante. Nous l’avons rencontré dans le restaurant étoilé qu’il gère avec son père à Marenne, « Les Pieds dans le Plat », où il nous a confié sa perception de la bonne chère. TEXTE ANGELIKA ZAPSZALKA
C
liquetis de couteaux et de fourchettes, brouhaha. Sur la terrasse estivale, les clients dégustent allègrement leur repas pendant qu’en cuisine, Maximilien Dienst peaufine les dernières commandes. Faire plaisir au client, telle est sa devise et, fidèle au franc-parler qu’on lui connaît, il n’y va pas avec le dos de la cuillère pour l’exprimer.
Comment décrirais-tu ta cuisine? « Aux Pieds dans le Plat, on a une cuisine très classique, une cuisine de fond. Pas une cuisine de chichiteux. On n'est pas de ces restaurants étoilés qui font des petites lignes bien linéaires sur les assiettes. Ce genre de plat, c'est joli mais souvent, on se demande pourquoi tant de boulot pour un résultat aussi piètre. Chez nous, on trouve une cuisine gourmande, de goût. On préfère faire simple, mais faire bien. Comme le dit Bocuse: “Il est difficile d'être simple” (maxime du chef français Paul Bocuse reprise du peintre Vincent van Gogh, ndlr.). »
Quelles sont, selon toi, les caractéristiques d'une bonne assiette? « En tant que client, une bonne assiette est une assiette où l'on trouve un équilibre. Mais le plaisir de la table dépend avant tout de qui l'on est accompagné. Je me suis déjà rendu dans de très bons restaurants mais, mal accompagné, je me suis fait ch… Je préfère parfois moins bien manger, mais profiter d'une belle atmosphère créée par le restaurateur. »
PHOTO JEHANNE MOL
Une assiette avec équilibre. Qu’entends-tu par-là? « Une assiette, d’abord, c’est trois goûts. Après on peut dévier sur plein d’autres choses mais s’il y a plus de trois goûts, on ne s’y retrouve pas, ça devient de la branlette. Un équilibre, c’est un triangle isocèle. Un côté trop grand crée un déséquilibre. Je m'explique. Dans une assiette, chaque élément goûté séparément peut être très bon. Mais le tout, mis ensemble, peut ne pas fonctionner. C'est le piège dans lequel tombent beaucoup de chefs. Le plat signature, par exemple, c'est la plus grande
Le sel est important. La cuisine, ça ne doit pas être fade connerie que je n'ai jamais entendue. Tout ce qui est bon a déjà été fait! Et si c'est du jamais vu, c'est qu'il y a une raison. C'est comme le légume oublié... Si on l'a oublié, c'est qu'il y avait une raison de l'oublier! Bon, il y a peut-être aussi un problème de rentabilité avec ces légumes, mais il n'y a pas que ça. »
Tu as donné une définition d’une bonne assiette en tant que client. Et en tant que chef? « En fait, c’est la même chose. Ce que je prépare à mes clients est ce que je voudrais que l'on me serve à moi. Tous les chefs devraient fonc-
tionner comme ça. S’ils goûtaient ce qu’ils faisaient, de nombreux restaurateurs seraient meilleurs. Car on est souvent déçu! Parfois, lorsque je sors, je me dis que ce n’est pas possible que le chef ait goûté ce qu’il a préparé. Ou alors il se f... de moi, ce qui est possible aussi. Mais ce n'est pas compliqué de faire de la bonne cuisine! Il faut arrêter de se masturber, on n’est pas des stars du rock. Avant d'apprendre à cuisiner, il faut apprendre à manger. Celui qui ne sait pas manger ne sait pas cuisiner. Celui qui ne sait pas prendre du plaisir, que ce soit en cuisine, dans le sexe ou dans n'importe quel domaine, ne saura pas en donner. La cuisine est un métier de plaisir. »
Comment mettre en avant le goût des aliments tout en mangeant sain et équilibré? « Que veut dire manger sain et équilibré? À partir du moment où le plat est bien fait, bien préparé et qu’on ne se gave pas comme un porc, tout est sain. Ce n’est pas parce qu’il y a un kilo de beurre dans une sauce que ce n’est pas sain. On ne mange pas le kilo de beurre. Chez nous, on monte les sauces au beurre, ce n’est pas pour ça que ce n’est pas sain. C’est gras, c’est riche, mais ce qui est riche est sain. Il faut des graisses pour vivre. Ce qui est sain est ce qui est bon, tout simplement. C’est comme boire un verre, c’est sain. Mais quand je prends une cuite, c’est moins sain. Pourtant, moi, je m’en prends
Si on a oublié des légumes oubliés, c'est qu'il y avait une raison de les oublier
MAXIMILIEN DIENST INTERVIEW
#LES5SENS
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Une assiette, c’est trois goûts. S’il y en a plus, on ne s’y retrouve pas, ça devient de la branlette
QUELQUES GOUTTES DE CITRON quasi tous les jours. Mais je suis un gars très malsain (rires). »
Quel est, selon toi, le sens le plus important en cuisine? « Le plus important, c’est d’abord le goût, il ne faut pas se leurrer. Mais tous les sens comptent! Le goût, l'odeur... La présentation aussi est importante, mais ce n'est pas le plus important. Oui, on mange avec ses yeux et ça doit donc être beau, mais si le plat est beau et qu’au final, c’est dégueulasse, ça fait ch…! Je préfère quelque chose de moins beau mais de bon que le contraire. C'est comme les femmes. Parfois, elles sont belles et puis… tu es déçu quoi (rires). L’inverse, par contre, je n’ai jamais essayé (rires). »
Le mode de cuisson influence-t-il le goût des aliments? « Oui! À chaque aliment son mode de cuisson. Après, on peut toujours s’en détacher mais il existe quand même des règles pour chaque chose. Beaucoup ne le savent pas, alors que c'est très c…, mais pour savoir cuisiner, il faut d’abord connaître les règles. Il faut apprendre à être classique avant de prendre la liberté d’essayer de nouvelles choses. »
Est-ce que les condiments nuisent au goût des aliments? « Le sel est important. La cuisine, ça ne doit pas être fade. La meilleure cuisine du monde, si elle est fade, on ne se retourne pas dessus. C’est comme une femme. La plus belle femme du monde, si elle est fade, si
elle n'a pas un peu de peps, on ne se retourne pas. Parfois, on corse le plat. Certains vont dire: c’est trop salé. Non, c’est corsé. »
Quels conseils appliquer, pour manger équilibré et avec du goût? « Bien manger, ce n’est pas spécialement manger une salade ou aller chercher ses carottes dans ces chaînes de restauration rapide qui, en ce moment, s'ouvrent un peu partout là. Ça, c’est des trucs bobo-bio. Je mange tous les jours ce que je fais, pourtant je ne suis pas gros. Je commence à grossir, mais ça, c’est la bière, et ce n’est pas très équilibré (rires). Je pense que c’est plutôt la manière dont on mange plutôt que ce qu’on mange qui fait la différence. On peut manger une frite de temps en temps, une crasse, ce n’est pas grave. Il n'y a pas du cancer dans tout! Ça m’énerve qu’on inquiète tout le temps les gens. Je ne vais pas vous dire: mettez dans votre assiette une protéine, un féculent, un légume. Je ne suis pas diététicien, docteur ou conseiller en santé. Moi, je suis là pour donner du plaisir au client. Et le plaisir passe aussi parfois par des petits vices. »
SMART FACT Si tu n’étais pas devenu cuisinier, tu serais devenu… « Gynécologue! (rires) Ou rentier, ça doit être pas mal aussi ça. Les Pieds dans le Plat, ce n’est pas le cul dans le beurre. »
Le citron est un exhausteur naturel de goût. Quelques gouttes de son jus suffisent pour exalter toutes les saveurs d’un plat. C’est notamment la raison pour laquelle il est largement utilisé dans la confection des desserts. Petite astuce de chef: pour relever le goût des fraises, pressez par dessus quelques gouttes de citron. Attention, pas trop. Il s’agit de réveiller les saveurs, pas de les masquer. N’hésitez pas non plus à verser un zeste de jus dans votre milk-shake à la banane, il n’en sera que plus gourmand.
UMAMI, LA CINQUIÈME SAVEUR
Vous connaissez certainement les quatre goûts fondamentaux : le salé, le sucré, l’amer et l’acide. Mais avez-vous déjà entendu parler de l’umami? Identifié par un chercheur japonais au début du 20e siècle, ce cinquième goût se traduit par « savoureux ». Il se retrouve dans de nombreux aliments, tels que les charcuteries, les fromages affinés, les oignons, les anchois ou encore la sauce soja, et serait responsable de cette envie pressante que l’on ressent de replonger sa fourchette dans le plat à la recherche d’une nouvelle bouchée.
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PANEL D'EXPERTS HANDICAPS SENSORIELS
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La panne sensorielle
Grâce à nos sens, nous pouvons voir, entendre et goûter le monde qui nous entoure. Privé de l’un d’entre eux, c’est toute notre perception de la réalité qui s’en trouve modifiée. Quelles sont les conséquences du handicap sensoriel? Comment s'en préserver? TEXTE ANGELIKA ZAPSZALKA
DR. FRÉDÉRIC SUTTO Ophtalmologue
DR. SOPHIE DAMMOUS
Médecin spécialiste en stomatologie, chirurgie orale et maxillo-faciale
PR. NAIMA DEGGOUJ
Médecin spécialiste en oto-rhinolaryngologie (ORL)
La perte du sens qui relève de votre spécialité peut-elle engendrer d’autres difficultés de perception?
« Un des exemples les plus simples est le mal de mer: les informations perçues par l’œil ne sont pas correctement perçues par l'oreille. Le dysfonctionnement entre les deux provoque un malaise. Si l'un des sens est perturbé, ou lésé, il est possible de ressentir des difficultés au niveau de l'équilibre, des vertiges ou autres. Néanmoins, ce qui est bien fait au niveau du corps humain, c'est que lorsqu'on perd un sens, les autres, souvent, s'intensifient. Ils compensent, en quelque sorte. Par exemple, certaines personnes mal ou non voyantes ont appris à se guider grâce à l'écholocalisation, comme les chauves-souris. D'autres ont acquis des compétences tactiles qu'elles n'auraient pas développées sans la perte de la vision.»
« Les pertes de goût et d'olfaction peuvent être liées. Mais c'est plutôt dans l'autre sens que cela se produit: la perte de l'olfaction peut donner une sensation de perte de goût. En cas de rhume ou de grippe, le patient a l'impression de ne plus goûter les aliments. Pourtant, ce ne sont pas les mêmes molécules qui stimulent les récepteurs olfactifs et les récepteurs gustatifs, mais tous participent à l'appréciation du goût des aliments. Aussi, la perte du goût ne provoque pas une perte de la sensibilité de la langue. En cas de perte de gustation pour une raison neurologique par exemple, la langue reste sensible à la pression, à la douleur, etc. Ce sont des fibres nerveuses différentes. »
« Perdre l'audition compromet la communication orale. Chez l'enfant, les surdités neurosensorielles causent des problèmes de codage qui ont un impact sur le développement de la langue orale. Le développement cognitif diffère aussi selon qu’il y ait ou non audition. De plus, un tiers à la moitié des enfants qui ont une surdité profonde de naissance souffrent d'une atteinte du vestibule (partie postérieure de l'oreille interne, ndlr.), qui contrôle l'équilibre physique et la stabilité visuelle. L'enfant peine alors à contrôler sa posture, à tenir la tête, à s’asseoir et à marcher. Cela aggrave les difficultés car, pour percevoir la langue, il faut regarder la personne. À l’école, il éprouve des difficultés d'apprentissage en raison d'un mauvais contrôle de la vision dynamique. »
La perte de ce sens doit-elle être considérée comme une sonnette d'alarme?
« La difficulté, c'est que la sonnette d'alarme devrait être déclenchée avant même la perte de la vision. Lors d'un glaucome, par exemple, qui est une maladie dégénérative du nerf optique, la personne ne se rend pas compte qu'elle perd la vue, et lorsqu'elle l'a perdue, il est déjà trop tard. Au quotidien, on est habitué à s'adapter et la vue est un sens qui parvient à bien compenser. Ce n'est que lorsqu'il n'arrive plus à compenser que les véritables problèmes apparaissent. Dès qu'il y a une perte de vision plus ou moins intense, même temporaire, il faut chercher à comprendre le problème afin d'éviter qu'il ne grandisse. Plus vite on réagit, plus on limite les dégâts, et plus les possibilités de traitement sont élevées. »
« Dans certaines pathologies neurologiques, des atteintes au niveau des nerfs peuvent provoquer une perte de goût. Une tumeur de l'hippocampe, par exemple, située dans le lobe pariétal où se situe la zone du goût, ou une lésion au niveau du cortex pariétal où se situe l'interprétation consciente du goût. Mais c’est rarissime. Certains cas de paralysie faciale peuvent aussi s’accompagner d’agueusie. Le plus souvent, ce sont des maladies comme le diabète ou la mycose chronique en bouche, ou encore des carences en vitamines et en minéraux qui provoquent une altération du goût. Ce symptôme vaut donc la peine d’être signalé lors des visites médicales, afin d'aider le médecin à poser son diagnostic. »
« À tout âge, les problèmes d'audition entraînent des difficultés communicationnelles, émotionnelles et sociales. Si, soudainement, on a l'impression que les gens autour de nous n'articulent plus, c'est souvent parce qu'on commence à avoir une presbyacousie: une difficulté à percevoir les fréquences aiguës. Les premiers signes sont généralement une diminution des capacités auditives dans le bruit. Chez l'enfant, un retard de langage ou des troubles du comportement peuvent alerter. Il faut aussi vérifier l'audition si l’enfant présente des traits autistiques. Les traits vont être plus marqués s'il entend moins bien et, chez l'enfant autiste, la prise en charge est plus compliquée en cas de problèmes auditifs. »
Existet-il des remèdes pour lutter contre la perte de ce sens?
« Le meilleur remède est l'apprentissage, c’est pourquoi les campagnes de sensibilisation sont essentielles. Souvent, les personnes se rendent directement chez l'opticien pour des tests de vue ou pour changer de paire de lunettes. C'est bien, mais le souci est que, dans cette perspective, seul l'aspect physique, optique de l’œil, est pris en compte. Et non l'aspect médical. Or, l’œil fait partie intégrante du corps dans son ensemble, c'est un organe et il doit être évalué comme tel. Il est donc important de sensibiliser la population au fait qu'elle doit procéder à des contrôles ophtalmologiques réguliers, en cabinet ou à l'hôpital. Et surtout, ne pas tarder à consulter dès l’apparition d'une anomalie. »
« Le remède de la perte du goût est le traitement de la cause. Une perte de goût sans cause connue ou déterminée n'existe pas. Elle est toujours le symptôme de quelque chose. Malheureusement, si elle peut être expliquée, la perte de goût ne peut pas toujours être traitée. Seule une bonne hygiène de vie et l'absence de tabac permettent de préserver au mieux le sens du goût. Mais rien ne peut, par exemple, ralentir la perte des bourgeons gustatifs liée à l'âge. Notons cependant que, des cinq sens, le goût est le moins fréquemment atteint. Ou peut-être les patients s'en plaignent moins souvent parce que l'agueusie est un trouble assez discret, ou qu'ils apprennent à vivre avec elle plus facilement qu'avec la perte d'un autre sens. »
« Le premier remède est la prévention. Une des causes de nombreux problèmes auditifs chez les jeunes est l'environnement sonore. Il provoque des pertes d'audition mais aussi, et c'est bien plus fréquent et handicapant, des acouphènes. Il faut vraiment sensibiliser la population à protéger ses oreilles lorsqu'elle s'expose à de fortes intensités sonores, en mettant des bouchons lors des concerts par exemple. En cas de problème d'oreille interne, le recours à un appareil auditif ou, dans certains cas, à un implant cochléaire est possible. Pour l'oreille externe et moyenne, on corrige le plus souvent le problème par la chirurgie ou, si cette dernière n’est pas envisageable, par un appareillage auditif. »
ACOUPHÈNES ACTUEL
#LES5SENS
Les jeunes se font tirer l’oreille Un concert, un lecteur MP3 vissé au tympan : attention aux décibels poussés à fond, ils sont dommageables pour l’audition. Et de plus en plus de jeunes souffrent d’acouphènes. Permanents ou intermittents, ceux-ci sont toujours dérangeants. Comment savoir si vous aussi êtes victime de ces sons lancinants? TEXTE GABRIEL HAHN
J
ulien D., 28 ans, a fait partie pendant 3 ans d’un groupe de rock/metal. Répétant dans son garage sans aucune protection auditive, il souffre aujourd’hui d’acouphènes permanents. « Ma vie a ainsi pris un tournant… » L’acouphène, tinnitus en anglais, est une sensation auditive sous forme de sons, sifflements, tintements ou bruissements perçus uniquement par la personne affectée et qui n’a pas d’origine sonore. Signe potentiel d’une anomalie du système auditif, l’acouphène peut se déclarer de façon soudaine comme progressive. IL SE RÉVÈLE être soit un problème isolé soit en lien avec une pathologie. On peut ainsi entendre un sifflement « dans l’oreille » ou « dans la tête » jour et nuit sans aucun stimulus sonore externe. « Je ne peux plus écouter de la musique comme tout le monde », dit Julien D. « Et j’ai dû limiter ma pratique du tennis car cela me fatigue trop. » Il doit se reposer très régulièrement dans un environnement sans bruit. « Et je porte presque tout le temps des bouchons d’oreille pour atténuer les sons “naturels.ˮ » JULIEN D. N’EST pas le seul qui souffre d’acouphènes. Une étude de l’Université d’Anvers en 2012 indique que 18 % des jeunes de notre pays souffrent de bourdonnements d’oreilles à la sortie d’un concert, d’une boîte de nuit ou après écoute d’un lecteur MP3. Parmi eux, 2 sur 10 en subissent de façon permanente. D’après une étude récente de l'Université de Gand dirigée par Bart Vinck, les
cas d'acouphènes ont progressé de 12 %. « L’oreille encaisse des doses de son et les accumule. Sur 100 personnes en club, peut-être seules deux d’entre elles ressentent un souci instantanément. Mais d’autres sont touchées et emmagasinent des doses dont les dommages peuvent se manifester plus tard », explique Léon Delobbe, administrateur de l’association Belgique Acouphènes. « Si l’on écoute son MP3 puis que l’on va en concert ou en club, on multiplie les facteurs de risque. Si l’on est fatigué ou enrhumé, les symptômes peuvent se déclencher plus facilement. »
AU MOINS 1 jeune sur 5 serait concerné par les acouphènes en Belgique. Un véritable enjeu de santé publique. Le seuil de danger est estimé à 85 dB. Un lecteur MP3 à volume maximum atteint 100 dB, l’équivalent d’un marteaupiqueur. Une discothèque, un concert développent 100 dB - 105 dB et un réacteur d’avion franchit le cap des 120 dB, seuil de la douleur. Les jeunes représentent donc une population particulièrement à risque. Deux types d’acouphènes sont à distinguer. Les acouphènes
objectifs, qui peuvent être perçus par des personnes extérieures. Les acouphènes subjectifs, 95 % des cas, sont uniquement ressentis par le patient touché. Chez les jeunes de moins de 25 ans, l’exposition au bruit intensif, prolongée ou répétée provoque de graves lésions, parfois irréversibles, de l’appareil auditif. LES ACOUPHÈNES PEUVENT créer une forme d’isolement social, entraîner une baisse des résultats scolaires et même mener à la dépression. Il est donc important de savoir comment vous en
prémunir. Utilisez des bouchons d’oreilles en concert, en boîte de nuit et dans tout environnement bruyant. Dans ces situations, faites des pauses de 10 min toutes les 45 min. Certaines boîtes de nuit, qui proposent un environnement mieux préservé des risques, ont créé le label Quality Nights en Belgique. Boire de l’alcool ou consommer des drogues atténue la sensation de douleur auditive mais n’en empêche pas les effets. Évitez l’exposition prolongée au bruit, réglez votre MP3 à un volume raisonnable. Contactez les groupes de parole organisés par les associations. L. Delobbe: « Ces groupes permettent de dédramatiser le phénomène, de se sentir moins seul en partageant son expérience, de mettre des mots sur les maux. » SI DES SYMPTÔMES apparaissent, les premières 24 h sont décisives. Reposez vos oreilles au calme. Si les acouphènes persistent, consultez en urgence un ORL spécialiste en la matière. Les médicaments existants s’avèrent efficaces s’ils sont pris dans les 24 h suivant le traumatisme. Une « thérapie acoustique d’habituation » peut être mise en place pour mieux vivre avec cet inconfort. Relaxation, acupuncture ou méditation peuvent également se révéler des solutions très efficaces. Consulter un spécialiste vous permettra d’adapter votre traitement. Il vous aidera dans les démarches à entreprendre pour vivre plus sereinement avec vos acouphènes.
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10 TENDANCE NOURRITURE
Plan de l’alimentation avec intolérances
MIEUX VAUT PRÉVENIR QUE GUÉRIR
L’asbl Prévention des allergies est un acteur clé de prévention des allergies en Belgique. Elle assure une permanence téléphonique le mardi de 9h à 12h, joue un rôle de lobbying auprès des responsables politiques, mène de nombreuses campagnes d’information et de prévention sur les diverses allergies, publie chaque trimestre le périodique d’information Oasis Allergies (recevez un exemplaire gratuit en contactant l’asbl).
VERS DE NOUVEAUX TRAITEMENTS
Et si l’avenir passait par l’ « immunothérapie épicutanée »? Le laboratoire DBV a mis au point deux patchs nommés Viaskin Peanut traitant l’intolérance aux cacahuètes et Viaskin Milk pour l’intolérance au lait. Leur efficacité a été prouvée, ils seront commercialisés d’ici 5 ans d’abord aux États-Unis où l’arachide fait entre 100 et 150 morts par an. Le principe du patch est d’administrer une microdose d’allergène à travers la peau durant 3 ans.
SANS GLUTEN MAIS PAS SEUL
La maladie cœliaque (ou « cœliaquie ») est une maladie auto-immune définie par une intolérance aux aliments contenant du gluten. Son origine peut être génétique, infectieuse, virale ou bactérienne. Les personnes atteintes doivent suivre toute leur vie un régime strict sans gluten. L’allaitement maternel est reconnu comme une manière de s’en prémunir. La Société belge de la Cœliaquie informe les cœliaques, tient des permanences téléphoniques, publie le trimestriel Cœliaque-Info, distribue des produits sans gluten et organise une rencontre annuelle.
FOKUS-ONLINE.BE
Viande, lactose, gluten, arachides, sucre, graisses… Il s’avère parfois compliqué de surfer entre les aliments autorisés ou non, selon nos choix de vie, intolérances alimentaires et allergies. TEXTE GABRIEL HAHN
S
i végétariens et végétaliens font un choix strict, d’autres souhaitent simplement privilégier une alimentation équilibrée. Certains critères sont alors à respecter: grande variété d’aliments, quantités modérées, consommation régulière de fruits et légumes – qui diminuent le risque de maladies cardiovasculaires, de cancers et abaissent la pression sanguine – , alimentation riche en hydrates de carbone – comme des légumes secs, céréales, haricots, sucres, pain complet –, forte consommation de liquide, c’est-à-dire au moins 1,5 L par jour pour un adulte, et modération des graisses, qui ne sont utiles qu’en quantité raisonnable. Optez pour les produits bios et ceux des producteurs locaux qui garantissent fraîcheur et traçabilité. Marchés, petits commerçants et AMAP, paniers hebdomadaires d’aliments de saison et provenant des environs sont de bonnes résolutions. CÔTÉ INTERDICTIONS, il faut distinguer l’allergie de l’intolérance alimentaire. L’allergie est une forme particulière d’intolérance, qui active le système immunitaire. Une protéine de l’aliment problématique, appelée allergène, envoie au système immunitaire le signal de libérer des anticorps. Ces derniers vont euxmêmes lâcher des molécules, par exemple l’histamine, générant des symptômes comme l’éternuement, la toux, les démangeaisons. L’intolérance alimentaire peut entraîner des symptômes identiques mais ne concerne pas le système immunitaire. Concrètement, elle se définit par l’impossibilité pour l’organisme de digérer correctement une denrée. L’intolérant pourra donc consommer cette dernière à petites doses sans forcément s’exposer à de dramatiques conséquences. Ce n’est pas le cas pour l’intolérance aux sulfites et au gluten. SI UNE PERSONNE sur trois pense être allergique à un ou plusieurs aliments, la prévalence de l’allergie n’est pourtant estimée qu’à environ 2 % de la population. Bien que la
majorité des réactions allergiques restent bénignes, un nombre restreint d’individus s’expose à une réaction parfois mortelle, l’anaphylaxie. Elle se traduit par une très forte diminution de la tension artérielle pouvant aller jusqu’à l’ar-
rêt cardiaque. Certaines allergies ont la faculté de disparaître ou de s’estomper avec le temps comme celles au lait de vache et aux œufs. D’autres comme celles aux légumes, noix, poissons ou fruits de mer peuvent persister tout au
J’ai contacté des associations de malades qui s’indiquent les restaurants sans gluten ou les supermarchés proposant des produits adaptés — MATTHIEU M.
long de la vie. À partir de 3 ans, 80 % à 90 % des enfants ne sont plus allergiques. Les enfants de parents ayant une allergie alimentaire ont deux fois plus de risques d’en présenter une à leur tour. PARMI LES INTOLÉRANCES les plus communes, on trouve celle au lactose ou « sucre du lait ». La lactase, enzyme produite par l’intestin transforme normalement le lactose en sucres simples. Or 70 % de la population (5 % en Europe) ne produit pas suffisamment de lactase et subit donc une certaine forme d’intolérance. Récemment mise en lumière par le numéro 1 mondial de tennis Novak Djokovic, l’intolérance au gluten touche, elle, une personne sur 100. Il s’agit d’une maladie de l’intestin, certains ne tolérant pas cette protéine que l’on retrouve dans des céréales telles que l’épeautre, le froment, le seigle, l’avoine et l’orge. Faiblesse, perte de poids, diarrhée et crampes abdominales en sont les principaux symptômes. Mathieu M., 34 ans, a de l’expérience en cette matière. « J’ai découvert, il y a 5 ans, mon intolérance au gluten. Depuis je ne fais plus mes courses ni la cuisine de la même manière. » Son tuyau? « Les épiceries bios. Mais aussi les associations de malades qui s’indiquent les restaurants sans gluten ou les supermarchés proposant des produits adaptés. » COMMENT MIEUX VIVRE avec ces contraintes? Une fois qu’elle est identifiée, la seule façon de prévenir une allergie est d’écarter l’allergène de son alimentation et son environnement. Pour l’intolérance, une simple diminution des quantités ingérées peut s’avérer efficace. Bonne connaissance des aliments qui vous sont néfastes et lecture attentive des étiquettes alimentaires sont nécessaires. L’aide d’un diététicien peut s’avérer également précieuse. Bien cuire les aliments, préparer les plats soi-même, acheter des produits de qualité si on le peut, être vigilant au restaurant, autant de réflexes à privilégier.
CHRISTOPHE HERMANNS CHRONIQUE
#LES5SENS
La technologie? Oui, mais pas trop Les nouvelles technologies font désormais partie intégrante de notre quotidien. Autant indispensables qu’incontrôlables, quel est leur réel impact sur la société actuelle? TEXTE CHRISTOPHE HERMANNS, CEO DE VIGO UNIVERSAL
D
epuis toujours, notre rapport aux technologies est quelque peu ambigu… Elles nous fascinent et à la fois nous effraient. Cette peur est notamment entretenue par la presse, relayant par exemple des cas extrêmes de dépendances, mais aussi par le cinéma, les mettant en scène de façon négative dans les films grand public. Leur vocation première est pourtant celle de rendre notre vie… meilleure! ÉVIDEMMENT, LA TECHNOLOGIE a eu une influence sur notre vie actuelle. Nous ne vivons plus en 2017 comme nous vivions il y a 50 ans. Le progrès technique nous permet d’évoluer constamment dans de nombreux domaines tels que l’énergie, les transports, les soins de santé, la formation, la sécurité, l’accès à l’information… COMME TOUTE CHOSE, des failles et des dérives existent. Les technologies portables telles que les ordinateurs et les smartphones ont bouleversé nos rapports de communication. Nous évoluons dans une société impatiente, adepte du « tout » et « tout de suite ». Libre à nous d’utiliser ces outils et, le cas échéant, de les utiliser à bon escient. En effet, pendant que certains sont accrochés en permanence à leur téléphone portable, d’autres décident de ne pas s’équiper de smartphones. DANS DE NOMBREUX cas, les techniques émergentes peuvent développer nos sens. La science a permis, à plusieurs reprises, d’améliorer les caractéristiques physiques de l’Homme. L’im-
pression 3D se développe de plus en plus dans le secteur médical facilitant la vie des chirurgiens. L’arrivée du smartphone a vu naître de nouveaux systèmes économiques tels que l’ubérisation, la bockchain a permis de créer des monnaies alternatives qui ne sont plus gérées par les banques. DE NOMBREUX OBJETS connectés voient également le jour pour le grand public tels que le bracelet connecté qui contrôle votre rythme cardiaque, le thermostat connecté qui vous permet de réaliser des économies d’énergie, la brosse à dents et le thermomètre intelligents, etc. EN CONCLUSION, FACE à n’importe quelle innovation, l’Homme peut réagir de différentes manières. Il y a les enthousiastes, ceux qui se projettent dans le futur. Les dubitatifs, ceux qui n’y prêtent pas attention. Et pour finir, les récalcitrants. Ces derniers sont souvent ceux qui font le plus de bruit. C’est l’une des raisons de la peur infondée que nous pouvons observer envers les technologies. UN NOUVEAU CHALLENGE s’ouvre alors aux acteurs du numérique. Ils jouent désormais un rôle important dans l’évangélisation de ces technologies d’avenir afin d’inviter l’Homme à la réflexion et à l’ouverture d’esprit vis-à-vis du progrès technologique pour qu’il puisse mieux appréhender le monde qui l’entoure. Une chose est sûre, l’urgence actuelle est de réfléchir aux moyens d’accompagner l’innovation sans trop la restreindre.
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IL EXISTE DES ALTERNATIVES ! LES INITIATIVES QUI PROFITENT À LA MOBILITÉ EN BELGIQUE ? NOUS LES ENCOURAGEONS ! IL EST TEMPS DE LAISSER CHACUN S’EXPRIMER DANS LE DÉBAT SUR LA MOBILITÉ. SAVIEZ-VOUS QU’UN CLIENT INTERROGÉ SUR QUATRE EN WALLONIE ET À BRUXELLES A RÉGULIÈREMENT RECOURS À UN MOYEN DE TRANSPORT ALTERNATIF, PRINCIPALEMENT POUR ÉVITER LES EMBOUTEILLAGES ? ENSEMBLE, NOUS TROUVONS UNE SOLUTION DE MOBILITÉ EFFICACE POUR TOUS. SUIVEZ TOUTE L’ACTUALITÉ DE LA MOBILITÉ SUR MOBILITYCOMMUNITY. SUR MOBILITYCOMMUNITY.ALDAUTOMOTIVE.BE.
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