Juillet ’26
Dominique Perrault
La Ville de Demain


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Architecte-urbaniste du Village olympique de Paris 2024 et du Grand Paris Express, il esquisse une vision élargie de l’espace public et des mobilités.

Pierre Trémolières
La géothermie, énergie locale d’avenir
La hausse des prix, accentuée par les tensions géopolitiques, rappelle la vulnérabilité du modèle énergétique français. Dépendance aux importations, volatilité des marchés, incertitudes d’approvisionnement : ces facteurs pèsent directement sur les collectivités, les aménageurs et, plus largement, sur la capacité à piloter des projets dans la durée.

Dans ce contexte, la question énergétique devient un enjeu de souveraineté et de maîtrise des coûts. Pour les territoires, cela implique de s’appuyer davantage sur des ressources locales, stables et pilotables. La France dispose ainsi d’une ressource énergétique encore insuffisamment mobilisée et disponible directement sous nos pieds : la géothermie.

En valorisant la chaleur et le froid du soussol, disponibles partout sur le territoire, celle-ci permet de produire une énergie renouvelable, continue et indépendante des conditions climatiques. Déjà largement déployée dans plusieurs pays européens, cette technologie a atteint un niveau de maturité qui permet aujourd’hui son intégration dans des projets d’aménagement.
Son intérêt dépasse la seule décarbonation. Elle contribue à stabiliser les coûts énergétiques, à limiter l’exposition aux fluctuations des marchés et à répondre aux enjeux croissants de rafraîchissement des bâtiments.
L’enjeu n’est donc plus technologique, mais opérationnel. Acculturer les décideurs, structurer les modèles de financement, partager les retours d’expérience : autant de leviers indispensables pour lever les freins au déploiement de la géothermie et faciliter son essor à grande échelle.
Ainsi, le collectif France Géoénergie, hébergé par l’Association Française des Professionnels de la Géothermie, participe à la structuration de la filière en facilitant les échanges entre acteurs publics et privés et en accompagnant les maîtrises d’ouvrage. Ces actions s’appuient notamment sur des espaces de dialogue, des événements et des webinaires, qui contribuent à diffuser les retours d’expérience et à inscrire progressivement la géoénergie dans les pratiques des territoires.
Texte Pierre Trémolières Co-délégué général, France Géoénergie
Contenu.
08 Territoires connectés et durables 10
Interview: Dominique Perrault 14 Aménagement et transitions
Smart La Ville de Demain.
Chef de projet
Nicolas Gameiro
Responsable national
Pascal Buck
Rédactrice en chef Romandie & France
Marie Geyer
Responsable graphique
Mathias Manner
Graphiste
Marie Geyer
Journalistes
Océane Kasonia, Alix Senault, Marc-Antoine Guet
Image de couverture
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Groupe Prenant
Smart Media Agency SA. Gerbergasse 5, 8001 Zürich, Suisse Tél +41 44 258 86 00 / info@smartmediaagency.ch redactionFR@smartmediaagency.ch

Bonne lecture ! Nicolas Gameiro Chef de projet
MESURER ET PILOTER LA VILLE DURABLE
DES DONNÉES AU SERVICE DES MOBILITÉS ET DE L’ÉNERGIE

Pôle Infrastructures & Mobilités
Combinant les expertises de STERELA et NOVAL France, il répond aux nouveaux usages.

Face aux mutations urbaines, la donnée devient un levier stratégique.
Elle éclaire les choix publics et accompagne des modèles plus durables.
Il permet aux collectivités de mieux comprendre les flux, d’intégrer les mobilités douces et de valoriser leurs investissements, notamment grâce à des totems affichant la fréquentation cycliste. Des solutions de partage (stations, sécurisation, recharge) accompagnent aussi entreprises et territoires.



Elles optimisent confort et consommation, en neuf comme en rénovation, via une gestion intelligente des occultations.
Une approche globale pour construire la ville de demain.


L’eau, l’oubliée de la ville de demain
Une tribune par Guillaume Germain, Président d’Odalie.
On parle beaucoup de la ville de demain. De ses mobilités douces, de ses bâtiments bas-carbone, de ses espaces verts. Mais il manque un sujet dans ce tableau : l’eau. Pas l’eau comme ressource abstraite, mais l’eau comme infrastructure vivante, intégrée dès la conception de chaque bâtiment, de chaque quartier, de chaque îlot. Car l’eau joue un rôle décisif dans la résilience urbaine.
Une ville qui se noie dans son propre béton Bétonner nos villes et imperméabiliser les sols, c’est condamner la ville à subir ce qu’elle aurait pu absorber. Quand il pleut, l’eau ne s’infiltre plus : elle ruisselle, sature les réseaux d’assainissement et repart aux égouts sans avoir rechargé la moindre nappe. Quand il fait chaud, le béton stocke la chaleur la journée et la restitue la nuit, transformant les villes en fours à ciel ouvert. Les îlots de chaleur urbains ne sont pas une fatalité climatique : ils sont le résultat direct de choix d’aménagement.
La réponse évidente ? Végétaliser. Des arbres, des jardins, des toitures vertes. Sauf qu’un arbre qui ne boit pas meurt. Et à chaque épisode de sécheresse, les restrictions d’arrosage frappent d’abord les espaces verts. On plante d’un côté, on laisse dépérir de l’autre. On arrive à un non-sens : sacrifier les espaces verts précisément quand ils nous sont le plus utiles.
Les eaux grises, une mine d’eau à chaque étage Dans chaque immeuble, environ 60 % des eaux usées produites sont des eaux grises : celles qui sortent des douches, des lavabos et des cuisines. Elles ne sont pas contaminées. Elles sont simplement envoyées aux égouts, traitées à grands coûts et perdues. Traitées et recyclées sur place, ces eaux permettent d’alimenter les chasses d’eau, d’arroser les espaces verts ou d’alimenter les lave-linge, réduisant jusqu’à 50 % la consommation d’eau potable d’un bâtiment.
C’est là que le cercle se referme : avec des eaux grises recyclées, on peut arroser les
arbres en pleine canicule sans puiser dans les réserves d’eau potable. On peut maintenir les îlots de fraîcheur précisément quand ils sont vitaux. La végétalisation cesse d’être un idéal inatteignable pour devenir une solution fiable. Les villes peuvent être belles, fraîches et résilientes à condition qu’on leur donne de quoi s’entretenir.

« La ville de demain intégrera la gestion de l’eau, ou elle ne sera pas durable »
À chaque acteur, son levier
Ce chantier ne se fera pas seul. Et il n’attend pas un seul décideur.
Élus, vous avez le pouvoir d’accélérer les choses à la racine : dans les permis de construire et les PLU. En rendant obligatoire l’intégration d’un système de réutilisation des eaux grises dans les nouvelles constructions, vous créez les conditions d’une dynamique positive. Et pour les projets où ce n’est pas encore possible, exiger a minima la séparation des réseaux, c’est déjà ouvrir la porte à l’avenir. Barcelone l’a fait. D’autres villes européennes suivent. Chaque année sans exigence réglementaire, c’est une génération de bâtiments de plus qui ne pourra pas évoluer pendant cinquante ans.
Promoteurs, votre fenêtre d’action, c’est dès la conception. Le premier niveau d’ambition : intégrer directement une solution de réutilisation des eaux grises dans votre projet. C’est une contribution immédiate à la performance environnementale du bâtiment, et un argument qui se valorise
auprès de vos acheteurs. Le deuxième niveau, si le premier n’est pas possible : penser les canalisations pour qu’elles puissent en accueillir une dans le futur. Ce surcoût est minime à la conception. Ne pas le faire, en revanche, ferme la porte pour des décennies. Un bâtiment livré aujourd’hui avec un réseau traditionnel ne pourra pas traiter ses eaux grises demain, sauf travaux lourds. Un bâtiment livré avec les canalisations adaptées pourra être équipé à tout moment, même si la solution n’est pas installée dès le premier jour.
Bureaux d’études, architectes, c’est dans vos prescriptions que tout se joue. Une intention environnementale sans les bons réseaux dans les plans, ça reste une intention. La montée en compétences sur la gestion de l’eau n’est plus un bonus : c’est ce qui fait la différence entre un bâtiment qui tient ses promesses et un bâtiment qui les affiche.
L’eau n’est pas un sujet de confort
La ville de demain intégrera la gestion de l’eau, ou elle ne sera pas durable. Sobre, vivante et esthétique, avec des arbres qui tiennent l’été, des sols qui respirent, des bâtiments qui ne gaspillent pas ce qu’ils produisent. Ce n’est pas une vision : c’est un choix d’ingénierie.
Et il se prend maintenant, dans les permis, les programmes et les cahiers des charges.
Texte Guillaume Germain, Président d’Odalie
Plus d’informations sur www.odalie.eu


Logements étudiants : un levier stratégique et essentiel pour une ville durable et inclusive
CEO d’UXCO Group, Maël Aoustin défend une conviction : la ville de demain doit se construire avec les jeunes générations. Au travers de ses marques Ecla et UXCO Student, résidences pour étudiants et jeunes actifs, le groupe répond au manque de logements étudiants en concevant, transformant et faisant vivre des lieux adaptés aux usages de demain.

Maël Aoustin CEO, UXCO Group
Le logement étudiant n’est pas seulement une question d’hébergement. Il engage la manière dont une ville accueille les jeunes générations et leur donne les moyens d’avancer. Pour UXCO Group, le sujet appelle une réponse concrète et durable. « Notre conviction, c’est que la ville de demain se construira aussi à partir des lieux de vie des étudiants et jeunes actifs. Pour les jeunes, c’est un cadre pour s’épanouir et réussir. Pour les familles, c’est une solution rassurante. Pour les territoires, c’est un facteur d’attractivité », précise Maël Aoustin. Un message que l’entreprise souhaite porter dans un contexte où la pénurie de logements pour étudiants et jeunes actifs est devenue un enjeu stratégique pour les métropoles. C’est dans cette logique que s’inscrivent les résidences Ecla, l’une des marques d’UXCO Group. Dédiées aux étudiants et jeunes actifs, ces résidences ne se limitent pas à proposer un toit. Elles réunissent habitat, services, espaces de travail, sport et communauté. L’idée n’est pas seulement de loger, mais de créer un cadre où chacun peut réussir, travailler, rencontrer d’autres résidents et construire son parcours. Cette dimension collective est centrale dans le modèle. Les résidences Ecla sont pensées et imaginées dès leur conception. Architecture soignée, espaces intérieurs travaillés, attention portée à chaque usage du quotidien : le design n’y est pas décoratif, il est fonctionnel et humain. Car derrière la question du logement
se cache également la nécessité de répondre aux enjeux de l’isolement et de la difficulté à trouver ses repères dans une ville nouvelle. Ecla répond à cette réalité en créant des environnements où chacun peut s’épanouir, s’ancrer, être accompagné et construire ses liens. Une dimension que les familles et les territoires valorisent de plus en plus.

Des lieux pensés pour durer
Pour UXCO Group, la réponse repose aussi sur son double positionnement. L’entreprise est à la fois propriétaire/foncière et opérateur de ses sites. Au-delà de concevoir ses résidences : elle investit, développe, gère et fait vivre les lieux sur la durée. « L’immobilier est un métier qui s’inscrit dans le temps long », rappelle Maël Aoustin. Cette présence continue permet d’adapter les résidences aux usages, d’accompagner leur évolution et surtout de construire une relation durable avec les parties prenantes locales. Une vision qui s’incarne pleinement dans la manière de concevoir la ville. UXCO Group adapte son modèle : chaque résidence est pensée selon son territoire et ses usages, en construction neuve et en réhabilitation. Car la ville de demain se construira en responsabilité, en réinvestissant l’existant, en transformant des lieux
sous-exploités pour leur donner une nouvelle vie, durable et évolutive. À Noisy-le-Grand (Île-de-France) par exemple, un ancien immeuble tertiaire de 35 000 m² a été transformé en résidence Ecla. Une manière de redonner vie à des lieux inadaptés, et de réconcilier jeunesse et territoire, en imaginant des espaces qui resteront utiles et vivants pour les générations à venir.
Penser la ville avec ceux qui l’habiteront demain
Ces projets illustrent une conviction : la ville de demain ne sera pas seulement plus performante. Elle devra aussi être plus accueillante pour celles et ceux qui vont l’habiter, la faire vivre et la transformer à leur tour. Pour les métropoles, le logement des jeunes conditionne l’accès aux formations, la qualité de vie, l’intégration des talents et l’équilibre des territoires. Face à une crise déjà identifiée, UXCO Group revendique une réponse immédiate, mais aussi une vision de long terme. Construire, réhabiliter, gérer et faire évoluer ces lieux revient à inscrire la jeunesse dans les projets urbains « On se doit de mettre la jeunesse au cœur des ambitions que l’on porte pour les territoires », insiste Maël Aoustin. Avec Ecla, le groupe entend ainsi faire du logement des jeunes un sujet central dans la manière de penser les villes de demain.
+ de 70 résidences en France (Ecla et Uxco Student)
www.uxco-group.com www.ecla.com
Le toit plat sauve les villes qui surchauffent
Face aux vagues de chaleur, conséquences du changement climatique qu’on ne peut plus ignorer, SOPREMA développe des solutions qui font du toit plat une surface active et incontournable pour rafraîchir la ville. Rémi Perrin, Directeur R&D de l’entreprise, explique comment la végétalisation, associée à une gestion intelligente de l’eau, peut améliorer durablement le confort des habitants, y compris en période de stress hydrique.

Rémi Perrin
Directeur R&D, SOPREMA
Rémi Perrin, les villes deviennent plus difficiles à vivre l’été. Quel rôle peut jouer le toit plat dans cette adaptation ?
En période de forte chaleur, les villes se rafraîchissent beaucoup moins la nuit que les campagnes voisines. L’une des raisons tient à leur forte minéralisation (bâtiments, parkings...) : il y a moins de végétation, moins d’eau et le cycle naturel de l’eau qui permet ce rafraîchissement est en partie rompu. L’enjeu est donc de réintroduire de la végétalisation en ville, y compris en toiture, pour profiter de sa capacité naturelle à rafraîchir l’air.
Cette capacité repose sur l’évapotranspiration. De quoi s’agit-il ? C’est le phénomène par lequel l’eau est restituée dans l’air par les plantes et le support végétalisé. Lorsqu’elle s’évapore, l’eau capte une partie de la chaleur environnante. On le ressent en sortant de la piscine ou de la douche : tant qu’il reste de l’eau sur la peau, on éprouve une sensation de fraîcheur. En ville, le principe est le même. L’eau pour s’évaporer puise de la chaleur dans son environnement.
SOPREMA a développé un système appelé Sopranature Fresh, avec une composition végétale optimisée pour favoriser cette évapotranspiration. Avec cette solution pour toits plats, on peut atteindre jusqu’à 4 °C de réduction de la température de l’air.
Mais pour rester efficace en période de canicule, cette végétalisation doit être irriguée. Comment éviter de consommer de l’eau potable ?
C’est une sacrée contradiction mais c’est tout l’intérêt de la toiture plate. Elle permet de récupérer l’eau de pluie là où elle tombe, puis de la stocker directement en toiture pour alimenter la végétalisation lorsqu’elle en a besoin. On peut aussi aller plus loin, avec le retraitement des eaux grises par phytoépuration en toiture, afin de les réutiliser pour irriguer cette même végétalisation. L’objectif est de maintenir la performance de rafraîchissement, y compris en période de stress hydrique en utilisant un minimum d’eau du robinet !
Quel rôle le toit plat peut-il jouer dans la gestion des eaux pluviales ?
Sur une toiture en pente, l’eau descend naturellement sous l’effet de la gravité. Il faut donc la collecter en bas du bâtiment, puis éventuellement la remonter. À l’inverse, une toiture plate peut être dimensionnée pour stocker les eaux de pluie directement en toiture. Elle peut aussi fonctionner comme une éponge lors des épisodes pluvieux : tant qu’elle n’est pas saturée, l’eau reste sur place. C’est ce qu’on appelle l’abattement pluvial.

La végétalisation des toitures est encore souvent perçue comme un choix esthétique. Que permet-elle réellement ?
L’esthétique a longtemps dominé la perception des toitures végétalisées. Aujourd’hui, on parle plutôt de solutions fondées sur la nature. Une toiture végétalisée contribue à l’abattement pluvial et au retour de la biodiversité. Elle apporte aussi de l’inertie thermique. C’est le principe du château fort : en pleine chaleur, les gros murs en pierre restent frais parce qu’il faut beaucoup d’énergie pour les chauffer. Une toiture végétalisée ralentit ainsi l’entrée de la chaleur dans le bâtiment. Elle peut aussi améliorer l’isolation acoustique.
Ces toitures peuvent-elles aussi accueillir des panneaux photovoltaïques ?
Oui, et l’idée n’est pas d’opposer les solutions. On peut combiner végétalisation et panneaux photovoltaïques. Placés au-dessus de la végétation, les panneaux créent de l’ombre et protègent les plantes lors des fortes chaleurs. Leur fonction première n’est pas de rafraîchir la ville, mais de produire de l’électricité. La toiture plate permet ainsi de réunir plusieurs usages : stocker l’eau, végétaliser, rafraîchir et produire de l’énergie. C’est ce qui en fait une surface stratégique pour le bâtiment durable de demain.
Interview Marc-Antoine Guet
Plus d’informations sur www.soprema.fr

L’utilitaire 100 % électrique à l’épreuve du terrain
Avec l’ET-LANDER, Etesia franchit une nouvelle étape dans son développement. Le constructeur alsacien, reconnu pour son expertise dans l’entretien des espaces verts, lance un véhicule utilitaire 100 % électrique conçu pour répondre aux besoins croissants de polyvalence, de mobilité et de durabilité des professionnels.

Freddy Schmitt Président d’Etesia
Depuis plus de trente ans, Etesia conçoit et fabrique en Alsace des équipements professionnels destinés à l’entretien des espaces verts. Une expertise reconnue qui repose sur une philosophie constante : développer des solutions robustes, performantes et pensées pour les réalités du terrain.
« Notre priorité est de placer l’utilisateur au cœur de nos développements. Chaque innovation doit répondre à un besoin concret et apporter une véritable valeur ajoutée dans le travail quotidien », souligne Freddy Schmitt, président d’Etesia.
Cette approche prend aujourd’hui une résonance particulière dans un secteur en pleine mutation. La transition vers des solutions électriques s’accélère, tandis que les collectivités et les entreprises recherchent des équipements capables de remplir plusieurs missions tout au long de l’année. Les contraintes liées au bruit, aux émissions et à l’optimisation des ressources poussent également les fabricants à repenser leurs offres.
Pour Etesia, ces évolutions ont constitué une opportunité de diversification. Historiquement spécialisée dans les équipements de tonte, l’entreprise a souhaité élargir son champ d’action en développant une solution utilisable quelles que soient les saisons.
« Nous voulions nous appuyer sur notre savoir-faire industriel et notre expérience des motorisations électriques pour proposer un véhicule capable de répondre à des
besoins plus larges que ceux de l’entretien des espaces verts », explique Freddy Schmitt.
Une réponse à l’évolution des usages
Fruit de plusieurs années de réflexion et de développement, ce nouveau véhicule utilitaire a été conçu à partir des retours des utilisateurs. Les équipes se sont attachées à identifier les contraintes rencontrées quotidiennement sur le terrain afin de proposer une solution à la fois simple, robuste et polyvalente.

Assemblé en France, le véhicule se distingue notamment par sa motorisation 100 % électrique, qui permet de travailler sans émission directe et avec un niveau sonore particulièrement réduit. Son autonomie a été pensée pour couvrir une journée complète d’utilisation professionnelle.
Mais sa principale force réside dans sa polyvalence. Grâce à ses différentes options et à ses nombreux accessoires configurables, il peut être utilisé pour le transport de matériel, la collecte de déchets ou encore l’arrosage et l’irrigation, aussi bien en circulation sur route qu’en usage tout terrain, y compris dans des environnements exigeants.
« Les professionnels ont besoin d’équipements capables de s’adapter à des missions variées sans multiplier les machines. La polyvalence est devenue un critère essentiel », observe Freddy Schmitt.
Confort, mobilité et efficacité
La mobilité constitue également un enjeu majeur. Grâce à sa motricité et à son faible rayon de braquage, le véhicule évolue aisément dans des zones difficiles d’accès comme dans des espaces restreints. Sa charge utile de 1400 kg lui permet par ailleurs de répondre aux exigences des interventions quotidiennes.
Au-delà des performances, l’accent a également été mis sur le confort des utilisateurs. La réduction du bruit, l’ergonomie du poste de conduite, la visibilité à 360° et la simplicité d’utilisation contribuent à améliorer les conditions de travail sur le terrain.
« Nous avons développé un outil capable d’accompagner les professionnels dans leurs missions quotidiennes tout en répondant aux exigences environnementales qui s’imposent aujourd’hui », conclut Freddy Schmitt.
Pour Etesia, cette évolution illustre la volonté de poursuivre son développement tout en restant fidèle à son ADN : concevoir des équipements innovants, fiables, durables et directement inspirés des besoins exprimés par les professionnels.

Plus d’informations sur www.etesia.fr





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Quand les objets connectés transforment les territoires

Léola Genieis
Responsable de Marche Territoires
Connectes et Durables
Àl’heure où les collectivités doivent concilier performance, sobriété énergétique et qualité de vie, les objets connectés s’imposent comme des leviers clés. Grâce à la collecte et à l’analyse de données en continu, ils permettent d’optimiser les services publics et d’accompagner la transition vers des territoires plus durables. Éclairage avec Léola Genieis, responsable de marché territoires connectés et durables chez Synox.
Des données essentielles pour mieux piloter
Au cœur de cette transformation, la donnée devient un véritable outil d’aide à la décision. « Nous sommes éditeurs d’une plateforme IoT qui permet de gérer des objets connectés pour des usages métiers très variés », explique Léola Genieis.
Gestion des déchets, suivi énergétique, pilotage des bâtiments et des équipements publics ou contrôle des ressources : les
applications sont nombreuses. « L’objectif est d’aider les collectivités à exploiter ces données pour optimiser leurs coûts et leurs pratiques. » Cette approche ne concerne pas uniquement les grandes villes. « On parle plutôt de territoires connectés et durables, car ces solutions s’adressent aussi bien aux zones rurales qu’aux milieux urbains. »
Les réseaux bas débit comme le LoRaWAN facilitent le déploiement de capteurs sur le terrain. « Avec un investissement limité pour plusieurs capteurs, il est possible de remonter des données à un rythme prédéfini et de les exploiter selon les besoins », précise l’experte. Peu énergivores, ces infrastructures permettent une gestion plus fine des ressources, adaptée aux besoins spécifiques de chaque collectivité.
Des usages concrets au quotidien
L’un des principaux atouts des objets connectés réside dans leur capacité à agir à toutes les échelles. « Nous pouvons détecter des fuites d’eau, même sur des installations très localisées. Cela va du micro au macro », souligne Léola Genieis.
Suivi des consommations énergétiques, pilotage de la ventilation, éclairage public, stationnement intelligent ou encore surveillance de la qualité de l’air : les usages se multiplient et se généralisent. « Les économies
sont réelles, car elles reposent sur des données concrètes et analysées dans le temps. »
Une transition déjà bien engagée
Si certaines collectivités restent prudentes, l’adoption s’accélère. « Depuis 2016, des villes comme Montpellier ont déployé massivement ces dispositifs. Aujourd’hui, les usages se structurent et sont adoptés par de nombreuses collectivités de toutes tailles », observe-t-elle.
Les contraintes réglementaires renforcent également cette dynamique, en imposant un suivi précis des consommations énergétiques des bâtiments et des infrastructures. « Les données deviennent indispensables pour assurer un suivi précis et pour s’organiser efficacement.»
Au-delà de la technologie, l’enjeu est aussi de rendre ces informations accessibles. « Notre rôle est de rendre la donnée intelligible grâce à des tableaux de bord adaptés, créer des alertes afin d’identifier les points de vulnérabilité et répondre avec sens aux besoins des élus. »
C’est finalement une approche globale, collectant des données essentielles et permettant de décloisonner les services et d’améliorer la coordination entre les acteurs : des outils au service de territoires plus intelligents et plus résilients.
Texte Alix Senault

Défis climatiques en Méditerranée : l’urgence collective
Les territoires urbains et ruraux du bassin méditerranéen se dirigent, sans exception, vers un avenir incertain bouleversé par le changement climatique. L’Agence des Villes et Territoires Méditerranéens Durables (AViTeM) les accompagne dans une pluralité de dynamiques de réflexion et d’action.
L’AViTeM est une agence publique française de coopération territoriale en Méditerranée. Créée en 2012 à l’initiative de l’État français et de collectivités territoriales, elle accompagne les villes et les régions dans leurs stratégies de transition écologique, de développement urbain durable et d’innovation territoriale.
Elle agit comme une plateforme de coopération entre territoires méditerranéens, en facilitant le dialogue entre collectivités, institutions publiques, chercheurs et acteurs économiques. Son objectif est de favoriser le partage d’expériences et la co-construction de solutions face aux défis communs : changement climatique, urbanisation, pression sur les ressources ou transformation des modes de développement. L’AViTeM intervient autour de trois grandes missions : concevoir et accompagner des projets de coopération, former et partager les connaissances, et mettre en réseau les acteurs territoriaux.
Mobilisation collective pour le climat
Les territoires urbains et ruraux du bassin méditerranéen se dirigent, sans exception, vers un avenir incertain bouleversé par le changement climatique. L’Agence des Villes et Territoires Méditerranéens Durables (AViTeM) accompagne ces territoires dans une pluralité de dynamiques de réflexion et d’action.
Il n’aura fallu que quelques années pour faire de l’évolution du trait de côte un indicateur aussi inquiétant que tangible des effets du réchauffement climatique sur les zones littorales. Et plus encore en Méditerranée, désormais considérée comme l’un des hot spots planétaires de la montée des eaux. L’inconscience, le déni ou le fatalisme initiaux ont rapidement laissé place à des lectures plus responsables de la menace. Les collectivités locales ont certainement été parmi les premières à réagir, directement affectées par le risque et confrontées au questionnement légitime des populations.
Ce qui est plus nouveau, c’est qu’elles n’agissent plus isolément, mais ensemble, et pas seulement au sein d’une même aire géographique : les coopérations
internationales se multiplient, traduisant une prise de conscience plus profonde de l’ampleur du défi. À l’image du partenariat franco-italien réuni à l’initiative de la Chambre de Commerce et d’Industrie
Nice Côte d’Azur dans le cadre du projet TRATT’EAU, financé par le programme européen Interreg Italie-France Maritime. Celui-ci aborde de front une question vitale pour les territoires : la résilience des activités économiques face à la montée des eaux.
Ce partenariat réunit la CCI Nice Côte d’Azur, la CCI de Ligurie, le Syndicat Mixte Inondations Aménagement et Gestion de l’Eau Maralpin, la Communauté de Communes de Bastia, la Province de Massa-Carrara, l’Université de Cagliari, ainsi que l’AViTeM. Ensemble, ils cherchent à anticiper, sans catastrophisme, un possible repli stratégique ou des adaptations fonctionnelles des entreprises.
L’AViTeM au service des coopérations
L’AViTeM intervient ici pour organiser et développer le débat entre acteurs publics et privés, selon une philosophie d’action qui la caractérise : l’impératif assumé d’un rapprochement entre pensée stratégique et traductions opérationnelles… sans jamais renoncer à la première, même lorsque l’urgence de la conjoncture y pousse avec insistance.
Réflexion et actes sont parfois de nature technique, mais toujours plus politiques, avec la question première et récurrente de la gouvernance multi-acteurs. L’AViTeM en a l’expérience : elle est principalement constituée de collectivités françaises issues du sud hexagonal, associées de manière assez inhabituelle à des ministères, comme celui de l’Europe et des Affaires étrangères, au sein d’un Groupement d’intérêt public (GIP). La structure est d’ailleurs dirigée traditionnellement par un ambassadeur, aujourd’hui François-Xavier Léger.
Parce qu’elle croit profondément en ses vertus, l’AViTeM pousse systématiquement ce type de dialogue, local ou transfrontalier,
connectant collectivités, universités, chercheurs, entreprises et populations dans une vision territoriale pensée et concrétisée. Elle l’a fait, depuis 2012, dans une quarantaine de projets européens et une vingtaine en coopération décentralisée. Les questions abordées sont celles que partagent l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord sur l’ensemble du pourtour méditerranéen : résilience aux risques, surtourisme, décarbonation des économies, agroécologie et dynamiques de métropolisation.
Apprentissage en immersion
Cette dernière question concentre largement les efforts du vaste réseau d’acteurs individuels et institutionnels constitué autour de l’AViTeM au terme d’une décennie de séminaires organisés dans la grande majorité des métropoles méditerranéennes. Le dernier vient d’être organisé début juin à Tirana. Il s’est attaché, sur un modèle original bien établi, à développer in situ et internationalement un schéma de co-apprentissage associant élus locaux et cadres administratifs de tous pays méditerranéens. Identification et rapprochement des systèmes d’acteurs, maîtrise du mode projet, partage d’expériences, permettent de conclure chaque séminaire par des propositions collectives d’action pour le territoire hôte.
L’ampleur des solutions envisagées, en matière d’énergie, de traitement des eaux et des déchets, d’infrastructures par exemple, et l’urgence parfois de leur mise en œuvre, a conduit récemment l’AViTeM à convier des grands groupes français à partager la réflexion. L’association des opérateurs privés dès ce stade, plutôt que leur implication a posteriori, ouvre clairement des perspectives renouvelées aux territoires comme à leurs gouvernements.


Dominique Perrault
« Penser les infrastructures comme une architecture »
Urbaniste du village olympique 2024 et architecte de la gare de la gare Villejuif-Gustave
Roussy pour le Grand Paris Express, Dominique Perrault défend une autre manière de penser les infrastructures de transport. Pour lui, elles ne doivent plus être seulement fonctionnelles, mais prolonger l’espace public et participer à la transformation de la métropole.
Texte Marc-Antoine Guet Image Alexandre Tabaste
Dominique Perrault, en quoi les grandes infrastructures de transport sont-elles devenues, selon vous, un enjeu central dans la fabrication de la ville de demain ? Elles sont essentielles, parce qu’elles structurent la vie quotidienne. Depuis toujours, on a pensé les transports publics de manière principalement fonctionnelle : on descendait dans un tunnel, on prenait le métro et on attendait que le trajet passe en regardant ses pieds. Aujourd’hui, il ne s’agit plus seulement d’organiser des flux, mais de révéler ces infrastructures à des usages multiples qui prolongent le tissu urbain de nos villes. Les transports collectifs sont un sujet profondément démocratique, tout le monde y a accès.
Le Grand Paris Express incarne-t-il cette nouvelle manière de penser le transport ? Oui, très clairement. Il ne s’agit pas seulement d’une performance d’ingénierie. Le Grand Paris Express, ce sont 200 kilomètres de nouveaux tunnels, soit davantage que le métropolitain à l’intérieur du périphérique. Il y a là une dimension citoyenne très forte. Environ 68 gares nouvelles vont être réalisées. Des gares signées par des architectes, mais aussi des lieux artistiques. Elles intégreront des œuvres contemporaines ainsi que des créations d’illustrateurs. Avec un ticket de métro, on pourra donc découvrir de l’architecture et des œuvres d’art. D’une certaine façon, cela formera le plus grand musée du monde, et sans doute le moins cher.

Il ne s’agit plus seulement d’organiser des flux, mais de révéler ces infrastructures à des usages multiples qui prolongent le tissu urbain de nos villes.
Pourquoi vous paraît-il essentiel d’associer l’art à la conception de ces grandes infrastructures ?
Parce qu’il donne une sensibilité à ces espaces. Le travail des illustrateurs est très intéressant : chacun est allé en résidence pendant une semaine dans le quartier où il allait y avoir une nouvelle gare. Leurs dessins sont nés de ce qu’ils ont vécu et ressenti sur place. La présence de l’art permet d’être transporté autrement, physiquement par le métro, mais aussi du point de vue de l’imagination.
Comment la gare de Villejuif–Gustave Roussy prolonge-t-elle l’espace public ?
C’est une gare de grande profondeur, à 50 mètres sous terre, et un point majeur du réseau, où vont se croiser 100 000 personnes par jour. Je l’ai conçue comme un prolongement de l’espace public. Il n’y a pas une seule entrée : c’est une place publique que l’on peut traverser. On ne s’y engouffre pas. On découvre la gare, puis on descend progressivement vers les quais, sans tunnel, sans galerie, sans zone d’ombre. La lumière naturelle nous conduit jusqu’au niveau des quais. On n’a donc pas le sentiment d’être sous-terre. On descend, simplement à l’air libre. C’est pour cela que je parle d’une autre relation sensorielle au réseau des transports publics : on ne regarde plus ses pieds, on regarde le ciel.
Qu’est-ce qui distingue une infrastructure strictement fonctionnelle d’une infrastructure qui améliore réellement la vie urbaine ? Sa capacité à créer de la relation. Aujourd’hui l’espace public de nos villes est en pleine évolution. Il y a davantage de végétalisation, davantage de pistes cyclables, des trottoirs élargis, moins de voitures. Tout cela est positif, mais ne suffit pas automatiquement à produire une rue hospitalière. Ce n’est pas parce que l’on améliore séparément chaque réseau que l’on crée un véritable espace public. La ville de demain se jouera dans sa capacité à faire travailler ensemble ingénieurs, architectes, artistes et responsables publics pour fabriquer des lieux communs à l’usage de tous, portés non seulement par une volonté politique mais surtout par une vision politique.
Montrieux
La terre cuite
au cœur des gares du Grand Paris Express
Matériau durable, esthétique et porteur d’identité, la terre cuite s’impose dans l’architecture contemporaine, contribuant à sa signature architecturale. Rairies Montrieux développe des solutions en terre cuite pour l’architecture contemporaine et la restauration du patrimoine, au service de projets exigeants.
Fabricant français de produits en terre cuite depuis plus de 110 ans, Rairies Montrieux accompagne les projets architecturaux les plus exigeants grâce à son savoir-faire, à la richesse de ses formats et à la singularité de ses teintes. Spécialiste des briques, des plaquettes et des solutions de parement, l’entreprise met son expertise au service de réalisations contemporaines dans lesquelles la matière devient un véritable élément d’identité.
Dans le cadre du Grand Paris Express, plusieurs projets de gares intègrent des produits Rairies Montrieux, notamment Antonypole –Wissous Centre et La Courneuve Six Routes. Ces nouvelles infrastructures, pensées comme de véritables lieux de vie et de passage, accordent une place essentielle à l’architecture, aux matériaux durables et à l’ancrage territorial.

La gare Antonypole – Wissous Centre, imaginée par Éric Puzenat avec Ateliers 2/3/4/, s’inscrit dans un quartier en pleine transformation. La terre cuite y apporte relief, modernité et profondeur, tout en répondant aux exigences techniques d’un équipement public majeur. À La Courneuve Six Routes, conçue par Pascale Dalix et Frédéric Chartier, l’usage de la brique fait
écho au patrimoine industriel de la commune et contribue à créer une atmosphère accueillante, durable et fédératrice.
À travers ces projets emblématiques, Rairies Montrieux confirme sa capacité à accompagner les architectes dans la création de façades et d’ambiances sur mesure. Entre tradition, innovation et fabrication française, la terre cuite s’affirme ici comme un matériau d’avenir pour les gares du Grand Paris.
Plus d’informations sur www.rairies.com
Toopi Organics • Brandreport
Et si nos villes révélaient une ressource insoupçonnée ?
Dans les villes, des millions de litres d’eau potable sont chaque jour utilisés pour évacuer de l’urine. Et si ce « déchet » devenait une ressource clé pour l’agriculture de demain ? Toopi Organics, une innovation française, propose de transformer ce paradoxe en solutions agronomiques, à la croisée des enjeux environnementaux et alimentaires.
Derrière ce paradoxe, une question centrale se pose : comment capter et valoriser une ressource urbaine riche en nutriments utiles à l’agriculture, aujourd’hui encore largement perdue ?
C’est précisément là qu’intervient l’innovation développée par Toopi Organics. Grâce à un procédé breveté, l’entreprise transforme cette matière première en solutions agronomiques sûres et efficaces, capables de remplacer une partie des engrais chimiques tout en répondant aux exigences sanitaires et environnementales. En complément, les produits fabriqués par Toopi Organics s’avèrent être très efficace comme répulsif de la faune sauvage.
Mais au-delà de la transformation, le véritable enjeu se situe en amont : la collecte. Dans de nombreux espaces urbains et lieux de passage,
le manque de toilettes publiques reste un défi concret. Repenser ces infrastructures, c’est non seulement améliorer le confort des usagers, mais aussi permettre la récupération d’une ressource jusqu’ici largement perdue.
Le déploiement de systèmes de collecte d’urine pourrait ainsi contribuer à réduire le gaspillage d’eau potable, alléger la charge des stations d’épuration confrontées à des volumes dilués coûteux à traiter, et structurer une nouvelle filière de valorisation au service de l’agriculture.
La vision portée par Toopi Organics repose sur une logique simple : collecter, transformer, valoriser. En s’appuyant sur une ressource locale, disponible en continu dans les territoires urbains, l’entreprise propose une alternative aux engrais importés, souvent dépendants des énergies fossiles et de chaînes d’approvisionnement fragiles.
Au-delà de l’innovation technologique, c’est un enjeu de souveraineté alimentaire qui se dessine : mieux utiliser ce que nous produisons déjà, pour construire des systèmes agricoles plus résilients.
Plus d’informations sur www.toopi-organics.com

Retrait-gonflement des argiles : un danger silencieux pour nos maisons
Le retrait-gonflement des argiles fissure silencieusement des millions de maisons françaises. Dans un contexte où le dérèglement climatique accentue un risque encore largement sous-estimé, les professionnels de la reprise en sous-œuvre tels qu’AccesSOL® développent des solutions réparatrices moins invasives.
Une fissure en diagonale sur un mur du salon, une porte qui ferme mal, un carrelage qui se soulève : ces signes, trop souvent attribués à l’usure, peuvent être les premiers symptômes d’un phénomène naturel qui fragilise depuis des décennies le parc immobilier français : le retrait-gonflement des argiles (RGA).
Le phénomène est bien connu : gorgés d’eau, les sols argileux gonflent ; en période de sécheresse, ils se rétractent. Ces mouvements, infimes mais répétés, suffisent à déstabiliser des fondations peu profondes, celles de la majorité des maisons individuelles construites en France depuis les années 1970. Résultat : fissures en façade, déformations structurelles, voire désordres majeurs sur les habitations.
Le changement climatique comme accélérateur
Depuis le 9 janvier 2026, 55 % du territoire métropolitain est fortement ou moyennement exposé au risque RGA selon le ministère de la Transition écologique.
Si le RGA n’est pas un phénomène nouveau, son intensification est directement liée au dérèglement climatique, qui accentue les cycles : sécheresses plus longues, pluies plus intenses, alternances plus brutales. Pour les territoires, le défi est double : adapter les constructions futures et traiter un parc existant déjà fragilisé. Contrairement à d’autres risques naturels, ce phénomène touche en priorité les zones pavillonnaires, au cœur des dynamiques d’aménagement périurbain.
La résine expansive :
une réponse innovante et ciblée
Face à ce phénomène, il n’existe pas une solution unique mais une palette d’approches adaptées aux contextes géotechniques : micropieux, renforcement des fondations, gestion des eaux autour du bâtiment… Parmi ces solutions, une technologie se distingue par sa rapidité d’intervention et son caractère peu invasif : l’injection de résine expansive.

Développée et industrialisée par des acteurs français spécialisés comme AccesSOL®, cette technique constitue une alternative aux solutions lourdes de reprise en sous-œuvre, telles que les micropieux.
Le principe consiste à injecter dans le sol une résine d’injection polyuréthane à deux composants qui, en se diffusant, comble les vides et recompacte le terrain, stabilisant ainsi les fondations.
Cette technologie présente plusieurs avantages majeurs : – Intervention rapide, permettant aux occupants de rester dans le logement pendant les travaux
– Travaux non destructifs, sans excavation lourde, – Coût maîtrisé par rapport aux solutions traditionnelles
– Adaptabilité à de nombreux types de sols
Avec des performances mécaniques pouvant, dans certaines configurations, dépasser celles du béton, la résine expansive s’impose progressivement comme une solution de référence, encore trop méconnu des maîtres d’ouvrage et des élus.
Vers une approche globale et territoriale
Au-delà de la réparation, l’enjeu est désormais systémique. Ne pas traiter le risque RGA de manière structurée expose des centaines de milliers de propriétaires à une dépréciation silencieuse de leur patrimoine. Dans cette logique, AccesSOL® se positionne comme un acteur technique capable d’intervenir sur l’ensemble de la chaîne : études de sol, choix des solutions adaptées, mise en œuvre et suivi. Le groupe intervient sur tout le territoire auprès des particuliers, assureurs et acteurs du BTP.
AccesSOL® en bref
Né en 2024 du rapprochement des groupes AccesBTP et Sol Structure, AccesSOL® est un groupe français indépendant spécialisé dans la reprise en sous-œuvre et la consolidation des bâtiments affectés par le retrait-gonflement des argiles (RGA). Il maîtrise l’ensemble de la chaîne de valeur, des études géotechniques aux travaux de renforcement, et intervient sur tout le territoire auprès des particuliers, assureurs et acteurs du BTP, pour des projets allant de la maison individuelle aux bâtiments tertiaires et patrimoniaux.
Plus d’informations sur contact@accessol.fr +33 1 64 19 64 64 www.accessol.fr


La construction bas carbone commence en forêt
À la tête de FSC France, Aurélien Sautière observe la place grandissante du bois dans la construction bas carbone. Mais pour être crédible, cette transition devra selon lui s’accompagner d’une exigence claire : savoir d’où vient la ressource, de la forêt jusqu’au produit fini.

Aurélien Sautière
Directeur exécutif FSC-France
Le bois s’impose dans les projets bas carbone. Dans un secteur qui représente, selon l’ONU, 34 % des émissions mondiales, son intérêt paraît évident. Mais pour Aurélien Sautière, cette évidence impose une vigilance : « Plus on va produire en bois, plus l’enjeu des forêts sera important. » Construire en bois ne suffit donc plus. Encore faut-il savoir d’où vient la ressource, comment elle a été récoltée et par quelles étapes elle est passée. C’est le rôle
de FSC® (Forest Stewardship Council®), ONG internationale qui réunit entreprises, syndicats, ONG et peuples autochtones autour de deux standards : gestion forestière et traçabilité, jusqu’au produit fini.
L’objectif ? Permettre aux maîtres d’ouvrage, promoteurs ou constructeurs de prouver que le bois utilisé provient de forêts bien gérées et auditées. Pour Aurélien Sautière, l’enjeu est clair : « Il faut des forêts en bonne santé. Elles peuvent participer à limiter la crise climatique si leur gestion préserve la biodiversité, les sols, les cours d’eau, respecte les droits des travailleurs, des communautés et, lorsque cela s’applique, des peuples autochtones. » Ces exigences prennent une importance nouvelle avec le règlement européen contre la déforestation (RDUE). FSC le soutient, mais estime aller plus loin. Si le texte impose une diligence raisonnée
à l’importation, la certification FSC, elle, ajoute des audits sur site, en intégrant aussi la biodiversité, absente du règlement. À mesure que le bois gagne du terrain face au béton, les bâtiments bas carbone devront prouver plus que leur bilan. Pour la ville de demain, la traçabilité n’est plus un détail technique, mais une question de crédibilité.
Texte Marc-Antoine Guet
Plus d’informations sur info@fr.fsc.org fr.fsc.org






Imaginer les villes de demain
Entre transition écologique, attractivité et qualité de vie, les territoires réinventent leurs modèles de développement.
Partout en France, les collectivités font face à des défis qui transforment en profondeur la manière de concevoir les villes et les territoires. Croissance démographique dans certaines régions, vieillissement de la population dans d’autres, transition énergétique, évolution des modes de travail ou encore adaptation au changement climatique : autant d’enjeux qui influencent désormais les décisions d’aménagement.
Longtemps centrée sur l’expansion urbaine et la construction de nouvelles infrastructures, la planification territoriale s’oriente aujourd’hui vers une approche plus globale. Les projets menés cherchent à concilier développement économique, sobriété environnementale et amélioration du cadre de vie. La rénovation des centres-villes, la transformation des friches industrielles ou la création de quartiers mixtes illustrent cette évolution.
Le logement constitue l’un des principaux défis. Dans les zones les plus attractives, la pression foncière complique l’accès à l’habitat, tandis que d’autres territoires doivent composer avec un parc immobilier vieillissant. La rénovation énergétique
ANNONCE
des bâtiments représente également un enjeu majeur, à la fois pour réduire les consommations d’énergie et pour répondre aux objectifs nationaux de décarbonation.
Les questions de mobilité occupent également une place centrale. Les collectivités investissent dans le développement des transports collectifs, des infrastructures cyclables ou encore des solutions de mobilité partagée. Ces projets visent à limiter la dépendance à la voiture individuelle tout en maintenant l’accessibilité des territoires, notamment dans les zones périurbaines et rurales.
La transformation numérique participe elle aussi à cette mutation. Le déploiement des réseaux très haut débit, la modernisation des services publics ou encore l’utilisation des données pour optimiser certains équipements contribuent à l’émergence de territoires plus connectés. Ces évolutions s’accompagnent toutefois de nouvelles interrogations concernant l’inclusion numérique et la protection des données.
La réalisation de ces projets repose sur la mobilisation de nombreux acteurs. Collectivités locales, établissements publics,
entreprises privées, bailleurs sociaux, associations et investisseurs interviennent souvent de manière complémentaire. Plusieurs organismes financiers publics participent également au financement de projets d’intérêt général. Parmi eux figure la Banque des Territoires, créée en 2018 au sein du groupe Caisse des Dépôts, qui intervient dans différents domaines liés au développement territorial.
Au-delà des financements, la réussite des projets dépend largement de leur capacité à répondre aux besoins locaux. Les collectivités privilégient de plus en plus des approches fondées sur la concertation et l’expérimentation, afin d’adapter les solutions aux réalités de terrain.
Les villes de demain ne se résumeront probablement pas à des innovations technologiques ou à de nouveaux bâtiments. Elles résulteront avant tout d’un équilibre entre développement économique, cohésion sociale et préservation des ressources. Un défi complexe qui mobilise aujourd’hui l’ensemble des acteurs de l’aménagement territorial.
Texte SMA


Territoires : l’urgence de réinventer les modèles
Face aux défis budgétaires, climatiques, démographiques et immobiliers, les collectivités doivent repenser leurs modèles de développement. Né du rapprochement entre le Groupe SCET et le Groupe HTC, le Groupe SCET HTC entend les accompagner dans ces transformations. Entretien avec son président, Eric Dubertrand.

Eric Dubertrand
Président, Groupe SCET HTC
Eric Dubertrand, les villes et territoires traversent une période de turbulences sans précédent. Comment lisez-vous ce moment ?
Ce qui est frappant, c’est l’effet de cumul. Les territoires n’affrontent pas une crise, mais plusieurs simultanément : budgétaire, immobilière, climatique et démographique. Ce n’est pas conjoncturel, c’est structurel. La sobriété foncière, le ZAN, la fin de l’artificialisation
Brandreport • QualiPaysage
facile : tout cela oblige à réinventer la façon de produire la ville. Les élus sont en première ligne, souvent sans les outils nécessaires pour répondre à des enjeux d’une complexité inédite, alors même que les ressources se raréfient et que le besoin d’ingénierie explose.
Dans ce contexte, quel est le rôle de votre Groupe ?
Celui de tiers de confiance, ancré dans l’intérêt général. Notre Groupe n’est pas un cabinet de conseil classique. Filiale de la Caisse des Dépôts et de l’Union sociale pour l’habitat, nous travaillons depuis des décennies avec les collectivités, les bailleurs sociaux et les opérateurs publics. Ce qui nous distingue, c’est notre capacité à articuler vision stratégique et mise en œuvre opérationnelle. Nous ne nous contentons pas de penser, nous accompagnons jusqu’au faire.
Quelle ambition porte le Groupe ?
Le rapprochement entre le Groupe SCET et le Groupe HTC donne naissance à un nouvel ensemble de près de 600 collaborateurs implantés sur tout le territoire. En réunissant des expertises complémentaires, nous couvrons toute la chaîne de valeur, de la prospective à l’opérationnel. Notre ambition : être la référence du conseil d’intérêt général engagé pour accompagner les acteurs publics et privés vers une France plus performante, durable et résiliente.
Plus d’informations sur www.scet.fr www.habitat-territoires.com

« Les entreprises qualifiées et labellisées ont un rôle à jouer dans la transformation des espaces urbains »
Déléguée générale de QualiPaysage, Audrey Gardaz dirige le seul organisme habilité par le ministère de l’Agriculture à qualifier et labelliser les entreprises du paysage. Ces repères identifient les professionnels capables de répondre aux enjeux de fraîcheur et de durabilité.

Audrey Gardaz
Déléguée générale, QualiPaysage
Depuis plus de 55 ans, QualiPaysage évalue les entreprises du paysage pour aider les donneurs d’ordre à choisir. Son rôle : vérifier qu’une entreprise dispose des compétences, des moyens humains, du matériel, des assurances et des formations nécessaires pour réaliser des travaux paysagers. Son fonctionnement paritaire associe maîtres d’ouvrage, maîtres d’œuvre, institutionnels et professionnels du paysage. Si les qualifications décernées
par QualiPaysage reposent sur un audit documentaire, les labels, eux, vont plus loin : ils imposent un audit de terrain mené par un organisme extérieur, sur les chantiers et dans les locaux de l’entreprise. Ils évaluent aussi les pratiques durables et garantissent aux maîtres d’ouvrage un engagement en faveur de la biodiversité.
« Le jardin a aujourd’hui une véritable fonction vitale dans nos villes. On est désormais au-delà de l’esthétique », rappelle Audrey Gardaz. Canicules, inondations, artificialisation des sols : les entreprises qualifiées et labellisées QualiPaysage ont un rôle concret à jouer. Elles créent des îlots de fraîcheur et des solutions adaptées. Avec QualiJardin, QualiPaysage a étendu en 2026 son expertise aux entreprises intervenant chez les particuliers. Terrasse, élagage ou pergola : cet outil offre les
mêmes garanties que celles dont bénéficient les donneurs d’ordre. « Nous aidons les particuliers à identifier les entreprises sérieuses. » Choisir une entreprise qualifiée ou labellisée QualiPaysage, c’est donc s’appuyer sur un outil exigeant, pensé pour accompagner la profession et donner des garanties aux maîtres d’ouvrage.
Texte Marc-Antoine Guet
Plus d’informations sur qualipaysage.org
Et si nos logements devenaient enfin nos alliés ?
Depuis 2019, Mobicap réinvente silencieusement le droit à vivre chez soi : pleinement, librement, dignement.

Tout part d’un constat que trop de familles connaissent intimement : des milliers de seniors et de personnes en situation de handicap vivent dans des logements qui les contraignent bien plus qu’ils ne les libèrent. Des portes trop étroites pour un fauteuil, une salle de bain qui devient un piège, l’absence d’ascenseur qui transforme chaque sortie en épreuve : le quotidien se mue peu à peu en combat silencieux, usant, invisible.
Fondée en 2019, Mobicap a décidé d’inverser cette logique une bonne fois pour toutes. En six ans seulement, ce sont 24 immeubles entièrement transformés et plus de 1000 logements adaptés qui ont vu le jour à travers la France, avec 200 nouveaux logements attendus d’ici 2027 à Colombes, Orléans, Béziers et Dijon. Un élan ambitieux, soutenu par le fonds d’investissement suédois EQT, qui croit profondément à la force et à la nécessité de ce modèle.
Pensé initialement pour les personnes en situation de handicap, afin qu’elles puissent vivre dans un véritable chez-soi, sans compromis ni stigmatisation, le concept s’est naturellement ouvert aux seniors, dont les besoins convergent souvent. Deux publics, une même aspiration : demeurer autonomes, rester maîtres de leur vie, habiter un lieu qui répond à qui ils sont vraiment. « Ce n’est plus la personne qui s’adapte à son logement, c’est le logement qui se plie à sa vie.»
Un appartement pensé dans chaque détail
Les studios, 2 et 3 pièces Mobicap intègrent dès la conception tout ce qui rend la vie fluide, sûre et libre. Rien n’est laissé au hasard :
chaque centimètre, chaque poignée, chaque seuil a été repensé pour que l’autonomie soit totale, naturelle, et surtout invisible.
– Accès libéré : portes automatiques, deux ascenseurs, couloirs larges, barres de maintien, portes palières automatiques
Etsivotrelogementdevenaitenfinvotreallié ?


– Intérieur sur-mesure : portes-fenêtres motorisées, terrasse de plain-pied, cuisine à hauteur ajustée, salle de bain sans ressaut adaptée

– Domotique bienveillante : tout s’ouvre, s’éclaire, se sécurise d’un geste. Invisible, rassurante, jamais intrusive
Un ancrage territorial exigeant, porté par 23 collaborateurs engagés, du sourcing immobilier jusqu’aux demandes les plus spécifiques, avec une réactivité et une chaleur humaine qui font toute la différence.
Appartements adaptés à louer
Pour Seniors et PMR
– Veille 24h/24 : détection de chute, tablette fournie, téléassistance immédiate, tout inclus dans le loyer
– Service à la personne : une agence d’auxiliaires de vie partenaire en rez-de-chaussée si besoin
qui transforme chaque sortie en épreuve, le quotidien se mue peu à peu en combat silencieux, usant, invisible. Fondée en 2019, Mobicap a décidé d’inverser cette logique une bonne fois pour toutes. En six ans seulement, ce sont 24 immeubles entièrement transformés et plus de 1 000 logements adaptés qui ont vu le jour à travers la France avec 200 nouveaux logements attendus d’ici 2027, à Colombes, Orléans, Béziers et Dijon. Un élan ambitieux, soutenu par le fonds d’investissement suédois EQT, qui croit profondément dans la force et la nécessité de ce modèle. Pensé initialement pour les personnes en situation de handicap, afin qu’elles puissent vivre dans un véritable chez-soi, sans compromis ni être stigmatisées, le concept s’est naturellement ouvert aux seniors, dont les besoins convergent souvent. Deux publics, une même aspiration demeurer autonome, rester maître de sa vie, habiter un lieu qui répond à qui l’on est vraiment. « Ce n’est plus la personne qui s’adapte à son logement, c’est le logement qui se plie à sa vie. » Unappartementpensédanschaquedétail Les studios, 2 et 3 pièces Mobicap intègrent dès la conception tout ce qui rend la vie fluide, sûre et libre. Rien n’est laissé au hasard chaque centimètre, chaque poignée, chaque seuil a été repensé pour que l’autonomie soit totale, naturelle, et surtout invisible.
Accès libéré : portes automatiques, deux ascenseurs, couloirs larges, barres de maintien, portes palières automatiques Intérieur sur mesure Porte–fenêtres motorisées, terrasse de plain-pied, cuisine à hauteur ajustée, salle de bain, sans ressaut, adaptée Domotique bienveillante Tout s’ouvre, s’éclaire, se sécurise d’un geste. Invisible, rassurante, jamais intrusive Veille 24 h/24 Détection de chute, tablette fournie, téléassistance immédiate tout inclus dans le loyer Service à la personne Une agence d’auxiliaires de vie partenaire en rez-de-chaussée si besoin Vie de résidence : Deux demi-journées d’activités partagées par semaine (petits déjeuners, jeux, ateliers…), dans la salle commune. Ancrélàoùlaviepulse Chaque résidence Mobicap s’implante délibérément à moins de 10 minutes à pied des commerces, services essentiels et hôpitaux comme au Havre, à Caen, Roubaix, Amiens, Draveil, Agen, Toulouse, Saint-Étienne… Parce que l’inclusion, ce n’est pas seulement un appartement adapté, c’est aussi rester connecté au monde, continuer à flâner, à faire ses courses, vivre au rythme de sa ville. Un ancrage territorial exigeant, porté par 23 collaborateurs engagés du sourcing immobilier jusqu’aux demandes les plus spécifiques, avec une réactivité et une chaleur humaine qui font toute la différence. Découvrezvotrefuturerésidence Les conseillers Mobicap vous accompagnent pour une visite personnalisée. Contactez-les ! 01 87 89 33 96 www.mobicap.fr
– Vie de résidence : deux demi-journées d’activités partagées par semaine (petits-déjeuners, jeux, ateliers…), dans la salle commune
Ancré là où la vie pulse
Chaque résidence Mobicap s’implante délibérément à moins de 10 minutes à pied des commerces, services essentiels et hôpitaux, comme au Havre, à Caen, Roubaix, Amiens, Draveil, Agen, Toulouse, Saint-Étienne…
Parce que l’inclusion, ce n’est pas seulement un appartement adapté, c’est aussi rester connecté au monde, continuer à flâner, à faire ses courses, à vivre au rythme de sa ville.


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chêne de l'est ®
Parquets de fabrication française
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Fabricant de parquets, planchers massifs et contrecollés prêts à la pose.
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Implantée en Lorraine, Chêne de l'Est est une entreprise familiale réputée pour son savoir-faire artisanal dans la fabrication de parquets haut-de-gamme, planchers massifs ou contrecollés prêts-à-poser.
Spécialiste des parquets vieillis, sciés, brossés et structurés, la parqueterie a toujours placé l'innovation au cœur de son développement, en se dotant d'outils toujours plus performants
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Réservé aux professionnels.

Et si la ville de demain était pensée sur le long terme ?
Pour Charles-Henri Montaut, dirigeant d’utb, bâtir la ville de demain ne consiste plus seulement à construire du neuf. Face aux défis climatiques et urbains, l’enjeu est aussi de transformer, entretenir et faire durer l’existant. Une vision portée depuis plus de 90 ans par cette coopérative de référence.

Charles-Henri Montaut
Président-Directeur général, utb
Pendant des décennies, l’avenir urbain s’est confondu avec l’extension des villes et la construction neuve. Si nous devons continuer à bâtir, notamment des logements, un autre défi s’impose désormais : l’essentiel du parc immobilier de 2050 existe déjà. Or, ce patrimoine est encore largement inadapté aux enjeux climatiques.
Rénovation énergétique, adaptation aux fortes chaleurs, amélioration de la qualité de l’air,
gestion de l’eau, maintenance et développement des réseaux : les métiers techniques du bâtiment deviennent des leviers essentiels de résilience urbaine. Depuis plus de 90 ans, utb s’inscrit dans cette exigence. Comme le rappelle Charles-Henri Montaut, bâtir la ville de demain signifie à la fois construire mieux et prendre davantage soin de ce qui existe déjà.
Son organisation en Scop donne à cette ambition une profondeur particulière. Elle permet d’inscrire l’entreprise dans le temps long. Les savoir-faire, notamment manuels, s’y transmettent de génération en génération ; ils ne sont pas seulement conservés, mais enrichis par l’expérience collective. Dans un monde marqué par les crises et l’instabilité, la robustesse de notre modèle d’entreprise, qui accorde de la valeur à la durée, nous donne la capacité de renforcer notre outil commun et d’investir durablement.
La Scop fait également d’utb un acteur profondément ancré dans les territoires. Par ses chantiers, ses emplois et ses compétences, elle contribue à la vitalité locale. Par ses sociétaires, qui font vivre la démocratie au sein de l’entreprise, elle diffuse une culture de responsabilité et de solidarité qui dépasse largement son cadre.
La ville de demain sera belle, sobre, performante et capable de résister aux chocs. Elle aura besoin d’organisations aptes à transmettre, coopérer et durer. C’est à cette condition que l’innovation pourra rester une aventure profondément humaine, au service de l’intérêt collectif.

Océanis Promotion • Brandreport
Le logement, clé de la ville de demain
Florelle Visentin-Klein, Présidente d’Océanis Promotion, s’exprime sur la ville de demain, en défendant une vision de l’urbanisme qui naît de l’observation des mutations sociétales pour adapter le logement à de nouveaux usages et recréer du lien au sein des quartiers.
Florelle Visentin-Klein, défend une vision de la ville centrée sur les usages. Pour elle, la transformation urbaine passe par un habitat plus adaptable, mixte et durable, capable d’accompagner les nouveaux modes de vie.
Florelle Visentin-Klein, à quoi doit ressembler la ville de demain ?
Nous devons recréer une ville bienveillante, pensée par les usages, en rapprochant travail, habitat et loisirs. Les enjeux sont multiples : verdissement pour limiter le réchauffement, reconstruction sur la ville existante et développement de services facilitant le quotidien.
Comment l’habitat peut-il s’adapter concrètement à ces mutations ?
Aujourd’hui, les modes de vie ont profondément évolué : familles monoparentales en hausse, natalité en baisse, télétravail généralisé. L’habitat doit s’adapter. C’est l’enjeu de notre travail
depuis plus de 20 ans, nourri par une veille sur les structures familiales, le numérique et la qualité du logement. Le logement devient la clé de voûte de la ville de demain.

Comment cela se traduit-il dans vos projets immobiliers ?
Nos projets traduisent une conception plus innovante de l’habitat et des services, pensée à l’échelle des quartiers. Ils combinent logements, commerces et parfois hôtellerie
afin de créer de nouvelles dynamiques entre les résidences et leur environnement. Notre savoir-faire repose sur la conception d’espaces et de services associés au logement privatif, qui améliorent concrètement la qualité de vie. C’est particulièrement visible dans les résidences étudiantes Ecla, que nous avons conçues, et qui bousculent depuis plus de 10 ans les codes traditionnels de l’habitat.
Plus récemment, notre projet à Toulouse illustre cette approche : îlot de fraîcheur, station de réparation vélos et boîtes aux lettres connectées participent au quotidien des habitants. Notre objectif reste le même : apporter des réponses concrètes aux défis sociétaux et construire des villes plus humaines, durables et vivantes.

Moins de bruit, moins d’émissions : quand le chantier urbain se réinvente
Directrice commerciale France de Kiloutou, Linda Vila revient sur l’évolution du métier de loueur face aux nouveaux enjeux des chantiers urbains. Matériels bas carbone, réduction du bruit, accompagnement des entreprises : elle explique comment le groupe entend participer à des chantiers plus sobres et plus acceptables en ville.

Linda Vila, dans une ville qui se densifie et se transforme en permanence, comment Kiloutou définit-il aujourd’hui un chantier plus responsable ?
Un chantier responsable, c’est un chantier qui cherche à réduire ses impacts, à chaque étape de son avancée : émissions carbone, nuisances sonores, consommation de ressources, mais aussi l’impact sur les équipes, les riverains...
Un chantier, par nature, transforme un espace. Il génère des flux, du bruit, des contraintes. L’enjeu est donc de mieux l’anticiper, de mieux l’organiser et de mieux l’accompagner.
Chez Kiloutou, nous y contribuons de par notre métier de loueur : favoriser l’usage plutôt que la possession, mutualiser les équipements, mettre le bon matériel à disposition au bon moment et pour le bon usage. Nous y contribuons aussi avec notre gamme iMPAKT de matériels électriques, hybrides ou utilisant des énergies alternatives, qui réduisent les émissions, le bruit et améliorent les conditions de travail.
Kiloutou développe une gamme de matériels électriques et alternatifs. À quels besoins très concrets répond-elle sur les chantiers urbains ? Réduire les émissions n’est pas le seul sujet. Le bruit, les vibrations, les odeurs, la pénibilité pour les opérateurs et l’acceptabilité du chantier par les riverains sont devenus des enjeux majeurs. Un matériel électrique permet de réduire les émissions carbone, mais aussi d’améliorer le bien-être pour ceux qui le réalisent comme pour ceux qui le subissent.
63 % de notre parc de matériels motorisés est bas carbone, ce qui représente 125 000 matériels. L’enjeu est maintenant d’accompagner nos clients à intégrer ces solutions dans leurs usages quotidiens.
La transition vers des matériels moins émetteurs suppose aussi de changer les habitudes des entreprises. Quels freins observez-vous chez vos clients ?
Le premier frein, c’est souvent le prix. Mais il y a aussi les croyances sur la puissance, l’autonomie, la charge. Or, sur le terrain, on voit que beaucoup de freins tombent dès lors que le matériel est bien choisi et bien utilisé. Les opérateurs sont souvent surpris par le confort d’utilisation, le silence, la précision et la performance des matériels électriques. La clé, c’est de partir du bon usage. De quel matériel a-t-on réellement besoin ? Pour quelle tâche ? Pendant combien de temps ? Avec quelles contraintes d’accès, d’énergie, de sécurité, de bruit ou de coactivité ? Notre rôle de loueur évolue fortement vers le conseil et la pédagogie.
Comment mesurez-vous concrètement l’impact de ces nouvelles solutions ?
Il y a d’abord l’impact environnemental : réduction des émissions, meilleure utilisation des matériels, recours à des solutions électriques, hybrides ou alternatives. Chez Kiloutou, nous avons pris des engagements forts : réduire de 42 % nos émissions directes et de 25 % nos émissions indirectes liées à la fabrication et à l’utilisation de nos matériels par nos clients.
Il y a aussi un impact sur le bruit. Par exemple, nous avons comparé une mini-pelle thermique et son équivalente électrique : la version thermique génère 93 décibels, contre 84 décibels pour l’électrique. 9 décibels d’écart, cela correspond à une sensation de bruit quasiment divisée par deux. Sur un chantier urbain, cela change beaucoup de choses : pour les équipes sur place, et les riverains.
En tant que loueur, Kiloutou n’est pas seulement fournisseur de matériel. Quel rôle pouvez-vous jouer pour aider les entreprises à concevoir des chantiers plus sobres et plus acceptables ?
Notre rôle, c’est d’aider nos clients à passer d’une logique de disponibilité du matériel à une logique d’usage. Cela suppose de regarder le coût total de possession, et pas seulement le prix d’achat : l’énergie, la maintenance, mais aussi des éléments plus difficiles à valoriser la réduction des émissions, la baisse du bruit, l’amélioration des conditions de travail, la sécurité ou encore l’acceptabilité du chantier.
C’est là que notre proximité terrain est importante. Nous connaissons les usages, les contraintes des clients et les réalités opérationnelles des chantiers.
Kiloutou participe au groupe de travail Paris&Co « Chantiers durables et apaisés ». Quels enseignements concrets en tirez-vous ?
Ce groupe de travail a été très riche parce qu’il a réuni des acteurs complémentaires : entreprises, équipementiers, bureaux d’études, collectivités, institutionnels. Et c’est indispensable, car aucun acteur ne peut, seul, transformer les pratiques de chantier. Ce que je retiens, c’est que les solutions existent déjà. Ce travail collectif fait écho à notre conviction : un chantier apaisé n’est pas un chantier moins performant. C’est une autre manière de créer de la performance : plus durable, plus humaine, plus collective.
Travailler la ville de demain, cela se pense aujourd’hui. Et cela commence par une volonté commune d’agir, parce que les solutions existent déjà.
Plus d’informations sur www.kiloutou.fr

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Se différencier par l’innovation
Fondée en 2009 par une famille d’industriels alsaciens, Voltec Solar s’est imposée, en seize ans, comme un acteur incontournable de l’énergie solaire en France. Implantée au cœur d’une commune de 1500 habitants, son usine a déjà produit plus de 3 millions de panneaux solaires, soit l’équivalent de plus de 1 GW de puissance installée.
Avec une centaine de collaborateurs, dont 80 % travaillent en équipes sur la ligne de production, l’entreprise poursuit son développement dans un environnement concurrentiel particulièrement exigeant. Sa force est de s’appuyer sur son ancrage local pour innover au plus près des attentes de ses clients.
Ces clients sont aussi bien des particuliers, sensibles à l’origine française des produits, à leur esthétique et aux garanties proposées, que des collectivités territoriales soucieuses de soutenir l’industrie locale, ou encore des entreprises pour lesquelles le choix d’une fabrication française a du sens. Tous partagent un même objectif : la maîtrise de leur consommation d’électricité et le contrôle de leurs dépenses énergétiques.
Une dynamique d’innovation portée par des usages concrets Rien qu’en 2025, trois nouveaux produits majeurs ont été lancés.
Depuis le 1er octobre 2025, les particuliers peuvent bénéficier d’un taux de TVA réduit à 5,5 % pour l’installation de panneaux solaires, représentant une économie moyenne d’environ 2000 euros. Cette mesure est conditionnée au respect d’exigences environnementales strictes dans la fabrication des panneaux. Voltec Solar a été le premier fabricant à rendre ses clients éligibles à ce dispositif, grâce à son engagement en faveur de la réduction de son empreinte carbone. Un engagement qui passe notamment par le recours massif à des composants et procédés
français ou européens : un choix bénéfique à la fois pour la planète et pour l’emploi local.
Face à l’intensification des épisodes de grêle liés au dérèglement climatique, et alors que ses panneaux solaires sont garantis 30 ans, Voltec Solar a développé le panneau solaire le plus résistant au monde. Il s’agit du seul produit du marché bénéficiant d’une garantie spécifique contre les dommages liés à la grêle. Sa particularité : allier robustesse et légèreté, avec un poids inférieur à 25 kg, soit en dessous de la moyenne du marché.
L’intégration paysagère constitue également un enjeu majeur pour le développement des énergies renouvelables. En partenariat avec les Architectes des Bâtiments de France du Bas-Rhin, Voltec Solar a conçu le panneau coloré le plus puissant du marché. Cette innovation permet de rendre rentables des projets situés en zones classées, où les contraintes architecturales sont particulièrement fortes.
Vers la prochaine génération de panneaux solaires
L’année 2026 s’annonce tout aussi ambitieuse. Dès le mois de juin, l’entreprise prévoit de commercialiser les panneaux solaires les plus puissants du marché, grâce à une géométrie innovante permettant de gagner 10 watts supplémentaires par module.
D’ici la fin de l’année, un nouveau panneau spécifiquement pensé pour l’autoconsommation viendra compléter la gamme. Il permettra de produire jusqu’à
30 % d’énergie supplémentaire en hiver, tout en améliorant la production le matin et le soir. L’objectif est de mieux répartir la production d’énergie sur l’année et au cours de la journée, sans recourir à des solutions de trackers ou de stockage, qui sont naturellement plus coûteuses.
Si l’entreprise se distingue déjà par sa capacité d’innovation, ses ambitions vont encore plus loin. En partenariat avec l’IPVF (Institut Photovoltaïque d’Île-de-France), Voltec Solar travaille à la création de la giga-usine de demain, reposant sur une technologie tandem capable d’augmenter la puissance des panneaux de 30 %.
L’objectif est de rester à la pointe de l’innovation et de figurer parmi les premiers industriels à maîtriser cette technologie, appelée à devenir dominante à l’horizon 2030. Leader européen, l’IPVF dispose déjà de la première ligne pilote industrielle dédiée au dépôt de pérovskite sur verre, installée au début de l’année 2026. Voltec Solar prépare désormais l’étape suivante, c’est-à-dire le financement d’une nouvelle usine, qui pourrait voir le jour à proximité de son site historique en Alsace.
Plus d’informations sur www.voltec-solar.com

Réemploi de l’acier : la fin du tout-neuf ?
Et si les bâtiments de demain étaient construits à partir de structures déjà existantes ? Porté par les différents enjeux de transition, le réemploi de l’acier s’impose progressivement comme une alternative crédible au tout-neuf. Une dynamique que le CTICM contribue aujourd’hui à structurer à grande échelle.

Longtemps, dans le bâtiment, la logique était simple : démolir, refondre, reconstruire. Aujourd’hui, une autre voie émerge : celle du réemploi. Lorsqu’un bâtiment en acier arrive en fin de vie, une partie de sa structure peut être démontée, contrôlée puis réutilisée dans un nouveau projet. Un levier puissant pour réduire l’empreinte carbone du
secteur : là où un acier neuf émet 1,67 kg équivalent CO2 par kilo produit, l’acier de réemploi affiche un impact quasi nul. Pour accélérer cette dynamique, le CTICM a créé l’écosystème www.metalreemploi. com : une plateforme numérique de mise en relation entre vendeurs et acheteurs, un réseau d’entreprises partenaires en région, ainsi qu’un système de certification assisté d’un laboratoire mobile pour les nouveaux métiers du réemploi. Le CTICM a également élaboré des recommandations professionnelles reconnues par les acteurs de la construction et de l’assurance, afin de sécuriser l’utilisation de l’acier de réemploi dans les projets. Au-delà de l’enjeu environnemental, le réemploi répond aussi à une préoccupation croissante : sécuriser les ressources et
relocaliser les approvisionnements. Et si le bâtiment du futur commençait finalement par les matériaux du passé ?
Plus d’informations sur metalreemploi.com





Le verre, matériau clé de la ville durable
À la tête de Riou Glass depuis 2022, Christine Riou Feron incarne la deuxième génération d’une ETI familiale devenue l’un des leaders français du verre plat. Elle revient sur les enjeux d’un matériau désormais essentiel à la transition énergétique et à l’évolution du cadre de vie.

Christine Riou Feron Présidente, Riou Glass
Christine Riou Feron, avant d’évoquer
Riou Glass, pouvez-vous vous présenter et nous expliquer quel est votre rôle au sein de l’entreprise ?
Je représente la deuxième génération de Riou Glass, aux côtés de mon frère Nicolas, administrateur. Créée en 1979 par nos parents, notre entreprise familiale est devenue une ETI reconnue. J’ai pris la présidence en 2022. Mon rôle est de définir les orientations du groupe tout en préservant nos valeurs : innovation, excellence industrielle, proximité client et engagement des équipes.
Comment résumeriez-vous l’évolution de l’entreprise depuis sa création en 1979 ?
Riou Glass est le premier groupe indépendant français du verre plat. D’acteur régional, nous avons grandi par acquisitions successives. Nous sommes aujourd’hui présents sur tout le territoire et implantés en Espagne et en Belgique.
Riou Glass est désormais détenue en partie par ses salariés. Pourquoi avoir fait ce choix et qu’est-ce que cela change au quotidien ?
La réussite d’une entreprise industrielle repose sur l’engagement de celles et ceux qui la font vivre. Ouvrir le capital à nos 1000 collaborateurs, c’est reconnaître leur contribution et leur permettre d’être pleinement acteurs de l’entreprise. Cela renforce la cohésion et une culture de responsabilité partagée.
Le verre est un matériau que l’on remarque peu, alors qu’il est omniprésent dans notre quotidien. Comment votre métier a-t-il évolué ces dernières années ?
Le vitrage n’est plus un simple élément de
fenêtre : il est devenu un composant technique du bâtiment. Les attentes ont évolué avec les réglementations et la recherche de confort. Nous développons des vitrages qui améliorent l’isolation, limitent les surchauffes, réduisent les nuisances sonores ou renforcent la sécurité. Le verre contribue désormais directement à la qualité des espaces de vie.
Lorsque vous concevez un vitrage aujourd’hui, quels sont les besoins prioritaires de vos clients ?
Ils recherchent des solutions qui réduisent les consommations tout en améliorant le confort. La lumière naturelle, l’acoustique et la stabilité thermique sont devenues des critères majeurs. L’impact environnemental des matériaux compte également de plus en plus dans les choix.
Le secteur du bâtiment est confronté à d’importants défis énergétiques. Quel rôle le vitrage peut-il jouer dans la réduction de la consommation des bâtiments ?
Un vitrage performant limite les pertes de chaleur, contrôle les apports solaires et réduit les besoins en éclairage. Bien conçu, il devient un véritable outil de gestion énergétique et contribue directement à la baisse des consommations.
À quoi ressemblera selon vous la ville de demain et quelle place y occupera le verre ?
La ville devra accueillir davantage d’habitants tout en réduisant son impact environnemental. Le verre y jouera un rôle essentiel : il permet d’apporter de la lumière dans des environnements plus denses, d’améliorer les performances des bâtiments et de créer des espaces plus ouverts et plus agréables à vivre.
Riou Glass est également engagé dans l’économie circulaire, notamment avec l’initiative MENREC. Pourquoi le recyclage et le réemploi sont-ils devenus des enjeux stratégiques ?
La transition environnementale passe aussi par une meilleure gestion des ressources. Le verre est recyclable à l’infini, ce qui en
fait un matériau clé de l’économie circulaire. Avec MENREC, nous structurons des filières de collecte et de recyclage du verre de bâtiment pour réduire l’usage des matières premières et accompagner la filière vers des pratiques plus durables.
Pouvez-vous nous présenter Riou Glass à travers quelques chiffres clés ?
Riou Glass, c’est plus de 45 ans d’existence, 15 sites en France et près de 1000 collaborateurs. Chaque année, nous transformons 100 000 tonnes de verre pour les marchés de la construction, de la rénovation et de l’aménagement.
Quels sont les grands défis et les ambitions de Riou Glass pour les dix prochaines années ?
Notre ambition est de poursuivre notre développement tout en accélérant notre contribution à la construction durable. Nos priorités : innovation, décarbonation, économie circulaire, performance des produits et attractivité des métiers. Nous voulons consolider un modèle industriel responsable et tourné vers le long terme.
Si vous deviez convaincre un élu ou un promoteur immobilier que le verre est un matériau clé de la ville de demain, quel serait votre principal argument ?
Le verre répond simultanément à des enjeux énergétiques, environnementaux et de qualité de vie. Rénover le parc immobilier français avec des vitrages performants permettrait d’économiser 44,7 milliards de kWh par an, soit l’équivalent de deux centrales nucléaires. Peu de matériaux peuvent en dire autant !






