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OPÉRATION SOLIDARITÉ TOUSSAINT 2009

Un beau sourire d’une petite malgache

Au mois de novembre et décembre 2009 nous organisons plusieurs envois pour les enfants déshérités du Monde. Nous trouverons la joie en partageant. Pour les Enfants : de Madagascar, de Bosnie-Herzégovine (Sarajevo), du Rwanda, du Burundi, de la République Démocratique du Congo, du Burkina Faso, de l’Albanie, du Soudan, de Macédoine, du Tchad, de l’Ukraine, de Bulgarie, de Serbie, du Niger, du Sri Lanka, du Liban, Roumanie… Sans oublier en France, les enfants des familles en difficultés de votre région.

ENTRAIDE INTERNATIONALE DES SCOUTS DE LA RÉGION DE CLUSES 74300 FRANCE http://www.scoutsdecluses.free.fr foyerstmartin@futurmail.fr


ENTRAIDE INTERNATIONALE DES SCOUTS DE LA RÉGION DE CLUSES Dépôt d’Annecy

Siège

Zone Industrielle 23, Grande Rue 26, rue du Pont de Tasset 74300 CLUSES 74960 MEYTHET pour la région d’AnTél. 04 50 98 32 58 necy Fax 04 50 89 18 96 Tél. 04 50 57 83 32 Site : Fax 04 50 57 63 93 http://lesscoutsdecluses.free.fr E-mail : scouts-de-cluses@wanadoo.fr

Dépôt Central Départ des convois Maison St-Martin - 2204, av. des Glières 74300 CLUSES Tél. 04 50 98 39 06 Fax 04 50 96 18 74 E-mail : foyerstmartin@futurmail.fr

S O M M A I R E ÉDITORIAL . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p. 3 et 4 OPÉRATION SOLIDARITÉ TOUSSAINT 2009 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p. 5 et 6 PRÉPARATION OPÉRATION DE NOËL 2009 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p. 7 MADAGASCAR . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p. 8 à 12 SRI LANKA . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p. 13 à 25 UKRAINE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p. 26 à 31 ALBANIE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p. 32 à 34 MACÉDOINE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p. 35 à 36 BURKINA FASO . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p. 37 à 43 LIBAN . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p. 44 à 50 ROUMANIE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p. 51 à 54 ITALIE - Tremblement de terre à AQUILA . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p. 55 à 57 FRANCE - Secours dans LES LANDES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p. 58 à 60 BULGARIE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p. 61 à 64 CAMP SCOUT INTERNATIONAL . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p. 65 à 68 MESSAGE DU ST PÈRE BENOIT XVI aux jeunes pour la XXIV JMJ - Avril 2009 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p. 69 à 71 LE SAINT CURÉ D’ARS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p. 72 à 75 REMERCIEMENTS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p. 76 à 78 DÉPÔT MEYTHET . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p. 79 COURRIERS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p. 80 à 90 FINANCEMENT DES CONVOIS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p. 91 ENVOIS RÉGULIERS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p. 92 PROGRAMME DES CONVOIS 2009/2010 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p. 93 et 94 PARTICIPATION . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p. 95 2


É D IÉ DTI TOO RRI A LI A L Chers Bienfaiteurs, L’Entraide Internationale des Scouts de la région de Cluses continue sa marche en avant avec un cœur ouvert vers les pauvres ici en France et dans le Monde. Grâce à vous, chers Bienfaiteurs, nous pouvons partir aux 4 coins du monde. Avec la crise financière mondiale, nous avons reçu un peu moins d’argent que les autres années. C’est pourquoi nous vous disons « Tenez ! Que l’opération de Toussaint soit une grande réussite ». Restez un maillon de cette grande chaîne de solidarité pour que l’œuvre commencée ne s’arrête jamais ! Les plus touchés par la crise sont les pays d’Afrique, d’Asie avec la forte augmentation des prix de transports des containers. Nous devons aider ces pays en priorité. Pour l’instant, les départs des convois continuent régulièrement. Les maisons de l’agroalimentaire continuent de donner : la Maison Nestlé pour le lait et le chocolat, la Maison BN, les biscuits, la Maison Andros, les compotes et confitures, la Maison Mobalpa pour les meubles, les Eaux Minérales de Thonon et d’Evian, ectc… Mais notre première action est de préparer le Monde de demain par une bonne éducation chrétienne aimant le Seigneur et naturellement les pauvres dans le monde. Le camp International des Scouts de Cluses, camp montagne au Val d’Aoste et service en Autriche au Monastère des Sœurs de Bethléem et de même le camp des Guides, première partie camp montagne en Val d’Aoste et service en Italie à Turin dans une maison de retraite tenue par les Petites Sœurs des Pauvres. Les 2 camps ont été réussis. Le Scoutisme est une véritable aventure. Le Scoutisme est un mouvement de formation d’hommes ou de femmes en donnant rapidement des responsabilités aux jeunes. Nos spécialités continuent de bien marcher : ski club avec 700 licenciés et 400 à 500 jeunes chaque dimanche, ski de randonnée avec 100 licenciés, gymnastique avec 200 licenciés, club nautique avec 200 licenciés, judo club avec 120 licenciés, karaté club avec 120 licenciés, équipe secours et chant choral et bien sûr l’Entraide Internationale des Scouts de la Région de Cluses. Bien sûr les vocations en France et en Europe sont moins nombreuses, une centaine d’ordinations de prêtres par an seulement. Plusieurs prêtres africains sont venus pour renforcer le clergé en France. Manque de vocations, plusieurs carmels et monastères des communautés des Clarisses, Bénédictines ou Visitandines ont fermé. Les religieuses se sont regroupées. Oui, mais les religieuses contemplatives continuent de prier pour notre œuvre et ouvrent les portes de leur monastère pour rassembler les colis de secours de leur région. Elles restent le plus grand maillon de cette chaîne de solidarité dans le Monde. Les convois se suivent et la cadence est importante. En Afrique : Rwanda, République Démocratique du Congo, Burundi, Madagascar, Burkina Faso, les pays de l’Europe de l’Est ne sont pas oubliés : Albanie, Bulgarie, Macédoine, Roumanie, Serbie-Kosovo, Ukraine, Arménie, les pays en difficultés : Sri Lanka, Liban. 3


É D IÉ DTI TOO RRI A LI A L Cette année, nous sommes intervenus en Italie à la suite du tremblement de terre à Aquila. En France, nous sommes partis avec une forte équipe dans les landes après l’ouragan. Au Sri Lanka, le village haut savoyard à Pitigala se termine. 37 maisons et une école sont déjà construites. Une extension de 12 maisons supplémentaires est en cours et bientôt terminée. 2 bénévoles de l’Entraide Internationale des Scouts de la région de Cluses sont sur place pour visiter le chantier et apposer une plaque sur chaque maison avec le nom de la commune ou du canton donateur. Cette réalisation à Pitigala est magnifique. Après le pèlerinage à La Salette le samedi 29 et dimanche 30 août 2009 pour remercier la Sainte Vierge pour l’année écoulée et se mettre sous sa protection pour l’année 2010. Nous sommes prêts pour le ramassage de la Saint Martin qui aura lieu tous les dimanches de septembre à partir de 8 heures dans les communes de Haute Savoie avec 300 jeunes et 50 véhicules et le ramassage en France et en Suisse avec nos camions dans les Monastères de France et de Suisse. Le Marché aux puces géant avec 13000 m² couverts aura lieu tous les dimanches d’octobre (4, 11, 18 et 25) pour le Tiers Monde avec 500 vendeurs et 50 stands. Un grand merci à tous les volontaires travaillant à l’œuvre, l’équipe de la Saint Martin, les Scouts, les Guides, les membres des clubs sportifs et culturels. Un grand merci à tous les chauffeurs bénévoles et aux accompagnateurs des convois. Un grand merci à toutes les personnes nous donnant des objets pour les pays pauvres et pour le marché aux puces. Un grand merci à tous les acheteurs du samedi à Cluses et à Meythet et aux 4 dimanches du mois d’octobre pour le marché aux puces géant. Nous trouvons la joie en partageant. Soyez un maillon de cette grande chaîne de solidarité dans le Monde. Ce qui compte dans une vie, c’est le bien que nous aurons fait sur terre. Les paroles s’envolent, seuls les actes restent. Tous unis pour construire un Monde plus juste et plus humain. Que le Seigneur vous bénisse au centuple - Union de prières. Pierre DEVANT Président de l’Entraide Internationale des Scouts de Cluses

BONNE ET SAINTE ANNÉE 2010 4


OPÉRATION SOLIDARITÉ TOUSSAINT 2009 avec les enfants de Tchernobyl (Ukraine), du Kosovo, de Macédoine, de Serbie, d’Albanie du Burkina Faso, du Rwanda, du Burundi, de la République Démocratique du Congo, de Bosnie, du Sri Lanka et du Niger, du Soudan, du Tchad, de Madagascar et de l’Ethiopie Propositions :

b Achat de sacs de riz de 25 kg, 1 sac : 30 euros b Paiement du transport de lait en poudre Le lait est donné par la Maison Nestlé. Nous vous demandons de payer le prix du transport. b Cartons de 12 kg de lait en poudre Nestlé = 5 euros

ÉCOLES, COMMUNES, PAROISSES, ASSOCIATIONS, PARTICULIERS peuvent participer à cette opération directe. La répartition des ces marchandises est faite par l’Entraide Internationale des Scouts de la Région de Cluses

Soyons solidaires des Enfants qui souffrent dans le Monde.

✂À détacher et à envoyer à l’Entraide Internationale des Scouts de la Région de Cluses - 23 Grande-Rue - 74300 CLUSES NOM du donateur ou du responsable de l’association, école, commune, paroisse NOM ............................................................................................................................ Prénoms ......................................................................................................... Adresse N° .............................................................................................................. Code Postal ................................................................................................. Pour les enfants du Liban LAIT : Carton 5 €

(Nb de cartons) ...................................................

=

RIZ : Sac 30 € x

(Nb de sacs) ................................................

=

=

Pour les enfants du Soudan, de l’Ethiopie et Madagascar (Nb de cartons)

LAIT : Carton 5 €

...................................................

=

(Nb de sacs)

RIZ : Sac 30 € x

................................................

Pour les enfants de Tchernobyl (Ukraine) (Nb de cartons)

LAIT : Carton 5 €

...................................................

LAIT : Carton 5 €

...................................................

(Nb de sacs)

= € RIZ : Sac 30 € x ................................................ = € Pour les enfants des Balkans, Kosovo, Macédoine, Serbie, Albanie, Bosnie, Bulgarie, Roumanie (Nb de cartons)

=

(Nb de sacs)

RIZ : Sac 30 € x

................................................

=

=

=

=

Pour les enfants du Rwanda, du Burundi, de la République Démocratique du Congo (Nb de cartons)

LAIT : Carton 5 €

...................................................

=

(Nb de sacs)

RIZ : Sac 30 € x

................................................

Pour les enfants du Burkina Faso, du Niger (Nb de cartons)

LAIT : Carton 5 €

...................................................

=

(Nb de sacs)

RIZ : Sac 30 € x

................................................

Pour les enfants des pays sinistrés aux moments des catastrophes naturelles comme l’année dernière en Algérie, Iran, Maroc et aujourd’hui le Sri Lanka. (Nb de cartons)

LAIT : Carton 5 € TOTAL :

...................................................

..............................................

=

(Nb de sacs)

RIZ : Sac 30 € x

................................................

Paiement par chèque libellé à l’ordre de l’Entraide Internationale des Scouts de la Région de Cluses - 74300 CLUSES en précisant OPÉRATION SOLIDARITÉ : Kosovo, Tchernobyl (Ukraine), Rwanda, Burundi, République Démocratique du Congo, Bosnie (Sarajevo), Burkina Faso, Macédoine, Serbie, Albanie, Irak, Niger.

POUR MOTIVATION : K7 vidéo de qualité ALGÉRIE : “Solidarité avec les sinistrés du tremblement de terre d’Algérie” : Action directe de l’Entraide Internationale des Scouts de la Région de Cluses avec les Scouts Algériens. Une K7 d’une heure. Destructions, vie des sinistrés dans les camps, témoignages, distribution des secours aux familles. Belle réalisation à projeter dans les salles. Prix : 18 Euros + 3 Euros de frais de port : Total 21 Euros à commander : Entraide Internationale des Scouts de la Région de Cluses Siège : 23 Grand Rue - 74300 CLUSES - Joindre chèque libellé : Cassette Algérie IRAK : “Terre d’Irak” : Intervention de l’Entraide Internationale des Scouts de la Région de Cluses en Irak, en passant par l’Italie, Slovénie, Croatie, Serbie, Turquie, Syrie, 9600Km aller-retour, avec 3 camions semi-remorques de secours et une camionnette de liaison. Distribution des secours, visite des blessés dans les hôpitaux à Bagdad. Prix : 18 Euros + 3 Euros de frais de port : Total 21 Euros SRI LANKA : en 2005, l’opération Sri Lanka a réussi. Prix : 17 Euros + 3 Euros de frais de port : Total 20 Euros

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OPÉRATION NOËL 2009 Les scouts, avec leurs camions, passeront ramasser les colis de Noël dans tous les Monastères de France et de Suisse à partir du 10 décembre pour les enfants de POLOGNE, BULGARIE, UKRAINE, CROATIE, ROUMANIE, BOSNIE-HERZÉGOVINE, ALBANIE. Vous pouvez achalander notre Marché aux Puces Géant au profit du Tiersmonde en donnant différents objets, à marquer sur le colis au feutre rouge avec une croix scoute. “Pour le Marché aux Puces au profit du Tiers-monde”, pour les distinguer des colis à envoyer aux pays déshérités.


OPÉRATION SOLIDARITÉ TOUSSAINT 2009 RWANDA

MADAGASCAR

Après le terrible génocide qui a fait plus de 800 000 morts, le pays est long à reprendre la vie normale. Nous continuons d’apporter l’aide spécialement à 26 communautés aux services des pauvres, des orphelins, des handicapés, des malades.

Pays très pauvre, beaucoup de malade de la tuberculose, de la lèpre de nombreux enfants sont sous alimentés. nous apportons l’aide aux centres de soins, aux centres de nutrition, aux orphelins, aux dispensaires.

SRI LANKA

BURKINA

Un grand merci aux donateurs de France après le Tsunami tuant 270 000 personnes dans 10 pays d’Asie. Notre action s’est portée sur le Sri Lanka. Après l’aide d’urgence, 120 tonnes de secours, nous avons passé aux investissements à Matara : pour l’hôpital (salle pour le scanner au 1er étage du bâtiment), à la Communauté des Sœurs de St Mary’s Couvent (achat du terrain et aide à la construction de la nouvelle école), à Pitigala : construction du village hautsavoyard de 49 maisons : 12 financées par l’Entraide Internationale des Scouts de Cluses et 37 maisons par le Conseil Général de Hte-Savoie et une école financée à 50% par l’Entraide et 50% par le Conseil Général de la Hte-Savoie. Belle opération presque terminée.

Depuis de nombreuses années, nous organisons des convois au Burkina Faso, pays très pauvre du Tiers-Monde où sévit souvent la famine. Les enfants de l’orphelinat Ste Cécile, accueillis par les Sœurs de l’Immaculée Conception à Dedougou.

UKRAINE

LIBAN

Orphelinat de Korosten

Rmeuch. Sud Liban. Rencontre de l’équipe des scouts à l’institution St-Michel. New Shailé. Nous continuons l’aide au Liban.

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Après Tchernobyl, les malades adultes et enfants sont nombreux. Nous distribuons l’aide à 25 centres, orphelinats, centre d’handicapés et maisons d’anciens.


PRÉPARATION DE L’OPÉRATION NOËL 2009 “les enseignants nous demandent d’envoyer la documentation plus rapidement” 1re FAÇON COLIS PRÉPARÉS PAR CHAQUE ENFANT Chaque instituteur, professeur ou catéchiste demande à chaque enfant de préparer un petit colis de Noël. La grandeur approximative du paquet serait au moins de la dimension d’une boîte à chaussures. • de la nourriture (sèche) : lait en poudre, chocolat, fruits secs, conserves de poisson ou viande, riz, pâtes, sucre, pâte de fruits ou bonbons. • des fournitures scolaires : cahiers, crayons de couleurs, stylos à bille, gommes, équerres. • un petit jouet. Le tout entouré d’un habit (état neuf) chemise ou pantalon, pull-over, bonnet, gants ou bas. L’adresse avec l’âge sera à l’intérieur et à l’extérieur du colis avec un petit message d’amitié « Pour un garçon de… ans ou pour une fille de… ans ». Chaque instituteur, professeur ou catéchiste regroupe tous les colis dans 2 ou 3 gros cartons (exemple carton detéléviseur) mettant dans 2 enveloppes, une à l’intérieur, l’autre scotchée fortement à l’extérieur du carton. Il écrira son nom avec adresse de la classe ou cours de catéchisme avec l’âge moyen des enfants, et aussi avec un feutre, il marquera le pays choisi. Dans les différentes villes traversées par les équipes des Scouts dans les différents pays, les paquets seront donnés par l’intermédiaire des Religieuses Contemplatives à des classes ou cours de catéchisme ou aux responsables de camps de réfugiés ou orphelinats. e

2 FAÇON COLIS COLLECTIFS Chaque classe peut faire des colis collectifs avec plus spécialement des vivres (riz, pâtes, sucre, conserves, déjeuners). Ainsi chaque classe, chaque cours de catéchisme des pays contactés sera en liaison avec la classe ou le cours de catéchisme de France ou de Suisse. Bien sûr, les pays en guerre répondront difficilement. 3e FAÇON ENVOI GROUPÉ POUR UN PAYS CHOISI Une école, un collège, un lycée peuvent préparer un envoi groupé pour un pays choisi. À écrire en gros au feutre sur chaque paquet. Expéditeur : le nom de l’école avec adresse précise. Destinataire : le pays choisi.

L’équipe St-Martin au chargement des camions

En route pour Sarajevo

À déposer les colis dans les Monastères Carmels, Visitations, Monastères des Clarisses, des Bénédictines. Participation pour le transport : Chèque à l’Entraide Internationale des Scouts de la Région de Cluses - 23, Grande Rue - 74300 CLUSES, en spécifiant colis de Noël ou argent donné au Monastère. Pas de colis de Noël pour l’Afrique, mais argent pour acheter à court terme vivres et semences, et à long terme pour implanter des puits. Cependant, 2 pays : le Rwanda et le Burkina Faso acceptent les colis alimentaires (épicerie sèche). Prix colis enfant : 1 euro - Prix colis collectif : 6 euros. Pays pour l’opération de Noël (2007), colis de noël : Bosnie (Sarajevo), Albanie, Roumanie, Ukraine, Serbie, Pologne, Bulgarie.

L’entraide internationale des Scouts de la Région de Cluses a reçu le Prix d’Encouragement Albert Schweilzer à Strasbourg. 7


D AG G AAS S C AC R A R M A MDA A COMPTE RENDU DE LA MISSION A MADAGASCAR DU 14 AU 30 NOVEMBRE 2008 « Le 14 novembre 2008, une équipe de 4 personnes, Claire, Serge, Bernard et Nadine, part pour Madagascar afin de distribuer le contenu des containers arrivés quelques jours avant. Pour trois d’entre nous, c’est le premier voyage dans ce pays. Après 11 heures d’avion, nous arrivons à Tananarive où nous sommes accueillis par les Sœurs Sainte Thérèse d’Avesnes. Après une bonne douche et un repas, nous changeons nos vêtements d’hiver pour des plus légers car il fait 32° puis nous reprenons l’avion pour Tuléar. Un autre monde ! Après le vert des rizières de Tananarive, Tuléar nous apparaît sec et désertique. Sœur Danièle nous attend pour nous conduire au Centre de Nutrition « Fanovozantsoa Androvakely » à Belemboka où nous serons hébergés durant notre séjour. Quel contraste avec nos pays riches ! nous traversons une banlieue et quelques villages de cases faites de bambous, planches, tôles ou cartons. Une population nombreuse vit de petits commerces : vente de fruits et légumes à même le sol, et partout des pousse-pousse tirés par des jeunes hommes souvent des adolescents qu’on appelle « les hommes chevaux » car, comme ces animaux, ils tirent d’autres hommes au pas de courses attelés dans les brancards, bien qu’on nous dise que c’est « écologique », c’est insupportable de les voir ainsi à la peine, souvent ils sont drogués pour résister à la fatigue. Arrivés à Belemboka, nous nous installons dans notre logement à la lueur des bougies car il y a « délestage » soit coupure de courant jusqu’au matin. Dimanche 16 novembre. Après la messe à Béthanie, nous rendons visite aux Pères Salésiens de Mahawat. Le Père Ladisa Giacinto nous brosse un tableau assez noir de la situation à Tuléar qui se dégrade rapidement. Cette ville de 100.000 habitants n’a plus d’usine, sur les huit qui employaient 7.000 personnes, il n’en reste qu’une avec 30 ouvriers. Le port s’enlise et l’activité maritime perd de son importante au profit de Fort Dauphin, la mer recule jusqu’à 5 Km, donc il n’y a plus de pêche côtière. Le Père Giacinto nous fait visiter leurs réalisations : écoles d’alphabétisation et l’atelier mécanique pour les jeunes apprentis. Ces Pères font tout pour donner aux jeunes malgaches un peu d’autonomie. Nous visitons aussi une école de 1300 élèves. Le Père Auguste, nouveau directeur, mène tout cela de main de maître. Nous constatons que les enfants jouent par groupe car ils n’ont qu’un seul ballon pour 60, nous leur en laissons 3. Le Père Auguste a beaucoup de projets pour cette école : cantine, agrandissement de 6 classes sur plusieurs étages, scolarité du CP au BAC. Le soir, nous portons le fauteuil électrique au Père Marius, sa surprise et sa joie font plaisir à voir. Malgré son handicap, le Père Marius assure la

Les Scouts apportent un fauteuil électrique au frère Marius

Visite à l’école

Chargement du container au dépôt St Joseph à Scionzier

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Nos missions se passent dans la région de Tuléar


D AG G AAS S C AC R A R M A MDA A gestion d’une paroisse et a beaucoup de soucis avec cinq écoles de brousse dans cette région pauvre. Il a bien du mal à payer les instituteurs bien que leur salaire ne soit que de 26 € par mois, une participation est due par les parents mais bien qu’elle ne soit que de 0,30 ¤ par mois et par enfant, beaucoup n’arrivent pas à subvenir aux frais. Lundi 17 novembre. Nous allons visiter l’hôpital de Tuléar où Sœur Clémence soigne les lépreux et les tuberculeux, nous passons à la prison où elle soigne également les lépreux et les tuberculeux, les aliénés mentaux. Ils dorment à même le sol et sont nourris par la famille, souvent ils ne mangent qu’une fois par jour un peu de manioc. Nous rendons visite aux Sœurs de St Paul de Chartres, chez qui nous sommes invités à déjeuner avec Sœur Constance. Nous parlons à la fois de la difficulté à vivre des malgaches, pauvreté, chômage, maladie. Puis nous visitons un centre de rééducation pour handicapés moteur cérébraux. Nous faisons connaissance avec deux jeunes coopérantes françaises, Florence et Maud, qui consacrent deux ans à ce centre. Pendant ce temps, Bernard resté à Belemboka, entreprend la remise en état du parc à vélos des Sœurs et autres petites réparations, il y travaillera presque chaque jour jusqu’à notre départ. Après avoir constaté que toutes les Congrégations ont bien reçu leur don : matériel médical, médicaments, matériel scolaire, etc., nous décidons de la répartition des colis restants et des fauteuils pour handicapés. Mardi 18 novembre. Nous partons en brousse afin de visiter les dispensaires. Nous partons très tôt avec notre chauffeur Belaguerre, après avoir chargé dans le 4x4 des colis et fauteuils. Quatre heures de piste plus ou moins praticable et nous arrivons à Ambika, village de Raoul Follereau où l’on soigne les lépreux. Ils doivent rester une année dans ce village tant que leur guérison n’est pas assurée, 30 nouveaux cas cette année. Sœur Paul, dont nous apprenons malheureusement le décès pendant notre séjour, a beaucoup fait pour ce centre. A côté du village des lépreux, elle a construit le village pour les tuberculeux qui sont de plus en plus nombreux (215 nouveaux cas). Ils restent 2 à 3 mois au village en famille et viennent chaque matin chercher leur traitement. Nous assistons à une consultation avec distribution de potages « Maggi ». Ces potages assez caloriques, pris en complément de leur ration de céréales, leur permettent de prendre du poids, certains adultes ne pesant que 35kg. Tous les enfants des malades sont scolarisés au village. Tous sont heureux de notre passage et nous offrent chants et cadeaux. Nous partons ensuite pour Betioky, nous prenons le repas avec les Sœurs de St Paul de Chartres qui assurent les soins au dispensaire. La construction d’un grand centre médical est en cours mais Sœur

La population vit de petits commerces

Chaque jours, femmes et enfants vendent leur production au marché

Vente de charbon de bois par les femmes

Le 4x4 est chargé de matériel médical pour le centre de soins ‘Ambika

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D AG G AAS S C AC R A R M A MDA A

Les Sœurs ont organisé une journée détente à la mer pour les enfants

Cet homme atteint de la tuberculose reçoit des sachets de potage Nestlé

Grande joie pour cette journée à la plage

Consultation au centre de Re-nutrition. Cette maman vien chercher du lait La joie de la religieuse heureuse de pouvoir distribuer l’alimentation aux pauvres

Arrivée du taxi-brousse à Betioki

Enfants du quartier pauvre de Mamgabé

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D AG G AAS S C AC R A R M A MDA A Clémence rencontre des problèmes en raison des malfaçons effectuées par les entrepreneurs et tout est à refaire. Nous visitons une école, nous apportons des livres et des ballons. Les enfants offrent à chacun de nous un dessin, un poème et un cadeau. Ce soir, nous sommes reçus par d’autres religieuses de St Paul de Chartres. Avec Sœur Geneviève, nous visitons le village ; nous devrions dire la ville. Betioky est une préfecture de 10.000 habitants, mais à part les bâtiments administratifs en « dur », toute la ville est faite de cases. Tout le monde cuisine et vit dehors, un point d’eau pour 400 habitants. Nous assistons à l’arrivée d’un taxi de brousse qui, en réalité, est un camion avec des bancs où s’entassent jusqu’à 150 personnes avec une seule issue à l’arrière. Pour sortir les gens passent par-dessus les ridelles ou rampent sur les colis encombrant l’allée. Une vieille femme essaie de sortir prendre l’air, elle est si mal en point que nous nous demandons comment elle va encore supporter 4 jours de piste pour aller jusqu’à Fort Dauphin ?

Habitation à Mambabé

Nous repartons pour Tuléar et le dimanche c’est journée détente avec les enfants du centre : 3 heures de camion taxi et nous arrivons à la plage, quelle joie pour les enfants ! Tout le monde se baigne dans une eau à 27/28°. Pique nique sous les cocotiers ! Les Sœurs, Marie Jo, Chantal, Blandine ont bien fait les choses, petits et grands rentrent fourbus mais ravis. Quelques jours plus tard, nous partons pour Ankililoka avec un arrêt à Mamombo où nous prenons au passage Sœur Ernestine. Il pleut, la rue n’est plus qu’un ruisseau. Tous regardent avec un petit sourire « les blancs » sauter d’une rigole à l’autre, alors qu’eux sont pieds nus dans la boue ! Nous avons rendez-vous avec une quarantaine de personnes handicapées dépourvues de tout : difficile de faire face à cette misère ! : nous distribuons fauteuils, poussettes, béquilles mais impossible de satisfaire tout le monde. Le matériel (fauteuils, béquilles, déambulateurs, fauteuils roulants, lits d’hôpitaux) est très apprécié et utile. Nous recevons beaucoup de demandes : machines à coudre pour quelques femmes qui se réunissent pour coudre ou broder, outillage, nécessaire pour coiffeur, etc… Sœur Joëlle, responsable du dispensaire nous annonce 144 nouveaux cas de tuberculose et 4 lépreux de plus. Dans tous les dispensaires, nous laissons du matériel médical et des médicaments. Partout le lait commence à manquer, le container Nestlé était attendu avec impatience. Retour à Belemboka : visite du centre d’alphabétisation du quartier pauvre de Mamgabé, dirigé par Sœur Michelle, 120 élèves de tous âges, de 7 à 15 ans y reçoivent un enseignement. Les frais scolaires s’élèvent à 8000 ariary soit à peine 4 € par an. Une trentaine d’enfants n’arrive pas à payer et sont pris en charge par des parrainages, ces enfants ont une

Le coin toilette-wc plus que vétuste

Les Sœurs Carmélites de Tulear

Les enfants des écoles de Belemboka reçoivent avec beaucoup de joie des ballons et friandises

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D AG G AAS S C AC R A R M A MDA A grande envie d’apprendre, leurs cahiers sont impeccables. Nous finissons la semaine par une visite complète du centre de nutrition où 50 enfants de 5 à 11 ans se refont une santé tout en suivant une scolarité. Sœur Marie-José s’occupe avec dévouement de tout ce petit monde. Sœur Blandine, responsable du centre n°2 assure les consultations et la surveillance médicale de 143 enfants de 0 à 4 ans ou plus si nécessaire : 37 sont en zone rouge : très déficients, 21 sont en zone jaune : en légère amélioration, 55 à la PME : Protection maternelle enfantine, 18 sont orphelins, 12 au lait artificiel (mères décédées ou malades). Certains viennent de l’extérieur, les plus malades restent au centre le temps de récupérer un poids correct, 4 maisonnettes sont à la disposition des mamans ou des personnes responsables dont les bébés restent au centre en raison de leur état. Nous avons vu arriver une fillette de 1 an pesant 3kg400. Souvent les parents viennent trop tard après l’échec des marabouts. Là aussi, le lait Nestlé est le bienvenu. Avec plusieurs personnes, le Père Tollard, Sœur Danièle, Sœur Nicole, Lucie professeur d’université à Tananarive, nous parlons de la situation du pays. Bien qu’il y ait une certaine amélioration, la vie est très difficile. Le salaire, pour ceux qui ont un travail, est de 25 à 30 € par mois, mais le litre d’essence est à 1 € 27, donc peu de voitures circulent, à part les taxis qui achètent l’essence au compte-gouttes. Les écoles publiques ferment souvent car les maîtres ne sont pas payés. La scolarité et les soins de santé sont assurés le plus souvent par les Communautés religieuses avec un grand dévouement. La situation économique est difficile à cause, entre autres : de la déforestation qui continue, du poisson qui faisait vivre de nombreuses familles et qui est devenu rare : la raison ? : les gros bateaux industriels français, japonais et autres qui viennent pêcher la crevette raclent les fonds jusqu’à 500m du bord alors qu’ils ne devraient pas approcher à moins de 3km, et jettent tous les poissons morts, sans intérêts pour eux. Les petits pêcheurs n’ont plus rien à vendre et ne peuvent plus nourrir leurs familles. Même les poissons exotiques ont disparu. Les ressources minières dont l’ilménite, minerai titane, sont exploitées par les canadiens qui ne reversent que 2% à l’état malgache, l’extraction des pierres précieuses se fait dans des conditions déplorables, les mineurs piochent à genoux dans des trous d’homme et pour un salaire de misère, trois sont morts asphyxiés par un gaz inconnu pendant notre séjour. La presse parlait plus de la découverte d’un filon important et de qualité que des mineurs restés au fond. Le riz est la principale nourriture des malgaches : à un petit garçon qui avait eu ce jour-là des crêpes au repas, nous lui demandons : « as-tu bien mangé ? » : non, dit-il, je n’ai pas mangé, je n’ai pas eu de riz, d’où l’importance de ce plat pour eux dans la vie de

La joie des enfants à notre arrivée

Notre plus belle récompense est le sourire des enfants

tous les jours. Les rizières sont remises en état et peuvent produire 2 récoltes par an. Le riz de meilleure qualité est destiné à l’exportation. Le reste est insuffisant pour satisfaire toute la population, il est acheté à l’Inde, mais il se vend 30 € les 50kg, donc pas à la portée de tous. Le gouvernement commençait à restreindre un peu la vente pour pouvoir tenir jusqu’à la fin de l’année, car personne n’envisage un Noël sans riz. Notre séjour se termine et il y aurait encore tant de choses à voir et à dire. Il nous restera le souvenir de ce peuple pauvre, voire misérable, mais souriant et jamais agressif et de tous ces enfants dans les écoles, polis et disciplinés qui nous accueillent avec danses, chansons, sourires. Ce pays et sa population, très attachante, ont encore bien besoin d’aide. Nous continuerons d’apporter des secours à Madagascar » 12


K AK A S R SIR -I - LL AAN N AOÛT 2009

Après le terrible raz de marée « Tsunami » dans 10 pays tuant 27 000 personnes, l’Entraide Internationale des Scouts de la région de Cluses avait décidé de porter son action sur le Sri Lanka.

Communauté des Sœurs Little Flowers à Tangalle pour les enfants orphelins et les enfants des familles en difficultés. • 6 000 € donnés par l’Association Per Louz Atre Monsieur Bruno Mattel à Les Contamines-Montjoie.

Nous avons lancé un appel demandant à la population d’apporter vivres, produits d’hygiène, médicaments, couvertures, draps, layettes tentes, des dons en argent à l’ordre de l’Entraide Internationale des Scouts de la région de Cluses, 23, grande rue à Cluses.

Communauté des Sœurs de St Mary’s Convent à Matara pour l’achat du terrain et l’aide à la construction de la nouvelle école. • 3 000 € donnés par la Mairie de Magland Monsieur le Maire - René Pouchot • 1 500 € donnés par la Mairie de Feigères Monsieur le Maire - Jean Berthet • 2 600 € donnés par une association d’une école publique de la ville de Morzine - Mme Dubois • 1 500 € donnés par l’association « Vestiaire Intercommunal » de la ville de Sciez Responsable : Mme Renée Charrière • 2 060 € donnés par le Collège Privé St Michel d’Annecy - Directeur : Père Bruno Lecoin • 2 000 € donnés par la Mairie de Chens sur Léman Monsieur le Maire Bernard Fichard • 4 000 € don de Monsieur et Madame Desbiolles Christine et Guy à 74350 Le Sappey. • 1 975 € donnés par les donateurs particuliers.

Les colis devaient être déposés à la Maison St Martin, 2204, avenue des Glières, 74300 Cluses (tél. 04 50 98 39 69) et au dépôt des Scouts à Meythet 26, rue du Pont de Tasset, 74960 Meythet (tél. 04 50 57 83 32), pour l’Ain : Solidarité Haut Bugey - M. Robert Busy, 15, rue du Grand Pont, 01160 Montreal La Cluse (tél. 04 74 76 21 17), en Savoie au Carmel de Chambéry et pour la France et la Suisse dans les Carmels, Visitations, Monastères des Clarisses et Bénédictines. La population de France et de Suisse ont répondu favorablement. Nous avons envoyé 2 fois par avion cargo et ensuite par containers par bateau. Au total 120 tonnes de secours ont été envoyées et distribués par nos équipes. Les dons en argent ont permis de financer les transports et à aider la population sinistrée à :

soit au total 18 635 €

Évêché de Galle Sir Lanka : • 871,65 € donnés par l’École Saint Jean Baptiste 74450 Le Grand Bornand • 1 500 € donnés par le Groupe des Charpentiers de la Vallée de l’Arve à Cluses - Responsable : Monsieur Dupont Bernard

Un grand merci à tous les donateurs

L’école de Matara construite avec la participation financière de l’Entraide Internationale des Scouts

Les petits enfants de l’école de Matara reçoivent des peluches

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K AK A S R SIR -I - LL AAN N À Pitigala : Construction d’un village haut-savoyard financé par le Conseil Général de la Haute-Savoie et l’Entraide Internationale de la région de Cluses. Pour commencer la construction de 25 maisons, nous avons reçu 150 000 euros du Conseil Général de la Haute-Savoie (6 000 € par maison). Nous allons verser 50.000 ¤dès notre retour en France sur le compte de Monsieur Piyasena GAMAGE, Ministre chargé des affaires concernant le tsunami. Au fur et à mesure de l’avancement des travaux, nous verserons des acomptes. Signature du Ministre et de Monsieur Pierre Devant, Président de l’Entraide Internationale des Scouts de la région de Cluses en présence de Monsieur Cenedese Georges, technicien et de Monsieur Sunil Ranawera interprète et aussi pour la construction par l’Entraide Internationale des Scouts de la région de Cluses de 12 maisons (versement de 72 151 € soit environ 6 000 € par maison), soit au total 150.000 € + 72.151 € = 222.151 € puis un supplément demandé à la fin des travaux de donner de 10.000 € pour les 37 maisons (soit 270,27 € par maison). Pour les 25 maisons du Conseil Général (270,27 € x 25 = 6 757 €) Cette somme a été prélevée sur le lancement de la 2ème tranche concernant l’extension du village et qui a fait l’objet d’un versement de 150.000 € par le Conseil Général, soit 156.757 €. Pour les 12 maisons de l’Entraide Internationale des Scouts de la région de Cluses (270.27 € x 12 = 3245,25 €), soit au total pour l’Entraide 72 151 € + 3 425,25 € = 75 396,25 € pour les 12 maisons. Le financement des 37 maisons est soldé. Puis versement de nouveau de 150.000 € du Conseil Général de Haute-Savoie. • 3 000 € : Mairie de Faverges - Maire : Pierre Gosserand Construction de l’école : 50 % financés par le Conseil Général et 50 % financés par l’Entraide Internationale des Scouts de la région de Cluses : • 5 000 € : Mairie de Thyez 74300 - Monsieur le Maire : Gérard Maure • 2 000 € : Mairie de Marnaz 74460 - Madame le Maire : Arlette Debalme • 2 015 € : Mairie de Lucinges 74380 - Monsieur le Maire : Michel Gorguet • 1 800 € : Association des sous des écoles à Lucinges • 1 218,36 € : Mairie et CCAS de la Tour 74250 Monsieur le Maire : Daniel Revuz • 80 € : Mairie de la Vernaz 74200 - Madame le Maire : Jacqueline Garin • 11 000 € : Mairie de Saint Gervais les Bains Monsieur le Maire : Jean-Marc Peillex • 500 € : Groupe scolaire Le Triolet Minzier 74270 • 1 900 € : L’équipe de Neydens 74160 - Responsable : Alexandre Megevand • 2 000 € : Mairie de Chens sur Léman 74140 Monsieur le Maire : Bernard Fichard • 4 132 € : Dons de particuliers

L’équipe des Scouts composée de Jean-Charles Monnet et Jean-Marc Vaucher, est reçue par Monsieur Gamage, ministre chargé du développement

Vue de l’école du village Piligala

Le portique à l’entrée du village et une vue de l’école

Installation de l’écusson de la croix de Savoie sur le portique

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K AK A S R SIR -I - LL AAN N

Maison 1 : M. Jean-Paul AMOUDRY - Canton de Thones

Maison 2 : M. Raymond BARDET - Canton Annemasse Nord

Maison 3 : M. Joël BAUD-GRASSET - Canton de Boëge et les habitants de cette maisons

Maison 4 : M. Camille BEAUQUIER - Canton de Rumilly et les habitants de cette maisons

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K AK A S R SIR -I - LL AAN N

b Maison 5 : M. Pascal BEL - Canton d’Abondance

Maison 6 : M. Claude BIRRAUX - Canton Annemasse Sud et les habitants de cette maisons

Maison 7 : M. Denis BOUCHET - Canton Le Biot et les habitants de cette maisons

Maison 8 : Mme Françoise CAMUSSO - Canton de Seynod

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K AK A S R SIR -I - LL AAN N

Maison 9 : M. Michel CHARLET - Canton Chamonix Mt-Blanc et les habitants de cette maisons

! Maison 10 : M. Antoine DE MENTHON Canton Annecy-le-Vieux

Maison 11 : M. Jean DENAIS - Canton Thonon-les-Bains et les habitants de cette maison

Maison 12 : M. Louis DURET - Canton d’ Évian-les-Bains

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K AK A S R SIR -I - LL AAN N

Maison 13 : M. Denis DUVERNAY Canton La Roche-sur-Foron

Maison 14 : M. Georges ETALLAZ Canton de Saint-Julien-en-Genevois

Maison 15 : M. Jean-Loup GALLAND - Canton de Cruseilles

Maison 16 : M. Maurice GRADEL - Canton de Scionzier et les habitants de cette maison

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K AK A S R SIR -I - LL AAN N

Maison 17 : M. Alain GREVY - Canton de Sallanches et les habitants de cette maison Les blocs de pierres seront déplacés rapidement

Maison 18 : M. Christian JEANTET - Canton Nord-Ouest

Maison 19 : M. Pierre LOSSERAND - Canton de Faverges et les habitants de cette maison

Maison 20 : M. François MOGENET - Canton de Samoëns et les habitants de cette maison

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K AK A S R SIR -I - LL AAN N Montant total de la construction de l’école : 63 290 € dont 31 645 € financés par l’Entraide Internationale des Scouts de Cluses et 31 645 € financés par le Conseil Général de Haute Savoie (somme prélevée sur le financement de la 2ème tranche des travaux. Le financement de l’école est soldé.

Un grand merci à tous les donateurs

L’Entraide Internationale des Scouts de la région de Cluses prend en charge les dépenses des missions concernant le suivi de la construction et les plaques sur lesquelles sont inscrits les noms des Conseillers Généraux et des donateurs (communes ou entreprises). Un grand merci au Conseil Général de la Haute Savoie pour les 300 000 € versés pour cette opération. Un grand merci aux communes et associations qui ont versé 107 041 € (75 396 € pour les maisons et 31 645 € pour l’école) à l’Entraide Internationale des Scouts de Cluses. Nous disposons encore, déduction faite des sommes dépensées (6 757 € + 316 456 € = 38 402 €) de 111 598 € pour la construction de nouvelles maisons (2ème tranche). Pour le suivi Georges Cenedese est parti 4 fois au Sri Lanka avec une personne de l’Entraide, soit à tour de rôle Monsieur Sunil Ranawera, Hervé Barthès, Jean-Charles Monnet. La construction de la première partie du village de 37 maisons et l’école est terminée. La deuxième tranche comprenant la construction de 12 maisons supplémentaires sera terminée avant la fin de l’année.

Maison 21 : M. Christian MONTEIL - Canton de Seyssel Président actuelle du Conseil Général et les habitants de cette maison

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K AK A S R SIR -I - LL AAN N

Maison 22 : M. Raymond MUDRY - Canton de Bonneville et les habitants de cette maison

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Maison 23 : M. François MUGNIER - Canton de Douvaine

Maison 24 : M. Claude NANJOD - Canton de Thorens

Maison 25 : M. Ernest NYCOLLIN - Canton de Taninges Président du Conseil Général et les habitants de cette maison

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K AK A S R SIR -I - LL AAN N

# Maison 26 : Equipe de Neydens Responsable : M. Alexandre MEGEVAND

Maison 27 : Ets VALLIER - Marignier et les habitants de cette maison

Maison 28 : Ets VALLIER - Marignier et les habitants de cette maison

! Maison 29 : Ville de Scionzier - Maire Maurice GRADEL

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K AK A S R SIR -I - LL AAN N

Maison 30 : Ville de Contamines-Montjoie Maire Valérie HORRELOU

Maison 31 : Ville de Seynod - Maire Madame Françoise CAMUSSO et les habitants de cette maison

Maison 32 : CHORALPINES CHAMONIX - Responsable M. Daniel RAVANEL et les habitants de cette maison

Maison 33 : Ville de la Muraz - Maire Noël JACQUEMOUD et les habitants de cette maison

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K AK A S R SIR -I - LL AAN N

Maison 34 : Ville d’Ambilly - Maire Monsieur Angel ERBEID et les habitants de cette maison

Ces dames ainsi que d’autres villageois de Pittigala travaillent dans les plantations de thé à côté de leur habitation

Maison 35 : Ville d’Etrembières - Maire Madame Alice DELTRANS

Maison 36 : Anciens Combattants AFN 74 - Président : M. Hubert BORNANS et les habitants de cette maison

Maison 37 : Ville de Ville la Grand - Maire : M. Raymond BARDET et les habitants de cette maison

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K AK A S R SIR -I - LL AAN N À Matara - Hôpital de Matara L’Entraide Internationale a financé la construction des locaux pour le service du scanner dans le nouvel hôpital (près de l’ancien hôpital). Voici les bienfaiteurs : • 18 000 € donnés par la Mairie de Cluses - Monsieur Jean-Claude Léger • 2 000 € donnés par la Mairie de Marnaz - Madame Arlette Debalme • 1 500 € donnés par les habitants de la ville d’Orlienas - Maire de Jean-Charles Monnet • 1 500 € donnés par M. Bruno Mello - Président de la foire-exposition à la Roche sur Foron • 5 000 € donnés par l’équipe de Neydens - Responsable - M. Alexandre Megevand • 3 900 € Dons des particuliers

Les nouvelles salles de l’hôpital de Matara sont grandes, l’équipement reste toutefois vétuste

Hôpital de Matara

Le Directeur de l’Hôpital

Malgré la vie dure, les enfants srilankais ont le sourire 2ème bâtiment en construction en voie d’achèvement

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A I IN EN E U KU KRR A 34ème CONVOI EN UKRAINE du 14 au 28 MAI 2009

Après quelques jours d’attente due à des formalités administratives, enfin le jour J est annoncé. Nous partons de Cluses le 14 mai 2009 avec deux semiremorques chargées à destination de Kiev. JeanChristophe et Jean sont les chauffeurs accompagnés de Jacky. Après un petit café et croissants pris au « bric à brac » à la Maison Saint-Martin, un dernier adieu à toute l’équipe et nous rejoignons Denyse et Dolorès à la douane de Cluses. L’enthousiasme et la bonne humeur nous accompagnent lorsque, à 12h30, dans le tunnel de Chamoise nous sommes surpris par un énorme bruit. Un pneu éclate sur la remorque conduite par Jean-Christophe. Les secours interviennent et nous reprenons la route en fin d’après-midi. Chaque jour nous avançons, traversons l’Allemagne, la Pologne et le dimanche 17 mai, dans l’après-midi, nous sommes immobilisés à la douane entre la Pologne et l’Ukraine. Nous repartons le lundi en fin d’après-midi pour LIUBAR, ville située au Centre de l’Ukraine à proximité de Jitomir. Nous emmenons des produits Nestlé (9 tonnes de chocolat et 3 tonnes de lait pour bébé et compléments nutritifs), 800 cartons de vêtements bien nécessaires dans ce pays où sévit une grave crise économique, 50 cartons de jouets pour les orphelinats, du matériel médical (lits d’hôpitaux, fauteuils roulants pour handicapés, produits d’hygiène, des lits et matelas).

Liudmilla Richkova, directrice de l’Association St Panteïlemon

Enfants handicapés en promenade…

L’aide humanitaire est très attendue pour ces populations très pauvres, surtout dans le centre de l’Ukraine. Les conséquences sanitaires de la catastrophe de Tchernobyl demeurent présentes, même 20 ans après, tant auprès des adultes, malades à vie au niveau pulmonaire, thyroïdiens, circulatoires, qu’auprès des jeunes fragilisés et parfois atteints au niveau psychiatrique. À cela s’ajoutent les problèmes d’ordre économiques dus à l’instabilité gouvernementale. Cette année, avec l’aide de Karitas pour les formalités douanières, nos marchandises seront distribuées en premier lieu aux orphelinats, répartis dans diverses villes d’Ukraine : Soumy au nord, Ternopil, Rovno, Jitomir dans les régions du centre et Kiev, capitale qui atteint presque 4 millions d’habitants, et compte des milliers d’enfants vivant dans la rue, sans compter les malades, handicapés. Karitas vient en aide, également aux personnes âgées, dont les pensions sont dérisoires avec l’augmentation du coût de la vie (les prix des aliments de base sont multipliés par 3, depuis 2 ans, ainsi que les charges

Nos chauffeurs à la douane française de Cluses

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Jean Benoit au volant du 38 tonnes…


A I IN EN E U KU KRR A de chauffage et électricité, dans ce pays où la température est inférieure à 0°, huit mois de l’année). Une aide substantielle en vêtements et produits Nestlé sera envoyé également à l’Association caritative de Saint Panteïlémon dans la ville de Konotop à la frontière russe, qui assiste de nombreux adultes handicapés et indigents. Le mardi 19 mai, nous arrivons à Liubar où se trouvent les douaniers qui vont nous permettre de décharger les camions dans un grand dépôt de Karitas, où nous accueille Monsieur Victor Piura, responsable de la distribution des marchandises. Le travail va commencer. Nous effectuons le déchargement des 2 camions toute la journée du mercredi 20 mai. Nous sommes aidés par des jeunes du pays aux allures d’indigents qui espèrent obtenir un don en nourriture après leur travail. Une nuit de repos dans le camion et le jeudi 21 mai nous repartons pour Kiev. Là, nous sommes attendus et accueillis chaleureusement par le Frère Bruno qui nous reçoit dans sa maison où nous séjournons pendant 4 jours ce qui nous a permis de visiter la belle ville de Kiev.

Jean-Christophe, chef du convoi humanitaire

Depuis 10 ans, Frère Bruno, d’origine française, s’occupe des enfants des rues, qu’il va rencontrer à la gare de Kiev, la nuit, ou dans certaines rues, où ils vivement dans les caves, et même dans les égouts. D’après les statistiques officielles, leur nombre s’élève à 30 000. Frère Bruno appartient à l’Association Ukrainienne « Le Triomphe du Cœur » avec laquelle nous collaborons depuis 15 ans. Il est venu en aide à plusieurs centaines de jeunes de tout âge, entre 6 et 18 ans. Il est fier de nous annoncer que 47 d’entre eux ont repris des études, et acquis des spécialisations professionnelles, allant du livreur-chauffeur à l’avocat, au professeur, cuisinier, mécanicien. Actuellement, une douzaine d’étudiants sont hébergés et nourris dans cette grande maison qu’il a nommée « Beth Myriam ». Les jeunes sont libres de pratiquer ou non leur religion (orthodoxe). Une très belle chapelle avec de grandes icônes les accueille à toute heure du jour. Frère Bruno, en tant que directeur, possède un diplôme de psychologie et de cuisinier. Il joue un rôle de père de famille dans cette grande maison accueillante, à la limite de Kiev, entourée de forêts et de marécages. Notre chauffeur Jean-Christophe qui a effectué plusieurs convois en Ukraine et sait se faire comprendre, nous sert de guide. Le vendredi matin 22 mai, nous apportons des marchandises au Carmel de Kiev et nous sommes accueillis par une religieuse qui nous offre le petit déjeuner. Le Carmel comporte 15 religieuses, ukrainiennes, russes et polonaises, qui depuis 1994 ont un rayon-

Après la douane d’Ukraine, encore 500 km de route !

Petits villages traversés en Ukraine

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Equipe des jeunes au déchargement


A I IN EN E U KU KRR A

Déchargement de la remorque « Nestlé »

Participation active des jeunes

Déchargement des camions

Monsieur Victor PURA, directeur de l’Organisation Humanitaire

b Déchargement du chocolat « Nestlé »

Devant la douane, à Lubar, Jean-Christophe et Jacky

Frère Bruno accueille l’équipe des chauffeurs

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A I IN EN E U KU KRR A

Sœur Natalia accueille les indigents

Repas servi par les Sœurs de Mère Térésa

« Beth-Myriam » Maison d’Accueil pour les Enfants des rues à Kiev

Visite au Muséum de Tchernobyl

La cuisine. Lieu important de convivialité

La Cathédrale St Mikaël

Repas des jeunes

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A I IN EN E U KU KRR A nement notoire tant auprès des autres congrégations catholiques, qu’auprès de la population qui n’hésite pas à venir frapper à leur porte, tant pour demander une aide matérielle, que pour partager des épreuves morales, ou des grandes joies, comme celle d’une petite fille de 6 ans, Christina qui dut subir une grave opération du cœur et dont les parents étaient venus solliciter la prière des Sœurs. Le jour suivant, nous rendons visite aux Sœurs de la congrégation de Mère Teresa. Nous participons au service de la soupe aux personnes qui sont dans la rue et qui viennent manger. Pour l’anecdote, une Sœur accueille ces personnes tout en leur faisant un test d’alcootest… avant d’accepter de les faire entrer pour prendre le repas. Il est évident que ces 4 religieuses seraient impuissantes à maîtriser les bagarres d’hommes ivres, souvent violents entre eux. Par contre, elles reçoivent avec une grande bienveillance ces hommes et femmes (plus de 100) accompagnés parfois de petits enfants et leur procurent, 3 fois par semaine, un repas substantiel (soupe avec viande, pain, thé, fruits de saison, biscuits). Certains emportent avec eux leur repas du soir dans des bocaux personnels. Après le repas, les Sœurs reçoivent dans leur infirmerie ceux qui désirent se faire soigner. Leur calme, leur sourire, fait de leur maison un havre de paix, où les plus pauvres d’entre les pauvres de Kiev aiment à venir.

Durant la messe, la petite « Christina », 6 ans, qui vient d’être opérée du cœur

Danses folkloriques sur la place de l’Indépendance

De plus, elles « suivent » à longueur d’année, une centaine de familles nécessiteuses, se faisant aider par le personnel des ambassades ou par des étudiants étrangers. Nous ressortons émerveillés par ces 4 Sœurs indiennes, africaines et polonaises. Le samedi 23 mai, nous visitons la ville de Kiev, la cathédrale St Michel, mes musées dont celui de Tchernobyl avec beaucoup d’émotion toujours avec notre précieux guide Jean-Christophe. Le musée de Tchernobyl a été créé il y a 12 ans, à la demande des pompiers de Kiev, qui avaient perdu des centaines d’amis, morts lors de l’explosion du 4ème réacteur de la centrale de Tchernobyl.

Visite de Kiev «Le Parlement»

Ce musée est très bien fait, avec des documents originaux de l’époque (1986) par exemple le journal qui annonça l’explosion de la centrale, seulement 3 jours après, dans un « entrefilet » de 3 lignes au bas de la 3ème page, ainsi que d’innombrables photos de jeunes soldats appelés à la rescousse les jours suivants, et qui y laissèrent leur vie, et par la reconstitution de l’explosion en pleine nuit, sur vidéo. De nombreux films vidéo nous montrent le sort des populations en exode forcé, après la décision du gouvernement de rayer de la carte 78 villages de la région de Tchernobyl. Après l’explosion, dont la puissance était l’équivalent de 5 bombes

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Messe au Carmel. Le Père Maximilien et les Religieuses


A I IN EN E U KU KRR A d’Hiroshima, le degré de radiation était si élevé que plus de 200 000 personnes moururent dans les jours et mois qui suivirent et des millions d’autres seront malades à vie, à cause du nuage radio actif contenant du césium 137 qui détruit les défenses immunitaires sanguines. Le dimanche 24 mai, nous allons à la communauté catholique francophone de Kiev et nous participons à l’office religieux. Sur la Place de l’Indépendance, informés par Frère Bruno de la fête des écoles dont faisaient partie ses pensionnaires, nous admirons les costumes, les danses et apprécions leur musiques et leurs chants.

Décoration de Reconnaissance à Sophieska Berchtchaguev à Madame Denyse An Haack, responsable en Ukraine par M. Sergeni kremetz, Maire et Député

Le lundi 25 mai, nous prenons le chemin du retour, heureux d’avoir participé à cette mission. Après un voyage sans encombre le jeudi 28 mai après-midi à la Saint-Martin à Cluses. Ce convoi humanitaire nous a permis de découvrir un pays tout en contraste (entre les grandes villes très peuplées et les immenses régions agricoles du centre et de l’ouest, toute la partie industrielle et métallurgique étant concentrée au sud est dans la région du Donetz), où nous n’avons pu qu’effleurer les vrais problèmes économiques et sociaux. L’Ukraine, malgré des ressources naturelles importantes n’arrive pas à assumer ses 49 millions d’habitants (52 millions en 1986, 3 millions d’adultes morts ou émigrés depuis 20 ans). L’aide humanitaire demeure bien nécessaire.

L’aide humanitaire demeure bien nécessaire. 31


A NN I EI E A LA LBB A Mission en Albanie du 27 janvier au 3 février 2009 Comme chaque année, l’Entraide Internationale des Scouts de la Région de Cluses a envoyé une aide humanitaire en Albanie. Le chargement d’environ 40 tonnes réparti sur deux camions semi-remorque, était composé de chocolat Nestlé, de lait en poudre, de vêtements, de jouets, de couvertures, de pâtes alimentaires, de friandises, de couches et de matériel médical (fauteuils roulants, lits médicalisés, béquilles…). L’équipe était composée de Patrick Berry, Drago Simunic, Joseph Kurpis et Guy Bontemps. Constituée en tant qu’état en 1912 (après cinq siècles d’occupation ottomane), L’Albanie attendra 1918 pour être fixée sur ses frontières actuelles ; elle demeurera isolée politiquement jusqu’à la Seconde Guerre Mondiale où le pays subira l’occupation italienne puis nazie. Le 11 janvier 1946, la République Populaire d’Albanie est proclamée. Elle est présidée par un chef très dur qui enferme l’Albanie dans un isolement total jusqu’en 1990 avec la chute du régime en pleine crise économique. En 2006, l’Albanie est devenue membre associé de l’Union Européenne. C’est un pays montagneux, en développement et très pauvre (environ 20% de ses habitants vivent en dessous du seuil de pauvreté). Plus du tiers de ses ressortissants vivent à l’étranger, 70% de ses habitants sont musulmans, 20% orthodoxes et 10% catholiques. Sa population est estimée à 3,5 millions d’habitants. Née le 26 août 1910, en Macédoine, d’une famille albanaise, Agnès Gonxha Bajaxhia, décide de consacrer sa vie à Dieu et aux plus pauvres. En Inde, à 18 ans, elle choisit le nom de Sœur Térésa. Elle ouvre en 1948 une première école dans les bidonvilles de Calcutta. Elle consacrera sa vie à soigner et instruire les pauvres. Elle recevra « au nom des pauvres » le prix Nobel de la Paix en 1979. Dans les années 80 elle installera des missions dans des pays, dont l’Albanie, jusque-là interdits à tout missionnaire Les Sœurs Missionnaires de la Charité de Mère Térésa, vêtues d’un sari blanc bordé de bleu, ont plusieurs implantations en Albanie et sont en liaison avec de nombreuses associations caritatives missionnaires. Lors de notre voyage nous déposerons la moitié des dons chez les sœurs de la charité de Mère Teresa à Tirana et l’autre moitié à l’École d’Infirmières gérée par les Sœurs de la Charité de Besançon à Elbasan. La répartition avec les autres congrégations religieuses albanaises bénéficiaires se fera à partir de ces deux sites. Mardi 27 janvier 2009 : Nous partons du Foyer Saint Martin vers 9 heures à bord des camions préalablement chargés et mis sous douane par l’équipe de Cluses. La route vers Bari, notre destination italienne d’embarquement, est longue et nous passons la nuit vers Ancône. Nous arrivons en début d’après-midi le lendemain mercredi et, après un passage en douane et transitaire toujours un peu fastidieux, nous embarquons sur le ferry qui après traversée nocturne de la mer Adriatique nous amènera en Albanie. Le départ est programmé à 23 heures.

Les habitations montrent la pauvreté du pays

Les immeubles sont vétustes

Jour du départ, les chauffeurs et accompagnateurs bénévoles attendent à la douane de Cluses

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Le camion sort du ferry à Durres après la traversée de Bari à Durres


A NN I EI E A LA LBB A Jeudi 29 janvier 2009 : A l’arrivée à Durrès, notre port de débarquement en Albanie et après des formalités de dédouanement largement facilitées par Philip de l’organisation Caritas, nous entrons véritablement dans l’ambiance albanaise en faisant la route jusqu’à Tirana, (environ 35 kilomètres). Nous sommes frappés par les contrastes : contraste des façades très colorées de maisons cossues et des masures très anciennes mais toujours habitées, contraste entre les véhicules Mercedes de haut de gamme et les carcasses de voitures fortement accidentées en attente de réparation dans des ateliers de fortune, contraste entre les artères principales correctement pavées et entretenues et les rues adjacentes très défoncées et à la limite de l’insalubrité, contraste entre le nombre important de personnes arpentant les trottoirs et le peu d’autocars et de vélos, contraste entre la rigueur des contrôles routiers policiers (avec des jumelles… et oui) et le non respect des règles élémentaires de circulation… À l’entrée de Tirana, nous téléphonons aux Sœurs Missionnaires de Mère Térésa qui viennent nous chercher et nous indiquent la route pour rejoindre la Mission située en centre-ville. La nuit est tombée et l’accès dans la cour de la Mission ne sera pas chose facile tant la circulation et le stationnement sont anarchiques et les voies exiguës et défoncées. Vendredi 30 janvier 2009 : À la fin de l’office quotidien auquel nous assistons, les sœurs aidées d’un nombre important de volontaires adultes ou enfants, participent avec beaucoup d’énergie au déchargement du camion concerné. Elles sont émerveillée en découvrant les produits que nous avons amenés et qui incontestablement leurs font défaut. Des congrégations avoisinantes prévenues viennent chercher des subsides et fournitures. Plusieurs fois nous sommes chaleureusement remerciés. La communauté de Mère Térésa à Tirana est composée de huit sœurs. Elles s’occupent de 46 pensionnaires femmes qui sont soit paralysées, soit en fin de vie, soit plus jeunes mais abandonnées avec leur(s) enfant(s). Elles distribuent aussi de la nourriture et des vêtements et médicaments à environ 100 familles. Elles ont beaucoup de problèmes d’approvisionnement car elles ne reçoivent aucune aide de l’état et sont obligée de compter sur le Divine Providence pour acheter la nourriture et les produits indispensables à la vie des pensionnaires et des familles externes. Comme Mère Térésa, les sœurs ont un amour du Christ particulièrement fervent et elles sont remarquables par leur générosité, leur courage leur résistance et leur charité. Samedi 31 janvier 2009 : Nous prenons la route pour Elbasan que nous atteignons après avoir pratiqué environ 60 kilomètres de chaussées défoncées. Là aussi contraste entre les maisons et appartements anciens et sordides et les hôtels d‘un bon niveau construits récemment en extrême bord de plage. En règle générale, les campagnes respirent une réelle pauvreté ; on peut y voir des réminiscences de l’ancien régime dictatorial et isolationniste sous forme de multiples blockhaus individuels. À l’entrée d’Elbasane, environ 120.000 habitants, nous découvrons plusieurs usines en ruine. Ces friches industrielles exploitaient et commercialisaient des minerais, notamment le chrome, mais elles n’ont ni su ni

Les charettes côtoient les voitures luxueuses en ville

Mère Térésa de Calcutta

Née le 26 août 1910 à Skopje, empire ottoman actuellement République de Macédoine. Nationalité Albanaise. Morte le 5 septembre 1997 (à 87 ans) à Calcutta, Bengale-Occ., Inde. Béatification le 19 octobre 2003 à Rome (Italie) par Jean-Paul II, vénéré par l’église catholique. Elle a installé des missions en Albanie. 33


A NN I EI E A LA LBB A pu franchir le fossé qui sépare l’ancien régime du monde capitaliste. Nous entrons en contact avec les Sœurs de la Charité de Besançon qui s’occupent de l’École d’Infirmières afin qu’elles viennent nous chercher. Nous commençons le déchargement du camion dès le début de l’après-midi. L’enthousiasme des Sœurs des différentes Congrégations venues chercher leur ravitaillement et qui nous aident activement comme le font les quelques élèves infirmières présentes en ce jour de vacance est frappant. Ici aussi nous sommes chaleureusement remerciés. Nous dînons avec la Mère Supérieure qui dirige l’École d’infirmières. Elle nous explique qu’en plus de la formation de 92 infirmières (formation reconnue par la Faculté de Médecine) en 3 ans, l’École abrite un dispensaire qui accueille et soigne en urgence des patients, souvent des enfants, souffrant essentiellement de brûlures. Dimanche 1er février 2009 : Nous quittons Elbasan après la messe dominicale ; la Mère Teresa Silvestri a tenu à nous faire goûter quelque spécialité culinaire albanaise et nous a à nouveau remercié de notre livraison. Le retour se passera sans problème. Nous garderons en mémoire l’extrême pauvreté d’un pays où, par exemple, quand on doit se faire hospitaliser, il est nécessaire d’apporter ses draps et sa nourriture, où les salaires et le niveau de vie sont en moyenne dix fois moins élevés qu’en France… Le but de Mère Térésa c’était de donner aux gens l’envie et le bonheur de partager car elle disait qu’un pauvre reste toujours un pauvre. Ce voyage nous a permis de comprendre ce qu’elle pensait. Nous espérons avoir contribué un peu à soulager la précarité de certains albanais parmi les plus démunis.

Les voisins des Sœurs de Mère Térésa à Tirana viennent prêter main forte

Les Sœurs de la Charité de Besançon à El Basan nous offrent un bon repas

Les Sœurs de Mère Térésa à Tirana participent au déchargement Cette petite fille est très heureuse d’aider les Sœurs de Mère Térésa

Les infirmières de l’hôpital d’El Basan remercient pour le lait Nestlé

Ce matériel médical sera très apprécié et distribué aux personnes handicapées

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D OO I NIE N E M AM CA CÉÉ D CONVOI EN MACEDOINE

À l’appel pressant de la fondation Charity Orthodox Church en lien avec la Fondation Saint Vincent de Paul à Skopje en raison de la situation économique difficile et du nombre important des personnes nécessiteuses, un camion de l’Entraide Internationale des Scouts de la région de Cluses, chargé de plus de 15 tonnes de secours (produits alimentaires, matériel médical, vêtements, chaussures, fournitures scolaires) est parti de Cluses le 25 mai 2009 pour rejoindre la République de Macédoine.

La joie des enfants recevant des biscuits BN

La Fondation de St Vincent de Paul et l’Église Orthodox de Macédoine travaillent en étroite collaboration au niveau social, sur les conditions de vie de la population, en procurant une aide matérielle et morale aux personnes pauvres et à ceux qui ont le plus besoin, aux familles qui n’ont pas les moyens nécessaires de base pour vivre. En raison du fort pourcentage de chômage et d’une mauvaise politique sociale, le nombre de familles qui ne peuvent pas couvrir leurs besoins de base est important. Notre aide alimentaire et matérielle est très appréciée. Après 3 jours de voyage en camion à travers la Grèce et l’Italie et de démarches à la douane, nous sommes là et le contraste est saisissant. La Macédoine est un état d’Europe de Sud, situé dans la péninsule balkanique. Elle est entourée de la Grèce, la Bulgarie, de la Serbie, du Kosovo et de l’Albanie. Population 2 061 315 habitants - 36% de chômage - PIB/hab 3093 dollars, en France 21 700 dollars. Les infrastructures sont vieillissantes, les immeubles vétustes, les autobus roulent encore après de longues années de service. Un grand nombre de citoyen vit dans la misère. Les statistiques montrent qu’un tiers de la population, notamment les familles avec enfants, vit avec un budget familial inférieur à 50 ¤. Le salaire moyen est de 200 € par mois. La vie n’est pas très chère, encore faut-il avoir un travail car le chômage atteint 36 % dans le pays.

Visite dans une famille très pauvre d’un quartier défavorisé

Nous rencontrons Robert et de sa famille, pauvres dans un pays pauvre. Nous visitons leur quartier, le plus insalubre de la ville, avec l’aide de Jonica, notre guide et interprète qui vit là-bas. Théologien, spécialiste de l’Ancien Testament et professeur d’Hébreu, il donne de luimême et connaît bien les besoins locaux. Son association nous sert d’intermédiaire et stocke, distribue et répartit nos dons aux personnes qui en ont le plus besoin. Nous avons amené pour eux plus de 15 tonnes de fournitures dont de la nourriture, des vêtements et du matériel médical. 35

Distribution de biscuits aux enfants des quartiers


D OO I NIE N E M AM CA CÉÉ D L’accueil est très chaleureux, des dizaines d’enfants, qui ne connaissent pas l’école, nous entourent. Robert, 42 ans, nous offre le café à l’entrée de sa maison et nous présente sa femme, sa mère et ses enfants. Ils vivent dans ce quartier sans commodité, toutes générations confondues, peu reconnu : on nous montre des cartes d’identité Yougoslaves, obsolètes. Il nous fait constater et prendre en photo, pour rendre compte à ceux qui donnent en France, les toits qui s’effondrent, les routes mal pavées et leur quotidien difficile en général. Ils sont modestes mais souriants, heureux de voir qu’on s’intéresse à leur sort. En Macédoine, les minima sociaux sont extrêmement faibles, voire inexistants et ne suffisent pas pour vivre correctement. Nos dons sont pour eux une bouffée d’oxygène qui permet de combler un manque certain de biens courants. La visite continue, à travers le dédale de ruelles fatiguées et de petits ruisseaux, des ordures gérées tant bien que mal. Le quartier est digne mais très dégradé, faute de moyen. Le constat est simple, c’est de la survie au long terme, une existence compliquée.

Skopje, ville en continelle construction

Doucement, le chemin nous ramène au minibus, avec le sentiment d’avoir fait quelque chose d’utile, tout en imaginant comment nous pourrions vivre ici, avec l’habitude de notre confort et de notre vie beaucoup plus facile. La visite s’achève avec une séance photo pour tous les petits qui prennent la pose avec beaucoup d’enthousiasme et d’amusement. Les remerciements sont mutuels, nous les avons aidés et ils nous apportent de quoi prendre beaucoup de recul sur nous-même et notre vie.

Les jeunes du quartier viennent prêter main forte au déchargement avec enthousiasme

Sur le chemin du retour, la réflexion a pris place à la discussion : que pourrions nous faire de plus ? Pourrions-nous vivre comme ça ? Nous rendons nous compte de nos privilèges ? Quoi qu’il en soit, avec vos dons et l’action de l’Entraide Internationale, quelque part en Macédoine et partout où elle intervient, des êtres humains vivent un peu mieux.

Merci à tous les bienfaiteurs, et aux bénévoles qui ont contribué par leur travail à cette mission. 36

Ce goûter BN est très apprécié par ces enfants


B U BRUKR KI INN AA F AFSAO S O BURKINA FASO FEVRIER 2009

L’équipe de 6 bénévoles de l’Entraide Internationale des Scouts de Cluses (hélas ! deux personnes n’ont pas pu participer cette année pour des raisons de santé) s’envolait pour le Burkina Faso le jeudi 5 février 2009. Après avoir décollé de Genève via Paris à 7h30, nous reprenons un vol Paris Ouagadougou à 11h05. Ouf ! Nous voilà partis pour l’Afrique direction Niamey, au Niger, où nous ferons escale… Mais au bout d’une heure de vol, nous survolons l’Espagne, quand on nous annonce un petit problème (frayeur !). Il faut faire demi-tour, retourner à Paris, changer une pièce sur un moteur !.…Nous décollerons de Paris à 16h30, si bien que notre arrivée à Ouga se fait à minuit passé… Malgré l’attente, nos amis Burkinabés, sont là. Grâce à Hamado, qui travaille à l’aéroport, les formalités sont plus rapides, nous « échappons » à la fouille des valises (il nous en manque une toutefois…). À l’extérieur, dans la pénombre, nous sommes agréablement surpris de découvrir tel ou tel visage connu d’amis Burkinabés ayant eu la chance de venir à Cluses chez les scouts. L’accueil est des plus chaleureux ! Juchés sur deux véhicules, personnes et bagages sont conduits à « la maison » située rue du 3ème âge, près de l’église St Pierre dans le quartier de Gounghin. Après un bon repas préparé par Esther, nous nous installons sommairement, la fatigue étant là, nous aspirons à un peu de repos. La nuit sera courte : il est 3 heures du matin.

Secteur 30. Ouagadougou. Quartier très pauvre

Secteur 30. Le dispensaire des Sœurs de Saint Gildas

Dès le lendemain matin, nous nous inquiétons de savoir où se trouve le container de 20 tonnes de secours divers : matériel médical, vêtements, chaussures, fournitures scolaires, alimentation, (le container de lait n’arrivera seulement qu’à la fin mars). Parti en décembre par bateau de Marseille, le container est arrivé au Port d’Abidjan en Côte d’Ivoire voisine puis acheminé à Ouaga par le train, le container de lait Nestlé lui arrivera au port de Tema au Ghana et sera acheminé par la route. Nous nous rendons à l’OCADES, organisme qui a dédouané notre chargement. Après de nombreuses formalités administratives et déplacements, on nous attribue un dépôt et c’est à la nuit que nous déchargeons. Nous rencontrons le responsable du dépôt, Mr Monnet (burkinabais). Tout de suite, nous le surnommons « Antoine ». Ce monsieur, très avisé, nous fait entièrement confiance : il nous laisse les clés du dépôt, ainsi, nous aurons toute liberté pour aller et venir et gérer notre temps à notre convenance.

Déchargement des dons pour le dispensaire

Samedi 7 Février : l’équipe est à pied d’œuvre : nous allons donc à notre « magasin », dépôt de l’OCADES situé à l’autre bout de la ville (20 minutes) et commençons un gros travail de manutention car il nous faut ressortir le chargement, trier nos cartons et les répartir suivant leur destination. Heureusement, le travail de numérotage fait en amont, à Cluses, simplifie beaucoup la tâche. Tout est prêt pour commencer la distribution lundi matin. Tout se déroule bien, nous n’avons pris aucun retard pour l’instant. Burkina, terre aride où les fleurs du Tiaré égaient la paysage

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B U BRUKR KI INN AA F AFSAO S O Dimanche 8 février : jour de repos. À 9 heures, nous assistons à la messe en français à l’église St Pierre. La foule est immense, beaucoup de personnes sont à l’extérieur avec leur siège. Les chants sont magnifiques et sommes emportés par cette ferveur collective… à l’occasion, nous admirons toutes les couleurs variées et chatoyantes des belles robes ou « boubous » des paroissiennes, sans parler des coiffures toujours impeccables ! Ici, au Burkina, chaque église ou mosquée retransmet l’office par haut-parleur ainsi tout le quartier en profite ! L’après midi est consacré aux visites, à l’élaboration du programme de distribution afin de pouvoir réserver un camion les jours où nous ferons de grandes distances. Dès lundi matin, nous sommes au dépôt et chargeons le camion des cartons destinés au dispensaire de la communauté St Gildas du secteur 30. Au dispensaire, nous sommes accueillis par Sœur Edith, qui œuvre auprès des malades avec une équipe d’infirmiers. Le dispensaire s’est agrandi avec la maternité qui fonctionne depuis une année. 220 naissances ont déjà eu lieu. Autour d’un verre de « bisap » au gingembre, nous discutons avec Sœur Edith sidérée d’apprendre l’obligation de détruire les médicaments rendus aux pharmaciens par les patients en France. À défaut de cette aide, que vont pouvoir faire les dispensaires ? Au Burkina, les médicaments sont hors de prix.

Le container parti de Fos-sur-Mer le ?? décembre arrive à Ouga le 6 février 09

C’est le mardi 10 que nous partons pour Koubri à environ 35 Kms de Ouaga. Notre première action se fait au couvent des Sœurs Bénédictines. Nous sommes admiratifs devant leur activité, source de revenus et de travail pour elles et une quinzaine de femmes : elles fabriquent des yaourts. Chaque jour, 5000 yaourts de 25 ml, 2000 de 50 ml sont fabriqués et cette marchandise fraîche arrive dans les magasins de Ouaga. Bien sûr, le lait en poudre est importé de différents pays. Elles aident également les nécessiteux qui frappent à la porte en leur distribuant les marchandises amenées. Après le déchargement, pour nous remercier, nous avons droit à la dégustation… Nature, sucré, très frais… c’est un délice sous cette chaleur (33 degré) que nous apprécions davantage que lorsqu’il sort de notre frigo européen… !!

Déchargement pêle-mêle dans le dépôt avant le nouveau rangement

Puis nous sommes attendus dans une autre communauté des Sœurs de St Gildas tenant aussi un dispensaire et une maternité que nous visitons. Un bébé est né le matin même ! Au dispensaire, les aides-soignants accueillent les malades, soignent suivant le diagnostic avec peu de moyen, donnant des médicaments à la pièce (un cachet, deux cachets). Pas de médecin. Une sœur rentre des villages voisins sur sa mobylette ; elle est allée terminer la campagne de vaccination contre la rougeole qui semble se développer de façon rapide ! Une épidémie ? !! Cette visite nous montre l’ampleur des besoins médicaux, difficile à imaginer chez nous. Nous partageons un temps convivial autour d’un repas avec les Sœurs Anne et Marie Edith, sœurs françaises et le prêtre de la nouvelle paroisse de Koubri. Mercredi 11 février nous partons pour Kaya au petit séminaire St Cyprien. Le camion est bien chargé car nous avons plusieurs points de déchargement. Au séminaire, nous retrouvons le supérieur, le Père Joseph ainsi que les Pères Jean Guy et Gilbert venus en

Le camion est chargé pour une destination

Sourire intimidé d’une jeune élève de Sourgoubila

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B U BRUKR KI INN AA F AFSAO S O

Sœur Olive et les 2 accoucheuses de la maternité à Koubri

La salle de soins de la maternité

La salle d’accouchement

Après l’effort, le réconfort, nous dégustons de très bons yahourts fabriqués par les Sœurs

Les Sœurs Bénédictines de Koubri parcourent notre revue

Système solaire très ingénieux pour chauffer de l’eau

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Ce bébé est né depuis quelques heures seulement


B U BRUKR KI INN AA F AFSAO S O France pour le camp des scouts et des guides de Cluses en juillet 2008. Ils avaient froid, nous avons chaud !!!!! En fin de journée, devant les 112 séminaristes réunis (de la 6ème à la 3ème), nous leur exposons l’action de l’entraide, le but de notre venue, le scoutisme… Nous partageons la prière du soir avec eux avant la surprise de la soirée préparée par les 3ème : danse, chant et théâtre. En effet, nous restons pour la nuit à Kaya ce qui nous donne l’occasion de faire connaissance avec un couple de français, professeurs au séminaire, arrivés fin Août 2008 pour deux ans de coopération missionnaire. Ils sont ravis d’avoir des nouvelles fraîches de la France et apprécie la tomme de Haute-savoie… Dans Kaya, nous visitons un atelier de travail de cuir où les artisans sont regroupés en coopérative. C’est très artisanal, depuis la teinte des peaux, l’étirage et la réalisation des objets, découpés, cousus… C’est un très beau travail. Nous repartirons de Kaya le jeudi matin après la messe de 6h15 et « un vrai bon café ».

Une panne ? C’est un grand classique de nos convois en Afrique

Le vendredi 13 février, nous allons déposer nos colis au « Home Kisito », orphelinat de Ouagadougou qui accueille une cinquantaine d’enfants orphelins ou abandonnés… Nous restons longtemps à regarder les bébés puis la prise du repas des 2/3 ans… Heureusement ces enfants, pour la plupart seront adoptés par des Européens ou placés en famille d’accueil au Burkina. Les enfants handicapés sont ensuite adressés à l’association de l’Arche, spécialisée dans l’accueil des personnes handicapées. En fin de journée, nous allons charger le camion pour l’expédition du lendemain (4 destinations). La piste pour rejoindre l’école de Sourgoubila

Samedi 14 février : Départ 7H00, direction l’ouest du Burkina, à Dedougou. Nous faisons 2 heures environ de route goudronnée jusqu’à Koudougou puis c’est par la piste que nous rejoignons le carmel de Moundasso. Nous voyageons perchés au sommet des colis. La piste est chaotique à souhait ! Un des pneus n’y résistera pas ! Nous sommes à plus de 300 km de Ouaga. Nous nous protégeons tant bien que mal du soleil et de la poussière. À chacune des 4 destinations de ce voyage : Carmel de Moundasso, Hôpital tenu par les sœurs de Mère Térésa, Communauté des Sœurs de St Joseph de Lyon, Orphelinat des Sœurs de l’Immaculée Conception, nous sommes les bienvenus. Cela fait chaud au cœur de savoir que nous sommes attendus et que nos dons quelques qu’ils soient, sont très appréciés pour subvenir aux besoins de la population. Notamment à l’orphelinat Ste Cécile tenue par les Sœurs de l’Immaculée Conception. Elles accueillent des filles de 4 à 16 ans et deux petits garçons qu’elles ont retrouvés devant leur porte. Nous ne manquons pas de bras pour soulever les nombreux cartons qui leur sont destinés ! Nous nous joignons à leurs chants et danses avec enthousiasme. Nous sommes émus et savons que nos efforts ne sont pas vains : Tout ce que nous apportons sera bien utilisé. À l’hôpital des Sœurs de mère Théresa, nous visitons les différents services. Les deux sœurs responsables accueillent actuellement environ une soixantaine d’adultes en hospitalisation et des enfants venus avec leur mère ou grand-mère, souffrants surtout de malnutrition. Tout est propre, le sol lavé plusieurs fois par jour. Les besoins en

Les élèves forment une haie d’honneur pour nous accueillir

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Il manque des étagères pour la bibliothèque


B U BRUKR KI INN AA F AFSAO S O alimentation sont importants pour nourrir toutes les personnes hospitalisées. Après cette journée de déchargement intensif, nous regagnons pour la nuit le carmel de Moundasso. Là, vivent 16 sœurs, 4 blanches dont Sœur Marie Aimée la supérieure, les autres sont des autochtones, jeunes et pleines de vie ! Nous assistons à la messe dominicale célébrée par un prêtre espagnol vivant en Côte d’Ivoire. Nous avons l’autorisation de franchir la clôture ce qui permet à l’équipe féminine de visiter les jardins bien entretenus où les Sœurs essayent de faire pousser toutes sortes de légumes, fruits… Puis surprise ! Elles développent un élevage de lapins qui requiert tous leurs soins ! Belle initiative qui force aux compliments. Pendant ce temps Claude et Jean Pierre sont réquisitionnés par Sœur Marie Aimée pour certains travaux de réparation… Notre camion servira aussi pour un transport de bois du carmel à un village voisin. Nous prenons un temps d’échange et de récréation avec toute la communauté au sein de la chapelle en construction. Quel bon moment : rires, chansons, sketches… Les amitiés se créent, la joie est partagée. C’est en fin d’après midi que nous prenons congé à regret de la communauté afin de rejoindre Ouaga avant la nuit pour éviter tout danger possible sur la piste. Installés dans la benne vide du camion, Aie ! aie ! aie ! La route du retour nous paraît très longue. Il fait nuit. Nous rentrons épuisés mais c’est la St Claude et il nous faut tout de même fêter cela ! Nous voilà au terme d’une semaine excessivement bien remplie mais notre mission n’est pas terminée et dès le lundi 15, nous retournons au dépôt pour charger à nouveau d’autres destinations. Nous irons au grand hôpital où se trouve « Mah », infirmière pédiatrique. Nous ne la verrons pas ce jour…. Elle assiste à l’opération d’un enfant ayant avalé un objet. Le mardi 16 sera consacré à l’école de Sourgoubila à 40 km de Ouaga, en brousse… Comme chaque année, la délégation officielle nous attend. Mr le Maire, Mme le Préfet, Mr l’inspecteur d’académie (arrivé en mobylette), la directrice et les enseignants. Bien sûr, les enfants brandissant des petits drapeaux aux couleurs de la France et du Burkina Faso, qu’ils ont confectionnés en classe, nous font une haie d’honneur et nous souhaitent la bienvenue avec des chants. Nous distribuons les chocos BN à l’ensemble des 400 élèves de l’école. Ravis, les uns en mangent de suite, d’autres, vite, les enfournent précieusement dans leur petit sac de toile leur servant de cartable. Nous aidons cette école depuis quelques années par l’acheminement de matériel scolaire, de bureaux, et de livres pour la bibliothèque. Faute de rayonnage, celle-ci n’est pas encore très opérationnelle. N’oublions pas « Louis », élève handicapé moteur qui a eu droit à un nouveau fauteuil « bricolé » par Bernard, bénévole des scouts, participant du convoi de février 2008. Les moyens des petites écoles de brousse sont très restreints et suivant nos possibilités nous continuerons notre aide. Tous les enfants ne sont pas scolarisés, loin de là, les parents ne pouvant pas payer la scolarité. Ceux qui ont la chance de venir à l’école sont souvent très motivés et font souvent plusieurs Kms à pied pour y accéder.

Les jeunes orphelines de Sainte Cécile participent activement au déchargement du camion

Cette jeune fille cuisine du «to», plat local quotidien

Les Sœurs du Carmel de Moundasso

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Dégustation de BN pendant la récréation


B U BRUKR KI INN AA F AFSAO S O

Sur notre route, ces enfants nous sourient et crient « Nassara» (traduction : les blancs)

C’est le jour de grande lessive à la pouponnière qui accueille plus de 501 enfants âgés de 0 à 6 ans

Scènes de vie au village de Guié

Cet élève est heureux de recevoir les biscuits

Les femmes du village préparent le repas pour les ouvriers Ces jeunes remplissent leur jerrican au puit

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B U BRUKR KI INN AA F AFSAO S O

Nous croisons sur notre route, près de Ghana, ce majestueux éléphant ! Impressionnant !

Les cases peintes par les femmes au village de Trébelé

Au tableau classe de CE, nous pouvons lire la poésie suivante : Le travail, notre ami Frères, ne soyez pas comme les chats Friands de poissons, ils détestent la nage Le travail est l’ami des vivants : Travaillez donc, travaillez ! Seriez-vous beaux, mais besogneux Parlez, on ne vous écoute En chemin, vous marcherez derrière les autres Car l’enfant qui ne veut travailler Dans un verger maraudeur À la ville, quémandeur À la maison, de trop ! Le travail, mes amis, Seul fait l’homme. Flavien RANAIVO Ce même poème est aussi sur le tableau à l’école de Guié, village pilote à une soixantaine de Kms de Ouaga. Ici, nous restons impressionnés par toutes les initiatives prises soit dans le domaine agricole (élevage, pépinière…) soit pour l’éducation scolaire, la pouponnière… Au départ, ce projet a été mis en place sous l’impulsion d’un français : Henri, marié à Mathy, burkinabais… Cette coopérative nommée « AZN », regroupant aujourd’hui environ 120 travailleurs des villages alentours, ne cesse d’innover et progresser ; derniers travaux en cours : une cave souterraine pour essayer d’y affiner du fromage. Chaque responsable d’activité sait de quoi il parle et nous expose les aboutissements de son travail. L’école remet à niveau des personnes de tout âge. La première année, on commence à lire et écrire en langue « Moré » puis petit à petit s’ajoute le français. Le manuel scolaire est traduit dans les deux langues… En quatrième année, il y aura, en juin, 14 personnes présentées au certificat d’études. Nous rendons hommage à tous ces enseignants qui œuvrent à l’éducation et au savoir. C’est par eux que se poursuivront l’évolution et le développement. L’enseignement reste assez magistral car les classes sont très chargées. Il n’est pas rare de voir un effectif de 60 à 80 élèves par classes. Bravo ! Le Burkina est aussi confronté à un problème crucial : l’exode des jeunes vers les villes ou leur désir de s’expatrier. Afin de freiner ce phénomène, une nouvelle association est née, soutenue par OCADES : « Des jeunes

Pause déjeuner pour cette petite fille

pour la Terre », en voici page suivante les grandes lignes. Au cours de notre périple, nous avons eu la chance de découvrir un village typique : « Tiebélé » où les cases peintes par les femmes lui donnent un cachet très original. Nous sommes presque à la frontière du GHANA. Inopinément, en traversant une réserve, nous pouvons voir deux éléphants ! Tout au long des routes, nous voyons de beaux manguiers chargés de fruits prometteurs… Nous rentrons à Cluses le lundi matin 23 février. Les bagages n’arriveront que le soir. Nous revenons riches de toutes ces découvertes mais surtout de toutes ces rencontres, ces échanges, ce partage, cette grande amitié qui désormais nous lient aux personnes rencontrés au Burkina. Toutes les communautés visitées comptent sur nous et nous incitent à poursuivre l’aide apportée afin que la solidarité ne soit pas un vain mot. Nous remercions les généreux donateurs de tous genres ainsi que tous les bénévoles de l’entraide car sans eux nous ne pouvons rien. Nous, les émissaires, c’est bien modestement que nous sommes heureux et fiers de la mission accomplie ! Bon rétablissement à nos malades pour un départ en 2010.

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L LI IBB AAN N Nous continuons à aider le Liban Le Père Pierre Kouery avec son groupe participe chaque année au Camp International des Scouts de la Région de Cluses. Cette année en Autriche, la distribution au pays a été bien faite. L’année prochaine, une équipe de l’Entraide Internationale des Scouts de la région de Cluses sera au Liban. Nous serons heureux de rencontrer le Père Michel, aumônier du Carmel, étant fatigué n’a pu venir en France de rencontrer les Carmélites d’Harissa. Centre des secours depuis plus de 25 ans de l’Entraide des Scouts de Cluses et bien sûr les communautés religieuses au service des plus pauvres, orphelins, handicapés, personnes âgées sans ressources. A Harissa. Notre Dame du Liban

Un enfant de la Fondation St Michel Shayle

Déchargement des secours dans les différentes maisons d’enfants

Préparation et chargement du container au dépôt St Joseph à Cluses

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L LI IBB AAN N Mes très Chers Pierrot et Antoine, Je vous envoie toutes les salutations et les remerciements des Diocèses, fondations les couvents, les orphelinats et les maisons de repos sur lesquels nous avons distribué les aides que vous avez envoyé au Liban. Le 18/02/2009 on a pu faire sortir le container du port Beyrouth au dépôt St Michel a Shayle. Et après ça nous avons commencé la distribution qui a duré jusqu’au 9 mars. Je vous cite tous les noms des associations qui ont reçu les aides : Diocèse patriarcale maronite de Sarba Les Sœurs de la charité couvent St Joseph Ajaltoun Fondation St Michel Shayle Les Sœurs Carmélites Harissa Les Sœurs Antonines Ashkout Les Sœurs de la charité couvent St Vincent Ajaltoun Les Sœurs du Bon Pasteur Shayle Les Sœurs de la Mère de Dieu Ajaltoun Les Sœurs de la charité Besançon Baskinta La maison des pauvres Sœur Janfieve Tarraf Ajaltoun Les Sœurs Missionnaires du Cœur Sacré La maison du repos Maronie. Les Sœurs St Therese Furn El Chebbak Diocèse Patriarcale maronite de Jebbeh Bsharry Ecole Elias Abou Chabke zouk Mikael Diocèse Maronite De Baalbek et de Deir el Ahmar Diocèse Baalbek pour Les Grecs Catholiques Baalbeck Je demande Dieu De vous Offrir La Paix La Joie et toute la santé pour pouvoir donner de plus en plus et que le Liban reste dans votre Cœur et vos prières. Je vous envoie aussi toutes les remerciements et les salutations du Beatitude Cardinal Mar Nasrallah Boutros Sfeir et du Monseigneur Guy Boulos Njeim. Pour Notre deuxième container je vous demande si c’est possible d’envoyer les aides au « Diocèse Patriarcale Maronite De Sarba » pour faciliter les procédures officielles au Liban.

Monseigneur Semadn Atalleh, évêque de Deir Al Ahmar Baalbeck remercie la France pour l’aide apportée aux pauvres de son diocèse

Le groupe libanais avec le Père Pierre Koveiry

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Monseigneur Rahhal, évêque de Bealbek est heureux de recevoir de l’aide pour les pauvres de son diocèse

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O UM M AAN N I EI E R OR U ROUMANIE – AOUT 2009

Après la préparation de colis depuis le mois de mars (vêtements, chaussures, matériel scolaire, matériel sanitaire et d’hygiène, alimentation, lait et chocolat Nestlé), et le chargement du camion, l’équipe de bénévoles, composée de Jérôme, chauffeur, Rémy, bénévole, Amélie, Marie-Céline et Audrey, Guides de Cluses, prend la route pour la Roumanie le lundi 27 juillet. Via l’Italie, l’Autriche, la Hongrie, nous arrivons mercredi en début d’après-midi à Arad, grande ville au sud ouest de la Roumanie où nous devons effectuer les formalités douanières. Nous stationnons le camion à la douane, remettons l’ensemble des documents au bureau du transitaire Hanka et rejoignons Ineu, petite ville à 50 km en minibus. À Ineu, nous retrouvons Dana, Présidente de l’Association du Docteur Mihai Stoian, qui s’occupe pour nous des formalités nous permettant de distribuer les marchandises.

Déchargement à Baïa, Marc avec les Scouts et Guides venus au Camp International des Scouts de Cluses en juillet

Dana est professeur de français au Collège d’Ineu ce qui facilite beaucoup la communication pour les formalités douanières. Cette première soirée nous permet de rencontrer différents membres de l’Association qui œuvre depuis 1996 avec de petits moyens pour développer la culture auprès de la jeunesse d’Ineu et pour différentes actions sociales auprès de la population démunie. Dana nous explique l’utilité des marchandises que nous amenons à la fois pour aider les familles pauvres, les familles tziganes grâce aux colis d’alimentation et pour soutenir la scolarité des enfants dont les parents ne peuvent pas acheter le matériel. De ce fait, l’association fourni le nécessaire. Dana explique également sa participation active auprès des jeunes en difficulté, elle donne gratuitement des cours particuliers pour leur permettre d’avancer dans leur scolarité.

Déchargement chez les Sœurs Bénédictines à Siguetu Marmateï

Jeudi matin, dès 8h30 heure locale (il y a 1 heure en + par rapport à la France), nous sommes à la douane afin d’effectuer les formalités avec Dana. C’est une longue attente qui commence. Il est 17h lorsque le camion sort de la douane après contrôle du Directeur de la Consommation et d’un agent douanier qui donne leur accord pour la distribution. Soulagé de n’avoir passé qu’une seule journée en douane, nous partons pour Ineu pour commencer le déchargement. Cette année, la tournée nous emmènera dans 9 destinations au travers de la Roumanie. Nous commencerons par le Nord puis irons dans la région 51

Déchargement à Slunceni. Les voisins du Carmel viennent avec un tracteur et une remorque. Le camion ne peut accéder au Carmel


O UM M AAN N I EI E R OR U moldave : Baïa Mare, Siguetu Marmatei, Stanceni, Horlesti, Sabaoni, Damienesti, Lespezi, Targu Ocna. Baïa Mare : nous sommes attendu par Père Angel qui eu ce moi d’août est assez chargé par l’organisation d’un rassemblement de la jeunesse catholique (Romano Catholique et Greco Catholique) et par les camps scouts. Lors du déchargement, nous retrouvons les scouts et les guides qui ont participé aux camps d’été en Italie. Siguetu Marmatei : c’est dans la Communauté des Sœurs Bénédictines de la Charité que nous déchargeons. Sœur Bianca nous explique l’action de la communauté implantée depuis 15 ans à Siguetu. Les Sœurs s’occupent d’une maison familiale qui accueille les familles pauvres pour les repas du midi et du soir et elle gardent les enfants la journée pendant que les parents travaillent. De plus, elles logent quelques personnes ayant un handicap mental léger qui ont été abandonnées à la naissance. Ces personnes aident à la cuisine, au jardinage.

Les routes roumaines

Stanceni : Après une longue route assez difficile, nous arrivons au Carmel de Stanceni où Mère Eliane nous attend. Le Carmel où les scouts de Cluses ont fait leur camp d’été en juillet 2006 a repris son allure d’avant la crue du torrent. Mère Eliane est dans les préparatifs du 6 août, fête patronale où elle attend beaucoup de monde au Carmel. Nous visitons le chemin de croix qui a été fait pendant l’année et sera inauguré le 6 août. D’une année sur l’autre, nous voyons en effet les changements au Carmel et également dans le village où se confrontent des habitations simples des villageois aux nouvelles constructions luxueuses, résidences principales et secondaires ! Quel contraste ! Reflet de toute la Roumanie ! Il y a une telle différence entre les villes où de grands centres commerciaux poussent comme des champignons et les villages où les gens cultivent, élèvent des animaux et où le moyen de locomotion le plus utilisé reste la charrette et le cheval !

Les charettes sont encore bien utilisées

Notre route se poursuit sur une piste de 10 km qui nous conduit à Horlesti, petit village à 30 km de Iasi, grande ville à l’ouest de la Roumanie, vers la frontière avec la République Moldave. De nouveau, nous sommes accueillis par le Père Dominique et Antonella. Après le déchargement, nous assistons à la messe dominicale. L’église est remplie. Toutefois, nous constatons qu’il y a peu de jeunes. En effet, ceux-ci partent pour aller travailler en ville ou dans d’autres pays. À Sabaoni : les Sœurs de Notre Dame de Sion ont une garderie et une école maternelle. Elle accueille environ 75 d’enfants. Elles sont 2 religieuses et il y a des employés pour la garderie. De plus, à Roman, ville à environ 20km, elles ont une maison de sœurs âgées. C’est avec l’aide de jeunes du village que nous

1er déchargement à Jreu

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O UM M AAN N I EI E R OR U

Les enfants nous aident pour le déchargement

Les enfants défavorisés de Trgu Ocna ont bien aidé au déchargement

Repas partagé avec les Sœurs de la Croix de Chavanod à Lespezi

Répétition d’un chant pour la messe

Ces enfants viennent nous saluer à la sortie de la messe à Damienesti

Le Père Cucuteanu de la paroisse de Damienesti présente l’équipe des Guides de Cluses et le chauffeur du camion aux paroissiens

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O UM M AAN N I EI E R OR U déchargeons. Par la suite, autour d’un café, les Sœurs nous expliquent le peu de vocation dans leur congrégation qui questionne sur l’avenir de leur présence à Sabaoni. Notre voyage se poursuit à Damienesti, où Père Cucuteanu nous attend. Après la messe, la présentation de l’équipe aux membres de la paroisse, nous partageons des chants avec les jeunes. Père Cucuteanu nous fait part de ses nouveaux projets. Il souhaite pour cette paroisse où il réside depuis 3 ans, construire un auditorium pour les jeunes et développer « le MEJ » Pour cela, il nous montre les plans dessinés par un architecte. Le Père Cucuteanu avec une assemblée très importante

À Lespezi, les Sœurs de la Croix de Chavanod nous accueillent. La Communauté s’est agrandie depuis l’an dernier. Trois Sœurs indous sont arrivées en octobre après l’obtention de leur visa. Elles sont réparties dans trois communautés autour de Bacau. Anna, Sœur roumaine est infirmière et travaille à l’hôpital de Bacau. Elle a accompagné récemment des infirmières stagiaires venues du centre de la France. Avant notre dernier déchargement, nous nous rendons à Bacau chez les Sœurs Missionnaires de la Charité avec des cartons de lait en poudre et de chocolat. Les Sœurs accueillent 25 jeunes filles de plus de 20 ans ayant un handicap mental profond, souffrant de trisomie 21, d’autisme, de malformations qui ont été abandonnées et qui sont rejetées par la société. Nous participons à un temps de prière avec les Sœurs puis à un temps de partage avec les filles. C’est assez déstabilisant de voir que ces personnes n’ont pas de lieu d’accueil en Roumanie et que sans l’aide des Sœurs, elles seraient dans la rue. C’est avec émotion que nous repartons. La Mère Supérieure nous remercie de cette providence en nous offrant une médaille de Mère Teresa. Nous espérons revenir l’année prochaine.

Ces fillettes participent aux chants

Tirgu Ocna : nous sommes reçus par Christian, membre actif de l’Association Espoir Roumanie, association suisse crée en 1990. L’aide apportée ira aux bénéfices des personnes handicapées, âgées et aux familles défavorisées de la ville. Après ce dernier déchargement, nous reprenons la route mardi 5 août. 3 jours de voyage sur les routes roumaines, hongroises, autrichiennes, italiennes nous attendent pour rentrer à Cluses. Il est vrai que la Roumanie est rentrée dans l’UE en janvier 2007. Toutefois, après ce voyage, ces rencontres, nous savons que la population est en difficulté, que notre aide est la bienvenue. Un grand merci à toutes les personnes qui ont croisé notre route lors de ce convoi. Merci à toutes les personnes qui humblement s’activent pour aider la population après nos déchargements, sans oublier

Enfant de Tirgu Ocna

toutes les personnes qui œuvrent à Cluses en France pour que ce convoi ait lieu.

Le rendez-vous est pris pour juillet/août 2010. 54

Merci à tous.


I TI TAA LLI IE E TREMBLEMENT DE TERRE À AQUILA L’Entraide Internationale des Scouts de Cluses a immédiatement réagi à l’annonce du tremblement de terre survenu à Aquila dans la région des Abruzzes en Italie, comme précédemment pour le tremblement de terre à San Giuliano, au Frioul, aux inondations à Naples et en Vallée d’Aoste, en envoyant dès le 7 avril une première équipe de 7 bénévoles pour proposer nos services :

Certains murs se sont écroulés dans la rue

« Dès notre arrivée sur les lieux de la catastrophe, nous nous sommes mis à la disposition de la sécurité civile pour aménager les accès aux tentes en épandant du gravier. Avec la collaboration d’une équipe de scouts du Val d’Aoste, nous avons monté des villages de tentes dans plusieurs camps autour des villages sinistrés. Ces tentes qui hébergent huit à dix personnes seront remplacées par des mobil-homes avant l’hiver, compte tenu de la rudesse du climat. En attendant l’installation des tentes, les habitants, par obligation ou par peur, se sont réfugiés dans les gymnases, jardins, voitures, caravanes où pour eux la vie continue. Tous les villages sont interdits d’accès ».

Cette grue sort un piano de l’appartement

Pendant ce temps à Cluses, un appel aux dons était lancé et a été bien entendu. De nombreuses personnes ont été solidaires aux sinistrés en apportant une grande quantité de secours divers à la Maison Saint Martin à Cluses et au dépôt des Scouts de Cluses à Meythet. Le 15 avril, un camion 38 tonnes semi-remorque de l’Entraide Internationale des Scouts de Cluses chargé de mobilier, une centaine de matelas et couvertures et plusieurs tonnes d’alimentation est parti à Aquila. Le chargement a été pris en charge par la cellule de crise basée dans la ville voisine à Avezzano. Une vingtaine de jeunes a été désignée pour nous aider à décharger. Ensuite, escortés par des policiers de la « Guardia delle Finanza » et des pompiers militaires, nos bénévoles Gilles et Edouard, équipés de casques, se sont rendus sur les lieux du sinistre, au village d’Aquila. Impressionnant, une véritable désolation !

Les églises ont souffert du fort tremblement de terre

Les scouts ont été heureux d’apporter leur aide, nous remercions tous les donateurs qui ont répondu à notre appel.

Importants dégâts dans les commerces d’Aquila

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I TI TAA LLI IE E

La petite ville d’Aquila a subi d’importants dommages. Les habitants sont sous le choc

Cet immeuble de plusieurs étages est complètement détruit

La toiture de ce bâtiment s’est en partie écroulée

Les habitants ont quitté leur logement en raison du danger

Les murs sont fissurés, les habitants ont quitté leur logement

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I TI TAA LLI IE E

L’équipe de l’entraide aide au montage des tentes

Les jeunes participent au déchargement du camion, plus de 15 tonnes d’aide alimentaire, couvertures et matériel divers

L’équipe de l’entraide étale du gravier dans le camp d’urgence

Les dons alimentaires sont stockées dans des containers

La cellule de crise est installée dans le gymnase

Préparation de colis alimentaires pour les sinistrés

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A NND EDS E S L E LSE S LL A MISSION DE L’ENTRAIDE INTERNATIONALE DES SCOUTS DE CLUSES DANS LES LANDES L’Entraide des scouts fait des interventions partout dans le monde. Il n’y avait pas de raison de ne pas intervenir en France. « nous dit Jean l’un des bénévoles qui participe aux missions humanitaires des scouts de la région de Cluses de l’Irak jusqu’au Kosovo. L’ENTRAIDE DES SCOUTS revient de la région sinistrée des Landes après le passage de la tempête KLAUS. Pendant une semaine, la première équipe de l’Entraide dirigée par Bernard cantonnée sur la commune de ST SEVER SUR ADOUR a travaillé sans relâche pour tronçonner des arbres déracinés de 1 m de diamètre. Une 2ème équipe de 30 scouts dirigée par Antoine a pris la relève pour travailler sur des arbres de 50 à 80 cm de diamètre, sur le secteur de ST SEVER et sur la commune voisine de MAILIS.

Rassemblement des Scouts à Cluses avant le départ pour les Landes

Rappelons qu’il y a 140.000 Ha détruits à 60% et 160.000 Ha détruits à 40 %. 38 millions de m3 de pins maritimes sont tombés au sol, ainsi que 750.000 m3 de peupliers. Le volume total des bois abattus par la tempête est estimé entre 39 et 50 millions de m3. Les équipes ont été très bien accueillies par la population et particulièrement par le Carmel de ST SEVER et l’Abbaye bénédictin de MAILIS qui les ont hébergées. Nos volontaires sont revenus heureux d’avoir aidé cette région très éprouvée. En réponse à l’appel auprès de la population savoyarde, un semi-remorque a amené sur place : des vivres, plus de 100 matelas neufs, de l’eau. Merci aux savoyards, à la banque alimentaire, à la société des eaux de Thonon, à l’équipe du vestiaire de SCIEZ qui ont permis cet élan de solidarité.

Evacuation à l’aide du tracteur et du char des tronçons de bois

Lettre du Carmel de Saint-Sever (Landes) « Chers amis “bûcherons”, Dois-je vous avouer ma prière le soir de la tempête ? Elle était toute simple : « Seigneur, ne « pourrais-tu pas m’envoyer quelques uns de tes amis, des hommes compétents qui puissent « nous sortir de ce pétrin » ? La réponse qu’il m’a aussitôt donnée, vous la connaissez : c’est « vous » ! Votre équipe si unie et chacun de vous, si différents et complémentaires. Merci au « Seigneur de L’équipe de l’Entraide des Scouts vous avoir envoyé et merci à chacun d’avoir répondu à venue prêter main forte aux Sœurs du Carmel son appel. Avec tous nos remerciements et l’assurance de notre prière pour vous et ceux que vous aimez ». Lettre des Pères Dominicains de l’Abbaye de Notre Dame de Maylis « Chers amis, merci de tout cœur pour l’efficacité de votre aide multiforme : travail, denrées. Nous avons veillé à ne pas tout garder pour nous. Je peux vous dire que c’est stimulant de se voir ainsi soutenus. Merci d’être ce que vous êtes et de former des jeunes dans ce sens. En grande union de prière ». Père François YOU - Abbé.

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A NND EDS E S L E LSE S LL A

Travail de tronçonnage des arbres déracinés au Carmel de Saint Sever

Coupe des branches cassées

Evacuation des branches

Le travail ne manque pas !

Beaucoup d’arbres jonchent le sol

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Arbre déraciné par la violence de la tempête


A NND EDS E S L E LSE S LL A

Tronçonnage et rangement du bois

Déchargement des secours apportés par un camion de l’entraide

Rangement dans un local

Veillée chez les Pères Dominicains de l’Abbaye de Notre Dame de Maylis

Les Scouts assistent à la messe à l’Abbaye

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B UB UL LGG AAR RI E I E L’aventure bulgare ! Depuis 1991, des équipes de Scouts de Cluses se relaient deux fois par an pour acheminer de l’aide humanitaire en Bulgarie formant dans le temps, maillon après maillon, une extraordinaire chaîne vivante de solidarité.

Noël 2008 Un Noël pas comme les autres, pour l’équipe qui a pris la route le 25 décembre au soir pour rejoindre Sofia pour « faire la fête » avec toutes celles et tous ceux qui attendent avec tant d’impatience l’arrivée des scouts ! Sofia, Gorna Kozniza, Pokrovan, Plovdiv, Bratzigovo sont autant de villes et villages dont les noms résonnent comme lieux de fête avec les plus démunis pour les équipes qui prennent ce chemin de solidarité à l’heure des fêtes de fin d’année… Et ce Noël prend tout son sens… partager ce temps précieux dans les hôpitaux (à Sofia avec les enfants malades de leucémie), orphelinats, et aussi avec les personnes âgées du village de Pokrovan, ou les pensionnaires de la maison des Sœurs de Mère Térésa à Plovdiv ! Accueillis à Sofia par les Sœurs Eucharistines, formidable communauté de religieuses bulgares qui réalisent un travail exceptionnel au niveau caritatif, soutenus par les Sœurs du Carmel et leurs prières, l’équipe des scouts animent jusqu’au 31 décembre minuit des arbres de Noël apportant Joie et Espérance là où la joyeuse troupe rend visite. Avec une moyenne de deux représentations par jour, les scouts ne ménagent pas leurs efforts pour fêter dignement ce temps de Noël. Et c’est ainsi que Noël prend toute sa dimension humaine… avec les plus démunis, et spirituelle… en lien étroit avec les Sœurs Eucharistines et les Sœurs du Carmel ! Notons également l’accueil toujours chaleureux et encourageant de Monseigneur Proykov, exarque apostolique de Sofia à qui l’équipe rend traditionnellement visite le 1er janvier matin pour présenter ses vœux fraternels par la nouvelle année. 61


B UB UL LGG AAR RI E I E Août 2009 Des vacances pas comme les autres, c’est le choix de 7 adolescents, Scouts de Cluses, qui ont pris la route de la Bulgarie pendant 10 jours dans un cadre humanitaire avec l’Entraide Internationale des Scouts. Avoir 16 ans n’est pas un frein pour donner un sens à sa vie… et à ses vacances… Histoire de convictions, mais aussi d’effet d’entraînement entre amis, dans la joie et la bonne humeur ! Antoine, Cyprien, Florent, Guillaume, Nicolas, Pierre Olivier, Raphaël, tous lycéens et scouts ont réalisé un périple de 5000 kilomètres, à l’Est de l’Europe, encadré par Jean-Louis et Jean-François, et ont rejoint la Bulgarie où un camion de l’Entraide, chargé de 20 tonnes d’aide alimentaire et médicale les avait devancé. Au programme de ce périple, au-delà du déchargement du semi-remorque humanitaire, les rencontres sont les moments privilégiés. Les scouts déposent l’aide dans des lieux relais auprès des congrégations religieuses (Sœurs Eucharistines ou Carmel à Sofia, Pères Salésiens à Kazanlak), ou directement auprès des bénéficiaires (Orphelinats, Sœurs de Mère Térésa, Village de Pokrovan).

Les scouts sont accueillis dans la joie

Les rencontres sont aussi enrichissantes qu’étonnantes… de la personne âgée de 98 ans recueillie par les Sœurs de Mère Térésa, car abandonnée par ses enfants, aux enfants orphelins en camp d’été à la Mer Noire avec lesquels les scouts ont partagé la baignade ! Des orphelins handicapés mentaux accueillis dans une structure très précaires au sud du pays, aux personnes âgées vivant seules dans le petit village de Pokrovan ! Du quartier Tzigane de 22.000 habitants à Stara Zagora dans lequel les Pères Salésiens construisent une école maternelle et élémentaire aux enfants et jeunes des rues à Sofia !

Veille musicale avec les Sœurs de Mère Térésa à Plovdiv

Mais quel enrichissement pour nos jeunes scouts qui découvrent à 16 ans une réalité souvent difficile et exigeante, et qui partagent, le temps d’un séjour, les conditions d’existence des jeunes et moins jeunes dans le besoin !

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B UB UL LGG AAR RI E I E Donner, c’est aussi recevoir, parfois au centuple, l’aventure bulgare le démontre aux jeunes participants, et est source d’enrichissement humain.

!

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B UB UL LGG AAR RI E I E

C’est la fête avec les enfants handicapés de l’orphelinat de Bratzigova

La fête avec les enfants

La fête avec les pauvres

La fête avec les personnes âgées

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C A M P INTERNATIONAL INTERNATIONAL D ES S COUTS CAMP DES SCOUTS

La troupe

CAMP INTERNATIONAL DES SCOUTS DE LA REGION DE CLUSES du 5 au 20 JUILLET 2009 à ETROUBLES (Val d’Aoste) et SANKT VEIT IM PONGAU (Autriche) - Compte-rendu par Antoine Camp bien préparé, camp réussi. Routiers, CP, Seconds, préparaient cette grande aventure depuis PÂQUES. Nous étions plus d’une centaine au départ de CLUSES en ce Dimanche 5 Juillet. Grâce à Pierre, notre mécano, et l’équipe de secours 2 camions 19 T de matériel avaient été acheminés et déchargés sur place. Merci à la Commune de MAGLAND et à son garde forestier qui nous ont permis la coupe de bois indispensable pour notre installation de camp. Les scouts sont comblés : bonne météo, un torrent, de beaux emplacements, du soleil et de l’ombre, un décor idyllique de montagne : nous sommes à 1600m. Ce camp international plein de joie est partagé avec une délégation de scouts venant de loin : Roumanie, Burkina-faso, Liban. Le Père Lucien et le Père Pierre nos aumôniers sont de la partie. Le Père Lucien était déjà venu avec nous en 2005 comme séminariste. Installation des astuces, raidville, grand jeu : cocktail finement dosé assurant une cohésion de plus en plus forte de la troupe par une condition physique au top pour la montagne en direction du Col de Menouve. Après 4 h de marche, nous atteignons la bergerie de Tsa Nouva à 2400m. Les étables sont quasiment propres et nous pouvons célébrer l’Eucharistie avec nos 2 prêtres. Il fait + 2 ° et le vent glacial va obliger les patrouilles aventureuses à se replier à l’intérieur pour la nuit. Même une marmotte y avait trouvé refuge. La troupe savoure ce moment de réconfort entre ciel et terre.

Marche d’approche

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Départ du Raid Ville des Choucas


C A M P INTERNATIONAL INTERNATIONAL D ES S COUTS CAMP DES SCOUTS

Malgré froid et brouillard, joie, fierté au sommet

La messe à 2200 m dans la bergerie

Démarrage des installations. Pourquoi pas ?

Messe à 2200 m avec les Scouts dans la bergerie

Patrouille des Aigles

La messe avec les parents

Inoubliable bergerie

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Notre ami Massimo, maire d’Etroubles


C A M P INTERNATIONAL INTERNATIONAL D ES S COUTS CAMP DES SCOUTS Au petit matin, il fait -2°. Le départ vers le col de Menouve se fait dans une ambiance congelée. Cette année, les scouts n’ont pas transpiré dans l’ascension de cette 2ème partie. Prière au sommet et cri de Notre Dame : Montjoie entendu (paraît-il !) par les moines de l’Abbaye du Grand St Bernard ! Les scouts retrouvent leur camp de base avec les jambes lourdes mais cœurs légers. Décrassage au torrent en plein soleil et la Grande Fête des Parents et Amis des scouts se prépare : Thème retenu : La vie du Curé d’ARS. En effet, après l’année St Paul, le thème du Sacerdoce éclairera toute l’année liturgique des catholiques En effet, notre Pape Benoit XVI nous invite à vivre une « année sacerdotale » à l’occasion du 150ème anniversaire de la mort de St Jean Marie Vianney. « Trois objectifs sont proposés pour vivre pleinement cette année : Approfondir l’identité du prêtre, sa mission et sa vocation dans l’Église et le monde, exprimer notre reconnaissance à tous ceux qui ont répondu et continuent de répondre à cet appel de Dieu, prier avec et pour les prêtres afin qu’ils ne cessent d’être renouvelés spirituellement ». Les parents et amis de la région de CLUSES sont nombreux à avoir fait le déplacement. Le Maire, notre ami Massimo nous rejoint avec son épouse pour la Messe célébrée sur un magnifique autel fait par les libanais avec pour thème : l’Eucharistie, Pain sacré partagé. Puis 8 jeunes prononcent leur promesse devant nos prêtres et la route. « Sur mon honneur et avec la Grâce de Dieu, je m’engage à servir de mon mieux… ». L’après-midi toujours avec le beau temps, merci Seigneur, les patrouilles jouent les 3 parties de la vie du Curé d’Ars : sa jeunesse, son arrivée à ARS et enfin la transformation de sa paroisse. La sono sera meilleure l’année prochaine : c’est promis. Bravo aux scouts qui ont été de très bons acteurs. Le soir même, après une descente nostalgique à pied vers les cars, nous roulons de nuit vers l’Autriche et à midi la troupe s’installe chez les Sœurs de Bethleem à Sankt Veit Im Pongau, à 60 km de Salzbourg, à 1400 m d’altitude. Sœur Birgitt nous accueille avec toute la communauté des 33 sœurs que l’on appellera les Sœurs « Sourire » En effet, nous sommes frappés par toute leur délicatesse et leur amour. Elles font tout pour que le chantier de travail nous plaise et se passe dans les meilleures conditions possibles : Déchargement de 2 camions de bois et chaîne humaine pour l’acheminement au plus près des cellules en finition, travaux de plomberie-sanitaire avec les chauffeurs bénévoles et les scouts retraités du bâtiment, peinture de protection, entretien des toitures et des espaces verts, réfection des clôtures et des canalisations, bois de chauffage et emmagasinage. Bien nourris par nos intendants chef et sous-chef, les scouts sont heureux d’apprendre ou se perfectionner en menuiserie, électricité, peinture. Une belle messe avec les Sœurs dans leur nouvelle église nous permet d’offrir notre travail au Seigneur. 3 groupes par tranche d’âge permettront un temps de rencontre avec elles pour poser des questions sur leur vie

Camp service en Autriche

Aperçu du Monastère

La « chaîne » des scouts

Les scouts menuisiers

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C A M P INTERNATIONAL INTERNATIONAL D ES S COUTS CAMP DES SCOUTS

Les scouts au sanitaire

La messe avec les Sœurs de Bétléem

En Autriche, le camion de matériaux et son chargement

Nos précieux professionnels

Les scouts à la scie circulaire

Descente à la mine de sel

contemplative qu’elles ont accepté de donner en réponse à l’appel de Dieu. Le Samedi et dimanche ; détente : nous rejoignons en car SALZBERGWERK HALLEIN pour la visite d’une ancienne mine de sel fermée depuis 1970 seulement. Descente salée en toboggan à 200m sous terre, parcours fluvial et pédestre. L’après-midi après avoir salué les scouts roumains en gare de Salzbourg, quartier libre dans cette ville musicienne rendue célèbre par le prodige MOZART du 18ème siècle qui en 35 ans de vie a été l’auteur de plus de 600 œuvres. Le Dimanche matin après notre messe dominicale au monastère, nous rejoignons le lac WORTHERSEE à 180 km pour une bonne après-midi nautique. Merci à tous ceux qui

ont contribué à la réussite de cette belle aventure : Cp- Seconds-Patrouillards- Routiers- Équipe secoursBénévoles-Parents et Amis. Et rendons Grâce à Dieu.

Ce n’est qu’un au revoir : Prochaines retrouvailles : SAMEDI et DIMANCHE 29 et 30 AOÛT : en MARCHE VERS NOTRE-DAME DE LA SALETTE. SCOUTS, PARENTS ET AMIS, PRÉPARONSNOUS POUR LES RAMASSAGES DE LA SAINT MARTIN ET POUR LE MARCHÉ AUX PUCES. 68


M E S S A G E DE DE B E N O I T XXVI VI MESSAGE BENOIT AUX JEUNES POUR LA XXIVe JMJ - 5 AVRIL 2009

ROME, Mercredi 4 mars 2009 (ZENIT.org) - Nous publions ci-dessous le texte intégral du Message du pape Benoît XVI aux jeunes pour la XXIVème Journée mondiale de la jeunesse qui sera célébrée cette année dans les diocèses, le dimanche des Rameaux (5 avril). « Nous avons mis notre espérance dans le Dieu vivant » (1 Tm 4, 10)

avenir d’espérance pour toute l’humanité. La question de l’espérance, en vérité, est au centre de notre vie d’êtres humains et de notre mission de chrétiens, particulièrement à l’époque actuelle. Nous ressentons tous le besoin d’espérance, non pas d’une espérance quelconque, mais d’une espérance solide et fiable, comme j’ai voulu le souligner dans l’encyclique Spe salvi. La jeunesse en particulier est un temps d’espérance, parce qu’elle regarde vers l’avenir avec de nombreuses attentes. Quand on est jeune, on porte en soi des idéaux, des rêves et des projets ; la jeunesse est le temps où mûrissent des choix décisifs pour le reste de la vie. Aussi, peut-être pour cette raison, est-ce la saison de l’existence où émergent avec force les questions de fond : pourquoi suis-je sur cette terre ? quel sens a la vie ? que sera ma vie ? Et encore : comment atteindre le bonheur ? pourquoi la souffrance, la maladie et la mort ? qu’y a-t-il après la mort ? Questions qui deviennent pressantes quand il faut affronter des obstacles qui parfois semblent insurmontables : difficultés dans les études, manque de travail, incompréhensions familiales, crises dans les relations avec les amis ou dans la construction d’un couple, maladie ou handicap, manque de ressources adéquates suite à la crise économique et sociale actuelle. On se demande alors : où puiser et comment tenir vivante dans notre cœur la flamme de l’espérance ?

Chers amis, Le 5 avril, dimanche des Rameaux, nous célébrerons, au niveau diocésain, la XXIVe Journée Mondiale de la Jeunesse. Tandis que nous nous préparons à ce rendezvous annuel, c’est avec beaucoup de gratitude envers le Seigneur que je repense à la rencontre qui s’est tenue à Sydney au mois de juillet dernier : rencontre inoubliable durant laquelle le Saint-Esprit a renouvelé la vie de très nombreux jeunes venus du monde entier. La joie de la fête et l’enthousiasme spirituel expérimentés durant ces jours ont été un signe éloquent de la présence de l’Esprit du Christ. À présent, nous sommes en chemin vers le rassemblement international prévu à Madrid en 2011, qui aura pour thème les mots de l’apôtre Paul : « Enracinés et fondés en Christ, affermis dans la foi » (cf. Col 2,7). En vue d’un tel rendez-vous mondial des jeunes, nous voulons faire ensemble un parcours de formation, en réfléchissant en 2009 sur l’affirmation de saint Paul : « Nous avons mis notre espérance dans le Dieu vivant ». (1 Tm 4, 10) et en 2010 sur la demande du jeune homme riche à Jésus : « Bon maître, que doisje faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? » (Mc 10, 17).

À la recherche de la « grande espérance » L’expérience montre que les qualités personnelles et les biens matériels ne suffisent pas à fonder cette espérance que l’âme humaine recherche en permanence. Comme je l’ai aussi écrit dans l’encyclique Spe Salvi, la politique, la science, la technique, l’économie et toute autre ressource matérielle ne sont pas suffisantes à elles seules pour offrir la grande espérance à laquelle tous aspirent. Cette espérance « ne peut être que Dieu seul, qui embrasse l’univers et qui peut nous proposer et nous

La jeunesse, temps de l’espérance À Sydney, notre attention s’est concentrée sur ce que l’Esprit Saint dit aujourd’hui aux croyants et en particulier à vous, chers jeunes. Durant la Messe finale, je vous ai exhortés à vous laisser façonner par Lui pour être des messagers de l’amour divin, capables de construire un 69


M E S S A G E DE D E BBENOIT E N O I T X VXVI I MESSAGE donner ce que, seuls, nous ne pouvons atteindre » (n. 31). C’est pourquoi une des conséquences principales de l’oubli de Dieu est l’évident désarroi qui marque nos sociétés, avec ses dimensions de solitude et de violence, d’insatisfaction et de perte de confiance qui aboutissent fréquemment à la désespérance. Clair et fort est le rappel qui nous vient de la Parole de Dieu : « Malheureux est l’homme qui se confie dans l’homme et dont le cœur se détourne du Seigneur ! Il sera comme un buisson sur une terre désolée, il ne verra pas venir le bonheur » (Jr 17, 5-6). La crise de l’espérance touche plus facilement les nouvelles générations qui, dans des contextes socioculturels privés de certitudes, de valeurs et de solides références, doivent affronter des difficultés qui semblent supérieures à leurs forces. Je pense, chers jeunes amis, à tant de vos contemporains blessés par la vie, conditionnés par une immaturité personnelle qui est souvent une conséquence d’un vide familial, de choix éducatifs permissifs et libertaires, et d’expériences négatives et blessantes. Pour certains - et malheureusement ils sont nombreux - l’issue presque inévitable est la fuite aliénante vers des comportements à risque et violents, vers la dépendance de la drogue et de l’alcool, et vers tant d’autres formes de déséquilibres. Pourtant, même chez ceux qui se trouvent dans des situations difficiles parce qu’ils ont suivi de « mauvais maîtres », le désir d’un amour vrai et d’un bonheur authentique ne s’éteint pas. Mais comment annoncer l’espérance à ces jeunes ? Nous savons qu’en Dieu seul l’être humain trouve sa vraie réalisation. Le premier engagement qui nous concerne tous est donc celui d’une nouvelle évangélisation qui aide les nouvelles générations à redécouvrir le visage authentique de Dieu, qui est Amour. À vous, chers jeunes, qui êtes en recherche d’une espérance ferme, j’adresse les mêmes paroles que saint Paul adressait aux chrétiens persécutés de la Rome d’alors : « Que le Dieu de l’Espérance vous donne en plénitude, à vous qui croyez, la joie et la paix, afin que vous débordiez d’espérance par la puissance de l’Esprit Saint ». (Rm 15, 13). Durant cette année jubilaire dédiée à l’Apôtre des nations, à l’occasion du bimillénaire de sa naissance, apprenons de lui à devenir des témoins crédibles de l’espérance chrétienne.

terre, il demanda : « Qui es-tu, Seigneur ? » Et la voix répondit : « Je suis Jésus que tu persécutes » (cf. Ac 9, 3-5). Après cette rencontre, la vie de Paul changea radicalement : il reçut le Baptême et devint apôtre de l’Évangile. Sur le chemin de Damas, il fut intérieurement transformé par l’Amour divin rencontré dans la personne de Jésus Christ. Un jour, il écrira : « Ma vie dans la condition humaine, je la vis dans la foi au Fils de Dieu qui m’a aimé et qui s’est livré pour moi » (Gal 2, 20). De persécuteur, il est donc devenu témoin et missionnaire ; il fonda des communautés chrétiennes en Asie Mineure et en Grèce, parcourant des milliers de kilomètres et affrontant toutes sortes de péripéties, jusqu’au martyre à Rome. Tout cela par amour du Christ.

La grande espérance est en Christ Pour Paul, l’espérance n’est pas seulement un idéal ou un sentiment, mais une personne vivante : Jésus Christ, le Fils de Dieu. Intimement pénétré de cette certitude, il pourra écrire à Timothée : « Nous avons mis notre espérance dans le Dieu vivant ». (1 Tim 4, 10). Le « Dieu vivant » est le Christ ressuscité et présent dans le monde. C’est Lui la vraie espérance : le Christ qui vit avec nous et en nous, et qui nous appelle à participer à sa propre vie éternelle. Si nous ne sommes pas seuls, s’Il est avec nous, ou mieux, si c’est Lui notre présent et notre avenir, pourquoi avoir peur ? L’espérance des chrétiens est donc de désirer « comme notre bonheur le Royaume des cieux et la Vie éternelle, en mettant notre confiance dans les promesses du Christ et en prenant appui, non sur nos forces, mais sur le secours de la grâce du Saint-Esprit ». (Catéchisme de l’Église Catholique, 1817)

Saint Paul, témoin de l’espérance Se trouvant immergé dans des difficultés et des épreuves de toute sorte, Paul écrivait à son fidèle disciple Timothée : « Nous avons mis notre espérance dans le Dieu vivant » (1 Tim 4, 10). Comment était née en lui cette espérance ? Pour répondre à une telle question, nous devons partir de sa rencontre avec Jésus ressuscité sur la route de Damas. À l’époque, Saul était un jeune comme vous, d’environ vingt ou vingt-cinq ans, fidèle observant de la Loi de Moïse et décidé à combattre par tous les moyens ceux qu’il considérait comme des ennemis de Dieu (cf. Ac 9, 1). Alors qu’il allait à Damas pour arrêter les disciples du Christ, il fut ébloui par une lumière mystérieuse et s’entendit appeler par son nom : « Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu ? ». Tombé à 70

Le chemin vers la grande espérance Chers jeunes, de même qu’il a rencontré un jour le jeune Paul, Jésus veut rencontrer aussi chacun de vous. Oui, avant d’être notre désir, cette rencontre est un grand désir du Christ. Mais l’un de vous pourrait me demander : comment puis-je le rencontrer, moi, aujourd’hui ? Ou plutôt, de quelle façon Lui s’approchet-il de moi ? L’Église nous enseigne que le désir de rencontrer le Seigneur est déjà un fruit de sa grâce. Quand dans la prière nous exprimons notre foi, même si c’est dans l’obscurité, nous le rencontrons déjà parce qu’Il s’offre à nous. La prière persévérante ouvre notre cœur pour l’accueillir, comme l’explique saint Augustin : « Dieu veut que notre désir s’éprouve dans la prière. Ainsi, il nous dispose à recevoir ce qu’il est prêt à nous donner » (Lettres 130, 8, 17). La prière est un don de l’Esprit, qui nous rend hommes et femmes d’espérance, et prier tient le monde ouvert à Dieu (cf. Enc. Spe Salvi, n. 34). Donnez de la place à la prière dans votre vie ! Prier seul est bien, et prier ensemble est encore plus beau et plus profitable, parce que le Seigneur a assuré d’être présent là où deux ou trois sont réunis en son nom (cf. Mt 18, 20). Il y a de nombreuses façons pour se lier d’amitié avec Lui : il existe des expériences, des groupes et des


M E S S A G E DE D E BBENOIT E N O I T X VXVI I MESSAGE mouvements, des rencontres, des itinéraires pour apprendre à prier et à grandir ainsi dans l’expérience de la foi. Prenez part à la liturgie de votre paroisse et nourrissez-vous abondamment de la Parole de Dieu et d’une participation active aux Sacrements. Comme vous le savez, le sommet et le centre de l’existence et de la mission de chaque croyant et de chaque communauté chrétienne est l’Eucharistie, sacrement du salut dans lequel le Christ se rend présent et donne comme nourriture spirituelle son propre Corps et son propre Sang pour la vie éternelle. Mystère vraiment ineffable ! Autour de l’Eucharistie naît et grandit l’Église, la grande famille des chrétiens, dans laquelle on entre par le Baptême et où on est renouvelé constamment grâce au sacrement de la Réconciliation. Par la Confirmation, les baptisés sont alors affermis par le Saint-Esprit pour vivre comme d’authentiques amis et témoins du Christ, tandis que les sacrements de l’Ordre et du Mariage les rendent aptes à réaliser leurs devoirs apostoliques dans l’Église et dans le monde. L’Onction des malades, enfin, nous fait expérimenter le réconfort divin dans la maladie et la souffrance.

Marie, Mère de l’Espérance Que saint Paul soit pour vous un modèle sur cet itinéraire de vie apostolique, lui qui a alimenté sa vie par une foi et une espérance constantes en suivant l’exemple d’Abraham, à propos duquel il écrivait dans la lettre aux Romains : « Espérant contre toute espérance, il crut et devint ainsi le père d’une multitude ». (Rm 4, 18). Sur les traces du peuple de l’espérance formé des prophètes et des saints de tous les temps nous continuons à marcher vers la réalisation du Royaume, et sur notre chemin spirituel, la Vierge Marie, Mère de l’Espérance, nous accompagne. Celle qui a incarné l’espérance d’Israël, qui a donné au monde le Sauveur et qui est restée ferme dans l’espérance au pied de la Croix, est pour nous un modèle et un soutien. Par-dessus tout, Marie intercède pour nous et nous guide de l’obscurité de nos difficultés à l’aube radieuse de la rencontre avec le Ressuscité. Je voudrais conclure ce message, chers jeunes amis, en faisant mienne la belle et célèbre exhortation de saint Bernard, inspirée par le titre de Marie Stella Maris, Étoile de la mer : « Toi donc, qui que tu sois en ce monde, ballotté par les flots à travers bourrasques et ouragans plutôt que marchant sur la terre ferme, si tu ne veux être englouti par la tempête : ne quitte pas des yeux cet astre étincelant. Que se lèvent les vents des tentations, que surgissent les écueils de l’adversité : regarde l’étoile, invoque Marie... Dans les périls, dans les angoisses, dans les situations critiques : pense à Marie, invoque Marie... En la suivant, tu es sûr de ne pas dévier ; en l’implorant, de ne pas désespérer ; en pensant à elle, de ne pas te tromper. Si elle te soutient, tu ne tomberas pas ; si elle te protège, tu n’auras pas à craindre ; si elle te conduit, tu ne connaîtras pas la fatigue ; avec son aide tu parviendras au but » (Homélies sur les gloires de Marie, 2, 17). Marie, Étoile de la mer, guide toi-même les jeunes du monde entier à la rencontre de ton divin fils Jésus, et sois aussi la gardienne céleste de leur fidélité à l’Évangile et de leur espérance ! En vous assurant de ma prière quotidienne pour chacun de vous, chers jeunes, je vous bénis de tout cœur, ainsi que les personnes qui vous sont chères.

Agir selon l’espérance chrétienne Si vous vous nourrissez du Christ, chers jeunes, et vivez immergés en Lui comme l’apôtre Paul, vous ne pourrez pas ne pas parler de Lui et le faire connaître et aimer par tant de vos amis et contemporains. Devenus ses fidèles disciples, vous serez ainsi capables de contribuer à former des communautés chrétiennes imprégnées d’amour comme celles dont parle le livre des Actes des Apôtres. L’Église compte sur vous pour cet engagement missionnaire : que les difficultés et les épreuves rencontrées ne vous découragent pas. Soyez patients et persévérants, dominant la tendance naturelle des jeunes à la précipitation, à tout vouloir et tout de suite. Chers amis, comme Paul, témoignez du Ressuscité ! Faites-le connaître à tous ceux qui, parmi les jeunes et les adultes, sont en recherche de la « grande espérance » qui donne sens à leur existence. Si Jésus est devenu votre espérance, dites-le aussi aux autres avec votre joie et votre engagement spirituel, apostolique et social. Habités par le Christ, après Lui avoir répondu avec votre foi et lui avoir donné toute votre confiance, diffusez cette espérance autour de vous. Faites des choix qui manifestent votre foi : montrez que vous avez compris les pièges de l’idolâtrie de l’argent, des biens matériels, de la carrière et du succès, et ne vous laissez pas attirer par ces fausses chimères. Ne cédez pas à la logique de l’intérêt égoïste, mais cultivez l’amour du prochain et efforcez-vous de vous mettre vous-mêmes et vos capacités humaines et professionnelles au service du bien commun et de la vérité, toujours prêts à répondre « à qui vous demande raison de l’espérance qui est en vous » (1 Pi 3, 15). Le chrétien authentique n’est jamais triste, même s’il se trouve à devoir affronter diverses épreuves, parce que la présence de Jésus est le secret de sa joie et de sa paix.

Du Vatican, le 22 février 2009

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E S A I N T CURÉ C U R É DD’ARS ’ARS LEL SAINT Le témoignage du Curé d’Ars par le Pape Benoît XVI Audience générale du 5 août 2009 Chers frères et sœurs, Dans la catéchèse d'aujourd'hui, je voudrais parcourir brièvement l'existence du Saint Curé d'Ars en soulignant quelques traits, qui peuvent être un exemple même pour les prêtres de notre époque, certainement différente de celle où il vécut, mais marquée, par de nombreux aspects, des mêmes défis fondamentaux humains et spirituels. Justement hier, on a fêté les 150 ans de sa naissance au Ciel : il était en effet deux heures du matin le 4 août 1859, lorsque saint Jean Baptiste Marie Vianney acheva le cours de son existence terrestre et alla à la rencontre du Père céleste pour recevoir en héritage le royaume préparé depuis la création du monde pour ceux qui fidèlement, suivent ses enseignements (cfr Mt 25, 34). Quelle grande fête il doit y avoir eu au Paradis à l'entrée d'un pasteur si zélé ! Quel accueil a du lui réserver la multitude des enfants réconciliés avec le Père, par son œuvre de curé et de confesseur ! J'ai voulu saisir l'occasion de cet anniversaire pour organiser l'Année Sacerdotale, qui, comme vous le savez, a pour thème Fidélité du Christ, fidélité du prêtre. La crédibilité du témoignage et, en définitive, l'efficacité même de la mission de chaque prêtre, dépend de la sainteté. Jean Marie Vianney naquit dans le petit bourg de Dardilly le 8 mai 1786, d'une famille paysanne, pauvre de biens matériels, mais riche d'humanité et de foi. Baptisé, comme il était de bon usage à l'époque, le même jour de sa naissance, il consacra les années de son enfance et de son adolescence aux travaux dans les champs et à faire paitre les animaux, si bien que, à l'âge de dixsept ans, il était encore analphabète. Il connaissait cependant de mémoire les prières que sa pieuse mère lui avaient enseignées et il se nourrissait du sens religieux qu'on respirait à la maison. Les biographes racontent que, depuis sa première jeunesse, il chercha à se conformer à la volonté divine même dans les fonctions les plus humbles. Il nourrissait dans son âme le désir de devenir prêtre, mais il ne lui fut pas facile de le devenir. Il arriva en effet à l'ordination presbytérale après de nombreuses mésaventures et incompréhensions, grâce à l'aide de savants prêtres, qui ne s'arrêtèrent pas à considérer ses limites humaines, mais surent regarder au-delà, en pressentant l'horizon de sainteté qui se profilait en ce jeune vraiment singulier. Ainsi, le 23 juin 1815, il fut ordonné diacre et, le 13 août suivant, prêtre. Finalement à l'âge de 29 ans, après beaucoup d'incertitudes, beaucoup d'échecs et de larmes, il put réaliser le rêve de sa vie. Le Saint Curé d'Ars manifesta toujours une très haute considération du don reçu. Il affirmait : « Oh ! que le prêtre est quelque chose de grand ! il ne se comprendra bien que dans le ciel… s'il se compre-

LE SACERDOCE C’EST L’AMOUR DU CŒUR DE JÉSUS Le Saint Curé d’Ars

PRIÈRE POUR LES VOCATIONS Seigneur, dans ton amour pour ton peuple, Tu as voulu le guider par des pasteurs et nous te rendons grâce pour ceux que tu nous donnes. Que ton Esprit suscite aujourd’hui dans l’Eglise les prêtres dont le monde a besoin pour annoncer l’Évangile du Christ, pour célébrer les mystères du salut et pour rassembler ton peuple dans l’unité de ton Amour. Fais lever parmi noous des hommes qui, - en réponse à ton appel choisiront de vivre pour toi en servant leurs frères. Comme Saint Jean-Marie Vianney, qui’ils soient passionnément dévoués à leur ministère. Maître de la moisson, donne aussi à chacun d’entre nous, d’accepter ta volonté. Amen

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E S A I N T CURÉ C U R É DD’ARS ’ARS LEL SAINT nait sur la terre, il mourrait, pas de peur mais d'amour ! » (Abbé Monnin, Esprit du Curé d'Ars, p. 113). En outre, enfant, il avait confié à la mère : « Si j'étais prêtre, je voudrais conquérir beaucoup d'âmes » (Abbé Monnin, Procès de l'ordinaire, p. 1064). Et il en fut ainsi. Dans son service pastoral, tout aussi simple qu'extraordinairement fécond, ce curé anonyme d'un village perdu du sud de la France réussit tellement à s'identifier à son ministère, à devenir, même de manière visiblement et universellement reconnaissable, alter Christus, image du Bon Pasteur, qui, contrairement au mercenaire, donne sa vie pour ses brebis (cfr Jn 10.11). Son existence fut une catéchèse vivante, qui atteignait une efficacité très particulière lorsque les gens le voyait célébrer la Messe, s'arrêter en adoration devant le tabernacle ou passer de nombreuses heures dans le confessionnal. Le centre de toute sa vie était donc l'Eucharistie qu'il célébrait et adorait avec dévotion et respect. Une autre caractéristique fondamentale de cette extraordinaire figure sacerdotale était le ministère de la confession assidu. Il reconnaissait dans la pratique du sacrement de la pénitence, l'accomplissement logique et naturel de l'apostolat sacerdotal, dans l'obéissance au mandat du Christ : « Ceux à qui vous pardonnerez les péchés, ils leur seront pardonnés ; et ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus » (cfr Jn 20.23). Saint Jean Marie Vianney se distingua par conséquent comme un excellent et infatigable confesseur et maître spirituel. En passant « d'un seul mouvement intérieur, de l'autel au confessionnal », où il passait une grande partie de la journée, il cherchait par tous les moyens, avec la prédication et avec le conseil persuasif, de faire redécouvrir aux paroissiens le sens et la beauté de la pénitence sacramentelle, en la montrant comme une exigence intime de la Présence eucharistique (cfr Lettre aux prêtres pour l'Année Sacerdotale). Les méthodes pastorales de saint Jean Marie Vianney pourraient apparaître peu adaptées aux conditions sociales et culturelles actuelles. Comment un prêtre pourrait-il en effet l'imiter aujourd'hui, dans un monde qui a tellement changé ? S'il est vrai que les temps changent et que beaucoup de charismes sont propres à la personne, il y a cependant un style de vie et un désir de fond que tous sont appelés à cultiver. À bien voir, ce qu'a rendu saint le Curé d'Ars, a été sa fidélité humble à la mission à laquelle Dieu l'avait appelé ; cela a été son abandon constant, plein de confiance, dans les mains de la Divine Providence. Il conquit les âmes, même les plus réfractaires, en leur communiquant ce qu'il vivait intimement, c'est-à-dire son amitié avec le Christ. « Il était amoureux » du Christ, et le vrai secret de son succès pastoral a été l'amour qu'il nourrissait pour le Mystère eucharistique annoncé, célébré et vécu. Son témoignage nous rappelle, chers frères et sœurs, que pour chaque baptisé, et encore plus pour le prêtre, l'Eucharistie « n'est pas un évènement simplement avec deux protagonistes, un dialogue entre Dieu et

ACTE D’AMOUR DU SAINT CURÉ D’ARS Je vous aime, ô mon Dieu, et mon seul désir est de vous aimer jusqu’au dernier soupir de ma vie. Je vous aime, ô Dieu infiniment aimable, et j’aime mieux mourir en vous aimant que de vivre un seul instant sans vous aimer. Je vous aime, ô mon Dieu, et je ne désire pas le Ciel que pour avoir le bonheur de vous aimer parfaitement. Je vous aime, ô mon Dieu, et je n’appréhende l’enfer que parce qu’on y aura jamais la douce consolation de vous aimer. Ô mon Dieu, si ma langue ne peut dire à tout moment que je vous aime, du moins je veux que mon cœur vous le répète autant de fois que je respire. Ah ! Faites-moi grâce de souffrir en vous aimant, de vous aimer en souffrant, et d’expirer un jour en vous aimant et en sentant que je vous aime. Et plus j’approche de ma fin, plus je vous conjure d’accroître mon amour et de le perfectionner. Amen

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E S A I N T CURÉ C U R É DD’ARS ’ARS LEL SAINT moi. La Communion eucharistique tend à une transformation totale de sa propre vie. Avec force il ouvre tout entier le "je" de l'homme et crée un nouveau "nous" » (Joseph Ratzinger, la Communion dans l'Église, p. 80). Loin alors de réduire la figure de saint Jean Marie Vianney à un exemple, tout aussi admirable soit-il, de la spiritualité dévotionnelle du dixneuvième siècle, il est nécessaire au contraire de cueillir la force prophétique qui marque sa personnalité humaine et sacerdotale. Dans la France postrévolutionnaire qui expérimentait une sorte de « dictature du rationalisme » en rayant même la présence des prêtres et de l'Église dans la société, il vécut, d'abord - dans les années de sa jeunesse - une clandestinité héroïque en parcourant des kilomètres dans la nuit pour participer à la Sainte messe. Ensuite - de prêtre -il se distingua par une créativité pastorale singulière et féconde, capable de montrer que le rationalisme, alors dominant, était en réalité loin de satisfaire des besoins authentiques de l'homme et donc, en définitive, pas vivable. Chers frères et sœurs, à 150 ans de la mort du Saint Curé d'Ars, les défis de la société d'aujourd'hui ne sont pas moins prenants, au contraire peut-être, ils se sont faits plus complexes. Si alors il y avait la « dictature du rationalisme », à l'époque actuelle on enregistre dans beaucoup de milieux, une sorte de « dictature du relativisme ». Tous les deux apparaissent comme des réponses inadéquates à la juste question de l'homme d'utiliser pleinement sa raison comme élément distinctif et constitutif de son identité. Le rationalisme fut inadéquat parce qu'il ne tint pas compte des prétendues limites humaines d'élever la seule raison à la mesure de toutes les choses, en la transformant en une déesse ; le relativisme contemporain mortifie la raison, parce que, de fait, il arrive à affirmer que l'être humain ne peut rien connaître avec certitude au-delà du domaine scientifique positif. Aujourd'hui cependant, comme alors, l'homme « demandeur de sens et d'accomplissement » va à la recherche continue de réponses exhaustives aux questions de fond qu'il ne cesse de poursuivre. Les Pères du Concile Œcuménique de Vatican II avaient bien présent à l'esprit cette « soif de vérité », qui brûle dans le cœur de tout homme, lorsqu'ils affirmèrent qu'il revient aux prêtres, « ces éducateurs de la foi », de former « une communauté chrétienne authentique » capable d'ouvrir « à tous les hommes la voie qui mène au Christ » et d'exercer « une vraie action maternelle » à leur égard, en indiquant ou en facilitant à celui qui ne croit pas « le chemin qui mène au Christ et à son Église », et en constituant pour celui qui croit déjà « stimulation, nourriture et soutien pour la lutte spirituelle » (cfr Presbyterorum ordinis, 6). L'enseignement qu'à ce propos continue à nous transmettre le Saint Curé d'Ars, est que, sur la base d'un tel engagement pastoral, le prêtre doit cultiver une union intime personnelle avec le Christ, et la faire grandir jour après jour. C'est seulement ainsi qu'il pourra toucher les cœurs des personnes et

les ouvrir à l'amour miséricordieux du Seigneur ; c'est seulement ainsi, par conséquent, qu'il pourra inspirer de l'enthousiasme et de la vitalité spirituelle aux communautés que le Seigneur lui confie. Prions afin que, par intervention de saint Jean Marie Vianney, Dieu fasse don à son Église de saints prêtres, et pour que grandisse dans les fidèles le désir de soutenir et aider leur ministère. Confions cette intention à Marie, qu'aujourd'hui nous invoquons comme Notre Dame des Neiges.

Cette sculpture rappelle l’arrivée de Saint-Curé à Ars demandant son chemin à un jeune paysan. Il le remercie en lui disant « tu m’as montré le chemin d’Ars, je te montrerai le chemin du ciel. »

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E S A I N T CURÉ C U R É DD’ARS ’ARS LEL SAINT Jean-Marie Vianney - Éléments biographiques 8 mai 1786 : Jean-Marie Vianney naît à Dardilly, au nord de Lyon (France). Il est le quatrième de six enfants, et passera son enfance dans la ferme de son père, durant la période troublée de la Révolution française.

1843 : grave maladie du saint Curé et première « fuite » d’Ars. Il y aura 3 autres fuites, face à l’ampleur de la charge de curé et la prise de conscience de ses faiblesses. En 1849 : il fonde l’école des garçons qu’il confie aux Frères de la Sainte Famille de Belley.

1806 : ayant manifesté le désir de devenir prêtre, Jean-Marie Vianney commence sa formation auprès de l’Abbé Balley, au presbytère d’Écully (près de Dardilly).

À partir de 1853 : une équipe de missionnaires diocésains vient aider le Saint Curé, « prisonnier » du confessionnal et assailli par les pèlerins.

23 juin 1815 : après une formation longue et souvent difficile, il est ordonné diacre à Lyon.

1858 : 100.000 pèlerins environ cette année-là à Ars. Le Curé d’Ars passe jusqu’à 17 heures par jour au confessionnal.

13 août 1815 : il est ordonné prêtre à Grenoble par Mgr Simon. Il est alors nommé vicaire de l’Abbé Balley à Ecully.

4 août 1859 : le Curé d’Ars meurt épuisé vers 2 heures du matin, dans son presbytère.

13 février 1818 : il arrive à Ars comme desservant.

8 janvier 1925 : béatification par le pape Pie X ; déclaré « patron des prêtres de France ».

1821 : Ars retrouve le statut de paroisse et Jean-Marie Vianney en devient le curé.

31 mai 1925 : canonisation par le pape Pie XI.

À partir de 1822 : il entreprend de restaurer et d’embellir son église, tâche qu’il poursuivra jusqu’à sa mort.

1929 : déclaré « patron de tous les curés de l’univers » par le pape Pie XI.

1822 : le diocèse de Belley, dont dépend la paroisse d’Ars, est rétabli.

6 octobre 1986 : le pape Jean-Paul II vient en pèlerinage à Ars.

1824 : il ouvre la Maison de Providence pour en faire une école gratuite pour les filles ; elle deviendra plus tard un orphelinat.

2009 : Le Curé d’Ars est déclaré par le Pape Benoît XVI « patron des prêtres du monde ».

Vers 1830 : début de l’afflux des pèlerins et des pénitents à Ars. Ils ne cesseront de venir toujours plus nombreux, et ce jusqu’à sa mort. Le Curé d’Ars ne pourra presque plus quitter sa paroisse, il s’occupera exclusivement de ses paroissiens et des pèlerins.

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R C II EE MM E N TES N T S R E MREE MRE C

Un exemple de solidarité

Comme d’habitude, le camion semi-remorque sera complètement rempli. La photo de départ avec Sœur Marie Yvonne au milieu des volontaires pour le chargement

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R C II EE MM E N TES N T S R E MREE MRE C

Un exemple de solidaritĂŠ

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R C II EE MM E N TES N T S R E MREE MRE C

Un exemple de solidarité

Remerciements à Jeannie Longo En septembre et octobre 2008, le Crédit Lyonnais et le Dauphiné Libéré de l’Isère lançaient un concourshit parade permettant aux participants de voter dans le cadre d’une opération intitulée « LCL des femmes qui font bouger les régions ». Parmi des femmes, Jeannie Longo. La candidate la plus sélectionnée recevrait une cagnotte de 10.000 € non pour elle-même, mais à remettre à une association de son choix. La cote populaire de Jeannie étant ce qu’elle est, lisez ce qui suit :

Jeannie Longo

« Paris, le 9 décembre 2009 De : LCL Crédit Lyonnais À : Association Entraide Internationale des Scouts de Cluses Monsieur, Votre association a été choisie par Madame Jeannie Longo pour le trophée « LCL des femmes qui font bouger les régions ». J’ai donc le plaisir de vous informer que votre association va bénéficier d’une somme de 10.000 e.

Cycliste

Veuillez agréer… Réponse de l’Entraide Internationale des Scouts à « Jeannie et M. Ciprelli »

Née le 31 octobre 1958 (50 ans), à Annecy (France).

« Bonne et immense nouvelle à la lecture du courrier du Crédit Lyonnais. Cette aide de 10.000 e va nous aider à acheminer les aides d’urgence sur les prochains départs par containers ou camions : Bulgarie, Rwanda, Congo, Burundi, Albanie, Liban, Burkina Faso, Madagascar.

Nationalité Française. Palmarès : • Jeux olympiques : 1 médaille OR ; 2 médailles ARGENT ; 1 médaille BRONZE

Merci d’avoir pensé à notre association. Bon Avent et Bon Noël à tous les deux ».

• Championnats du Monde : 13 médailles OR ; 8 médailles ARGENT ; 5 médailles BRONZE

Réponse de Jeannie Longo : « Je suis contente d’avoir été élue pour vous ! et aussi en mémoire de ma maman Yvette. Bravo pour toutes vos actions. Bien amicalement. Jeannie »

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D É P Ô T DE D E MEYTHET MEYTHET DÉPÔT DÉPÔT DE L’ENTRAIDE INTERNATIONALE DES SCOUTS DE CLUSES 26, rue du Pont de Tasset à MEYTHET Téléphone. 04 50 57 83 32 De Stéphane, responsable du dépôt de Meythet :

Bravo à Stéphane, le responsable et toute son équipe.

« Depuis début février 2009, l’équipe de Meythet aménage leur nouveau dépôt qui est attenant à celui destiné à la vente du samedi.

Vous participez fortement au financement de l’Entraide Internationale

Ce nouveau bâtiment d’une surface de 900 m² avec un parking de 1000 m² servira de lieu de stockage et d’accueil des donateurs de la région d’Annecy. Il remplacera l’ancien dépôt devenu trop exigu pour le stockage et le tri des marchandises. Le deuxième avantage est le quai qui permet le chargement et déchargement des différentes semi-remorques. Avant tout était chargé et déchargé à bras-le-corps. Cela va nous faciliter la tache. Le dépôt de Meythet est désormais bien connu des habitants du bassin annecien et de l’Albanais, les gens viennent de loin pour déposer leurs affaires ou faire des achats. L’équipe ramasse dans toutes les communes autour d’Annecy et jusqu’à Rumilly. En plus des ventes du samedi de 9h à 12h et 14h à 16h, les bénévoles de Meythet participeront aux 4 dimanches du marché aux puces au mois d’Octobre à Cluses ».

Nouveau dépôt de 900 m2 pour stockage et réception des marchandises. Accès facilité par les quais et le parking

Le dépôt-vente de Meythet

Association Solidarité du Haut Bugey L’Association Solidarité Haut Bugey de Montréal la Cluse (Ain) avec son président Robert BUSI participe depuis de nombreuses années aux opérations de secours de l’Entraide Internationale des Scouts de la Région de Cluses. Bravo pour votre action ! Bravo pour votre fidélité ! Bravo au département de l’Ain ! 79


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FINANCEMENT DES FINANCEMENT DES CONVOIS CONVOIS Grâce aux dons de nos bienfaiteurs,

disques, machines à écrire, machines à coudre, mercerie, horlogerie, skis, tapis, télévisions, timbres, appareils photos, ordinateurs, maroquinerie, tondeuses à gazons, tracteurs, tissus.

Grâce au Marché aux Puces du mois d’octobre et à la vente tous les samedis de 14 h 30 à 16 h 30 au dépôt Saint-Martin à Cluses et à Meythet, Zone Industrielle, 26, avenue du Pont-de-Tasset, pour la région d’Annecy, de 9 heures à 12 heures, et de 14 heures à 16 heures, nous finançons nos envois.

Mais attention, pour les distinguer des autres colis pour les envois dans les pays pauvres, écrivez au feutre rouge “Pour le Marché aux Puces des Scouts au profit du Tiers-Monde”, avec la croix scoute.

Vous pouvez donner meubles, objets anciens, cycles, tableaux, vaisselle, électroménager, livres, cartes postales, pendules, jouets, radios, autos, motos, bijoux,

Merci aux donateurs et aux acheteurs du samedi et du Marché aux Puces.

RAMASSAGE SUR LA FRANCE ET LA SUISSE Les camions de l’Entraide Internationale des Scouts de la Région de Cluses aidés par les camions Mobalpa passent 3 fois dans l’année dans les monastères de France et Suisse pour le ramassage des colis : • Opération Noël : du 5 au 19 décembre 2008 • Opération Partage : du 20 mars au 5 avril 2009 • Opération Solidarité Vacances : du 10 au 25 juin 2009.

GRAND RAMASSAGE DE LA SAINT MARTIN Ramassage dans les 80 communes de Haute-Savoie pour achalander le marché aux puces géant du mois d’octobre avec 300 jeunes et une soixantaine de véhicules. Ramassage les 31 Août, 7, 14, 21 septembre 2008.

MARCHÉ AUX PUCES GÉANT 13.000 m2 couverts, 50 stands, 500 vendeurs et des milliers de visiteurs et d’acheteurs venant de plusieurs départements. Les 5, 12, 19 et 26 octobre 2007 de 8 h à 19 h. Dépôt des Scouts à Cluses : Maison Saint-martin - 22, Avenue des Glières Ouverture du dépôt-vente : tous les samedis de 14 h 30 à 16 h 30 pour financer les convois de secours dans le Monde. Dépôt des Scouts de Cluses à Meythet : Zone Industrielle - 26, Rue du Pont de Tasset Stéphane et son équipe de 60 volontaires bénévoles sont très actifs pour la région d’Annecy. Ramassage et aussi vente dans le grand dépôt de 2.500 m2 tous les samedis de 10 h à 12 h et de 14 h à 16 h pour le Tiers-monde. Continuez !

Ramassage de la St-Martin

Un grand Merci • À tous les Bienfaiteurs, • À toutes les contemplatives pour leurs prières et leur aide, • Le Conseil Général de Haute-Savoie, • Aux Établissements agroalimentaires : la Maison Nestlé, Biscuiterie Nantaise BN, Revivre, Maison Andros, Eaux Minérales de Thonon et d’Évian. • Aux laboratoires pharmaceutiques. • À la Maison Mobalpa pour leur don de meubles, • À toutes les Communes, Associations, Écoles, Paroisses pour leur participation à cette grande chaîne de solidarité.

Marché aux Puces géant

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IS R R ÉÉ GGUU L ILE IRES R S E N EVNOV IO S Les Scouts de Cluses organisent des envois réguliers en : POLOGNE - LIBAN - BURKINA FASO - ROUMANIE BULGARIE - UKRAINE (enfants de Tchernobyl) - ALBANIE HAÏTI LETTONIE - LITUANIE - CROATIE - BOSNIEHERZÉGOVINE - RWANDA - BURUNDI - CONGO KOSOVO - SERBIE - MADAGASCAR - ARMÉNIE. Des envois intermittents suivant les besoins et les dons de marchandises bien spécifiques pour tel pays : BOLIVIE HONGRIE - ALGÉRIE - SALVADOR. Des envois au moment des catastrophes cyclones, tremblements de terre : MEXIQUE - TURQUIE - COLOMBIE - ITALIE FRANCE ALGÉRIE - BANGLADESH - IRAN - MAROC. Grâce aux dons des Maisons de l’agroalimentaire, comme les marques NESTLÉ et BN grâce aux dons des Laboratoires Pharmaceutiques comme les Laboratoires AGUETTANT, grâce aux dons des communes, paroisses, communautés, associations, écoles, catéchismes et particuliers, nous pouvons organiser des envois de secours importants dans de nombreux pays. Tous nous apportent leur participation en confectionnant : • Des colis de vivres : lait en poudre, sucre, riz, pâtes, huile, saindoux, margarine, conserves de viandes et poissons, aliments pour enfants. • Des colis de produits d’entretien : lessive, savon, dentifrice, shampooing, couches, serpillières, produits de nettoyage. • Des colis de médicaments, matériel d’hôpital • Des colis de chaussures et vêtements en état, Bibles, et des livres de lecture : surtout pour les enfants.

• Ou de l’argent pour acheter des vivres en gros ou aider au transport. TRANSPORT : Le tonnage transporté dans les différents pays devient toujours plus important. Afin de ne pas diminuer l’achat en gros de vivres, et, surtout de pouvoir assurer les frais de transports des containers, les frais de gas-oil, réparations et entretien de nos camions, nous demandons le paiement de 1 € par kg par colis pour les transports des colis avec adresses précises pour une institution, congrégations ou orphelinat. Nous ne pouvons assurer les transports de toutes les organisations à nos frais. Les Monastères ne prendront plus de colis avec adresses sans le paiement du transport. Pour l’Afrique il est demandé 1,2 € par kg. Pas plus de 80 kg par association. Pour les colis sans adresse, les donateurs ne sont pas tenus au paiement des 1 € par kg. RENSEIGNEMENTS : Entraide Internationale des Scouts de la Région de Cluses 23, Grande-Rue - 74300 CLUSES Tél. 04 50 98 32 58 - Fax 04 50 89 18 96 Dépôts : • Maison Saint-Martin - 2204, av. des Glières 74300 CLUSES - Tél. 04 50 98 39 06 Fax 04 50 96 18 74 • Les colis sont déposés aux Carmels, Visitations, Monastères des Clarisses, des Bénédictines et Dominicaines avant le 4 décembre.

• Pour les pays d’Afrique, prendre contact au 04 50 89 68 80 avant de déposer vos colis dans les différents points de ramassage. OPÉRATION NOËL 2009 Les scouts, avec leurs camions, passeront ramasser les colis de Noël dans tous les Monastères de France et de Suisse à partir du 10 décembre pour les enfants de POLOGNE, LIBAN, BULGARIE, UKRAINE, ROUMANIE, BOSNIE-HERZÉGOVINE, ALBANIE, CONGO, ROUMANIE. Vous pouvez achalander notre Marché aux Puces Géant au profit du Tiers-monde en donnant différents objets, à marquer sur le colis au feutre rouge avec une croix scoute. “Pour le Marché aux Puces au profit du Tiers-monde”, pour les distinguer des colis à envoyer aux pays déshérités. POUR MOTIVATION : K7 vidéo de qualité

01 - De Cluses à Sarajevo

à commander Durée 1 h 02 - La route de Sarajevo au siège 03 - Bosnie abandonnée 24 € + 3 € 23, Grande Rue 04 - Convoi attaqué et bloqué 42 jours à Sarajevo de frais de port 74300 CLUSES 05 - Les enfants de KIEV et de Tchernobyl (cassette n° 1 à n°6) Joindre chèque libellé 06 - Liban crucifié Cassette choisie 07 - Sarajevo n’a pas été oublié. Convoi de novembre 1996 - 15 € + 3 € de frais de port et bien sûr 08 - St-Martin et le Marché aux Puces - 17 mn - 15 € + 3 € de frais de port adresse précise 12 - Les réfugiés du Kosovo en Albanie - 1 h - 18 € + 3 € de frais de port pour l’envoi TRILOGIE “AU CŒUR DES BALKANS” - 50 € les 3 cassettes + 3 € de port 1/1 - La misère en Albanie (53 mn) 18 € la cassette 2/3 - Macédoine terre d’accueil (57 mn) + 3 € de port 3/3 - Kosovo martyr (59 mn) Cassettes de l’année 2003 pour motivation Algérie - Solidarité avec les sinistrés du tremblement de terre d’Algérie - 18 € + 3 € de frais de port Irak - Terre d’Irak - Intervention de l’Entraide Internationale des Scouts de la Région de Cluses en mai 2003 : 18 € + 3 € de frais de port. En 2005 l’opération au Sri Lanka a réussi : 17 € + 3 € de frais de port.

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PROGRAMME DES CONVOIS 2009/2010 PROGRAMME DES CONVOIS FRANCE : Février 2009 : départ d’un camion chargé de secours divers et d’une équipe de bénévoles et une équipe de scouts pour les Landes.

RWANDA : Août 2009, départ d’une équipe de bénévoles des Scouts de Cluses pour la distribution des containers.

LIBAN : Janvier 2009, envoi d’un container de lait en poudre et matériel médical ; Avril 2009, envoi d’un container de matériel scolaire et matériel médical.

MADAGASCAR : Novembre 2009, départ d’une équipe de bénévoles de l’Entraide des scouts de Cluses pour la distribution des containers. BURKINA FASO : Novembre 2009, envoi de 2 containers (1 de lait en poudre et 1 de secours divers).

BURUNDI : Mars 2009, départ d’un container 40 pieds de lait en poudre Nestlé. R.D. CONGO : Avril 2009, départ d’un container 20 pieds de lait en poudre Nestlé

LIBAN : Décembre 2009, départ d’un container de lait en poudre et chocolat, colis de Noël pour les enfants du Liban.

ITALIE :Départ d’un camion chargé de secours pour Aquila et d’une équipe de bénévoles des scouts de Cluses pour aider les sinistrés du tremblement de terre.

BULGARIE : Décembre 2009, départ d’un camion chargé de lait en poudre, chocolat et matériel divers ainsi que d’une équipe des scouts de Cluses pour la distribution et l’animation dans les orphelinats.

RWANDA : Avril 2009, départ d’un container 20 pieds de lait en poudre Nestlé ; Juin 2009, départ d’un container 40 pieds chargés de secours divers (alimentation, vêtements, matériel médical, fournitures scolaires, chaussures).

RAMASSAGE DE L’OPÉRATION NOËL : du 01 au 15 décembre 2010 : Ramassage des colis de « l’Opération Noël » dans les monastères de France et Suisse.

MADAGASCAR : Avril 2009, départ d’un container de lait en poudre Nestlé ; Juillet 2009, départ d’un container chargé de matériel médical, fournitures scolaires, livres, jouets.

ALBANIE : Janvier 2010, départ d’un camion chargé de lait en poudre, chocolat et matériel divers.

ARMÉNIE : Juin 2009, départ d’un container de vivres et secours (vêtements, matériel médical) pour la région d’Ashotsk (région de montagne fortement sinistrée lors des séïsmes).

MACÉDOINE : Janvier 2010 : départ d’un convoi de 2 camions semi-remorques chargés de secours. BURKINA FASO : Février 2010 : départ d’une équipe pour la distribution des vivres arrivés par containers.

BULGARIE : Juillet 2009, départ d’un camion chargé de secours divers et d’une équipe de scouts pour la distribution.

RAMASSAGE DE L’OPÉRATION PARTAGE : du 15 au 31 mars 2010 : ramassage des colis de « l’Opération Partage » de Pâques dans les monastères de France et Suisse.

ROUMANIE : Août 2009, départ d’un camion chargé de secours divers (lait en poudre Nestlé, matériel médical, vêtements, chaussures, fournitures diverses) et d’une équipe de guides pour la distribution.

SERBIE/KOSOVO : Mars 2010 : départ de 2 camions semi-remorques chargés de vivres et matériel médical.

RAMASSAGE DE L’OPÉRATION SOLIDARITÉ VACANCES : du 15 au 31 juillet 2009 : Ramassage des colis de « l’Opération Solidarité vacances » dans les monastères de France et Suisse.

SOUDAN TCHAD : Mars 2010 : envoi de 2 containers de lait en poudre. ÉTHIOPIE : Mars 2010 : envoi d’un container de lait en poudre. GÉORGIE : Avril 2010 : envoi de secours divers pour les familles victimes des conflits

SRI LANKA : Août 2009, départ d’une équipe de bénévoles des Scouts de Cluses pour le suivi du chantier de construction des maisons et de l’école à Pitigala.

POLOGNE : Mai 2010 : départ de 2 camions chargés de matériel médical et produits Nestlé. 93


PROGRAMME DES CONVOIS 2009/2010 PROGRAMME DES CONVOIS UKRAINE : Mai 2010 : départ d’un convoi de 2 camions semi-remorques chargés de secours (vivres, lait en poudre Nestlé, matériel d’hôpital).

REVUES : Pour recevoir nos revues, donnez-nous votre adresse et celle de vos amis. (nom, prénom, adresse exacte, code postal, ville)

DANS LE MONDE : Aux moments des calamités comme en France, Algérie, au Maroc, en Iran, au Pakistan, Sri Lanka, Italie.

Merci.

À ce jour, 30.000 tonnes de secours distribués dans le monde.

MOYENSLOGISTIQUES LOGISTIQUES MOYENS Notre flotte comprend actuellement 22 camions dont 15 camions semi-remorques 38 tonnes, 2 camions 19 tonnes, 5 camions porteurs 7,5 tonnes, 9 fourgons et 4 minibus pour l’enlèvement des marchandises et les différents convois humanitaires.

GRÂCE A VOUS, L’ENTRAIDE INTERNATIONALE DES SCOUTS DE LA RÉGION DE CLUSES RENFORCE SON ACTION DANS LE MONDE. LA SOLIDARITÉ TRIOMPHERA DE L’ÉGOÏSME.

GRÂCE A VOUS, DES VIES SERONT SAUVÉES Apprends-moi Seigneur Apprends-moi Seigneur à servir les pauvres en donnant à manger à ceux qui ont faim non seulement de nourriture mais aussi de ta Parole ; en donnant à boire à ceux qui ont soif d’eau mais aussi de connaissance, de paix et de vérité, de justice et d’amour ; en habillant ceux qui sont nus, non seulement ceux qui sont dépourvus de vêtements, mais aussi ceux qui sont privés de dignité humaine ; en donnant un logement à ceux qui n’ont pas de toit, non seulement un refuge fait de briques, mais un cœur qui comprenne, qui protège, qui aime ; en soignant les malades et les moribonds, non seulement dans leurs corps, mais aussi dans leur esprit. 94

Mère Teresa


P A PRATR IT ICC I PPA AT ITO NI O N PARTICIPATION : Réservez quelques colis pour les enfants de France et les familles en difficultés.

REVUES : Pour recevoir nos revues, donnez-nous votre adresse et celle de vos amis (nom, prénom, adresse exacte, code postal, ville)… Merci.

GRÂCE À VOUS, L’ENTRAIDE INTERNATIONALE DES SCOUTS DE LA RÉGION DE CLUSES RENFORCE SON ACTION DANS LE MONDE.

LA SOLIDARITÉ TRIOMPHERA DE L’ÉGOÏSME.

GRÂCE À VOUS, DES VIES SERONT SAUVÉES.

N’AYONS PAS PEUR AGISSONS. Prochaine édition : Retrouvez nos comptes rendus de nos missions au Rwanda, Burundi, R.D. Congo, Pologne, Arménie… 95


TOUS CES ENFANTS DÉSHÉRITÉS MANGERONT-ILS À LEUR FAIM ? TOUT DÉPEND DE VOUS. Communes, paroisses, écoles, associations, catéchismes, ORGANISEZ : fêtes, soirées, quêtes, tombolas pour participer à ce grand combat de solidarité.

ARGENT, à l’aide du coupon ci-joint. LAIT EN POUDRE.

• ENVOYEZ PAR CHEQUE : ENTRAIDE INTERNATIONALE DES SCOUTS DE LA RÉGION DE CLUSES

• RECU FISCAL : un reçu fiscal vous sera adressé dès enregistrement de ce don (déduction sur vos impôts).

• POUR LEGS, DONATIONS ET ASSURANCES VIE : pour tous renseignements, sans aucun engagement contactez-nous.

OPÉRATION SOLIDARITÉ TOUSSAINT 2009 23 Grande Rue - 74300 CLUSES, en spécifiant le pays à recevoir le lait et le riz.

L’Entraide Internationale des scouts de la Région de cluses vous remercie. L’association agit dans une trentaine de pays. VOUS TROUVEREZ LA JOIE, EN PARTAGEANT !

Imp. PLANCHER - Tél. 04 50 97 46 00

Grâce à vous, des vies seront sauvées !


Solidarité Toussaint 2009