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Focus Luxe & Art de Vivre

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Luxe & Art de vivre

U N S U P P LÉM EN T T H ÉM AT I Q U E D E S M A R T M ED I A

Novembre ’26

Maison Cartier

À travers ses nouvelles créations joaillières, la faune sauvage se réinvente en créatures précieuses, entre héritage, instinct et savoir-faire. Mettez en valeur votre identité suisse avec l’extension Internet .swiss www.nic.swiss

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Éditorial

focus.swiss

Contenu.

Constance Sarper-de Gorski

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Le luxe, une affaire de cœur

l fut un temps où le luxe se reconnaissait au premier regard : une adresse, un nom, un logo. Ces signes existent toujours. Mais dans un monde où tout s’obtient en un clic, où les images défilent sans fin sur les réseaux sociaux et où les mêmes objets peuplent les vitrines de Paris à Shanghai, quelque chose a changé en nous. Nous ne cherchons plus tant ce que les autres reconnaissent que ce qui nous ressemble. L’objet rare. Celui qui nous émeut. Car pourquoi posséder le même sac, le même intérieur, la même œuvre que des milliers d’autres ? Il y a un plaisir particulier à savoir qu’un objet a été pensé pour soi, découvert sur un coup de cœur, qu’il porte une histoire et qu’on ne le croisera nulle part ailleurs. Sa valeur ne tient plus seulement à son prix ou à sa signature. Elle tient au lien qui se tisse entre lui et nous. Et derrière cet objet, il y a presque toujours une main. Celle d’un artisan qui connaît sa matière, dont les gestes ont été transmis, répétés, affinés au fil des générations. Ce savoir-faire ne s’apprend pas en quelques semaines, et il ne se reproduit jamais tout à fait à l’identique. Une nuance, une infime imperfection, et la pièce devient unique. C’est peut-être cela, au fond, que l’on aime dans ces objets : le temps qu’ils renferment.

plus tard. L’art de vivre ne se savoure jamais seul. Il prend tout son sens dans le partage. Un moment ne vaut que par l’émotion qu’il fait naître, le souvenir qu’il laisse, le regard qu’il illumine.

Le luxe le plus abouti est intime. Il naît d’une conversation entre celui qui crée et celui qui choisit. On y parle d’une envie, d’une couleur, d’une matière, parfois d’un souvenir. La pièce sur-mesure n’obéit à aucune tendance et ne cherche à plaire à personne d’autre qu’à celui ou celle qui l’acquerra. Elle devient le prolongement d’une identité. Cette liberté-là est devenue précieuse. Choisir ce que l’on porte, ce dont on s’entoure, la manière dont on vit ses heures. Ralentir. Prendre le temps de regarder, d’hésiter, d’échanger avec celui qui façonne plutôt que de cliquer sur un écran. Et retrouver ce plaisir oublié : savoir attendre ce que l’on désire. Mais le luxe ne se résume pas aux objets. Il se cache souvent dans les choses les plus simples : un dîner gourmet, une bouteille que l’on ouvre pour une occasion, un voyage inoubliable, une expérience dont on parle encore des années

Le véritable luxe, finalement, est immatériel : on ne peut ni le fabriquer en série ni se faire livrer le lendemain : le temps que quelqu’un nous offre, une amitié qui traverse les années, la tendresse de ceux que l’on aime, la liberté de choisir sa vie et ceux avec qui la partager. Les belles choses ont leur place, bien sûr. Mais elles ne prennent toute leur dimension que lorsqu’elles nous rappellent un visage, un lieu, une émotion.

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Luxe

d’intérieur Interview:

Maison Cartier L’excellence à table

Focus Luxe & Art de vivre. Chef de projet Nathan Joulin Directeur d’argence Cyrille Daverdisse Directeur des ventes Thibaut Mochel Directrice du contenu Romandie Marie Geyer Graphistes Morgane Pedroletti, Marie Geyer Journalistes Océane Kasonia, Léa Stocky, Maévane Mas, Marc-Antoine Guet, SMA Image de couverture màd Canal de distribution PME

Le luxe est une aventure humaine. Loin des modes qui passent, il nous réapprend à vivre de manière plus authentique, et nous laisse rêver d’un autre monde où la beauté est sincère et où le temps, enfin, se suspend. Les pages qui suivent racontent ces objets et ceux qui les imaginent. Mais surtout les histoires qu’ils portent, les gestes qui perdurent et les rencontres qui leur donnent un sens. Où le rêve devient réalité. Texte Constance Sarper-de Gorski, CEO & Designer Benoît de Gorski

Impression Walstead

Smart Media Agency SA. Gerbergasse 5, 8001 Zürich, Suisse Tél +41 44 258 86 00 info@smartmediaagency.ch redactionFR@smartmediaagency.ch focus.swiss

Bonne lecture ! Nathan Joulin Project Manager

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Musée des Sciences de la Terre Avenue de la Gare 6, 1920 Martigny

©Thomas Masotti

La Magie des Alpes, révélée dans un lieu d’exception Ouvert les mardi, mercredi, jeudi et week-end de 13h30 à 17h

+41 27 723 12 12 www.sciencesdelaterre.ch


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4 Brandreport • Pradoren

#focusluxe&artdevivre

Le savoir-faire en mouvement

Depuis 2014, Pradoren façonne son expertise joaillière à La Neuveville. Né de la rencontre entre savoir-faire parisien et précision suisse, l’atelier accompagne aujourd’hui de grandes maisons, de la conception 3D au sertissage. Une croissance portée par la transmission et l’innovation. L’aventure commence avec une personne. Onze ans plus tard, l’atelier compte 25 collaborateurs. Pradoren a développé ses compétences, formé de jeunes professionnels et gagné la confiance de grandes maisons.

E

n 2014, Hakim Allou arrive de Paris avec une idée : créer en Suisse un atelier de joaillerie en s’appuyant sur les compétences de la région horlogère. « Combiner le savoir-faire de la joaillerie qu’on a pu connaître à Paris avec le savoir-faire qui existe déjà dans la région », résume le directeur de Pradoren.

Une maîtrise de A à Z D’abord spécialisée dans le service aprèsvente, l’entreprise a progressivement intégré la fonte du métal, le développement 3D et les différentes étapes de fabrication. Du dessin à la modélisation, des prototypes à la fonte, puis à l’assemblage, au polissage et au sertissage, l’atelier maîtrise aujourd’hui l’ensemble du processus. « On est extrêmement complet », souligne Hakim Allou. Cette expertise s’exprime notamment dans les pièces aux formes organiques, dont les animaux de joaillerie sont devenus une spécialité.

La précision comme signature Le sertissage illustre cette exigence : sur certaines pièces complexes, un artisan peut consacrer jusqu’à 250 heures à son travail. Formes irrégulières, pierres de couleur et exigences des grandes marques demandent patience et maîtrise technique. À l’artisanat s’ajoutent des outils technologiques, de l’impression 3D aux systèmes de traçabilité. Le sourcing international des pierres, notamment via l’atelier lapidaire de Bangkok, répond lui aussi à des procédures de contrôle.

Derrière la technologie, elle entend préserver son identité : « C’est un métier d’art », rappelle Hakim Allou. La transmission reste au cœur du projet, notamment avec l’accueil de jeunes apprentis. Demain, Pradoren ambitionne de faire rayonner ce savoirfaire suisse auprès de nouvelles maisons. Plus d’informations sur www.pradoren.com

Préparer la prochaine étape Pradoren rénove actuellement un nouveau bâtiment pour augmenter sa capacité de production et améliorer ses performances environnementales. L’entreprise souhaite aussi associer son expertise traditionnelle à l’usinage.

Brandreport • Dwiss

Donner au temps une autre allure

Quinze ans déjà. Depuis sa création en 2011 par le designer Rafael Simoes Miranda, Dwiss poursuit une ambition singulière : repenser la manière de lire et de porter le temps. Une philosophie résumée par la signature de la maison : « Any watch can tell time. We tell it differently. »

Rafael Simoes Miranda Designer & fondateur, Dwiss

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errière Dwiss, il y a avant tout un créateur qui revendique sa liberté. Rafael Simoes Miranda travaille seul, de la conception au développement de ses garde-temps. « Je suis plus libre. Si je travaillais avec une équipe plus grande, ce serait plus difficile. » Une indépendance qui lui permet d’explorer des formes et des mécanismes différents, sans chercher à reproduire les codes établis. Créer plutôt que reproduire Cette volonté se retrouve dans la S1 Wandering Hours, dont l’affichage s’inspire du mouvement des astres. Deux disques font voyager les

chiffres des heures sur la partie supérieure du cadran, l’heure en cours venant pointer vers l’échelle des minutes, tandis que les secondes s’affichent au centre. Pour Rafael Simoes Miranda, l’innovation repose aussi sur la capacité à maîtriser la technique : « Il faut avoir le savoir-faire technique pour créer quelque chose d’innovant à partir de ce qui existe. » Chez Dwiss, chaque collection est produite en quantité limitée et n’est jamais rééditée. Une démarche intimement liée au plaisir de créer : « La meilleure partie pour moi, c’est le design, ce n’est pas de le vendre. Ce que j’aime le plus, c’est créer. », exprime le designer horloger. Une philosophie qui donne également une place particulière aux collectionneurs, dont les retours peuvent nourrir le processus créatif. Pour célébrer ses quinze ans, Dwiss dévoile aujourd’hui deux

nouvelles déclinaisons de la S1 : un orange inspiré du soleil et une version argentée. Une nouvelle étape dans une aventure que son fondateur imagine déjà au-delà des prochaines collections.

Écrire la suite de l’histoire Son ambition ? Développer ses propres mouvements pour gagner encore en liberté créative. Un projet pour lequel Rafael Simoes Miranda est aujourd’hui à la recherche d’investisseurs, afin de donner à DWISS les moyens de concevoir ses propres calibres, de A à Z. Les références se succèdent déjà : S1, M1, M2, M3… et le designer entend poursuivre cette exploration aussi longtemps que possible, avec une ambition qu’il résume avec humour : « J’aimerais faire tout l’alphabet avant de mourir. » Texte Océane Kasonia Plus d’informations sur www.dwiss.com

Pour ses 15 ans, DWISS dévoile une édition anniversaire limitée, et déclinée en deux modèles : Argent et Orange.


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ArtyA Genève • Brandreport 5

Une sculpture mécanique en mouvement perpétuel Pour la première fois dans l’histoire de l’horlogerie, deux tourbillons inclinés, les Cônillons, battent face à face au sein d’un même mouvement, à midi et 6h, dans une architecture où aucun axe, ni celui du balancier, ni celui de la cage, ni celui de l’ancre, n’est parallèle au Cônillon qui lui fait face. Là où un tourbillon classique ne compense la gravité que dans une position, le Cônillon, dont le balancier décrit une trajectoire conique, en multiplie le nombre. En réunir deux, c’est couvrir chaque orientation que prend la montre au poignet. toutes les 30 secondes, servie par un spectacle sans équivalent, deux cages inclinées en rotation perpétuelle, visibles simultanément, vivantes sous le cadran.

A

u cœur de l’architecture, un différentiel répartit l’énergie du barillet à parts strictement égales entre les deux régulateurs et réalise la moyenne cinématique de leurs marches. Leur éloignement à 12h et 6h, jamais exploité jusqu’ici, fait de cette moyenne une mesure prise entre deux points opposés du cadran, et non voisins. Le résultat : une chronométrie lissée à 360 degrés

La filiation est savante. Le double tourbillon incliné prolonge l’expertise d’Eric Coudray, père du gyrotourbillon, quand le Cônillon puise son origine dans les recherches d’Andrew Holden Potter vers 1860. Le moteur Complexity réunit 287 composants et 44 rubis, développé par ArtyA et amené à la vie avec Purtec. Son principe repose sur un axe incliné qui décrit une trajectoire conique, entraînant la cage dans une succession de positions variées et exposant le balancier à toutes les orientations face à la gravité, corrigeant son influence de manière plus complète qu’un tourbillon conventionnel. Le boîtier, une leçon de saphir Pionnière de l’usinage du saphir depuis plus de onze ans, ArtyA a façonné pour la Complexity un boîtier entièrement taillé dans

le saphir, dureté 9 sur l’échelle de Mohs, au terme de 80 heures d’usinage diamanté et 80 heures de polissage. Sa carrure triple-concave et ses deux dômes optiques, polis aux tolérances d’une lentille, transforment le saphir en loupe naturelle et donnent aux cages une profondeur que rien ne distrait. ArtyA a déposé un procédé de sourçage du saphir unique dénommé ArtyA Absolute Sapphire©, qui impose une pureté absolue, sans inclusion, à l’image des plus beaux diamants. L’édition métiers d’art, la main poussée à l’extrême Chaque décor y est exécuté à la main. Tous les anglages sont polis main, les flancs étirés au cabron. Les surfaces hautes sont grenaillées à la main, les surfaces basses travaillées en relief, jusqu’au martelage manuel des plans inférieurs sur les ponts de barillet et de différentiel. Les noyures de la platine sont perlées main pour révéler la complexité du différentiel, que le pont de

moyenne expose davantage par une moulure polie. Une plaquette numérotée, gravée et anglée main en traits tirés, signe la pièce. Le cadran est intégralement gravé main, type griffure, sur un fond finement sablé, pour une texture et une profondeur qui brisent la lumière à chaque arête. Les index sont sablés et polis main, leur face sablée s’effaçant pour ne rien retirer au jeu de la gravure. Du mouvement au cadran, l’ensemble est rhodié noir, pour une cohérence chromatique absolue. La Maison ArtyA Genève Fondée à Genève en 2009 par Yvan Arpa, ArtyA est une manufacture horlogère avantgardiste reconnue mondialement pour ses concepts disruptifs, ses boîtiers en saphir et ses cadrans façonnés comme de véritables œuvres d’art contemporain. Ses créations sont à retrouver dans leur showroom, au 22 rue Neuve-du-Molard, à Genève. ArtyA Complexity métiers d‘art Édition limitée, 9 exemplaires numérotés Le tourbillon, à son aboutissement. Double Cônillon incliné 12h/6h à différentiel Boîtier saphir ArtyA Genève


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Luxe d’intérieur

focus.swiss

Le raffinement discret d’un intérieur sur mesure

Dans un intérieur, le raffinement le plus juste est souvent celui que l’on remarque le moins. Il ne cherche ni à impressionner ni à se faire reconnaître. Il se perçoit dans la justesse des proportions, la qualité d’une matière sous la main, la douceur d’une lumière, une circulation qui va de soi. Depuis plus de vingt-cinq ans, Martine Tomé cultive cette retenue dans les intérieurs qu’elle conçoit : le sentiment d’être bien, sans toujours savoir pourquoi.

Martine Tomé Fondatrice de CDD Genève – Martine Tomé

U

n intérieur haut de gamme ne se copie pas, et il ne s’affiche pas. Chaque projet commence par une écoute attentive : comprendre comment les gens vivent, travaillent et reçoivent. L’élégance ne se conçoit pas au détriment du confort. Elle naît de choix équilibrés, adaptés à une personne et à un lieu, plutôt que d’effets destinés à être vus. C’est pourquoi deux intérieurs ne se ressemblent jamais. L’analyse architecturale, première étape Un projet débute toujours par

une analyse architecturale : lecture des volumes, compréhension des circulations, identification de ce qui peut évoluer. Déplacer un escalier, redéfinir un parcours, ouvrir une cuisine ou décloisonner des espaces sont des interventions qui déterminent la manière dont on vit un lieu. Les vues 3D, présentées en complément des plans et des élévations, permettent de se projeter. Le suivi se poursuit jusqu’à la réception finale, afin de respecter l’intention de départ. L’objectif est simple : des espaces à la lecture claire, où rien n’est superflu. Des matériaux sélectionnés, puis adaptés Le choix des matériaux vient ensuite. Noyer, chêne clair, pierre, marbre, laiton ou bronze : le bois, la pierre et le métal forment la base de la palette. Leur qualité se juge au toucher, à la patine et à la finition, et l’expérience est sensorielle

autant que visuelle. Travaillés par des artisans, souvent locaux, ces matériaux prennent dans chaque projet un caractère qui lui est propre. La lumière et le détail, ce qui fait la cohérence La lumière n’est pas un simple accessoire. Un plafond aux courbes douces, une rampe d’escalier éclairée ou une onde lumineuse traversant un espace structurent les volumes et installent une atmosphère, sans jamais attirer l’attention sur la source. Il en va de même pour le détail : un garde-corps, une niche, une poignée. Isolés, ces éléments passent inaperçus. Ensemble, ils donnent au projet son unité. Décoration et mobilier sur mesure La décoration suit la même logique : elle reflète le style de chaque client et répond à ses attentes, plutôt

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CDD GENÈVE - MARTINE TOMÉ DESIGN & ARCHITECTURE D’INTÉRIEUR

que d’imposer un parti pris. Le design sur mesure prend toute sa place à cette étape, et rend le projet d’autant plus précis et personnel. Canapé, bibliothèque, console, chevet ou tapis : chaque pièce est dessinée pour le lieu qu’elle habitera, en cohérence avec l’ensemble. Le meuble ne décore pas l’espace, il en fait pleinement partie. Un raffinement qui s’inscrit dans la durée Un intérieur réussi ne suit pas une tendance, il reste pertinent avec le temps. Cela suppose méthode, rigueur et savoir-faire maîtrisés, de la conception jusqu’au chantier. La question n’est pas de savoir ce qui est à la mode, mais ce qui conviendra encore à ceux qui y vivront dans dix ou vingt ans. C’est souvent dans cette discrétion que se reconnaît un intérieur abouti. Texte Martine Tomé


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Maison Kawa • Brandreport 7

Le parti pris de l’équilibre

C’est lors d’une expérience professionnelle aux États-Unis au sein d’une entreprise de design hôtelier qu’Alix Muller Luthi a une révélation : c’est vers l’architecture d’intérieur qu’elle souhaite se tourner. Aujourd’hui à la tête de Maison Kawa, elle y développe sa propre vision des espaces, entre élégance, créativité et expertise. d’architecture d’intérieur axée sur le luxe et le haut de gamme, que j’étais appelée à reprendre. J’ai finalement choisi de suivre ma propre voie et de fonder Maison Kawa. Je souhaitais créer une agence qui me ressemble, en tirant profit de toutes mes expériences : l’esprit entrepreneurial de l’EHL, ma créativité et mon sens de l’esthétique.

Alix Muller Luthi Fondatrice, Maison Kawa

Alix Muller Luthi, comment est née Maison Kawa ? J’ai commencé mon parcours à l’École hôtelière de Lausanne. À la fin de mon cursus, une expérience au sein d’une entreprise de design hôtelier aux États-Unis m’a fait découvrir à quel point le design participe à l’expérience d’un lieu. J’ai alors choisi de compléter mon parcours par un bachelor en architecture d’intérieur à Paris.De retour à Genève, ma ville natale, j’ai travaillé pendant sept ans au sein de Dupin 1820, une agence

Quelle vision de l’habitat guide votre travail ? L’intérieur d’une maison ou d’un appartement reflète toujours quelque chose de ceux qui y vivent. Maison Kawa a une identité et un regard, mais pas un style figé que nous reproduisons d’un projet à l’autre. Notre fil conducteur est la recherche de cohérence et d’harmonie : l’équilibre des volumes, le travail des matières et de la lumière, le sens du détail et notre attachement aux savoir-faire et à l’artisanat. Nous adaptons ensuite

cette sensibilité à la personnalité de nos clients, à leur mode de vie et à l’atmosphère qu’ils recherchent. Pouvez-vous nous parler de vos prochains projets ? Nous commencerons bientôt la rénovation de tout l’intérieur d’un duplex, un projet pour lequel nos clients, qui ne résident pas à Genève, nous font entièrement confiance. Une de nos clientes a aussi fait appel à nous pour repenser entièrement les espaces de deux maisons réunies en une seule propriété. Nous développons également plusieurs projets professionnels, notamment des bureaux pour des entreprises à forte identité, où l’architecture intérieure participe pleinement à leur image, ainsi que de nouveaux projets dans le secteur hôtelier. Enfin, Maison Kawa déménage à la place du Molard 4, au centre-ville de

Genève. Nous sommes très heureux de pouvoir accueillir nos clients dans nos nouveaux bureaux, que nous allons redessiner à l’image de l’agence. Interview Léa Stocky Plus d’informations sur maisonkawa.ch

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www.wider-sa.ch MONTREUX | BUSSIGNY | GENÈVE | CRANS-MONTANA Découvrez nos showroom à Bussigny et Crans-Montana


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Brandreport • Mirco Milesi

#focusluxe&artdevivre

Quand le bijou devient sculpture

Formé à la Vallée de Joux, Mirco Milesi cultive depuis 2008 une joaillerie libre et singulière. Dans son atelier-boutique lausannois, le bijou se façonne sans croquis préalable, au gré de la matière, des pierres et de l’intuition. Une approche artisanale qui revendique autant la précision du geste que la liberté de créer.

Mirco Milesi Bijoutier-créateur

N

é au cœur de la Vallée de Joux, berceau de la haute horlogerie, Mirco Milesi aurait pu naturellement suivre le même destin que ses parents, engagés dans l’horlogerie. Mais la technique pure ne suffit pas à satisfaire son tempérament créatif. Il choisit alors la formation de bijoutier-joaillier à l’École technique de la Vallée de Joux. Son apprentissage lui ouvre notamment les portes d’Audemars Piguet, où il découvre les exigences de la haute joaillerie et forge une rigueur qui ne le quittera plus.

En 2008, il se lance pourtant à son compte. « J’avais ce besoin d’indépendance qui me collait à la peau », raconte-t-il. Une soif de liberté qui se traduit aussi dans son approche artistique. En 2020, il installe son atelier-boutique au Flon, avec une volonté claire : casser les codes de la bijouterie traditionnelle. Ici, le public peut voir le créateur travailler et découvrir les étapes de fabrication. « Il est important pour moi de cultiver cette relation de proximité avec la clientèle.» L’instinct comme méthode À l’atelier-boutique Mirco Milesi, la création commence rarement par un dessin. Une pierre, une forme, une architecture ou simplement une sensation peuvent devenir le point de départ d’une pièce. « Je commence par visualiser le bijou dans mon esprit et je vais directement dans la matière », explique-t-il.

Cette approche instinctive donne naissance à des pièces qu’il décrit volontiers comme des « bijoux sculptures ». Son univers joue avec les volumes, les contrastes et les formes, tout en laissant une place essentielle à l’imprévu. Une tourmaline indigolite, traversée de fissures évoquant pour lui les profondeurs de l’océan, lui a ainsi inspiré une création semblable à une forêt d’algues sous-marines.

La créativité de l’atelier ne se limite pas aux nouvelles collections. Le joaillier transforme, répare et remet à neuf des bijoux existants, tout en créant des pièces sur mesure. Une façon de faire vivre le bijou autrement, sans renoncer à l’exigence du savoir-faire. En 2024, son univers l’a également conduit jusqu’à la Milano Jewelry Week, où ses créations ont retenu l’attention du jury. Une première ouverture internationale qui nourrit aujourd’hui son envie de développer son activité au-delà de la Suisse. Texte Océane Kasonia Plus d’informations sur www.mircomilesi.ch

Brandreport • Marael

Le sur-mesure comme signature Et si l’élégance commençait par une rencontre ? Un tissu choisi pour sa douceur, une coupe dessinée pour une silhouette, une veste qui tombe juste et révèle, sans jamais déguiser. Chez Marael, le sur-mesure se veut avant tout personnel.

Sara Isceri Fondatrice de Marael

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ondée il y a un an par Sara Isceri, Marael propose des vêtements sur mesure pour femmes et hommes. Ayant travaillé toute sa vie professionelle dans la mode, dont plus de dix ans dans le sur-mesure, la spécialiste accompagne ses clients

depuis son showroom de Neuchâtel, mais aussi directement dans leurs bureaux. Elle se déplace régulièrement à Lausanne, Genève et dans les cantons voisins, afin de proposer un service pensé pour une clientèle professionnelle au rythme soutenu. Sara, qu’est-ce qui vous a amenée à créer Marael ? C’était toujours mon rêve de créer ma propre marque e sociétée. Je connais l’univers du sur-mesure depuis toujours, puisque mon oncle a fondé l’entreprise dans laquelle j’ai fait mes premières armes et où ma mère travaillait. C’est dans le sur-mesure que j’ai trouvé ma véritable passion. Ce que j’aime, c’est la combinaison entre le travail de matières et de marques d’exception, la créativité et les possibilités infinies en matière de design, mais surtout la relation avec les clients. J’aime pouvoir être leur personne de confiance lorsqu’il s’agit de leurs vêtements et les accompagner dans leurs choix, avec un conseil personnalisé

Qu’est-ce qui fait la particularité de votre accompagnement ? Je prends le temps de comprendre ce que le client aime, ce qu’il n’aime pas, sa personnalité, son quotidien et son budget. Nous choisissons ensemble le tissu, la coupe et chaque détail. Une fois les mesures et les préférences enregistrées, les rendez-vous suivants sont beaucoup plus rapides : je peux venir avec une sélection qui correspond déjà à ses goûts. Vous dites ne pas vouloir vendre « le plus cher ». Que cherchez-vous alors à apporter ? Je veux avant tout que la personne se sente bien dans son vêtement. Un costume doit correspondre à sa morphologie et à sa personnalité, sans donner l’impression d’être déguisé. Pour moi, le luxe réside dans cette personnalisation, dans la qualité des matières et dans le

temps accordé à la personne. Et comme chaque pièce est réalisée sur commande, nous ne produisons que ce qui est nécessaire.

Plus d’informations sur +41 76 614 07 52 www.marael.ch


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The Swiss Collector • Brandreport 9

Le luxe au juste prix

Montres, bijoux de grandes maisons et pièces rares : le luxe de seconde main séduit une clientèle toujours plus diverse. Avec un réseau de plus de 40 boutiques en Suisse, The Swiss Collector s’est imposée comme la référence suisse du secteur. Son fondateur et CEO, Romuald Abela, défend une approche où l’accessibilité va de pair avec l’authenticité et le savoir-faire.

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ondée en 2004 avec une première boutique à Nyon, The Swiss Collector s’est spécialisée dans l’achat et la vente de montres, de bijoux et de pièces de maroquinerie de luxe. En plus de vingt ans, Romuald Abela a vu évoluer les habitudes : la seconde main est devenue une manière assumée de rechercher la qualité et la rareté, tout en bénéficiant d’un prix plus accessible. Derrière chaque objet, il y a aussi une histoire qui peut se prolonger entre de nouvelles mains. Les motivations des acheteurs sont multiples. Certains souhaitent accéder à une grande maison sans payer le prix du neuf ; d’autres recherchent un modèle particulier ou une pièce devenue difficile à trouver. Rolex, Patek Philippe et Omega attirent les amateurs d’horlogerie, tandis que Cartier, Van Cleef & Arpels ou Bulgari comptent parmi les noms recherchés en joaillerie. Certaines pièces de maroquinerie se distinguent également par leur cote. « Le client recherche le meilleur prix, la qualité, la garantie : des produits équivalents à ceux du neuf, à moindre prix, et des pièces rares », résume Romuald Abela. Il distingue les clients qui privilégient le prix de ceux qui cherchent la rareté : « Il y a deux types de clients, finalement. Il y a des personnes qui cherchent la rareté et des personnes qui cherchent le prix. » The Swiss Collector sélectionne les pièces proposées à la vente et assortit ses montres d’une garantie

propose aussi la création sur mesure, la transformation et la restauration, du croquis à la pièce finie. Une pièce repérée en ligne peut être essayée dans la boutique la plus proche, avec les conseils d’une équipe de spécialistes.

de deux ans. Son réseau de boutiques implantées dans toute la Suisse, permet de découvrir les pièces et de les essayer près de chez soi, tandis que sa plateforme en ligne lui ouvre une clientèle internationale.

fine des objets. « La vraie compétence, c’est l’expérience. C’est le terrain », estime-t-il. L’œil se forme au contact des pièces, grâce à la curiosité et à une passion réelle pour l’horlogerie, la joaillerie et la maroquinerie.

L’authenticité, clé de la confiance Sur le marché du luxe, l’authenticité est un préalable. Lorsqu’une montre, un bijou ou un sac représente plusieurs milliers de francs, l’acheteur doit pouvoir compter sur des vérifications sérieuses. « Avoir la garantie d’authenticité, c’est important », souligne Romuald Abela. Les contrôles commencent dès le rachat : la provenance, les certificats et les caractéristiques de la pièce sont examinés. Si un doute subsiste, l’entreprise peut différer la transaction et solliciter les maisons concernées pour des vérifications complémentaires.

Présente dans toute la Suisse, l’entreprise peut aussi se rendre auprès de grandes maisons et manufactures pour faire contrôler certains objets. Mais la confiance ne repose pas uniquement sur l’expertise technique. Elle se construit dans l’échange avec le client, qu’il vienne acheter ou vendre. « Le mot phare, c’est commerçant », insiste Romuald Abela. Écouter, conseiller et prendre le temps de répondre aux questions comptent autant que la qualité de la pièce.

« Si on a le moindre doute, on n’achète pas », précise le fondateur. Cette exigence repose sur plus de vingt ans d’expérience et sur une connaissance meilleur prix, mais aussi des pièces rares ou des modèles qu’ils ne trouvent plus dans les circuits traditionnels.

Romuald Abela Fondateur, The Swiss Collector

Romuald Abela, qu’est-ce qui a changé dans les habitudes des consommateurs depuis 2004 ? La seconde main est entrée dans les mœurs. Les clients recherchent le

Comment garantissez-vous l’authenticité des pièces ? Nous examinons la provenance, les certificats et les caractéristiques de l’objet. Si nécessaire, nous sollicitons les maisons concernées pour des vérifications complémentaires. Lorsqu’un doute persiste, nous préférons renoncer à l’achat plutôt que de prendre un risque.

Un univers à découvrir en boutique Au-delà de la vente, The Swiss Collector accompagne ses clients à chaque étape de la vie d’une pièce : estimation, rachat ou vente en dépôt de montres, d’or, de bijoux et d’objets précieux. Côté bijouterie, l’atelier Comment voyez-vous évoluer le marché dans les prochaines années ? Je pense que le marché suisse, comme le marché mondial, va continuer à progresser. Les habitudes changent, et le fait que de grandes marques développent elles-mêmes leurs offres de seconde main montre que ce marché a pris de l’importance. Texte & Interview Océane Kasonia

Restaurer plutôt que remplacer Le luxe de seconde main s’inscrit aussi dans une logique d’économie circulaire. En restaurant les montres et les bijoux, The Swiss Collector leur permet de retrouver leur éclat et de revenir sur le marché. L’entreprise dispose de son propre atelier de bijouterie et collabore avec des horlogers partenaires pour remettre certaines pièces en état. L’or racheté aux particuliers peut également être fondu, puis réutilisé pour fabriquer de nouveaux bijoux. « Un bijou bien restauré retrouve l’éclat du neuf », affirme Romuald Abela, en évoquant le résultat d’une restauration soignée. Une pièce bien restaurée peut retrouver un état proche du neuf, tout en étant proposée à un prix généralement plus accessible. C’est aussi une façon de prolonger l’usage d’objets précieux plutôt que de les laisser dormir dans un tiroir. Pour le fondateur, le marché devrait continuer à progresser, porté par l’évolution des attentes et par l’intérêt croissant des grandes marques elles-mêmes pour la seconde main. Le luxe ne se mesure pas seulement à la nouveauté : il réside aussi dans la capacité d’un objet à traverser le temps, à être entretenu et à poursuivre son histoire.

The Swiss Collector Réseau suisse du luxe de seconde main theswisscollector.com Découvrez la sélection en ligne ou près de chez vous.


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10 Reportage • Maison Cartier

focus.swiss

Maison Cartier

À l’état sauvage

Chez Cartier, les animaux ne se contentent jamais d’être décoratifs. Ils mordent, rugissent, ondulent et observent. Du tigre au crocodile, du rhinocéros à l’emblématique Panthère, le nouveau bestiaire de la Maison transforme la joaillerie en une ménagerie vivante, où pierres, métaux et savoir-faire donnent corps à une nature aussi précieuse qu’indomptable. Reportage Océane Kasonia Image màd

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Le bijou en mouvement Cette recherche atteint une forme spectaculaire avec les parures crocodile et tigre. Leurs têtes, extrêmement sculptées, contrastent avec des corps plus abstraits, graphiques et entièrement articulés. Sur la peau, le bracelet devient une onde. Les maillons mobiles accompagnent le mouvement du poignet, tandis que les pierres semblent se déplacer avec lui. La créature n’est plus seulement représentée : elle devient mouvement.

l suffit parfois d’une tête pour raconter tout un caractère. Une mâchoire entrouverte, un regard d’émeraude, une rangée d’écailles, quelques rayures bleutées : chez Cartier, l’animal apparaît moins comme un motif que comme une présence. Il s’impose sur la main, au poignet ou autour du cou, avec cette étrange sensation qu’un mouvement pourrait encore survenir. C’est tout le propos de Into the Wild, nouvelle exploration du bestiaire de la Maison : retrouver, derrière le bijou, l’instinct de la créature. Cette fascination n’a rien de nouveau. Elle appartient même à l’ADN de Cartier. Dès les premières décennies du XXe siècle, oiseaux et insectes investissent les créations de la Maison. Puis viennent les reptiles, les félins, les chimères, le zèbre ou encore l’éléphant. En 1948 apparaît la Panthère, bientôt devenue l’une des signatures les plus reconnaissables de Cartier. Sculpturale, libre, sensuelle, elle donne à toute cette faune une sorte d’aura indomptable. Portraits de caractère Aujourd’hui, son territoire s’agrandit. Tigre, perroquet, carpe, crocodile et rhinocéros composent une galerie de portraits aux tempéraments bien distincts. Chaque tête semble porter son propre langage. Le perroquet joue des contrastes flamboyants du corail et des grenats tsavorites. Le rhinocéros oppose l’orangé du grenat spessartite à la douceur minérale de l’agate grise. Le crocodile se glisse dans une palette de blanc, de noir et de vert, entre diamants, onyx et émeraudes. Quant au tigre et à la carpe, ils s’aventurent dans des camaïeux de bleu, où saphirs, aigues-marines et quartz à dumortiérite composent une nature presque aquatique.

Chez Cartier, la couleur est une affaire de caractère. Elle ne vient pas simplement habiller les volumes : elle participe à leur construction. Les pierres sont choisies, taillées et assemblées pour restituer une peau, une écaille, une fourrure ou une texture. Le bijou devient alors une étude d’anatomie précieuse. Faire naître le vivant Le défi est d’autant plus grand que ces animaux sont stylisés. Trop réalistes, ils perdraient leur langage joaillier ; trop abstraits, leur personnalité disparaîtrait. Cartier avance donc sur cette ligne ténue entre naturalisme et interprétation. Le serti pelage évoque les poils d’une fourrure. Les saphirs calibrés sertis rail suggèrent les rayures du tigre. Le pavage galuchat, composé de diamants blancs, transforme la surface de la bague tigre en métaphore de glace et de cristallisation. Chaque technique devient une manière de faire croire à la vie.

Derrière cette illusion, il y a le travail patient des ateliers. Joailliers, lapidaires, sertisseurs et designers conjuguent leurs gestes pour donner à chaque créature son volume et sa mobilité. Le lapidaire taille sur œuvre les ouïes de la carpe, les rayures du tigre ou les cornes du rhinocéros. Le joaillier cisèle les têtes et fait dialoguer or gris, or rose, or jaune et platine. Le sertisseur, lui, travaille à effacer le métal pour laisser la lumière des pierres prendre le dessus. Car le vivant se joue aussi dans les détails invisibles. La mâchoire du crocodile est articulée pour permettre l’ouverture de sa gueule. L’intérieur du rhinocéros est ajouré pour rappeler la peau craquelée de l’animal. Les différentes surfaces d’or, polies ou brossées à la main, viennent reproduire des sensations de matière. Rien n’est laissé à la seule apparence : le confort, le mouvement et la manière dont le bijou épouse le corps font partie intégrante de sa conception.

Et toujours, la Panthère Et puis il y a la Panthère. Toujours elle. Dans une nouvelle interprétation, son pelage immaculé se compose de diamants géométriques, de pavages galuchat et caviar, tandis que deux émeraudes encerclées d’un serti pelage lui donnent son regard. Une autre création la transforme en gardienne du temps : une montre joaillière réalisée à La Chaux-de-Fonds, au sein de la Maison des Métiers d’Art de Cartier. Inspirée de l’esthétique ancestrale des camées, elle réunit sculpture, sertissage et laque pour composer un véritable portrait horloger. La Panthère demeure ainsi le fil invisible de cette nouvelle faune. Mais elle n’enferme pas le bestiaire Cartier dans une seule définition du sauvage. Elle lui transmet plutôt une attitude : celle d’une nature libre, puissante, parfois féroce, toujours singulière. Une affaire d’instinct C’est peut-être là que réside la force de ces animaux précieux. Porter un tigre, un crocodile ou une Panthère n’est pas seulement porter une image. C’est choisir une allure, une énergie, une façon d’être au monde. Chez Cartier, la joaillerie ne cherche pas à dompter la nature. Elle lui donne une nouvelle peau ; faite d’or, de pierres et de lumière, pour la laisser, encore et toujours, courir librement.


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Swissairland • Brandreport 11

L’excellence du sertissage au service des grandes marques Moins de volumes, mais plus de valeur. Telle est l’évolution actuelle du marché de l’horlogerie et de la joaillerie en Suisse. En se spécialisant dans les pièces haut de gamme, notamment dans la technique du sertissage invisible, Swissairland répond aux demandes des marques de prestige avec lesquelles l’entreprise travaille. Rencontre avec Matia Gojun, fondateur de Swissairland. horlogère. Si depuis, Swissairland grandit, nous misons avant tout sur la qualité plutôt que la quantité. Matia Gojun Fondateur, Swissairland

Matia Gojun, quelle est l’histoire de Swissairland et quelles expertises proposez-vous aujourd’hui ? Swissairland est tout d’abord une histoire familiale, car mon père possédait sa propre entreprise dans le sertissage. C’est lui qui m’a transmis sa passion et son savoir-faire. En 2012, lorsque nous l’avons rachetée, Swissairland était encore une petite société. Trois ans plus tard, nous avons signé notre premier contrat avec une grande marque

Aujourd’hui, Swissairland compte une trentaine de collaborateurs. Nous faisons principalement de la sous-traitance pour les entreprises horlogères et de haute joaillerie, dans les domaines de la conception, de la fabrication et du sertissage de pièces haut de gamme, uniques ou en série. Nous réalisons plusieurs types de sertissage, dont le sertissage baguette invisible. Nous ne sommes pas beaucoup à maîtriser cette technique, or c’est clairement la tendance du marché. À Genève, nous sommes cinq entreprises à se partager 90 % du marché mondial des marques horlogères suisses en matière de sertissage. Bien que nous

soyons plus petits que nos quatre autres concurrents, nous nous démarquons par notre technique, notre précision, notre discrétion dans la gestion des projets et le talent artistique de nos artisans. Pouvez-vous nous parler de vos engagements en matière de durabilité ? Nous avons choisi de nous engager auprès de la certification la plus reconnue dans notre milieu, le Responsible Jewellery Council (RJC). Elle permet une traçabilité de toute les matières premières utilisées dans l’industrie. Nous savons ainsi d’où proviennent nos pierres, ainsi que notre or, et nous nous assurons que leur extraction et leur transformation soient réalisées dans des conditions légales et respectueuses de l’humain et de l’environnement.

Que préférez-vous dans votre métier ? Cela me plaît de savoir que, dans le monde, des gens ont porté et portent encore des pièces auxquelles nous avons contribué. J’essaie toujours de retrouver et de montrer aux équipes des photos des pièces finies. Voir nos créations portées lors de moments heureux, c’est notre plus belle reconnaissance. Interview Léa Stocky Plus d’informations sur swissairland-tech.ch

Brütsch/Rüegger Tools • Brandreport

« Nous voulons accompagner les horlogers bien au-delà de l’outillage » Fondé en 1877, Brütsch/Rüegger Tools est un distributeur suisse d’outillage technique actif principalement en Suisse, mais aussi à l’international. Responsable de la « Business unit » horlogerie, Loïc Chatelain explique comment l’entreprise zurichoise entend renforcer sa place dans l’horlogerie en combinant largeur d’offre, performance logistique et solutions de consulting. confirmer notre positionnement dans l’industrie horlogère.

Loïc Chatelain Responsable « Business unit » horlogerie, Brütsch Rüegger Tools

Loïc Chatelain, pourquoi Brütsch/Rüegger Tools a-t-il choisi de renforcer sa présence dans l’horlogerie ? Nous étions déjà présents dans l’industrie horlogère, surtout sur les métiers liés à l’usinage des boîtes de montres, des composants ou des mouvements. Depuis 2020, nous proposons un assortiment destiné aux horlogers, davantage orienté vers l’assemblage des montres. Nous nous sommes développés sur ce segment et avons pris des parts de marché. Aujourd’hui, l’enjeu est de

Dans un secteur où des acteurs historiques sont solidement installés, comment vous différenciez-vous ? D’abord par notre savoir-faire logistique, la largeur de notre assortiment et une gamme dédiée à l’horlogerie. Nous proposons aussi des prestations de consulting autour de trois piliers : digitalisation et industrie 4.0, projets d’approvisionnement et single sourcing et lean management. L’objectif est d’aider nos clients à optimiser leur chaîne de valeur et leurs processus de production. Concrètement, qu’apporte ce modèle aux clients horlogers ? Il leur apporte du choix, de la disponibilité et des processus plus simples. Nous sommes

multimarques, avec un catalogue qui comprend plus d’un million d’articles référencés, dont 300 000 en stock. Notre assortiment va de la métrologie et des outils de production aux équipements d’atelier, EPI et pièces normalisées. Nous livrons en Europe sous 24 heures et dans le monde sous 48 heures. Nous proposons aussi des solutions d’approvisionnement automatisées, software et hardware, pour faciliter la gestion des stocks et des commandes. Quelle place occupe la marque A*F dans cette stratégie ? A*F est une marque de tradition, reconnue dans l’industrie horlogère et associée à une image de qualité. Nous avons repris une partie de ses activités en 2020. Depuis cette année, nous cherchons à dynamiser son image et à la rendre plus actuelle.

Au-delà de l’assortiment, quelle valeur ajoutée voulezvous apporter à l’horlogerie? Nous voulons rendre la collaboration plus simple et plus efficace en combinant nos compétences logistiques et nos solutions de consulting. Plus de 80 % de nos commandes arrivent déjà par voie électronique, notamment via nos solutions d’e-procurement. Nous pouvons connecter certains systèmes clients aux nôtres et automatiser la gestion des approvisionnements pour limiter les ruptures. L’objectif est de gagner du temps, réduire le travail côté client et diminuer les coûts de processus. Interview Marc-Antoine Guet Plus d’informations sur www.brw.ch


LA GAINERIE, LE MÉTIER D’ART DE LA MAISON VAUDAUX. La gainerie compte parmi les plus anciens métiers d’art. Son nom vient du Moyen Âge, lorsque les gainiers façonnaient les gaines de cuir destinées à protéger poignards, épées et sabres. Le métier s’est ensuite tourné vers les objets de prestige. Les étuis utilitaires ont cédé la place aux pièces d’ameublement, comme les plateaux de bureau ou les tiroirs d’argenterie. La gainerie consiste aujourd’hui à habiller un support (bois, métal ou matériau contemporain) d’une matière noble, cuir ou tissu, avec une précision au millimètre. Ce travail est complet et complexe : l’artisan gainier doit maîtriser au moins six métiers complémentaires, à savoir la menuiserie, la coupe du cuir, le collage, l’assemblage, la couture et les finitions. L’écrin demeure l’expression la plus emblématique du savoir-faire de Vaudaux, au service des plus grandes Maisons de l’horlogerie et de joaillerie. Le champ d’intervention de l’atelier s’étend pourtant bien au-delà. Il comprend des écrins de joaillerie, des coffrets pour spiritueux et grands vins ainsi que des pièces destinées à la gastronomie. Il s’étend aussi à l’architecture intérieure, avec des rampes d’escalier, des panneaux muraux, des portes et des intérieurs de dressing, des coffres-forts et du mobilier sur mesure gainés de cuir.

La tradition reste au cœur de la Maison, si elle s’enrichit d’outils contemporains, la main de l’artisan et la transmission des savoirs ancestraux représente la colonne vertébrale de la Maison. En complément et de plus en plus, des pratiques responsables s’imposent, elles passent par le choix des matériaux, la gestion des déchets et la valorisation des savoir-faire locaux dans chacun de ses ateliers. Plus d’un siècle après sa fondation, Vaudaux poursuit la même ambition : traduire avec justesse l’idée d’un client en un objet durable, où la rigueur du geste artisanal rencontre l’exigence du luxe pour tendre vers la perfection de l’art.

VAUDAUX SA Av. Louis-Pictet 9, 1214 Vernier +41 22 939 05 00 info@vaudaux-ge.com www.vaudaux-ge.com


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L’excellence à table

focus.swiss

La beauté est aussi dans l’assiette

Des sommets alpins aux vignobles en terrasses, la Suisse cultive une certaine idée de l’excellence. Chefs visionnaires, produits d’exception et grandes maisons composent un art de vivre où le goût devient une affaire de savoir-faire, de territoire et d’émotion. du Valais aux paysages du Tessin, des produits alpins aux poissons des lacs. Mais son excellence gastronomique tient aussi à celles et ceux qui la réinventent.

Image iStockphoto/Asercank

À

quoi reconnaît-on aujourd’hui le luxe à table ? Peut-être à la capacité de transformer un produit en souvenir. Une cuisine, un vin, un service ou un lieu peuvent créer cette émotion particulière où chaque détail semble avoir sa raison d’être. La Suisse possède, dans ce domaine, un patrimoine singulier. Ses terroirs s’étendent des vignobles

Le goût comme signature Dans les grandes tables helvétiques, le produit reste au cœur de l’expérience. Les chefs cherchent moins à impressionner qu’à exprimer une identité. Andreas Caminada, Sven Wassmer ou Tanja Grandits comptent parmi les signatures qui ont contribué à faire rayonner cette approche, chacun avec son univers et son rapport au territoire. Cette recherche d’identité se retrouve aussi dans le verre. Les vins suisses, longtemps restés discrets sur la scène internationale, bénéficient aujourd’hui d’un

intérêt renouvelé. Des coteaux du Valais aux vignobles de Lavaux, la diversité des sols, des altitudes et des cépages permet aux vignerons de proposer des expressions de plus en plus singulières. Le terroir devient alors le fil conducteur entre la vigne et l’assiette. L’art du temps et de la mesure Dans cet univers, le luxe ne réside pas uniquement dans la rareté. Il se trouve dans le temps consacré à un produit, dans la précision d’un geste, dans le choix d’une bouteille ou dans l’accord subtil entre un mets et un grand vin. Champagne et vins d’exception participent ainsi pleinement à cet art de vivre. Une cuvée peut accompagner un repas, mais aussi marquer un moment, raconter une histoire ou prolonger

une émotion. À l’image de la gastronomie, le vin tend à être apprécié pour ce qu’il transmet autant que pour son prestige. Cette évolution dessine une conception plus contemporaine du luxe : moins démonstrative, davantage sensorielle. L’expérience compte autant que l’objet, et l’authenticité autant que la distinction. Les grandes expériences gastronomiques ont ceci de particulier qu’elles ne se mesurent pas seulement à leur prix. Elles se reconnaissent à ce qu’elles laissent en mémoire : une saveur, un paysage, une bouteille partagée, une rencontre ou simplement le sentiment d’avoir pris le temps de savourer quelque chose de rare. Texte SMA

Brandreport • Restaurant Gilles Varone

Pour une cuisine qui se partage

À eux deux, Gilles et Letizia Varone incarnent une nouvelle génération de chefs et d’entrepreneurs qui ne rentrent pas dans les cases, mais qui partagent leur passion avec le cœur. Dans leur restaurant à Savièse, qui possède déjà deux étoiles au Guide Michelin, ils proposent à leurs visiteurs une véritable expérience hors du temps. C’est cette complémentarité qui les pousse, de retour en Suisse après le Covid, à ouvrir leur premier restaurant dans l’ancien bar de Savièse. En avril 2024, ils emménagent dans leur restaurant actuel, agencé à leur image.

Gilles et Letizia Varone

A

près son apprentissage de cuisinier à Sion, Gilles Varone s’envole pour l’Angleterre, où il travaille pour de grandes maisons, notamment celles d’Anton Mosimann, de Gordon Ramsay et de Claude Bosi. Letizia Varone le rejoint quelques années plus tard et commence sa carrière dans la finance à la City.

Gilles et Letizia, que souhaitez-vous transmettre à travers les plats que vous proposez ? Nous voulons transmettre la richesse de notre région et de celles et ceux qui la font vivre. Nous travaillons principalement avec des producteurs locaux, et nous cueillons bon nombre de nos ingrédients dans les bois environnants. Nous élaborons ainsi nos menus en fonction de ce que la nature nous offre, c’est pourquoi ils peuvent varier d’une semaine à l’autre. Chez nous, on ne vient pas seulement pour manger : on y vient pour vivre une expérience. C’est d’ailleurs pour cela que nous avons fait le choix,

assez inédit, d’ouvrir complètement la cuisine sur la salle du restaurant. Début octobre, vous avez obtenu le titre de « Promu de l’année 2027 » pour GaultMillau. Que représente cette nouvelle distinction pour vous ? Pour deux petits jeunes de Savièse, arriver à ce niveau-là en si peu de temps est assez incroyable. Recevoir une distinction est toujours gratifiant. Cela nous permet de garder confiance dans ce que l’on fait. Que peut-on vous souhaiter pour la suite ? Beaucoup de choses se sont enchaînées très vite : nous avons reçu deux étoiles Michelin en trois ans, nous sommes passés de trois à vingt employés, et nous avons ouvert notre bistrot à côté du restaurant sous le nom « i j’Ami », qui veut dire les amis. Il faut maintenant

réussir à pérenniser tout cela en tant que maison indépendante et financée par nos propres moyens. Pour nous, la restauration est un secteur d’avenir. Pendant les quelques heures que nos clients passent au restaurant, ils oublient les tracas du quotidien. Ils profitent de l’instant présent, et c’est là toute la beauté de notre métier. Interview Léa Stocky Plus d’informations sur +41 27 565 89 20 info@gillesvarone.ch gillesvarone.ch


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©Isabelle Stauffer

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Domaine Piccard • Brandreport 15

Le vin nature à contre-courant Inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2007, le vignoble en terrasses de Lavaux épouse les rives du Léman dans un paysage à couper le souffle. C’est ici que Jean-Christophe Piccard cultive ses vignes à contre-courant, guidé par une conviction : sans sol vivant, pas de vin vivant. Quitte à passer pour un drôle de zèbre. Rencontre avec un vigneron libre.

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es cornes, de la bouse et de l’huile de coude. Le procédé a de quoi surprendre : de la bouse de vache est placée dans des cornes, enterrée plusieurs mois pour mûrir au contact de la terre, puis récupérée. Une petite quantité est diluée dans l’eau et brassée énergiquement pendant une heure avant d’être répandue sur le sol. En biodynamie, cette préparation vise à stimuler la vie du sol et à favoriser son équilibre. « Il faut de la merde de vache, des gens, des cornes et un morceau de terrain », détaille le vigneron, avec un pragmatisme désarmant. La préparation devient aussi un

Jean-Christophe Piccard Vigneron, Domaine Piccard ©Vincent Hofer

Jean-Christophe Piccard, vous avez grandi dans un domaine viticole dans le Lavaux. Qu’est-ce qui vous a amené à travailler autrement que la plupart des vignerons ? Mon père avait vu les dégâts que

moment collectif, partagé avec d’autres vignerons. « En 2026, brasser de l’eau à 37 degrés avec une préparation à base de bouse de vache qui est passée dans des cornes, on est vachement décalé », observe-t-il en riant. Derrière la provocation, une conviction : remettre l’être humain au milieu de son champ. Tam Tam, un blanc « augmenté » Cette philosophie se prolonge à la cave, où Jean-Christophe Piccard privilégie les interventions minimales et les levures indigènes pour ses cuvées nature. Tous les vins du domaine ne relèvent toutefois pas de cette catégorie : le domaine les engrais minéraux pouvaient causer aux sols. De mon côté, je n’ai jamais vraiment adhéré au modèle conventionnel. Après une année de stage en Suisse alémanique, dans un vignoble en forte pente où l’on n’utilisait pas d’herbicides, j’ai commencé à les supprimer à mon retour, en 1990, parcelle après parcelle. Les herbicides ont disparu du domaine il y a plus de vingt ans et les engrais minéraux il y a plus de trente ans. La biodynamie est parfois perçue comme une méthode compliquée, voire ésotérique. Que répondez- vous à ceux qui s’en étonnent ? Qu’est-ce que vous appelez « plus dur » ? L’outil principal devient l’être humain, par son analyse, son observation et son travail.

propose des cuvées biologiques, biodynamiques, nature et Pur Jus. Certaines cuvées nature reçoivent une petite dose de sulfites à la mise en bouteille, d’autres aucune. Lorsqu’on lui demande quel vin résume le mieux sa philosophie, le vigneron mise sur Tam Tam, un Chasselas élaboré par macération des raisins entiers, peaux, raffles et pépins compris. Inspirée de pratiques anciennes, cette méthode donne davantage de couleur, de structure et d’expression au vin. Un profil qui évoque les vins de l’Antiquité ; sans prétendre reproduire exactement ceux que l’on buvait alors. Après 18 mois d’élevage Il faut apprendre à regarder la terre, à comprendre ce qui s’y passe et à retrouver un lien avec elle. La biodynamie demande du temps et de l’attention. Ce n’est pas une recette miracle : c’est un engagement sur le long terme. Si vous deviez résumer votre philosophie en quelques mots, que diriez-vous ? Mon fil rouge, c’est la vie : une terre vivante, un vin vivant et, au final, des êtres humains vivants, pas à moitié morts. Je veux qu’on retrouve un lien avec la terre, qu’on comprenne ce qu’elle nous apporte et qu’on cesse de la traiter comme un simple outil de production. Texte & interview Océane Kasonia

en cuve, le vin dévoile un profil singulier, avec une robe colorée et une structure qui le rapprochent du vin orange. Jean-Christophe Piccard le décrit comme un « vin blanc augmenté », une autre manière d’explorer les possibilités du Chasselas. Tam Tam est élaboré sans sulfites ajoutés. L’ambition du viticulteur dépasse pourtant la bouteille : « Moi, je suis devenu un guerrier, madame, mais j’ai besoin que le monde entende. » Chez lui, le vin nature n’est pas simplement une tendance : c’est une manière de défendre une terre vivante et de faire les choses autrement.

Visit es et dégustations Le Domaine Piccard vous accueille le samedi matin, à votre convenance sur rendezvous ou lors de ses événements. Contact et commande : +41 79 697 81 84 www.domainepiccard.ch


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Hôtel des Trois Couronnes • Brandreport 17

L’élégance d’un séjour au bord du Léman Face au Léman, une maison historique cultive l’art de recevoir sans imposer une seule manière de voyager. Séjour cinq étoiles, parenthèse bien-être, découvertes gastronomiques et culturelles ou réunion de direction : à Vevey, l’Hôtel des Trois Couronnes et sa nouvelle Résidence proposent une expérience adaptée à chaque occasion.

I

l est des adresses où l’on vient pour la vue, d’autres pour la table, le bien-être ou le plaisir de s’échapper du quotidien. Depuis 1842, l’Hôtel des Trois Couronnes réunit ces envies dans un cadre singulier, entre les eaux du Léman et les sommets alpins. Membre de The Leading Hotels of the World, cette maison historique compte 34 chambres, toutes orientées vers le Léman et le Grammont, dont Ferdinand Hodler a immortalisé les contours dans son célèbre tableau Le Grammont. Aujourd’hui, l’établissement offre une liberté supplémentaire : celle de choisir un séjour à la mesure de ses attentes. Lancée en février 2026, la Résidence des Trois Couronnes propose 31 chambres donnant sur la cour ou offrant une vue partielle sur le lac, au sein du même bâtiment. Les chambres de l’Hôtel des Trois Couronnes conservent l’expérience cinq étoiles traditionnelle, tandis que la Résidence privilégie une formule plus souple, plus informelle et plus accessible. Petit-déjeuner, accès au spa ou service de couverture peuvent être choisis selon les envies ; l’espace fitness reste accessible à tous, 24 heures sur 24. « Nous sommes un peu tous caméléons. Nos attentes ne sont pas les mêmes lors d’un déplacement professionnel, d’un week-end à deux ou de vacances en famille. L’essentiel est de pouvoir vivre le séjour qui nous ressemble », explique Jay Gauer, directeur général. Deux concepts complémentaires, une seule maison et la même attention portée à l’accueil.

chalet Le Picotin ouvre, à l’occasion d’expériences privées organisées, les portes de l’univers de Claude Nobs et du Montreux Jazz Festival. À quelques kilomètres seulement, le décor change : du rivage aux alpages, des musées aux panoramas, chaque journée peut suivre une inspiration différente.

Quand les idées prennent de la hauteur Pourquoi se réunir dans un cadre ordinaire lorsque le paysage peut lui-même nourrir la réflexion ? Pour les comités de direction, le Salon Tchaïkovsky accueille jusqu’à 16 participants en configuration en U. Sa terrasse privative offre une vue plongeante sur le lac et les montagnes : un décor propice aux échanges, à la concentration et à la prise de recul. Cinq autres salles de séminaire et une salle plénière permettent d’organiser des rencontres de plus grande envergure. Entre octobre et avril, la capacité d’hébergement de la Résidence peut être étendue jusqu’à une soixantaine de chambres pour les groupes. Les entreprises peuvent ainsi opter pour une expérience entièrement cinq étoiles, une formule plus compétitive ou une combinaison des deux, selon leurs besoins et leur budget. La privatisation de l’établissement permet également d’imaginer une rencontre véritablement sur mesure, où séances de travail, gastronomie et moments de détente se succèdent naturellement. Car un séminaire réussi se prolonge souvent au-delà de la salle de réunion : autour d’une table, dans un spa, au détour d’une promenade ou face à un panorama qui invite à voir les choses autrement.

Piscine de 24 mètres

Le plaisir de savourer et de ralentir À l’heure du dîner, Kaiseki by Manabu propose un voyage au cœur de la haute gastronomie japonaise, où chaque détail compte. Plébiscité par sa clientèle et salué pour la qualité de son expérience

culinaire, le restaurant s’impose comme une adresse incontournable pour les amateurs de cuisine japonaise. Des expériences privatisées peuvent également être organisées pour offrir un moment d’exception.

Venir pour une nuit, s’offrir un long week-end, célébrer une occasion ou rassembler une équipe autour d’un projet : les raisons de pousser la porte des Trois Couronnes sont multiples. Et c’est précisément ce qui fait le charme de cette adresse. Ici, l’art de vivre ne se résume pas à un programme prédéfini ; il naît de la liberté de choisir, de prendre son temps et de se laisser surprendre. Car la plus belle escapade est peut-être celle qui n’avait pas tout à fait été imaginée.

Pour un déjeuner ou un dîner dans une atmosphère plus décontractée, Le 3C révèle une autre facette de la maison. Et lorsque vient l’envie de faire une pause, le Puressens Spa déploie ses espaces de bien-être face au Léman. Sa piscine intérieure de 24 mètres, son hammam, son sauna et sa carte de soins invitent à ralentir le rythme. Quelques longueurs devant les montagnes, un soin ou une heure sans agenda : le luxe se glisse parfois dans les moments les plus simples. Une Riviera à vivre au gré de ses envies Les Trois Couronnes constituent également un point de départ idéal pour explorer une région aux contrastes étonnants. Au bord du lac, les quais des Bains invitent à flâner entre terrasses, restaurants et lieux de baignade en saison, dans cette atmosphère presque méditerranéenne propre à la Riviera. La matinée peut se prolonger autour d’un déjeuner, avant de rejoindre en quelques pas les rues et les institutions culturelles de Vevey. Au Musée Jenisch, l’exposition « Collection Jean Planque. Le roman d’un collectionneur », présentée du 6 novembre 2026 au 18 avril 2027, réunit de grands noms de l’art moderne, de Cézanne à Picasso. Une raison supplémentaire de prévoir un séjour placé sous le signe de la découverte. Plus haut, aux Hauts-de-Caux, le

Vue depuis la Terrasse du salon Tchaïkovsky

Hôtel des Trois Couronnes & Résidence des Trois Couronnes Rue d‘Italie 49, 1800 Vevey +41 21 923 32 00 info@hoteltroiscouronnes.ch info@residence3c.ch www.hoteltroiscouronnes.ch www.residence3c.ch


BROCHE

DOUX VERTIGE « Une pièce de haute joaillerie se distingue par l’alliance de l’audace artistique, de l’excellence du savoir-faire technique et de la noblesse des matériaux précieux soigneusement sélectionnés. » Vincent Michel

Or 750, saphir jaune naturel de 11.12 cts, pavage de saphirs, de diamants et de grenats.

Pièce unique. Prix sur demande.

www.vincentmichel.ch

Rue de Bourg 47–49 1003 Lausanne


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La beauté se révèle à l’œil nu. La précision se joue au micron.

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L’art de la décoration, maîtrisé par la technologie. Polyvalente et précise, ANGELO réalise côtes de Genève droites et circulaires, colimaçonnage, soleillage, rosaces et guillochage. Une liberté de création au service des finitions horlogères les plus raffinées.

Une technologie pour chaque exigence.

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Développé en interne, MARIA associe programmation des décors et gestion d’atelier : ordres de fabrication (OF), gammes opératoires et suivi de production. L’analyse des données en temps réel permet de lisser les flux, d’optimiser les ressources et d’améliorer la performance des ateliers.

« L’avenir n’est pas ce qui va arriver, mais ce que nous allons faire. » Bryan Gosparini — CEO, Directeur

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SwissKH — Swiss Know-How Route de Courroux 21 · 2824 Vicques +41 32 932 11 11 · swisskh.ch

CÔTES ARABESQUES


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Brandreport • OJEA ELECTRONICS

#focusluxe&artdevivre

L’art de transformer les espaces avec la technologie

Dans un monde où la technologie façonne notre quotidien, Ojea Electronics s’est imposé en Suisse comme un acteur incontournable de l’automatisation et de la domotique. Fondée par Kevin Ojea, l’entreprise suisse transforme les bâtiments en espaces intelligents, alliant confort, sécurité et performance énergétique grâce à des solutions sur-mesure.

L

’histoire d’Ojea Electronics est avant tout celle d’un entrepreneur visionnaire. Kevin Ojea, fort de plus de 15 ans d’expérience dans l’électronique et l’informatique, a toujours eu le goût de l’innovation et de la précision. Très tôt, il s’intéresse aux nouvelles technologies et aux possibilités infinies qu’offre la domotique. Lorsqu’il décide de créer sa propre entreprise, son objectif est clair : proposer des solutions sur-mesure, performantes et adaptées aux besoins spécifiques de chaque client. Dès ses débuts, Ojea Electronics se distingue par son approche personnalisée. Là où d’autres entreprises privilégient des systèmes standardisés, Kevin Ojea mise sur l’adaptabilité et l’écoute. Qu’il s’agisse de conseils, d’études, d’expertises, ou d’installations, le jeune dirigeant comprend que chaque projet est unique et nécessite une étude approfondie pour garantir une intégration fluide et efficace des nouvelles technologies dans l’environnement de ses clients. Cette philosophie sera le socle de la réussite de l’entreprise. Une expertise reconnue dans la domotique et la gestion de réseaux Depuis sa création, Ojea Electronics s’est spécialisée dans plusieurs domaines clés : les solutions de domotique, l’automation et la gestion de réseaux pour les professionnels et particuliers suisses. « Le réseau est la colonne vertébrale des installations. Internet, audio, vidéo, objets connectés mais également sécurité en dépendent. Aujourd’hui le réseau est omniprésent et c’est pour cette raison qu’il doit être parfaitement organisé. Notre expérience nous permet de proposer les solutions les plus fiables et efficaces en fonction des besoins des clients » rappelle Kevin Ojea. Le savoir-faire de l’entreprise s’étend de la vente à l’installation, en passant par la maintenance et le support technique. Qu’il s’agisse d’une maison connectée, d’un immeuble de bureaux ou d’un espace commercial, l’entreprise conçoit

équipements. L’entreprise s’engage à offrir un service sur-mesure, basé sur une compréhension approfondie des attentes et des contraintes de ses clients. Cette approche centrée sur la qualité a permis à Ojea Electronics de gagner la confiance de nombreux particuliers et professionnels en Suisse. Son expertise, y compris en matière de sécurité, est aujourd’hui reconnue, et son savoir-faire lui vaut une clientèle fidèle qui n’hésite pas à recommander ses services.

des infrastructures intelligentes et performantes. « Nous proposons aussi des solutions adaptées. Notamment grâce à notre expérience et notre motivation, nous pouvons proposer une synchronisation totale des domiciles selon les envies. Stores, chauffage, multimédia, tous les composants peuvent être automatisés et contrôlés à l’aide d’une interface simple et intuitive ». La domotique, en particulier, est en effet un secteur où Ojea Electronics excelle. Grâce à des technologies avancées et des systèmes intuitifs, elle permet d’optimiser la gestion de l’éclairage, du chauffage, de la sécurité et des équipements multimédias. « La sécurité ? Nous proposons aux clients soit d’intégrer le système de sécurité au système domotique, soit une unité complètement séparée, liée ou non avec l’agence de sécurité de leur choix ». Une maison devient ainsi un espace intelligent, capable de s’adapter aux habitudes et aux préférences de ses occupants. Ce niveau d’automatisation apporte un confort inégalé. En parallèle, l’entreprise est experte en infrastructures réseau, essentielles pour garantir une connectivité fluide et fiable. Dans une ère où le télétravail et le streaming sont devenus la norme, disposer d’un réseau performant n’est plus un luxe, mais une nécessité. Ojea Electronics assure l’installation et l’optimisation de réseaux filaires et sans fil, garantissant ainsi une expérience utilisateur sans compromis.

L’innovation au cœur du développement L’un des piliers de la réussite d’Ojea Electronics repose sur son engagement constant envers l’innovation. Consciente que le secteur évolue rapidement, l’entreprise ne cesse de se former aux nouvelles technologies et d’investir dans des solutions de pointe. Cette quête d’excellence a mené Ojea Electronics à devenir un centre de formation certifié KNX en 2019. KNX, reconnu comme le standard mondial de l’automatisation des bâtiments, permet une gestion intelligente et centralisée des équipements. En formant des professionnels aux niveaux Basic, Advanced et Tutor, l’entreprise contribue au développement du secteur et partage son expertise avec d’autres acteurs de la domotique. En outre, Ojea Electronics s’associe avec des partenaires stratégiques pour enrichir son offre. « Nous sommes des spécialistes dans notre domaine, ce qui fixe aussi des limites à nos compétences. C’est pour cette raison que nous faisons appel à des partenaires tels qu’électriciens et autres corps de métiers qualifiés afin de réaliser les projets dans les meilleures conditions possibles et sans autres intervenants » souligne Kevin Ojea. Un modèle fondé sur la qualité et la satisfaction client L’ADN d’Ojea Electronics repose sur un principe fondamental : la satisfaction du client. Chaque projet est mené avec rigueur, depuis l’étude initiale jusqu’à la mise en service des

Une entreprise en constante évolution Au fil des années, Ojea Electronics a su s’adapter aux évolutions du marché et aux besoins changeants de sa clientèle. L’entreprise est aujourd’hui installée à Bouveret et regarde vers l’avenir avec ambition. Car si Ojea Electronics continue d’innover, d’élargir son champ d’action et de perfectionner ses services, son objectif reste le même : offrir des solutions intelligentes, performantes et adaptées aux défis technologiques de demain. En moins d’une décennie, l’entreprise s’est imposée comme une référence incontournable en matière de domotique et de réseaux en Suisse. À travers ses services et ses formations, elle façonne l’avenir de la domotique et contribue à rendre les espaces de vie et de travail toujours plus intelligents, connectés et confortables. Ojea Electronics Route des iles 62 (Box30) 1897 Bouveret +41 27 519 01 49 kevin.ojea@ojeaelectronics.ch ojeaelectronics.ch


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#focusluxe&artdevivre

Biossun Suisse SA • Brandreport 21

Installer une pergola, ou comment valoriser son habitat Pouvoir profiter de son jardin en toute saison, qu’il fasse grand soleil ou qu’il pleuve, est un véritable luxe. Toutefois, ce luxe tend à se démocratiser grâce aux pergolas bioclimatiques Biossun. Dans cette interview, David Mohen, le directeur de Biossun Suisse, expose les avantages de ces pergolas qui accompagnent leurs utilisateurs malgré les aléas climatiques.

David Mohen Directeur, Biossun Suisse SA

David Mohen, pouvez-vous nous raconter l’histoire de Biossun et les grandes étapes qui ont marqué le développement de l’entreprise depuis sa création ? Le groupe Biossun a été créé en 2008 par trois entrepreneurs visionnaires. Pendant quelques années, l’entreprise recourait à de la sous-traitance pour l’assemblage et la découpe des profilés développés en interne. C’est en 2010 que né Biossun Suisse, sous forme de Sàrl d’abord, puis de Société anonyme depuis 2019. Entre temps, Biossun a créé sa propre usine à Grenoble en 2015. Depuis trois ans, Biossun appartient à StellaGroup, un groupe industriel composé de treize sociétés européennes, toutes spécialisées dans l’environnement extérieur de la maison. Depuis notre création, l’activité a fortement progressé, avec un pic dans les années 2020-2021. Confinement oblige, l’aménagement de l’habitat devint une priorité pour les ménages. Cette période fut un moment charnière pour notre activité, avec l’apparition de nombreux acteurs créant une forte dynamique prix/innovation, faisant de la pergola bioclimatique un bien incontournable de la terrasse et démocratisant ainsi son acquisition. Quelles sont les valeurs et la vision qui ont guidé Biossun au fil des années ? Chez Biossun Suisse, nous sommes directement au contact des clients.

Ce qui compte pour nous, c’est l’adaptation de la pergola à l’habitat. Nous cherchons à installer nos produits afin qu’ils s’intègrent parfaitement à l’environnement architectural et qu’ils soient compatibles avec les projets de leurs acquéreurs. En tant que précurseur, le groupe Biossun s’attache à conserver des productions de grandes qualités. L’innovation reste une valeur centrale, au service du design et de la polyvalence technique.

autoportée. Ainsi, qu’il s’agisse de pergolas en trapèze, en L ou en U, nous apportons des solutions simples à des problématiques complexes. Au niveau de notre organisation, nous disposons de notre propre bureau d’études, ce qui nous permet de travailler en amont, directement avec les architectes pour des projets de toutes envergures, de la terrasse familiale à celle d’un grand restaurant.

L’évolution passe ensuite par les produits et les gammes qui se développent. Nous proposions d’abord un seul modèle de pergola, aujourd’hui nous en avons cinq. En outre, l’intégration au groupe Stella nous permet de proposer davantage de produits, conçus par l’ensemble des sociétés sœurs.

Comment vos produits sont-ils conçus pour améliorer le confort et l’utilisation des espaces extérieurs ? Nos extérieurs sont devenus des lieux essentiels de bien-être et de convivialité, véritables prolongements de nos espaces de vie. Face aux canicules et aux changements climatiques, il devient nécessaire de les repenser pour en profiter durablement. Nos protections solaires apportent une réponse concrète à ces nouveaux besoins : grâce à une maîtrise parfaite de l’ombre et de la lumière, elles régulent naturellement la température à l’intérieur comme à l’extérieur. Elles limitent la surchauffe des façades et des zones exposées en été, tout en laissant circuler l’air frais, et favorisent en hiver les apports de lumière naturelle, pour un confort optimal toute l’année.

Quels sont aujourd’hui les principaux produits proposés par Biossun ? Nous proposons majoritairement des pergolas bioclimatiques. Ce qui fait notre différence sur le marché, c’est l’ouverture des lames : elles s’ouvrent jusqu’à 175 degrés, permettant ainsi aux personnes sous la pergola d’être à l’ombre, tout en maintenant une ouverture pour l’aération. En termes d’installation, nous proposons des formes de pergolas différentes grâce à notre poutre monobloc et une structure

Quelle place accordezvous à l’innovation, à la personnalisation et aux nouvelles technologies dans le développement de vos produits ? La personnalisation est ce qui nous anime : Chaque projet est unique. Une pergola représente un investissement fait pour durer. Nous souhaitons donc qu’elle s’intègre parfaitement à l’habitat. Elle améliore ainsi le confort de vie tout en augmentant la valeur du bien immobilier.

Comment l’entreprise a-t-elle évolué pour répondre aux nouvelles attentes des clients en matière d’aménagement extérieur ? Au début, il n’y avait pas d’attente puisque c’est un marché que nous avons complètement créé. Il a donc fallu sensibiliser les consommateurs et le marché sur les avantages des pergolas.

Concernant l’innovation, elle intervient au niveau des accessoires que l’on peut ajouter : éclairage, claustras, stores, vitrages, panneaux solaires, connexion à la domotique, etc. Elle passe aussi, au niveau du groupe, par de nouvelles techniques d’industrialisation et par des procédés de fabrication plus vertueux, comme l’utilisation à 99 % d’aluminium recyclé et une standardisation des profilés visant à réduire le nombre de déchets et ainsi limiter notre impact environnemental. Quels sont les principaux projets ou ambitions de Biossun pour les prochaines années ? Continuer notre diversification : en termes de produits, nous installons de plus en plus de couverts à voitures par exemple, en termes de clientèle, nous souhaitons développer notre collaboration avec les hôtels, les restaurants et les entreprises générales pour les projets d’envergure, et de manière géographique avec l’implantation prochaine d’un bureau en Suisse alémanique. Interview Léa Stocky Biossun Suisse +41 22 702 25 85 www.biossun.com


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Procare Systems • Brandreport 23

Construire pour durer, c’est aussi préserver ce qui existe La durabilité d’un bâtiment ne se joue pas uniquement au moment de sa construction. Elle dépend aussi de la manière dont ses matériaux sont entretenus, protégés et rénovés au fil des années. À Genève, Procare Systems accompagne les professionnels de l’immobilier dans cette démarche, avec une conviction : préserver l’existant est souvent préférable à le remplacer.

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oquettes, tapis, rideaux, mobilier textile ou mobilier en cuir sont soumis à des sollicitations quotidiennes qui altèrent progressivement leur apparence et leurs propriétés. Dans un hôtel ou un immeuble de bureaux, leur état influence le confort des occupants et l’image du lieu. Un entretien inadapté peut accélérer leur vieillissement et entraîner des remplacements prématurés.

Préserver plutôt que remplacer Chaque matériau possède ses propres exigences. La laine, la soie, le velours ou les fibres synthétiques ne réagissent pas de la même manière aux produits et à l’humidité. Procare Systems adapte ses méthodes à la nature et à l’usage des surfaces. Nettoyage à l’eau ou à sec, traitements protecteurs et rénovation du cuir

permettent de prolonger la vie des aménagements tout en préservant leurs qualités esthétiques. Cette démarche gagne à être anticipée dès la livraison du bâtiment. Un programme d’entretien préventif aide les propriétaires, régies et exploitants à planifier les interventions, à limiter l’usure et à différer certaines rénovations.

Un investissement sur le long terme Forte de plus de 45 ans de recherche et de savoir-faire dans le traitement des fibres textiles, Procare Systems accompagne les professionnels de la conception à l’exploitation. Son objectif : préserver la qualité des espaces, maîtriser les coûts et limiter les remplacements prématurés. Car construire durablement, c’est aussi donner aux matériaux les moyens de durer.

SPÉCIALISTE EN TRAITEMENT ET PROTECTION DES MOQUETTES ET MOBILIERS

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24 Brandreport • Akhal Joaillerie

#focusluxe&artdevivre

Et si vous regardiez les pierres autrement ? Elles ont mis des millions d’années à se former. Chacune possède sa couleur, ses inclusions, son histoire et ce petit quelque chose qui la rend absolument unique. Chez Akhal, c’est par la pierre que tout commence. De cette passion est né un concept suisse breveté : un bijou minimaliste sur lequel les pierres deviennent interchangeables. Une même bague, un bracelet ou un collier peut ainsi changer de Gem au gré d’une tenue, d’une envie ou d’un rendez-vous.

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assionnés de gemmologie, Sabine et David Hofmann sélectionnent leurs pierres naturelles une à une, avec une prédilection pour les gemmes non chauffées et non traitées. Saphirs, tourmalines, grenats, aigues-marines, émeraudes… au-delà de leur beauté, ils aiment surtout les raconter, les expliquer et apprendre à les regarder autrement.

Un concept particulièrement adapté aux femmes qui bougent : un bijou et quelques Gems dans un écrin suffisent pour multiplier les possibilités. Discret dans les bagages, beaucoup moins une fois porté.

Et bientôt, le temps selon Akhal… Une montre au système d’affichage inédit est actuellement en préparation. Un nouveau chapitre où innovation, design et univers des pierres se rencontreront. À suivre… Plus d’informations sur akhal-jewelry.com

Mais Akhal se découvre surtout en vrai. Venez rencontrer ses fondateurs, observer les pierres de près, parfois même au microscope et découvrir ce qui fait leur couleur, leur rareté et leur caractère.

Venez nous rencontrer – 9–14 novembre Manor Vevey – 14–15 novembre Bourse aux minéraux, Genève La Praille – 23 novembre – 5 décembre Manor Basel – 30 novembre – 12 décembre Manor Genève – 9–13 décembre CHI de Genève – 14–19 décembre Manor Vevey

Découvrez. Comprenez. Regardez les pierres autrement.

Brandreport • Planeïte SA

La précision de l’artisanat à l’échelle « industrielle » Planeïte SA, c’est 25 millions de pièces réalisées, plus de 1200 références, cinq collaborateurs et dix ans d’expérience. L’entreprise suisse, experte du poli bloqué, a réussi à industrialiser le blocage bords francs, initialement réalisé de manière artisanale, et à en faire l’une de ses spécialités.

Frédéric Bourhis et ses collaborateurs.ices

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rédéric Bourhis, fondateur de Planeïte SA, explique dans cet entretien les enjeux et les perspectives de ce savoir- faire de haute précision. Frédéric Bourhis, quels sont les principaux défis liés à l’industrialisation du poli bloqué bords francs ? On parle d’industrialisation du poli bloqué ou poli noir bords francs lorsque nous travaillons des séries de plus de 20 pièces, avec un taux de retouche inférieur à 1 %. Le défi principal est d’obtenir un état parfait et uniforme sur toutes les pièces d’une série et d’une série à l’autre.

Certains de nos clients ont la capacité de produire en interne, mais cela reste une opération chronophage, surtout s’il y a du volume. Nous devons donc convaincre ces entreprises de nous confier des pièces à forte valeur ajoutée (usinage, polissage, décoration) en leur démontrant que nous sommes fiables et reproductibles, et ainsi leur libérer de la capacité en interne pour d’autres opérations. Et comment parvenez-vous à reproduire un niveau de qualité sur une série entière ? Le travail en amont avec les clients est indispensable afin d’obtenir la fabrication la plus stable possible. Cela concerne notamment la matière utilisée, le surplus de matière nécessaire pour respecter les cotes de chaque pièce, la définition des critères de contrôle et de leurs attentes réelles. La maîtrise des procédés et la connaissance

des opérations sont également essentielles. Nous concernant, quatre paramètres principaux doivent être maîtrisés : l’outillage utilisé, l’état des meules et leur maintenance, le lavage et la matière. Sur quels axes travaillez- vous pour faire évoluer votre métier? Le blocage bords francs représente 20 % de notre volume actuel, mais la maîtrise de cette technique nous a permis d’augmenter la qualité de l’ensemble de notre production sur des pièces avec une terminaison standard. Notre évolution passe par l’intégration de métiers en amont, comme le polissage vrac pour gagner en flexibilité et répondre à des besoins spécifiques. Nous réalisons aujourd’hui le bleuissage sur des aiguilles décorées et travaillons sur le bleuissage des vis avec des possibilités de décorations bicolores. Nous proposons également la gestion des

opérations externes afin de livrer un produit fini, en nous appuyant sur un réseau de co-traitants spécialisés. Enfin, l’intégration de nouvelles matières, notamment des matières précieuses comme l’or et le platine, constitue également l’un de nos axes de développement. Planeïte SA +41 32 853 77 77 info@planeite.ch www.planeite.ch


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Histoires de Cigares • Brandreport 25

Le luxe de prendre le temps

À Morges, Histoires de Cigares cultive depuis plus de vingt ans le goût du savoir-faire et de la découverte. Reprise en mai 2024 par Francis Francis, cette boutique réunit grandes maisons et nouveaux horizons du cigare, ainsi qu’une sélection de spiritueux. Une approche du luxe fondée sur la qualité du produit, le conseil personnalisé et le plaisir de partager. talent des artisans et la patience de la maturation. Puis vient le plaisir de suspendre le temps, de savourer et de partager un moment ensemble.

Francis Francis Propriétaire d’Histoires de Cigares

Francis, Francis, dans un dossier consacré au luxe, quelle place le cigare occupe-t-il selon vous ? Le cigare réunit deux formes de luxe : le savoir-faire et le temps. De la culture du tabac au roulage à la main, chaque étape repose sur des gestes précis, transmis et perfectionnés au fil des générations. La fermentation, le vieillissement et l’assemblage donnent ensuite toute son expression au produit. Les spiritueux que nous proposons partagent cette même exigence : le

Qu’est-ce qui fait la différence lorsqu’on pousse la porte d’Histoires de Cigares ? Nous commençons par écouter. Les goûts, l’expérience et le temps dont dispose le client nous guident dans nos conseils. Avec Vincent Houssin, nous accueillons aussi bien les passionnés que les personnes qui découvrent cet univers. Chaque visite est une occasion d’échanger, de découvrir et d’affiner ses préférences. Pour moi, le luxe se mesure aussi à la qualité de l’attention. Comment construisez-vous votre sélection entre grandes maisons et découvertes ? Les classiques ont leur place, mais

la curiosité est essentielle. Cuba, la République dominicaine, le Nicaragua ou le Honduras offrent des expressions très différentes. Nous cherchons à proposer une sélection qui permette à chacun d’explorer ses goûts. Cette démarche se prolonge dans nos spiritueux, avec des bouteilles issues notamment d’importateurs et d’embouteilleurs indépendants. Notre rôle est d’accompagner le choix et de suggérer des accords, sans imposer de préférence.

Ces soirées permettent aussi aux amateurs de se rencontrer et d’échanger. C’est tout l’esprit d’Histoires de Cigares : transmettre une passion et créer des occasions de la partager. Notre devise résume cette philosophie : créez vos propres histoires, un cigare à la fois. Plus d’informations sur www.lescigares.com

Vos soirées permettent aussi de rencontrer les personnes qui font vivre les maisons de cigares. Qu’apportent ces rencontres? Ces rencontres donnent une autre dimension à la dégustation. On découvre l’histoire d’une maison, sa philosophie et le savoir-faire qui se cache derrière ses cigares. ANNONCE


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Brandreport • DigitalCanion SA

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La sécurité numérique, nouvel art de la précision

La Suisse a bâti sa réputation sur la précision, la discrétion et la confiance. Ces valeurs sont aujourd’hui mises à l’épreuve sur le terrain numérique. Intelligence artificielle, équipements vieillissants, menaces toujours plus sophistiquées : la cybersécurité est devenue un enjeu de direction générale. Regard d’expert.

– Les systèmes oubliés. Téléphonie, imprimantes, messagerie : rarement mis à jour, ils sont pourtant souvent reliés à tout le réseau. Sebastien Flaccavento Co-founder, DigitalCanion SA

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l y a encore quelques années, plusieurs semaines séparaient la découverte d’une faille de sa première exploitation. Ce délai se compte désormais en heures. En octobre dernier, une vulnérabilité critique touchant des passerelles d’accès largement déployées a été exploitée deux jours seulement après la publication du correctif. L’intelligence artificielle y est pour beaucoup. Elle invente rarement de nouvelles attaques, mais elle rend les anciennes plus rapides, moins coûteuses et accessibles à tous. Dans le même temps, les entreprises mettent en moyenne plus d’un mois à corriger leurs systèmes. L’écart ne cesse de se creuser. Les angles morts des entreprises Beaucoup d’entreprises fonctionnent encore avec les accès à distance mis en place dans l’urgence en 2020. Ces solutions ont rempli leur rôle,

Les attaques n’ont jamais été aussi rapides. Pour les entreprises suisses, la question

n’est plus de savoir si elles seront ciblées, mais si elles l’auront anticipé.

mais elles vieillissent mal. Et ce sont rarement les systèmes les plus visibles qui exposent une organisation. Six angles morts reviennent régulièrement. – Les portes d’entrée. Pare-feux, VPN et passerelles d’accès sont la première cible des attaquants. Un équipement en fin de vie ou une console d’administration accessible depuis Internet suffit souvent à ouvrir le réseau. – Les comptes d’administration. Une faille dans une interface de gestion

peut permettre à un attaquant de prendre le contrôle total du système à partir d’un simple identifiant volé. – Les fichiers en apparence anodins. Un fichier audio, une archive ou une sauvegarde peuvent dissimuler du code malveillant. – Les intrusions qui durent. Certains équipements ne vérifient pas l’intégrité de leur système au démarrage. Un attaquant de passage peut alors s’y installer durablement, sans laisser de trace visible.

– L’intelligence artificielle elle-même. Les assistants et agents connectés aux données de l’entreprise ouvrent une nouvelle surface d’attaque, encore mal maîtrisée. Comprendre l’attaque pour mieux protéger « On ne protège bien que ce que l’on comprend vraiment », résume Sébastien Flaccavento, Senior Project Manager chez DigitalCanion SA. Fondée en 2014, l’entreprise romande accompagne des clients dont l’exigence ne tolère pas l’approximation : hôtellerie de prestige, missions diplomatiques, résidences privées et PME. Sa particularité est discrète, mais rare en Suisse. Une équipe de recherche analyse en profondeur les équipements du marché (pare-feux, téléphonie, messagerie, virtualisation) pour y déceler des vulnérabilités encore inconnues. Plusieurs des angles morts décrits plus haut ont ainsi été mis en évidence par ses propres chercheurs, sur des produits largement répandus.


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DigitalCanion SA • Brandreport 29

La cybersécurité en quelques chiffres

Lorsque nous identifions une faiblesse, nous

savons comment la neutraliser chez nos clients bien avant qu’elle ne devienne publique. C’est ce temps d’avance qui fait la différence.

Ces découvertes sont transmises aux constructeurs selon les règles de la divulgation coordonnée. Plusieurs ont été publiées en lien avec le Centre national pour la cybersécurité de la Confédération (NCSC). La souveraineté, une exigence Où sont stockées vos données, et qui peut y accéder ? La question, longtemps théorique, est devenue stratégique. Les entreprises sont de plus en plus nombreuses à privilégier une infrastructure hébergée en Suisse et soumise au droit suisse. DigitalCanion exploite ainsi son propre datacenter à Düdingen, adossé à un site redondant, sans dépendre d’acteurs étrangers. La recherche nourrit directement cette infrastructure : chaque faille comprise est une faille anticipée chez les clients. Et demain ? L’informatique quantique pourrait, d’ici une décennie, fragiliser une grande partie du chiffrement actuel. Les données volées aujourd’hui

Image iStockphoto/quantic69

pourraient être déchiffrées demain. Combinée à l’intelligence artificielle, cette puissance de calcul redistribuera encore les cartes entre attaquants et défenseurs. La cybersécurité ne relève plus seulement de la technique. Elle conditionne la continuité d’activité, la confiance des clients et la réputation. Dans ce contexte, l’anticipation n’est plus une option. L’avenir appartiendra à ceux qui sauront le sécuriser. DigitalCanion SA info@digitalcanion.com +41 21 552 03 25 digitalcanion.com

Une expertise suisse, de la recherche à l’exploitation Fondée en février 2014, DigitalCanion SA accompagne les entreprises dans la conception, l’exploitation et la sécurisation de leur infrastructure informatique. Son approche associe recherche de vulnérabilités, hébergement en Suisse et gestion opérationnelle des systèmes. 26 recherches publiées Les travaux de l’équipe de recherche portent sur des vulnérabilités découvertes dans des produits technologiques largement déployés. Ces recherches contribuent à identifier des faiblesses parfois méconnues et à renforcer la sécurité des systèmes concernés. 26 CVE référencées Les CVE (Common Vulnerabilities and Exposures) sont des identifiants internationaux qui permettent de référencer des vulnérabilités informatiques. Leur attribution facilite le partage d’informations entre fabricants, spécialistes de la cybersécurité et organisations chargées de la protection des systèmes. 10 éditeurs technologiques concernés Les recherches de DigitalCanion couvrent des produits de différents fournisseurs, notamment SonicWall,

VMware, Sophos, Apple, Mitel et WatchGuard. Cette diversité permet d’étudier les vulnérabilités dans des environnements variés, des équipements réseau aux solutions de communication et de sécurité. Plus de 450 serveurs virtuels gérés Au-delà de la recherche, DigitalCanion assure l’exploitation d’infrastructures informatiques pour ses clients. Cette activité comprend notamment l’hébergement de serveurs virtuels et la gestion des environnements nécessaires au fonctionnement quotidien des entreprises. 99,995 % de disponibilité SLA L’infrastructure Swiss Cloud de DigitalCanion, située à Düdingen, affiche un niveau de disponibilité contractuel de 99,995 %. L’hébergement en Suisse permet également aux clients de conserver leurs données dans le pays, sous juridiction suisse. Depuis 2014 · Une entreprise indépendante suisse Avec plus de douze ans d’activité, DigitalCanion associe expertise technique, veille technologique et accompagnement sur mesure. Son objectif : anticiper les risques, sécuriser les infrastructures et contribuer à la continuité des activités de ses clients.


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Tapptic • Brandreport 31

Comment faire de l’IA un avantage concurrentiel

Pour créer une valeur concrète et durable avec l’intelligence artificielle, il faut identifier les bons besoins et placer les bons outils aux bons endroits. Avec sa nouvelle présence en Suisse, Tapptic veut renforcer son accompagnement local et aider les entreprises à faire du digital un levier de croissance. Nous avons rencontré Benjamin Loth, Business Development Manager chez Tapptic.

Benjamin Loth Business Development Manager chez Tapptic

Benjamin, qu’est-ce que Tapptic ? Tapptic est un studio qui accélère le passage de l’idée à la réalité. Pendant des années, la plupart des bonnes idées de produits sont restées dans le backlog, parce que développer un logiciel était trop long et trop cher. Cela change vite, et c’est pour cela que nous existons. Nous sommes un studio d’ingénierie senior. Depuis 2009, nous avons réalisé plus de 300 applications, plateformes web et outils internes pour des entreprises des médias, de la finance, du sport, du transport et de l’industrie. Certains servent chaque jour des millions de personnes. Tapptic fait partie du groupe ENEON, avec Idweaver, une agence de stratégie digitale arrivée en 2020, et Dataveon, qui développe l’AI Software Factory, notre moteur de production. Notre siège est à Bruxelles, nous avons un bureau à Paris, notre équipe de delivery travaille depuis la Pologne, et nous venons d’ouvrir une entité à Villars-sur-Glâne. Nous travaillons depuis une dizaine d’années avec des clients comme le Comité International Olympique, la RTS, la FIBA, Braun et les Transports Lausannois. Notre nouvelle entité nous rapproche d’eux et nous permet d’apporter l’expérience de nos clients belges et français, comme AXA, BNP Paribas, le Groupe M6 et American Express.

Comment Tapptic utilise-t-elle aujourd’hui l’intelligence artificielle dans ses services et ses applications ? Dans les services financiers, nous avons augmenté la conversion de 22 %. Le parcours de souscription de cartes faisait perdre des candidats. Nous l’avons refait avec la lecture automatique des documents, l’identité numérique itsme et des questions adaptées à chaque type de carte. Après le déploiement, nous avons mesuré le résultat et il nous a surpris nous-mêmes : 22 % de conversion en plus ! Dans l’industrie, nous avons réduit le temps d’intervention de 40 %. Les techniciens travaillaient avec des manuels papier de 300 pages. Presque chaque jour, les mêmes problèmes : la mauvaise page consultée, du temps perdu et des erreurs coûteuses. Après une analyse approfondie, nous avons créé une application de réalité augmentée qui affiche les instructions pas à pas directement sur l’équipement. Résultat : 40 % de temps d’intervention en moins. Dans le sport, nous développons un assistant IA pour les supporters d’un club de Ligue 1. Il répond en temps réel sur le match, le club et les joueurs. 90 % des questions sont traitées en moins de 4 secondes, et nous voulons aller encore plus loin. Enfin, nous optimisons notre façon de produire. Avec notre Tapptic Software Factory, notre équipe d’ingénieurs seniors orchestre des agents IA, et valide chaque livraison. L’IA écrit, nos équipes décident de ce qui part en production. Résultats, plus de fonctionnalités à budget égal, ou un délai de mise sur le marché plus court. Et tous les départements peuvent aujourd’hui en profiter : le marketing bien sûr, mais aussi les RH, la production, les ventes ou le service client.

Quel risque court une entreprise qui ne prend pas le virage de l’IA au sérieux dès maintenant ? Le marché a changé. La question n’est plus de savoir s’il faut passer à l’IA, mais dans quels domaines. Je vois deux risques. Le premier est d’attendre trop longtemps. Les clients changent leurs habitudes plus vite que la plupart des entreprises ne font évoluer leurs produits, et cet écart est difficile à combler une fois creusé. Aujourd’hui, dès que nous avons une question, nous la posons plutôt à une IA qu’à Google. C’est pareil en e-commerce : quand nous voulons un avis extérieur en parcourant des produits, nous demandons à l’IA. Il y a deux ans, c’était marginal. Aujourd’hui, c’est le quotidien. Le second est de se lancer sans plan clair. Une mauvaise intégration crée de la dette technique, et comme les modèles et les outils évoluent très vite, de mauvais choix d’architecture peuvent poser problème plus tôt que prévu. Construire quelque chose de fiable que les gens utilisent vraiment est notre défi au quotidien. C’est pourquoi nous conseillons de commencer par un travail de fond, à partir d’un problème métier concret. Nous proposons un audit de deux jours pour aider les entreprises à voir où l’IA peut améliorer une application existante et quelles sont les prochaines étapes, sans s’engager dans une transformation complète. Avez-vous de nouveaux projets ? La seule limite désormais, c’est l’idée. Nos clients sont de plus en plus intéressés par des solutions qui ne vivent pas uniquement dans une application, mais également comme un assistant que les gens installent directement dans ChatGPT. Nous regardons de près la manière dont les gens utilisent leurs appareils. D’après nos données, beaucoup d’utilisateurs commencent

une tâche sur leur téléphone et la terminent sur un ordinateur portable. L’iPhone Duo d’Apple pourrait changer cela. Prenons une application de mode : la tenue complète sur une moitié de l’écran, les pièces individuelles sur l’autre, chacune ajoutée au panier d’un geste. Les lunettes connectées avancent vite aussi. Meta permet désormais aux entreprises d’étendre leurs applications existantes à l’affichage de ses lunettes. Nous avons déjà conçu un guidage en réalité augmentée pour des techniciens de terrain, et les lunettes le rendent mains libres. Nous continuons aussi de penser à la suite. Pour une marque haut de gamme, une application pourrait offrir à ses meilleurs clients un rendez-vous de conseil privé à domicile. Quelques pièces sont livrées à l’avance, puis le conseiller guide le client à distance via ses lunettes : il voit ce que voit le client, et le client reçoit dans son champ de vision l’historique et les détails de chaque pièce qu’il tient en main. C’est l’expérience d’une boutique privée, chez soi, sans écran à manipuler. Enfin, nous préparons plusieurs événements en Suisse pour accroître notre visibilité, et nous participerons au concours Best of Swiss Apps 2027. Interview Léa Stocky Plus d’informations sur benjamin.loth@tapptic.com www.tapptic.com


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