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Groupe 13 - L'homme à la bûche

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L’HOMME À LA BÛCHE Groupe 13 Cayuela Elise, Danini Loù, Quédé Alice, Pépin Anne-Claire, Toutain Léa, Truffaut Olyane

Théâtre


Loù Danini


Personnages L’ENFANT, jeune garçon innocent se baladant dans la vallée LE VOYOU, personne mal attentionnée ayant des activités parfois douteuses LA VIEILLE DAME, vieille dame connaissant toutes les histoires de la vallée depuis des années LA CONDUCTRICE DE BUS, conductrice connaissant bien la vallée et ses habitants LE SPECTATEUR, spectateur de la vallée L’HOMME A LA BUCHE, personne déambulant dans la vallée LE NARRATEUR


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Léa Toutain


Loù Danini


Prologue

Narrateur : Dans la vallée, deux villages, paisibles au premier abord, se déroulent des scènes bien étranges… Une silhouette chemine, traversant les rues, erre avec une bûche à la main. Que fait-il ? Nous

Loù Danini

l’allons découvrir toute à l’heure.


ACTE I : l’insouciance

Léa Toutain

Le petit garçon, l’homme à la bûche

Référence : théâtre baroque, Cesky Krumlov


Scène I Narrateur : Un dimanche de mars. Il fait beau, malgré quelques nuages; les oiseaux chantent. Un petit garçon joue près de la rive de l’Aubette, non loin de l’église St Pierre de Carville. Il court après les canards, caresse les chiens. Il a même amené un bout de pain pour nourrir les oiseaux. Non loin de là, l’homme à la bûche l’observe. L’aura inquiétante de

e Pépin Anne-Clair

Alice Quédé

l’homme brise l’insouciance de l’enfant.


Scène II L’homme s’approche. L’ambiance change, l’enfant se tourne vers lui

Le petit garçon (sans hésitation) : Dis, tu veux jouer avec moi ? Regarde le canard !

L’homme (presque attendri) : Ah non, moi je ne joue pas à ces jeux là, j’ai d’autres préoccupations. Tu ne devrais pas rester ici seul, où sont tes parents ?

Le petit garçon (d’une mine boudeuse) : Je suis assez grand pour rester ici ! Et puis chez moi il n’y a pas la rivière et pas de canards ! Je peux même caresser les chiens ici. Je me sens bien, en sécurité ! (il désigne les vallées) La montagne là-bas me protège !

L’homme (avec un rictus) : Alors tu aimes cet endroit ?

Le petit garçon : Bien sûr que je l’aime ! je viens tous les dimanches ici, même avec mes copains parfois ! Il y a du soleil, et puis je me sens libre ici !

L’homme s’éloigne en lui souhaitant une bonne journée.

Narrateur : Ni son accoutrement, ni son étrange accessoire n’ont étonnés l’enfant. Alors il a décidé de continuer son chemin, vers sa

Elise Cayuela

prochaine destination qu’il espère, lui conviendra mieux.


Alice Quédé

e Pépin Anne-Clair


ACTE II : méfiance

Léa Toutain

Le voyou, l’homme à la bûche

Référence : A Midsummer Night’s Dream. William Bloodgood. Oregon Shakespeare Festival


Scène I Narrateur : Dans la nuit d’un mardi de mars. Il fait sombre et un silence règne dans la rue désertée par les habitants et les voitures. La présence de ce calme froid rend la rue inquiétante, les mauvaises odeurs sont transportées de droite à gauche dans cette rue dominée par les courants d’air et le vent glacial du mois de mars. Les logements sont entassés les uns sur les autres et semblent délaissés. La population qui vit ici est de la classe sociale la plus basse : les pauvres. Un voyou rôde dans ce quartier. Il tague, intimide les passants qui lui sont étrangers et vend des produits illicites.

Loù Danini

e Pépin Anne-Clair

Sur le parvis d’un immeuble, l’homme à la bûche l’observe.


Scène II L’homme à la bûche essaie de capter l’attention du voyou en s’approchant de lui frontalement. Le voyou le fixe puis s’avance vers lui.

Le voyou : Hé, qu’est-ce que tu veux ?

L’homme (surpris) : Ce n’est pas comme ça qu’on s’adresse aux gens! Je venais simplement à ta rencontre !

Le voyou (sur un ton nonchalant et malpoli) : Qu’est-ce que ca peut te faire, passe ton chemin !

L’homme (interloqué) : Pourquoi tu es sur la défensive? On dirait que tu cherches à défendre cet endroit.

Le voyou : Ici je suis le roi du quartier, cet endroit est le mien et je défends mon territoire. Je le défends des autres voyous comme moi. Alors je fais une sale réputation de ce quartier pour que personne ne s’en approche.

L’homme : Je comprends mieux ta nonchalance du début. Bonne soirée à toi ! L’homme s’éloigne du voyou qui revient à son humeur nonchalante.

Narrateur : L’homme continue de longer les vieux immeubles en

Elise Cayuela

espérant trouver ce qu’il cherche sur un autre lieu.


Travail collectif

e Pépin Anne-Clair


Anne-Claire Pépin


Entracte

« C’est un trou de verdure où chante une rivière, Accrochant follement aux herbes des haillons D’argent ; où le soleil, de la montagne fière, Luit : c’est un petit val qui mousse de rayons. »

Olyane Truffaut

CF : Le dormeur du Val, A.Rimbaud


Anne-Claire Pépin

Léa Toutain

Elise Cayuela


ACTE III : inquiétude

Léa Toutain

La vieille dame, l’homme à la bûche

Référence : vague de Kanagawa de Hokusai


Scène I

Narrateur : Une odeur de cigarette flotte dans l’air, malgré un léger coup de vent. Au loin se distinguent des aboiements, quelques cris d’enfants aussi. Si l’on prête l’oreille, par une fenêtre s’échappent quelques notes de musique, cela ressemble à de vieilles musiques françaises. Ce quartier de Saint-Léger-du-Bourg-Denis est bien vivant, les portes claquent, les voix fusent. Mais alors que cela pourrait être un décor idyllique, un promeneur se sentirait épié, comme un étranger. Ici, la vallée n’est pas protectrice, mais plutôt inquiétante. Devant l’une des maisons ouvrières du quartier, une vieille dame arrache les mauvaises herbes du trottoir. Quelquefois, elle parle à son chien, un vieux caniche qui traîne la patte, elle rouspète, elle fatigue, elle se redresse et regarde la colline qui se dresse derrière les maisons. L’homme à la bûche la scrute mais trop occupée à son occupation, elle ne le remarque pas. Il s’avance, bien décidé à

Elise Cayuela

obtenir de nouvelles informations.


e Pépin Anne-Clair Loù Danini


Scène II La vieille dame, sentant une présence, se retourne. Elle fait alors face à l’homme, qui la domine de sa carrure.

La vieille dame : Vous êtes perdu ? Vous cherchez quelqu’un ?

L’homme (sourire doucereux, et ton mielleux) : je vous ai vu au loin, je vous ai vu peiner alors je vous offre mon aide.

La vieille dame (en riant) : Vous savez, j’ai l’habitude de travailler, et puis je le connais bien ce terrain depuis que j’y habite !

L’homme : Cela fait donc autant de temps que vous habitez ici, n’avez-vous pas envie de déménager au soleil, loin de la ville ?

La vieille dame : Oh vous savez, je n’ai pas trop eu le choix, mon mari et moi avons travaillé à Rouen, mais à l’époque le prix des logements était trop cher ! Mais aujourd’hui tout à changé ! Tenez, il y avait même des parterres de fleurs juste là en face ! Aujourd’hui c’est peine perdue les gens mettent leurs déchets, sans se soucier de

Loù Danini

rien. Et puis...


Scène II L’homme : Mais alors, vous vous sentez bien tout de même ici ? c’est chez vous quand même ! La vieille dame : Oh je m’y sens bien en journée, quand les marmots sont partis à l’école et les parents au travail, je suis plus tranquille ! Mais le soir non, je ne fais plus rien, et puis c’est bruyant le week-end, on ne s’imagine pas le bruit que les voisins peuvent faire ! OH là là quel bruit !!! L’homme (hochant la tête) :Oh non, ça c’est sûr que je ne m’imagine pas tout ça…. Il s’éloigna, remerciant la vieille dame après avoir fait une tape au chien. Narrateur : L’homme à la bûche se retourne une dernière fois pour regarder cette étrange lignée de maisons toutes identiques et la vallée derrière. Il continue son chemin, la prochaine fois sera

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e Pépin Anne-Clair

Loù Dan

Olyane Truffaut

peut-être la bonne ?


ACTE IV : passage

Léa Toutain

La conductrice de bus, l’homme à la bûche

Référence : La nuit étoilée Van Gogh


Scène I Narrateur : Un mercredi après-midi ensoleillé du mois de mars. Le ciel est nuageux mais la place de la mairie de la ville Saint-Léger du Bourg-Denis est éclairée. La vue est dégagée sur cette place, on peut apercevoir la colline qui s’élève dans les airs. Le lieu est protégé au creux de cette vallée par les murs d’herbes alentour qui réconfortent les passants et les gens qui y vivent. La conductrice du bus se repose sur un banc et profite des rayons de soleil qui arrivent à percer les nuages. Cet après-midi de la semaine, elle le passe sur cette place, elle observe, écoute, converse avec les passants. L’homme à la bûche

e Pépin Anne-Clair

Olyane Truffault

s’approche avec son air mesquin.


Scène II L’homme (voix douce) : Puis-je partager ce banc avec vous ?

La femme (enjouée) : Oui bien sûr sans aucun problème !

L’homme : L’endroit est agréable, vous venez souvent sur cette place ?

La conductrice (ton chaleureux) : Oh oui, j’y passe tous les mercredis après-midi, c’est un endroit où il y fait bon vivre !

L’homme : Aah ! Vous avez sûrement raison, mais dites-moi pourquoi vous aimez tant cet endroit ?

La femme : Sur cette place il y fait clair, on peut admirer la colline de verdure face à nous, on peut regarder les gens passer, discuter, se poser sur les bancs pour profiter des rayons du soleil. Je peux profiter de tout ce que je n’ai pas chez moi. Ici c’est un espace dégagé et clair.

L’homme à la bûche se lève et la salue.

Narrateur : L’homme à la bûche repart bredouille de ce lieu. Un

Loù Danini

jour peut-être il trouvera le lieu qui lui conviendra.


Anne-Claire Pépin


Loù Danini

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ACTE V : observer

Travail collectif

Le spectateur, l’homme à la bûche


Scène I Narrateur : Un samedi après-midi du mois de mars. Il fait beau mais quelques nuages passent dans le ciel. Il n’y a pas de bruit, seulement les bruits des oiseaux. C’est un atmosphère reposant où l’on s’y sent bien. Ce lieu donne un sentiment de supériorité sur la ville. On domine la vallée comme les rois du monde. L’air frais permet de respirer le vrai air, pas celui pollué de la vallée. Du haut de cette colline on comprend que cette dernière à un rôle très protecteur sur la vallée et ses habitants. Le spectateur se réfugie souvent sur cette colline, là où il peut observer le monde qui l’entoure. L’homme à la

Loù Danini

e Pépin Anne-Clair

bûche l’observe et s’approche de lui.


Scène II La spectatrice : Vous aussi vous êtes là pour vous reposer l’esprit?”

L’homme (surpris) : Non j’observez! Les alentours, la vallée. J’observe tout dans le détail.

La femme : Ici c’est un espace de repos, un espace de liberté d’où on peut dominer le monde et voir la vraie vie de la vallée !

L’homme (d’un air assez froid ?) : Vous devez avoir raison, je ne fais que passer et j’ai cette impression également.

La jeune femme (en le regardant) : Pouvez- vous me laisser maintenant, j’aimerais profiter de cet instant dans la nature pour me ressourcer.

L’homme : Au revoir, et profitez tant que la vallée vous protège !

L’homme repart alors bougon mais déterminé à trouver ce lieu

Loù Danini

si spécial.


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Léa Toutain

Anne-Claire Pépin


Loù Danini


Travail collectif


Dénouement Narrateur : L’homme à la bûche après avoir erré, s’assied et réfléchit. Ses émotions se mélangent. Pourtant, au fond de lui, il sait ce qu’il a à faire. Quel autre lieu aurait-il pu choisir ? Tout est clair. Il se lève, prend sa bûche, et se met en chemin vers sa cible. Ce soir, rien ne l’arrêtera, rien, même pas la compassion. Il arrive, face à ce bâtiment, face à la colline. En se tenant debout, face à ce paysage, il sait exactement pourquoi il est là. Il s’y introduit, et en silence, se dirige vers sa victime. Il lève sa bûche, une fois, deux fois, trois fois peut-être, mais ce n’est pas assez. Dans la nuit noire, un crime est commis. Aux premières lueurs de l’aube, la vieille dame n’est plus. L’homme sans la bûche repart, soulagé. Il regarde la colline, et

Anne-Claire Pépin

s’éloigne sans se retourner cette fois.


Epilogue Narrateur : Aux premières lueurs de l’aube, la vieille dame n’est plus. Son corps sera découvert, sous les coups de quatorze heures, peut-être même seize ou vingt, on ne sait pas. Le spectateur a tout vu, il sait. Pourtant il ne dira rien. L’homme à la bûche est parti, la pièce est finie. Le fourmillement de la vallée reprend, les humains se font et se défont, la vie continue. Dans la vallée, la parole de la vieille dame est morte en même temps qu’elle ; ce n’est pas la personne qu’a tuée l’homme mais c’est le lieu. Les logements ouvriers, figés, ne sont plus.

Référence : Cy Twombly

Et vous, vous qui savez tout, qui auriez-vous tué ?


Après avoir lu cette pièce ne remarquez-vous pas quelque chose ? Vous savez tout, vous avez tout observé. Comme le spectateur. Car vous étiez le spectateur. Seriez- vous resté impassible face à l’homme à la bûche ? Nous remercions nos professeurs pour les corrections et la réflexion apportée, ainsi que toutes les personnes qui nous ont aidé à améliorer et relire notre travail.

Histoire inspirée de faits réels


L’homme à la bûche

Dans la vallée des deux rivières en Normandie, un homme étrange et discret rôde avec une bûche à la main. Il se déplace de quartier en quartier, observe et converse avec les habitants. Mais que cherche-t-il dans cette vallée avec une bûche à la main?

Théâtre


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