C E D O SS I E R E ST P U B L I É PA R S M A R T M E D I A E T N ' E N G AG E PA S L A R E S P O N S A B I L I T É D E S É D I T E U R S N I D E L A R É D AC T I O N D U V I F / L ' E X P R E SS
JUIN ‘18
Christophe Montoisy Entreprendre: une vie d’aventurier
Recrutement Dénicher la perle rare
Trees Paelinck Des talents au service de la diversité réelle
GILES DAOUST
”Le prix de l’Entreprise de l’année a été une immense fierté pour nous.”
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ÉDITO CHRISTOPHE MONTOISY
FOKUS-WALLONIE.BE
Entreprendre: une vie d’aventurier
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CONTENU... 04 Nouvelle idée: comment la protéger?
L’aventurier prend des risques et repousse les limites car il s’y est préparé: définir un objectif, un plan, rassembler des fonds, s’entourer d’une équipe. Entreprendre est une aventure qui se prépare.
06 Dénicher la perle rare 08
Interview: Gilles Daoust
12 En voilà, une idée!
A
Réactivité: ils ont cultivé leur capacité naturelle à faire face à l’imprévisible, à rebondir face à la déroute, à trouver des solutions originales, voire impensables.
ujourd’hui, ce ne sont plus les grands qui mangent les petits mais les rapides qui mangent les lents. Entreprendre est plus que jamais une question d’agilité. L’entrepreneur doit être capable de réagir vite, de prendre les bonnes décisions dans un monde bouillonnant d’opportunités et de menaces. Une condition du succès est donc de voir clair, de savoir relever la tête pour percevoir l’environnement. Ce principe est parfois difficile à mettre en place car la vie d’une entreprise est parsemée de moments trop calmes, de moments tourbillonnants, de moments de doutes car les règles du jeu changent. Et ce sont à chaque fois les mêmes questions qui reviennent: « que faire? que choisir? que changer? »
Entreprendre est plus que jamais une question d’agilité.
Pour répondre à ces questions, il est intéressant d’observer les grands aventuriers comme Nicolas Hulot, le commandant Cousteau ou Bertrand Piccard. Ils ont traité avec beaucoup d’attention chaque point suivant. Identité: ils ont très tôt identifié le sens profond de leur action pour se focaliser sur l’essentiel à leurs yeux. Leur priorité est le but de leur « entreprise », pourquoi je me lance. Proactivité: ils ont préparé minutieusement chaque expédition, parfait leur condition physique, recruté les meilleurs coéquipiers. C’est leur réponse à comment je m’organise.
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L’entrepreneur, naturellement doué de réactivité, s’empare efficacement des questions « que faire, que choisir, que changer ». Mais trop souvent le fil des évènements l’empêche de se consacrer aux questions plus profondes. Pour manœuvrer à l’image des grands aventuriers et ne pas progresser telle une barque évoluant au gré des courants, il doit pouvoir prendre de la hauteur. Définir son identité: pourquoi ai-je envie de faire cela? Qu’est-ce qui m’inspire? Qu’est-ce que j’ai envie de changer dans le monde? Devenir proactif: comment poursuivre ce but? Cultiver sa réactivité: que faire? Utiliser son intuition, les opportunités du moment. Il est bien plus simple d’être réactif quand on a travaillé son identité et sa proactivité. Cette prise de conscience s’acquiert en se réservant du temps pour laisser l’esprit retourner à l’essentiel. C’est pourquoi coaching et méditation sont de plus en plus pratiqués par les entrepreneurs pour revenir aux bases, leurs bases. TEXTE CHRISTOPHE MONTOISY, BUSINESS DIRECTOR CHEZ THELIS
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Les outils numériques, alliés de l’entreprise
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Trees Paelinck: Des talents au service de la diversité réelle
ÉQUIPE. COUNTRY MANAGER: Christian Nikuna Pemba RÉDACTEUR EN CHEF: Astrid Goossens ÉQUIPE ÉDITORIALE: Angelika Zapszalka David Hainaut PHOTO EN COUVERTURE: Thomas Schurmans LAYOUT: Baïdy Ly IMPRESSION: Roularta
SMART MEDIA AGENCY SMART STUDIO Leysstraat 27, 2000 Anvers Tel +32 3 289 19 40 redactie@smartmediaagency.be studio@smartmediaagency.be
Bonne Lecture Florian Etienne Project Manager
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« HEC Consulting Group a tous les avantages qui font le succès des grands et bien plus. » Didier Bronne, CEO Etilux.
HEC Consulting Group est une entreprise de consultance en marketing, spécialisée dans les études de marché de tous types: étude de notoriété, concurrence, satisfaction, focus group, mystery shopping et autres. Les membres de l’entreprise étant des étudiants-entrepreneurs d’HEC Liège, HEC Consulting Group offre une grande flexibilité quant à l’exécution des missions, des analyses statistiques certifiées ethnos et des prix très compétitifs. De plus, HEC Consulting Group propose des offres personnalisées aux besoins des clients et une méthodologie créative, réfléchie, et de qualité grâce à son conseil de gouvernance composé d’anciens membres, travaillant actuellement dans de grandes entreprises. D’ailleurs, en gage de qualité, plusieurs clients ayant déjà fait appel à nos services tels que VOO, CHC ou Group Mestdagh n’hésitent pas à revenir vers nous pour de nouvelles études.
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Les employeurs belges font appel chaque année à quelque 600.000 intérimaires. Ils se doivent de tout faire pour garantir la santé et la sécurité de cette main-d'œuvre. Pour ce faire, le Service central de prévention dispose d'une équipe de conseillers ayant de solides connaissances en matière de prévention sur le lieu de travail. Marijke Bruyninckx, directrice de Prévention et Intérim.
Où le bât blesse-t-il souvent ?
« L'identification des noeuds de sécurité est un élément important de l'approche stratégique
Comment les intérimaires sont-ils protégés par l'employeur ?
de PI. Normalement, les ‘bons’ employeurs effectuent une analyse préalable des risques pour
« Le travail intérimaire est une forme d'emploi atypique dans laquelle trois partenaires sont
chaque poste de travail, de sorte qu'une fiche de poste de travail puisse être remplie dès que le
impliqués à chaque fois : l'agence de travail intérimaire, le client utilisateur et l’intérimaire. Le
recours à une main-d’œuvre intérimaire est nécessaire. Si l'analyse des risques et le remplissage
travail intérimaire commence toujours par la résolution d'un besoin temporaire d'un client utili-
de la fiche de poste de travail ont été effectués avec soin, l'agence de travail intérimaire pourra
sateur : il a besoin d'un intérimaire pour un poste existant. Mais c'est là que réside la difficulté.
sélectionner le bon candidat. Sinon, les choses risquent de mal tourner. Si l'employeur n'effectue
Après tout, comment PI peut-elle protéger les intérimaires employés par un client utilisateur ? Le
pas l'analyse des risques ou ne la réalise pas correctement, un premier goulot d'étranglement
législateur a résolu ce problème en obligeant le client utilisateur à créer des fiches de poste de
apparaît déjà pour le secteur de l'emploi intérimaire. »
travail. Cette fiche est, en quelque sorte, un descriptif du poste de travail concerné, avec une vue
d'ensemble de tous les risques et des mesures préventives prises. La philosophie sous-jacente
Que fait Prévention et Intérim pour réduire le nombre d’accidents du travail ?
est que l'employeur est le mieux placé pour bien connaître sa propre politique de bien-être.
« Malheureusement, Prévention et Intérim n'a aucun contrôle sur l'employeur. Ce sont les
Le principe de la loi sur le bien-être est en effet que chaque employeur protège ses employés
agences de travail intérimaire qui doivent vérifier préventivement si leurs clients respectent
contre les accidents du travail, les maladies professionnelles et les risques psychosociaux sur
toutes les règles de santé et de sécurité. Pour ce faire, nous faisons en sorte que les agents de
le lieu de travail. »
liaison parlent tous le même langage lorsqu'il s'agit de prévention et de protection au travail, et
en leur donnant des conseils ciblés émanant de notre équipe. Les agences de travail intérimaire trouveront en outre toutes les informations possibles à propos de la prévention et de la protection sur notre site Internet, qui vient de faire peau neuve.
www.p-i.be
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SOULIGNÉ PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE
FOKUS-WALLONIE.BE
Nouvelle idée: comment la protéger? Contrairement à ce que pensent de nombreux starters, l’idée ne peut être protégée par un droit de propriété intellectuelle. Mais alors, qu’est-ce qui est réellement protégeable, et qu’est-ce qui ne l’est pas? Voici un petit tour d’horizon de la question.
E
urêka! Vous venez d’imaginer un concept inédit. Vous en êtes convaincu: votre idée a du potentiel et mérite d’être exploitée. Par crainte de vous la faire voler, vous ne tardez pas à vous adresser à l’Office belge de la Propriété intellectuelle et là, c’est le désenchantement. Votre demande de protection est refusée. Pourquoi? « Les idées et les concepts, en tant que tels, ne sont pas directement protégeables », explique Céline Wulleman, juriste spécialisée en propriété intellectuelle. Une personne qui aurait une idée innovante mais pas encore concrétisée ne peut pas demander un monopole sur cette idée. Cela se justifie par le fait que notre société applique le principe de libre concurrence, à savoir qu’un même projet peut être lancé sur le marché. »
l’idée, de sa mise en œuvre et de son exploitation sans autorisation par un tiers? « Si le starter a besoin de faire appel à l’aide d’un tiers pour développer le projet, par exemple, il faudra faire signer à ce dernier un accord
Pour être protégeable par un droit de propriété intellectuelle, d’idée doit être matérialisée sous une forme concrète. « La propriété intellectuelle peut protéger ce qui a été développé, ou qui, au moins, a commencé à être développé. Il faut vraiment que le projet soit un minimum abouti », remarque C. Wulleman. Ce n’est qu’ensuite que l’on pourra déterminer le type de protection le plus approprié à la création: que veut-on protéger? Par quoi peut-on le protéger? « Une invention technique ou technologique peut être protégée par le brevet. Une création artistique telle qu’un tableau, un roman ou une sculpture est protégeable par le droit d’auteur. Le logiciel ou le programme informatique relève aussi du droit d’auteur. Et si l’on veut protéger un signe distinctif, comme un nom commercial ou un nom de produit, on recourt au droit des marques. » Dans la phase de réalisation du projet, le starter est souvent amené à chercher des associés, des partenaires ou des investisseurs. Comment limiter le risque d’appropriation de
de confidentialité », suggère C. Wulleman. « Lorsqu’on ne dispose pas encore de quelque chose de concret sur lequel demander une vraie protection, il vaut mieux se protéger par voie contractuelle ».
Une personne qui aurait une idée innovante mais pas encore concrétisée ne peut pas demander un monopole sur cette idée.
Autre précaution importante: se réserver la titularité de la création. « Une personne imagine la création d’une application pour smartphone, par exemple, mais elle ne dispose pas des connaissances informatiques suffisantes pour la coder et fait appel à un développeur Web. Comme le créateur de l’application dispose toujours des droits d’auteur sur l’application, c’est donc au développeur que reviendront automatiquement les droits. C’est pourquoi il est essentiel de prévoir dans le contrat un transfert des droits vers le client. La cession automatique n’existe pas si elle n’est pas prévue par écrit dans un contrat. » Lorsque le projet innovant n’est pas encore suffisamment peaufiné pour être protégé par un droit de propriété intellectuelle, mais que son avancement est tel qu’il peut être présenté aux partenaires et investisseurs potentiels, le starter peut aussi envisager l’i-DEPOT auprès de l’Office Benelux de la Propriété intellectuelle (BOIP). Contraction d’« idée » et de « dépôt », l’i-DEPOT n’est pas un droit de propriété intellectuelle, mais un moyen de preuve par lequel le créateur peut attester de la concrétisation de son projet à une date précise. « Repris dans la Convention Benelux en matière de propriété intellectuelle, la validité de la preuve d’iDEPOT est acceptée dans toute l’Union européenne », informe Christian Meyers, collaborateur au département Information et Promotion du BOIP. « En cas de conflit avec un tiers qui prétend être à l’origine de votre création, l’i-DEPOT peut vous aider à prouver le contraire. Il appartiendra ensuite au juge de trancher quant au fond de ce conflit ». TEXTE ANGELIKA ZAPSZALKA
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LA SAISIE DESCRIPTION : UN OUTIL REDOUTABLE POUR OBTENIR LA PREUVE D’UNE CONTREFAÇON.
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Vous avez des indices concernant la violation par un de vos concurrents d’un droit de propriété intellectuelle dont vous êtes titulaire (brevet, dessins, modèles, droit d’auteur…) ? Vous souhaitez vous ménager un moyen de preuve pour une action en contrefaçon ou en cessation ? Vous souhaitez également disposer d’éléments pour évaluer l’ampleur de votre dommage ? Le droit belge vous permet d’engager une procédure unilatérale (à l’insu de votre concurrent ce qui permet l’effet de surprise) devant les tribunaux afin de faire désigner un expert dont la mission consistera à décrire tous les éléments de nature à établir la contrefaçon, son origine, la destination éventuelle des produits contrefaits et son ampleur. L’expert se rendra dans les locaux de votre concurrent accompagné d’un huissier. Il exécutera une sorte de « perquisition civile ».
Il pourra notamment prendre des extraits, copies, photographies et enregistrements audiovisuels et se faire remettre des échantillons des biens soupçonnés de porter atteinte à votre droit de propriété intellectuelle. Il établira un rapport qui pourra être utilisé en vue d’intenter une action en contrefaçon ou en cessation et d’obtenir un dédommagement de votre préjudice. Avant d’intenter une saisie description il convient de fixer sa stratégie et de définir avec précision la mission de l’expert. Vous n’aurez pas droit à une seconde chance. Michel Forges, senior partner, vice-bâtonnier, est un spécialiste reconnu en droit des saisies et des sûretés.
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Elegis : une assistance personnalisée pour votre mise en conformité avec la nouvelle réglementation en matière de traitement des données à caractère personnel Cloud, Big Data, Médias sociaux,… en 2018, le développement des nouvelles technologies permet une grande facilité de communication et d’exécution des tâches au sein des entreprises. Ce sont ainsi des milliers de données qui sont traitées chaque jour. Cette utilisation massive de données n’est pas sans risque et c’est afin d’en renforcer la protection que le nouveau Règlement sur la protection de données à caractère personnel (mieux connu sous son appellation anglaise « GDPR ») est intervenu. Son entrée en application, ce 25 mai 2018, est incontournable pour toutes les entreprises, peu importe qu’il s’agisse d’une société multinationale, d’une PME ou d’un indépendant agissant en personne physique et son implémentation génère souvent énormément de questions or ne pas respecter ces nouvelles mesures pourrait à l’avenir engendrer des soucis aussi bien juridiques que financiers.
Elegis, votre partenaire juridique efficace et pragmatique. Pour répondre efficacement à vos besoins et interrogations Elegis a développé tout un pan de compétences dans ce domaine. Disposant des qualifications et de l’expertise adéquate, nos avocats apportent une réponse directe, claire et précise à l’ensemble de vos questions. Suis-je concerné ? Quelles données sont exactement visées ? Quelle information dois-je fournir au client ? A quel stade ? Quel mécanisme mettre en place au sein de mon entreprise ? Qu’est-ce que je risque si
je ne le fais pas ? Nous sommes à vos côtés pour élaborer des solutions propres à votre entreprise et conformes à la règlementation. Besoin d’une mise en conformité de votre politique vie privée et contrats existants avec les nouvelles exigences en matière de protection des données ? Nous répondons également présents. En cas de besoin, nous assurons aussi la défense de vos intérêts devant les autorités compétentes.
Elegis, plus de 50 années de services juridiques à la pointe. Vous trouverez également chez Elegis des avocats qui vous aideront à répondre aux questions que vous vous posez dans bien d’autres domaines. En effet, avec nos bureaux à Bruxelles, Liège, Anvers et Eupen, nous pouvons intervenir partout en Belgique et ce dans tous les domaines et à tous les stades de la vie de l’entreprise. Que cela touche à la propriété intellectuelle et les pratiques du marché, au droit des sociétés ou encore au droit commercial en général ou à des questions plus spécifiques en droit administratif ou en droit social (par exemple), nous vous conseillons quant à l’attitude à adopter et trouvons, avec vous, les solutions destinées à vous permettre de poursuivre vos objectifs dans le respect de la législation. Faites dès aujourd’hui l’expérience de notre approche et de la qualité de nos services.
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TOPIC RECRUTEMENT
42.000 jobs de plus en 2017 En 2017, près de 42.000 nouveaux emplois ont été créés. Telle est cette statistique révélée par l’Office national de la Sécurité sociale (ONSS). 90 % de cette augmentation porte sur des emplois à temps plein et des jobs partiels d’au moins 2/3 temps, et concerne surtout le secteur privé. Une évolution positive qui devrait se poursuivre. Depuis 2005, plus de 350.000 emplois supplémentaires ont été créés dans notre pays.
Plus d’indépendants « seniors » De son côté, le Syndicat neutre pour Indépendants (SNI) a indiqué qu’en 5 ans, le nombre d’indépendants actifs après la pension a augmenté de 33,5 %, soit 105.328 personnes en 2017, contre à peine 78.895 en 2012. Un chiffre qui s’explique par la faiblesse de leurs pensions. En moyenne, toujours selon le même organe, un indépendant reçoit une pension de 860 euros par mois, contre 1.200 pour un salarié et 2.600 pour un fonctionnaire.
FOKUS-WALLONIE.BE
Dénicher la perle rare Pour un employeur, recruter le salarié le plus approprié reste une mission aussi importante que parfois complexe. Mais il en va du bon fonctionnement de son entreprise ou de la réussite de son organisation. Sur le terrain, l’aspect humain prime...
P
aradoxe. Dans un monde entrepreneurial moderne, où le bien-être et le capital humain sont mis en avant dans de nombreuses sociétés, celles-ci réclament à leurs employés toujours plus de compétences et de motivation. Pour les employeurs, trouver la perle rare reste donc une tâche délicate. L’occasion était belle de prendre le pouls auprès de deux sociétés, Altavia ACT*, une agence de communication de renom, et Peymey Diffusion, qui chapeaute le Festival du film fantastique de Bruxelles. Radicalement différentes, elles sont toutes deux connues pour leurs valeurs positives... Tanguy van Innis, manager chez Altavia ACT*, témoigne de leur méthode de recrutement. « Nous travaillons surtout autour de nos réseaux personnels, car il est plus simple d’avoir des recommandations de gens en interne, les employés faisant une promotion finalement permanente de l’ambiance, du cadre de travail et de l’identité de l’entreprise auprès de leurs contacts. Mais nous faisons aussi des sélections sur base de CV, où nous rencontrons des gens. Nos critères de recrutement ne se basent pas uniquement sur les compétences: nous avons ainsi mis en place un questionnaire demandant à
chaque candidat ses défis réussis dans la vie, ses fiertés accomplies dans le travail, et ses valeurs. Si celles-ci correspondent aux nôtres, axées entre autres sur l’authenticité, l’intégrité, l’éthique ou la transparence, cela jouera évidemment un rôle primordial dans un engagement. » Du côté de chez Peymey Diffusion, la philosophie est semblable, bien que plus « artisanale », aux dires
en 2 jours ou en 4 heures, c’est bon! C’est, je le concède, une approche qui peut sembler originale dans le monde du travail actuel, mais c’est la nôtre. » Naturellement, des erreurs de casting existent. Tanguy van Innis s’explique. « Personne n’a la science infuse. Il va de soi que nous commettons des erreurs, mais elles restent rares, car quand c’est le cas, les clashs arrivent très vite! Et c’est souvent parce qu’un
Il est toujours plus simple d’avoir des recommandations de gens en interne. — TANGUY VAN INNIS mêmes de son porte-parole, Jonathan Lenaerts. « Quand on baigne dans le secteur culturel, qui reste particulier, il s’agit de bien le connaître et de l’apprécier. Nous recrutons donc via le bouche à oreille, histoire de savoir quelle personne est prête à accomplir un travail où il s’agit d’abord d’être passionné, tout en ayant de l’autodiscipline et de la rigueur. Nos horaires sont très flexibles: du moment que le travail demandé est fait, que ce soit
collaborateur met en avant ses aspirations personnelles plutôt que celles du groupe. Dans ce cas, nous nous en séparons, car nous tenons à rester une entreprise positive. Où, pour chaque problème rencontré, une solution doit être systématiquement trouvée. » Jonathan Lenaerts ne dit pas autre chose. « Il nous est arrivé d’engager de mauvaises personnes, mais cela se sent très vite. Le secteur culturel,
s’il peut paraître “amusant”, reste difficile, car on y gagne bien moins qu’ailleurs, même si on trouve les gratifications ailleurs. Or, les compétences demandées sont les mêmes, de la communication à la comptabilité, en passant par la logistique, les nouvelles technologies ou le marketing. » Si les pistes pour dénicher les candidats les plus adéquats restent forcément nombreuses et varient selon les objectifs des entreprises, les employeurs veilleront à être ouverts dans leur vision – un jeune diplômé pouvant apporter autant qu’un senior expérimenté –, tout en restant attentifs à l’image de marque de leur société, pour leur attractivité. Et idéalement, ils maintiendront un suivi du candidat, par exemple en le formant pour son évolution, voire en le « challengeant » pour maintenir sa motivation. Mais chacun sera d’accord: dans toute bonne démarche de recrutement, la clé reste toujours le contact humain, en apprenant à connaître le candidat, en analysant son profil et en comprenant ses besoins. Dans une optique à la fois généreuse et humaine... TEXTE DAVID HAINAUT
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Automatic Systems recrute des hauts profils Vous avez un profil technique et vous souhaitez travailler pour une entreprise en pleine croissance et reconnue pour la qualité de ses produits dans le domaine des contrôles d’accès automatisés? Alors Automatic Systems est sans aucun doute ce que vous recherchez. Forte de plus de 50 ans d’expérience dans la conception d’obstacles haut de gamme, Automatic Systems recherche actuellement des profils talentueux et experts dans leur domaine afin d’intégrer la croissance au mieux et au plus vite au sein de son bureau belge et international. L’entreprise présente dans le monde entier, avec + de 200.000 équipements installés dans plus de 150 pays, a depuis longtemps basé ses priorités sur la recherche et le développement. Positionnement qui lui a permis de mettre sur pied 3 départements
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spécialisés: mécanique, électronique et logiciel. À ses collaborateurs, elle offre ainsi la possibilité de s’épanouir dans un environnement varié où le dynamisme, la proactivité et les challenges sont toujours mis en valeur. Misant principalement sur ses employés, son bureau de recherche et de développement, ses outils de production, la maîtrise de ses coûts et la bonne gestion de ses fournisseurs, Automatic Systems tend à protéger ce qui a toujours fait sa force! C’est pour cette raison qu’elle choisit de choyer ses collaborateurs et de leur offrir une expérience de travail comme nulle part ailleurs. Son point de mire : le meilleur équilibre vie privée-professionnelle. Vous êtes notre perle rare? N’hésitez pas à nous contacter pour plus d’informations!
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45 000 entreprises leur ont déjà fait confiance. Et vous ? Répondre aux besoins des entreprises wallonnes en matière de recrutement et de compétences constitue le coeur de métier du Forem, à côté de l’insertion des demandeurs d’emploi.
Le saviez-vous ? Le Forem propose des services aux entreprises. Recruter un nouveau collaborateur Les conseillers du Forem guident l’employeur tout au long de son recrutement pour trouver le candidat idéal. Ils l’aident dans l’analyse du poste à pourvoir, la rédaction de son offre d’emploi, la recherche du profil et la diffusion optimale via ses divers canaux.
Bénéficier d’aides à l’emploi et à la formation Les conseillers sont des experts en matière d’aides financières pour recruter de nouveaux collaborateurs ou former du personnel. Une manière de développer son activité en optimisant les coûts.
Développer et valider les compétences des travailleurs Les formations sont organisées la plupart du temps par les Centres de compétences qui mettent à disposition des équipements à la pointe pour former les travailleurs. Des modules existent dans quasiment tous les secteurs et sont adaptables en fonction de la réalité de l’entreprise.
Accueillir des stagiaires Différentes formules existent pour permettre à une entreprise de bénéficier d’une main-d’œuvre supplémentaire tout en permettant au candidat d’acquérir une expérience professionnelle. Une expérience valorisante et enrichissante, tant pour le demandeur d’emploi que pour l’employeur !
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Avec notre programme Quality+, nous possédons
notamment des formations et un accompag-
notre site internet MyKonvert, inscriptions appro-
une large gamme de tests pour chaque type de
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fondies dans nos agences, collaborations étroites
travail. Si nécessaire, nous pouvons travailler avec
slogan ‘Your way of work’ au sein de notre orga-
avec le VDAB et le FOREM, présence active sur
le client sur des tests personnalisés.
nisation.
les différents réseaux sociaux…)
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Un travailleur intérimaire n’est pas seulement un
agence tous les candidats potentiels avant de
Konvert veille à ce que les clients et les intéri-
CV.
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maires rejoignent Konvert en construisant des relations stables.
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Nous analysons chaque poste vacant afin de
le candidat possède les compétences requises
savoir quelles compétences et quelles qualifications sont importantes. En se basant sur ces ana-
pour la fonction. Nous bénéficions pour cela du programme « Competent » dont les critères peu-
lyses, nous créons pour vous, le profil de fonction
vent être adaptés et personnalisés.
correspondant le plus à votre besoin.
Nous évaluons aussi notre candidat sur le principe
Ces profils sont comparés à ceux des candidats
SODA (Ponctualité, Ordre, Discipline et Attitude
repris dans notre base de données. Avec des centaines de milliers de CV, elle est construite et alimentée soigneusement grâce à nos nombreu-
tes, nous avons donc plusieurs agences spécialisées présentes dans toute la Belgique. Vous avez trouvé un candidat vous-même ? Nous vous aidons avec plaisir pour toutes les démarches administratives.
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INTERVIEW GILES DAOUST
FOKUS-WALLONIE.BE
C
’est dans son bureau, idéalement situé à Bruxelles à la Porte Louise, que Giles Daoust nous a reçus. Avec l’enthousiasme et la passion d’entreprendre qui caractérisent ce dirigeant, d’à peine 38 ans... Vous dirigez donc deux sociétés radicalement différentes. Comment, concrètement, vous organisez-vous? (Sourire) « Cela peut paraître lourd sur papier, mais j’ai de la chance: la société créée par mon grand-père en 1954 se gère la journée, alors que ma société de production de cinéma, qui fête ses 15 ans, se dirige le soir grâce au décalage horaire, en étant basée à Los Angeles... » Se partager au quotidien entre les ressources humaines et le cinéma n’est finalement pas si surprenant, vu votre parcours... « En effet! J’ai toujours été intéressé tant par la gestion que par l’artistique. Si j’ai opté pour des études à Solvay, c’était surtout pour leur aspect généraliste. C’est d’ailleurs là qu’à 23 ans et avant même la fin de mon cursus, via le gain d’un concours de création d’entreprises, que j’ai imaginé en 2003 la société Title Films avec un réalisateur, Alain Berliner. Devenue Title Media, elle a bien évolué depuis... » On peut tout de même là parler d’une certaine précocité, non? « Oui et non, car la fibre d’entreprendre a toujours été très présente chez moi. Et pour cause, j’ai un père qui a été dirigeant pendant 40 ans et une mère antiquaire, de laquelle j’ai hérité de ma passion pour l’art. J’assume donc pleinement ce côté autodidacte! »
La passion d’entreprendre
Et c’est il y a 10 ans que vous avez entamé votre parcours dans l’entreprise familiale. « Oui. Ma boîte de cinéma étant alors lancée, j’ai eu plus de temps de cerveau disponible pour réfléchir à ce que pouvait devenir Daoust. Ce n’est jamais évident d’atterrir dans l’entreprise créée par son père, mais on en a longuement parlé avant que je ne prenne en charge le département marketing en 2010, alors très restreint. Comme je connaissais la culture de la boîte et les gens, la sauce a assez vite pris et en 5 ans, mon spectre de responsabilités s’est élargi, ce qui a conduit mon père à me demander de lui succéder, il y a 3 ans. »
Entré en 2010 dans le groupe de ressources humaines familial, Giles Daoust en est devenu son CEO en 2015. En parallèle, cet autodidacte tâte du cinéma, comme producteur de Title Media, une société belge de films indépendants, active surtout aux États-Unis. TEXTE DAVID HAINAUT
PHOTO THOMAS SCHURMANS
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#FOKUSENTREPRENEUR Les choses semblent s’être déroulées progressivement... « Il le fallait, car nous souhaitions le maximum de clarté et de transparence pour cette reprise, ne fut-ce que vis-à-vis de nos équipes. J’ai repris la direction en janvier 2015, exactement. On a continué le développement de la boîte, en ouvrant une vingtaine d’agences, pour porter le total à une cinquantaine. Nous avons aujourd’hui une équipe de 350 personnes et on fournit du travail à 7000 équivalents temps plein et même à 25.000 personnes différentes par an, pour des contrats de courte ou longue durée. Rappelons que Daoust est une société de services dans le domaine des ressources humaines, avec l’intérim comme métier phare, incluant la sélection de personnel, les métiers liés à l’accompagnement de carrière et les titres-services, qui deviennent importants en Belgique. » Et le 17 octobre 2016, soit le jour de vos 37 ans, vous gagnez le prix de l’Entreprise de l’année! « C’était une fierté, car cela récompensait les valeurs de Daoust, symbolisées par nos 2 slogans: Welcome to the Family et We Love Solutions. La première évoque les valeurs humaines (humaines, sociétales...) de l’entreprise, la deuxième met en lumière celles plus entrepreneuriales. Car pour nous, chaque employé est un entrepreneur en soi. On cherche à être bon dans ce qu’on fait, en restant au service des clients, des candidats et des intérimaires. Nous baignons dans des métiers flexibles, où il s’agit de trouver des solutions souvent rapidement, que ça soit dans la recherche d’un travail ou le recrutement d’un candidat. Mais ce sont des idées que mon père, bien avant moi, véhiculait déjà. Raison pour laquelle dans notre communication, nous sommes toujours à deux sur la photo! » Suite à cette reconnaissance, la société a poursuivi une belle évolution... « Notre croissance reste forte, avec quasiment 10 à 15 % de plus chaque année. On a grandit de 50 % en 3 ans, mais cela s’est toujours fait de manière assez naturelle, sans rachat ou fusion. Mais pour nous, notre plus grand succès est de pouvoir donner la chance en interne à chacun d’évoluer. Et si le rythme de travail reste assez
GILES DAOUST INTERVIEW
Une organisation optimale de son agenda est essentielle à l’équilibre de vie. élevé, il est encore humain! Cela nous permet de maintenir la créativité et l’innovation. Car même dans notre secteur et dans ce monde qui change, il y a toujours place pour innover, qu’il s’agisse de nouveaux programmes informatiques ou de nouvelles manières de travailler. » De l’importance de pouvoir se remettre en question au quotidien? « Et comment! La raison de notre réussite actuelle et du titre obtenu d’entreprise de l’année, c’est précisément grâce à cela. Nous ne nous prendrons jamais pour des rois: nous savons que nous faisons de bonnes choses, mais nous n’avons pas la science infuse pour tout! Donc humblement, nous nous devons de savoir écouter et de nous faire critiquer lorsqu’il le faut. C’est aussi cela qui mène à la créativité. Qu’on se trouve dans les affaires, le cinéma, le journalisme ou l’horeca, je pense que chacun d’entre nous est capable d’entreprendre pour être heureux dans ce qu’il fait, même si bien sûr, il ne faut pas ménager ses efforts pour. Qu’importe notre passé, notre éducation ou notre orientation! Mais c’est important d’être passionné. Il n’y a rien de pire que de vivre déçu et frustré. » ...un constat valable aussi au cinéma, non? « Oui. Mais pour le coup, Title Media, qui est aussi une société familiale puisque mon épouse m’épaule, nous avons l’ambition de faire des
choses qui nous plaisent, en grandissant là aussi progressivement, en se laissant porter par les rencontres, avec des coups de cœur personnels. On travaille dans une logique de partenariats, avec une production majoritaire par an et 3 ou 4 minoritaires, essentiellement avec des boîtes américaines. Gérer Daoust et Title Media est formidable, car les deux se complètent sans que je ne sois complètement débordé, y compris sur la vie de famille. Le tout est de pouvoir bien organiser son agenda, pour maintenir un certain équilibre de vie. Heureusement, je pense y arriver (rire)... »
SMART FACT. Si Giles Daoust n’avait pas été CEO, il aurait été... « Écrivain! Bien que je sois un peu scénariste, ma maison est remplie de livres et de bandes dessinées. J’ai 38 ans, mais je suis un vieux ringard, chineur dans l’âme et passionné de brocantes. Gamin, je passais plein de temps avec mon père chez les libraires du côté du boulevard Anspach, dans le centre de Bruxelles. Si un jour le monde s’écroulait, je crois bien que je ne ferais plus qu’écrire des romans! »
Ce fameux bien-être... Original: chez Bpost, moins les employés et les ouvriers du groupe sont absents, plus leurs supérieurs... gagnent de l’argent! En effet, suite à une étude interne sur le bien-être, la société postale a mis en place une mesure pour encourager les supérieurs – dont le salaire peut varier jusqu’à 15 % – à prendre les dispositions nécessaires pour améliorer les conditions du travailleur. Et ainsi réduire l’absentéisme de courte durée...
L’eau belge a la cote En 2017, c’est la société Spadel qui a été désignée « Entreprise de l’année » chez nous. Connue pour commercialiser surtout les eaux de Spa et de Bru en Belgique, ce groupe familial européen au chiffre d’affaires avoisinant les 250 millions d’euros, connaît un essor important depuis plusieurs années. Notamment grâce au développement de produits innovants et d’acquisitions stratégiques de marques en Bulgarie, en France ou au Royaume-Uni.
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Carré Associates, le partenaire des défis retail depuis plus de 30 ans Depuis plus de 30 ans, Carré Associates est connu dans le monde du retail pour accompagner ses clients dans les nombreux défis qu’ils peuvent rencontrer au quotidien. Que ce soit pour développer de nouveaux types de magasins, pour améliorer leur attractivité, pour optimiser un assortiment ou encore pour lancer un nouveau type de produits, ils se basent sur leur connaissance des modes de fonctionnement naturels des Shoppers pour anticiper les écueils à éviter et ainsi optimiser les stratégies à mettre en place ou les développements à effectuer. Yvan Verougstraete, CEO de Medi-Market nous raconte comment l’expertise Shopper de Carré Associates l’a aidé à construire la successstory de son enseigne depuis 2014. Medi-Market ce sont en moins de 3 ans une vingtaine de points de vente de parapharmacie et pharmacie en Belgique et au Luxembourg et donc une véritable success story belge. Comment vous est venue l’idée de ce projet et pourquoi avoir fait appel à Carré Associates ? Y.V.: Mon idée était double. D’abord, les métiers de pharmacien et de notaire m’intéressent depuis toujours. J’ai longtemps eu l’impression que de leur part, il pouvait y avoir une meilleure écoute de la demande de leurs clients. La deuxième, plus basique, est venue suite à la découverte dans le Sud de la France de l’attrait et du potentiel d’une grande pharmacie (800 m²) présente dans un petit village au milieu de la campagne. Je me suis donc dit qu’il y avait quelque chose à créer chez nous en reliant tout cela. J’ai alors contacté Carré Associates pour faire part de mon idée et de la volonté de créer un nouveau concept de parapharmacies/pharmacies. Celui-ci était basé sur la conviction suivante: si on distribuait des produits de santé autrement en tenant compte des attentes des clients et avec l’objectif de démocratiser le marché, il y aurait alors moyen de développer quelque chose qui réponde vraiment à une attente profonde. A partir de là, Carré Associates m’a ensuite aidé à vérifier le potentiel derrière cette idée et surtout à mettre en évidence les conditions de succès de ce projet.
Comment s’est articulée cette collaboration? Y.V.: C’est simple. Ils ont débuté par une étude approfondie des Shoppers pouvant être intéressés par ce type d’approche, par l’analyse des raisons spécifiques pour lesquelles ils pourraient décider de se rendre régulièrement dans ce type de magasin et des modes de fonctionnement naturels qu’ils y adopteraient. Ils ont ainsi mis en évidence le potentiel du concept et les axes de positionnement précis qu’il faudrait adopter pour l’atteindre. Ils m’ont ensuite accompagné dans la mise en place de la stratégie commerciale et de communication. Nous avons ainsi mis en évidence un positionnement clair et efficace : proposer des points de vente qui allient sous un même toit une promesse prix, une véritable expertise santé (et donc conseil) et un choix incroyable. Ce positionnement allait être ensuite traduit par leurs équipes dans le développement du concept et de notre stratégie en magasin et sur le web.
pour penser à de nouveaux modules ou formats car d’ici la fin de cette année, nous allons ouvrir encore huit nouveaux points de vente!
Yvan Verougstraete collabore avec Carré Associates depuis 2014.
Comment aujourd’hui cette approche continue à vous aider, et comment Carré continue à apporter son savoir-faire ? Y.V.: Ce qui est intéressant, c’est l’éclectisme de Carré qui nous a épaulé tant dans la définition du concept, que dans l’étude ou la méthodologie. Par exemple aujourd’hui, à la veille d’une ouverture de magasin, nous sommes systématiquement conseillés pour savoir comment mieux faire passer un message, (re)structurer un rayon ou concevoir des idées plus larges, qu’on intègre au fur et à mesure. Carré nous aide aussi dans la diversification de notre offre à l’étranger, et reste un partenaire privilégié
www.carreassociates.com
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Découvrez le Park Inn by Radisson Liege Airport, Profitez de nos services 4 * pour la réussite de votre business. Nous disposons de vastes parkings gratuits et très facilement accessibles.
Hôtel
Découvrez nos 100 chambres modernes et colorées dans le style Park Inn. A quelques mètres du terminal passagers de Liege Airport, au cœur du réseau autoroutier en direction de Bruxelles, Namur, Anvers, Cologne, Luxembourg et Paris. La télévision satellite 32’, l’accès au wifi inclus et la salle de fitness répondront parfaitement aux attentes des voyageurs d’affaires.
Séminaires 280 m² d’espace à votre disposition: 8 salles modulables avec lumière du jour et équipées de matériel professionnel. Nous avons des solutions pour l’organisation de vos séminaires, conférences, réunions, formations, banquets d’entreprise ou privés, de 2 à 130 personnes.
Saint-Louis Brasserie Restaurant
Une carte faisant la part belle aux produits frais et de saison, un service attentif et efficace dans un cadre chic au design contemporain rendant hommage à Charles Lindbergh et à son célèbre avion, le « Spirit of Saint-Louis ». Le Saint-Louis Brasserie Restaurant est accessible 7j /7 autant aux clients résidentiels qu’à la clientèle extérieure, Idéale pour les repas d’affaires.
www.parkinn.com/airporthotel-liege
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« Reprendre une entreprise peut être plus intéressant que d’en créer une » Vous qui avez vécu les deux expériences, pensez-vous qu’il est plus facile de reprendre un commerce que d’en créer un ? Pour quelqu’un qui débute, je pense en effet que reprendre une entreprise est plus intéressant. Vous disposez déjà du personnel ainsi que de la clientèle de base. C’est un vrai plus. Tant en Wallonie qu’à Bruxelles, il y a des milliers d’entreprises à reprendre mais le problème est de les identifier ! C’est pourquoi le cdH veut créer des plateformes mettant en relation les entrepreneurs désireux de transmettre leur affaire et les candidats repreneurs. Cette démarche devra être soutenue par des incitants financiers.
Opticien bruxellois depuis plus de 25 ans, Didier Wauters est aussi conseiller communal et tête de liste cdH aux élections communales à la Ville de Bruxelles. Il a ouvert récemment un second magasin d’optique dans le quartier des Marolles. Il partage son expérience sur le monde de la petite entreprise dans la capitale. Comment avez-vous créé votre entreprise ? J’ai lancé ma première entreprise il y a 25 ans, le magasin d’optique Wauters Serpieter à Laeken. Je reprenais alors le commerce familial. En ouvrant mon second magasin l’année dernière, je ne partais donc pas de zéro mais c’est la première fois qu’avec mon épouse, nous nous lancions dans un projet de A à Z.
Pensez-vous que l’esprit entrepreneurial est soutenu en Belgique ? Je trouve qu’il y a eu une très belle évolution ces dernières années. Mon parti a toujours eu une approche globale dans ce domaine, en visant autant le soutien à l’initiative et la création d’activités que l’épanouissement personnel des entrepreneurs et de leurs collaborateurs. C’est à mon sens l’avantage de la vision humaniste de la société !
Le parcours a-t-il été facile ? Depuis les années 90, il y a eu de grandes évolutions qui ont facilité les démarches entrepreneuriales. Comme par exemple l’ouverture d’un guichet unique pour les indépendants, qui a été initiée dans beaucoup de communes par le cdH. Ne plus devoir courir d’un bureau à l’autre, quel soulagement et quel gain de temps pour les créateurs d’entreprises !
Quels conseils donneriez-vous à un entrepreneur débutant pour garantir la continuité de son entreprise ? Aujourd’hui, quelqu’un qui se lance doit s’inscrire dans une vision citoyenne et durable de la société. Il ne faut jamais se reposer sur ses lauriers, mais innover. Avec notre nouveau magasin par exemple, nous avons misé sur des lunettes fabriquées de manière plus équitable et plus écologique.
Avez-vous pu bénéficier d’aides à l’entrepreneuriat ? J’ai effectivement pu compter sur des organismes publics comme Atrium. Cette agence qui s’occupait du développement économique des quartiers commerçants a mis à ma disposition les conseils de nombreux experts. Ils m’ont éclairé sur la manière de créer un business plan viable, de trouver un emplacement adéquat pour mon commerce ou d’élaborer un plan marketing.
Je conseillerais aussi à ceux qui se lancent de bien se renseigner sur les obligations sociales et administratives. Croire que tout ce qui rentre dans votre caisse enregistreuse vous appartient est un leurre qui peut créer de sérieux problèmes !
Y a-t-il des points à améliorer dans cette prise en charge ? En effet ! Il m’a manqué une coordination globale. Un peu comme si j’avais disposé de tous les instruments nécessaires pour créer mon projet mais sans chef d’orchestre pour m’accompagner du début à la fin du processus. Je me réjouis de la fusion récente des organismes d’aide au développement économique à Bruxelles au sein de Hub.brussels car la rationalisation des outils d’accompagnement des entreprises est nécessaire. Mais il ne faut pas perdre de vue l’objectif principal : informer et accompagner efficacement l’entrepreneur !
Outre la qualité des produits que vous fabriquez ou vendez et le service à votre clientèle, il est également essentiel d’aimer ce que vous faites et d’être passionné. Enfin, la patience et la persévérance sont indispensables. La stabilité financière n’arrivera bien souvent qu’à partir de la troisième année de votre entreprise !
5 propositions du cdH pour soutenir les entrepreneurs •
Eveiller et cultiver l’esprit d’initiative dès le plus jeune âge, à l’école, dans les organisations de jeunesse, culturelles ou sportives
•
Accorder une interruption de carrière aux salariés et fonctionnaires pour se lancer comme indépendant
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Stimuler et faciliter la transmission d’entreprises par la création de plateformes de rencontres entre cédants et acquéreurs potentiels
•
Permettre aux entrepreneurs de recruter les collaborateurs dont ils ont besoin en renforçant les formations professionnelles dans les fonctions critiques
•
Développer les réseaux de business angels au service des entrepreneurs qui lancent leur activité
Didier Wauters
Conseiller communal et tête de liste cdH aux élections communales à la Ville de Bruxelles
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PANEL D’EXPERTS START-UP
FOKUS-WALLONIE.BE
En voilà, une idée! À l’origine de toute start-up, une idée. Aussi originale ou innovante soit-elle, l’idée seule suffit-elle à mener l’entreprise vers la réussite? Trois fondateurs de start-up à succès nous font part de leur expertise et de leur expérience à ce sujet.
SYLVAIN NISET. Fondateur et Directeur général de Doctoranytime Belgium
MURIEL BERNARD. Fondatrice et Administratrice déléguée d’eFarmz
THIBAUT DEHEM. Fondateur et Directeur général de 87 Seconds
Une idée originale suffit-elle à assurer le succès d’une start-up? Pourquoi? « Absolument pas. Quand on parle d’idée, on parle d’intuition. On a l’impression d’avoir identifié un besoin, un problème que rencontrent souvent les gens autour de nous, ou auquel on est personnellement confronté. Dans le cas de Doctoranytime, le constat de départ était qu’il est difficile pour le patient de trouver un médecin et encore plus d’obtenir un rendez-vous rapidement. Les échanges avec les médecins nous ont permis de nous rendre compte de leur problématique, qui n’était pas tout à fait en ligne avec notre intuition première. Nous étions très orientés patients, pas assez médecins. L’idée originale est donc l’étincelle de départ mais elle va devoir évoluer au fil des rencontres avec le client pour, finalement, donner lieu à un projet qui répond aux besoins réels du marché. »
« On peut avoir la meilleure idée de la Terre, si elle est mal exécutée, elle ne sert à rien. À l’inverse, on peut avoir une idée somme toute banale et arriver à super bien l’exécuter. Plus que l’idée, c’est la manière de l’exécuter qui importe. Il faut toujours vérifier qu’il y a, derrière elle, un marché et que le futur consommateur est intéressé. Quand on a lancé eFarmz en 2013, le bio était nettement moins accessible qu’aujourd’hui. Il fallait faire pas mal de boutiques pour trouver des produits frais bio et locaux. Depuis lors, le marché a changé mais avec l’expérience acquise, on a trouvé notre clientèle et on sait comment la satisfaire. La force, c’est de savoir se remettre en question à différents moments, sentir les tendances et s’adapter. »
« Les gens prennent souvent l’idée comme une excuse pour ne pas commencer quelque chose. Selon moi, les seuls qui arrivent vraiment avec une idée brillante ou révolutionnaire sont les techniciens qui travaillent depuis longtemps sur une technologie et qui, à un moment, font une découverte, recherchée ou fortuite. La start-up naît plus souvent de l’envie d’entreprendre quelque chose et, quand on met toute sa volonté et tout son cœur à l’ouvrage, on peut partir de presque n’importe quoi et le réinventer d’une manière ou d’une autre. Il ne s’agit pas de réinventer la roue, mais voir le produit sous un angle différent. En mettant plus l’accent sur le design, la simplicité, le business model ou les canaux de distribution par exemple. Partir de quelque chose d’existant pour le faire mieux. »
Quels sont les ingrédients clés nécessaires à la réussite d’une start-up? « La remise en question constante de ce que l’on fait. La détermination aussi, car l’idée de départ est généralement assez floue et, lorsqu’on la confronte aux premiers clients, on reçoit souvent beaucoup d’avis négatifs. On se rend compte aussi que la quantité de choses à mettre en place est supérieure à ce qu’on avait imaginé au départ. Il faut donc s’accrocher et persévérer. Enfin, il faut savoir gérer ses ressources de manière intelligente car, par définition, une start-up n’a pas beaucoup de ressources. Et l’argent part vite. Il faut donc savoir mettre les priorités au bon endroit, au bon moment, pour que chaque euro dépensé ramène du revenu le plus rapidement possible et permette à la start-up de continuer à se développer. »
« Le plus important, c’est de tester assez vite auprès de sa cible le produit qu’on veut commercialiser. Ceci, pour s’assurer qu’il y a vraiment une demande, et pour vérifier le price point (le prix de vente) que le client est prêt à donner pour le produit. Il ne faut pas faire trop de développement avant d’avoir testé le marché. Le succès dépend aussi de la façon dont on développe le produit selon le rythme du marché. Il faut s’assurer que le produit est relativement scalable (adaptabilité du produit à la variabilité de la demande, ndlr.) et qu’il génère une rentabilité suffisante. Et puis, il faut vérifier combien coûte l’acquisition d’un nouveau client, le cash disponible pour acquérir les nouveaux clients, le temps qu’on va pouvoir tenir sans avoir de bénéfices... Il faut bien comprendre les chiffres. »
« Beaucoup de gens ont des idées d’innovation hyper brillantes, avec un potentiel énorme, mais n’ont pas les guts (le courage) pour l’amener et en faire une entreprise. Il faut avoir un peu de cran, un peu de naïveté aussi. On a ouvert nos bureaux en France au bout d’un an, on est tombé sur la bonne personne. L’ouverture dans d’autres pays a été plus compliquée mais si on n’avait pas osé y aller dès le départ tête baissée, on ne l’aurait jamais fait. La notion d’appropriation d’idée, aussi, est essentielle. Je vois pas mal de boîtes qui tombent car une personne a une idée et s’associe un peu tard dans le process, laissant peu de place à l’autre pour influer sur l’idée et se l’approprier. Il est important de partager rapidement l’idée afin de la rêver ensemble. »
Comment faites-vous pour trouver l’équilibre entre votre créativité, votre expérience et tout l’aspect business? « Tous les entrepreneurs ne sont pas créatifs. Moi, je ne suis pas spécialement un grand créatif. Par contre, il est important d’intégrer dans son équipe des gens qui le sont et qui vont proposer des idées innovantes. Au départ, l’idée de projet peut provenir de n’importe où. En s’inspirant de ce qui se fait à l’étranger par exemple. Ou via les remarques des clients. Le rôle de l’entrepreneur, du manager, est de canaliser toutes les idées en se posant les bonnes questions. Combien de personnes veulent que cette idée se concrétise et quel est l’avantage direct de cette idée pour la société, en termes de revenus? Chaque paramètre du projet doit être analysé pour voir dans quelle mesure il peut amener des bénéfices pour la société. »
« La créativité, je la vois partout. Avant de créer eFarmz, j’ai travaillé pendant 12 ans dans de grosses entreprises où j’avais un gros budget pour faire du marketing. Quand j’ai lancé ma boîte, j’avais zéro euro. Il faut être assez créatif pour arriver à faire avec peu. Tout entrepreneur a un côté créatif puisqu’il a envie de créer quelque chose en partant de rien. Mais il faut trouver un équilibre. Avant de se lancer, il faut établir un business plan et avoir une idée des finances disponibles derrière le projet. Ça peut être non lucratif et il faut voir comment l’association va fonctionner, ou un projet d’entreprise, et voir comment générer du profit ou se payer. Il est important de savoir valoriser le travail qu’on fait et le produit qu’on vend pour pouvoir en vivre. »
« Il y a différentes formes de créativité. Nous, déjà, on travaille avec des créatifs. La créativité est importante, d’autant plus que c’est notre matière première. C’est elle qu’on offre à nos clients. Ce sont donc surtout nos employés qui en ont l’apanage et nous, on essaie d’avoir notre input en tant que chefs de projet, pour rééquilibrer et vérifier que le message du client est bien perçu. Là-dessus, notre rôle est donc plus business. La créativité a moins sa place au niveau de la structuration de l’entreprise. Par contre, dans tout ce qui concerne l’ouverture de nouveaux produits, de nouveaux marchés, la communication autour de l’entreprise..., il y a une grande part de créativité et c’est surtout à ce moment-là qu’on la laisse s’exprimer. »
TEXTE ANGELIKA ZAPSZALKA
OUTILS DIGITAUX UTILE 013
#FOKUSENTREPRENEUR
Les outils numériques, alliés de l’entreprise Les entreprises peuvent-elles encore, aujourd’hui, se passer des outils digitaux? Résolument non et ce, pour plusieurs raisons. Petite, moyenne ou grande organisation, il est essentiel pour elles de prendre la vague du numérique, au risque de boire la tasse.
L
a révolution numérique est en marche et, qu’on le veuille ou non, le mouvement n’est pas près de s’arrêter. « Le numérique évolue quotidiennement », déclare André Blavier, expert senior à l’Agence du Numérique, en charge du programme de transformation numérique de la Wallonie. « Ça bouge tout le temps, très vite, très fort. L’erreur majeure pour une entreprise est de pratiquer la politique de l’autruche, faire comme si de rien n’était et penser que ça va passer. Mais ça ne passera pas. »
de fonctionnement interne de l’entreprise. Il offre aussi des possibilités d’améliorer sa productivité. « Il existe de nombreux outils qui permettent d’automatiser toute une série de tâches business », poursuit A. Blavier. « Les factures enregistrées, automatisées, connec-
tées avec le système de gestion de la clientèle, etc. » Mais, au-delà de l’automatisation de ses procédures et, par là, de l’amélioration de sa performance, l’entreprise se doit aussi de rester alerte quant aux transformations du business model lui-même. « Il est indispensable qu’elle
Enfin, il est indispensable pour les entreprises de comprendre l’intérêt de la présence en ligne en termes de communication et de marketing. « L’entreprise qui ne vend pas en ligne a tendance à croire qu’Internet ne la concerne pas », constate A. Blavier. « C’est faux. La manière dont on découvre l’activité d’une organisation aujourd’hui se fait quasi exclusivement en ligne. Ne pas être présent sur Internet, c’est comme avoir son volet tiré dans une rue commerçante. Le client n’entre pas parce qu’il ne vous voit pas. »
L’entreprise qui résiste ou tarde à faire le grand saut met en péril sa viabilité. « Prenons l’exemple de Kodak, spécialisé dans la photo », observe Jacques Folon, expert de la transition numérique, professeur à l’ICHEC, Bruxelles, et maître de conférences à l’Université de Liège. « Le groupe n’a jamais cru à la photo digitale. Ce sont dès lors ses concurrents qui ont réussi à s’implanter sur le marché et Kodak a quasiment disparu. » Question attractivité, trois raisons principales devraient encourager les entreprises à s’adapter aux outils numériques. La première concerne le recrutement. « Quand on arrivait dans une entreprise il y a quelques années, on se retrouvait face à des outils dont on ne bénéficiait pas à la maison », développe A. Blavier. « Avec l’arrivée du smartphone, des réseaux sociaux…, on assiste aujourd’hui à un phénomène de consumérisation de l’IT (Information Technology, ndlr.). Si l’entreprise ne s’adapte pas aux outils numériques, elle risque d’offrir aux nouvelles générations un environnement de travail moins performant, moins dynamique, moins amusant que ne l’est la vie de tous les jours. À terme, ça pose une grave question d’attractivité pour les forces de travail. » Nous assistons à une transformation du business. Le numérique redéfinit les règles
soit suffisamment souple pour pouvoir réagir au changement du marché, car le produit vendu aujourd’hui va peut-être disparaître dans 6 mois », souligne J. Folon. « Pour être en mesure de se réinventer, il faut bien connaître le marché et suivre son évolution. »
Si l’entreprise ne s’adapte pas aux outils numériques, elle risque d’offrir aux nouvelles générations un environnement de travail moins
Au-delà de l’absence de visibilité directe, une entreprise qui se désintéresse des outils digitaux est aussi susceptible de perdre le contrôle de sa communication. Le marketing est en effet devenu un marketing à double sens, à savoir que le client peut facilement partager en ligne son ressenti vis-à-vis d’une marque ou d’un produit. « Répondre aux commentaires des clients sur les réseaux sociaux est important car, en cas de commentaire négatif, si elle ne réagit pas, la seule image que reflète l’entreprise est une image négative », note J. Folon. Il faut être présent là où se trouve le client. Et quand on sait que la majorité des gens regarde son smartphone plusieurs fois par heure, tous les jours, une entreprise qui n’utilise pas ce vecteur de communication est condamnée à court terme. »
performant, moins dynamique, moins amusant. TEXTE ANGELIKA ZAPSZALKA
014 CHRONIQUE TREES PAELINCK
#FOKUSENTREPRENEUR
Des talents au service de la diversité réelle En Belgique, il y a 27,9 % de femmes présentes dans les conseils d’administration. En 2015, elles étaient 15,2 %. Une augmentation intéressante certes mais insuffisante au vu des résultats business constatés au sein des entreprises pouvant compter sur un board diversifié.
T
rès récemment, Women on Board et Profacts ont mené une étude sur les raisons conscientes et inconscientes qui impactent le leadership féminin. La conclusion principale est que, oui, il y a des raisons inconscientes liées à notre éducation qui font qu’un entrepreneur, un chirurgien ou un CEO est par défaut représenté sous les traits d’un homme. Mais l’excellente nouvelle consiste dans le fait que l’expérience gomme ces idées préconçues. Concrètement, un homme qui a eu une femme comme patronne, manager ou chef de département ne présente plus ces biais inconscients. Quelle est donc la solution pour tendre plus rapidement à une répartition homme – femme plus équilibrée au sein des conseils d’administration de nos entreprises? Les CEO! Et plus spécifiquement leur liste de priorités. En effet, si les CEO ont la diversité comme point clé du développement de leur entreprise, avec un plan d’action concret et des KPI’s (Key Performance Indicator, ndlr.) dédiés, beaucoup plus de femmes seront présentes au niveau exécutif des entreprises et logiquement, plus de femmes accèderont à des positions au sein de conseils d’administration. Un aspect clé de la vie des affaires que les femmes devraient mettre en priorité dans leur agenda est le networking. Les hommes sont depuis toujours très présents via les cercles d’affaires qui leur étaient d’ailleurs
souvent réservés. Se montrer et rencontrer des hommes et des femmes actifs dans le monde du business est encore un domaine d’amélioration pour les femmes. Mais cela évolue dans le bon sens. Des cercles d’affaires féminins voient le jour régulièrement. Plus important, des cercles d’affaires mixtes sont de plus en plus prisés par les femmes. Elle est là la vraie diversité: être ensemble, hommes et femmes, d’horizons différents et pouvoir échanger expertises, expériences et visions autour de sujets qui sont clés pour le monde des affaires comme l’entrepreneuriat, l’innovation...
Un aspect clé que les femmes devraient mettre en priorité dans leur agenda est le networking.
Notre mission consiste à encourager l’accès des femmes aux postes d’administration des entreprises belges, publiques et privées. Comment? Via la création d’un pool de talents susceptibles d’intégrer un conseil d’administration et y donner facilement accès aux entreprises belges en quête d’administratrices. En effet, notre pool de talents est composé de plus de 275 femmes motivées, expérimentées et actives dans des secteurs aussi variés que l’industrie, le FMCG (biens de grande consommation, ndlr.), l’agroalimentaire, la chimie, le pharmaceutique… De cette façon, beaucoup de femmes travaillent à conquérir une place significative dans le monde du business et font de notre label qualité une réalité de plus en plus concrète. TEXTE TREES PAELINCK, GENERAL MANAGER WOMEN ON BOARD
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Les données informatiques, nouvel Eldorado ou menaces pour mon activité ? Big-datas, économie de l’information, gestion des données personnelles, les médias nous abreuvent de ces termes et, en tant qu’entrepreneur avisé, vous avez toujours tendu une oreille attentive ! « Mais moi, responsable de PME ou indépendant, cela ne me concerne pas ! » La donnée informatique est partout, dans nos smartphones, nos courriers, nos factures... En petite ou grande quantité, elle est au centre de notre activité. Correctement utilisée, elle peut être un formidable levier de croissance pour toute organisation, quelle que soit sa taille ! Revers de la médaille, elle prend de la valeur et elle doit faire face à des menaces particulièrement concrètes. Crash d’ordinateur, vol de smartphone, effacement involontaire (nous sommes tous de grands distraits) en sont quelques exemples.
Laurent Richelle
Founder & Manager
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Le Radisson Blu Balmoral Hotel est blotti en bordure de forêt. Facilement accessible en voiture, l’hôtel est situé à 3 minutes du centre-ville, du Royal Golf Club des Fagnes et des Thermes de Spa. Le circuit de Spa-Francorchamps, mondialement connu, est situé à quelques minutes de l’hôtel. Les 106 chambres dont 34 chambres Premium, rénovées durant le 1er trimestre, offrent un style contemporain. L’utilisation de matériaux naturels et l’atmosphère paisible des lieux vous permettront de vous déconnecter complètement et de vous relaxer. Nos 6 salles de séminaires bénéficient toute de la lumière du jour, d’air-conditionné et d’un équipement audio-visuel. Notre équipe Meeting & Events est là assister dans l’organisation des moindres détails de vos évènements. Le restaurant ‘’ Entre Terre & Mer ‘’ vous accueille dans une atmosphère élégante et vous propose les meilleurs produits du terroir et de la mer. La véranda et la terrasse adjacentes offrent une vue superbe sur les jardins avec une ambiance agréable. Le Balmoral Wellness Center propose une piscine intérieure, un sauna et un hammam ainsi que 4 cabines de soin. Au calme, avec un design élégant, l’espace bien-être offre un véritable moment de relaxation. Que vous organisiez une réunion, un road-show, un lancement de produit, une formation, une fête ou un dîner le Radisson Blu Balmoral est le lieu idéal.
www.radissonblu.com/fr/balmoralhotel-spa
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Et si on aidait le personnel à racheter l’entreprise ? Chaque année, plus de 1.500 entreprises bruxelloises ne trouvent pas acquéreur – et nombreuses sont celles qui optent pour la liquidation. Un vrai gâchis en termes d’activité et d’emploi. Et si les employés succédaient au patron ? Le modèle a fait ses preuves chez certains de nos voisins. Pourquoi pas à Bruxelles ?
Du côté des employés, les mêmes questions se posent. Serais-je capable ? Ai-je envie de prendre le risque ? Suis-je prêt à m’investir autant que mon patron ? Où vais-je trouver les fonds ? Autant d’interrogations qui s’ajoutent au fait que beaucoup n’oseront jamais aller voir leur patron pour lui dire : « J’aimerais reprendre votre société, qu’en pensez-vous ? ».
Le Hub transmission de la Chambre de Commerce de Bruxelles, qui accompagne les entrepreneurs qui souhaitent céder leur entreprise depuis plus de 3 années maintenant, a décidé de lancer un nouveau projet, « la reprise de l’entreprise par ses employés ».
Encourager le mouvement
Des avantages multiples… Le premier avantage est d’éviter une perte de valeur : l’entreprise va continuer à exister et générer des revenus. Le second est d’éviter la perte d’emplois, souvent très difficiles à retrouver pour les personnes concernées. Le troisième avantage est, pour le patron, de toucher un montant qui, si minime soit-il, vaut mieux que la liquidation. Le quatrième avantage est de rendre l’entreprenariat accessible à des travailleurs qui n’auraient pas les moyens d’acquérir une entreprise autrement. …mais de nombreux freins Du côté patronal, on se dit que les employés n’auront pas les compétences, qu’ils n’auront pas les moyens financiers, qu’ils ne voudront pas… Et puis il y a la confidentialité : que vont faire mes employés si je leur annonce que je veux vendre l’entreprise ?
Pour ceux qui ont répondu aux questions précédentes, il faut encore noter que les limitations résident aussi dans notre législation. Que propose-t-elle pour aider ces potentiels entrepreneurs en herbe ? Eh bien, il faut le constater : pas grand-chose n’est actuellement aménagé. Raison pour laquelle la Région, en collaboration avec le Hub Transmission de la Chambre de Commerce de Bruxelles, a lancé un programme d’encouragement à la reprise par le personnel. D’ici la fin de l’année, le Hub Transmission de Beci va réaliser une enquête auprès des patrons de TPE/PME ainsi que des employés, pour mieux identifier quels sont les freins les plus importants et quelles aides seraient les plus pertinentes pour favoriser cette démarche. Mieux que la création ou la reprise par des tiers En résumé, la reprise de l’entreprise par son personnel est une formidable opportunité pour tous : le patron, qui voit son activité continuer et touche un montant de départ, alors que la seule alternative envisagée était la liquidation. Et les employés, qui conservent leur emploi et peuvent devenir patrons à leur tour, avec des perspectives de développement et donc de profits. Plus d’info : eth@beci.be | 02 / 643 78 36
Erick Thiry
Coordinateur du Hub Transmission de Beci
ADVERTORIAL
«Le premier cluster en économie circulaire se lance à Bruxelles!» L’économie circulaire offre de nombreuses opportunités aux entreprises. Mais, pour aller plus loin, la collaboration entre différents secteurs d’activité est indispensable! Raison pour laquelle, « hub.brussels » a lancé ce 24 mai un nouveau cluster en économie circulaire: « circlemade.brussels ». Le point sur cette initiative novatrice avec Anthony Naralingom, coordinateur du cluster. Quel est le principe de ce nouveau Cluster ? Créer une communauté d’entreprises pour innover et se développer selon les principes de l’économie circulaire, c’est-à-dire une économie conçue pour intégrer et régénérer la valeur des ressources, éliminant ainsi la notion de «déchet». Plus concrètement, que propose le cluster pour parvenir à cette transition ? Le cluster propose quatre types de services à ses membres. Tout d’abord, il favorise les échanges entre les acteurs de l’économie circulaire, à savoir les entreprises; les institutions, qui veulent bel et bien faire changer les choses sur leur territoire; et le milieu académique, qui
www.circlemade.brussels
joue un rôle essentiel en matière de R&D et d’innovation. Ensuite, étant donné que le concept d’économie circulaire reste nouveau et, surtout, parce que son application efficace demande une bonne compréhension des modèles économiques qui y sont liés, nous entendons faire en sorte que le cluster devienne aussi une communauté apprenante, qui continue à acquérir et affiner ses compétences en économie circulaire. Puis, l’équipe du cluster organisera des moments de travail collectif, pour permettre à la communauté de travailler ensemble sur des enjeux communs, comme l’acquisition de nouveaux marchés par exemple. Enfin, cela permettra d’instaurer la confiance nécessaire entre nos membres pour une collaboration optimale. Nous mettons un point d’honneur à initier des projets multi-acteurs, et à repenser l’économie circulaire de manière plus régénératrice. C’est-à-dire ? En quoi l‘économie circulaire actuelle n’est-elle pas assez régénératrice ? Aujourd’hui, les chaines de valeur économique manquent trop souvent de communication entre tous les acteurs. Par exemple, si l’entreprise qui produit un appareil ne se concerte pas avec celle qui recyclera ce même appareil
quelques années plus tard, le recyclage coûtera plus cher, risque de se révéler plus complexe, et n’arrivera donc sans doute pas à un résultat optimal. L’économie circulaire s’appuie sur une vision-système, et nécessite donc des interactions entre acteurs. En résumé, nous sommes le premier cluster en économie circulaire à Bruxelles. Et a fortiori le premier favorisant l’innovation intersectorielle dans l’économie circulaire ! Le phénomène de l’économie circulaire a le vent en poupe actuellement. Cela se ressent-il aussi au niveau des entreprises intéressées par votre cluster ? Oui. Nous comptons d’ores et déjà une trentaine de membres alors que le cluster a été lancé officiellement le 24 mai. Parmi eux, certains s’intéressent tout d’abord aux opportunités économiques offertes par le système, notamment à travers la recherche d’autres moyens pour mieux utiliser les matières premières. Tandis que d’autres voient dans l’économie circulaire une partie de la réponse aux enjeux environnementaux. C’est également la force de notre concept que de rassembler des intérêts économiques et environnementaux qui peuvent apparaitre opposés. Mais qui, en fait, sont intrinsèquement liés.