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rapport annuel
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Chambre nationale des huissiers de justice
Ėditeur responsable : Frank Maryns Chambre Nationale des huissiers de justice Avenue Henri Jaspar, 93 1060 Saint-Gilles
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RAPPORT ANNUEL CHAMBRE NATIONALE
www.huissiersdejustice.be
La modernisation de la profession : le change request
RAPPORT ANNUEL CHAMBRE NATIONALE P. 3
Avant-propos du président
page 6
Le Comité de direction
page 7
L’ombudsman
page 10
Le rapport des experts
page 12
L’ interview des experts
page 16
Plaintes & sanctions : les chiffres
page 21
La digitalisation
page 22
Quid novi : législation & groupes de travail
page 29
Le baromètre de solvabilité
page 35
Les huissiers de justice en quelques chiffres
page 47
Le profil de la profession
page 48
Le baromètre économique & social
page 52
Le RCCI
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TABLE DES MATIÈRES / RAPPORT ANNUEL CHAMBRE NATIONALE
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AVANT-PROPOS DU PRÉSIDENT
Le change request
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RAPPORT ANNUEL CHAMBRE NATIONALE / AVANT-PROPOS DU PRÉSIDENT
D’un point de vue rétrospectif, l’année 2018 peut être décrite comme l’année où la demande d’une évaluation approfondie et d’une modernisation de la profession a enfin été accueillie. En effet, la mission confiée par le ministre de la Justice Koen Geens aux deux experts indépendants, Luc Chabot, huissier de justice et André Michielsens, notaire honoraire, de rédiger un rapport sur la modernisation de la profession, a lancé le début d’une nouvelle dynamique au sein de la profession. Cela n’enlève rien aux efforts – et réalisations – accomplis ces dernières années dans le domaine, par exemple, de la numérisation, de l’objectivation et de la professionnalisation des procédures de nomination, de la rédaction de règlements internes et du développement de la formation permanente. Cependant, il manquait un fil conducteur qui relierait ces initiatives individuelles en un ensemble logique et bien fondé. Le rapport des experts a répondu à cette demande en créant, comme on l’a dit, une dynamique de débat interne et d’implication. En effet, l’ensemble du groupe professionnel (des huissiers de justice aux stagiaires expérimentés) a pu exprimer son opinion sur un large éventail d’aspects liés à notre profession. Ces commentaires ont servi à la rédaction de notre Mémorandum, ont donné un nouvel élan aux commissions internes de déontologie et de tarification, et ont servi de base à l’élaboration d’une note politique. Nous pouvons nous mettre d’accord sur une chose : 2018 a été l’année où nous avons nous-mêmes, en tant que groupe professionnel, mis l’innovation à l’ordre du jour. C’est pourquoi nous avons délibérément choisi le titre « change request », un terme du monde informatique qui implique une demande de changement. Appliqué à notre profession, cela signifie que nous n’avons pas seulement posé la question, mais que nous voulons aussi y répondre et la résoudre nous-mêmes. En bref, nous voulons moderniser notre profession de manière proactive. Dans ce contexte, je voudrais citer les paroles du procureur honoraire Yves Liégeois : « Tout le monde veut une réforme, mais personne ne veut changer ». En d’autres termes : la réforme est une bonne chose en théorie, mais dans la pratique, tout le monde a peur de faire marche arrière quand il s’agit de réformer. Faisons le choix, en tant qu’huissiers de justice, d’être l’exception à cette règle. Après tout, la profession d’huissier de justice reste actuelle. Agir en toute indépendance et impartialité en tant qu’officier ministériel public, donner de l’authenticité à ses actes, et son rôle social, c’est et cela reste la grande plus-value d’un huissier de justice. Même dans une réalité sociale complexe et un système judiciaire digitalisé.
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LE COMITÉ DE DIRECTION NOUVEAU COMITÉ DE DIRECTION EN 2018
Le 24 mars 2018, l’assemblée générale de la CNHB a élu un nouveau Comité de direction. L’ancien viceprésident Frank Maryns a été élu président. Philippe Willems a été réélu rapporteur et Caroline De Mey échange son mandat de secrétaire adjointe contre celui de secrétaire. Nous accueillons également six nouveaux visages : Patrick Dumortier et Charles Charlier comme vice-présidents, Bernard Yernaux comme trésorier, Luc Chabot comme trésorier adjoint, Jean Vleugels comme rapporteur adjoint et Philippe Bourdeaud’hui comme secrétaire adjoint. Le mandat du Comité de direction prend fin en mars 2020.
Frank Maryns (NL) président Patrick Dumortier (NL) vice-président
Bernard Yernaux (FR) trésorier
Caroline De Mey (NL) secrétaire
Jean Vleugels (FR) rapporteur adjoint
Luc Chabot (FR) trésorier adjoint
Philippe Bourdeaud’hui (NL) secrétaire adjoint
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Philippe Willems (NL) rapporteur
LE COMITÉ DE DIRECTION / RAPPORT ANNUEL CHAMBRE NATIONALE
Charles Charlier (FR) vice-président
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RAPPORT ANNUEL CHAMBRE NATIONALE / LE CHANGE REQUEST EN 2018
LE CHANGE REQUEST EN 2018
LE CHANGE REQUEST EN 2018 / RAPPORT ANNUEL CHAMBRE NATIONALE
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L’ OMBUDSMAN Feu vert pour le service de médiation des huissiers de justice
Le service de médiation des huissiers de justice a été lancé le 1er septembre 2018 et est reconnu comme un service de résolution amiable des litiges par le Service public fédéral Économie. L’ombudsman est Arnout De Vidts, juge des saisies honoraire et expérimenté en matière de règlement amiables des litiges en droit des saisies et en droit familial. L’ombudsman a été présenté à la presse en présence du Ministre de l’économie Kris Peeters, compétent pour la nomination de l’ombudsman, et du Ministre de la justice Koen Geens. Le Ministre Kris Peeters : « Les huissiers de justice ont un travail particulièrement délicat lorsqu’ils doivent traiter des informations sensibles et confidentielles. Par définition, il s’agit donc d’un groupe professionnel qui, aussi méticuleux qu’il puisse être, peut aussi se retrouver parfois dans une situation de conflit qui lui est propre. Dans ce sens, la création d’un service de médiation pour les huissiers de justice est une bonne chose. »
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RAPPORT ANNUEL CHAMBRE NATIONALE / L’OMBUDSMAN
Un ombudsman au service de chaque citoyen Selon la lettre de la loi, un ombudsman nommé pour l’une des professions libérales juridiques se concentre uniquement sur les différends entre ces professions et leurs clients. Dans le cas de la profession d’huissier de justice, cela signifierait que seuls leurs clients (créanciers) pourraient s’adresser à l’ombudsman. Au cours des négociations avec le SPF Économie, des efforts ont été faits pour rendre l’ombudsman accessible à tous, créanciers et débiteurs ; avec succès. « Logique », dit l’ombudsman, « Toute personne qui estime que ses droits ont été violés à la suite de l’intervention d’un huissier de justice a le droit d’être entendue et d’obtenir une réponse. »
L’ombudsman intervient mais ne sanctionne pas L’ombudsman travaille en toute indépendance et impartialité pour veiller à ce que les citoyens soient protégés de la meilleure manière possible. Il cherchera toujours une solution pragmatique, en tenant compte des intérêts des deux parties. Un compromis accepté par les deux parties est donc le but recherché. En conséquence, l’ombudsman n’a pas le pouvoir d’imposer des sanctions ; dans son rapport annuel, il fait office de médiateur et formule des recommandations générales pour la profession d’huissier de justice. Sur cette base, les services et le travail des huissiers de justice peuvent être encore optimisés.
L’ombudsman n’est pas la personne désignée pour les demandes d’informations générales. Le service juridique de la Chambre nationale est prêt à répondre à ces questions. Si vous pensez qu’une plainte est appropriée, vous devez écrire à la Chambre nationale ou à la Chambre d’arrondissement du lieu où vous résidez.
Traitement gratuit, réglé en 90 jours Soumettre un dossier est facile et peut se faire par lettre, e-mail ou en ligne via www.ombudshuissier.be. La médiation est gratuite et sera réglée dans les 90 jours. Arnout De Vidts : « Je considérerai ma tâche comme un succès si les citoyens sont conscients de l’existence de mon service et si je peux les aider par la médiation. Mais le plus grand succès, bien sûr, réside dans l’objectif que de moins en moins de gens fassent appel à moi. »
L’OMBUDSMAN / RAPPORT ANNUEL CHAMBRE NATIONALE P. 11
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LE RAPPORT DES EXPERTS
La réalisation du rapport des experts
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RAPPORT ANNUEL CHAMBRE NATIONALE / LE RAPPORT DES EXPERTS
Le ministre de la Justice Koen Geens avait annoncé qu’il proposerait d’ici l’été 2018 une note politique concernant la modernisation des professions juridiques, plus particulièrement pour les notaires, les avocats, les huissiers de justice et les juristes d’entreprise. Dans cette perspective, il a chargé deux experts par groupe professionnel d’élaborer un rapport indépendant et sans tabou sur l’avenir de chaque profession. Pour les huissiers de justice, Luc Chabot, huissier de justice, et André Michielsens, notaire honoraire et ombudsman, ont été désignés en mars 2018. Malgré le délai serré, les experts ont soumis leur rapport au ministre dans les temps. Ce rapport volumineux de 150 pages est divisé en 22 fiches, qui contiennent ensemble environ 80 initiatives concrètes. Le fil rouge du rapport est le rôle unique de l’huissier de justice en sa qualité d’officier public et ministériel, les experts ont aussi tenté de clarifier l’image actuelle de l’huissier de justice et ont formulé des propositions pour renforcer la confiance entre le citoyen et l’huissier de justice. Le rapport peut être consulté via : https://justice.belgium.be/sites/default/files/rapport_modernisation_fonction_huissier_de_justice.pdf Le ministre de la Justice, Koen Geens : « Avec les lois pot-pourri, nous avons pris les premières mesures pour moderniser les procédures dans le monde d’aujourd’hui et de demain. Il est grand temps de réfléchir à la manière dont les professions juridiques peuvent s’organiser efficacement pour suivre le rythme du monde d’aujourd’hui mais surtout de demain. Les experts que nous désignons aujourd’hui auront toute la latitude voulue pour mener à bien cette tâche. »
Réaction de la profession Préalablement au rapport d’experts, une consultation a été organisée au sein de la profession sur la base d’un questionnaire aux fins d’inspiration pour les experts. Et en plus, ces derniers ont consulté un certain nombre d’acteurs juridiques et socio-économiques qui sont régulièrement en contact avec les huissiers de justice. Ils ont soumis leur rapport le 28 juin 2018, ensuite une nouvelle consultation était organisée au sein de la profession, lors de laquelle chaque titulaire, candidat- et stagiaire-huissier de justice avait la possibilité de formuler une réaction au rapport. Les points au sujet desquels il y avait un grand consensus ont été transmis au ministre.
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l’introduction de modèles-standard pour les actes ; un tarif transparent et renouvelé, établi par une commission indépendante ; la mise en place d’un point de contact central pour les délits et les éventuels risques sociaux, économiques ou familiaux ; le renforcement du rôle de l’huissier de justice en tant qu’expert de solvabilité ; un acteur actif dans la lutte contre le surendettement ; la modernisation des voies d’exécution ; un encadrement clair de la valeur patrimoniale d’une étude d’huissier de justice ; fin de carrière à 70 ans, avec la garantie d’une carrière de 30 ans en tant que huissier de justice titulaire ; un encadrement pour associations entre titulaires et candidats ; un encadrement clair pour la comptabilité des huissiers de justice ; un système disciplinaire encore plus performant - un tribunal disciplinaire ; l’optimisation des compétences réglementaire de la Chambre Nationale des Huissiers de justice et l’adaptation des organes professionnels ; la réforme du FCA vers la banque de données de solvabilité ; l’élargissement du Registre Central des Actes Dématérialisé (RCDA) ; la création d’une procédure d’introduction de recours numérisée via une plate-forme ; l’ancrage légal de la vente judiciaire de biens meubles en ligne.
21 décembre 2018 : le gouvernement fédéral en affaires courantes
À l’approche des élections fédérales du 26 mai 2019, un mémorandum des huissiers de justice a été remis à tous les partis politiques et aux différents acteurs juridiques et socio-économiques. Celui-ci a été élaboré conjointement par la CNHB, SAM-TES, l’ANCSHJ, la CVG et l’UFHJ. Ce document comprenait également un certain nombre de propositions du rapport d’experts, soutenues par la profession. Passons en revue quelques points. 1. L’introduction de modèles-standard pour les actes Le talon d’Achille du langage juridique est le fait qu’il s’agit d’un jargon. Toutefois les documents juridiques traitent généralement des affaires importantes, il est impératif que les gens comprennent ce qu’ils lisent. La CNHB souscrit expressément la nécessité d’une communication claire. C’est pourquoi elle a proposé des modèles-standard pour les actes les plus fréquents d’huissiers de justice et de les mettre à la disposition de ses membres. Divers actes ont ainsi été rédigés, évitant les formulations archaïques et le jargon superflu, sans affecter l’exactitude juridique d’un acte.
LE RAPPORT DES EXPERTS / RAPPORT ANNUEL CHAMBRE NATIONALE
Le gouvernement fédéral trébuchait sur le pacte de migration des NU et a dû jeter l’éponge en décembre. Ensuite, il est passé en affaires courantes, pouvant seulement prendre en charge la gestion quotidienne pour laquelle aucune nouvelle décision n’était requise et pour laquelle la ligne politique à suivre avait déjà été dictée. La note politique promise par le ministre Geens concernant la modernisation des professions libérales juridiques, n’a pas pu voir le jour. Quelques initiatives ressortant du rapport des experts ont néanmoins fait l’objet d’un suivi, soit dans l’hémisphère parlementaire, soit suivant une propre initiative.
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2. Un tarif transparent et renouvelé, établi par une commission indépendante Dans l’optique d’une plus grande transparence, la profession a indiqué vouloir revoir le tarif de l’huissier de justice tout en tenant compte des conditions économiques et/ou politiques qui doivent permettre de garantir la viabilité des études et l’indépendance de l’huissier de justice. La profession a donc proposé la création d’une commission indépendante, composée de membres externes et internes (huissiers de justice et candidats), qui serait chargée d’élaborer une proposition de modernisation du tarif. Ce débat pourrait inclure un taux forfaitaire uniforme, la limitation proportionnelle des coûts additionnels et des charges fiscales. En 2018, un groupe de travail a été mis sur pied pour formuler une proposition soutenue en vue de la nouvelle législature fédérale.1 Afin d’éviter l’augmentation des frais de justice, les experts ont également proposé dans leur rapport l’introduction d’une procédure extrajudiciaire de recouvrement des dettes d’argent non contestées pour les relations B2C, C2B et C2C, garantissant la protection nécessaire du consommateur. La plus-value de cette procédure réside dans le contact personnel d’un huissier de justice avec la personne concernée. L’expérience de la procédure similaire en B2B montre que dans environ 42 % des cas de cette phase – avant qu’un titre exécutoire ne soit délivré – une solution (paiement ou plan de paiement) est trouvée. C’est un plus pour toutes les parties concernées et un soulagement pour les tribunaux. 3. La modernisation des voies d’exécution
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RAPPORT ANNUEL CHAMBRE NATIONALE / LE RAPPORT DES EXPERTS
Il importe de mettre en place de nouvelles voies d’exécution efficaces, rapides et les moins onéreuses possibles. Les expoerts ont proposé un certain nombre de nouveaux moyens, notamment la possibilité pour l’huissier de justice d’immobiliser un véhicule saisi avec un sabot, ainsi que de confisquer son certificat d’immatriculation. Cette proposition a également été prise en compte dans la réponse du CNHB au Ministre. Par la suite, un projet de loi contenant diverses dispositions sur l’informatisation de la justice et la modernisation du statut des juges en matière commerciale a été amendé par un article qui rendrait l’immobilisation des véhicules par les huissiers de justice possible dans certaines matières.2 4. L’établissement d’un point de contact central pour les délits et les éventuels risques sociaux, économiques ou familiaux L’huissier de justice, en tant qu’intermédiaire entre la justice et la société, constate parfois des situations illégales, des situations inquiétantes sur le plan économique et dangereuses au niveau social. L’enquête dans le cadre du rapport d’expertise a clairement montré que les huissiers de justice étaient favorables au renforcement de leur fonction ministérielle et publique au service de la société. Cette volonté s’est traduite par une proposition concrète, dans le cadre de la lutte contre les adresses fictives, laquelle prévoit que chaque huissier de justice pourrait déposer un avis d’adresse présumée fictive dans le fichier central des avis de saisie, de délégation, de cession et de règlement collectif de dettes. Cet avis serait ensuite automatiquement transféré aux autorités compétentes (ministère public, police, BCE, autorités locales, etc.), afin de pouvoir radier la personne ou l’entreprise concernée ou de prendre d’autres mesures pertinentes. De cette manière, les coûts et procédures inutiles seraient évités tout en contribuant à la lutte contre la fraude sociale et fiscale. La proposition a été lancée au niveau politique, mais n’a pas pu être retenue avant la chute du gouvernement.
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Voir chapitre 9, Quid Novi : législation & groupes de travail. Approuvée par le Parlement, la loi est apparue le 19 juin 2019 au Moniteur belge.
5. Un système disciplinaire encore plus performant - un tribunal disciplinaire En 2014 une réforme structurelle de la procédure disciplinaire des huissiers de justice a eu lieu. La distinction entre les peines disciplinaires lourdes et les peines disciplinaires légères et la compétence du tribunal de première instance pour les peines disciplinaires lourdes a été maintenue. Les experts ont eu l’idée de créer un tribunal de discipline pour toutes les professions juridiques. Il a également été souligné qu’il fallait préciser davantage la création d’une cellule d’enquête dans le cadre de l’instruction disciplinaire. La procédure proprement dite se déroulerait devant le tribunal. Le tribunal devrait être habilité d’infliger l’ensemble de l’arsenal des sanctions disciplinaires, y compris la suspension et le renvoi. Si une telle initiative n’a pas encore pu aboutir dans son chemin législatif, il convient en tout état de cause de mettre en place la cellule d’enquête pour compenser le manque d’efficacité de la procédure actuelle. Cette proposition est soutenue politiquement et les grandes lignes ont été élaborées, mais la poursuite des négociations a malheureusement été interrompue par la chute du gouvernement fédéral. 6. L’ancrage légal de la vente judiciaire de biens meubles en ligne Les ventes publiques classiques de biens mobiliers n’atteignent malheureusement aujourd’hui qu’une petite partie de la société (les professionnels), ayant l’habitude de visiter les salles de vente. Le citoyen ordinaire ignore très souvent que ces ventes ont lieu où il ne peut tout simplement pas se libérer ce jour-là. Dans le cadre de la modernisation et de l’informatisation de la Justice, l’huissier de justice devrait pouvoir, sous sa propre responsabilité, organiser cette vente publique judiciaire de biens meubles par voie électronique. Il faut des moyens pour assurer la bonne communication de ce type de vente. La vente en ligne pourrait atteindre un public beaucoup plus large et donc une augmentation des prix d’adjudication.
Leonardo da Vinci
LE RAPPORT DES EXPERTS / RAPPORT ANNUEL CHAMBRE NATIONALE
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La profession proposait une modification de la loi, ce qui a mené à un amendement à la proposition de loi portant dispositions diverses en matière d’information de la Justice, de modernisation du statut des juges consulaires et relativement à la banque des actes notariés.3
Décision Le rapport d’expertise n’est pas une fin en soi, mais s’avère être le levier pour développer une vision commune sur l’avenir de la profession. Sur la base du rapport des experts et les conclusions des enquêtes, non seulement un mémorandum a été rédigé, mais le rapport sert également de base à l’élaboration d’une note politique qui doit définir la voie à suivre par la profession pour les années à venir.
« Tout obstacle renforce la détermination. Celui qui s’est fixé un but n’en change pas. »
La loi est apparue au Moniteur belge le 19 juin 2019.
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RAPPORT ANNUEL CHAMBRE NATIONALE / L’INTERVIEW DES EXPERTS
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L’ INTERVIEW DES EXPERTS
L’INTERVIEW DES EXPERTS / RAPPORT ANNUEL CHAMBRE NATIONALE
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En 2018, vous avez été chargé d’élaborer - dans un délai très court - un rapport sur la modernisation de la profession d’huissier de justice. Comment avez-vous commencé cette mission, comment vous êtes-vous préparé ? Luc Chabot : Maître André Michielsens et moi-même avons effectivement été désignés en mars 2018 ; il nous a été demandé par le Ministre de la Justice de rédiger un rapport pour le 30 juin au plus tard. Compte tenu de ce très bref délai, nous nous sommes répartis la tâche. André Michielsens était chargé de rédiger la partie « statut de l’huissier de justice » (fiches 11 à 20) tandis que le reste, à savoir les questions relatives à la pratique du « métier », m’incombait. Nous avons ensuite, bien entendu, beaucoup échangé entre nous, ce qui a généré des corrections, çà et là, afin de finaliser un texte commun. Le centre d’expertise de la Chambre nationale a, dès notre désignation et spontanément, pris l’excellente initiative de procéder à une grande enquête auprès des futurs et actuels huissiers de justice titulaires. Il est clair que même si le Ministre nous avait à l’époque, expressément demandé de demeurer indépendants, nous avons pu néanmoins, en âme et conscience, tenir compte des résultats de cette grande enquête.
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RAPPORT ANNUEL CHAMBRE NATIONALE / L’INTERVIEW DES EXPERTS
Nous avons également essayé de rencontrer le monde académique ainsi que la « société civile » durant les mois de mars, avril et mai 2018. Mais nous n’avons malheureusement pu rencontrer toutes les personnes que nous souhaitions car il fallait coucher nos idées respectives sur papier sans trop tarder. Nous avons donc, en vue de gagner du temps, adressé un certain nombre de questions aux avocats, aux associations de protection des consommateurs, aux notaires, aux divers observatoires du pays, aux banques etc. En ce qui concerne la partie que j’ai rédigée, j’ai eu la grande chance de préparer un congrès de l’UFHJ en avril 2018, portant sur la nécessaire mutation de la profession d’huissier de justice. Cette préparation n’a pu qu’influencer fortement et positivement le rapport, dès lors que j’avais réfléchi à la problématique, de manière concrète et plus spécialement avec mon excellent confrère Etienne Leroy, depuis la fin de l’année 2017. André Michielsens : Cette mission était spéciale pour moi étant donné que j’ai exercé une autre fonction publique. J’ai donc d’abord appris à connaître la matière, j’ai lu beaucoup et j’ai posé énormément de questions. J’ai immédiatement remarqué que l’âge moyen des titulaires était très élevé. C’est pourquoi je me suis tout d’abord concentré sur cet aspect. Une profession n’a un avenir que s’il y a une bonne transmission vers la génération suivante et si suffisamment de jeunes sont intéressés par l’exercice de cette profession. Les expériences que nous avons acquises dans le notariat au cours des 20 dernières années après les réformes de 1999 ont permis un tel rajeunissement, résultant d’un afflux suffisant de jeunes issus de l’enseignement universitaire. J’ai essayé de comparer les résultats positifs du notariat avec l’organisation de la profession d’huissiers de justice. J’ai particulièrement remarqué que trop de temps s’écoule entre la fin des études universitaires et la nomination en tant que titulaire et qu’il y a trop d’incertitude quant à l’avenir. Une association à part entière entre les titulaires et les candidats, comme dans le notariat, me semblait être une solution.
De la même manière, j’ai étudié et comparé la structure de l’étude et la procédure disciplinaire. Avec le recul, il s’est avéré que les experts du notariat ont suivi la même ligne de pensée pour l’établissement d’un véritable tribunal disciplinaire. En passant en revue les règles déontologiques existantes, il est apparu que les huissiers de justice ont eu le courage de penser de manière progressiste (publicité, etc.).
Vous êtes vous-même huissier de justice depuis longtemps. Avez-vous ressenti cela comme une valeur ajoutée au cours du processus de rédaction ou avez-vous eu des difficultés à concilier le rôle d’expert indépendant avec votre profession ? (spécialement pour M. Chabot) Luc Chabot : J’exerce la fonction depuis une trentaine d’années, en effet, et il est évident que ça aide, ne fût-ce que pour avoir une idée juste de l’évolution qu’a empruntée le métier durant cette période. Seul un huissier disposant d’une équipe organisée au sein de son étude pouvait rédiger un rapport sur la modernisation de la profession en un temps aussi bref. Le fait de m’être toujours intéressé au sort de la profession, en participant à de nombreux groupes de réflexions organisés au sein de la Chambre nationale des huissiers de justice, mais également au sein de l’Union Francophone des huissiers de Justice m’a permis d’avancer assez rapidement dans l’élaboration de la partie de rapport qui m’était impartie. Mais, en aucun cas, je ne me considère, ainsi que l’a appelé le Ministre, comme un « expert » de la profession; je ne suis en réalité qu’un modeste praticien, gestionnaire au quotidien d’une étude d’huissiers de justice qui a consacré trois mois de sa vie à coucher sur papier ce qu’il pensait personnellement (et en accord avec bon nombre de confrères!) que l’huissier de justice devait (re)devenir.
Luc Chabot : Je ne pense pas (tout au plus aurais-je fait en sorte d’obtenir une traduction dans les deux langues mieux aboutie, mais à nouveau le temps pressait …) ; cela ne voulant pas dire que je suis pleinement satisfait de ce qui a été écrit dans les 150 pages du rapport. Il est évident qu’il est perfectible, mais je dois vous avouer y avoir consacré 100% de mon temps durant trois mois. Et je vous dirai, avec une petite pointe d’ironie, que je ne sais pas comment j’aurais pu procéder sans disposer de la possibilité, durant ce moment, de me faire suppléer, etc. André Michielsens : Je demanderais plus de temps. Techniquement, il ne nous était pas possible de vérifier certaines réflexions sur le fond. J’aurais certainement voulu consacrer plus d’attention au recouvrement des créances et au rôle de médiateur de l’huissier de justice. Il s’agit là d’une problématique intéressante : dans quelle mesure l’huissier de justice est-il encore un officier public ? Dans quelle mesure la fonction publique est-elle une réelle et unique porte d’accès au recouvrement extrajudiciaire ? Qu’en est-il de la protection en tant qu’officier public ? Il y a encore beaucoup de questions importantes dans ce domaine.
L’INTERVIEW DES EXPERTS / RAPPORT ANNUEL CHAMBRE NATIONALE
Si vous deviez réécrire le rapport aujourd’hui, le feriez-vous différemment ?
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Pensez-vous que votre plan inspirera le prochain ministre de la Justice à élaborer un plan d’action ? Luc Chabot : Je n’en sais strictement rien, mais je l’espère bien entendu, sinon à quoi bon ? Ce que je sais, c’est que la profession, suivant les résultats d’une enquête effectuée par le centre d’étude de la CN (postérieurement au dépôt du rapport – fin juin 2018) auprès des stagiaires, candidats et huissiers de justice titulaires, a accueilli celui-ci sur 80 % des propositions suggérées au Ministre de la Justice Koen Geens. Le mémorandum 2019-2024 de la Chambre nationale, rédigé en collaboration avec l’ANCSHJ, la CVG et l’UFHJ s’est manifestement inspiré de certaines idées et solutions proposées dans le rapport. Je trouverais regrettable que le prochain Ministre de la Justice et le Ministre de l’Économie ne tiennent pas compte du rapport notamment en veillant à poursuivre la discussion globale concernant les services que le Justiciable et la société sont en droit d’obtenir de la profession. Je pense aussi que le mouvement initié par le Ministre, à savoir un dialogue constructif entre les professions juridiques, en faisant fi des corporatismes nuisibles au justiciable, doit continuer. André Michielsens :
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RAPPORT ANNUEL CHAMBRE NATIONALE / L’INTERVIEW DES EXPERTS
J’espère en particulier que le rapport sera le point de départ de nouvelles initiatives. Les professions juridiques doivent d’abord et avant tout s’appuyer l’une sur l’autre. J’ai l’impression que les huissiers et les notaires peuvent se retrouver, mais je constate que les barreaux préfèrent suivre leur propre voie. Il y a alors un danger que tout s’arrête : un choix agressif pour l’intérêt personnel conduit à une attitude défensive et à un arrêt. Tant qu’il n’y aura pas de déclaration gouvernementale, nous ne pouvons qu’espérer que le mémorandum de la Chambre nationale et de SAM-TES pourra servir d’inspiration lors des discussions de formation. En outre, il faut également être conscient de ce qui se passe ailleurs dans l’Union européenne : l’herbe est toujours plus verte chez le voisin. Le renforcement de la coopération européenne dans le domaine juridique offre des opportunités et des défis, d’autant plus que l’important portefeuille de la justice est proche de nous. La Chambre nationale devra jouer pleinement son rôle et le savoir-faire technique de SAM-TES représente un changement pour l’avenir, mais surtout, la base devra suivre et penser de manière innovante.
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PLAINTES & SANCTIONS : LES CHIFFRES
Statistiques des plaintes
2019
2018
2017
FR
Total
NL
FR
Total
NL
FR
Total
Nombre de plaintes introduites
12
12
24
39
11
50
45
27
72
Nombre de plaintes traitées*
35
10
45
28
15
43
58
18
76
Plaintes irrecevables
0
0
0
0
0
0
1
0
1
Conciliations réussies par le rapporteur national
0
0
0
0
1
1
0
0
0
Retraits de la plainte**
0
0
0
0
0
0
0
0
0
Classements sans suite par le comité de direction de la CNHB***
23
6
29
23
11
34
47
15
62
Renvois en commission de discipline prononcés par le comité de direction de la CNHB
10
3
13
5
3
8
10
3
13
Renvois en commission de discipline sur appel de la partie plaignante***
2
1
3
10
1
11
6
8
14
Dossiers en cours d’instruction au 31 décembre
25
25
50
23
10
33
7
24
31
* Ce chiffre comprend toutes les plaintes pour lesquelles le comité de gestion a pris une décision dans le courant de l’année 2018, y compris les plaintes qui ont été introduites au cours des années précédentes. En revanche, les plaintes déposées en 2018 mais dont le traitement n’a pas été achevé le 31 décembre 2018 ne sont pas incluses dans ce chiffre. ** La rubrique « Retrait(s) de la plainte » recense les dossiers de plaintes qui ont trouvé une issue en cours de procédure, en dehors du cadre de la conciliation. *** L’article 537, §2, al. 2 et 3 du Code judiciaire prévoit, en cas de classement sans suite par le comité de direction, une possibilité d’appel pour le plaignant, le syndic sous l’autorité duquel tombe l’huissier de justice ou le candidat-huissier de justice mis en cause ou le procureur du Roi compétent, si l’une de ces personnes ne peut acquiescer à la décision prise. Ainsi, un même dossier disciplinaire peut être repris à la fois dans la rubrique « renvoi en commission de discipline sur appel du plaignant » et dans celle relative au « classement sans suite prononcé par le comité de direction de la CNHB ».
PLAINTES & SANCTIONS : LES CHIFFRES / RAPPORT ANNUEL CHAMBRE NATIONALE
NL
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RAPPORT ANNUEL CHAMBRE NATIONALE / LA DIGITALISATION
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LA DIGITALISATION
La digitalisation : ce n’est pas de la science-fiction Numérisation, informatisation, intelligence artificielle, technologie juridique, big data, etc. Ces termes ne semblent plus étranges à personne. Mais la numérisation est-elle irréversible et sera-t-elle réellement le facteur perturbateur de la société, de l’économie et du marché du travail actuels ? Le fait est que nous ne pouvons ignorer la digitalisation, tant elle gagne en importance dans tous les segments de la société. Dans le monde juridique aussi, elle fait un bond en avant, notamment suite à l’explosion des données disponibles et des applications numériques pour gérer et traiter ces données.
Ci-dessous, vous trouverez des informations sur les démarches entreprises par les huissiers de justice en 2018 dans le domaine de la digitalisation. Les principaux objectifs sont toujours les suivants : un service optimal, des procédures plus efficaces et plus rapides, ainsi que des coûts réduits pour l’utilisateur final. Veuillez noter que cet article concerne uniquement l’année 2018. Cela implique certainement que certains aspects sembleront obsolètes. Si tel est le cas, l’état actuel de la situation sera précisé en note de bas de page.
La signification électronique Base légale La loi Potpourri III1 a ouvert la voie à la signification par voie électronique, une nouvelle étape importante dans la réalisation de la procédure par voie électronique. Cette modification législative (articles 32 et suivants du Code judiciaire) a permis à l’huissier de justice d’opter pour la signification par voie électronique en complément de la voie traditionnelle. Ce n’est que dans les affaires pénales que le ministère public peut obliger l’huissier de justice à signifier l’acte à personne.
Loi du 4 mai 2016 relative à l’internement et à diverses dispositions en matière de Justice, M.B. 13 mai 2016.
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Rester sur le quai alors que le train s’élance n’est pas une option, surtout pour un petit groupe professionnel comme celui des huissiers de justice. Toutefois, la nécessité de numériser ne doit pas susciter une panique aveugle, qui se traduirait par la nécessité de monter rapidement des projets coûteux. La numérisation doit d’abord et avant tout être un instrument qui permet au prestataire de services d’améliorer ses propres prestations et donc de renforcer sa propre nécessité dans la réalité juridique, socio-économique et sociale. La numérisation ne peut jamais être une fin en soi. Cela s’applique certainement à la profession d’huissier de justice, où le contact personnel avec le citoyen est un aspect essentiel du caractère unique de son office.
Cette méthode de signification supplémentaire se traduit par un gain de temps considérable, une productivité accrue et une simplification administrative.2 Tous les actes signifiés, que ce soit par la voie électronique ou traditionnelle, doivent être téléchargés dans le registre central des actes dématérialisés, endéans un délai de trois jours (RCAD). Dans ce contexte, deux nouveaux concepts ont été ajoutés au Code judiciaire, à savoir : l’ « adresse judiciaire électronique » et l’ « adresse d’élection de domicile électronique ». L’adresse judiciaire électronique est une adresse électronique unique attribuée par l’autorité compétente à une personne physique ou morale. À l’heure actuelle, aucune adresse judiciaire électronique n’a été attribuée. L’adresse d’élection de domicile électronique est toute adresse électronique autre que l’adresse judiciaire électronique à laquelle la signification peut être effectuée, et sur laquelle l’huissier de justice suppose que le destinataire est joignable, à condition qu’il ait donné son consentement exprès au préalable et pour chaque signification.
En pratique – phase de test
Il est important de procéder étape par étape, car la digitalisation ne doit pas diminuer la qualité des prestations de service. Le mode de signification doit toujours être adapté sur mesure pour le justiciable. La mise en œuvre pratique de la nouvelle législation est encore attendue.
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Cela n’a pas empêché la Chambre nationale des huissiers de justice de développer une plate-forme qui rendra la signification électronique possible en pratique (art. 32 quater/2 du Code judiciaire). Il va sans dire que la législation relative à la signification électronique entreront en vigueur dès que le lien entre les différentes applications techniques sera établi. Avant que la signification par voie électronique dans les affaires pénales ne puisse être étendue au niveau national, une phase pilote a été menée au Parquet d’Anvers.3 Pour l’instant, cela se limite à l’échange d’informations entre les huissiers de justice et les greffiers. La phase test pour les affaires civiles sera menée dans un premier temps auprès des banques.4 La signification par voie électronique, en matière civile, pourra être déployée plus rapidement qu’en matière pénale.
Accès à la Banque Carrefour de la Sécurité Sociale (BCSS) Les huissiers de justice n’avaient accès aux données de la BCSS5 qu’après en avoir fait la demande écrite auprès des institutions de sécurité sociale, limitée à la BCSS et à l’ONSS.6 Cette demande écrite devait être accompagnée, sous peine de nullité, de ce qui suit : un timbre BCSS-ONSS et une copie du titre exécutoire. 2 3 4 5 6
Doc.parl., Ch., 2016, n° 1590/001. État du dossier fin 2019 : dans les affaires pénales, le logiciel des tribunaux et des parquets (MACH) doit encore être adapté à la plate-forme de la CNHB. Dans les affaires civiles, la phase de test est en cours et est bientôt terminée. La phase test des significations électroniques dans les affaires civiles a débuté en 2019, les premiers exploits électroniques ont été signifiés avec succès milieu de l’année 2019. Les données à caractère personnel se limitent à l’indication du statut de la personne concernée dans les différentes branches de la sécurité sociale, des périodes concernées et des institutions de sécurité sociale compétentes. Aucun montant n’est communiqué (ni salaire, ni indemnité). Délibération n° 96/65 du 10 septembre 1996 du Comité de Surveillance. Le Comité de surveillance est le prédécesseur du comité sectoriel SCSZ au sein de la Commission pour la protection de la vie privée. Aujourd’hui, on l’appelle « l’autorité de protection des données » (GDPR).
En janvier 2018, outre la méthode existante d’accès à la BCSS, une nouvelle méthode a été introduite : l’accès électronique.7 La demande de consultation électronique ne mentionne que la référence de l’étude et le titre.8 La BCSS pourra demander les titres exécutoires à intervalles réguliers. De cette manière, elle sera en mesure de vérifier la régularité de la consultation et pourra prendre « les mesures appropriées » à l’égard de l’huissier de justice qui commet une infraction. Dans une prochaine phase, l’intention est également d’élargir le champ d’accès aux institutions de sécurité sociale (outre l’ONSS, également l’INASTI, la FAMIFED, l’ONEM, l’INAMI, etc.) À partir du 1er avril 20199, il sera possible de transmettre une demande d’informations uniquement par voie électronique à la BCSS et à l’ONSS (via une application web du serveur CIA). De cette manière, l’huissier de justice doit également pouvoir consulter les périodes significatives du salaire ou des indemnités, le type d’indemnités et l’identité du créancier. L’accès électronique aux registres de toutes les institutions de sécurité sociale permettra de gagner beaucoup de temps (quelques semaines) en réduisant la charge administrative. Cela profitera non seulement à l’administration, mais aussi au débiteur et au créancier. Puisque l’huissier de justice peut se faire une idée plus rapide de la solvabilité du débiteur, un règlement peut être conclu plus rapidement. De cette façon, les coûts et les intérêts sont réduits.10
La vente publique par voie électronique Jusqu’à présent, les huissiers de justice ne peuvent vendre publiquement les biens meubles saisis (articles 1499-1528 du Code judiciaire) que dans une salle de vente, sur le marché public voisin ou dans un lieu plus approprié avec l’autorisation du juge saisi (par exemple en ligne).
Lors du Conseil des Ministres du 31 août 2018, l’avant-projet de loi en matière d’informatisation de la justice a été accepté, la loi dite ICT. L’avant-projet prévoit, outre la vente publique traditionnelle, la possibilité pour les huissiers de justice de vendre les biens meubles saisis par voie électronique, dans le cadre d’une cession judiciaire. Les huissiers de justice, tout comme les notaires (Biddit), pourront donc, dans un certain temps, vendre des biens par voie électronique, sans l’intervention d’un juge.11
Délibération n° 17/088 du 7 novembre 2017 du Comité sectoriel de la sécurité sociale et de la santé, modifiée le 9 janvier 2018. La liste des titres exécutoires est élargie : (1) l’ordonnance, (2) les décisions administratives, (3) le procès-verbal de non- contestation, (4) l’injonction de payer européenne, (5) le titre exécutoire européen et (6) les décisions rendues par la juridiction d’un autre état membre de l‘Union européenne. Cela a, en effet, été introduit en 2019. Le nombre de demandes soumises par voie électronique est impressionnant. Alors qu’avant 2018, la BCSS recevait en moyenne 2.000 demandes papier par an et l’ONSS environ 40.000, le nombre de demandes électroniques à la fin juin 2019 était de ± 10.000 par mois. Le projet de loi est entré en vigueur le 5 mai 2019, M.B. du 19 juin 2019 (nouveaux articles 1511, 1516, 1519, 1522, 1523 et 1526 du Code judiciaire). Un arrêté royal devra déterminer les modalités pratiques de la vente par voie électronique (publication, vente, attribution et paiement).
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Les ventes publiques judiciaires traditionnelles de biens meubles ne touchent qu’une petite partie de la population, c’est-à-dire le groupe (principalement les professionnels) pour lequel il est d’usage de se rendre dans une salle de vente. Souvent, le citoyen ordinaire n’aura pas connaissance de l’organisation de ces ventes ou ne sera tout simplement pas en mesure de se libérer le jour de la vente.
Le RCI et l’application européenne Application et conditions À travers la directive européenne concernant la lutte contre le retard de paiement dans les transactions commerciales, le Parlement européen oblige les États membres de l’Union européenne à prévoir une procédure qui, en cas de dettes d’argent incontestées, permet d’obtenir un titre exécutoire à bref délai.12 Le législateur belge a repris cette procédure aux articles 1394/20 et 1394/21 du Code judiciaire. La procédure pour les dettes d’argent non contestées (ci-après la procédure RCI) est d’application depuis juillet 2016. Cette procédure est plus rapide pour le créancier car il obtient généralement un titre exécutoire après 1 mois et 8 jours. De plus, dans presque 40 % des cas, le créancier reçoit son argent sans devoir obtenir un titre. La procédure RCI est moins chère pour le débiteur, car de nombreux coûts sont éliminés, tels que les frais de justice, les droits de rôle, les frais d’enregistrement et les frais de citation. Enfin, les intérêts et la clause pénale sont limités à 10 % de la somme principale. Les résultats sont entretemps positifs, la procédure est massivement utilisée par les entreprises.
Arrêté royal du 17/08/2018 Le champ d’application ratione personae de la procédure RCI a été étendu. Le roi a déclaré par arrêté royal du 17 août 2018 (M.B. du 17 septembre 2018) l’équivalence de certaines bases de données étrangères à notre Banque-Carrefour de Entreprise.
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Depuis le 1er octobre 2018, il est dès lors légalement possible d’utiliser la procédure RCI si une ou plusieurs parties sont officiellement inscrites dans l’un des registres du commerce étrangers suivants13 : 1) 2) 3) 4) 5) 6) 7)
Pour les Pays-Bas : « het Handelsregister » visé dans la loi néerlandaise du 22 mars 2007 contenant les règles relatives à un registre de base des sociétés et des personnes morales ; Pour la France : « Le Registre du commerce et des sociétés », visé à l’article L.123-1 du Code de commerce français ; Pour l’Allemagne : « das Handelsregister », visé au § 8 du Handelsgesetzbuch allemand ; Pour le Grand-Duché de Luxembourg : « Le Registre de commerce et des sociétés », conformément à la loi luxembourgeoise du 19 décembre 2002 relative à l’immatriculation du commerce et des sociétés ; Pour l’Italie : « Il Registro delle Imprese », prévu à l’article 8 de la loi italienne no 580 de 1993; Pour l’Espagne : « El Registro Mercanti », conformément à la loi espagnole 19/1989 du 25 juillet 1989 ; Pour l’Autriche : « das Firmenbuch », telles que visé dans le Firmenbuchgesetz autrichienne de 1990.
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Directive 2011/7 UE du Parlement Européen et du Conseil, 16 février 2011 sur la lutte contre le retard de paiement dans les transactions commerciales, Journal Officiel de l’Union européenne, 23 février 2011, L 48/1, art. 10.1. Le Registre Central des Créances Incontestées (RCCI) sera techniquement mis au point fin 2019.
En pratique Dans l’hypothèse où un commerçant étranger souhaiterait utiliser cette procédure à l’encontre d’une société débitrice belge, le procès-verbal de non-contestation, devenu exécutoire, peut logiquement être exécuté sur notre territoire sans aucun problème. Inversement, il en va de même pour le créancier belge à l’égard d’un débiteur étranger ayant un établissement en Belgique. Si, en revanche, le titre exécutoire doit être exécuté sur le territoire d’un autre État membre dans les hypothèses précitées, la théorie diffère de la pratique. La fonction de l’huissier de justice peut être remplie différemment dans d’autres pays. En outre, il existe souvent des procédures administratives complexes et des problèmes linguistiques, et la question se pose quant à l’application du règlement Bruxelles I-bis.
L’élargissement du Registre Central des Actes authentiques Dématérialisés (RCAD) Conformément à la loi ICT, au plus tard le 1er janvier 2020, tous les actes authentiques, qu’ils soient signifiés ou non, seront disponibles sous forme numérique sur la plate-forme créée à cet effet, à savoir le RCAD.14 La disponibilité numérique concerne à la fois les actes signifiés électroniquement et les actes signifiés traditionnellement, qui ont été numérisés par la suite.15 Le RCAD connaît une double finalité. D’une part, il répond à la demande de plus de transparence (dans le cadre du contrôle) sur les activités des huissiers de justice. D’autre part, il s’agit d’une réponse à la volonté du ministre de la Justice d’informatiser complètement la procédure du droit civil et pénal.16 La centralisation des actes des huissiers de justice dans un registre unique, comme porte ouverte sur un registre central des actes introductifs d’instance bénéficie donc (et continuera à bénéficier) du plein soutien de la CNHB.
Suite aux délibérations positives du Comité sectoriel pour l’Autorité Fédérale17, l’accès numérique des huissiers de justice aux données18 du cadastre est en cours d’exécution.19 Cet accès est encore limité pour les actes et les PV de saisie conservatoire ou d’exécution de biens immobiliers. La CNHB et le SPF Finances rédigent un protocole qui établit les modalités de cet accès électronique.20
Art. 32quater/2, C. jud. Voir supra « La signification électronique ». K. GEENS, Court of the Future, FOD Justice, 25 octobre 2017, www.koengeens.be/policy/court-of-the-future. Délibération SPF nr 15/2017 du 19 mai 2017 du Comité sectoriel pour l’Autorité Fédérale. Les données suivantes sont visées : identification de(s) parcelle(s) cadastrale(s), identification du propriétaire, situation géographique de la parcelle, superficie de la parcelle et la nature cadastrale. Voir aussi l’arrêté royal du 30 juillet 2018 concernant la création et la tenue à jour de la documentation cadastrale et fixation des modalités de remise des extraits cadastraux, M.B. 9 octobre 2018. Les négociations sont entre-temps terminées et le protocole a été signé en juillet 2019. Le développement technique du protocole sera finalisé fin 2019.
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L’accès au cadastre
Le point de contact central En 2018, l’huissier de justice n’a pas d’accès direct au point de contact central pour les comptes et les contrats financiers (le PCC, plus connu sous le nom de registre bancaire), géré par la Banque Nationale de Belgique (ci-après BNB). Il est donc obligé de contacter au cas par cas toutes les institutions bancaires du pays afin de savoir où le débiteur concerné détient un compte. Il s’agit d’un processus long et coûteux. À cet égard, un nouveau cadre juridique a été créé.21 Les créanciers européens ont accès aux informations pertinentes, mais uniquement en ce qui concerne une saisie conservatoire. Le créancier européen devra soumettre une demande à la juridiction étrangère compétente. Cette dernière demandera les informations nécessaires à la CNHB et la Chambre nationale s’adressera à son tour au PCC. Ainsi, la CNHB remplira le rôle de personne habilitée à recevoir l’information22.
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La CNHB continuera de promouvoir un accès plus large, sur la base des facteurs suivants23 : 1) 2)
l’huissier de justice doit avoir un accès direct au PCC de la BNB ; l’huissier de justice doit pouvoir demander aussi l’information dans le cadre d’une saisie-exécution.
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Loi du 18 juin 2018 portant dispositions diverses en matière de droit civil et des dispositions en vue de promouvoir des formes alternatives de résolution des litiges, M.B. 2 juillet 2018. Toute personne physique ou morale légalement autorisée à demander les informations contenues dans le PCC afin d’accomplir les missions d’intérêt général qui lui sont confiées par le législateur, après avoir obtenu l’avis de l’autorité de protection des données. Voyez aussi le projet de loi du 25 juin 2018 sur la simplification administrative et l’amélioration de la transparence dans le fonctionnement de l’huissier de justice (DOC 54 3199/001), qui est tombé après la chute du gouvernement à la fin 2018.
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Législation
Quoi de neuf ? L’année 2018 à vrai dire. Le torrent de lois parfumées1, savoureuses2 et autres a considérablement modifié le droit de la procédure civile, avec toutes les conséquences que cela engendre pour la pratique juridique. Vous trouverez ci-dessous des explications sur plusieurs faits intéressants parmi les nouveautés.
La loi Pot-Pourri VI3 prévoit un certain nombre de changements nécessaires des articles 1397 et 1495 du Code judiciaire. Désormais, l’exécution est non seulement suspendue par une opposition, mais aussi par l’appel interjeté par la partie défaillante. En outre, le délai pour former opposition ou appel suspend désormais également l’exécution pour la partie défaillante condamnée au paiement d’une somme d’argent à moins que la force exécutoire soit explicitement prévue.
Augmentation de la compétence générale du juge de paix et du taux du ressort Depuis le 1er septembre 2018, la compétence générale du juge de paix est passée de 2.500 EUR à 5.000 EUR.4 Cette augmentation entraîne directement une adaptation du taux du ressort. Alors que l’article 617 du Code judiciaire disposait auparavant qu’un jugement du juge de paix ou du tribunal de police concernant une demande qui n’excédait pas les 1.860 EUR était rendu en dernier ressort, cette limite est relevée à 2.000 EUR depuis le 1er septembre 2018.
Cfr. lois Pot-Pourri. La loi dite Waterzooi, à savoir la loi du 18 juin 2018 portant dispositions diverses en matière de droit civil et des dispositions en vue de promouvoir des formes alternatives de résolution des litiges, M.B., 2 juillet 2018. Loi du 25 mai 2018 visant à réduire et redistribuer la charge de travail au sein de l’ordre judiciaire, M.B., 30 mai 2018. Modification de l’article 590 du Code judiciaire, également par la loi dite Pot-Pourri VI.
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Exécution provisoire
Réforme des droits de mise au rôle Dans le nouveau régime relatif aux droits de mise au rôle, ni la valeur de la cause, ni le rôle auquel la cause est inscrite ne sont des facteurs déterminants5. Les droits de mise au rôle s’élèvent désormais à :
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50 euros dans les justices de paix et tribunaux de police ; 165 euros dans les tribunaux de première instance et les tribunaux de l’entreprise ; 400 euros dans les cours d’appel ; 650 euros à la Cour de Cassation.
Dans l’acte introductif d’instance, le demandeur doit désormais mentionner son numéro de registre national ou son numéro d’entreprise. Cela dans le but de faciliter l’éventuel recouvrement ultérieur des droits de mise au rôle. Lorsque l’appelant a été condamné en première instance au paiement des droits de mise au rôle en première instance et qu’il n’y procède pas dans les trois mois de l’acte d’appel, le jugement attaqué devient exécutoire par provision en ce qui concerne les droits de mise au rôle.
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Nouveau Code des Sociétés Le droit belge des sociétés et des associations a été profondément modifié. La Loi du 23 mars 20196 introduit un tout nouveau code des sociétés et des associations. La réforme se concentre autour de 3 piliers importants : 1. 2. 3.
la suppression de la distinction entre les sociétés civiles et les sociétés commerciales ; l’incorporation du droit des associations dans le Code des Sociétés ; la restriction du nombre de formes de sociétés (désormais, le Code ne compte plus que quatre formes de base : la société simple, la société coopérative, la société privée et la société anonyme).
Les sociétés et associations existantes ont jusqu’au 1er janvier 2024 pour mettre leurs statuts en conformité avec le nouveau Code. En ce qui concerne les nouvelles sociétés, la loi entre en vigueur à partir du 1er mai 2019 (les « anciennes » formes de société ne peuvent donc plus être constituées après le 1er mai 2019). Tout cela a aussi une influence sur les possibilités d’exécution vis-à-vis des associés. La responsabilité personnelle et solidaire des associés n’existe plus que dans le cas d’une société simple.
Extension de l’accès à la DIV Jusqu’il y a peu, les huissiers de justice disposaient uniquement d’un accès au répertoire de la DIV dans le cadre de leurs missions en matière de saisies conservatoires et de saisie-exécution sur des véhicules automoteurs et des remorques. Cette autorisation n’était toutefois plus adaptée au statut actuel de l’huissier de justice. Afin de pouvoir exercer pleinement cet ensemble plus large de tâches (notamment effectuer des constatations, mener des enquêtes de solvabilité, assurer le devoir d’information général concernant les risques d’insolvabilité), un accès plus étendu était nécessaire. 5 6
Loi du 14 octobre 2018 modifiant le Code des droits d’enregistrement, d’hypothèque et de greffe en vue de reformer les droits de greffe, M.B., 20 décembre 2018. Loi du 23 mars 2019 introduisant le Code des sociétés et des associations et portant des dispositions diverses, M.B., 4 avril 2019.
Depuis la modification de la loi du 19 mai 2010 portant création de la Banque-Carrefour des véhicules7, le législateur a donc prévu un accès plus étendu au répertoire de la DIV pour les huissiers de justice, plus précisément dans le cadre des missions légales visées aux articles 519, §1, 2° (exécution de constatations), 519, §2, 14° (enquêtes de solvabilité), et 519, §3 (devoir d’information) du Code judiciaire. De cette manière, l’huissier de justice concerné est en mesure de faire une évaluation plus rapide et plus précise de la solvabilité du débiteur, et de prendre par la suite les mesures adéquates (par exemple une suspension du dossier pour cause d’insolvabilité). Pour être clair : l’extension n’a pas pour but de modifier la manière dont les données sont actuellement obtenues, ni les garanties qui y sont liées. L’accès au répertoire de la DIV reste complètement sécurisé et crypté grâce à l’utilisation d’une plateforme électronique. Chaque utilisation individuelle de données peut donc toujours être contrôlée facilement et permet au conseiller à la sécurité de contrôler à tout moment la légitimité de tout acte.
Possibilité d’immobilisation de véhicule
Cela peut se faire au moment de la saisie ou à la signification d’un nouveau jour de vente. L’immobilisation ne peut être levée qu’après paiement complet des dettes et frais, après que les parties soient arrivées à un accord, ou bien après que le juge des saisies ait rendu une décision.
Registre UBO Depuis le 31 octobre 2018, toutes les sociétés, organisations à but non lucratif, fondations, trusts, fiduciaires et autres structures juridiques similaires sont obligés de communiquer des informations sur les propriétaires économiques9 au Ultimate Beneficial Owner Registre (registre UBO)10. Cela devait se faire pour le 31 mars 2019 au plus tard, via la plate-forme électronique MyMinFin11. Les termes et conditions du registre UBO sont déterminés par un arrêté royal du 30 juillet 2018. Le registre UBO doit permettre de lutter contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. Le registre doit également assurer une plus grande transparence sur les structures de propriété des entités susmentionnées.
Processus législatif en cours en 2018 (projet de loi adopté par la Chambre des représentants le 4 avril 2019). Processus législatif en cours en 2018, devenu loi en 2019 (loi du 5 mai 2019 portant dispositions diverses en matière d’information de la Justice, de modernisation du statut des juges consulaires et relativement à la banque des actes notariés, M.B., 19 juin 2019). Art. 4, 27° de la loi relative à la prévention du blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme et à la limitation de l’utilisation des espèces, M.B., 6 octobre 2017. Cette obligation découle de la loi anti-blanchiment, qui transpose la Directive 2015/849 en droit belge. Art. 3 et 4 de l’arrêté royal du 30 juillet 2018 relatif aux modalités de fonctionnement du registre UBO, M.B., 14 août 2018. Cette période a entretemps été prolongée jusqu’au 30 septembre 2019 (avec une politique de tolérance jusqu’en décembre 2019).
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Avec le nouvel article 1506/1 du Code judiciaire8, si parmi les biens saisis se trouve un véhicule automoteur qui concerne, en tout ou en partie, une infraction en matière de taxe de mise en circulation, de taxe de circulation, d’assurance véhicule automoteur obligatoire, ou de la circulation routière, celui-ci peut être immobilisé par l’huissier de justice.
Les droits d’accès à ce registre dépendent de l’objet de la recherche et du type d’entité recherchée (société, organisation à but non lucratif, trust ou fondation). Par exemple, un huissier de justice - tout comme chaque citoyen - peut effectuer une recherche dans le registre UBO, mais il ne peut le faire que sur la base du numéro TVA ou du nom de la société concernée (art. 6 juncto art. 9 §1 de l’arrêté royal portant modalités de fonctionnement du registre UBO). Une telle recherche n’est pas possible pour la recherche d’ASBL, de fondations, de trusts ou d’entités similaires. En outre, les informations obtenues sont incomplètes : elles fournissent des informations sur chaque bénéficiaire final de la société, notamment son nom, son mois et son année de naissance, son pays de résidence, sa nationalité, la date à laquelle il est devenu bénéficiaire final de la société concernée et des informations sur son statut et ses intérêts dans la société concernée. Un huissier de justice peut également procéder à une recherche spécifique en sa qualité de personne soumise à la loi anti-blanchiment. Il est possible d’effectuer des recherches par nom, mais la finalité doit être liée à cette fonction spécifique. Il n’est pas permis d’utiliser le registre à d’autres fins (comme une enquête de solvabilité).
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Les modalités exactes de ces recherches doivent encore être précisées dans des arrêtés d’exécution.
Groupes de travail Réforme du tarif Actuellement, le tarif prévu par l’AR du 30 novembre 1976 est trop complexe, inapproprié, obsolète, et insuffisamment transparent vis-à-vis du monde extérieur. Par ailleurs il ouvre la porte à de trop nombreux abus. En outre, sont apparus au fil des ans des devoirs non prévus dans le tarif et pour lesquels la Chambre nationale a élaboré un tarif para-professionnel qui gagnerait à être intégré dans le tarif légal. L’urgence d’une réforme du tarif est donc réelle. Raison pour laquelle un groupe de travail a été constitué dans le but d’arriver à un tarif simplifié et lisible qui répond à la réalité économique d’aujourd’hui et à l’absolue nécessité de maintenir une viabilité de toutes les études.
1.
Prévisibilité des coûts
De nos jours, nombreux sont les créanciers de petites créances qui renoncent au recouvrement (judiciaire) par peur de l’ampleur des coûts. Cela engendre une sorte de vide juridique, d’impunité qu’il faut absolument éviter. Le nouveau tarif devra permettre à ces créanciers d’avoir une idée claire des frais à prévoir.
2.
Transparence
Un tarif transparent doit permettre au débiteur de mieux comprendre les frais qui lui sont réclamés. Cela signifie également que le débiteur doit avoir la possibilité de vérifier très simplement la légitimité de ces frais.
3.
Lutte contre les abus
Afin de redorer l’image de l’huissier de justice, et pour que celui-ci soit toujours considéré comme un officier ministériel fiable et efficace, il faut tout mettre en œuvre pour lutter efficacement contre les frais excessifs et injustifiés, ainsi que contre le non-respect du tarif.
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Plus concrètement, le groupe de travail planche sur un projet visant à élaborer un nouveau tarif qui serait axé sur les points d’ancrage suivants :
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Nouveau code de déontologie Dans un contexte d’évolution constante, de nouveaux enjeux apparaissent pour la profession, lesquels exigent qu’elle soit capable de les relever, avec tout le professionnalisme et la rigueur que l’on peut raisonnablement attendre d’elle. Informatisation de la justice, no cure no pay, information du justiciable, publicité, médiation, marchés publics, etc. autant de thèmes dont les contours méritent d’être précisés. Étant donné que le processus de modernisation de la profession d’huissier de justice s’est indubitablement accéléré ces dernières années, il est apparu nécessaire que de nouvelles réflexions soient menées afin de traduire certains aspects déontologiques attachés aux nouvelles tâches de l’huissier de justice d’aujourd’hui dans une réglementation.
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RAPPORT ANNUEL CHAMBRE NATIONALE / QUID NOVI : LÉGISLATION & GROUPES DE TRAVAIL
Les discussions menées au sein du groupe de travail « déontologie » se poursuivent et ont ainsi pour principal objectif d’affiner autant que possible la version actuelle du code de conduite afin qu’elle puisse répondre aux besoins de la pratique contemporaine, le tout avec une axe essentiel et prioritaire : recentrer l’huissier de justice sur sa qualité première d’officier public ministériel.
Règlement concernant les formes de sociétés et les associations Depuis la réforme du statut des huissiers de justice en 2014, une chose est claire : le nombre d’entreprises et associations professionnelles constituées a augmenté en flèche. Cette tendance ne s’explique évidemment pas uniquement par la réforme du statut. Un certain nombre d’autres facteurs y ont également joué un rôle prépondérant : l’augmentation des obligations administratives, fiscales et comptables imposées aux huissiers de justice concernant la gestion de leurs études, la réforme du paysage judiciaire, la contraction du nombre des mandats reçus dans le études, mais aussi les investissements qui sont désormais nécessaires pour qu’une étude puisse répondre de manière adéquate aux besoins d’automatisation et au niveau de professionnalisme que le 21e siècle attend d’un « professionnel du monde juridique ». Même si cette hausse rapide reflète la capacité de la profession à s’adapter efficacement aux évolutions du contexte juridique, économique, social et fiscal, elle ne reste pas sans conséquences non plus. La réglementation interne en la matière a rapidement montré ses limites, et la majeure partie des règles existantes ne donne plus satisfaction. C’est la raison pour laquelle un groupe de travail, qui représente les différentes forces actives au sein de la profession, a été mis sur pied pour créer un cadre réglementaire élargi. L’objectif est d’aboutir à un règlement qui serait capable de mettre un peu d’ordre dans les structures et qui apporterait des réponses à l’éventail de questions qui se posent aujourd’hui, comme par exemple la portée de la notion d’« associé », les différentes formes d’association et de collaboration admises (et leurs modalités), les éventuelles possibilités d’apport en capital par des tiers, la taille maximale des structures professionnelles, l’autorisation ou non de groupements par-delà les frontières des arrondissements, la constitution d’entreprises de gestion immobilière, la constitution de sociétés interprofessionnelles, etc. Une telle réflexion va évidemment de pair avec de nombreuses questions et réponses de nature déontologique, qui devraient à leur tour intégrer le nouveau règlement.
9 LE BAROMÈTRE DE SOLVABILITÉ
LE BAROMÈTRE DE SOLVABILITÉ / RAPPORT ANNUEL CHAMBRE NATIONALE
P. 35
Nombre de débiteurs Dans le FCA, une personne est considérée comme débiteur à partir du moment où un ou plusieurs avis actifs sont inscrits à son nom dans le FCA. Il peut s’agir d’un avis de commandement de payer, de saisie, de délégation, de cession, de protêt ou de règlement collectif de dettes. Durant le quatrième trimestre 2018, la Belgique comptait 765.087 débiteurs dans le FCA. Parmi les entreprises, nous constatons que 129.199 entreprises ont des dettes ; parmi les indépendants, le nombre de débiteurs s’élève à 48.313.
P. 36
2018
48313
129199
765087
2017 indépendants
48516
768136
2015 2016 personnes physiques sociétés
127379
131015
51623
51067
131089
789204
802880 2014
49849
130456
RAPPORT ANNUEL CHAMBRE NATIONALE / LE BAROMÈTRE DE SOLVABILITÉ
816339
Nombre de débiteurs
Nombre de débiteurs par province en 2018 - personnes physiques Anvers
85727
Brabant flamand
50309
Brabant wallon
24782
Flandre Occidentale
51826
Flandre Orientale
72376
Hainaut
145692
Liège
109531
Limbourg
35167
Luxembourg
21230
Namur
43100
Region de Bruxelles-capitale
125347
Nombre de débiteurs par province en 2018 - sociétés Anver s
20890
Brabant flama nd
8669
Brabant wallon
5793
Fla ndre Occidenta le
9750
Fla ndre Orientale
12511 13395
Lièg e
10850
Limbourg Luxembourg Namur
6584 1966 4375
Reg ion de Bruxelles-ca pita le
34416
Nombre de débiteurs par province en 2018 - indépendants
Anver s
7000
Brabant flama nd Brabant wallon
3625 1265
Fla ndre Occidenta le
8655
Fla ndre Orientale
7346
Hainaut
5412
Lièg e
3845
Limbourg Luxembourg Namur
811 2009 5589
P. 37
Reg ion de Bruxelles-ca pita le
2756
LE BAROMÈTRE DE SOLVABILITÉ / RAPPORT ANNUEL CHAMBRE NATIONALE
Hainaut
Avis de commandement Lorsqu’un débiteur est condamné par le tribunal, ou par une autre instance compétente pour délivrer un titre exécutoire, au paiement d’une somme d’argent, l’huissier de justice peut venir chez lui pour lui signifier un commandement : soit sous la forme d’un commandement de payer en vue de procéder à une saisie mobilière, soit en vue de procéder à une saisie immobilière. En 2018, 476.451 avis de commandement ont été deposés au nom de personnes physiques. Pour les sociétes, il s’agit de 143.953 avis et de 57.211 avis pour les indépendants, soit un total de 351.841 avis.
P. 38
RAPPORT ANNUEL CHAMBRE NATIONALE / LE BAROMÈTRE DE SOLVABILITÉ
Nombre de nouveaux avis de commandement
485563
476451
130767
142789
143953
56983
58531
57417
57211
2015
2016
2017
2018
446885
438324
143428
136309
57206
2014
personnes physiques
466097
sociétés
indépendants
2014
2015
2016
2017
de
Br ux
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Re gi on de Br ux
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Li m bo
2017
xe m bo
2017
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2016
Li èg e
ai na ut 2016
Li m bo
H
2015
Li èg e
ai na ut
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H
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2014
Lu
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cc id en ta le
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An ve rs
fla m an Br d ab an t Fl w an al lo dr n e O cc id en Fl ta an le dr e O rie nt al e
Br ab an t
2014
45000 40000 35000 30000 25000 20000 15000 10000 5000 0
2018
Nombre de nouveaux avis de commandement - indépendants
14000
12000 10000 8000
6000 4000
2000 0
LE BAROMÈTRE DE SOLVABILITÉ / RAPPORT ANNUEL CHAMBRE NATIONALE
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An Br ve ab rs an tf la m an Br d ab an tw Fl an al dr lo n e O cc id en Fl ta an le dr e O rie nt al e
Nombre de nouveaux avis de commandement - personnes physiques
120000
100000
80000
60000
40000
20000
0
2018
Nombre de nouveaux avis de commandement - sociétés
2018
P. 39
Avis de saisie exécutoire Lorsqu’un débiteur ne donne pas suite à un commandement qui lui a été signifié, l’huissier de justice peut procéder à une saisie exécutoire. À cet effet, l’huissier de justice établit un inventaire des biens mobiliers du débiteur (par ex. les meubles). Ces biens peuvent alors être vendus pour apurer les dettes. L’huissier de justice peut également saisir les biens immobiliers (par ex. la maison) du débiteur. La saisie est ensuite publiée sous forme d’un avis de saisie exécutoire dans le FCA. Le nombre d’avis déposés ne correspond pas nécessairement à une vente effective des biens. Lorsque le débiteur a payé sa dette, la vente est annulée. En 2018, 249.351 avis de saisie exécutoire ont été deposés au nom de personnes physiques. Pour les sociétes, il s’agit de 71.618 avis et de 30.872 avis pour les indépendants.
P. 40
RAPPORT ANNUEL CHAMBRE NATIONALE / LE BAROMÈTRE DE SOLVABILITÉ
Nombre de nouveaux avis de saisie exécutoire
249351
239293
240244
67583
71764
72764
71618
28534
28915
29484
33128
30872
2014
2015
2016
2017
2018
233052
229351
68782
personnes physiques
sociétés
indépendants
de
al lo n
2014
2015
Br ux
2016
2017
2018
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2017
Re gi on de Br ux
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2017
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Lu
2016
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2015
Li èg e
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2016
Li m bo
al lo n
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2015
Li èg e
ai na ut
2014
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Fl an dr e
An ve rs fla m an
Br ab an t
Br ab an t
2014
5000
0
2018
Nombre de nouveaux avis de saisie exécutoire - indépendants
7000 6000 5000
4000 3000
2000 1000 0
LE BAROMÈTRE DE SOLVABILITÉ / RAPPORT ANNUEL CHAMBRE NATIONALE
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Fl an dr e
An ve rs fla m an
Br ab an t
Br ab an t
Nombre de nouveaux avis de saisie exécutoire - personnes physiques
50000 45000 40000 35000 30000 25000 20000 15000 10000 5000 0
2018
Nombre de nouveaux avis de saisie exécutoire - sociétés
25000
20000
15000
10000
P. 41
Avis de saisie-arrêt Ce type de saisie est réalisée directement auprès d’un tiers qui est redevable d’une somme d’argent au bénéfice du débiteur. Il peut s’agir de l’employeur (la quotité saisissable des revenus*), de l’office national des vacances annuelles (le pécule de vacances), de la banque (l’argent sur un compte bancaire), d’un locataire ou des organismes gouvernementaux (pensions, allocations de chômage). Aussi bien les huissiers de justice que le SPF Finances peuvent procéder à une saisie-arrêt. Le SPF Finances dispose de cette possibilité lorsque les contributions directes ou la tva dues n’ont pas été payées. * Pour les contributions alimentaires impayées, la totalité des revenus peut être saisie.
En 2018, 25.133 avis de saisie-arrêt ont été deposés pas des huissiers de justice dans le FCA. Le SPF Finances a déposé 208.479 avis de saisie-arrêt concernant les impôts directs et 2.172 avis de saisie-arrêt concernant la TVA redevable.
P. 42
2014
2015 Huissi ers de justice
2016 SPF Finances (i mpôts directs)
2017
208479 2172
25133
1995
21666
2443
198209
201178 17603
2729
17294
1175
187558
192991 17884
RAPPORT ANNUEL CHAMBRE NATIONALE / LE BAROMÈTRE DE SOLVABILITÉ
Nombre de nouveaux avis de saisie-arrêt
2018
SPF Finances (TVA)
Nombre de nouveaux avis de saisie-arrêt des huissiers de justice en 2018 par province Anver s
3408
Brabant flama nd Brabant wallon
2764 620
Fla ndre Occidenta le
1858
Fla ndre Orientale
2423
Hainaut
2365
Lièg e
2704
Limbourg Luxembourg Namur
929 326 772
Reg ion de Bruxelles-ca pita le
6964
Nombre de nouveaux avis de saisie-arrêt du SPF Finances (impôts directs) en 2018 par province Anver s
17156
Brabant flama nd Brabant wallon
13491 6952
Fla ndre Occidenta le
9599 12749
Hainaut
45042
Lièg e Limbourg Luxembourg
24457 6696 4349
Namur
14627
Reg ion de Bruxelles-ca pita le
53361
Nombre de nouveaux avis de saisie-arrêt du SPF Finances (tva) en 2018 par province Anver s
203
Brabant flama nd
217
Brabant wallon Fla ndre Occidenta le Fla ndre Orientale
139 60 96
Hainaut
302
Lièg e Limbourg Luxembourg
477 92 138
Namur Reg ion de Bruxelles-ca pita le
LE BAROMÈTRE DE SOLVABILITÉ / RAPPORT ANNUEL CHAMBRE NATIONALE
Fla ndre Orientale
314 134
P. 43
Règlements collectifs de dettes Le tribunal du travail peut autoriser le débiteur (non-commerçant), ayant des dettes structurelles, à faire appel à la procédure de règlement collectif de dettes. Un médiateur de dettes veillera alors, pendant une période moyenne de 7 années, à l’apurement des dettes. Les revenus du débiteur seront directement versés au médiateur de dettes et l’intéressé recevra de ce dernier un revenu d’intégration sociale pour subvenir à ses besoins quotidiens. Un dossier peut être clôturé avec succès quand le débiteur a bien respecté le règlement convenu, les éventuelles dettes encore non soldées sont alors réputées acquittées. Le débiteur reçoit ainsi l’opportunité de recommencer à zéro. En 2018, les tribunaux du travail ont autorisé 12.493 nouveaux règlements collectifs de dettes.
Nombre de nouveaux règlements collectifs de dettes
22012
P. 44
2014
2015
14973
14193
2016
2017
12493
2018
Nombre de nouveaux règlements collectifs de dettes en 2018 par province
2011
1991
1983
1579 1149
972
917
e ll es -c
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Na mu r Re g io nd
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219
Fla nd re O
Br ab an t
fla ma n
Br ab an t
674
581
417
An ve rs
RAPPORT ANNUEL CHAMBRE NATIONALE / LE BAROMÈTRE DE SOLVABILITÉ
15832
Avis de délégation En cas de délégation de salaire*, le juge de paix donne l’autorisation à une personne qui a droit à une contribution alimentaire de percevoir directement le salaire (ou une partie de celui-ci) auprès de l’employeur de son (ex-) conjoint(e). * La délégation de salaire n’est qu’une des procédures qui peut être appliquée pour récupérer des contributions alimentaires dues et arriérées.
En 2018, 310 nouveaux avis de délégation ont été déposés dans le FCA.
Nombre de nouveaux avis de délégation
573 459
2014
414
2015
2016
336
310
2017
2018
Re g io nd
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Bra ba nt
An ver s
LE BAROMÈTRE DE SOLVABILITÉ / RAPPORT ANNUEL CHAMBRE NATIONALE
Nombre de nouveaux avis de délégation en 2018 par province
P. 45
Avis de cession Lors d’une cession, deux parties conviennent que les revenus financiers du débiteur serviront à apurer une dette impayée. La forme de cession la plus connue est la cession de salaire, utilisée par exemple pour un prêt. Le débiteur donne ainsi, au moyen d’un acte, son autorisation au créancier de percevoir son salaire en cas de défaut de paiement. La cession de salaire est également utilisée pour l’apurement de dettes de crédit, par exemple par des magasins qui vendent des produits par mensualités (comme des téléphones portables, des voitures, des appareils électriques, des télévisions, etc.). En 2018, 144.294 nouveaux avis de cession ont été déposés dans le FCA.
Nombre de nouveaux avis de cession
P. 46
150224
146671
141455
144294
2015
2016
2017
2018
2014
18827
17528
8131
8540
el les -c
ap ita le
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3620
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Oc cid
all on Fla nd re
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Br ab an t
fla m an
An ve rs
4170
9625
11908
15952
18262
27731
Nombre de nouveaux avis de cession en 2018 par province
Br ab an t
RAPPORT ANNUEL CHAMBRE NATIONALE / LE BAROMÈTRE DE SOLVABILITÉ
180143
10
LES HUISSIERS DE JUSTICE EN QUELQUES CHIFFRES
LES HUISSIERS DE JUSTICE EN QUELQUES CHIFFRES / RAPPORT ANNUEL CHAMBRE NATIONALE
P. 47
LE PROFIL DE LA PROFESSION
L’huissier de justice en tant qu’employeur
P. 48
RAPPORT ANNUEL CHAMBRE NATIONALE / LES HUISSIERS DE JUSTICE EN QUELQUES CHIFFRES
Taille d’étude d’huissier de justice (en nombre d’employés)
Nombre d’études
Nombre total d’employés
1 -4
131
269
5-9
81
521
10-19
43
559
20-49
23
639
50-99
2
141
100-199
2
234
639 559
521
269 131
1-4
234 81
5-9
141 43 10-19 nom br e d'études
23 20-49 nom br e d'employés
2 50-99
2 100-199
Nombre d’huissiers, de candidats-huissiers de stagiaires en Belgique
531
517
366
335
559
556
546
536
547
563
345
344
351
363
360
348
260
251
265
259
264
2014
2015
2016
2017
2018
215 168
134
2011
2012
2013
hui ssiers de justi ce
candida ts-huissiers de justi ce
stagiai res-huissiers de j ustice
322
321
308
325
301
308
2011
2012
2013
2014
2015
2016
281
260
2017
2018
Quelques chiffres clés de 2018
Nominations
9 femmes (5 FR, 4 NL) 14 hommes (8 FR, 6 NL)
Décès
11
Nombre de nouveaux candidats-huissiers de justice
11 femmes (6 FR, 5 NL) 9 hommes (4 FR, 5 NL)
Nombre de nouveaux stagiaires-huissiers de justice
20 femmes (5 FR, 15 NL) 14 hommes (4 FR, 10 NL)
LES HUISSIERS DE JUSTICE EN QUELQUES CHIFFRES / RAPPORT ANNUEL CHAMBRE NATIONALE
Nombre d’études en Belgique
P. 49
Rapport hommes/femmes au sein de la profession
96
467
156
RAPPORT ANNUEL CHAMBRE NATIONALE / LES HUISSIERS DE JUSTICE EN QUELQUES CHIFFRES
Légende des couleurs = huissiers de justice
192
149
= candidats-huissiers de justice
= stagiaires-huissiers de justice
Régime linguistique au niveau national
NL
FR
NL
FR
NL
FR
337
226
215
133
153
111
Légende des couleurs = huissiers de justice
= candidats-huissiers de justice
= stagiaires-huissiers de justice
Moyenne d’âges
214 191 158
146
hui ssiers de justi ce 107
104
candidats-huissiers de justi ce 79
70
stagiai res-huissiers de j ustice
49 27 0
P. 50
115
20-29 ans
9 30-39 ans
8 40-49 ans
1 50-59 ans
9
2
60-69 ans
1 0 ≥ 70 ans
Nombre par arrondissement judiciaire
100 57 48 31 FLANDRE OCCIDENTALE
FLANDRE ORIENTALE
95 53
63 47 BRUXELLES
15 16
ANVERS 36 21
22 12
LIMBOURG
LOUVAIN BRABANT WALLON
67 21
70 58
LIÈGE
Légende des couleurs = huissiers de justice = candidats-huissier de justice
28 20
2 6
NAMUR
EUPEN
17 6 LUXEMBOURG
Arrondissement judiciaire
Nombre d’habitants (2018)
Nombre d’huissiers de justice
Nombre de candidats-hdj
Anvers
1.847.486
100
57
Brabant-Wallon
401.106
15
16
Bruxelles
1.830.860
95
53
Eupen
76.920
2
6
Flandre occidentale
1.191.059
48
31
1.505.053
63
47
1.341.645
70
58
Liège
1.014.969
67
21
Limbourg
870.880
36
21
Louvain
506.355
22
12
Luxembourg
283.227
17
6
Namur
493.073
28
20
P. 51
Flandre orientale Hainaut
LES HUISSIERS DE JUSTICE EN QUELQUES CHIFFRES / RAPPORT ANNUEL CHAMBRE NATIONALE
HAINAUT
LE BAROMÈTRE ÉCONOMIQUE & SOCIAL
Chiffre de population - risque de pauvreté Chiffres de Statbel
La privation matérielle en 2018
Total
P. 52
RAPPORT ANNUEL CHAMBRE NATIONALE / LES HUISSIERS DE JUSTICE EN QUELQUES CHIFFRES
Pourcentage de personnes dans un ménage qui ne peut pas se permettre financièrement de :
Payer des factures à temps (loyer, eau, électricité, etc.) S’offrir chaque année une semaine de vacances hors de son domicile S’offrir un repas composé de viande, de poulet, de poisson ou un équivalent végétarien tous les deux jours au moins Faire face à une dépense imprévue
6,20 % 23,20 % 5,20 % 24,10 %
Posséder un téléphone
0,20 %
Posséder une télévision en couleur
0,70 %
Posséder un lave-linge
1,10 %
Posséder une voiture personnelle
5,80 %
Chauffer convenablement son domicile
5,20 %
% de personnes privées d’au moins 4 des 9 éléments précédents et donc « en situation de privation matérielle sévère »
4,90 %
Il existe un déséquilibre manifeste entre les différents éléments qui composent la privation matérielle. L’achat d’un téléviseur ou d’un téléphone ne pose guère de problème, mais faire une dépense imprévue (de 1.100 euros) constitue un problème majeur pour 24 % de la population. De même, près d’un quart de la population ne peut, pour des raisons financières, prendre une semaine de vacances par an. Certains frais mensuels tels que le loyer et les factures d’énergie constituent également un problème pour 6 % de la population. En outre, 6 % des Belges rencontrent des problèmes pour acheter une voiture et 5 % pour consommer de manière régulière de la viande, du poulet, du poisson ou une alternative végétarienne.
Personnes à risque de pauvreté monétaire ou matérielle en 2018 Total en Belgique
Pauvreté Privation matérielle grave (%) monétaire (%) 16,40 %
4,90 %
0-17 ans
20,60 %
7,00 %
18-64 ans
14,90 %
5,20 %
65 ans et plus
16,70 %
1,70 %
5,20 %
1,60 %
Chômeurs
49,40 %
17,50 %
Retraités
14,30 %
1,70 %
Autres inactifs
34,40 %
11,90 %
Hommes
15,60 %
4,50 %
Femmes
17,20 %
5,30 %
23,80 %
9,20 %
8,90 %
3,50 %
15,70 %
0,60 %
4,50 %
1,50 %
Parent isolé avec 1 ou plusieurs enfant(s)
41,30 %
16,80 %
2 adultes avec 1 enfant
12,00 %
2,50 %
2 adultes avec 2 enfants
9,80 %
3,40 %
2 adultes avec 3 enfants ou plus
25,00 %
5,50 %
Autre ménage avec un ou plusieurs enfant(s)
13,90 %
5,80 %
Âge
Statut activité principale
Sexe
Type de ménage 1 personne 2 adultes < 65 ans sans enfants 2 adultes dont au moins 1 > 65 ans, sans enfants Autre ménage sans enfants
LES HUISSIERS DE JUSTICE EN QUELQUES CHIFFRES / RAPPORT ANNUEL CHAMBRE NATIONALE
Actifs - occupés
P. 53
Droits d’enregistrement
12993450
12884750
14829175
22185500
23314283,76
21931179,65
19497834,79
17729883,27
RAPPORT ANNUEL CHAMBRE NATIONALE / LES HUISSIERS DE JUSTICE EN QUELQUES CHIFFRES
Chiffres du SPF FInances - documentation patrimoniale
2011
2012
2013
2014
2015
2016
2017
2018
Article 11 du Code des droits d’enregistrement, d’hypothèque et de greffe (augmentation de 25 € à 50 € à partir du 01/07/2013)
Droits d’écriture Chiffres du SPF FInances - documentation patrimoniale
239067,5
77522
P. 54
2011
84116
2012
79865
2013
69359
2014
2015
Articles 6 (50 €) & 7 (7,50 €) du Code des droits et taxes divers
61372
62070
2016
2017
50703,5
2018
430812000
445680000
449560000
457375000
2014
2015
2016
541713720 382421000
2013
465994630
LES HUISSIERS DE JUSTICE EN QUELQUES CHIFFRES / RAPPORT ANNUEL CHAMBRE NATIONALE
2012
2018
2011
2017 387724000
Amendes pénales
Chiffres du SPF FInances
P. 55
Nombre d’actes inscrits au répertoire des huissiers de justice en 2018 Chiffres du SPF FInances - documentation patrimoniale
Anvers
261686
Brabant wallon
58817
Bruxelles Eupen
334717 6549
Flandre Occidentale
176821
Flandre Orientale
198520
RAPPORT ANNUEL CHAMBRE NATIONALE / LES HUISSIERS DE JUSTICE EN QUELQUES CHIFFRES
Hainaut
271708
Liège
188664
Limbourg
133153
Louvain Luxembourg Namur
63612 32943 76958
Nombre total d’actes en 2018 : 1.804.148 1064422 955934
885319
661352
636837
622030
428085
391082
414195
2015
2016
2017
P. 56
Flandre
Wallonie
833792 635639
334717
2018 Bruxelles
Impôts directs & TVA Année
ID
TVA
Total
2011
163.062.165,00 €
167.350.001,00 €
330.412.166,00 €
2012
149.971.916,96 €
101.239.569,09 €
251.211.485,90 €
2013
163.664.390,74 €
185.203.518,99 €
348.867.909,73 €
2014
167.464.362,00 €
196.106.161,00 €
363.570.523,00 €
2015
132.128.710,00 €
179.182.208,00 €
311.310.918,00 €
2016
129.443.163,00 €
113.819.505,17 €
243.262.668,17 €
2017
137.140.225,00 €
117.002.540,00 €
254.142.765,00 €
2018
159.502.160,00 €
105.128.037,00 €
264.630.197,00 €
Nombre d’actes concernant les impôts directs et la TVA
258264 216499
220003 184503
53074
2012
73169 33859
2013
184383
57802
171755
161942
56015
53164
2017
2018
26996
2014
2015
nombre d'actes concernant l es impôts directs
2016
LES HUISSIERS DE JUSTICE EN QUELQUES CHIFFRES / RAPPORT ANNUEL CHAMBRE NATIONALE
Ces totaux reprennent uniquement les paiements effectués par les contribuables entre les mains de l’huissier de justice qui les a ensuite transmis à l’Administration et qui sont enregistrés dans leur système IC/PC (système de paiement informatique).
nombres d'actes concernant la TVA P. 57
Nombre de protêts*
3954
2012
4006
3545
2013
3619
2014
3339
2015
2016
3023
2017
2702
2018
* Un acte de protêt est un acte authentique dressé par un huissier de justice, constatant le nonpaiement d’une lettre de change. Si le débiteur ne paie pas à temps, le protêt est publié auprès du greffe du tribunal de commerce.
Nombre d’entreprises débutantes
70501
93531
83051
93924
95852
96536
Chiffres de Statbel
73995 P. 58
RAPPORT ANNUEL CHAMBRE NATIONALE / LES HUISSIERS DE JUSTICE EN QUELQUES CHIFFRES
2011
3601
2012
2013
2014
2015
2016
2017
2018
Nombe de faillites par région Chiffres de Statbel
5742
5356 4918
2737
2968
4769
3346
2968
3248
4760
2851 2456
2348 1915
2011
2652
2263
2012
2013 Flandre
2203
2142
2014
2015
Region de Bruxelles-capitale
4688
4415
2641
3033
2639
2430
1954
2016
2017
2018
Wallonie
Nombe de faillites en Belgique
10224
10587
11740
10736
9762
9170
9968
9878
2010
2011
2012
2013
2014
2015
2016
2017
2018
P. 59
9570
Chiffres de Statbel
LES HUISSIERS DE JUSTICE EN QUELQUES CHIFFRES / RAPPORT ANNUEL CHAMBRE NATIONALE
2010
5285
4908
LE RCCI
P. 60
RAPPORT ANNUEL CHAMBRE NATIONALE / LES HUISSIERS DE JUSTICE EN QUELQUES CHIFFRES
Vous trouverez ci-dessous une mise à jour des chiffres et statistiques concernant le recouvrement des créances incontestées. Vous constaterez que les gains d’efficacité, escomptés pour le recouvrement des créances et l’allègement du nombre de dossiers auprès des tribunaux de l’entreprise qui ne font pas partie de leurs tâches principales, sont atteints. En 2018 28.181 dossiers ont été créés dans le Registre Central de Créances Incontestées (RCCI). La procédure administrative semble également n’être utilisée que pour les créances auxquelles elle était destinée : les dettes incontestées. Dans seulement 342 des 28.181 cas, soit 1,2 % du total, la procédure prend fin parce qu’une contestation a été enregistrée. Il s’agit d’un nombre négligeable. Dans 43 % des dossiers, une solution (paiement intégral ou plan d’apurement) est trouvée dans les quelques semaines qui suivent l’envoi de la mission à l’huissier de justice : 14 % au plus tard le jour de la signification de la sommation de payer et 29 % dans les jours et semaines qui suivent la signification. Cela illustre la plus-value du passage sur place de l’huissier de justice, qui informe le débiteur et, plus généralement, cherche toujours à trouver une solution amiable, étant au service de l’intérêt général et non des intérêts personnels. Si le débiteur ne réagit pas, un procès-verbal de non contestation peut être établi. Pour la période indiquée, cela a été fait 15.844 fois. Sur les 28.181 dossiers, cela ne représente donc que 56 %. Rappelons en outre que les frais inhérents à l’établissement de ce titre exécutoire sont fortement limités (pas de droits d’enregistrement, pas d’indemnité de procédure, etc.). En résumé, grâce à l’intervention précoce et active de l’huissier de justice, un accord entre parties est trouvé dans près d’un dossier sur deux, bien avant la phase exécutoire, soit dans les six semaines. Cela signifie, pour les entreprises créancières, un afflux rapide de liquidités, et pour les entreprises débitrices, une économie substantielle de procédure et de frais supplémentaires inutiles (qu’ils soient inhérents à la procédure judiciaire classique ou à une exécution du P-.V. de non contestation).
Nombre de dossiers ouverts en 2018
2612
3702
21867 Bruxelles
Flandre
Wallonie
Règlement des dossiers en 2018
3821
LES HUISSIERS DE JUSTICE EN QUELQUES CHIFFRES / RAPPORT ANNUEL CHAMBRE NATIONALE
342 409
15802 7807
Réglés jusqu'à la sommation de payer incl use
Contestations
Plan de paiement
Réglés après si gni ficati on de la sommation de payer
Titre exécutoire
Vitesse à laquelle un dossier est réglé à partir de son ouverture 0,25
0,2
0,15
0,1
0,05
0
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
13
14
15
16
17
18
19
20
21+
P. 61
Semaine