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journal médecine esthétique no 183

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ANNÉES DE

Médecine Esthétique

e u q i t é se th Vol. XXXXVI - N° 183 - septembre 2019 - ISSN 0249-6380


e u q i t é esth

ANNÉES DE

Médecine Esthétique

VOL. XXXXVI - N° 183 - S E PTE M BRE 2019 - I SS N 0249-638

Copyright© 2019 Toute reproduction ou représentation intégrale ou partielle, par quelque procédé que ce soit, des pages publiées dans la présente publication, faite sans l'autorisation de l'éditeur est illicite et constitue une contrefaçon. Seules sont autorisées, d'une part, les reproductions strictement réservées à l'usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective, et, d'autre part, les analyses et courtes citations justifiées par le caractère scientifique ou d'information de l'œuvre dans laquelle elles sont incorporées. (Loi du 11 mars 1957 - art. 40 et 41 et Code Pénal art. 425). La reproduction in extenso des articles publiés dans cette revue, devra être soumise à une autorisation préalable de la Rédaction. Les opinions exprimées et les résultats scientifiques présentés dans le Journal de Médecine Esthétique et de Chirurgie Dermatologique n’entraînent pas obligatoirement l’adhésion de la Rédaction et/ ou du Comité de Lecture du Journal qui n’assument aucune responsabilité quant à leur publication. Les articles acceptés par le Comité de Lecture sont publiés sous la stricte responsabilité de leurs auteurs. Le Journal de Médecine Esthétique et de Chirurgie Dermatologique est répertorié dans l'Index bibliographique PASCAL de l'Institut de l'Information Scientifique et Technique (INIST) du CNRS. Publication membre du Syndicat National de la Presse Médicale et des Professions de Santé (S.N.P.M.), membre de la Fédération Nationale de la Presse d'Information Spécialisée (F.N.P.S.).

Dépôt légal septembre 2019 Imprimerie Yonnaise Mouilleron le Captif, France

Directeur de la publication : C. Offrey Rédacteur en chef : Docteur J-J. Legrand Comité de Rédaction : Docteur L. Cariel Docteur J-J. Deutsch Docteur H. Cartier Docteur A. Lorcy Docteur J-C. Scialom Rédaction : Société Française de Médecine Esthétique 154, rue Armand-Silvestre 92400 Courbevoie http:/www.sfme.info e-mail : info@sfme.info Fax : 01 43 33 95 99 Publicité : SFME Fax : 01 43 33 95 99 www.sfme.info Abonnements : 4 numéros par an France : Membre de la S.F.M.E : 28 € Non membre de la S.F.M.E. : 55 € Etranger : Europe : Outremer :

62 € 75 €

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ANNÉES DE

Médecine Esthétique

VOL. XXXXVI - N° 183 - S E PTE M BRE 2019 - I SS N 0249-638 Programme final du 40ème Congrès National de Médecine Esthétique et de Chirurgie Dermatologique Palais des Congrès de Paris, 13 et 14 septembre 2019 ......................................... 127

Sommaire

Préface H. Cartier (Arras)

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La médecine esthétique : son histoire et la situation actuelle en France J-J. Legrand (Courbevoie) ............................................................................................................ 143 La médecine esthétique : de l’ombre à la lumière F. Turmel (Rennes) .............................................................................................................................. 145 40 ans de médecine esthétique consacrée au visage. Message pour le futur : mettez de la conscience dans vos seringues B. Hertzog (Paris) ................................................................................................................................ 151 Fillers : passé, présent et futur : « le temps a toujours la même facture » M. David (Metz) ................................................................................................................................... 163 Toxine botulique esthétique : passé, présent et futur B. Ascher (Paris) ................................................................................................................................... 169 Les peelings chimiques en médecine esthétique C. de Goursac (Paris) ........................................................................................................................ 173 Les fils et leur usage en médecine esthétique J-J. Deutsch (Paris) ............................................................................................................................. 181 Nos années laser Th. Fusade (Paris)

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191

Histoire et perspectives de la lutte contre la chute de cheveux A. Butnaru (Paris) ............................................................................................................................... 195 La phlébologie esthétique, d’hier à aujourd’hui J-M. Chardonneau (Nantes), J-C. Scialom (Paris)

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Histoire et perspectives de la médecine anti-âge I. Meurgey (Paris) ................................................................................................................................ 211 Myomodulation et acide hyaluronique L. Belhaouari (Toulouse), P. Quinodoz (Genève, Suisse), F. Lauwers (Toulouse), A. Prévot (Toulouse) ............................................................. 219

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PRÉFACE H. CARTIER*, Arras * Vice-Président de la Société Française de Médecine Esthétique. Email : huguescartier@gmail.com

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e terme de Médecine Esthétique est venue d’une idée de Jean-Jacques Legrand, endocrinologue au CHU Cochin à Paris. En 1972, avec son ami Patrick Rabineau, Dermatologue, il crée la Société Française de Médecine Esthétique. Novatrice à l’époque, la notion de Médecine Esthétique en était à ses balbutiements. On ne parlait pas encore d’anti-âge, mais déjà de cosmétologie. Les peelings étaient rois, les lasers faisaient peur, la liposuccion étaient mis au banc de la chirurgie et la silicone régnait en maître. Depuis nous avons connus la révolution toxine et les fillers et nous découvrons de nouveaux enjeux : embellir, corriger, prévenir et anticiper pourtant l’inexorabilité temporelle. Si la Société Française de Médecine Esthétique a su garder sa vitalité au rythme des années pour perdurer jusqu’à ce jour, c’est grâce aux nombreux orateurs des Congrès qui sont venus y transmettre leurs idées, leur expérience, leur savoir, dans un esprit de partage et de convivialité jamais démentis, aidés en cela par des milliers de participants studieux et enthousiasmes désireux de s’instruire, de se perfectionner afin d’offrir à une clientèle toujours avide de nouveautés, les meilleures traitements à visée esthétique. Merci à eux, car issus de toutes les chapelles et de toutes les spécialités, ils ont su prolonger cette volonté de faire la SFME ce qu’elle ait aujourd’hui. Si la pratique de cet art médical est tiraillée entre différents courants, la SFME a toujours su trouver le ton juste pour rester une valeur étalon en France et obtenir une reconnaissance au sein l’Union Internationale en Médecine Esthétique, dont elle est membre fondatrice. Il ne reste plus que d’obtenir celle de nos instances officielles. Telle la maxime inscrite sur le temple d’apollon à Delphes : le plus juste est le plus beau. Vous lirez, avec plaisir je l’espère, les articles qui font suite. 10 thèmes choisis racontés par des Confrères et Amis pour vous donner envie de poursuivre dans cet univers créé il y a plus de 40 ans.

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LA MÉDECINE ESTHÉTIQUE : SON HISTOIRE ET LA SITUATION ACTUELLE EN FRANCE

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Médecine Esthétique

J-J. LEGRAND*, Courbevoie * Président de la Société Française de Médecine Esthétique Email : info@sfme.info

L

a Médecine Esthétique est née en France il y a 47 ans. En 1972, la Société Française de Médecine Esthétique fût la première créée dans le monde.

Les débuts furent plutôt difficiles, car à cette époque les traitements à visée esthétique reconnus n’étaient que chirurgicaux et les chirurgiens ont mal accepté que des médecins proposent, eux aussi, des traitements à visée esthétique. Dans les années 70, les médecins esthétiques et les dermatologues n’avaient à leur disposition que quelques rares traitements médicaux à visée esthétique pour le visage et le corps. C’est dans les années 80 que commença à émerger en Europe des traitements médicaux à visée esthétique ayant une efficacité certaine. À cette époque, les traitements qui étaient proposés aux médecins esthétiques et aux dermatologues en France et en Europe, provenaient des États-Unis. C’étaient les injections de collagène d’origine bovine (Zyderm, Zyplast) pour les rides ou les peelings chimiques pour éclaircir le teint. Les médecins les plus hardis étaient allés aux USA apprendre la technique de greffe de cheveux et ils la développèrent en France avec succès. Mais bientôt les Européens proposèrent eux-mêmes de nouveaux traitements. C’est ainsi que l’acide hyaluronique pour le comblement des rides fit son apparition sur le marché de l’esthétique médicale en provenance de Suède. Son utilisation se développa rapidement, et aujourd’hui il est le principal outil à la disposition des médecins pour le traitement du rajeunissement du visage. Au cours des années 90 l’utilisation des lasers se développa. Ce fût la « révolution photonique », qui débuta avec le laser CO2 pour le resurfacing facial. Bientôt, il fût supplanté par des lasers moins agressifs : NDYag, ou l’Erbium. Enfin plus récemment les lasers non ablatifs ont fait leur apparition pour les traitements de réjuvénation faciale, incluant les IPL, la radiofréquence, les ultrasons et les LEDs. Ces nouvelles technologies permettent aujourd’hui aux médecins esthétiques et aux dermatologues d’offrir à leurs patients des traitements médicaux à visée esthétique non invasifs, avec moins de risques et moins de suites opératoires. À la même époque, mais dans un autre domaine de traitement, les toxines botuliniques ont envahi les deux coté de l’Atlantique, aux États-Unis et en Europe. Leur utilisation représente aujourd’hui le principal traitement médical pour réduire les rides d’expression au niveau du visage. Enfin, la mésothérapie, et les techniques d’adipolipolyse représentent également aujourd’hui des traitements intéressants, tant pour la réjuvénation du visage que pour l’amincissement du corps. À propos de l’amincissement de certaines régions du corps, de nouveaux traitements utilisant la radiofréquence, les ultrasons et la cryolipolyse, permettent également aujourd’hui d’obtenir d’excellents résultats pour l‘amincissement localisé et ils tentent de supplanter, avec succès, la lipoaspiration, technique chirurgicale, dont les résultats ne sont pas toujours satisfaisants.

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LA MÉDECINE ESTHÉTIQUE : SON HISTOIRE ET LA SITUATION ACTUELLE EN FRANCE

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Aujourd’hui, la médecine et la dermatologie esthétique possèdent des traitements médicaux à visée esthétique tout à fait efficaces pour faire face aux demandes croissantes de la population. Nos patients aujourd’hui préfèrent des traitements non invasifs, comme le comblement des rides avec des fillers, les injections de toxine botulinique, les peelings chimiques, ou la photonique non ablative, pour traiter les problèmes esthétiques, plutôt que des techniques chirurgicales comme les liftings ou la lipoaspiration. C’est ainsi que de nombreux chirurgiens plasticiens pratiquent aujourd’hui à plus de 50 % des actes de médecine esthétique et se réorientent vers les actes médicaux non invasifs. Drôle de retour des choses !!!! Après plus de 47 ans d’existence, la Médecine Esthétique est aujourd’hui développée dans 35 pays dans le monde et les Sociétés de Médecine Esthétique se sont regroupées au sein de l’Union Internationale de Médecine Esthétique. Quel est le futur de la Médecine Esthétique ? Jusqu’à présent, les patients souhaitaient essentiellement apparaîtrent visuellement plus jeunes, mais aujourd’hui, avec l’allongement de l’espérance de vie, ils souhaitent également vivre en bonne forme physique et mentale. C’est ainsi qu’à côté de la médecine esthétique, est apparue la médecine anti-âge, et aujourd’hui les médecins esthétiques doivent pouvoir offrir à leurs patients vieillissants, aussi bien des traitements à visée esthétique, que des traitements anti- vieillissement. Demain, la médecine régénérative viendra apporter encore plus de solutions pour lutter contre le vieillissement. Mais aujourd’hui le problème principal qui se pose à nous est celui de la formation des médecins esthétiques. Où peut-on se former ? Quel doit être le programme d’un enseignement de la médecine esthétique et de la médecine anti-âge ? Quel diplôme est réellement reconnu ? Partout, il existe des cours de formation, mais sont-ils vraiment valables ? Les diplômes qui sont délivrés ont-ils une réelle valeur ? Voilà les questions que nous devons nous poser. En France la Société Française de Médecine Esthétique et le Syndicat National des Médecins Esthéticiens travaillent avec les Autorités pour obtenir un enseignement universitaire de qualité, seul moyen d’obtenir une formation correcte pour les médecins et une reconnaissance officielle de l’exercice de la médecine esthétique. Un espoir est né récemment avec un enseignement universitaire de Médecine Esthétique, sous la forme de DU, à la Faculté de Créteil en région parisienne, sur l’initiative heureuse du Professeur Jean-Paul Méningaud. Mais il faut que cet enseignement se développe dans d’autres Facultés, avec un programme identique sous la forme de DIU, pour qu’il puisse être reconnu par le Ministère de l’Enseignement supérieur, puis par le Conseil national de l’Ordre des Médecins. Hélas, jusqu’à ce jour, un enseignement inter universitaire de la Médecine Esthétique n’a pas encore vu le jour et les médecins esthétiques français ne sont toujours pas reconnus comme des spécialistes. Mais, soyons optimistes, cela viendra un jour.

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