C E D O SS I E R E ST P U B L I É PA R S M A R T M E D I A E T N ' E N G AG E PA S L A R E S P O N S A B I L I T É D E S É D I T E U R S N I D E L A R É D AC T I O N D E L A D E R N I È R E H E U R E
OCT ‘20
50+ Pierre Wynants Pensionné mais passionné !
Technologies Quand les écrans s’adaptent
Virginie Jacobs
Chez soi comme nulle part ailleurs
SALVATORE ADAMO « On n’est vieux que lorsque le poids des souvenirs est plus lourd que le poids des projets. »
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ÉDITO PIERRE WYNANTS
FR.FOKUS-ONLINE.BE
L’importance d’une bonne osmose familiale
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CONTENU... 04 Face aux écrans, les 50+ assurent 06 Héritage : bien s’y préparer ?
En 2006, quand le temps de la retraite a sonné et que j’ai laissé le Comme chez Soi à mon gendre, mes habitudes de vie ont forcément changé. Mais depuis cette transition importante, je reste assez actif, au-delà du petit monde de la restauration.
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Cocoonez pour passer l’hiver !
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Interview : Salvatore Adamo
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i je garde un œil sur le restaurant familial, je continue à exercer ma passion pour la cuisine, dans un rôle de consultant pour la brasserie du Royal Léopold Club, le cercle omnisport d’Uccle. J’aime aussi m’impliquer pour des œuvres caritatives et j’ai pas mal de réunions de famille. Puis, comme beaucoup d’autres à mon âge, je veille à la santé, entre les rendez-vous chez le médecin et les prises de sang... Je suis fier d’avoir reçu une 3e étoile au guide Michelin, que nous avons tenue pendant 27 ans. La chance de notre établissement, qui a reçu les personnalités les plus prestigieuses – de Winston Churchill aux Rolling Stones, en passant par Lewis Hamilton, etc. -, c’est que les successions se sont toujours bien passées depuis sa création, en 1926. Je fais partie de la troisième génération, et nous en sommes à la quatrième avec Lionel et Laurence, qui ont bien repris l’affaire, sans oublier Véronique, mon autre fille qui participe à la gestion, et mon petit-fils Loïc, qui se trouve en cuisine et fait partie de la cinquième. Ce métier réclame de beaucoup de travail. Mais on garde une excellente osmose dans la famille, point qui me semble essentiel.
Ma femme Marie-Thérèse et moi profitons à présent d’une vie plutôt confortable.
Au cours de ma vie, j’ai eu la chance de voyager dans 130 pays. La cuisine m’a fait aller partout, en organisant de nombreux banquets à travers le monde. J’ai fait des repas pour nos souverains, jusqu’à Tokyo, avec le futur empereur. Et l’an dernier, je fêtais mes 80 ans à Monaco.
Depuis mon départ, le restaurant a dû faire face à pas mal de difficultés : les attentats, le piétonnier et la récente crise sanitaire, sans parler des sempiternels travaux bruxellois. Mais les enfants gardent la foi, en maintenant une cuisine de qualité, aussi bruxelloise qu’accessible et démocratique. Et elle plaît toujours énormément ! J’avoue que le manque de reconnaissance des grands cuisiniers belges me désole. J’ai obtenu plus de titres en France – dont la Légion d’honneur - que dans mon propre pays ! On semble encore peiner à se rendre compte que notre gastronomie reste l’une des plus réputées de notre planète !
16 Infographie : Bien vieillir en 5 clés
Comme le Comme chez Soi est géré en bon père de famille depuis 94 ans, ma femme Marie-Thérèse et moi profitons à présent d’une vie plutôt confortable. Selon moi, le choix d’un compagnon ou d’une compagne de vie reste l’un des plus fondamentaux que l’on puisse faire. J’ai eu la chance d’avoir une épouse formidable. Si elle n’avait pas été là, je ne serais certainement pas arrivé au même point...
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TEXTE PIERRE WYNANTS, CHEF ÉTOILÉ ***, COMME CHEZ SOI, PENSIONNÉ
18 Panel d’experts : Le bonheur dans l’assiette 20
Commerce équitable... Pour tous !
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Virginie Jacobs : Ma maison, mon havre de paix
ÉQUIPE. COUNTRY MANAGER : Christian Nikuna Pemba RÉDACTRICES EN CHEF : Ellen Van Hoegaerden Julie Garrigue ÉQUIPE ÉDITORIALE : Charlotte Rabatel, Maud Charlier, Bastien Craninx, Victor Dussaiwoir PHOTO EN COUVERTURE : LAYOUT : Baïdy Ly IMPRESSION : IPM Group
SMART MEDIA AGENCY Leysstraat 27, 2000 Anvers Tel +32 3 289 19 40 redactie@smartmediaagency.be
Bonne Lecture Cyril Bagot Project Manager
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SENIORS TECHNOLOGIES
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Les 50 ans et plus font face aux écrans E-banking, administration en ligne, ou appel vidéo, les technologies ont bousculé nos pratiques quotidiennes. Les 50 ans et plus n’ont apparemment pas manqué le cap. Ils expérimentent les nouvelles pratiques et les outils s’adaptent à eux.
« Les profils des 50 ans achètent pour eux, pour leurs enfants, mais aussi pour leurs parents. » Geoffroy Van Humbeeck a lancé aSmartWorld, une startup qui reconditionne de manière responsable des smartphones en Belgique. Un concept qui s’appuie sur les valeurs de l’économie circulaire. « Cette tranche d’âge est clairement consciente de la nécessité d’aller vers des choses plus durables, plus vertueuses », explique-t-il. Il a récemment créé la Fondation pour l’Inclusion Digitale. « La fondation est née pour apporter une réponse structurelle à la problématique de l’inclusion digitale en Belgique. » Geoffroy Van Humbeeck souligne le problème social de cette fracture numérique. « La fondation pour l’Inclusion Digitale se veut beaucoup
plus large, on ne veut pas seulement aider les personnes âgées, nous allons finalement permettre à tous ceux qui n’ont pas accès à ces technologies d’y avoir accès, quel que soit l’âge ou le milieu social. » Mais pour lui, tout le monde n’a pas opté pour le cap digital. « Ce que l’on perçoit, c’est qu’il y a des personnes plus âgées qui n’ont pas accès à cette technologie-là : parce qu’ils n’ont pas spécialement perçu la nécessité, parce qu’ils n’ont pas voulu s’y mettre, parce que personne ne les aide etc.
Il y a plusieurs raisons à cela. » Mais les 50 ans et + achètent des appareils chez aSmartWorld. « On touche une large gamme de smartphones, des appareils qui prétendent à certaines fonctionnalités de base. »
Gaëtan Del Marmol s’est justement penché sur un outil qui offre ces fonctionnalités de base. « Il y a des personnes de 55 ans qui ont acheté la tablette parce que justement, ils n’ont pas été formés dans le digital. » L’entrepreneur belge commercialise une tablette adaptée et simplifiée pour les novices du numérique et les seniors, la Senior Tab. « Ils trouvent l’outil excessivement simple d’utilisation. » Ses clients peuvent avoir entre 50 et 99 ans.
Dans le menu de cette tablette, « les icônes les plus utilisées sur internet ». « Il faut que le senior puisse lire simplement la tablette, c’est un accompagnement dans son avancée sur le digital. » Messagerie,
médias ou encore jeux, puisque l’utilisation est facile, les pratiques peuvent être multiples. Des pratiques qui s’étendent jusqu’aux achats en ligne. D’après les chiffres Statbel publiés en février dernier sur l’utilisation des technologies auprès des ménages en 2019, 52 % des 5564 ans ont acheté en ligne au cours de l’année écoulée. 34 % chez les 6574 ans. Gaëtan Del Marmol fait une précision concernant ces achats sur internet. « Je dis toujours adressezvous à vos enfants, qu’ils le fassent avec vous. » La potentielle fracture numérique due à l’âge peut alors devenir un vecteur de lien social grâce à l’entraide entre les parents et les enfants. Le choix d’un format tablette est stratégique. « L’ordinateur, c’est quelque chose d’encombrant », selon l’entrepreneur. « Le smartphone, dans mes ventes, représente seulement 5 % », précise-t-il. « Je propose le tactile dans la tablette, parce que c’est la fonctionnalité la plus utilisée. » La taille de l’appareil joue un rôle important selon lui. « Plus on vieillit, plus la vue est impactée, donc je trouve que la tablette c’est un bon compromis. » TEXTE CHARLOTTE RABATEL 202009014_LF/BT
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ous commandons un Uber au lieu de héler un taxi, nous louons des trottinettes en deux clics pour éviter la marche, ou nous naviguons sur nos smartphones pour trouver une information. Des pratiques qui semblent naturelles pour les générations nées avec les écrans. Mais le clivage avec les précédentes est souvent pointé du doigt. Il semblerait pourtant que les 50 ans et plus, bien qu’ils ne soient pas nés avec ces technologies, utilisent pourtant ces outils.
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SUCCESSION PATRIMOINE
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3 QUESTIONS À...
PHILIPPE HENSMANS DIRECTEUR GÉNÉRAL CHEZ AMNESTY INTERNATIONAL BELGIQUE FRANCOPHONE Comment marchent les legs en duo ? « Au décès d’une personne, ce qu’elle possède va généralement aux héritiers directs. Et lorsqu’on souhaite léguer à des héritiers plus lointains, la taxation sur l’héritage peut atteindre jusqu’à 70 % de la somme totale. Grâce au leg en duo, l’association prend en charge tous les frais de succession, garde une partie de la succession et reverse l’autre partie à l’héritier choisi. » À quoi sert l’argent perçu par les ONG ? « Grâce aux legs, nous pouvons planifier nos revenus, faire des prévisions et préparer les budgets des années suivantes. Des associations contre le cancer peuvent obtenir des millions grâce aux legs. Elles se reposent d’ailleurs sur ces legs. Ils permettent de réaliser des projets qu’on ne pourrait pas faire. Ce ne sont pas toujours des projets internes. Par exemple, chez Amnesty, une partie des legs va à une organisation de défense des femmes au Kivu. Ils permettent aussi de financer le mouvement international, certaines sections ne parvenant pas se financer autrement. »
Imaginer sa succession n’est pas simple : les biens et les actifs s’accumulent, année après année, et restent de très nombreuses interrogations. La plus difficile de toutes, comment optimiser sa succession, pour mettre ses enfants à l’abris ?
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omment prévoir l’imprévisible ? Nos vies en sont pourtant remplies, d’imprévisibles ! Et pour parer au mieux ces impondérables, pour se rassurer et s’assurer de l’avenir de ce(ux) qui compte(nt) à nos yeux, il est possible de se préparer aux principales éventualités. À commencer par l’héritage que nous laisserons derrière nous. Et pour ce faire, pas de mystère, mieux vaut consulter un expert. « Afin de bien préparer son départ, il me parait important de prendre ses renseignements auprès de son notaire de famille ou d’un autre notaire » explique Emmanuel Jacqmard, avocat en droit des successions. « En général, les conseils sont gratuits. Le recours à un avocat l’est moins. Il est également utile de consulter le site de l’ordre national des notaires qui regorge d’informations. Pour préparer son départ, il faut s’interroger sur la situation de ses proches, savoir ce qu’on voudrait leur laisser et comment faire pour leur faciliter la vie d’après. Les réponses permettront ensuite de prendre ses dispositions de dernières volontés. Depuis le 01/09/2018, une nouvelle disposition est entrée en vigueur afin de permettre à toute personne d’organiser sa succession en présentant à ses ayants droit la manière dont son patrimoine
© DIANE LEWIS
Qui sont les personnes qui donnent ? « Ça varie beaucoup. Ça peut être des gens qui ont des ressources et qui mettent une ou plusieurs ONG sur leur testament. D’autres n’ont pas d’enfants et ne veulent pas que ces montants reviennent à l’Etat. Ce sont régulièrement des personnes qui nous contactent pour prendre des infos. »
Héritage : comment réussir un leg efficace ?
sera réparti. Il s’agit du pacte successoral alors interdit jusqu’alors. L’intervention d’un notaire et le respect d’un certain formalisme sont requis. » La transmission d’un patrimoine doit être réfléchie et organisée pour l’avocat. « Une manière de transmettre sans être trop pénalisé fiscalement serait de procéder à des donations avec des réserves d’usufruit. La transmission du bien est assurée mais le donateur, en conservant l’usufruit, bénéficie toujours de la jouissance du bien. Afin de contribuer à un monde meilleur, il est possible de léguer sa succession en faveur d’une œuvre. Ce legs peut être universel ou particulier. Il convient de souligner que les associations caritatives bénéficient d’un avantage fiscal en matière de droits de succession. A Bruxelles, les associations reconnues, remplissant certaines conditions, peuvent bénéficier d’un taux réduit à 7 %. » Pour bien préparer l’avenir de ses enfants, un diagnostic complet de sa situation permet d’y voir clair. Reste à trouver la bonne personne, ce qui n’est pas toujours simple si l’on se rend dans des institutions dites plus classiques (banques multifonctions, etc.) « Il faut que la personne soit capable d’avoir
une approche globale » explique Désiré Godfroid, administrateur-délégué de Patrimonia. « Il est nécessaire de faire un bilan des recettes et des dépenses effectuées et de réaliser un plan de vie. Il faut voir si l’autre partie peut survivre après le décès, dresser des conclusions et trouver des solutions. » D. Godfroid souligne qu’il est également important de faire la différence entre rente et usufruit. La rente est perçue avec ou sans profits, contrairement à l’usufruit. « Dans notre corps de métier, nous nous devons d’écouter le consommateur un maximum » admet Désiré Godfroid. « Nous devons aller dans le sens de ses connaissances pour lui expliquer au mieux ses possibilités. Je trouve que, dans beaucoup d’entreprises, les ‘‘racines du client’’ de sont pas assez prises en compte alors qu’elles sont très importantes pour comprendre ses choix lors de l’écriture de son testament. Certaines personnes ont plus d’attaches matérielles et vont essayer de léguer un maximum de leurs biens à leurs héritiers alors que d’autres vont essayer de s’assurer qu’ils ne manquent de rien financièrement. Analyser son interlocuteur est quelque chose de primordial. » TEXTE VICTOR DUSSAIWOIR
Chaque jour, la nature nous prouve que chaque geste compte, et que chacun peut faire la différence. Au WWF, nous aspirons à un monde où l’humain et la nature vivent en harmonie. Les experts du WWF travaillent dans plus de 100 pays du monde pour protéger les ressources naturelles, indispensables à notre bien-être. Mais cela n’est possible qu’en travaillant ensemble. A votre tour, faites la différence pour les générations futures.
COUPON-RÉPONSE :
LE WWF DANS VOTRE TESTAMENT
Je souhaite être contacté pour plus d’informations. Je souhaite recevoir la brochure d’information de manière confidentielle et sans aucune obligation. Le WWF figure déjà dans mon testament. Mme M. Prénom :..........................................Nom : ........................................................................... Rue : .......................................................................................................................... N° : ......................... Code postal : ......................................................... Localité :...................................................................... Adresse e-mail :.......................................................................................................................................... N° de téléphone : ................................................................................ Date de naissance : ....................... À renvoyer à : Dominique Weyers • WWF-Belgique • Boulevard E. Jacqmain 90 • 1000 Bruxelles Dominique se fera également un plaisir de vous répondre par téléphone au 02 340 09 37 ou au 0476 58 07 42, ainsi que par e-mail à dominique.weyers@wwf.be. Le WWF-Belgique (Boulevard E. Jacqmain 90, 1000 Bruxelles) fait traiter vos données par Bisnode (Allée de la Recherche 65, 1070 Anderlecht), conformément à la législation applicable en matière de traitement des données personnelles : le RGPD (règlement général sur la protection des données). Nous nous engageons à n’utiliser vos données que pour les activités liées à ce formulaire. Vous pouvez toujours contrôler vos données et les faire modifier ou supprimer si nécessaire. Pour en savoir plus sur l’utilisation de vos données, surfez sur wwf.be/fr/vie-privee/. Nous pouvons également vous envoyer notre déclaration de confidentialité par la poste.
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Léguez la vie
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HYGGE COCOONING
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Bonheur à la maison ! Une baisse de moral durant la période hivernale ? Pas d’inquiétude ! La solution réside dans l’aménagement de votre logement. On vous explique !
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ourrasques de vent glaciales contre pluies torrentielles. L’hiver arrive. Même quand la neige ne tombe pas en Belgique, la saison peut être rude. Et il suffit d’être un peu sensible aux variations de températures et à l’obscurité plus précoce pour voir poindre les petites déprimes quotidiennes. La solution est peutêtre à portée de main : l’aménagement intérieur de votre maison ou de votre appartement. En effet, selon une étude menée en Europe et réalisée par l’Institut de recherche sur le bonheur, notre foyer aurait une grande influence sur notre perception du bonheur. Ce rapport, intitulé Good Home, révèle ainsi que 73 % des gens épanouis chez eux, le sont aussi dans la vie. Situé juste derrière la santé mentale, le logement arriverait même devant d’autres critères d’épanouissement tels que la santé physique, le revenu ou encore le métier que l’on exerce. Le tout est donc de se constituer un « home sweet home » digne de ce nom. Et parfois, l’entreprise est bien moins compliquée qu’on ne le pense. « Tout réside dans la chaleur qu’on souhaite insuffler dans son foyer, pas seulement en termes de température mais également en termes de ressenti », explique Frederik Delbart, concepteur de meubles, élu designer belge de l’année 2018. Certains parlent de « cocooning », nos voisins nordiques (Danemark et Norvège) préfèrent le concept de « hygge » pour qualifier ce sentiment de bien-être, cette humeur joyeuse et cette atmosphère intime que peut dégager notre « chez nous».
Et évidemment certaines matières et certains matériaux ont tendance à privilégier cet état d’esprit. « Le bois flotté, le tricot, le macramé, le lin ou encore la fourrure (même synthétique) concourent à renforcer ce sentiment », explique Clémentine Prat, directrice de la communication pour Maisons du monde. L’idée principale est de s’entourer de matières qui inspirent la douceur en mettant l’accent sur des accessoires comme des coussins ou des plaids. Mais aussi en privilégiant
certains revêtements de mobilier à d’autres. Ainsi sera-t-il plus intéressant d’avoir des chaises en tissu plutôt qu’en cuir ou en métal. « Quant aux couleurs et tonalités, on préférera également le blanc, le beige, le marron clair ou encore les nuances de gris douces. » Au-delà des meubles et des accessoires de décoration, il ne faudrait pas non plus lésiner sur la lumière qui reste primordiale. Doter votre intérieur de lampes et de luminaires chaleureux durant l’hiver peut indéniablement
Le bois flotté, le tricot, le macramé, le lin ou encore la fourrure (même synthétique) concourent à renforcer ce sentiment.
jouer sur votre moral. « Il faut cependant éviter de concentrer la source lumineuse à un endroit. L’intérêt est de la diversifier », explique Frederik Delbart. On privilégiera donc une multitude de petites lampes à l’intensité chaleureuse aux spots agressifs de lumière blanche. Et que les plus écologistes se rassurent ! Il n’est aujourd’hui plus nécessaire de se rendre dans des magasins spécialisés à la recherche d’ampoules à incandescence de forte consommation pour un effet garanti. « Certaines ampoules LED imitent très bien les légendaires bulbes vintage Edison », poursuit Frederik Delbart. « Quant à certains luminaires, ils vous permettent même de faire varier la température de votre lumière d’un simple geste selon votre humeur et l’heure de la journée. » Selon le rapport Good Home, il ne faudrait certainement pas se priver d’inviter des convives pour renforcer votre sentiment de bonheur. En effet, si votre logement peut être vu comme le miroir de votre personnalité, quelle fierté lorsque vos invités se sentent bien chez vous. « De plus, recevoir des convives dans une telle harmonie, c’est, à n’en pas douter, leur témoigner une marque d’attention et d’affection ! » insiste Clémentine Prat. Et cela tombe bien, la période hivernale comporte une multitude d’occasions conviviales à exploiter : d’un petit thé chaud à partager aux grandes fêtes de fin d’année. Des temps forts avec la famille ou les amis que l’on reçoit chez soi, à ne pas manquer. TEXTE BASTIEN CRANINX
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INTERVIEW SALVATORE ADAMO
FR.FOKUS-ONLINE.BE Vous avez accumulé 56 ans de carrière, vendu plus de 100 millions d’albums à travers le monde, avezvous jamais, à vos débuts, imaginé un tel parcours ? « Jamais ! Je n’ai même jamais osé parier sur quoi que ce soit. J’avais remarqué que lorsque je rêvais de quelque chose, cela ne se réalisait pas. Et heureusement, je n’ai jamais rêvé d’être chanteur. J’ai chanté pour le plaisir au début. Puis j’ai gagné un concours de circonstance comme on dit. C’est de cette façon que j’ai pu faire mon premier disque... qui n’a pas été un succès immédiat. J’en ai fait 5 avant de tenir mon premier tube. Et enfin, j’ai essayé de me montrer digne du coup de chance que j’avais eu. A chaque fois que je faisais un disque ou un album, j’avais conscience que cela pouvait être le dernier. Lorsque j’entamais une tournée de concerts, je me disais que c’était peut-être la dernière année. Alors une telle carrière, jamais je n’aurais pu imaginer ça. » Quelles sont les grandes étapes que vous retenez de votre vie artistique ? « J’en ai tellement qui me viennent à l’esprit. En premier, c’est le crochet radiophonique gagné au Théâtre de Mons. Pourtant, j’ai été éliminé en présélection ! Mais un membre du jury, François Chatelard, avait convaincu ses collègues qu’il fallait me repêcher. Ce soir-là, c’est le public qui jugeait. Cela a fonctionné pour mon plus grand bonheur. Je lui en suis reconnaissant à jamais. »
« Le public m’offre l’illusion d’avoir gardé mes 20 ans » Il est une légende vivante de la chanson belge. A 76 ans, Salvatore Adamo a toujours l’insouciance de ses 20 ans sur scène. Une seule certitude pour ce joyeux luron, il n’est jamais l’heure de se reposer, toujours celle de profiter !
Faire face au public, cela signifie quoi pour vous ? « L’impression d’exister pleinement. J’existe par le fait de chanter. La scène pour un artiste, c’est une seconde maison. C’est là qu’il peut exercer
TEXTE MAUD CHARLIER PHOTO RD
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SALVATORE ADAMO INTERVIEW
#FOKUS50PLUS son métier, sa passion et partager des émotions. J’aime donner le meilleur de moi-même afin que les gens puissent passer un bon moment tous ensemble. Parfois, il m’est arrivé d’avoir une angine avant un concert. J’aurais peut-être dû annuler mais c’était impossible : je ne voulais pas que les gens qui viennent me voir, se déplacent et que finalement je ne sois pas au rendez-vous. » Vous aurez 77 ans le 1er novembre prochain. N’est-il pas temps de vous économiser ? (Rires) « Chaque année, je me dis que je vais un peu m’économiser. Mais c’est très difficile. Ce serait me priver moi-même de plaisir. Bien évidemment, j’évite depuis quelques années de faire des concerts doublés ou triplés comme avant. Je demande un jour de relâche entre chaque tour de chant. Mais durant ces jours, j’écris des chansons. C’est plus fort que moi. » Passé cinquante ans, avez-vous connu cette angoisse de manquer de projets ? « C’est drôle mais personnellement, le passage qui m’a le plus marqué, c’est le passage de 29 ans à 30 ans. Je me suis dit d’un coup : ‘‘tiens, maintenant tu vas devoir être adulte’’. Mais à 50 ans, je me suis laissé emporter par la vague parce que mon métier est une passion et que je me sentais encore jeune. J’avais toujours des projets. J’ai cette chance d’être dans un milieu qui permet de garder l’esprit jeune. Je dirais même de garder un peu d’enfance. A 50 ans, on a encore des rêves. Aujourd’hui, à mon âge, je commence à mettre quelques bémols mais j’ai toujours et encore des rêves. Vous savez, on n’est vieux que lorsque le poids des souvenirs est plus lourd que le poids des projets. Je suis toujours dans une énergie et une jeunesse d’esprit
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Chaque année, je me dis que je vais un peu m’économiser. Mais ce serait me priver moi-même de plaisir. avec tous mes projets de tournées et d’albums. Je touche du bois en le disant car cela peut disparaître du jour au lendemain. » Toujours aussi insouciant qu’à vos 20 ans ? « Sur scène, oui (rire). Disons que c’est l’endroit où je me lâche. Je suis un peu espiègle, cela me vient de ma jeunesse. Et puis, si j’aime surprendre les gens sur scène, j’aime aussi me surprendre. Dans la chanson ‘‘20 ans’’, je dis au public que c’est lui qui m’offre l’illusion d’avoir gardé mes 20 ans. Elle touche les gens car tout le monde peut s’y identifier. » Comment voyez-vous justement ces jeunes artistes, qui ont 20 ans aujourd’hui ? « Aujourd’hui, un talent peut être vite découvert grâce aux nouvelles technologies. Tout va plus vite ! Avant, il y a eu des artistes très talentueux qui sont restés dans l’ombre. Ils avaient moins de chance que d’autres. Tandis que de nos jours, la technologie, qui est une fenêtre ouverte sur le monde, peut aider à vous faire remarquer, à attirer l’attention d’un producteur ou d’un responsable. » Vous avez montré une certaine maîtrise des réseaux pendant le confinement et votre chanson « C’est ma vie » a récolté plus d’un million de vues sur Facebook ! Comment avez-vous perçu cette envolée ? « C’est juste merveilleux. Ça m’a énormément touché. Ça m’a aidé à passer
le confinement avec sérénité. Cette période de la Covid-19 doit être une prise de conscience humainement : le lien est important. Dans cette période, j’ai essayé de me rendre utile tout simplement. Les gens étaient privés de leur travail, qui est une motivation dans la vie. J’étais en empathie complète avec ceux qui attendaient de pouvoir retourner à leurs activités. » Un vœu à formuler pour le futur ? « J’espère que tout le monde a ressenti le sentiment d’être plus soudés. On a vu beaucoup d’élans de solidarité. La crise sanitaire doit nous servir de leçon pour revenir à des sentiments plus humains. Nous avons tous vécu, et vivons encore, des moments difficiles, privés de la possibilité d’exprimer nos sentiments à ceux que l’on aime, de celle de les serrer dans nos bras. J’espère que nous retrouverons vite notre vie d’avant. »
SMART FACT. Si vous n’étiez pas Salvatore Adamo, vous auriez aimé être... « Vous savez, entre ce que j’aurais pu faire ou ce que j’aurais aimé faire, il y a une grosse différence. J’aurais pu être professeur d’anglais ou de néerlandais, j’étais assez fort dans ces deux matières. Mais j’aurais aimé embrasser le métier de chercheur. Contribuer à sauver des vies. Je trouve ça magnifique. C’est une belle vocation. »
Italien d’origine, belge de cœur Né en Sicile en 1943, Salvatore Adamo n’a la nationalité belge que depuis 2019, bien qu’il soit arrivé très jeune en Belgique, son père ayant un emploi dans les mines. Jemappes, Bruxelles puis Uccle, il passera la majeure partie de sa vie en Belgique ; un attachement partagé : il est fait Chevalier en 2001 par le roi Albert II, puis Officier de l’ordre de la Couronne en 2002. Il reçoit enfin en 2015 le titre de Commandeur du Mérite wallon.
Garder le contact via les réseaux ? L’isolement pendant le confinement a été lourd à porter, raison pour laquelle on note une hausse des usages du numérique pendant cette période. D’après une étude menée par la Seniosphère Conseil, 77% des 50 + ont commencé à utiliser un nouvel outil digital, et 46% d’entre eux ont découvert WhatsApp. Cette dernière est la grande gagnante du sondage, mais d’autres apps ont aussi été plébiscitées, pour garder le contact au travail comme avec les proches.
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MOBILITÉ USAGERS DES ROUTES
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Circulez ! Alors que la voiture a perdu des voies de circulation dans certaines villes, la route semble être devenu le lieu de tensions entre ses différents usagers. Déjà fin 2019, une enquête sur la mobilité, de la Région Bruxelles-Capitale, tendait à montrer que la voiture perd son titre de reine de bitume.
79%
des Bruxellois ayant répondu cette enquête avait déclaré souhaiter utiliser moins souvent leur voiture. Au profit alors d’autres moyens de transports, tels que les communs, le vélo ou même la marche à pied. L’avènement de cette mobilité douce bouleverse le rythme de nos villes, dont la circulation a été modelée par des décennies de domination automobile. Benoît Godart, porte-parole de l’institut de la sécurité routière (VIAS) retrace l’évolution de nos rues. « Au début, on avait les voitures, puis sont apparus les vélos. On a ajouté les vélos électriques, et puis les speed Pedelec. Maintenant, il y a aussi les trottinettes. Je pense qu’il y a un problème de partage de l’espace disponible. Il est clair que la ville n’a pas eu le temps de s’adapter. » Et pour l’instant, les tensions sont bel et bien présentes comme l’explique Arnaud Lombardo, le secrétaire de cabinet de l’échevin de la Mobilité à Liège. « Les voitures se plaignent des cyclistes, les cyclistes des voitures et des trottinettes. Les piétons se plaignent des voitures, des cyclistes et des trottinettes. Donc effectivement, notre ambition est d’instaurer une mobilité apaisée entre les différents modes de transports et entre les différents usagers. » Attention pourtant à ne pas y voir un phénomène généralisé : si c’est bien une tendance générale, elle touche principalement les villes, ce qui s’explique par la densité du tissu urbain et la pression démographique. Plus
d’usagers et moins d’espace propre à chacun. Ces tensions restent pourtant difficiles à chiffrer, puisqu’elles conservent un aspect informel. Le commissaire Thierry Vandenhoute dirige le service Trafic et roulage de Bruxelles Capitale-Ixelles. Il ne veut pas tomber dans un discours politiquement correct, où les conducteurs automobiles auraient tous les torts. « Parmi les cyclistes, c’est 50/50. La moitié respecte
scrupuleusement le code de la route, et l’autre moitié suit son propre code de la route. En revanche, les trottinettes, c’est la grande catastrophe. Du grand n’importe quoi. Il y a de leur part une méconnaissance totale du code de la route. Et donc oui, ça roule sur le trottoir, ça roule sur le passage piéton, ça traverse les carrefours en biais. » Les autorités publiques souhaitent bien sûr favoriser la mobilité douce. Mais aussi garantir la sécurité de
La ville n’a pas eu le temps de s’adapter. - BENOÎT GODART, PORTE-PAROLE DE L’INSTITUT DE LA SÉCURITÉ ROUTIÈRE (VIAS)
tous. Pour cela, la police de Bruxelles a mis en place des unités mobiles. « Les brigades à vélo verbalisent bien sûr les comportements scandaleux que pourraient commettre certains cyclistes », explique Thierry Vandenhoute. « Mais de façon générale, on essaie d’attirer l’attention sur leur dangerosité. » Ces brigades font donc essentiellement de la sensibilisation. « En 2018, il y a tout de même eu 800 procès-verbaux et perceptions immédiates qui ont été établis à charge des usagers faibles. » À Liège, il n’y a pas encore d’unité de police spécifique. Mais pour Arnaud Lombardo, ce n’est peut-être pas nécessaire. « Quelqu’un qui devient un cycliste au quotidien n’aura peutêtre pas les bons réflexes au début. Donc il faut sensibiliser la population à respecter les autres usagers. Et à partir du moment où il y a de plus en plus de cyclistes, ça devient un réflexe de faire attention. » Une question d’habitude donc, mais pas seulement, pour le liégeois : « la clé, c’est le développement des infrastructures. Des infrastructures adaptées facilitent les différents modes de transport. » Les transformations sont prévues selon le porte-parole de VIAS. « Le Gouvernement wallon a annoncé dégager plusieurs millions pour aménager des pistes cyclables, c’est pareil à Bruxelles. Mais quand on parle d’infrastructures, il ne suffit pas d’un coup de baguette magique, il faut plusieurs années. » TEXTE JULIE GARRIGUE
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SANTÉ PRÉVENTION
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Bien vieillir en 5 points ! Petits et gros bobos s’installent et s’accumulent avec l’âge. Un certain nombre d’entre eux pourraient être évités ou retardés. Bien vieillir, c’est possible, en échange d’un peu de chance, d’attention et d’effort.
La cigarette, accélérateur du vieillissement Système cardiaque, appareil respiratoire, reins, vessie, système digestif et même peau... L’impact du tabac n’a pas de limite. C’est sans doute l’une des addictions les plus communes et pourtant les plus néfastes. Mais il n’est jamais trop tard pour arrêter de fumer ! 20 minutes sans fumer et la pression redescend. 72 heures et la respiration s’améliore. 2 semaines et le risque d’infarctus diminue. 1 an et celui d’un accident vasculaire cérébral redevient le même que celui d’un non-fumeur. Obtenez de l’aide avec www.tabacstop.be
Bouger pour sa santé Inutile de rappeler l’importance de bouger pour la santé. En plus de prévenir la prise de poids, l’exercice physique fait des miracles contre les maladies cardio-vasculaires, certains cancers et même... contre la maladie d’Alzheimer ! D’autant que se muscler est excellent pour le mal de dos et autres douleurs chroniques, provoquées par la sédentarité. Attention à ne pas traumatiser vos articulations toutefois. Les must ? Natation, vélo et rando. Le petit plus : après 20 minutes de sport, le cerveau commence à secréter de l’endorphine, l’hormone naturelle du plaisir et du bien-être !
Sortez et profitez La santé physique est bien sûr essentielle ! Mais le plus fondamental reste... Votre bien-être psychologique. Êtes-vous heureux ? Trouvez-vous du sens à votre vie ? Vous sentez-vous entouré, apprécié, soutenu ? L’aspect social est aussi très important. Outre les sorties entre amis, les visites à la famille et les pauses entre collègues, l’engagement pour une bonne cause et le bénévolat peuvent relancer la machine et faire sens pour vous ! Et accessoirement, vous y ferez sans doute de chouettes rencontres pour agrandir encore votre cercle social !
Prenez-rendez chez le médecin Si « une pomme par jour éloigne le médecin pour toujours » selon l’adage, mieux vaut ne pas trop s’y attarder ! Des petits examens réguliers peuvent faire la différence entre la prise en charge précoce ou tardive d’une maladie. Mammographie et frottis pour les dames, contrôle de la prostate pour les messieurs. À cela s’ajoute prise de sang annuelle (cholestérol, glycémie etc.), vérification de la vue, de l’ouïe et des grains de beauté (cancer de la peau), ainsi qu’un passage chez le dentiste et un autre chez le cardiologue en cas d’essoufflement ou de pouls irrégulier !
Manger, entre plaisir et santé Alors qu’en vieillissant, il arrive qu’on perde le goût et l’odorat, il devient plus important encore de manger sainement ! Parce que le corps n’a plus le métabolisme de ses 30 ans (on se souvient encore des hamburgers qu’on pouvait manger à la chaîne...) et assimile plus difficilement les orgies de « malbouffes ». Alors ? On limite les apports de sucre, sel et gras et on favorise les produits d’origine végétale, voire des « alicaments » (mot valise composé de « aliment » et « médicament »), préparés par vos soins ! Pour que vos repas participent activement à votre bonne santé !
Parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien.
Pour plus d’information, rendez-vous sur www.pneumo.be Il y a de la vie dans l’air 1. Fiche de vaccination /avis 9562: Conseil Supérieur de la Santé, Recommandations Vaccination antipneumococcique, vaccination de l’adulte, 2020. https://www.health.belgium.be/sites/default/files/uploads/fields/fpshealth_theme_file/css_9562_fiche_vaccination_antipneumococcique_vweb.pdf.
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Les plaisirs de la bonne chère ! Aujourd’hui, les possibilités pour varier son alimentation sont presque infinies. Le marché s’adapte à tous les goûts mais peut s’avérer trop vaste. Qu’en est-il vraiment au niveau de la qualité ? Comment trouver de bons produits à moindre coût ? CHRISTOPHE HARDIQUEST.
THOMAS VANDENEYCKEN.
SYLVIE VANDENBUSSCHE.
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Comment s’y retrouver pour faire son marché, entre le local, le bio, les circuit court, etc. ? « Il est important d’avoir du bon sens dans ses choix de produits. L’acte d’achat ressemble à un vote au quotidien. On entretient un système en fonction de nos choix. Il est nécessaire de manger saisonnier, on ne va pas acheter des fraises ou des tomates en décembre par exemple, cela n’a pas de sens... en plus d’être mauvais pour l’environnement. On se doit aussi de respecter le travail des hommes de la terre et pour ce faire, acheter local est la meilleure solution. Comme l’a dit Hippocrate, ‘‘ton aliment est ton propre médicament’’. Les légumes locaux font beaucoup plus de bien à notre santé car ils ne sont pas pleins de produits chimiques. C’est un parti pris, il est temps de voir les choses différemment. »
« Cela dépend des personnes. Par exemple, les personnes âgées vont garder les valeurs de leur époque et préférer la quantité à la qualité dans la majorité des cas. Contrairement à la nouvelle génération qui sait ce qu’elle veut et va plus chercher la qualité à la quantité. Elle va plutôt prendre cent grammes d’un steak de qualité qu’une grosse quantité en grande surface. Le local fonctionne très bien, même plus que le bio car il y a de gros débats sur celui-ci. Comme par exemple celui à propos des œufs. Nous allons chercher nos produits en France au maximum et on trouve du belge dans tous nos produits. La traçabilité est beaucoup plus facile. L’idéal serait de varier les endroits où on se fournit. »
« Avant il n’y avait que de petits magasins, puis sont arrivées les grandes surfaces. On remarque aujourd’hui un retour vers les petits commerces. Chaque individu a ses priorités, en rapport avec son éthique, sa religion, sa santé, etc. Mais les gens ont énormément de questions et font beaucoup de découvertes concernant la production des produits. Des connaissances minimums sont nécessaires pour bien choisir ses aliments. Il y a aussi un rapport à l’argent et au temps qui doit être fait. On n’a pas tous le temps de faire nos courses dans différents magasins. Il faut donc trouver son chemin en fonction de ses priorités tout en acceptant que toutes ces nouvelles façons de trouver ses produits existent. »
Les bons produits ont un coût, comment se faire plaisir sans casser la tirelire ? « Il est possible de manger mieux. L’obésité résulte d’une mauvaise alimentation. Lorsqu’on sélectionne bien ses produits, les prix deviennent directement plus accessibles. Une nouvelle fois, c’est une question de saison. Il est nécessaire d’aborder la consommation d’une autre manière, les bons produits sont accessibles à tout le monde. Mais pour cela, il faut avoir une connaissance de la culture des produits. C’est souvent ce manque de savoir qui fait que les gens négligent certains produits. Les gens sont aussi assez paresseux, il est possible de faire un repas autour d’une soupe, ce qui ne coûte pas cher en général. Il ne faut pas avoir peur d’aller voir les artisans et de leur poser des questions. »
« Si on vise une quantité moindre, le coût sera moindre également. La qualité permettra de travailler le produit comme on en a envie. Beaucoup de clients nous disent que lorsqu’ils comparent les produits bruts, ils sentent qu’il y a une grosse différence. Il faut surtout mettre en avant le fait que cette différence est réelle : certains produits sont peut-être plus chers mais la qualité est drastiquement différente. Les gens sont de plus en plus dans une optique de qualité, ils sont prêts à se déplacer pour aller chercher quelque chose de bon. Ce sont des choix qui sont faits : ils ont envie de se faire plaisir. Entre amis par exemple, on n’a plus spécialement envie d’avoir un truc banal et pas cher. »
« Je pense que c’est réalisable pour tout. Mais il faut peut-être aussi placer son plaisir là où il est possible de mettre l’argent. Suivre les saisons des produits est nécessaire pour ne pas casser sa tirelire. Si vous voulez une tarte aux fraises en décembre, évidemment que cela va vous coûter beaucoup plus cher que lors de la saison. Il est aussi possible de faire en fonction des promotions proposées par les magasins. Manger mal coûte cher également, voire même plus que de manger sainement. Les softs, biscuits, snacks, etc. ont un coût non négligeable. Il faut penser au gaspillage pour éviter de trop dépenser. Ne pas jeter, c’est avoir du respect pour sa nourriture ainsi que pour son portefeuille. »
Quand on cuisine les mêmes bons petits plats depuis des années, comment se challenger et se moderniser ? « Il est nécessaire de sortir de sa zone de confort et de réétudier des techniques. Il faut beaucoup de détermination. C’est également pour moi que je le fais. Il faut étudier tout le temps, se remettre en question, travailler avec les meilleurs. J’ai par exemple été faire un stage dans les cuisines d’Alain Ducasse, j’en suis ressorti avec de nouvelles réflexions. J’ai dû ranger mon orgueil et mon égo mais c’est comme ça qu’on avance. Tout le monde a besoin de se challenger. Dans notre métier, il est nécessaire d’innover, c’est quelque chose d’hyper important. D’autant plus que nous sommes les premiers écologistes. On veut que la terre soit respectée pour pouvoir profiter des meilleurs produits. »
« Le maître-mot, c’est d’évoluer. Notre entreprise a été créée en 1955, les mentalités ont changé depuis et on a dû s’adapter à celles-ci. Il y a aussi beaucoup d’études scientifiques qui ont eu un impact sur notre milieu et qui nous ont obligés à changer certaines choses. Le nombre de nos produits a beaucoup augmenté, même pour les végétariens. On retrouve des produits dits normaux comme des produits plus huppés, qui ont donc un prix plus élevé. On se doit aussi de s’adapter en fonction de nos concurrents et des décisions qu’ils prennent. Nous essayons de rester dans des prix démocratiques pour pouvoir toucher tout le monde. Nous sommes dans un quartier avec de nombreuses classes sociales différentes. »
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« On peut s’inspirer de ce que l’on voit dans les émissions de télé par exemple. Mais je pense que les livres de cuisine représentent la meilleure source d’inspiration. Cela donne envie de cuisiner des choses dont on n’a peut-être pas l’habitude. Parfois juste se donner un but, se retrouver en famille peut faire office de challenge. C’est toujours plus chouette de cuisiner en groupe, il faut essayer de prendre le temps de le faire. Découvrir de nouvelles traditions culinaires, suivre son imagination, se donner des contraintes, s’imposer des ingrédients, etc. Les possibilités pour se challenger sont multiples, il faut juste les saisir. » TEXTE VICTOR DUSSAIWOIR
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CONSOMMATION ECO-RESPONSABLE
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Commerce équitable... Pour tous ! Le Commerce équitable, ça vous parle ? Le 7 octobre s’ouvre la 19e édition de la semaine du Commerce équitable, l’occasion d’en apprendre plus, d’autant que le concept, loin d’être réservé au chocolat et aux bananes, se répand aussi en Belgique.
«C
parce que le commerce équitable est un bon moyen de réduire ces inégalités, en payant le juste prix aux producteurs. Un prix qui couvre les coûts de production et intègre les coûts sociaux et environnementaux. » Déjà en 2018 (Baromètre TDC) 62 % des belges pensait que le commerce équitable devait aussi concerner les producteurs belges. Aujourd’hui, les initiatives fleurissent, les produits aussi. Tout le monde connaît le trio phare du commerce équitable (café, chocolat, banane) mais... « Il existe
e à quoi on prête vraiment attention, c’est l’éthique de l’acheminement du café » explique Maxence Lacroix, CEO de Javry, société et site de e-commerce, fournisseur de cafés de qualité aux particuliers et PME. « On prône le respect de tous les acteurs de la chaîne, en particulier des caféiculteurs. La majorité vient de pays particulièrement pauvres. Donc notre idée est de ne pas passer par la bourse et d’acheter en direct le café auprès des producteurs. On établit des contrats long-terme qui leur permettent d’avoir confiance en demain. »
jectif de transporter 100 % de nos cafés par porte-conteneurs à voile. » Cela étant, une étape est bien belge : « nous torréfions notre café ici. Le caractère local a non seulement un but qualitatif - le café est meilleur frais - mais il doit aussi favoriser les artisans locaux. »
Il s’agit d’abord d’améliorer leurs conditions de travail. « Le commerce équitable est né du constat que les inégalités entre les populations riches et pauvres se creusent sans cesse et de la volonté de pratiquer un commerce plus juste, via des prix plus rémunérateurs et des conditions de travail décentes » explique Samuel Poos, coordinateur du Trade for Development Centre (TDC), un programme de promotion du commerce équitable et durable créé par Enabel. Mais tous les acteurs n’y mettent pas les mêmes formes. Chez Javry, l’envie est là d’aller toujours plus loin. « L’éco-responsabilité est un aspect primordial, tout au long de la chaîne. On essaie d’améliorer tous les jours cet aspect-là, en grattant plus loin dans la chaîne : le rôle de chacun, les rémunérations etc. Nos sachets sont en matière biosourcée, et non en aluminium comme 99 % des sachets à café du marché. On livre au maximum en vrac. Et d’ici 2025, nous avons comme ob-
bourse et d’acheter en direct le café auprès
Parce que depuis quelques années, ce concept s’est étendu aux marchés belge et européen. Samuel Poos : « on préfère parler désormais des inégalités économiques [plutôt que Nord/Sud, NDLR],
Notre idée est de ne pas passer par la des producteurs. - MAXENCE LACROIX, CEO DE JAVRY
toutes sortes de produits » s’enthousiasme S. Poos : « du vin, de la bière, des fruits, des produits laitiers etc. Mais aussi des fleurs, des préservatifs, de la vodka, de l’or... Même le tourisme peut être équitable et solidaire ! » Des produits méconnus pour certains, et pourtant distribués ! « Certains magasins sont spécialisés comme Oxfam, mais tous les supermarchés aujourd’hui vendent des produits équitables. Et les chiffres sont assez bons : + 41 % de ventes pour le label Fairtrade entre 2018 et 2019. » Ce qui porte le panier annuel du belge à 19 €, derrière celui de l’Allemand (25 €) même s’il fait mieux que le français (13 €). En 2016, l’ancien ministre de la Coopération Alexander De Croo lançait la Campagne « Faisons de la Belgique un pays équitable ». Le pari ? Remplir tous les critères pour devenir en 2020 un pays engagé sur cette voie. « On n’y est pas encore arrivé » commente sobrement Samuel Poos. « On ne pourra pas se donner ce titre cette année. Mais on va relancer la campagne pour les 5 prochaines années, avec des critères plus ambitieux ! » En attendant, un constat encourageant : il ressort du baromètre TDC 2020 que la crise du Covid-19 aura été un accélérateur de prise de conscience : ils ont été plus nombreux à consommer sainement, ils sont 60 % à souhaiter conserver « très probablement » ces nouvelles habitudes ! Espérons que cela dure ! TEXTE JULIE GARRIGUE
Bienvenue
dans un monde plus
ĂŠquitable.
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CHRONIQUE VIRGINIE JACOBS
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Ma maison, mon havre de paix Aaaaah ma maison, si vous pouviez la voir… Je l’aime ma maison ! Elle est le fruit de ma créativité, l’aboutissement d’un projet familial, un lieu de vie et un lieu de travail agréable... MAIS QUEL BAZAR pour être polie !
C
Que l’on vive en appartement, dans une villa ou sur les routes avec un mobile-home, il n’y a aucun endroit sur terre ou l’on devrait se sentir plus serein que chez soi. Ces mètres carrés sont le reflet de nos vies, passées autant que présentes ; le reflet aussi de notre état d’esprit. En prendre soin peut sembler être parfois une corvée, mais c’est aussi un plaisir, même un soulagement ! C’est une autre façon de prendre soin de nous-même et des nôtres.
omment font les gens, chez qui nous enregistrons nos émissions chaque semaine, pour que leur maison soit aussi ordonnée… Ils rangent pendant des jours me disent-ils ! Pour moi, c’est pourtant mission impossible ! Deux enfants (seulement) dont la libre expression se traduit dans chaque pièce de la maison, combinés à une vie bien remplie par le travail et par le quotidien repoussent, de week-end en week-end, le grand projet de rangement qui me trotte en tête. Alors oui, il y a eu le confinement qui, pour certains d’entre vous, a permis un grand tri, et même la création d’espace de travail improvisé, d’un atelier créatif ou encore la gestion de l’espace en famille H24.
Pour d’autres, la situation s’est empirée. Votre bureau s’est transformé en salle de classe ? Votre salon, en salle de gym ? Et la cuisine a pris un air de « top chef » déstructuré… Mais finalement n’avons-nous pas profité à fond de nos intérieurs durant cette période si particulière ? Les leçons de lecture sont encore collées sur les vitres de mon bureau. Des dessins, des bricolages et des cahiers d’apprentissage jonchent ma salle de réunion. La vie a repris ses droits le temps d’une saison au sein de la maison. Il faut lâcher prise, me dis-je.
NELSON MANDELA
En prendre soin peut sembler être parfois une corvée, mais c’est aussi un plaisir, une autre façon de prendre soin de nous-même et des nôtres.
Mais revenons-en à la pratique. Si vous êtes comme moi, l’accumulation est votre pire ennemi. Triez, donnez, jetez (peu). Et ensuite, rangez. Optez pour un maximum de placards, idéalement sur mesure pour sauver de l’espace : sous l’escalier, dans l’appentis de la toiture… Intégrez des tiroirs sous les lits, optimisez chaque recoin! Enfin, dans la mesure du possible, arrangez-vous un espace qui n’appartienne qu’à vous : un bureau apaisant, une pièce dédiée à vos loisirs, une cabane à jardin pour vos bricolages etc. Un espace qui, au besoin, vous offrira un temps de calme, en dehors de l’animation familiale. (Re-)trouvez le temps de vous consacrer à votre nid, il vous le rendra. La sérénité est au rendez-vous, je vous le garantis ! TEXTE VIRGINIE JACOBS, ARCHITECTE ET PRÉSENTATRICE D’« UNE BRIQUE DANS LE VENTRE » (RTBF)
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