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Le journal du Syndicat des Enseignants-Unsa

de Paris

http://se75.wordpress.com

N° 100 Fevrier 2010

• Mercredi 31 mars • Mercredi 10 février

au congrès du SE-Unsa Paris

réunion d’info syndicale avec Serge Boimare ( Ces enfants empêchés

avec Nelly Paulet

de penser- Dunod)

du SE-Unsa

et Luc Bentz

déléguée nationale ASH

secrétaire national de l’Unsa Education


En bref n Urgence Haïti

Solidarité Laïque avec ses organisations membres et la participation du Comité Syndical Francophone pour l’Education et la Formation lance un appel d’urgence pour les sinistrés d’Haïti. www.solidarite-laique.asso.fr

n Congrès SE-Unsa Paris

Mercredi 10 février 2010 de 9h00 à 17h00 à la Bourse du Travail 3 rue du Château d’Eau 75010 Paris - Salle Eugène Varlin. Il comprend les membres du conseil syndical et des délégués. Tout adhérent peut assister aux travaux du congrès comme auditeur. Si vous souhaitez participer au congrès départemental, contactez-nous. A l’ordre du jour débat sur l’activité de la section et sur le «projet syndical» du Congrès national de Brest en mars 2010. L’après midi, une réflexion est prévue sur le thème de «la difficulté scolaire» avec la participation de Nelly Paulet, déléguée nationale ASH du SEUnsa.

n Décès

Nous avons appris la disparition récente de Jacques Faure et Jacques Prunet. Ils avaient tous deux exercé des responsabilités importantes à la section de Paris. Toute l’équipe départementale présente ses condoléances à leurs familles.

n L’illusion du stage en responsabilité PE1 Pourquoi le Rectorat insiste-t-il autant sur la mise en place de ce stage en responsabilité ? Simplement pour dissimuler le fait que les PE1 qui seront lauréats du concours cette année, se verront attribuer une classe à la rentrée de septembre 2010, et que sans ce stage, ils n’auront eu aucune pratique de classe avant leur prise de fonction. Le bilan interpelle : des IMF-PEMF et des MAT ont refusé de laisser leur classe compte tenu des risques que cela pouvait engendrer (PAI, gestion de classe…); des PE1 ont refusé de signer leur convention de stage et certains, dans ces conditions, se sont vus refuser l’accès aux écoles; des PE1 en stage n’ont reçu aucune visite de formateurs,;d’autres se retrouvant seuls dans la classe, au lieu d’être en binômes, ont assuré la prise en charge de la classe pendant 4 jours au lieu des 2 jours initialement prévus par la convention de stage. Et nous pourrions encore citer d’autres mésaventures… Ainsi, il ne semble pas que toutes les garanties attendues dans la convention de stage aient été respectées. Qu’en sera-t-il alors l’an prochain, vu ce que nous réserve la nouvelle formation des enseignants ?

Bulletin d’adhésion

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L’ enseignant de Paris n° 100 • Février 2010

Benjamin Devaux


En bref AFFICHE GREVE DU 21 JANVIER 2010

n Quelles solutions contre la violence scolaire ? L’actualité a remis la question des violences scolaires à la une. Celles-ci concernent toute la communauté éducative et les victimes sont tant les élèves que les personnels. Plusieurs faits graves sur des enseignants entraînant des interruptions de travail et des plaintes ont eu lieu à Paris depuis septembre. Sans compter les violences verbales et autres menaces que subissent les personnels et les élèves. Des mesures ponctuelles, symboliques ne suffisent pas.

n Jeunes enseignants :

Mastérisation, mais qui est la mauvaise graine ? Après un Printemps 2009 bourgeonnant de mobilisation grandissante, les décrets de l’Eté furent l’effet d’un sécateur fou, soutenu par une main gantée, sur l’Arbre de l’Enseignement du Savoir… A l’Automne, vint le temps des bourrasques, soulevant de-ci, de-là un amas de décisions prises à la hâte pour essayer de bouturer notre arbre meurtri. Grondement ou frémissement, la sève de la Formation ne savait plus trop à quelle nervure se fier. Nous voilà à présent en plein hiver. Les actions sont fraîches voire saisies. Le Jardinier pourrait croire que la sève a quitté l’Arbre. C’est sans compter sur les ressources insoupçonnées de cette plante que nous sommes… Au SE-UNSA-Paris, nous espérons que la formation professionnalisante des enseignants, élaborée sur des bases

communes, ne sera pas qu’une belle histoire que l’on racontera dans nos établissements à nos futurs collègues recrutés dès 2010. - Alors, pour que les règles du jeu soient claires pour tous, les représentants du SE-UNSA-Paris rencontrent tous les acteurs des décisions auxquelles feront face les étudiants (Directeur d’IUFM, Rectorat et Présidents d’Université) pendant l’année transitoire 2009-2010. - Pour qu’à long terme, on ne perde pas tout dans la Mastérisation, nous sommes fermes sur notre position auprès du Ministère  : retrait de la circulaire du 20 août 2009 et des décrets du 28 juillet 2009. En attendant cela, et conscients du contexte dans lequel les discussions sont menées, nous agissons dans l’intérêt de nos futurs collègues et notre formation continue  : modifions la place et les contenus des concours. Pauline Le Clercq

L’enseignant de Paris

Journal de la section de Paris du SE-Unsa 69, rue du Faubourg Saint Martin 75010 Paris Tél.: 01 44 52 82 00 - mel : 75@se-unsa.org

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Directeur de la publication : Michel Delattre Mise en page : Thierry Foulkes

N° CPPAP : 0911 S 07642 N° ISSN : 0982-5339 Edition PDF

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Il faut augmenter la présence des adultes, cesser de précariser les personnels, les former durablement et efficacement. En parallèle, il y a la nécessité d’offrir un vrai suivi des élèves et du lien avec leur famille qui ne peut se faire qu’avec la présence régulière de médecins scolaires, d’assistantes sociales ou encore de COPsy et de temps de concertation avec l’équipe éducative clairement définis. De plus, il est impératif de diversifier les structures pédagogiques et ainsi de proposer des parcours plus adaptés aux profils des élèves. Cela pourrait, par exemple, être un début de réponse à cette question jamais résolue d’ «exclusion perpétuelle» des élèves au comportement problématique et violent, qui vont d’établissement en établissement jusqu’à leur déscolarisation à 16 ans. Y-a-t-il un lien entre ces violences et la difficulté scolaire et comment y répondre ? S’il n’existe pas de recette miracle, il est temps de poser les vraies questions et de trouver collectivement des réponses pertinentes. Pour Serge Boimare, auteur de «ces enfants empêchés de penser», la lecture et la culture sont des leviers incontournables La réunion d’information syndicale qui se tiendra le mercredi 31 mars prochain avec Serge Boimare et Luc Bentz nous permettra d’aller plus loin sur ce dossier brûlant. Nathalie Dumesge Syndicat des enseignants • SE- Unsa • Section de Paris

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Premier degré

n Enseignants non remplacés : l’administration doit prendre ses responsabilités ! La situation est particulièrement tendue dans les écoles au vu du nombre de collègues absents, non remplacés. Il est inadmissible que les carences de l’administration retombent sur les épaules des collègues. Ainsi la loi sur le SMA (service minimum d’accueil) impose-t-elle des contraintes mais contient aussi une disposition qui délie les écoles de cette obligation d’accueil, sous certaines conditions. Que dit cette loi ? Elle précise que nous avons, certes, obligation d’accueillir les élèves des collègues absents mais seulement si la double condition -absence imprévisible ET impossibilité de remplacer- est effective. Le législateur a justement pris la précaution de renvoyer la responsabilité, en matière de remplacement, à l’administration. Dès lors il lui revient de prendre ses responsabilités vis-à-vis des parents et de leur notifier, pour toute absence prévisible (dûment déposée auprès de l’IEN) ou pour tout congé de maladie ordinaire qui dure plusieurs jours la fin de l’accueil dans les classes des collègues présents.

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Pour le SE-Unsa, au-delà de deux jours non remplacés, nous demandons aux parents de garder leur enfant chez eux. Pour vous aider dans cette démarche, nous mettons à votre disposition, sur simple demande auprès de la section : deux modèles de lettres (en fonction du type d’absence) à adresser à l’IEN pour l’informer de votre suivi de la consigne syndicale : renvoi des élèves au bout de deux jours non remplacés et deux modèles de lettres aux parents (en fonction du type d’absence) pour prévenir les parents Sylvie Bouchet L’ enseignant de Paris n° 100 • Février 2010

n Carte scolaire 2010 Le CTP sur la carte scolaire 2010 aura lieu le jeudi 11 février. Le CDEN aura lieu le mardi 16 février. Pour nous aider à défendre votre école, faites-nous parvenir l’enquête téléchargeable sur notre site internet. Enquête Carte scolaire Dans le but de posséder tous les renseignements nécessaires à une bonne défense de votre école, en vue CTP du 11 février 2010, nous vous proposons de remplir cette fiche enquête. Nous vous remercions de joindre tout document qui pourrait rendre notre argumentation plus efficace. MATERNELLE m

ELEMENTAIRE m

ZEP m

REP m

Adresse  : ................................................................................................................. ..... .................................................................................................................... .. Directrice(eur) : .................................................................................................. SITUATION AU 31/01/2010 Niveaux et structure (ASH, CLIN…): ............................ Nbre de classes: ..................... Nombre d’inscrits par classe: ................. TOTAL: ...................... SITUATION ENVISAGEE POUR LE 01/09/2010 Niveaux et structure Nbre de classes: ....................... Nombre d’inscrits par classe:.................. TOTAL: ...................... Nombre de PPS* dans l’école : ………………………………………… Nombre de locaux utilisables pour une ouverture éventuelle : ....................................... *Projet personnalisé de scolarisation (ex PIIS)

ENQUETE CARTE SCOLAIRE à retourner pour le mardi 2 février 2010 au Syndicat des Enseignants, 69 rue du Fbg St-Martin 75010 PARIS Tél. : 01 44 52 82 00 Email : 1degre.75@se-unsa.org Renseignements autres sur l’école ou sur le secteur :


Second degré n Témoignage :

L’importance des TOS au sein d’un collège...

Était-il nécessaire d’en arriver à cette situation pour réaliser que la colonne vertébrale d’un établissement scolaire est composée de tous les personnels qui y travaillent ? Un seul remplacement est assuré pour trois agents absents et la collectivité territoriale n’entend pas aller au delà !

n DHG Comment ça marche ? Dotations Horaires Globales (DHG), sont les moyens d’enseignement alloués au collège ou au lycée par l’académie.

Depuis la rentrée de janvier, les enseignants dans un premier temps, puis les élèves, se sont étonnés du Cette situation n’est que le résultat d’une non entretien de l’établissement, politique de suppressions de postes et d’économies de bouts de chandelles. au collège Pierre Mendès France.

Elle est divisée en 2 parties : Heures Poste (HP) et Heures Supplémentaires Année (HSA). Elle comprend toutes les heures y compris celles de labo etc…

A compter du lundi 18 janvier, un mouvement La réalité, depuis huit jours, ce sont onze de grève reconductible est mis en place membres des personnels de service et au collège Pierre Mendès France, les luntechnique qui sont absents pour ma- dis, mardis, jeudis, vendredis : les personnels assurent ladies, accidents la production du travail, dûs au des repas mais surmenage et aux L’hygiène et la sécurité des débrayent pour mauvaises condiélèves et des personnels des le service entre tions de travail. 12H et 13H. collèges est-elle moins imporIls ne sont pas tante que la sécurité de cerLa FCPE et l’enremplacés, ce qui tains quartiers dans lesquels semble des nous a permis de on installe des caméras de surpersonnels envoir l’équipe de veillance ? seignants soudirection assurer tiennent cette divers services : action et deouverture et fermandent solennellement à M. le Maire meture de l’établissement, présence à de Paris de prendre toutes ses responla loge et permanence téléphonique, et sabilités d’élu pour améliorer les condicerise sur la galette, à la plonge ! tions de travail et d’accueil au sein d’un Mais ce n’est pas tout, il nous est très établissement qui s’est toujours reconnu difficile de renouveler nos quotas de du Service Public d’Éducation. photocopies, de trouver du papier, des Marion Mallet-Petiot marqueurs... & Bernard Mlodorzéniec

Une fois la structure arrêtée, on calcule le total des besoins par disciplines. Lorsque les besoins sont supérieurs aux moyens en heures postes, il faut soit recourir aux HSA, soit faire appel à des moyens provisoires (généralement un complément de service reçu (CSR) d’un autre établissement). Quand les besoins sont importants, on peut demander la création d’un poste supplémentaire. A l’inverse, lorsque les postes implantés dans l’établissement apportent un nombre d’heures supérieurs aux besoins calculés, le chef d’établissement peut choisir de donner des compléments de service (CSD) voire de supprimer des postes. Une baisse de la dotation en heures poste amène mécaniquement à des suppressions de postes de plus en plus nombreuses.

L’hygiène et la sécurité des élèves et des personnels des collèges est-elle moins importante que la sécurité de certains quartiers dans lesquels on installe des caméras de surveillance ?

Le premier but est de déterminer une structure pour laquelle les horaires obligatoires sont assurés par la DHG. Ensuite, s’il reste des moyens, on peut soit alléger les effectifs en créant des classes supplémentaires soit les consacrer à des choix pédagogiques (dédoublements, projets spécifiques…). Attention, il y a des subtilités ! Par exemple, quand les élèves ont 1,5 heures de SVT par semaine, cela implique 2 Heures Postes d’enseignant pour l’utilisation des heures dans la DHG. De plus, certaines heures sont fléchées comme les heures attribuées à une UPI.

La répartition des moyens doit obligatoirement être présentée et votée en commission permanente et en conseil d’administration. L’équipe du SE Unsa Paris se tient à votre disposition pour vous aider à intervenir et agir dans votre établissement. N.D. Syndicat des enseignants • SE- Unsa • Section de Paris

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Point de vue L’exception française La réforme de la formation des enseignants est menée tambour battant, sans aucune concertation et sans aucune réflexion quant aux conséquences. Je ne rentrerai pas ici dans les détails de cette «mastérisation». Il convient de réfléchir aux déclarations de Monsieur Chatel, ministre de l’Education Nationale, pour lequel la pédagogie ne sert à rien, qu’elle s’apprend sur le terrain, face aux élèves. Drôle de conception de la transmission des savoirs ! Bientôt, nous aurons comme collègues des têtes bien pleines mais sans aucun esprit d’analyse, sans aucun réinvestissement des connaissances. Ce seront des professeurs bien formatés transmettant à des élèves bien sages, bien disciplinés

par rapport aux instituteurs, la création des EPEP (où, à très court terme, les enseignants perdront leur liberté pédagogique), le rattachement des IUFM aux universités, L’ascenseur social, déjà en panne, risque rattache Une telle d’entamer une descente vertigineuse. ment ne réforme pouvant fera, bien aboutir entendu, moins de dégâts dans les miqu’à leur absorption et à leur dissolieux favorisés. Mais quid des élèves en lution, la suppression d’une véritable difficulté, des écoles des quartiers défavorisés ? L’ascenseur social, déjà en formation initiale en alternance monpanne, risque d’entamer une descente trent qu’il s’agit bien là d’une stratégie concertée. Si nous, membres de la comvertigineuse. Tous ces changements radicaux, ces munauté éducative, ne voulons pas voir choix sociétaux sont avant tout guidés disparaître tout ce que en par une volonté farouche de détruire quoi nous croyons, il est plus tout ce qui fait l’exception française. que temps que nous nous réException française insupportable aux veillions et que nous ne nous yeux des conformistes de tout poil bai- contentions plus de simples gnant dans une bien pensance de plus pétitions, de vaines protestations dont le pouvoir actuel en plus pesante. La prééminence donnée aux religieux n’a que faire. et bien attentifs des connaissances très théoriques soporifiques. Ces professeurs, bien malgré eux, contribueront ainsi à former de futurs citoyens bien dociles.

René Etrillard

Un air de France Comment me définir ? Par mon appartenance à un espace national ? Transnational  ? Par ma façon de vivre (cf. : L’affaire de Tarnac) ? Par ma religion (cf. : l’affaire de la Burqa)  ? Mes mœurs  ? La couleur de ma peau…..  ? Qui doit me définir, m’inclure ou m’exclure de la communauté nationale ? 6

Toutes ces questions renvoient à la lente évolution de la société française depuis les crises nationalistes du XIXe siècle jusqu’à la grande guerre. De vagues d’immigrations en vagues d’immigrations, la République a opéré ce processus d’intégration toujours complexe, parfois brutal mais constitutif de l’histoire de notre pays. Cette volonté d’universalisme, si agaçante vue de l’extérieur, ne serait rien sans cette capacité à accueillir. Aujourd’hui, ce creuset, jadis si vivifiant, est plus apaisé, trop assoupi diront les plus exigeants. L’ enseignant de Paris n° 100 • Février 2010

Quel fut donc ce besoin si impérieux qu’on dût, toutes affaires cessantes, ouvrir cette boîte de Pandore de l’identité nationale ?

pas à résoudre les problèmes économiques du pays, c’est la haine de l’autre……la société est très perdue mais je ne pense pas que les gens aient de grands doutes sur leur appartenance à la France. »

Cette étrange question suscite le désintérêt de nombre de citoyens qui la trouve Au-delà de ce thème imposé, on ne peut hors sujet, réactive, pour quelques s’empêcher d’y voir une manifestation autres, des propos extrémistes, signes de supplémentaire du pouvoir absolu et peurs liées à l’incertitude de l’avenir, ba- des ravages de la courtisanerie  : tout nalise pour certains hommes ou femmes problème, même le plus complexe, a politiques le racisme, l’islamophobie et sa résolution immédiate soit par une soulève l’indignation de très nombreux nouvelle loi de circonstances soit par la intellectuels qui y voient la manipulation simple parole présidentielle. « Je le veux, d’un pouvoir à la recherche de boucs je l’ordonne, que ma volonté tienne lieu émissaires, de de raison.  » disait préférence mujadis ….un poète sulmans. Sur tous les murs y’aura écrit : de latin.

la justice, pas la vengeance.

C’est dans ce contexte, d’un pays maltraité, bousculé, que le démographe et historien Emmanuel Todd a livré, lors d’un entretien au journal le Monde 27/28-12-09, sa colère et son analyse de la situation politique actuelle : «… Sarkozy se gargarise du mot « peuple » il parle du peuple, au peuple. Mais ce qu’il propose aux Français parce qu’il n’arrive

En ces temps incertains, où la prise de parole peut rapidement conduire devant les tribunaux, on ne peut nous interdire de fredonner cet air de France et d’ailleurs, ces quelques mots d’une chanson de J.L.Aubert : « Sur tous les murs y’aura écrit : de la justice, pas la vengeance, de la justice, pas la vengeance…… » Hervé Lalle


Retraites n L’avenir des retraites En 2010, pour avoir une retraite à taux plein et sans décote, il faudra avoir cotisé pendant quarante ans et demi.

Autres dossiers inquiétants : • la tarification des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (E.h.p.a.d). Un projet d’arrêté du 23/06/2009, issu de la loi de financement de la sécurité sociale, laisse aux E.h.p.a.d publics ou privés non lucratifs, le pouvoir de fixer le tarif d’hébergement des résidents non bénéficiaires de l’aide sociale. Y’aura-t-il alors un tarif à deux vitesses  : ceux qui peuvent payer et les autres ?

Retraites, futurs retraites ou jeunes enseignants  Pour répondre à vos questions sur les retraites, faire le point sur les mesures actuelles, droits à pension, avenir des retraites, choix professionnels ou personnels et conséquences sur les retraites pour les plus jeunes…

En février 2010, le Conseil d’orientation sur les retraites (Cor) rendra son rapport. Il pourrait repousser à 61 ans et demi, au lieu de 60 ans, Réunion d’information l’âge légal de départ à la retraite. • Dès 2010, la mise en application de la sur les retraites, Verdict en juin 2010. taxe carbone, fut-elle nécessaire, elle avec Eric Pédeboscq, n’en demeure pas moins injuste, notam- Délégué national, A partir du 01/01/2010, il faudra compter sur de nouvelles augmentations à charge des assurés  : le forfait hospitalier passera de 16 à 18€ par jour, et encore des baisses de remboursement des 3 médicaments. Dur, dur, pour les retraités  ! Quand on sait qu’à 65 ans la consommation «santé» et les besoins en soins augmentent.

Les mutuelles santé vont augmenter leurs cotisations. La Mgen a décidé d’augmenter la cotisation de ses adhérents au 01/01/2010 : celle-ci passera de 2,9% à 3,35% de la pension brute pour les retraités. C’était inéluctable  ! Déficit de la Sécu oblige, l’assurance maladie rembourse de moins en moins bien les dépenses de santé et met les mutuelles devant le fait accompli. Cela s’appelle «botter en touche» ! Dès lors, pour maintenir le même niveau de prestation à leurs adhérents, les mutuelles n’ont guère d’autres solutions que d’augmenter les cotisations.

ment pour les retraités, car la consommation en énergie est souvent liée à des contraintes et non à des comportements choisis. On sait par exemple, que la dépense en «chauffage» est plus importante pour les retraités. Signalons à ce propos, que le Conseil Constitutionnel vient de remettre en cause récemment le projet de loi sur la «taxe carbone» voté par les députés. Le Président de la République proposera une nouvelle mouture du texte qui ne prendra effet qu’en milieu d’année, paraît-il ! Bien d’autres mesures vont êtres prises en 2010, lors du rendez-vous sur les retraites  ! on «reparle» de porter à 3 ans, au lieu de 6 mois actuellement, la durée nécessaire à effectuer dans un échelon pour une prise en compte à la retraite. De même, pour les mères de famille ayant élevé 3 enfants et qui bénéficiaient d’une majoration de pension de 10%, celle-ci pourrait être revue à la baisse, ou calculée autrement. Pour toutes ces raisons nous devons rester vigilants et mobilisés… Nous comptons sur vous, vous pouvez compter sur nous en nous rejoignant au SE-Unsa.

Mercredi 10 mars 2010

à 14 h 00, Bourse du Travail, 3, rue du Château d’Eau Paris 10e, salle Louise Michel. Vous pouvez vous inscrire dès à présent en téléphonant au 01 44 52 82 00, ou en retournant le coupon réponse à Jacques Ferri, SE-Unsa – 69, rue du Faubourg St-Martin – 75010 Paris

Nom. .…… .…… .…… Prénom .…… .…… participera à la réunion d’information sur les retraites le 10.03.2010 à 14h00, à la Bourse du Travail. Indiquez la ou les questions que vous souhaiteriez poser :

Jacques Ferri Syndicat des enseignants • SE- Unsa • Section de Paris

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Un film, un débat En partenariat avec l’agence APC, le SE-Unsa de Paris vous invite à l’avant-première / débat du film

LIBERTÉ

Sortie le 24 févrie

r 2010

le dernier film de Tony Gatlif

avec Marc Lavoine, Marie-Josée Croze et James Thiérrée

M

aire d’un village situé en zone occupée pendant la seconde guerre mondiale, Théodore recueille P’tit Claude, neuf ans, orphelin. L’institutrice, Lise Lundi, fait la connaissance des gitans installés au village le temps des vendanges. Humaniste et républicaine convaincue, elle les convainc, non sans mal, de scolariser leurs enfants. Parmi eux, Taloche, grand bohémien de trente ans à l’âme d’enfant, pour qui P’tit Claude se prend d’amitié. La pression de Vichy va alors s’intensifier. D’abord interdits de circulation, les gitans sont finalement parqués dans des camps d’internement. Emus par leur sort, Théodore et Lise vont se battre leur libération.

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Un hymne à la tolérance et un hommage à l’école inspirés de personnages réels (véritables «Justes», Théodore était notaire et Lise Lundi, institutrice et résistante, fut arrêtée et déportée) qui comble un véritable «trou noir» de l’Histoire sur cet épisode dont l’existence n’est contestée par personne. Récompenses obtenues • Au Festival des Films du Monde 2009 de Montréal, le film a remporté le Grand Prix des Amériques, le Prix du film le plus populaire et la Mention du Jury œcuménique. • Aux 22èmes Rencontres cinématographiques de Cannes, il a obtenu le Grand Prix du Jury et le Prix du public. • Prix du public au 20ème Festival internatioL’nal enseignant de Paris n°de 100Peyssac • Février 2010 du Film d’Histoire

Avant-première le jeudi 18 février 2010 à 20h à l’UGC Ciné Cité Bercy (2, cour Saint-Emilion - 75 012 Paris) suivie d’une rencontre/débat avec Tony Gatlif, réalisateur du film et d’Henriette Asséo, historienne et auteur de la préface du livre « Les Tsiganes en France. Un sort à part 19391946 » qui vient de sortir (Ed. Perrin - Octobre 2009).

Pour vous y inscrire (dans la limite de deux places par inscription), par mail à 75@se-unsa.org ou par téléphone à 01 44 52 82 00


L'enseignant de Paris - février 2010