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Fokus Eté

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C E D OSS I E R E ST P U B L I É PA R S M A RT M E D I A E T N ' E N GAG E PAS L A R E S P O N SA B I L I T É D E S É D I T E U RS N I D E L A R É DACT I O N D E L A D E R N I È R E H E U R E

JUIN ‘21

ÉTÉ Claire Laffut Un été pour se perdre

Challenges de l’été Attention ! Prêt ? Partez !

Bénédicte Deprez

Mes pires vacances

Benjamin Deceuninck

En plus sur Fokus-online.be

« Dans mon rôle de journaliste, mon côté compétitif ne doit jamais sortir. »

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2 ÉDITO

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CONTENU. 4

Votre été, vos challenges !

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Cuisine : Sortir des sentiers battus

10 Jardin, mon beau jardin 12 Comme un air de vacances chez vous 14

Mille et une aventures belges

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Interview : Benjamin Deceuninck

20 Micro-aventure : Tentez le local 22 Mes gestes pour la planète 24 Témoignages : Repartir de zéro 26 Au-delà de sa bulle 28 Un moment, une photo, un souvenir 30 Bénédicte Deprez : Comment rater ses vacances ?

ÉQUIPE.

Claire Laffut

COUNTRY MANAGER

Un été à la dérive On envoie des Nudes tout l’été, racontais-je à mon amie Yseult. Se reconnecter à son corps avant, pour mieux déconnecter... Pour vivre heureux, vivons cachés ? Ce n’est pas vraiment à l’ordre du jour…

C

et été, avant de prendre mon élan et sauter dans le grand Bleu, je pars à Ibiza. Les discothèques sont fermées, parfait pour y tourner un clip et relâcher la pression. Née le jour du solstice d’été, je me suis souvent rêvée en jolie surfeuse, vivant au bord de l’eau. Sirène qui vous ramène à la petite campagnarde que vous êtes, née à Moustier-sur-Sambre, entre Namur et Charleroi). Le teint halé, de la pastèque sur les doigts, des freckles sur le nez, je m’imagine dévorer un livre, alanguie, puis m’endormir dessus, la joue marquée par le pli des pages. Je goûte presque le sel sur la peau de celui que j’aime. La plus belle de toutes les saisons, n’estce pas finalement pas l’amour ? Si le vent stagne dans vos ailes, que votre soleil est dans la lune, détournez le regard, abandonnez vos tourments. Savourez l’été comme une glace à l’eau-devie ! « Le mouvement est enclenché », comme me disait belle-maman, Gaëlle Laffut. Il ne s’arrêtera pas. La vie reprend toujours ses droits. Elle est feu, joie, lumière et ombre.

CHRISTIAN NIKUNA PEMBA CREATIVE DIRECTOR

BAÏDY LY RÉDACTRICES EN CHEF

ELLEN VAN HOEGAERDEN JULIE GARRIGUE ÉQUIPE ÉDITORIALE

J’ai rêvé ce moment si fougueus­ement. L’imaginer, c’était déjà le vivre un peu.

Les jeunes ont peur de passer à côté de leur vie, les anciens, de la perdre. Aux deux extrêmes des âges, c’est l’urgence de vivre que je ressens. La situation se dérobe, incontrôlable. Son échappée nous tourmente. Nous sommes coupables d’avoir cru la maîtriser. La vie nous apprend à vivre avec elle, pas contre elle. Elle est brute et légère. Violente et douce. Elle est hiver et été. À l’automne aussi, on peut se mettre à nu. Comme les feuilles chutent, le naturel revient au galop. Belgique, source naturelle de sincérité. L’école reprendra, mon premier album vous parviendra. J’ai attendu et rêvé ce moment si fougueusement. L’imaginer, c’était déjà le vivre un peu. Les morceaux de mes coups de foudre passés et de mon petit cœur brisé gisent dans une boîte à musique, musique, éparpillés dans les sillons des vinyles et dans les reflets irisés du CD. Par Claire Laffut, Auteure, compositrice, interprète

ANGELIKA ZAPSZALKA BASTIEN CRANINX BAVO BOUTSEN CÉLIA BERLEMONT FRÉDÉRIC VANDECASSERIE MISE EN PAGE DEE BERNAERS PHOTO EN COUVERTURE

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SMART MEDIA AGENCY. LEYSSTRAAT 27, 2000 ANVERS TEL +32 3 289 19 40 REDACTIE@SMARTMEDIAAGENCY.BE FOKUS-ONLINE.BE/FR

BONNE LECTURE MORGANE LENGELÉ SOPHIE FARROUL PROJECT MANAGERS


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4 CHALLENGES

#fokuschallenge

Partagez votre été ! Vous êtes d’humeur joueuse ? Toujours prêt pour les défis ? En voilà 10 à relever sans tarder. Postez vos photos sur Instagram avec les Hashtags #fokusété et #fokuschallenge et taguez vos amis : qui aura les plus belles plantes ? Qui fera le meilleur cocktail ? Qui aura le pique-nique le plus instagrammable ? Et si vous manquez d’idées, scannez le QR Code, direction Insta pour vous inspirer !

À vos fourneaux, prêt, partez !

Vous êtes un vrai chef cuisinier ou un amoureux de bons petits plats ? Alors lancez-vous ! Réalisez un plat d’été de votre choix avec des ingrédients estivaux ! Fraîcheur, exotisme ou légumes de saison, il y a du choix ! Une seule règle : nous faire revivre les vacances !

Le réveil du styliste.

Vous avez le virus du DIY (Do it yourself) et celui de la fashion victim ? Vous adorez coudre, rapiécer, customiser vos vêtements ? Alors, ce challenge est pour vous ! Transformez vos jeans en shorts et faites de vos vieux T-shirts de véritables œuvres d’art. Laissez parler votre créativité.

Cocktails à gogo.

Cuba Libre, Tequila Sunrise, Manhattan ou Mojito ? Les cocktails n’ont pas de secret pour vous ? Alors, sortez les shakers et montrez-nous celui qui est indispensable à votre été. Vous avez une botte secrète ? Une composition personnelle et originale à proposer ? Faites-nous rêver !

Jardin d’Eden.

Vous avez la main verte et votre jardin est votre plus grande fierté ? Vous avez récemment confectionné un magnifique potager ou un incroyable parterre de fleurs en tout genre ? C’est le moment de nous en mettre plein la vue. Laissez parler la nature et son arc-enciel de couleurs.


SMARTLIST 5

#FOKUSÉTÉ

Waar is da feestje ?

Nous sommes tous derrière nos Diables pour l’Euro de football ! Mais à chacun sa façon de supporter nos joueurs ! Que ce soit par un costume, un grimage, une attitude de vrai supporter, nous sommes sûrs que vos encouragements méritent une belle coupe d’Europe ! Lâchez-vous !

Un pique-nique au soleil.

Le confinement vous aura donné des boutons !? Vous vous êtes promis de ne pas rester enfermé un instant cet été ? Alors sortez votre panier de victuailles, jetez-y vos tartines, vos salades et votre bouteille de rosé et faites la plus belle photo de pique-nique possible !

Salade de fruits, jolie, jolie !

L’été, c’est aussi le moment de vous régaler de fruits, et ce, de toutes les manières possibles. D’ailleurs, vous, comment préférez-vous vos fruits ? En jus, en sorbet, en smoothie ou en belle salade garnie ? Ditesnous et montrez-nous ! On veut tout savoir !

Suit up and shine !

Le soleil sera-t-il au rendez-vous cet été ? Pourquoi ne pas l’encourager un peu !? Sortez vos plus belles tenues d’été et jouez les mannequins pour nous. Shorts, jupes, sandales, chemises légères ou simples T-shirts. Tout est permis cet été tant que vous vous faites plaisir.

Père Castor...

Vous êtes bibliophile ou dévoreur de livres à vos heures perdues ? Faites-nous part de vos lectures pour cet été ou de vos coups de cœur du moment ! Thriller, policier, roman d’amour, roman historique, autres BD ou Comics, nous avons hâte de découvrir vos belles idées.

Un coucher de soleil magnifique.

Vous êtes passionné de beaux paysages et vous êtes sensible à un magnifique coucher de soleil ? Nous aussi ! Alors pourquoi ne pas nous en faire profiter ? À l’autre au bout du monde ou installé dans votre jardin, immortalisez le plus beau des couchers de soleil ! Par Bastien Craninx


Faites confiance au spécialiste du BBQ Le retour des bons BBQ, voilà un moment à ne pas rater ! Votre boucher Renmans est prêt à satisfaire vos moindres demandes. Découvrez un choix incomparable de produits ultra frais, découpés et préparés « maison ». Tout est fait sur place. Et si un produit venait à manquer, nous le faisons à la minute. Nous sommes spécialistes de la viande belge et nous travaillons en circuit court avec les meilleurs éleveurs belges. N’hésitez pas à demander conseil à votre boucher, il se fera un plaisir de vous aider.

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8 FOOD

À table ! Le plaisir de manger n’est pas forcément contraire aux plats savamment équilibrés. Il est 100    % compatible en revanche avec la découverte de nouvelles saveurs ou de nouveaux goûts ! Pour sortir des sentiers battus en cette saison estivale, nous avons infiltré les cuisines et les secrets de deux amoureux des fourneaux !

M

ême si cet été 2021 ne nous permettra pas encore de viser des destinations paradisiaques en toute légèreté, il est aussi possible de voyager dans sa cuisine ou son jardin : évadez-vous par les sens grâce à de nouvelles recettes inédites. Et quand on songe mise au vert et convivialité, on pense, bien entendu, barbecue. Mais pas n’importe comment ! « Parce que le vrai barbecue, c’est effectivement autre chose que de brûler des pilons de poulet ou jeter des ribs souvent fluorescents sur une grille brûlante », pointe Loïc, entre autres animateur de l’émission « Loïc, fou de cuisine » sur RTL-Tvi. « J’ai longtemps vécu au Japon ! Et là-bas, le barbecue, c’est tout un art. Déjà, il est posé au milieu de la table, ce qui est nettement plus convivial. Car la cuisine en été, c’est aussi le plaisir de se retrouver ensemble et dehors. » Puis, à cette convivialité se rajoute bien entendu une belle pincée de saveurs plus rares, comme en témoigne Thierry Dory, spécialiste de la cuisine en extérieur, notamment au travers de sa chaine YouTube, « Les caïds du barbecue ». « L’objectif sera d’arriver à transcender des pièces de viande pour arriver à des

Le vrai barbecue, c’est autre chose que brûler des pilons de poulet ou jeter des ribs souvent fluorescents sur une grille brûlante ! — Loïc, « Loïc, fou de cuisine »

goûts plus rares. Et puis on ne le sait pas assez, mais on peut bien entendu tenter des barbecues avec des choses

plus inédites dans le genre, comme des carbonnades. Sans parler des grillades avec des légumes unique-

ment ! En été, on peut même griller une salade de pois chiches. Ce qui nous amène à la (re)découverte de saveurs inconnues. » Et là, tous styles confondus, il y a de quoi faire ! « La cuisine se nourrit de plein de tendances saisonnières et autres, d’ailleurs », reprend Loïc. « La tendance générale est de préparer davantage de produits végétaux et moins de viande. Le but étant, à tous les coups, d’aller à la rencontre de préparations faciles et inspirantes. » Après, question styles et saveurs, la frontière linguistique joue-t-elle un rôle quelconque dans les plaisirs du palais ? Loïc est particulièrement bien placé pour répondre à cette question, puisqu’il propose une émission similaire à « Loïc, fou de cuisine » sur la télévision néerlandophone VTM. « Le Sud du pays est peut-être davantage attaché au terroir et à la tradition, tandis que le Nord lorgne plus volontiers vers l’expérimentation. Mais ce constat n’est bien entendu pas absolu ! Et puis, l’objectif de tout cuisinier qui se respecte est avant tout de donner du plaisir à ses convives, et en toute saison, bien entendu ! » Par Frédéric Vandecasserie


Branchez & profitez !

Si seulement tout était aussi facile qu’EasyBlue pour votre barbecue à gaz !

Grillez à volonté

Vous aimez la simplicité ? Alors les barbecues à gaz sont faits pour vous. Dégustez les grillades les plus savoureuses en un rien de temps, tout en conservant le goût et l’atmosphère typiques du barbecue. Mais quelle bouteille de gaz choisir ? Les bouteilles EasyBlue PLUS (6 kg) et EasyBlue XL (9,5 kg) au biopropane de Primagaz sont sûres, légères et meilleures pour l’environnement. Avec un barbecue à gaz et une bouteille de gaz EasyBlue, la fête n’est jamais loin !

Faciles et rapides Le barbecue à gaz se caractérise par sa simplicité d’utilisation. Il vous suffit de brancher la bouteille de gaz et en 15 minutes vous pourrez griller tout ce que vous voulez. Avec un barbecue à gaz, il est facile de réguler la température ou de la garder constante. Certains barbecues à gaz disposent de plusieurs zones de chaleur, ce qui vous permet de préparer différents plats en même temps, chacun à sa température idéale. En un rien de temps, dégustez les meilleures grillades, tout en conservant le goût typique du barbecue. Il est également très facile de nettoyer la grille d’un barbecue à gaz après utilisation. Retirez les résidus alimentaires, fermez le couvercle, puis réglez votre barbecue sur le mode le plus élevé pendant une dizaine de minutes. Ensuite, brossez-le pour le nettoyer et il sera de nouveau prêt à l’emploi. Les brûleurs à gaz doivent être nettoyés de temps en temps.

Légères, sûres et pratiques Les bouteilles EasyBlue PLUS (6 kg) et EasyBlue XL (9,5 kg) au biopropane de Primagaz sont idéales pour votre barbecue à gaz. Ces bouteilles de gaz sont fabriquées en acier léger et possèdent une poignée ergonomique en plastique. Cela les rend légères et donc faciles à soulever, mais aussi solides et sûres. Grâce au système de consigne, il est facile d’échanger une bouteille EasyBlue vide chez les distributeurs de gaz, les magasins de bricolage, les jardineries et les magasins de camping. Vous n’avez donc pas besoin de conserver de passes, de cartes de dépôt ou de reçus.

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Respectueuses de l’environnement

Choisir un barbecue à gaz, c’est choisir d’être plus respectueux de l’environnement. En effet, un barbecue à gaz ne produit pas de fumée. Le gaz brûle proprement et ne produit que très peu de polluants atmosphériques. Avec le biopropane de Primagaz, vous faites encore mieux. Le biopropane est une énergie renouvelable produite à partir de ressources 100% renouvelables comme les huiles végétales et les déchets. Les performances sont les mêmes que celles du propane traditionnel, mais les émissions de CO2 et de particules sont beaucoup plus faibles. L’EasyBlue au biopropane convient à tous les barbecues à gaz.

Polyvalentes Évidemment, les bouteilles de gaz EasyBlue peuvent aussi être utilisées dans d’autres situations. Envie de profiter d’un long moment sur votre terrasse après votre délicieux barbecue ? Dans ce cas, un chauffage de terrasse au propane serait idéal.Vous aimez partir avec votre tente, votre caravane ou votre mobilhome ? Alors, cuisinez et chauffez-vous confortablement avec les bouteilles de gaz EasyBlue de Primagaz. Votre jardin et votre terrasse seront débarrassés des mauvaises herbes en un clin d’œil et de manière écologique grâce à un brûleur de mauvaises herbes et une bouteille de gaz EasyBlue.

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10 JARDIN

Chez soi dans la nature Nul besoin de s’envoler à l’autre bout du monde pour se reconnecter à la nature. Il suffit parfois de lâcher prise sur une parcelle du jardin pour constater que la vie sauvage n’est jamais bien loin. Petit espace, grande diversité À l’instar du jardin, les cours, terrasses et balcons peuvent aussi favoriser la biodiversité. Pour la culture en pot ou en bac, qui nécessite un arrosage régulier, plantes et aromates du Sud constituent une option intéressante, puisqu’elles supportent bien la sécheresse. Et n’oublions pas les plantes grimpantes, pour végétaliser à la verticale.

Dès mars, ne plus tailler Pour protéger oiseaux et biodiversité, il est fondamental de s’abstenir de tailler haies, arbres et arbustes dès le mois de mars. Plusieurs espèces construisent leur nid à partir de ce moment-là. Aussi, tailler à cette période revient à détruire leur habitat et à déranger les oisillons nés ou à naître. Les coupes pourront reprendre à la mi-août.

E

t si, au lieu de tout contrôler, nous nous laissions surprendre par ce que la nature est capable de nous offrir ? C’est la philosophie du jardin naturel (appelé aussi jardin sauvage), un espace de tous les possibles, favorable à la biodiversité. « Où que l’on soit, tout ce qui est vivant a son rôle », soutient Muriel Emsens, co-créatrice de l’ASBL Terre et Conscience et formatrice au potager naturel. « Les mauvaises herbes n’existent pas. Qu’il s’agisse de protéger le sol de trop de sécheresse ou de trop d’humidité, toutes les plantes ont une fonction. » Pour apprécier la valeur des plantes, l’essentiel est d’apprendre à les connaître. « Le pissenlit, par exemple. Les gens s’acharnent à l’arracher sauvagement alors que le nectar de sa fleur est apprécié de la majorité des insectes pollinisateurs et que ses feuilles, lorsqu’elles sont toutes jeunes, permettent d’agrémenter des salades. Elles sont très

Les mauvaises herbes n’existent pas. — Muriel Emsens

bonnes pour la santé. Au printemps, le foie en a besoin. » Ou bien l’ortie, une plante bio-indicatrice qui révèle un excès de matières organiques ou une pollution des sols par les oxydes ferriques. « L’ortie est très riche pour les sols et sert de nourriture aux chenilles, papillons en devenir, futurs

butineurs et pollinisateurs. On peut en faire des soupes et tisanes délicieuses. Il faut juste savoir l’approcher avec délicatesse et prudence. » Si le jardin naturel fait la part belle à la flore indigène et, par-là, attire la faune locale, il ne représente pas pour autant un espace com-

plètement abandonné à la nature. « On peut délimiter une zone peu utilisée dans son jardin où on laisse la spontanéité végétale s’exprimer », explique Charlotte Simon, Assistante de projet « Réseau Nature Bruxelles » chez Natagora. « Les plantes indigènes sont intéressantes pour la biodiversité car elles sont adaptées à la faune environnante. Elles évoluent ensemble. » Un coup de pouce du jardinier n’est d’ailleurs jamais malvenu. « On peut planter diverses espèces de fleurs ou d’arbustes, de préférences locales et mellifères, qui attireront insectes et animaux. Ou des haies, véritables refuges et garde-manger pour de nombreux oiseaux. » Sans oublier de disposer des petits tas de bois ou de pierres sur son terrain qui, comme les hautes herbes non tondues, serviront d’abris et de cachettes pour les insectes, hérissons et autres petits animaux utiles au jardin. Par Angelika Zapszalka


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12 DÉCORATION

Des airs de vacances à la maison Et si votre intérieur reflétait vos envies d’évasion ? Il suffirait de revoir quelques éléments de votre déco. Vous êtes en manque d’inspiration ? On vous donne quelques idées !

Chiner pour décorer S’il est facile de trouver des objets liés au voyage et à l’exotisme dans les grandes surfaces, l’idéal est pourtant de trouver par vousmême la petite touche qui fera la différence. Des objets ramenés de voyage, des objets chinés dans une brocante, des objets récupérés, retapés, détournés. Bref, n’hésitez pas à partir chiner !

Un style féminin ou masculin ? La décoration depuis quelques années se fait moins stéréotypée, moins genrée, une occasion pour chacun et chacune de sortir des carcans et d’aller librement vers ce qui leur plait vraiment. Terminé les intérieurs « rose poudré » pour Lady Loveuse et les lofts industriels pour Don Juan célibataire.

L

es grands espaces, les paysages, la liberté retrouvée, des respirations plus que vitales... Avec un peu de créativité et d’investissement, il est possible insuffler entre nos quatre murs. L’exotisme, le soleil et le voyage peuvent facilement se matérialiser dans l’atmosphère que dégage votre décoration. « Avec le confinement, nous nous sommes rendu compte à quel point il est crucial de se sentir bien chez soi », explique Nafi Rêve, décoratrice d’intérieur. Plus important encore, selon elle, prendre soin de son intérieur, c’est prendre soin de son intériorité. « Et qu’on se le dise, il suffit parfois de peu pour y arriver. » Sans grande surprise, cet état d’esprit et ces aspirations au voyage se reflètent dans les grandes tendances actuelles en termes de décoration. L’une de ces tendances se distingue : épurée, avec des matériaux naturels et des couleurs douces. « C’est un retour aux sources où l’artisanal et le local prédominent », ajoute Caroline Notté, créatrice de contenu.

condition qu’ils soient tous de bonne facture !) ainsi que l’architecture organique. Dans les couleurs, on cherche le naturel : vert, terracotta, beige et gris clair, qui rappellent notamment la pierre, le béton et le lin. « Mais il ne faut surtout pas oublier le bois ! » note Nafi Rêve. « Le bambou, notamment, donne un côté très exotique, mais aussi un petit soupçon vintage vu qu’il était déjà fortement à la mode auparavant. »

Fini la course à la beauté, on embrasse désormais l’authenticité ! — Caroline Notté

« Fini la course à la beauté, on embrasse désormais l’authenticité ! » Si l’on devait cibler des matières, des motifs, des tonalités ou même un type de mobilier emblématique pour

cette tendance, on pointerait pêle-mêle : les papiers peints floraux (type jungle ou palmeraie), les motifs de style anciens pavés avec effets de perspective, les carrelages artisanaux, le mobilier et les œuvres d’art vintage (à

Pourtant, même si ces quelques idées peuvent vous donner de l’inspiration pour votre intérieur, gardez à l’esprit que le voyage est avant tout personnel. « Il faut oser le mixte tout en évitant le showroom froid », assure Caroline Notté. Une bonne raison de ramener des objets iconiques ou des objets peu ordinaires lorsqu’on est loin de chez soi. Car, comme le dit si bien Nafi Rêve : « Le tout n’est pas de recréer un décor de vacances tel quel, c’est de créer un intérieur qui nous évoque le bienêtre que nous ressentions en voyage. » Par Bastien Craninx


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14 ACTIVITÉS

La Belgique : un voyage aux mille et une aventures Oyé Oyé ! Les beaux jours sont arrivés ! Il est désormais l’heure d’en profiter. Qu’allons-nous faire cet été ? Restez en Belgique, le pays regorge d’activités.

O

n embarque à bord du « Belgique Express » pour une série d’aventures insoupçonnées ! Direction pour commencer le relief du plat pays ! De la magie du massif ardennais au caractère unique de la Wallonie Picarde en passant par les chemins de bois qui traversent et surplombent les tourbières des Fagnes, il y a mille terres d’exploration ! Si la flore et les pelouses calcaires de Viroinval lui donnent des tendances de Petite Provence, les Cantons de l’Est, eux, affichent certains paysages qui rappellent les Vosges ou le Jura. Pour Quentin Hubert, éco-pédagogue et guide au Centre Marie-Victorin (CNB), « on a la chance d’avoir une diversité de paysages absolument énorme en Wallonie. Par rapport à la taille de notre territoire, on a probablement une plus grande diversité que ce que l’on va retrouver en France. Rien qu’entre Bruxelles et Arlon, on peut découvrir une dizaine de reliefs tout à fait différents et magnifiques. » Et si cette large variété n’est pas toujours perceptible de prime abord, c’est l’uniformisation du bâti qui en est souvent la cause. En effet, pour l’éco-pédagogue, « de nombreuses villes et

On a la chance d’avoir une diversité de paysages absolument énorme en Wallonie. — Quentin Hubert, éco-pédagogue, Centre Marie-Victorin (CNB)

villages regorgent désormais de maisons en briques au style assez similaire. C’est une tendance qui s’est accrue depuis les années 50 et qui marque une certaine perte d’identité au profit d’un mélange plus uniforme. Alors qu’en réalité, les maisons historiques des

villages wallons étaient radicalement différentes de par leurs volumes, types de toitures et matériaux utilisés. » De surprise en surprise, l’année 2020 a également laissé place à une problématique inattendue : le « surtou-

risme » par endroits. C’est pourquoi l’ASBL Wallonie Belgique Tourisme propose des alternatives sur l’ensemble du territoire. « S’il y a déjà trop de monde sur la randonnée de votre choix, vous pourrez découvrir 2 700 autres promenades, cartographiées sur VisitWallonia.be ou dans l’application », explique Sandrine Delcourt, chef de produits chez Wallonie Belgique Tourisme. Le côté ludique des chasses au trésor et le geocaching vont vous faire adorer les randonnées à pied ou à vélo ! Vous êtes plutôt un aventurier ? Les activités aquatiques sont nombreuses ! Après-midi pêche dans la vallée de l’Ourthe, sport d’aviron aux abords de Bruxelles, canoë ou kayak le long de la Meuse ou de la Semois, paddle sur le Lac de Nisramont, et ce ne sont là que quelques exemples ! Et du côté des challenges un peu plus sportifs, misez sur les parcs d’aventure. Un coup d’œil suffit pour s’apercevoir que la Wallonie regorge d’activités d’accrobranche ! Du Wavre, aux portes de Bruxelles jusqu’aux Ardennes, avec Durbuy ou Stavelot, en passant par Spa ou Anseremme. Allez, qu’on se le dise... il le vouloir pour s’ennuyer ! Par Célia Berlemont


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16 INTERVIEW

Benjamin Deceuninck

« Cet Euro pourrait enfin signifier le début d’une nouvelle ère après une période très dure. »

Entre des Diables bien décidés à en découdre et le retour d’une certaine liesse populaire, Benjamin Deceuninck, présentateur de la RTBF sur les plateaux télé des matches de l’Euro, en est sûr : cette compétition pourrait marquer le début de (presque) tous les possibles pour cet été ! Par Frédéric Vandecasserie Photo Martin Godfroid


INTERVIEW 17

#FOKUSÉTÉ

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utre l’aspect sportif, l’Euro est aussi l’occasion de se retrouver en groupe, voire de communier ensemble. Vous sentez le même phénomène alors que la crise sanitaire n’est pas terminée ? « L’assouplissement des mesures sanitaires va aider à ce que l’on se retrouve les uns les autres autour de l’Euro, en toute prudence et sécurité. L’Euro est présent dans la tête des gens et pourrait enfin signifier le début d’une nouvelle ère après une période très dure. Il y a quelques mois, j’y croyais peu, mais quelques semaines avant la compétition, on me parlait de plus en plus de l’Euro. C’est bon signe… » Vous tenez compte de notre contexte sanitaire particulier dans la présentation de vos émissions ? « Oui, bien entendu ! Nous tentons chaque jour d’installer, peut-être encore plus que d’habitude, une atmosphère très conviviale sur le plateau. Nous axons beaucoup de nos idées et de nos interventions autour du concept de rassemblement. Le tout avec des experts très pointus en foot. Et si vous me posez la question, c’est que vous ne l’avez pas trop remarqué, ce qui était bien sûr le but recherché. Nous ne voulions pas non plus devenir juste conviviaux sans amener aucune expertise. »

L’Euro, c’est un feuilleton. Et si l’Euro des Belges n’est pas bon, le feuilleton ne sera pas bon non plus… Cette volonté des gens de faire la fête dépend des résultats de nos Diables, ou pas du tout ? « En grande partie, oui, quand même. Et c’est aussi ça qui fait le charme de l’Euro. Souvenez-vous de la ferveur populaire lors de la Coupe du Monde en 2018 quand les Diables jouent un match incroyable contre le Japon, puis battent le Brésil. Et rappelez-vous aussi de la déception de tout le pays lorsque l’équipe nationale avait ensuite buté par le plus petit écart contre nos éternels rivaux français. L’Euro, c’est un feuilleton. Et si l’Euro des Belges n’est pas bon, le feuilleton ne sera pas bon non plus… » Et pour que le feuilleton soit bon ? « Il faudrait au moins que les Diables atteignent les quarts de finale. On verra

Être connu ne m’importe pas du tout.

bien. Les trois matches dont je vous parlais avant prouvent que tout peut toujours arriver en foot. » Et après l’Euro ? « Dix jours de vacances ! Ensuite, je commenterai les matches de hockey de notre équipe nationale aux Jeux olympiques à Tokyo. Ce sera en horaires décalés, mais je me réjouis de ces conditions particulières. Nous serons entre passionnés… J’ai toujours voulu bien m’amuser tout en faisant mon boulot le mieux possible. Et puis, il faut relativiser, ce n’est que du sport. C’est parfois ce que je dois rappeler à des gens qui me parlent de sport comme si nos vies en dépendaient. » Les périodes de confinement vous ont d’autant plus poussé à relativiser les choses ? « Je suis du genre, de base, à toujours tout relativiser. Mais, en même temps, j’octroie quand même à chacun le droit de se plaindre de temps en temps. Ma fille a loupé tous les événements, voyage et autres, qui rythment traditionnellement la fin de rétho. Alors, même si elle sait bien qu’il y a pire que ça, elle a le droit de trouver qu’elle n’a pas eu de chance et de le dire. » Le sport, c’est un jeu, mais aussi de la compétition. Vous êtes du genre compétitif, vous ? « Oui, oui. Je dois bien l’avouer (rires). Quand je suis dans mon rôle de journaliste, ce côté compétitif, et parfois de mauvaise foi, ne doit jamais ressortir. Mais, sinon, j’ai le goût de la compétition. » Et la notoriété, vous y avez pris goût ? « Non, car je ne fais pas mon boulot pour ça. Être connu ne m’importe pas

du tout. Alors, oui, on me reconnait dans la rue. Et les gens sont généralement bienveillants avec moi. Certains me félicitent parfois pour les audiences de l’émission. Et je leur rappelle chaque fois qui si les gens regardent en masse, c’est pour les Diables, pas pour moi. Et puis nous sommes en Belgique. Avec deux avantages : d’abord, la notoriété y est nettement moins développée qu’en France, par exemple. Et puis, notre pays est tellement petit qu’il me suffit de quelques minutes pour arriver en Flandre. Où personne ne me connait plus. » Même en vacances, il y a du sport ? « Absolument. J’ai toujours besoin de bouger ! Donc, nos vacances sont généralement un mélange entre sport et famille. Je fais du tennis, du vélo ou de la natation. Puis, nous nous reposons ensemble. Nous partons souvent en vacances genre ’’famille élargie’’ avec frères, sœurs, cousins des enfants. Ce sont des moments précieux. »

Smart Fact. Journaliste sportif, son rêve d’enfant... « J’avais cinq ans lors de la Coupe du Monde de 1982 et je m’enfermais dans la voiture familiale pour écouter tous les matches, bien tranquille, via l’autoradio ! Et depuis ce moment, je n’ai jamais dévié de cette passion. J’ai donc suivi des études de journalisme à l’IHECS, à Bruxelles, puis j’ai enchainé avec un stage à la RTBF, dont je ne suis finalement jamais parti. »

3 questions à.

Erwin Schoepges président de Faircoop

Pourquoi consommer belge ? « En consommant des produits locaux, on soutient l’agriculture belge ainsi que nos producteurs. On sauvegarde ainsi l’environnement et les exploitations familiales de notre pays. Et plus encore, il faut consommer des produits rémunérateurs pour agriculteurs. » Quels sont les bénéfices d’une consommation locale ? « La sécurité des aliments produits en Belgique. Si on ne consomme plus belge, nous risquons de ne manger que des produits de l’agriculture industrielle et devenons dépendants des autres pays. Ils pourront imposer leurs prix et leurs standards de qualité. Nous avons expérimenté, pendant la crise sanitaire, les problèmes engendrés par cette dépendance dans certains secteurs. Cela ne doit pas se produire pour l’agriculture ! » Quels types de produits pour consommer local ? « Il faut avant tout consommer des produits équitables rémunérateurs. Ce sont des produits de très haute qualité, fabriqués en Belgique : fromage, beurre, crème glacée, pommes, viande et légumes. »


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20 MICRO-AVENTURE

Expérimentez le local Vous souhaitez sortir de votre zone de confort ? Alors la micro-aventure est faite pour vous. Oubliez le confort des voyages à la carte à l’autre bout du monde et créez votre propre trip local !

Besoin d’inspiration ? Madame Bougeotte et Maxime Alexandre sont tous deux des personnes expérimentées sur le sujet. Ils tiennent d’ailleurs chacun un blog qui vous offre des conseils, des destinations et des récits plus qu’inspirants. Alors envie de vous lancer ? Consultez leur blog : https://madamebougeotte.com et https://www.trekkingetvoyage.com

Voyager seul ou à plusieurs ? Chacune des deux versions de l’aventure a ses avantages et ses inconvénients. Selon Madame Bougeotte, voyager seul vous permet d’aller plus facilement à la rencontre des gens même si le trip peut paraître plus impressionnant. Quant au voyage accompagné, il offre l’occasion de s’émerveiller avec quelqu’un, mais ferme parfois la porte aux rencontres.

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ous en avez marre de passer vos vacances en Allinclusive et vos journées à vous dorer la pilule au soleil ? Vous avez besoin d’un peu d’adrénaline, de frissons, de découvertes ? Et côté, budget, vous aimeriez économiser un peu sur les billets d’avion et sur l’hôtel ? Alors pourquoi ne vous lanceriez-vous pas dans une micro-aventure ? Une bonne manière de casser les codes du voyage traditionnel ! « Par définition, la micro-aventure est un voyage court (2 ou 3 jours) qui se fait de manière simple et sans trop de préparation », explique Maxime Alexandre blogueur et créateur de contenu sur le sujet. « La spontanéité amène davantage de dynamisme dans l’aventure, que cela soit à pied, en roadtrip ou même en kayak. » Il y a donc autant de mini aventures possibles qu’il y a d’aventuriers en herbe. Mais le concept implique aussi souvent un autre élément important : l’expérience locale. Et autant dire qu’avec le confinement

L’erreur à ne surtout pas commettre est de se surestimer. — Madame Bougeotte

que nous avons vécu pendant plus d’un an, cette manière de voyager a connu un véritable regain de popularité. « Spontanément les gens se sont rendu compte que la nature était belle aussi près de chez eux. » Du coup, qu’on se le dise, être proche de chez soi et dépaysé à la

fois, ce n’est pas contradictoire du tout ! La Belgique d’ailleurs regorge de possibilités. « De par sa géologie et sa variété de paysages, elle nous offre un terrain de jeu incroyable », assure Maxime Alexandre. « On peut y faire

des randos, des descentes en kayak, des bivouacs, de l’escalade, des vias ferratas, de la spéléologie, et j’en passe ! » Le cyclotouring (ou tourisme à vélo) a sacrément la cote également : un vélo, quelques sacoches pour transporter l’essentiel, et c’est partie. Entre 50 et 100 km par jour, pour traverser les territoires en prenant le temps d’admirer les paysages. Mais attention : qui dit aventure locale, ne veut pas dire insouciance et improvisation. « L’erreur à ne surtout pas commettre est de se surestimer », explique Madame Bougeotte, blogueuse sur le sujet. La micro-aventure vous pousse généralement à sortir de votre zone de confort. Mieux vaut donc se préparer un minimum et respecter certaines règles selon l’aventure dans laquelle vous vous lancez. « De plus, vous préparer dissipe généralement la peur. Il faut garder à l’esprit que derrière la peur de ce qu’il pourrait arriver, il y a le plaisir d’être surpris ! Et ça, ça n’a pas de prix ! » Par Bastien Craninx


Cet été, Tournai révèle tous ses secrets. Faut-il nécessairement partir loin pour se sentir dépaysé? Durant tout l’été, la ville de Tournai propose à ses visiteurs un programme touristique varié, pour un voyage dans le temps et dans l’espace des plus singuliers.

Avec plus de 2.000 ans d’histoire, Tournai jouit d’un patrimoine historique et culturel riche qu’il est possible de découvrir de multiples façons. Premier lieu d’intérêt à visiter absolument: la Cathédrale Notre-Dame. « Tournai abrite deux bâtiments classés au patrimoine mondial de l’UNESCO, informe JeanFrançois Dumoulin, agent de promotion à l’office du tourisme. La Cathédrale et le Beffroi. »

Deuxième édifice incontournable: le Beffroi. Tour de guet depuis le 12e siècle, prison, clocher ou hôtel de ville, le monument a rempli diverses missions à travers l’histoire. Après avoir gravi les 257 marches qui séparent la base du sommet, le visiteur pourra profiter d’une vue exceptionnelle sur la ville et ses alentours. « En période estivale, le carillon résonne dans les rues de la ville, tous les dimanches d’été à 15h. »

Plus grande que Notre-Dame de Paris, la Cathédrale de Tournai est la seule cathédrale classée UNESCO en Belgique. « Pour la découvrir, nous proposons deux visites guidées. Une visite d’une heure et demie très ludique et interactive, avec manipulation de maquettes et questionnaires d’observation, spécialement conçue pour les familles. Et une visite plus classique d’une heure qui présente notamment l’histoire de l’édifice, son rôle dans la ville et son architecture. La première sera organisée tous les samedis de juillet et août, à 15h. La seconde, tous les dimanches jusqu’en septembre, à 15h également. »

A côté des bâtiments classés, le Musée d’Histoire Naturelle et Vivarium de Tournai mérite lui aussi le détour. Créé en 1829, soit un an avant la naissance de la Belgique, il est le plus vieux musée du genre du pays. Véritable cabinet des curiosités, il présente des animaux empaillés dans un décor ancien, typique du 19e siècle. Le vivarium, lui, abrite une multitude d’animaux vivants. « Et depuis l’année dernière, nous disposons d’un jardin scientifique avec entre autre une magnifique serre à papillons. Un espace immense où des milliers de papillons exotiques volent au milieu du public. »

Pour découvrir l’ensemble de la ville, plusieurs circuits existent. Du plus classique au plus insolite. « Nous proposons aux familles deux circuits originaux qui permettent de sortir des sentiers battus. Le premier est réalisable à l’aide de l’application gratuite Totemus. » Ce jeu de piste, sorte de chasse au trésor digitale, permet de découvrir la ville et son histoire de façon très amusante. « Le second nécessite l’achat d’un sac aventure au prix de 10 euros. » Le sac contient une série d’objets qui permettront à la famille de progresser dans le jeu. Un parcours divertissant qui combine l’imaginaire, le jeu de rôle et la découverte du patrimoine. Enfin, d’aucun ne manquera le spectacle gratuit de vidéo-mapping « Rêve de Cathédrale », qui se tiendra tous les jours du mois d’août sur la place Paul-Emile Janson, à 22h30 et 23h30, sur réservation. « Un spectacle sons et lumières sur la plus grande façade de la Cathédrale, qui promet d’être grandiose! »


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22 ZÉRO CARBONE

Parce que chaque geste compte Réduire notre empreinte carbone est aussi bon pour la santé de la planète que pour la nôtre. De bonnes raisons d’ajuster quelques-unes de nos habitudes de consommation, dès aujourd’hui. Voyager autrement Un vol long en avion, comme un aller-retour Bruxelles-New-York, équivaut à ce qu’émet un Belge pour se chauffer durant un an. Prendre conscience de cette réalité permet d’appréhender ce mode de déplacement plus sobrement. Dans la mesure du possible, l’avion doit être réservé à des séjours longs, inaccessibles à l’aide d’un autre moyen de transport.

La mode, un piège à éviter Vêtements à la mode, appareils électroniques derniers cris, accessoires de maison designs… renouveler ses produits plus que nécessaire pour être à la pointe de la tendance est à proscrire absolument si l’on souhaite réduire son empreinte écologique. Éviter le gaspillage, réutiliser et réparer constituent les bases d’une attitude écoresponsable.

S

avez-vous ce qui pollue vraiment ou non ? « Au niveau individuel, les postes principaux d’émissions de gaz à effet de serre sont d’abord le logement, le transport routier, l’alimentation, puis ensuite, les déplacements en avion ainsi que tout ce qui a trait à la consommation de biens », explique Jonas Moerman, conseiller énergie chez Ecoconso ASBL. « Il est possible d’agir sur chacun de ces paramètres. » Le chauffage, à lui seul, correspond à 70 % des émissions de CO2 des logements. C’est pour cela qu’il est essentiel de maîtriser sa consommation. « Isoler le bâtiment est la solution idéale puisque l’on réduit la consommation d’énergie à la source et que l’on gagne en confort », explique J. Moerman. « Mais cela n’est pas accessible à tout le monde. » Baisser la température au moment du coucher ou lorsqu’on est en déplacement, ne chauffer que les pièces occupées et

Isoler le bâtiment est la solution idéale puisqu’on réduit la consommation d’énergie à la source. adapter la température de la pièce figurent parmi les bons réflexes à adopter. Un autre conseil de J. Moerman : « Préférons aussi les douches courtes et une eau pas trop chaude. Plus l’eau est chaude, plus on consomme. » Réduire l’utilisation de la voiture, ensuite. « Une

vers des véhicules plus légers, plus petits et moins puissants. Être capable de rouler à 200 km/h lorsque la vitesse est limitée à 120, c’est disproportionné. »

Enfin, l’alimentation. Depuis la culture des aliments pour — Jonas Moerman le bétail jusqu’à la consommation de la viande, en grosse partie des trajets passant par la fermentation réalisés au quotidien fait entérique des ruminants moins de cinq kilomètres. (méthane), le transport des Pour ceux-là, privilégions animaux, la transformala marche ou le vélo. » tion des produits et leur Au-delà des kilomètres à emballage, la consommation parcourir, le choix de la de viande est très énergivore voiture individuelle est et polluante. « L’idée n’est aussi un acte non néglipas d’adopter un régime geable. « Électriques ou végétarien voire végétalien non, il faudrait s’orienter radical dès le départ, mais de réduire progressivement sa consommation en favorisant les alternatives protéinées de plus en plus nombreuses », note Carolina Vermeersch, fondatrice de The Lemon Spoon ASBL. L’idéal étant toujours, quels que soient ses choix alimentaires, de privilégier les produits locaux, de saison et bio, bénéfiques pour soi et l’environnement. Par Angelika Zapszalka


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24 TÉMOIGNAGES • NEW WAY OF LIVING

Tout quitter pour l’inconnu Sur un coup de tête ou de manière réfléchie, certaines personnes choisissent de changer de vie. Découvrons le parcours de trois femmes qui ont quitté leur zone de confort pour de nouveaux horizons.

Charlotte Fossé

Laura Rodriguez

Fahimeh Dussaiwoir

De sédentaire à nomade My Tiny School

De salariée à indépendante @laurathedigitalista

De l’urbain à l’autosuffisance Tierra Madre Ecolodge

Pourquoi avoir choisi de changer de vie ? « Mon mari était maître d’hôtel en traiteur, on vivait dans une très belle maison que l’on avait fait construire. On avait la vie dont, je pense, tout le monde rêve. Mais ça demande quelques sacrifices. Mon mari travaillait énormément et un jour, il a eu une alerte de santé. Ça a été l’élément déclencheur. Ayant moi-même perdu mon père lorsque j’avais 18 ans, on s’est dit que la vie est trop courte : il fallait en profiter. On a décidé d’aménager un bus, de liquider nos vies en Belgique et de voyager avec nos enfants. »

« J’étais employée administrative dans une société bruxelloise. Mes tâches professionnelles étaient très redondantes, je ne m’épanouissais pas et j’avais besoin de challenges. J’avais toujours rêvé d’entrepreneuriat sans jamais oser franchir le pas. J’aime voyager et j’aspirais à pouvoir travailler d’où je voulais, quand je voulais. J’ai décidé sur un coup de tête de partir en Espagne et de lancer une activité de coaching en webmarketing. Le déclic ? De me demander ce que j’attendais : c’était maintenant ou jamais. »

« Le documentaire Le Monde selon Monsanto. Après l’avoir vu, mon mari et moi avons considéré que le monde courait à sa perte. Que pouvait-on faire ? S’engager en politique, dans le secteur des ONG ou créer notre monde ? Les deux premières options exclues pour une série de raisons, on a décidé de sortir du système afin de créer quelque chose qui soit plus en accord avec nos idéaux, de nous rapprocher de la nature. Comme le dit mon mari, notre choix ne règle pas les problèmes du monde, mais on en fait un peu moins partie. »

Quel a été pour vous le plus gros obstacle à surmonter ? « En Europe, et en Belgique en particulier, on est vite catalogué. Personnellement, ça m’indiffère, mais mon mari, lui, a eu du mal à gérer le regard des gens. La difficulté de communication aussi, dans certains pays, lorsqu’il fallait remplir l’eau de la citerne du bus par exemple. Ce n’est pas forcément facile de passer d’une vie confortable à une situation où il faut parfois presque se mettre à genou pour obtenir quelque chose. Faire l’école à mes enfants a aussi été une partie assez compliquée à gérer pour moi. »

« Cela faisait longtemps que je rêvais de créer mon entreprise, mais la peur de l’échec me freinait. Je l’ai surmontée le jour où je me suis dit que je devais le faire maintenant, pas quand j’aurai 40 ans. Cela a commencé avec quelques posts sur Instagram où je proposais des conseils. La réactivité des gens m’a permis de croire en la réussite de mon projet. Je me suis laissée portée par cet engouement et je me suis lancée. Je prévois maintenant de me faire accompagner pour me développer de la meilleure façon possible. »

« Pas vraiment la prise de décision, car elle a été relativement facile. On a décidé de s’installer au Costa Rica et on l’a fait. Nous sommes partis à trois, mon mari, son cousin, et moi. Nous étions jeunes puisque nous avions respectivement 25, 19 et 23 ans. La plus grosse difficulté se situe dans la durée, dans le fait d’être expatriés. On aime tout de notre vie ici, mais on aimerait être plus proche de notre famille. Pour les enfants aussi, il est difficile d’être loin des grands-parents, et inversement. »

Regrettez-vous vos choix aujourd’hui ? « Pas du tout. La vie, c’est l’instant présent. On s’est donné la chance de profiter de chaque moment avec nos enfants. L’idée du voyage, c’était aussi de trouver un pays où l’on se sentirait bien pour poser vos valises. Cela fait maintenant deux ans qu’on a découvert le Canada et, pour le moment en tout cas, on s’y sent tous très bien. On s’est souvent demandé si l’on ne rentrerait pas en Europe, pour se rapprocher de la famille notamment. Mais pour le moment, c’est non, on est contents de vivre ce qu’on vit. »

« C’est la meilleure décision que j’ai prise. Je conseille à toutes les personnes qui ont peur de se lancer, qui n’osent pas, qui ont toujours une bonne raison, de se lancer. Ce n’est pas facile, ce n’est évidemment pas la même vie qu’être employé dans un bureau, avec des heures définies et le même salaire à la fin du mois, mais, pour toutes les satisfactions que cela apporte, ça vaut le coup à 100 %. J’ai la liberté de travailler d’où je veux, d’organiser mon temps comme je le souhaite et ça, ça n’a pas de prix. »

« Absolument pas. Je dirais que c’est la seule chose dont on est sûr. Notre nouvelle vie est difficile puisqu’en étant loin de tout, quasi en autarcie, nous faisons tout nous-mêmes. Nous ne sommes pas encore en autonomie complète, mais c’est l’objectif. Il nous arrive par moment de nous décourager, mais l’idée n’est jamais de retourner en Belgique. Nous nous interrogeons sur ce que l’on peut mettre en place pour faciliter notre quotidien, mais notre vie est ici et nous en tirons énormément de satisfaction. » Par Angelika Zapszalka


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Brugge

TOURNAI

NE

FRANCE

Pas besoin d’aller très loin cet été, la Wallonie picarde vous offre tout pour s’évader. Avec ses 2700 km d’itinéraires de randonnée, ses deux parcs naturels, ses 31 sites et musées et ses 29 brasseries artisanales, ce petit coin de Wallonie situé entre Lille et Bruxelles, à la frontière des Ardennes flamandes, a de quoi séduire.

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26 ASSOCIATIF

Un été dans nos bulles Inutile de chercher midi à 14h : l’été 2021, quoiqu’un peu plus libre que le précédent, restera centré sur des bulles sociales réduites. Une déception que tout le monde partage. Et en même temps, ces derniers mois, nombre d’organisation et de secteurs ont prouvé qu’il était possible de profiter malgré le contexte : tout est une question de pragmatisme et de créativité.

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a plupart des organisations et des associations connaissent les règles. « Mais en cas de doute, elles peuvent nous contacter : nous leur donnons un maximum de conseils », explique Eva Hambach, directrice du Vlaams Steunpunt Vrijwilligerswerk vzw, le centre flamand qui coordonne et soutient le travail volontaire. « De nombreuses organisations se sont merveilleusement bien adaptées. Bien sûr, certaines ont fait face à des difficultés. Par exemple, toutes n’ont pas pu réaliser une transition digitale. Mais nous avons systématiquement formulé des recommandations et les avons retravaillées autant de fois que nécessaire. » Même son de cloche chez giveaday.be, un mouvement coopératif qui contribue à faciliter le travail volontaire et l’aide

De nombreuses organisations se sont merveilleusement bien adaptées. — Eva Hambach, Vlaams Steunpunt Vrijwilligerswerk

de proximité. « Nous conseillons bien sûr de suivre à la lettre les recommandations concernant les précautions contre la COVID. Mais cela ne veut pas dire qu’il ne faut plus rien faire », déclare Bart Wolput, giveaday.be. Une façon de souligner que la COVID, quoique malheureuse, offre d’autres opportunités. Les vives réactions citoyennes l’ont prouvé lors du premier confinement ! On avait alors assisté à une véritable vague de solidarité entre les individus et les collectivités, entre les générations, entre les personnes fragiles et celles qui l’étaient moins.

Et cet été, Hambach et Wolput espèrent bien voir une nouvelle relance des initiatives volontaires. « Nous avons remarqué que les gens essaient quand même de planifier et mettre en place des initiatives volontaires », constate Hambach. Logique, tant il lui semble que ces derniers mois, difficiles pour tous, ont non seulement sollicité notre fibre citoyenne comme jamais auparavant, mais aussi nourri notre recherche de solidarité. Bien sûr, cela n’empêche pas de nombreuses associations d’avoir fait

face à de réelles difficultés financières l’année passée. Nos deux experts supposent même qu’une partie d’entre elles ne pourra pas reprendre ses activités à la rentrée. Chose que le secteur tente d’anticiper : « Nous avons élaboré une série de conseils pour que les associations puissent plus facilement recourir à l’aide de volontaires », explique Hampach. « Nous aidons là où nous pouvons », ajoute Wolput. Le message qui a prévalu ? Réalisme et pragmatisme, pour faire face à la situation. Une philosophie que doivent aussi garder à l’esprit les entreprises, alors que très doucement, le retour au présentiel a débuté, ainsi que les particuliers, dans l’organisation de leurs évènements. Par Bavo Boutsen


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28 ASTUCES

Tu veux ma photo ? L’été, on fait le plein de bons moments, de bonnes vibrations et de souvenirs éternels, conservés dans nos smartphones et cartes-mémoire : bref, de photos. Pour capter au mieux ces émotions et ces moments essentiels, dans les meilleures conditions, deux photographes expérimentés nous conseillent…

La première photo Pris par Louis Daguerre en personne, le 1er cliché remonte à 1838 ! Il s’agissait d’une image du Boulevard du Temple parisien montrant une calèche et quelques passants. Le temps d’exposition était de… dix minutes. Alors que l’on parle d’une fraction de seconde aujourd’hui ! Résultat : une seule personne est nette, étant restée immobile !

Ne pas (trop) se mettre en scène ! Selon le thérapeute Alexis de Maud’huy, la manière dont les gens diffusent leurs photos de vacances sur Instagram révèle une anxiété de performance. Puisque ce réseau social nous transformerait en directeurs artistiques de notre marque personnelle… Bref, attention à rester authentique, plutôt qu’à devenir des poseurs !

Y

’a pas photo ! Le nombre de clichés pris annuellement a été multiplié par près de vingt en vingt ans d’après les estimations du cabinet d’études Keypoint. Bilan : plus de 1 400 milliards de photos ont été prises en 2020 ! Mais, sur cette masse, combien d’images dénuées d’émotions, d’inventivité ou au cadrage aléatoire ? « Et cela rejoint la question centrale : comment un photographe amateur peut-il essayer d’approcher les capacités du pro ? » résume Frédéric Raevens, photographe indépendant, spécialisé notamment dans le portrait. « Il existe cinq règles de base pour réussir une bonne image. D’abord, il faut avoir envie de faire une bonne photo. C’est-àdire se poser, notamment, la question du cadrage optimal. Ensuite, surveiller la lumière et l’éclairage. Repérer l’endroit où l’on voudrait tirer un cliché, mais y revenir plus tard pour bénéficier de meil-

tous les jours. Par exemple, quand on veut capter une émotion fugace dans le regard de ses enfants », pointe Benoît Bouchez, photographe passé maître dans l’art de travailler en vitesse puisqu’il est une figure incontournable des circuits de F1. « Et puis, la technique s’apprend, tout simplement. On peut avoir le meilleur appareil du monde, si l’on ne sait pas s’en servir, il ne sert à rien. »

Cinq règles de base pour réussir une bonne image. — Frédéric Raevens

leures conditions. Puis, il importe de maîtriser la retouche. Des tas de bonnes photos sont gâchés par une poubelle dans le champ. Quatrième chose : ne déclencher que quand on est certain de ‘‘tenir’’ la bonne image ! Enfin, il importe de détenir du bon matériel. »

Car, même à notre époque où chaque nouvelle génération de smartphone explose la précédente à coups d’inflation de pixels, un téléphone ne peut pas tout. « La technique d’un ‘‘vrai’’ appareil photo aide surtout à travailler vite. C’est souvent essentiel même dans la photo de

Enfin, outre la technique, la diplomatie est elle aussi essentielle à de bonnes images. Frédéric Raevens reprend : « Par exemple, lors d’un mariage, il y a toujours une famille plus photogénique que l’autre. Là, il s’agira de mettre l’autre famille à l’aise pour en tirer aussi de belles images. Les capacités du bon photographe ne s’arrêtent pas à la maîtrise de son appareil. C’est valable pour toutes les sortes de photo. » Par Frédéric Vandecasserie


Profitez des bons moments. Pensez à votre sécurité, attachez-vous.

Les beaux jours et l’été sont à nos portes. C’est le moment d’en profiter, en voiture aussi, à l’occasion des vacances ou de petites escapades estivales. Pour un trajet en toute sécurité, il est primordial que tous les occupants soient bien attachés, à l’avant comme à l’arrière de la voiture. Retrouvez tous nos conseils pour des routes plus sûres, les actualités de la sécurité routière, nos offres et services, les règles et bonnes pratiques de tout usager de la route sur notre site internet www.awsr.be. Ensemble, partageons mieux la route pour préserver la vie de tous.


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30 CHRONIQUE

Bénédicte Deprez

Un été inoubliable C’était l’été de mes 20 ans, il m’est arrivé une mésaventure avec une amie qui a écourté notre voyage ! Ça aurait pu être l’été le plus pourri ! Pourtant on continue d’en rire aujourd’hui !

C

’était l’été de mes 20 ans, en 2008. Pour la fin de ma 1ère année d’univ’, j’ai envie de prendre quelques jours au soleil. J’appelle une copine et on part sur un coup de tête le lendemain, direction Barcelone, en voiture, sans plan logement. 1350 km après, on débarque chez des potes, qui ont loué une maison ensemble, et on se chauffe tous pour aller faire la fête dans le centre de Barcelone, à la Rambla. On repart donc le soir en voiture, avec quelques potes et toutes nos affaires dans le coffre. Arrivés à Barcelone, on se gare et on attaque la fiesta jusqu’à 5h du mat’ ! En fin de soirée, fatiguées, quelques mojitos dans les veines, on se dit, avec Céline, que reprendre la voiture, ce n’est pas une bonne idée, d’autant qu’on n’a toujours pas de logement. On trouve un appart-hôtel en last minute pour une nuit, on dort à 5 avec les copains. On se réveille un peu avant midi, on traîne, on déjeune à Barcelone, et finalement, on prend le chemin de la voiture.

Ça fait du bruit, une bâche en plastique à 120 km/h sur l’autoroute pendant 1300 km…

On marche, on marche. Des débris de verre par terre, mais pas de voiture. On cherche, on tourne et le verdict tombe : la voiture n’est plus là ! Vu qu’elle était garée devant un arrêt de bus, on part direct pour la fourrière. Avec notre espagnol très... approximatif, on finit par retrouver notre voiture. Vitre passager cassée, papiers volés, affaires disparues... Plus rien. Pas même une ceinture pour serrer ma jupe trop grande pour moi, que j’ai élégamment attachée avec la ficelle de mon maillot... On a passé une dernière (et deuxième) nuit sur place, chez nos amis, dans le canap’. Puis on a repris la route le lendemain tôt pour Bruxelles, accompagnées par le claquement de la bâche en plastique installée en guise de vitre. Et ça fait du bruit, à 120 km/h sur l’autoroute pendant 1300 km... Nos vacances étaient totalement foireuses, mais aussi inoubliables, ça, c’est sûr !

Par Bénédicte Deprez, Animatrice Radio/TV/Digital, RTBF


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