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Trois personnalités, une créativité sans frontières : les fondateurs du célèbre studio racontent leur quête permanente de sens, de matière et d’émotion.
Nicolas Desarzens
Aujourd’hui, il suffit de traverser une ville pour ressentir concrètement les effets du changement climatique. Les surfaces asphaltées emmagasinent la chaleur jusque tard dans la nuit, les fortes pluies mettent les quartiers sous pression, les étés secs éprouvent les habitants, la nature et les infrastructures. Dans le même temps, le besoin d’espaces verts, agréables et esthétiques, ne cesse de grandir : des lieux qui rafraîchissent, apaisent et améliorent la qualité de vie. C’est précisément là que la branche suisse du jardin joue un rôle souvent sous-estimé, mais essentiel. Les horticultrices et horticulteurs ne se contentent pas de créer de beaux jardins. Ils conçoivent et réalisent de véritables espaces de vie. Ils contribuent à faire respirer les villes, à reverdir les quartiers et à transformer la biodiversité en réalité visible et tangible. Qu’il s’agisse des entreprises du paysage, des producteurs de plantes ornementales et d’arbres, ou encore des jardineries, toute la branche verte œuvre chaque jour pour rendre nos espaces intérieurs et extérieurs plus agréables à vivre.
Cette mission est particulièrement visible dans les villes. Les fortes chaleurs estivales, l’imperméabilisation des sols et les phénomènes météorologiques extrêmes exigent de nouvelles réponses. Les plantes et les arbres jouent ici un rôle central. Ils offrent de l’ombre, évaporent l’eau et abaissent naturellement la température ambiante. Les toitures et façades végétalisées agissent comme des climatiseurs naturels. Les surfaces désimperméabilisées absorbent les eaux de pluie et soulagent les réseaux d’évacuation lors de fortes précipitations. Les projets modernes de « villes éponges » démontrent de manière exemplaire comment les villes peuvent stocker l’eau plutôt que l’évacuer, devenant ainsi plus résilientes face aux canicules et aux intempéries. La biodiversité exige des compétences spécialisées
La branche suisse du jardin dispose du savoir-faire nécessaire pour concevoir et réaliser ces solutions. Les paysagistes développent des espaces extérieurs adaptés au climat, les pépinières cultivent des arbres urbains robustes, les producteurs fournissent des plantes de qualité adaptées aux conditions locales, et les jardineries conseillent la population dans la végétalisation de son cadre de vie. Ensemble, ces acteurs forment un réseau de compétences qui dépasse largement le simple entretien des jardins.
Dans ce contexte, la biodiversité prend une importance croissante. Une flore diversifiée crée des habitats pour les insectes, les oiseaux et de nombreuses autres espèces, tout en renforçant la stabilité écologique de nos espaces urbanisés. La branche investit ainsi activement dans la formation de spécialistes de la biodiversité. Ces professionnelles et professionnels conçoivent, accompagnent et évaluent des projets exigeants en matière de qualité écologique et d’aménagement proche de la nature.

Créer un jardin, c’est créer de la qualité de vie.
– Nicolas Desarzens
Le registre des spécialistes de la biodiversité constitue à cet égard un outil précieux. Il permet aux autorités, aux promoteurs immobiliers, aux planificateurs et aux investisseurs privés d’identifier des compétences qualifiées pour mener à bien leurs projets. Car en matière de biodiversité, les bonnes intentions ne suffisent pas : seule une mise en œuvre professionnelle garantit des résultats durables.
Des plantes suisses pour des circuits courts L’origine des plantes joue également un rôle essentiel. Les plantes suisses portant le label Suisse Garantie sont synonymes de qualité, de circuits courts et de création de valeur régionale. Cultivées par des producteurs locaux, elles préservent le savoir-faire suisse tout en répondant aux attentes croissantes des consommatrices et consommateurs en matière d’écologie et de durabilité. Des distances de transport réduites signifient moins d’émissions et un lien plus étroit entre production et environnement de vie.
Dans un contexte international marqué par les incertitudes, l’importance de structures de production régionales solides apparaît plus évidente que jamais.
Les producteurs suisses connaissent parfaitement les conditions climatiques locales et cultivent des plantes adaptées à nos réalités. Ils contribuent ainsi non seulement à l’écologie, mais également à la qualité paysagère et culturelle de nos villes et de nos régions.
Une formation suisse au sommet mondial La branche verte investit aussi fortement dans la relève. Chaque année, de nombreux jeunes débutent une formation dans une entreprise du paysage, de production horticole ou de commerce spécialisé. Ils apprennent des métiers d’avenir qui allient savoir-faire manuel, créativité, connaissances végétales et compétences techniques.
L’excellence de cette formation est régulièrement reconnue sur la scène internationale. Lors des WorldSkills 2024 à Lyon, la Suisse a remporté pour la troisième fois consécutive la médaille d’or dans la profession du paysagisme. Ces succès ne doivent rien au hasard. Ils reflètent la qualité de la formation professionnelle suisse, l’engagement des entreprises formatrices et la motivation des jeunes talents. Ils démontrent également le haut niveau d’innovation et de compétence de toute une branche.
Les jardins, des espaces de bien-être Au-delà des aspects techniques et écologiques, il ne faut pas oublier une dimension essentielle : les espaces verts nous touchent aussi émotionnellement. Un jardin est bien plus qu’un simple espace planté. C’est un lieu de détente, de rencontre et de ressourcement. Un espace où l’on respire, où l’on joue, où l’on vit. Dans un monde toujours plus dense et urbanisé, ces lieux gagnent en importance.
Créer un jardin, c’est créer de la qualité de vie. Qu’il s’agisse d’un balcon urbain, d’un jardin naturel familial ou d’un vaste aménagement paysager, une conception professionnelle fait toute la différence. Elle associe esthétique et fonctionnalité, durabilité et bien-être personnel. La branche suisse du jardin assume ainsi une responsabilité qui dépasse largement l’aménagement de massifs fleuris. Elle participe à la création de villes résilientes face au climat, renforce la biodiversité, forme les jeunes générations et contribue à bâtir des lieux de vie de grande qualité. En somme, elle travaille chaque jour à une société plus agréable à vivre pour toutes et tous.
Et pour celles et ceux qui ne souhaitent pas laisser leur bonheur au jardin au hasard, les membres de JardinSuisse sont des partenaires de confiance. Car les beaux jardins naissent toujours là où se rencontrent compétence, passion et sens des responsabilités.
Texte Nicolas Desarzens, Ets horticole Desarzens et membre du comité central de JardinSuisse

Nouveau


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Le piège attire les limaces avec une force quasi magnétique. Utilise 10 fois moins de granulés anti-limaces.
Préserve :
Contenu. 04 Aménager son jardin 08 Spa à domicile 12 Interview : atelier oï 12 Rénovation énergétique 14 Anticalcaire 16 Le viager
Focus Bien chez Soi.
Cheffe de projet
Nora Bruno
Responsable national
Pascal Buck
Rédactrice en chef Romandie
Marie Geyer
Responsable graphique
Mathias Manner
Graphiste
Marie Geyer
Journalistes
Océane Kasonia, Léa Stocky, Maévane Mas, SMA
Image de couverture
©Yves Bachman
Canal de distribution
Tribune de Genève et 24Heures
Imprimerie DZB Druckzentrum Bern
Smart Media Agency. Gerbergasse 5, 8001 Zürich, Schweiz Tel +41 44 258 86 00 info@smartmediaagency.ch redactionFR@smartmediaagency.ch focus.swiss



Finis les dégâts des limaces !

Pour Flavia Cambour, architecte d’intérieur, la vraie beauté d’un espace réside dans sa ressemblance avec les personnes qui l’occupent. Pour se sentir bien chez soi, il ne faut pas simplement suivre les tendances, mais se poser les bonnes questions : qu’est-ce que je recherche ? quelles sont mes couleurs préférées ? quels matériaux ou objets m’attirent tout particulièrement ? Flavia Cambour accompagne ses clients tout au long de ce cheminement, avec écoute et bienveillance. Elle nous partage sa vision dans cette interview.

Flavia Cambour, en tant qu’architecte d’intérieur, quelle est votre principale mission aujourd’hui ?
Ma mission est d’aider chaque client à révéler le potentiel de son espace, quels que soient ses besoins, son style, ou son budget. Je suis convaincue que le bien-être quotidien est intimement lié à la qualité de l’environnement dans lequel nous vivons et travaillons.
Mon rôle consiste à proposer des solutions personnalisées qui optimisent les volumes, améliorent la fonctionnalité des lieux et créent une harmonie esthétique durable. Plus que de la décoration, l’architecture d’intérieur permet d’apporter du confort, de la fluidité et du sens à un espace.
Au-delà de la conception, mon expérience en gestion d’équipes ainsi qu’en coordination et supervision de chantiers permet à mes clients de concrétiser leurs projets en toute sérénité, sans les préoccupations et les contraintes souvent associées à ce type de démarche. Mon objectif est d’offrir un accompagnement complet qui assure non seulement la qualité du résultat final, mais également la tranquillité d’esprit tout au long du processus de réalisation.
J’aime aussi apporter un regard différent, et j’adore quand mes clients me disent : « C’est fou, je n’avais jamais pensé à cette solution auparavant ».
Chaque projet est conçu sur mesure afin que mes clients puissent pleinement s’approprier leur intérieur et éprouver ce sentiment précieux d’être véritablement bien chez eux ou dans leur environnement professionnel.
Quels sont les éléments essentiels qui transforment une maison ou un bureau en un lieu où l’on se sent véritablement bien ?
Un espace dans lequel on se sent bien est avant tout un lieu qui répond aux besoins de ceux qui l’occupent. L’esthétique est importante, mais elle ne suffit pas. Le confort, la fonctionnalité, la lumière naturelle, la circulation fluide, l’acoustique, le choix des matériaux et l’équilibre des proportions jouent un rôle fondamental.
J’accorde également beaucoup d’importance à la dimension émotionnelle d’un intérieur. Un lieu devient réellement accueillant lorsqu’il raconte une histoire, lorsqu’il traduit la personnalité de ses occupants et qu’il crée un sentiment d’appartenance.
Comment prenez-vous en compte la personnalité, les habitudes et les besoins de vos clients dans vos projets ?
L’écoute est au coeur de mon métier. Avant de concevoir un projet, je prends le temps de comprendre le mode de vie, les préférences, les attentes et les aspirations de mes clients. Ces échanges me permettent de recueillir des détails précieux qui donnent toute leur singularité à un intérieur. Je considère que l’architecture d’intérieur est avant tout un exercice d’interprétation. Mon rôle n’est pas d’imposer une tendance ou mes propres goûts, mais de traduire la personnalité et l’univers de chacun afin de créer un lieu authentique, dans lequel mes clients peuvent se reconnaître et se sentir pleinement chez eux. Quelle place accordez-vous à la durabilité, aux matériaux naturels et à l’impact environnemental dans votre démarche de conception ?
La durabilité occupe aujourd’hui une place essentielle dans mon approche créative. Je privilégie autant que possible les matériaux naturels, les fabricants européens et le savoir-faire local, en accordant une attention particulière à la qualité et à la longévité des aménagements. Dans un contexte où la consommation rapide est généralisée, j’encourage mes clients à faire des choix responsables et qui traversent le temps. Lors de récents événements internationaux, comme le Salone del Mobile de Milan ou le festival 3 Days of Design de Copenhague, j’ai d’ailleurs constaté que ces préoccupations sont désormais au coeur des réflexions du secteur. Plus que jamais, nous devons repenser notre rapport aux objets et aux espaces qui nous entourent, en privilégiant des créations porteuses de sens, d’utilité et de qualité plutôt que de céder aux effets de mode éphémères.

Quel espace de votre propre lieu de vie vous ressemble le plus, et pourquoi ?
Il m’est difficile de choisir une seule pièce, car mon « chez moi » exprime dans son ensemble ma personnalité, mon histoire, mes goûts et ceux de ma famille. Toutefois, je dirais que le séjour et la cuisine sont probablement les espaces qui me représentent le mieux.
Ce sont des lieux de partage, de convivialité et d’échanges, mais aussi des espaces où les matières, les objets et les souvenirs cohabitent harmonieusement. J’aime les intérieurs chaleureux, élégants sans être ostentatoires, où chaque élément trouve naturellement sa place et porte une histoire. Dans notre cuisine par exemple, une table et des chaises contemporaines créent un contraste harmonieux avec un ancien billot de boucher en bois sculpté, dont le charme artisanal s’équilibre avec les lignes épurées du mobilier moderne. Dans le salon, nous gardons une très ancienne armoire normande qui appartient à la famille de mon mari depuis des générations. Juste en face, nous avons accroché un tableau aux couleurs très vives, réalisé par une artiste que j’affectionne particulièrement.

Pour moi, un intérieur réussi ne doit pas seulement être beau ; il doit évoquer un vécu et procurer un véritable sentiment d’apaisement.
Quel est le détail d’un intérieur que la plupart des gens ne remarquent pas, mais qui change tout selon vous ?
L’harmonie globale. C’est sans doute l’aspect le plus difficile à définir, mais aussi le plus perceptible lorsque l’on découvre un espace. Un projet réussi repose sur un équilibre subtil entre les volumes, les couleurs, les matériaux, la lumière et les objets. Les plus beaux intérieurs ne ressemblent pas à des showrooms ; ils dégagent une impression de cohérence et d’authenticité qui crée immédiatement une atmosphère agréable.
Créer ce type d’ambiance demande un important travail en amont. Cela implique beaucoup d’écoute, d’analyse, de réflexion et parfois une compréhension presque intuitive des attentes de chacun. Cette sensibilité s’affine avec l’expérience, au fil des années passées à accompagner des clients aux profils très différents, aux modes de vies et aux exigences très variés.
Selon vous, quelle est la plus grande erreur que nous faisons aujourd’hui dans notre façon d’habiter nos espaces ?
Je pense que nous sommes parfois trop influencés par les tendances et les images standardisées que l’on voit sur les réseaux sociaux ou dans certaines publications de décoration. De nombreux intérieurs finissent par se ressembler alors qu’un lieu de vie devrait avant tout refléter ceux qui l’habitent. Une maison doit avoir une âme. Elle ne doit pas être la reproduction d’une tendance passagère mais l’expression d’un mode de vie. J’aime quand un client se permet d’oser une couleur ou bien accepte de mélanger les styles et les époques, même si ce n’est pas la tendance du moment, mais simplement parce qu’il aime cette originalité. Lorsqu’un intérieur est conçu avec sincérité, il reste pertinent, intemporel et agréable à vivre bien au-delà des effets de mode.
Comment imaginez-vous les espaces de vie de demain face aux nouveaux modes de travail, de consommation et de sociabilité ?
Les espaces de vie doivent aujourd’hui répondre à de nouvelles réalités du quotidien. Le télétravail a notamment renforcé le besoin d’intégrer des espaces dédiés à la concentration, tandis que le bien-être et la convivialité occupent une place croissante dans nos intérieurs. Je constate également que les clients sont de plus en plus attentifs à la qualité des matériaux et à l’origine des produits. Le rôle de l’architecte d’intérieur est d’accompagner cette évolution en proposant des solutions pérennes, esthétiques et adaptées à chaque mode de vie.
Quel conseil donneriez-vous à une personne qui souhaite améliorer son bien-être chez elle sans entreprendre de grands travaux ?
Je lui conseillerais d’observer son intérieur avec un regard neuf et de se demander comment elle utilise réellement chaque espace. Parfois, de petits changements suffisent à transformer le quotidien : désencombrer une pièce, améliorer l’éclairage, réorganiser le mobilier, intégrer quelques matériaux naturels, ajouter des plantes, changer la couleur des murs ou simplement mettre en valeur des objets qui ont une véritable signification personnelle.
L’oeil aguerri d’un professionnel peut faire toute la différence dans ce processus. L’habitude de gérer les contraintes diverses et variées de tout type de projet peut apporter les solutions adéquates pour chaque point important dans l’harmonisation d’un espace.
Le confort ne dépend pas nécessairement d’importants travaux ou d’un budget conséquent. Il naît souvent d’un environnement plus cohérent, plus fonctionnel et plus fidèle à nos préférences. Un intérieur dans lequel nous nous sentons pleinement nous-mêmes est déjà un intérieur réussi.
Créer des espaces qui ont du sens est le fil conducteur du parcours de Flavia Cambour.
Avant de se consacrer à l’architecture d’intérieur, elle évolue pendant plusieurs années dans les univers de la communication, de la publicité et du marketing d’entreprises internationales à São Paulo. Une expérience qui développe sa créativité, son sens de l’écoute et sa capacité à comprendre les attentes de ses clients. Son parcours dans cette première carrière professionnelle lui a permis d’acquérir de solides compétences dans la gestion d’équipes pluridisciplinaires. Cette expérience constitue aujourd’hui un véritable atout dans son activité pour s’entourer des meilleurs intervenants et pour le suivi de leur mise en oeuvre.
Nourrie par la richesse culturelle brésilienne et sa sensibilité au design, elle choisit à son arrivée en Suisse de faire de sa passion son métier. Diplômée en architecture d’intérieur, elle fonde son entreprise à Genève, où elle accompagne depuis plus de dix ans particuliers et professionnels dans la création d’espaces sur mesure.
Plus d’informations sur flavia.cambour@gmail.com +41 79 874 46 21 www.flaviacambour.com



Oublions les symétries rigoureuses des jardins à la française et l’esthétique parfaitement ordonnée de Versailles : le jardin à l’anglaise propose une autre vision du paysage. Plus libre en apparence, mais tout aussi pensée, cette forme de jardin séduit aujourd’hui par son équilibre entre nature, esthétique et biodiversité.
e jardin à l’anglaise trouve ses origines au XVIIIe siècle, en réaction aux jardins géométriques très structurés de l’époque classique. Des paysagistes comme William Kent, Lancelot « Capability » Brown ou encore Humphry Repton ont contribué à faire évoluer la vision du jardin vers quelque chose de plus naturel, inspiré des paysages ruraux anglais. Collines douces, bosquets irréguliers, plans d’eau et perspectives ouvertes remplacent progressivement les lignes droites et les symétries strictes. L’idée n’est plus de dompter la nature, mais de composer avec elle, en créant un paysage qui semble spontané tout en étant soigneusement orchestré.
Une esthétique du naturel… savamment composée
Si le jardin à l’anglaise donne une impression de liberté, il repose en réalité sur une composition très structurée. Chaque courbe, chaque massif et chaque point de vue est pensé pour créer un effet de promenade fluide et continu.
Les allées sinueuses guident le regard et invitent à la découverte, tandis que les massifs mixtes jouent sur les volumes, les textures et les floraisons successives. Rien n’est véritablement laissé au hasard : le naturel est mis en scène pour créer une harmonie globale.
Les atouts d’un jardin à l’anglaise
Le jardin à l’anglaise se distingue avant tout par son charme naturel et son asymétrie. Il privilégie des formes souples, des massifs foisonnants et des lignes fluides qui donnent l’impression d’un paysage vivant, évoluant au fil des saisons. Cette esthétique permet de renouveler constamment la perception du jardin.
Autre avantage notable : son effet d’espace. Grâce à des jeux de hauteurs, de perspectives et de végétation
Brandreport • Toolster.ch
Esuperposée, les limites du terrain s’effacent. Même un petit jardin peut ainsi sembler plus vaste, plus profond, presque sans frontières visibles.
Ce style est également apprécié pour son entretien plus souple. Une fois les plantations bien installées, il ne demande pas de tailles strictes ni d’interventions permanentes. Les végétaux s’expriment davantage, dans un cadre toutefois structuré, ce qui permet de réduire la contrainte du jardinage quotidien.
L’atmosphère qu’il crée est aussi plus intime et contemplative. Les chemins sinueux, les recoins dissimulés et les éléments comme les bancs ou les pergolas invitent à la détente et à la découverte progressive de l’espace.
Enfin, cette diversité végétale favorise naturellement la biodiversité. Les massifs mêlant vivaces, graminées et fleurs variées attirent insectes pollinisateurs et petite faune, contribuant à recréer un écosystème plus riche et plus équilibré.
Une tendance en phase avec les enjeux actuels
Aujourd’hui, le jardin à l’anglaise connaît un regain d’intérêt, porté par des préoccupations environnementales et climatiques. La recherche d’espaces plus naturels, moins artificiels et plus résilients s’impose progressivement.
Les pelouses parfaites laissent place à des prairies fleuries plus écologiques, les massifs deviennent plus libres et les plantes sélectionnées sont souvent plus résistantes à la sécheresse ou mieux adaptées aux conditions locales.
L’eau, elle aussi, devient un élément central du jardin, avec des bassins naturels, des zones humides ou des dispositifs plus sobres en consommation.
Composer un jardin à l’anglaise aujourd’hui
Créer un jardin à l’anglaise ne signifie pas reproduire un modèle figé, mais en adapter les principes à son propre espace. Il s’agit d’abord de penser la structure globale : conserver les éléments existants, travailler les perspectives et organiser différentes zones de vie extérieures.
Les plantations jouent ensuite un rôle essentiel. Le mélange de vivaces, d’arbustes, de graminées et de fleurs saisonnières permet de créer un jardin évolutif, riche en couleurs et en textures tout au long de l’année.
Enfin, les éléments de mise en scène, chemins, bancs, arches ou petites structures, viennent renforcer le caractère narratif du jardin, pensé comme une succession de tableaux naturels.
Un entretien plus léger, mais toujours présent Contrairement aux idées reçues, le jardin à l’anglaise n’est pas un jardin sans entretien. Il repose simplement sur une autre logique : intervenir moins souvent, mais de manière plus ciblée.
Les prairies nécessitent une ou deux fauches annuelles, les massifs des tailles ponctuelles, et les zones arbustives un suivi régulier mais mesuré. L’objectif est de préserver l’équilibre entre spontanéité et structure.
Ce type de jardin demande donc une approche plus douce du jardinage, où l’intervention humaine accompagne le développement naturel plutôt que de le contraindre en permanence.
L’outillage au service d’un jardin plus libre Dans ce contexte, les outils de jardinage ne disparaissent pas : ils évoluent. L’entretien devient plus précis, plus ponctuel, adapté à des espaces variés et plus naturels dans leur fonctionnement.
Tailles sélectives, gestion des bordures, entretien des zones de transition entre prairie et terrasse ou installation de paillage font partie des gestes essentiels de ce type de jardin.
Toolster s’inscrit dans cette logique d’un jardinage plus raisonné, où les outils accompagnent les besoins du jardin sans en modifier l’esprit.
Texte Océane Kasonia
Une source d’inspiration toujours actuelle Pour s’inspirer du jardin à l’anglaise, la Royal Horticultural Society propose de nombreuses ressources, plans et associations de plantes adaptées à différents types d’espaces. www.rhs.org.uk
Ces références permettent d’adapter ce style historique aux réalités contemporaines, qu’il s’agisse de grands jardins ou de petits espaces urbains. Entre esthétique paysagère et enjeux contemporains, le jardin à l’anglaise apparaît comme une réponse particulièrement actuelle aux nouvelles attentes en matière d’aménagement extérieur. À la fois naturel en apparence et structuré dans sa conception, il incarne une manière plus souple et plus vivante d’habiter le jardin, où la nature est moins contrôlée que simplement accompagnée.
n été, le jardin révèle tout son potentiel. Le gazon devient plus dense, les couleurs gagnent en intensité, les haies et les arbustes prennent visiblement du volume. Les journées s’allongent, les soirées deviennent plus douces, et l’espace extérieur se transforme en véritable lieu de vie pour profiter pleinement de la saison chez soi.
Une pelouse soignée est bien plus qu’une simple surface verte : elle devient un lieu de rencontre pour la famille et les amis, un terrain de jeu pour les enfants ou un espace de détente après une longue journée. En été, le confort de l’habitat passe aussi par la qualité du jardin.
Un entretien régulier pour un jardin en pleine santé Quand l’été bat son plein, le gazon pousse parfois presque quotidiennement. Une tonte régulière favorise une pelouse dense et vigoureuse tout en évitant un aspect irrégulier. La règle du tiers reste essentielle : il est conseillé de ne jamais couper plus d’un tiers de la hauteur des brins. Le gazon reste ainsi plus résistant et conserve sa belle couleur verte. La hauteur de coupe joue également un rôle important. Pendant les périodes de chaleur, une herbe légèrement plus haute protège mieux le sol contre le dessèchement. Une tonte régulière limite aussi le développement de la mousse et des mauvaises herbes.

Le mulching (paillage naturel) constitue une solution naturelle et pratique : les résidus d’herbe finement broyés restent sur la pelouse et restituent des éléments nutritifs au sol. Cela permet de réduire les déchets verts tout en favorisant une structure de sol plus saine.
Le confort du travail silencieux
Dans les quartiers résidentiels, travailler discrètement devient essentiel. Les appareils modernes sur batterie associent aujourd’hui puissance élevée et confort d’utilisation. Pas de câble, pas d’odeur d’essence,
peu d’entretien moteur : seulement une grande liberté de mouvement et un travail silencieux.
Avec la tondeuse à batterie STIHL RMA 448 PV, la marque illustre parfaitement l’évolution de cette technologie. Ce modèle haut de gamme pour particuliers exigeants convient aux pelouses de taille moyenne ainsi qu’aux terrains légèrement en pente. Son entraînement Vario permet d’adapter la vitesse d’avancement, tandis que la décharge séquentielle bascule automatiquement sur la seconde batterie lorsque la première est vide, idéal pour travailler sans interruption.
Grâce à sa lame multifonction, sa fonction mulching intégrée et son éjection latérale, la RMA 448 PV s’adapte à différentes situations. Elle séduit aussi par son ergonomie et la précision régulière de sa coupe.
Le jardin devient un véritable espace de vie
Avec l’été, le jardin change de fonction. La terrasse devient un second salon, les enfants jouent dans l’herbe, les meubles d’extérieur restent dehors jusque tard. Le jardin s’anime, et c’est précisément pour cela qu’un entretien régulier devient visible.
Ce sont souvent les détails qui font la différence : bordures nettes, surfaces homogènes, allées entretenues, transitions soignées entre terrasse et pelouse. Cette structure apporte une véritable sensation d’équilibre.
La gamme sur batterie STIHL accompagne cette approche plus détendue du jardinage. L’entretien ne devient plus une contrainte, mais une activité agréable dont le résultat est immédiatement visible. Lors des soirées d’été, beaucoup apprécient ce moment : prendre du recul, observer la pelouse fraîchement entretenue, et profiter simplement du sentiment que tout est à sa place.
Une qualité pensée pour durer Depuis 100 ans, STIHL développe des solutions performantes pour l’entretien des jardins. Cette expérience se retrouve aujourd’hui dans une gamme sur batterie moderne, puissante, silencieuse et pensée pour le confort.
En tant que revendeur spécialisé, Toolster.ch accompagne les propriétaires de jardins tout au long de la saison avec un large choix d’appareils en stock, des conseils personnalisés et une livraison rapide. Quand le jardin pousse à vue d’œil, c’est le moment de passer à la puissance des outils à batterie pour profiter d’un jardin soigné tout au long de l’été, avec confort, silence et efficacité.


P« Aujourd’hui, la qualité de l’eau devient un véritable choix de confort de vie »
Entre la volonté de réduire les bouteilles en plastique, l’envie d’une eau au goût plus agréable et la recherche de solutions plus durables, les habitudes des consommateurs évoluent rapidement. De plus en plus de foyers s’intéressent à la qualité de l’eau qu’ils consomment au quotidien.
our mieux comprendre cette tendance et découvrir les solutions existantes, nous avons échangé avec les experts de Culligan, spécialiste du traitement de l’eau depuis plus de 45 ans en Suisse.
Les consommateurs veulent une eau plus agréable et plus pratique. Pourquoi parle-t-on autant de filtration d’eau aujourd’hui ?
Les consommateurs accordent désormais davantage d’importance à leur bien-être quotidien. Après l’alimentation, la qualité de l’air intérieur ou encore le sommeil, l’eau devient naturellement un sujet central. Même si l’eau du robinet en Suisse est de bonne qualité, beaucoup de personnes souhaitent améliorer son goût, réduire certains résidus ou simplement gagner en confort au quotidien. Aujourd’hui, la qualité de l’eau devient un véritable choix de confort de vie.
Il existe également une vraie prise de conscience écologique. De nombreuses familles cherchent à réduire leur consommation de bouteilles en plastique sans renoncer au plaisir d’une eau agréable à boire. Click & Drink Intense est une solution discrète directement sous l’évier. Comment cela fonctionne ?
Le Click & Drink Intense est un système de filtration d’eau sous évier conçu pour améliorer la qualité et le goût de l’eau directement depuis le robinet de cuisine.
Sa principale force est sa discrétion. Le système est installé sous l’évier et fonctionne grâce à un bouton discret qui permet d’activer l’eau filtrée.
Contrairement à certaines installations plus complexes, il n’est pas nécessaire de changer de robinet ni de modifier la cuisine. C’est précisément ce côté pratique qui séduit aujourd’hui.
Ce type d’installation convient-il aux personnes qui sont locataires ?
Oui, totalement. Aujourd’hui, beaucoup de consommateurs souhaitent améliorer leur confort même en location. Pourtant, ils hésitent souvent à installer certains équipements par peur de devoir effectuer de gros travaux.
Le Click & Drink Intense a été conçu pour répondre à cette réalité.L’installation reste légère, discrète et facile à intégrer dans une cuisine existante. C’est une solution moderne, adaptée aux modes de vie actuels. Le goût de l’eau change réellement. Que remarquent les clients après l’installation ?
La première chose qui revient très souvent est le goût de l’eau. Le filtre à charbon actif permet notamment de réduire le chlore ainsi que certains éléments pouvant altérer le goût ou l’odeur de l’eau. Résultat : l’eau devient plus agréable à boire au quotidien. Cela se ressent particulièrement dans le thé, le café ou la préparation des repas.

Certaines personnes nous disent même boire davantage d’eau après l’installation, simplement parce qu’elles la trouvent meilleure.
Réduire les bouteilles en plastique devient un réflexe. L’aspect écologique est-il devenu important ? Oui, énormément. De nombreuses familles cherchent à réduire leur consommation de plastique à usage unique. Avec une solution de filtration installée à domicile, les consommateurs peuvent profiter d’une eau agréable à boire sans devoir acheter constamment des packs d’eau. C’est à la fois plus pratique, plus confortable et plus responsable.
Pouvez-vous nous présenter la Fresh Box Fizz ou l’eau pétillante directement au robinet ?
La Fresh Box Fizz est une fontaine à eau réseau installée sous l’évier de la cuisine, qui permet de profiter via un robinet dédié d’eau fraîche, tempérée, pétillante
ou même chaude jusqu’à 95 °C, le tout à partir d’un seul appareil. Grâce à son robinet moderne et intuitif, l’utilisateur peut choisir facilement le type d’eau souhaité selon ses besoins : boire, cuisiner, préparer un thé ou réaliser des boissons pétillantes à la maison.
La Fresh Box Fizz intègre également une filtration au charbon actif haute performance, réduisant le chlore, certains résidus ainsi que les mauvais goûts et odeurs, pour offrir une eau plus pure et agréable à boire sous toutes ses formes.
Pourquoi l’eau pétillante plaît-elle autant aujourd’hui ?
En Suisse, beaucoup de consommateurs apprécient l’eau pétillante au quotidien. Pouvoir en profiter directement à la maison, sans bouteilles en plastique, représente un vrai confort. La Fresh Box Fizz permet d’avoir accès à une eau pétillante fraîche à tout moment. Certaines familles remplacent presque totalement leurs achats de bouteilles pétillantes après l’installation.
Finalement, qu’est-ce que ces solutions changent concrètement ?
Ce sont souvent de petits changements qui ont un grand impact au quotidien :
– Ne plus transporter de packs d’eau
– Remplir sa gourde avec une eau fraîche et agréable
– Profiter d’une eau pétillante à domicile sans stock de bouteilles
– Boire davantage d’eau parce qu’elle est meilleure – Réduire les déchets plastiques
Toutes ces améliorations contribuent à un meilleur confort de vie et à un impact environnemental réduit. Et le calcaire dans tout ça ?
Si la filtration améliore le goût et le confort de consommation, de nombreux foyers cherchent aussi à lutter contre le calcaire. En Suisse, l’eau est souvent très calcaire selon les régions, ce qui peut avoir un impact au quotidien : traces blanches, appareils qui s’usent plus vite, linge plus rêche, peau et cheveux asséchés. Pour répondre à cette problématique, Culligan Suisse propose également des solutions d’adoucissement de l’eau pour toute la maison. Les adoucisseurs permettent de réduire le calcaire afin d’améliorer le confort au quotidien et de protéger les installations domestiques.

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La cuisine, un lieu de partage au cœur de la maison
Convivialité, simplicité et bien-être. Voilà trois valeurs qui définissent la place qu’occupe la cuisine dans les foyers. Bien plus qu’un simple espace dédié à la préparation des repas, elle est devenue un véritable lieu de vie, où l’on se retrouve en famille ou entre amis, où l’on reçoit ses proches et où se vivent de nombreux moments du quotidien.

Au fil des années, la manière dont les personnes envisagent leur cuisine a évolué. Les consommateurs recherchent désormais des espaces fonctionnels, capables de s’adapter à des rythmes de vie parfois soutenus. Entre les journées de travail, les activités des enfants et les obligations diverses, préparer un repas ne doit pas devenir une contrainte. L’enjeu consiste à gagner du temps sans renoncer au plaisir de cuisiner et de partager un moment autour de la table.
Des solutions adaptées aux besoins d’aujourd’hui
Pour répondre à ces nouvelles habitudes, les appareils électroménagers se réinventent. Les utilisateurs privilégient désormais des équipements polyvalents, intuitifs et peu encombrants, capables de simplifier le quotidien tout en offrant une grande flexibilité. C’est dans cette perspective que s’inscrit la nouvelle friteuse à air double OHM-FRY-5502AIR. Dotée de deux paniers indépendants de 5,5 litres, elle permet de préparer simultanément plusieurs recettes. Un plat principal peut ainsi cuire en même temps qu’un accompagnement, sans avoir à multiplier les appareils ou les temps de cuisson.
Son format vertical répond également à une préoccupation fréquente dans les cuisines modernes : l’optimisation de l’espace. Malgré sa capacité totale de 11 litres, l’appareil occupe une surface réduite sur le plan de travail, ce qui constitue un avantage appréciable dans les logements où chaque centimètre compte. La praticité au service du quotidien Avec ses douze programmes automatiques, la friteuse OHM-FRY-5502AIR a été pensée pour faciliter la
La cuisine n’est pas seulement un lieu où l’on prépare les repas, mais un espace où l’on partage des moments de vie.
préparation des repas. Quelques réglages suffisent pour lancer la cuisson, permettant ainsi de consacrer davantage de temps aux autres tâches ou aux moments passés avec ses proches.
Cette recherche de simplicité répond à une tendance actuelle, celle d’un quotidien où le confort passe avant tout par des solutions pratiques et accessibles. Ainsi, les équipements de cuisine ne sont plus seulement destinés à cuisiner. Ils participent aussi à l’organisation de la vie familiale et au bien-être à la maison.
Car si la cuisine reste un espace dédié aux saveurs et à la créativité, elle est avant tout un lieu de rencontre. Un endroit où l’on échange, où l’on partage et où l’on prend le temps d’être ensemble. Et lorsque la préparation des repas devient plus simple, il reste davantage de place pour ce qui fait la richesse de ces instants : la convivialité.
Plus d’informations sur www.ohmex.ch

Ohmex SA Depuis presque 30 ans, Ohmex SA est leader dans le secteur du petit électroménager en Suisse. De la cuisine au nettoyage, en passant par le traitement de l’air, le multimédia, le soin du linge, la beauté ou encore les appareils de petits déjeuners, la marque accompagne tous les moments du quotidien de ses clients grâce à des produits innovants, qualitatifs et accessibles. Preuve de son ancrage sur le marché et de son succès, la marque vend près de 500 000 unités par an depuis 1997, l’année de sa création. Ohmex SA commercialise des produits de ses propres marques OHMEX, mais aussi des appareils de nombreuses autres marques internationales telles que Ariete, SteamOne et Bialetti. Il est possible de retrouver les appareils électroménagers Ohmex dans les principaux réseaux de distribution, notamment Conforama, Fust, Galaxus, Vedia… Ohmex SA essaie continuellement d’élargir son catalogue afin de proposer à ses clients les équipements les mieux adaptés à leurs besoins, sans jamais sacrifier la qualité. Aujourd’hui, il est ainsi possible de faire son choix parmi plus de 300 produits provenant d’Europe et d’Asie. Chaque appareil fait d’ailleurs l’objet de tests de qualité rigoureux menés par des organisations européennes, garantissant ainsi l’excellence et l’innovation des produits.


Sauna dans le sous-sol, jacuzzi sur la terrasse, hammam intégré à la salle de bain, ce qui relevait encore du rêve il y a dix ans se retrouve aujourd’hui dans des maisons ordinaires. Le wellness privé se démocratise, et il est souvent plus accessible qu’on ne l’imagine.

Longtemps cantonnés aux hôtels de luxe et aux centres de remise en forme, les espaces de bien-être font aujourd’hui leur entrée dans les habitations individuelles. « Le wellness privé peut commencer très simplement », explique Elias Monnerat, représentant de la nouvelle génération de Spa-Suisse.ch, la marque digitale de l’entreprise familiale Spa Wellness Concept Sàrl. « Un spa jacuzzi installé dans le jardin, un sauna en bois sur la terrasse, ou encore un sauna infrarouge dans la salle de bain, l’idée est surtout de pouvoir accéder à ce moment de régénération chez soi, dans un espace conçu pour ralentir et récupérer ». Choisir son type de bien-être Il existe plusieurs façons d’accéder au bien-être chez soi, et chacune a sa propre philosophie. Encore faut-il les connaître pour faire le meilleur choix.
Le sauna finlandais fonctionne à haute température, entre 80 et 100°C, avec une faible humidité et une chaleur sèche. Ce sauna traditionnel, où l’on verse de l’eau sur les pierres chaudes pour faire monter la vapeur, est souvent le plus apprécié. Le sauna infrarouge repose sur une approche plus récente : la chaleur n’est pas diffusée par l’air, mais pénètre directement dans le corps à des températures bien plus modérées (40 et 60°C). Le réchauffement est profond, et l’absence d’air brûlant en
fait une option appréciée de ceux qui supportent mal les atmosphères étouffantes. Il présente aussi l’avantage d’être facile à installer, même dans un espace réduit.
Le hammam a quant à lui un taux d’humidité beaucoup plus élevé, proche de 100 %, et ses températures tournent autour des 45°C. Les jacuzzis, ces bains chauds à remous, sont souvent choisis en première installation.
Pour Elias Monnerat, une installation n’est pas meilleure qu’une autre. Chacune peut se suffire à elle-même, sans qu’il soit nécessaire de tout combiner : « Le choix dépend toujours du profil du client : ses préférences sensorielles, ses besoins, l’espace disponible et son budget. Notre rôle, chez Spa Wellness Concept Sàrl, est de les guider pour trouver la solution qui leur correspond ».
Des bénéfices considérables
Les bienfaits de ces bains de chaleur sont nombreux et bien documentés sur le plan scientifique. Une utilisation régulière du sauna contribue par exemple à améliorer la circulation sanguine, à renforcer le système immunitaire, à favoriser l’élimination des toxines par la transpiration et à réduire significativement le stress. Des études récentes montrent même un lien entre la pratique régulière du sauna et la réduction des risques cardiovasculaires.
L’humidité élevée du hammam est quant à elle excellente pour les voies respiratoires, l’hydratation de la peau et la détente musculaire profonde. Le spa jacuzzi, souvent sous-estimé, est remarquable pour la récupération musculaire et articulaire.
Mais les bienfaits dépassent les aspects physiologiques : « Ce qui revient systématiquement dans les témoignages de nos clients, c’est l’impact sur leur qualité de sommeil et leur niveau de stress. C’est souvent le
moment de la journée qu’ils préfèrent », précise le professionnel de chez Spa Wellness Concept Sàrl.
Créer son espace wellness
L’une des idées reçues les plus persistantes est que ce type d’installation implique nécessairement de grands travaux. En réalité, les contraintes techniques varient énormément selon le type d’équipement.
Un jacuzzi extérieur ne nécessite généralement qu’un raccordement électrique et une base stable. De même, un sauna dans le jardin peut s’installer en quelques jours, sans travaux massifs.
Pour des installations intérieures ou plus élaborées, il faut en revanche anticiper certains aspects comme l’alimentation électrique. « Un sauna finlandais nécessite une alimentation électrique en triphasé, tandis qu’un hammam requiert une étanchéité parfaite et une bonne gestion de la ventilation. C’est pourquoi une visite technique préalable est indispensable, afin d’évaluer les possibilités réelles et adapter la solution au contexte existant. Il y a presque toujours une solution, pour peu qu’on soit bien accompagné », explique Elias Monnerat. Un bien-être sur-mesure Lorsqu’un espace wellness est introduit dès la conception d’un bâtiment, tout peut être imaginé en cohérence. Des ouvertures sur l’extérieur peuvent être pensées, chaque pièce peut être parfaitement dimensionnée, et la ventilation, la plomberie et l’électricité peuvent être intégrés de façon invisible. Plusieurs espaces peuvent en outre être combinés dans un vrai circuit thermal, et le choix de matériaux peut se faire en dialogue avec l’architecture de la maison. En rénovation, les possibilités sont

Bois, mosaïque ou pierre naturelle ?
Que ce soit pour la rénovation ou le sur-mesure, le choix des matériaux est primordial. Elias Monnerat l’affirme : « pour un sauna, les essences de bois jouent un rôle central. On utilise notamment du tremble et de l’abachi pour les banquettes, des bois qui ne brûlent pas la peau au contact, ainsi que de l’hemlock, de l’épicéa nordique ou du cèdre rouge canadien pour la structure. Pour les modèles extérieurs, la robustesse face aux intempéries est primordiale ». Des esthétiques plus contemporaines peuvent aussi être réalisées avec de l’aluminium, du microciment ou du vitrage miroir. Pour le hammam, tout repose sur l’étanchéité : la faïence, la mosaïque, le marbre, la pierre naturelle ou le stuc vénitien sont des choix idéaux. En ce qui concerne un spa jacuzzi, la qualité de la fabrication, de l’isolation, de la filtration, ainsi que des équipements et des composants fait toute la différence.
Les clés pour se lancer
Avant d’entreprendre un tel projet, il est crucial de demander conseil et de faire évaluer sa faisabilité. « Beaucoup de personnes se concentrent uniquement sur le prix ou sur l’aspect visuel, sans prendre en compte des éléments pourtant essentiels comme la qualité de l’isolation, la consommation énergétique, la fiabilité des composants, ou encore la simplicité d’entretien », exprime l’expert. « Ce sont des aspects qui ne se voient pas sur une photo, mais qui font toute la différence sur la durée de vie de l’installation et sur le plaisir qu’on en tire chaque semaine. Les professionnels accompagnent également les particuliers pour éviter les erreurs d’installation fréquentes, qui viennent presque







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Fondé en 1991 à La Neuveville, atelier oï s’est imposé comme l’un des studios suisses les plus influents dans les domaines de l’architecture, du design et de la scénographie. Plus de trente ans après sa création, le trio formé par Aurel Aebi, Armand Louis et Patrick Reymond continue d’explorer de nouveaux territoires créatifs. Entre matière, émotion et transdisciplinarité, Aurel Aebi revient sur l’évolution de l’agence, son regard sur l’intelligence artificielle et sa quête permanente de sens.
ÀLa Neuveville, les ateliers d’Atelier oï ne ressemblent guère à l’image que l’on se fait d’un studio de design. Derrière les murs d’un ancien bâtiment industriel, le visiteur découvre un univers foisonnant où s’accumulent échantillons, prototypes, maquettes et objets venus des quatre coins du monde. Dans la vaste matériothèque, des milliers de références dialoguent silencieusement : essences de bois, textiles, papiers, fibres naturelles, métaux, verres soufflés ou matériaux expérimentaux.
Ici, la matière n’est pas une simple ressource. Elle est souvent le point de départ de la réflexion. « Nous avons près de 20 000 références », explique Aurel Aebi en parcourant les rayonnages. Cofondateur d’Atelier oï avec Armand Louis et Patrick Reymond en 1991, il continue de voir dans chaque matériau une invitation à explorer de nouveaux territoires.
Au fil des années, le petit bureau créé par trois amis est devenu une référence internationale du design, de l’architecture et de la scénographie. Pourtant, l’esprit des débuts demeure : une curiosité intacte, une approche transdisciplinaire et une volonté de faire dialoguer les savoir-faire plutôt que de les cloisonner.
À l’ère de la spécialisation et des outils numériques, Atelier oï défend une vision plus organique de la création, où l’émotion, l’expérimentation et le contact avec la matière restent essentiels.
Aurel Aebi, après plus de trente ans d’existence, qu’est-ce qui vous surprend encore dans votre métier ? Ce qui est fascinant, c’est que la créativité reste illimitée alors que le savoir, lui, est limité. Nous vivons dans un monde où l’on accumule des connaissances, mais la capacité à créer, à imaginer des liens nouveaux, demeure infinie.
Notre métier exige une curiosité permanente. On découvre constamment des choses que l’on n’avait jamais vues auparavant, puis on les combine avec d’autres éléments. C’est ce qui nourrit notre travail depuis le début. La démarche transdisciplinaire d’atelier oï joue un rôle essentiel dans cette dynamique. Nous regardons le monde à travers plusieurs disciplines : l’architecture, le design, l’architecture intérieure ou encore la scénographie. Selon les « lunettes » que l’on porte, un même paysage révèle des réalités différentes. L’architecte perçoit les volumes et les espaces, le graphiste les lignes et les compositions, le scénographe les séquences et les mises en scène.
Cette diversité de regards nous oblige à rester ouverts. Nous travaillons aujourd’hui à l’échelle internationale et cela nous pousse continuellement à apprendre. Mais il faut aussi savoir désapprendre. Nous développons actuellement un projet au Cambodge et j’ai réalisé que certaines certitudes que je croyais acquises ne fonctionnaient plus dans ce contexte. Il faut parfois abandonner ses réflexes pour regarder les choses autrement.
Vous dites souvent qu’il faut aussi savoir désapprendre. Pourquoi ?
Parce que lorsque l’on accumule de l’expérience, on risque également d’accumuler des certitudes. Or la créativité demande de conserver un regard neuf, d’accepter d’être surpris et de remettre en question ses habitudes. Désapprendre ne signifie pas oublier ce que l’on sait, mais rester disponible à d’autres possibilités. Atelier oï est né de la rencontre de trois personnalités. Comment votre manière de collaborer a-t-elle évolué ? Au départ, nous étions simplement trois associés. Pendant les premières années, nous travaillions pratiquement seuls. Puis très rapidement, une équipe s’est constituée autour de nous. Ce qui nous a toujours intéressés, c’est la richesse qui naît de l’échange. Lorsqu’on travaille seul, on suit souvent une pensée linéaire. À plusieurs, il se crée une tension fertile entre différentes sensibilités. Les meilleures idées surgissent souvent dans cet espace intermédiaire, dans ce qui se dessine entre les lignes d’une conversation. Avec le temps, cette logique s’est amplifiée. Nous sommes passés d’une structure de trois personnes

à une équipe qui compte entre trente et cinquante collaborateurs selon les projets. Nos métiers se sont également complexifiés. Aujourd’hui, un projet mobilise des spécialistes du climat, des matériaux, de la lumière, de l’énergie ou encore de la physique du bâtiment.
Nous réunissons aussi des collaborateurs issus d’une douzaine de cultures différentes. Cette diversité constitue une formidable source d’enrichissement. Chaque personne apporte un regard spécifique qui nourrit le projet.
L’atelier fonctionne aujourd’hui comme un organisme vivant. Il évolue, se transforme et se réinvente en permanence. Ce n’est pas un modèle où quelques dirigeants décident et où les autres exécutent. C’est un processus de co-création.
La transdisciplinarité est au cœur de votre ADN. Est-elle devenue plus complexe à mettre en œuvre dans un monde toujours plus spécialisé ? Oui, sans aucun doute. Les projets sont devenus beaucoup plus complexes et les compétences extrêmement spécialisées.
Mais le rôle du créateur reste de fédérer ces expertises autour d’une vision commune. Nous devons rassembler tous ces savoirs au service d’une idée forte.
Aujourd’hui, beaucoup parlent de storytelling. Chez atelier oï, nous préférons évoquer la notion de « story texture ». Il ne s’agit pas seulement de raconter une histoire, mais de lui donner une forme tangible, une matérialité, une présence.
C’est ce qui nous a conduits à collaborer avec des maisons comme Louis Vuitton, Bulgari ou Fendi. Nous cherchons à comprendre leur ADN profond pour traduire leurs valeurs dans l’espace, les objets ou les expériences.
Autrefois, l’architecte pouvait être considéré comme un chef d’orchestre unique. Aujourd’hui, le projet ressemble davantage à une constellation de compétences qu’il faut réunir autour d’une même intention.
La matière semble occuper une place centrale dans votre processus créatif. Absolument. Chez nous, la matière est souvent le point de départ du projet.
Nous avons constitué au fil des années une matériothèque qui rassemble près de 20 000 références. Nous fonctionnons un peu comme des cuisiniers : les matériaux sont nos ingrédients.
Lorsque nous développons un projet, nous commençons rarement par dessiner une forme abstraite. Nous observons d’abord la matière, ses propriétés, sa texture, sa souplesse, sa résistance. Ensuite seulement apparaît la forme.
Prenons l’exemple du cuir. Nous explorons actuellement différentes alternatives végétales. Mais un cuir végétal ne doit pas forcément chercher à imiter un cuir animal. Il peut développer sa propre esthétique, son propre langage.
Nous sommes également fascinés par des savoir-faire traditionnels que nous redécouvrons. Les tavillons en bois, par exemple, ces petites lattes utilisées autrefois pour les façades, nous inspirent énormément aujourd’hui.
Les formes naissent de la matière. Si vous travaillez le bois, la pierre, le métal ou le cuir, les réponses seront forcément différentes.
Quel regard portez-vous sur l’IA ?
L’intelligence artificielle est un outil intéressant, mais il faut comprendre sa nature.
Elle est fondamentalement générative : elle réassemble, synthétise et reformule des éléments déjà existants. Elle peut nous aider à effectuer des recherches, à analyser des informations ou à accélérer certaines étapes.
Mais notre processus créatif reste profondément ancré dans l’expérience physique de la matière. Nous travaillons avec nos mains. Nous expérimentons. Nous observons.
L’intelligence artificielle peut faciliter certaines démarches, mais elle ne remplace ni l’intuition, ni le contact direct avec les matériaux, ni l’émotion qui naît de l’expérimentation.
Vous évoquez souvent la notion de « levitas ». Pourquoi est-elle si importante aujourd’hui ?
Parce qu’elle constitue une forme de contrepoint à la gravitas. La gravitas, c’est tout ce qui nous attire vers le bas : les crises, les conflits, les inquiétudes qui traversent notre époque. La levitas représente au contraire ce qui nous élève.
Nous avons toujours été fascinés par cette tension entre stabilité et mouvement, entre poids et légèreté.
Dans nombre de nos scénographies ou de nos installations, nous cherchons à créer cette impression de suspension, presque de flottement. Ce sont des moments qui permettent de s’extraire, ne serait-ce qu’un instant, de la lourdeur du quotidien.
Dans un monde souvent anxiogène, cette capacité à susciter l’émerveillement nous paraît plus importante que jamais.
Les clients recherchent-ils aujourd’hui autre chose qu’il y a quinze ans ?
Oui, je crois que beaucoup sont désormais à la recherche de sens. Nous travaillons souvent dans l’univers du luxe.
Mais au-delà de l’esthétique ou de la performance, les clients veulent comprendre pourquoi ils font les choses. Ils cherchent ce que j’appelle « l’image derrière l’image ».
La première image est celle que l’on voit immédiatement. Mais ce qui nous intéresse davantage, c’est ce qui se cache derrière : les valeurs, l’histoire, la raison d’être.
Cette réflexion est devenue particulièrement forte depuis le Covid. Cette période a obligé beaucoup de personnes à ralentir, à se recentrer et à s’interroger sur leurs priorités.
Nous observons aujourd’hui une quête de profondeur, une recherche de beauté intérieure plutôt que simplement de beauté extérieure.
Quel projet rêvez-vous encore de réaliser ? Nous avons eu la chance de travailler dans des domaines extrêmement variés : des flacons de parfum, des meubles, des musées, des scénographies, des espaces commerciaux ou encore des bâtiments culturels.
Mais il existe un projet qui continue de nous faire rêver : un hôtel conçu comme une expérience totalement holistique.
Un lieu où nous pourrions mobiliser l’ensemble des disciplines que nous explorons depuis plus de trente ans. L’architecture, bien sûr, mais aussi la lumière, les matériaux, le son, les odeurs, les objets et les parcours. Nous avons déjà réalisé des hôtels au Japon et à Prague, mais nous aimerions aller encore plus loin.
Comment faire entendre l’architecture ? Comment la faire sentir ? Comment concevoir une lumière qui accompagne les rythmes naturels de la journée ? Comment créer un lieu qui sollicite tous les sens ?
C’est probablement l’un des projets qui nous enthousiasme le plus aujourd’hui.
Comment préserver une approche artisanale alors que vous travaillez à l’échelle internationale ?
Nous appliquons un principe simple : penser globalement, agir localement. Les idées peuvent circuler partout dans le monde. Mais le savoir-faire, lui, reste profondément ancré dans des territoires.
Nous avons travaillé avec des verriers à Murano, avec des céramistes au Japon, avec des artisans spécialisés dans des techniques ancestrales. Chaque lieu possède ses propres connaissances et ses propres gestes.
Nous sommes moins fascinés par le savoir que par le savoir-faire. Notre approche consiste à aller à la rencontre de ces artisans, à comprendre leur manière de travailler et à apprendre d’eux.
Finalement, malgré nos soixante ans, nous essayons de conserver un regard d’enfant. Cette curiosité reste essentielle.
Si vous deviez résumer l’ADN d’atelier oï en trois mots ?
Je dirais : émotion, matière et transdisciplinarité.
Mais j’ajouterais volontiers quelques notions complémentaires comme le contenu, le contexte ou la sensibilité.
Pendant longtemps, le design a affirmé que « la forme suit la fonction ». Nous avons plutôt tendance à dire que la forme suit l’émotion. Et aujourd’hui, nous pensons même que la forme suit d’abord le contenu.
Un projet doit porter une idée forte. Sans contenu, le design devient décoration. Sans contenu, l’architecture se transforme en simple décor.
Notre ambition reste de créer des projets qui possèdent du sens, de la profondeur et une véritable résonance émotionnelle.
Quel conseil donneriez-vous aux jeunes créateurs ?
De croire en eux-mêmes et de rester curieux.
Le mot succès est intéressant : on le considère souvent comme un objectif extérieur. Pourtant, pour moi, le succès consiste d’abord à se dépasser, à rester fidèle à ses convictions.
Il faut croire à ses idées, même lorsqu’elles semblent improbables. Toute réalisation commence par une imagination.
Si vous êtes capable d’imaginer quelque chose, alors vous êtes déjà en train de créer les conditions de son existence. Voilà peut-être le conseil le plus important : continuer à rêver, continuer à explorer et ne jamais cesser d’apprendre.

Dans la cuisine contemporaine, l’électroménager ne se contente plus d’être fonctionnel : il s’intègre à l’architecture intérieure comme un véritable élément de langage. Avec ses gammes Noir Mat et SaphirMatt, Electrolux explore une esthétique de la discrétion et de la durabilité, où la matière devient sensible, presque vivante. Rencontre avec les designers Aurel Aebi (Atelier oï) et Thomas Gardner, qui redéfinissent les contours d’une élégance domestique pensée pour durer.

Longtemps relégué au rang d’objet purement utilitaire, l’électroménager s’impose aujourd’hui comme un véritable champ d’expérimentation pour les designers. Dans les cuisines contemporaines, il ne s’agit plus seulement de cuire, réfrigérer ou laver, mais d’inscrire ces gestes dans un environnement cohérent, pensé comme un tout. Une évolution silencieuse, mais profonde, où la matière, la lumière et la durabilité deviennent les nouveaux fondements du design.
Avec ses gammes Noir Mat et SaphirMatt, Electrolux s’inscrit pleinement dans cette transformation. Ici, les appareils ne cherchent pas à attirer l’attention. Ils s’intègrent, s’effacent parfois, ou au contraire structurent l’espace par leur présence subtile. Une esthétique de la retenue qui repose sur une idée simple : la beauté ne s’impose pas, elle s’accorde.
La cuisine comme paysage Pour Aurel Aebi, designer et cofondateur de l’Atelier oï, la cuisine ne peut plus être pensée comme une addition d’objets techniques. Elle doit être envisagée comme un paysage domestique, un ensemble fluide où chaque élément dialogue avec les autres. « On part du contexte, de l’espace, puis on descend vers l’objet », résume-t-il.
Dans cette approche, les surfaces jouent un rôle central. Le verre, notamment, fascine par sa capacité à absorber et refléter son environnement. Matière issue de la transformation du sable, il conserve en lui une mémoire de son état liquide. « Quand on le regarde, on sent encore qu’il a été fluide », observe Aebi. Une qualité presque organique qui en fait un matériau idéal pour des appareils destinés à vivre longtemps au cœur de la maison.
Cette vision dépasse la seule cuisine. Elle s’inscrit dans une réflexion plus large sur l’architecture intérieure, où les frontières entre mobilier, équipement et espace s’estompent progressivement. L’électroménager devient alors un élément de composition, au même titre que la lumière ou les matériaux architecturaux.
La cuisine devient
ainsi un lieu d’équilibre, où la technologie s’intègre sans rupture, et où le design accompagne les gestes du quotidien sans les perturber.
La discrétion comme signature
Dans cet univers, la couleur joue un rôle paradoxal. Chez Electrolux, les teintes dominantes restent volontairement neutres : noirs, gris, nuances minérales. Un choix qui n’a rien d’un hasard esthétique, mais répond à une logique de durabilité. « La couleur vieillit vite, alors que la neutralité traverse le temps », expliquent les designers.
C’est cette philosophie qui guide la gamme Noir Mat. Pensée comme un ensemble cohérent de fours, fours vapeur, micro-ondes et tiroirs chauffants, elle repose sur une surface en verre au toucher doux, légèrement velouté. Selon la lumière, les appareils oscillent entre profondeur noire et reflets argentés. Ils ne captent pas l’attention : ils l’accompagnent.
Les formes, elles aussi, participent à cette logique d’intégration. Les bords adoucis absorbent la lumière ambiante et créent un effet de continuité avec l’architecture de la cuisine. Le résultat est volontairement discret, presque silencieux. Une présence qui ne s’impose jamais, mais qui structure l’espace avec précision.
SaphirMatt : la matière comme promesse Avec la gamme SaphirMatt, Electrolux pousse encore plus loin la réflexion sur la matière. Ici, il ne s’agit plus seulement d’esthétique, mais de performance et de résistance.
Le plan de cuisson à induction en vitrocéramique noir mat se distingue par sa surface structurée, conçue pour résister aux rayures et aux traces du quotidien.
Mais au-delà de l’aspect fonctionnel, c’est la perception de la matière qui change. La surface évoque une étendue minérale, presque liquide, où la lumière glisse sans jamais s’accrocher. Pour Aurel Aebi, cette horizontalité rappelle « une surface d’eau », un élément naturel transposé dans l’univers domestique.
Cette dimension sensorielle est essentielle. Elle transforme un objet technique en expérience visuelle et tactile. L’électroménager ne se limite plus à sa fonction : il devient une présence, un élément de décor vivant, capable d’évoluer avec l’espace et le temps.
Un design pensé pour durer
La question de la durabilité traverse l’ensemble de la démarche. Dans un monde où les tendances esthétiques évoluent rapidement, l’enjeu est de concevoir des objets capables de résister non seulement physiquement, mais aussi visuellement. D’où ce choix assumé de la sobriété.
Chez Electrolux, le design n’est pas pensé comme un effet, mais comme un processus lent. Les équipes travaillent en itération permanente, entre

essais, prototypes et ajustements. Une logique de progression continue où chaque détail compte.
Cette approche collaborative s’étend aux usages eux-mêmes. Les designers observent les pratiques culinaires, analysent les besoins réels des utilisateurs, explorent les manques. Ce va-et-vient constant entre terrain et conception permet d’affiner les produits jusqu’à leur forme la plus juste.
L’élégance invisible
Dans l’univers de la cuisine haut de gamme, l’élégance ne se mesure plus à l’opulence, mais à la capacité d’un objet à s’effacer tout en étant parfaitement présent. C’est ce que proposent les gammes Noir Mat et SaphirMatt : une esthétique de la continuité, où chaque élément trouve naturellement sa place dans l’espace.
Cette discrétion assumée n’exclut pas la sophistication. Au contraire, elle la déplace. Elle ne réside plus dans les formes spectaculaires ou les finitions brillantes, mais dans la justesse des proportions, la qualité des matériaux, et la cohérence globale du système.
La cuisine devient ainsi un lieu d’équilibre, où la technologie s’intègre sans rupture, et où le design accompagne les gestes du quotidien sans les perturber. Un espace où l’on cuisine autant qu’on habite.
Une nouvelle idée du luxe À travers ces deux gammes, Electrolux propose finalement une redéfinition du luxe domestique. Non plus un luxe démonstratif, mais un luxe de la durée, de la matière et de la discrétion. Un luxe qui ne cherche pas à briller, mais à durer.
Dans cette perspective, l’électroménager n’est plus un simple équipement. Il devient un élément d’architecture intérieure, un partenaire silencieux du quotidien, pensé pour accompagner les usages sur le long terme.
Et c’est peut-être là que réside la véritable modernité de cette approche : dans cette capacité à faire disparaître la complexité technique derrière une évidence esthétique. Une élégance qui ne se montre pas, mais qui se vit.
Plus d’informations sur www.electrolux.ch


En Suisse, les bâtiments engloutissent à eux seuls près de 40 % de toute l’énergie consommée et génèrent environ un quart des émissions de CO2. Face à ce constat, il devient urgent d’encourager les rénovations énergétiques afin d’améliorer l’efficacité des habitations et de réduire leur impact climatique. Pour ce faire, plusieurs programmes d’information et d’encouragement sont disponibles. Zoom sur certains d’entre eux.
ne maison énergétiquement autonome, c’est une maison capable de produire l’énergie qu’elle consomme. Dans les faits, cette autosuffisance n’est souvent pas totale. Il s’agit surtout de réduire sa dépendance aux énergies fossiles, le tout en améliorant sa qualité de vie. Si les solutions ne manquent pas, encore faut-il les connaître.
Une nécessité d’agir
Dans sa Stratégie énergétique 2050, la Suisse s’est engagée dans une dynamique positive pour atteindre ses objectifs énergétiques et climatiques, et de nombreux progrès ont été réalisés en ce sens. Ainsi, l’intérêt pour les rénovations énergétiques est à la hausse ces dernières années. Sandrine Klötzli, responsable de la communication du Programme Bâtiments à l’Office fédéral de l’énergie, indique : « Entre 2011 et 2020, le taux de rénovation de l’enveloppe des bâtiments a progressé de 40 à 50 % par rapport à la décennie précédente, et le remplacement des chauffages fossiles par des solutions renouvelables s’est fortement accéléré, surtout depuis 2018. » Toutefois, de nombreux freins subsistent, rendant le chemin vers l’autonomie énergétique encore long. Premièrement, le parc immobilier suisse est vieillissant. Plus d’un million de logements sont mal isolés. En outre, deux bâtiments sur trois utilisent encore un chauffage aux énergies fossiles ou à l’électricité directe. Le coût financier de départ reste également un obstacle pour de nombreux propriétaires, qui craignent de devoir s’engager dans des démarches coûteuses et complexes, sans forcément percevoir les bénéfices de cet investissement.
À cela vient s’ajouter la difficulté d’avoir une vue d’ensemble sur les offres disponibles en raison de la diversité des solutions et des prix proposés. Pour améliorer l’efficacité énergétique d’un bâtiment, plusieurs équipements sont en effet nécessaires. Si les panneaux solaires sont une solution souvent privilégiée par les propriétaires, on pense aussi au remplacement des chauffages utilisant des énergies fossiles par des sources d’énergie plus écologiques, telles que des pompes à chaleur ou le raccordement à un réseau de chaleur renouvelable (CAD). Les systèmes de pilotage intelligents font également partie des aménagements conseillés, car ils permettent d’optimiser sa consommation d’énergie en fonction de sa production. Enfin, l’incertitude quant au contexte géopolitique et économique, couplée aux évolutions technologiques de plus en plus rapides, rendent souvent les propriétaires hésitants.
Première étape : être bien informé Pour contrer cette méfiance et ces idées reçues, il faut informer. C’est là que SuisseEnergie entre en jeu. Le programme de la Confédération pour l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables met en effet à disposition des propriétaires des guides, des outils et des contacts pour les accompagner lors de leurs rénovations.
SuisseEnergie a lancé il y a quelques mois une nouvelle campagne baptisée « Votre maison aussi veut profiter du soleil ». Sandrine Klötzli explique l’objectif : « Le message de la campagne repose sur une idée simple : un logement, comme une personne, a besoin d’attention pour rester en bon état. À travers le slogan ‘Votre maison aussi veut rester en forme’, elle invite les propriétaires à considérer la rénovation
énergétique comme une démarche naturelle d’entretien et d’amélioration de leur bien. Dans cette optique, la campagne propose des informations claires et fiables sur les différentes étapes de la modernisation énergétique. Elle accompagne également les propriétaires dans leur réflexion en mettant à disposition des outils et des offres de conseil, afin de faciliter le passage à l’action. »
Car des avantages à la rénovation, il y en a. Au-delà de réduire les dépenses énergétiques de leur foyer sur le long terme, les propriétaires améliorent leur confort intérieur et évoluent dans un cadre de vie plus agréable. Les biens sont valorisés et deviennent ainsi plus attractifs.
Des subventions pour passer à l’action Une fois les informations recueillies, des aides financières existent afin de concrétiser ses projets. Mis en œuvre par la Confédération et les cantons, le Programme Bâtiments vise à réduire de manière significative la consommation d’énergie et les émissions de CO2 du parc immobilier helvétique en apportant un soutien financier aux propriétaires.
Les types de rénovations encouragés par le programme sont divers. Ils vont des travaux d’isolation thermique des toitures et des façades, aux changements de chauffages, en passant par des mesures visant à améliorer l’efficacité énergétique globale du bâtiment.
Sandrine Klötzli précise : « Le programme soutient le remplacement des chauffages fonctionnant aux énergies fossiles par des systèmes utilisant des énergies renouvelables, comme les pompes à chaleur ou le raccordement à un réseau de chaleur. Les assainissements énergétiques complets sont aussi encouragés, tout comme les rénovations réalisées en
plusieurs grandes étapes planifiées dans le temps. » Pour bénéficier de ces subventions, il faut avancer par étape. La meilleure chose à faire est, tout d’abord, de prendre le temps de se renseigner. Faire évaluer son bien immobilier par un expert en énergie permet ensuite d’établir un diagnostic afin de choisir les solutions qui correspondent à sa situation. Cette évaluation permet ensuite de concevoir une stratégie d’assainissement globale, intégrant la planification des travaux, leur envergure et leur mise en œuvre progressive si nécessaire. À noter que la demande de subventions doit absolument être déposée auprès de l’instance cantonale avant le début des travaux, et que le versement des aides financières se fait lorsque ceux-ci sont terminés. Les subventions ont un impact réel sur la décision de rénover. En plus de rendre les projets de rénovation plus accessibles car moins coûteux, elles encouragent également l’adoption de standards plus ambitieux, notamment en combinant plusieurs mesures ou en privilégiant des solutions renouvelables. Les propriétaires ont ainsi tendance à prendre des décisions plus rapidement et à augmenter l’ampleur de leurs travaux, ce qui in fine permet de réduire davantage leurs factures énergétiques.
Sandrine Klötzli conclut : « Les conditions sont aujourd’hui réunies pour avancer : les outils de planification et de conseil sont accessibles, l’accompagnement est bien structuré, et des aides financières existent. Tout cela offre aux propriétaires un cadre favorable pour agir, et contribue à maintenir la Suisse sur une trajectoire globalement positive. »


Serge Senalada Directeur Ventes pour Elco Suisse romande
Adoptée en 2026, la nouvelle Loi vaudoise sur l’énergie (LVLEne) vise à accélérer la transition énergétique en favorisant notamment le recours aux énergies renouvelables locales. Face à cette nouvelle politique, Elco réaffirme sa mission : concevoir et proposer des solutions de chauffage et de production d’énergie adaptées à la fois aux besoins du marché et des propriétaires. Dans cette interview, Serge Senalada, Directeur Ventes pour Elco Suisse romande, décrypte les enjeux de cette nouvelle législation.
Serge Senalada, la LVLEne entrera en vigueur en janvier 2027. Qu’est-ce qui va changer pour les propriétaires de maisons individuelles et de PPE équipées d’un chauffage au mazout ou au gaz ?
La validation de la nouvelle Loi sur l’Énergie marque un tournant majeur pour le canton de Vaud. Probablement dès janvier 2027, le remplacement d’une ancienne chaudière fossile par une nouvelle installation 100 % fossile ne sera plus la norme. Pour les propriétaires, cela signifie que la gestion de leur chauffage ne pourra plus se faire au dernier moment, en cas de panne subite. Il faut désormais anticiper, car chaque changement de système devra intégrer une part importante d’énergies renouvelables ou répondre à des critères d’efficacité énergétique. L’objectif est d’amorcer une sortie progressive du fossile d’ici 2047.
Concrètement, quelles options s’offrent aux propriétaires ?
Aujourd’hui, les propriétaires disposent de deux options, et Elco est en mesure de les accompagner dans chacune d’elles. La première est d’opter dès à présent pour une solution de chauffage renouvelable : installer une pompe à chaleur (air-eau ou géothermique), un
système biomasse (bois/pellets) ou se raccorder à un réseau de chauffage à distance si la zone le permet.
La deuxième option consiste à moderniser l’installation existante avec une solution fossile de transition. Pour celles et ceux qui ne sont pas encore prêts techniquement ou financièrement à passer à un système entièrement renouvelable, l’installation d’une chaudière au gaz ou au mazout de dernière génération, à très haute performance, reste une option envisageable, à condition qu’elle ait lieu avant l’application de la loi.
Pour les propriétaires dont le système de chauffage arrive en fin de vie, quelles solutions s’offrent encore à eux jusqu’au 31 décembre 2026 ?
Jusqu’au 31 décembre 2026, la législation actuelle s’applique encore, ce qui constitue une véritable opportunité réglementaire. Un propriétaire dont la chaudière est en fin de vie peut tout à fait décider de la remplacer par une nouvelle chaudière au gaz ou au mazout à condensation. C’est une solution rapide, souvent moins lourde en investissement initial, et qui permet de sécuriser le chauffage du bâtiment pour les 15 à 20 prochaines années avec un équipement moderne et plus économe que l’ancien.
À partir de 2027, quelles solutions ne seront plus autorisées ou fortement limitées lors du remplacement d’un chauffage existant ?
Dès 2027, le remplacement direct et « à l’identique » d’une chaudière au mazout ou au gaz par un système fossile standard sans compensation ne sera plus possible. Pour pouvoir réinstaller du fossile, les conditions seront si restrictives que le passage aux énergies renouvelables deviendra la solution la plus simple, la plus logique et la plus valorisante pour le patrimoine immobilier.
Quels critères doivent guider leur décision ?
Trois critères essentiels doivent être considérés :
L’état du bâtiment : une pompe à chaleur est particulièrement adaptée aux bâtiments bien isolés. Pour les logements énergivores, une modernisation de la chaudière fossile avant 2027 peut constituer une solution transitoire avant une rénovation énergétique.

– Le budget et les subventions : le passage au renouvelable demande un investissement initial plus élevé, mais il donne accès à des subventions cantonales très intéressantes et offre des coûts d’exploitation réduits à long terme.
L’urgence de la situation : si la chaudière montre des signes de faiblesse majeurs, attendre 2027 sans plan d’action est un risque.
Face aux incertitudes et à la complexité des nouvelles règles, comment Elco accompagne-t-elle les propriétaires dans le choix d’une solution adaptée à leur situation ?
Chez Elco, notre force est d’être un partenaire multiénergies. Nous ne poussons pas une technologie plutôt qu’une autre : nous cherchons la meilleure solution pour le client. Nous accompagnons nos clients en
collaboration avec nos partenaires installateurs, de l’analyse thermique du bâtiment à l’étude de faisabilité, en passant par le calcul des subventions disponibles. Que le client choisisse la sécurité d’une transition immédiate vers une pompe à chaleur Elco (un domaine où notre expertise et la fiabilité de nos produits sont reconnues) ou qu’il préfère installer une dernière chaudière à condensation au gaz ou au mazout avant l’échéance de fin 2026, nous concevons le projet sur mesure. Notre service après-vente et de maintenance assure ensuite la pérennité de l’installation.
En tant que spécialiste du chauffage et des solutions énergétiques, quel regard portez-vous sur les changements apportés par la nouvelle loi vaudoise sur l’énergie ? Ces changements sont ambitieux, mais nécessaires pour atteindre les objectifs climatiques. Ils apportent de la clarté et fixent un cap précis pour le canton de Vaud. L’erreur serait de voir cette loi comme une contrainte insurmontable. C’est au contraire une opportunité de valoriser son bien immobilier, de réduire son empreinte carbone et de se protéger des fluctuations futures des prix des énergies fossiles. Avec le soutien financier de l’État et l’accompagnement d’experts comme Elco, la transition énergétique est tout à fait réalisable, sereinement et au rythme de chacun.
Plus d’informations sur www.elco.ch
Volta Swiss • Brandreport
CEO de Volta Swiss Sàrl, Alexandre Rottet défend une approche du bâtiment où la toiture seule ne suffit plus à répondre aux besoins énergétiques. Pour lui, l’avenir passe par une équation simple : mieux isoler, produire de l’énergie photovoltaïque sur toutes les surfaces disponibles, stocker, puis consommer l’électricité au plus près du lieu de production.

Alexandre Rottet Directeur
Fondée en 2022 par Alexandre Rottet et Norbert Nemes, Volta Swiss Sàrl prolonge l’expertise de Rottet Menuiserie-Charpente Sàrl, active depuis plus de 60 ans. D’abord spécialisée dans les installations de panneaux photovoltaïques de toiture, l’entreprise a depuis élargi son offre aux tuiles solaires puis aux panneaux solaires de façade.
Alexandre Rottet, faut-il regarder le bâtiment autrement ?
Oui. Aujourd’hui, la production solaire se concentre principalement sur les toitures. Elle reste essentielle, mais ne suffit pas toujours. Dans un immeuble, l’emprise au sol définit la surface de toit, alors que chaque étage supplémentaire augmente les besoins. À partir de quatre niveaux, utiliser les façades devient intéressant. Le bâtiment de demain devra produire sur toutes les surfaces qui peuvent l’être : la toiture, bien sûr, mais aussi les façades et les gardecorps de balcons, via des modules photovoltaïques décoratifs. Pourquoi les façades sont-elles pour l’instant peu exploitées ?
Le produit est encore peu connu. On pense généralement à des panneaux sombres, difficiles à intégrer dans l’architecture. Or les solutions ont beaucoup évolué. Il existe aujourd’hui des panneaux de différentes couleurs, de différentes formes, et même des panneaux transparents capables de produire de l’électricité. Bien sûr, certaines contraintes demeurent, notamment sur les bâtiments classés. Mais dans beaucoup de cas, les possibilités sont bien plus grandes qu’on ne l’imagine.
Une façade solaire peut-elle être aussi pertinente qu’une installation en toiture ?
Oui, surtout en saison froide. En automne et en hiver, le soleil est plus bas. Il arrive donc avec un angle plus favorable sur une façade que sur une toiture. C’est aussi la période où les besoins énergétiques sont les plus importants. La façade présente un autre avantage : elle est moins exposée aux problèmes liés à la neige. Il ne s’agit pas d’opposer toiture et façade, mais de les utiliser ensemble.
Pourquoi l’isolation doit-elle être associée à cette production solaire ?
Il n’y a aucun sens à produire de l’électricité sur un bâtiment qui est mauvais sur le plan thermique. En Suisse, l’achat d’énergies fossiles représente environ 10 milliards de francs par an (source : fondationenergie.ch). Sur ce montant, près de 40 % sont liés au chauffage et à l’énergie des bâtiments, soit environ 4 milliards de francs. Mettre les bâtiments construits avant 1980 au niveau des standards actuels d’isolation permettrait, selon les estimations, de réduire la consommation énergétique d’environ 25 térawattheures par an, ce qui représenterait près d’un milliard de francs d’économies chaque année. Il faut retenir qu’une fois un bâtiment isolé, les économies se répètent chaque année.
Comment agir concrètement sur un bâtiment existant ?
Il faut traiter le sujet de manière globale. Si l’on intervient sur une façade ou sur une toiture, pour une rénovation par exemple, il est logique de réfléchir en même temps à l’isolation et à la production solaire. Cela évite de multiplier certaines dépenses comme les échafaudages, tout en permettant d’améliorer réellement l’efficacité énergétique du bâtiment.
Quel rôle joue le stockage dans cette évolution ?
C’est aujourd’hui le nerf de la guerre. Il y a quelques années, les propriétaires qui installaient des panneaux solaires se posaient moins cette question, car les gestionnaires de réseau de distribution (GRD) rachetaient l’énergie produite en surplus. Aujourd’hui, ces GRD doivent pouvoir lisser les

pics de production et éviter d’ajouter de la tension sur un réseau déjà très sollicité. Cela implique une diminution des quantités et du prix de rachat. La question du stockage devient donc essentielle pour les propriétaires.
Que permettent les Communautés d’électricité locales (CEL) ?
Créer une CEL, c’est proposer de consommer l’énergie au plus près de son lieu de production. Un bâtiment équipé de panneaux solaires utilise d’abord son électricité pour ses propres besoins. S’il dispose d’une batterie, il peut stocker une partie de cette production pendant la journée pour la réutiliser le soir ou la nuit. Mais lorsque la batterie est pleine et que le bâtiment produit encore, le surplus peut être partagé avec des voisins ou des bâtiments communaux.
Quel est l’intérêt de ce modèle de CEL ?
Actuellement, un producteur peut réinjecter son surplus sur le réseau à un prix peu intéressant, et les voisins sans installation achètent leur électricité à un prix élevé auprès des GRD. Avec une communauté locale, les parties intéressées sont mises en relation. Le producteur valorise mieux son électricité, le consommateur paie moins cher que sur le réseau traditionnel, et celui-ci est moins sollicité. Tout l’enjeu est là : produire et consommer localement permet de limiter les coûts liés au transport de l’électricité.
À quoi pourrait ressembler le bâtiment idéal dans dix ans ?
Je l’imagine avec des panneaux photovoltaïques sur son toit, sur ses garde-corps de balcons et ses façades Sud, Est et Ouest. Il devra aussi intégrer des solutions de stockage par batteries lithium et/ou hydrogène, ainsi que des bornes de recharge pour les véhicules électriques. Le bâtiment ne sera donc plus seulement un lieu de consommation ; il sera un producteur d’énergie capable de stocker l’électricité produite, de subvenir à ses propres besoins et, lorsque c’est possible, de contribuer aux besoins de son quartier. Nous avons toutes les cartes en main pour agir.
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Présent dans de nombreuses régions suisses, le calcaire fait partie du quotidien de nombreux ménages. Souvent associé aux traces blanches visibles dans la salle de bain ou la cuisine, il peut également avoir des conséquences plus importantes sur les installations et les appareils domestiques. Face à ce problème, l’entreprise suisse Tratson propose une approche sans sel et sans aucun consommable.
ulia Schneeberger, responsable francophonie chez Tratson, fait le point sur les enjeux liés à l’eau dure et sur les différentes approches permettant de limiter ses effets.
Julia Schneeberger, dans les habitations, quels sont les principaux désagréments liés au calcaire ?
La plupart des personnes remarquent d’abord les effets du calcaire sur les surfaces visibles. Les dépôts blancs qui apparaissent autour des robinets, sur les parois de douche, les éviers ou encore les carrelages nécessitent un nettoyage fréquent. C’est souvent cet aspect esthétique qui pousse les propriétaires ou les locataires à s’intéresser à la qualité de leur eau.
Cependant, les effets les plus importants sont souvent moins visibles. Le calcaire peut progressivement s’accumuler dans les conduites et les équipements domestiques. Ces dépôts contribuent à leur usure à long terme. Le calcaire est donc autant une question de confort quotidien qu’un enjeu lié à la durabilité des équipements.
Quels équipements sont particulièrement touchés ?
Tous les appareils utilisant de l’eau peuvent être concernés. Les appareils ménagers tels que les lave-vaisselle, les machines à laver ou les systèmes de production d’eau chaude, sont également affectés.
Dans le cas des boilers notamment, le tartre réduit l’efficacité des échanges thermiques et augmente la sollicitation de certains composants. Cela peut
entraîner une hausse de la consommation énergétique et raccourcir significativement la durée de vie de ces appareils. De manière générale, plus un appareil chauffe l’eau ou fonctionne régulièrement, plus il risque d’être confronté à l’accumulation de calcaire.
Comment peut-on savoir si l’eau d’un logement est dure ?
Il existe plusieurs moyens de connaître la dureté de son eau. Le plus simple consiste à utiliser des bandelettes de test disponibles dans le commerce. Elles permettent de mesurer la dureté de l’eau en degrés français et donnent une indication rapide sur sa teneur en minéraux.
Les habitants peuvent également se renseigner auprès de leur commune ou de leur fournisseur d’eau, qui publient souvent des informations sur la qualité et la dureté de l’eau distribuée dans leur région.
Quelles sont aujourd’hui les principales approches pour limiter les effets du calcaire ?
Le marché propose aujourd’hui plusieurs technologies qui reposent sur des principes différents. Pour les particuliers, le choix dépend souvent de critères tels que le coût d’installation, l’entretien nécessaire, la consommation de ressources ou encore les habitudes d’utilisation du logement.
Comment fonctionne une approche sans sel ni consommables ?
Le système Tratson utilise des impulsions électromagnétiques appliquées directement au circuit d’eau pour agir sur le comportement
des minéraux naturellement présents, sans sel, sans chimie, sans aucun consommable.
L’objectif n’est pas de retirer le calcium ou le magnésium, qui font partie de la composition naturelle de l’eau, mais de limiter leur tendance à former des dépôts sur les surfaces et dans les installations. Les minéraux restent présents dans l’eau, mais leur structure est modifiée afin de réduire les phénomènes d’entartrage. L’eau reste ainsi naturelle, potable, et conserve toutes ses qualités.
Le système Tratson s’installe sur l’arrivée d’eau principale, fonctionne en continu et ne nécessite ni ajout de produits ni remplacement régulier de consommables. Les appareils Tratson sont équipés d’un affichage digital qui permet de régler facilement le niveau de dureté de l’eau selon les besoins du foyer.
Ce système peut-il agir sur des dépôts déjà présents ?
Oui. La technologie Tratson ne se contente pas de prévenir la formation de nouveaux dépôts : elle agit également sur ceux déjà présents dans les canalisations et les appareils, contribuant à les éliminer progressivement.
Quels critères faut-il prendre en compte avant de choisir une solution ?
Quatre aspects sont déterminants : l’efficacité du traitement, les effets sur la santé, les implications financières et l’impact environnemental. Le système Tratson répond à chacun d’eux. Il assure une protection efficace contre le calcaire tout en préservant les minéraux essentiels à la santé. Il ne génère aucun frais après l’achat, ne nécessite
aucun consommable et ne rejette ni sel ni produits chimiques dans les canalisations, il constitue également un choix respectueux de l’environnement.
L’aspect environnemental jouet-il un rôle croissant ?
Oui. Aujourd’hui, les ménages s’intéressent davantage à la consommation énergétique des équipements, à leur durée de vie ainsi qu’à leur impact global sur l’environnement. Le système Tratson répond à cette exigence : faible consommation énergétique, aucun rejet chimique et une durée de vie qui dépasse largement celle des solutions conventionnelles. À quel moment est-il pertinent d’installer le système Tratson ? À tout moment. Que ce soit lors d’une construction, d’une rénovation ou simplement parce que vous souhaitez améliorer la qualité de votre eau, il n’est jamais trop tard pour faire le bon choix. Les logements plus anciens peuvent également être équipés. Plus on attend, plus les dépôts s’accumulent – il est donc judicieux d’agir rapidement.
Quels bénéfices concrets les utilisateurs de Tratson constatent-ils au quotidien ? Les utilisateurs du système Tratson en témoignent : les appareils ménagers durent plus longtemps, les boilers consomment moins d’énergie, les surfaces restent propres plus facilement et les produits ménagers deviennent moins nécessaires. Des économies concrètes et durables, année après année.
Interview Océane Kasonia




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Fondateur et gérant de Bien en viager, Geoffrey Pascal observe de près l’évolution du viager en Suisse. Encore mal connue, cette solution peut permettre à des retraités de dégager du capital, d’aider leurs proches ou de retrouver une marge de manœuvre financière au quotidien, tout en continuant à vivre chez eux.

Geoffrey Pascal, le viager reste encore assez mal connu. Comment l’expliquer simplement à un propriétaire qui découvre cette solution ?
L’idée principale de cette opération est de vendre sa maison tout en continuant à l’habiter. Cela permet de récupérer l’argent qui dort dans le bien immobilier. Nous rencontrons souvent des personnes qui possèdent un patrimoine important, mais qui n’ont pas forcément les liquidités suffisantes pour vivre correctement leur retraite. Ensuite, chacun peut utiliser cet argent comme il le souhaite : aider ses héritiers dès aujourd’hui, profiter lui-même de son patrimoine ou simplement mieux vivre sa retraite. Beaucoup de personnes ont peur du viager, parce qu’elles ne voient pas toujours ce qu’elles peuvent en retirer. Mais une fois la démarche engagée, cela peut réellement changer leur vie.
On pense souvent à cette formule comme à une pratique surtout française. Existe-t-il aussi un marché suisse ? Oui, mais cela demeure un micro-marché. Il y a moins de propriétaires qu’en France, et cette solution s’adresse à un profil précis : il faut être propriétaire, être à la retraite, aimer son bien et avoir envie d’y rester. En Suisse, le marché reste donc limité, mais il répond à un vrai besoin pour les personnes concernées.
Pourquoi un propriétaire senior peut-il avoir intérêt à vendre en viager plutôt qu’à céder son bien de manière classique ? Avec une vente classique, il y a souvent deux grandes options : quitter son logement ou aller en maison de retraite. Le viager, lui, permet de continuer à occuper son bien tout en récupérant de l’argent. Cet argent peut ensuite servir à payer des soins à domicile, à financer une maison de retraite, à aider ses enfants, à voyager, à profiter de la vie ou simplement à subvenir à ses besoins quotidiens.
On associe souvent cette solution à la rente viagère. Est-elle obligatoire ?
Non, elle n’est pas obligatoire. J’ai même l’impression qu’avec le temps, de plus en plus de personnes choisissent des formules sans rente. Cela permet de récupérer davantage de capital dès le départ. En Suisse, beaucoup de propriétaires préfèrent cette option, car le viager réduit déjà certains frais. Dans de nombreux cas, un capital immédiat suffit. Il est ainsi possible d’opter pour une vente en viager sans rente, ou pour une vente avec réserve de droit d’habitation uniquement. Ces formules offrent une somme plus importante immédiatement, tout en générant des économies sur certains postes, comme l’assurance bâtiment ou les intérêts hypothécaires. Quel est le profil type du propriétaire qui s’intéresse au viager ?
Il n’y a pas un seul profil. Certaines personnes ont des enfants et se disent qu’elles veulent les aider maintenant, plutôt que de les laisser attendre encore dix ou vingt ans. Leurs enfants ont parfois 40 ou 50 ans, avec une vie familiale ou un projet immobilier à financer. C’est souvent à ce moment-là
qu’ils ont besoin d’aide. D’autres propriétaires veulent simplement profiter de leur retraite. Avec cet argent, ils peuvent se remettre à voyager, changer de voiture ou encore acheter un appareil auditif. Il y a aussi des personnes qui n’arrivent plus à boucler leurs fins de mois alors qu’elles sont propriétaires. Elles ont parfois épuisé toutes leurs économies. Pour elles, vendre en viager permet tout simplement de retrouver une vie normale.
La présence d’enfants ou d’héritiers peut-elle compliquer la décision ? Pas nécessairement. Il arrive même que ce soient les enfants qui se renseignent ou qui prennent contact pour aider leurs parents. Ils voient que la retraite ne suffit plus toujours à payer les factures. On pourrait penser que le viager est surtout adapté aux personnes sans héritiers directs, mais ce n’est pas forcément le cas. Quels sont les principaux points de vigilance à bien comprendre avant de s’engager ?
Il faut vraiment prendre conseil auprès d’un professionnel. Le sujet est vaste et doit être abordé avec méthode. Il est risqué de laisser deux parties le faire seules, car il existe toujours un risque que l’une profite de l’autre. Ce type d’opération doit être calculé par un professionnel neutre, capable de chercher la meilleure solution. Le prix doit notamment tenir compte de la valeur du logement, de l’âge du vendeur et des éventuelles rentes. L’idée est de calculer la valeur économique du droit d’habitation. Ce droit correspond, en quelque sorte, à un loyer prépayé pour le reste de la vie. Ce calcul permet d’obtenir une réalité économique cohérente et de trouver ensuite un acquéreur.

Quelles sont les principales craintes des vendeurs et des acheteurs avant de s’engager ?
Pour les vendeurs, c’est souvent de penser qu’une fois le bien vendu, ils ne seront plus vraiment chez eux. Or, cette peur est généralement infondée. En réalité, rien ne change dans leur quotidien. Ils peuvent continuer à repeindre leur intérieur de la couleur qu’ils souhaitent, remplacer leur machine à laver ou vivre comme avant. Personne ne vient vérifier ce qu’ils font chez eux. Ils continuent à vivre de la même manière, avec simplement plus d’argent sur leur compte. Du côté des acheteurs, la principale inquiétude est de ne pas savoir quand ils pourront profiter du bien. Mais cela fait partie du principe même de cette opération. La plupart des investisseurs comprennent cependant la dimension sociale de cet investissement : ils placent de l’argent tout en permettant à des personnes âgées de rester chez elles. Certains propriétaires attendent-ils que leur situation financière soit trop tendue avant de s’informer sur le viager ? Oui. Aujourd’hui, beaucoup de personnes gagneraient à savoir que cette solution existe. En Suisse, les assurances maladie augmentent chaque année, tout comme les charges du quotidien : le prix de l’énergie, de l’essence et de l’alimentation, sans oublier les intérêts hypothécaires qui peuvent repartir à la hausse. Tout cela pèse sur les charges mensuelles. Il ne faut donc pas attendre le dernier moment pour y penser. Il vaut mieux demander conseil, faire une étude personnalisée et voir ce qu’il est possible de faire. Cela permet d’anticiper certaines situations futures, comme un éventuel placement en EMS. Cela vaut vraiment la peine de se renseigner et de planifier l’avenir.
Interview SMA



Fondée au Locle en 1826, La Résidence célèbre ses 200 ans avec une conviction intacte : accompagner les aînés ne consiste pas seulement à les héberger, mais à leur permettre de garder leurs repères. EMS, foyer de jour, appartements adaptés, colocations pour seniors et ferme à La Brévine dessinent aujourd’hui un parcours plus souple, pensé pour continuer à vivre à son rythme lorsque le quotidien change.

Au Locle, l’histoire de La Résidence commence en 1826, sous le nom d’« hospice des vieillards ». Deux siècles plus tard, l’institution fête ses 200 ans dans un monde qui n’a plus le même regard sur le grand âge. « Les bâtiments, les normes, les métiers, les modèles de financement et les pratiques de soins ont beaucoup évolué, mais la question centrale demeure : comment prendre soin des aînés sans les réduire à leur fragilité ? » Pour Yonni Heytens, directeur de la Fondation La Résidence, cet anniversaire oblige surtout à mesurer ce qui s’est transformé. « Quand cette maison a ouvert ses portes il y a 200 ans, on parlait d’hospice des vieillards, un toit pour ceux que la vie avait laissés au bord du chemin. Diriger une institution bicentenaire, c’est se savoir le maillon d’une longue chaîne de gens qui ont tous répondu, avec les moyens de leur époque, à la même question très simple : comment prend-on soin des nôtres quand ils deviennent vulnérables ? Aujourd’hui, notre rôle ne se limite plus à protéger ou à héberger. Il consiste à accompagner une personne dans une étape de sa vie. » Sur ses deux sites de la rue des Billodes et de la rue de la Côte, La Résidence accueille aujourd’hui 161 personnes, entourées par quelque 250 collaborateurs. Mais derrière les chiffres, il y a surtout une conviction : « On accueille des résidents qui ne viennent pas chez nous pour finir leur vie, mais pour continuer à la vivre. » Un lieu de vie avant tout
Le cœur de La Résidence demeure son activité d’EMS. Le site des Billodes compte 75 places de long séjour et 20 de court séjour. Celui de la rue de la Côte accueille, lui, 66 résidents. Cela répond surtout à une réalité devenue plus complexe. Les résidents arrivent plus âgés, souvent plus dépendants, parfois avec plusieurs pathologies. « Il est vrai que les personnes arrivent aujourd’hui plus tardivement en institution, souvent avec des situations médicales ou sociales plus complexes. Les attentes aussi ont évolué. Aujourd’hui, les résidents et leurs proches souhaitent une prise en charge réellement individualisée », observe le directeur. À La Résidence, cette individualisation passe par les moments ordinaires : sorties de proximité, repas partagés avec les familles, ateliers ou encore interventions extérieures. L’espace Snoezelen, lui, offre de son côté une parenthèse sensorielle qui peut apaiser ou faire remonter des souvenirs. Ces détails rappellent qu’un EMS ne soigne pas seulement. Il recrée des repères et maintient du lien. « Ce qui n’a pas changé en 200 ans, c’est l’essentiel, à savoir le respect et la dignité de la personne », rappelle Yonni Heytens.
Des logements pensés pour accompagner sans déraciner Aujourd’hui, le vieillissement ne signifie plus forcément une entrée directe en EMS. Beaucoup de personnes âgées souhaitent rester autonomes le plus longtemps possible, sans pour autant rester dans leur logement. La Résidence a donc développé des solutions intermédiaires, capables d’éviter les ruptures trop brutales. « Pendant trop longtemps, on a posé la question à l’envers : où placer la personne ? La vraie question, c’est : comment l’accompagner sans la déraciner ? » souligne Yonni Heytens. Situés aux étages supérieurs de l’EMS de la rue de la Côte, 20 appartements d’environ 60 m² accueillent des personnes seules ou des couples en âge AVS. Les locataires y conservent leur indépendance, leurs habitudes et leur intimité, tout en bénéficiant de la proximité de l’institution. Pour Yonni Heytens, ces logements deviennent pertinents lorsque le domicile reste possible, mais qu’il commence à montrer ses limites. L’idée n’est pas d’institutionnaliser plus tôt, mais de préparer une transition avant que le quotidien ne bascule. « C’est parfois en acceptant un peu d’encadrement que l’on évite une perte d’autonomie plus rapide », insiste Yonni Heytens. « Et lorsque ce passage est anticipé, il est souvent mieux vécu qu’une décision prise dans l’urgence. »
DOMINO, une réponse à la solitude
Au 29 de la rue des Billodes, La Résidence propose également les appartements DOMINO. Ici, le modèle repose sur la colocation pour personnes âgées. Deux appartements accueillent chacun quatre locataires. Chaque personne dispose d’une chambre individuelle avec sanitaires privatifs et partage des espaces communs : salon, salle à manger, cuisine. Une auxiliaire de vie intervient chaque jour, durant une à deux heures, pour faciliter le fonctionnement du lieu, aider à préparer les repas ou orienter les résidents en cas de difficulté. La proposition répond à une réalité moins visible que la dépendance physique : la solitude. Certains aînés peuvent encore vivre de manière relativement autonome, mais se sentir fragilisés par l’isolement ou la perte de liens sociaux. DOMINO cherche à préserver l’intimité sans laisser chacun seul derrière sa porte. Ici, les repas peuvent être préparés ensemble. Les résidents peuvent aussi profiter des animations du foyer de jour
A la belle vie ou prendre leurs repas dans le home voisin. DOMINO ne répond donc pas seulement à une question de logement. Ici, le collectif est pensé comme un soutien, non comme une contrainte.
A la belle vie, un foyer de jour pour rester chez soi
Le foyer de jour A la belle vie complète ce parcours. Ouvert depuis fin 2019 au dernier étage du site des Billodes, il accueille des personnes en âge AVS du lundi au samedi, de 9h à 16h, sur réservation. Le lieu dispose de 170 m² d’espaces intérieurs baignés de lumière et d’une terrasse de 100 m² avec vue
sur Le Locle. Jusqu’à 17 personnes peuvent y être accueillies par jour, encadrées par des professionnels issus des métiers de la santé et du social. Ce foyer n’est pas seulement un lieu d’animation. Il permet à des personnes vivant encore à domicile de maintenir des liens, de sortir de l’isolement et de participer à des activités utiles au quotidien. La journée, facturée 45 francs, comprend le déjeuner, le repas de midi et une collation, avec une prise en charge partielle possible par le biais des prestations complémentaires AVS. La présence de professionnels permet aussi de repérer une difficulté naissante : fatigue inhabituelle, problème administratif, besoin d’un accompagnement social ou encore perte d’autonomie progressive. A la belle vie sert enfin de relais pour les proches aidants. Accueillir une personne quelques heures ou une journée ne revient pas à l’éloigner de son domicile. Au contraire, c’est parfois ce qui permet à l’équilibre familial de durer.
La ferme Willy Pingeon, une respiration À La Brévine, la ferme Willy Pingeon occupe, elle, une place à part. Acquise par la Fondation La Résidence dans les années 1990, cette ferme typique des habitats ruraux neuchâtelois du XVIIIe siècle a été rénovée pour accueillir les résidents, y compris les personnes à mobilité réduite ou en fauteuil. Pour un EMS, offrir une journée au grand air n’a rien d’anodin. Le lieu permet de sortir du cadre habituel et de retrouver un paysage qui réveille souvent des souvenirs. La fondation y organise régulièrement des sorties par groupes de huit à dix personnes. Les participants sont convoyés depuis Le Locle, prennent part à la préparation du repas, profitent du jardin, d’une balade ou d’un barbecue lorsque la saison le permet. Pour certains, la ferme rappelle une histoire familiale, une vie à la campagne, des gestes anciens. Pour d’autres, elle offre simplement un changement de décor. Dans tous les cas, elle rappelle que le besoin d’air ne disparaît pas avec l’âge. La ferme Willy Pingeon est aussi ouverte au public lorsqu’elle n’est pas utilisée par les résidents, notamment le week-end. Cette ouverture résume assez bien l’esprit du lieu : ne pas tout ramener aux murs de l’institution, mais garder un lien avec le territoire.
Préparer demain « Je l’avoue : cette année anniversaire me remplit d’autant de fierté que d’inquiétude. Celle de savoir si nous saurons transmettre intacte cette part d’humanité, alors que les pressions sur nos métiers n’ont jamais été aussi fortes. » Au moment de fêter son 200e anniversaire, La Résidence ne regarde pas seulement son passé. Elle se trouve au cœur de défis qui dépassent largement le cadre de ses murs, car le vieillissement de la population transforme déjà les besoins. « La vague démographique est devant nous, et je ne suis pas sûr que le pays en mesure pleinement l’ampleur », alerte Yonni Heytens. « Le nombre de personnes de 80 ans ou plus va presque doubler en Suisse d’ici à 2055. » Pour le directeur, la réponse
ne pourra pas venir seulement des institutions. Elle suppose d’abord « une vision politique claire et durable du vieillissement », capable de planifier les besoins des prochaines décennies et de « cesser de raisonner uniquement en termes de lits ou de coûts ». Elle passe aussi par un soutien plus fort aux métiers de l’accompagnement. « Sans professionnels formés, reconnus et motivés, il n’y a pas de qualité possible », rappelle Yonni Heytens, alors que la pénurie de personnel pèse déjà sur le terrain. Enfin, il appelle à davantage de souplesse dans les parcours : certaines personnes auront besoin d’un EMS, d’autres d’un appartement sécurisé, d’un accueil de jour, d’un court séjour ou d’un accompagnement ponctuel. Le système, insiste-t-il, doit permettre ces transitions « sans lourdeur excessive », afin d’éviter que chaque étape ne soit vécue comme une rupture. Être fier de sa société « Une institution comme La Résidence ne soigne pas seulement des corps fragilisés : elle recrée du lien et remet de la présence là où la solitude a parfois pris trop de place. » L’EMS, le foyer de jour, les appartements sécurisés, DOMINO et la ferme Willy Pingeon ne sont pas des offres juxtaposées. Ensemble, ils permettent d’accompagner les personnes au moment où leurs besoins changent. « Quelle place voulons-nous faire à nos aînés ? », interroge Yonni Heytens. « La réponse à cette question est un choix de civilisation, et nous ne pouvons pas continuer à la repousser. Il faut cesser de voir les institutions comme La Résidence comme de simples lieux de fin de parcours », affirme-t-il. C’est sans doute là que les 200 ans prennent tout leur sens. Une fondation ne dure pas deux siècles parce qu’elle répète le passé, mais parce qu’elle sait évoluer sans renoncer à sa promesse : ne pas laisser les aînés seuls face à la vulnérabilité. « Une société se juge à la manière dont elle traite ses aînés », conclut Yonni Heytens. « Faisons en sorte que la Suisse de demain puisse être fière de la sienne. » Texte Marc-Antoine Guet
Plus d’informations sur fondation.residence@ne.ch www.fondationlaresidence.ch


DEUX VILLAS CONTEMPORAINES, UN CADRE D’EXCEPTION.
Réalisé au cœur d’un quartier calme et privilégié près de Commugny, ce projet de deux villas jumelées allie confort, qualité et performance énergétique.
Chaque détail a été pensé pour offrir des espaces de vie lumineux et fonctionnels, dans un environnement verdoyant.
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Architecte | Lorenzo Alonso Arquitectos
Carrelage | Rixor
Chapes | GA Chapes
Chauffage & Ventilation | Sanivaud Cuisine | Kouah Cuisine
Échafaudages | ESG Echafaudages
Électricité | AC Électricité
Maçonnerie | Musitelli Construction
Menuiserie intérieure | Port Mix
Parquet | Évolution Parquet
Peinture | Alpina Rénovation
Sanitaire | C&J Innovation
Vitrerie | FAV Montage
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Belge d’origine et Suissesse d’adoption, installée à Nendaz depuis plus de 30 ans, Elsje Verfaillie accompagne propriétaires, acquéreurs et vacanciers dans leurs projets de vente, location et rénovation dans les 4 Vallées. Plus qu’une agence immobilière, EV Real Estate & Services privilégie l’écoute, la confiance et un accompagnement personnalisé, car un bien immobilier est avant tout un lieu de vie, de partage et de souvenirs.

Elsje Verfaillie, qu’est-ce qui vous a donné envie de faire de Nendaz votre lieu de vie et d’activité professionnelle ?
J’ai toujours aimé les échanges, les langues et les rencontres internationales. Lorsque j’ai découvert Nendaz au début des années 1990, j’ai immédiatement eu un coup de cœur pour cette région. Fascinée par la beauté des paysages, la lumière, les saisons, cette sensation d’espace et de liberté, ainsi que par l’extraordinaire qualité de vie qu’offrent les Alpes, j’ai tout de suite ressenti quelque chose de particulier. Mais ce qui m’a également profondément touchée, ce sont les habitants de la région. J’ai découvert une communauté authentique et chaleureuse où les gens prennent encore le temps de se saluer, d’échanger quelques mots et de s’intéresser sincèrement aux autres. Cette convivialité fait partie de l’âme de nos villages alpins et contribue largement à leur qualité de vie.
Très vite, j’ai compris que ce lieu allait devenir bien plus qu’une destination de vacances. J’y ai construit mon chalet en 1994 et, au fil des années, j’ai eu la chance de m’intégrer dans la vie locale et de créer de nombreuses amitiés. Aujourd’hui encore, lorsque je contemple la vallée ou les sommets qui nous entourent, je ressens toujours la même émotion.
Comment est née EV Real Estate & Services ? L’agence est née d’une conviction qui m’accompagne depuis toujours : derrière chaque bien immobilier se cache une histoire humaine.
Au fil des années, j’ai constaté que les clients avaient besoin de bien plus qu’un simple intermédiaire. Ils recherchent quelqu’un qui les écoute, les conseille avec transparence, les aide à prendre les bonnes décisions et qui trouve des solutions lorsque les situations deviennent plus complexes.
J’ai donc créé une agence à mon image, fondée sur la proximité, la confiance et un accompagnement sur mesure. Au fil du temps, certains clients sont devenus des amis et cette relation privilégiée donne tout son sens à mon métier.

Quels services proposez-vous ?
Nous accompagnons nos clients dans la vente et la commercialisation de biens immobiliers, les locations de vacances, la gestion locative, les services de conciergerie ainsi que le suivi de projets de rénovation.
J’apprécie particulièrement cette dernière activité, car elle permet souvent de révéler tout le potentiel d’un bien. Avec une vision juste et une rénovation bien pensée, un chalet ancien ou un appartement daté peut retrouver tout son charme et devenir un lieu d’exception.
Ce qui me passionne particulièrement, c’est de pouvoir mettre mon expérience et ma connaissance du marché local au service de mes clients afin de les aider à prendre les meilleures décisions possibles.
Au-delà de l’emplacement, qu’est-ce que recherchent aujourd’hui les acheteurs ?
Bien que l’emplacement reste essentiel, je constate que les acquéreurs recherchent avant tout une qualité de vie.
Ils souhaitent de la lumière, de l’espace, de la nature et de la tranquillité. Plus qu’un simple bien immobilier, ils recherchent un lieu où ils pourront ralentir, se ressourcer, partager des moments précieux avec leurs proches et retrouver un véritable sentiment de bien-être, loin du stress du quotidien. Je remarque également un intérêt croissant pour la rénovation. De nombreux acheteurs comprennent aujourd’hui qu’un bien ancien peut devenir exceptionnel lorsqu’il est repensé avec goût tout en conservant son authenticité.

En tant que fondatrice d’EV Real Estate, quelle est votre vision de l’habitat de demain ?
Je pense que l’habitat de demain devra avant tout nous permettre de nous reconnecter à l’essentiel.
Les logements de demain ne devront pas seulement être durables et efficaces ; ils devront aussi offrir un cadre de vie agréable, fonctionnel et adapté aux besoins de chacun.
Lorsque j’ai construit mon chalet à Nendaz en 1994, les plans prévoyaient des fenêtres relativement petites. Émerveillée par les paysages alpins, je trouvais dommage de ne pas pouvoir profiter pleinement de cette vue exceptionnelle depuis l’intérieur. J’ai entrepris les démarches nécessaires afin d’agrandir les ouvertures et d’ouvrir davantage les espaces de vie sur la vallée.
Cette expérience m’a confortée dans l’idée qu’une maison ne se résume pas à ses murs. Elle doit permettre de profiter pleinement de son environnement et offrir un véritable bien-être à ceux qui y vivent.
Qu’est-ce qui distingue EV Real Estate & Services dans la gestion locative et les locations de vacances ?
Aujourd’hui, de nombreuses agences disposent de moyens marketing importants. Notre différence se situe ailleurs.
Nous avons choisi de privilégier la qualité de l’accompagnement plutôt que le volume d’activité. Dans la mesure du possible, nous accueillons personnellement nos vacanciers à leur arrivée et restons disponibles tout au long de leur séjour.
Nous ne remettons pas simplement des clés. Nous souhaitons que nos clients se sentent attendus, accompagnés et parfaitement à l’aise dès leur arrivée.
Cette proximité est également très appréciée par les propriétaires qui savent que leur bien est suivi avec le même soin que si c’était le nôtre. C’est pourquoi nous avons la chance de compter sur de nombreux propriétaires et vacanciers fidèles qui nous font confiance depuis de nombreuses années.
Avec le recul, quelle histoire illustre le mieux ce que votre métier vous apporte au quotidien ? Il est difficile d’en choisir une seule, car chaque projet a sa propre histoire.
Parfois, il s’agit d’une vente particulièrement complexe qui finit par aboutir après de nombreux rebondissements. Parfois, d’un chalet qui retrouve tout son charme grâce à une rénovation soigneusement menée. Parfois encore, d’une famille qui réalise enfin le rêve de posséder un lieu où se retrouver et créer de nouveaux souvenirs.
Mais ce qui me touche le plus, ce sont les relations qui se construisent au fil du temps. Certains clients me font confiance depuis de nombreuses années, et il n’est pas rare que cette relation professionnelle se transforme en véritable amitié.
Lorsque quelqu’un me dit : « Merci, vous nous avez aidés à réaliser un projet qui nous tenait à cœur », c’est sans doute la plus belle récompense que je puisse recevoir.
Au fond, ce sont toutes ces histoires de vie, ces moments de bonheur partagés et la confiance que l’on m’accorde qui donnent tout leur sens à mon métier.
Un dernier mot ?
Après toutes ces années, je reste convaincue que l’on n’achète pas seulement un bien immobilier.
On choisit un lieu de vie, un refuge, un endroit où l’on écrira de nouveaux souvenirs et où l’on partagera des moments précieux avec ceux que l’on aime.
Les clés ouvrent des portes, mais ce sont la confiance, les rencontres et les liens tissés au fil du temps qui permettent d’écrire les plus belles histoires.



Il existe des entreprises qui grandissent rapidement. D’autres choisissent de se construire dans la durée. Alors que tout semble aujourd’hui s’accélérer et que les performances se mesurent souvent à la taille ou au volume, certaines histoires rappellent qu’il existe d’autres façons de créer de la valeur. C’est précisément le tournant que prend Cardis Immobilier aujourd’hui.

En mai 2025, Cardis tournait une page importante de son histoire. L’entreprise familiale faisait le choix d’ouvrir un nouveau chapitre, résultat d’une réflexion profonde sur la manière d’exercer le métier.
« Nous avions le sentiment que l’immobilier évoluait progressivement vers une logique de volume. Nous étions convaincus que la qualité de la relation, la compréhension des projets de vie et la valorisation du patrimoine devaient rester au centre de notre métier », explique Valentine Cardis, CEO de l’entreprise.
Le pari pouvait sembler ambitieux. Lorsque Cardis ouvre ce nouveau chapitre en mai 2025, l’équipe se compose de deux courtiers. Trois mois plus tard, trois nouveaux professionnels rejoignent l’aventure. Aujourd’hui, l’entreprise compte déjà huit courtiers répartis entre La Côte, Lausanne et la Riviera, tous réunis autour d’une même ambition : faire évoluer l’image du courtage immobilier en remettant l’humain et le conseil au cœur du métier.
Dans un secteur qui souffre parfois d’une réputation contrastée, Cardis défend une vision fondée sur l’éthique, la responsabilité, la transparence et le respect du client. Une volonté portée aussi bien par la direction que par les équipes sur le terrain, avec la conviction que la confiance se mérite et que l’immobilier peut être exercé autrement. En moins d’une année, Cardis a acquis 120 mandats, a commandé 38 actes de vente et réalise plus de 70 % de ses ventes en moins de six mois. L’entreprise clôture également avec succès son premier exercice, bien que celui-ci ne couvre que huit mois d’activité, de mai à décembre 2025. « Ce qui nous a le plus marqués cette année, c’est la fidélité de nos clients. Beaucoup nous ont suivis dans cette nouvelle aventure. D’autres sont revenus après plusieurs années. Cette confiance vaut tous les indicateurs de croissance. »
Plus la technologie progresse, plus la confiance humaine devient précieuse À l’heure des plateformes automatisées, des algorithmes et des estimations instantanées, une tendance plus discrète semble émerger. Les propriétaires ne recherchent plus seulement un prix ; ils veulent la certitude d’avoir exploré toutes les options, d’avoir pris la bonne décision et d’avoir confié leur patrimoine à des personnes capables d’en mesurer toute la valeur. Cette relation de confiance se construit par la transparence, l’écoute, la compétence et la capacité à conseiller chaque client comme s’il s’agissait de son propre projet.
La force du collectif
L’esprit d’équipe est au cœur de la culture Cardis. Le client, acheteur ou propriétaire, fait partie intégrante de l’équipe.
Contrairement à l’image parfois véhiculée du courtier travaillant seul, Cardis a fait le choix d’un fonctionnement fondé sur l’échange et l’intelligence collective. Les dossiers sont régulièrement discutés en équipe, les expériences sont partagées et les décisions importantes sont enrichies par des regards complémentaires. Le client est pleinement associé à cette réflexion : son histoire, ses objectifs, ses contraintes et ses attentes participent à définir la stratégie la plus adaptée à son projet.
L’objectif n’est pas seulement de trouver un acquéreur, il est de prendre les bonnes décisions au bon moment et de s’assurer que toutes les options ont été envisagées.
« Chacun apporte ses compétences, son regard et son énergie. Les courtiers, le marketing, le back-office et la direction jouent tous un rôle dans cette dynamique. C’est cette capacité à travailler ensemble, main dans la main avec nos clients, qui nous permet aujourd’hui de leur apporter les meilleures solutions », souligne Valentine Cardis.
Chaque projet possède son histoire, ses contraintes, ses objectifs et sa dimension émotionnelle. Chez Cardis, ces éléments sont considérés comme des informations essentielles à la réussite d’une vente.
Ils permettent de construire une stratégie cohérente et adaptée à la réalité de chaque situation.
Une entreprise se transmet comme un patrimoine
Pour de nombreux propriétaires, la question de la transmission occupe une place importante.
Que transmettre ? À qui ? Dans quelles conditions ? Comment préserver ce qui a été construit tout en préparant l’avenir ?
Ces interrogations dépassent largement le cadre de l’immobilier.
Chez Cardis, elles résonnent d’une manière particulière. Fondée et développée pendant plus de trente ans par Philippe Cardis, l’entreprise poursuit aujourd’hui son évolution sous l’impulsion d’une nouvelle génération. Une transmission qui ne consiste pas à reproduire le passé à l’identique, mais à préserver ce qui a fait la force de l’entreprise tout en l’adaptant aux réalités de son époque.
Ingénieure EPFL spécialisée dans les questions énergétiques et la durabilité du bâti, Valentine Cardis apporte un regard différent sur le métier, tout en restant fidèle aux valeurs fondatrices
de la maison : l’intégrité, la responsabilité, l’innovation et l’importance du lien humain.
« Mon père nous a transmis bien plus qu’une entreprise. Il nous a transmis une manière de travailler, une manière de considérer les clients et une conviction : la confiance se construit dans la durée. »
Un patrimoine raconte toujours une histoire Cette notion de temps est particulièrement présente dans la relation que les propriétaires entretiennent avec leur patrimoine.
Une maison familiale n’est pas un simple actif. Un appartement acquis au début d’une carrière n’est pas une ligne dans un portefeuille. Un immeuble détenu depuis plusieurs décennies représente souvent une part importante d’une histoire familiale.
Derrière chaque bien se cachent des souvenirs, des choix de vie et les efforts de parfois plusieurs générations.
Pour de nombreux propriétaires, vendre représente bien davantage qu’une transaction financière. C’est souvent la clôture d’un chapitre et l’ouverture d’un autre.
Au-delà de la vente, révéler la valeur d’un patrimoine Sur l’Arc lémanique, chaque région possède ses spécificités, son histoire, son identité et son marché. De La Côte à la Riviera, en passant par Lavaux ou la région lausannoise, la valeur d’un bien ne se résume pas uniquement à ses caractéristiques techniques ou à sa localisation sur une carte.
Profondément ancrée dans cette région depuis plusieurs décennies, Cardis a développé une connaissance fine de ces marchés, de leur évolution et des attentes des acquéreurs qui y recherchent un cadre de vie, un investissement ou un patrimoine à transmettre.
Dans ce contexte, vendre ne consiste plus simplement à mettre un bien sur le marché. Il s’agit de comprendre ce qui fait sa singularité, de révéler tout son potentiel et de le positionner avec justesse afin d’en préserver et d’en renforcer la valeur. Aujourd’hui, deux propriétés comparables peuvent obtenir des résultats très différents selon la stratégie adoptée et la compréhension du marché auquel elles s’adressent.
Consciente de cette réalité, Cardis a créé son propre département marketing en interne afin de

gagner en réactivité et en agilité. Chaque mandat bénéficie d’une réflexion commune réunissant clients, courtiers, coordinateurs immobiliers, spécialistes du marketing et direction.
Cette approche s’étend également aux activités de promotion immobilière. La promotion L’Orée du Léman, dont le chantier a débuté au printemps dernier, illustre cette dynamique. Cinq appartements sur les neuf que compte le projet ont déjà trouvé acquéreur.
Pour Cardis, ces résultats sont la conséquence d’une conviction simple : la meilleure valorisation d’un patrimoine naît d’une connaissance approfondie du territoire et du regard complémentaire d’une équipe engagée autour d’un même objectif.
Une évolution portée par plusieurs générations Si Cardis regarde aujourd’hui vers l’avenir, elle construit son modèle autour d’une conviction simple : réunir le meilleur de deux mondes. D’un côté, une équipe jeune, agile et proche du terrain, capable de prendre des décisions rapides et de s’adapter aux évolutions du marché. De l’autre, un conseil d’administration expérimenté, fort de plusieurs décennies d’expertise immobilière, apportant vision stratégique, recul et stabilité. Autour de la direction, le conseil d’administration réunit notamment Philippe Cardis, Lucien Masmejan et Yves Cherpillod. Trois personnalités reconnues du secteur, dont les parcours cumulés représentent plus d’un siècle d’expérience immobilière.
Cette complémentarité entre les générations constitue une force supplémentaire pour l’entreprise. Là où certains voient une opposition entre tradition et innovation, Cardis y voit une complémentarité essentielle.
Les décisions importantes ne sont jamais prises de manière isolée. Elles s’appuient sur des regards croisés, des échanges réguliers et une volonté commune de satisfaire le client, dont la fidélité constitue la meilleure preuve.
Dans un environnement économique parfois incertain, cette gouvernance apporte une forme de stabilité particulièrement appréciée par les propriétaires. Car lorsqu’il s’agit de vendre un patrimoine construit au fil des années, l’expérience reste une valeur qui ne se remplace pas.
Cardis Immobilier valentine@cardis.ch +41 21 312 23 23 www.cardis.ch

Rentrer chez soi après une journée de travail et pouvoir se reposer dans le confort qu’offrent ses meubles et ses aménagements en bois, dans un intérieur qui nous ressemble… C’est justement ce que permet la Menuiserie Vauthier SA, une entreprise spécialisée dans la fabrication d’agencements en bois sur mesure, entièrement personnalisables et de qualité.

Joël Jacot est chef de projet et associé au sein de la Menuiserie Vauthier SA. Dans cette interview, il donne un éclairage sur la façon dont l’entreprise fait vivre ses valeurs de durabilité, d’écoute et de proximité.
Joël Jacot, quelles sont les prestations que propose la Menuiserie Vauthier SA ? Ce qui fait notre force, c’est tout ce que nous proposons en termes d’aménagements intérieurs : portes de communication, portes coupe-feu, portes d’entrée, dressings, meubles TV, agencements de salle de bain, escaliers, banquettes d’assise, parois en bois ou encore parois vitrées. Nous intervenons aussi bien dans des habitations privées que dans des locaux commerciaux ou des hôpitaux.
Nous disposons par ailleurs d’un département dédié aux cuisines. Pour les projets très spécifiques, nous réalisons ainsi les cuisines en interne. Nous travaillons également avec deux partenaires, la société Veriset basée en Suisse et la société EWE en Autriche, ce qui nous permet de répondre à une large variété de demandes.
Nous avons aussi un département spécialisé dans les fenêtres. Dans ce domaine, nous collaborons avec la société EgoKiefer, car nous ne fabriquons pas nous-mêmes les fenêtres. Nous assurons leur commercialisation, leur suivi technique et leur installation. Pour cela, nous disposons d’un bureau technique ainsi que d’un réseau de poseurs indépendants. Nous proposons des fenêtres en bois, bois-aluminium, PVC et PVC-aluminium.
Êtes-vous actifs dans toute la Suisse romande ?
Oui, nous sommes actifs en Suisse romande, mais nous intervenons aussi dans toute la Suisse. Bien que notre clientèle soit principalement basée dans le canton de Neuchâtel, entre Bienne et Yverdon et sur l’arc jurassien, nous nous déplaçons régulièrement dans les cantons de Vaud et Genève.
Comment la durabilité influence-t-elle vos choix de matériaux et vos méthodes de fabrication ?
La durabilité fait bien plus que d’influencer nos choix, elle est au centre de notre activité et de nos projets. Chaque réalisation est pensée pour s’inscrire dans la durée et offrir à nos clients une solution pérenne, tant sur le plan fonctionnel qu’esthétique. C’est pourquoi nous ne réalisons que des projets sur mesure. Bien entendu, si un client souhaite modifier ou remplacer son aménagement après quelques années, cela relève de son choix personnel. En outre, dans tous nos projets, nous accordons une attention particulière à la sélection des matériaux. Nous privilégions des produits de qualité, choisis pour leur durabilité, leur harmonie avec l’ensemble du bâti, mais aussi pour leurs performances environnementales et économiques.
Quelles actions concrètes avez-vous mises en place pour réduire l’empreinte environnementale de vos activités ?
Sur notre site unique de Boudry, deux de nos trois ateliers sont équipés de panneaux solaires. Cette installation nous permet de produire une partie de notre énergie et de réduire notre impact environnemental.
Nous avons également entamé la transition de notre parc automobile en intégrant plusieurs véhicules électriques. Parallèlement, nous avons aménagé sur notre site une zone de tri dédiée à la gestion des déchets. Celle-ci nous permet de trier le carton, le plastique, l’aluminium, le PET, la ferraille, les peintures et les solvants. Nous collaborons aussi avec une entreprise spécialisée certifiée selon les normes ISO 9001 et ISO 14001, garantissant des standards élevés en matière de gestion de la qualité et de management environnemental.
Enfin, les déchets de bois issus de notre activité sont également valorisés. Ils peuvent être transformés en combustible pour le chauffage ou être réutilisés dans la fabrication de panneaux dérivés du bois, tels que les panneaux agglomérés ou MDF. Cette démarche s’inscrit dans notre volonté de favoriser l’économie circulaire et de limiter le gaspillage des ressources.
Comment parvenez-vous à concilier les attentes spécifiques de chaque client avec une démarche responsable et durable ?
Pour nous, l’essentiel est avant tout d’être attentif aux besoins de nos clients, et ce dès le premier rendez-vous. Nous prenons le temps de comprendre leurs attentes, leurs demandes et le résultat qu’ils souhaitent obtenir.
À l’issue de cette première phase d’échange, nous les accompagnons dans leurs choix en leur apportant des conseils personnalisés. Nous les orientons vers les matériaux les plus adaptés à leur projet, en tenant compte à la fois de leur qualité, de leur durabilité, du rendu esthétique recherché et du budget dont ils disposent.
En quoi le sur-mesure représente-t-il une valeur ajoutée par rapport aux solutions standardisées du marché ?
Nous sommes avant tout des artisans. Tout ce que nous réalisons est conçu dans une démarche de qualité et de sur-mesure, avec une attention particulière portée aux détails, aux finitions et à la durabilité.
Il est difficile de comparer notre travail à celui d’entreprises qui proposent des solutions standardisées ou produites à grande échelle. Pour reprendre une image simple, c’est un peu comme comparer une montre d’entrée de gamme à une montre de haute horlogerie : toutes deux donnent l’heure, mais la qualité des matériaux, le niveau de finition, le savoir-faire et l’expertise qui se cachent derrière sont incomparables.
Notre métier repose avant tout sur notre savoirfaire et notre expérience. Que nous réalisions une armoire aux lignes simples ou un aménagement particulièrement complexe, chaque projet est pensé et fabriqué pour répondre précisément aux besoins, aux contraintes et aux attentes de nos clients. C’est cette approche personnalisée qui fait la valeur de notre travail et qui nous permet de proposer des réalisations uniques, conçues pour s’intégrer parfaitement à leur environnement et durer dans le temps.


Pouvez-vous partager un exemple d’un projet concret qui illustre ce savoir-faire ?
Nous avons réalisé, à l’automne dernier, l’aménagement complet d’une clinique dentaire à Genève. Nous y avons notamment conçu un imposant comptoir d’accueil en Solid Surface HI-MACS, un matériau haut de gamme comparable au Corian. Nous avons également réalisé un plafond complet en placage de noyer, intégrant un système d’éclairage indirect à LED afin de créer une atmosphère chaleureuse et élégante.
Le projet comprenait aussi la mise en œuvre de parois vitrées coupe-feu, de portes coupe-feu ainsi que d’une cloison vitrée composée de verres colorés, nécessitant un important travail de coordination et une grande maîtrise technique.
Finalement, par la diversité des éléments réalisés et le niveau d’exigence du projet, cette clinique constitue un exemple particulièrement représentatif de notre approche du sur-mesure.
Comment vos réalisations contribuentelles à créer des espaces où les habitants se sentent véritablement bien chez eux ?
Un agencement fabriqué chez nous est vraiment, comme je l’ai dit, sur mesure et unique. Nous le créons pour et avec nos clients. Les coloris, les matériaux, les finitions : tout est choisi avec soin et entièrement personnalisable. Je pense que lorsqu’un client prend conscience de la valeur de ces aménagements, du chemin parcouru depuis la nature jusqu’à la création finale, en passant par le travail des mains de l’artisan, il perçoit les choses autrement.
Le sentiment de bien-être que l’on peut ressentir chez soi est alors différent de celui que procure un produit acheté dans le commerce, que tout le monde peut posséder et qui se retrouve dans de nombreux intérieurs. Ce que l’on trouve dans un catalogue, on ne le trouvera pas chez soi. Ainsi, avoir quelque chose d’unique, conçu spécialement pour soi, apporte réellement une autre dimension au confort et au bien-être au quotidien.
Quelle importance accordez-vous à la collaboration avec les fournisseurs suisses et locaux dans votre activité ?
Pour nous, c’est vraiment primordial. Concernant nos bois et les dérivés du bois, nous travaillons en grande majorité avec des entreprises suisses. Évidemment, nous proposons également certaines collections provenant de sociétés européennes, principalement allemandes. Pour tout ce qui concerne les colles, les vernis et les systèmes de fermeture de portes, nous collaborons exclusivement avec des entreprises suisses.
Nous privilégions autant que possible le bois local et, à défaut, du bois provenant de Suisse. Pour le bois massif, qu’il s’agisse d’épicéa, de sapin, de hêtre, de chêne ou de frêne, qui sont les essences les plus couramment utilisées, nous travaillons avec une scierie située à une dizaine de kilomètres de chez nous. Il existe bien sûr certaines essences qui proviennent de l’étranger, mais cela dépend généralement des souhaits et des choix du client.
Comment transmettez-vous ce savoirfaire aux nouvelles générations de menuisiers et d’apprentis ?
Nous formons en permanence entre quatre et sept apprentis, dans le cadre d’un cursus d’apprentissage de quatre ans. Nous accueillons d’ailleurs des apprentis depuis les premières années de la création de la Menuiserie Vauthier, en 1978.
Cet engagement est essentiel pour nous, car il nous permet de transmettre notre savoir-faire et de contribuer à la formation d’une main-d’œuvre qualifiée pour l’avenir. Nous sommes convaincus que la formation des apprentis est une responsabilité importante pour les entreprises de menuiserie. Elle permet de garantir, à long terme, la disponibilité de professionnels compétents et de préserver les savoir-faire qui font la richesse de notre profession en Suisse.
Quels sont vos futurs projets ?
Pour les années à venir, c’est toujours un peu difficile de se projeter avec précision. Nous répondons régulièrement à des marchés publics, qui peuvent nous engager sur des périodes de deux à trois ans lorsqu’ils sont attribués. Actuellement, nous travaillons notamment sur des projets d’agencement pour des succursales bancaires.
Nous participons également à la réalisation du nouveau centre de compétences de la manufacture à Colombier. Nous sommes en train de développer un mobilier très particulier, à la fois technique et intéressant à réaliser. C’est le type de projet qui met véritablement en valeur notre savoir-faire et la qualité de notre travail.
Un mot pour la fin ?
Nous constatons aujourd’hui un intérêt grandissant pour le sur-mesure. Les clients se tournent plus qu’auparavant vers les menuisiers et les artisans locaux, parce qu’ils recherchent des réalisations personnalisées, adaptées à leurs besoins et à leur environnement.
Je pense qu’il y a une prise de conscience progressive de l’importance de la fabrication locale et de la valeur qu’apporte un produit conçu et réalisé à proximité. C’est une évolution que nous trouvons très positive.
J’aimerais simplement dire aux personnes qui ont un projet qu’elles ne doivent pas hésiter à venir nous rencontrer. Les premiers rendez-vous ainsi que les offres sont gratuits. Nous prenons volontiers le temps d’échanger, de conseiller et d’étudier les besoins de chacun.
Interview Léa Stocky
Menuiserie Vauthier SA Baconnière 41 , CH-2017 Boudry
info@vauthier.ch +41 (0)32 843 02 20 www.vauthier.ch

« Nous ne remplissons pas les journées, nous donnons envie de les vivre »
Il est jeudi après-midi. Un groupe de quatre retraités se retrouve autour d’une table, cartes de Jass en main. D’autres activités sont proposées, mais les quatre acolytes ne veulent rien savoir. Le jeudi, c’est jass, c’est tout.

La scène se passe au Foyer de jour Les Cerisiers à Neuchâtel. L’établissement accueille des personnes âgées qui vivent encore à domicile mais qui ont besoin d’un soutien ponctuel, d’activités ou simplement de contacts avec les autres. Au cœur de la démarche : l’humain. Rencontre avec Jacques Macabrey, directeur de la fondation Clos Brochet, qui nous explique l’importance des liens sociaux pour bien vieillir. Jacques Macabrey, pouvez-vous présenter la Fondation Clos Brochet, son EMS et la mission qu’elle poursuit auprès des personnes âgées ?
Depuis 1979, la Fondation Clos Brochet accompagne les personnes âgées neuchâteloises. L’EMS accueille des personnes nécessitant un accompagnement permanent dans le cadre d’une mission gériatrique de long séjour. Bien que notre établissement ne dispose pas d’une mission spécialisée en psychogériatrie, une grande partie de nos résidents présentent aujourd’hui des troubles cognitifs liés notamment à des maladies comme Alzheimer. Cette évolution reflète la réalité du vieillissement de la population. À quel besoin le Foyer de jour souhaitait répondre lors de son ouverture en 2024 ?
Le projet est né d’un constat, celui qu’il existe souvent un vide entre le maintien à domicile et l’entrée en EMS. De nombreuses personnes âgées ont encore la capacité et l’envie de vivre chez elles, mais elles souffrent parfois d’isolement ou d’un manque de stimulation. Si les soins à domicile répondent aux besoins médicaux, il manquait une offre centrée sur la socialisation et les activités quotidiennes.
Comment le foyer contribue-t-il au maintien à domicile des personnes âgées ?
Le maintien à domicile ne dépend pas uniquement de l’état de santé. Il repose aussi sur le lien social, la motivation, l’activité physique et le sentiment d’utilité. Même si nous ne disposons pas encore d’études scientifiques pour le démontrer, nous constatons que la fréquentation d’un foyer de jour permet souvent de retarder l’entrée en EMS de plusieurs mois, voire davantage. Toutefois, il est important de souligner que les personnes qui fréquentent Les Cerisiers souhaitent avant tout continuer à vivre chez elles.
Le foyer n’est pas conçu comme une période précédant nécessairement l’EMS, mais comme une étape de vie à part entière qui favorise justement le maintien à domicile.
Le foyer dispose de vingt places par jour : quinze en secteur gériatrique et cinq en secteur psychogériatrique, destinées aux personnes souffrant de troubles cognitifs sévères. Les bénéficiaires fréquentent généralement le foyer entre une et trois fois par semaine, selon leurs souhaits.
En quoi le Foyer de jour représente-t-il un soutien pour les proches aidants ?
Les proches aidants accomplissent un travail remarquable, souvent discret mais extrêmement exigeant. Beaucoup doivent concilier activité professionnelle, vie familiale et accompagnement d’un parent ou d’un conjoint âgé.
Une ou deux journées de répit par semaine peuvent faire une différence considérable. Les familles nous disent régulièrement que cela leur permet de retrouver un équilibre, de souffler et de préserver une relation plus sereine avec leur proche.
Nous recevons également des retours très positifs concernant les effets observés à domicile. Une épouse nous racontait récemment que son mari, atteint de troubles cognitifs, revenait du foyer calme, souriant et davantage disponible. Il retrouvait même l’envie de participer à certaines tâches du quotidien. Ces témoignages montrent que les bénéfices dépassent largement le temps passé au foyer et influencent positivement toute la dynamique familiale.


Quelles activités favorisent les liens sociaux au sein du foyer ?
La lutte contre l’isolement constitue l’un des objectifs majeurs du foyer. La journée débute par un accueil autour d’un café et d’un petit-déjeuner, favorisant déjà les échanges. Le matin et l’après-midi, diverses activités sont proposées : des activités physiques, des ateliers créatifs, des moments de bien-être et de relaxation, des discussions autour de l’actualité, des activités de développement personnel ou encore des sorties dans le quartier. Cette ouverture sur l’extérieur est importante, car elle permet de maintenir un lien actif avec la société.
Les personnes sont libres de choisir les activités selon leurs envies et leurs capacités. Leur liberté de choix est essentielle, nous n’imposons rien. Cette approche contribue à préserver leur autonomie et leur qualité de vie.
Mais au-delà des activités elles-mêmes, ce qui compte avant tout, c’est la relation humaine. Les collaborateurs et collaboratrices apprennent à connaître chaque personne, ses habitudes et ses besoins. Cette proximité permet souvent de détecter rapidement des changements de comportement ou d’éventuelles difficultés.
Les bénéficiaires nous disent souvent qu’ils se sentent bien ici, sans forcément pouvoir expliquer pourquoi. Cela montre que nous parvenons à créer un véritable climat de confiance et de bienveillance.
Après deux ans d’activité, quels changements positifs avez-vous constatés ?
Le bilan est très encourageant. En deux ans, plus de quatre-vingts personnes ont fréquenté Les Cerisiers. Le foyer a rencontré un rapide succès, confirmant l’existence d’un réel besoin dans la région neuchâteloise.
Les témoignages reçus sont particulièrement précieux. Une bénéficiaire nous disait récemment : « Je suis contente d’être ici, je me sens bien, tout le monde est sympa et on nous gâte ». Ces paroles sont extrêmement touchantes et reflètent l’importance du lien que nous cherchons à créer. Aux Cerisiers, nous ne remplissons pas les journées, nous donnons envie de les vivre.
Nous constatons également que de nombreuses personnes retrouvent des habitudes de vie qu’elles avaient progressivement abandonnées à domicile, ce qui renforce leur estime de soi. Lorsque les proches nous disent qu’ils ont retrouvé davantage de sérénité, nous avons le sentiment d’avoir atteint notre objectif.






Prix catalogue : TTC 29’651.-



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Depuis onze ans, Logistores accompagne particuliers, régies, architectes et institutions dans l’installation, l’entretien et la réparation de solutions d’ombrage. Co-fondateur avec M. Ravonel,
Nessim Riahi a développé une approche pragmatique : améliorer le confort quotidien des habitants grâce à des équipements souvent discrets, mais devenus indispensables. Entre protection solaire, intimité, économies d’énergie et lutte contre les insectes, il nous explique pourquoi les stores jouent aujourd’hui un rôle essentiel dans le bien-être à domicile. Nessim Riahi a effectué un apprentissage dans le domaine du store avant d’obtenir son CFC. Il a ensuite travaillé pendant onze ans pour un employeur avant de décider de créer sa propre entreprise, Logistores.

Nessim Riahi, quels sont les principaux produits et services que vous proposez au sein de Logistores ?
Nous intervenons sur tout ce qui concerne la protection solaire et les équipements liés aux ouvertures. Cela comprend les volets roulants, les stores à lamelles, les brise-soleil, les pergolas, les stores de vérandas, les moustiquaires ou encore les systèmes de motorisation.
Nous réalisons aussi le remplacement de toiles et de vitrages, les réparations et l’entretien. En outre, nous sommes particulièrement sollicités pour la remise en état d’installations existantes. Nous intervenons également sur des projets neufs et des chantiers de plus grande ampleur. Qui sont vos principaux clients ?
Nous collaborons avec un large éventail d’acteurs : régies immobilières, architectes, propriétaires privés, fondations, administrations publiques, EMS, communes ou encore entreprises. Cette diversité nous permet d’intervenir aussi bien dans des logements privés que dans des bâtiments institutionnels ou commerciaux.
Quel lien faites-vous entre confort, intimité et gestion de la lumière dans l’habitat moderne ?
La gestion de la lumière est devenue essentielle. Les bâtiments actuels sont très lumineux grâce à de grandes surfaces vitrées, ce qui est agréable une grande partie de
l’année. Mais dès que les températures augmentent, cette luminosité peut rapidement devenir source d’inconfort.
Les stores permettent de réguler la chaleur, de préserver l’intimité quand il y a un vis-à-vis et de rendre certains espaces réellement utilisables. Une terrasse, une véranda ou un balcon sans protection solaire deviennent parfois difficiles à exploiter durant l’été. Les moustiquaires participent également à ce confort en permettant de profiter de l’air frais sans subir les nuisances liées aux insectes.
Ainsi, ce sont souvent les projets réalisés chez les particuliers qui ont l’impact le plus visible. Lorsqu’une famille peut enfin profiter pleinement de sa terrasse grâce à un store-toile ou lorsqu’une véranda devient utilisable toute l’année après l’installation d’une protection adaptée, le changement est immédiat.

Avez-vous observé une évolution des attentes des clients ces dernières années ? Oui, très clairement. Les questions liées à l’efficacité énergétique prennent de plus en plus d’importance. Les clients s’intéressent davantage aux solutions automatisées, aux systèmes alimentés par l’énergie solaire ou aux équipements capables d’améliorer les performances énergétiques de leur logement.

répondre aux attentes de clients exigeants, amoureux du design et des matériaux d’exception, en offrant une variété de produits adaptés à tous les budgets. Chez ostudio, l’excellence du design est accessible à tous.

Le confort reste toutefois une priorité. On remarque par exemple que certaines installations paraissent secondaires durant l’hiver, mais deviennent immédiatement indispensables dès les premières fortes chaleurs.
Le confort ne dépend d’ailleurs pas uniquement de grands travaux. Souvent, ce sont des équipements simples et bien adaptés qui permettent de profiter pleinement de son logement. Une bonne protection solaire, une moustiquaire ou un système automatisé jouent ainsi un rôle déterminant pour le sommeil, le bien-être et la qualité de vie au quotidien.
Si vous deviez imaginer la maison idéale de demain, quel rôle y joueraient les solutions d’ombrage et d’automatisation ?
Elles feraient partie intégrante du bâtiment. Les systèmes seraient davantage automatisés, capables de réagir aux conditions météorologiques et alimentés par des solutions énergétiques autonomes. L’objectif serait de garantir un confort optimal tout au long de l’année : obscurité dans les chambres lorsque c’est nécessaire, protection contre la chaleur, les intempéries ou encore les insectes. Une habitation doit pouvoir être utilisée pleinement, quelle que soit la saison. Quelle est votre vision du « bien vivre chez soi » et comment votre entreprise contribue-t-elle concrètement à cette qualité de vie ?
Pour moi, bien vivre chez soi signifie pouvoir profiter de tous les espaces de son logement dans de bonnes conditions. Si une pièce devient invivable à cause de la chaleur, si une véranda ne peut pas être utilisée ou si l’on ne parvient pas à se protéger du soleil, le confort est rapidement compromis. Les stores, les moustiquaires ou les protections d’ombrage contribuent directement à cette qualité de vie. Ce sont parfois des éléments que l’on remarque peu lorsqu’ils fonctionnent bien, mais dont on mesure immédiatement l’importance lorsqu’ils manquent.


Vous développez actuellement de nouveaux services. Pouvez-vous nous en dire davantage ?
Nous travaillons actuellement à la création d’un espace showroom et magasin à la rue du Grand-Pré 27 à Genève. L’idée est de permettre aux particuliers de découvrir différents produits, mais aussi d’acheter directement certaines pièces de rechange. En effet, de nombreuses petites réparations peuvent être réalisées facilement sans nécessiter l’intervention d’un technicien. Une simple pièce coûtant quelques francs peut parfois éviter un déplacement beaucoup plus coûteux.
Nous souhaitons également développer un service de livraison destiné aux professionnels du secteur qui ont rapidement besoin de pièces ou de matériel sur leurs chantiers. Avec ces deux projets qui verront le jour très bientôt, notre objectif est d’apporter davantage de proximité et de solutions pratiques à nos clients.
Logistores Genève +41 22 310 97 81 info@logistores.ch
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Former la relève pour accompagner les défis énergétiques
On se demande souvent où se situe le cœur de la maison. Pour certains, il s’agit de la cuisine. Pour d’autres, le salon. Pour les adeptes de jardinage, c’est le jardin. Et si c’était tout simplement son réseau électrique ? C’est la vision de Fabrice Marchand, à la tête de RBM Électricité depuis 2021. Dans cette interview, il met en lumière la richesse du métier d’électricien, l’importance de la transmission du savoir-faire et l’engagement de ses équipes qui contribuent au succès de son entreprise.

Après un apprentissage d’automaticien avec maturité à l’École des métiers de Fribourg puis l’obtention d’un diplôme d’ingénieur HES en énergie électrique, Fabrice Marchand acquiert plus de dix ans d’expérience dans le secteur de la régulation et de l’automation. Il rejoint RBM Électricité en 2017 pour épauler son père et s’imprégner du fonctionnement de l’entreprise. Il reprend la direction en 2021, et passe l’examen PX afin d’acquérir le titre de personne du métier en 2024. Aujourd’hui, il poursuit le développement de cette entreprise familiale tout en l’adaptant aux nouveaux défis technologiques et énergétiques.
Fabrice Marchand, pouvez-vous nous parler de RBM Électricité ?
Après l’obtention de leur maîtrise fédérale, mon père et son associé, épaulés par ma maman, ont décidé de reprendre une société existante basée à St-Aubin FR, avec une succursale à Sugiez, et de créer leur propre structure. L’entreprise a été fondée en 1985. Au fil des années, la société s’est progressivement développée. Une nouvelle succursale à Sévaz, a été ouverte en 1987. Puis d’autres ont suivi dans la Broye tant vaudoise que fribourgeoise, afin de répondre à la croissance de nos activités. En 1998, nous avons également obtenu la certification ISO, qui nous permet notamment de travailler pour des entreprises industrielles exigeantes ainsi que pour certaines infrastructures stratégiques.
Au fil des années, plusieurs étapes importantes ont marqué l’évolution de la société. Nous avons développé notre activité dans la fabrication de tableaux électriques et procédé à l’acquisition de l’entreprise C&G Electricité Sàrl à Lucens qui nous a permis d’étendre notre zone d’activité jusqu’au bassin lémanique. En outre, l’année 2025 a constitué un moment particulier puisque nous avons célébré les 40 ans de l’entreprise, marqués par une journée portes ouvertes pour notre fidèle clientèle et un week-end en Alsace pour l’ensemble de notre personnel. C’est une étape importante qui témoigne du travail accompli par plusieurs générations de collaborateurs. Aujourd’hui nous pouvons compter sur une centaine d’employés.
Quels sont aujourd’hui les principaux domaines d’activité de RBM Électricité ?
Beaucoup de personnes pensent encore qu’une entreprise d’électricité réalise essentiellement des installations dans des villas ou des immeubles résidentiels. En réalité, notre activité est beaucoup plus large. Nous intervenons dans les secteurs résidentiel, commercial, industriel et administratif. Nous réalisons des installations électriques classiques, mais aussi des réseaux informatiques, des systèmes de télécommunication, des installations de sécurité, des installations provisoires pour manifestations, de la domotique, des bornes de recharge pour véhicules électriques, des installations photovoltaïques ou encore des systèmes de stockage d’énergie.
Nous disposons également d’un département spécialisé dans la fabrication de tableaux électriques, ce qui représente un savoir-faire important pour l’entreprise.
Cette diversité nous permet d’accompagner des projets très différents, depuis la rénovation d’un logement jusqu’à des installations industrielles complexes.
Quelles sont les valeurs qui guident votre travail au quotidien ?
La qualité est probablement la première d’entre elles. Nous avons la chance de compter sur des collaborateurs motivés et hautement qualifiés. Nous investissons beaucoup dans leur formation afin de garantir un niveau d’expertise élevé.
La proximité est également essentielle, nous sommes encrés dans notre région. Malgré notre développement, nous restons une entreprise à taille humaine avec de fortes valeurs familiales et tenons à conserver une relation directe avec nos clients.
Nous accordons beaucoup d’importance à la réactivité.
Lorsqu’une personne nous contacte, nous mettons tout en œuvre pour assurer une transparence totale sur l’évolution de son projet. Aujourd’hui, les attentes sont fortes et les clients ont besoin de réponses rapides. Nous faisons tout notre possible pour rester disponibles et à l’écoute.

Le métier d’électricien a beaucoup évolué ces dernières années. Quelles sont les principales transformations que vous avez observées ?
La plus grande évolution concerne sans doute tout ce qui touche à l’énergie. Les installations photovoltaïques, les batteries de stockage, les bornes de recharge ou encore la gestion intelligente de l’énergie connaissent un développement extrêmement rapide. En effet, autrefois, les évolutions technologiques arrivaient progressivement. Aujourd’hui, certaines innovations apparaissent presque chaque mois. Ce qui est vrai aujourd’hui ne l’est parfois plus quelques semaines plus tard.
Prenons l’exemple des batteries ou des véhicules électriques : les technologies évoluent constamment et les possibilités offertes aux utilisateurs se multiplient. Les clients sont de plus en plus intéressés par l’autoconsommation, la gestion intelligente de leur production d’énergie ou encore les interactions entre leur habitation et leur véhicule électrique. Cette évolution permanente nous oblige à rester en veille constante.
Le secteur de la construction a profondément évolué ces dernières années, guidé par les directives rigoureuses de la SUVA et la généralisation d’équipement de protection individuelle. Pour notre entreprise, la sécurité au travail n’est pas une simple contrainte réglementaire, c’est une priorité absolue. Sur chacun de nos chantiers, nous déployons les moyens nécessaires à la protection de nos équipes. L’objectif est simple : nous voulons que chaque collaborateur qui travaille à nos côtés rentre chez lui, sain et sauf.
En parallèle, nous constatons aussi une forte pression sur les budgets. Les comparaisons de prix sont devenues
très fréquentes et les décisions se prennent parfois principalement sur ce critère. C’est un défi pour les entreprises qui investissent dans la qualité, la formation et le suivi de leurs équipes. Nous essayons de rappeler que derrière une installation, il y a aussi l’expérience, les compétences et le service qui l’accompagnent.
Comment adaptez-vous votre entreprise à ces nouvelles technologies ? Nous avons créé un département spécifiquement consacré à l’énergie. Son rôle est de suivre les évolutions du marché, d’évaluer les nouvelles solutions disponibles et de rechercher les technologies les plus pertinentes pour nos clients. C’est un travail considérable. Il faut rencontrer les fournisseurs, participer à des salons spécialisés, analyser les nouveautés et comprendre quelles solutions seront réellement fiables sur le long terme. Nous ne cherchons pas uniquement à proposer les dernières innovations. Nous voulons surtout proposer des solutions durables, évolutives, capables d’être entretenues et suivies dans le temps.
La même évolution se retrouve dans la domotique. Longtemps réservée à quelques projets très haut de gamme, elle devient aujourd’hui beaucoup plus accessible. De plus en plus de propriétaires souhaitent pouvoir piloter leur habitation de manière intelligente et optimiser leur consommation énergétique.
Vous accordez une place importante à la formation. Pourquoi cet engagement ? Parce qu’il est essentiel pour l’avenir de notre profession. Depuis la création de l’entreprise, plus de 130 apprentis ont été formés au sein de RBM Électricité. Aujourd’hui encore, nous accompagnons plus d’une vingtaine de jeunes dans différents métiers techniques. Nous formons ainsi des installateurs-électriciens, des électriciens de montage, des informaticiens du bâtiment, des planificateurs-électriciens, des employés de commerce et désormais également des automaticiens. Nous avons d’ailleurs eu l’honneur de recevoir le prix de la meilleure entreprise formatrice décerné par l’Union Patronal du canton de Fribourg en 2022, récompensant ainsi notre engagement dans la formation professionnelle. Pour nous, il serait incohérent de se plaindre d’une pénurie de personnel qualifié sans participer soi-même à la formation de la relève.
Comment accompagnez-vous concrètement ces jeunes ?
Nous essayons de leur offrir un véritable encadrement. L’un des exemples les plus marquants est l’engagement de mon père, qui consacre ses samedis matin aux apprentis ayant besoin de soutien et cela depuis 40 ans. Aujourd’hui encore, de janvier à juin, nos spécialistes coachent particulièrement les candidats aux examens de fin d’apprentissage. Nous encourageons également la formation continue de nos collaborateurs. Plusieurs membres de nos équipes suivent actuellement des cursus en vue de l’obtention de brevets fédéraux ou préparent une maîtrise fédérale. Cette culture de la transmission fait véritablement partie de l’ADN de l’entreprise.
Quelles qualités recherchez-vous chez les jeunes qui souhaitent rejoindre votre secteur ?
Avant tout, l’envie. Bien sûr, certaines aptitudes techniques constituent un avantage, notamment dans les domaines scientifiques. Mais ce n’est pas ce qui fait la différence sur le long terme. Nous préférons souvent un jeune très motivé, prêt à apprendre et à persévérer, plutôt qu’une personne naturellement douée mais peu investie. Nos métiers sont exigeants et demandent de
la persévérance. Lorsqu’une personne est passionnée et déterminée, elle peut progresser énormément.
Quels sont aujourd’hui les principaux défis du secteur ?
Le recrutement constitue sans doute l’un des plus grands défis. Il devient de plus en plus difficile de trouver du personnel qualifié alors même que les besoins continuent d’augmenter. Les compétences techniques sont très recherchées et les entreprises se disputent souvent les mêmes profils. Cette situation renforce encore davantage l’importance de la formation et de la fidélisation des collaborateurs.
Quel conseil donneriez-vous à un jeune qui hésite à se lancer dans les métiers de l’électricité ?
Je lui dirais de ne pas se laisser impressionner par la complexité du métier. Au départ, certaines notions peuvent sembler abstraites, mais il faut persévérer. L’électricité est un domaine extrêmement vaste qui ouvre de nombreuses perspectives professionnelles. Aujourd’hui, un électricien peut en effet évoluer dans la distribution électrique, la domotique, les télécommunications, les énergies renouvelables, les systèmes de sécurité ou encore l’ingénierie. C’est un métier qui continuera à jouer un rôle essentiel dans les décennies à venir et qui offre de réelles opportunités d’évolution.
Si vous aviez un message à faire passer, quel serait-il ?
J’aimerais surtout mettre en lumière le travail de nos collaborateurs et rendre hommage à mes parents qui ont porté et su développer ce projet pendant des années. Une entreprise ne se résume pas à son dirigeant. Si RBM Électricité est présente depuis 40 ans et continue de se développer, c’est avant tout grâce aux femmes et aux hommes qui la font vivre chaque jour. Leur professionnalisme, leur engagement, leur volonté de transmettre leurs connaissances et leur capacité à évoluer avec les nouvelles technologies constituent la véritable richesse de l’entreprise. Dans un secteur en constante transformation, ce sont eux qui nous permettent d’avancer tout en conservant les valeurs qui nous ont toujours guidés : la qualité, la proximité et le sens de la transmission. Je profite de ces quelques lignes pour les remercier chaleureusement pour leur travail au quotidien.
Interview Léa Stocky


