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Fokus Joyeuses Fêtes

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C E D O SS I E R E ST P U B L I É PA R S M A R T M E D I A E T N ' E N G AG E PA S L A R E S P O N S A B I L I T É D E S É D I T E U R S N I D E L A R É D AC T I O N D E L A D E R N I È R E H E U R E

DEC ‘20

Felix Radu

Une année pour se retrouver

Rigolez ! C’est permis ! Zidani sème la zizanie

Silent Jill

Mes fêtes infernales

GUIHOME

« Je veux essayer de vivre plus intensément les relations humaines, les petits moments de détente ensemble.» DÉCOUVREZ-EN PLUS SUR FR.FOKUS-ONLINE.BE • #FOKUSFÊTES

Pronti, la marque belge de chaussures vous souhaite de joyeuses fêtes 2020 ! Tentez de remporter une carte cadeau d’une valeur de 200€ ! Envoyez-nous votre anecdote de Noël la plus drôle en scannant le QR code. Nous annoncerons les 4 gagnants le 23 décembre. Retrouvez-nous également sur les réseaux sociaux ! WWW.PRONTI.BE

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ÉDITO

FR.FOKUS-ONLINE.BE

Felix Radu

L’année que je voulais, l’année qu’il me fallait Cette année, j’espérais partir. Loin. Disparaître. Ou plutôt, me retrouver. C’est ça. Changer d’air, et d’horizon.

E

de l’alarme incendie quand tu oublies un plat au four.

mbarquer avec moi quelques amis, peut-être. Et des livres. En espérant être trop occupé pour les ouvrir. Ne rien écrire. Ne pas décrocher mon téléphone. Enchaîner plusieurs fêtes de nouvelle année. En faire un marathon d’adieux. J’aurais voulu pourchasser ma liberté, qu’elle cesse de m’échapper. Que je la prenne de vitesse. Par surprise. Puis être sur scène. Et jouer. Être davantage au théâtre que dans la vie. Vivre par passe-temps, pour prendre un peu l’air, et retourner au plateau. Cette année, je ne suis pas parti. J’en ai profité pour ranger un peu l’appartement, défaire les derniers cartons d’emménagement, devenus meubles. J’ai appelé ma mère. Ça m’a fait du bien de l’écouter. Je me suis ennuyé. J’ai compté le nombre de planches qui composent mon plancher. 1233. Ça ne sert à rien, mais ça anime les soirées. J’ai commencé à lire des livres que je m’étais promis de lire un jour. J’ai réalisé que je ne m’étais jamais réellement fait à manger. Maintenant, je connais le gout du curry et de la coriandre ; et le bruit

Je n’ai pas eu l’année que j’aurais souhaité. Peut-être ai-je eu l’année dont j’avais besoin ?

Pour les fêtes,

le don de sang est aussi un cadeau

Chaque semaine, je rationne mes balades. Pour éviter de trop sortir. J’ai dessiné un itinéraire qui passe par le parc et finit au supermarché. Je n’ai jamais marché aussi lentement. Elle est belle ma rue en fait. D’ailleurs, j’ai rencontré mes voisins de palier pour leur emprunter un rouleau à pâtisserie. Depuis, on se dépose des bouts de choses cuisinées devant la porte. Pour se voir sans se croiser. En vérité, c’est long une journée quand on ne lui court pas après. Hier, j’ai repensé à cette phrase de Magritte au sujet de la poésie. Retrouver la poésie étrangère dans le familier. Et ça m’a fait sourire. Je n’ai pas eu l’année que j’aurais souhaitée. Peut-être ai-je eu l’année dont j’avais besoin ? Comme ces vagues en bord d’océan qui nous frappent, nous font chavirer, avant de nous ramener à la rive. Je suis assis sur la plage, trempé d’avoir lutté, et je scrute l’horizon. J’avais oublié. Comme c’est beau un soleil qui tente de se lever. TEXTE FELIX RADU COMÉDIEN, CHRONIQUEUR RADIO

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Zidani en fêtes Les recettes du chef Interview : GuiHome Le bon goût de chez nous Le bel esprit des fêtes Conso : de nouvelles habitudes ? Dress code 2021 Interview : Edouard Vermeulen La Belgique dans l’assiette Volontariat : pourquoi pas moi Seeds of Happiness Offrir une petite révolution Panel d’experts : fêtes d’influenceuses Cocoonez chez vous Silent Jill

ÉQUIPE. COUNTRY MANAGER

CHRISTIAN NIKUNA PEMBA RÉDACTRICES EN CHEF

ELLEN VAN HOEGAERDEN JULIE GARRIGUE CREATIVE DIRECTOR

BAÏDY LY ÉQUIPE ÉDITORIALE

BASTIEN CRANINX ANGELIKA ZAPSZALKA LOUIS MATAGNE ROSALIE VAN HOOF CÉLIA BERLEMONT PHOTO EN COUVERTURE

GUIHOME IMPRESSION

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OPTIMISME

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En 2020 : prenez les fêtes du bon côté L’angoisse des fêtes est, cette année, doublée de la peur de les annuler... La clé ? Refuser le fatalisme et voir le verre à moitié plein. Cédez à l’humour et à la dérision grâce à l’humoriste belge Zidani, qui décrypte pour vous ces fêtes hors normes. Attention, second degré requis.

D

ire que les fêtes de fin d’année 2020 seront différentes des précédentes est un véritable euphémisme. Pourtant, qu’on se le dise : morosité et belgitude ne font jamais bon ménage. Optez plutôt pour une bonne tranche dérision et riez un bon coup. Haut les cœurs ! Pensez aux avantages ! Selon une étude réalisée par Deloitte (2018), vous auriez dépensé en moyenne pas moins de 441 € pour les fêtes de fin d’année. Cadeaux, nourriture et boissons, ça chiffre ! En 2020, oubliez les cadeaux. Rien ne vous y oblige plus ! Rangez votre portefeuille ! Et si l’envie vous prend tout de même de le sortir, faites-vous plaisir. « Prévoyez un budget literie, livres et surtout skis », conseille Zidani. « Et si vous aviez acheté des kayaks, utilisez-les comme luge ! » Parce qu’une année comme celle-ci ne peut se finir qu’en véritable tempête de neige. « Et puis après tout, une combinaison et un masque de ski seront particulièrement en cette période de gestes barrières. » La limitation de votre bulle sociale vous pose un problème éthique ? C’est vrai qu’il faudra choisir entre tonton Gaston (et ses blagues reloues) et tantine Claudine (et ses migraines plaintives). Quel dilemme... Deux solutions s’offrent à vous : la 1ère, faites éclater votre bulle de confort et prévoyez des vidéocalls endiablés avec vos best friends et toute la famille

(oui, même tonton et tantine). Ou, 2e solution, pratiquez le tri sélectif : « ce n’est pas le moment de faire une grosse fiesta, donc osez enfin assumer

d’inviter ceux qui font les plus beaux cadeaux... Quant à savoir ce que vous allez manger, soyez ra-tion-nel, comme le martèle Zidani.

Zidani

Il faut toujours être dans un état d’optimisme formidable parce que ça n’a aucun intérêt d’être malheureux. — ZIDANI, HUMORISTE BELGE

que vous aimez passer vos fêtes seul ! Ne vous sentez plus obligé d’inviter des gens pour marquer le coup ! » propose Zidani. Encore que de mauvaises langues vous conseilleront

« Il est complètement crétin de vouloir faire la cuisine soi-même quand on ne sait pas cuisiner. De toute manière, à la fin du confinement, on aura tous fait une

belle indigestion. Et pensez à éviter la dinde : histoire qu’elle, au moins, passe une bonne année ! » Les marchés de Noël et les foires ? Condamnés également. Pas de balade entre les lumières aveuglantes, les musiques de Noël et la foule de badauds. Et ça, pour Zidani, c’est la meilleure nouvelle du confinement ! « Ça pue la frite et la choucroute ! C’est quand même le seul lieu que tu traverses pour aller prendre ton métro où tu prends 5 kilos en 5 minutes... » Son idée pour endiguer ce problème les prochaines années ? Ouvrir ces marchés de Noël toute l’année, mais en faire des parcs privés. « Ben oui, comme Walibi ! Bon, on n’aura plus l’occasion de s’acheter un beau chapeau. Mais Damart fait aussi de la livraison à domicile, hein ! » Enfin, si vous sentez que rater Noël et le Nouvel An cette année pourrait vous briser le cœur, ne tergiversez pas! Acceptez l’alléchante proposition de Frédérique Jacobs, cheffe du service d’infectiologie à l’hôpital Érasme : reportez vos célébrations de fin d’année en juillet-août 2021 ! Une idée qui ne déplaira pas à notre humoriste : « quelle idée déjà d’avoir mis les fêtes de fin d’année en décembre. On fête Jésus, d’accord ! Mais là où il est né, il faisait bon toute l’année. La proposition est donc plus qu’intelligente ! » TEXTE BASTIEN CRANINX


A L L ER O Ù L’INSPIRATION V O U S EMM È N E

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GIMBER: un concentré de gingembre naturellement puissant

prouvés grâce au gingérol qu’il contient. Comment le boire ? Mélangez 30 ml de GIMBER avec de l’eau pétillante et décorez selon votre inspiration personnelle. Aussi délicieux avec de l’eau chaude, dans des mocktails ou des cocktails ou dans des préparations culinaires.

« Est-ce que vous aussi, il vous arrive de ne pas avoir envie d’alcool mais de ne pas vouloir non plus d’une boisson rafraîchissante sucrée ou d’un énième jus ? Pour ma part, j’ai longtemps cherché une boisson sans alcool avec du caractère et un jour de 2017, j’ai eu l’occasion de boire un jus de gingembre dans le Sud de la France. Ma femme l’avait trouvé sur un petit marché. Soyons francs : c’était imbuvable, mais le caractère qu’il dégageait m’a attiré. Une fois rentré à la maison, j’ai essayé de mélanger le gingembre avec toutes sortes de choses, avec un succès mitigé. Jusqu’à ce que un jour de novembre où les bons ingrédients se sont enfin mariés dans un mélange « miraculeux ». Je m’en préparais une nouvelle bouteille chaque week-end et les amis qui passaient me dire bonjour étaient tous clairement intéressés par cette alternative à l’alcool, fruit de mes longues recherches. »

GIMBER est synonyme de changement. Pour commencer, dans ma propre vie. Quand j’ai concocté la première bouteille de GIMBER, j’étais vraiment au plus bas. Les crédits de mon compteur santé arrivaient doucement dans le rouge et je me suis écroulé au moment où j’avais bloqué deux mois de pause dans mon agenda surchargé. Heureusement, j’ai eu le bon réflexe à ce moment-là d’arrêter totalement le sucre, le café et l’alcool. La modification de mon style de vie a aussi provoqué un changement mental. J’ai commencé à chercher de nouvelles manières de donner un sens à ma vie et GIMBER correspond parfaitement à cette évolution. Ma vie a réellement changé et chaque bouteille que je vendais renforçait la confiance que j’avais en moi. J’ai commencé à voir quelle direction je voulais prendre et j’ai pris toute une série de décisions saines grâce auxquelles

GIMBER est un concentré naturel sans alcool qui regorge de gingembre biologique de qualité (38 %), de citron, d’herbes et d’épices qui surprendront vos papilles. Le gingembre est une des épices les plus saines pour votre corps, avec de nombreux bienfaits scientifiquement

DIMITRI OOSTERLYNCK Gimberman in chief

j’ai retrouvé l’énergie de mes vingt ans et une incroyable envie de vivre. Aujourd’hui, j’aimerais insuffler ce changement chez un maximum de personnes et prouver que le sans alcool peut aussi être super-cool. GIMBER s’adresse à ceux qui font le choix de la vie, de la nature et de l’aventure, ceux qui veulent sortir de ce cercle vicieux et écoutent leur corps.

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FOODIES

FR.FOKUS-ONLINE.BE

À la table des fêtes Yves Mattagne, chef reconnu, recherché, respecté en Belgique comme ailleurs, nous propose 10 recettes à mitonner. 10 recettes aux petits oignons qui vous feront saliver et pourront inspirer vos fêtes. Les recettes complètes sont à retrouver, et même à écouter, sur notre site internet ! Bon appétit ! RECETTES YVES MATTAGNE • TEXTE JULIE GARRIGUE

Les entrées Entrée de Saint-Jacques pour crudivores

Délice de Saint-Jacques, Foie gras et... Chicons

Une entrée recherchée avec des produits de haute volée pour commencer le banquet ? La proposition est originale et vous permettra d’entamer le repas sans faux pas : un carpaccio de Saint-Jacques recouvert d’une crème aigrelette aux huîtres et décoré de billes de concombre frais et de fines tranches de pomme verte acidulée. Quelques œufs de Hareng pour relever le tout d’un léger goût salé fumé.

Un mélange terre et mer à la belge ? La gastronomie belge peut s’enorgueillir de son incroyable variété : du plat réconfortant aux douceurs sophistiquées. Yves Mattagne nous propose une recette alliant l’élégance de produits d’exception à la douceur de l’enfance : noix de Saint-Jacques colorées et foie gras poêlé, déposés sur une assiette de chicons confits et beurre de pomme de terre à la noix de muscade. Régression assurée.

Œuf poché au whisky écossais

Huîtres gourmandes à la hollandaise

Une belle tranche de pain de campagne grillée et beurrée, un œuf poché, de la fleur de sel. L’histoire s’arrêterait là, elle nous ferait déjà envie. Que dire alors d’un œuf poché badigeonné de quelques gouttes du whisky écossais Auchentoshan, puis fumé au bois de hêtre... Accompagné d’un crémeux de champignons sauvages flambés aux cherry, cognac et porto, et d’une tranche de pain, pour n’en pas perdre une lichette !

Les huîtres : une tradition qu’on adore ou qu’on déteste. D’une recette, le chef réconcilie les deux clans : tout le monde se range derrière ces fruits de mer délicatement tiédis, enveloppés d’une feuille d’épinard blanchie, dont le goût iodé s’équilibre d’une gourmande cuillère de sauce hollandaise gratinée. Une poêlée de pousses marines apportera de la texture à ce plat, qui se déguste simplement : avec du pain.

&

Complice de vos

Fetes


#FOKUSFÊTES

FOODIES

Les Plats Bar de ligne, cocktail de vitamines et saké

Homard relevé et sa cour de coquillages

Il nous manque parfois l’imagination pour changer des plats qui reviennent chaque année et que l’on connaît sur le bout des doigts. Pourtant, peps et nouveauté surprendraient vos convives ! Que diriez-vous d’un petit carpaccio marin, aux délicieuses saveurs asiatiques ? Quartiers d’orange et pamplemousse et zestes de citron ajouteront une délicieuse acidité aux fines tranches de bar baignées d’un cocktail aux saveurs sucrées-salées.

En vrai prince de la mer, ce gros crustacé aux couleurs vives se présente avec toute sa cour, venue nombreuse pour l’occasion : coques, moules bouchot et bigorneaux. À chaque coquillage sa cuisson ! Leurs saveurs seront rehaussées d’une sauce au beurre piment et d’ail frit. Et si l’eau vous vient à la bouche, que vous rêvez de voir ces pinces trôner sur votre table cette année, craquez ! Le plaisir sera au rendez-vous.

La fondue savoyarde dans son petit pain

Langoustines acidulées

Plat hivernal, plat convivial, la fondue savoyarde se fait plus raffinée cette année. Des petits pains croustillants évidés, remplis au siphon d’une mousse de comté, beaufort et emmental ? Accompagnés d’une purée de pommes de terre parfumée à la noix de muscade et de quelques lamelles de truffe fraîche. Si cela ne vous fait pas encore fondre, n’oubliez pas les deux gouttes de kirsch lors de la dégustation !

Dans la famille des crustacés, la langoustine, avec sa carapace rosée et sa chair ferme, répond aussi présente, sous la bannière « saveurs d’ailleurs ». La belle vous promet des surprises : poêlée à l’huile de sésame, dressée sur un wok de légumes verts. On l’agrémente d’une mousseline aérienne au curry vert et yuzu et de quelques billes acidulées de pomme Granny Smith. Puis on l’arrose d’un jus vert au poivre frais.

Les desserts Crémeux chocolat, Coco Pops et plongée en enfance

Manguez-moi ces fruits !

Voici une alternative à la sacro-sainte bûche de Noël : une recette qui réchauffera nos cœurs d’adultes, adoucira celui de vos ados et scotchera vos enfants à leur siège ! Une généreuse crème au chocolat, arrosée d’un granité au café et d’un espuma vanillé, petite chantilly légère et mousseuse. On termine le montage par quelques croquants de Coco Pops au caramel et le tour est joué !

Le chef a une dernière proposition : réservée aux aventuriers des fêtes. Des raviolis de mangue, aux saveurs surprenantes et exotiques ! Fourrés d’une crème fouettée citronnée de yaourt grec, recouverts d’un granité rafraîchissant au gingembre, puis arrosés d’un jus léger aux parfums de mangue et de jasmin. Des saveurs vives qu’adoucira le sucre des amandes caramélisées et des Marshmallows faits maison !

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NOËLS EXOTIQUES

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A table dans le monde Fruits de mer, rôti en sauce et bûche de Noël font partie des mets les plus courants en Belgique. On écume ici quelques tables dans le monde, à la découverte d’autres traditions culinaires. Baleine, barbecue et bacalaos au programme.

L

es fêtes de fin d’année ne sont pas partout célébrées de la même manière. Une raison parmi d’autres est que Noël est d’abord une fête religieuse, et que 39 % de la population seulement serait d’obédience chrétienne. Cela étant, la tradition s’exporte de plus en plus en tant que célébration familiale, ce qui nous offre de drôles de repas, vus de chez nous. Le Japon ne célèbre pas, historiquement, Noël. Cette fête se confond même en partie avec celle des amoureux. Ce sont d’ailleurs traditionnellement les seuls qui s’offrent et reçoivent des cadeaux. Ces dernières années, Noël s’est implanté par la voix des expatriés européens, qui cherchaient à retrouver pour l’occasion les saveurs occidentales. Ils se sont tournés alors vers une compagnie de fast food bien connue pour son poulet frit. KFC a su rebondir dessus et propose un menu spécial Noël. Il est courant désormais que des familles entières en prennent à emporter ! Parmi les repas de Noël atypique, citons les barbecues au soleil. C’est le cas de l’Australie. Les températures dépassent les 30°C dans certaines parties de l’île. Alors on se retrouve sur la plage ou dans les parcs et on fait l’impasse sur le vin chaud. Les plateaux de fruits de mer sont, comme chez nous, une tradition en entrée. Mais les Australiens ont aussi des recettes bien à eux pour les plats comme le jambon aux clous de girofle, accompagné de salades froides. S’en suit un

dessert fruité comme le pavlova (à base de meringue et crème fouettée). La manière de fêter Noël fait la spécificité de ce pays très cosmopolite, davantage que les mets proposés. Pour la petite anecdote, certains Australiens préfèrent célébrer Noël en juillet pour respecter l’ambiance hivernale, où les longs repas réchauffent les familles, la neige aux portes des chaumières.

Le Kiviak : dans un phoque évidé, laissez mariner pendant 7 mois le corps entier de 500 oiseaux. Ouvrez pour Noël et dégustez. Comme en Australie, le repas de Noël en Afrique du Sud prend place en été. Et au menu parfois, des chenilles frites ! Elles se mangent toute l’année pour les repas de fête. Mais c’est en décembre qu’elles sont les meilleures : toutes fraîches. Pour les fragiles de l’estomac, le reste du repas se rapproche des traditions anglaises. Dinde, rôti de bœuf ou cochon de lait

aux raisins, suivi du fameux pudding aux abricots. Pour un Noël unique, au plus proche du Père Noël, réservez vos billets d’avion pour le Groenland. Poissons et viande y sont plus accessibles que les fruits et légumes frais. On y raffole du « mattak », une peau de baleine crue, servie en petits dés avec sa viande. Ce plat aurait un petit goût de noix de coco, paraît-il. Compliqué en revanche de s’avancer quant aux saveurs du « kiviak ». Avec une préparation de 7 mois, c’est un plat assez extraordinaire. Dans un phoque évidé puis refermé, il faut laisser mariner pendant des mois le corps entier (viscères, pattes et plumes comprises) de 500 mergules (petits oiseaux). Pour Noël, on ouvre, on sert et bon appétit ! En tant que pays majoritairement chrétien, le Mexique ne plaisante pas avec Noël ! Les maisons et les rues brillent de mille feux, mais sur les tables, ni dinde ni chaperon. Vous pourrez déguster la très chaleureuse soupe pozole, avec son assaisonnement d’ail et de chili. Ce potage à base de poulet ou de porc est souvent servi avec de l’avocat et du citron vert. À suivre, un plat aujourd’hui disparu sur nos tables : le bacalao. Un mets à base de morue séchée, tomate et pommes de terre. On termine ce tour de table avec les tamales, des papillotes traditionnelles, farcies de toutes les fantaisies, sucrées comme salées.

TEXTE JULIE GARRIGUE


Préparation : 15 min Cuisson : 15 min Facile ë 180

g de beurre salé, en dés g de poudre d’amandes ë 100 g de farine ë 1 càc de chaque : thym et romarin, hachés ë 5 blancs d’œufs ë 1 càc de miel liquide ë 6 figues séchées, en quarts ë poivre ë 50

Garniture : ë rosettes de Tête de Moine AOP

1. Préchauffez le four à 200 °C.

Faites fondre le beurre. Réservez. Dans un récipient, mélangez la poudre d’amandes avec la farine, le thym et le romarin. Poivrez. Montez les blancs d’œufs en neige. Incorporez-les aux ingrédients secs. Versez le beurre et le miel.

2. Remplissez des moules à mini-

muffins aux ¾. Déposez les figues. Faites cuire 15 à 20 minutes jusqu’à ce que les financiers soient légèrement dorés.

3. Laissez refroidir sur une grille

à pâtisserie. Décorez avec des rosettes de Tête de Moine AOP.

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INTERVIEW

FR.FOKUS-ONLINE.BE

C

omment as-tu vécu le confinement ? « J’aimerais dire que je l’ai vécu comme tout le monde : patiemment. Je le vis avec philosophie : “ça ira mieux demain !” Mais comme dans chaque situation, il y a des chanceux et des moins chanceux. Moi, je fais un peu partie des “chanceux”. La majeure partie de mon boulot se fait chez moi: j’y écris et j’y tourne mes vidéos. Donc mon quotidien n’a pas vraiment été chamboulé. Mais j’en profite

Dans chaque catastrophe, il y a toujours quelque chose de positif. aussi pour me poser physiquement et mentalement. Je me demande à quoi faire attention aujourd’hui et demain, quand tout ceci sera derrière nous. »

GuiHome

« Je crois que l’humour peut sauver des vies, à sa manière » GuiHome a été l’un des humoristes belges les plus prolifiques durant la période mouvementée que nous avons connue. Et il ne compte pas s’arrêter là en 2021. Rencontre avec un jeune homme positif et hyperactif.

TEXTE BASTIEN CRANINX

PHOTO GUIHOME

Et justement que voudrais-tu changer après le confinement ? « Je veux essayer de vivre plus intensément les relations humaines, les petits moments de détente ensemble. Je connais leur importance, étant donné que tout cela nous a été interdit pendant tout ce temps. » Tu penses donc que la période que nous vivons est tout de même positive pour tout un chacun ? « Je ne dirais pas les choses comme cela. La situation est grave, des gens meurent, des familles souffrent. Mais d’une certaine manière, dans chaque catastrophe, il y a toujours quelque chose de positif, même si je sais que c’est facile de dire ça quand on est

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#FOKUSFÊTES privilégié comme moi. Ce que cette période nous a amené de positif, je crois que c’est l’obligation d’unité. On s’est aussi tous rendu compte par exemple de l’importance de certaines professions, difficiles, mais essentielles. » La situation t’a-t-elle inspiré de nouveaux sketchs ou vidéos ? « Effectivement ! Ça a été une vraie période de création. Pendant les deux confinements, j’aurai réalisé une centaine de vidéos. C’est dans ce type de période que mon personnage prend tout son sens : quand il est bousculé et paradoxalement drôle par rapport à tout ce qui se passe autour de lui. J’ai enchaîné les vidéos sur la pandémie avec mon personnage qui se posait des milliers de questions ; des questions que la plupart des gens se sont posées aussi. » Tu as donc fait de l’humour une arme contre la morosité du moment... « Je préférerais parler d’outil. L’idée d’arme fait référence à quelque chose de violent et d’assez triste. On n’a pas besoin de ça en ce moment (rires). Mais oui, c’est un outil assez important. Certaines personnes regardent mes vidéos avant de dormir, avant de commencer la journée ou après une bonne journée de travail. Ça aide les gens qui y sont sensibles à vivre les choses différemment. Une personne qui était aux soins intensifs m’a chaleureusement remercié par exemple, car une de mes vidéos lui avait fait du bien. C’est grâce à des réactions pareilles que je me sens à ma place. Je crois que l’humour peut sauver des vies à sa manière. » Ta plus grande source d’inspiration, on l’a compris, c’est l’actualité. Mais y en a-t-il d’autres ?

INTERVIEW « Oui ! J’ai une double inspiration : l’actu et les gens dans leur quotidien. Ma famille, mes amis, les gens que je rencontre dans la rue, dans l’administration… partout ! Les gens ne se rendent pas compte à quel point ils peuvent être drôles sans le savoir ! Par exemple, un facteur qui trie ses papiers devant moi et qui galère, purée, que c’est drôle ! Et moi aussi je suis certainement drôle à mon insu pour les gens qui m’entourent ! » Parlons fêtes de fin d’année… tu as prévu quelque chose cette année ? « Difficile à dire vu qu’on ne sait pas vraiment quelle tronche elles vont avoir ces fêtes de fin d’année (rires) ! Si on doit choisir les gens avec qui on va les passer, qui va-t-on choisir : ceux qui font les meilleurs cadeaux, ceux qui cuisinent le mieux ou ceux qui sont les moins fatigants (rires) ? En gros, il y a deux scénarios : soit je serai seul avec mon bonnet de Noël, ma webcam, mes bulles et un plat commandé ; soit ce sera en famille avec les bons petits plats de ma maman. Entre nous, je préférerais le deuxième scénario. Je suis très famille ! » Avez-vous des traditions familiales bien ancrées ? « Nos grands-parents étaient fort croyants. L’organisation du réveillon dépendait de la messe de minuit principalement ! Aujourd’hui, nous avons conservé une organisation traditionnelle. En revanche, chaque année revient la grande discussion : sapin artificiel ou naturel ? Et chaque année, je finis par aller chercher nos 2 sapins naturels avec ma maman. Puis arrive la 2e grande discussion : Nordmann ou épicéa ? Côté repas, chacun apporte quelque chose pour le repas de Noël. J’ai aussi instauré la

votre caisse publique wallonne d’allocations familiales

remise des cadeaux à l’apéro... sinon je suis trop impatient et je n’arrive pas à manger (rires). Le jour du réveillon, ma sœur nous oblige aussi à porter quelque chose en rapport avec Noël. Et moi j’aimerais remettre au goût du jour la photo de famille, même si ça fait très kitch (rires). » L’année 2020 n’était peut-être pas la meilleure qu’on ait vécu. Vas-tu relever le niveau avec tes projets en 2021 ? « Oh oui ! Je suis un hyperactif et que j’aime toucher à tout. C’est ma grande sœur, qui travaille avec moi sur plusieurs projets, qui doit me recadrer (rires). En 2021 donc, j’aimerais intensifier la production de mes vidéos ! Je prépare aussi une nouvelle saison de “L’été taré de GuiHome” sur la Une et je suis actuellement sur la RTBF avec mes vidéos, tous les samedis soir à partir de 20h10. Le gros projet de 2021, c’est aussi la grande tournée sur scène “GuiHome vous détend Le Grand”. Je lance également une gamme merchandising écoresponsable et une agence digitale avec ma soeur, sans oublier un projet de société de cocktails avec un de mes amis. »

SMART FACT. Si tu n’avais pas été humoriste, tu aurais voulu être… « Organisateur d’événements, décorateur d’intérieur ou styliste. Je reste un touche-à-tout avec une âme créatrice. Je ne dis pas que ce que je fais est bon. Mais il faut toujours que je fasse quelque chose d’artistique. À côté de ça, je n’aurais pu être qu’indépendant. J’ai beaucoup de mal avec l’autorité. Je ne supporte pas qu’on me dise ce que je dois faire (rire). »

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3 QUESTIONS À...

ERWIN SCHOEPGES PRÉSIDENT DE FAIRCOOP, LABEL DES PRODUITS ÉQUITABLES BELGES

Consommer belge, pourquoi ? « Il faut soutenir l’agriculture belge, les agriculteurs belges qui produisent notre alimentation. On sauvegarde ainsi l’environnement et les exploitations familiales de notre pays. Mais attention, il ne faut pas simplement consommer belge, il faut aussi consommer des produits rémunérateurs pour les agriculteurs. » Quel est l’avantage de la consommation locale ? « La sécurité des aliments produits en Belgique. Si on ne consomme plus belge, nous risquons de ne manger que des produits émanant de l’agriculture industrielle. Nous deviendrons dépendants des autres pays. Ils finiront par imposer leurs prix et la qualité des produits. Nous avons déjà pu observer les problèmes que cela pouvait engendrer de ne plus pouvoir produire certains produits pendant la crise sanitaire. Il ne faudrait pas que cela arrive à l’agriculture. » Quels types de produits peuton consommer lorsqu’on veut consommer local ? « Il faut avant tout consommer des produits équitables rémunérateurs. Ce sont des produits de très haute qualité, produits en Belgique : fromage, beurre, crème glacée, pommes, viande et légumes. »

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PRODUIT DU TERROIR

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Le bon goût de chez nous En quelques mois de confinement, nous sommes tous devenus de vrais cordons-bleus, ou presque ! Pour rehausser nos petits plats mitonnés et nos desserts, pour quoi ne pas mettre du belge dans nos assiettes ? Ou plutôt la multitude de spécialités qu’on peut y trouver, parfois même sans le savoir.

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es Belges ne se rendent pas toujours compte de la quantité de produits confectionnée sur tout le territoire. Les frites cuites en deux temps et leurs nombreuses sauces originales, les gaufres de Bruxelles, légères et aériennes ou leurs concurrentes de Liège, caramélisées à souhait, les spéculoos ou encore les cuberdons, que les touristes du monde entier ne manquent d’ailleurs pas d’encenser. « On trouve chez nous tous les produits de base pour composer un repas complet, de l’entrée au dessert, boissons comprises », atteste Régine Meulenyser, porte-parole du réseau La Ruche qui dit Oui! en Wallonie. La consommation de produits locaux et de saison est de plus en plus valorisée, pour des raisons de santé, environnementales et/ou pour soutenir l’économie locale. Directement chez le producteur, l’agriculteur ou l’éleveur, sur les marchés de proximité ou dans les magasins de ferme, l’achat en vrac se multiplie. L’attrait pour les produits locaux est tel que même les super- et hypermarchés les ont intégrés à leur offre. Mais quelles sont ces denrées? Les fruits, les légumes, les laitages, les viandes et autres produits frais, mais pas seulement. « Le rayon où les gens n’ont pas l’habitude de voir du Belge, c’est les légumineuses et les céréales », évoque Jean-David Couderc, directeur opérationnel de Färm. Lentilles, quinoa, flocons d’avoine, farine de blés anciens, de sarrasin… « Nous soutenons Land, Farm & Men depuis leur création, un projet qui accompagne techniquement les agriculteurs dans la culture de variétés de produits qu’on ne voit plus beaucoup en Belgique, et soutient leur marque Graines de curieux. »

Toujours dans le domaine des céréales, on trouve aussi du pain et des pâtes 100% belges. « La plupart du temps, les farines proviennent de l’Est de

Nos vins sont de plus en plus cotés au niveau international. — RÉGINE MEULENYSER, LA RUCHE QUI DIT OUI !

l’Europe ou de plus loin encore. Nous nous sommes associés à Agribio qui propose du pain et des pâtes conçus à partir de farine belge fabriquée dans des moulins à l’ancienne. » Autre rayon où l’on ne s’attend pas à voir du Made in Belgium : celui du vin. « Nos vins sont de plus en plus cotés au niveau international », note R. Meulenyser. « En tant que gérante des ruches d’Hennuyères et de Seneffe, je travaille avec le domaine viticole du Chapitre, installé près de Nivelles. Ils détiennent une gamme de vins blanc, rosé et rouge, et du mousseux. Leurs vins rouge et mousseux ont même été primés au niveau international ! » Du côté des produits frais, les producteurs locaux proposent aussi une belle variété de fromages. « On trouve chez nous des fromages classiques au lait de vache, mais aussi un large assortiment de fromages de chèvre et de brebis. On peut vraiment composer un beau plateau rien qu’avec nos fromages locaux. » Et pour rester dans le domaine des produits laitiers, citons une autre spécialité typiquement belge : la tarte au maton. « Originaire de Grammont, la tarte au maton est réalisée par la plupart des producteurs laitiers étant donné qu’elle est préparée à base de lait caillé. » Enfin, nous ne pouvons manquer d’évoquer encore les nombreuses gelées, confitures et autres marmelades confectionnées par nos artisans. « Les confituriers belges utilisent dès qu’ils peuvent les fruits locaux, tels que les pommes, les poires et les fruits rouges », explique J.-D. Couderc. « Nous avons chez nous une belle production de fraises et de framboises qui permettent de réaliser de savoureuses préparations ». TEXTE ANGELIKA ZAPSZALKA


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CÉLÉBRATION

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L’esprit des fêtes : avant tout une émotion Lointaine est l’époque où les fêtes de fin d’année concernaient les seuls chrétiens. Aujourd’hui, tout le monde se laisse séduire par l’esprit de fête qui entoure ces célébrations, toutes cultures et convictions spirituelles confondues.

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uirlandes lumineuses, étoiles scintillantes, sapins décorés… Les fêtes de fin d’année sont proches et, tout à coup, l’arrivée de l’hiver paraît moins rude. « Si le 25 décembre commémore la naissance du Christ, avec la laïcisation progressive des fêtes et l’affaiblissement de la religion catholique, les gens prennent plus de libertés, chacun s’appropriant les fêtes du calendrier religieux à sa façon », explique Françoise Lempereur, titulaire des cours de Patrimoine culturel immatériel à l’Université de Liège.

Les fêtes de fin d’année font aussi bien souvent référence à de belles tables pleines de mets d’exception. Le plaisir gastronomique était déjà présent autrefois. « On mangeait alors du cochon, car, dans les familles rurales, on élevait au moins un cochon que l’on tuait

La légende du Père Noël est apparue au début du 19e siècle, dans un poème intitulé « The Night Before Christmas » (« la nuit avant Noël » en français). « Le poème publié en 1823 représentait Saint-Nicolas, progressivement devenu le Père Noël, sur un traineau tiré par des rennes », relate Fr. Lempereur. Petit à petit, le Père Noël est devenu le personnage emblématique de Noël, celui qui dépose des cadeaux au pied du sapin. Il a d’ailleurs donné lieu à de nombreuses chansons de Noël, des classiques néanmoins pas appréciés de tous. « Dans toutes les chansons de Noël, il y a toujours des grelots, ce bruit censé caractériser le traineau », constate J.-L. Fonck. « Je trouve ça épouvantable ! Si le Père Noël se déplaçait à moto, aurait-on mis un bruit de moto tout le long des chansons ? »

Rappelons néanmoins qu’avant d’être chrétienne, la fête du 25 décembre était une célébration païenne durant laquelle on honorait le retour de la lumière. Vivant au rythme des saisons, les gréco-romains organisaient de grandes fêtes à l’occasion du solstice d’hiver, qui marque la nuit la plus longue, mais aussi le moment où les jours commencent à s’allonger. « L’adoration du soleil est toujours symbolisée par les bougies », note Fr. Lempereur. « On fête aussi le retour de la végétation avec des branches vertes : le houx, le gui, le sapin… sachant que le premier sapin n’est apparu en Belgique qu’en 1860, à Malmedy. Un sapin allemand. » Aujourd’hui, les fêtes de fin d’année représentent surtout des moments de convivialité partagés en famille ou entre amis. Des instants dont raffolent les Belges. « Le Belge est connu pour être un bon vivant qui aime faire la fête », exprime le chanteur et humoriste Jean-Luc Fonck. « Tradition ou non, toutes les occasions sont bonnes pour célébrer. Et peu importe si les choses ne se passent pas comme prévu. Parfois, tout foire, et c’est là qu’on s’amuse le mieux. »

Les plaisirs sucrés, voilà qui rappelle bien des souvenirs à J.-L. Fonck. « Mes parents étaient boulangers-pâtissiers, alors, les fêtes de fin d’année à la maison, c’était boulot boulot boulot. Il y avait des bûches et des gâteaux de tous les côtés. Avec tout ça, on n’avait pas vraiment le temps de fêter et du coup, ces fêtes ne sont pas primordiales pour moi. Mais je les aime quand même. Les rues illuminées, les sapins, les décorations… c’est joli ! Sauf les traineaux, je n’aime pas le traineau du Père Noël. » Ah ? Nous y reviendrons.

juste avant Noël et qui permettait notamment de confectionner du boudin et diverses charcuteries. Ensuite, à la fin du 19e siècle, on a plutôt consommé du lapin, surtout en ville où l’on possédait plus facilement un clapier qu’une porcherie. Et puis, bien sûr, les spécialités boulangères et pâtissières complétaient le repas. »

Qu’elles incarnent une période festive, de repos ou de labeur, les fêtes de fin d’année célèbrent toujours la victoire de la lumière sur l’obscurité. Aussi, en ces temps incertains où chacun aspire à voir l’épidémie s’évanouir, le Belge garde le sourire en continuant à lever son verre en faveur de ce qu’il a de tout temps honoré, la « Santé ! »

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CONSOMMATION

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D’hier à demain : nos habitudes Les habitudes de consommation et de déplacement des Belges ont été bouleversées par la crise sanitaire. Ces nouveaux comportements s’inscrivent-ils dans le temps ? Ou le Belge renouera-t-il à la première occasion avec ses « anciennes » pratiques ?

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e 17 mars dernier, la Belgique entrait en confinement. Une situation exceptionnelle qui a conduit les citoyens à modifier certaines de leurs habitudes quotidiennes. Leurs modes de déplacement, d’abord. « Le confinement de mars-avril a entraîné un achat massif de vélos », déclare Benoît Godart, porte-parole de VIAS, l’Institut pour la Sécurité routière. L’attrait pour le vélo était déjà présent avant le confinement, mais il s’est accentué à l’issue de celui-ci. « On observe depuis quelques années une nette augmentation du nombre de cyclistes sur les routes, à Bruxelles surtout, mais aussi partout en Belgique. En revanche, jamais encore on n’avait vu des rayons de vélos vides dans les magasins. » Outre le deux-roues classique, le vélo cargo a aussi connu un succès important, pour le transport des enfants. De même que la trottinette électrique. « Les ventes de trottinettes ont augmenté de 80 % durant le confinement. L’engouement pour la mobilité douce s’explique aussi du fait qu’une part importante de la population préfère éviter les transports en commun depuis l’annonce de la pandémie, à cause du risque de contamination. » En raison du télétravail surtout, la circulation automobile demeure, aujourd’hui encore, moins dense qu’avant le premier confinement. Au mois d’octobre,

avant l’annonce du deuxième confinement, l’Institut Vias enregistrait 30 % de trafic en moins. « Un des effets du trafic atténué est que certains conducteurs ont tendance à rouler plus vite », remarque toutefois B. Godart. « Pendant le confinement notamment, on a enregistré moins d’accidents, mais des accidents deux fois plus mortels. D’où l’importance de mener des contrôles de vitesse. » Par la force des choses, le confinement a eu des répercussions non négligeables sur les comportements d’achat et de vente. Il a en particulier contribué à l’explosion du e-commerce. « Les consommateurs se sont dirigés en masse vers l’achat en ligne », informe Wim Van Edom, économiste chez Comeos, Fédération du commerce et des services en Belgique. « Parallèlement, de nombreux commerçants ont instauré un système de vente en ligne. » Une enquête menée par la Fédération Comeos révèle que 35 % des adeptes et nouveaux adeptes de l’achat en ligne souhaitent continuer, à l’avenir, à faire leurs achats de cette façon, et 10 % affirment même qu’ils achèteront dorénavant beaucoup plus en ligne. « A contrario, 51 % des sondés manifestent leur volonté de revenir au shopping physique dès qu’il sera possible. Et les raisons évoquées ne sont pas d’ordre négatif, comme la méfiance vis-à-vis de l’e-commerce par exemple. On manifeste surtout une volonté de revivre

l’expérience du shopping physique qui permet de voir et toucher les objets et d’obtenir des renseignements de la part des commerçants. » Durant le premier confinement, seuls les magasins alimentaires sont restés ouverts. Les Belges ont favorisé les magasins de quartier. « 83 % d’entre eux déclarent avoir surtout fréquenté les magasins très locaux, tels que la boulangerie ou la boucherie du coin, plutôt que les grandes surfaces. 47 % ont fréquenté les magasins des rues commerçantes et 41 % les magasins situés en périphérie. » La vente directe à la ferme a également connu un boost important, mais cette tendance demeure anecdotique au regard de la consommation totale. Si les commerçants craignent que les mesures sanitaires mises en place par les autorités freinent la consommation, qu’ils se rassurent : les sondages révèlent l’inverse. « Beaucoup de nos membres ont l’impression qu’obliger le consommateur à venir seul, à porter le masque, à suivre un parcours, etc., le freine dans son élan. Nos enquêtes montrent que le respect des règles rassure les clients. Ils entrent facilement dans les magasins qui les appliquent et évitent ceux qui paraissent trop laxistes. » TEXTE ANGELIKA ZAPSZALKA


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TENDANCES 2021

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Taille basse et blouse à fleurs : on se fait plaisir ! Allons-nous attaquer cette nouvelle année 2021 habillés en jogging ou pyjamas, nos fidèles costumes de confinement ? Pour Els Keymeulen, rédactrice chez Feeling et cofondatrice du blog de mode Le Freddie, rien n’est moins sûr : « de nombreuses personnes ont encore envie de se mettre sur le trente-et-un ! » Voici les tendances pour 2021!

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endant les fêtes ou après, 6 tendances se démarquent pour la blogueuse. La première signe le retour des années 90, avec le fameux look de Rachel dans la série Friends. « Une longue nuisette moulante avec de fines bretelles spaghetti sera vraiment incontournable. Dans les années 90, toutes les stars portaient cette tenue. L’autre style des années 90, c’est le simple et le sobre. Les vêtements sont surdimensionnés et unisexes, avec peu ou pas d’imprimés et de franges. Vous avez une silhouette plutôt droite ? Vous êtes élancée et fine ? Alors, le look de Rachel sera parfait pour vous ! » La tendance suivante devrait alléger la sombre année que nous avons traversée : les couleurs vives se déclinent à toutes les sauces ! « Finie la tristesse de 2020, place aux joyeuses couleurs bonbon. C’est surtout le rose qui a la cote. Il apparaît dans toutes ses nuances sur les podiums : du rose Barbie au fuchsia vif. » Pour Els, cette année, on ose tout, et surtout, on utilise les couleurs pour mettre en valeur notre teint naturel ! Troisième tendance, n’en déplaise aux addicts du pantalon taille haute qui baladent depuis quelques années déjà leur popotin sculpté jusqu’au soutien-gorge : le taille basse. « Les Kardashian affichent déjà leurs hanches apparentes. Pas facile de s’accroupir ou s’assoir sur un tabouret de bar avec un pantalon pareil, mais c’est une question de pratique. S’y mettre pour les fêtes peut être le petit plus ’’cool’’. Avec un petit pull ou une blouse fine par exemple. » Attention, on vous prévient tout de même, le taille basse convient surtout à celles qui sont à l’aise dans leur peau ! Et le conseil, un peu surprenant, de la rédactrice mode ? « Pour un style tout à fait années 90, vous pouvez porter un string bien visible. La clé, c’est la confiance en soi ! »

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Finie la tristesse de 2020, place aux joyeuses couleurs bonbon. C’est surtout le rose qui a la cote. — ELS KEYMEULEN, RÉDACTRICE CHEZ FEELING ET COFONDATRICE DE LE FREDDIE

À l’opposé de ces tendances régressives sorties des années 90, on retrouve deux looks façon « reine des champs » ! D’un côté, les manches « ballon », qui habilleront toutes les tenues pour la fashionista. « Cette tendance est déjà perceptible à l’heure actuelle et se poursuivra l’année prochaine. De simples blouses blanches avec des manches ballon extravagantes font l’affaire. De plus, ce look exubérant est idéal pour les fêtes. Un pull avec des manches bouffantes remplacera parfaitement la robe à paillettes. C’est le must have si vous n’aimez pas montrer vos bras. Une façon de les cacher avec élégance. » De l’autre, le look « petit robe romantique », à la mode depuis un moment déjà, se confirme pour 2021 également ! « On la retrouve sous toutes ses formes, qu’importe les imprimés, les tailles ou les couleurs. Elle restera cet été encore pratique et branchée. Pour éviter le pantalon taille basse, une robe romantique à volants et empiècements en tulle est idéale par exemple ! Et celles qui souhaitent affiner des hanches plantureuses peuvent miser sur la robe empire, dont le tissu s’évase sous la poitrine ! » Dernière tendance, apparue avant le confinement, mais qui a plus que jamais décollé alors que nous étions cloîtrés : les vêtements confortables ! Et attention, les grandes marques se prêtent au jeu : « des enseignes comme Miu Miu et Balenciaga viennent de lancer de nouveaux ensembles de jogging. Ces types de vêtements conviennent à toutes les morphologies. Le Street style s’exprime sous toutes les formes et toutes les tailles : haute ou non, avec ou sans capuche, surdimensionné ou serrant. On y retrouve aussi toutes les couleurs, du gris le plus neutre au jaune canari. » TEXTE ANGELIKA ZAPSZALKA


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INTERVIEW

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Édouard Vermeulen

« Belge, c’est synonyme de qualité et de sérieux » Directeur de la Maison Natan, Édouard Vermeulen est connu pour ses créations sobres et classiques, qui séduisent notamment la Reine Mathilde. Le couturier incarne une belgitude inhabituelle : mélange d’élégance et de confiance tranquille.

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ous avez 35 ans de carrière dans le milieu. Comment a évolué la place de la Belgique et de Bruxelles dans le monde de la mode ? « Je crois qu’être Belge est synonyme d’atouts artistiques, de qualité, de sérieux et de créativité. Prenez Prada, par exemple. Ils viennent d’engager un Belge, Raf Simons, comme co-directeur créatif. Beaucoup de maisons internationales sont d’ailleurs dirigées par des Belges. C’est peutêtre un peu chauvin, mais je pense que nous sommes plus observés que d’autres. Est-ce toujours l’héritage des fameux Six d’Anvers ? [NDLR Six créateurs anversois, issus de la même promotion, et qui ont durablement marqué la mode au début des années 80] Probablement… mais je pense aussi que c’est lié à l’image culturelle et artistique que la Belgique dégage à l’international. » Est-ce que la Belgique, et le fait d’être Belge, influencent votre travail ? « Oui, je pense. Les gens qui achètent nos produits disent qu’ils sont bien faits, bien étudiés, et je pense que ce sont des qualités belges. D’un point de vue professionnel, nous sommes ’’to the point’’, et c’est une image qui plaît. »

Vous êtes connu comme le couturier de la famille royale, et plus particulièrement de la Reine Mathilde. « Ce que je trouve magnifique, c’est que nos souverains ont le souci de porter les couleurs de la Belgique, d’afficher la créativité qui existe chez nous. Cela ne concerne pas que mes productions, évidemment : il y a une volonté énorme de leur part de promouvoir la Belgique à l’étranger. Et qui peut faire cela mieux qu’une reine ? En tout cas, cela est fait dans une vraie démarche d’aide au commerce extérieur, et c’est bénéfique. »

À côté de la couture, qui fait votre renommée, Natan produit également du prêt-à-porter. C’était une nécessité dans le contexte actuel ? « Oui, c’est indispensable. L’image d’une maison engendre des charges, et il faut générer un chiffre d’affaires derrière. À Paris [NDLR nouvelle boutique ouverte en début d’année] par exemple, nous allons essayer de toucher de grands magasins comme Printemps, pour éventuellement poursuivre une forme de distribution

à plus grande échelle. Toutefois, on ne rentrera jamais vraiment dans la ’’grande échelle’’, car c’est un marché très saturé. » Justement, la clientèle… est-elle plus dure à convaincre, à une époque où l’on trouve des vêtements peu couteux au coin de la rue ? « La concurrence, pour nous, n’est plus spécialement dans les vêtements, mais dans l’accessoire, les voyages, les voitures, et plein de choses encore.

Il y a un désintérêt évident : les gens aujourd’hui attachent moins d’importance aux vêtements. Cela veut dire que nous devons valoriser nos services et notre savoir-faire, en restant ancrés sur ce qui fait notre ADN. Dans ce sens, nous avons créé un atelier ouvert au public, pour insister sur le Made in Belgium, produit en Belgique. » Au sein de votre clientèle, ressentez-vous une fierté à porter du Made in Belgium ? « Oui, le Belge consomme belge, sans se laisser influencer par le snobisme, et je remercie d’ailleurs tous mes clients pour ça. » Vous parrainez la nouvelle formation de créateurs du CAD, College of Art & Design de Bruxelles. Est-ce que le milieu de la couture est toujours accessible pour un jeune styliste qui se lance ? Cela semble parfois un peu lointain… « Oui, c’est lointain à cause de l’intérêt général limité que la couture suscite aujourd’hui. Je parle bien de couture, et pas de mode. Je crois que c’est presque impossible pour un jeune à l’heure actuelle de lancer sa propre marque en dehors d’une forme d’artisanat vraiment minime. À moins d’avoir déjà une équipe et un investisseur derrière soi. Imaginez : si vous partez de zéro, il vous faut une boutique, payer vos charges, trouver une clientèle… C’est pour ça que je conseille à nos stagiaires d’être polyvalents, car pour trouver du travail ils vont souvent devoir se mettre au service d’une entreprise existante. Et ces entreprises proposent des métiers qui touchent aussi au marketing, aux réseaux sociaux, à l’innovation…le stylisme pur, à l’ancienne, n’existe plus. » TEXTE LOUIS MATAGNE


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BONNES CAUSES

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Pourquoi pas moi ? Dans nos vies, déjà bien remplies, la simple mention d’une activité supplémentaire venant s’ajouter à l’agenda a le don de soulever un léger vent de panique. On peut en avoir l’envie, mais ni le temps ni les moyens, sus aux idées fausses : c’est possible !

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’esprit des fêtes vous travaille peut-être ? Vous pensez déjà à vos bonnes révolutions 2021, et parmi elles figure celle de donner de votre temps pour une bonne cause ? Ou peut-être celle de retisser du lien social après une année un peu éprouvante ? Faute de temps, d’argent ou parfois de compétences, on dit pourtant souvent « bye bye » au bénévolat avant même les premières recherches. Pourtant, s’il se veut source de plaisir et bien-être, il se veut surtout flexible, compréhensif et respectueux des envies de chacun. Qu’il s’agisse du milieu socioculturel ou sportif, de missions spécifiques, de projets ponctuels ou même de fonctions stratégiques, les possibilités d’activités bénévoles sont quasi illimitées. En effet, on imagine le plus souvent des missions de permanence et d’accueil ou de ventes et récoltes de fonds dans les rues. Rares sont ceux qui connaissent réellement la variété de tâches pouvant être réalisées bénévolement. Pour Natacha Dewitte, directrice adjointe des ressources humaines de la Croix-Rouge pour le pôle volontariat, il est essentiel de se rappeler que « chacun donne ce qu’il peut et s’engage à sa manière. C’est le volontariat qui vient rencontrer vos disponibilités et non l’inverse. Il ne se veut pas contraignant, mais plutôt accommodant et gratifiant. Le volontariat, ce n’est d’ailleurs pas que du terrain ! Chez nous, toutes les instances de gouvernance sont gérées par des volontaires, nous recherchons donc pour 2021 nos nouvelles instances de décision. Le bénévolat, c’est aussi des fonctions stratégiques, coordinatrices et logistiques. » Pour choisir l’association qui vous convient, laissez faire les experts ! Dans un rôle d’intermédiaire entre les volontaires et 400 associations présentent à

Bruxelles et en Wallonie, la Plateforme francophone du Volontariat (PFV) propose la découverte d’associations locales tout en s’assurant du respect des bénévoles. En Belgique, si l’union fait la force,

On a beau manquer de temps, se sentir utile est une grande source d’épanouissement personnel. — NATACHA DEWITTE, CROIX-ROUGE

l’engagement citoyen fait renaître les valeurs d’entraide et ça, Emmeline Orban, secrétaire générale de la PFV, ne le sait que trop bien. « La promotion du volontariat, c’est avant tout celle d’un volontariat de qualité, qui fait sens dans la société. Le volontaire n’est pas un employé précarisé. Il est un acteur dans une lutte proche de ses valeurs qui vient, par envie et plaisir, partager, reconnecter du lien, se rendre utile, rencontrer des gens, mais aussi apprendre et transmettre ses connaissances. » De la promenade d’animaux en passant par la visite de malades hospitalisés, la vente d’articles en boutiques solidaires, l’accompagnement de personnes âgées ou même les maraudes, l’activité de bénévolat qui vous ressemble existe, il suffit de la trouver. Vraie référence dans les domaines du don de sang, des premiers secours et des actions humanitaires, la Croix-Rouge de Belgique francophone œuvre avec plus de 11 500 bénévoles à ses côtés. « On a beau manquer de temps, se sentir utile est une grande source d’épanouissement personnel. Un engagement de deux heures toutes les deux semaines suffit à faire la différence », explique Natacha Dewitte. Et lorsque le don de temps n’est pas envisageable, des petites contributions financières permettent de soutenir l’association de votre choix et ainsi subvenir à ses besoins. La participation dans la vie associative est un véritable engagement qui contribue à souder notre société, à créer une communauté. Avec près d’un Belge sur huit déjà engagé dans des activités de volontariat - il n’y a plus qu’à continuer à stimuler notre fibre solidaire ! TEXTE CÉLIA BERLEMONT


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SEEDS OF HAPPINESS

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Smart Media plante les graines du bonheur

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out le monde aime les histoires. Nous aimons les vivre autant que nous aimons les partager, grâce à de belles images ou à quelques mots inspirants. Une chose est sûre : chaque histoire est unique, chacune mérite d’être racontée. Smart Media Agency offre une plateforme à ces histoires : dans la presse écrite ou dans l’océan d’internet ; sous la forme d’articles, de vidéos ou de podcasts ; ou encore par le biais des réseaux sociaux. Notre essence est d’être des conteurs d’histoires et des créateurs de contenu. Mais nous sommes aussi des community builders : nous rassemblons. Nous cherchons chaque jour ce qui touche les gens et ce qui les relie les uns aux autres. Et nous transformons cela en histoires qui ont de l’impact. Malheureusement, certaines communautés ne reçoivent pas l’attention qu’elles méritent ni celle dont elles ont besoin. Des enfants défavorisés aux personnes âgées isolées, en passant par les malades chroniques et bien d’autres encore... Devant les difficultés qu’elles connaissent, elles ont besoin de soutien. Que faire lorsque leurs voix ne portent pas assez loin ? Lorsque leurs mots ne sont pas suffisamment relayés et entendus ? Cela peut arriver, par manque de ressources ou de visibilité. Chez Smart Media, nous

voulons aider à changer les choses, grâce à cet outil que nous maîtrisons comme personne : l’art de raconter. Avec notre campagne de soutien « Seeds of Happiness », nous voulons aider ceux de notre communauté qui ont du mal à écrire une fin heureuse à leur propre histoire. Ceux qui n’ont pas eu les mêmes opportunités que la plupart d’entre nous. Cette campagne de Content Marketing nous permettra de raconter leurs histoires, petites Seeds of Happiness, pour que ce bonheur puisse grandir, s’épanouir puis se partager. Une histoire bien racontée doit déclencher des émotions chez les lecteurs, les auditeurs ou les spectateurs. Elle doit faire réfléchir, faire réagir ! Par cette campagne, « Seeds of Happiness », nous voulons simplement donner le sourire. Permettre de voir la beauté et la force des petites choses. Nous pensons que nos récits peuvent créer des ponts entre les gens : l’optimisme est l’une de nos valeurs fondamentales et nous la prenons très au sérieux. « Demain sera un jour meilleur. » Et en racontant des histoires, nous pouvons non seulement aider ceux qui luttent, mais partager leur combat et encourager notre communauté à planter à leur tour cette « seed of happiness ». Pour que, graine après graine, un arbre esseulé devienne une forêt.

En racontant des histoires, nous pouvons non seulement aider ceux qui luttent, mais partager leur combat et encourager notre communauté à planter à leur tour cette ‘seed of happiness’.


#FOKUSFÊTES

CADEAUX

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Offrir une petite révolution Plus que quelques jours pour trouver le cadeau idéal. Cet exercice réitéré chaque année finit par devenir mécanique. Et l’inspiration, inexistante. Vous pourriez cette année offrir à ceux que vous aimez un supplément d’humanité et de sens. Entre cadeaux solidaires et belles expériences, offrez de l’inédit !

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eut-on changer le monde par nos petites actions ? Sans doute pas. Ou du moins, pas tout seul. Aujourd’hui, des associations et des entreprises se battent pour cela. Et si, en offrant vos cadeaux de Noël, vous pouviez les y aider ? Amélie, étudiante à l’ULB, a fait ce choix. « Je viens d’une famille assez traditionnelle. Beaucoup d’emballages et de cadeaux. On ne faisait pas beaucoup attention à leur provenance ou leur utilité. »

Depuis 5 ans, elle essaie de transformer ses habitudes. Tant pour son engagement pour l’écologie que pour l’implication sociale et éthique de ses actions. « J’essaie de faire des cadeaux qui soient plus immatériels. Ça peut être des places pour un spectacle, un voyage ou une expérience » explique la jeune femme. Essayer, réaliser, sentir, voir, toucher plutôt que posséder. L’expérience à la place de l’objet est l’une des tendances qui prend de l’ampleur ces dernières années ! Offrir des cours de cuisines, une box pour un week-end en amoureux ou même un vol audessus de la campagne... Des cadeaux qui peuvent faire décoller (sans jeu de mot !) un Nöel, souvent rempli de babioles venues par conteneur de l’autre bout de la planète. Des petits cadeaux qui permettent surtout de dire l’affection que l’on porte à celui à qui on l’offre. Il n’est pas toujours possible, toutefois, d’échapper aux traditions. « Si je dois faire un cadeau matériel, je choisis d’aller dans des boutiques écoresponsables ou éthiques. À ce propos, j’aime beaucoup le centre commercial Yuman (Bruxelles). » Niché près de l’avenue Louise, c’est le premier centre en Belgique à ne proposer que

des produits et services durables. Il s’inscrit dans une démarche zéro déchet, slow design et de l’économie circulaire. Certaines associations ont aussi des boutiques. Du Rubik’s

Cub « chat » de la SPA au bento d’Amnesty International, en passant par les livres jeunesse de l’Unicef, leur choix de cadeaux se diversifie d’année en année !

Quand j’ai commencé à offrir des cadeaux de seconde main, j’ai dû expliquer que ce n’était pas le cliché de l’objet dégradé ou de mauvaise qualité. — AMÉLIE, ÉTUDIANTE

Le seconde main est aussi une alternative. « J’ai commencé par des cadeaux écoresponsables et éthiques, mais neufs », continue Amélie. « Puis j’ai offert un cadeau éthique accompagné d’un cadeau de seconde main. Enfin, seulement le cadeau de seconde main. J’ai dû expliquer que ce n’était pas le cliché de l’objet dégradé ou de mauvaise qualité. » Parmi ses boutiques favorites : Oxfam et les Petits Riens ! Et pour les plus engagés, offrez une chèvre Oxfam ! Derrière le slogan qui prête à rire, Oxfam vous propose de faire un don au nom de l’un de vos proches, puis de lui offrir une carte humoristique qui servirait de certificat. Amélie a déjà reçu ce type de cadeau. « On m’avait offert une plantation d’arbres. Et j’ai adoré. En plus, je recevais des nouvelles par email. » Ces cartes s’achètent toute l’année, « même si c’est vrai que pendant les fêtes, les ventes fonctionnent mieux », selon Thomas Maertens, d’Oxfam-Solidarité. « “Oxfam s’emballe” a été la première à proposer ce type de cadeau, à la fois “fun’’ et solidaire. Depuis, d’autres ONG ont aussi adopté le concept. » D’après l’association, il y a 10 ans, elle vendait environ 1000 cartes par an. Un chiffre qu’elle a doublé depuis. L’idée d’une carte séduit davantage qu’un simple don. Parce qu’il y a toujours un cadeau à déposer sous le sapin. « Un autre avantage à ne pas négliger », rappelle Thomas Maertens, « c’est qu’il s’agit toujours de don. À partir de 40 euros d’achat par an, une attestation fiscale est délivrée. » Vous récupérerez ainsi 45 % du montant, de quoi vous inciter à la générosité. TEXTE JULIE GARRIGUE


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PANEL D’EXPERTS • ET VOUS ?

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Les fêtes de fin d’année, un avant et un après Alors que nous nous apprêtons à vivre des fêtes de fin d’année uniques en leur genre, trois belges à part évoquent avec nous leurs habitudes en cette période, mais également, et surtout, la façon dont la situation devrait les bousculer.

SARA DE PADUWA.

LUFY.

FANNY RUWET.

Animatrice radio/télé @saradepaduwa

Créatrice de contenu et influenceuse @lufyyyy

Humoriste @fannyruwet

Comment viviez-vous les fêtes de fin d’année avant l’apparition de la Covid 19 ? « J’ai toujours vécu les fêtes de manière très tranquille. Je n’ai pas une famille très étendue donc on avait toujours l’occasion de se voir régulièrement. Les années précédentes, on passait chez des amis ou dans la famille des amis. Pour tout vous dire, j’avais déjà dans l’idée cette année-ci de changer encore mes habitudes pour les fêtes de fin d’année. Je m’apprêtais à faire Viva for Life et je me disais que nous pourrions faire quelque chose d’encore plus calme. Nous avons de la chance puisque nous sommes quatre en famille. Ce qui sera certainement plus dur pour les personnes isolées. Quelle époque bizarre. Vivement 2021 ! »

« On vivait cela comme tout le monde, je pense ! C’est-à-dire que c’était une belle réunion de famille. Mais ça n’impliquait pas seulement le jour de Noël ou celui du réveillon de la Saint-Sylvestre. Ça impliquait tout le mois de décembre. C’est la période un peu off où je voyais mes proches et où je me libérais du temps à la maison. J’en profitais aussi pour voir des personnes que je n’avais plus l’habitude de voir. Je décorais également ma maison et je demandais à mes proches de venir la visiter. Ce ne sera pas pareil cette année, c’est certain ! On vivra ces traditions tout seul à la maison avec mon mari Enzo. »

« Je ne suis pas trop fêtes de fin d’année. Je fais généralement peu de choses. Je vois quand même une partie de ma famille. On fait une soirée avec une quinzaine de personnes : un bon souper et on s’offre des cadeaux. Mais en dehors de ça, je me sens assez peu concernée par les fêtes de fin d’année. Chez moi par exemple, je ne mets aucune décoration de Noël. Avec mon chat de toute manière, ce ne serait pas le bon plan. Il détruirait le sapin, ce qui m’obligerait à le manger lui à la place de la dinde. Pauvre petit. Même si c’est plutôt agréable de se promener dans Bruxelles et de profiter de l’ambiance et des lumières, j’ai un peu de mal avec l’atmosphère de Noël. »

Comment imaginez-vous les vivre cette année ? « Covid ou pas Covid donc, cette année, on avait choisi de le passer à quatre avec mes enfants et mon mari. On va faire un réveillon de Noël “pilou / cocoon”. J’ai demandé aux enfants et ils sont tout à fait d’accord. Tous en pyjamas, à jouer à des jeux de société et à regarder des films. Peut-être que le 31, on essaiera de voir des amis en famille. Mais tout sera très calme. On est bien d’accord que les relations humaines nous manquent et on espère être un peu déconfinés, mais on n’a surtout pas envie de revivre une 3ème vague. On a appris qu’il fallait vivre avec. On commence un peu à s’y faire malheureusement. »

« À mon avis, on décorera toujours la maison comme d’habitude avec mon mari, mais on évitera les rencontres et retrouvailles avec la famille. Cela dépendra des mesures sanitaires et de ce qui sera autorisé. Si on peut fêter en petit comité, c’est assez simple de mon côté parce que je suis fille unique. On sera juste 4 chez mes parents. Et du côté de mon mari, on fera pareil, on se limitera à ses parents. Pour le reste de nos familles, on ne verra peut-être pas les tantes ou filleuls comme les années précédentes. Nous sommes très prudents. Nous ne voyons plus certains amis ni certains membres de la famille depuis un moment. »

« Je ne sais pas encore très bien. Mais je crois que je ne vais rien faire de particulier. D’ailleurs, j’espère que ma famille ne va rien me proposer de faire, parce que je ne veux pas qu’on prenne de risque. Je préfère qu’on attende l’arrivée du vaccin sur le marché au début de l’année prochaine pour se revoir. Je compte donc passer la soirée toute seule avec mon chat, à manger des falafels devant une série (ça sonne très triste dit comme ça, mais en vrai, ce sont les meilleures soirées). Je passerai un petit coup de téléphone à ma famille ou peut-être qu’ils me proposeront un Skype ce soir-là. »

Comment souhaitez-vous les vivre dans les années à venir ? « C’est simple ! On veut profiter davantage ! Quand on a été privés de liberté comme ça pendant si longtemps, on n’a que cette envie-là. Bon, on n’a pas non plus vécu la guerre comme nos grands-parents, mais c’est quand même quelque chose de dingue. Peut-être que l’année prochaine, on voyagera plus. J’ai envie de m’ouvrir encore plus au monde maintenant. Je crois qu’il faut la voir aussi de manière positive cette Covid. D’une certaine façon, le confinement a eu du bon ! Ça nous a appris des choses qu’il ne faut plus perdre de vue : ne pas surconsommer, ne pas vivre trop vite et enfin profiter des choses simples. »

« Comme pour beaucoup de personnes, je crois que cette pandémie a remué pas mal de choses. Mais pas seulement pour les fêtes de fin d’année. Il y a eu un véritable manque social. On se dit par exemple que l’on fera bien plus attention aux contacts avec la famille. Pour les rendre plus longs et plus beaux. J’espère sincèrement qu’on n’oubliera pas ce manque et les bonnes résolutions qu’on voulait prendre. Personnellement, je ferai un marathon de 15 jours où j’inviterai des gens à la maison. Car c’est ce qui me manque le plus : recevoir, faire une tablée, faire à manger pour tout le monde. Ce sont les premières choses que je ferai dès que tout ceci sera fini ! »

« Je crois que si quelque chose doit changer dans les années qui viennent, c’est que nous ne pourrons plus considérer les choses comme acquises. Alors nous serons d’autant plus contents quand l’occasion de se réunir se présentera enfin. Je vais aussi essayer de provoquer davantage de moments avec les gens dont je suis proche. Parce qu’après tout, Noël, c’est bien, mais peut-être qu’on pourrait se réunir un peu plus souvent ! Toutes les excuses sont bonnes pour organiser des soirées raclettes en automne ou pour boire du rosé au soleil pendant que le barbecue cuit. »

TEXTE BASTIEN CRANINX


Pour les fêtes de fin d’année, laissez-vous inspirer lors d’un atelier culinaire en ligne Interview avec Stéphanie Degand,gestionnaire de projet chez Colruyt Group Academy

Depuis 2012, les particuliers et les groupes en Belgique peuvent suivre des ateliers à la Colruyt Group Academy. Les ateliers sont répartis en 6 catégories: Cuisiner et Déguster, Maison et Jardin, Bien-être et Détente, Thèmes de Socièté, Enfants & Ados, Bébé. La rencontre et l’inspiration sont au coeur d’un environnement d’apprentissage ouvert et détendu. Les ateliers sont proposés à des prix démocratiques et sont soutenus par des fournisseurs et des spécialistes internes et externes. L’Academy organise également des fêtes d’anniversaire pour les enfants, en plus d’activités d’équipe originales pour les entreprises et les organisations. Depuis septembre 2020, la Colruyt Group Academy propose aussi des activités à suivre en ligne: des ateliers culinaires, des dégustations et des webinaires.

parent-enfant), Délices au four, Des fêtes sans stress et Les fêtes en mode végane. Nous proposons 2 dégustations : Bières belges et artisanales, Whiskys surprenants. Pour les dégustations, nous livrons un colis directement à domicile qui contient les différentes boissons qui seront dégustées le jour J. Le jour de la dégustation, un expert vous accompagne et donne des explications sur la manière de déguster, l’histoire, le food-pairing, etc. Et enfin, nous avons développé plusieurs webinaires comme Start to veggie ou SOS Parents débordés ! Autant de thèmes inspirants et inspirés de la vie quotidienne, donnés par des experts dans leur domaine. » Retrouve-t-on de l'inspiration pour les fêtes dans l'offre en ligne ?

Quel est l'objectif d'une offre digitale ? « Nous souhaitons que nos participants passent un agréable moment chez eux; qu’ils puissent apprendre et découvrir de nouvelles choses depuis chez eux tout simplement et en toute sécurité. Tout se passe en direct, ils peuvent suivre le formateur en temps réel et poser des questions. Pendant un atelier culinaire en ligne, vous cuisinez pour toute la famille en suivant le formateur étape par étape. Pendant une dégustation, vous êtes confortablement installé chez vous et découvrez des nouveaux breuvages avec notre expert. » Est-ce que l'offre digitale est temporaire ? « Quand la crise sanitaire sera derrière nous, nous voulons proposer les deux formules d’activités dans notre offre : le présentiel et le digital. Il y a un public pour chaque type d’offres : les personnes intéressées par le digital apprécient de ne pas devoir se déplacer, d’être dans leur cuisine avec leurs propres ustensiles, d’être à l’aise dans leur salon pour suivre un webinaire ou une dégustation, etc. D’autres considèrent l’aspect social de nos académies comme une plus-value, un moment de rencontre et de détente hors de chez soi. »

« En effet, si les fêtes auront une saveur particulière cette année, nous voulons néanmoins continuer d’inspirer nos participants. Pendant nos ateliers culinaires en ligne, vous pouvez choisir de cuisiner pour 2 ou 4 personnes. Nos ateliers pour les fêtes sont une sorte de répétition générale bien pratique. Notre thème « Des fêtes sans stress » vous propose un cocktail, une entrée et un plat avec des conseils de dressage festif et surtout un menu qui peut être préparé à l’avance pour profiter ensemble le soir du repas. Si le 100% végétal vous tente, « Les fêtes en mode végane » est l’atelier fait pour vous : la liste de courses y est simple et les recettes appétissantes. Deux heures pour s’amuser en cuisine, se préparer au mieux et déjà goûter les délices des fêtes. » Comment participer ? « C’est très simple ! Vous vous rendez sur notre site, vous choisissez le thème et la date qui vous conviennent et vous réservez votre place. Toutes les informations vous sont alors envoyées (liste des courses, des ustensiles, recettes, …) et par la suite, il suffira de cliquer sur un lien ZOOM depuis son ordinateur ou sa tablette pour se lancer le jour J. »

Quels sont les thèmes proposés en ligne ? « Tous nos thèmes sont développés en collaboration avec une des enseignes de Colruyt Group. Nous avons actuellement 6 thèmes culinaires : La cuisine portugaise, Le vol-au-vent de A à Z, En cuisine avec ses petits chefs (atelier

www.colruytgroupacademy.be


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Bien à la maison Une baisse de moral durant cette période hivernale ? Pas d’inquiétude ! La solution réside dans l’aménagement de votre logement. On vous explique ! 3 QUESTIONS À...

JAN VERLINDEN CHIEF LEMONADE MAKER, RITCHIE

Pourquoi est-ce important à l’heure actuelle d’avoir des marques nationales dans le domaine des boissons? « Pour réhabiliter la tradition d’antan. Il faut savoir que dans le temps, chaque brasserie avait son soda qui était consommé autour de l’église du village. Les bières ou les limonades étaient des produits assez lourds et difficiles à transporter. Mais à partir des années 70, les petites brasseries ont disparu et tout a été repris par les grandes sociétés internationales comme Coca-Cola, PepsiCo et “Interbrew” (aujourd’hui bien plus américaine que belge). On a donc perdu une partie de notre héritage. Il faut se le réapproprier. » À quoi reconnaît-on qu’un produit est de bonne qualité belge en général ? « Quand le Belge produit quelque chose, il cherche toujours à en être fier. C’est pour ça qu’on travaille avec les meilleurs ingrédients. Prenons le chocolat par exemple. On reconnaît qu’il est belge parce qu’on met plus de cacao à l’intérieur, au contraire des Anglais qui mettent plus de sucre. » Quelle est l’étape à ne pas rater dans la création d’un soda ? « Il faut passer beaucoup de temps à s’intéresser au design du produit. Nous avons par exemple fait exprès de reproduire le design d’une bouteille des années 50. Ainsi on achète deux fois le produit : une fois pour le contenant et une fois pour le contenu. »

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ourrasques glaciales et pluies torrentielles. Même quand la neige ne tombe pas en Belgique, nos hivers ont tendance à se faire sentir. Et il suffit d’être un peu sensible aux variations de température et à l’obscurité plus précoce pour voir poindre les petites déprimes quotidiennes. La solution est peut-être à portée de main : l’aménagement intérieur de votre maison ou de votre appartement. En effet, selon une étude menée en Europe et réalisée par l’Institut de recherche sur le bonheur, notre foyer aurait une grande influence sur notre perception du bonheur. Ce rapport, intitulé Good Home, révèle ainsi que 73 % des gens épanouis chez eux le sont aussi dans la vie. Situé juste derrière la santé mentale, le logement arriverait d’ailleurs devant d’autres critères d’épanouissement tels que la santé physique, le revenu ou encore le métier que l’on exerce. Des résultats sans doute plus vrais encore en 2020, vu le temps que nous avons passé chez nous. Le tout est donc de se constituer un « home sweet home » digne de ce nom. Et parfois, l’entreprise est bien moins compliquée qu’on ne le pense. « Tout réside dans la chaleur qu’on souhaite insuffler dans son foyer, pas seulement en termes de température, mais également en matière de ressenti », explique Frederik Delbart, concepteur de meubles, élu designer belge de l’année 2018. Certains parlent de « cocooning », nos voisins nordiques (Danemark et Norvège)

préfèrent le terme « hygge » pour qualifier ce sentiment de bienêtre, cette humeur joyeuse et cette atmosphère intime que peut dégager notre « chez nous ». Et évidemment certaines matières et certains matériaux ont tendance à privilégier cet état d’esprit. « Le bois flotté, le tricot, le macramé, le lin ou encore la fourrure

Certaines ampoules LED imitent très bien les légendaires bulbes vintage Edison. — FREDERIK DELBART, DESIGNER

(même synthétique) concourent à renforcer ce sentiment », explique Clémentine Prat, directrice de la communication pour Maisons du Monde. L’idée principale est de s’entourer de matières qui inspirent la douceur en mettant l’accent sur des accessoires comme des coussins ou des plaids. Mais aussi en privilégiant certains revêtements de mobilier à d’autres. Ainsi serat-il plus intéressant d’avoir des chaises en tissu plutôt qu’en cuir ou en métal. « Quant aux couleurs et tonalités, on préférera également le blanc, le beige, le marron clair ou encore les nuances de gris douces. »

Au-delà des meubles et des accessoires de décoration, il ne faudrait pas non plus lésiner sur la lumière qui reste primordiale. L’idée de doter votre intérieur de lampes et de luminaires chaleureux durant tout l’hiver peut indéniablement jouer sur votre moral. « Il faut cependant éviter de concentrer la source lumineuse à un endroit. L’intérêt est de la diversifier », explique Frederik Delbart. On privilégiera donc une multitude de petites lampes à l’intensité chaleureuse aux spots agressifs de lumière blanche. Et que les plus écologistes se rassurent ! Il n’est aujourd’hui plus nécessaire de se rendre dans des magasins spécialisés à la recherche d’ampoules à incandescence de forte consommation pour un effet garanti. « Certaines ampoules LED imitent très bien les légendaires bulbes vintage Edison », poursuit Frederik Delbart. « Quant à certains luminaires, ils vous permettent même de faire varier la température de votre lumière d’un simple geste selon votre humeur et l’heure de la journée. » Si inviter de grandes tablées de convives n’est pas à l’ordre du jour, le rapport Good Home rappelle que recevoir des proches dans un environnement que l’on a pris le temps d’aménager renforcerait notre sentiment de bonheur. Avec parcimonie cette année donc, pour mieux profiter en 2021. TEXTE BASTIEN CRANINX


#FOKUSFÊTES

COMPLÉMENTS ALIMENTAIRES

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La vitamine D, une alliée dans la lutte contre la COVID-19 L’hiver étant bien installé, il est important de maintenir votre taux de vitamine D à un bon niveau. Et peut-être plus encore cette année. Diverses études ont en effet montré que la vitamine D pouvait contribuer à limiter les effets de la Covid-19 sur l’organisme.

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n le sait depuis bien longtemps : la vitamine D possède de nombreuses propriétés bénéfiques. Renforcement des os, entretien de notre force musculaire, prévention de l’ostéoporose, etc. Elle joue également un rôle important dans le fonctionnement de notre système immunitaire en favorisant la production d’antibiotiques naturels, comme la cathélicidine. Ses effets sur les affections pulmonaires ont également été démontrés : une carence en vitamine D nous expose davantage à l’asthme. Les patients souffrant de BPCO (voies respiratoires rétrécies, souvent à cause du tabagisme) présentent souvent d’ailleurs une carence en vitamine D. Ces propriétés ont incité les chercheurs du monde entier à étudier l’éventuel effet de la vitamine D sur la Covid-19. En Allemagne, aux USA ou chez nous, le verdict est identique : il y aurait un lien entre une carence en vitamine D et la prédisposition à la Covid-19. À l’hôpital AZ Delta de Roulers, le taux de vitamine D de 186 patients atteints de la Covid-19 a été étudié. Le taux des patients contaminés était nettement inférieur à celui des personnes du groupe témoin. Plus la carence était sévère, plus le risque de dégradation pulmonaire à un stade avancé était grand. Élément surprenant : cette corrélation n’est apparue que chez les patients masculins, probablement en raison des différences entre le système immunitaire des hommes et celui des femmes. Une étude comparable, menée à l’université de médecine de Chicago sur 489 patients, a donné des résultats similaires. « La vitamine D est essentielle à la fonction immunitaire. Il a déjà été démontré par

le passé que la supplémentation en vitamine D pouvait réduire le risque de contracter des infections respiratoires virales », explique le docteur David Meltzer, directeur de l’étude américaine. « Notre analyse statistique confirme que c’est peut-être aussi le cas pour les infections à la Covid-19. »

La vitamine D est essentielle à la fonction immunitaire. La supplémentation en vitamine D peut réduire le risque de contracter des infections respiratoires virales. — DR DAVID MELTZER, UNIVERSITÉ DE MÉDECINE DE CHICAGO

Il n’est donc pas surprenant que les autorités sanitaires britanniques aient conseillé à la population de prendre des compléments de vitamine D pendant la pandémie. Selon des chercheurs britanniques, la vitamine D jouerait un double rôle dans la limitation des effets d’une

infection à la Covid-19. D’abord en favorisant la production de peptides antimicrobiens dans les cellules épithéliales de nos voies respiratoires. Ensuite, en jouant le rôle d’anti-inflammatoire lorsque l’organisme est contaminé. Malgré les effets bénéfiques de la vitamine D pour notre santé, de nombreux Occidentaux semblent encore souffrir de carences. Cela s’expliquerait par le fait que notre alimentation, même saine, n’a que peu d’influence. 10 % de notre apport en vitamine D provient de ce que nous mangeons, le reste est produit grâce à la lumière du soleil. Or, dans nos régions, l’intensité de la lumière du soleil n’est pas toujours au rendez-vous pour permettre une production suffisante de vitamine D. En hiver particulièrement. Et plus généralement pour les personnes passant peu de temps dehors ou pour les personnes âgées, qui produisent naturellement moins de vitamine D. Un bon moyen d’éviter les carences en vitamine D est donc de prendre des compléments. Le Conseil supérieur de la santé a publié des directives à ce sujet. Il recommande 400 UI (unités internationales) de vitamine D par jour pour les enfants dès la naissance, 600 UI pour les adolescents et les adultes, et 800 UI à partir de 60 ans ou pour les femmes enceintes. Des doses encore plus hautes sont recommandées dans certains cas, par exemple pour les personnes qui ne sortent plus. Il convient toutefois de ne pas exagérer : la dose maximale s’élève à 2000 UI pour les enfants et à 3000 UI pour les adultes, sauf raisons médicales très spécifiques.

TEXTE BASTIEN CRANINX


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CHRONIQUE

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Silent Jill

Mon pire souvenir de Noël Noël, la famille, les lumières, les cadeaux et... la neige... Cela peut être une superbe fête. Ou pas. Laissez-moi vous raconter mon pire Noël. C’était il y a 10 ans, un Noël comme on en a peu en Belgique.

C

e soir-là, il neige comme jamais. Enceinte de ma fille, je travaille dans un grand magasin de la capitale. Et c’est bien connu, les rayons sont encore noir de monde le 24 décembre. Il est donc 19h30, j’y suis encore, et je ne pense qu’à une chose : rentrer aussi vite que possible chez moi, préparer les cadeaux et prendre la route pour rejoindre ma famille et mon papa, à Philippeville, dans la province de Namur. Le train n’est pas une option vu la distance ! Ce sera donc en voiture. Sauf que dehors, ce n’est pas que de la neige : ce sont de véritables bourrasques que je dois affronter ! Vaillamment, je monte dans ma petite voiture et entame le trajet. Quelques kilomètres plus tard, je comprends : c’est mission impossible ! Ma voiture tangue dans tous les sens ! Je suis incapable de dépasser les 2 km/h ! Résignée et abattue, je fais demi-tour, mes paquets cadeaux dans le coffre, et j’appelle mon

Ce Noël-là, entre les bêtisiers à la télé et les lumières de la ville, ce sera un petit plat thaïlandais en solo. papa, la mort dans l’âme, pour lui expliquer la situation. Dépité, il insiste pour que je réessaie ! « Tu ne vas pas passer Noël chez toi, seule et enceinte quand même ! » Mais c’est peine perdue, la route est beaucoup trop dangereuse ce soir...

Et bien sûr, pour compléter la beauté du moment : rien à manger dans mes placards... J’essaie de rester positive, je trouve un petit restaurant ouvert. Ce soir, entre les bêtisiers à la télévision et les lumières clignotantes de la ville qui pénètrent par les fenêtres de mon appartement, ce sera un petit plat thaïlandais. Pas le Noël idéal ! Et certainement bien pire, pour ma part, que celui que nous allons vivre en 2020 ! Parce que même si les mesures sont restrictives, aujourd’hui, je pourrais compter sur la présence de mes trois enfants et de mon compagnon. Et pour le réveillon, ce sont justement les enfants qui choisiront le menu. Au programme, pâtes ou plat saucisse-compote sans doute ! Il faut dire qu’ils n’aiment pas la cuisine thaïlandaise ! TEXTE JILL VANDERMEULEN, ALIAS SILENT JILL, YOUTUBEUSE, INFLUENCEUSE CHRONIQUEUSE TÉLÉ, CRÉATRICE DE CONTENU

Pour les fêtes, le don de sang est aussi un cadeau ! Chaque année, la générosité de milliers de donneurs nous permet de répondre aux besoins des hôpitaux. La demande de sang, de plasma et de plaquettes est importante. En effet, les institutions de soin ont redoublé d’efforts pour poursuivre les interventions hors COVID, mais de nombreuses collectes sont annulées. La situation actuelle met l’approvisionnement en produits sanguins à rude épreuve.

Donner du sang, c’est contribuer à sauver 3 vies. Et si vous offriez ce merveilleux cadeau ? Pour en savoir plus, visitez www.DonneurDeSang.be ou appelez le 0800 92 245.


AU DE A ÉE C

ID

8779

® Marque déposée d’une société du groupe Melitta

Barista T Smart®

16/11/2020 – 17/01/2021

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z e r u o v a s , z Goûte fitez ! o r p &

Cette année a été particulièrement... particulière. Nous aussi, nous attendons les fêtes, tout comme vous. Histoire de bien manger. De lever nos verres. De se retrouver tous ensemble. Même si ça se passera différemment, ce seront des fêtes incroyablement... pétillantes !

Sébastien et Baptiste du Spar de Koksijde et tous les entrepreneurs Spar Rendez-vous sur monspar.be pour plus d’inspiration et pour trouver le magasin le plus proche. Notre savoir-faire se déguste avec sagesse.


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