S4RA2020 : Relever et révéler la singularité du paysage Frédéric Chastanier, Joseph Altuna, Fabrice Drain, Denis Couchaux
Le Trouble de l’Echelle
L’échelle est indispensable pour reconnaître les choses, les situer dans un contexte, les attacher à une ambiance. En regardant de plus près certains éléments du port et de la ville de Dieppe nous avons découvert un monde, un peu flou, où formes et textures se côtoient et se disputent. Dans ce monde démuni de tout repère, l’observateur se laisse emporter par ses pensées, libre d’imaginer son propre univers. Ce nouveau regard permet alors d’apercevoir des similitudes entre éléments pourtant bien distincts. Si la répétition d’un motif, comme la répétition d’un module en architecture, trompe aisément, c’est en ajustant l’image et sa verticalité qu’il est réellement possible de ressentir la hauteur d’un immeuble et le vertige qui l’accompagne. Ici nous jouons avec les échelles, la verticalité, les couleurs dans le but de tromper l’observateur...
Les plus simples objets renferment souvent une réalité plus vraie que celle que l’on côtoie chaque jour, et cachent un ressenti, un frisson, une inspiration.
Photographie d’un immeuble en Chine
Grégoire Boesch
Photo aérienne du Grand Canyon
Grégoire Boesch
Daniel Lemaire, Photographies du dĂŠtail, 2014
Dana Stratou, Landart, Desert Breath, 1997
Grégoire Boesch
Constance BĂŠnard
Constance BĂŠnard
Daniel Lemaire, Photographies du détail 2014
t-il pas, à s’y n paysage vue de s) ? Tous ces caur nous faire voir s jamais attenui jalonnent les trielles comme on de l’eau et x terrestres), tééel est plus « maoit…
Grégoire Boesch
maire, 2014, Photographies du détail
Iolé Craveia
es algues, la nat nos matériaux. gnature du mat les matières qui . paraissent soutant ils tévitalité qui règne mer, celle que la onstructions. nterrogeons les
é et microsco-
Le quadrillage incessant incessant et et oxydé semble semble refléter, refléter à s’y méprendre, les strates strates d’une architecture architecture de Babel, une architecture dont la fin est Cette trame bel, une architecture dont la fin est le le Ciel. ciel. Cette trame géométrique rendrait presque le matériau géométrique rendrait presque le matériaux abstrait. abstrait.
La rouille rouillecomme commeune une aérienne canyon évovuevue aérienne d’und’un canyon évoquant quant un monde aride, si lointain qu’il en devient un monde aride,si lointain qu’il en devient preque inaccespresque inaccessible. sible
Tout droit droitsortie sortie d’une BDSchuiten, de Schuiten, est d’une BD de la jetéelaestjetée une maune à s’extrairemaisaussi caschinemachine à voyager,àà s’voyager, extraire mais aussi à casser, broyerà les ser, les flots qui viennent Elle est flots broyer qui viennent la chahuter. Elle estlale chahuter. bras armé d’une le armé d’une citédequi remercie mais la mer sa précitébras qui remercie la mer sa présence, quide a toujours sence, mais qui a toujours dû la dompter ou l’apprivoidu la dompter ou, en tous cas, l’apprivoiser. La structure ser. La structure respire par ses spores mécaniques et respire par ses spores mécaniques et nous rejette les vibranous rejette les vibrations et les bruits de son combat.
tions et les bruits de son combat
Comme d’unemoisonneuse moissonneuse dans Commelesleslignes lignes droites droites d’une dans un un champ dede mousse, la la pierre sese voit divisée enen strilles parfaichamp mousse, pierre voie divisée strilles tement parallèles : l’Homme laisse laest trace depar sonla. passage parfaitement parrallèles: l’Homme passé sur la Terre.
Poutres neforment formentqu’un qu’un depuis décénPoutresetet rivets rivets ne depuis des des décennies nies et semblent tranquilles. Et pourtant, c’est un et semblent bien bien tranquille. Et pourtant, c’est un long long combat acharné mais silencieux qui se joue combat acharné mais silencieux qui se joue sous nos sous nos yeux contre les éléments déchainés de la nature. yeux contre les élements déchainés de la nature.
Ces enmouvements mouvement d’un d’unbleu bleu argenté viennent Cesreflets reflet en argenté viennent rythmer la côte paisible. L’eau s’infiltre alors au plus rythmer la côte paisible, l’eau s’infiltre au plus profondprofond terres et révèle les strates successives qui ont des des terres et révele les strates succesives qui ont accomaccompagné la croissance de Dieppe dans son tourment. pagnés la croissance de Dieppe.
L’Illusion des Sens
L’eau est comme un miroir naturel qui reflète une étrange image du monde que nous connaissons. Les formes sont allongées, à la renverse et d’un aspect presque surréaliste. Elles se troublent par le mouvement des vagues comme pour nous inviter dans une autre dimension. Ce spectacle sous nos yeux est caractérisé par la verticalité et la symétrie qu’engendre le reflet, semblant étirer l’image. Mais les illusions ne s’arrêtent pas là : aux abords de la falaise, ciel et mer semblent se confondre, emportant l’observateur dans la danse et le tumulte des nuages avec le brouillard. L’illusion que nous voulions retranscrire insiste sur l’importance de l’eau dans une ville qui en est traversée de part et d’autres et qui témoigne d’un mariage, parfois même d’une lutte entre l’activité humaine et les bras de la mer qui viennent embrasser la terre. Cette omniprésence de l’eau joue avec nos sens, les interrogent et le fait même qu’elle soit indomptable et si inhospitalière fait d’elle le tremplin de nos rêves.
Portail vers l’imaginaire et réalité augmentée, le reflet des choses est voyage comme un souvenir projeté.
Romane Clerc
Grégoire Boesch
Gauthier Cervera
Constance Bénard
Romane Clerc
Le refletLeperm re si d’instaurer si d’in taine vertical taine exemple exem ici piliers qui piliers so l’eau dansl’eau le po d
D « Arguments «A Expos Bor
« To Breath «
Expos M
l Buren Daniel Buren piques »topiques » uments nExposition in situ in situ ux,Bordeaux, 1991 1991
imsooja Kimsooja Mirror a Mirror Breatheoman » Woman » nExposition in situ in situ d, 2006 Madrid, 2006
Daniel Buren « Arguments topiques » Exposition in situ Bordeaux, 1991
auspermet auseurer cer- une cerPar rticalité. Par c icilesavec les nt ui de sortent de s le port.
Gustave Caillebotte « Le pont d’Argen- teuil » 1885
Tom Roberts « Winter Morning after Rain, Gardiner’s Creek » 1885
stave Caillebotte aillebotte e pont d’Argend’Argenteuil » teuil » nture impres-impressionniste sionniste 1885 1885
Eugène Boudin, «Le Port de Dieppe», 1888
Tom Roberts m Roberts Winter Morning Morning er Rain, Gardi, Gardiner’s»Creek » s Creek PeinturePeinture impressionniste sionniste 1885 1885
eEugène Boudin Boudin eDieppe» port de Dieppe» PeinturePeinture impressionniste sionniste 1888 1888
Gauthier Cervera
Gauthier Cervera
Romane Clerc
Gauthier Cervera
Grégoire Boesch
Gauthier Cervera Claude Monet, « Effet de brouillard près de Dieppe »
Claude Mo « Effet de b
Kathy Brénot
Meret le et ciel le superposés Ciel, superposés, s’embrassaient dans La mer s’embrassaient dans un calme un calme jusqu’à ce comme que la une falaise, comme plat jusqu’a plat ce que la falaise, troisième per-troisième personne, vienne glisser sonne vienne se glisser entreseleurs bras. entre leurs bras.
L’eau posée et et al’image absorbé L’eau s’es’est st posée sursur le solleetsol a absorbé de l’image ce bâti- de ce bâtiment pour le retourner. La reflet des choses ment pour le retourner. Le reflet des choses nous trompe, nous trompe, nous suggère peut cachée, être une dimennous suggère peut être une dimension il rend la sion cachée, il rend la ville vivante, changeante. ville vivante, changeante.
Un bateau bateauvogue voguesur surune une étendue d’eau teintée par les étendue d’eau teintée par les nuances d’un port charrié et oxydé. Cette mer d’huile nuances d’un port charrier et oxydé... Cette mer d’huile qui qui se jette dans dansleleport portoffre offreun unmiroir mirroir la ville pour se jette à laà ville pour qu’equ’elle lle se se regarde autrement. Le bateau révèle la surface de en l’eau regarde autrement. Le bateau révèle la surface de l’eau en semblant la fôler, comme une cohésion, une réconcisemblant la frôler, comme une cohésion, une réconcilialiation entre l’homme et son eau, celle qu’il a canalisée.
tion entre l’homme et son eau, celle qu’il a canalisée.
Un enmiroir mirroir : Ciel Unaplat aplatde decouleurs couleurs compressées compréssés en : mer et et cielMer ne s’unissent en entraînant l’observateur dans un tourment font plus qu’un. à se perdre.
L’eau la jetée jetéetout toutd’abord d’abord séparés forment danse L’eau et la séparés forment uneune danse progressive lesgalets galets pour s’entremêler progressive avec avec les pour finirfinir par s’par entremêler jusqu’à se fondre avec l’horizon. jusqu’a se fondre avec l’horizon.
Une tempête, tempête,un unbrouillard, brouillard,ununvent vent marrin, Une marin, telstels sontsont les les conditions que les marins pouvaient subir en voyant cette conditions que les marins pouvaient subir en voyant cette ombre noir noire à l’horizon, synonyme de Terre d’espoir. ombre à l’horizon, synonyme de terre et d’eet spoir.
La Superposition
Comme des lignes révélatrices, ce chapitre de voyage démontre un conflit des couleurs et des défis entre les matières. Faisons une escale entre Terre, Mer et Ciel et perdons nous dans cette continuité troublante. On se focalisera alors mieux sur les nuances, les liaisons, et la matérialité plutôt que sur un effet, une ambiance immersive liée à l’effet de perspective. Ce cadrage nous immerge dans une stratification étrange, comme si les éléments du sol et du ciel étaient capturés en échantillons pour être analysés.
Les strates se rejoignent et s’additionnent comme le ciel et la Terre en témoignent. Comme un millénaire de géologie capturé, dans lequel les éléments semblent se marrier ou s’affronter.
Grégoire Boesch
La superposition
Naomi Bautista
Naomi Bautista
La suppression de la perspective grâcede la p La suppression point de vue adopt au point de vue adoptéaupar l’observateur. teur. Ici le paysage semble Ici êtrele lapaysage stratifi-semble de diffédifférentes cation de différentes cation couches, rentsetapplats rents applats de couleurs texturesde coul distinctes. distinctes. Il n’y plus de prem Il n’y a plus de premier ou ad’arrière plan, il n’y a plus d’éc plan, il n’y a plus d’échelle. L’Horizontalité L’Horizontalité est accentuée par le est ac choix du format en po
Naomi Bautista
Naomi Bautista
Michael Murphy, ÂŤ More than meets the Eyes Âť
n Grégoire Boesch
Grégoire Boesch
Mark Rothko, White Center (Yellow, Pink and Lavender on Rose)
Mark Rothko, White Center (Yellow, Pink, Lavender on Rose) (Yellow, Pink, Lavender on Rose) Rose)
Mark Rothko, White Mark Rothko, White Center (Yellow, Pink Mark Rothko, White Center (Yellow, Pink and Lavender on Rose) Mark Rothko,on White Center Center (Yellow, Pink and Lavender Rose) Mark Rothko, and Lavender onWhite Rose)Center(Yellow, Pink, Lavender on
MarkRothko, Rothko,White White Mark Center(Yellow, (Yellow,Pink Pink Center andLavender Lavenderon onRose) Rose) and
Grégoire Boesch Grégoire Boesch
Mark Rothko, White Mark Rothko, White Center (Yellow, Pink Center (Yellow, Pink and Lavender on Rose) and Lavender on Rose)
Mark Rothko, White Mark Rothko, White Center (Yellow, Pink Mark Rothko, White Center (Yellow, Pink and Lavender on Rose) Center (Yellow, Pink and Lavender on Rose) and Lavender on Rose)
Mark Rothko, White Mark Rothko, White Center (Yellow, Pink Mark Rothko, White Center (Yellow, Pink and Lavender on Rose) Center (Yellow, Pink and Lavender on Rose) and Lavender on Rose)
Grégoire Boesch
Mark Rothko, White Mark Rothko, WhiteCenter (Yellow, Pink Mark Rothko, White Center (Yellow, Pink and Lavender on Rose) Center (Yellow, Pink and Lavender on Rose) and Lavender on Rose)
Mark Rothko, White Center (Yellow, Pink and Lavender on Rose) Mark Rothko, White Center (Yellow, Pink, Lavender on Rose)
Mark R Center ( and Lav
Montage photo : Constance Bénard / Croquis : Gauthier Cervera
Croquis + référence Claude Monet, Gauthier Cervera Montage photo, Constance Benard
Montage photo : Constance Bénard / Croquis : Gauthier Cervera
Croquis + référence Claude Monet, Gauthier Cervera Montage photo, Constance Benard
Gauthier Cervera
Montage photo Constance Benard
Montage photo : Constance BĂŠnard / Croquis : Gauthier Cervera
= Claude Monet, Effet de Brouillard près de Dieppe, 1882, Huile sur toile
Claude Monet, Effet de Brouillard près de Dieppe , 1882, Huile sur toile
Montage photo : Constance Bénard / Croquis : Gauthier Cervera
Montage photo, Constance Benard Croquis + Référence, Gauthier Cervera
Montage photo : Constance Bénard / Croquis : Gauthier Cervera
Montage photo, Constance Benard Croquis + Référence, Gauthier Cervera
Regardant vers Ciel, vers Terre et Eau se superVis à vis de la merlaenville, regardant la ville, ciel, terre et posent toujours, mais seulmais le seul Cielle reste intact eau se superposent toujours, ciel reste intactface àface l’Homme quiquinenecesse detransformer transformer le paysage. à l’Homme cesse de le paysage.
Ces quatres quatre couches couches semblent semblentsuperposés superposées les unes les unes sur lessur les autres. Un muret et sonle voile vert cachent l’au-deautres, on tente d’apercevoir front de mer au dessus des là du paysage, mais trois lignes blanches convergent 3 premières couches : un muret et son voil vert. Le seul en créant dans rappelant cette photographie une pronfondeur qui parindice nous l’horizontalité, 3 lignes blanches qui vient finalement à nous aspirer dans son horizontalité. semblent converger.
Un contreplongé peut changer changer la laperception paysage. perception d’un du paysage. Ainsi, un morceau de verdure se transforme en un champ Ainsi, un morceau de verdure se transforme en un champ qui s’étend à l’infini. qui s’étend à l’infini.
Seulement couleurspermettent permettent parfois Seulement quelques quelques couleurs parfois de res-de ressentir l’atmosphère d’une ville. sentir l’atmosphère d’une ville.
L’érosion, le des temps et les de flots, L’érosion afaisant travers équipe le temps avec entraine glissements marche lentement sur lahappée Terre.par L’Eglise terrains, l’eglise semble le videsemble comme happée si il par le vide comme s’il n’était plus qu’une question n’etait plus qu’une question de temps avant qu’elle ne de temps qu’elle ne se lache dans les bras de la Mer. fasse avant qu’un avec la mer.
CeCereflet, âme dela continuité Dieppe, invente la lacontinuité reflet suggère du poteau, seule chosedu poteau. Le seul indice d’imaginaire est flou nous indiquant que ce n’est pas réel est le floulecréé par aple porté par le courant d’eau, ondulant alors l’image. courant de l’eau qui ondule l’image.
VOYAGE PAR L’ANAMORPHOSE BAUTISTA - BENARD - BOESCH - CERVERA - CLERC - CRAVEIA
Après s’être perdus dans les méandres et la diversité d’un Dieppe décomposé et ou l’observateur se laisse flotter dans un voyage tourmenté, nous prenons le chemin d’une recomposition des éléments dans le site concret, comme un retour à la terre apres s’etre perdus en mer. Nous pouvons en quelque sorte faire le parallèle avec le voyage et le va et viens libéré, nous inspirant de nos idées et de nos corps dans une ville côtière qui nous montre à quel point la mer nous embrasse de sa vitalité, de sa puissance et de son immensité. Nous faisons, à travers ce travail, l’éloge d’un voyage et de la sensation qu’a toujours laissé une mer bordant les côtes et s’étalant dans l’horizon imprécis ; une sensation de rêve vivifiante et grande ; une sensation de départ constante. Les marins connaissent mieux que quiconque cette sensation magique, et partent continuellement l’affronter; mais parfois dure est la réalité, l’océan pouvant se retourner et les chavirer. Face à la mer nous éprouvons peut- être plus qu’ailleurs la liberté; mais le départ, le voyage possède une vertu immense : la découverte et l’ouverture, qui lorsque l’on revient sur ses terres, après s’en être séparé le temps d’un instant, nous révèlent des choses dont on n’avait pas conscience de l’existence. Le voyage, même dans le trouble, est une lumière. Il s’agit donc d’un aller vers le rêve, d’une invitation au voyage qui va se concrétiser dans le retour vers Dieppe, le vrai Dieppe concret et tangible, cependant encore tourmenté par nos mémoires bouleversées d’un voyage profond et révélateur qui voulait nous renverser.
Cette photo illustre parfaitement l’idée que l’on se fait à priori du port de Diepp Nous y avons inséré des images, des croquis, des références qui, ensemble et grâce à l’anamorp
pe c’est la raison pour laquelle elle constitue le point de départ de notre voyage. phose, reforment la vue globale en la nourrissant de textures et d’éléments à diverses échelles.
Au rythme perdu dans les galets, au son infini qui fait rêver, Terre et Mer sont délicatement reliées par cette fine couche de poésie musicale, emportant avec elle souvenirs et sensations. La Mer semblerait raconter à la Terre d’infinissables histoires qui parcourent l’espace et marquent le temps. Gravées dans la matière, ces histoires ne font qu’une à un endroit bien spécial, qui dévoile la magie cachée de l’intime relation existante entre la Terre et la Mer.
A la fois une supe anamorphose flott En passant par de les couches se supe ton de bois guide l de ce miroir d’eau.
erposition et une illusion, cette te comme un bateau sur l’eau. es croquis et même une photo, erposent et s’accordent, le ponla perspective et flotte entouré .
L’eau Poin nalis Ils r ciel m Cette l’hom Lors pelle pital
u façonne et irrite les poteaux. nts d’attaches de l’homme sur cette eau casée et maîtrisée, celle du port. rythmes les flots et se lancent à l’assaut du marqués au fer et teinté d’un marron vert. e forêt de poteau est l’illustre mariage de mme et de ses eaux. squ’il s’y amarre en bateau, l’homme se rape à quel point l’eau est troublante et inhoslière.
Les coquillages, comme un retour au source. Ils nous rappellent à quel point même dans la ville, l’eau et les minéraux sont présent. L’eau creuse le paysage de Dieppe: l’érosion naturelle et artificielle des berges au fil des siècles met à jour fossiles et coquillages jusque là endormi, témoignant d’un passé géologique riche. Comme un mouvement perpétuel, cette altération par l’eau révèle les strates de l’Histoire.
Sous un ciel morose, s’érige une falaise sombre; qui caresse le vent et navigue dans les nuages. Un manteau vert presque imperceptible s’agrippe à ses pentes abruptes. Et du haut de son domaine elle nous regarde; et sur ses épaules, l’église contemple un tapis de bateaux sans voiles s’étendre sur le fleuve.
L’eau comme élément changeant est un miroir qui ne cesse de nous fasciner, et la mer capricieuse est le support d’un monde flottant qui se meut au rythme de ses humeurs. Cette composition fait l’éloge du mouvement des vagues qui, tantôt délicates, tantôt saccadées, offrent un spectacle toujours aussi élégant, source d’une inspiration infinie.
Des éléments de l’invitation au voyage précédente resurgissent et se révèlent à nos yeux Le port est comme révélée et anim
x dans la grandeur d’un port reconstitué et révélateur de l’essence et du coeur de Dieppe. mé, il prend vie devant nos yeux.