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3/2016
S I M
s é t i l a u t c a
i n t e r n a t i o n a l e
Aller là où Christ est le moins connu
…
Editoriale
2
n Léo
« SIM actualités » 3/2016 n www.sim.ch www.sim.ca
Mutzner, Directeur SIM-Suisse
Fin janvier, lors d’une rencontre en France des directeurs de SIM Europe, nous avons commencé par nous raconter brièvement l’histoire de nos vies. Chacun s’est souvenu des circonstances dans lesquelles il s’est tourné vers Jésus-Christ. Réconciliés avec Dieu, nous avons commencé une nouvelle vie. En évoquant cette rencontre, nous avons également parlé de ceux qui, pour nous, ont été Récemment, j’ai eu des témoins de l’Evangile par leur exemple, leurs paroles l’occasion de paret leur écoute. Auparavant, nous étions dans l’ignorance ticiper à un culte de cette bonne nouvelle. Je n’ose pas imaginer ce que d’une Eglise à Lomé, serait devenue ma vie sans Jésus. au Togo. A la fin du rassemblement, le pasteur, en renvoyant les membres chez eux, a dit : « Et surtout n’oubliez pas d’évangéliser ! » Aussitôt les membres se sont tournés les uns vers les autres en répétant : « N’oublie pas d’évangéliser ! » J’ai bien aimé ce rappel qui semblait être un rituel. « Aller là où Jésus-Christ est le moins connu… » Quelle est notre réaction face au titre de cette édition ? Est- ce que nous ne nous sommes pas trop habitués au fait qu’il ne soit pas connu ? En oubliant ce que notre vie serait sans Christ, nous oublions aussi la réalité
Contacts
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de ceux qui, jusqu’à présent, n’ont pas encore d’accès à la Bonne Nouvelle. Christ est-il connu dans nos familles, nos quartiers, nos villes ? Auprès comme au loin, il y a encore des régions et des populations où Christ est très peu connu. C’est là que la SIM veut concentrer ses efforts et œuvrer. C’est pourquoi dans ce numéro nous pouvons lire ce qui se passe en Asie centrale ou parmi les Tamajaq au Niger. En Amérique du Sud, une génération de nouveaux ouvriers se mobilise pour partir dans les régions où Christ est le moins connu. Et puis, trois jeunes femmes nous parlent de leur vécu lors d’un court séjour missionnaire au Burkina Faso. Nous vous remercions de vous engager à nos côtés afin que l’on entende parler de Christ aussi là où il est le moins connu !
Impressum
Ce journal trimestriel paraît en français et allemand. Tarifs de l’abonnement annuel: CHF 10.–; € 8.– Rédaction : Waltraud et Günter Kunz Graphisme/Layout : FRANK.COMMUNICATION. Singen (D), www.frank-com.de Production : Jordi SA .le spécialiste média. Belp, www.jordibelp.ch La SIM est membre de l’
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SIM International (Suisse) a signé le Code d‘honneur AES. Ce label de qualité engage le signataire à une utilisation responsable des dons reçus.
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n Nom
Peuples d'Asie
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de l'auteur dissmimulé
Convaincus que nul ne devrait vivre ni mourir sans avoir entendu la Bonne Nouvelle de Dieu, nous croyons qu'Il nous a appelés à faire des disciples du Seigneur Jésus-Christ dans des communautés où Il est le moins connu. Un coéquipier en Asie Centrale partage avec nous la manière dont le Seigneur l’a conduit à vivre et à parler pour Jésus auprès des Louschs (un pseudonyme), une communauté où Christ est le moins connu. J’ai un vif souvenir du jour, il y a juste 18 mois, où mon cœur a commencé à battre pour les Louschs. Depuis dix ans, j’enseignais la Bible aux enfants d’une ethnie qui habite le désert. Le temps est arrivé de passer le relais. J’ignorais complètement ce que Dieu voulait que je fasse après mon retour d’un séjour dans mon pays d’origine pour rendre visite à ma famille et aux églises. Une chose, cependant, était sûre : il me fallait absolument un nouveau visa, afin de pouvoir retourner dans ce pays que j’aime tant, ce pays où je me sens à la maison depuis 15 ans. Mais quel serait mon rôle ? Comment servir au mieux ? Comment Dieu voulaitIl m’utiliser ? Il y avait tant de possibilités !
Mon départ approchait et je n’avais toujours pas de projets pour mon retour. « Seigneur, je Te fais confiance, » ai-je prié. « Je veux vraiment voir Ton plan. Veux-Tu que je retourne dans ce pays ? Alors, Tu ouvriras le chemin. » Juste avant mon départ, une copine m’a parlé des Louschs. Jusque-là, je n’en avais pas beaucoup entendu parler. « Savais-tu qu’ils sont presque à cent pour cent musulmans ? » m’a-t-elle demandé. Ça y est ! C’était le moment. Quelque chose s’est éveillé dans mon esprit. Mon cœur battait de plus en plus rapidement. « Cent pour cent ! Imaginez ! Sept mil lions de gens dispersés sur des centaines de kilomètres de montagnes et de désert. Et presqu’aucun croyant parmi eux, sans parler d’église. » J’ai éprouvé une grande compassion pour eux. Qui annoncerait à ces hommes et à ces femmes cette merveilleuse nouvelle : Dieu a envoyé un Sauveur, afin de nous pardonner nos péchés ? « Seigneur, voudrais-tu bien m’y envoyer ? Si oui, comment ? » Pendant mon voyage de retour, quelques jours plus tard, mon désir de travailler auprès des Louschs ne faisait que grandir, mais la tâche me semblait
impossible. Comment pourrais-je, en tant que femme célibataire dans un pays conservateur, trouver un moyen de partager la Parole de Dieu avec ce groupe éloigné ? La solution de Dieu était géniale ! Alors que j’ouvrais mon cœur aux directeurs de notre équipe, ils m’ont parlé d’un hôpital pour femmes dirigé par des chrétiens et caché dans une ville historique, plus vers le nord. L’hôpital se trouve près du cœur des territoires louschs. Par la grâce de Dieu, de nombreuses femmes lousches viennent se faire soigner à l’hôpital, car il est connu comme un endroit de compassion et d’espérance où les vies sont sauvées. J’étais ébahie de voir comment Dieu avait effectué la connexion et j’étais aux anges quand l’équipe du ministère à l’hôpital m’a invitée à la rejoindre pour accueillir et accompagner les patientes. Maintenant, neuf mois plus tard seulement, je me suis bien installée et je commence à créer des liens avec des communautés lousches dans la ville et au-delà. Veuillez prier pour moi et pour les Louschs, que Dieu attendrisse des cœurs de pierre et les fasse battre pour Lui.
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La Parole de Dieu …
n Par Beki
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Helwig
Bien que le français ne soit pas sa langue maternelle, le pasteur A a toujours préféré lire cette langue. Lorsqu’il lisait sa propre langue, la carence de littérature dans sa langue maternelle lui posait un défi. Mais après 30 ans de dur travail, le Nouveau Testament en Tamajaq a été achevé. Le processus de traduction s’est avéré compliqué et a exigé la collaboration de beaucoup de personnes. Un travail si important a nécessité une grande équipe, beaucoup de prières et des finances régulières. Quelle joie de célébrer cette victoire avec nos frères et sœurs en Christ. Maintenant que le Nouveau Testament a été traduit, les compétences du pasteur A en lecture dans sa langue maternelle, le Tamajaq, se sont considérablement améliorées. Le Nouveau Testament en Tamajaq est maintenant la seule version de la Bible qu’il lit. Il se sert de cette Bible pour prêcher et la lit chaque jour. Quelle bénédiction pour lui et pour sa communauté ! « La tâche a été grande, mais à chaque moment de faiblesse, nous nous sommes remis à nouveau entre les mains de Dieu », a dit un membre de l’équipe de traduction. « La Parole de Dieu est pour nous la vie. Comment les gens pourraient-ils comprendre Sa Parole, sinon dans leur langue maternelle ? » C’est un miracle qui témoigne de la grandeur de Christ, qui aime toute langue et désire recevoir de la louange dans chacune de ces langues. » De nombreux croyants tamajaqs ont partagé leur joie avec l’équipe et ont proclamé la gloire de Dieu pendant la joyeuse célébration. « Il y a un bienfait pour le monde entier chaque fois que la Parole est traduite dans une nouvelle langue », a dit un croyant local, se tenant debout pour lire dans la nouvelle traduction. « C’est par la Parole de Dieu que nous apprenons comment
entrer en relation avec Lui. Nous nous réjouissons parce que nous avons Sa Parole dans nos mains et aujourd’hui, elle est même dans notre langue maternelle. » « C’est un jour important pour l’Église nigérienne », a dit un autre croyant local. « Nous félicitons l’équipe de traduction, mais la traduction n’est pas la fin, car maintenant nous devons lire la Parole ! Tout croyant, peu importe sa profession, peut utiliser cette Parole pour amener notre nation vers Christ afin qu’elle trouve le salut. Dieu se servira de cette traduction, par notre intermédiaire, pour attirer d’autres personnes à Lui. »
« Le Nouveau Testament dans notre langue est de fort belle présentation et illustre le respect que nous, disciples de Jésus, avons de Sa Parole. »
« Chaque jour, des gens meurent sans connaître Ta Parole, alors aide-moi à mieux comprendre Ta Parole, afin que je puisse mieux la partager avec d’autres. » Telle a été la chanson des croyants locaux lors de leur culte d’adoration de Dieu en langue tamajaq, mais ce n’était qu’une chanson parmi beaucoup d’autres, interprétées magistralement par la chorale importante qui honorait Dieu. Un grand nombre de frères et de sœurs ont été bénis ce jour-là en éprouvant une si grande joie. De nombreux groupes parlant diverses langues du Niger sont venus se joindre à leurs frères et sœurs tamajaqs pour marquer l’occasion. Pour clôturer la cérémonie, un groupe important de croyants s’est rassemblé devant l’assemblée pour prier, remerciant Dieu dans des langues diverses, ce qui représentait une manifes ta tion émouvante de l’unification pour les croyants du Niger. Pourtant, le travail n’est pas fini. Veuillez vous joindre à nous dans la prière et le jeûne pour les Tamajaqs, que Dieu se serve de Sa Parole pour percer les ténèbres et toucher leur cœur avec Sa lumière !
L’inauguration du Nouveau Testament en tamajaq
L’équipe de traduction pour le Nouveau Testament en tamajaq
Prisca Jouve, représentante de MidiBible, avec des Nouveaux Testaments en tamajaq sortis de presse.
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… pour les nomades
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La famille Mahamadou
ICHYA ET MARIANNE MAHAMADOU-STERCHI, en qualité de collaborateurs de la SIM, sont suivis par le bureau suisse. En tant que membres de longue date du projet de traduction en tamajaq, ils se trouvent momentanément en formation au Canada. Irhya, qui est lui-même un tamajaq, et Marianne, poursuivent un but commun : mettre à disposition de son peuple, qu’on appelle aussi les « Touaregs », toute la Bible dans sa propre langue. Voici quelques impressions qu’Irhya a ramenées de la célébration. J’ai réfléchi longtemps pour savoir si je devais me rendre au Niger pour la dédicace du Nouveau Testament dans ma langue maternelle, le tamajaq. Depuis juillet 2014 je réside à Vancouver (Canada) avec ma famille et j’y suis, au Regent College, des cours de langues bibliques, d’exégèse, d’Ancien Testament, afin d’être mieux équipé comme traducteur/exégète de l’Ancien Testament. Dans notre culture il est d’une extrême importance d’assister à des événements culturels majeurs. Vous pouvez donc vous imaginer quelle a été ma joie lorsqu’au dernier moment s’est dessinée la possibilité d’aller à la maison. Je suis arrivé juste à temps pour pouvoir donner un coup de main pour les derniers préparatifs. On m’a honoré en m’attribuant le rôle de modérateur de la fête. Ça a été une célébration très impressionnante, au cours de laquelle ont pu s’exprimer la joie et la reconnaissance envers Dieu de pouvoir dorénavant disposer de Sa Parole dans notre langue. Le livre de foi traditionnel, le
Coran, est écrit en arabe. La majorité des Tamajaqs ne parle cependant presque pas l’arabe, sauf en ce qui concerne les prières rituelles. Ils ne savent pas qu’ils peuvent adorer Dieu dans leur langue maternelle. Vous pouvez imaginer combien il est singulier pour nous de pouvoir tenir le Nouveau Testament dans nos mains ! Lorsque je suis venu à la foi il y a 13 ans, je lisais la Bible en français. Même dans la communauté que je fréquentais et où les cultes se tenaient en tamajaq, on ne disposait que de quelques cahiers avec des textes bibliques isolés traduits dans notre langue. L’arrière-plan islamique de notre peuple nous a inculqué un immense respect pour le Coran. Grâce à l’organisation MiDi-Bible qui en a permis l’impression, le Nouveau Testament dans notre langue est de fort belle présentation et illustre le respect que nous, disciples de Jésus, avons de Sa Parole. Il nous sera d’une immense aide pour la diffusion de la Bonne Nouvelle !
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n Par Dave
La sélection de coéquipiers
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Mackie
Le ministère de la SIM par la bibliothèque ambulante en Asie centrale vient de célébrer 35 ans de partage de l’Évangile au travers de la distribution de littérature. Joseph (un pseudonyme) raconte comment Dieu l’a conduit d’un arrière-plan où l’on ne s’attend guère à trouver un mis sionnaire au rôle de coéquipier dans la distribution de littérature. « J’ai grandi dans un village où notre famille de 12 personnes habitait une maison d’une seule pièce – trois frères, six sœurs, mes parents et moi-même. Nous étions très pauvres, une famille chrétienne de nom. Je n’avais pas la possibilité d’aller à l’école, car mes parents ne pouvaient pas payer les frais. Mais, par la grâce de Dieu, j’ai été amené à l’église locale. Je me rappelle le jour où la missionnaire de la SIM affectée à notre église aidait à préparer l’école du dimanche. Elle était en train de choisir six adolescents parmi les plus âgés afin de les former comme disci ples et les préparer à devenir enseignants. J’ai été ébahi quand elle est venue vers moi me dire qu’elle m’avait choisi ! Les cinq autres ont protesté : « Ne lui demande pas, il n’a jamais été à l’école ! » Notre missionnaire coréenne a tout simplement souri de sa manière habituelle et leur a dit : « Dieu l’a appelé et Dieu l’utilisera. »
Au début, j’étais responsable de placer les chaises, mais j’apprenais progressivement davantage de choses sur la Bible, Jésus, la lecture et comment enseigner aux autres. Pour moi, cette saison a été extraordinaire. Cependant, une deuxième surprise m’attendait. Quelques années plus tard, un autre missionnaire SIM, qui travaillait à proximité, est venu me rendre visite. Ses yeux pétillants m’ont laissé imaginer qu’il avait visiblement un plan pour ma vie ! « Je voudrais que tu te joignes à notre ministère de bibliothèque ambulante », a-t-il dit. « Nous n’avons pas beaucoup d’argent pour te rembourser ton temps, mais à notre avis, tu seras un coéquipier formidable. » J’ai souri. « Si Dieu m’a appelé, Dieu y pourvoira ! » Les autres membres de l’équipe ne partageaient pas l’optimisme du mis sion naire. « Pourquoi l’avoir choisi ? » ontils demandé. « Il n’est même pas allé à l’école ! » Ils ont essayé de me convain cre de quitter l’équipe, mais je savais que Dieu m’avait appelé à ce ministère. Ça fait 15 ans de cela. Apporter la nouvelle de Jésus à ceux qui ne la connaissent pas est un si grand privilège. Il y a 800 villages dans notre district. Depuis mon arrivée dans l’équipe, nous avons rendu visite à plus de 250 d’entre
eux dans notre vieux fourgon, rénové spécialement pour la tâche. Lorsque nous arrivons dans un village, nous ouvrons l’arrière du fourgon et diffusons de la musique par les enceintes. C’est incroyable de voir la foule se rassembler si rapidement, impatiente de voir les livres que nous avons apportés et d’écouter ce que nous avons à leur dire. Je connais le sentiment d’être oublié et insignifiant, alors nous prenons le soin de ne pas négliger ces petits villages ! Même s’ils ne consistent qu’en deux ou trois maisons, nous y allons quand même, pour partager la bonne nouvelle avec eux. Nous parcourons aussi le pays dans le fourgon, afin d’introduire la bibliothèque ambulante dans d’autres provinces. Nous rencontrons des personnes de tant d’arrière-plans divers. De cette manière, beaucoup de gens ont entendu l’Évangile dans un pays où plus de 90% de la population sont musulmans. Beaucoup de maisonnées dé couvrent maintenant elles-mêmes le Seigneur Jésus en lisant les livres que nous leur avons vendus. Qui sait quel résultat Dieu pourra donner à nos semailles ?
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n Par
Une vague de nouveaux missionaires
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Chris Conti
Des candidates rencontrent des collaboratrices qui sont déjà en activité en Afrique du Sud et en Asie.
Christ Conti avec une missionnaire péruvienne qui travaille en Asie.
La grande majorité des candidats d’Amérique latine avec qui je m’entretiens brûlent d’impatience d’aller là où l’Évangile est le moins présent pour y effectuer le travail le plus difficile. Les missionnaires venant de ces nouveaux pays d’envoi ont reçu de Dieu un appel fort pour servir là où Christ est le moins connu.
à leur apparence, mais également en vertu des similitudes culturelles.
Alors que Dieu prépare une moisson d’ouvriers inédite, notre rôle est de les outiller pour le service du Royaume et de les envoyer dans les coins reculés du globe où il n’y a peu de témoignage, voire pas du tout.
Bien que le matériel prouve son efficacité et sa pertinence partout sur la planète, nous voyons émerger un nouveau besoin, auquel la SIM tente déjà de répondre d’une manière novatrice.
Au cours des dernières années, nous avons envoyé trois Péruviens pour qu’ils se joi gnent aux ministères en Chine, en Inde et en Afrique du Sud. Le Pérou, qui auparavant constituait un champ de mission, s’est transformé en tremplin d’où s’élancent de nouveaux missionnaires et où des églises s’apprêtent à répondre à l’appel de Dieu.
Le problème, pour l’Amérique latine et pour bien d’autres pays, ne prend pas racine dans une carence de candidats aptes à servir, mais plutôt dans le soutien de ces candidats. L’église locale, étant le véhicule choisi par Dieu pour envoyer et prendre soin des missionnaires, possède la solution du problème. Un rôle noble relève de la res ponsabilité de l’église, non seulement en ce qui concerne l’aspect financier (qui est tout à fait à sa portée, d’ailleurs), mais aussi pour ce qui touche à la prière et aux soins pastoraux à apporter aux missionnaires.
Je crois avec une fermeté absolue que notre investissement auprès des Latinos, ainsi qu’auprès des habitants d’autres pays qui, historiquement, n’ont fait que recevoir des missionnaires, permet d’atteindre le but ultime de la mission : faire des disciples qui sont capables d’en faire d’autres ! Les candidats latinos m’inspirent, par leur attitude et leur culture aimante. De plus, leur volonté de se sacrifier les rend d’autant plus profitables à Dieu, une fois arrivés sur le champ missionnaire. Qu’on se le dise, mon visage blanc va parfois se cogner le nez sur une porte close dans beaucoup de pays, tandis que les Latinos s’intègrent partout, non seulement grâce
Il y a de cela quelques années, la SIM a créé, en anglais, du matériel de formation pour missionnaires (intitulé « Let’s Go! »), maintenant aussi disponible en espagnol (« Vamos »), et en train d’être traduit en français (« Allons-y ! »), ainsi qu’en mandarin.
Les églises locales doivent comprendre avec plus de clarté ce qu’est la mission mondiale et quel est leur rôle là-dedans. La mobilisation d’ouvriers constitue ni plus ni moins que du discipulat avancé, qui aide chaque chrétien à assumer son rôle dans le plan de Dieu pour les nations. Nous sommes en train d’entamer un nouveau projet nommé « Mobilisons Son Église » et nous envisageons de produi re un recueil de ressources profitables à
toute église pour enseigner ce qu’est la mission et assurer un discipulat multiplicatif de grande qualité. Ce matériel sera disponible en anglais, en espagnol ainsi qu’en français, et vise particulièrement les besoins des églises locales de l’Amérique latine et de l’Afrique. J’ai eu l’extrême joie d’être aux premières loges lorsque la SIM a renouvelé avec assurance son désir d’aller vers ceux qui sont le moins exposés à l’Évangile de Jésus-Christ. Cependant, cet engagement représente un défi titanesque, qui met en lumière la triste réalité : trop de gens vivent et meurent sans pouvoir entendre parler de l’espoir qui se trouve en Christ. Toutefois, davantage d’ouvriers sur les champs missionnaires implique que moins de gens demeureront dans l’obscurité et l’ignorance. Grâce au soutien d’une église qui prie et qui donne, moins de gens demeureront dans l’obscurité et l’ignorance. Voilà pourquoi il est tout naturel et également fort stratégique d’investir nos prières, nos finances et notre créativité en faveur de cette nouvelle vague de missionnaires venant d’Amérique latine, d’Afrique et d’Asie. Ensemble, nous multiplions nos forces et décuplons la présence de l’Évangile là où Jésus est encore malheureusement un pur inconnu. Nous désirons outiller des gens issus des quatre coins du monde afin qu’ils se rendent aussi loin que Dieu le veut et nous désirons fournir aux églises tout ce qui sera nécessaire et utile pour continuer à faire des disciples qui feront des disciples à leur tour et pouvoir ainsi répondre avec foi au Grand Mandat !
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Engagement court-terme au Burkina Faso
n De Catrina
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Imholz, Rebekka Letsch et Deborah Haldemann
Le Burkina Faso, est-ce que c’est un pays ? Qu’est-ce que tu mangeras làbas ? Comment est-ce que tu vas te déplacer ? Est-ce que tu as le droit de te promener seule en tant que femme ? Est-ce que le pays est sûr ? – C’est ce genre de questions ou des questions analogues qu’on nous posait et que nous nous posions avant de partir pour un des pays les plus pauvres du monde. Le Burkina Faso, autrefois la Haute Volta, bien que majoritairement musulman, compte encore un nombre considérable de chrétiens. Les chiffres varient beaucoup d’un groupe ethnique à l’autre à l’intérieur du pays.
NOUS NE NOUS CONNAISSIONS PAS ENCORE Catrina et Rebekka ont travaillé pendant six mois au Centre Médical de Piéla, une bourgade du Nord-Est du Burkina. En tant qu’assistante en santé communautaire (Rebekka) et infirmière diplômée (Catrina), elles ont pu exercer leur métier dans un contexte totalement nouveau et venir en aide aux plus démunis. Deborah s’est aussi rendue à la station missionnaire de Piéla pour y accomplir un stage pratique dans le cadre de ses études pédagogiques. Au préalable nous ne nous connaissions pas.
MATÉRIEL ET MÉDICAMENTS LIMITÉS Le Centre Médical, qui est entièrement aux mains des autochtones, com prend quatre divisions : médecine, salle d’accouchement, vaccinations et préven tion et un département dévolu aux enfants mal nourris. Catrina et Rebekka ont pu travailler dans chacune des départements ; elles y ont appris des tas de choses et fait de nombreuses expériences.
Le travail dans ce petit hôpital de brousse est cependant exigeant. Ça oblige à modifier la manière de penser issue de l’environnement hospitalier habituel en Suisse où on dispose de médicaments et de matériel sans aucune restriction. Le manque de matériel nécessite beaucoup de créativité. Pour Catrina et Rebekka ce fut une expérience enrichissante de voir comment avec peu de moyens on peut quand même faire une différence positive.
L’ÉCOLE COMME IL Y A 50 ANS Ce n’est pas que Deborah ait déjà vécu il y a 50 ans, mais l’école en Afrique lui a rappelé les images de l’école d’autrefois chez nous. L’unique forme d’enseignement est l’enseignement frontal. Les écoliers possèdent un cahier et quelques crayons. Seule la minorité possède des manuels. Tout doit être copié depuis le tableau noir. Sinon, comment les élèves pourraient-ils faire leurs devoirs à la maison ? Deborah a pu faire un stage de quatre semaines dans un lycée chrétien et y enseigner le français et les maths. Elle a beaucoup apprécié ce temps trop court.
chantent et dansent. La conscience de la présence de Dieu est forte. Nous avons été touchées de voir quelle est la place qu’occupe Dieu dans le quotidien de nos frères et sœurs dans la foi. Quand un burkinabè dit que Dieu veille sur eux comme sur les oiseaux du ciel qui ne sèment rien, cette parole de Dieu prend pour nous une signification d’une nouvelle profondeur. Est-ce qu’une telle confiance et un tel abandon à Dieu ne rendent pas les hommes riches ?
EST-CE QUE DIEU TIENT TOUT DANS SA MAIN ? La vie quotidienne à Piéla nous renvoyait sans cesse à notre richesse matérielle. C’est injuste. Pourquoi sommes-nous des blanches qui sont simplement venues faire un voyage de quelques mois en Afrique ? Est-ce que Dieu tient vraiment ce monde dans Sa main ? Oui. Le séjour au Burkina nous a mises au défi de croire au Dieu que la Bible nous présente – notamment lors du putsch et, plus tard, des attentats à Ouagadougou. Nous remercions Dieu de sa protection et du chemin qu’Il a parcouru avec nous en Afrique. Toutes les trois avons été enrichies.
LES HABITANTS SONT-ILS PAUVRES ? Que signifie pauvreté et richesse ? Eston pauvre quand on ne peut pas se procurer de matériel scolaire ? Est-on pauvre quand on doit renoncer à un médicament contre la douleur ? Est-on pauvre quand on ne dispose ni d’électricité ni d’eau courante ? Si tel est le cas, alors le mot pauvre est approprié pour la majorité des burkinabè. Mais malgré la pauvreté nous avons aussi pu voir beaucoup de richesse. Beaucoup de chrétiens vivent à Piéla. Le dimanche matin les églises sont pleines d’enfants du Tout-Puissant qui
Deborah a fait un stage dans une école à Piéla
Catrina et Rebekka avec des collègues de la clinique à Piéla