C E D O S S I E R E S T P U B L I É PA R S M A R T M E D I A E T N ' E N G A G E PA S L A R E S P O N S A B I L I T É D E S É D I T E U R S N I D E L A R É D A C T I O N D U V I F / L' E X P R E S S
MISSION PLANÉTAIRE
AOÛT 2016
MARIE-CHRISTINE GWENDOLINE VIATOUR MARGHEM Les zones protégées L'écologie, une opportunité en danger
REAL LIFE. REAL STORIES. REAL IMPACT.
GESTION DE L'EAU L'océan comme source de vie
GETFLOWBOX.COM
Nourriture
Vers une agriculture saine
Économie circulaire
Recycler ou réinventer
Investir vert C'est rentable
VINCENT DE BROUWER
‘Outre l'investissement sociétal, il y a beaucoup de choses qu'une entreprise peut mettre en marche, comme des panneaux solaires.'
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ÉDITO MARIE-CHRISTINE MARGHEM
FOKUS-WALLONIE.BE Bonne Lecture
L’écologie, une opportunité
Il y a un moment que je n’oublierai jamais dans ma vie de ministre de l’Énergie, de l’Environnement et du Développement durable. C’était le 12 décembre 2015 en fin de journée quand 194 pays ont approuvé, sous un tonnerre d’applaudissements, l’Accord de Paris. TEXTE MARIE-CHRISTINE MARGHEM, MINISTRE DE L'ÉNERGIE, DE L'ENVIRONNEMENT ET DU DÉVELOPPEMENT DURABLE PHOTO ERIC LALMAND
O La question n’est plus de savoir si on veut sauver la planète, mais comment vat-on le faire
n vivait un moment d’une grande émotion mais aussi un tournant en matière d’environnement: quasi tous les pays de la planète s’engageaient à limiter le réchauffement climatique à au moins deux degrés. Si l’Accord est imparfait en raison de son absence de sanction, il marque une prise de conscience dans les esprits de chacun sur la responsabilité de l’être humain dans le réchauffement climatique et donc sur l’urgence d’agir.
AVEC CET ENGAGEMENT, il ne faut plus se demander si l’écologie est un sujet important. C’est une priorité. On ne pourrait pas imaginer un gouvernement sans un ministre de l’Écologie, pour la France, ou de
l’Environnement, pour la Belgique. LA QUESTION N’EST plus de savoir si on veut sauver la planète, mais comment va-t-on le faire? Les femmes et les hommes politiques devront faire preuve d’audace, être à l’écoute de solutions d’où qu’elles viennent. Ils devront aussi faire des choix, qui ne seront pas faciles car pas toujours populaires, afin de changer les mentalités. Ma proposition de faire payer les sacs de caisse – en plastique ou en papier – vise à supprimer l’usage unique, le gaspillage et les déchets. Il faut toujours trouver le juste équilibre entre l’intérêt du consommateur, de l’entrepreneur et les enjeux environnementaux.
DANS CETTE LUTTE contre le réchauffement climatique à laquelle il faut ajouter la pollution, l’innovation et la technologie doivent jouer un rôle crucial qu’il est essentiel d’encourager. On dit toujours que la meilleure énergie est celle qu’on ne consomme pas. Développer la recherche pour des voitures qui consomment moins ou pour des bâtiments qui sont mieux isolés du froid ou de la chaleur doit être une préoccupation constante. Il sera aussi primordial de trouver des solutions innovantes pour le stockage, devenu incontournable en raison du développement des énergies renouvelables. Plus que jamais, l’écologie doit être perçue comme une opportunité.
Lorraine de Bonhome Project Manager lorraine.debonhome@smartmediaagency.be
ÉQUIPE Country Manager: Ruben Lancksweerdt Rédacteur en chef: Elke Ramsdonck, redactie@smartmediaagency.be Équipe éditoriale: Magali Veronesi, Gabriel Hahn, Nathalie Deneumoustier Photo en couverture: John Swijsen Layout: Baïdy Ly Impression: Roularta Smart Media Agency BE Leysstraat 27, 2000 Anvers Tel +32 3 289 19 40, meerinfo@smartmediaagency.be
À PROPOS DE SMART MEDIA Smart Media est un acteur de renom en matière de content marketing et de native advertising. Nos campagnes paraissent sous forme numérique mai également en format print dans les journaux majeurs. Une priorité mise sur le sujet, des médias créatifs: ce sont nos ingrédients pour vous assurer une visibilité percutante auprès de votre groupe cible. Grâce à nos contenus qualitatifs, nous veillons à ce que vos clients, nos lecteurs, passent à l'action.
CONTENU... 04 Lancez une bouteille à la mer 05 Recycler c'est bien, réinventer c'est mieux 06 Investir durablement, c'est un pari gagnant 08 Interview: Vincent De Brouwer
04
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06
10
10 Le mess durable, pas pour tout de suite 12 Le soleil à venir 14 Les zones protégées en danger
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Les emballages vĂŠgĂŠtaux de Tetra Pak
Un choix optimal pour l’environnement Des emballages à base de ressources gÊrÊs de manière responsable
Bon pour l’environnement
Depuis sa fondation en 1952, dĂŠjĂ , le dĂŠveloppement durable a toujours
Tetra Pak mise donc sur des solutions d’emballage durables et responsables,
ÊtÊ l’une des orientations stratÊgiques de Tetra Pak. Le choix de la ressource
qui ont permis Ă Tetra RexÂŽ Bio-Based de remporter plusieurs prix en tant
naturelle renouvelable carton, qui reprĂŠsente 75% de ses emballages, est Ă la
qu’emballage le plus durable. Nous restons en plus attentifs à l’innovation
base de ses cartons Ă boissons. Les cartons sont constituĂŠs de bois, soit une
de nos autres emballages, afin d’ augmenter là aussi leur part de ressources
ressource inĂŠpuisable, comme les arbres continuent de pousser. En tout cas,
renouvelables.
si les fôrets sont gÊrÊs de façon responsable. C’est la raison pour laquelle Tetra Pak utilise, depuis 2007, un papier certifiÊ FSCŽ. Celui-ci garantit un
GÊrÊe de façon optimale, l’utilisation de matières premières renouvelables
papier issu de forêts gÊrÊs de manière responsable.
est primordial. Leur marge de progression reste importante, en vue de rÊduire encore un peu plus les Êmissions de CO², ce qui est un plus pour
L’introduction de plastiques d’origine vÊgÊtale
l’environnement.
Tetra Pak s’efforce à ce que tous ses emballages soient constituÊs entièrement de matières renouvelables. En 2011, nous avons ainsi lancÊ les premiers bouchons en plastique d’origine vÊgÊtale, avec la canne à sucre comme matière première. Comme pour le carton, nous veillons de près à la gestion responsable de cette ressource.
Par ailleurs, la matière plastique à base de plantes prÊsente des caractÊristiques semblables aux variantes fossiles à base d’huile, de quoi permettre ainsi le
Plus rĂŠcemment encore, en janvier 2015, Tetra Pak a ĂŠtĂŠ le premier a lancer un emballage entièrement renouvelable, le ‘Tetra Rex Bio-Based’, utilisĂŠ pour ÂŽ
les produits frais. Tous les com-
recyclage de l’ensemble des cartons à boissons. Rendez-vous compte qu’en Belgique, près de 90% de tous les cartons à boissons sont recyclÊs!
posants (bouchon, couches...) en plastique de ce paquet sont fabriquĂŠs Ă partir de sources vĂŠgĂŠtales. Pour ce concept, Tetra Pak a d’ailleurs reçu, des mains de la sociĂŠtĂŠ Vincotte, 4 ĂŠtoiles du certificat ‘Ok BioBased’, soit le plus haut existant, nous donnant, ainsi qu’aux consommateurs, la garantie que cet emballage spĂŠcifique soit entièrement composĂŠ de matières renouvelables.
Leader mondial de solutions de traitement et de conditionnement de produits alimentaires, Tetra Pak, en collaboration ĂŠtroite avec
Tetra Pak Belgique SA
ses clients et ses fournisseurs, propose des emballages sÝrs, novateurs et respectueux de l’environnement, qui rÊpondent tous les
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jours aux besoins de millions de gens, dans plus de 170 pays Ă travers le monde. Avec environ 23 000 collaborateurs dans plus de 85
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pays, Tetra Pak croit en ce leadership industriel responsable, qui permet une approche durable. Sa devise “PROTEGE CE QUI EST
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APPROFONDIR L'EAU DU MONDE
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Lancez une bouteille à la mer
Recouvrant 70 % de notre planète, les océans assurent l’équilibre de notre environnement. Un patrimoine de plus en plus menacé par la pollution liée à nos activités. Quelles solutions pour les assainir et préserver cet environnement dont l’on dépend? TEXTE GABRIEL HAHN
L
e constat reste alarmant mais la situation pas irréversible. Chaque seconde nous déversons 206 kg de déchets dans l’océan, soit 6,5 milliards de kilos de déchets d’origine plastique par an. Sur cette quantité, 70 % finissent par couler et étouffent petit à petit la biodiversité marine. Or l’océan joue ce rôle de régulateur climatique en absorbant 93 % de nos émissions de CO2. Ainsi une respiration sur deux de l’homme est permise par l’océan. Chercheuse FNRS au laboratoire d’Océanologie de l’Université de Liège, Krishna Das souligne que plus de la moitié de la superficie des océans est fortement impactée. OR LA VITALITÉ des océans conditionne
la nôtre. Comme l’explique la scientifique: « Notre santé est intimement liée à celle des océans: les grands plastiques se fragmentent en microplastiques, s’accumulent dans la chaîne alimentaire et se retrouvent dans les espèces comestibles comme les moules. Ce que l’on jette dans l’océan nous revient via notre assiette ». Gaëlle Haut, qui travaille aux Affaires européennes pour l’ONG Surfrider Foundation, relève les menaces les plus notables: « L’érosion due aux phénomènes climatiques plus violents, la formation d’un 7e continent de plastique et l’acidification de l’eau ». La réponse sera avant tout politique pour Krishna Das qui avance deux solutions: l’interdiction de l’usage des plastiques, et la création d’aires maritimes
protégées qui peut avoir des effets bénéfiques et rapides. SI LES OCÉANS sont pollués, pourquoi
ne pas tout simplement les
Un gros travail de discussion et de sensibilisation - Gaëlle Haut
nettoyer? On pense au projet The Ocean Cleanup du jeune Néerlandais Boyan Slat. Cet entonnoir géant récupérant les plastiques dans l’océan est une bonne initiative, mais le résultat paraît relatif. Les zones de plusieurs milliers de mètres de profondeur restent hors de portée. Les aspirateurs géants posent eux aussi question car ils sont susceptibles d’aspirer le plancton essentiel à la vie marine. C’est là qu’entre en jeu le travail précieux des ONG. Surfrider Foundation essaye de modifier les habitudes de consommation des gens, discute
avec les industriels pour qu’ils changent leur manière de produire et assument la responsabilité de la
Ce que l’on jette dans l’océan nous revient via notre assiette - Krishna Das
fin de vie de leurs produits. « Nous rencontrons les acteurs du transport maritime et agissons en termes de législation pour réduire ces pollutions, et nous poursuivons en justice ceux qui ne jouent pas le jeu comme lors d’un dégazage en mer » éclaire Gaëlle Haut. S’ENGAGE AINSI UN long processus d’influence sur la législation. Un lobbying qui finit par porter ses fruits. Par exemple quand l’ONG demande à Nestlé de revoir la conception de ses bouteilles en plastique. Ou à L’Oréal de modifier la composition de cosmétiques contenant des particules plastiques. Les particuliers sont, quant à eux, invités à réutiliser plutôt que de jeter, à privilégier les produits locaux et avec peu d’emballage, à opter pour une gourde plutôt qu’une bouteille en plastique. Gaëlle Haut conseille aux entreprises de choisir une grosse fontaine à eau plutôt que des bouteilles individuelles. GAËLLE HAUT DONNE l’image du mégot de cigarette jeté par terre à Bruxelles qui finit dans l’océan. Proche ou éloigné de la mer, on a tous un rôle à jouer. « Cela bouge beaucoup en Belgique avec l’interdiction des sacs plastiques en Wallonie et bientôt à Bruxelles et en Flandre. La Flandre a d’ailleurs une très bonne gestion des déchets. » Elle insiste sur la prise de conscience collective en matière de consommation, son impact sur la santé: « On peut changer les choses que l’on soit consommateur, industriel ou au gouvernement. »
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ÉCONOMIE CIRCULAIRE ACTUEL
Recycler c'est bien, réinventer c'est mieux
Si les entreprises sont obligées de mieux trier pour mieux recycler, l'avenir réside dans l'utilisation de nouvelles matières afin de vivre sans produire de déchets. TEXTE MAGALI VERONESI
C
hacun de nous produit quotidiennement environ 1 kg de déchets ménagers. Il faut ajouter à cela 3.500 kg de déchets industriels par personne qui proviennent de la fabrication de nos biens de consommation. Sans oublier les quelques 17 tonnes, par habitant et par an, de matières premières qui entrent sur le territoire européen pour alimenter l’industrie. Il y a également encore les déchets miniers et de première transformation qui restent dans les pays producteurs, le plus souvent de l’hémisphère sud. Ces déchets cachés alourdissent fortement notre consommation quotidienne. Au total, on estime qu’un Européen consomme en moyenne près de 50 tonnes de ressources par an, dont une petite fraction seulement termine entre les mains du consommateur sous forme de produit.
comme les housses, films et sacs en plastique, déchets papier/ carton et déchets métalliques doivent désormais être triés. « C'est une évolution nécessaire et évidente dans la gestion des
déchets en Wallonie. Plus de 91 % des ménages wallons trient aujourd’hui leurs déchets », précise Marie Minet, porteparole du ministre. « Toutefois, ces déchets ménagers ne
représentent que 10 % de la totalité du gisement des déchets en Wallonie, soit un peu moins de 2 millions de tonnes. Tous les acteurs non ménagers – près de 350.000 producteurs, industries,
Plus de 91 % des ménages wallons trient aujourd’hui leurs déchets - Marie Minet
associations, commerces – produisent quant à eux près de 10 millions de tonnes de déchets dont 12 % sont éliminés en décharge. Le tri est également la première étape en faveur de l’économie circulaire. » ET CE N'EST pas tout: la prochaine étape démarrera le 1er janvier 2017 et concernera les déchets végétaux, de bois et de textiles. L’objectif ? Sortir près de 100.000 tonnes de déchets des incinérateurs et des décharges. Cette obligation de tri pour les entreprises existe en Flandre depuis 2012 et dans la région de Bruxelles-Capitale depuis 2013. Pour la collecte de leurs déchets, les entreprises ont le choix de faire appel aux services organisés par les communes pour les petites quantités de déchets ou à un collecteur privé. DANS UNE BELGIQUE durable, tous
les matériaux devraient être biodégradables, ce qui supprimerait la question des déchets difficilement traitables comme ceux de l'industrie chimique. C’est là qu’intervient Magma Nova, un studio de design et d’innovation bruxellois. « L’objectif est d’amener les gens à vivre sans déchets, mais sans effort. On ne peut rien forcer ni imposer. Ce n’est pas un problème technologique, c’est une question de changement de mentalité et d’habitudes », explique Iris Provoost, community developer du projet. Celui-ci intègre un grand nombre d’acteurs: experts 3D, architectes, designers, agriculteurs, spécialistes de la permaculture. Car c’est en réunissant toutes les expériences qu’ils pourront créer ensemble des objets pour l’un avec les déchets de l’autre.
COMMENT LA FACTURE peut-elle être aussi
élevée? Facile à imaginer lorsqu'on se rend compte qu'un simple téléphone portable implique 75 kg de déchets cachés et un ordinateur 1.500 kg. Devant le parc informatique et téléphonique des entreprises belges, on peut dire qu'elles pèsent lourd dans la balance... Une bonne gestion des déchets industriels est donc primordiale pour différentes raisons: elle permet d’économiser des ressources, de préserver la santé humaine et l’environnement, elle fait économiser de l’argent aux entreprises et est créatrice d’emplois. LA WALLONIE ÉTAIT un peu à la traîne, mais rattrape son retard. Au début de l’année cinq nouvelles obligations de tri pour les entreprises sont entrées en vigueur en Wallonie: déchets d’emballages en verre, PMC, déchets d’emballages industriels,
ENEVO RÉVOLUTIONNE LA COLLECTE DES DÉCHETS
Une jeune entreprise finlandaise déclare révolutionner les méthodes de collecte des déchets dans l'espace public en utilisant des données produites par des détecteurs pour alerter les autorités en cas de débordement des poubelles et des conteneurs de recyclage. Cette entreprise, située à Espoo et nommée Enevo, a obtenu un appui décisif de la part de plusieurs investisseurs. Elle se développe à présent en Europe et en Amérique du Nord.
PHEE TRANSFORME LES ALGUES MORTES
En matière de nouveaux matériaux, une nouvelle entreprise grecque, PHEE, pense que les algues pourraient bien être un investissement novateur de première classe. Stavros Tsompanidis, son fondateur, a imaginé « ressusciter » les algues mortes pour les transformer en un matériau naturel à partir duquel on pourrait créer des produits et accessoires recyclables. Une innovation mondiale qui a atteint la dernière étape de la compétition européenne pour l’innovation sociale.
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POSSIBILITÉS FINANCES
FOKUS-WALLONIE.BE
3 QUESTIONS À
TOM ROMMERS SUSTAINABILITY MANAGER, GYPROC Quelles sont les tendances actuelles dans le milieu de la construction? « La réduction de l’empreinte écologique des bâtiments! Non seulement au niveau de leur consommation énergétique, mais aussi pour les matériaux utilisés. Quelle quantité d’énergie a-t-elle été dégagée durant la production de ces derniers? Qu’en est-il de leur toxicité? Quel est leur taux d’émissions de CO2 et de phosphates? » Comment le secteur en général procède-t-il globalement pour faire baisser son empreinte environnementale? « Les fabricants soumettent leur produits à une analyse de leur cycle de vie (ACV). Ces produits sont suivis depuis leur fabrication jusqu’à ce qu’ils deviennent des déchets, en passant par leur transport. Par ailleurs, aujourd’hui, la liste des fournisseurs et des fabricants de chaque projet de construction est scrutée de près. Qui sont-ils? Comment travaillent-ils? Comment les fabricants gèrent-ils leur responsabilité à travers la supply chain? » Comment l’impact sur l’environnement est-il quantifié? « Selon la méthode ACV, qui est liée aux normes ISO, et aux standards européens. Elle permet de calculer très précisément l’impact sur l’environnement. Nous passons d’une ambiance générale de greenwashing à une durabilité évaluée de manière plus scientifique. Il en ressort d’ailleurs que la Belgique est l’un des meilleurs élèves européens concernant l’utilisation de matériaux durables. Car de nombreuses entreprises y produisent selon le principe du Cradle to Cradle, pour parfaitement s’inscrire dans la future économie circulaire. »
©ALEX SAVA
Investir durablement, un pari gagnant
Les entreprises investissent de manière croissante dans des projets durables. Quels sont les différents types d’investissement? Sont-ils rentables financièrement? Autant d’enjeux à décrypter pour saisir la portée d’une tendance partie pour durer. TEXTE GABRIEL HAHN
L
e développement durable est à la mode, les entreprises l’ont bien compris. Ainsi elles n’hésitent plus à investir en ce sens dans l’optique d’une croissance à long terme. Ces investissements répondent à différentes motivations comme le souligne Albert Charlier, analyste chez Video-Eiris, l’expert européen de l’analyse, la cotation et l’audit-conseil sur les enjeux sociaux et environnementaux. « Les investissements améliorant la performance environnementale permettent de faire des économies. On a ensuite le management du capital humain qui est plus axé sur la cohésion sociale. Puis des projets basés sur la société en misant sur une meilleure insertion socio-économique de l’entreprise dans l’environnement local. Ainsi portés par la population ils sont plus performants ». De tels investissements peuvent se faire dans la qualité des produits, des services et de la chaîne d’approvisionnement. ALBERT CHARLIER OBSERVE que « les entreprises sont d’abord motivées par ce type de projet car ils rapportent durablement et cela correspond à une gestion classique d’entreprise ». Il nuance en prévenant que si la plupart des entreprises investissent dans ce sens, il faut faire le tri entre le réellement durable et les investissements liés à la simple renommée, nommés green washing. Avant d’ajouter que « si la raison principale tient dans la rentabilité, l’entreprise peut vouloir éviter
d’avoir à payer des amendes tout comme rechercher un meilleur fonctionnement. ». Une manière « de se donner une longueur d’avance sur ses concurrents au moment où les normes environnementales deviennent plus strictes » mais aussi « d’améliorer l’image notamment auprès des investisseurs » précise l’analyste. S’IL N’EST pas toujours aisé d’en mesurer la rentabilité, les exemples de « virage vert » ne manquent pas en Belgique. La
plupart d’ailleurs opérés avec succès. L’analyste de Vigeo-Eiris cite Umicore, ancienne Union Minière, qui s’est positionnée sur la récupération de métaux précieux à partir de déchets électriques. En recyclant des matières déjà à disposition, on épargne le milieu naturel. Pour lui, l’image peu avantageuse dans l’opinion publique, liée aux effets environnementaux des sites de production, s’en trouve modifiée. Il cite également Solvay qui a pris des initiatives au niveau
Faire le tri entre projets réellement durables et green washing - Albert Charlier
©XIMAGINATION
social interne en signant un accord-cadre avec une fédération syndicale internationale, tout en se désengageant de la production de PCV. À Gand aussi, la papeterie finlandaise Stora Enso a implanté une usine de fabrication de papier 100 % recyclés, diminuant la pression sur les matières premières « pures ». DANS LA CONSTRUCTION, matériaux naturels
et optimisation énergétique ont le vent en poupe. Selon Aymé Argelès, conseiller principal Environnement-Technologies à la Confédération Construction Wallonne, la construction bois augmente chaque année. On utilise de plus en plus de matériaux à base « bio-sourcée » comme la laine de chanvre, ou recyclée, telle la cellulose. « En construisant des bâtiments tertiaires performants au niveau énergétique, l’investissement varie de 5 à 15 % en plus mais c’est rentable sur la durée. On a une plus-value immobilière et on maîtrise beaucoup mieux ses charges » observe le conseiller. Des promoteurs comme le liégeois Groupe Horizon ou encore Thomas & Piron construisent d’ailleurs de plus en plus de bâtiments passifs aux performances énergétiques très bonnes. Et Albert Charlier de Vigeo-Eiris de conclure: « c’est la tendance générale, une entreprise qui n’a pas ce genre d’initiative est probablement vouée à disparaître à long terme. »
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RÉSEAUX INTELLIGENTS TENDANCE
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La ‘smart energy’: l’alliée des énergies renouvelables L’énergie devient de plus en plus chère, mais personne ne veut débourser plus. Heureusement, la "smart energy" combinée aux énergies renouvelables, permet de réduire non seulement l’empreinte écologique mais aussi les coûts liés à la production et à la distribution d’électricité. TEXTE AUBRY TOURIEL
L
es énergies renouvelables présentent de nombreux avantages. Elles permettent, par exemple, de diminuer la consommation de carburants fossiles. Et donnent au consommateur la possibilité d’être acteur dans la production d’électricité. Pourtant, les énergies renouvelables ont un inconvénient: leur production se déroule de manière intermittente. « C’est à ce moment-là que les smart grids et les smart meters entrent en jeu », indique Grégoire de Pierpont, ingénieur civil et cofondateur d’Enerdeal.
LE SMART GRID – également appelé réseau intelligent – est un réseau de distribution électrique qui a recours à des technologies informatiques afin d’optimiser la distribution entre les producteurs et les consommateurs. Grâce à des capteurs reliés à un réseau informatique, le smart grid ajuste entre autres la production et la consommation électriques en vue d’éviter des pics de consommation. Le smart meter permet de surveiller toutes les 15 minutes l’échange de puissances entre l’utilisateur/producteur et le réseau ainsi que de flexibiliser la consommation. Ce compteur permet dès lors au consommateur de gérer sa consommation en temps réel et d’adapter son comportement afin de réduire les coûts. GRÂCE À LA SMART ENERGY, la facture énergétique du bâtiment est
réduite mais aussi les coûts d’approvisionnement des moyens de transport écologiques. Selon Damien Ernst, professeur à l’Université de Liège, la filière photovoltaïque va ainsi arriver main dans la main avec les véhicules électriques: « Les prix des batteries et des panneaux photovoltaïques ne cessent de chuter. Ces derniers produisent principalement de l’énergie entre 11 h et 15 h, période durant laquelle la majorité des voitures sont à l'arrêt. » L’expansion
Une véritable adaptation du réseau ne se fera que dans 20 à 30 ans - Grégoire de Pierpont
des voitures électriques va néanmoins entraîner une hausse importante de la consommation électrique, affirme l'ingénieur « Un ménage consommera environ deux fois plus que ce qu’il consomme aujourd’hui, cette nouvelle problématique peut être compensée partiellement par la production d’énergie locale. » « POUR LE MOMENT, en Belgique, on
fait tourner des centrales au gaz onéreuses pour compenser les fluctuations. Si les batteries ou
les charges flexibles étaient bien intégrées dans le réseau, il n’y aurait plus besoin de maintenir ces solutions d'appoint », souligne le professeur Ernst. La production d’énergies renouvelables est intermittente, elle demande beaucoup plus d’adaptation que les autres capacités de production. Selon le professeur d’université, de plus en plus de moyens de production font leur apparition, mais très peu d’avancées ont été réalisées pour les intégrer dans le système: « Pour le moment, la flexibilité n’est pas encore totalement au rendez-vous. Il y a encore du pain sur la planche. » De son côté, Grégoire de Pierpont estime qu'« une véritable adaptation du réseau ne se fera que dans 20 à 30 ans ». « NOUS PASSONS D’UN système centralisé
et unidirectionnel à un système décentralisé et multidirectionnel », explique le cofondateur d’Enerdeal. L’infrastructure électrique va jouer un rôle clé dans ce cadre et le rôle des gestionnaires de réseaux va être décisif. Plusieurs initiatives visant à mieux intégrer les énergies renouvelables et la flexibilité dans les réseaux ont vu le jour en Belgique: en Wallonie, Gredor (gestion des réseaux électriques de distribution ouverts aux renouvelables) et en Flandre, Linear. Selon Grégoire de Pierpont, la rapidité avec laquelle un réseau intégré sera mis en place dépend fortement de la volonté des gestionnaires de réseau et « c’est au cours des dix prochaines années que l’on verra les changements arriver. »
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INTERVIEW VINCENT DE BROUWER
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« La voiture de société est une ineptie belge » Le pouvoir politique pourrait faire beaucoup plus pour diminuer notre impact environnemental. Et s’il osait enfin s’attaquer à la voiture? Vincent De Brouwer y songe sérieusement! TEXTE MAGALI VERONESI
D
epuis le début du printemps, Vincent De Brouwer est le nouveau directeur de Greenpeace Belgique. Au civil, le leader quinquagénaire de l'ONG qui compte 110.000 sympathisants et 96 membres du personnel est papa de quatre enfants. Son objectif personnel et professionnel? Travailler en réseau avec les autres organisations environnementales et les mouvements citoyens pour faire évoluer la société, voire la révolutionner.
En quoi le rôle des entreprises estil capital dans cette évolution? « Sans enfoncer des portes ouvertes, le plus urgent réside dans tout ce qui peut avoir un impact bénéfique sur le changement climatique et, en premier lieu, les gaz à effet de serre. Outre l'investissement sociétal, il y a beaucoup de choses qu'une entreprise peut mettre en marche et qui constitue un bon investissement. Par exemple, toutes celles qui ont un hangar ou une surface exposée au soleil devraient installer des panneaux solaires. Quand on peut supporter un emprunt supplémentaire, cela peut être entièrement financé par la banque et remboursé en 7 ans. Ce qui constitue clairement une bonne affaire. »
Comment se fait-il que beaucoup ne l'aient pas encore fait? « Il y a toute une panoplie de démarches qui s'appliquent aussi aux familles, mais qui représentent un impact plus important lorsqu'elles sont mises en place à plus grande
PHOTO JOHN SWIJSEN
échelle: les économies d'énergie par l'isolation, limiter les déchets, recycler un maximum les déchets qu'on produit... Les recettes sont connues, mais il faut un minimum de conscience, de volonté, et se dire qu'on a tout à y gagner, économiquement et socialement. De plus cela peut devenir un argument marketing et commercial pour toutes
Il faut faire du biomimétisme et s’inspirer de la nature qui recycle tout ce qu'elle produit les entreprises car les acheteurs ont un attachement plus fort pour les sociétés respectueuses de l’environnement. Colruyt, visionnaire en la matière, bénéficie d'une très bonne image dans le public et cela se répercute dans les comptes de la société. »
Que préconisez-vous dans l’utilisation des ressources? « Cela dépend des secteurs. Généralement, nos entreprises doivent avant tout viser la qualité. Proposer de la camelote, pratiquer l'obsolescence – programmée ou non – c'est le plus grand vice de notre modèle. Comment a-t-on pu en arriver à obliger les gens à acheter une nou-
velle machine à laver tous les 6 ans? Le problème pour le consommateur, c'est de faire la part des choses entre la qualité, la durabilité, et le reste. L'entreprise peut marquer sa différence dans la constance en matière de qualité. Les premières années, il sera dur de s'imposer. Mais après, elle aura tout gagné. »
Selon vous, les entreprises feraient un bien fou à la planète en arrêtant de fournir des voitures de société? « La voiture de société généralisée comme en Belgique est une ineptie. Le souci, c'est que le travail est tellement taxé chez nous que les patrons cherchent des moyens de récompenser leurs employés. Comme la voiture de société est fiscalement déductible, c'est rentable des deux côtés. C'est la raison pour laquelle les gens préfèrent utiliser la voiture plutôt que les transports en commun. On a un tel lobby du secteur automobile qu'il n'a pas été possible de revoir la politique de la voiture de société jusqu'à présent, même si l'OCDE a pointé du doigt cette faute sociétale du politique belge, estimant qu'on est en porte-à-faux par rapport aux enjeux. C'est au pouvoir politique de les en décourager, et là, j'ai l'espoir d'un changement. Avant, les partis ne voulaient même pas en discuter. Aujourd'hui, ils veulent bien y réfléchir. Soyons optimistes! »
Comment vous déplacez-vous, à titre d'exemple? « Je prends le vélo de chez moi, le train de Louvain à Bruxelles et puis
« Pratiquer l'obsolescence – programmée ou non – c'est le plu
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VINCENT DE BROUWER INTERVIEW
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Il n'a pas été possible de revoir la politique de la voiture de société parce qu'il y a un tel lobby GLYPHOSATES CONTROVERSÉS je marche pour venir travailler. Je me vois mal faire ça en costume si je dois arriver au bureau nickel. Mon précédent employeur était une banque donc c'était plus compliqué. Mais j'avais trouvé des solutions. Heureusement, chez Greenpeace, on n’est pas obligé de venir travailler en costume. Évidemment l'employeur comme l’employé sont un peu coincés dans le système actuel, d'autant que les grèves n'aident pas à rendre le transport en commun fiable. Mais les mentalités sont mûres et l'urgence climatique est là. Il faut effacer ce système et promouvoir une alternative comme la voiture partagée par exemple. »
Pourtant, le véhicule personnel figure souvent parmi les demandes de l'employeur dans les offres d'emploi... « Parce que chez nous, la voiture personnelle est synonyme de liberté. Moi, je me demande où est la liberté quand on est coincé dans les embouteillages... Encore une fois, la voiture de société biaise la perception. Récemment, je proposais à un ami de partir en week-end à Paris. Il y avait une promotion à 29 euros pour le train. Il me répond : “pourquoi prendre le train alors que ça ne me coûte rien d'aller en voiture de société?ˮ Ce point de vue n'est plus tenable lorsqu'on l'applique à toute la société. On doit promouvoir les lieux communs (habitat et jardin partagé par exemple) et les ressources communes pour répondre aux enjeux environnementaux. »
us grand vice de notre modèle. »
Et en matière de déchets ? « Il faut faire du biomimétisme et s’inspirer de la nature qui recycle tout ce qu'elle produit : récupérer l'eau de pluie, investir dans la cogénération. Tout cela est connu bien que rarement appliqué par immobilisme, manque d'audace ou paresse même quand il est prouvé que ça ne coûte pas plus cher de changer son fusil d'épaule. Il existe des exemples de plus en plus nombreux d'entreprises qui sont conscientes de leur impact sur l'environnement et mobilisent leur personnel autour de ça. Cela génère un esprit d'entreprise différent, il est plus enthousiasmant pour les employés d'être à la pointe que d'être dans l'immobilisme. Là aussi, le pouvoir politique peut inciter en maniant la carotte et du bâton. »
La Commission européenne n’a pas statué comme cela était prévu jeudi 19 mai sur le renouvellement ou non du glyphosate, herbicide controversé. Le comité technique chargé de se prononcer pour l’Union européenne a dû ajourner son vote puisqu’il était clair qu’aucune majorité qualifiée ne serait atteinte parmi les États membres. Si Greenpeace et d'autres ONG militent contre, le ministre de l'Agriculture René Collin plaide pour une période d'adaptation afin que les fermiers puissent trouver d'autres solutions pour leurs champs.
189 MILITANTS DÉCÉDÉS
SMART FACTS
Pour les militants écologistes et les peuples indigènes en lutte contre l’accaparement et la destruction de leurs terres, de leurs forêts ou de leurs cours d’eau, 2015 a été une année noire. C’est ce que fait apparaître le rapport On Dangerous Ground de l’ONG Global Witness. Pas moins de 185 assassinats liés à des enjeux environnementaux – soit un mort tous les deux jours –, perpétrés dans 16 pays. Un chiffre en hausse de 59 % par rapport à 2014, et encore jamais atteint depuis que l’ONG effectue cette recension macabre, débutée en 2002.
Si vous n'aviez pas fait ce métier, qu'auriez-vous fait? « Déjà, je suis ingénieur civil des mines, ce qui était déjà une matière en marge à l'époque. Je ne regrette pas d'être passé par le secteur bancaire car c'est un excellent poste d'observation sur la société. Après les Îles de Paix, je suis ravi d'être chez Greenpeace depuis peu. Mais j'ai toujours été intéressé par les sciences naturelles, agronomiques... À refaire, je serais devenu bioingénieur. »
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10 FUTUR AGRICULTURE BIO
FOKUS-WALLONIE.BE
Le mess durable, pas pour tout de suite
L'agriculture est en train de se transformer, la nourriture en collectivité aussi. Même si pour l'instant, les enfants sont plus réceptifs au changement que les adultes. TEXTE MAGALI VERONESI
L
'avenir de la planète réside aussi dans une agriculture moins intensive, moins énergivore, plus locale et plus respectueuse de l'environnement, on le sait. La transition se profile avec un nouveau type d’organisation, mêlant partenariat et innovation en matière de produits cultivés.
de les acheter aux agriculteurs et de les commercialiser eux-mêmes. Après le quinoa belge, l'avoine, la caméline, le petit épeautre, le sarrasin, la firme de Havelange innove avec la lentille verte qui n'a jamais été cultivée par chez nous. La première récolte aura lieu dans quelques semaines.
EN SEPTEMBRE 2014, Land Farm and
ET ÇA MARCHE. De grandes enseignes
Men par exemple fait le buzz avec le bio belge. Au-delà de ce coup, la jeune société est une des premières à développer une agriculture locale et biologique avec une vision moderne. « On propose un rendement à la hauteur de ce que les agriculteurs attendent, un prix par tonne, par hectare, et chacun peut s'en sortir. On associe le bio et la technologie. On travaille avec des tracteurs, des moissonneuses batteuses et pas des chevaux de trait », précise Isabelle Coupienne, responsable de la commercialisation.
se montrent vite intéressées par la marque Graines de curieux et d'autres initiatives locales, propres et équitables. On peut ainsi déguster le quinoa belge dans des restaurants gastronomiques, mais aussi dans des chaînes comme Exki ou Le Pain Quotidien. « Cela intéresse ces grosses enseignes de surfer sur la vague bio et local, l'esprit de
D'OÙ EST VENU le déclic? L'un des trois partenaires de l'entreprise implantée à Havelange gère les cultures pour de grands propriétaires terriens. Il en avait assez de planter des betteraves, des pommes de terre et du maïs. Puisque les rotations en agriculture biologique durent sept ans, le défi était plus grand de trouver des cultures différentes pour enrichir le sol. Les trois partenaires décident ainsi de semer des cultures qui n'ont jamais existé en Belgique,
On associe le bio et la technologie
des milliers de repas quotidiens aux crèches, aux écoles et aux séniories. « On a travaillé en restaurant d'entreprise pendant deux ans, mais on a abandonné ce secteur et on ne compte pas le prospecter de sitôt », avoue Jeanne Collard. Car sa société, qui développe une alimentation de plus en plus durable, se heurte comme d'autres à deux principaux obstacles.
- Isabelle Coupienne
D'UNE PART, un manque cruel de
proximité, ainsi que l'éthique dans la production », analyse Isabelle Coupienne dont le prochain objectif est de conquérir la Flandre.
LES COLLECTIVITÉS AUSSI se montrent
intéressées par le quinoa belge. Parmi elles, TCO Services et sa petite sœur La cuisine des champs. Une entreprise familiale dirigée par les époux Collard qui fournissent
circuits courts entre les producteurs locaux et les collectivités. Il existe des filières pour approvisionner les supermarchés, les petits magasins, les restaurants, mais on manque d'intermédiaires pour transformer les marchandises à notre usage. J. Collard ajoute: « Par exemple,
On nous demandait de travailler en suivant les saisons, mais de maintenir les tomates au buffet toute l'année, et le steak frites - Jeanne Collard
nous avons voulu travailler le porc de paille, un cochon élevé de manière moins intensive dans des exploitations à taille humaine. Mais nous n'avons trouvé personne pour transformer la viande en saucisses de 100 grammes. » À cet égard, on peut relever un manque d'esprit d'initiative en Wallonie, et surtout un manque de soutien des autorités. Il n'est pas forcément question de budget supplémentaire, mais de facilitateurs administratifs et sanitaires pour faire aboutir les projets. D'AUTRE PART, il semble que les entreprises ne soient pas encore prêtes à installer des cantines durables pour leur personnel. « On nous demandait de travailler en suivant les saisons, mais de maintenir les tomates au buffet toute l'année, et le steak frites », se souvient Jeanne Collard. Malgré les progrès observés dans les mentalités, il serait encore trop tôt pour noter une demande dans toutes les couches de la population et toutes les tranches d'âge. « Ce genre de décision ne peut pas être imposé par le haut. La demande doit venir du personnel. On ne peut pas imposer aux gens de s'alimenter d'une manière différente ». Ce qui n'empêche pas de rester optimiste. À force de montrer la voie aux enfants dans les crèches et les écoles, une nouvelle génération verra le jour. Les adultes de demain, qui consommeront de manière plus durable à la maison et dans leurs entreprises.
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12 PANEL D'EXPERTS ÉNERGIE
FOKUS-WALLONIE.BE
Le soleil à venir
En matière d’énergie, les solutions durables se multiplient et leur prix fléchit. La transition s’accélère, pour peu que les décideurs l’appuient et que chacun à son échelle se donne le temps et les moyens de la réaliser. L’avenir s’écrit en vert. TEXTE GABRIEL HAHN
BENJAMIN WILKIN SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE L’APERE
NOÉMIE LAUMONT SECRÉTAIRE GÉNÉRALE D’EDORA
DEREK RALET COFONDATEUR MR. ENERGIE
BENOÎT HELSEMANS MANAGER EN RECHERCHE, GROUPE FRANÇOIS
Quelles sont les solutions à long terme que nous pouvons mettre en place?
« D’une part le développement encore plus important du photovoltaïque sur les toitures. Il va de pair avec une gestion décentralisée de cette énergie qu’il faut pouvoir gérer le plus localement possible. Tout le monde peut devenir prosumer, producteur et consommateur. D’autre part le développement du grand éolien onshore, sur terre, ou offshore en mer. Souvent il y a du vent quand il n’y a pas de soleil et inversément. Ces deux sources ne suffisent pas, mais elles constituent notre plus grand potentiel citoyen d’énergie renouvelable en Belgique. »
« La Belgique a besoin d’une vision énergétique à long terme tenant compte des engagements pris en matière de climat et d’énergies renouvelables. Nous défendons une approche “intégrée” autour des trois vecteurs énergétiques: chaleur, électricité et transport. Le but est d’aboutir à un modèle bas-carbone générant moins de risques pour l’homme et l’environnement et prenant en compte l’ensemble des coûts. Il importe ainsi de maximiser l’efficacité énergétique, de développer un bouquet équilibré de technologies renouvelables, et rendre la réponse à la demande résiduelle la plus intelligente possible. Dans un schéma de production et de consommation plus flexible, décentralisé et couplé à des solutions de stockage. »
« Pensons au mix énergétique et oublions le mono-énergétique comme beaucoup pensent actuellement : éolien, biomasse, photovoltaïque… il existe une panoplie de moyens. Ce mix énergétique doit aussi être produit localement en fonction des caractéristiques géologiques de l’endroit. Le principe doit rester le circuit court : l’énergie durable ne pourra être viable que s’il y a un retour sur investissement. Il est difficile d’attirer des investisseurs s’ils ne peuvent pas s’y retrouver au niveau financier. Or, produire localement permet de diminuer les coûts de distribution. »
« C’est une vraie philosophie à adopter. Nous avons les moyens d’apporter des solutions renouvelables avec notamment la ressource renouvelable bois. Au sud du pays six producteurs de pellets, granulés de bois combustible, peuvent produire 650.000 tonnes par an. L’équivalent énergétique de 325 millions de litres de fioul vert, propre, et produit localement. Le développer permettrait d’utiliser cette capacité de production. Même si nous ne pouvons malheureusement nous priver totalement de l’importation, il est important de privilégier les produits locaux, naturels, de qualité et fabriqués de manière durable via des sites travaillant de façon intégrée, circulaire. Un mix énergétique avec le bois, l’éolien et le solaire irait en tout cas dans le bon sens. »
Comment peuventelles concurrencer les énergies fossiles sur le marché?
« Aujourd’hui le coût des énergies durables diminue et continuera à diminuer. Il est déjà à un niveau quasiment équivalent au fossile. On recherche souvent le moins cher, mais il faut aussi voir à plus long terme et satisfaire nos besoins de manière qualitative car le quantitatif n’est pas toujours durable. Veut-on payer notre énergie moins chère sans se soucier de ses impacts? Certaines externalités ne sont pas prises en compte dans le coût de l’énergie, comme le traitement des déchets nucléaires ou les émissions de gaz par exemple. Avec l’énergie renouvelable on a l’assurance, finalement pas si chère, que ces externalités négatives n’apparaissent plus tout en ayant l’énergie. »
« Le marché ne permet pas aux énergies renouvelables d’atteindre une compétitivité suffisante. C’est dû aux subsides octroyés aux énergies conventionnelles et à l’internalisation incomplète des externalités du prix de l’énergie. Le système actuel de quotas de CO₂ ne pénalise pas assez les pollueurs. EDORA plaide pour une taxe belge et européenne sur le carbone et l’énergie de tous les vecteurs énergétiques. Concernant le vecteur électrique, la compétitivité des énergies renouvelables se heurte à la rigidité du marché. Pour accompagner le mix électrique à forte teneur en renouvelables variables, développer la flexibilité sera essentiel, tant du côté de la production, que des consommations et du stockage. »
« La décentralisation des sources de production est essentielle, car le transport coûte cher : produire la molécule d’énergie en soi ne représente qu’entre 30 et 40 % du prix. Entre 30 à 40 % sont consacrés au transport et les taxes représentent le reste. Pour concurrencer les énergies fossiles, il faut économiser sur le transport et le coût de distribution et donc produire localement. Le prix de l’énergie nucléaire est difficile à concurrencer, mais on peut néanmoins investir dans la production d’énergies durables et avoir un retour sur investissement plus important. Cela coûte un peu plus cher au début, mais à terme, ça peut devenir une ressource rentable par rapport aux ressources traditionnelles d’énergie. »
« Les acteurs de la filière – producteurs, chauffagistes, installateurs… – doivent collaborer et faire la promotion du secteur. Le granulé de bois est une vraie solution alternative au gaz et au fioul importé. Aujourd’hui, on est capable de livrer ces granulés avec le même confort que le fioul, avec des camions souffleurs totalement spécifiques et adaptés. Le prix du fioul a diminué, mais depuis 10 ans ce prix a été très variable. À un moment donné il coûtait deux fois plus cher que le granulé de bois. Le prix des ressources durables et locales est plus stable. Pour concurrencer le fossile il faut que toute la chaine soit de qualité: approvisionnement en matière première de qualité, production, transport et livraison. »
Que peuvent faire les entreprises pour modifier leur impact?
« Prenons l’exemple de Colruyt. Son métier n’est pas l’énergie et dans ce contexte, prendre du temps à réfléchir à quelque chose de nouveau est difficile. Or Colruyt investit du temps et de l’argent en ce sens depuis des années. Ils ont des magasins sobres, beaucoup sont équipés en panneaux photovoltaïques, ils ont des éoliennes onshore, sont copropriétaires de parcs éoliens offshore, ont créé une société EOLY dédiée à la question de l’énergie. Des vélos sont à disposition des employés et ils ont également un système d’éco-conduite pour leurs camions. Ces engagements créent une cohérence et de la plus-value. La notion énergétique est difficile à intégrer pour les entreprises mais y investir du temps peut se réléver gagnant. »
« Je dirais dans l’ordre: augmenter leur efficacité au maximum – consommer moins –, produire par des moyens de production renouvelables. Et si cela n’est pas possible, investir dans des moyens de production collectifs via des coopératives ou des partenariats. Et enfin pour le surplus: passer à la fourniture (réellement) verte! »
« Je préconise de récupérer les déchets des entreprises pour qu’elles produisent leur propre énergie. Cela leur permet de devenir des acteurs du développement durable et non des utilisateurs passifs. Ils vont profiter de leurs activités pour générer leur source d’énergie. On pense à la biomasse avec les déchets végétaux. Il y a aussi des tuyauteries dans lesquelles on peut installer des solutions hydrauliques. Sans oublier le micro-éolien : on peut payer des certificats verts pour dire qu’on est « vert », mais il est plus important de pousser les sociétés à devenir des acteurs du développement durable. »
« Quitte à payer un peu plus cher, elles peuvent privilégier l’emploi local et un environnement de qualité. Une réflexion profonde doit être menée par le politique et les dirigeants d’entreprise. Au quotidien, on peut choisir le respect d’une logique économique, environnementale et humaine plutôt que le gain à court terme. Prendre en compte ces trois éléments fonctionnent à long terme. Cela donne plus de valeur ajoutée aux produits. Le Groupe François a fait ce choix. Travailler de façon intégrée, développer de nouvelles compétences, innover, donner un maximum de valeur ajoutée à nos ressources locales, à chaque étape de leur transformation, permet de limiter son impact. »
ADVERTORIAL
‘Avec le Bio Propane, vous voilà prêt pour un avenir vert et sûr.’
‘L
’ensemble du marché énergétique traverse une révolution verte. Chaque processus doit respecter l’environnement et, en même temps, devenir toujours plus efficace,’ déclare Maarten Bijl, CEO de Primagaz Benelux. ‘C’est un défi important pour toute l’industrie, qui doit à la fois augmenter sa rentabilité et diminuer ses coûts. Et c’est exactement là où le gaz propane offre souvent une solution aux entreprises, et aux particuliers, qui ne sont pas raccordés au réseau de gaz naturel. Le propane est bien plus écologique que le mazout. Il est aussi flexible à l’usage et offre, tout comme le gaz naturel, l’avantage de pouvoir moduler son débit afin de contrôler de manière optimale le processus de production. Nous entendons presque tous les jours nos clients dire que - depuis qu’ils sont passés au propane – ils maitrisent beaucoup mieux leur processus et peuvent travailler plus rapidement et plus efficacement.
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utre les solutions classiques de propane que nous continuons à apporter pour le chauffage sûr et confortable des maisons, la stimulation écologique et efficace d’usines de production et la livraison de propane aussi bien pour les petites utilisations comme votre barbecue que les grosses entreprises industrielles, Primagaz est également
“Avec le Bio Propane, cet aspect vert est renforcé, sans sacrifier à l’efficacité ou devoir recourir à d’autres systèmes de propulsion.” précurseur dans le domaine de l’énergie verte. Le propane émet naturellement 20% de CO² en moins que le mazout, et aucune de particule fine. De plus, avec le Bio Propane, cet aspect vert est encore renforcé, sans sacrifier à l’efficacité ou devoir recourir à d’autres systèmes de propulsion. SHV Energy, la société mère de Primagaz, a bien pris conscien-
ce de ce rôle de précurseur pour contribuer à un monde plus vert, et garantit les 4 premières années l’achat total venant de l’usine en développement de Bio Propane de NesteOil à Rotterdam.
“La mise en œuvre réussie est le fruit d’une collaboration intense entre nos spécialistes et ceux de Belourthe qui, par un contact quotidien, une coordination continue et une compréhension mutuelle, sont arrivés à une mise en œuvre rapide et efficace.”
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ouvent, les clients ne réalisent pas à quel point le gaz est véritablement adapté et disponible pour les usages dont ils ont besoin, de manière écologique et plus économique que le mazout (lourd) qu’ils utilisent encore aujourd’hui. Le gaz est en effet une alternative complète et sûre pour beaucoup de procédés de production, même sans raccordement au réseau, allant du propane “ordinaire” pour les processus simples jusqu’au gaz naturel liquéfié (GNL) pour des utilisations plus lourdes, et pour lesquels ici aussi Primagaz, comme un partenaire à part entière, analyse en détail les besoins du client, cherche avec lui la bonne solution et s’investit activement.
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ans le secteur du transport, également, nous constatons cette même évolution. Tout doit être plus vert et plus efficace, sans toucher à la flexibilité ou à votre budget. Ici aussi, on trouve une bonne application du GNL, qui est de plus en plus utilisé comme carburant pour les camions de longue distance, notamment en raison des avantages de bruits, coûts et émissions.
“Le gaz est en effet une alternative complète et sûre pour beaucoup de processus de production, même sans raccordement au réseau, allant du propane ordinaire pour les processus simples, au GNL pour les utilisations plus lourdes.”
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e marché énergétique entier fait face à des défis majeurs,’ conclut Maarten Bijl. ‘Les sources se raréfient, les normes de CO² sont plus strictes, la notion d’efficacité prime à chaque étape. Chez Primagaz, nous sommes convaincus que nous détenons la connaissance, l’expérience et les moyens financiers nécessaires pour aider nos clients et nos partenaires à atteindre un avenir durable.’
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usine de production de Belourthe à Hamoir en est un bel exemple. Belourthe produit des céréales de qualité supérieure et cherchait une bonne alternative au mazout, ce qu’ils ont trouvé sous la forme de GNL (gaz naturel liquéfié). La mise en œuvre réussie est le fruit d’une collaboration intense entre nos spécialistes et ceux de Belourthe qui, par un contact quotidien, une coordination
Le GNL est un gaz naturel qui est refroidi jusqu’à -162° C, de sorte qu’il se liquéfie, avec un volume jusqu’à 600 fois moindre que sous sa forme gazeuse, ce qui le rend facilement transportable. Le GNL émet 30% de CO² en moins que le mazout lourd, 65% en moins d’oxydes d’azote et aucune dioxyde de soufre ou particule fine.
Le Bio Propane est 100% vert, et donc bien plus respectueux de l’environnement que les combustibles traditionnels. Il a exactement les mêmes propriétés synthétiques que le LPG classique et peut donc être mélangé sans problème aux autres produits LPG.
continue et une compréhension mutuelle, sont arrivés à une mise en œuvre rapide et efficace.’
www.primagaz.be
14 CHRONIQUE GWENDOLINE VIATOUR
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Les zones protégées en danger Le réseau européen de zones protégées Natura 2000 est en danger. Il est pourtant essentiel à la vie sauvage en Europe et il offre une multitude de bénéfices économiques. TEXTE GWENDOLINE VIATOUR, CAMPAIGNS MANAGER AU WWF-BELGIQUE PHOTO ©WE HAVE HEART
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n peu d’Histoire… Pour contrer la perte de nature sauvage, l’Europe a mis en place les directives « Oiseaux » (1979) et « Habitats » (1992). Ces lois ont mené à la création de Natura 2000, le plus grand réseau de zones protégées au monde. Il couvre 1/5 du continent et abrite plus de 1.000 espèces, dont certaines très menacées. Grâce à Natura 2000, des dizaines d’espèces et d’habitats se portent mieux ou sont en train de se reconstituer. Ce réseau est tout simplement vital pour la vie sauvage en Europe. IL EST AUSSI essentiel à nous les hu-
mains, pour notre bien-être, notre santé et notre économie. Parcourons les faits et les chiffres. Les 27.000 sites Natura 2000 et les espèces qui y vivent fournissent (gratuitement!) des services essentiels: purification de l’air et de l’eau, stockage du CO2, pollinisation, production de bois, de plantes médicinales, etc. La valeur de ces services a été évaluée à environ 200 milliards d’euros par an, ce qui représente entre 1,7 et 2,5 % du PIB européen. Les bénéfices sont très supérieurs aux coûts – 6 milliards d’euros par an sont nécessaires pour gérer les sites Natura 2000. LES ACTIVITÉS ÉCONOMIQUES sont autorisées dans les zones Natura 2000 pour autant qu’elles ne portent pas atteinte aux espèces et habitats
protégés. Natura 2000 bénéficie à l’économie locale, que ce soit en matière d’agriculture, de sylviculture, mais aussi globale. De nombreuses entreprises dépendent des matières premières fournies par ces zones naturelles. Le fait que toutes les entreprises européennes sont soumises à ces mêmes lois permet d’éviter la concurrence déloyale. Et Natura 2000, ce sont aussi des emplois, parmi d’autres, entre 4,5 et 8 millions dans le tourisme et les activités récréatives.
De nombreuses entreprises dépendent des matières premières fournies par des zones naturelles
LES BÉNÉFICES RETIRÉS de Natura 2000 vont évidemment au-delà de la simple valeur économique. De plus en plus d’études démontrent les bénéfices pour la santé physique et mentale offerts par la nature. Sans parler des bénéfices culturels, spirituels et esthétiques… CONSERVER LE RÉSEAU Natura 2000
est donc simplement une question de bon sens. Il est donc incompréhensible que la Commission européenne ait le projet dangereux de modifier les directives « Oiseaux » et « Habitats ». Le WWF et des centaines d’autres ONG lui demandent donc d’abandonner définitivement ce projet et au contraire de renforcer la protection de la nature sauvage dans toute l’Europe. Pour le bien de la nature et de l’économie.
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