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Groupe XII - Feel. Fil

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GROUPE 12 : BRIHAYE Maiwenn DECLERCQ Camille DELAUNAY Maryse COURSEAUX Léa DRUEZ Marion BONNET Lou

ENSA NORMANDIE S4RA 2021 Relever et révéler la singularité d’un paysage Joseph ALTUNA, Frédéric CHASTAGNIER, Denis COUCHAUX, Fabrice DRAIN


FEEL.FIL. Notre exploration de la vallée de l’Aubette et du Robec, notamment à travers la commune de Saint-Léger-du-Bourg-Denis nous a amené à percevoir, ressentir, analyser et finalement comprendre ce paysage. Nous l’avons ressenti comme un paysage divers, une composition riche. Divers de part son implantation entre deux coteaux : dans une vallée. Mais également par son histoire, chargée d’un passé industriel. Riche de part sa diversité architecturale, ses grandes lignes - presque constantes, les points de vues qu’il offre: éléments qui le rendent complexe. C’est une contexture. Dans un premier temps nous avons voulu travailler autour du contraste, que proposaient les deux points de vus que nous avons adoptés. La vue d’en bas et la vue d’en haut. Dans un second temps, à partir d’une métaphore filée, nous avons souhaité approfondir et nuancer cette notion de contraste en travaillant sur la décomposition du tissu urbain, une décomposition verticale mais aussi planaire, afin de nous approprier tous les nœuds de ce paysage. Ainsi, Feel Fil est par une décomposition du paysage de Saint-Léger-duBourg-Denis, la résultante de notre analyse sensible du paysage des vallées de l’Aubette et du Robec. Le lien entre toutes nos réalisations et par conséquent de notre analyse collective du paysage, se traduit par une continuité de la première de couverture par un liseré sur toutes les pages et se termine sur la dernière de couverture. Mais également par une révélation de la couleur, des nuances, tel que nous l’avons expérimenté dans notre processus de pensée. La boucle est bouclée.


VOIR DOUBLE


Camille Declerq


CREER DES LIENS


Marion Druez


Maiwenn Brihaye

lectures du site


Stratification. Faits. Vue d’en bas. Vue d’en haut. Contraste. La Route. Noire. Granuleuse. Bruyante. Omniprésente. Elle semble davantage signifier la vallée que l’Aubette ou le Robec. Parfois, elle les recouvre, nous les fait oublier. Elle porte des couleurs mobiles, bruyantes, passantes. Elles sentent, ces couleurs, comme pouvaient sentir les usines autrefois. Est-ce que je les sens réellement? La route semble avoir disparu. Mais je la devine. Les Constructions. Hautes. De plain-pied. Collectives. Individuelles. Publiques. Privées. Rouges. Beiges. Jaunes. Secrètes bien qu’ouvertes. Quelles vies renferment-elles? Un agglomérat. L’agglomération de Rouen.

Le Ciel. Gris. Bleu. Changeant. Lumineux. Le point de fuite pour s’extirper de la vallée. Qu’il est lourd! L’Horizon

Maiwenn Brihaye

Les Coteaux. Verts. Arborés. Crayeux. Ils sont hauts, nous enferment-ils? Ils signifient uniquement que nous sommes bien dans une vallée. Je vais y monter. Ce n’était pas si haut. Tout à changé. Bien que le paysage soit le même.


ALLEZ FILE !


Marion Druez


Parcours


Marion Druez


Lou Bonnet

nebuleuse grise


Lou Bonnet

stratification urbaine


Maryse Delaunay

deambuler a travers les fibres


Tissu. Textures. Paysage. Je suis dans ce tissu. Ce tissu ourdit, tramé, agencé. Dense. Aux multiples textures. Ce n’est pas le tissu dans lequel je suis le plus confortable. Il est lourd à porter. Il a été tissé, sur un temps long. Est-il trop chargé de l’histoire de cette vallée? Et cette grosse couture. Noire. Elle semble faire le lien avec tous les composants. Il fallait le faire le lien. Il n’est vraiment pas évident. Je crois que c’est parce que les textures sont multiples. Pourtant elles sont issues des mêmes fibres.

Ce tissu rouge par ici, jaune, rose ou gris par là, se transmet. Il se transforme au gré de ceux qu’il portera, qu’il couvrira. Alors, tel un linge, il devient le témoin de vie passée, on se le transmet, on le réutilisera, ou pas. Alors il sera détruit. Et puis pour le remplacer, le compléter, on en tissera d’autres. Je suis dans ce patchwork. Ses fils s’étendent. Demain, on le refilera.

Maiwenn Brihaye

C’est peut-être ces fibres qui sont désagréables, qui grattent, qui irritent. Celles qui sont apparues dans les filatures. Celles du prolétariat. Leur enchevêtrement me touche, sûrement trop. Pourquoi ?


Maryse Delaunay


Un lieu ne laisse jamais son visiteur indifférent. Il se peut banal, monumental, bucolique, pittoresque, terne ou bien morne Mais un paysage est le témoin d’une histoire. Il se construit, se tisse : « (...) Là-bas, Ce sont des ponts tressés en fer Jetés, par bonds, à travers l'air; Ce sont des blocs et des colonnes Que dominent des faces de gorgonnes; Ce sont des tours sur des faubourgs, Ce sont des toits et des pignons, En vols pliés, sur les maisons; C'est la ville tentaculaire, Debout, Au bout des plaines et des domaines. (...) » la ville tentaculaire de Emile Verhaeren, Les Campagnes hallucinées, 1893: Ce milieu, cet environnement , ce paysage émane des utopies sociales des siècles passés et à venir.

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- Ville ouvrière, comme le décrit Emile Verhaeren, la révolution industrielle, l’exode rural, les villes pleines qui viennent assaillir les étendus encore verdoyante. Quartiers populaires qu’il faut placer, pas trop loin du travail et des commodités.

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- Destruction, construction. Essor économique, je souhaite être propriétaire et avoir un épagneul anglais . Ce paysage urbain devient nébuleux, dense et intense. - On continue encore de tisser: point au-dessus point en-dessous et je serre les points. Mince, je les ai étouffés. Il faut, alors, que je fasse des trous dans ce tissu, que je remonte à la surface ce corps qu’était ce sol, cette peau qu’était cette flore. En d’autres mots que ces villes pleines soient, de nouveau, plaines

Maryse Delaunay

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Hermes


Marion Druez

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Coupe brodEE


Marion Druez


filer droit !


Léa Courseaux


Broder les lignes


Léa Courseaux et Maiwenn Brihaye


Maryse Delaunay

Note d’intention et croquis, maquette finale


Cette réalisation finale, par le travail en volume, est la synthèse de notre analyse du paysage. Il s’agit d’une mise en forme par le fil, les nœuds, le tissu de notre vision du paysage. Nous avons en effet souhaité réutiliser des techniques et des principes qui nous ont été utiles dans un premier temps de réflexion et de les lier entre eux au sein de cette maquette. Il s’agit de décomposer puis de superposer, de tisser les éléments entre eux afin de rendre compte de ce paysage complexe. Cette maquette s’observe, de plus ou moins près, plus ou moins haut, de face, de profil, de dos et même par son reflet dans un miroir. Autant de notions qui sont essentielles pour nous dans notre approche sensible du paysage. Il s’agit en effet de montrer le contraste que procurent les coteaux, d’orienter et de désorienter l’œil de l’observateur.


Camille Declercq

Note d’intention et essais, coteaux


La dominance des coteaux dans la vallée nous a poussé à les regarder différemment. Leurs courbes qui épousent la lumière, le soleil, offrent un point de vue bien plus contrasté du tissu urbain. Prendre cette bouffée d’oxygène, cette bouffée d’air, le tout écarté des flux et des agitations de la ville, nous suspend dans le temps et dans l’espace. Cet environnement offre une dialectique et une dépendance des éléments, les coteaux existent par le creux de la vallée et la vallée existe, encadrée, clôturée par les coteaux. Ces coteaux laissent flotter un grand espace libre, vide au-dessus du tissu urbain, cet espace devient léger. La maquette tente de représenter ce vide et ce plein et la vue du haut et du bas, vue des coteaux et du tissu urbain. Permettre de regarder en bas et en haut et de matérialiser le vide et le plein en les décomposant est l’idée conductrice de la maquette.


Camille Declerq

Lou Bonnet

Marion Druez

Note d’intention et essais, fibres


Nous avons cherché à représenter les réseaux, les flux de ce paysage par l’utilisation de la matière filaire. L’aubettes et les routes. Nous avons testé plusieurs méthodes: du simple fil, du fil encollé et rigidifié mais également du fil collé sur calque. Finalement nous nous sommes dirigés vers du fils noué. Ainsi, le robec est suspendu par le haut de la maquette, car il émane du sol. Les routes sont suspendues


Note d’intention et Essais, fibres


Maryse Delaunay, Maiwenn Brihaye, Marion Druez


Maryse Delaunay et Maiwenn Brihaye

Lou Bonnet

Note d’intention et Essais, tissu urbain


Hétérogénéité hiérarchisée par fonction et la distinction chronologie du bâti. Tressage des cartes, tressage réalisé à partir de deux cartes, une carte satellite et une carte colorée par zonage, avec notre propre légende. Patchwork aléatoire sur carte. Réutilisation de la carte patchwork, isolement des couleurs en strates, idées des pixels. Finalement c’est vers un patchwork de tissus sur un voilage, avec des zones de ressenties que nous avons retenu.


Note d’intention et Essais, tissu urbain


Maryse Delaunay, Maiwenn Brihaye, Marion Druez


maquette finale De l’autre cote du miroir


Tissu urbain

Au fil d


de l’eau

Tiss’AXe


Camille Declercq


The Matter of Time, Richard Serra, Musée Guggenheim de BIlbao


« Joga », Bjork, 1997


Run in Run, 2016 (réalisé par Aurélien Chantrenne)

Whole Lotta Love -Led Zeppelin


John Davies - British landscape

Les animaux fantastiques, 2016 (réalisé par David Yates)


Hermes - A travers champs

tissages du BAUHAUS


Francois ROUAN, méthode du tressage


PDF : Léa Courseaux


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