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Focus Énergie & Environnement

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GRAMITHERM, panneau isolant à base d’herbe naturelle Gramitherm est une proposition unique de panneaux isolants biosources a base d’herbe des prairies. Ce nouvel isolant presente un bilan carbone negatif (1 kg de Gramitherm absorbe 1,5kg de CO2 eq) et a une energie grise faible. Gramitherm est efficace contre le froid et le chaud, absorbe les bruits, regule l’humidite, est facile a decouper et poser, non irritant, 100°/o recyclable! Plus d’info page 14

U N S U P P L É M E N T T H É M AT I Q U E D E S M A R T M E D I A

JUILLET 2018

ENERGIE & ENVIRONNEMENT

à travers Smart Living Lab

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Nous présente les enjeux environnementaux

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U N S U P P L É M E N T T H É M AT I Q U E D E S M A R T M E D I A

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EDITORIAL CONTENU...

La durabilité est une affaire de coopération

04 Biogaz 08 Interview: Marilyne Andersen 12

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e changement climatique est un défi que personne ne peut relever seul: la coopération de nombreux acteurs de la politique, de l’économie et de la société sont nécessaires à l’établissement d’un développement réellement durable.

pour les investissements et ignorent où elles peuvent faire des économies d’énergie. Notre objectif est de soutenir les PME dans ce secteur et, si possible, simplement. Ainsi, les PME reçoivent 30 francs par tonne de CO2 économisée et dix francs par mégawatt/heure épargné.

Cette nouvelle donne, dont la société a désormais pris pleinement conscience, a déjà conduit à de nombreux changements et réalisations. Elle est au cœur des activités de la Fondation Suisse pour le Climat.

La mise en œuvre de l’Accord de Paris, dont les principes d’application ont été publiés le 30 avril dernier par l’Office fédéral de l’environnement, suivent une logique similaire. Cette publication donne une vue d’ensemble claire de la politique climatique actuelle, et présente les principaux piliers de l’Accord de Paris. Elle précise ce que la Suisse met en œuvre pour réduire ses émissions, en décrivant avec lucidité dans quelle mesure notre pays serait touché si le changement climatique continuait sa forte progression.

Fondée en 2008, dans le sillage de la loi fédérale sur la réduction des émissions de CO2, cette dernière célèbre cette année son jubilé. C’est donc l’heure des bilans, mais aussi de porter un regard avisé sur l’évolution de la protection du climat dans notre pays. Depuis 2008, une taxe sur les combustibles est donc perçue, dont une partie est réinjectée dans l’économie. Les grands prestataires de services, en particulier, récupèrent davantage d’argent qu’ils n’en ont payé. Certains d’entre eux ont choisi d’allouer le montant de leur «restitution nette» au profit de mesures de PME suisses et liechtensteinoises contribuant à la protection du climat, par l’intermédiaire de la Fondation Suisse pour le Climat. La taxe CO2 vise à inciter financièrement les entreprises à réduire leurs émissions de dioxyde de carbone. Les grandes sociétés disposent en général d’experts et de fonds leur permettant de s’adapter aux nouvelles conditions-cadres, mais il en va autrement des PME: la plupart d’entre elles sont déjà très occupées par leurs propres activités. Souvent, ces entreprises manquent de financements

La coopération nous concerne tous: Confédération, entreprises, citoyens. Dans le cadre de la Fondation Suisse pour le Climat, nous sommes en relation directe avec les entreprises et nous constatons que nombre d’entre elles sont très innovantes en matière de protection du climat. C’est ce qui ressort des présentations de projets et des demandes de subventions que nous recevons au quotidien, et c’est l’expérience que nous avons faite en dix ans d’existence. Ainsi, depuis sa création en 2008, la Fondation a soutenu pas moins de 1300 PME en Suisse et au Liechtenstein, à hauteur de 18 millions de francs. Les demandes sont en hausse: l’an passé, la Fondation a aidé pas moins de 139 projets soit une augmentation de 80 % par rapport à 2016.

Smart Cities

14 Isolation

FOCUS ÉNERGIE & ENVIRONNEMENT.

Vincent Eckert

n’est pas rentable, tout particulièrement sur des pentes raides et difficiles d’accès. Pas moins de 31 missions auprès de propriétaires forestiers organisés tels que coopératives et corporations ont ainsi bénéficié d’un soutien l’an passé, empêchant que ces forêts ne vieillissent et deviennent des sources d’émission de CO2. Au niveau de la politique nationale, des jalons importants ont été posés pour la protection du climat avec la votation sur la Stratégie énergétique 2050; un document qui parle, lui aussi, de coopération.

CHEF DE PROJET: Hugo Pillet COUNTRY MANAGER: Pascal Buck TEXTE: Louis Vincent, Thomas Pfefferlé IMAGE DE COUVERTURE: Stephane Schmutz LAYOUT: Anja Cavelti CANAL DE DISTRIBUTION: Tribune de Genève & 24heures, Juillet 2018 IMPRESSION: CIL Centre d’Impression Lausanne SA

SMART MEDIA AGENCY AG Gerbergasse 5, 8001 Zürich, Schweiz Tel +41 44 258 86 00 pascal.buck@smartmediaagency.ch

Cette coopération est indispensable pour franchir les prochaines étapes dans la lutte contre le changement climatique. La durabilité peut être une histoire de succès. Non seulement pour notre environnement, mais aussi pour notre économie; à terme, c’est l’ensemble de notre société qui en bénéficiera.

La Fondation a par ailleurs initié avec succès un nouveau programme de soins aux forêts isolées, dont l’entretien

TEXTE VINCENT ECKERT, DIRECTEUR, FONDATION SUISSE POUR LE CLIMAT

PREMIUM PARTNER.

Bonne lecture! Hugo Pillet

Faites un geste pour l’environnement sans renoncer à l’efficacité!

Chef de projet

Découvrez une large gamme de véhicules au gaz naturel/biogaz sur www.mobilite-gaz.ch

BRANDREPORT EGER ENERGY SA

Eger Energy SA s’engage pour l’avenir Même si on ne les voit pas toujours, les rayons du soleil inondent la Terre chaque jour, inépuisable et propre, cette énergie devient électricité grâce au photovoltaïque. Bien au-delà de la simple conviction écologique, la pose de panneaux solaires apporte la garantie d’une certaine indépendance énergétique, d’un investissement intelligent et durable.

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epuis 2008, Monsieur David Graham, met au service de ses clients l’expérience unique d’un spécialiste en conseils sur les énergies renouvelables. Eger Energy SA, sa société bénéficie d’un savoir-faire qui lui permet de définir avec précision les besoins spécifiques de chacun en se basant sur les résultats d’une étude comparative permettant d’accroître les performances et l’efficience de toutes les installations énergétique des bâtiments. Une première étape qui se fait à partir des informations récoltées par des ingénieurs et qui permet de proposer aux clients une étude personnalisée permettant de définir quelles sont les modifications à apporter et comment des solutions plus écologiques peuvent être privilégiées, en choisissant par exemple d’ajouter des systèmes propices à produire de l’énergie sur le toit tels que les panneaux thermiques pour avoir de l’eau chaude et les photovoltaïques créant de l’électricité et les pompes à chaleur en remplaçant des anciens systèmes de chauffage utilisant l’énergie fossile. Suite à ces recommandations, Eger Energy SA se charge entièrement de tout le suivi des demandes de subventions et des autorisations nécessaires auprès de la commune et du canton. Un gain de temps et de stress non négligeable quand on sait que ce type de démarches deviennent de plus en plus compliquées. Une fois l’entier des travaux d’installation réalisés, une équipe de spécialistes fera la démonstration du nouveau système et donnera les explications nécessaires à leur bon usage, sans vous soucier d’autre chose que d’économiser sur votre facture en électricité ou chauffage, Eger Energy SA assurant la maintenance des panneaux par le biais d’un système de surveillance en ligne qui informe en temps réel sur tout dysfonctionnement des panneaux photovoltaïques, mais aussi de la pompe à chaleur pour le

chauffage en utilisant un système révolutionnaire de gestion d’énergie dans l’habitat. S’adressant aux clients privés et industriels, aux agriculteurs, mais aussi aux collectivités publiques ainsi qu’à tous les acteurs de la branche immobilière (architectes, régies, entreprises générales), EGER ENERGY SA a réalisé plus de 200 projets allant de la maison individuelle de 10 m2 à la centrale photovoltaïque de plus de 2'000 m2. Ces projets sont consultables sur notre site internet eger-energy.ch.

Eger Energy SA s’engage pour l’avenir en ayant l’objectif de rendre le photovoltaïque accessible à tous, avec des installations qui permettent d’obtenir des maisons positives en énergies ce qui signifie non seulement des économies d’argent, mais également un environnement mieux préservé et le confort de vivre de sa propre énergie. Nous croyons en notre responsabilité et nous offrons la possibilité d’avoir un environnement plus propre, plus sain et plus équitable, tout en réduisant votre facture et votre impact sur l’environnement et en vous simplifiant la vie.

Toutes ces études sont totalement gratuites alors n’hésitez pas demandez votre étude personnalisée et gratuite. Pour plus d'informations: www.eger-energy.ch TEXTE JORAM VUILLE


U N S U P P L É M E N T T H É M AT I Q U E D E S M A R T M E D I A

GENÈVE AÉROPORT BRANDREPORT

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«Les mesures liées au développement durable concernent tous nos services» À l’heure où la transition énergétique est un véritable enjeu de société, tous les milieux sont concernés. C’est le cas de celui des transports et notamment de l’aéroport de Genève qui a mis une série de mesures en place dans une optique durable. Explications et détails de Denis Teuscher, Responsable développement durable à Genève Aéroport.

TEXTE LOUIS VINCENT

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’an dernier, plus de 17 millions de passagers ont transité par Genève Aéroport. Un nombre en augmentation (+4,95% par rapport à 2016) alors que – dans le même temps – le total des atterrissages et décollages n’a augmenté que de 0,49%. Une dé-corrélation qui s’explique par des avions de plus grandes capacités ainsi que par l’optimisation des taux de remplissage des appareils. Ces mesures limitent finalement l’impact des compagnies aériennes sur l’environnement, tout en permettant de transporter plus de monde. De son côté, Genève Aéroport s’est lancé dans une véritable politique de développement durable. Parfois réduit à l’écologie, le développement durable est pourtant une forme de développement plus équitable. En effet, elle intègre une vision d’ensemble, comprenant les aspects économiques, sociaux et environnementaux. Par son rôle de plateforme de mobilité internationale, Genève Aéroport a justement un impact sur ces trois domaines. Denis Teuscher, responsable développement durable, l’explique clairement: «Pour l’aspect économique, on relèvera notamment que 11’000 emplois (dont 1’000 directs) sont liés à l’aéroport. Au niveau social, on notera l’impact que nous avons sur nos 1’000 employés, par exemple. Finalement, avec une structure d’une telle taille (fréquentation, infrastructures, etc.) l’impact environnemental est lui aussi non négligeable.» Planifier, dérouler, mesurer Avec cette approche globale de la structure, tout le monde est mis à contribution, précise Denis Teuscher: «Nous collaborons avec tous les services pour augmenter l’impact positif que nous pouvons avoir et minimiser le négatif. Cela va de la desserte aérienne, qui doit être adaptée aux attentes de l’économie et de la Genève Internationale, au service de l’infrastructure pour nous assurer que tous nos nouveaux bâtiments se fournissent totalement en énergie renouvelable, en passant par le responsable des achats qui se doit de choisir des produits et prestations adéquats.» Afin de vérifier quelles mesures sont efficaces et lesquelles le sont moins, le suivi est permanent: «Nous fixons des objectifs puis utilisons de nombreux indicateurs qui, une fois encore, proviennent de tous les services de l’aéroport. Si je prends les impacts sociaux, nous avons énormément travaillé sur la prévention des accidents au travail. L’évolution de leur nombre est par exemple un bon indicateur de l’efficacité de cette prévention.» Dans le domaine social, les mesures sont en effet axées sur la sécurité et le bien-être des personnes qui travaillent dans et autour de l’aéroport. Outre la prévention des accidents, Genève Aéroport organise des workshops et ateliers sur la santé au travail en général, qui couvrent de nombreux aspects: «On y aborde aussi bien l’alimentation que la gestion du stress.» Mais ces mesures ne se limitent pas aux employés directs de l’aéroport: «Nous nous assurons également que nos fournisseurs et partenaires offrent de bonnes conditions à leurs collaborateurs. Nous disposons d’une personne à plein temps en charge de ces contrôles», insiste M. Teuscher.

La qualité avant tout Genève Aéroport est l’épine dorsale économique du canton en générant 33’000 postes de travail et en représentant une valeur ajoutée économique de CHF 4.1 milliards. Son importante offre de connexions est prisée par 67% des entreprises locales. En outre elle met en place des mesures d’optimisation, en améliorant notamment la gestion de ses bâtiments. De leur côté, les responsables des achats optent désormais pour des produits et services plus qualitatifs. Une manière aussi d’avoir une vision plus durable des choses, «en arrêtant de chercher le moins cher, mais en visant le meilleur qualité prix.» Un choix logique et rationnel mais qu’il est bon de souligner à l’heure où la course au profit et à la rentabilité s’accélère. Finalement, l’impact dans ce domaine est amélioré de concert avec le tissu économique local, pour que l’offre de Genève Aéroport réponde aux attentes et besoins de la région. Baisser le volume Finalement, c’est en matière environnementale que Genève Aéroport s’est le plus investi. Le plus gros chantier est celui de la réduction de la pollution sonore. Explications de Denis Teuscher: «Nous activons plusieurs

leviers, d’abord en travaillant sur le bruit à la source. Nous incitons les compagnies présentes à Genève Aéroport d’exploiter des avions modernes - et donc plus silencieux – grâce à une redevance. Cette dernière varie selon les performances sonores des appareils. Nous construisons aussi des infrastructures pour limiter le bruit, comme des hangars insonorisés dans lesquels les moteurs sont testés après leur maintenance.» Et si l’on ne peut pas entièrement supprimer la source sonore, on peut également mettre en place des mesures du côté des riverains: «Nous intervenons par le biais de travaux d’insonorisation, que nous prenons en charge en fonction de l’année de construction des bâtiments. Actuellement 3’000 logements ont été insonorisés. Ce nombre aura doublé d’ici 10 ans. Il est également important d’informer les riverains avec un site d’information dédié (www.gva.ch/bruit). En donnant accès à des statistiques, aux trajectoires empruntées par les avions et aux mesures de bruit, nous sommes totalement transparents. Cette démarche est assurée par trois personnes à temps plein.» Là encore, de nombreux acteurs sont concernés: les particuliers et les communes mais aussi les compagnies aériennes pour la gestion des appareils ainsi que Skyguide pour celle des trajectoires.

Nous voulons d’abord réduire les besoins, consommer de manière plus efficace et finalement augmenter la part d’énergies renouvelables utilisée.

Mettre de l’énergie dans la question de l’énergie Mais la pollution ne se limite pas au bruit. Genève Aéroport consomme également beaucoup d’énergie. Dans ce domaine, la stratégie est simple pour Denis Teuscher: «Nous voulons d’abord réduire les besoins, consommer de manière plus efficace et finalement augmenter la part d’énergies renouvelables utilisée. Depuis 2016, nous avons rejoint un groupe d’exemplarité énergétique de la Confédération, notamment avec les CFF, pour avancer encore dans cette direction.» De nombreux projets sont en cours, comme l’installation de panneaux solaires supplémentaires sur les toits disponibles (55’000m2 contre 11’000 actuellement), le remplacement de la centrale de chauffage au mazout par un système de géothermie et de pompes à chaleur. Genève Aéroport a aussi été récompensé pour avoir économisé 1.4 GWh d’électricité en 2017! Pour saluer cette performance, il a reçu en avril dernier le Giga Trophée Ambition Négawatt, qui distingue les entreprises qui sont parvenues à économiser plus d’un GWh, soit la consommation annuelle de 335 ménages. A l’horizon 2025, le but est de ne plus dépendre des énergies fossiles pour chauffer ou refroidir les bâtiments. Un objectif ambitieux! Moins de déchets, plus de biodiversité Impossible de détailler tout ce qui est entrepris. On pourrait encore parler longtemps de la redevance sur les avions polluants, des câbles d’alimentation des avions qui permettent d’éteindre leur réacteur d’appoint, des véhicules électriques utilisés sur le tarmac, du plan de mobilité mis en place pour les employés, des tickets de transports publics offerts aux personnes qui débarquent à Genève, du tri des déchets provenant des avions, de la gestion des eaux usées ou encore de la création de zones favorables aux espèces protégées dans les prairies de l’aéroport… On pourrait en parler longtemps et on risque de le faire. Au rythme où Genève Aéroport avance dans la transition énergétique et durable, il n’est pas impossible que l’aéroport énergétiquement autonome et neutre du point de vue carbone arrive plus vite que prévu. «D’ici à ce que nous atteignons nos objectifs, nous mettons en place des mesures compensatoires, comme pour le CO2 ou le courant certifié durable que nous achetons aux SIG.» Genève Aéroport publiera son rapport de développement durable bisannuel en automne de cette année.

GENÈVE AÉROPORT. www.gva.ch/environnement www.gva.ch/bruit www.gva.ch/insonorisation


U N S U P P L É M E N T T H É M AT I Q U E D E S M A R T M E D I A

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CARBURANTS BIOGAZ

Un carburant trop souvent mésestimé: les atouts du gaz naturel/biogaz Rouler au gaz naturel/biogaz offre de multiples avantages. Écologiques, ces véhicules permettent également de réaliser de belles économies par rapport aux voitures classiques. En Suisse, les stations permettant de faire le plein de gaz naturel/biogaz sont déjà bien implantées et leur nombre est en progression.

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i les véhicules fonctionnant au gaz naturel/biogaz constituent un choix éthique et écologique par rapport aux véhicules à essence ou au diesel, leurs avantages économiques sont également à souligner. En effet, le gaz naturel, principalement constitué de méthane, s’avère bien moins cher que les carburants utilisés habituellement. Pour donner un ordre d’idée, on parcoure aisément entre 300 à 350 km avec une somme de 10 à 15 francs en utilisant cette source d’énergie. De quoi faire pencher la balance en faveur de ce carburant plus propre pour ceux qui hésiteraient encore. Sans compter qu’avec le réservoir à essence dont sont toujours équipées toutes ces voitures, l’autonomie peut monter jusqu’à 1000km selon les modèles.

Plus respectueux de l’environnement, le gaz naturel utilisé dans les voitures se forme dans les couches géologiques du sous-sol suite à un lent processus de décomposition de micro-organismes végétaux et animaux qui se déroulent pendant des millions d'années. Énergie largement disponible et sûre, le gaz naturel est considéré comme étant l'énergie fossile la plus propre. Lors de la combustion, ses émissions de polluants sont en effet très faibles puisque il ne rejette presque aucune particule polluante dans l’atmosphère lors de sa combustion ni de d’oxyde d’azote (NOx) assimilés généralement aux gaz d’échappement. Ainsi, les émissions de CO2 sont de 25 à 30% inférieures que celles du diesel et d'au moins 33% plus basses que celles de l’essence grâce au mix standard (90% gaz naturel/10% biogaz) disponible à la pompe. Les entreprises montrent l’exemple Pour les entreprises, les possibilités d’économiser sur le coût d’exploitation s’avèrent conséquentes en roulant au gaz naturel/biogaz. Et les sociétés spécialisées, telles que Gaznat par exemple, proposent en outre des services d’accompagnement qui peuvent même permettre d’installer des stations sur site pour les exploitants de grande envergure. En Suisse, plus d’une centaine d’entreprises ont déjà franchi le cap en véhicules de flotte et les poids lourds sont de plus en plus demandés, notamment grâce à un bilan écologique global bien plus intéressant que le diesel. Maturité technologique Aussi puissante que les autres carburations, l’utilisation du gaz naturel/biogaz constitue aujourd’hui une alternative technologique parfaitement mature. Et en

considérant les multiples défis écologiques et environnementaux qui se jouent actuellement, en particulier en ce qui concerne les problématiques liées à la mobilité, force est de constater que le gaz naturel/biogaz mériterait une plus grande attention. Car à l’heure actuelle, se précipiter aveuglement dans le «tout électrique», comme cela semble être le cas, constitue une voie risquée. «Au niveau économique, on peut encore relever que les véhicules fonctionnant au gaz naturel/biogaz présentent différents avantages, précise André Räss, responsable mobilité au sein de la société Gaznat. Ce type de véhicules ne présente en effet pas de risques à la revente ni de coûts cachés et les sociétés de leasing accordent les même conditions que pour les voitures traditionnelles. A l’achat, un modèle qui utilise du gaz naturel/biogaz coûtera 10 à 20% moins cher qu’une voiture hybride. Les gammes de prix sont à peu près équivalentes à celles des véhicules diesel et essence. Et à la pompe, le consommateur réalise des économies d’environ 50% par rapport à une voiture classique en roulant avec le mix standard. Ces atouts indéniables démontrent clairement la maturité et la fiabilité de la technologie.» Normes environnementales anticipées Autre argument en faveur des véhicules fonctionnant au gaz naturel/biogaz, le fait que la plupart respectent déjà les prochaines réglementations écologiques qui entreront en vigueur d’ici à 2021. Dans moins de trois ans, les restrictions environnementales liées à la mobilité seront en effet fixées à 95g d’émission de CO2 par kilomètre parcouru. Actuellement, la moyenne tolérée en Suisse est de 130g. Ce qui veut dire que le choix de grosses cylindrées sera pratiquement impossible dans le futur avec des modèles classiques utilisant du diesel ou de l’essence. Rouler au gaz naturel/biogaz constitue par ailleurs un moyen intelligent de promouvoir l’utilisation de ressources locales et renouvelables telles que le biogaz produit en Suisse. En roulant au biogaz à 100% par l’achat de certificats, tous les déplacements seront ainsi neutres en CO2. Les risques du «tout électrique» Intensément véhiculée par un discours publicitaire et médiatique flatteur, la mobilité électrique semble constituer la solution parfaite. Pourtant, les dangers liés à cette voie sont nombreux.

«A commencer par les ressources utilisées pour la fabrication des batteries, souligne André Räss. Pour stocker l’énergie électrique, d’importantes quantités de terres rares sont nécessaires. Non renouvelables, ces ressources s’avèrent par ailleurs très problématiques à extraire, tant au niveau environnemental qu’éthique. Et il faut ensuite prendre en considération la provenance de l’énergie électrique utilisée dans les véhicules. En somme, on peut voir dans la voie électrique un simple déplacement du problème actuel.» À l’heure actuelle, on constate également que les entreprises sont encore peu nombreuses à miser sur l’électrique, notamment en raison du coût élevé de ce type de véhicules et de leur fiabilité, qui reste à améliorer. Si le «tout électrique» ne fait pas de sens, il ne s’agit pas non plus de se détourner de cette alternative technologique. En ville par exemple, pour parcourir des courtes distances avec des véhicules légers, ce mode de déplacement s’avère indiqué. On ne peut donc que s’étonner de l’approche de certaines villes et communes, qui consiste à exiger des camions-poubelles ou encore des véhicules de livraison 100% électriques. «Une approche fondée davantage sur l’image que sur un vrai choix d’efficience, poursuit André Räss. Il faut savoir que dans le secteur de l’énergie et de la mobilité, aucune solution n’est idéale. Il y a toujours une part de compromis à accepter. Et dans ce sens, le gaz naturel,

ou le biogaz, possède de solides atouts. Cette énergie doit par ailleurs être considérée comme une solution pragmatique et parfaitement opérationnelle avant de passer progressivement à une mobilité qui soit la moins carbonée possible.» Pour rappel, notons aussi que dans le secteur automobile les véhicules électriques ne représentent même pas 1% des ventes réalisées par l’ensemble des acteurs du marché. Et en matière de consommation énergétique globale, la Suisse consomme 25% d’énergie électrique et plus de 63% de carburants et combustibles fossiles, dont 14% de gaz naturel. Pour les remplacer de manière écologique, il s’agit donc de privilégier une approche multiple basée sur les complémentarités à trouver entre les différentes sources d’énergie. Car à elle seule, l’électricité ne pourra pas satisfaire l’ensemble des besoins énergétiques du pays. Pour donner un exemple, la production d’1 kWh, soit l’énergie nécessaire pour faire tourner un four à raclette pendant 1 heure, nécessite les efforts combinés de dix personnes pédalant sur des vélos d’appartement. Dans le pétrole ou le gaz naturel, la même énergie est contenue respectivement dans un simple décilitre ou 90 grammes. Autant dire que pour s’en passer en misant sur l’électrique, il faudra sacrément pédaler. Plus d’information sur www.mobilite-gaz.ch

TEXTE SMA

Zéro risque avec le gaz naturel/biogaz! Attention à ne pas confondre le gaz naturel /biogaz avec le GPL (gaz de pétrole liquéfié) qui est interdit dans les parkings souterrains. Le gaz naturel composé de méthane est plus léger que l’air et s’échappe alors que le GPL, plus lours reste au sol et doit être évacué spécifiquement. On ne rapporte aucune explosion due au gaz naturel/biogaz dans la mobilité car si le véhicule devait prendre feu, une valve laisse échapper le gaz sous pression vers le sol et on le laisse brûler jusqu’à ce que les bouteilles soient vides. De plus les bouteilles étant fixées à l’extérieur de l’habitacle, il n’y a aucun risque pour les passagers.

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Chauffage | Ventilation | Climatisation | Réseau de Chaleur | Pompe à chaleur Installation | Maintenance | Facilities Management | Concept Energétique CGC Energie SA, société 100% Suisse, optimise les performances énergétiques, économiques et environnementales des installations techniques dans le domaine de l’énergie et des process industriels du chauffage, de la climatisation et de la ventilation. Nous proposons également des services de Facility Management afin de mettre l’ensemble de notre savoir-faire à votre service.

Contactez-nous

CGC Energie sa Chemin du Foron 14 - Case postale 216 - CH 1226 Thônex (GE) Tél. +41 (0)22 869 06 00 - Fax +41 (0)22 869 06 10 Dépannage 24h24 +41 (0)22 869 06 20 E-mail: cgcenergie@cgcenergie.ch


U N S U P P L É M E N T T H É M AT I Q U E D E S M A R T M E D I A

SIG BRANDREPORT

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Construire une ville connectée, durable et citoyenne: les projets «smart city» de SIG Les Services industriels de Genève se réorganisent. La régie autonome de droit public se donne les moyens de relever le défi qui attend le canton en matière de transition énergétique, en saisisant les opportunités qu’offrent les nouvelles technologies. Sous l’impulsion de son Directeur général, Christian Brunier, SIG a créé une direction baptisée «smart city». Conduite par Patricia Solioz Mathys, cette direction regroupe les savoir-faires de SIG qui contribueront au développement de quartiers intelligents. Interview. Le mot «Smart city» est devenu incontournable. «Une ville intelligente», c’est quoi? Patricia Solioz Mathys: Il existe autant de définitions qu’il y a de villes. Pour être «smart», une ville doit remplir au moins deux conditions: favoriser les ressources énergétiques locales et renouvelables et utiliser le numérique, capitaliser sur les données pour améliorer la qualité de vie de ses habitants. Christian Brunier: une «smart city», c’est une ville connectée, durable et citoyenne. Du fait de sa dimension citoyenne et éco-responsable, ce concept est déployé par les pouvoirs publics. SIG se positionne en soutien de l’Etat, de la Ville et des communes genevoises dans le développement d’un canton intelligent. Nous travaillons également avec tous les acteurs privés qui ont un rôle à jouer dans ce projet genevois, qu’il s’agisse des entreprises ou des propriétaires fonciers. Le métier historique de SIG, c’est de fournir les Genevois en eau et en énergie. Quelle est votre légitimité à agir dans le développement d’une «smart city»? PSZ: Une «smart city» est nécessairement énergétiquement intelligente. Elle consomme raisonnablement, elle produit localement et elle réduit ses émissions CO2. SIG en tant que distributeur multi-fluides est le meilleur partenaire pour accompagner les villes ou les propriétaires fonciers dans cet axe énergétique à multi-dimensions.

CBR: SIG a bien d’autres missions que la distribution d’eau et d’énergie. L’une d’entre elles est de mettre à disposition du canton un réseau FTTH. Ce maillage du territoire cantonal est un soutien à tout projet de développement, privé ou public. Notre fibre optique est présente dans tous les quartiers fortement urbanisés. SIG a donc plusieurs projets «smart» dans le pipeline… PSZ: Oui, tout à fait. Nous sommes partenaires de programmes genevois d’électromobilité, comme le bus TOSA et les bornes de recharge Move. Notre mission, c’est d’aider à moins et à mieux consommer. SIG a installé des antennes LoRa à travers le canton. Couplées aux objets connectés, elles permettent de mesurer localement des débits d’eau ou la consommation électrique, ou encore de savoir si une place de parking est libre. Nous participons également à l’émergence de quartiers intelligents en proposant des solutions énergétiques multi-fluides innovantes, durables et développant des outils smart de gestion et d’acquisition de données, tel que le smart metering. CBR: Ce qui est passionnant avec ces projets «smart», c’est la multiplication des collaborations locales. Nous travaillons de façon transversale avec l’Etat, avec l’ensemble du tissu économique genevois, avec les milieux de l’innovation - qu’il s’agisse de sociétés privées ou de start-up. Et dès que c’est possible, nous aidons à recueillir l’avis des Genevoises et des Genevois. Nos vecteurs de communication, comme la fibre optique, permettent une

consultation sur tous les thèmes citoyens: où et comment installer des éclairages intelligents dans un quartier? quel est le meilleur emplacement pour un container? La récolte de données, c’est l’outil de base d’une «smart city». Et en tant qu’acteur public, SIG garantit une très haute confidentialité des données. Pas question pour nous de rentrer dans une logique de marchandisation des informations! Si vous deviez citer un seul projet «smart city»? PSZ: Je parlerais de «smart parking», un projet pilote de capteur intelligent que nous développons avec la commune de Carouge. Dans un premier temps, nous collectons de l’information pour comprendre comment les automobilistes circulent et se parquent à Carouge. Par exemple, on constate que 10 places de parc sont prévues dans une rue et il y en a huit qui ne sont jamais utilisées la nuit! Une fois ces données recueillies, il s’agit de les restituer aux citoyens. Par la suite, nos partenaires développeront des applications pour les automobilistes, qui aideront à se parquer intelligemment. «Smart parking» nous aide aussi à repenser l’aménagement du territoire, à rendre les processus de décisions plus résilients. CBR: SIG pilote également des projets «smart» qui se sont fait un nom en dehors de Genève, en Suisse et en Europe! Un projet phare de SIG, c’est GeniLac, qui rend des quartiers entiers intelligents. Grâce au réseau GeniLac, nous produisons du chaud et du froid 100% local et 100% renouvelable. On utilise l’eau du lac, qui remplace les ressources thermiques issues d’énergie fossile importée, comme le mazout. Le but d’une «smart city»,

Patricia Solioz Mathys

Christian Brunier

c’est aussi de passer à une société sans énergies fossiles. La Suisse dépense 15 milliards de francs par année pour acheter des énergies fossiles à l’étranger. Ceci en bonne partie pour nous rafraîchir et nous chauffer. Grâce à GeniLac et bientôt grâce à la géothermie, nous pourrons conserver cette richesse en Suisse, développer de l’emploi local et faire du bien à l’environnement! TEXTE ELISE KERCHENBAUM ANNONCE


U N S U P P L É M E N T T H É M AT I Q U E D E S M A R T M E D I A

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BRANDREPORT VITROCSA

Vitrocsa, la fenêtre minimale originale L’entreprise Vitrocsa, établie dans le canton de Neuchâtel, a remis la fenêtre minimale au goût du jour. Un précieux savoir-faire qui permet à la PME de proposer à ses clients des produits swiss made d’une grande qualité pour tout type de construction. TEXTE THOMAS PFEFFERLÉ

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éveloppé durant l’après-guerre aux EtatsUnis, le concept de fenêtre minimale s’inscrivait principalement dans un contexte de construction moderne et économique. Aujourd’hui, ce type de fenêtres permet d’allier esthétique et hautes performances dans des projets de construction variés. Première entreprise a avoir repris le concept de fenêtre minimale il y a maintenant plus de 25 ans, Vitrocsa a veillé à le transposer dans le contexte actuel en prenant en compte les différentes normes d’étanchéité et d’isolation en vigueur aujourd’hui dans le secteur de la construction. Car à l’époque, ces fenêtre ne s’avéraient pas étanches et peu, voire pas, isolantes. Par rapport aux fenêtres traditionnelles, cette réinvention consiste en fait en une inversion. La fenêtre ne nécessite plus de cadre pour la maintenir mais se supporte elle-même, en étant à la fois verre et cadre. Grâce à des structures bien spécifiques et des profils réduits au minimum, l’entreprise neuchâteloise peut

Par rapport aux fenêtres traditionnelles, cette réinvention consiste en fait en une inversion. La fenêtre ne nécessite plus de cadre pour la maintenir mais se supporte elle-même, en étant à la fois verre et cadre.

ainsi proposer différents produits tels que des panneaux de verre coulissant sur des roulements à bille. Un principe technique de base simple dont la réalisation s’avère cependant particulièrement complexe. L’ensemble permet ainsi aux occupants et habitants de bénéficier d’un produit esthétique qui se passe du cadre. Principalement destinées aux villas contemporaines,

ces fenêtres peuvent également être installées sur tout type de construction. Avec plus de 20 collaborateurs, l’antenne neuchâteloise de Vitrocsa a par ailleurs développé de nombreux partenariats à l’international et supervise un team de quelques 500 personnes de par le monde. Sous licence,

ses systèmes peuvent donc être installés par des entreprises partenaires aux Etats-Unis, en Australie, aux Emirats arabes unis ou encore en Israël. La PME effectue d’ailleurs près de 90% de son chiffre d’affaires en exportant son savoir-faire et ses solutions. Depuis l’invention de son produit en 1992, plus de 20’000 projets ont été réalisés dans plus de 60 pays répartis sur les cinq continents. Et aujourd’hui, le fondateur Eric Joray passe progressivement le relais à son équipe. Outre les panneaux coulissants, Vitrocsa propose aussi des systèmes pivotants qui s’ouvrent à la verticale, des fenêtres à guillotine composées de châssis qui coulissent verticalement ou encore son produit Turnable Corner: des panneaux de verre qui coulissent indépendamment les uns des autres et cachent habilement leur structure pour révéler des panoramas à couper le souffle. Une belle innovation dans le secteur de la construction qui permet de valoriser et multiplier les utilisations possibles des différents types de verre.


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INTERVIEW MARILYNE ANDERSEN

«Si la Suisse a déjà pris conscience des défis énergétiques et environnementaux, il lui reste encore à mettre en place une politique de l’innovation plus prononcée» Doyenne de la Faculté Environnement Naturel Architectural et Construit ENAC au sein de l’EPFL, Marilyne Andersen est également à la tête du smart living lab. Une plateforme de recherche au sein de laquelle on conçoit et bâtit l’architecture écoresponsable de demain. L’experte en physique du bâtiment détaille les avancées de la recherche helvétique en matière de construction performante et respectueuse de l’environnement.

TEXTE THOMAS PFEFFERLÉ

E

lle fait partie de ces personnes engagées qui vous transmettent rapidement leur passion lorsque vous discutez avec elles. Engagée, Marilyne Andersen l’est en effet à travers ses trois métiers. Doyenne de la Faculté ENAC de l’Environnement Naturel Architectural et Construit au sein de l’EPFL et Professeure et directrice du Laboratoire de Performance Intégrée au Design (LIPID), elle est également co-fondatrice de la jeune entreprise Oculight dynamics, spécialisée dans le conseil en matière d’optimisation de la lumière naturelle pour le bien-être dans les espaces bâtis. Au sein du quartier d’innovation blueFACTORY, la Faculté ENAC a la responsabilité de développer l’antenne fribourgeoise de l’EPFL à travers le smart living lab, un centre de compétences qui rassemble des chercheurs et experts de l'Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL), de la Haute école d'ingénierie et d'architecture de Fribourg (HEIA-FR) et de l'Université de Fribourg (UNIFR). Une plateforme de pointe dédiée à la recherche et à l’innovation dans les domaines de l’architecture et l’ingénierie, sans oublier les techniques et matériaux de construction. Objectifs: diminuer l’empreinte écologique du parc bâti, augmenter son efficience énergétique et améliorer les aspects liés au confort et à la santé des occupants. Spécialisée en physique du bâtiment et initiatrice et responsable du projet de maison solaire suisse lauréate au concours international Solar Decathlon, Marilyne Andersen détaille et analyse les défis environnementaux et énergétiques qu’il reste à relever en Suisse ainsi que les solutions amenées par la recherche. Interview. Quel regard portez-vous sur l’engagement de la Suisse en matière de développement durable, en particulier concernant l’efficience énergétique de son parc immobilier? Je pense que l’on est déjà bien avancé en Suisse, surtout par rapport à la prise de conscience collective des défis et problématiques écologiques qui se posent aujourd’hui. Ce qui, il faut le rappeler, ne constitue pas encore une évidence ni un acquis dans toutes les régions du monde. Cette prise de conscience nous a justement permis d’adopter les bons réflexes en matière de construction. On peut en effet observer en Suisse la présence d’une réelle culture de qualité constructive et de construction à long terme, combinée à une sensibilité aux questions énergétiques et de choix des matériaux. En même temps, notre pays reste relativement conservateur. Par rapport aux Etats-Unis par exemple, on voit que la Suisse nécessite souvent beaucoup de temps pour faire changer les mentalités et adopter des innovations marquées. Pourtant nous bénéficions d’un climat politique stable et de fortes capacités technologiques qui s’avèrent propices à l’innovation. Pour résumer, je dirais que si la Suisse a déjà clairement pris conscience des défis énergétiques et environnementaux qui se posent aujourd’hui, il lui reste encore à mettre en place une politique de l’innovation plus prononcée. On parle souvent des défis liés à l’ancienneté du parc immobilier helvétique. Quelles sont précisément les problématiques liées à l’âge de nos bâtiments en matière d’amélioration de leur efficience énergétique? Il est vrai que la très large majorité de notre parc immobilier est déjà construit. Et selon l’époque de sa construction, il est évident que les exigences en matière de durabilité et d’écologie n’étaient pas aussi élevées qu’aujourd’hui. La principale question qui se pose par rapport à ces anciennes constructions consiste à savoir s’il vaut mieux rénover ou démolir pour reconstruire du neuf. Et quels sont les avantages et inconvénients de ces deux possibilités? Rénover permet d’économiser par rapport à une démolition suivie d’une nouvelle construction. Mais sur le long terme, cela devient plus complexe car les

performances énergétiques obtenues par le biais d’une rénovation resteront inférieures à celles d’une construction neuve. Dans ce sens, il s’agit plutôt de privilégier une réflexion sur le long terme. Un autre aspect à prendre en compte par rapport aux anciennes constructions concerne la flexibilité des affectations des bâtiments. Car aujourd’hui les modèles démographiques et familiaux ont beaucoup évolué. Nous avons donc besoin de pouvoir modifier facilement les affectations et configurations des espaces intérieurs. Concrètement, cela peut par exemple se traduire par des grands plateaux libérés de murs porteurs au sein des étages. Un espace de bureaux peut ainsi facilement être converti en logement, ou inversement. Une démarche souvent difficile à réaliser au sein de constructions plus anciennes.

très étroite avec Dr. Anne-Claude Cosandey, qui coordonne la mise en place de ce centre interinstitutionnel à Fribourg, l’objectif est pour nous d’offrir un environnement aussi propice à l’innovation et à l’excellence de la recherche que possible, avec les infrastructures et les conditions de collaboration qui s’y prêtent. Dans cette perspective, un des défis que le smart living lab cherche à relever consiste à concevoir et construire son propre bâtiment, qui soit à la fois emblématique du futur et un terrain d’expérimentation en soi. Le groupe appelé Building 2050, au sein du smart living lab et dont j’assure pour le moment la supervision académique, a d’ailleurs comme mission d’identifier la manière dont notre futur bâtiment pourra répondre aux défis énergétiques et écologiques.

Parlez-nous des recherches que vous menez au sein du smart living lab et de la manière dont elles pourraient résoudre certaines des problématiques environnementales et énergétiques qui se posent actuellement. Le développement du smart living lab fait partie des priorités de la faculté que je dirige. En collaboration

Actuellement 70 collaborateurs au sein de notre centre de recherche, nous serons 130 durant ces prochaines années. En 2022, ce nouveau bâtiment devrait donc voir le jour et l’idée est qu’il puisse déjà atteindre les exigences et performances fixées dans le cadre de la Stratégie énergétique 2050 ramenées à 2030 et du projet de la société à 2000 watts.

Nous bénéficions d’un climat politique stable et de fortes capacités technologiques qui s’avèrent propices à l’innovation.

Le smart living lab mène aussi des travaux sur les nouveaux matériaux à privilégier dans la construction. Quels sont les challenges à relever dans ce domaine de recherche? Les questions liées aux matériaux utilisés dans la construction s’avèrent particulièrement complexes. Un des premiers défis consiste à trouver comment contribuer à l’amélioration des performances énergétiques d’un bâtiment avec des matériaux plus performants sans qu’ils ne soient plus chers, lourds ou volumineux que ceux que l’on peut trouver aujourd’hui sur le marché. En même temps, il s’agit aussi de parvenir à diminuer toujours davantage l’énergie grise des matériaux utilisés et développés, soit l’énergie nécessaire à leur production. De manière générale, on remarque d’ailleurs que les acteurs du secteur de la construction portent de plus en plus d’attention sur la provenance des matériaux qu’ils utilisent. Un autre élément à prendre en compte concerne les aspects liés au désassemblage et à la démolition des bâtiments. Dans ce sens, il s’agit de réussir à construire des ouvrages dont les matériaux puissent être réutilisés ou recyclés une fois leur phase de vie terminée pour cet ouvrage. En parvenant à construire de cette manière, la démolition d’un bâtiment ne constitue alors plus un problème puisque ses matériaux peuvent ensuite être réutilisés facilement, et cela sans qu’ils ne perdent leurs qualités. On voit aussi que la recherche de la performance énergétique semble parfois délaisser les aspects liés au confort des occupants. En tant qu’experte de la physique du bâtiment et de l’optimisation de la lumière naturelle, quel regard portez-vous sur cette question? A mes yeux, les questions liées au confort des habitants sont prioritaires et centrales dans la recherche de l’amélioration des performances énergétiques. Après tout, l’énergie utilisée au sein d’une habitation l’est uniquement pour des questions de confort ou de fonctionnement, comme le fait de bénéficier d’un éclairage agréable ou encore d’un chauffage efficace par exemple. La problématique du confort de l’occupant précède donc celle de la performance énergétique dans le sens où l’énergie doit servir à atteindre, voire améliorer, le confort de l’habitant. La question complexe qui se pose est donc celle de savoir comment les besoins et attentes en matière de confort vont influencer et réguler les notions et exigences d’efficacité énergétique. Et il est vrai que nous pouvons parfois avoir tendance à oublier cette logique, notamment en considérant la multiplication des normes en vigueur dans le secteur de la construction qui, si elles deviennent de simples check-list, s’éloignent trop du bon sens et de l’utilité à partir desquels elles ont été élaborées. Cette réflexion peut également mener aux questions liées à la santé. Plus précisément, il faut aussi s’intéresser davantage à la manière dont un habitat, sa construction et sa configuration impacte la santé de ses occupants. D’où l’importance, par exemple, de privilégier et optimiser la présence et la diffusion de lumière naturelle, ou dont le spectre s’en rapproche le plus possible, au sein des espaces intérieurs.

De manière générale, on remarque d’ailleurs que les acteurs du secteur de la construction portent de plus en plus d’attention sur la provenance des matériaux qu’ils utilisent.


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BRANDREPORT STRID

Pour vos événements, pensez écolo Active dans le secteur de la gestion et valorisation des déchets dans le Nord vaudois, la société STRID a développé ecomanif il y a quelques années. Le principe: proposer des gobelets, assiettes et autres couverts réutilisables pour des événements de petite et grande envergure. Bien pensé, le concept permet ainsi d’éviter un important gaspillage.

L

ors d’un événement, l’utilisation de vaisselle et emballage à usage unique génère une grande quantité de déchets et constitue un gaspillage certain. Pour s’atteler à cette problématique, l’entreprise STRID, spécialisée dans la gestion et valorisation des déchets dans la région du Nord vaudois, propose, sous le nom d’ECOMANIF, des solutions afin de réduire cet impact environnemental. Plutôt que d’utiliser des gobelets et assiettes mono usage, la société fournit de la vaisselle réutilisable. Une démarche qui fait sens, surtout à l’heure actuelle. Les problématiques liées à la préservation de nos ressources occupent en effet une place importante dans les débats écologiques d’aujourd’hui. La suppression du gaspillage de la matière, plastique ou autre, en remplaçant tout objet à usage unique par un objet durable participe activement à la préservation de nos matières premières, quelle qu’elles soient. Une tâche à laquelle s’est justement attelée ECOMANIF.

Une Coupe du Monde comme déclic STRID élabore son idée depuis 2010. En pleine préparation de la diffusion de la Coupe du Monde, la fan zone d’Yverdon-les-Bains est alors prête à accueillir de nombreux supporters, et les déchets qu’ils génèrent par la même occasion. Pour y mettre fin, STRID décide alors de proposer des gobelets réutilisables. Découvrant un manque sur le marché pour des manifestations de petite et moyenne envergure, les fondateurs d’ECOMANIF, en s’associant à la Fondation Bartimée, décident d’acheter leurs propres gobelets. Le succès est rapidement au rendez-vous puisque l’entreprise lavera quelque 60’000 gobelets réutilisables en 2010, sa première année. En 2017, 2,7 millions de gobelets ont été gérés par la

société. Une croissance impressionnante, qui démontre l’utilité et l’attrait du service proposé. Simplicité d’utilisation Afin de proposer le service le plus simple et agréable possible pour de petits événements, tels que les fêtes d’entreprise ou encore les grillades entre amis, ECOMANIF a mis en place un système bien rodé. Les organisateurs peuvent commander leur KIT de vaisselle pour 40 personnes sur le site www.ecomanif.ch et le récupérer dans l’un des différents points de retrait proposés sur l’ensemble de la Suisse romande - à Nyon et Rolle notamment -, ou les recevoir par la Poste. Une fois l’événement terminé, l’organisateur n’a plus qu’à renvoyer le tout, encore sale, à ecomanif par la Poste. ECOMANIF propose également ses services pour les grandes manifestations avec un service clé en main pour la logistique sur le site et la gestion des consignes. Elle met à disposition des manifestations en Suisse romande divers types de vaisselle. Une vaisselle durable qui peut d’ailleurs être lavée plus d’une centaine de fois sans problème. Le lavage se fait dans les locaux du Tripôle à Yverdonles-Bains par les résidents de la Fondation Bartimée, partenaire de la première heure de cette aventure. Cet atelier de travail, en collaboration avec l’économie privée, permet à la Fondation de réinsérer activement les personnes dont elle s’occupe. L’énergie de la centrale de lavage est par ailleurs fournie par les panneaux photovoltaïques qui se trouvent sur les toits des bâtiments de STRID.

A terme, le but recherché par l’entreprise consiste à supprimer l’utilisation de vaisselle à usage unique. Un type de produits qui constitue encore une importante source de gaspillage de la matière et qui génère des déchets difficilement recyclables dans de larges proportions. Perspectives d’avenir Si le modèle novateur proposé par ECOMANIF constitue déjà un beau succès, mêlant habilement entrepreneuriat et développement durable, la société ne compte pas s’arrêter là. A l’avenir, elle projette de développer des solutions supplémentaires dans l’optique d’étoffer son offre. Parmi les projets futurs d’ECOMANIF, on peut notamment mentionner des services proposés aux entreprises. Le concept: leur donner la possibilité de supprimer les gobelets à usage unique pour leurs machines à café et fontaines à eau en leur offrant un service clé en main avec de la vaisselle réutilisable. Cette démarche permet aux entreprises d’améliorer leur bilan carbone de manière simple et efficace. Ce service peut également s’étendre à différents sites tels que les campus universitaire, des grandes écoles ou encore tous les lieux dans lesquels des gobelets sont utilisés. Afin de faciliter la suppression des gobelets à usage unique, STRID travaille également à la mise au point de machines pour le retour des consignes. Cette borne permettra d’éviter de devoir déranger les débits de boissons ou autres pour le retour des gobelets et simplifiera le système. En collaboration avec la start-up GREENWINS, ECOMANIF entend développer des machines permettant d’échanger facilement son gobelet

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contre sa consigne. Placées proches des points d’entrée et de sortie ou des parkings, elles pourraient permettre à tout le monde de rendre son gobelet facilement sans perte de temps. Cette machine est actuellement développée en collaboration avec le CPNV et la HEIG-VD et devrait être fonctionnelle dès 2019. Pour plus d’info: b.delapraz@ecomanif.ch TEXTE THOMAS PFEFFERLÉ

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HSB BRANDREPORT

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Installations de chauffage, pensez à l’efficience énergétique Chaudières, pompes à chaleur ou encore brûleurs constituent autant d’infrastructures de production de chaleur dont l’efficience et la durabilité doivent être considérées attentivement. Dans cette optique, HSB s’engage pour favoriser l’installation de dispositifs alliant rendement et écologie.

I

nfrastructures centrales dans tout bâtiment ou logement, les installations de chauffage méritent une attention particulière, surtout en matière d’efficience énergétique. Car pour chauffer un immeuble, de grandes quantités d’énergie sont effectivement consommées. Et en Suisse, avec une saison froide particulièrement longue et marquée, il convient de penser à réduire au maximum l’empreinte écologique de ces infrastructures énergétiques. Autre challenge à relever dans le contexte helvétique, celui de la Stratégie énergétique 2050. Pour parvenir à se passer progressivement des énergies fossiles et du nucléaire tout en favorisant le recours aux énergies renouvelables, des efforts soutenus doivent en effet être fournis, et cela dès maintenant.

Spécialisée dans le conseil et la vente d’infrastructures énergétiques telles que chaudières, pompes à chaleur ou encore brûleurs, l’entreprise HSB est bien consciente de cette problématique durable. Concessionnaire de la marque Weishaupt, la société s’engage pour favoriser une approche écologique et efficiente dans le domaine des installations de chauffage. Nouvelle chaudière swiss made HSB propose depuis peu une nouvelle chaudière à condensation gaz, notamment élaborée dans l’optique de simplifier les interactions entre l’homme et la technique, tout en restant compatible à 100% avec les modèles précédents du point de vue des raccordements. Le montage et l’entretien s’avèrent ainsi grandement facilités.

Avec une séparation verticale entre les composants hydrauliques et mécaniques à gauche et l’électronique à droite, le dispositif est muni d’une paroi de protection étanche et sécurisée entre ces deux environnements. La nouvelle chaudière à condensation est en outre conçue de manière à ce qu’elle puisse être installée et mise en service par une seule personne. Le conditionnement à lui seul constitue une aide précieuse au montage. En effet, la protection en polystyrène en partie inférieure de la chaudière est dotée de deux évasements destinés à la manutention. Ils assurent ainsi une bonne prise en main de la chaudière, d’un poids de seulement 41 kg, et permettent un accrochage aisé sur l’étrier de fixation murale. Dès lors que la chaudière est fixée, sa mise à niveau n’est plus qu’une formalité grâce à l’étrier de fixation. Fabriquée en Suisse, cette nouvelle chaudière, sortie cette année, permet ainsi d’allier efficacement qualité et bon rendement énergétique. Le produit est par ailleurs muni d’un système modulaire de management énergétique (WEM). Développé par le fabricant Weishaupt, il permet notamment aux usagers de bénéficier d’une plateforme d’utilisation par application smartphone, tablette ou navigateur internet grâce à l’interface web de série ainsi qu’au portail de gestion énergétique de la marque. Etiquetage énergétique Toujours dans le but de favoriser une approche durable et responsable, HSB propose également depuis deux ans un système d’étiquetage énergétique. Semblable

à celui que l’on trouve sur les appareils électroménagers ou encore les véhicules électriques, il permet aux professionnels du secteur de pouvoir bénéficier d’un indicateur fiable en matière d’efficience énergétique tout en rendant cette qualité visible. Comprenant des appréciations allant de G à A++, l’étiquetage retient particulièrement l’attention des propriétaires immobiliers, notamment dans le cadre de rénovations de leurs installations de chauffage. Une bonne attitude qui démontre bien l’intérêt croissant et la prise de conscience qui commence à se répandre auprès des propriétaires immobiliers et des installateurs. Et pour bénéficier d’infrastructures étiquetées A++, HSB propose par exemple de coupler des installations énergétiques à haut rendement avec des panneaux solaires. Basé sur l’appréciation du système de production de chaleur et le rendement du dispositif choisi – qui varie notamment selon le type de chauffage pour lequel on opte –, ce système d’étiquetage se calque également sur les normes européennes. La meilleure appréciation A++ incite donc les propriétaires et installateurs à choisir les solutions les plus efficientes qui soient, coupant la production de chaleur avec celle de l’eau chaude sanitaire par l’intermédiaire d’infrastructures fonctionnant aux énergies renouvelables. Une stratégie des plus judicieuses, surtout en considérant l’ancienneté du parc immobilier romand et la nécessité à le rénover pour en améliorer ses performances énergétiques.

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TEXTE THOMAS PFEFFERLÉ

TRANSITEC BRANDREPORT

Les clefs des déplacements du futur Nous avons tous entendu parler des BigData et des véhicules autonomes, mais nous ne sommes que quelques-uns à en saisir la signification et surtout à anticiper les changements qu’ils pourront produire. Sylvain Guillaume-Gentil et Laurent Dutheil, respectivement directeur général et co-directeur du bureau Transitec Ingénieurs-Conseils SA, qui se spécialise depuis 65 ans dans l’optimisation de la mobilité, sont parmi les experts les plus pointus du domaine. Quels sont les défis de la mobilité du futur? Sylvain Guillaume-Gentil: Dans les projets sur lesquels nous travaillons, nous constatons que les défis se situent à plusieurs niveaux. Nous observons tout d’abord que les besoins de mobilité dans nos villes sont en pleine mutation, ce qui se traduit par exemple par une augmentation de la mobilité de loisirs, plus dispersée. Par ailleurs, les ressources environnementales – précieuses et limitées – doivent être préservées, en même temps que les moyens financiers diminuent, alors même que la concentration urbaine et la périurbanisation déploient tous leurs effets dans et autour des agglomérations. Tous ces indicateurs nous incitent «à faire plus et mieux, avec moins». Il n'est plus possible de répondre à la croissance de la demande en ne faisant que construire de nouvelles infrastructures. C'est là que les nouvelles technologies constituent une réelle opportunité dans le domaine de la mobilité. Dans le futur, il sera grâce à elles possible d'optimiser encore davantage l'usage des véhicules, de mieux les partager entre les différents usagers et de gagner de la performance en termes de capacité. Quelles technologies innovantes peuvent apporter des solutions dans ce domaine? Laurent Dutheil: Les BigData ou l’internet des objets, par exemple, permettront aux planificateurs de mieux appréhender vos besoins en termes de déplacement. Nous contribuons tous d’ores et déjà à la création de ces gigantesques masses de données que nous appelons les BigData. Nos smartphones et nos voitures fournissent une grande partie des données, entre autres à l’aide du GPS ou des données de position de vos applications, et ceci de manière plus ou moins volontaire. Les traces de tous ces déplacements multimodaux sont les données que nous traitons dans notre bureau. Parmi les autres innovations sur lesquels nous travaillons, les véhicules autonomes vont aussi considérablement modifier le modèle de transport. Ces véhicules devront communi-

Les BigData ou l’internet des objets, par exemple, permettront aux planificateurs de mieux appréhender vos besoins en termes de déplacement.

quer entre eux et avec leur environnement de manière à optimiser les déplacements et les rendre plus sûrs. L’enjeu est évidemment technique, mais aussi culturel: il va falloir changer notre rapport à la voiture. Quels sont les risques liés à ces nouvelles technologies? Sylvain Guillaume-Gentil: Ces derniers temps, on entend beaucoup parler de l’enjeu de l’anonymisation des données et du fait que ces informations devraient être disponibles en open data. L’enjeu est effectivement de savoir qui est le propriétaire de ces informations. S’il s’agit d’une firme privée comme Google ou Apple, leur développement et leur utilisation seront dictés par des enjeux commerciaux. Or, la vision collective devrait primer sur la vision individuelle. A titre d’exemple, votre GPS pourrait très bien vous proposer un itinéraire en fonction d’un partenariat avec une chaîne de fastfood, afin que vous passiez devant l’enseigne ; cela se ferait au détriment d’une politique de déplacement locale visant à privilégier l’usage d’une autre voie contournant la commune, pour éviter des nuisances au centre. Si nous ne maîtrisons pas l’information, nous ne pouvons pas garantir la finalité de son usage. Laurent Dutheil: Le cas des véhicules autonomes est similaire: si demain tout le monde possédait une voiture autonome, on risquerait de faire circuler des

véhicules faisant des trajets parfois à vide, entraînant une explosion du trafic! L’économie du partage doit gagner en importance à l’avenir si l’on veut éviter une asphyxie de nos rues et donner plus de convivialité à nos espaces publics. Par rapport à ces innovations, quel est le rôle d'un bureau comme Transitec Ingénieurs-Conseils? Laurent Dutheil: Historiquement, notre bureau d’ingénieurs en mobilité a toujours cherché à se projeter dans le futur: cela fait partie de notre ADN depuis la création du bureau en 1954! Actifs en Suisse et à l'international, nous conseillons nos clients en nous appuyant sur une approche multimodale et avec à l’esprit les exigences du développement durable. Par rapport à toutes ces nouvelles technologies, nous nous intéressons principalement à leur fonction et leur contribution potentielle à une meilleure mobilité. Nous faisons en quelques sorte le lien entre ces technologies, les usagers et les collectivités pour optimiser les réseaux de mobilité. Actuellement, nous travaillons par exemple sur un mandat de recherche de l’association suisse des ingénieurs en transports (SVI), dans le cadre du thème de la mobilité urbaine en 2060. Ce travail vise à définir les grandes orientations possibles en matière de déplacement, et à l’aspect de nos espaces publics à cet horizon.

Quels projets ou expériences concrètes avezvous pu mener ces dernières années? Sylvain Guillaume-Gentil: Notre bureau d’ingénieurs suit de près ces évolutions et a déjà réalisé plusieurs expériences très prometteuses en Suisse, en collaboration avec Swisscom. Nous avons pu mener des analyses sur les habitudes de déplacement des usagers de l’agglomération fribourgeoise sur la base de données issues de téléphones. En Belgique, nous avons régulièrement recours à ces données, le Benelux étant en avance sur la Suisse dans ce domaine. Notre succursale belge utilise les données issues des BigData pour connaître les volumes de trafic, les couples origines-destinations, ainsi que les vitesses des usagers. Enfin, dans certains pays africains où nous sommes actifs, nous profitons de l'extraordinaire inventivité autorisée par les start-up pour planifier des réseaux de bus avec des données issues de smartphones.

Si nous ne maîtrisons pas l’information, nous ne pouvons pas garantir la finalité de son usage. TEXTE SMA


U N S U P P L É M E N T T H É M AT I Q U E D E S M A R T M E D I A

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SMART CITIES

Comment l’internet des objets va booster la croissance des villes intelligentes? À l’heure où les problématiques liées au développement durable deviennent centrales dans la croissance des villes, il s’agit de parvenir à mettre en place des solutions efficientes et mesurables. Dans cette optique, la technologie des objets connectés a un rôle clé à jouer. Car pour un développement urbain qui puisse allier croissance et écologie, il faut pouvoir mesurer et contrôler finement les infrastructures citadines. TEXTE THOMAS PFEFFERLÉ

POUR UNE INDUSTRIE INTELLIGENTE Actemium… pour une industrie intelligente L’usine du futur est connectée! Moderne, utilisant la technologies de l›information et de la communication, elle modifie profondément le processus industriel. Le secteur industriel commence concrètement sa mutation vers l’industrie 4.0. En intégrant Internet dans le processus de fabrication, une nouvelle organisation de la production est en train de naître au sein d’usines désormais connectées. Comment fonctionne cette usine du futur? Que va-t-elle apporter? … demande actemium.ch Industrie 4.0 Connectée, moderne et sophistiquée, l’usine de demain offre de nouvelles possibilités d’innovation et de croissance. Ensemble avec ses clients, Actemium fait avancer la digitalisation de la production, de l›industrie et la transformation énergétique grâce à des concepts intégrés Industry 4.0. Nous sommes en mesure de couvrir tous les aspects d›une initiative de numérisation à partir d›une source unique - de l›idée et du conseil stratégique en passant par le prototypage jusqu›à la mise en œuvre, l›exploitation et le service. Actemium… Smart People | Smart Solutions

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ans la course au développement durable, les villes intelligentes constituent un objectif de première importance. Derrière ce vaste terme, on fait bien entendu référence au développement urbain intégrant des technologies permettant d’optimiser l’efficience énergétique des infrastructures. Dans ce sens, l’internet des objets représente un atout de taille. On peut d’ailleurs déjà constater que de nombreuses villes ont commencé à utiliser cette technologie, notamment pour mieux gérer et contrôler leurs infrastructures. Aux quatre coins du globe, les villes intelligentes voient donc progressivement le jour. Si la course au smart cities est lancée, c’est parce que les villes d’aujourd’hui ne sont pas encore «intelligentes», loin de là. Et les exemples ne manquent pas: le trafic routier des centres urbains est congestionné et ralenti par de nombreux automobilistes à la recherche d’une place de parc roulant au pas, l’éclairage des places publiques et de nombreux bâtiments institutionnels fonctionne souvent à des moments où la lumière naturelle est suffisante et la gestion des déchets fonctionne encore souvent sur un système de relève hebdomadaire alors que les containers sont parfois quasiment vides ou, au contraire, débordent. De manière générale, on peut donc constater que le fonctionnement des villes est encore majoritairement basé sur d’anciens systèmes, élaborés pour la plupart il y a de nombreuses années alors que les problématiques d’efficience n’étaient pas aussi importantes qu’aujourd’hui. Prendre le pouls des villes Pour moderniser et améliorer ces aspects, la ville intelligente doit globalement se baser

sur une vision organique des organisations urbaines. Plutôt que d’appliquer des méthodes fonctionnelles mécaniques, il s’agit désormais de prendre le pouls des villes. C’est à dire de les comprendre et connaître plus finement. Objectif: intervenir au bon moment, de la bonne manière et avec les bonnes infrastructures et les bons moyens. Pourquoi un tel besoin de précision? Car en considérant les problématiques écologiques, économiques et énergétiques, le gaspillage n’est tout simplement plus permis. Exemple avec le ramassage des déchets ménagers, pour lequel les camions qui effectuent leurs rondes de manière régulière, en se basant uniquement sur un calendrier préétabli, utilisent d’inutiles ressources énergétiques tout en contribuant à congestionner le trafic routier. L’internet des objets permet justement de résoudre ces problèmes. Comment? Par exemple en munissant les containers de déchets de capteurs indiquant leur niveau de remplissage. Ainsi, en étant informés en tout temps, les professionnels responsables de cette tâche savent exactement quand une ronde de ramassage s’avère vraiment nécessaire. Résultat: moins de perturbations de la circulation et moins d’utilisation de carburant. En matière de circulation routière, d’autres dispositifs dits «intelligents» peuvent par ailleurs être intégrés au sein des agglomérations. C’est d’ailleurs le cas dans quelques villes, notamment pour améliorer la problématique du parcage. Car sans savoir où se situent les places disponibles, les automobilistes qui congestionnent le trafic en roulant lentement sont nombreux. La solution? Des capteurs intégrés sur les places de parking qui, en étant connectés

à une application mobile disponible sur smartphone, informent les conducteurs des emplacements libres. Ainsi, on limite les embouteillages ainsi que le gaspillage de carburant. Exemple asiatique Parmi les bons élèves en matière de villes connectées, on peut notamment mentionner Shanghai, la plus grande mégapole de Chine. Si le pays est souvent associé à d’importants problèmes urbains en raison de la densité de sa population, par exemple pour les questions liées à la qualité de l’air, certaines zones citadines sont de véritables viviers technologiques. Shanghai a d’ailleurs commencé à utiliser la technologie de l’internet des objets en 1999 dans le but de pouvoir gérer sa croissance. Dans un premier temps, cela a notamment permis à la mégapole d’optimiser le fonctionnement de ses transports publics et leur utilisation par ses habitants. Il y a quelques années, en 2015, Shanghai a par ailleurs lancé un projet des plus novateurs pour améliorer la gestion de la demande énergétique. Le principe: un système informe les utilisateurs commerciaux d’électricité des moments durant lesquels la demande en énergie atteint son maximum. En retour, les utilisateurs sont récompensés s’ils parviennent à réduire leur consommation de manière temporaire durant ces pics. Éteignez la lumière! Autre problématique des villes durables, l’éclairage. Qu’il s’agisse des zones publiques ou encore des bâtiments, force est de constater qu’une quantité importante d’énergie pourrait être économisée à l’aide

de systèmes plus intelligents. Aujourd’hui, les systèmes en vigueur fonctionnent pour la plupart sur un simple horaire qui prévoit les périodes durant lesquelles les éclairages doivent fonctionner ou rester éteints. Souvent, on peut s’apercevoir que les éclairages fonctionnent alors que la lumière du jour s’avère déjà suffisante ou encore quand personne ne se trouve dans les zones éclairées. Plusieurs dispositifs technologiques peuvent ainsi être intégrés dans l’optique de réduire cette consommation inutile d’électricité. Par exemple en utilisant des capteurs sensibles à la lumière ambiante qui peuvent déclencher l’éclairage en fonction du contexte lumineux. En Suisse, certaines communes ont même innové en allant plus loin avec des systèmes de détection de personnes. Éteints durant la nuit, les lampadaires de certains quartiers s’illuminent au passage des piétons, cyclistes ou automobiles, pour ensuite s’éteindre à nouveau. Progrès à venir Si les villes intelligentes semblent parfois tarder à se développer, il faut cependant savoir que l’implémentation de dispositifs connectés prend un certain temps. Car l’entreprise s’avère laborieuse, notamment en raison du changement important qu’elle représente pour les multiples acteurs concernés. Ainsi, il est conseillé aux collectivités d’opter pour des intégrations progressives, en commençant par les compétences dont elles disposent déjà telles que l’optimisation de la gestion des réseaux urbains, l’information en temps réel sur les déplacement ou encore le stationnement et l’éclairage public. Autant de possibilités techniques qui, en permettant de bénéficier d’un retour sur investissement rapidement mesurable, séduisent toujours plus d’agglomérations.

BRANDREPORT INGENI

Ingénierie et développement durable, les nouvelles approches Pour améliorer la durabilité des constructions, il s’agit notamment d’agir sur les matériaux utilisés. En favorisant le bois ou encore en recyclant le béton, on permet ainsi de réduire grandement l’empreinte écologique des ouvrages bâtis. Une donne qu’a parfaitement saisie le bureau d’ingénieurs Ingeni, attentif aux problématiques environnementales depuis plus de dix ans.

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atériau écologique par excellence, le bois représente une des solutions à privilégier dans le secteur de la construction afin de répondre aux enjeux durables. Poussant en abondance dans les forêts helvétiques, il permet en effet de bénéficier d’un matériau local, qui pousse par ailleurs dans des proportions bien supérieures aux besoins de son utilisation. Nécessitant de solides connaissances techniques, le bois n’est que peu utilisé aujourd’hui. Avec 100 collaborateurs répartis entre ses bureaux de Lausanne, Genève, Fribourg et Zurich, le bureau d’ingénieurs Ingeni s’est notamment illustré dans l’utilisation du bois durant ces dernières années. «Plus écologique que le béton ou le métal, le bois est de plus en plus utilisé dans le secteur de la construction, notamment pour fabriquer des planchers mixtes bois-béton ou encore pour bâtir des murs porteurs ainsi que les ossatures des façades, souligne Jérôme Pochat, associé d’Ingeni. Il est également fréquent de recourir au bois dans le cadre de la surélévation d’un bâtiment.

Un type de travaux qui se pratique beaucoup en région genevoise, notamment en raison de la densité de son parc immobilier.» Dans la commune genevoise de Meyrin, Ingeni a aussi activement participé à la construction de l’écoquartier des Vergers en élaborant les structures des bâtiments de la coopérative Equilibre. Des ouvrages pour lesquels les balcons ainsi que les cadres porteurs ont été réalisés en bois.

Béton écologique Si le bois constitue une très bonne alternative en matière de durabilité dans la construction, le béton ne doit pas être écarté pour autant. Du béton écologique? C’est possible, par exemple en remplaçant une partie des granulats naturels - cailloux, gravier - par des éléments provenant du recyclage. Une possibilité des plus intéressantes, qui permet de récupérer les éléments en béton d’un ouvrage démoli. Récemment, c’est d’ailleurs ce qui a été fait avec Ingeni à Lausanne

pour la construction du nouveau siège du Comité international olympique. «En 2009 déjà, nous avions aussi utilisé ce même procédé pour les dalles du bâtiment de l’Union internationale pour la conservation de la nature à Gland, poursuit Jérôme Pochat. Une première en Suisse pour des éléments horizontaux portant une charge importante. Cet ouvrage avait d’ailleurs reçu une double certification Minergie-P-ECO ainsi que le label LEED Platinum.»

TEXTE THOMAS PFEFFERLÉ


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U N S U P P L É M E N T T H É M AT I Q U E D E S M A R T M E D I A

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ISOLATION PERFORMANCES ENERGETIQUES

Isolations durables Pour diminuer l’empreinte écologique d’un bâtiment, plusieurs solutions sont disponibles sur le marché. En matière d’isolation, les produits et matériaux durables doivent être privilégiés. S’ils s’avèrent meilleurs pour l’environnement et le confort des habitants, ils participent aussi à l’amélioration de l’efficience énergétique d’un ouvrage.

L’HERBE NATURELLE, L’ISOLANT BIOSOURCÉ D’EXCELLENCE!

TEXTE SMA

Où pousse l’herbe, ressource quasi illimitée et rapidement reconstituable, Gramitherm® est une nouvelle proposition de développement d’économie verte. Avec un bilan carbone négatif et une faible énergie grise, Gramitherm® se pose comme produit phare du développement durable. Le Prix Bouygues vient de récompenser Gramitherm® pour son exemple d’économie circulaire. Fabriqué selon un procédé Suisse breveté, Gramitherm®bénéficie d’un Avis Technique Européen. L’herbe se valorise en deux fractions: une phase solide qui contient les fibres et une phase liquide qui servira de combustible (méthanisation) pour sécher les fibres. Celles-ci sont ensuite compactées, thermoformées, découpées en panneaux isolants. Ce concept de fabrication zéro déchet et l’herbe utilisée génèrent un impact positif pour la planète (indice carbone négatif: 1kg de Gramitherm® absorbe 1,5kg de CO2-eq). Gramitherm® est un bon isolant contre le froid et le chaud, performant en absorption acoustique et régulation de l’humidité; il permet une découpe et pose faciles, il est 100% recyclable. En 10 ans, de nombreuses constructions ont été isolées avec Gramitherm®: maisons individuelles, bâtiments tertiaires, écoles, mairies, soit 10000 m3. Pour 2018, «nous envisageons 5000 à 6000m3 de production, mais souhaitons intégrer la production dans le développement d’une filière complète de valorisation de l’herbe naturelle» selon le CEO Christian Roggeman. Contacts internationaux en cours. www.gramitherm.ch

L

’isolation constitue un élément de première importance dans la construction d’un ouvrage. Un peu légère sur les bâtiments construits il y a quelques décennies, cette couche protectrice est étudiée de près aujourd’hui et une attention particulière y est portée par les professionnels du secteur. Si des drames sanitaires ont été commis auparavant dans le cadre de l’élaboration et l’utilisation de matériaux d’isolation – comme avec l’amiante par exemple – les experts de la filière connaissent désormais les spécificités techniques de ces éléments avec une plus grande précision. Et dans le contexte actuel, marqué par des enjeux de taille en matière de développement durable, les matériaux isolants se doivent d’être particulièrement performants, écologiques et confortables, tant pour les professionnels de la construction qui les installent que pour les utilisateurs des bâtiments en question.

central dans le secteur de la construction. D’origine végétale, ce matériau constitue ainsi une alternative renouvelable intéressante pour une utilisation en tant qu’isolant au sein d’un logement. Utilisé depuis peu de cette manière, le chanvre présente l’avantage de ne contenir aucun additif potentiellement nuisible pour l’environnement.

Sur le marché actuel, les produits et matériaux disponibles que proposent les différents fabricants se multiplient. Pour s’y retrouver, il s’agit notamment de faire un petit tour d’horizon de leurs spécificités techniques et de leur impact environnemental.

Le liège, performances thermiques et acoustiques Parmi les autres matériaux isolant végétaux à privilégier, on peut aussi évoquer le liège. Ses atouts principaux: d’excellentes performances, tant en matière d’isolation thermique qu’acoustique. Généralement conditionné sous forme de plaques, ce matériau s’avère aussi très simple à poser. On peut notamment l’utiliser pour isoler les murs intérieurs et extérieurs, les combles mais aussi les sous-bassements. Imperméable et très difficilement inflammable, le liège s’avère par ailleurs étanche, léger et résistant aux insectes ainsi qu’aux rongeurs ou encore aux champignons. Avec une excellente rigidité ainsi qu’une grande facilité de coupe, le liège figure clairement parmi les meilleurs matériaux isolants d’origine végétale.

Isoler sa maison avec du chanvre Si le chanvre peut en étonner plus d’un lorsque l’on évoque ce matériau dans l’optique de l’utiliser comme un isolant, il faut savoir qu’il présente de nombreux avantages. On peut déjà mentionner le fait que le chanvre est utilisé depuis des milliers d’années en tant que matière première par l’homme. Ses premières utilisations étaient consacrées à la fabrication de vêtements, de papier et d’huile. Rapidement, on s’est aperçu qu’il pouvait également jouer un rôle

Et durant les étapes de sa fabrication et de la pose ce matériau ne représente aucun danger pour la santé. Un élément important à prendre en considération, surtout dans l’optique de préserver au mieux la santé des professionnels de la construction et des habitants, tout en leur offrant un confort optimal.

En intérieur, on privilégiera également des matériaux dont le pouvoir d’isolation phonique s’avère optimal. Outre le liège, on peut aussi conseiller de recourir à de la laine de coton. Idéal pour cloisonner efficacement les espaces intérieurs, ce matériau peut par ailleurs être associé au liège pour obtenir les meilleures performances possibles. À noter également: pour optimiser l’isolation acoustique, on veillera aussi à désolidariser complètement la cloison phonique de la structure primaire. Pour cela, on peut par exemple utiliser différents types de supports spécifiquement fabriqués dans ce but ainsi que des membranes dites «anti-vibratiles».

de nombreux atouts mais s’avèrent en revanches moins exemplaires d’un point de vue écologique. La laine de verre, très légère, est notamment appréciée pour cette qualité ainsi que pour la facilité et l’efficacité avec laquelle elle est comprimée et travaillée. De par sa légèreté, on la trouve souvent en toiture, qu’il s’agisse de toits plats ou en pente. Quant à la laine de roche, elle s’avère surtout intéressante pour ses bonnes performances d’isolation phonique. Plus lourde que la laine de verre, on la trouvera notamment au sol ou encore dans des panneaux de cloisons. Avec des prix forcément intéressants sur le marché, ces deux types de matériaux sont logiquement utilisés dans de larges proportions pour tout type de construction. Pour leur fabrication, il faut cependant savoir que des étapes assez gourmandes en énergie s’avèrent nécessaires. Pour limiter son empreinte carbone, elles ne sont donc pas exemplaires. Certains organismes pointent également du doigt la volatilité des fibres qui se trouvent dans ces matériaux et leur potentiel impact négatif sur la santé des travailleurs qui sont en contact avec ces produits ainsi que des futurs occupants du logement une fois sa construction achevée.

On l’aura pour the diminuer au Interested incompris, using toolbox of maximum son impact environnemental par rapport choix de son isolation, il economists toausolve real-world problems? s’agit notamment de privilégier les proCome and study duits fabriqués avec our des matériaux d’ori-

Enfin, on peut encore relever que le chanvre s’avère facile à poser en tant qu’isolant pour les murs, le toit ou encore le sol, et cela pour d’anciennes comme de nouvelles constructions.

ANNONCE

Interested in using the toolbox of economists to solve real-world problems? Come and study our

Master in Applied Economics • A flexible program with three optional specializations: • Public finance and regulation • Energy and environmental policy • Trade and migration policy. • All courses in English; interactive teaching in small classes. • Open to non-economists; applications reviewed year-round.

Master in Applied Economics gine végétale. Ce type de produits permet en outre de limiter dans des proportions importantes l’énergie grise, soit la quantité d’énergie nécessaire pour produire ces matériaux. La santé des occupants comme des travailleurs est en outre préservée grâce à l’absences d’additifs ou d’autres produits polluants et potentiellement néfastes. En fin de vie, on pourra ensuite recycler efficacement ses produits pour les utiliser à d’autres fins. Ce qui contribue encore une fois à diminuer l’empreinte écologique des bâtiments.

• A flexible program with three optional Les filières concernées sont toutefois de specializations: plus en plus nombreuses à privilégier les matières recyclées pour la fabrication de • Public finance and regulation leurs produits. Et une fois arrivés à la fin Interested in using the toolbox ofde vie, ces matériaux peuvent leur cycle • Energy and environmentaldepolicy également être récupérés pour ensuite Les classiques: economists to solve real-world problems? • Trade and migration policy.être recyclés. Les filières concernées laine de verre et de roche s’impliquent d’ailleurs de plus en plus Massivement utilisées dans le secteur de la Come andinstudy our interactive teaching • All courses English; construction, la laine de verre ainsi que celle activement dans le but de multiplier les de roche sont aussi à considérer attentive- possibilités de recyclage et de réutilisation in small classes. ment. Ces produits présentent également de ces matériaux. • Open to non-economists; applications reviewed year-round.

Master in Applied Economics • A flexible program with three optional specializations: • Public finance and regulation • Energy and environmental policy • Trade and migration policy. • All courses in English; interactive teaching in small classes. • Open to non-economists; applications reviewed year-round.

More information on our website:

www.unine.ch/mscapec/home.html

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U N S U P P L É M E N T T H É M AT I Q U E D E S M A R T M E D I A

STIEBEL ELTRON BRANDREPORT

015

Tournant énergétique - que pensent les Suisses? 65% des Suisses veulent un tournant énergétique plus rapide Un an après la votation populaire concernant la loi sur l’énergie, 65 % des Suisses ont souhaité l’accélération du développement des énergies renouvelables. Un sur deux exige de surcroît de définir une date ferme pour la sortie décidée du nucléaire. Ce sont là les résultats de notre enquête «moniteur de tendance énergie 2018» menée auprès d’un échantillon de 1000 Suissesses et Suisses représentatif de la population. TEXTE STIEBEL ELTRON

C

’est avec une nette majorité que la population suisse s’est prononcée en faveur de la nouvelle loi sur l’énergie en mai 2017. Selon la nouvelle enquête, 55 % des personnes interrogées se déclarent insatisfaites de la manière dont le tournant énergétique progresse dans ce pays. On exige par exemple un développement rapide de la proportion d’électricité verte: 63 pour cent des personnes interrogées voudraient augmenter nettement la part de la force hydraulique. Selon l’Office fédéral de l’énergie, 62 % des prises électriques en Suisse ont été approvisionnés en 2016 à l’aide d’énergies renouvelables – dont 56 % à partir de centrales hydrauliques. En même temps, la majorité de la population (51 %) déplore le fait qu’aucune date de d'arrêt des centrales nucléaires ne soit définie. La raison: la loi sur l’énergie entrée en vigueur en janvier interdit seulement la construction de nouvelles centrales nucléaires – les anciennes peuvent rester raccordées au réseau pour une durée illimitée, tant qu’elles sont considérées sûres. Les Suisses sont autocritiques En matière d’énergie, les consommateurs se montrent également autocritiques: 64 % considèrent que les consommateurs finaux gaspillent encore trop d’énergie. «Le tournant énergétique est façonné de manière déterminante par les ménages privés», affirme Paul Stalder, Directeur de STIEBEL ELTRON Suisse. «Plus de

40% de la consommation énergétique relève du secteur du bâtiment. La modernisation dans sa propre cave est par conséquent une étape importante en direction du tournant énergétique privé.» L’efficacité énergétique peut par exemple être considérablement augmentée à l’aide de la nouvelle technologie des pompes à chaleur. Le système de chauffage écologique utilise l’énergie environnementale du sol, de l’air ambiant ou de la nappe phréatique pour chauffer le logement et assurer la préparation d’eau chaude sanitaire. Actuellement, la rénovation énergétique des bâtiments est de surcroît subventionnée par la Confédération et les cantons à travers le «programme bâtiments».

Enquête Moniteur de tendance énergie 2018 Dans le cadre d’une enquête menée auprès d’un échantillon représentatif de la population, Monsieur et Madame Suisse ont été interrogés en mars 2018 sur le tournant énergétique et ses conséquences via un institut en ligne. Cela concernait l’importance des thèmes énergétiques, l’appréciation de la situation actuelle et les mesures gouvernementales susceptibles de favoriser un tournant énergétique réussi.

STIEBEL ELTRON Suisse a 40 ans Ce qui a commencé en 1924 par une invention innovante dans un atelier d’arrière-cour berlinois est devenu une entreprise de dimension internationale, comptant parmi les leaders du marché et de la technologie dans le domaine des «installations techniques du bâtiment» et des «énergies renouvelables». De l’atelier d’arrière-cour au leader mondial du marché L’histoire à succès a pris forme lorsque le jeune ingénieur, le Dr. Theodor Stiebel s’est tellement agacé en chauffant de l’eau à l’aide du thermoplongeur à pistons qu’il a inventé en un rien de temps un nouveau thermoplongeur annulaire pratique et durable. La branche fut enthousiasmée et le jeune ingénieur lança la première production. La petite entreprise s’est développée pour devenir une entreprise technologique opérant à l’international. Avec cinq sites de production nationaux et internationaux, 24 filiales dans le monde et des organisations de distribution dans plus de 120 pays, STIEBEL ELTRON compte parmi les fabricants leaders dans le domaine des systèmes de gestion des installations techniques du bâtiment. La palette de prestations de l’entreprise couvre les domaines eau chaude sanitaire, chauffage, génie climatique et énergies renouvelables. D’emblée, la société a développé et produit des appareils de très haute technicité. L’expérience entrepreneuriale et technologique se reflète dans les produits innovants. Le système de ventilation intégral regroupant le chauffage la ventilation et la préparation d’eau chaude dans un seul appareil ou la technologie révolutionnaire à Inverter optimisant automatiquement la puissance de la pompe à chaleur ne sont que quelques exemples illustrant l’esprit novateur de l’entreprise. En route vers le succès avec la pompe à chaleur STIEBEL ELTRON a également été dans l’air du temps au cours des années 70 en figurant parmi les premiers fabricants à assurer le développement et la production de pompes à chaleur. La société de distribution a été fondée en Suisse en 1978. Au début, la gamme était composée d’appareils ménagers et de produits issus du secteur solaire. Mais l’entreprise connaissait une situation difficile par rapport aux concurrents dominants. «La société a dû faire connaître son nom dans une branche totalement nouvelle», explique Paul Stalder, Directeur de STIEBEL ELTRON à propos du démarrage exigeant dans les années quatre-vingt. On a posé les fondations dans le domaine des installations techniques du bâtiment modernes basées sur les systèmes photovoltaïques et les pompes à chaleur. Cela a nécessité quelques années et beaucoup de travail de conviction jusqu’à ce que la pompe à chaleur ait pu s’établir. «Monsieur et Madame Suisse étaient sceptiques et ne connaissaient pas du tout le système. Il a d’abord fallu leur expliquer le principe de fonctionnement de la pompe à chaleur», renchérit Stalder. Cependant, la pompe à chaleur air - eau a été particulièrement bien accueillie. Dès le début de l’année, plus de 100 pompes à chaleur ont en effet été vendues. Les fondements du succès étaient posés. Parmi les quelque 20 sociétés concurrentes, STIEBEL ELTRON a finalement fait partie des rares ayant réussi à s’imposer. Une croissance continue a caractérisé les années qui ont suivi, ce qui a eu pour conséquence que la maison-mère à Holzminden a misé sur le perfectionnement de la pompe à chaleur, bien que celle-ci n’avait pas encore réussi à s’imposer en Allemagne. Aujourd’hui, les énergies renouvelables représentent le cœur d’activité de STIEBEL ELTRON GmbH. Avec plus de 3000 pompes à chaleur vendues par an, la Suisse représente l’une des sociétés nationales les plus importantes du groupe d’entreprises. Jubilé 2018 Depuis la fondation en Suisse, l’entreprise a enregistré une croissance continue. STIEBEL ELTRON SA Suisse emploie actuellement quelque 100 collaborateurs au sein des services interne et externe. La société réalise un chiffre d’affaires annuel d’environ 50 millions de francs. Un service client propre a été instauré en 2006, ce qui a permis de développer le concept des prestations de services. Le nouvel Energy Campus a pu être ouvert en 2012 à Lupfig et jouit de conditions d’accès et de desserte idéales. Le nouveau siège de l’entreprise est intégralement placé sous le signe de la durabilité: le centre de compétence est le premier bâtiment dans le canton d'Argovie à avoir obtenu le label Minergie P, entrepôt inclus.

Le tournant énergétique progresse trop lentement pour 65% des Suisses.


U N S U P P L É M E N T T H É M AT I Q U E D E S M A R T M E D I A

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BRANDREPORT DOLCI ARCHITECTES

Multiplicité architecturale Ouvrages industriels, complexes hospitaliers, laboratoires, quartier de logements ou encore restauration et transformation de bâtiments historiques constituent autant d’exemples de projets réalisés par le bureau Dolci Architectes. Une grande diversité qui reflète les multiples compétences acquises et développées au sein de l’entreprise. Portrait. TEXTE THOMAS PFEFFERLÉ

L

orsque l’on s’intéresse aux différents ouvrages réalisés par Dolci Architectes, il est particulièrement difficile de s’imaginer qu’ils sont réellement issus du même bureau. Les projets menés par l’entreprise, établie à Yverdon-les-Bains, démontrent en effet une incroyable polyvalence. Depuis ses débuts, il y a maintenant plus de 60 ans, le bureau veille à travailler sur des projets aussi variés que possibles. Il est donc difficile d’identifier une ligne architecturale qui lui serait propre. Son ADN réside clairement dans sa capacité à intégrer et traduire les souhaits et demandes des maîtres d’ouvrage. «Qu’il s’agisse de projets de grande ou de petite envergure, notre approche consiste toujours à accompagner le maître d’ouvrage en nous adaptant à ses besoins, tout en garantissant une architecture de qualité souligne Sandro Pacifico, architecte associé au sein du bureau. Cette démarche nous permet de découvrir et d’expérimenter tous les types de projets et de réalisations, de l’urbanisme à l’architecture d’intérieur. Nous veillons à proposer une gamme de prestations complète, allant de l’étude de faisabilité à la réalisation.»

Projets emblématiques Parmi les principaux ouvrages réalisés par Dolci Architectes, on peut notamment mentionner le siège mondial et site de production de l’entreprise pharmaceutique Ferring, à Saint-Prex. Bâti en 2006, l’ouvrage nécessite de continuelles adaptions industrielles. Une étroite collaboration qui démontre la proximité que cultive le bureau avec ses clients sur le long terme. «Nous collaborons d’ailleurs avec Ferring Pharmaceuticals depuis 2002, ajoute Sandro Pacifico. Et en considérant l’ancienneté de notre bureau, il n’est pas rare non plus d’être amené à rénover un bâtiment réalisé par notre bureau il y a plusieurs décennies.» Autre ouvrage emblématique: l’Hôpital d’Yverdon-lesBains, réalisé par Dolci Architectes durant les années 1980. En 2013, le bureau s’est également chargé de l’extension de son service des urgences. Un chantier particulièrement complexe puisqu’il a fallu garantir le fonctionnement du service durant les travaux. Actuellement, le bureau réalise aussi un bâtiment pour le CFPS Le Repuis à Grandson. Un centre de formation professionnelle spécialisée offrant des filières à des

jeunes souffrant de difficultés d’apprentissage. Prévu pour entrer en fonction durant l’été 2019, le nouveau bâtiment permettra ainsi au Repuis de réunir ses différents ateliers au sein d’un même site.

En matière de développement durable, Dolci Architectes intègre dans ses différents projets les enjeux énergétiques et écologiques qui s’imposent naturellement dans le contexte actuel.

L’an dernier, Dolci Architectes signait par ailleurs l’aménagement d’un triplex au sein d’un bâtiment historique du centre-ville d’Yverdon-les-Bains. «La préservation du patrimoine historique par des interventions et transformations architecturales contemporaines constitue également un domaine qui nous tient particulièrement à cœur.»

Climat pluriculturel Avec une quarantaine de collaborateurs, le bureau peut également se targuer de compter de nombreuses nationalités au sein de son équipe. Italiens, Espagnols, Belges mais aussi Portugais collaborent en effet dans le bureau. «Une dimension internationale et pluriculturelle à laquelle nous tenons beaucoup, ajoute Sandro Pacifico. Outre l’ouverture d’esprit que cette structure nous apporte, cela nous permet aussi de bénéficier d’une palette de compétences et savoir-faire particulièrement variée et diversifiée. Nous veillons par ailleurs à laisser une grande marge de manœuvre à chacun de nos collaborateurs dans le cadre des différents projets qu’ils sont amenés à gérer.»

Entreprise formatrice Soucieuse des problématiques liées à la formation des jeunes comme des professionnels déjà en activité, le bureau veille à former chaque année des apprentis dessinateurs en bâtiment, des jeunes architectes stagiaires ainsi que ses autres collaborateurs par le biais de formations continues, notamment dans le domaine du BIM. «Un engagement qui s’avère important, surtout pour tenter de combler le manque de personnel que l’on rencontre chez les dessinateurs en bâtiment ou la direction de travaux.»


Consultez la liste de nos professionnels sur www.fveconstruction.ch et sur notre application FVE Annuaire

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Malgré tout le soin apporté à la réalisation de vos documents, une erreur a pu s’y glisser. Aussi je vous invite à bien les relire avant de donner votre accord pour l’envoi en production. Je vous rappelle que la validation du bon à tirer engage votre responsabilité. Lausanne, le 13.02.18


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