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Focus Inclusion 360

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Inclusion 360

U N S U P P LÉM EN T T H ÉM AT I Q U E D E S M A R T M ED I A

Septembre ’26

Corinne Bonnet-Mérier

Présidente du Club en fauteuil roulant Genève et ancienne conseillère municipale, elle révèle les obstacles invisibles du quotidien et défend une ville pensée pour tous.

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2 Éditorial

Marylène Lopes

«

Et si l’inclusion commençait par une question d’enfant ? Vóvó, pourquoi il n’y a pas de jeux pour moi dans ce parc ? Pourquoi je ne peux pas jouer avec les autres enfants ? »

espaces publics. À Yverdon, Carouge, Vevey, Sierre, Monthey, Lancy ou Riaz, ces projets permettent à des enfants avec et sans handicap de se retrouver dans un même espace, de jouer, d’explorer et simplement de partager un moment ensemble.

En 2019, dans un parc de jeux genevois, Gabriel pose une question d’une simplicité désarmante. Une question d’enfant, mais qui en dit beaucoup sur notre société.

Car l’enjeu n’est finalement pas de créer davantage de lieux « pour » certaines personnes. Il est de faire évoluer les lieux que nous partageons pour qu’ils puissent accueillir davantage de personnes.

Pourquoi certains peuvent-ils courir, grimper, glisser, se déplacer librement, participer, quand d’autres doivent regarder, attendre ou renoncer ? La réponse ne devrait jamais être qu’un lieu, un service ou une activité n’a pas été pensé pour eux. Cette question, née dans un parc de jeux, dépasse largement le cadre de l’enfance et du handicap. Elle touche à quelque chose de beaucoup plus fondamental : la place que nous faisons à chacun dans la société. Car l’inclusion ne consiste pas simplement à permettre à une personne de franchir une porte ou d’accéder à un équipement. Elle consiste à faire en sorte que chacun puisse participer pleinement à la vie collective, quelles que soient ses capacités, son âge, sa situation ou ses besoins. Ne plus penser « à part » Pendant longtemps, l’accessibilité a parfois été envisagée comme l’ajout d’une solution spécifique pour les personnes qui rencontrent des obstacles. Comme s’il fallait aménager un espace particulier, prévoir une exception, créer une réponse « à part ». L’inclusion invite à penser autrement. Il ne s’agit plus seulement d’adapter ce qui existe, mais de réfléchir dès le départ à des environnements, des services et des usages qui puissent accueillir la diversité des personnes. Cette différence de regard est essentielle. Car un espace véritablement inclusif ne change pas seulement la vie de celles et ceux qui rencontrent des difficultés. Il peut améliorer l’expérience de tous. Une rampe facilite les déplacements d’une personne en fauteuil, mais aussi ceux d’un parent avec une poussette ou d’une personne âgée. Une information claire et accessible peut être indispensable à certaines personnes et utile à beaucoup d’autres. Un environnement pensé pour la diversité devient souvent un environnement plus simple, plus confortable et plus accueillant pour chacun. L’inclusion ne consiste donc pas à donner davantage à certains. Elle consiste à permettre à chacun de participer. Une société se construit dans ses lieux de vie L’inclusion se joue partout : à l’école, au travail, dans les transports, dans les loisirs, dans les soins, dans les commerces, dans les espaces publics, mais aussi dans la manière dont nous communiquons et dont nous regardons les autres.

Identifier un besoin. Trouver une solution. La rendre possible.

Elle concerne les personnes en situation de handicap visible ou invisible, temporaire ou permanent. Elle concerne les enfants comme les adultes, les personnes âgées comme les jeunes. Et elle concerne, d’une manière ou d’une autre, chacun d’entre nous. Car nos besoins ne sont pas immuables. Au cours d’une vie, nous pouvons tous connaître une période où un environnement devient moins accessible : un accident, une maladie, une grossesse, l’avancée en âge ou simplement une situation particulière. L’inclusion nous invite ainsi à ne plus penser en termes de « nous » et de « eux ». Elle nous rappelle que la diversité des situations humaines n’est pas une exception à prendre en compte, mais une réalité avec laquelle il faut construire. Passer de l’intention à l’action Changer les regards est essentiel. Mais l’inclusion ne peut pas rester une intention. Elle se traduit dans des choix très concrets : un bâtiment accessible, un transport adapté, une information compréhensible, un poste de travail aménagé, une activité culturelle ouverte à tous, un espace public dans lequel chacun peut circuler et participer. Et parfois, elle commence par quelque chose d’aussi simple qu’un jeu. Au-delà des aménagements, l’inclusion se construit aussi dans le quotidien des familles. Lorsque les soins, le matériel adapté, les transports ou la mobilité représentent des charges importantes, un soutien peut faire une différence concrète. Physiothérapie, équithérapie, équipements spécifiques, véhicule adapté : derrière chacune de ces aides, il y a avant tout une réalité familiale et un besoin auquel il faut pouvoir répondre. C’est dans cette même volonté d’agir concrètement que, depuis 2019, l’Association Gabriel (ASSOGA) soutient la création de jeux inclusifs dans les

Une démarche simple, mais qui dit peut-être l’essentiel de l’inclusion : partir de la réalité des personnes pour construire, ensemble, un quotidien où chacun puisse trouver sa place. Faire de l’évidence une réalité L’inclusion ne sera jamais un chantier totalement achevé. Les besoins sont différents, les situations évoluent et aucune solution ne pourra répondre à toutes les réalités. Mais nous pouvons faire un choix simple : ne plus considérer l’exclusion comme une fatalité. Écouter les personnes concernées. Comprendre les obstacles qu’elles rencontrent. Concevoir autrement nos espaces et nos services. Questionner nos habitudes. Et surtout, accepter que ce qui semble évident pour certains ne le soit pas pour d’autres. Peut-être est-ce là que réside le véritable enjeu de l’inclusion : ne plus demander aux personnes de s’adapter à un monde pensé pour une norme, mais apprendre à construire un monde capable d’accueillir la diversité. Revenons alors à la question de Gabriel. « Pourquoi je ne peux pas jouer avec les autres enfants ? » Une question d’enfant, finalement, qui pourrait être celle de chacun d’entre nous.

Contenu. 06 L’employabilité 10 Interview : Corinne Bonnet-Mérier 12 Mobilisation mondiale 16 Comprendre le handicap Focus Inclusion 360. Cheffe de projet Charlotte Boesch Directeur d’agence Cyrille Daverdisse Directeur des ventes Thibaut Mochel Directrice du contenu Romandie Marie Geyer Graphistes Morgane Pedroletti, Marie Geyer Journalistes Océane Kasonia, Léa Stock, Maévane Mas, SMA Image de couverture màd Canal de distribution Tribune de Genève et 24Heures Imprimerie DZB Druckzentrum Bern

Smart Media Agency. Gerbergasse 5, 8001 Zürich, Schweiz Tel +41 44 258 86 00 info@smartmediaagency.ch redactionFR@smartmediaagency.ch focus.swiss

Pourquoi certains peuvent-ils participer pleinement quand d’autres doivent encore demander une place ? Notre objectif devrait être qu’un jour, cette question ne se pose plus. Parce que l’inclusion ne devrait être ni une exception, ni une faveur, ni un projet particulier. Elle devrait simplement aller de soi. Texte Marylène Lopes, Présidente de l'Association Gabriel (ASSOGA)

Bonne lecture ! Charlotte Boesch Project Manager

Brandreport • AEMO - Association Enfance et Maladies Orphelines

22 ans aux côtés des enfants atteints de maladies rares Une maladie peut être rare, mais les difficultés qu’elle entraîne sont bien réelles. Les parents doivent souvent composer avec des rendez-vous multiples, des incertitudes et des dépenses qui pèsent sur l’équilibre du foyer. Derrière chaque diagnostic, il y a un enfant, ses envies, ses possibilités, mais aussi des parents, des frères et des sœurs dont la vie est bouleversée.

L

orsqu’une maladie rare touche un enfant, c’est toute la vie familiale qui bascule. Aux inquiétudes pour sa santé s’ajoutent les démarches, les frais et un quotidien à réinventer. Depuis 22 ans, l’Association Enfance et Maladies Orphelines (AEMO) aide les familles à faire face, avec une conviction : aucune ne devrait se sentir seule face à la maladie. Une association pionnière, un engagement durable Fondée en 2004, l’AEMO a été pionnière dans le soutien aux familles d’enfants atteints de maladies rares. À une époque où leurs besoins étaient encore peu visibles, elle s’est engagée pour leur apporter une aide concrète et faire entendre leurs réalités. Cet engagement demeure aujourd’hui au cœur de sa mission : améliorer la qualité de vie des enfants et soutenir celles et ceux qui les accompagnent.

« Sans l’aide de l’AEMO, nous n’aurions jamais pu financer la thérapie dont notre fils avait besoin. Cette aide a changé son quotidien, et le nôtre », témoigne une mère accompagnée par l’association. Agir là où les besoins restent sans réponse L’AEMO intervient notamment lorsque certaines aides ou thérapies spécialisées ne sont pas prises en charge par les assurances. Elle contribue à rendre accessibles des accompagnements adaptés aux besoins des enfants et à alléger la charge financière des familles. Son soutien se construit autour des situations concrètes, parce que chaque parcours est différent et appelle une réponse attentive. Favoriser le développement d’un enfant, soutenir son autonomie, permettre à une famille d’accéder à une aide jusque-là hors de portée : c’est à cette échelle que la solidarité prend tout son sens. L’association mène également un travail de sensibilisation pour mieux faire connaître les maladies rares et les défis qu’elles imposent au quotidien. Depuis sa création, l’AEMO a soutenu plus de 300 familles et redistribué plus de sept millions de francs. Ces

chiffres racontent surtout une chaîne de solidarité : celle de personnes et de partenaires qui permettent à l’association de transformer la générosité en actions concrètes.

Un don pour prolonger cette solidarité Pour poursuivre sa mission, l’AEMO a besoin de votre soutien. Faire un don, c’est contribuer au financement d’aides et de thérapies spécialisées, soulager des familles et ouvrir de nouvelles possibilités aux enfants. Chaque contribution, à la mesure de ses moyens, participe à cet engagement. Un geste individuel devient ainsi une force collective, au service de familles qui ont besoin de pouvoir compter sur un appui durable. Parce qu’au-delà de la maladie, c’est toute une vie qu’il faut continuer à construire. Rire, partager, soutenir La solidarité se vit aussi autour d’une table. Le samedi 14 novembre 2026, l’AEMO et Make-A-Wish Suisse & Liechtenstein vous invitent à une soirée de soutien aux enfants gravement malades, au Foyer du Crochetan à Monthey. Avec notamment le duo comique Cuche & Barbezat et le mentaliste Nicolas Burri, cette rencontre réunira convivialité, humour et générosité. En famille, entre amis ou avec vos collègues, venez partager un moment convivial et soutenir concrètement les enfants gravement malades. Une belle occasion également de réunir votre équipe pour une soirée d’entreprise solidaire.

AEMO - Association Enfance et Maladies Orphelines Samedi 14 novembre 2026, dès 18h30 Foyer du Crochetan, Monthey Prix : CHF 120.– par personne, hors boissons Inscriptions et programme : info@aemo.ch Soutenez les enfants et leurs familles : faites un don sur www.aemo.ch


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À

Fondation Ensemble • Brandreport 3

Le droit d’être chez soi

Genthod, la fondation Ensemble prépare la transformation du site de L’Essarde, où vivent quatorze personnes avec une déficience intellectuelle. Le projet doit rendre les bâtiments accessibles, mieux répondre au vieillissement et offrir davantage d’intimité, tout en ouvrant de nouvelles relations avec la commune. Une rénovation guidée par une idée simple : chacune et chacun doit pouvoir être chez soi et prendre sa place dans la société.

Habiter, c’est choisir et appartenir Habiter paraît aller de soi. C’est pouvoir fermer sa porte, retrouver ses affaires, inviter quelqu’un, se reposer sans être dérangé. C’est aussi connaître son voisinage, avoir ses habitudes et décider de la manière dont on organise sa journée. Un logement donne une adresse, mais il donne surtout des repères, une intimité et une place parmi les autres. Pour une personne en situation de handicap, ces gestes ordinaires dépendent beaucoup de l’environnement. Une circulation trop étroite peut imposer l’aide d’un tiers. Une mauvaise acoustique peut transformer un repas en épreuve. Une chambre difficile à aménager laisse peu de place aux goûts de la personne. Lorsque la mobilité diminue, un bâtiment autrefois praticable peut devenir un obstacle quotidien. Le logement ne peut donc pas être réduit à un toit ou à une place disponible. La Convention des Nations unies relative aux droits des personnes handicapées fixe un cap clair : pouvoir choisir son lieu de vie et avec qui l’on vit. Cela suppose des logements diversifiés, des soutiens ajustés et des espaces qui évoluent avec les besoins. L’objectif est de permettre à chacun de faire des choix, de préserver son intimité et de participer à la vie collective. Quarante ans d’accompagnement à Genève Créée en 1986, la fondation Ensemble accompagne des personnes présentant une déficience intellectuelle, associée ou non à d’autres troubles, de la petite enfance jusqu’à un âge avancé. Ses prestations couvrent l’éducation précoce, l’enseignement spécialisé, le développement personnel, les ateliers, la production, les activités artistiques et l’habitat. Toutes poursuivent la même mission : permettre à chacune et chacun de développer ses possibilités et d’être reconnu comme citoyen à part entière. Les parcours ne se ressemblent pas. Certaines personnes ont besoin d’un accompagnement soutenu, parfois jour et nuit ; d’autres, d’un appui plus ponctuel pour réaliser leurs projets. Les besoins évoluent avec l’âge, la santé et la mobilité, mais aussi avec les envies et les aspirations. Ils concernent toutes les dimensions de la vie : se former, travailler, exercer une activité porteuse de sens, créer, pratiquer un sport, participer à la vie sociale ou habiter chez soi. Le partenariat, l’autodétermination et l’inclusion conduisent ainsi à construire, avec chaque personne et ses proches, un accompagnement qui respecte ses choix, ses possibilités et son rythme. Plusieurs formes d’habitat pour plusieurs parcours La fondation Ensemble développe des formes d’habitat qui associent accompagnement spécialisé et vie de quartier. Aucun modèle ne convient à tous. Il faut offrir plusieurs possibilités et faire en sorte que le soutien nécessaire ne coupe pas la personne de son environnement. À Chêne-Bougeries, Les Sureaux illustrent cette démarche. Réalisé avec la CODHA la Coopérative de l’habitat associatif, ce projet achevé en 2021 rassemble dix-neuf logements. Des familles, des personnes seules et des colocations de la Fondation Ensemble partagent le même ensemble d’habitation. Douze adultes accompagnés par la Fondation vivent dans trois appartements. Ils disposent de leur espace privé et participent, selon leurs envies, à la vie commune.

Les jardins et les locaux partagés créent des occasions de se rencontrer. Mais l’inclusion ne repose pas seulement sur la proximité physique. L’association des habitantes et habitants permet à chacune et chacun de prendre part aux décisions du lieu. Les personnes accompagnées sont ainsi membres d’une communauté d’habitants.

donner de meilleures conditions. Des espaces adaptés libèrent du temps et de l’attention pour l’accompagnement. Ils permettent aux équipes de soutenir les choix de la personne plutôt que de compenser en permanence les limites du bâtiment.

D’autres réponses existent. À Meyrin, des appartements sont intégrés à l’écoquartier des Vergers. À l’Adret, près de Pont-Rouge, six adultes accompagnés par la Fondation vivent dans un projet intergénérationnel qui réunit des seniors, des étudiants et des services de proximité. Ces expériences montrent qu’un habitat inclusif tient autant à la qualité du logement qu’aux liens rendus possibles autour de lui.

Un lieu ouvert sans renoncer à l’intimité L’ouverture sur le village fait partie du projet, mais elle ne peut pas signifier que tout serait accessible à tous et à tout moment. Les habitants doivent pouvoir protéger leur intimité et retrouver un cadre calme. Les parcours, les seuils et l’organisation des bâtiments distingueront donc les espaces privés, les lieux partagés et ceux qui pourront accueillir le public. Cette gradation est essentielle pour concilier vie personnelle, sécurité et participation sociale.

Ce que L’Essarde représente déjà À Genthod, le site de Malagny accueille des personnes avec une déficience intellectuelle. Quatorze personnes y vivent dans trois unités de vie et participent chaque jour à des activités horticoles, créatives et manuelles, sur ce lieu et sur d’autres dans la commune voisine de Versoix.

Des occasions de rencontre seront facilitées et certains locaux pourront aussi accueillir des activités ouvertes ou être mis ponctuellement à disposition. L’objectif est de favoriser des relations simples avec les habitantes et habitants de Genthod : venir boire un café, acheter une production, participer à une activité ou découvrir le jardin.

Le site a une identité forte. La maison, les ateliers et le jardin rythment les journées. Des habitudes se sont construites, des liens se sont noués et chacun y possède ses repères. Pour les personnes qui y vivent, L’Essarde n’est pas une institution que l’on fréquente. C’est leur maison. La transformation doit respecter cette histoire tout en donnant au site les moyens de répondre aux besoins actuels et futurs.

Des relations durables se construisent plus facilement lorsqu’un lieu offre des occasions naturelles de se rencontrer et laisse à chacune et chacun la liberté d’y prendre part. Le futur Hameau doit ainsi être à la fois une maison pour ses habitants, un lieu d’activité pour les personnes accueillies durant la journée et un voisin identifiable dans la commune.

Des bâtiments qui ne répondent plus aux besoins Après plus de quarante ans d’utilisation, les bâtiments et les installations techniques de Malagny ont vieilli. Conçus à une autre époque, les espaces ne répondent plus pleinement aux conditions actuelles d’accompagnement ni à l’évolution des personnes qui y vivent ou y exercent une activité. Ces limites compliquent l’organisation quotidienne et réduisent la capacité du lieu à s’adapter.

Rénover pour durer Le projet poursuit aussi un objectif environnemental. Rénover la maison existante permet de conserver une partie du bâti et de l’histoire du site. Les travaux amélioreront les performances énergétiques. Le projet prévoit également de privilégier des matériaux locaux, de mieux gérer les eaux, de renforcer la biodiversité et de préserver le jardin.

La rénovation est devenue nécessaire pour que Malagny puisse poursuivre sa mission dans la durée. Elle doit préserver l’ancrage et l’identité du site tout en lui donnant la souplesse requise pour accompagner les personnes aujourd’hui et demain. Le Hameau de Malagny prend forme Un concours d’architecture et de paysage a permis de retenir le projet Le Hameau de Malagny. Le site sera transformé tout en conservant la maison existante, qui sera rénovée et réorganisée. Un nouveau bâtiment accueillera les activités de jour. La Maison, le Chalet et les Ateliers s’organiseront autour d’un jardin commun, de manière à former un ensemble lisible plutôt qu’une succession d’espaces isolés. Le projet permettra de créer une unité de vie supplémentaire et d’améliorer l’accueil des activités de jour. Les espaces seront plus souples afin de pouvoir évoluer sans imposer de nouvelles transformations lourdes à chaque changement de besoin. Les fonctions seront également mieux distinguées. Un atelier pourra rester un lieu d’activité, une pièce calme remplir sa fonction de retrait et les tâches administratives disposer d’un espace approprié. Une architecture qui soutient le quotidien Une bonne acoustique ne signifie pas seulement moins de bruit. Elle aide à suivre une conversation et limite la surcharge sensorielle. Un éclairage maîtrisé facilite l’orientation et rend les espaces plus apaisants. Des parcours accessibles permettent de se déplacer avec moins d’aide. Des chambres mieux conçues offrent enfin davantage de possibilités pour disposer ses meubles, conserver des objets importants et marquer son univers personnel. L’architecture ne remplace évidemment pas la relation humaine. Elle peut en revanche lui

Ces choix répondent à la même logique que l’ensemble de la transformation : construire avec attention pour éviter que les bâtiments ne deviennent rapidement inadaptés. La durabilité concerne l’énergie et les matériaux, mais aussi la capacité des espaces à accueillir des usages différents et à accompagner l’évolution des personnes. Un lieu durable est un lieu qui reste habitable au fil du temps. La fondation Ensemble en bref – 1986 : année de création – 228 : personnes en situation de handicap accompagnées

Trois expériences d’habitat de la fondation Ensemble à Genève – Les Sureaux : un habitat participatif réunissant des personnes avec et sans handicap – Les Vergers : des appartements intégrés à un écoquartier de Meyrin – L’Adret : un projet intergénérationnel à Pont-Rouge Ces projets ont chacun leur organisation, mais partagent une même exigence : pouvoir s’approprier son logement, recevoir le soutien nécessaire et rester relié aux autres. Le Hameau de Malagny s’inscrit dans cette continuité. En savoir plus sur l’habitat participatif des Sureaux : www.lessureaux.ch

Un projet qui a besoin de soutiens La fondation Ensemble est reconnue d’utilité publique et partenaire du Canton de Genève. Les financements publics soutiennent une grande partie de ses prestations courantes. Ils ne couvrent toutefois pas tous les investissements immobiliers nécessaires à la qualité du futur lieu de vie. Pour mener le projet à son terme, la Fondation doit aussi mobiliser des fondations donatrices, des entreprises et des particuliers. Un don contribue très concrètement aux aménagements qui feront la différence au quotidien : une chambre dans laquelle une personne peut se sentir chez elle, un chemin praticable, un espace de retrait, un atelier mieux équipé ou un jardin préservé. Il permet de passer des plans à un lieu réellement adapté aux personnes qui y habiteront et y travailleront. Soutenir Le Hameau de Malagny, c’est reconnaître que les droits s’exercent dans des lieux concrets. L’intimité dépend d’une porte que l’on peut fermer. L’autonomie dépend d’un espace dans lequel on peut circuler. La participation suppose de pouvoir accueillir, rencontrer et prendre part à la vie du voisinage. Le projet veut réunir ces conditions sans déraciner les habitants de l’environnement qui est déjà le leur. Au terme de la transformation, L’Essarde restera familière, mais elle offrira davantage de possibilités. Les habitants pourront y vieillir dans un cadre mieux adapté. Les personnes accueillies durant la journée disposeront d’espaces d’activité plus fonctionnels. Les liens avec la commune pourront se développer. La transformation permettra à chacune et chacun de dire : « Ici, je suis chez moi. »

– 30 : sites dans le canton de Genève – 270 : collaboratrices et collaborateurs

Ce que la rénovation doit permettre – Des chambres et des espaces privés que chacun puisse réellement s’approprier

Fondation Ensemble Route de la Galaise 17B, 1228 Plan-les-Ouates +41 22 552 71 00 contact@fondation-ensemble.ch www.fondation-ensemble.ch Dossier complet du projet est disponible sur demande.

– Des circulations accessibles qui réduisent les obstacles et la dépendance – Un meilleur confort acoustique et thermique pour diminuer la fatigue – Des ateliers flexibles qui séparent clairement activité, repos et organisation du travail

IBAN CH13 0078 8000 T327 3936 2 Communication au bénéficiaire : Malagny


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Brandreport • ASFL SVBL

Quand l’inclusion devient un atout pour la logistique

Pour Christian Pauli, directeur Romandie de SWISS LOGISTICS by ASFL SVBL, « accueillir un apprenti, ce n’est pas assumer une charge, c’est investir dans les compétences et les talents de demain ». Le secteur de la logistique, qui occupe une place croissante dans l’économie suisse, a besoin de main-d’œuvre. La formation en apprentissage permet aux jeunes motivés de découvrir et de se formeraux métiers de la logistique, et ce quels que soient leurs parcours professionnels et personnels. Ces partenariats nous permettent aussi d’anticiper les besoins du terrain : chaque canton a ses spécificités, et c’est en travaillant main dans la main avec les acteurs locaux que nous parvenons à proposer des solutions adaptées, que ce soit pour des jeunes sortant de la scolarité obligatoire, des adultes en reconversion ou des personnes en situation de déficience.

Christian Pauli Directeur Suisse romande, SWISS LOGISTICS by ASFL SVBL

Quels conseils donneriez-vous à une entreprise ou à un centre de formation qui souhaite rendre ses programmes plus ? Mon premier conseil est de revoir ses critères de sélection : la motivation, la régularité et la capacité d’apprentissage comptent souvent plus qu’un dossier scolaire irréprochable. Certaines entreprises, y compris de grandes institutions suisses, ont des exigences très élevées au moment du recrutement des apprenti-e-s. Je peux comprendre cette logique : elles souhaitent maintenir un certain standard et s’assurer que la personne sera capable de suivre la formation. Mais, d’un autre côté, certaines personnes ont simplement besoin de davantage de temps pour comprendre les explications, mettre en pratique ce qui leur est enseigné et progresser.

L

’Association suisse pour la formation professionnelle en logistique (ASFL SVBL) est l’organisation du monde du travail (OrTra) pour le secteur de la logistique. Christian Pauli y dirige les activités en Romandie : le développement des formations, la présence sur le terrain lors des salons des métiers, la relation avec les entreprises formatrices, ainsi que les partenariats avec les autorités cantonales et les organisations spécialisées dans l’intégration professionnelle. Christian Pauli, comment SWISS LOGISTICS by ASFL SVBL définit-elle l’inclusion dans la logistique ? Et quelles actions concrètes mettez-vous en place pour la promouvoir ? Pour nous, l’inclusion n’est pas un supplément d’âme, c’est une nécessité économique et sociale. Même si le secteur s’automatise de plus en plus, nous aurons toujours besoin de personnes pour effectuer certaines tâches, prendre des décisions, gérer les processus et apporter leur expertise. La logistique suisse manque de relève qualifiée ; nous n’avons donc pas les moyens de nous priver d’un seul talent, quel que soit son parcours, son âge, son genre ou son origine. Avec la Formation pratique (PrA) en logistique selon INSOS, nous proposons un programme d’entrée spécifique de deux ans, destiné aux jeunes qui, en raison de difficultés d’apprentissage ou de capacité, ne sont pas ou pas encore en mesure de suivre une AFP. Pour les personnes réfugiées, nous proposons le préapprentissage d’intégration en logistique (INVOL), avec une possibilité de poursuite vers une AFP de logisticien-ne ou, en cas de très bonne qualification, vers un CFC de logisticien-ne.

©Swiss Logistics by ASFL - SVBL

©Swiss Logistics by ASFL - SVBL

Enfin, je recommande de laisser les personnes découvrir le métier avant de juger de leur adéquation : une immersion ou un stage d’essai change souvent complètement la perception, autant pour le candidat que pour l’entreprise. Le pré-apprentissage permet également de découvrir un métier et de se préparer à une formation. Il est ensuite possible de poursuivre avec une AFP, puis d’effectuer une passerelle vers un CFC. Les possibilités sont nombreuses, il ne faut donc pas hésiter à se lancer !

©Swiss Logistics by ASFL - SVBL

Quelle est votre vision pour l’avenir de l’inclusion dans la formation professionnelle en logistique en Suisse, et quel rôle votre organisation compte-t-elle y jouer ? La logistique se transforme rapidement avec la digitalisation et l’automatisation, ce qui ouvre la porte à des profils plus variés : on a besoin de compétences techniques, analytiques et relationnelles, pas seulement de force physique. La logistique est avant tout une combinaison entre l’humain et la machine. C’est pourquoi le métier de logisticien reste un métier d’avenir.

Quels sont les principaux obstacles à l’inclusion dans la formation professionnelle en logistique, et comment travaillez-vous à les surmonter ? Le premier obstacle reste l’image du métier : beaucoup de parents et de jeunes pensent encore « camion et entrepôt », alors que la logistique d’aujourd’hui mêle digitalisation, gestion de flux internationaux et automatisation. Les logisticien-ne-s ne se contentent pas de déplacer des marchandises : ils travaillent aussi en équipe et sont en contact avec la clientèle, et ce dans les secteurs les plus divers, de la santé à l’industrie. Pourtant, ces métiers parlent encore trop peu, notamment aux femmes. Le deuxième obstacle est plus structurel : certaines entreprises formatrices hésitent encore à ouvrir leurs places d’apprentissage à des profils atypiques , réorientation professionnelle, allophones, personnes en situation de handicap léger, par manque d’accompagnement ou de repères. Nous y répondons de deux manières : en rendant les métiers visibles et concrets auprès du grand public, et en accompagnant directement les entreprises, par exemple en les mettant en lien avec des offices régionaux capables de soutenir l’intégration d’un apprenti qui a besoin d’un appui supplémentaire. Enfin, le troisième obstacle est de réussir à motiver les jeunes à faire le choix d’un apprentissage. Il faut donc leur montrer qu’apprendre un métier au sein d’une formation concrète qui allie théorie et pratique peut être une véritable opportunité. Pouvez-vous partager un exemple de projet mené par SWISS LOGISTICS by ASFL SVBL qui a permis d’améliorer l’accès à la formation ou à l’emploi pour des publics sous-représentés ? Il y a bien sûr les programmes d’entrée déjà mentionnés, la Formation pratique (PrA) selon INSOS et le préapprentissage d’intégration en logistique (INVOL). Au-delà de cela, nous sommes présents aux différents salons des métiers. Nous y allons directement à la rencontre des jeunes et leur proposons des activités interactives, des simulateurs, de la réalité virtuelle ou des jeux en

Il faut également reconnaître que les entreprises formatrices, les écoles professionnelles et les institutions comme la nôtre doivent parfois composer avec les conséquences de difficultés qui n’ont pas été résolues plus tôt, que ce soit dans le parcours scolaire ou familial. Le deuxième conseil est donc d’accompagner les personnes concernées. Cela peut faire la différence entre un abandon et une réussite.

Il faudra également poursuivre les efforts en matière d’intégration. J’ai participé récemment à une réunion concernant l’intégration de personnes issues de l’immigration, notamment des réfugiés, dans des parcours de pré-apprentissage. Ces personnes peuvent se montrer particulièrement motivées et souhaitent aller plus loin dans leur formation.

©Swiss Logistics by ASFL - SVBL

lien avec la logistique. Cela nous permet d’atteindre des jeunes qui n’auraient peut-être jamais envisagé une formation en logistique et de leur montrer concrètement les perspectives professionnelles. Nous avons aussi soutenu la mise en relation entre des entreprises formatrices et des offices régionaux de placement pour intégrer des candidats plus âgés ou en reconversion, un public trop souvent écarté des filières d’apprentissage classiques. Comment SWISS LOGISTICS by ASFL SVBL sensibilise-t-elle les entreprises et les formateurs à l’importance de l’inclusion dans la logistique ? Nous sommes en contact permanent avec le réseau d’entreprises formatrices, notamment via nos commissions professionnelles et nos rencontres régionales. Notre message est simple : recruter sur la motivation et le potentiel plutôt que sur un CV « parfait » élargit le vivier de candidats et réduit les problèmes de relève. Certaines entreprises pensent qu’un jeune doit, dès son arrivée, être capable de travailler comme un employé expérimenté. Or, les apprenti-e-s sont précisément là pourapprendre. Nous organisons aussi des échanges de pratiques entre formateurs pour partager les bonnes

pratiques d’intégration de profils diversifiés et nous sensibilisons les entreprises aux aides et aux partenaires disponibles lorsqu’un accompagnement spécifique est nécessaire. Comment SWISS LOGISTICS by ASFL SVBL collabore-t-elle avec des partenaires locaux (comme les offices régionaux ou cantonaux) pour renforcer l’inclusion dans la formation logistique ? Cette collaboration est au cœur de notre action. Nous travaillons avec les offices d’orientation professionnelle, les offices régionaux de placement et les services cantonaux de la formation pour orienter les personnes vers les filières logistiques adaptées à leur situation. Pour les publics ayant besoin d’un accompagnement spécifique, nous nous appuyons sur le savoirfaire d’organisations spécialisées comme l’Orif ou INSOS, qui accompagnent depuis longtemps l’insertion professionnelle des personnes en situation de handicap en Suisse romande. Notre rôle est d’ouvrir la porte du secteur logistique, en tant que branche formatrice, et de faciliter le pont vers un apprentissage ou un emploi une fois qu’un candidat est prêt à s’y engager.

Notre ambition est que SWISS LOGISTICS by ASFL SVBL devienne un pont entre les entreprises, les institutions publiques et les personnes qui, aujourd’hui encore, ne se sentent pas légitimes dans ce secteur. Nous voulons que chacun se demande : « qu’est-ce que ce secteur peut m’offrir ? » Texte Léa Stocky SWISS LOGISTICS by ASFL SVBL cfl@asfl.ch www.svbl.ch

— by ASFL SVBL —


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Casexpert • Brandreport 5

Intégration professionnelle : donner à chacun les moyens d’avancer

Lorsqu’il arrive chez Casexpert, Arthur* vit dans la rue. Plusieurs addictions pèsent sur son quotidien. Il peine à se mobiliser et n’a pas de projet professionnel. Avec l’aide de ses accompagnateurs, une formation finit par se dessiner. Pour lui permettre de la suivre dans de bonnes conditions, l’équipe de Casexpert l’aide à trouver un logement, à demander des aides sociales et une bourse d’études, et à bénéficier de cours d’appui. Cinq ans plus tard, Arthur obtient son CFC de logisticien et intègre le marché du travail.

C

ette histoire donne la mesure du travail de Casexpert. L’entreprise accompagne des jeunes de 16 à 25 ans au parcours difficile vers une formation certifiante, avec un objectif qui guide toute la démarche, celui de leur permettre d’exercer un métier et de devenir financièrement indépendants. Avec son approche à 360 degrés, Casexpert cherche à ne pas isoler la problématique professionnelle du reste de la situation. Santé, formation, logement, finances, environnement social, employeur et réseau professionnel sont considérés ensemble afin de construire un parcours cohérent et durable. Retrouver la confiance pour avancer Casexpert intervient notamment sur mandat des assurances sociales et travaille avec les institutions qui lui confient l’accompagnement d’une personne vers un objectif de formation, de réadaptation, d’insertion et, lorsque cela est possible, d’autonomie professionnelle. Les jeunes qui arrivent à Casexpert ont souvent déjà traversé plusieurs dispositifs d’accompagnement. Beaucoup vivent avec des problématiques de santé complexes ou des limitations qui affectent leur quotidien et leurs possibilités de formation. Leur parcours est marqué par des interruptions, des tentatives restées sans suite. L’un des enjeux consiste ainsi à éviter ce que les professionnels appellent parfois un « effet tourniquet » : l’enchaînement de mesures, de stages ou d’intervenants sans véritable continuité. Casexpert cherche au contraire à maintenir un fil conducteur et à coordonner les différentes étapes autour d’un même projet. Cette continuité se construit dès les premières rencontres, avec un jeune que les expériences précédentes ont parfois fragilisé dans sa confiance envers l’accompagnement. Rencontrer une nouvelle équipe, raconter une fois encore ses difficultés et envisager un projet demandent alors un engagement qui peut être difficile à renouveler. Casexpert prend le temps d’établir une relation dans laquelle le jeune puisse exprimer ses attentes et ses réticences, afin de chercher avec lui ce qui pourrait lui donner envie de s’engager.

Avec son approche à 360 degrés, Casexpert cherche à ne pas isoler la problématique professionnelle du reste de la situation. Préparer l’entrée en entreprise Pour les jeunes qui débutent leur accompagnement et ne sont pas encore en entreprise, Casexpert propose deux demi-journées de cours par semaine. Baptisées « Le Presque Rien », ces classes offrent un cadre régulier et préparent progressivement l’entrée en formation. La première demi-journée est consacrée au renforcement scolaire, encadré par des enseignants spécialisés. La seconde aborde les codes sociaux et les comportements à adopter en entreprise, notamment à travers des ateliers animés par une psychologue. La communication et la compréhension des attentes professionnelles font ainsi l’objet d’un travail en amont, avant même le début de l’apprentissage. À l’occasion des 15 ans de Casexpert, les jeunes ont également eu l’opportunité de participer à un projet artistique. Une initiative qui illustre la volonté de l’équipe de développer sans cesse de nouveaux outils et de multiplier les occasions de rencontre, pour susciter l’engagement de jeunes que les dispositifs précédents ont parfois peiné à mobiliser. Un rythme à retrouver L’accompagnement débute par un dialogue autour des envies et des centres d’intérêt du jeune, à la recherche de ce qui pourrait susciter son engagement. Grâce à des tests d’orientation, Casexpert l’aide à identifier un domaine qui l’intéresse réellement, dans le but de lui proposer une première expérience professionnelle dans laquelle il puisse se reconnaître. Car c’est souvent une activité qui éveille la curiosité qui donne le déclic nécessaire pour se lancer. Et lorsque la motivation tarde à se manifester, les spécialistes ne baissent pas les bras : ils adaptent leurs propositions et maintiennent le dialogue ouvert. Un stage permet ensuite de reprendre progressivement un rythme de travail. Selon les besoins de la personne, il peut débuter à un taux réduit, puis augmenter au fil du temps. Cette expérience permet d’observer comment le jeune s’adapte aux exigences de l’activité et de vérifier qu’il peut tenir ce rythme dans la durée. D’autres stages permettent d’explorer les pistes retenues et d’affiner le choix d’une formation qui lui plaise et qu’il puisse mener à bien. Cette préparation peut durer entre six mois et deux ans avant la signature d’un contrat d’apprentissage, permettant à terme à la personne d’obtenir un certificat fédéral de capacité (CFC) ou une l’attestation fédérale de formation professionnelle (AFP).

Libérer de l’énergie pour les études Pour bien apprendre, encore faut-il pouvoir consacrer toute son attention à sa formation. Une demande de bourse en attente, des démarches administratives difficiles à comprendre ou un logement à trouver peuvent préoccuper les futurs étudiants et les empêcher de se concentrer pleinement sur leurs études. Casexpert intervient sur cette dimension logistique avec l’objectif de libérer un maximum d’énergie pour les études et l’apprentissage. L’équipe aide ainsi à constituer les demandes de bourse, accompagne les recherches d’appartement, et peut même apporter son soutien pour une déclaration d’impôt. Lorsque la situation financière est fragile, elle cherche des solutions en lien avec les services sociaux et les organismes compétents. C’est là que l’approche holistique de Casexpert prend tout son sens, en considérant la situation du jeune dans son ensemble et en agissant sur tout ce qui compromet sa capacité à se concentrer sur son projet professionnel. Une équipe pour coordonner les soutiens L’accompagnement est organisé selon une logique de case management : un référent conserve une vision globale du parcours, coordonne les différents intervenants et veille à la cohérence des actions menées autour de la personne. Ce travail repose sur une équipe d’environ 25 collaboratrices et collaborateurs, qui suit quelque 150 dossiers actifs à l’année. Les spécialistes en insertion sociale et professionnelle travaillent main dans la main avec des enseignants spécialisés, des psychologues et des assistants administratifs. Les spécialistes en insertion coordonnent le parcours et font le lien avec les interlocuteurs extérieurs, tandis que les enseignants soutiennent les apprentissages scolaires. Les psychologues contribuent quant à eux à l’accompagnement et animent certains ateliers, pendant que les assistants administratifs facilitent les démarches et recherchent des entreprises susceptibles d’accueillir les jeunes. Cette complémentarité permet de répondre à plusieurs besoins au cours d’un même suivi. Autour de cette équipe interne gravite également un réseau plus large : assurances sociales, employeurs, écoles, médecins, thérapeutes, services sociaux et autres partenaires. Casexpert assure le lien entre ces différents acteurs afin que les interventions ne se juxtaposent pas, mais participent à un même projet.

Poser des attentes claires avec les employeurs La communication et la transparence sont la clé d’une insertion professionnelle réussie. L’accueil se prépare avec des échanges sur les attentes, les aménagements nécessaires et les difficultés qui pourraient survenir. L’employeur peut ainsi comprendre les conditions du stage et le rôle de Casexpert. Cette discussion permet aussi de mettre en exergue qu’encadrer une personne demande du temps, et que l’entreprise doit pouvoir lui consacrer. Le stage devient alors un espace de travail commun, où le jeune découvre le travail et contribue aux tâches convenues, tandis que l’employeur bénéficie d’une aide supplémentaire dans ses équipes. Cette exigence de communication reste tout aussi importante une fois l’activité professionnelle engagée. Elle permet d’ajuster les attentes et d’aborder les difficultés à mesure qu’elles apparaissent. Le jeune apprend ainsi, lui aussi, à exprimer ce qu’il vit dans son environnement professionnel. Préparer une suite adaptée à chacun Forte de quinze ans d’accompagnement, Casexpert s’appuie sur sa connaissance du terrain pour construire avec chacun un projet réalisable. Les perspectives d’emploi sont envisagées dès le choix de la formation, en tenant compte de la santé de la personne et de sa capacité à exercer durablement le métier choisi. Si l’insertion professionnelle reste l’objectif lorsque celle-ci est réaliste et durable, elle n’est toutefois pas recherchée à tout prix. Lorsqu’une insertion n’est pas possible, notamment pour des raisons de santé ou de limitations durables, Casexpert veille à ce qu’un relais soit organisé avec les assurances sociales ou les partenaires compétents. Cette transition vise à assurer la continuité du soutien, afin que la personne ne se retrouve pas sans solution à la fin de l’accompagnement et ne soit pas exposée à la précarité. Chaque parcours trouve ainsi une issue différente, dont l’équipe découvre parfois les prolongements plusieurs années après la fin du suivi. Des jeunes racontent la poursuite d’études supérieures, une famille fondée, une vie qui a pris forme. D’autres envoient quelques mots de remerciement, à l’instar d’Arthur* qui, plusieurs années après son passage chez Casexpert, garde une profonde reconnaissance envers les personnes qui l’ont accompagné vers une réinsertion professionnelle réussie. *Arthur est un nom d’emprunt.

Texte Maévane Mas Plus d’informations sur www.casexpert.ch


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6 L’employabilité

L’employabilité : donner à chacun les moyens de trouver sa place L’employabilité ne se résume pas à la capacité de décrocher un emploi. Elle repose aussi sur l’accès à la formation, l’adaptation des environnements de travail et la possibilité de développer ses compétences tout au long de la vie. Pour les personnes en situation de handicap ou confrontées à des difficultés particulières, ces conditions sont déterminantes.

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ur le marché du travail, tout le monde ne part pas avec les mêmes chances. Handicap, problème de santé, absence de diplôme, interruption de carrière, difficultés avec les compétences de base ou éloignement durable de l’emploi peuvent constituer autant de freins à l’insertion professionnelle. L’enjeu de l’employabilité consiste précisément à permettre à chacun de développer et de valoriser ses compétences. En Suisse, cette question concerne directement les personnes en situation de handicap. Selon l’Office fédéral de la statistique (OFS), 66,4 % des personnes handicapées âgées de 15 à 64 ans vivant en ménage privé sont actives professionnellement, contre 86,7 % des personnes sans handicap. Lorsque les limitations sont importantes, la participation au marché du travail tombe à 37,2 %. Ces écarts ne signifient toutefois pas que le handicap détermine à lui seul la situation professionnelle. Les obstacles peuvent aussi venir de l’environnement : accessibilité des locaux et des outils numériques, organisation du travail, modalités de recrutement, possibilités de formation ou encore représentations des employeurs. L’inclusion commence bien avant l’embauche Favoriser l’employabilité implique donc de regarder l’ensemble du parcours. L’accès à une formation qualifiante constitue notamment un levier essentiel. En Suisse, la formation professionnelle initiale transmet les compétences nécessaires à l’exercice d’un métier et peut conduire à une attestation fédérale de

formation professionnelle (AFP), en deux ans, ou à un certificat fédéral de capacité (CFC), en trois ou quatre ans. Les adultes peuvent eux aussi accéder à ces formations et obtenir une certification. Pour les personnes qui se trouvent éloignées de la formation, des solutions intermédiaires existent également. Les programmes cantonaux soutenus par la Confédération proposent notamment des cours de compétences de base, langue, mathématiques ou numérique : ainsi que des formations à bas seuil, qui peuvent servir de tremplin vers une certification professionnelle. Les parcours peuvent ainsi être progressifs. Pour les adultes sans certification professionnelle, l’AFP constitue par exemple une formation initiale de deux ans conçue pour tenir compte des besoins individuels. La validation des acquis de l’expérience permet également, dans certaines situations, de faire reconnaître des compétences déjà acquises sans reprendre l’intégralité d’une formation. Les chiffres récents illustrent l’importance de ces dispositifs. Une étude publiée par l’OFS en septembre 2026 montre que les adultes ayant obtenu un titre du secondaire II à 25 ans ou plus ont vu leur situation professionnelle nettement progresser : cinq ans après l’obtention du titre, leur participation à l’emploi atteint 80 %, contre 60 % cinq ans avant. Pour les personnes handicapées, adapter plutôt qu’exclure L’employabilité ne doit cependant pas être

pensée uniquement comme un effort demandé à la personne. Elle dépend aussi de la capacité des organisations à adapter leurs pratiques. La loi fédérale sur l’égalité pour les personnes handicapées (LHand) vise notamment à faciliter leur participation à la société, leur accès à la formation et l’exercice d’une activité professionnelle. Son champ couvre notamment la formation initiale et continue. En matière d’emploi, son application reste aujourd’hui limitée aux rapports de travail régis par la loi sur le personnel de la Confédération. Le cadre légal est toutefois appelé à évoluer. Dans le cadre de la révision partielle de la LHand, le Conseil fédéral propose notamment de renforcer la protection contre les discriminations dans le monde du travail et de prévoir que les employeurs prennent des mesures raisonnablement exigibles permettant aux collaborateurs handicapés d’exercer leur activité dans les mêmes conditions que les autres. Le projet est actuellement soumis au processus parlementaire. Au-delà de la loi, l’inclusion peut passer par des mesures très concrètes : adaptation du poste ou des horaires, outils accessibles, accompagnement lors de la prise de fonction, télétravail lorsque cela est possible ou encore formation des équipes. L’objectif n’est pas de créer un emploi « à part », mais de permettre à une personne d’exercer ses compétences dans des conditions compatibles avec sa situation. L’AI, un acteur de la réinsertion L’assurance-invalidité (AI) joue également un rôle

important dans cette logique de réadaptation. En 2025, environ 61 000 personnes ont participé à des mesures de réadaptation professionnelle de l’AI. Parmi les plus de 41 000 personnes ayant achevé leur parcours, environ 19 200 avaient retrouvé un emploi sur le marché primaire et 7000 autres étaient à nouveau en mesure d’y travailler, mais n’avaient pas encore trouvé de poste. Ces résultats illustrent une évolution de l’approche : plutôt que de considérer uniquement la capacité de travail résiduelle, il s’agit de chercher les conditions permettant de maintenir ou de retrouver une activité professionnelle. Une responsabilité partagée L’employabilité est donc à la croisée de plusieurs enjeux : compétences, formation, accessibilité, accompagnement et égalité des chances. Elle ne consiste pas seulement à rendre les individus « plus employables », mais aussi à réduire les obstacles qui les empêchent de faire valoir leurs compétences. Pour les entreprises, cela suppose de dépasser une logique de recrutement fondée uniquement sur le parcours linéaire ou le diplôme. Pour les pouvoirs publics et les organismes de formation, l’enjeu est de garantir des parcours suffisamment flexibles et accessibles. Et pour les personnes concernées, il s’agit de pouvoir acquérir, actualiser et faire reconnaître leurs compétences à différentes étapes de la vie. Texte SMA

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50 ans de flûtes et d’inclusion Depuis 1964, à Écublens, Afiro p ropose des postes de travail à des personnes en situation de handicap, au bénéfice de prestations de l’assurance-invalidité. Dans les années 1970, pour garantir du travail aux personnes qu’elle emploie, Afiro relève un défi lancé par Migros Vaud: développer un snack salé. L’association construit alors une boulangerie de A à Z et met au point une recette devenue culte en Suisse romande: la flûte au beurre d’Afiro, livrée pour la première fois en 1976, fabriquée à partir de matières premières exclusivement vaudoises. 50 ans après sa création, la flûte au beurre est toujours produite par Afiro. Ce qui a changé, c’est son rayonnement: un produit du quotidien présent dans les rayons de la région, et préparé avec soin par des collaboratrices et collaborateurs en situation de handicap qui y trouvent une place, de la reconnaissance et du sens. Aujourd’hui, plus de 60 collaboratrices et collaborateurs en emploi adapté travaillent chaque jour à la fabrication de la flûte au beurre. Et derrière ce seul produit se cache une réalité bien plus vaste: depuis 60 ans, Afiro, ce sont plus de 280 emplois adaptés et 120 places de formation et d’insertion soutenues par l’assurance-invalidité et le canton de Vaud, répartis sur 4 sites et une vingtaine d’ateliers, dans 4 domaines: l’alimentaire, l’industrie, les services et l’intégration. 60 ans après ses débuts, Afiro continue de démontrer qu’inclusion, professionnalisme et qualité peuvent aller de pair.

Bien que conséquente, la production des flûtes au beurre se fait en grande partie manuellement, comme ici avec Luis Franco. (photo: Christel Grin)


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Promembro • Brandreport

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Association Enfants Aidants • Brandreport 7

Garantir un accès équitable aux prothèses de nouvelle génération en Suisse

n Suisse, de nombreuses personnes se voient refuser l’accès aux dispositifs médicaux récents pour des raisons financières. L’association Promembro agit au quotidien pour faire évoluer le cadre légal, faire entendre les besoins des personnes concernées et structurer un réseau de soutien à l’échelle nationale.

Elle représente les intérêts des porteuses et porteurs de prothèses, crée un réseau de personnes porteuses et d’autres personnes intéressées, et permet aux adhérent-e-s d’échanger et de partager leurs expériences. Elle mène des actions pour améliorer la qualité de vie des porteuses et porteurs de prothèses.

La mission de Promembro L’association défend les intérêts des porteuses et porteurs de prothèses et crée un réseau suisse spécifiquement pour les personnes amputées ou nées avec une malformation congénitale : jeunes et personnes âgées, sportifs et non-sportifs, actifs et retraités, personnes malades et en bonne santé. Promembro sensibilise le grand public, le domaine politique et l’administration aux besoins de ses adhérent-e-s.

L’action repose sur le travail de lobbying du comité à tous les niveaux, l’accès à une plateforme internet pour les porteuses et porteurs de prothèses, des conseils personnels sur tout ce qui concerne les prothèses, ainsi que des informations sur tous les changements législatifs et réglementaires.

Le contexte légal Les innovations techniques des centres de recherche ne bénéficient pas aux assurés. D’un côté, les écoles polytechniques fédérales mènent des recherches grâce à de généreux financements de la Confédération et développent de nouvelles technologies. De l’autre, l’AI et la SUVA se fondent sur des bases juridiques qui leur permettent de refuser l’accès aux technologies d’aujourd’hui pour des questions d’économicité uniquement.

Quand la maladie psychique s’impose dans la famille Grandir dans une famille où la maladie psychique d’un proche imprègne le quotidien, c’est grandir dans une réalité décalée et douloureuse. Par leur proximité, les enfants sont soumis à des tensions dont les enjeux restent encore mal perçus. Certains se rendent invisibles pour ne pas créer de problèmes supplémentaires, tandis que d’autres endossent des responsabilités qui ne devraient pas être les leurs. Une association d’enfants aidants devenus adultes Notre association, créée en 2023, est constituée d’anciens enfants aidants ayant grandi auprès d’un parent en souffrance psychique. À l’époque, notre rôle et nos actions au sein de la famille n’ont suscité aucune attention de la part des professionnel·les rencontré·es, renforçant notre enfermement émotionnel, social et familial.

Plus d’informations sur www.promembro.ch

En nous rencontrant à l’âge adulte, nous avons trouvé une véritable compréhension mutuelle de nos vécus. Nous avons ainsi pu réunir nos forces et mettre en lumière ce qui reliait nos expériences singulières.

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’enfant peut ainsi se responsabiliser et gérer le foyer lorsqu’aucun adulte ne peut le faire. L’aide n’est pas toujours visible : elle peut prendre la forme d’un soutien émotionnel, d’un effacement de soi ou d’une prise en charge du quotidien. Les fluctuations de la maladie psychique peuvent renforcer cette invisibilité du vécu de ces enfants, derrière la porte du foyer. Ce rôle d’aidant reste encore peu reconnu dans l’accompagnement des proches.

Les actions L’association informe la population sur la vie quotidienne des porteuses et porteurs de prothèses.

Les enjeux sont nombreux pour ces jeunes : isolement social, échec scolaire, fragilisation au début du parcours professionnel, anxiété et mise à mal du lien avec leur proche. L’enfant, inscrit dans ce rôle d’aidant, peut se construire avec cette part identitaire. Il peut être pris dans un tumulte d’émotions, tiraillé entre colère, profond sentiment d’impuissance, loyauté et culpabilité de ne pas en faire assez pour son parent.

Image iStockphoto/Edwin Tan

De ces réflexions est née cette association, afin que notre parole soit entendue, de sensibiliser les professionnel·les et les familles aux enjeux de ces vécus, mais surtout de permettre aux jeunes d’aujourd’hui qui vivent cette situation d’être soutenus et de pouvoir mener une vie normale d’enfant, malgré la maladie psychique d’un parent. Merci de votre soutien ! Plus d’informations sur www.enfants-aidants.ch

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Vivre avec et après un cancer pédiatrique La plateforme d’info de Cancer de l’Enfant en Suisse La première plateforme d’info numérique dédiée à la vie avec et après un cancer pédiatrique accompagne les enfants et adolescents touchées et leurs proches pas à pas au fil de leur parcours, du diagnostic au suivi en passant par le traitement. Outre des thèmes comme la santé mentale, la scolarité ou les effets tardifs, la plateforme propose des offres aux parents et aux Survivors, des témoignages, des adresses utiles et des informations sur les questions juridiques et financières.

Découvrez notre plateforme d’info sous kinderkrebs-infoplattform.ch/fr

Merci e

L'Association <<Au Coeur du Niger>> sur le terrain...

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• Scolariser, éduquer, soigner et nourrir les enfants avec leur bébé. • Les former à la couture, tricot, broderie, fabrication de savons, de piment, au jardinage et à l’élevage de chèvres et de poules. • Plus de 400 élèves et jeunes filles sont encadrés par 65 employés locaux.

Possibilité de parrainer un enfant orphelin albinos, de devenir membre de l’Association, de soutenir nos projets et activités par un don. IBAN : CH60 8080 8007 5471 6269 1 Plus d‘infos :

www.AuCoeurDuNiger.ch


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Ce que les PME négligent souvent en matière de travail à temps partiel et temporaire Entretien avec Alain Grand, responsable Prévoyance chez Tellco Banque SA Le travail à temps partiel et le travail temporaire sont en forte progression en Suisse. Quels défis cette évolution pose-t-elle en matière de prévoyance professionnelle ? Alain Grand: La prévoyance professionnelle repose encore essentiellement sur un modèle d’emploi continu à temps plein auprès d’un seul employeur. Or, ce modèle correspond de moins en moins à la réalité. De plus en plus de personnes actives travaillent à temps partiel ou ont plusieurs employeurs simultanément. Il en résulte des lacunes inhérentes au système, car le seuil d’entrée et la déduction de coordination fixe ne sont pas adaptés à ces formes de travail. Une partie du revenu n’est ainsi pas assurée, ou seulement de manière insuffisante.

La réalité du travail en Suisse 38,7% de toutes les personnes actives travaillent à temps partiel, et la tendance est à la hausse 377’000 personnes occupent plusieurs emplois 1,9% des personnes actives travaillent à un taux d’occupation inférieur à 90 %

Dans quels cas ces effets sont-ils particulièrement marqués ? Alain Grand: La problématique est particulièrement prononcée en cas d’emplois multiples. Les différents revenus sont considérés séparément, ce qui entraîne l’application répétée de la déduction de coordination. En conséquence, le salaire effectivement assuré reste très faible, alors que le revenu total permettrait en réalité une couverture nettement plus élevée.

Quel rôle le travail à temps partiel joue-t-il dans ce contexte ? Alain Grand: Le travail à temps partiel accentue encore cet effet. La déduction de coordination fixe a un impact disproportionné sur les revenus plus faibles, puisqu’elle reste identique quel que soit le taux d’occupation. Le salaire assuré est donc proportionnellement nettement inférieur. Sur l’ensemble d’une vie professionnelle, cela peut entraîner des écarts considérables au niveau de l’avoir de vieillesse.

Quelle est l’ampleur de l’écart entre les attentes et la réalité pour les assurés ? Alain Grand: L’écart est considérable. Beaucoup partent du principe qu’ils pourront maintenir leur niveau de vie à la retraite. En réalité, les avoirs de vieillesse constitués sont souvent nettement inférieurs à ce qui serait nécessaire. Cette lacune se creuse progressivement et ne devient souvent visible que peu avant le départ à la retraite.

« Notre ambition est de concevoir la prévoyance professionnelle de manière à ce qu’elle corresponde à la réalité du monde du travail – et non l’inverse. » Alain Grand

De quelles possibilités les employeurs, et notamment les PME, disposent-ils pour y remédier ? Alain Grand: Les employeurs disposent bel et bien d’une marge de manœuvre dans le cadre du système actuel. L’un des principaux leviers est la déduction de coordination, qui peut être définie en pourcentage du salaire effectif plutôt que sous la forme d’un montant fixe. Le seuil d’entrée et le salaire assuré peuvent également être adaptés. En complément, des modèles d’épargne flexibles permettent de mieux tenir compte des différents parcours professionnels. Ces mesures permettent de réduire considérablement les distorsions inhérentes au système.

Quelle importance revêtent les solutions de prévoyance flexibles pour les rapports de travail temporaires et à temps partiel ? Alain Grand: Elles sont essentielles pour représenter correctement la prévoyance professionnelle, même en cas de missions changeantes et de taux d’occupation fluctuants. Les modèles classiques atteignent ici leurs limites, car ils reposent sur des salaires annuels stables. Les solutions permettant de décompter les cotisations sur la base du salaire horaire permettent en revanche d’assurer avec précision le salaire effectivement perçu. Les cotisations sont calculées directement sur la base du travail réellement effectué. Cela simplifie l’administration pour les employeurs et améliore la transparence pour les collaborateurs. Les fondations collectives semi-autonomes telles que Tellco pk proposent précisément ce type de solutions de prévoyance flexibles, spécifiquement conçues pour répondre aux exigences des formes de travail modernes.

Comment Tellco pk repense la prévoyance —

Des solutions de prévoyance flexibles plutôt que des solutions standard

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Assurance du revenu effectif

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Solutions pour le travail à temps partiel et temporaire

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Réduction de la complexité administrative

Tellco pk, une partenaire solide —

Plus de 10’000 entreprises affiliées

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Environ 100’000 assurés

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Siège de la fondation à Schwytz

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Une longue expérience dans le domaine de la prévoyance professionnelle

En savoir plus https://tellco.ch/fr-ch/pk

Alain Grand Responsable technique prévoyance chez Tellco Banque SA Alain Grand dispose de plus de 20 ans d’expérience dans le domaine de la prévoyance professionnelle. Grâce à son expertise et à son vaste réseau, il contribue chez Tellco à façonner des solutions de prévoyance tournées vers l’avenir.


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#focusinclusion360

Fondation école suisse des chiens d’aveugles • Brandreport 9

Des chiens au service des personnes Un chien peut être bien plus qu’un fidèle compagnon. Avec une formation adéquate, il devient un partenaire fiable pour une personne en situation de handicap. Il la soutient au quotidien, lui procure sécurité et élargit ses possibilités. C’est précisément là qu’intervient le travail de la Fondation école suisse pour chiens d’aveugles Allschwil. Depuis plus de 50 ans, elle forme des chiens à différentes tâches et accompagne ces partenariats personne-chien pour en faire une équipe bien rodée, partout en Suisse. L’école finance la grande majorité de ses dépenses grâce aux dons, aux héritages et aux legs. La formation commence dès le plus jeune âge. Pas à pas, les chiens se familiarisent avec différentes situations du quotidien, transports publics, centres-villes animés et s’exercent à identifier correctement les obstacles. Trouver l’équilibre entre obéissance et autonomie est essentiel. Un chien-guide suit les instructions de la personne, mais agit de façon autonome lorsqu’il détecte un danger.

L

’école pour chiens-guides des débuts est devenue un centre de formation avec quatre divisions : chiens-guides d’aveugles, chiens d’assistance, chiens d’accompagnement pour enfants atteints d’autisme et chiens à but social. Malgré leurs différentes tâches, tous les chiens ont le même objectif : apporter un soutien aux personnes et leur permettre d’avoir plus d’autonomie, de sécurité et une meilleure qualité de vie. Se déplacer en toute sécurité avec un chien-guide Les chiens-guides permettent aux personnes déficientes visuelles de se déplacer au quotidien avec le maximum d’autonomie possible et en toute sécurité. Ils les guident dans la circulation, signalent les obstacles, repèrent les escaliers, les portes ou les entrées et les aident avec fiabilité à parcourir leurs trajets. Ils travaillent avec attention, sans se laisser distraire, et savent prendre seuls la bonne décision au moment décisif.

Soutien au quotidien Les chiens d’assistance aident notamment les personnes en fauteuil roulant à ramasser ou à apporter des objets, à ouvrir les portes et les tiroirs, à actionner les interrupteurs ou à charger et vider la machine à laver. En fonction des besoins individuels de la personne, les chiens sont préparés à des tâches spécifiques. Cela nécessite des chiens attentifs, désireux d’apprendre et fiables. En même temps, ils doivent savoir rester calmes, même dans des situations inhabituelles ou stressantes, car un chien d’assistance accompagne la personne dans son quotidien au centre commercial, à domicile, dans les transports publics ou au travail. Sécurité et repère pour les enfants atteints d’autisme À la Fondation école suisse pour chiens d’aveugles Allschwil, des chiens sont spécialement formés pour répondre aux besoins des enfants atteints de troubles du spectre autistique. Ils leur procurent sécurité et repère au quotidien, offrent un soutien dans les situations difficiles et peuvent aider à mieux gérer le stress et une surcharge sensorielle. La personne de référence pour le chien est toujours le parent qui, avec l’enfant et le chien, forme une équipe bien rodée. La formation est adaptée aux besoins de chaque enfant. Le chien apprend à interpréter correctement les signaux de l’enfant et de la personne de référence, ainsi qu’à rester calme et fiable, même dans des situations inhabituelles ou très

intenses. Pas à pas, il est initié à différents environnements et situations du quotidien. Il s’établit ainsi un partenariat fondé sur la confiance, qui peut apporter à l’enfant et à sa famille une plus grande sécurité au quotidien. Écouter, apaiser et offrir une présence Les chiens à but social forment la quatrième division. Accompagnés de leurs maîtres, ils se rendent par exemple dans des écoles, des centres médico-sociaux ou des institutions sociales. Ils peuvent aussi rendre visite à des particuliers. Calmes et gentils, ils facilitent le contact, offrent une présence et permettent de partager de beaux moments. Un chien à but social doit être bien éduqué, avoir un caractère équilibré, aimer le contact humain et rester calme, même dans des situations inhabituelles. L’école prépare avec soin les équipes de chiens à but social à leurs interventions. Tout commence toujours par le chiot Pour qu’un jeune chien puisse devenir plus tard un partenaire fiable, sa formation commence dès son plus jeune âge. La Fondation possède son propre élevage de labradors retrievers, posant ainsi, dès le départ, les bases essentielles pour le développement des chiens. Dès sa dixième semaine, le chiot est placé dans sa famille de parrainage pour une durée d’un an et demi à deux ans. Il y fait alors des expériences importantes, découvre différentes situations du quotidien et devient un jeune chien confiant et bien socialisé. Il va, par exemple, en ville, prend le bus et le train, rencontre des personnes et des animaux, participe à un groupe de jeu pour chiots et fait les premiers exercices pour son futur travail.

Un départ teinté d’émotion, mais positif Lorsque le jeune chien est prêt pour la phase suivante, il retourne à l’école, où il recevra une formation spécifique à sa future tâche. La séparation n’est pas toujours facile pour les familles de parrainage. En même temps, elles peuvent être fières d’avoir apporté une contribution sociale importante. Par leur disponibilité, leur patience et leur engagement, elles créent les conditions qui permettront à un chiot curieux de devenir un partenaire fiable. Prêt·e pour un chien en parrainage ? La Fondation recherche dans toute la Suisse des familles, des couples et des personnes seules motivés pour accompagner un chiot dans son parcours. Il est plus important d’aimer les chiens, d’avoir du temps, de la patience et le sens des responsabilités que d’avoir des connaissances préalables. Toute personne disposée à accompagner un jeune chien avec constance et amour et à apprendre avec lui peut participer à cette tâche particulière. Car derrière chaque chien formé se trouve, au départ, une personne qui lui a fait découvrir le monde. Cela vous intéresse ? Plus d’informations ici :

Les familles de parrainage sont accompagnées par l’école et bénéficient d’un soutien et de conseils. La tâche que le chien assumera plus tard ne se décide qu’au cours de son développement. C’est pourquoi, au début, la famille de parrainage ne sait pas toujours dans quelle division il sera formé.

SPINAS CIVIL VOICES

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Nous, les aveugles, voyons autrement. Par exemple avec les mains. Sonja Weber vit avec un handicap auditif et visuel, ce qui ne l’empêche pas pour autant d’être autonome. Pour cela, l’UCBA se tient à ses côtés – avec des personnes comme vous.

Avec 50 francs, vous permettez, par exemple, un entraînement d’une heure avec la canne blanche. Un grand merci pour votre don.

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10 Interview • Corinne Bonnet-Mérier

Corinne Bonnet-Mérier

Un fauteuil, mille obstacles

Dans la rue, il y a ceux qui marchent sans y penser. Et puis il y a ceux qui doivent calculer chaque trottoir, chaque passage, chaque obstacle. Un vélo posé au mauvais endroit, une voiture sur une place réservée, quelques centimètres de dénivelé peuvent suffire à transformer un trajet banal en parcours du combattant. Corinne Bonnet-Mérier, présidente du Club en fauteuil roulant Genève et ancienne conseillère municipale, connaît cette réalité au quotidien. Elle raconte ces obstacles que la plupart d’entre nous ne voient même plus et défend une ville pensée, dès le départ, pour tous. Car son combat va bien au-delà des rampes et des trottoirs : il s’agit aussi de pouvoir sortir, se déplacer, travailler, rencontrer les autres et participer pleinement à la vie de la cité. En somme, d’être considéré comme un citoyen à part entière. Interview Océane Kasonia Image màd Corinne Bonnet-Mérier, qui êtes-vous ? J’ai 59 ans et je suis en fauteuil depuis six ou sept ans, en raison d’un problème de santé évolutif qui a commencé lorsque j’avais 18 ans. Je suis arrivée au club il y a plus de dix ans. J’y ai rencontré une équipe extrêmement humaine et c’est là que je me suis rendu compte qu’il fallait faire quelque chose pour les personnes vulnérables.

Certains membres sont devenus amis et se retrouvent en dehors des activités du club. C’est aussi cela, l’inclusion. Ces activités permettent-elles également de changer le regard porté sur le handicap ? Oui. Quand dix ou douze personnes en fauteuil arrivent quelque part pour visiter un zoo ou faire une activité, on voit parfois la surprise dans le regard des gens.

J’ai ensuite été conseillère municipale de 2020 à septembre 2024. Cette expérience a été extrêmement enrichissante, tant sur le plan humain que dans ma compréhension de la politique. Le temps politique n’est pas du tout le même que celui que nous vivons.

Mais nous sommes simplement là pour faire comme tout le monde. Aller au cinéma ou faire du bowling, pour nous, c’est logique.

Je suis présidente du club depuis cinq ans et demi. Aujourd’hui, je m’occupe principalement des relations extérieures : les questions politiques, les réunions de travail, les chantiers et les aménagements. J’ai la chance de pouvoir compter sur un comité très investi et sur un secrétariat qui coordonne les activités et mes différents rendez-vous.

Je pense que notre présence dans l’espace public permet aussi d’ouvrir un peu les esprits. La différence, au fond, c’est que je me déplace avec un fauteuil et pas sur mes deux jambes. Mais à part ça, nous sommes des citoyens comme les autres. Vous insistez aussi sur la dimension économique de l’accessibilité.

Vous avez découvert la politique presque par hasard. Pourquoi avoir accepté de vous lancer ? C’est vraiment un hasard. Une amie du club m’a dit : « Tu devrais te présenter comme conseillère municipale. » Je n’avais aucune expérience politique et mon métier n’avait rien à voir avec la politique ou la technique. Mais mon expérience de vie a fait qu’un groupe m’a approchée et je me suis dit : pourquoi pas ? Le municipal est le premier échelon où l’on est directement en lien avec la population. C’était donc un bon endroit pour faire remonter les demandes et les problèmes. Les gens se lassent parfois de répéter les mêmes choses. Je pouvais devenir une porte d’entrée pour dire : « Là, il y a un problème. » Les personnes vulnérables ont besoin, de temps en temps, de porte-parole et de relais. Qu’est-ce que votre expérience d’utilisatrice change dans les discussions sur l’accessibilité ? Elle apporte une expertise de vie. Des architectes ou des urbanistes peuvent me dire : « Nous avons appliqué les normes, nous ne comprenons pas. » Je leur réponds parfois : « Oui, vous avez appliqué les normes, mais ça ne fonctionne pas. » Je pense notamment à une bibliothèque qui avait été entièrement rénovée. L’ascenseur était accessible, tout avait été prévu. Mais pour accéder aux toilettes, il y avait une porte coupe-feu placée contre un mur. Une fois ouverte, son épaisseur empêchait simplement un fauteuil de passer. L’architecte avait appliqué les normes. Mais l’ensemble n’était pas utilisable. C’est précisément là que notre expertise est importante. Je ne prétends pas être technicienne. Les lois et les normes sont très complexes et je laisse cela aux spécialistes. En revanche, je sais ce que signifie utiliser concrètement un aménagement. Et quand nous signalons un problème, notre règle est aussi de proposer une solution. Quels sont les obstacles auxquels les personnes en fauteuil sont encore confrontées au quotidien ? Il y a les travaux, notamment. À Genève, ils sont nombreux et ils évoluent sans cesse. Un jour, on peut passer quelque part et le lendemain, ce n’est plus possible. Pour quelqu’un qui se déplace en fauteuil, cela signifie parfois devoir partir quinze minutes plus tôt parce qu’il faut constamment anticiper les obstacles. Il y a aussi énormément de petites choses liées au facteur humain. Le piéton qui a les yeux rivés sur son téléphone et qui dit : « Je ne vous avais pas vu. » Les places de stationnement réservées occupées par quelqu’un qui « n’en a que pour cinq minutes ». Les vélos ou les trottinettes accrochés à des endroits qui bloquent un passage. Nous disons souvent : « Un poteau, un vélo », parce qu’un vélo accroché au mauvais endroit peut devenir une véritable barrière.

Oui. Je dis parfois aux gens : si vous ne voulez pas installer une rampe par empathie ou par sympathie, pensez au fait que vous vous privez peut-être d’une clientèle.

Photo prise sur la terrasse de mon « deuxième bureau », le tea-Room Amat, aux Paquis. « Endroit accessible, extrêmement important et où je fixe la grande majorité de mes rendez-vous. »

Il y a des milliers de personnes qui se déplacent en fauteuil roulant à Genève. Elles ont un pouvoir d’achat. Toutes ne sont évidemment pas à l’AI et certaines ont potentiellement une situation financière importante. L’accessibilité n’est donc pas seulement une question de solidarité. C’est aussi une question économique.

La force de la communauté se mesure au bien-être du plus vulnérable de ses membres.

Ce n’est généralement pas de la mauvaise volonté. Les gens ne se rendent simplement pas compte que nous ne pouvons pas nous décaler comme un piéton. Un fauteuil roulant ou un déambulateur, cela ne se rétrécit pas. Ce que l’on ne voit pas, c’est peut-être aussi la charge mentale liée à ces obstacles ? Exactement. C’est quelque chose dont la population n’a absolument pas idée. Quand je dois aller chez le médecin, au travail, boire un café ou faire du shopping, je dois préparer mon trajet en tenant compte de toutes les difficultés potentielles. Si un véhicule de livraison bloque un abaissement de trottoir, cela peut m’obliger à faire tout le tour du pâté de maisons. Il faut donc anticiper en permanence. Moi, je suis toujours une heure en avance parce que je ne sais jamais ce que je vais trouver sur ma route. Et il y a déjà une charge physique et mentale liée aux soins, aux médicaments, à la physiothérapie ou aux rendez-vous. Si on ajoute toutes ces difficultés de déplacement, le soir, on n’a parfois plus qu’une envie : aller au lit. Comment faudrait-il penser l’accessibilité dans les futurs projets ? Pour moi, l’accessibilité doit être pensée comme les fondations d’une maison. Si vous commencez un projet en disant que l’accessibilité universelle fait partie des fondations, vous construisez ensuite sur une base solide.

Trop souvent, l’accessibilité arrive encore en dernier ou après une plainte d’un usager. Cela coûte aussi beaucoup plus cher. Quand on termine un chantier et qu’on se rend compte qu’un élément n’est pas accessible, il faut défaire et refaire. Alors que si la question avait été intégrée dès le départ, cela aurait pu être évité. Il faut aussi faire appel aux spécialistes et aux utilisateurs avant les travaux. Cela demande parfois un peu plus de travail en amont, mais cela coûte moins cher au final. Le rôle du club dépasse donc largement les questions d’aménagement ? Oui. Le club a plusieurs vocations. À l’origine, il est un relais cantonal de l’Association suisse des paraplégiques. Il permet aux personnes concernées d’obtenir des renseignements adaptés à leur canton, puisque les lois et les règlements peuvent différer. Nous organisons également énormément d’activités : sorties, voyages, sport, culture et loisirs. Avec le temps, cette partie est devenue très professionnelle, car organiser une sortie accessible demande beaucoup de préparation. Mais il y a aussi toute la dimension sociale. Nous avons plus de 300 membres et beaucoup vivent seuls à domicile. Les activités permettent aux personnes de se rencontrer, d’échanger leurs expériences et de créer des liens.

Si vous aviez une baguette magique pour changer trois choses à Genève, lesquelles choisiriez-vous ? La première serait les transports publics. J’aimerais que tous les quais, y compris ceux des trains, soient à niveau et que l’accessibilité soit réellement constante. Aujourd’hui, selon les véhicules et les modèles, c’est parfois oui, parfois non. La deuxième serait de faire disparaître les vélos et les trottinettes des trottoirs. Je ne parle pas des cyclistes en général, mais de leur présence sur les espaces réservés aux piétons. C’est dangereux pour les personnes en fauteuil, les enfants, les personnes âgées, les personnes ayant des difficultés à marcher et les personnes malvoyantes ou sourdes. Et la troisième, ce serait de rendre les espaces de jeux véritablement inclusifs. On pense souvent aux adultes en fauteuil, mais on oublie les enfants en situation de handicap, les parents en fauteuil ou encore les grands-parents. Un enfant en fauteuil doit pouvoir jouer avec ses copains. Il doit pouvoir circuler dans un parc et ses parents doivent pouvoir rester à ses côtés. C’est une question de sécurité, mais aussi de lien social. Quel message aimeriez-vous finalement adresser à celles et ceux qui connaissent mal le handicap ? Ce qu’on ne connaît pas fait peur. On évite parfois les discussions parce qu’on ne sait pas comment aborder le sujet. Je leur dirais simplement : venez nous voir, venez discuter avec nous, venez nous rencontrer. Vous verrez qu’en face de vous, vous avez des gens qui sont tout à fait comme vous. J’aime beaucoup une phrase qui figure dans le préambule de notre Constitution suisse : « La force de la communauté se mesure au bien- être du plus vulnérable de ses membres. » C’est une phrase qui me suit depuis longtemps et qui me suivra encore longtemps. C’est un peu mon mantra. Depuis le Covid, les gens se sont beaucoup isolés et sont davantage dans leur bulle. Il faut justement ouvrir les yeux et regarder ce qu’on a autour de soi. J’aime penser que notre société est bienveillante. Mais c’est cette bienveillance qui permettra aussi d’avoir une société qui fonctionne.


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De l’exclusion à l’inclusion : le pouvoir d’un chez-soi Le logement est un facteur clé de l’inclusion. Véritable espace de stabilité et de sécurité, il facilite la vie dans tous ses aspects : relations sociales, santé, démarches administratives, recherche d’emploi. Pourtant, il demeure difficile d’accès pour les personnes vivant avec une addiction. Afin d’agir contre leur exclusion, l’association Argos propose des solutions de logement et d’accompagnement sur mesure à destination d’un public adulte confronté à des problèmes de dépendance. Au fil des ans, nous avons développé, des prestations diversifiées, organisées autour de trois axes complémentaires : le logement, le lien, et l’activité. Ces trois dimensions constituent selon nous des leviers essentiels du rétablissement. Disposer d’un logement, développer des liens sociaux, retrouver une activité porteuse de sens et contribuer à la société sont autant de conditions qui permettent à une personne de reprendre du pouvoir sur sa vie et de construire ses propres projets.

Yann Biollay Directeur, Argos

I

nterrogé sur le droit au logement, Yann Biollay, travailleur social de formation et directeur d’Argos, met en lumière la vision de l’association, ses engagements et ses accomplissements.

Afin de remplir notre mission, nous travaillons en étroite collaboration avec les réseaux médicaux, sanitaires et sociaux ainsi qu’avec les proches, afin d’apporter des réponses coordonnées et cohérentes.

Yann Biollay, quelle est la mission et la vision d’Argos ? Argos est une association genevoise reconnue d’utilité publique qui accompagne depuis près de 50 ans des personnes adultes concernées par une addiction dans leur parcours de rétablissement.

Comment les préjugés liés à la consommation de drogues peuvent-ils affecter l’accès à l’hébergement et au logement ? Trop souvent, les personnes concernées par une addiction sont réduites à leur consommation et perçues Image iStockphoto/Xxxx à travers leurs difficultés plutôt qu’à travers leurs ressources, leurs compétences ou leurs aspirations. Cette stigmatisation peut se traduire par une méfiance de certains propriétaires, par des refus de location ou par la difficulté à accéder et à se maintenir dans un logement durable. Les représentations associées à l’addiction, comme celles liées à la santé mentale, restent encore fortement marquées par des idées de dangerosité, d’imprévisibilité ou d’incapacité à assumer un logement.

Notre mission est d’améliorer la qualité de vie bio-psycho-sociale des personnes que nous accompagnons. Concrètement, nous les accueillons là où elles en sont, les conseillons, les orientons et les soutenons dans toutes leurs démarches d’insertion sociale et professionnelle. Nous sommes également engagés dans la défense de leurs droits et dans la lutte contre les préjugés dont elles sont encore trop souvent victimes. Notre vision est celle d’une société inclusive où chaque personne est reconnue dans sa dignité, exerce pleinement sa citoyenneté et peut contribuer à la vie collective. Nous sommes convaincus que personne ne se réduit à son addiction et que chacun dispose de ressources, de compétences et d’un potentiel mobilisable pour construire un avenir choisi.

C’est précisément pour répondre à cet enjeu qu’Argos se positionne comme un partenaire clé. Par son accompagnement et sa présence, l’association contribue à rassurer les propriétaires et les régies, tout en créant les conditions d’une confiance réciproque et durable. Notre expérience démontre qu’avec un accompagnement adapté, les personnes concernées par une addiction peuvent s’inscrire durablement dans leur logement.

Pourquoi le droit à l’hébergement doit-il être garanti ? Le logement est un droit fondamental. Nous aspirons toutes et tous à disposer d’un chez-soi. Le logement ne devrait jamais être conditionné à l’état de santé ou aux difficultés rencontrées par une personne. Bien plus qu’un toit, le logement constitue un déterminant majeur de la santé, du bien-être et de l’inclusion sociale. Il offre un espace de sécurité, d’intimité et de stabilité à partir duquel une personne peut retrouver des repères, prendre soin d’elle-même, développer des projets et reconstruire des liens sociaux. C’est une question d’autonomie, de citoyenneté et de dignité. Notre rôle n’est pas de décider à la place des personnes, mais de les accompagner dans leurs choix en recherchant un équilibre entre sécurité, autonomie et respect de leur pouvoir d’agir. La stabilité qu’apporte un logement joue donc un rôle important dans le processus d’inclusion. Quels autres éléments peuvent y concourir ? Au-delà du logement, le rétablissement et l’inclusion reposent également sur la possibilité de créer des liens, de participer à la vie sociale et de s’engager dans une activité porteuse de sens. Qu’il s’agisse d’une activité professionnelle, bénévole, créative, sportive ou communautaire, le fait d’être actif permet de structurer son quotidien, de développer ses compétences, de reprendre confiance en soi et de se sentir utile.

intendance) permettant à chacun de valoriser son potentiel et de contribuer à la vie collective. Quel message souhaitez-vous adresser pour faire évoluer le regard porté sur les personnes dépendantes de produits psychoactifs ? L’inclusion, c’est permettre à chacun d’habiter, de participer et de contribuer. C’est aussi accepter de prendre le risque de la rencontre plutôt que de rester prisonnier de représentations ou de risques hypothétiques. Après plusieurs années de partenariat, la SCHG (La Société Coopérative d’Habitation Genève) a osé ce pari en rendant possible l’ouverture, cette année, de notre nouvelle Résidence « Edouard-Rod ». Son inauguration officielle aura lieu le 30 septembre prochain. Elle démontre qu’en dépassant les craintes et les représentations, il est possible de construire des solutions innovantes, inclusives et bénéfiques pour l’ensemble de la communauté. J’invite aujourd’hui les acteurs de l’immobilier, les employeurs et, plus largement, chacun d’entre nous à oser, à leur tour, ouvrir une porte. Car l’inclusion commence souvent lorsqu’une personne reçoit une chance, mais elle se construit véritablement lorsqu’une communauté choisit de lui faire une place. Interview Léa Stocky Argos +41 22 809 62 62 secretariat.direction@argos.ch www.argos.ch

C’est pourquoi Argos propose également des espaces favorisant la participation sociale, comme notre centre de jour L’Entracte, ainsi que différentes activités socio-professionnelles (apiculture, menuiserie, jardinage, maraichage, conciergerie et

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Giaml’art natemos fugitin Quand aide lesvoluptatusam enfants à mieuxquist se comprendre ciatia quatio test, il iliquat isin

Un enfant est une personne qui construit son identité et qui a besoin de relations sécurisantes. Pour qu’il s’épanouisse, il est essentiel de donner une juste place aux dimensions émotionnelles, relationnelles et créatives de son développement. L’art-thérapie donne cet espace aux enfants pour créer et explorer. l’œuvre créée, lui permet d’entrer en relation et de comprendre un peu mieux comment il se sent.

Prénom Nom Position, Company Catherine Fournier Art-thérapeute, spécialisation intermédiale

A C

pis natempo remporent, veresti sam quos int aligenihitam velis suntur? De atherine Fournieraliqui est art-thérapeute, ditatistiam, seque verchil illia ne sum spécialisation intermédiale. Ellecume fait partie aborepudiant occumque landipsam re min rendisdans veris d’un groupe de travail sur l’art-thérapie moloribus et digenimus voluptatem endit aut ini les écoles, coordonné par qui OdA ARTECURA. Dans consequam nobit assequi comnimusam cet entretien,experovit, elle dévoile les bienfaits de l’art-thérapie, ventur, tendis eumquiam coreius endae. Ullaborest entre découverte de soi et ouverture au monde. as volorae voles iunt asimolore porrori orectorrovid molupta tquianis nonsequas sita doluptur aliquae. Catherine Fournier, pouvez-vous présenter, Itaecusaerum ex expliae riaepta sime et?asperum en quelquesaut mots, OdA ARTECURA quibus nonsequas molumque estis iliquia OdA ARTECURA a été crééesimpos en 2002 paretdes conessitatessuisses proribus re odà mo beratiist, offictur, associations de endi thérapie médiation artistique. eos ra nam, cones conseque Aujourd’hui, elle estserrovidest, l’organisation faîtièreconsequ et arum volum dolo et remporehent l’oisciis rganisation du monde duimus travail compétentemolorequi pedi utlequi simil illuptin eliquiae santium délivre diplôme fédéral nosam d’art-thérapeute en Suisse. ium voloreh entiusciatur sequiam, nihitias experro imus dissinimi, et landigent optibus voluptatus, qui En outre, elle défend, sur le plan politique, les intérêts diciate ctoremdes queart-thérapeutes cus qui dolorrodiplômés videnda natur? professionnels travaillant en Suisse et s’engage pour inclure l’art-thérapie dans Core moles vernatem eaquae volupturenis asi con reheles domaines de la santé, du social et de la culture. nim vid evendanda ium ute nosam, officid ma di nim dolum et vidl’art-thérapie eaquia prendit inumquam, consequ aspeComment peut-elle aider rovidi quas volluptaqui corum latiur, sum reruptatur, les enfants à exprimer ce qu’ils n’arrivent nontoujours endam, alique ne del in perro con pa? ipsum hillest, pas à dire avec des mots nusenfants net remo blacest dolendam, quilesinum Les ressentent des choses,essit, sanstectem toujours remolor ehendel luptiste nihillentiauxquels optatemnous peritatur? comprendre. Les outils artistiques recourons en art-thérapie utilisent un autre langage, Accusae vendi apidenestis dolo occus tel que le mouvement et la danse, le drame et la eos eaquianto etcollage accuptur parole, la peinture, temoles le dessin, le ou encore la autecus, utation musique. Enipsuntumenis créant, l’enfant s’quam exprime, autrement. secest, audis ea quis volupti usantur? Ses créations donnent ensuite un support pour Sumquo et corum aut accusam, échanger parlersitae de l’pratistia œuvre, devolupient ses émotions et de son vécu. L’utilisation d’un tiers dans la thérapie,

En quoi la création artistique peut-elle devenir un espace de confiance, de liberté et de sécurité pour un enfant ? Ce qui nous différencie d’une pratique artistique classique, c’est que l’enfant n’est pas là pour réussir un exercice. Il peut expérimenter, essayer, découvrir, le tout dans un cadre sécurisant mis en place par le thérapeute. Ainsi, il crée sans être jugé. Grâce au soutien du thérapeute, il se découvre aussi un peu plus lui-même et gagne en liberté d’expression. Accueilli tel qu’il est, l’enfant fait l’expérience de ses propres ressources, et prend même conscience de nouvelles compétences, Image iStockphoto/Xxxx qui sont parfois moins visibles ou valorisées. cus aut voluptis ea dunto vellessit quas dolor rehenis asit quia dolorestias ipietur? Ugit laborporeici re nos eatis aut id ut harum sunda aut lam quos eum que non con exeriae ctempero quos dit velestio. Nem fuga. Facea quis pro eosa comnis et volut volorum ilit, fugitat maximo andita architatur magnam am cullabore renes sunt lamusam es est, idelit et, sequunt pre quis endel minciet dolorru mquiam et ad quiam que conecto dolupic iistem cuptati volorer iatur? Core moles vernatem eaquae volupturenis asi con rehenim vid evendanda ium ute nosam, officid ma di nim dolum et vid eaquia prendit inumquam, consequ asperovidi quas volluptaqui corum latiur, sum reruptatur, non endam, alique ne del in perro con pa ipsum hillest, nus net remo blacest dolendam, essit, tectem qui inum remolor ehendel luptiste nihillenti optatem peritatur? Accusae vendi apidenestis dolo occus eos eaquianto temoles et accuptur autecus, ipsuntumenis quam utation secest, audis ea quis volupti usantur? Sumquo corum sitae pratistia volupient aut accusam, cus aut voluptis ea dunto vellessit quas dolor rehenis

Comment l’art-thérapie peut-elle favoriser l’inclusion d’enfants aux parcours, capacités et sensibilités différentes ? Les enfants sont tous différents, avec des besoins et des ressources variés. Ils ne font pas tous la même chose au même rythme. L’art offre justement cette diversité de moyens d’expression. Les suivis en art-thérapie, par la pluralité des approches et des outils, s’adaptent aux enfants dans leur façon d’être au monde ou de communiquer. Les enfants se saisissent d’ailleurs très facilement des outils artistiques, car ils se posent moins de limites que nous en tant qu’adultes. Un accompagnement en art-thérapie peut trouver sa pertinence à lui seul, mais également en complément d’autres pratiques, en fonction des besoins de l’enfant. Quels changements observez-vous chez les enfants lorsqu’ils ont la possibilité asits’exprimer quia dolorestias ipietur?l’art Ugit?laborporeici re nos de à travers eatis dépend aut id utdes harum sunda aut lamarrivent quos eum Cela enfants. Certains avecque non con exeriae ctempero ditd’être velestio. Nem beaucoup de doutes. Le faitquos d’oser, reconnu fuga.leur Facea quis pro eosa volut volorum dans imagination, de comnis prendreetdes initiatives et ilit, ne velecto ius leur solenda erfere, simus es La maplupart dem autdes d’ être écoutés redonne confiance. fugitat maximo andita architatur am àfuga. changements sont visibles avec le magnam temps. Petit petit, Sum enimos’ovel mo omnisto rporis natiis qui comnis les enfants uvrent au dialogue, déposent certaines eatemporeetvolorpore doloritae et volupta tenihiciam émotions arrivent mieux à comprendre ce qu’ils harum,Un l lorumquae autatur vivent. enfant quides parle de saalitatiost, création, cullabore qui ose la renes sunt es est, idelit et, sequunt pre à montrer auxlamusam autres, arrivera certainement mieux cumquoetestia sequi ulpa corum intusdae s’pa exprimer à prendre la parole dans d’autresperum situations. quis endel minciet dolorru mquiam et ad quiam que conecto dolupic iistem cuptati volorer iatur? Si vous deviez résumer en une image l’impact de l’art-thérapie sur un enfant, quel serait-il ? Sumquo corum sitae volupient accusam, Pour qu’une graine oupratistia une plante pousse,aut il faut cusdonner aut voluptis ea dunto vellessit: quas rehenis lui les bonnes conditions de la dolor lumière, asitl’equia dolorestias Ugit laborporeici de au, de la terre etipietur? du temps. C’est un peu lare nos eatis aut id utenharum sunda aut lamnequos eum que même chose art-thérapie. Nous cherchons non con exeriae ctempero quos dit velestio. Nem pas à transformer un enfant pour le faire rentrer fuga.un Facea quis Au pro contraire, eosa comnis et voulons volut volorum ilit, dans modèle. nous lui ne velecto ius solenda simusqui es ma dem offrir un espace qui soiterfere, sécurisant, l’aide à aut fugitat maximo anditaressources, architaturàmagnam am fuga. découvrir ses propres expérimenter Sum enimo vel mo omnisto rporis natiis qui et à s’exprimer, le tout à son propre rythme. comnis eatempore volorpore doloritae et volupta tenihiciam Interview Léa Stocky

harum, l lorumquae des autatur alitatiost, cullabore renes sunt lamusam es est, idelit et, sequunt pre paAssociations cumquo estiaromandes sequi ulpa corum intusdae perum d’art-thérapies quis endel minciet dolorru mquiam et ad quiam ARAET que conecto dolupic iistem cuptati volorer iatur? Ga. Et fugitis totatur? Natur si as aute lam, evenia plianis natet, eos nustibu sdaerfe repelecto molorum fugias a quam, odit que pratio con parum quibus que verferorit faci coribus endesse nderumque samet in parchit et re APSAT atem sectur atiam eos sitis dolor aut andus, quo blaboria volor antium comni ant dolorem quatur, omnis nimin nimagnitia dolupta escipit veniend anist, comni quia dolorru mquiduciis dus eosapis repudit, optaquas rest am laboresciis nihitiat. Arunte cullaciet et volest vel eosaperum eum si num reium vent qui ut eos autam, corias sequaturios poreius andita architatur magnam am fuga. Sum enimo vel mo omnisto rporis natiis qui comnis eatempore volorpore doloritae et volupta tenihiciam harum, Catherine Fournier, art-thérapeute omnis siti rem con coremped quate que ducimi, to andita architatur magnam am fuga. Sum enimo vel mo omnisto rporis natiis qui comnis eatempore volorpore doloritae et volupta tenihiciam harum, explaborror a idunten duntium qui occulli quianda que sintempore nim eum nis volorep tatur? Texte Prénom Nom Plus d’informations sur : OdA ARTECURA website.ch +41 71 330 01 00 info@artecura.ch www. artecura.ch

Apiendanti alit, sandant lam dus, se parisquam, officipitias dolorum, ariorep rendus.


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12 Mobilisation mondiale

Journée mondiale du handicap : changer les regards, lever les barrières Chaque 3 décembre, la Journée internationale des personnes handicapées met en lumière les réalités vécues par les personnes en situation de handicap et rappelle un objectif : permettre à chacune et chacun de participer pleinement à la société. Créée par l’ONU en 1992, cette journée est l’occasion de sensibiliser, mais aussi de réfléchir aux barrières qui persistent dans la vie quotidienne.

L

’accessibilité ne se résume pas aux rampes d’accès ou aux ascenseurs. Elle concerne aussi l’emploi, la formation, le logement, les transports, les loisirs, l’accès à l’information ou encore la participation à la vie politique. Autant de domaines dans lesquels une personne en situation de handicap peut encore rencontrer des obstacles. L’ONU estime que plus d’un milliard de personnes vivent avec un handicap dans le monde. Pour l’organisation, leur participation aux processus de décision et leur accès aux différents domaines de la société constituent des éléments essentiels de l’inclusion.

étude menée en 2023. L’enquête s’appuie sur les réponses de 2207 personnes en situation de handicap âgées de 16 à 64 ans, issues des différentes régions linguistiques du pays. Les participants ont évalué leur perception de l’inclusion dans dix domaines de la vie. Le constat est contrasté. Malgré certains progrès, les obstacles restent nombreux. Près de quatre personnes sur cinq interrogées se sentent fortement limitées dans au moins un domaine de leur vie. Les difficultés sont particulièrement présentes dans les domaines de la politique, du travail, de la mobilité et des loisirs.

En Suisse, ces questions prennent une résonance particulière en 2026. Près d’un cinquième de la population résidente vit avec un handicap, selon le Bureau fédéral de l’égalité pour les personnes handicapées (BFEH).

L’étude donne ainsi un aperçu de l’inclusion à partir de l’expérience des premières personnes concernées. Elle montre notamment que l’accès aux droits ne suffit pas nécessairement à garantir une participation effective à la vie quotidienne.

La Suisse fait le point Cette année, Pro Infirmis a publié son deuxième Indice d’inclusion, trois ans après une première

Des changements législatifs en cours Sur le plan fédéral, plusieurs dossiers sont également ouverts. La loi sur l’égalité pour les personnes

handicapées (LHand), entrée en vigueur en 2004, est actuellement en cours de révision au Parlement. Le projet prévoit notamment de renforcer la protection contre les discriminations dans le monde du travail et d’améliorer l’accès des personnes handicapées aux prestations destinées au public. Il prévoit également la reconnaissance des trois langues des signes suisses. La question de l’inclusion dépasse toutefois cette seule révision. En février 2026, le Conseil fédéral a adopté son message concernant l’initiative pour l’inclusion et son contre-projet indirect. Celui-ci prévoit notamment l’élaboration d’une nouvelle loi sur l’inclusion. Selon le calendrier présenté par le Conseil fédéral, son entrée en vigueur ne pourrait pas intervenir avant 2029. Une politique prolongée jusqu’en 2028 Face à ce calendrier, la Confédération a décidé de prolonger sa politique du handicap jusqu’en 2028. Les quatre axes prioritaires restent le travail, le logement, les prestations et la participation.

Dans le domaine professionnel, il s’agit notamment de faciliter l’accès à l’emploi et de lutter contre les discriminations. Pour le logement, la Confédération souhaite élargir les possibilités permettant aux personnes concernées de choisir où et comment elles souhaitent vivre. La participation politique et sociale constitue également un axe de travail, avec l’objectif de faciliter l’implication des personnes handicapées dans les décisions qui les concernent. Et après le 3 décembre ? En Suisse, 2026 aura donc été marquée par plusieurs étapes : un nouvel état des lieux de l’inclusion, des travaux législatifs et la prolongation de la politique fédérale du handicap jusqu’en 2028. La Journée internationale du 3 décembre intervient ainsi au milieu d’un calendrier déjà chargé. Les prochaines étapes se joueront notamment autour de la révision de la LHand, du projet de loi sur l’inclusion et de la mise en œuvre des mesures fédérales dans les années à venir. Texte SMA

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L’inclusion prend vie

Un matin d’été à Vercorin. Au chalet « La Pension La Forêt », le petit-déjeuner vient de s’achever pour le groupe qui s’y est installé pour deux semaines. Certains participants se préparent pour une balade, d’autres confectionnent de la confiture d’abricots. Ça rit, ça discute, ça s’encourage. Chacun participe à son rythme et trouve sa place.

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endant deux semaines, les participants de l’ASA-Valais vivent leur camp d’été dans cette maison située au cœur de la station. La Pension La Forêt compte 24 lits, dispose d’aménagements adaptés aux personnes à mobilité réduite et accueille également des groupes extérieurs dès 12 personnes. Cette activité permet de proposer un poste intégré d’aide de maison. C’est là que travaille Cindy depuis 13 ans. Avec les autres membres de l’équipe sur place, elle accueille les groupes. « Ici, je me sens chez moi. » Au fil des années, Cindy a appris à connaître le chalet, ses habitudes et les personnes qui y séjournent. Ses journées mêlent les tâches indispensables à la vie de la maison et les rencontres : accueillir, préparer, ranger, échanger. Pour les groupes qui reviennent à Vercorin, elle est devenue un visage familier. Une véritable ambassadrice de la Pension La Forêt. « L’équipe de la Pension La Forêt et les clients, c’est ma deuxième famille. J’adore mon travail et je suis fière de faire partie de la vie de cette maison. » Ces mots disent ce que le travail représente pour Cindy : des responsabilités, la possibilité de contribuer à la vie du chalet,

la reconnaissance de ses compétences et le sentiment de faire partie d’une équipe. Cette place, elle l’a construite au fil des années avec détermination, dans un environnement qui respecte ses choix et lui permet d’exercer pleinement son rôle. Sandra Sciboz, directrice de l’ASA-Valais, le constate au quotidien : « La Pension La Forêt, sans Cindy, ne serait plus la Pension La Forêt. » Elle souligne la présence de Cindy, ses compétences, sa bonne humeur et son énergie. Des qualités qui contribuent à créer une atmosphère chaleureuse et à faire de la Pension La Forêt un établissement où les personnes se sentent bien. Une conviction qui est au cœur de la mission de l’ASA-Valais, propriétaire des lieux. Tout au long de l’année, l’association organise des sorties, des séjours et des camps, ainsi que des activités culturelles, sportives et de détente adaptées. Autant d’occasions de développer son autonomie, de faire des choix et de nouer des liens.

Plus d’informations sur www.asavalais.ch

À la Pension La Forêt, cette philosophie porte un visage, une énergie et un prénom : Cindy. Le chalet ouvre ses portes aux groupes qui souhaitent découvrir Vercorin et y partager un séjour inclusif !

Brandreport • Association sportive schtroumpfs Genève

50 ans, et toujours en mouvement !

Cinquante bougies, des ballons, des longueurs de bassin, des boules et des milliers de kilomètres parcourus à vélo... L’Association Sportive Schtroumpfs Genève célèbre 50 années d’une aventure sportive et humaine placée sous le signe des rencontres, du fair play, du partage et de la convivialité. Un anniversaire qui offre l’occasion de revenir sur une histoire commencée en 1976 et toujours en mouvement.

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epuis 1976, l’Association Sportive Schtroumpfs Genève œuvre pour l’inclusion par le sport des personnes en situation de handicap avec déficience intellectuelle. Plus de 100 membres pratiquent aujourd’hui le football, le cyclisme, la natation et la pétanque, encadrés par des entraîneurs bénévoles qui s’engagent avec passion. Son fonctionnement repose sur un comité de gestion de sept personnes et sur un comité d’organisation des manifestations d’une trentaine de personnes, toutes bénévoles. Ensemble, elles rendent possibles, chaque année, plusieurs évènements sportifs qui sont bien plus que des compétitions : ils sont des lieux de rencontre, de convivialité et d’ouverture, qui contribuent à changer le regard porté sur le handicap. Notre devise « le plaisir de faire plaisir » nous accompagne lors de chaque entraînement ainsi que pour organiser chaque année à l’attention de nos membres sportifs cinq manifestations : – En mars, le Tournoi de Football en salle

– À Pentecôte, Le Tournoi Européen de Football qui rassemble près de 300 sportifs venus de toute l’Europe – En août, la RandoSchtroumpfs, randonnée cycliste – En septembre, le Tournoi de pétanque – En octobre, le Meeting de natation Forte du succès de ces manifestations, l’Association recherche activement des entraîneuses et entraîneurs bénévoles afin d’assurer l’encadrement des sportifs au sein des différentes sections. Rejoignez l’aventure !

Plus d’informations sur www.planetebleue-sports.ch

Vous souhaitez nous soutenir IBAN : CH97 0078 8000 H320 8416 9


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#focusinclusion360

APAEG • Brandreport 13

Un toit pour accompagner les enfants greffés Lorsqu’un enfant doit subir une greffe, toute la famille voit son quotidien bouleversé. Depuis 1993, l’Association pour l’aide à l’enfant greffé et à sa famille (APAEG) accompagne les proches en leur proposant un hébergement à proximité de l’Hôpital des enfants. Pierre-Dominique Gerdil, adjoint de direction au Welcome Center de la Direction générale et président de l’APAEG, explique le rôle de l’association et les difficultés auxquelles les familles sont confrontées.

Pierre-Dominique Gerdil Adjoint de direction au Welcome Center de la Direction générale et président de l’APAEG

Pierre-Dominique Gerdil, comment est née l’APAEG et comment son rôle a-t-il évolué depuis sa création ? L’Association pour l’aide à l’enfant greffé et à sa famille a été créée en 1993 par la professeure Claude Le Coultre, qui souhaitait préserver la proximité entre les parents et leur enfant hospitalisé. Prendre soin des parents, c’est aussi prendre soin de l’enfant. Il s’agit de les soulager d’une situation anxiogène liée à la maladie de leur enfant, au bouleversement familial qu’elle entraîne et à la perte de cet équilibre.

de référence suisse pour les greffes du foie chez l’enfant. Les appartements mis à disposition par l’APAEG permettent d’améliorer significativement l’accompagnement des enfants, sans que des raisons sociales ou économiques ne créent de discrimination entre les patients.

Genève et trouver un hébergement. Selon la durée de leur présence dans notre canton, elles doivent parfois s’absenter de leur travail, demander un congé sans solde, voire l’un des deux parents doit démissionner. Cela peut entraîner une perte importante de revenus.

Ils permettent également à l’enfant de ne pas perdre le contact avec son environnement familial. Ces repères quotidiens sont fondamentaux pour son développement affectif et pour une prise en charge globale réussie. Notre rôle est donc de créer, autant que possible, un environnement familial autour de l’enfant pendant cette période particulièrement difficile.

Il faut aussi pouvoir se déplacer en urgence à Genève et tout laisser derrière soi pour quelques semaines ou quelques mois afin que son enfant puisse subir une greffe du foie. L’urgence est particulière dans ce cas, puisque l’organe n’est viable que quelques heures en dehors d’un corps.

Qu’est-ce que vous souhaitez avant tout apporter aux familles que vous accompagnez ? La mission de l’APAEG est de pouvoir répondre à toutes les demandes d’hébergement. Il faut rappeler que ce type d’hébergement n’est pas pris en charge par l’assurance-maladie de base et que le tarif de nos appartements est resté le même depuis 1995.

Dès 1995 et avec la forte implication du couple Genton (Georgette et Eric), membres fondateurs de l’association avec la Prof. Le Coultre, mais également touchés par la maladie de l’un de leurs enfants, ce sont ce sont un, deux, trois et enfin quatre appartements qui ont été loués depuis 1995 et aménagés. Après 25 ans d’existence, ces quatre appartements ont été entièrement rénovés entre 2023 et 2025. Ils ont été réaménagés et redécorés par les équipes de l’APAEG afin d’être plus accueillants et fonctionnels, pour que les familles puissent s’y sentir chez elles, qu’elles y séjournent une nuit, trois semaines ou plusieurs mois.

Les parents sont déjà dans une situation très déstabilisante du fait de la maladie de leur enfant. Leur ôter une problématique logistique et financière, lorsque l’on connaît les tarifs de l’hôtellerie à Genève, leur permet de se concentrer sur l’accompagnement de leur enfant.

Pouvez-vous nous présenter l’APAEG, sa mission et la manière dont elle accompagne les enfants greffés et leurs familles ? Genève et son Hôpital des enfants sont devenus un centre

Lorsqu’un enfant doit être hospitalisé ou subir une greffe, à quelles difficultés les familles sont-elles concrètement confrontées ? Les familles doivent d’abord venir régulièrement à

Lorsque nos appartements sont occupés, nous logeons ces familles dans d’autres structures, toujours à proximité de l’Hôpital des enfants. Pour ces autres hébergements, il nous tient à cœur de conserver la même tarification : l’APAEG prend alors la différence à sa charge.

Les parents doivent également parfois délaisser leurs proches, leur vie familiale, leur environnement et, dans certains cas, leurs autres enfants. Toute cette organisation familiale est profondément bouleversée. L’hébergement à proximité de l’hôpital permet au moins de maintenir un lien et une certaine stabilité dans cette période où tout le reste est remis en question. Selon vous, que faudrait-il encore améliorer ? Si nos finances pouvaient nous le permettre, l’idéal serait de pouvoir trouver, toujours à proximité de l’Hôpital des enfants, un ou deux appartements supplémentaires. Cela permettrait à l’APAEG de répondre à l’ensemble des demandes qui lui sont faites et de ne pas devoir chercher des solutions alternatives lorsque nos quatre logements sont occupés.

Soutenir l’APAEG L’APAEG ne bénéficie d’aucun soutien public. Ses appartements sont destinés aux familles qui ne résident pas dans le canton de Genève. L’association ne répond donc pas aux exigences légales permettant d’obtenir une subvention publique genevoise. Quant aux subventions des autres cantons, l’APAEG ne rentre pas non plus dans leurs critères, puisqu’elle est établie à Genève. En outre, l’association tient à préciser que ses membres ne touchent aucun jeton de présence et que les personnes qui assurent son bon fonctionnement travaillent bénévolement. Le soutien des donateurs privés est ainsi essentiel pour permettre à l’association de poursuivre sa mission, de maintenir des tarifs accessibles et de financer les solutions d’hébergement lorsque ses propres appartements sont occupés. APAEG c/o Welcome Center HUG 55, boulevard de la Cluse, 1205 Genève IBAN : CH84 0900 0000 1763 1233 3

Que souhaitez-vous pour l’avenir ? Pouvoir continuer notre mission grâce au soutien financier de donateurs privés et œuvrer pour ne laisser personne sur le « trottoir ». Derrière chaque demande d’hébergement, il y a une famille qui traverse une épreuve majeure. Notre volonté est de pouvoir lui apporter une réponse concrète et lui permettre de rester auprès de son enfant.

APAEG ANNONCES

L’information crée du lien, ici comme là-bas.

© Iako Randrianarivelo / FH

dansehabile

Pouvoir s’informer, comprendre ce qui se passe autour de soi, faire entendre sa voix et dialoguer avec les autres : l’accès à une information fiable est essentiel pour participer pleinement à la vie de la société. Face aux crises et à la désinformation, il contribue à créer du lien et à donner à chacune et chacun les moyens d’agir. Soutenir la production d’une information fiable, locale et indépendante permet de renforcer le dialogue et la cohésion sociale, tout en préservant la dignité des personnes et leur capacité à faire leurs propres choix. Depuis plus de 30 ans, la Fondation Hirondelle, organisation suisse à but non lucratif basée à Lausanne, soutient des médias et des journalistes locaux pour produire une information fiable, utile et accessible. En 2026, plus de 11 millions de personnes dans 15 pays sur trois continents s’informent chaque jour grâce aux médias et aux projets de la Fondation Hirondelle. De la Suisse romande aux régions touchées par les crises, une même conviction nous rassemble : toute personne doit pouvoir accéder à une information fiable pour comprendre le monde qui l’entoure et y prendre part.

Pour continuer à porter une information fiable là où elle est le plus nécessaire, la Fondation Hirondelle a besoin de votre soutien. www.hirondelle.org

ANNIVERSAIRE 25 ANS

salle communale de Plainpalais Ateliers, table ronde, performances 27 AU 29 NOVEMBRE

CREATION :

DANSE ME TO THE END OF LOVE

production de la Compagnie dansehabile Chorégraphie MELISSA CASCARINO les 27, 28 novembre à 19H30, 29 novembre à 16heures

La danse inclusive permet à chacun de découvrir ou redécouvrir son corps et de créer du lien à travers les mouvements. Petit à petit, les participants élargissent leurs possibilités de mouvement et développent leur créativité à travers cette activité à la fois artistique, sociale et ludique. Les ateliers de danse proposés par notre association sont ouverts à tous les danseurs (avec ou sans handicap, expérimentés ou non). Sur demande: ouverture de nouveaux ateliers dès 5 personnes et pour des groupes constitués. Genève : atelier enfants-adolescents Mercredi de 16 à 17 heures au Studio de dansehabile 15 rue des Savoises 1205 Genève atelier adultes : Mercredi de 18 à 20 heures au Studio Lapzeson Maison des Arts du Grutli, 2ème étage 16 rue Général-Dufour 1204 Genève Vaud : Lieu Montreux adresse à préciser ultérieurement Coût 50CHF/par personne/par mois Tous renseignements : association dansehabile PUBLI REPORTAGE 022 800 16 15 info@dansehabile.ch www.dansehabile.ch tdg.indd 1

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#focusinclusion360

Brandreport • Association Entrée de secours

Accompagner la précarité, favoriser l’inclusion Se loger, travailler, accéder aux soins ou conserver un réseau social : pour les personnes confrontées à des situations de précarité et de dépendance, plusieurs obstacles peuvent se cumuler et compliquer le retour à une vie sociale stable. Dans l’Ouest vaudois, Entrée de Secours accompagne ces différents parcours. Prise de pouls auprès des équipes d’Entrée de Secours à Morges et à Nyon sur les enjeux d’inclusion et d’accompagnement des personnes confrontées à la précarité et aux conduites addictives.

Claudio Greco Directeur de l’association Entrée de secours

Claudio Greco, Entrée de Secours accompagne des personnes confrontées à des situations de dépendance et de précarité. Quels sont aujourd’hui les principaux obstacles qui peuvent les éloigner d’une vie sociale et professionnelle pleinement inclusive ? Les freins à l’inclusion sont complexes et se situent à plusieurs niveaux. Parmi les facteurs personnels et sociaux, on retrouve la stigmatisation sociale, les consommations actives, l’instabilité psychique ainsi que le manque de ressources financières directes. L’accès au logement constitue également un obstacle important. La pénurie actuelle de logements et les délais de prise en charge par les structures d’aide compliquent les parcours. Pour les programmes de type Housing First, les délais peuvent s’étendre sur plusieurs années, selon les structures et les dispositifs concernés dans le canton. Le cadre professionnel représente également un enjeu. Les ateliers protégés jouent un rôle social indispensable, mais ils restent en marge du marché de l’emploi ordinaire et proposent des rémunérations très basses. De plus, il manque des passerelles concrètes pour transiter vers le milieu professionnel classique.

Un changement de paradigme est nécessaire pour envisager la dépendance non pas comme un simple choix individuel, mais comme le résultat de trajectoires de vie complexes influencées par des facteurs sociaux, économiques et culturels. Quels regards ou préjugés sur les personnes confrontées à des situations de précarité ou d’addiction constituent encore des freins à leur inclusion ? Plusieurs représentations erronées font obstacle à une inclusion efficace. Il existe notamment une méconnaissance des profils. La majorité des personnes qui consomment ont une insertion professionnelle et sociale stable, et consomment à domicile ou dans un cadre festif. Elles ne fréquentent pas les centres à bas seuil. Toutefois, lorsqu’une crise personnelle ou psychologique survient, l’augmentation des consommations peut mener à la précarité. Ces personnes se retrouvent alors souvent éloignées du système de soins classique, par manque de repères dans le réseau addictologique ou par crainte du jugement médical. L’exigence systématique de l’abstinence, là où elle est attendue, peut également être un frein. Notre structure choisit d’accompagner les personnes là où elles en sont dans leur parcours, indépendamment de leur objectif à court terme vis-à-vis du produit.

Enfin, les critères institutionnels peuvent limiter l’accès à certaines mesures d’insertion, comme l’obligation d’être au bénéfice du Revenu d’Insertion (RI). Les formations adaptées manquent et les effectifs des équipes d’accompagnement sont insuffisants pour garantir un suivi optimal.

Le poids des trajectoires de vie est également important. L’exclusion est souvent la conséquence directe de la précarité matérielle et de l’instabilité psychique liées à des parcours traumatiques dès l’enfance. Ces inégalités de départ limitent l’accès aux soins et réduisent objectivement les chances d’insertion sociale et professionnelle.

Au-delà de l’accompagnement lié aux addictions, quelle place accordez-vous à la reconstruction du lien social et à la réinsertion dans votre travail au quotidien ? Le rétablissement du lien social est un objectif prioritaire de notre action. L’isolement et l’exclusion constituent des facteurs qui aggravent les consommations problématiques. Par conséquent, la création d’un réseau social en dehors du contexte de consommation est érigée au rang de nécessité et est indissociable de la prise en charge de l’addiction.

Quelles évolutions seraient nécessaires, selon vous, pour favoriser une société plus inclusive envers les personnes en situation de dépendance ou de grande précarité ? Une meilleure inclusion repose d’abord sur le renforcement des moyens financiers alloués aux

Notre centre d’accueil à bas seuil d’accessibilité répond à cet enjeu en proposant des repas communautaires, des activités partagées et des espaces d’échanges informels. Nous privilégions un accueil basé sur l’écoute, l’absence de jugement et la déstigmatisation. Ce cadre permet aux bénéficiaires d’évoluer dans un environnement relationnel sécurisant, ce qui constitue une base nécessaire pour s’engager dans un parcours de rétablissement.

politiques de logement, aux actions de prévention ainsi qu’à la visibilité de ces problématiques. Sur le plan de la santé, il s’avère indispensable de réduire la stigmatisation et d’intégrer une formation plus poussée en addictologie pour l’ensemble du corps médical. L’adaptation du marché du travail constitue un autre levier majeur. Elle demande la création de passerelles concrètes entre le réseau de réinsertion et le milieu ordinaire, notamment par l’ouverture de postes adaptés valorisant les compétences spécifiques de la personne en entreprise. Plus globalement, un changement de paradigme est nécessaire pour envisager la dépendance non pas comme un simple choix individuel, mais comme le résultat de trajectoires de vie complexes influencées par des facteurs sociaux, économiques et culturels. Enfin, l’évolution du cadre légal vers une dépénalisation des substances permettrait de privilégier une approche centrée sur le soin. À travers votre action, quel message souhaitez-vous faire passer au grand public et aux acteurs sociaux sur la possibilité de retrouver une place, une autonomie et des perspectives malgré un parcours marqué par la précarité ou l’addiction ? Le parcours de réinsertion reste accessible. L’addiction doit être comprise comme le symptôme d’une problématique sous-jacente plus profonde, s’apparentant souvent à une stratégie d’automédication.

Entrée de Secours démontre régulièrement que le retour à l’autonomie et à l’activité professionnelle est possible, bien que les freins structurels et le manque de ressources freinent cette dynamique. Dans ce contexte, les restrictions budgétaires actuelles apparaissent contre-productives. Au-delà du soutien individuel, nos structures assument un rôle collectif essentiel en limitant l’impact et la visibilité de la précarité et des dépendances au sein de l’espace public. Interview Océane Kasonia Entrée de Secours Entrée de Secours est le centre de compétence ambulatoire régional de référence en matière d’addictions pour l’Ouest vaudois, avec deux structures de proximité à Morges et à Nyon. Association à but non lucratif ancrée dans le réseau sociosanitaire cantonal, elle accueille de manière inconditionnelle toute personne confrontée à une conduite addictive, qu’elle soit liée à la consommation de substances psychotropes ou à des comportements addictifs. Privilégiant une approche bio-psycho-sociale globale et humaniste axée sur le modèle du rétablissement, Entrée de Secours combine accueil à bas seuil d’accessibilité, réduction des risques et aide à la survie, ainsi que des suivis thérapeutiques individualisés. L’institution distribue également, sur prescription médicale, des traitements agonistes opioïdes (traitements de substitution). Entrée de Secours assume enfin un rôle clé à l’échelle régionale en tant que centre d’indication officiel pour le Dispositif Cantonal d’Indication et de Suivi en Addictologie (DCISA). Claudio F. Greco

Entrée de Secours Morges Avenue de Plan 14, 1110 Morges +41 21 803 67 47 Entrée de Secours Nyon Route de Duillier 16, 1260 Nyon +41 22 361 03 44 Eds.nyon@bluewin.ch Eds.morges@bluewin.ch Eds.direction@bluewin.ch


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Fondation le Relais • Brandreport 15

Addictions : recréer le lien, retrouver l’élan

L’addiction ne se résume jamais à un produit ou à un comportement. À la FondationLe Relais, l’accompagnement prend en compte l’ensemble de la personne : logement, santé,emploi, formation, finances ou encore liens sociaux. Son directeur, Cédric Fazan, défend une approche fondée sur le respect, l’autonomie et, surtout, le lien. à ces personnes de rester actrices du projet. Les interventions de police avaient alors fortement diminué. Nous développons aussi des activités qui permettent de retrouver un rythme, des responsabilités et une place dans un collectif, comme les ateliers ou encore les projets autour des ruches. Ce sont des supports pour reprendre confiance et renouer avec le sentiment d’être utile.

Cédric Fazan Directeur, Fondation Le Relais

D’autres projets donnent directement une place aux personnes accompagnées dans la construction des réponses. C’est notamment le cas du projet autour des femmes ensituation de consommation dans la rue, qui a notamment donné naissance à des associations comme « Les Lionnes », afin qu’elles puissent prendre la parole et faire entendre leur réalité. ReBooster accompagne, de son côté, des jeunes dès seize ans dans cette période de transition vers la majorité.

Cédric Fazan, vous dirigez la Fondation Le Relais depuis 2023, mais votre histoire avec l’institution remonte à bien plus longtemps. Quel a été votre parcours ? Revenir au Relais en 2023, après toutes ces années, avait donc une dimension particulière. J’avais vu évoluer les pratiques et les problématiques. Et elles ont énormément changé. Comment les addictions ont-elles évolué ? Dans les années 1990, notre travail était beaucoup centré sur l’héroïne et les problèmes liés à l’injection. La cocaïne était alors relativement chère. Aujourd’hui, elle s’est démocratisée et les situations de polyconsommation sont fréquentes : alcool, cannabis, méthamphétamines, MDMA… À cela s’ajoutent les addictions comportementales, notamment aux écrans ou aux jeux d’argent. Nous rencontrons aussi davantage de situations mêlant isolement social, précarité financière et troubles psychiques. Et les âges ont changé : nous pouvons accompagner des jeunes de 16 ou 17 ans comme des personnes proches de la retraite. Cela signifie-t-il qu’il faut regarder l’addiction autrement ? Absolument. Une addiction ne peut pas être considérée comme un problème isolé. Elle est souvent liée au logement, aux relations sociales, à la santé, à l’estime de soi ou encore aux revenus. Notre approche consiste donc à regarder la personne dans sa globalité. Ce n’est pas parce que vous consommez que vous perdez vos droits humains et vos compétences. La personne reste maîtresse de ses choix. Notre rôle est de l’accompagner, de stimuler ses ressources et de l’aider à retrouver ce qui peut lui permettre d’avancer. Je préfère d’ailleurs parler d’« accompagner » plutôt que de « prendre en charge ». Nous ne pouvons pas porter les problèmes des personnes à leur place. Nous pouvons marcher à leurs côtés. Concrètement, comment se passe le premier contact ? Les personnes arrivent de différentes manières : sur recommandation d’un médecin, d’un juge, d’un curateur, après une sortie de prison ou simplement par le bouche-à-oreille. Elles arrivent parfois avec une phrase très simple : « Il faut que ça change. » Nous commençons par les accueillir et par faire avec elles un bilan de leur situation : finances, logement, santé, situation juridique, enfants, liens familiaux… L’objectif est ensuite de trouver la réponse la plus adaptée, au Relais ou auprès d’un partenaire. Nous ne cherchons pas à « capturer » les personnes. Si un autre service répond mieux à leur besoin, nous les orientons. Notre approche est véritablement à 360 degrés. Même lorsqu’un professionnel intervient autour du logement, il doit pouvoir tenir compte de la santé, des assurances, de la situation financière ou des relations familiales. Quel rôle joue alors l’autonomie ? C’est un principe essentiel. Nous essayons de ne pas faire à la place de la personne. Cela peut être très concret : accompagner quelqu’un dans ses

Notre travail consiste à réactiver les ressources de la personne. Parfois, les progrès sont très petits, mais ils sont importants.

– Cédric Fazan Directeur, Fondation Le Relais

démarches administratives, l’aider à reprendre contact avec un employeur, cuisiner avec lui ou encore travailler sur l’entretien de son logement. Notre travail consiste à réactiver les ressources de la personne. Parfois, les progrès sont très petits, mais ils sont importants. Et nous savons aussi que le chemin n’est pas linéaire. Une reconsommation ne signifie pas forcément que tout est perdu. Vous défendez également la réduction des risques. Que signifie-t-elle aujourd’hui ? La Suisse a été pionnière dans ce domaine, notamment avec les traitements de substitution et les programmes de prescription médicale d’héroïne. Historiquement, la réduction des risques passait aussi par la mise à disposition de matériel de consommation stérile et, plus tard, par les espaces de consommation sécurisés. Mais c’est également une posture professionnelle : accepter que l’abstinence ne soit pas toujours le premier objectif ou qu’elle demande du temps. Une personne peut avoir besoin de plusieurs étapes avant d’y parvenir. J’ai vécu une situation très parlante lorsque je travaillais à Fribourg. Des personnes dépendantes à l’alcool étaient régulièrement exclues en raison de comportements agressifs. Nous avons choisi une autre approche : leur permettre de brasser une bière moins alcoolisée, autour de 4 à 5 %. Cela a contribué à diminuer les états d’ivresse et les interventions de police.

en sorte que les différents acteurs puissent se parler et agir de manière cohérente. Il faut aussi avoir l’humilité de reconnaître que nous ne sommes pas médecins, ni avocats, ni capables de répondre à tous les besoins. Vous avez récemment vécu la fermeture d’une structure. Que représente cet épisode ? C’est la plus grosse déconvenue de ma carrière professionnelle. Depuis vingt ans que je dirige des institutions, c’était la première fois que je devais fermer une structure. Environ quinze professionnels et une soixantaine de places pour des jeunes étaient concernés. Nous avions construit une relation de confiance avec eux, y compris avec des jeunes qui pouvaient arriver dans nos ateliers alors qu’ils avaient consommé. Nous essayions justement de maintenir le lien pour pouvoir leur proposer autre chose. Cette fermeture a été particulièrement difficile parce qu’elle ne signifiait pas seulement la fin d’un dispositif : elle touchait des professionnels, des jeunes et tout un travail construit au fil du temps. Nous avons toutefois accompagné nos collaborateurs dans cette transition. La plupart ont pu retrouver une activité professionnelle. Et cet épisode nous rappelle aussi à quel point les structures sociales doivent constamment s’adapter.

Pourquoi ce lien est-il si déterminant ? Parce qu’il permet de rester présent, même lorsque la personne n’est pas encore prête à changer. Et parce qu’aucune institution ne peut tout faire seule.

Le Relais accompagne aujourd’hui des publics et des problématiques très variées. Comment anticipez-vous ces évolutions ? La Fondation a été créée il y a 55 ans autour d’un petit foyer d’une dizaine de places. Aujourd’hui, près de 3500 personnes passent chaque année par l’ensemble de nos structures. Nous essayons d’être au plus près des réalités et de créer des projets avec les personnes concernées.

Au Relais, nous travaillons avec de nombreux partenaires : santé, psychiatrie, insertion professionnelle, justice, logement ou services sociaux. Nous avons même une unité dédiée à la coordination des réseaux. Notre rôle est parfois celui d’un chef d’orchestre : faire

Cela peut prendre des formes très concrètes. À Fribourg, par exemple, nous avions créé un bar avec des personnes dépendantes à l’alcool. Elles y brassaient leur propre bière, moins alcoolisée, autour de 4 à 5 %. L’objectif n’était pas de banaliser la consommation, mais de maintenir le lien, de réduire les risques et de permettre

L’outil principal, dans cette histoire, ce n’était pas la bière. C’était le lien.

L’idée est toujours la même : ne pas décider à la place des personnes, mais construire avec elles. Ensuite, nous évaluons ces projets, notamment avec des hautes écoles ou des universités, pour voir ce qui fonctionne réellement. Quel message souhaitez-vous adresser à une personne confrontée à une addiction, ou à son entourage ? Il faut commencer par enlever la culpabilité. Une addiction n’est pas une faute que l’on doit porter seul. Nous vivons dans une société qui exerce beaucoup de pression : il faudrait être performant, heureux, parfait, tout de suite. Dans ce contexte, certaines personnes peuvent se retrouver fragilisées. Le plus important est de ne pas rester seul. Il n’y a pas de mauvais moment pour demander de l’aide. Ce n’est jamais trop tard. Au Relais, notre rôle est d’accueillir la personne là où elle en est, de créer un lien et de chercher avec elle ce dont elle a besoin pour retrouver, pas à pas, davantage de pouvoir sur sa propre vie. Interview Océane Kasonia Besoin d’aide ? Il n’est jamais trop tôt, ni trop tard Une consommation qui prend trop de place, une addiction qui devient difficile à gérer, ou simplement l’inquiétude pour un proche ? Il n’est pas nécessaire d’attendre que la situation devienne critique pour demander de l’aide. À la Fondation Le Relais, chacun peut être accueilli là où il en est, sans jugement. L’objectif est d’abord d’écouter, de comprendre la situation et de chercher, avec la personne, les ressources et les solutions qui peuvent l’aider à avancer. Vous n’avez pas besoin d’avoir toutes les réponses avant de pousser la porte. Le premier pas peut simplement consister à en parler.

Fondation Le Relais +41 21 804 88 11 www.relais.ch


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focus.swiss

16 Comprendre le handicap

Handicap : ce que l’on ne voit pas

Handicap moteur, sensoriel, psychique ou cognitif : les réalités sont multiples et ne se lisent pas toujours sur un visage. En Suisse, près de 1,9 million de personnes sont concernées. Pour mieux comprendre le handicap, il faut aussi s’intéresser aux barrières qui empêchent encore leur pleine participation à la société.

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n fauteuil roulant, une canne blanche, une prothèse. Lorsqu’on évoque le handicap, ce sont souvent les premières images qui viennent à l’esprit. Elles ne racontent pourtant qu’une partie de la réalité. « Toutes les handicaps ne sont pas visibles de l’extérieur au premier abord. Il existe par exemple des personnes atteintes de troubles psychiques ou des personnes neurodivergentes (TDAH, dyslexie ou autisme) », explique Kim Pittet. Certaines maladies physiques peuvent également entraîner des limitations qui ne sont pas visibles au premier regard. Les handicaps sont donc multiples. Selon la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées (CDPH), on désigne par « personnes en situation de handicap » celles qui présentent des déficiences physiques, psychiques, intellectuelles ou sensorielles de longue durée. Ces déficiences, combinées à divers obstacles présents dans leur environnement, peuvent empêcher les personnes concernées de participer à la vie sociale sur un pied d’égalité. Quand le handicap ne se voit pas Les handicaps invisibles sont encore peu acceptés par la société. Mais, en interaction avec leur environnement, les personnes concernées se heurtent à des obstacles tout aussi variés que ceux rencontrés par les personnes ayant un handicap visible. Cependant, lorsqu’une personne ne présente aucun signe visible de handicap, ses difficultés risquent d’être moins bien comprises par son entourage. « La stigmatisation sociale est très haute » lorsqu’il s’agit de handicaps invisibles, relève Kim Pittet. Cette situation pose une question simple : comment reconnaître une difficulté que l’on ne peut pas voir? Une personne souffrant de troubles psychiques ou d’une maladie chronique peut, par exemple, avoir besoin d’aménagements ou d’une certaine flexibilité sans que son besoin soit immédiatement perceptible. Le handicap ne se trouve pas toujours là où on le pense La conception du handicap a évolué. « Avant, on avait plutôt une approche médicale du handicap », explique Kim Pittet. Autrement dit, l’attention se portait principalement sur la déficience ou la maladie de la personne. Une autre approche s’est progressivement développée, qui s’intéresse davantage à la relation entre cette personne et son environnement. Un escalier peut empêcher une personne en fauteuil roulant d’entrer dans un bâtiment. Une information uniquement sonore peut poser problème à une personne sourde. Un site internet mal conçu

Les personnes en situation de handicap souhaitent participer à la vie en société et pouvoir mener leur vie de manière aussi autonome que les personnes sans handicap.

– Kim Pittet, Collaboratrice communication, Inclusion Handicap

peut compliquer l’accès à un service pour une personne ayant certaines difficultés cognitives. Dans ces situations, le handicap résulte donc toujours d’une interaction avec un environnement qui n’a pas été conçu pour les personnes en situation de handicap. Cette distinction modifie également la manière dont on envisage les solutions possibles. L’accent est donc mis sur la question de savoir comment aménager cet environnement afin qu’il soit accessible au plus grand nombre. Des obstacles qui dépassent largement l’accessibilité Ce sujet ne se limite donc pas aux bâtiments ou aux transports, mais s’étend au contraire à tous les domaines de la vie. Les obstacles se manifestent également dans l’éducation, le logement, le monde du travail, les démarches administratives ou l’accès à l’information. « Les personnes en situation de handicap souhaitent participer à la vie en société et pouvoir mener leur vie de manière aussi autonome que les personnes sans handicap. Ce droit à l’égalité et à la participation est également inscrit dans la CDPH, que la Suisse s’est engagée à garantir en la ratifiant en 2014 », souligne Kim Pittet.

Dépôt des signatures pour l’initiative sur l’inclusion le 5 septembre 2024, validée avec 107 910 signatures. L’initiative et la contre-proposition sont actuellement examinées par le Parlement. ©Monique Wittwer

Cette question d’autonomie est centrale. Pouvoir choisir où vivre, se former, travailler, se déplacer ou encore participer à la vie sociale suppose de pouvoir accéder aux mêmes possibilités que les autres. Dans la réalité, les obstacles peuvent cependant s’accumuler. Pour identifier ces obstacles, encore faut-il écouter ceux qui les rencontrent. « Les personnes en situation de handicap sont leurs meilleurs experts », estime Kim Pittet. L’idée vaut notamment lorsqu’un service, un bâtiment ou un dispositif est conçu. Faire intervenir les personnes concernées en amont permet de repérer des difficultés qui pourraient autrement n’apparaître qu’une fois le projet terminé. La logique vaut aussi pour le numérique. Un service peut être parfaitement fonctionnel pour la majorité des utilisateurs tout en restant difficile, voire impossible, à utiliser pour certaines personnes. L’accessibilité pensée dès la conception permet alors d’éviter de multiplier les adaptations a posteriori. Du travail à l’école, la question de la participation Les personnes en situation de handicap veulent participer à toutes les activités de manière tout à fait naturelle, comme tout le monde. Par exemple : À l’école ou dans les études, l’enjeu est de pouvoir accéder aux mêmes apprentissages et aux mêmes formations, avec les adaptations nécessaires lorsque celles-ci sont requises. Dans le monde professionnel, il s’agit également de garantir aux personnes concernées d’accéder au marché du travail. Cela inclut également une rémunération adéquate. La question ne se résume toutefois pas à l’accès. Encore faut-il pouvoir rester, progresser et participer pleinement.

Cela suppose parfois des aménagements concrets, mais aussi une évolution des représentations. Une personne en situation de handicap ne devrait pas être considérée uniquement à travers ses limitations ou les adaptations dont elle pourrait avoir besoin. Il faudrait plutôt mettre l’accent sur les ressources dont ils disposent. Changer de regard Comprendre le handicap, c’est en fin de compte faire preuve d’intérêt et d’ouverture d’esprit face à la diversité de la société et dépasser les anciens schémas de pensée. Il existe des handicaps visibles et invisibles. Des barrières visibles et invisibles. Celles-ci, indépendamment de la personne, restent profondément ancrées dans la société. Le regard se déplace donc de la personne vers l’environnement. Et c’est là que se situe le changement de perspective le plus important : Ne plus considérer l’inclusion comme une question qui concerne exclusivement les personnes en situation de handicap, mais comme une mission qui relève de l’ensemble de la société. Pour Kim Pittet, le sujet est finalement avant tout une question de droits : celui de pouvoir participer, décider et vivre de manière autonome. C’est pourquoi Inclusion Handicap a lancé, en collaboration avec d’autres associations, l’initiative pour l’inclusion. Celle-ci vise à garantir que les dispositions de la CDPH soient enfin mises en œuvre de manière contraignante. Texte Océane Kasonia

1 personne sur 5 est en situation d’handicap en Suisse soit 1.9 million de personnes.

Il ne s’agit pas d’une minorité.

Brandreport • Projet Racines

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L’inclusion en cercles grandissants

ACINES est une mesure de rétablissement du lien social, active depuis 2022 dans une petite ferme au pied du Jura, à Gimel.

Cette mesure innovante s’insère dans le cadre d’un collectif de vie d’une dizaine de personnes vivant sur place, qui choisit de faire vivre son écrin de verdure avec une large diversité de visiteur·euses. Chacun·e y trouve sa place, pour jardiner, cuisiner, bricoler ou méditer sous un arbre. Deux jours par semaine, des personnes vulnérabilisées et isolées viennent rejoindre les activités au travers de l’aide sociale, de l’EVAM ou du CSIR. Tel le poème de Rilke, l’inclusion s’y vit en cercles grandissants. 1er cercle – s’inclure soi-même En venant à RACINES, les personnes sont tout d’abord amenées à renouer avec elles-mêmes, à trouver la possibilité d’inclure toutes les parts d’elles-mêmes et à se donner le droit d’exister là où elles en sont dans leur parcours. Ce premier cercle leur permet de retrouver de l’estime de soi et du calme intérieur. 2e cercle – l’équipe, le petit groupe Le droit d’exister dans le regard de l’autre constitue le deuxième cercle d’inclusion. RACINES fait le choix de rester petit, avec des groupes allant de trois à sept personnes selon les périodes, offrant ainsi de la sécurité et la possibilité d’aller à son rythme dans la réouverture aux liens sociaux. Ce deuxième cercle permet l’ouverture, la confiance et le retour de la joie.

3e cercle – l’humanité Les participant·es à la mesure sont inclus·es dans un cercle social plus grand en étant intégré·es à la vie sociale et culturelle du collectif de vie et en étant invité·es aux différents événements, tels que des fêtes ou des ateliers. Les repas sont pris en commun, avec les familles et les ami·es du lieu. Autour de la table, les casquettes et les étiquettes tombent, et c’est en toute simplicité que chacun·e peut se sentir à la maison, dans la grande famille humaine. 4e cercle – contribuer au bien commun L’un des fondements de l’inclusion et du bienêtre, de manière générale, est la possibilité de contribuer, de se sentir acteur·ice et utile dans son environnement, avec la possibilité d’apporter son énergie et ses compétences pour le bien commun. RACINES offre de multiples possibilités de se mettre en action autour d’activités de jardinage, de cuisine, de travail du bois et de créations artistiques.

Leur contribution s’insère dans une volonté de prendre soin de l’écosystème et de contribuer à la régénération de la biodiversité, permettant ainsi de se sentir inclus·e et d’appartenir à la grande toile du Vivant. RACINES s’inscrit ainsi dans des mouvements d’écologie globale qui prennent l’individu en tant qu’acteur·ice de sa vie, mais aussi du changement, lui redonnant sa valeur citoyenne, son pouvoir d’agir

et sa place dans le monde. Les parcours originaux ou cabossés y trouvent un souffle et une place, sans chercher à les normaliser, mais en leur redonnant leur valeur, leurs droits, leur beauté et leurs talents. La table s’agrandira à chacune de vos visites, alors bienvenue !

Texte Rainer Maria Rilke Témoignage d’un·e participant·e « À la suite d’un burn-out et d’une longue période sans travail, RACINES me permet de me concentrer sur l’essentiel, c’est-à-dire moi, dans un endroit où je peux me reconstruire. J’ai rencontré une équipe à l’écoute, qui fait preuve de respect et d’empathie face à mes faiblesses. Au travers des activités proposées, elle a su relever mes forces et mes capacités et m’encourager dans ce sens-là. Tout cela m’a aidé et m’aide encore à reprendre confiance en moi. Les activités de jardinage, le contact avec la terre, de la plantation à la récolte, la dégustation de ces produits autour de repas communautaires, cuisinés par les participant·es et l’équipe, sont des éléments précieux de réintégration, de reprise de confiance en soi et de reprise de contact avec les autres. »

Je vis ma vie en cercles grandissants Je vis ma vie en cercles grandissants qui se meuvent au-dessus des choses. Je n’accomplirai peut-être pas le dernier, mais je veux l’essayer. Je tourne autour de (…), autour de la tour immémoriale et je tourne depuis des siècles ; et ne le sais toujours pas : suis-je un faucon, une tempête, ou bien un immense chant.

Projet RACINES info@projetracines.ch projetracines.ch


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#focusinclusion360

OFI - Olam Food Ingredients • Brandreport 17

Du grain à la tasse, un acteur engagé pour une filière café prospère Derrière chaque tasse de café se cache une réalité complexe. Le café fait vivre quelque 12,5 millions de familles, souvent sur de petites exploitations disposant de moyens limités. Plus largement, près de 80 % des exploitations agricoles dans le monde cultivent moins de deux hectares. Une réalité qui nourrit plusieurs défis : faibles revenus, vulnérabilité face au changement climatique et l’augmentation de ces évènements climatiques extrêmes, barrières à adopter des pratiques d’agriculture régénératrice, déforestation, mais aussi risques liés aux droits humains, comme le travail des enfants.

P

our ofi, l’inclusion économique des producteurs est donc bien plus qu’un enjeu social. Elle constitue l’une des conditions de la durabilité des chaînes d’approvisionnement. « L’amélioration du revenu des agriculteurs n’est pas simplement un sujet d’impact social. C’est une clé fondamentale pour construire des chaînes d’approvisionnement résilientes et durables », explique Yves-Pascal Suter, responsable de l’Impact Social chez ofi. Lorsqu’un ménage agricole peine à couvrir ses besoins essentiels, il peut lui être plus difficile d’investir dans son exploitation et d’améliorer ses pratiques. À l’inverse, lui donner les moyens de se projeter permet aussi d’agir sur d’autres enjeux, du climat aux droits humains, en passant par la santé et l’agriculture régénératrice. Comprendre les réalités du terrain Acteur mondial des ingrédients agricoles, ofi s’approvisionne auprès d’environ 2,75 millions d’agriculteurs, dont plus d’un demi-million en direct. Dans le café, l’entreprise exporte de plus de 30 pays producteurs mais maintient une présence permanente dans 18 d’entre eux, gérant des équipes de terrain et déployant des outils de traçabilité et de collecte de données, comme ofiD et OFIS.

solution unique partout », souligne Jérémy Dufour, VP – Responsable Développement Durable Café. En 2025, plus de 115 000 producteurs de café ont bénéficié d’un accompagnement à travers plus de 50 projets menés avec des clients et partenaires. Les progrès et enseignements sont détaillés dans le Coffee LENS 2025 Impact Report, consacré notamment à l’amélioration des revenus, à l’agriculture régénératrice, au climat, à la biodiversité et aux droits humains. Des solutions adaptées aux besoins Pour identifier les leviers les plus pertinents, ofi s’appuie sur les données collectées auprès des agriculteurs. Son outil LIGHT (Living Income Gap Heuristic Tool), maintenant partagé au sein du secteur, permet d’estimer l’écart entre revenus réels et le standard pour une vie décente (Living Income) ainsi que de simuler l’impact de différentes interventions sur les revenus des ménages.

Pour rendre sa filière café plus durable et résiliente, ofi y détaille son engagement dans sa stratégie Coffee LENS (Livelihoods, Empowerment and Nature at Scale). Elle agit notamment sur les revenus et moyens de subsistance des producteurs, l’inclusion des communautés et la préservation de l’environnement, et s’inscrit dans l’ambition plus large du groupe reflétée dans sa stratégie « Choices for Change ».

« Cet outil nous a beaucoup aidé à comprendre les réalités derrière les chiffres. Et de réaliser par exemple que dans bien des chaînes d’approvisionnement, même avec des prix ou des rendements doublés, beaucoup de ménages agricoles restent bien en-dessous du standard « Living Income » explique Yves-Pascal. Le défi que pose la pauvreté en milieu rural est bien plus large que ce qu’une entreprise ne peut résoudre, et nécessite des collaborations fortes. Cet outil nous donne également des pistes où focaliser nos efforts : l’amélioration de l’efficacité du travail avec des outils simples, ou la promotion de techniques agricoles gagnantes sur plusieurs tableaux : simplification du travail, amélioration des rendements, diminution des coût et amélioration environnementale, ou encore la diversification des revenus.»

« Dès le début, chez Olam, puis ofi, nous avons toujours mis une grande importance sur notre présence sur le terrain, au plus proche des producteurs. Cela nous permet de comprendre les réalités locales et d’adapter notre accompagnement plutôt que d’appliquer une

Au Honduras, ofi explore également avec un important torréfacteur européen, des solutions de semi-mécanisation à faible coût pour réduire certaines contraintes de travail, améliorer l’efficacité des exploitations et renforcer leur rentabilité.

L’inclusion, aussi une question de femmes et de jeunes Cette approche prend également en compte les groupes rencontrant davantage de barrières pour accéder aux ressources, à la formation ou au financement. Au Brésil et au Mexique, le programme Café Delas développe ainsi des chaînes d’approvisionnement constituées de cafés produits exclusivement par des femmes et directement accessible aux torréfacteurs de toutes tailles, avec une prime destinée notamment à financer formation, équipements et revenus directs.

Une responsabilité collective Les défis du café dépassent largement le périmètre d’une seule entreprise. Pauvreté rurale, changement climatique, biodiversité, déforestation ou droits humains sont étroitement liés. Le café de demain ne se construira donc pas seul. Réduire la pauvreté rurale, renforcer la résilience face au climat ou préserver les écosystèmes exige de croiser les expertises et les moyens. ofi souhaite ainsi poursuivre le dialogue avec les ONG, organisations de développement, partenaires financiers, acteurs techniques, torréfacteurs de toute taille mais aussi des consommateurs de café qui souhaitent passer de l’ambition à l’action.

L’enjeu peut être même encore plus générationnel : rendre l’agriculture suffisamment viable et attractive pour permettre aux jeunes d’y envisager un avenir prospère. Pour Jérémy Dufour, cette vision globale est essentielle : « La prospérité des producteurs est au centre de notre approche, parce qu’elle aide à créer les conditions nécessaires pour supporter aussi l’avancée sur les autres enjeux comme l’agriculture régénératrice, le climat, les droits humains ou la résilience des chaînes d’approvisionnement.»

Partager les données, croiser les expertises, tester de nouvelles approches : c’est en travaillant ensemble que nous pourrons accélérer le changement et construire une filière où la durabilité commence aussi par la prospérité de celles et ceux qui cultivent le café.

Plus d’informations sur www.ofi.com « Avec les ressources financières et les compétences apportées par ofi, j’ai pu démarrer mon propre élevage de poulets comme source de revenus complémentaire. J’ai aujourd’hui 30 poulets et j’aimerais en avoir 100. Je peux aussi utiliser leur fumier pour fertiliser ma plantation de café. » Ancessio, producteur de café, mont Elgon, Ouganda

Fondation Martin Bodmer • Brandreport

Un patrimoine d’exception accessible à tous À Cologny, la Fondation Martin Bodmer ouvre les portes d’un patrimoine exceptionnel, riche de 5000 ans d’histoire écrite. Responsable de la médiation culturelle et collaborateur scientifique, Sébastien Brugière accompagne cette volonté d’ouverture en portant notamment une attention particulière à l’accessibilité des publics. Les travaux récemment achevés ont ainsi permis de repenser le parcours du visiteur, pour rendre la Fondation plus accessible à toutes et tous.

Sébastien Brugière, pour celles et ceux qui ne connaissent pas encore la Fondation Martin Bodmer, comment présenteriez-vous ce lieu ? C’est une institution qui réunit une bibliothèque patrimoniale d’une qualité exceptionnelle, inscrite au registre international « Mémoire du monde » de l’UNESCO, et un musée ouvert à toutes et tous. Elle abrite l’une des plus prestigieuses collections privées au monde : 150 000 pièces, dont des manuscrits, autographes et incunables. Certains ouvrages sont uniques au monde ou extrêmement rares. Les Papyrus Bodmer sont notamment mondialement connus. Visiter ce musée, c’est découvrir 5000 ans de civilisation écrite, des papyrus antiques aux premières éditions des plus grands auteurs. Comment rendez-vous ces collections accessibles à un public qui n’est pas forcément familier avec l’histoire du livre ? Il y a plusieurs axes complémentaires. La scénographie met les ouvrages en valeur tout en assurant leur préservation. Un livre géant abrite par exemple une table tactile proposant différents modules interactifs, dont un glossaire illustré consacré au vocabulaire de l’histoire du livre. Nous proposons également un visioguide en dix langues, ainsi que plusieurs parcours adaptés aux différents âges, niveaux de langue ou attentes. Un parcours en

français simplifié s’adresse notamment aux enfants de huit à douzw ans environ, aux personnes allophones ou présentant un handicap mental. Un autre, consacré aux « incontournables », propose une sélection d’une dizaine d’ouvrages phares. Des panneaux permettent enfin de mieux comprendre Martin Bodmer, l’histoire du livre et les métiers liés à la préservation de ce patrimoine. Quels publics accueillez-vous ? Nous accueillons des visiteurs individuels, familles, groupes, touristes étrangers, scolaires, chercheurs et amateurs d’histoire du livre et de littérature. Les dispositifs proposés permettent à chacun de construire son propre parcours, en fonction de son âge, de ses connaissances, de sa langue ou du temps dont il dispose. Nous proposons également des visites guidées, des ateliers et des activités comme les « Mercredis famille ». Les travaux récemment réalisés ont également permis d’améliorer l’accessibilité du site. Quelle était votre ambition ? Initialement, les travaux avaient pour objectif une mise aux normes des bâtiments ainsi qu’une modernisation du musée. Ils représentaient aussi une occasion d’améliorer l’accessibilité de la Fondation. Des experts ont réalisé un diagnostic complet et accompagné le projet. L’ambition était de rendre notre institution accessible au plus grand nombre, quelles que soient les capacités physiques ou sensorielles de chacun. Concrètement, qu’est-ce qui a changé ? Nous avons repensé l’accessibilité de manière

DÈS LE

Cette démarche va-t-elle au-delà des infrastructures ? Oui. Elle concerne aussi l’accessibilité intellectuelle des collections, grâce aux parcours de visite, au français simplifié, au visioguide en dix langues, à la table tactile et aux panneaux didactiques. L’idée est simple : chacun doit pouvoir trouver une manière d’entrer dans ces collections, quels que soient son âge, sa langue, ses connaissances préalables ou un éventuel handicap. Quelle bonne raison donneriezvous à quelqu’un qui ne connaît pas encore la Fondation ? Je dirais tout simplement : pour l’émotion de se retrouver face aux originaux. À la Fondation Bodmer, on se retrouve devant l’objet lui-même : un papyrus vieux de 4000 ans, un manuscrit écrit de la main d’un auteur ou un livre imprimé il y a plusieurs siècles. Ces documents ont été écrits, lus, transmis et annotés avant de parvenir jusqu’à nous. C’est cette rencontre directe avec les témoins de notre histoire et de notre culture qui rend la visite si particulière et passionnante.

18 09 2026

découvrir

« universelle ». La signalétique a été entièrement revue, des rails de guidage et bandes podotactiles installés, l’ascenseur modernisé et des mains-courantes ajoutées. Une plateforme élévatrice permet désormais d’accéder à la salle de conférence. À l’extérieur, les pavés du chemin d’accès ont été refaits et certaines pentes et obstacles corrigés. Ce sont parfois des interventions discrètes, mais leur addition change réellement la manière dont une personne peut se déplacer sur l’ensemble du site. Graphisme : La Fonderie, Pascal Bolle – Photo : Justine Givry

Sébastien Brugière Responsable de la médiation culturelle et collaborateur scientifique, Fondation Martin Bodmer

Chacun doit pouvoir trouver une manière d’entrer dans ces collections.

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Lâcher prise ? À quoi tenez-vous vraiment C o m m a n d ez notre guide gratuit sur le s te s t a m e nt s

Nous devons parfois lâcher prise. Mais nous pouvons transmettre nos valeurs. Par exemple, en rédigeant un testament en faveur des personnes en situation de handicap. proinfirmis.ch/guide ou tél. 058 775 26 88


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Fondation A Capella • Brandreport 19

La langue parlée complétée, un outil d’inclusion en cas de surdité

Conversation, téléphone, radio… À la maison comme au travail, notre société communique essentiellement de manière orale. Comment trouver sa place lorsqu’on vit avec une surdité ou une malentendance ? Il existe un moyen de communication qui permet de rendre les sons visibles : la langue parlée complétée (LPC). Zoom sur cet outil et ses bénéfices.

T

out le monde sait ce qu’est la langue des signes, ce langage gestuel et visuel avec lequel communiquent de nombreuses personnes présentant une surdité. Mais qui connaît la langue parlée complétée (LPC) ? Ce mode de communication est pourtant un accélérateur d’intégration pour les personnes sourdes ou malentendantes. Car il leur permet d’accéder à la langue parlée dans leur environnement de vie. Aux origines était… un physicien ! Petit retour en arrière. C’est un docteur en physique et ancien professeur à Harvard, l’Américain Richard Orin Cornett, qui invente le cued speech en 1966 aux États-Unis. En effet, constatant que le niveau d’alphabétisation parmi les personnes sourdes et malentendantes est nettement plus bas que celui des personnes entendantes, il cherche un moyen de remédier à cette situation. Persuadé que l’accès à l’écrit dépend de la maîtrise de la langue orale, il invente un système permettant de représenter la langue parlée avec précision, de manière visuelle et en temps réel. Le cued speech était né ! Il est adapté au français en 1971 par le Genevois Denis Mermod, qui le baptise langue parlée complétée. Mais nul n’est prophète en son pays, et il faut attendre 1982 pour que la LPC s’installe progressivement en Suisse romande, grâce à des parents soucieux de faciliter l’intégration scolaire de leurs enfants. Aujourd’hui, le cued speech a été adapté à une soixantaine de langues et de dialectes. Rendre les sons visibles Mais c’est quoi, cette langue parlée complétée, aussi appelée code LPC ou simplement LPC ? Il s’agit d’une technique visuelle où les mains et les doigts rendent les sons visibles au fur et à mesure de la conversation. Ce n’est donc pas une langue en soi, comme la langue des signes, dotée d’une grammaire et d’un vocabulaire qui lui sont propres. La LPC est un complément gestuel qui s’ajoute à une langue parlée. Car on pense à tort que les personnes vivant avec une surdité ou une malentendance peuvent lire sur les lèvres. Mais seuls 30 % des mots prononcés peuvent être décodés ainsi ; en effet, beaucoup de sons ont une image labiale identique, c’est-à-dire que la forme des lèvres quand on les prononce est la même. C’est le cas, par exemple, des mots « cadeau » et « gâteau ». Ces sosies labiaux, comme on les appelle, rendent imprécise la compréhension via la seule lecture sur les lèvres. En permettant de voir les sons, la LPC remédie à ce problème. Des bases rapides à acquérir La LPC, c’est seulement huit clés des doigts pour représenter les sons consonnes et cinq positions des mains autour du visage pour figurer les sons voyelles. On place donc une main vers la position du visage correspondant au son voyelle que l’on exprime, avec la clé des doigts représentant le son consonne. Par exemple, pour dire « main », on positionnera la main avec les doigts tendus et le pouce écarté juste au-dessous de l’œil (voir image). Avec ce complément visuel, la

personne sourde verra qu’il s’agit du mot « main » et non « bain », mots qu’on ne peut distinguer par la lecture labiale. Ainsi, les différentes combinaisons de clés et de positions rendent visibles tous les sons de la langue française, accents régionaux spécifiques compris ! Autre avantage de la LPC, ses bases s’acquièrent rapidement : un week-end y suffit ; quelques mois de pratique permettent ensuite de la maîtriser de manière fluide. C’est en participant à un week-end de découverte de la LPC « plus par curiosité qu’autre chose » que les parents d’Eloan, jeune garçon sourd de huit ans, ont découvert cet outil. « Et c’est comme ça que tout a commencé ! », relate Christine, la mère d’Eloan. « D’autant plus que notre fille aînée a tout de suite été preneuse, considérant la LPC comme un jeu, puis voyant les progrès de son petit frère en matière de communication.» Pour Fanny et Yann-David, les parents de Camille, cinq ans, vivant avec une surdité sévère, ces week-ends de découverte « sont enrichissants, car ils offrent l’occasion de rencontrer et d’échanger avec d’autres parents ». Une aide au langage pour les tout-petits En facilitant la communication orale, la LPC contribue de manière significative à l’inclusion sociale, scolaire et professionnelle des personnes sourdes ou malentendantes. Ce levier d’inclusion est particulièrement efficace s’il est mis en œuvre rapidement après le diagnostic de surdité. En effet, la LPC peut être utilisée avec l’enfant dès son plus jeune âge, que celui-ci porte ou non des appareils ou un implant. Elle lui permet ainsi d’apprendre le langage dans des conditions similaires à celles des autres enfants : ce qu’il « entend » avec les yeux correspond à l’audition de l’enfant entendant. Christine, la mère d’Eloan, en témoigne : « Eloan avait trois ans quand il a appris la LPC. Lorsqu’il ne comprenait pas bien un mot ou le prononçait faux, comme « tuiller » au lieu de « cuiller », je lui montrais le bon son à l’aide du code LPC. Cela l’a aidé à corriger sa prononciation.» La LPC est aussi pratique lors de situations de la vie courante : « On code systématiquement en LPC quand Eloan n’a pas ses appareils, par exemple à la piscine, ou quand on est à distance et qu’il n’arrive pas à nous entendre », poursuit Christine. Même constat chez Camille. La LPC s’y est avérée particulièrement utile lorsque la jeune fille s’est retrouvée avec les oreilles complètement bouchées : « Camille était dans une bulle, car elle n’entendait plus rien. La LPC a été une bonne alternative pour communiquer avec elle. Cela a rendu évidente l’utilité de la LPC et nous a poussés à nous investir davantage dans son apprentissage », explique Fanny, sa maman. Accompagner la scolarité Au-delà de l’usage familial, la LPC offre un soutien précieux pour l’enjeu que représente la scolarisation. Si les parents le souhaitent, l’enfant sourd peut bénéficier de la

présence en classe d’un·e codeur/codeuse-interprète en LPC (CI-LPC). Il s’agit d’un·e professionnel·le spécialisé·e dans la surdité et la LPC, et formé·e pour accompagner les personnes présentant une déficience auditive dans diverses situations de communication orale. À l’école, la CI-LPC, par sa présence, soutient l’enfant dans ses apprentissages. Elle permet que les messages oraux soient transmis de manière fidèle, précise et adaptée aux capacités linguistiques de l’enfant, tout en diminuant la fatigue liée à la lecture sur les lèvres ou aux appareils auditifs. La CI-LPC s’assure aussi que l’enfant a bien compris le message transmis. Elle collabore étroitement avec les enseignant·e·s et favorise une intégration optimale de l’enfant dans la classe. Pour Camille comme pour Eloan, cette intégration se passe très bien. L’entrée à l’école a été préparée en amont lors d’un réseau réunissant les parents et les professionnel·le·s qui entourent l’enfant. « Une séance d’information a permis d’expliquer aux enfants ce qu’était la surdité et pourquoi Eloan serait accompagné par une codeuse. Cette dernière intègre par ailleurs beaucoup les autres enfants dans ses activités, ce qui fait qu’ils ont appris des mots en LPC et sont fiers de les coder à Eloan », raconte Christine. Fanny, la mère de Camille, renchérit : « La surdité devient un plus pour la classe, car tout le monde profite du projet d’intégration, qui permet de sensibiliser à la différence en général. » Le défi des études Vivant avec une surdité profonde, c’est à onze ans que Léa découvre la LPC et convainc ses parents de l’utilité de celle-ci. Elle est accompagnée par une CI-LPC durant sa scolarité, puis pendant son apprentissage de bibliothécaire. « La LPC m’a beaucoup aidée. J’ai aussi pu apprendre l’allemand et l’anglais grâce au code LPC existant dans ces deux langues.» Aujourd’hui, Léa a 22 ans et suit des études en information documentaire dans une haute école de gestion. Un défi de taille, puisqu’il faut écouter le cours tout en prenant des notes, une double tâche astreignante pour une personne sourde. Encore plus quand les supports de cours sont projetés à l’écran. « Parfois, je regarde les trois en même temps : la codeuse, le prof et l’écran. C’est fatigant.» C’est pourquoi Léa bénéficie, pour les cours importants, de la présence de Sophie, une CI-LPC. Cette dernière explique : « Je suis là pour lui donner le message. Parfois, Léa me demande de tout coder, parfois je résume l’essentiel, car je vois qu’elle est fatiguée.» Et Léa peut compter sur l’aide des autres étudiant·e·s, en particulier de son amie Amélie : « Je prends beaucoup de plaisir à aider Léa. Elle aussi m’aide, car elle m’ouvre à ce monde de la surdité que je ne connais pas très bien.» Un enrichissement mutuel, que la LPC facilite en construisant un pont entre deux mondes. Texte Christine Theumann-Monnier

La langue parlée complétée (LPC) en quelques dates – 1966 Invention du cued speech aux États-Unis par le physicien Richard Orin Cornett. – 1971 Le pasteur genevois Denis Mermod adapte le cued speech au français et le baptise langue parlée complétée (LPC). – 1973 La LPC est jugée inutilisable par des professionnel·le·s de la surdité suisses, qui estiment que les parents concernés n’accepteront jamais d’apprendre cette méthode. – 1977 La LPC s’implante peu à peu en France et en Belgique. – 1982 La LPC fait ses premiers pas en Suisse romande. – 1991 La première formation de codeur/ codeuse-interprète en LPC voit le jour en Suisse romande. – 1994 L’Office fédéral des assurances sociales (OFAS) finance les prestations de LPC dispensées à l’école.

Fondation A Capella : favoriser l’intégration par la LPC Fondée en 2000 à l’initiative de parents d’enfants vivant avec une déficience auditive, la Fondation A Capella a pour mission de favoriser par une approche oraliste et à l’aide de la langue parlée complétée (LPC), l’autonomie ainsi que l’intégration sociale, scolaire et professionnelle des personnes présentant une surdité ou une malentendance. Elle estime en effet que ces dernières ont droit à pouvoir communiquer dans la langue parlée par leur environnement de vie et bénéficier ainsi d’une meilleure égalité des chances. C’est possible grâce à la LPC. A Capella est active dans toute la Suisse romande. Elle offre à ses bénéficiaires et à leurs familles : – Des conseils – Un accompagnement personnalisé – Des prestations de codage-interprétation en LPC Elle propose aussi de l’information et des conseils aux professionnel·le·s accueillant des personnes présentant une déficience auditive. Par ailleurs, A Capella collabore avec les différents acteurs de la surdité en Suisse romande. Plus d’informations sur www.a-capella.ch

Pour aller plus loin Langue parlée complétée (LPC) – Association suisse pour les langues parlées complétées (ALPC) : alpc.ch > Activités – Fondation A Capella : a-capella.ch > La LPC – Traducteur de LPC en ligne (gratuit) : text2lpc.a-capella.ch Témoignages et vidéos sur et en LPC – Chaîne YouTube d’A Capella : youtube.com/@FondationACapella Profession de codeur/codeuse-interprète en LPC – Association suisse des codeuses-interprètes en LPC (ASCI) : asci-lpc.ch – Formation professionnelle : a-capella.ch > La LPC > En faire son métier


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Marina Gastro AG • Brandreport 21

Ouvrez vos sens à la Marina Lachen ! Hôtel, plaisirs culinaires et moments au bord du lac… Il n’est pas toujours nécessaire de partir loin pour se sentir en vacances. Parfois, un simple changement de décor suffit pour se sentir dépaysé, à condition de trouver un endroit où plaisir, détente et hospitalité sont au cœur de l’expérience ! La Marina Lachen, située au bord du lac de Zurich, est de ces lieux. Un havre pour les épicuriens, les couples, les amateurs de tranquillité et pour tous ceux qui souhaitent célébrer la vie sous ses plus belles facettes.

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arina Lachen est bien plus qu’un hôtel. C’est un véritable havre de paix et d’expériences à la croisée de différents mondes : un hôtel lifestyle 4* élégant avec des chambres au charme contemporain et soigné, deux restaurants aux styles bien distincts avec de grandes terrasses pour profiter de l’extérieur, ainsi qu’un bar-lounge convivial avec vue sur l’eau. Un ensemble harmonieux qui fait naître ici une véritable ambiance de vacances à seulement 30 minutes de Zurich. Des chambres avec vue L’hôtel dispose de 21 chambres, dont 14 chambres « Design », six Junior Suites et une Sunset Suite luxueuse avec une vue imprenable sur le lac. Deux chambres sont également équipées d’un jacuzzi privé, parfait pour partager des moments à deux. Le design est épuré et va à l’essentiel. La literie de qualité garantit un excellent confort de sommeil, une belle luminosité et une décoration sobre et élégante confèrent une atmosphère chaleureuse et reposante.

Environ la moitié des chambres offrent une vue dégagée sur la marina et le lac de Zurich, un spectacle apaisant qui rend chaque séjour unique… Les amateurs d’activités de plein air pourront également explorer les environs en VTT ou en trottinette électrique mis à disposition gratuitement le long des rives du lac, à travers la nature ou jusqu’à la charmante ville typique de Rapperswil. Des plaisirs gustatifs variés Trois concepts culinaires singuliers permettent à chaque visiteur de satisfaire ses envies. Ceux qui apprécient la « dolce vita » italienne trouveront leur bonheur à l’Osteria Vista. Ici, les pizzas croustillantes cuites au four en pierre se mêlent aux pâtes fraîches et aux arômes d’herbes méditerranéennes. L’ambiance y est conviviale et décontractée, idéale pour un dîner entre amis ou un déjeuner avec vue sur le lac. Les amateurs de viande et de poisson vivront une véritable expérience au restaurant The Steakhouse : les grillades au charbon de bois y révèlent des saveurs intenses et authentiques. Le concept est simple et efficace : les clients choisissent leur pièce de viande ou de poisson frais à la boucherie de la maison et assistent ensuite à la cuisson réalisée avec maîtrise sur le grill. Tomahawk, entrecôte ou poisson fraîchement pêché, ici, le savoir-faire artisanal est mis à l’honneur. Pour une pause détente autour d’un verre, le Lago Lounge, situé directement sur la promenade, est l’endroit idéal. On y savoure boissons, snacks et « stuzzichini », l’apéritif italien, et surtout on profite d’une vue exceptionnelle sur le lac, en particulier au coucher de soleil. On peut s’y retrouver pour un café, un apéritif ou un dernier verre à la tombée de la nuit. Nature, culture et découvertes à proximité directe À Lachen, dans le canton de Schwytz, les attractions sont nombreuses et la nature omniprésente. C’est

L’offre « Eat and Sleep » Il y a des soirées que l’on aimerait ne jamais voir se terminer… Avec notre offre « Eat and Sleep », nous combinons des plaisirs culinaires raffinés à une parenthèse suspendue au bord de l’eau, parfait pour les épicuriens qui apprécient ce qui sort de l’ordinaire !

L’offre « Time Out » Chez nous, vous trouverez le calme que vous cherchez, le confort dont vous avez besoin et le plaisir indispensable pour qu’une pause soit profitable. 24 heures de repos peuvent suffire pour retrouver de l’énergie pour des semaines !

un point de départ idéal pour une grande variété d’excursions. Que ce soit à pied, à vélo ou en bateau, les possibilités sont nombreuses. Les balades le long des rives du lac, les randonnées jusqu’au Stöcklichrüz ou encore les tours en e-bike par le col de Saint-Meinrad sont particulièrement prisés. Les amateurs de culture seront également comblés : l’abbaye d’Einsiedeln, la vieille ville pittoresque de Rapperswil ou la riche offre culturelle de Zurich sont facilement accessibles. Et pour ceux qui arrivent en bateau, il est possible d’accoster directement devant l’établissement, à la marina de Lachen, l’un des plus beaux ports de la région, avec une location de bateaux, des jeux d’eau, un éclairage raffiné et un embarcadère de la compagnie de navigation du lac de Zurich. Hospitalité et authenticité Ce qui rend la Marina Lachen si spéciale, au-delà de son emplacement et de son offre, c’est surtout l’engagement des personnes qui y travaillent. L’équipe sait créer une atmosphère dans laquelle chaque client se sent accueilli et parfaitement pris en charge avec chaleur, simplicité et une attention sincère. Cette hospitalité authentique est la raison pour laquelle de nombreux visiteurs fidèles choisissent de revenir régulièrement. L’endroit idéal pour les épicuriens Que ce soit pour une escapade improvisée, un long week-end ou un court séjour placé sous le signe de la détente, la Marina Lachen est l’adresse parfaite pour s’évader. Au bord de l’eau, avec une attention portée aux moindres détails et une offre complète. Ceux qui y viennent une fois y reviennent souvent et avec grand plaisir. Car parfois, ce qui est proche est aussi ce qu’il y a de plus beau ! L’offre « Mini Break » Profitez de l’ambiance estivale au bord du lac de Zurich ! La magnifique et longue promenade le long des berges du lac située directement devant l’hôtel vous permettra de flâner, de profiter de la journée et sans aucun doute d’oublier le stress du quotidien…

Services compris : Services compris :

Profitez d’un délicieux dîner dans l’un de nos deux restaurants. Ensuite, place à la détente : une nuit paisible vous attend dans une chambre élégante, loin du tumulte quotidien et au réveil, un petit-déjeuner copieux avec une vue imprenable sur le lac. Pour toute arrivée un vendredi, samedi ou dimanche, nous vous proposons nos chambres à un tarif préférentiel en combinaison avec un dîner (non inclus dans le prix) dans l’un de nos restaurants. À partir de CHF 190.– (au lieu de 240.–) pour deux personnes et une nuitée, petit-déjeuner continental inclus. Taxe de séjour et dîner individuel non compris.

– Hébergement dans la chambre de votre choix avec vue sur le port de Lachen – Verre de bienvenue – Menu quatre plats au restaurant « The Steakhouse » (à la discrétion du chef, sans boissons)

– Hébergement dans la chambre de votre choix avec vue sur le port de Lachen – Verre de bienvenue

– Demi-bouteille de champagne dans la chambre

– Un souper trois plats (au choix du chef, sans boissons) au restaurant de votre choix, le 1er ou le 2e soir

– Petit-déjeuner continental : buffet avec des produits frais de la région

– Petit-déjeuner continental : buffet avec des produits frais de la région

À partir de CHF 444.– pour deux personnes et une nuitée, petit-déjeuner continental inclus. Taxe de séjour non comprise.

À partir de CHF 570.– pour deux personnes et deux nuitées, petit-déjeuner continental inclus. Taxe de séjour non comprise.

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FeelGood Onco • Brandreport 23

L’oncologie intégrative : accompagner la personne, pas seulement la maladie Face à un cancer ou à une maladie du sang, le parcours de soins ne se limite pas aux traitements. Il y a les rendez-vous, les examens, les décisions à prendre, mais aussi la fatigue, les effets secondaires, les émotions, les inquiétudes familiales et parfois la perte de repères.

C

’est dans cet espace-là que l’oncologie intégrative prend tout son sens : accompagner la personne dans sa globalité, tout en restant pleinement inscrite dans un cadre médical conventionnel.

« On prend le temps de comprendre une histoire personnelle ou familiale, d’évaluer si une analyse est indiquée, et d’accompagner les décisions qui peuvent en découler. C’est une démarche de prévention individuelle, toujours discutée dans un cadre médical.» - Florence, médecin spécialisée en génétique médicale.

C’est cette approche que FeelGood Onco met en pratique au quotidien, afin d’accompagner des personnes concernées par un cancer ou une maladie hématologique. Son approche repose sur une évidence simple : au-delà du diagnostic, chaque patient reste une personne, avec son histoire, ses besoins, ses ressources et son rythme. Au sein de l’établissement, les traitements oncologiques et hématologiques sont réalisés selon les recommandations médicales en vigueur.

Une autre manière d’accompagner le parcours de soin L’oncologie intégrative ne promet pas de rendre le parcours facile. Elle reconnaît simplement que la maladie touche toutes les dimensions de la vie, et que les patients ont besoin d’un accompagnement qui tienne compte de cette réalité.

Les soins de support ne remplacent jamais les traitements conventionnels : ils viennent les compléter, afin d’aider les patients à mieux traverser les différentes étapes de leur parcours. L’impact de plusieurs de ces soins sur la qualité de vie ou encore la tolérance et l’adhérence au traitement a d’ailleurs fait l’objet d’études scientifiques positives.

qui change au cours du parcours : les besoins ne sont pas les mêmes au moment du diagnostic, pendant les traitements, après ceux-ci ou dans les périodes de surveillance.

à certaines étapes de l’accompagnement. Leur rôle est souvent essentiel, mais eux aussi ont parfois besoin de repères pour mieux soutenir sans s’épuiser.

Une équipe autour du patient « Ce qui m’a aidée, ce n’est pas seulement d’avoir des soins. C’est de sentir qu’une équipe comprenait ce que je traversais. » - Laure, patiente FeelGood Onco.

FeelGood Onco travaille également en lien avec les médecins traitants, les hôpitaux et les autres professionnels de santé impliqués dans le suivi. Cette continuité est essentielle pour proposer un accompagnement cohérent et sécurisé.

Dans ce parcours centré autour du patient, le fonctionnement en équipe est un facteur clef. Pour cette raison, les médecins, les infirmières, les thérapeutes des soins de support, les secrétaires et les autres professionnels du centre travaillent ensemble, en lien étroit. Chacun participe activement à l’accompagnement, en pensant en équipe aux besoins uniques de chaque patient.

Des soins de support intégrés au parcours Les soins de support proposés au centre sont pensés comme un accompagnement complémentaire. Ils peuvent concerner, selon les besoins et les indications, le soutien psychologique, la nutrition, l’activité physique adaptée, la physiothérapie, l’hypnose thérapeutique, l’onco-esthétique ou d’autres approches visant à soutenir la qualité de vie.

Une attention médicale portée à chaque situation Dans le prolongement de son activité en oncologie, FeelGood Onco accueille une expertise en hématologie. Cette spécialité médicale traite les maladies du sang, de la lymphe, des organes hématopoïétiques (moelle osseuse, ganglions), qu’elles soient bénignes, complexes ou cancéreuses.

« Notre rôle ne se limite pas au geste technique. Nous accueillons aussi ce que la personne vit, ce qu’elle comprend, ce qu’elle ressent. » - Catherine, infirmière.

Ces soins visent à répondre à ce que les patients vivent concrètement : la fatigue, les changements corporels, la difficulté à reprendre confiance, les tensions familiales, le besoin de comprendre ou simplement celui d’être entendu.

Cette coordination permet d’éviter que la personne ait le sentiment de passer d’un intervenant à l’autre sans continuité. Elle permet aussi de mieux tenir compte de ce

Dans cette approche, les proches ont aussi leur place. Lorsqu’un patient le souhaite, ils peuvent être associés

Le centre propose également des consultations de génétique et d’oncogénétique. Cette démarche est indiquée dans certaines situations, par exemple lorsqu’il existe des antécédents familiaux de cancer, lorsqu’un cancer survient à un âge inhabituel, ou lorsque certaines caractéristiques de la maladie peuvent évoquer une prédisposition héréditaire. Elle peut contribuer à orienter le suivi médical, à adapter certaines mesures de surveillance individuelle et à accompagner les décisions concernant la personne elle-même ou, lorsque cela est pertinent, ses proches. Elle ne remplace pas les recommandations générales de santé publique et ne constitue pas un programme de dépistage populationnel.

« Les personnes qui viennent danser avec moi m’impressionnent. Elles se remettent en mouvement, retrouvent des sensations, parfois de la joie, souvent une forme de confiance. » - Géraldine, danseuse et chorégraphe, intervenante au centre. FeelGood Onco propose ainsi un cadre où l’expertise médicale, les soins de support et l’attention portée à la personne avancent ensemble. Parce que dans un parcours de cancer ou de maladie du sang, la qualité de vie n’est pas un détail. Elle fait partie de ce qui permet de tenir, de comprendre, de s’adapter et de rester acteur de son parcours, autant que possible. FeelGood Onco Rue du Grammont 2, 1815 Clarens-Montreux +41 21 512 44 10 www.feelgoodonco.ch

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Terres des Hommes • Brandreport 25

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Un week-end solidaire à vivre en famille Et si une activité en famille pouvait aussi faire avancer les droits de l’enfant ?

L

es samedi 10 et dimanche 11 octobre 2026, Terre des Hommes Suisse rassemblera petits et grands sur les quais du Mont-Blanc à Genève pour la 35e édition de la Marche de l’espoir, son grand rendez-vous annuel de solidarité en faveur des droits de l’enfant. Cette année, Haïti est à l’honneur. Le week-end débutera le samedi 10 octobre à 17 h avec la course solidaire de cinq kilomètres, ouverte à toutes et tous dès 15 ans. Le dimanche 11 octobre, de 11 h à 17 h 30, place à la traditionnelle Marche de l’espoir. En famille ou entre amis, chacun avancera à son rythme et parcourra autant de kilomètres qu’il le souhaite. Animations, musique, stands, restauration et activités pour petits et grands rythmeront cette journée festive et solidaire.

Les fonds collectés à l’occasion de ce week-end solidaire contribueront à soutenir les projets d’accès à une éducation de qualité et de protection des enfants en Haïti et en Afrique de l’Ouest. Chaque pas compte pour défendre les droits de l’enfant Rendez-vous les 10 et 11 octobre 2026 au quai du Mont-Blanc à Genève. Informations et inscriptions sur www.marchedelespoir.ch

Et si votre prochaine activité en famille faisait aussi avancer les droits de l’enfant ?

Samedi

10 octobre 2026 Course de 5 km Dimanche

11 octobre 2026 Marche de l’espoir

Avec le soutien de la

Quai du Mont-Blanc, Genève Pour les droits des enfants et des jeunes en Haïti © Dessin : Zep | Design : Noé Dubuis & Brian Kelly | Photo en haut à gauche prise lors dela Marche de l’espoir, retouchée à l’aide de l’IA afin de préserver l’anonymat des participants.

© Medair / Kate Holt

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Medair est une organisation humanitaire suisse qui oeuvre depuis plus de 35 ans dans le secteur de l’urgence et de la santé pour sauver des vies. En R.D. Congo Medair collabore actuellement avec de nombreux partenaires locaux pour combattre l’épidémie d’ Ébola. Nous sommes mobilisés pour renforcer les mesures de prevention et pour offrir des soins spécialisés dans des centres de traitements.

Faites un don pour endiguer l’épidémie d’ Ébola en R.D. Congo medair.org


U N S U P P LÉM EN T T H ÉM AT I Q U E D E S M A R T M ED I A

L’équipe Geneva Home Care autour de la gourde utilisée pour la campagne de prévention.

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#focusinclusion360

Brandreport • Geneva Home Care

Après la canicule, la prévention continue Gourdes, suivi renforcé, mobilisation des proches : les actions de Geneva Home Care ont trouvé leur public cet été. L’équipe prépare désormais de nouvelles campagnes avec Santé Rive Gauche et ses partenaires locaux.

N

ous sortons d’un été marqué par plusieurs épisodes de fortes chaleurs. Au domicile, la chaleur fragilise tout particulièrement les personnes âgées, isolées ou atteintes de maladies chroniques. Chez elles, une fatigue inhabituelle, un changement de comportement ou une diminution des boissons peuvent annoncer une aggravation rapide. Basée désormais à Corsier et présente sur la rive gauche genevoise, Geneva Home Care associe soins infirmiers, aides-soignants et accompagnement à domicile. Son travail ne se résume pas à une visite : observer les habitudes, reconnaître un changement et coordonner une réponse avec le médecin et les proches font partie du soin. Des risques repérés tôt Pour chaque situation suivie, l’équipe a tenu compte de l’hydratation, des troubles cognitifs, de l’état de santé, du logement et de l’isolement. Cette lecture concrète du quotidien permet d’adapter la surveillance : rappels ciblés, contrôle au passage, échange avec les proches ou contact médical lorsque l’état le justifie. Une gourde, un repère partagé Lors de cette campagne, Geneva Home Care a mis en place une gourde de 300 ml accompagnée d’un support magnétique sur le réfrigérateur. Simple à utiliser, cet outil rend l’hydratation visible pour la personne accompagnée, ses proches et les soignants. Le nombre de gourdes n’est jamais une consigne universelle : il est adapté aux prescriptions et à la situation clinique. Pendant la période estivale, cet outil s’est inscrit dans une démarche plus large : expliquer les bons gestes, garder les boissons à portée de main, protéger le logement de la chaleur et repérer les premiers signes d’alerte. La vigilance s’est poursuivie d’une visite à l’autre grâce aux transmissions consignées dans le dossier de soins.

En cas de confusion, malaise, forte fatigue ou refus de boire : installer la personne au frais, contacter un professionnel de santé et appeler le 144 en cas d’urgence vitale.

La campagne de prévention des fortes chaleurs menée par Geneva Home Care montre ce qu’une coopération élargie pourrait apporter : des conseils partagés, des personnes vulnérables repérées plus tôt et des professionnels capables de se coordonner rapidement.

Des soins au plus près des patients Installée à Corsier, Geneva Home Care accompagne les patients directement à leur domicile, avec une approche fondée sur la proximité, l’écoute et la coordination avec les autres professionnels de santé. Les principaux services : – Soins infirmiers – Aide et accompagnement à domicile – Gardes privées

Santé Rive Gauche : un territoire, des professionnels, des actions Fondée en juin 2026 à l’initiative du Dr Dorian Schaller, l’association Santé Rive Gauche veut concentrer son action sur un territoire : la rive gauche genevoise. Son objectif est de réunir les professionnels de la santé et du social, les communes et les habitants pour mieux comprendre les besoins locaux, coordonner les parcours de soins et construire des actions de prévention adaptées au territoire.

Un succès sur le terrain Les retours reçus autour de ces actions préventives ont été très positifs. Les patients et les familles ont disposé de repères faciles à comprendre ; les collaborateurs ont partagé une même méthode de surveillance et ont pu solliciter rapidement un avis médical en cas de besoin.

Spécialiste en médecine interne générale, cofondateur du Centre médical de Vésenaz et président du conseil d’administration du Réseau Delta, le Dr Schaller apporte à ce projet son expérience de médecin de premier recours et de l’organisation des soins. Il préside aujourd’hui Santé Rive Gauche. Emmanuel Menouret, directeur de MyPhysio, et Geneva Home Care ont contribué à fonder l’association à ses côtés. Geneva Home Care contribue à construire cette dynamique, qui associe suivi médical, rééducation, soins à domicile et connaissance du terrain.

En agissant plus tôt, l’équipe a pu limiter des aggravations susceptibles de conduire à une hospitalisation. Ce bilan de terrain encourage Geneva Home Care à reconduire la campagne l’été prochain, en conservant ce qui a le mieux fonctionné et en affinant le suivi des résultats.

La campagne de prévention des fortes chaleurs menée par Geneva Home Care montre ce qu’une coopération élargie pourrait apporter : des conseils partagés, des personnes vulnérables repérées plus tôt et des professionnels capables de se coordonner rapidement. Santé Rive Gauche souhaite mener de

nouvelles actions conçues avec les acteurs du territoire, puis adaptées aux besoins et aux résultats observés. L’entraide commence à Vésenaz Geneva Home Care est également membre de l’Association des commerçants et entreprises de CollongeBellerive et Vésenaz. Cet ancrage favorise les rencontres et l’entraide entre acteurs locaux, au-delà des seuls métiers de la santé. Récemment, la structure a travaillé avec l’un des membres de l’association à la création de petites trousses de secours. Présentées et distribuées lors d’une rencontre, elles sont aussi mises à la disposition des collaborateurs de Geneva Home Care. Un geste concret qui fait vivre la prévention dans les échanges du quotidien. À domicile, jamais seuls Les familles jouent elles aussi un rôle central. Avec l’accord des personnes concernées et dans un cadre défini, l’équipe partage les observations utiles, recueille les alertes entre deux visites et ajuste son intervention. Cette proximité permet d’allier réactivité, continuité des soins et respect des habitudes de vie. Cet été a confirmé une conviction : un outil utile, un professionnel attentif et un réseau local actif peuvent changer la manière d’anticiper les risques. Geneva Home Care prolongera cet engagement avec Santé Rive Gauche et ses partenaires.

Un réseau de proximité Geneva Home Care collabore avec des médecins spécialistes des HUG, la Clinique des Grangettes et des médecins indépendants. L’équipe travaille également en lien avec les professionnels du territoire afin de favoriser une prise en charge coordonnée. Une équipe à l’écoute Chaque situation est considérée dans sa globalité, avec une attention portée aux besoins du patient, à son environnement et à ses habitudes de vie. Chemin du Pré-Puits 15, 1246 Corsier +41 78 316 10 86 contact@genevahomecare.ch www.genevahc.ch


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Unplugged Grunge

GRUNGEHOG & GÉDÉON CONCERT ROCK

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Souvenirs d’un jeune homme

COMPAGNIE DU COLIMAÇON THÉÂTRE

SA 03.10

30 ans d’illusions!

MAGICO MAGIE

SA 10.10

Spécial Kings of pop

BIG BAND DARDAGNY RUSSIN MUSIQUE LIVE

SA 07.11

Hola Frida

FILMARCITO PROJECTION

DI 15.11

L’Orchestre fait son cinéma

ORCHESTRE SYMPHONIQUE DU CONSERVATOIRE POPULAIRE MUSIQUE LIVE

SA 21.11

Soirée « jeunes talents »

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Capsules pour le cartilage, la peau et le tissu conjonctif, avec acide hyaluronique hautement dosé (300 mg), MSM, curcuma, extrait de pépins de raisin avec OPC. Idéal en combinaison avec tous les produits Swiss Alp Health. Non cumulable avec toute autre promotion ou rabais. Non valable pour achats dans les boutiques et pharmacies en ligne.

28.11.25 10:33


© 2026, ProLitteris, Zürich

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