Volume 21 • N°1 | HIVER 2026
LE MAGAZINE DES RÉSIDENCES POUR AÎNÉS
PIGNON SUR L’ACTUALITÉ CONGRÈS RQRA 2025 LES MOMENTS FORTS D’UN ÉVÉNEMENT EXCEPTIONNEL
ZONE GESTION PLACE À L’INNOVATION ! L’INTEROPÉRABILITÉ DES SYSTÈMES EN RPA
COGIR : LE SUCCÈS D'UNE ÉQUIPE ENGAGÉE
ENTRETIEN AVEC MATHIEU DUGUAY, CHEF DE LA DIRECTION ET CHEF DES INVESTISSEMENTS DE COGIR IMMOBILIER
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SOMMAIRE BILLET DE LA RÉDACTION Volume 21 • N°1 | HIVER 2026
Édito – 2026 : entre défis électoraux et perspectives pour notre secteur Focus sur les membres du C.A. – Un conseil d’administration renouvelé Entrevue – Entretien avec Mathieu Duguay, Cogir Immobilier
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PIGNON SUR L’ACTUALITÉ L’ÉQUIPE DE RÉDACTION MARC FORTIN, président-directeur général mfortin@rqra.qc.ca DIANE BEAUDIN , éditrice du magazine L’Adresse dbeaudin@rqra.qc.ca AHMED CHERIF, directeur des communications et marketing, acherif@rqra.qc.ca CAPUCINE DOBBELAERE, conseillère en communication, cdobbelaere@rqra.qc.ca VICTORIA DENAYER, conseillère en communication, vdenayer@rqra.qc.ca HANS BROUILLETTE, directeur des affaires gouvernementales et publiques hbrouillette@rqra.qc.ca NATALIE POULIOT, directrice des affaires gouvernementales, npouliot@rqra.qc.ca CATHY DAIGLE, directrice des services aux membres, cdaigle@rqra.qc.ca SOPHIE ROY, conseillère, services aux membres sroy@rqra.qc.ca ALEX-SANDRA BOURQUE, conseillère, services aux membres, asbourque@rqra.qc.ca NOÉMIE MUSQUIN, adjointe administrative, services aux membres nmusquin@rqra.qc.ca CAROL DEEB, directrice aux partenariats cdeeb@rqra.qc.ca VIVIANE PLOURDE, adjointe administrative vplourde@rqra.qc.ca SIRIKI COULIBALY , directeur des opérations scoulibaly@rqra.qc.ca COLLABORATEURS PIER-LUC BORDELEAU SYLVAIN CHARLEBOIS COMMISSION DES NORMES, DE L’ÉQUITÉ ET DE LA SÉCURITÉ AU TRAVAIL (CNESST) MARIE-HÉLÈNE DUFAYS MARINESCU FÉDÉRATION QUÉBÉCOISE DES LOISIRS EN INSTITUTION (FQLI) Me MIRIAM MORISSETTE PELLETIER & ASSOCIÉS CONSEILS YANICK THIBAULT SARAH TRUDELLE GRAPHISME PATRICIA GAURY Designer graphique www.patriciagaurydesign.com RÉVISION ISABELLE JOLICOEUR IMPRESSION PARAGRAPH INC.
Congrès RQRA 2025 – Les moments forts d’un événement exceptionnel Prix Reconnaissance – Les gagnants des Prix Reconnaissance 2025 Dernières nouvelles – Saviez-vous que... Survol des dossiers – Le RQRA en actions Sous la loupe – Vers une offre alimentaire participative et adaptée aux réalités actuelles Sur le plan juridique – Repenser la trajectoire des soins à domicile : une nécessité urgente
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QUARTIER BIEN-ÊTRE Loisirs – Repenser le loisir à l’ère de la spontanéité Les bons coups en RPA – Les résidences pour aînés, fleurons d’innovation Ailleurs dans le monde – Une RPA au Royaume-Uni utilise l’IA pour optimiser le temps et le travail de ses soignants Recettes – Des recettes qui réchauffent le cœur et éveillent les papilles Le Défi des Chefs – Premier Défi des Chefs du RQRA : la gastronomie en RPA à l’honneur Le secteur alimentaire – Vieillir avec dignité… et bien manger : ce que les nouvelles données nous apprennent Point de vue nutrition – Fruits et légumes surgelés : une option pratique et nutritive
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ZONE GESTION Profil d’un leader – Nathalie Paré 44 Place à l'innovation ! – L’interopérabilité des systèmes en RPA 47 Place à l'innovation ! – L’intelligence artifificielle au service des RPA 50 Place à l'innovation ! – Les nouveautés sur la maladie d’Alzheimer et les troubles cognitifs 52 Place à l'innovation ! – Transformer votre RPA avec des bâtiments intelligents sécurisés 56 Place à l'innovation ! – La CNESST, partenaire de l’évolution des milieux de travail 58 Place à l'innovation ! – Nouveau programme d’assurance La Turquoise 60 Place à l'innovation ! – Pour une équipe performante : placer la bonne personne sur la bonne chaise 63 ESPACE RQRA Coin membres – Faire différent : une nécessité pour se démarquer et se surpasser ! Coin partenaires – Deux nouveaux alliés pour nos membres ! Coin nouveautés – Une fin d’année sous le signe du rayonnement Coin événements – Un automne haut en événements ! À l’agenda – Dates à retenir ÉDITEUR
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ADHÉSION MEMBRES RQRA.QC.CA 514 526-3777
COORDONNÉES REGROUPEMENT QUÉBÉCOIS DES RÉSIDENCES POUR AÎNÉS 425, boul. De Maisonneuve Ouest, bureau 1008 Montréal, Québec H3A 3G5
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Téléphone : 514 526-3777 • Sans frais : 1 888 440-3777 Télécopieur : 514 526-2662 Courriel général : info@rqra.qc.ca
L'Adresse est publié quatre fois par année : hiver, printemps, été et automne. Toute reproduction est autorisée à condition que la source soit indiquée. L'Adresse se dégage de toute responsabilité par rapport au contenu des publicités publiées dans ses pages.
Dépôt légal - Bibliothèque et Archives nationales du Québec Dépôt légal - Bibliothèque et Archives Canada ISSN : 2369-5765
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BILLET DE LA RÉDACTION | ÉDITO
Par Marc Fortin Président-directeur général du RQRA
2026 : entre défis électoraux et perspectives pour notre secteur Bonne et heureuse année 2026 ! Je souhaite à chacune et chacun d’entre vous une année empreinte de santé et de réussite. 2026 s’annonce comme une année charnière pour notre secteur, une année électorale au Québec, où les débats sur les politiques publiques et les priorités gouvernementales auront une incidence directe sur les résidences pour aînés. Dans ce contexte, le RQRA demeure pleinement engagé à faire entendre la voix de ses membres et à défendre la place essentielle des RPA dans l’écosystème des soins et des services aux aînés. Nous travaillons activement à renforcer nos liens avec Santé Québec, malgré les jeux de chaises musicales ministérielles qui continuent de compliquer la continuité des dossiers et des représentations.
Les discussions récentes avec Santé Québec et les CISSS/CIUSSS ont permis d’obtenir une décision importante concernant l’article 24 qui encadre les dispositifs de sécurité aux portes : des certificats temporaires d’un an seront désormais émis afin de pallier les difficultés d’application rencontrées sur le terrain. Toutefois, l'évaluation du risque et les mesures à mettre en place s'effectueront au cas par cas selon chaque RPA. Une mesure d’atténuation bienvenue. Toutefois, l'application de l'article 29 (employés formés dès l'embauche) demeure pour l'instant non précisé. Sur le plan de la main-d’œuvre, nous encourageons nos membres à compléter leurs demandes de dérogation pour tous les postes concernés par la réglementation sur la main-d’œuvre indépendante. Ces dérogations sont généralement traitées rapidement et il vous est
recommandé de demander au moins six mois. À la suite de notre mémoire et de nos représentations, le RQRA poursuit également ses démarches pour assurer un meilleur accès aux travailleurs étrangers, notamment en tenant compte des particularités régionales et sectorielles. Enfin, nous continuons à collaborer étroitement avec le ministère de la Santé et des Services sociaux pour bâtir une politique cohérente en matière de soins à domicile. Nous participons également à la ronde provinciale de révision des codes de sécurité du bâtiment. Le Congrès 2025 a été un franc succès : plus de 830 participants, un record pour le RQRA ! Merci à toutes les personnes qui y ont contribué. Ensemble, faisons de 2026 une année d’unité et de progrès pour tout notre réseau.
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BILLET DE LA RÉDACTION | FOCUS SUR LES MEMBRES DU C.A.
Un conseil d’administration renouvelé
ADMINISTRATEURS
David Alain Villa St-Georges
Le 23 octobre dernier, lors de son assemblée générale annuelle, le Regroupement québécois des résidences pour aînés a dévoilé la composition de son nouveau conseil d’administration. Cette nouvelle équipe combine expérience et relève, dans un contexte où la défense des intérêts du secteur demeure au cœur des priorités du Regroupement.
Emmanuelle Amselem Ouellette Groupe Maurice
Sébastien Buisson (Les Habitations Bordeleau) rejoint le conseil d’administration pour la première fois, tandis que Jonathan Bélanger (Villa Ste-Rose) y effectue un retour après une pause d’un an. Trois administrateurs ont également été réélus par les membres : Sonia Morin (Les Quartiers A), Véronique Lévesque (Groupe Vitae) et Hugo Boucher (Immo 1ère).
Jonathan Bélanger Villa Ste-Rose
Le RQRA tient à exprimer sa profonde reconnaissance envers MarieJosée Gendron (OHMM – Résidences EnHarmonie) et Vincent Fauteux (Renaissance Retraite), qui quittent le conseil après plusieurs années d’implication.
Sébastien Buisson Les Habitations Bordeleau
COMITÉ EXÉCUTIF
Hugo Boucher, président Immo 1ère
Sébastien Gauthier Résidences des Bâtisseurs
Katarina-Darkise Marcil, vice-présidente Résidences Soleil – Famille Savoie
Véronique Lévesque Groupe Vitae
Sébastien Chartier, trésorier Chartwell
Sonia Morin Les Quartiers A
Benjamin Demelin, secrétaire Cogir Immobilier
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Guy Tremblay Groupe Lokia
PUBLIREPORTAGE
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SÉCURITÉ ET FIABILITÉ CERTIFIÉES Nous sommes fiers d’annoncer l’obtention de la certification ISO 27001, qui confirme notre engagement envers la sécurité de l’information, la confidentialité des données et la rigueur de nos processus internes.
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BILLET DE LA RÉDACTION | ENTREVUE
Par Diane Beaudin Éditrice du magazine L’Adresse, RQRA
Cogir : le succès d’une équipe engagée Entretien avec Mathieu Duguay, chef de la direction et chef des investissements de Cogir Immobilier Leader sur le marché immobilier canadien, Cogir Immobilier occupe aujourd’hui la deuxième position nord-américaine quant au nombre de logements en gestion dans le créneau des résidences pour retraités. Véritable fleuron de l’immobilier québécois, l’entreprise incarne une source de fierté pour tous les Québécois. Basée à Montréal et entourée d’une équipe exceptionnelle, Mathieu Duguay, chef de la direction et des investissements de Cogir Immobilier, nous parle avec humilité de l’ascension remarquable de son entreprise.
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UN PARCOURS D’EXCEPTION Mathieu Duguay ne cesse de nous surprendre. Depuis son jeune âge, il possède l’instinct de bâtisseur. « Bâtir des relations, c’est ce que je fais de mieux », affirme-t-il. Aujourd’hui dans la mi-quarantaine, il cumule déjà un parcours professionnel impressionnant et l’expérience d’un leader chevronné. Enfant unique ayant grandi sur la Rive-Sud de Montréal dans une famille d’entrepreneurs, il a commencé dès l’âge de 17 ans à accomplir chez Cogir les tâches que
personne ne voulait faire, se créant ainsi un emploi déjà profitable pour l’entreprise. « À cette époque, j’avais déjà le goût de l’autonomie et le désir de bâtir quelque chose — une entreprise, des façons de faire, des relations, etc. En voyant la joie et le bonheur que mon père retirait de son métier, j’ai naturellement été attiré par le secteur immobilier. En affaires, il y a des entrepreneurs, des intrapreneurs, des gestionnaires et des bâtisseurs. Moi, je suis du type bâtisseur », précise-t-il. À 24 ans, Mathieu achète l’entreprise de son père. Il élargit le modèle de services et introduit une nouvelle approche, plus agile, qui s’inscrit dans la culture actuelle et constitue aujourd’hui une force pour l’entreprise. « J’ai eu trois mentors à ce jour qui sont devenus des associés, des investisseurs et des amis, et qui m’ont aidé à bâtir Cogir. Tous les trois ont démarré leur parcours entrepreneurial à partir de rien. Il y a d’abord Yitzhak Tshuva, Israélien, visionnaire, fonceur et travailleur infatigable. Pour lui « to be good is not enough » [être bon ne suffit pas]. Puis il y a Charles Ruggieri, entrepreneur immobilier d’exception reconnu en Europe, qui m’a transmis de sa sagesse ainsi que l’importance de bien comprendre l’humain et d’agir en accord avec ses valeurs. Cette philosophie fait désormais partie de la culture de l’entreprise. Ensuite, j’ai rencontré Shankh Mitra, CEO de Welltower, grand stratège habité d’un désir d’amener notre métier à des niveaux jamais imaginés. Leader mondial en immobilier dans le domaine des résidences pour aînés et partenaire dans la division des services de Cogir, Welltower est notre principal moteur de croissance aux États-Unis.
Ensemble, nous investissons dans l’innovation et les hautes technologies dans le secteur des résidences pour aînés », souligne le chef de la direction et des investissements de Cogir.
L’HUMAIN AU CŒUR DE LA MISSION DE COGIR COGIR s’est bâti sur le maintien et le déploiement de valeurs fortes : le dépassement, l’humain et la créativité, tout en maintenant un équilibre entre les équipes, les résidents et les investisseurs. Malgré une industrie qui attire peu les jeunes, le secteur des résidences pour aînés de Cogir se distingue depuis une dizaine d’années par son équipe dynamique et innovante. « Je suis entouré d’une équipe exceptionnelle de collaborateurs, des gens compétents qui s’investissent et partagent les mêmes valeurs et la même passion que moi. Quand je compare avec ce qui se fait ailleurs, en Europe ou aux États-Unis, je constate que nous sommes forts ici, au Québec. Je partage le succès de l’entreprise avec des gens innovateurs qui ont Cogir tatoué sur le cœur et qui me complètent humainement. On est du vrai bon monde chez Cogir ! », exprime fièrement Mathieu Duguay.
LES RPA AU QUÉBEC : UNE RÉFÉRENCE POUR LE RESTE DU MONDE Le Québec affiche un des taux d’attraction les plus élevés au monde, aux côtés du Japon, en matière de milieux de vie pour aînés autonomes et semi-autonomes ainsi que pour la pratique « Life style ». Véritable laboratoire d’innovation, la province
se distingue par le fait que 17 % des personnes de 70 ans et plus vivent en RPA comparativement à 6 % au Canada et 12 % aux États-Unis. Le modèle québécois, axé sur un mode de vie stimulant et engagé, se veut avantgardiste et inspire d’autres cultures. Le Québec demeure ainsi une référence en matière de vieillissement en milieu de vie. Par ailleurs, au Québec, c’est le gouvernement qui joue le rôle de chien de garde, alors qu’ailleurs au Canada et dans certains États américains, on fait beaucoup plus appel au système judiciaire. En ce sens, la Californie a été une bonne école pour Cogir lors de son intégration sur le marché américain, puisque dans cet État, le milieu des affaires réagit rapidement par des poursuites ou des recours collectifs, ce qui est rare au Québec. Toutefois, le Québec se caractérise par un interventionnisme marqué, contrairement aux autres provinces canadiennes et aux États-Unis. Au Québec, de nouvelles règles sont souvent instaurées à la suite d’événements tragiques, tels qu’un incendie, une noyade, un accident ou un décès. Depuis la création de la certification des RPA, les règlements sont continuellement révisés et imposés rapidement, sans consultation ni compréhension approfondie du modèle d’exploitation privé des RPA. Mathieu Duguay connaît bien le dossier de la certification, et ce, depuis quinze ans, alors qu’à peine âgé de trente ans, il était président du conseil d’administration du RQRA. À cette époque, ses revendications portaient sur des changements règlementaires similaires à ceux qui sont toujours sur la table de travail aujourd’hui.
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« Heureusement, depuis quelques années, on observe une stabilité dans les mesures grâce à l’implication accrue du RQRA auprès des instances gouvernementales. On en ressent l’impact sur le terrain », précise-t-il.
deux prochaines années. Pour Mathieu Duguay, si tout se déroule comme prévu, d’ici 2028 Cogir développera ses activités immobilières dans environ 25 États américains situés dans l’ouest, le sud et l’est du pays.
COMMENT SE DESSINE L’AVENIR DES RPA AVEC COGIR ?
LA TRANSMISSION DES VALEURS
Au Québec, Cogir prévoit s’engager dans l’innovation technologique et bonifier la vie communautaire des résidents en RPA en mettant à profit les avantages du secteur. Un projet pilote en RPA a déjà été réalisé au Jazz St-Bruno et les résultats sont très positifs. L’objectif est de créer des liens communautaires et de développer des partenariats avec les organismes tels que les centres d’aide et d’action bénévole. Ces collaborations permettront d’offrir des services variés comme le gardiennage, l’aide aux devoirs, la cuisine ou le chant, afin de valoriser les compétences des résidents et de renforcer le sentiment d’être valorisé. Avec le vieillissement démographique, le marché québécois offre encore de belles occasions pour les investisseurs. Toutefois, il est essentiel d’avoir la vocation et la passion pour œuvrer dans ce secteur, car il exige un engagement constant, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Pour Cogir, la croissance se concentrera sur le marché américain au cours des
Avec la Fondation Cogir Canada et son implication dans quatre secteurs d’activités qui reflètent les valeurs de l’entreprise soit les aînés, la jeunesse, l’immigration et l’environnement, l’organisation s’est donnée comme mission de favoriser la vie des jeunes, de maintenir la santé physique et mentale des aînés, de soutenir les nouveaux arrivants et d’appuyer les initiatives visant le respect de la planète, afin de créer un monde meilleur pour tous.
COGIR IMMOBILIER Cogir immobilier est une société de gestion, de développement, de construction et d’investissement dans le secteur de l’immobilier.
Elle gère 74 000 logements en Amérique du Nord dont 13 000 dans seize États américains. Cela représente 530 immeubles dont 300 résidences privées pour aînés (RPA) avec 51 000 unités dont le tiers au Québec, 24 000 logements et condos locatifs et une équipe de 21 000 collègues au Canada et aux États-Unis.
Mathieu Duguay souhaite également transmettre ses valeurs de bienveillance à son fils, âgé de 14 ans et passionné de soccer, dont le parcours s’oriente actuellement vers une carrière professionnelle dans son sport de prédilection. « Je suis son plan B de carrière. Je souhaite avant tout qu’il soit une bonne personne et qu’il devienne un leader positif. Qu’il ne se décourage jamais, car quand ça va vraiment mal, il ne faut pas oublier que le soleil n’est jamais bien loin », affirme celui qui n’a jamais abandonné et qui considère son fils comme étant son meilleur ami.
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Le mardi 5 mai 2026 Centre de congrès de Saint-Hyacinthe OU EN LIGNE Notre colloque annuel est de retour sous le thème La SST près de vous, avec vous !
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PIGNON SUR L’ACTUALITÉ | CONGRÈS RQRA 2025
Par Diane Beaudin Éditrice du magazine L’Adresse, RQRA
CONGRÈS RQRA 2025 Les moments forts d’un événement exceptionnel Les 22 et 23 octobre derniers ont été le théâtre d’un enchaînement riche en apprentissages, en échanges et en émotions, à l’occasion du dernier congrès du RQRA. Avec au-delà de 830 participants, l’édition 2025 s’est imposée comme le plus grand congrès jamais organisé par le regroupement. Notamment, avec le salon des exposants, entièrement renouvelé, qui a rassemblé près de 150 partenaires et fournisseurs, offrant aux membres une gamme étendue de produits et services avantageux ainsi que des conférences hautement qualifiées et du divertissement haut en émotions.
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Crédit photos : Normand Huberdeau
PRÊT POUR UN CHANGEMENT BASÉ SUR L’INNOVATION Portés par une vision audacieuse, les organisateurs du congrès ont soigneusement sélectionné des conférenciers dont les interventions ont offert aux gestionnaires de RPA des pistes concrètes pour alléger l’avenir de leur secteur grâce à l’innovation. La présentation éclairante de l’experte en intelligence artificielle, Ravy Por, associée en intelligence artificielle et données chez Deloitte, ainsi que les témoignages inspirants de Jonathan Bélanger de la Villa Ste-Rose et de Sébastien Buisson des Habitations Bordeleau, ont bien illustré les bénéfices tangibles des nouvelles technologies dans le domaine des résidences pour aînés.
PARLONS SANTÉ ET SERVICES DE SOINS Dans un tout autre ordre d’idées, les congressistes ont pu approfondir leurs connaissances sur les symptômes psychologiques et comportementaux des aînés en résidence présentant des signes de troubles cognitifs, grâce au Dr Jean-François Côté, gérontopsychiatre. En démystifiant les différents comportements, en les identifiant et en connaissant les interventions à appliquer, les gestionnaires pourront ainsi agir en tant que sentinelles dans leur milieu de vie. En sachant distinguer la psychose, le délirium, la dépression et les divers types de maladies cognitives, les intervenants seront mieux outillés pour intervenir et, peut-être, prévenir des suicides chez les aînés. De son côté, Me Miriam Morissette, associée chez Therrien Couture Joli-Cœur, est revenue cette année avec une présentation captivante qui a plongé les auditeurs dans le parcours sinueux d’un usager, mettant en lumière les enjeux au dépassement de soins et aux délais de traitement. Elle a présenté le constat du coroner qui a révélé un déséquilibre profond dans les services de soins publics, accentué par les coûts associés à ces services qui se doivent d’être revus, simplifiés, harmonisés et rendus cohérents entre tous les prestataires de soins tels que les RPA, les RI et les CHSLD.
L’intégration des technologies innovantes en RPA permet non seulement d’optimiser la gestion des opérations grâce à une plus grande efficacité et rapidité, mais surtout d’améliorer significativement la qualité de vie des résidents. Qu’il s’agisse de radars, capteurs, détecteurs de mouvement, assistants vocaux ou de solutions robotiques, ces outils répondent aux enjeux liés au bien-être des aînés.
Les trois conférenciers s’entendent pour dire que le principal défi réside dans la gestion du changement. Ils soulignent l’importance d’un encadrement structuré et d’une formation adaptée pour assurer le succès de cette transition. Ravy Por avertit également que les entreprises qui tardent à adopter ces innovations risquent de cumuler une dette technologique difficile à combler.
Un rééquilibrage des finances et des fonds publics s’impose. Un virage est nécessaire, par le biais d’une entente avec le gouvernement, incluant un plan de coordination et une grille uniformisée pour tous les prestataires. L’objectif est de favoriser une accessibilité équitable et une prise en charge uniforme des usagers. Il est clair que les RPA disposent de l’agilité et de l’efficacité requise pour répondre à cette vision, dont le but ultime est de retarder le plus longtemps possible l’entrée des aînés dans le réseau public de la santé. 13 | Volume 21 • N°1 | HIVER 2026
PIGNON SUR L’ACTUALITÉ | CONGRÈS RQRA 2025
Par ailleurs, le Dr Guy Tremblay, chirurgien cervico-facial, ORL et fondateur du Groupe Lokia, a invité les participants à réfléchir sur l’équilibre entre l’intelligence émotionnelle et l’intelligence artificielle. Avec une touche d’humour, le Dr Tremblay a encouragé l’auditoire à apprendre, avant tout, à respirer afin de bien se déconnecter, avec un exercice qui a été pratiqué sur place. S’en sont suivies des explications sur les types d’intelligence, les méthodes à mettre en pratique et le concept de l’humanitude qui repose sur l’utilisation des cinq sens. À l’aide d’exemples concrets, le Dr Tremblay a démontré comment le toucher procure une émotion essentielle à l’être humain et qui apporte des bienfaits. La période difficile de la COVID l’a démontré dans le passé : nous en subissons encore les conséquences.
MISER SUR UNE ÉQUIPE PERFORMANTE EN RPA Malgré les nombreux défis de ressources humaines auxquels font face les gestionnaires de RPA, leur milieu de travail offre de belles occasions pour ceux et celles qui recherchent un environnement dynamique et valorisant. Encore faut-il que les dirigeants sachent bâtir des équipes performantes et motivées. Pour y parvenir, Martin Delarosbil, président de l’entreprise Team Factory, propose des étapes simples et éprouvées pour identifier les alliés d’une équipe qui se veut engagée et fière. Avant tout, il faut s’assurer que la bonne personne occupe le bon poste et qu’elle connaît bien son rôle. À l’aide de l’image d’un bateau qui restera gravée dans la mémoire des participants, divisés en quatre groupes, monsieur Delarosbil, a illustré les rôles des
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experts, des personnes compétentes, des exécutants et de celles qui ne manifestent aucun intérêt. Selon lui, le succès est semblable à un sport collectif où chaque membre doit ramer dans le même sens que la direction et reconnaître son rôle distinctif. Pour distinguer un bon gestionnaire d’équipe orienté vers la performance, il faut savoir reconnaître sa fierté envers son équipe, son humilité, sa méthode opérationnelle stratégique et son courage. Il conclut en affirmant que la performance ne s’exige plus, elle se mérite ! Ce principe est brillamment illustré également dans la présentation de Mylène Paquette, navigatrice ayant accompli la traversée de l’Atlantique à la rame en 2013, un coup de rame à la fois. Elle démontre que les peurs, les échecs et les erreurs sont des éléments déclencheurs puissants qui poussent les passionnés à réaliser des exploits et à s’entourer d’une équipe hors du commun.
Pour en témoigner, le déroulement des conférences dans la salle plénière s’est poursuivi avec une grande entrevue animée par Marie-Claude Lavallée, en discussion avec l’ancienne présidente et cheffe de la direction du Mouvement Desjardins, madame Monique Leroux. Par son parcours personnel et professionnel, elle a démontré l’importance de la force du groupe dans la réussite d’un projet. Pour madame Leroux, la musique a été sa porte d’entrée dans le monde des affaires: dès son jeune âge, discipline, courage et résilience lui ont permis de se distinguer lors de prestigieux concours de piano auxquels elle a participé. Animée par une passion pour la résolution de problèmes, les défis rencontrés au fil des années n’ont fait que renforcer ses décisions. Elle encourage les gestionnaires de RPA à miser sur leur force collective et leur courage pour contrer les fermetures de résidences, qu’elle juge inconcevables.
TOUJOURS UN PEU PLUS POUR LES MEMBRES Au printemps dernier, le RQRA a mandaté la firme SITA pour réaliser une enquête, auprès de ses membres, sur la rémunération de seize postes clés en RPA. Afin de mieux analyser les résultats, Joanie Caron, CRIA,
Crédit photos : Normand Huberdeau
experte-conseil en rémunération, a présenté un résumé de l’enquête ainsi qu’un guide d’interprétation des résultats. Avec un total de 302 répondants, représentant un taux exceptionnel de participation de 38,7 %, les gestionnaires disposent désormais de données fondées sur la réalité du terrain. Par ailleurs, lors d’une autre séance d’échanges dynamiques, Alexandre Bélanger raconte comment son propre parcours l’a amené à repenser la culture d’entreprise. À partir de son expérience à la Villa Ste-Rose, où une grande majorité des employés sont issus de l’immigration, il a illustré de façon concrète les défis et les réussites liés à l’intégration
culturelle. Il a mis en lumière comment un véritable alignement entre les valeurs de l’entreprise et les gestes du quotidien peut renforcer la motivation, la communication et la confiance des employés envers leurs gestionnaires. Son approche, ancrée dans la réalité du terrain, a offert des solutions concrètes et transférables à l’ensemble des résidences. Le congrès annuel du RQRA offre également aux membres une occasion unique de constater l’impact des actions réalisées au cours de la précédente année, ainsi que de découvrir celles en cours. Notamment, Natalie Pouliot, directrice des affaires gouvernementales et Hans Brouillette, directeur des affaires gouvernementales et publiques au RQRA, ont d’abord partagé la scène pour une présentation. Le lendemain, ils ont tenu une séance d’échanges avec Cathy Daigle, directrice des services aux membres, tout en demeurant disponibles tout au long du congrès pour répondre aux questions des membres. L’équipe des affaires gouvernementales du RQRA a notamment expliqué ce sur quoi elle travaille avec Santé Québec et ses instances : le financement des soins, le projet de règlement qui encadrera
les RPA en 2026, les inspections (avec l’Inspectrice nationale) et l’absence de mécanisme de règlement des différends RPA-CIUSSS (discuté avec la Commissaire nationale aux plaintes et à la qualité des services). D’autres enjeux font aussi partie de ces priorités, dont la fin du programme de primes salariales et les projets de règlement sur la fixation des loyers et le formulaire de bail. Les membres ont également pu en apprendre davantage sur les projets en cours et la mission d’étude 2026 lors de l’intervention, en début de congrès, du directeur des communications et marketing du RQRA, Ahmed Cherif. De plus, l’événement a été agrémenté de plusieurs activités de divertissement, dont une compétition culinaire, une performance de la Ligue Nationale d’Improvisation (LNI), une soirée musicale et, pour conclure, un gala haut en couleur, visant à souligner le travail exceptionnel des personnes dévouées en RPA, animé avec humour et compassion par Pierre-Luc Pomerleau, humoriste.
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PIGNON SUR L’ACTUALITÉ | PRIX RECONNAISSANCE
Les gagnants des Prix Reconnaissance 2025 À l’occasion de son congrès annuel, le Regroupement québécois des résidences pour aînés a célébré l’excellence et le dévouement qui animent le milieu des RPA lors de la remise des Prix Reconnaissance, tenue le 23 octobre dernier au Palais des congrès de Montréal. Avec un nombre record de 220 candidatures cette année, les Prix Distinction, Ambassadeur, Culinaire, Hommage et Partenaire ont honoré onze lauréats pour leur engagement et leur contribution remarquable au bien-être des aînés québécois. Salvatore et Giovanni (Johnny) Migliara
PRIX HOMMAGE : LA FAMILLE MIGLIARA Cette année, le RQRA a rendu hommage à la famille Migliara, et plus particulièrement aux frères Salvatore et Giovanni (Johnny), pour leur contribution au développement des RPA au Québec. Tout a commencé avec leur père, Calogero, immigré d’Italie, qui participa à l’essor du quartier Saint-Michel dans les années 1960. Dans les années 1970, la famille Migliara construisit sa première résidence, donnant naissance à une tradition familiale qui perdure. Depuis, Salvatore (Résidence Au Fil de l’Eau) et Johnny (Groupe Résidences Excellence) ont mené de nombreux projets, laissant une empreinte durable dans le secteur des RPA.
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PRIX AMBASSADEUR COUP DE CŒUR DU JURY : DOMINIQUE MILJOUR, DE LA RÉSIDENCE LE FÉLIX VAUDREUILDORION (LE GROUPE MAURICE) Dominique Miljour, chef des loisirs au Félix Vaudreuil-Dorion depuis plus de 10 ans, a gagné le cœur du jury pour son geste d’une profonde humanité. Elle a orchestré un mariage de rêve pour deux résidents, alors que le marié était gravement malade. Mobilisant toute la résidence pour créer une cérémonie mémorable, elle a offert au couple un dernier cadeau précieux de bonheur et d’amour. Ce geste illustre parfaitement la mission d'offrir une vie pleine de sens jusqu'aux derniers moments. Dominique Miljour
PRIX AMBASSADEUR DIRIGEANT : SYLVIE BERGERON, LES JARDINS DU PARC LINÉAIRE Mme Sylvie Bergeron est honorée pour ses 38 ans de dévouement en tant que dirigeante dans le domaine des résidences privées pour aînés. Femme de cœur et pionnière, elle a construit La Villa St-Georges en 1987, puis a ouvert Les Jardins du Parc Linéaire à Victoriaville en 2007. Son engagement indéfectible à soutenir le vieillissement de la population, sa vision positive et son rôle de mentor laissent un héritage précieux de générosité. Elle prend une retraite bien méritée après une carrière exceptionnelle.
PRIX AMBASSADEUR ESPRIT D’ÉQUIPE ET LEADERSHIP : SARAH DJEDID, DE LA RÉSIDENCE CITÉ-RIVE (COGIR IMMOBILIER) Sarah Djedid, responsable du centre multi-service à Cité Rive, est récompensée pour son leadership. Lors de son arrivée au sein de la résidence, elle a sondé les résidents pour cerner leurs besoins, recruté 25 professionnels (notaire, massothérapeute, etc.) et dynamisé le Centre multi-service. Son écoute, sa débrouillardise et son professionnalisme ont transformé cet espace en un lieu central, chaleureux et essentiel. Elle a créé un climat de confiance, faisant du CMS un véritable lieu de bien-être pour la communauté.
Sarah Djedid
PRIX AMBASSADEUR ENGAGEMENT EXCEPTIONNEL : OCÉANE FRENIÈRE, DE LA RÉSIDENCE JAZZ ST-BRUNO (COGIR IMMOBILIER)
Sylvie Bergeron
Océanne Frenière, préposée à l'entretien ménager à Jazz St-Bruno, se distingue par son engagement exceptionnel. Jeune femme sourde de 20 ans et mère adoptive de deux enfants sourds, elle est reconnue pour son efficacité, sa rigueur et son professionnalisme, réussissant à concilier ses responsabilités familiales avec un travail exemplaire. Sa présence inspire ses collègues et les résidents, et son intégration réussie a renforcé la sensibilisation à l'inclusion. Son exemple montre qu’avec volonté et respect, chacun peut contribuer pleinement.
Océanne Frenière
PRIX DISTINCTION ENVIRONNEMENT : LES JARDINS D’IBERVILLE, CHARTWELL ROSEMONT LES QUARTIERS Le projet Les Jardins d’Iberville a transformé une ruelle abandonnée en une oasis florale et conviviale. Lancé en juin 2022 par les résidents, ce jardin communautaire est désormais finaliste aux Fleurons du Québec. Grâce au soutien municipal et à des collectes de fonds, plus de 3 000 plants ont été acquis. Entièrement géré par les résidents, ce lieu est devenu un espace de vie, d'activités (concerts, pique-niques) et de fierté, contribuant à la biodiversité locale.
Angela Minicucci, Les Jardins d'Iberville
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PIGNON SUR L’ACTUALITÉ | PRIX RECONNAISSANCE
Claudia Plourde, Joannie Audet et Louis-Alain Tremblay, Le Saint-Jude
PRIX DISTINCTION INNOVATION : LE SAINT-JUDE ET SA GARDERIE INTERGÉNÉRATIONNELLE
PRIX DISTINCTION IMPLICATION SOCIALE : LE SAINT-JUDE POUR L'AIDE AUX DEVOIRS
Le projet novateur de garderie intergénérationnelle du Saint-Jude a connu un départ remarquable depuis son ouverture en novembre 2024. Fruit d'une collaboration avec La Bambinerie, le Collège d’Alma et Nourri-Source, la garderie accueille quotidiennement des enfants. Ces derniers partagent des moments de tendresse et des activités avec les résidents, créant des échanges spontanés, pleins de sourires. Installée au rez-de-chaussée de la résidence, la garderie est un milieu stimulant qui tisse naturellement des liens précieux entre les générations.
La résidence Le Saint-Jude se distingue également par son projet d'aide aux devoirs en partenariat avec l’école Saint-Joseph. Deux fois par semaine, des élèves viennent bénéficier de l'encadrement d'enseignantes à la retraite qui sont résidentes. Cette initiative crée un pont entre les générations, valorisant les compétences des résidentes et soutenant les familles du quartier. Ce projet enrichit la qualité de vie, apportant rires et effervescence, et renforçant le sentiment d’appartenance à une communauté active et solidaire.
Prescilla Martel et Michel Gemme, Les Jardins du Couvent
PRIX CULINAIRE : L'ÉQUIPE DE CUISINE DE LA RÉSIDENCE LES JARDINS DU COUVENT (COGIR IMMOBILIER) L'équipe de cuisine des Jardins du Couvent a remporté ce prix pour son projet « Les p'tits plats écolos du chef ». Lancée en février 2025, cette initiative transforme les surplus de repas en plats vendus à bas prix aux résidents, et les portions restantes sont remises aux frigos communautaires. L'utilisation de contenants compostables s'inscrit dans une démarche environnementale forte, permettant de lutter contre le gaspillage alimentaire tout en offrant des repas abordables et maison.
PRIX PARTENAIRE : GESPRA ET SERVICE ALIMENTAIRE GORDON Le Prix Partenaire, voté par les résidences membres du RQRA, est décerné ex æquo à Gespra et à Service alimentaire Gordon. • Gespra est le partenaire principal du RQRA depuis plus d’une décennie, offrant aux RPA les meilleurs coûts d’approvisionnement pour l'alimentation et les services d'entretien grâce à son pouvoir d'achat d'un milliard de dollars. • Service alimentaire Gordon est le plus grand distributeur alimentaire privé en Amérique du Nord, passionnément engagé envers ses clients depuis 1897, fournissant des produits de qualité et des recherches sur les dernières tendances alimentaires. Guy Choquette, Gespra, Vice-président et Mylaine Sévigny, Service alimentaire Gordon, Directrice régionale des ventes
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Une transition Une en transition toute douceur toute en douceur
Stratégie de délestage progressive dede vosdélestage outils actuels Stratégie progressive de vos outils actuels Stratégie de délestage Stratégie de progressive délestage de vos outils de progressive actuels vos outils actuels
Période d’utilisation en parallèle
Période d’utilisation Période en parallèle d’utilisation en parallèle Utilisation graduelle des fonctionnalités de RPA360 Utilisation graduelle des fonctionnalités de RPA360
Période d’utilisation en parallèle
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PIGNON SUR L’ACTUALITÉ | DERNIÈRES NOUVELLES Le RQRA suit l’actualité et vous informe des dernières nouvelles concernant votre secteur d’activité. Restez informés !
Saviez-vous que... LE PROJET « COMPLICITÉS INTERGÉNÉRATIONNELLES » POUR PRÉSERVER L’ÉQUILIBRE DES JEUNES
LE PROGRAMME D’ALLOCATIONLOGEMENT POUR LES PERSONNES À FAIBLE REVENU
Un sondage réalisé par Léger auprès d’étudiants révèle que 76 % des personnes aux études souhaitent ralentir leur rythme de vie pour préserver leur équilibre. Le Mouvement Santé mentale Québec propose deux projets pour favoriser la déconnexion des écrans et la connexion au vivant, dont le projet « Complicités intergénérationnelles ». Ce projet propose aux jeunes de passer du temps avec une personne d’une autre génération et de partager une activité qui lui plait et inversement. Il est démontré que des liens et des relations solides intergénérationnels ont un effet protecteur sur la santé des jeunes en développement. Cette action permet aux jeunes de se ressourcer, de réduire leur stress et d’améliorer leur santé mentale. Informations disponibles en ligne : https://mouvementsmq.ca/projets/
Toutes personnes qui utilisent plus de 30 % de leur revenu pour se loger peuvent bénéficier de l’allocationlogement et recevoir une aide financière pouvant atteindre 170 $ par mois. Pour y avoir recours, vous êtes invités à répondre à un court questionnaire et à consulter la liste des conditions d’admissibilité. Le programme s’adresse aux personnes de 50 ans et plus, habitant au Québec, seules ou en couple, locataires ou propriétaires, non exonérés d’impôt et remplissant les conditions financières faibles. Les bénéficiaires ne doivent pas demeurer dans une habitation à prix modique (HLM), une habitation subventionnée par le supplément au loyer de la Société d’habitation du Québec, ni résider dans un centre hospitalier, un centre d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) ou un centre de réadaptation subventionné. L’allocationlogement est calculée pour la période du 1er octobre 2025 au 30 septembre 2026. Le montant d’allocation est déterminé selon la situation familiale, les revenus et le calcul du pourcentage admissible, ce qui peut aussi donner droit à un montant réduit. Pour plus d’information : www.revenuquebec.ca/fr/citoyens/ votre-situation/faible-revenu/ programme-allocation-logement/
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LES FERMETURES CONTINUENT Selon une compilation du RQRA, du 1er avril au 10 novembre, 29 RPA ont cessé leurs activités et 12 ont ouvert leurs portes. Il n’en reste que 1 341 pour desservir le Québec. Ces 29 RPA offraient en moyenne 27 unités pour un total de 781 unités. La grande majorité (24 RPA) était de catégorie 3. Quant aux 12 nouvelles RPA, elles comportaient en moyenne 14 unités pour un total de 171. Seulement la moitié d’entre elles offrent des soins. L’année 2024-2025 s’était conclue avec une cinquantaine de fermetures, l’obligation d’installer des gicleurs ayant été reportée de trois ans pour quelque 125 RPA non conformes.
REVENUS DES MÉNAGES AÎNÉS Selon des données Statistique Canada commandées par le RQRA, le revenu médian des ménages locataires de 65 ans ou plus était de 38 000 $ en 2023, soit presque le même montant qu’en 2022 (38 100 $) et à peine plus qu’en 2012 (37 200 $) en dollars constants de 2023. Au Canada, il s’élevait à 39 400 $ en 2023 contre 35 100 $ en 2012, toujours converti en dollars de 2023.
PUBLIREPORTAGE
L’avenir de la mémoire : l’innovation funéraire selon Athos
Les traditions évoluent au même rythme que la société. Ce sont elles qui nous unissent, dans la vie comme dans la mémoire. Pour Athos services commémoratifs, l’innovation ne réside pas seulement dans le développement de nouvelles technologies, mais aussi dans la capacité d’aller au-delà des conventions pour honorer ceux qui partent et soutenir ceux qui restent. Le groupe Athos Services Commémoratifs conjugue ouverture d’esprit et expertise funéraire afin d’offrir des solutions adaptées aux familles qu’il accompagne, quels que soient leurs besoins.
ENTRE EXPERTISE FUNÉRAIRE ET LIEUX DE REPOS INNOVANTS Pour le groupe Athos, l’innovation s’exprime avec discernement. Elle vise à moderniser les services, à simplifier les processus et ouvrir les horizons. Chacune de ses décisions est guidée par une même mission : celle d’honorer la vie et de soutenir les familles qu’il sert, dans le respect de ses valeurs. C’est cette approche à la fois humaine et contemporaine qui fait d’Athos Services Commémoratifs un partenaire de choix pour les résidences privées pour aînés (RPA) du Québec, pour le bien-être de leurs résidents et de leurs proches. Les innovations d’Athos Services Commémoratifs prennent racine dans une conception contemporaine du funéraire, de la célébration de la vie à la commémoration.
DES LIEUX DE COMMÉMORATION AU CŒUR DE LA NATURE Les cimetières-jardins d’Athos, situés dans les grandes régions de Montréal et de Québec, proposent des lieux de repos et de recueillement inspirant la sérénité. Si tous les cimetières-jardins se veulent une ode à la nature, celui de SaintHubert est tout particulièrement guidé par sa vocation écologique. La Forêt de La Souvenance, à Québec, est la toute première forêt de dispersion à avoir vu le jour dans la province. Le Jardin des Mémoires, à Laval, est à la fois un lieu de cérémonie et de dispersion. Ces lieux de sépulture uniques traduisent une volonté de plus en plus présente chez les familles rencontrées par les équipes d’Athos : celle d’aborder le deuil dans une perspective durable et apaisée.
LA TECHNOLOGIE AU SERVICE DE LA MÉMOIRE L’espace commémoratif virtuel d’Athos permet aux proches éloignés d’assister à distance à une cérémonie ou de revivre, plus tard, ce moment empreint d’émotion.
Cette innovation numérique s’intègre naturellement à l’offre des résidences pour aînés, qui peuvent ainsi aider les résidents et leurs familles à demeurer unis, malgré la distance.
LA MARQUE DE CONFIANCE DES COMMUNAUTÉS D’ICI Urgel Bourgie, Lépine Cloutier, les Espaces Memoria, le Complexe Aeterna, le Parc Commémoratif de Montréal, la maison Gomin, le Complexe de la Cité, le Mausolée Saint-Martin : toutes les marques et bannières du groupe Athos offrent le même accompagnement d’exception. Athos partage votre volonté de servir la communauté avec respect et compassion. Grâce à la pluralité de son expertise, à la diversité de ses services et à la simplicité de ses processus, le groupe peut vous épauler dans l’accomplissement de vos objectifs.
Athos Services Commémoratifs : un partenaire de confiance pour soutenir vos résidents et leurs familles.
www.athos.ca 21 | Volume 21 • N°1 | HIVER 2026
PIGNON SUR L’ACTUALITÉ | SURVOL DES DOSSIERS Voici un survol des principaux dossiers qui occupent présentement le RQRA. Ils constituent des enjeux importants pour la majorité des RPA. En demeurant membre, vous posez un geste concret pour soutenir ce travail continu que le RQRA fait pour vous. C’est ainsi que s’obtiendront d’autres changements nécessaires pour préserver l’offre de services aux aînés vivant en résidence privée.
Par Hans Brouillette Directeur des affaires gouvernementales et publiques, RQRA
Le RQRA en actions LE RQRA EXPLIQUE À L’ASSEMBLÉE NATIONALE LES ENJEUX DES RPA En commission parlementaire le 30 octobre, le RQRA a expliqué les nombreux obstacles qui affligent les RPA à une dizaine de députés attentifs, tous partis politiques confondus, et au ministre de l’Immigration, M. Jean-François Roberge. Cette commission portait sur la planification de l’immigration 2026-2029. Le RQRA en a profité pour expliquer que les enjeux de main-d’œuvre découlent d’une multitude de facteurs interreliés, dont plusieurs proviennent du
gouvernement lui-même : concurrence des salaires dans le secteur public, accès difficile aux formations obligatoires, plafonnement des primes de transition salariale, et resserrement de l’accès à la résidence permanente.
David Alain, membre du conseil d’administration du RQRA et propriétaire de la résidence Villa St-Georges (Victoriaville) ; Hans Brouillette, directeur des affaires gouvernementales et publiques ; Natalie Pouliot, directrice des affaires gouvernementales.
UN RÈGLEMENT SUR LE RÉGIME D’AUTORISATION DES RPA D’ICI JUIN Au moment d’écrire ces lignes, le projet de règlement encadrant les RPA dans le nouveau « régime d’autorisation » était attendu au début de janvier. Une période de consultation de 45 jours
Les députés de la Commission des relations avec les citoyens s’apprêtent à entendre le RQRA.
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s’ensuivra et le RQRA formulera ses commentaires. On vise mai ou juin pour l’entrée en vigueur. Santé Québec et le RQRA ont convenu de se réunir en atelier de travail. Le principal intérêt réside dans les catégories de RPA et les exigences pour chacune d’elles en matière de sécurité. Plusieurs rencontres ont eu lieu depuis un an lors desquelles le RQRA a soumis à Santé Québec ses recommandations pour alléger les nombreuses et coûteuses contraintes eu égard à l’incapacité des aînés de payer plus. La réglementation (certification, bâtiment, sécurité incendie, etc.) a contribué à plus de 1 000 fermetures de RPA depuis 2014. Le nouveau régime d’autorisation accorde désormais un pouvoir discrétionnaire aux CISSS-CIUSSS, notamment pour s’assurer que les services des RPA répondent aux besoins populationnels. Le RQRA est d’ailleurs en attente d’une réponse à sa demande de clarification à Santé Québec et à la ministre responsable des Aînés sur ce pouvoir, et sur le fait que les RPA sont absentes du plan stratégique de Santé Québec.
CRITÈRES DE FIXATION DE LOYER : BIENTÔT FIXÉS ?
MAIN-D’ŒUVRE INDÉPENDANTE : DÉROGATIONS ACCEPTÉES
Le RQRA a été actif en 2025 concernant les projets de règlements sur les critères de fixation de loyer. Il s’était opposé à certains changements majeurs introduits dans le projet de règlement présenté en avril par la ministre responsable de l’Habitation. On y prévoyait abolir le critère de fixation de loyer pour les services à la personne en RPA, fraîchement obtenu en 2023. Le RQRA a été entendu : un deuxième projet de règlement publié en septembre prévoit maintenir le critère de fixation de loyer pour les services à la personne.
Le mécanisme de demande de dérogation semble fonctionner. Depuis l’interdiction du recours à la maind’œuvre indépendante et aux agences de placement dans la plupart des régions, le 20 octobre dernier, les RPA remplissent un formulaire justifiant leur demande de dérogation, laquelle peut couvrir plusieurs mois. Cette demande est traitée par le CPNSSS (Comité patronal de négociation du secteur de la santé et des services sociaux). Le RQRA avait appuyé la loi 10 adoptée en 2023 afin que soient plafonnés les tarifs souvent exorbitants facturés aux RPA par les agences. Il avait toutefois réclamé un mécanisme de dérogation pour éviter des bris de services. En 2024, le RQRA avait obtenu un report d’un an avant l’entrée en vigueur de l’interdiction. La pénurie de main-d’œuvre se poursuit et les formations obligatoires sont rarement disponibles dans les centres de services scolaires.
Toutefois, ce deuxième projet de règlement prévoyait que le taux d’ajustement s’appliquerait seulement sur la portion du loyer portant sur les services à la personne inscrits dans l’annexe 6 du bail, et non plus sur les preuves de dépenses des RPA. Le RQRA a expliqué qu’une partie du coût des services à la personne est intégrée au loyer de base et se doit d’être elle aussi indexée adéquatement (coûts du personnel de surveillance ou encore pour les tirettes d’alarme). Le RQRA a aussi fait valoir qu’un taux d’amortissement de 5 % pour transférer dans les loyers le coût de travaux majeurs était insuffisant pour rénover les composantes intérieures du bâtiment. Leur durée de vie utile est courte, car des personnes y vivent ou y travaillent 24h sur 24. Le RQRA réclame un taux de 10 %.
DEMANDE DE DÉROGATION POUR LE FORMULAIRE DE BAIL Le RQRA a demandé à la nouvelle ministre responsable de l’Habitation, Mme Caroline Proulx, d’accorder une dérogation pour les RPA concernant le projet de règlement qui introduit un nouveau formulaire de bail obligatoire. Le RQRA a expliqué qu’à peine quelque mois après la date d’entrée en vigueur prévue du nouveau formulaire, il ne serait déjà plus à jour. En effet, le
La ministre responsable de l’Habitation, Mme Caroline Proulx
nouveau régime d’autorisation des RPA fait l’objet d’un projet de règlement dont l’entrée en vigueur est prévue d’ici juin. De plus, le RQRA considère que le projet de bail va trop loin, à maints égards. Par exemple, à la section G où doit être inscrit le loyer du précédent résident pour permettre au nouveau de demander une fixation de loyer, on y retrouverait l’obligation pour les RPA de fournir des montants et une description de services. Cela révélerait les services que recevait l’ancien résident, donc son état de santé. Au moment d’écrire ces lignes, le RQRA poursuivait ses représentations politiques à haut niveau pour faire obtenir une dérogation. En 2021, un projet de formulaire de bail spécifique aux résidents de RPA avait été dévoilé, mais n’a jamais été adopté en raison de changements législatifs imminents.
DES MILLIERS D’AÎNÉS ATTENDENT L’ALLOCATION PERSONNALISÉE Santé Québec et les CISSS-CIUSSS ont formé un comité de travail pour convenir des modalités de mise en place du Programme d’allocation personnalisée (PAP). Deux ans après son lancement, ce programme de 200 M$ sur 5 ans (42 M$ par an) n’a toujours pas pris son envol. Il est attendu par les aînés au profil iso-SMAF 6 à 14 pour pouvoir payer, au moins en partie, leurs services de soutien à domicile. Le RQRA a espoir que sa principale demande soit acceptée, celle que l’allocation en soit vraiment une et non un contrat « à prendre ou à laisser » d’achat de services des CIUSSS aux RPA. Les services seraient donc inscrits au bail et le résident obtiendrait son allocation pour l’aider à payer.
CONFUSION SUR L'ARTICLE 24 Lors d’une rencontre à l’Assemblée nationale le 27 novembre, le RQRA a remis une pétition de 15 000 signataires et redemandé à la ministre Sonia Bélanger de modifier sans plus attendre les articles 24 et 29 du règlement pour soustraire les RPA de catégorie 3 à l’obligation d’installer des dispositifs de sécurité, ainsi qu’à toutes les RPA d’avoir du personnel formé dès l’embauche. Certaines des 600 RPA sans dispositifs, qui envoient pourtant des avis de dépassement de services auxquels leur CIUSSS ne répond pas, se font menacer de perdre leur certification. Une refonte complète du règlement est attendue pour le printemps prochain. L’application des articles controversés ne fait donc pas de sens.
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PIGNON SUR L’ACTUALITÉ | SOUS LA LOUPE
Par Natalie Pouliot Directrice des affaires gouvernementales, RQRA
Vers une offre alimentaire participative et adaptée aux réalités actuelles Cet article propose un résumé d’un entretien réalisé plus tôt cet automne avec Robert Laporte, professeur-chercheur en gestion de la restauration à l’ITHQ¹. Cette riche rencontre aura permis de dégager des pistes de réflexion visant à améliorer, à l’aide de moyens simples et accessibles, l’expérience alimentaire de la personne aînée au sein d’une RPA. L’alimentation ne saurait se limiter à une seule fonction biologique : au contraire, elle constitue un repère social fondamental. Or, au milieu des multiples réflexions ambiantes portant sur l’innovation, le développement des technologies, la nécessité de rehausser en continu l’offre de service et l’expérience client, il demeure pertinent de s’interroger sur les méthodes existantes et capables
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d’enrichir le sens du repas. Or, comment s’y retrouver et séparer le bon grain de l’ivraie ?
L’ASSIETTE EN TANT QUE POINT DE DÉPART Avec l’âge, les besoins nutritionnels évoluent : tandis que le métabolisme ralentit, l’appétit diminue, et les capacités sensorielles s’altèrent, tous des facteurs susceptibles d’entraîner une monotonie nutritionnelle. De plus, la qualité de la santé mentale serait liée au microbiote intestinal, système responsable de la régulation de l’humeur et du stress. Ainsi, aborder l’assiette comme vecteur de lien social et d’identité collective constitue la première étape vers une alimentation allant bien au-delà d’un simple apport nutritionnel.
Dans les milieux d’hébergement, la gestion alimentaire doit répondre à des critères stricts : hygiène, salubrité, apports nutritionnels adaptés et prise en compte des capacités physiques des résidents. Mais au-delà de ces impératifs, il est essentiel de remettre en question la présentation des plats, la diversité des menus et leur capacité à éveiller la curiosité alimentaire, permettant ainsi de redonner au repas sa dimension sociale, car toujours manger seul augmente les risques de l’isolement, de la perte de repères et d’une dégradation progressive de la santé.
ADOPTER UNE APPROCHE PARTICIPATIVE ET INCLUSIVE Impliquer les résidents dans la définition des menus permet de mieux répondre à leurs envies et de renforcer leur sentiment d’appartenance. Cette démarche collaborative peut prendre plusieurs formes : ateliers
1. Titulaire d’un baccalauréat en administration et d’une maîtrise en gestion de projet de l’UQAM, Robert Laporte a complété sa scolarité de troisième cycle à HEC Montréal sur le thème de la gestion du changement. Reconnu pour le caractère innovateur de son enseignement en commercialisation de la restauration, il pratique une pédagogie par projet et s’intéresse plus particulièrement à la gestion des ressources humaines, à l’approvisionnement et à la gestion des processus opérationnels dans l’industrie, notamment les processus de service en restauration et la valeur ajoutée dans le design de service.
de discussion sur les préférences alimentaires, sondages mensuels sur les plats à intégrer, groupes de travail avec les équipes de cuisine. Un tel exercice demeure d’autant plus essentiel que le profil des personnes aînées évolue : une personne de 65 ans en 2025 n’a pas du tout les mêmes attentes que la personne âgée de 65 ans en 1985. La première sera davantage active, mieux informée et ses attentes seront plus diversifiées, notamment sur le plan culturel et nutritionnel.
de réassurance. Il ne s’agit pas de les bousculer, mais de les enrichir progressivement.
Il est donc crucial d’adapter l’offre alimentaire à cette nouvelle réalité socioculturelle pour répondre à une question centrale : où en sommesnous dans notre offre alimentaire ?
Certains éléments déclencheurs — odeurs, goûts, objets — peuvent réveiller des souvenirs anciens, parfois liés à l’enfance. Ces marqueurs sensoriels renforcent le plaisir de manger et favorisent le lien social. L’ambiance joue un rôle clé dans l’expérience alimentaire. Des gestes simples peuvent transformer un repas ordinaire en moment mémorable : utiliser une vaisselle spéciale pour souligner un anniversaire, décorer la salle à manger selon les saisons ou les fêtes, ou diffuser une musique douce ou familière pendant le repas contribuent à activer les souvenirs.
LE MENU, CRÉATEUR DE VALEUR AJOUTÉE
UNE TRANSFORMATION PROGRESSIVE ET RÉFLÉCHIE
Une approche « mur à mur », appliquée sans distinction ni nuance, est une pratique à éviter. Au-delà des contraintes opérationnelles, le menu idéal doit refléter les préférences, les habitudes et les valeurs des résidents.
Réinventer l’offre alimentaire ne signifie pas de tout recommencer, mais de modifier progressivement les pratiques existantes. L’intégration des résidents dans la composition des menus ne peut se faire sans une
Un menu bien élaboré peut devenir un formidable outil d’apprentissage et de stimulation cognitive. Découvrir de nouveaux produits, partager des recettes et discuter des goûts demeurent autant d’occasions d’éveiller la curiosité et de créer des moments de plaisir et de partage. L’introduction de plats ethniques doit se faire en dialogue avec les résidents. Il ne s’agit pas d’ajouter des mets exotiques pour le folklore, mais de favoriser la reconnaissance culturelle et l’ouverture à l’autre. Une pédagogie est à faire pour stimuler la curiosité alimentaire. À ce chapitre, les besoins et les capacités de réponse ne sont pas les mêmes selon les tranches d’âge.
ADAPTER SANS BRUSQUER Les habitudes alimentaires constituent des repères sécurisants, porteurs de mémoire, de stabilité et
planification rigoureuse. Cela implique d’abord de clarifier les leviers d’action disponibles pour les gestionnaires : marge de manœuvre réelle en matière de choix alimentaires, contexte d’approvisionnement (local, bio, industriel), contraintes budgétaires et économiques propres à la résidence, etc. Ce marquage opérationnel est essentiel pour définir la véritable capacité de transformation et éviter les initiatives irréalistes. Une fois cette étape réalisée, il faudra intégrer les attentes des résidents. Cette démarche permettra de concevoir des expériences alimentaires porteuses de sens, capables de susciter l’émerveillement tout en respectant les réalités du terrain. Il s’agira donc de croiser les données humaines avec les paramètres opérationnels pour garantir la faisabilité des changements. Face à une évolution démographique marquée et à l’émergence de besoins inédits, l’offre alimentaire en RPA devra s’adapter aux profils diversifiés du résident de demain.
QUELQUES IDÉES PORTEUSES • Animer un « atelier cuisine mémoire » où les résidents partagent leurs recettes traditionnelles pour ensuite les intégrer au menu. • Proposer aux résidents de revisiter des aliments simples mais polyvalents, comme la pomme de terre, en explorant différentes recettes (gratin, purée, galette, soupe). • Organiser des forums alimentaires chaque saison, où les résidents votent sur les plats à conserver, à modifier ou à retirer du menu. • Consulter les résidents sur leurs origines et leurs souvenirs culinaires. • Inviter des cuisiniers communautaires pour des démonstrations. • Créer des menus inspirés des cultures représentées dans la résidence. • Tenir des « semaines thématiques » autour d’un ingrédient ou d’une culture culinaire (ex. : cuisine méditerranéenne, plats d’enfance). • Maintenir certains plats traditionnels dans le menu hebdomadaire permet aux résidents de conserver un lien affectif avec leur passé. • Cuisiner des repas thématiques inspirés des décennies passées avec décor et musique d’époque.
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PIGNON SUR L’ACTUALITÉ | SUR LE PLAN JURIDIQUE
Par Me Miriam Morissette Associée Therrien Couture Joli-Coeur
Repenser la trajectoire des soins à domicile : une nécessité urgente Crédit photo : Normand Huberdeau
En tant qu’avocate engagée dans les enjeux liés à la santé et aux services sociaux, je constate que la trajectoire actuelle des services de soutien à domicile (SAD) présente des lacunes majeures. Coordination insuffisante, réactivité limitée, absence de cadre normatif clair, inadéquation entre les besoins des usagers et l’offre disponible : le modèle en place ne permet ni une surveillance continue, ni une réponse adaptée aux situations de vulnérabilité, comme celle vécue par M. Gaouette, décédé en 2022 à Val D’Or, à la suite d’une défaillance au niveau de la prise en charge par le système de la santé. Volume 21 • N°1 | HIVER 2026 |
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Il est impératif de revoir cette trajectoire pour : • mieux répondre aux besoins des personnes en perte d’autonomie ; • accroître l’efficience du système ; • renforcer la collaboration avec les prestataires externes ; • repenser les investissements publics en fonction de la performance réelle.
Malgré une hausse des investissements, la croissance des heures de soins et du nombre d’usagers reste marginale. Le taux de croissance annuel composé des heures de soins est de 11,2 %, contre seulement 1,9 % pour les usagers. Ce déséquilibre entre les ressources engagées et les résultats obtenus est révélateur d’un système à bout de souffle.
DES CHIFFRES QUI INTERPELLENT
POUR UN FINANCEMENT PLUS ÉQUITABLE
Le rapport de KPMG révèle une explosion du nombre de personnes en attente d’un premier service de SAD entre 2019 et 2023, passant de 10 462 à plus de 20 000. Bien que cette attente ait légèrement diminué en 2024, elle demeure préoccupante. Aujourd’hui, seulement 10,2 % des besoins des personnes en perte d’autonomie sont comblés par les services publics.
Je recommande un rééquilibrage du financement entre les différents prestataires. Les entreprises privées et les EÉSAD (entreprises d’économie sociale en aide à domicile) offrent un temps de service direct supérieur, à des coûts bien moindres que ceux du réseau public. À titre d’exemple, le coût horaire moyen du SAD dans le réseau public est de 81 $ en tenant compte du salaire,
des avantages sociaux et du coût de gestion, contre 36 $ chez les EÉSAD et 38 $ dans le privé. Il est donc temps d’augmenter la part budgétaire allouée à ces prestataires, tout en mettant en place des ententes standardisées avec Santé Québec. Ces ententes doivent refléter les coûts réels et les besoins spécifiques des usagers, et inclure les mécanismes de financement rétroactif en cas de délais d’évaluation.
LE RÉSEAU PUBLIC COMME PIVOT Je tiens à réaffirmer le rôle central que doit jouer le réseau public dans l’évaluation clinique et sociale des usagers. Il doit agir comme guichet unique, déterminer les services requis, leur fréquence et leur niveau de priorité, puis orienter les usagers
vers les prestataires accrédités. Cette approche permettrait d’optimiser les ressources publiques tout en assurant une meilleure expérience usager grâce à des services personnalisés et technologiquement soutenus.
DES RETOMBÉES CONCRÈTES Le rapport AppEco présenté en appui à la conférence que j’ai donnée au congrès du RQRA, estime qu’un modèle révisé de SAD pourrait générer des économies de 182 M$ dès 2023. Ces économies permettraient de réinvestir dans l’équivalent de 2,2 millions d’heures-soins supplémentaires et de prendre en charge jusqu’à 14 000 patients de plus. D’ici 2040, les économies pourraient atteindre 288 M$, avec un potentiel de 6,1 millions d’heures-soins et 23 000 patients supplémentaires.
POUR CONCLURE Je lance un appel clair : il est temps de revoir la trajectoire des soins à domicile pour bâtir un système plus agile, équitable et centré sur les besoins réels des usagers. Cela passe par une meilleure coordination, un financement plus stratégique et une reconnaissance du rôle complémentaire des prestataires privés et communautaires. Le réseau public doit redevenir le pivot, non pas en monopolisant la prestation, mais en orchestrant intelligemment les ressources disponibles.
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QUARTIER BIEN-ÊTRE | LOISIRS
Le RQRA en partenariat avec le FQLI
Repenser le loisir à l’ère de la spontanéité L’innovation, dans son sens le plus noble, se définit comme la capacité à créer du nouveau, à transformer nos façons de faire, à apporter une amélioration significative à une pratique existante ou à un environnement. Innover, c’est donc oser regarder autrement ce que l’on fait déjà. C’est remettre en question nos habitudes, notre offre de services, nos horaires, nos formats d’activités. C’est surtout chercher à recréer du sens, du plaisir et des liens entre les résidents, trois ingrédients au cœur du loisir. Or, l’innovation a trop souvent été confondue avec la numérisation. On a cru qu’il suffisait d’introduire un nouvel appareil pour moderniser une offre, alors qu’en réalité, c’est le regard porté sur l’expérience humaine qui doit évoluer.
Le mot innovation évoque souvent des images de robots, de casques de réalité virtuelle, de tableaux interactifs et d’applications dernier cri. On pense immédiatement à la technologie, à la modernité, à l’efficacité. Pourtant, innover ne se limite pas à l’introduction d’un nouveau produit ou d’une application.
mais dans le « comment ». Comment pouvons-nous rendre une activité plus engageante, plus inclusive, plus flexible ? Comment pouvons-nous donner envie aux gens de participer, d’être curieux, de contribuer ? Ainsi, l’innovation en loisir passe avant tout par la capacité à réinventer les approches traditionnelles, à revisiter nos façons d’animer, de collaborer et de communiquer les activités. Réinventer ne veut pas dire tout jeter pour repartir à zéro. Cela signifie réévaluer ce que nous faisons déjà bien et oser y insuffler du neuf. Trois stratégies s’imposent naturellement. Lokia Trois-Rivières
Offrir des activités stimulantes et porteuses de sens
REPENSER L’INNOVATION AU-DELÀ DES GADGETS
Trop souvent, les activités de loisir se réduisent à occuper le temps. Or, le loisir devrait avant tout nourrir l’esprit, éveiller la curiosité et offrir un sentiment d’accomplissement. Une activité stimulante ne doit pas nécessairement être spectaculaire. Elle doit être significative.
La technologie, bien que fascinante, s’accompagne de défis concrets, soit une logistique complexe, des coûts élevés, la désuétude programmée, la nécessité de former le personnel et l’incertitude de la durabilité. La vraie innovation n’est pas dans le « quoi », Volume 21 • N°1 | HIVER 2026 |
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Se tenir à jour, collectivement
MDAA de Drummondville
Une offre de loisir en phase avec l’évolution de la société Le loisir d’aujourd’hui est bien différent de celui d’hier. Les habitudes changent, la société valorise l’autonomie, la flexibilité, la diversité. Les aînés d’aujourd’hui voyagent, font du sport, apprennent en ligne, jouent à des jeux vidéo et s’impliquent socialement. Il devient donc essentiel que notre offre de loisirs résonne avec ces nouvelles réalités. Cela implique d’être à l’écoute, d’observer les tendances, d’expérimenter de nouveaux formats sans craindre l’échec. Ainsi, certaines résidences ont organisé cette année des dégustations de produits lyophilisés. Un autre exemple est celui du pickleball, un sport en pleine croissance au Québec. Mélange de tennis, de badminton et de ping-pong, il est accessible, dynamique et convivial. Il a su séduire toutes les générations, notamment les aînés, par sa facilité d’apprentissage et sa dimension sociale. On voit donc le nombre de terrains pour sa pratique augmenter partout et les résidences pour aînés ne font pas exception. Toutefois, connaissez-vous le padel ? Il est déjà populaire en Europe et fait tranquillement son entrée au Canada. Plus rapide et plus ludique que le tennis, il pourrait bien devenir la prochaine coqueluche des activités intergénérationnelles. Ces exemples montrent qu’innover, c’est savoir intégrer les tendances sociales tout en respectant les capacités et les intérêts des participants.
L’innovation est aussi une culture organisationnelle. Pour qu’elle s’enracine, il faut que les intervenants en loisir se forment, échangent et expérimentent ensemble. La curiosité professionnelle est un moteur d’innovation. Lire, assister à des conférences, visiter d’autres milieux, observer ce qui se fait ailleurs, tout cela nourrit la créativité et prévient la stagnation.
EXPLORER DE NOUVEAUX FORMATS
MDAA Masson-Angers
Nous vivons à une époque où tout peut être consommé à la demande. La télévision en est un exemple frappant. Autrefois rigide et structurée, elle est désormais disponible quand on veut, comme on veut. Les plateformes de vidéos sur demande comme Netflix ou TOU.TV ont transformé nos habitudes. Nous choisissons le rythme de nos écoutes. Mais qu’en est-il de notre offre de loisir ? Sommes-nous encore prisonniers d’une logique figée sur des activités du lundi au vendredi, à 14 h, pour un public présumé toujours disponible ? La question mérite d’être posée, car nos résidents aussi ont changé. Ils ont des agendas bien remplis et mènent une vie active. Face à cela, notre offre rigide peut sembler décalée. Il est temps de réinventer les programmations de loisir, de passer d’une planification uniforme à une offre plus souple, réactive et personnalisée.
des « défis du jour » affichés chaque matin pour susciter la curiosité, etc. Ces approches ne demandent pas toujours plus de ressources. Il suffit d’être à l’écoute des besoins, créer des occasions favorables et stimuler la participation plutôt que diriger.
Le loisir libre et spontané La montée du loisir libre est une tendance forte depuis quelques années. Les gens veulent choisir le moment, la durée et la manière dont ils participent. Le plaisir naît souvent de la spontanéité et l’on doit trouver une façon d’intégrer cette liberté dans nos programmations. Il est important d’imaginer des zones de loisir autonome dans vos milieux de vie. Des espaces créatifs toujours accessibles, un chariot de matériel en libre-service,
Le loisir sur mesure et à la demande La personnalisation n’est plus une option, c’est une attente de la part des résidents, mais également des familles. Dans une société où tout peut être ajusté, les gens veulent que les loisirs leur ressemblent. Cela ne veut pas dire tout individualiser, mais offrir de la variété comme des activités en petits groupes et des jeux à faire à l’appartement pour les introvertis, ou encore des expériences collectives pour les plus sociaux, etc. Certaines résidences expérimentent déjà des modèles où les résidents peuvent réserver une activité à la carte, selon leurs disponibilités. D’autres utilisent des questionnaires simples pour sonder l’intérêt des gens avant de lancer une activité. Ces petites adaptations traduisent une philosophie qui met le résident au centre des décisions. Elles permettent d’inclure tout le monde, pas seulement ceux qui se présentent aux activités sur une base régulière.
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QUARTIER BIEN-ÊTRE | LOISIRS
Inclure les familles et la communauté L’autre grande transformation dans nos installations, c’est la montée des demandes pour s’ouvrir à la communauté. Les milieux de vie ne doivent plus être des lieux fermés, mais des carrefours où se rencontrent les générations. Des événements où les familles, les bénévoles, les écoles, les artistes locaux viennent participer créent un sentiment d’appartenance partagé. L’innovation sociale, celle qui reconnecte les gens entre eux, est sans doute la plus précieuse. Elle n’exige pas d’écran, ni d’investissement, mais un engagement humain.
LES NOUVEAUX RYTHMES DU LOISIR : DEUX VOIES D’ADAPTATION Puisqu’une programmation avec exclusivement des activités à horaires fixes ne convient plus à tous, penchons-nous sur des approches complémentaires.
Ces moments imprévus dynamisent la journée et renforcent la convivialité. Ils permettent aussi de rejoindre des personnes qui, autrement, ne participeraient pas à des activités longues ou planifiées. L’effet de surprise devient un levier d’inclusion.
CHSLD Centre d’Anjou
Les activités avec un objectif à long terme
INNOVER, C’EST RÉAPPRENDRE À ÊTRE HUMAIN
Ici, il s’agit d’activités que chacun peut poursuivre à son rythme comme un projet d’écriture collective, un défi photo ou une distance de marche à réaliser sur plusieurs semaines. L’avantage étant que le résident peut participer quand il veut, sans contrainte, mais sachant qu’il contribue à quelque chose de plus grand. Ces formats hybrides répondent à la réalité des agendas modernes, tout en maintenant un fil conducteur. Ils nourrissent le sentiment d’appartenance tout en respectant l’autonomie.
Les activités éclairs, brèves et spontanées Ce sont des activités surprises, qui ne nécessitent pas d’inscription ni d’engagement à long terme. Une chorale éclair dans le corridor, une capsule humoristique dans l’ascenseur, le concours du jour (retrouver un objet mystère, résoudre une énigme, faire rire quelqu’un, etc.).
Manoir Saint-Bruno
En conclusion, l’innovation en loisir ne se mesure pas au nombre d’appareils, d’applications ou de programmes informatiques utilisés. Elle se mesure à la qualité des sourires, à l’intensité des échanges, à la joie visible dans les yeux des participants. Innover, c’est oser faire différemment pour mieux faire sens. C’est avoir le courage de remettre en question nos habitudes, que ce soient nos horaires figés ou nos activités parfois trop répétitives. C’est aussi accepter que le changement implique de se remettre en question, de changer son regard. L’innovation véritable est humaine. Elle naît de l’écoute, de l’observation, de la créativité et de la passion. Elle s’incarne dans un animateur qui ose surprendre, dans un gestionnaire qui valorise l’expérimentation et dans une équipe qui apprend ensemble. Alors, la prochaine fois qu’on parlera d’innovation en loisir, pensons moins à la tablette et plus à la table, celle où les gens se rassemblent, partagent, rient, créent, vivent. C’est là, dans cette simplicité vivante, que se trouve la plus belle des modernités.
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QUARTIER BIEN-ÊTRE | LES BONS COUPS EN RPA
Par Victoria Denayer Conseillère en communication, RQRA
Les résidences pour aînés, fleurons d’innovation Qui a dit que les résidences pour aînés manquaient de dynamisme ? Chaque jour, les résidences québécoises redoublent de créativité pour enrichir le quotidien de leurs résidents. L’innovation ne se limite pas aux nouvelles technologies : elle s’incarne dans les soins, les relations humaines, dans l’environnement ou encore dans des gestes qui semblent anodins. À l’occasion des Prix Reconnaissance 2025 du RQRA, trois initiatives nous rappellent que chaque détail peut transformer une journée.
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Vincent Duguay et quelques-unes des personnes aînées inscrites à l'activité Tour de la Gaspésie à la marche !
UN TOUR DE LA GASPÉSIE… À PIED ! La Gaspésie est une région du Québec qui regorge de magnifiques paysages. Entre sa nature verdoyante et ses somptueux points de vue sur les eaux du Saint-Laurent, les Gaspésiens n’ont rien à envier au reste du Québec. C’est dans ce cadre que les deux résidences pour aînés du Groupe Santé Vadnais ont lancé le « Tour de la Gaspésie à la marche », une initiative portée par le jeune technicien en loisirs Vincent Duguay. Au fil de plusieurs balades, les kilomètres parcourus par les aînés étaient calculés à l’aide de podomètres, puis visualisés sur une carte interactive illustrant leur progression dans le tour de la région. Plus de 45 personnes aînées ont initialement pris part à l’initiative. Par la suite, de nombreux résidents se sont joints au groupe pour participer aux marches.
Les personnes aînées inscrites à l’activité ont ainsi pratiqué une activité physique tout en socialisant, en travaillant leur motricité et en renforçant leur autonomie. Grâce à cette initiative, la marche est devenue un vecteur de fierté, de santé et de cohésion dans les deux résidences. Bravo à Vincent Duguay, finaliste des Prix Ambassadeur — Engagement exceptionnel 2025, pour son implication dans le « Tour de la Gaspésie à la marche » !
UN TÉLÉPHONE INTELLIGENT ET THÉRAPEUTIQUE La résidence Humanitæ, située dans la ville de Québec, a développé un téléphone intelligent thérapeutique destiné aux résidents atteints de troubles neurocognitifs (TNC). Alliant intelligence artificielle et soins affectifs, l’outil ne demande aucune connaissance technologique préalable. En passant un appel, les personnes aînées qui se servent du téléphone reproduisent un geste familier et rassurant, contribuant à maintenir un lien affectif avec un interlocuteur (robot conversationnel).
Le téléphone intelligent thérapeutique à la résidence Humanitæ
Déployée auprès des résidents d’Humanitæ, cette technologie permet de renforcer l’autonomie et la dignité de l’utilisateur. Elle a également permis de réduire l’anxiété et l’agressivité de certaines personnes aînées, tout en favorisant leur bien-être et leur stabilité émotionnelle. L’amélioration de la santé mentale des usagers se ressent au quotidien dans l'ambiance de la résidence pour aînés. Finaliste du Prix Distinction — Innovation 2025, la résidence Humanitae place aujourd’hui plus que jamais la communication et l’empathie au cœur de sa mission de soins.
Section bistrot Vieux Québec – Villa Ste-Rose
La résidence pour aînés a conçu trois corridors thématiques multisensoriels afin de stimuler les sens des personnes aînées et de les apaiser : un couloir sur le thème de la Gaspésie, avec des senteurs maritimes et d’anciennes photos de résidents, un autre inspiré des parcs, avec un décor 3D et des chants d’oiseaux, et un dernier sur le thème d’un bistro du Vieux-Québec, évoquant l’ambiance chaleureuse d’une place publique. Par ailleurs, deux téléviseurs diffusent en continu des images d’archives québécoises afin de réactiver la mémoire affective.
L’INNOVATION, L’ADN D’UNE RÉSIDENCE LAVALLOISE
Ce premier axe d’innovation permet aux résidents de se promener, favorise la curiosité et les interactions au quotidien, même chez les personnes en perte d’autonomie avancée.
Finaliste des Prix Distinction Innovation 2025, la Villa Ste-Rose place l’innovation au cœur de toutes ses initiatives. C’est ainsi qu’elle a développé un milieu de vie stimulant et réconfortant, notamment pour ses résidents atteints de troubles neurocognitifs (TNC), autour de deux projets distincts.
Conjointement à ces corridors multisensoriels, la Villa Ste-Rose a développé son « laboratoire d’innovation VSR », en collaboration avec de nombreuses jeunes pousses technologiques (start-ups) et les résidents, leur famille et les employés de l’établissement. En y implantant leurs solutions, les start-ups obtiennent
des retours concrets grâce à un comité technologique interne composé d’employés. Ainsi, les technologies sont mieux adaptées aux personnes aînées, les familles sont rassurées de voir leurs proches heureux et les employés sont motivés et engagés pour le bien-être de leurs résidents. Ainsi, la Villa Ste-Rose contribue pleinement à l’innovation technologique auprès des personnes aînées, à l’échelle de sa résidence et même au-delà. Ces trois projets témoignent du fait que l’innovation en RPA est au service de besoins réels : se mouvoir, se souvenir, se sentir utile et être réconforté. Elles démontrent que l’innovation peut être douce, humaine et transformatrice auprès de chacun des résidents. En valorisant de tels projets à travers ses Prix Reconnaissance, le RQRA invite l’ensemble des RPA du Québec à innover avec audace, créativité et empathie pour bâtir des milieux de vie encore plus vivants, stimulants et bienveillants.
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QUARTIER BIEN-ÊTRE | AILLEURS DANS LE MONDE
Par Marie-Hélène Dufays Marinescu Journaliste indépendante
Une RPA au Royaume-Uni utilise l’IA pour optimiser le temps et le travail de ses soignants Au Royaume-Uni, une résidence pour aînés innove en intégrant l’intelligence artificielle à ses pratiques quotidiennes. À Birmingham, la Lee Mount Healthcare Care Home s’associe à l’Université Aston pour développer des outils capables d’automatiser certaines tâches et d’optimiser le temps du personnel soignant. Dans un pays vivant des défis démographiques et de main-d’œuvre similaires au Québec, Manjinder Boo Dhiman, directeur de Lee Mount Healthcare care home, a souhaité y implanter l’intelligence artificielle (IA) en s’associant à l’Université Aston à travers un projet qui a démarré en septembre et dont on pourrait espérer les premiers résultats en janvier.
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Une première dans le pays. Dans cette résidence de Birmingham, les 25 résidents présentent des degrés d’autonomie divers et se partagent 4 travailleurs le jour et 3 la nuit.
explique le Dr Roberto Alamino, professeur en intelligence artificielle appliquée et robotique à l’École d’informatique et des technologies numériques de l’Université Aston.
OPTIMISER LE TEMPS ET LES PROCESSUS
En plus de l’automatisation de certains processus, l’intelligence artificielle peut avoir plusieurs applications. Comme le dit M. Dhiman, « quand il s’agit de l’IA dans les soins de longue durée, le ciel est la limite ». On peut notamment penser à des notifications immédiates aux professionnels de la santé ou aux familles. L’utilisation de l’IA permet d’augmenter l'efficacité, réduire l'erreur humaine, détecter les choses plus rapidement. En effet, en cas de comportement inhabituel d’un résident, l'IA peut le détecter plus rapidement.
Arrivé il y a dix ans sans expérience dans le milieu, ce directeur autodidacte a dû tout apprendre. M. Dhiman a d’abord constaté « qu’on utilisait beaucoup de papier » dans les soins et services de longue durée. Ensuite, il a commencé à développer lui-même des idées et des projets. Le projet d’IA, est quant à lui parti du besoin de dégager du temps pour que le personnel soignant puisse se consacrer aux tâches de soins aux résidents. De plus, le directeur a identifié « une certaine inefficacité », puisque certains aspects de leur travail pouvaient être automatisés, de façon intelligente,
À cet égard, la nutrition est une question sur laquelle la résidence et l’université travaillent, dans un
contexte où 50 % des résidents de Lee Mount souffrent d’insuffisance pondérale ou de perte de poids. Pour évaluer leurs besoins en soins, le personnel analyse, chaque jour, un grand nombre de données concernant l’alimentation des résidents et provenant de machines ou de capteurs à travers la rédaction de rapports et après avoir encodé l’information. Le personnel préfèrerait donc passer du temps avec les résidents plutôt que de réaliser ces tâches, ce qui est réalisable avec l’automatisation et l’IA qui détecterait des problèmes de santé ou anomalies beaucoup plus rapidement. Il s’agit ainsi d’« analyser les données en utilisant tous les algorithmes que nous avons, détecter les anomalies et, instantanément, déterminer que quelque chose peut être fait », souligne le Dr Alamino. Dans un premier temps, il est envisageable que le soignant prenne une photographie du plat du résident, avant et après le repas et les algorithmes estiment ensuite les données nutritionnelles. À terme, cette technologie permettra par exemple de monitorer le contenu des assiettes.
Ces systèmes ne sont pas encore prêts : « on aide l’université à développer les algorithmes pour intégrer les informations permettant de faire les analyses de données », indique le professeur.
Dans un contexte d’application robotique, l’un des défis, aux yeux du directeur, serait d’évaluer l’acceptabilité auprès des aînés, pour qui la diversité humaine peut déjà représenter un obstacle, souligne-t-il.
UNE APPROCHE ANTHROPOCENTRÉE
Le but est par ailleurs d’intégrer ces technologies de sorte que les résidents ne la voient pas. On essaye d’éviter les appareils, car certains ont déjà des réticences à en porter. C’est la raison pour laquelle il souhaite plutôt opter pour une approche avec des outils destinés aux employés, puis dans l’environnement.
Le souci de ne pas déshumaniser les soins est toujours au cœur des questionnements quand il s’agit d’IA en santé et soins. Pour le Dr Alamino, le fait que l’objectif final soit de libérer du temps pour offrir un meilleur service aux patients rend la démarche plus humanisante puisqu’elle vise à favoriser l’interaction humaine. De plus, certains résidents sont mal à l’aise à l’idée qu’on leur prodigue certains soins, comme le bain par exemple. Voilà une tâche qui pourrait un jour être prise en charge par l’IA et la robotique. « Quand on travaille avec des applications informatiques en santé, l’un des plus grands défis, c’est l’intégration des données, parce qu’elles viennent de sources et formats différents » et d’aspects qualitatifs, dit le docteur. La première partie du projet consiste ainsi à comprendre toute cette information et à trouver des manières de l'intégrer.
À terme, si le projet fonctionne comme prévu, le directeur de Lee Mount souhaite exporter son programme commercial pour permettre à d’autres résidences de s’en servir au Royaume-Uni et au-delà. Dr Alamino conseille aux résidences et établissements de soins de longue durée de toujours se tenir au courant des changements qui se produisent dans le domaine et de ne pas hésiter à implanter l’IA s’ils veulent rester compétitifs. « C’est une technologie déjà disponible et il n’y a pas de retour en arrière ».
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QUARTIER BIEN-ÊTRE | RECETTES
L’équipe de gestion en nutrition de GESPRA vous offre trois recettes préparées spécifiquement pour les résidences pour aînés. Vous êtes invités à consulter le site gespra.ca pour obtenir plus de détails sur les valeurs nutritives, le coût estimé par portion et les ustensiles de service à utiliser pour les recettes qui sont présentées dans cette section.
Des recettes qui réchauffent le cœur et éveillent les papilles SOUPE DE CHOU-FLEUR ET DE POIS CHICHES • 50 portions Ingrédients
1. Préparer le bouillon selon la recette correspondante.
• 3,9 litres de bouillon de légumes • 20 ml d’huile de canola • 70 g d’oignons surgelés en dés • 50 ml d’ail frais haché finement • 335 g de pommes de terre surgelées en dés • 20 ml de curcuma • 15 ml de sel • 7,5 ml de poivre noir moulu • 1,25 kg de pois chiches en conserve égouttés • 1,3 kg de chou-fleur surgelé
2. Faire chauffer l’huile dans une grande casserole à feu moyen. Ajouter les oignons et l’ail et faire cuire pendant environ 2 à 3 minutes ou jusqu’à ce que les légumes commencent à ramollir, sans coloration. 3. Ajouter le bouillon, les pommes de terre et les assaisonnements. 4. Ajouter les pois chiches et le choufleur et porter à ébullition. 5. Réduire à feu doux et laisser mijoter pendant 35 à 40 minutes. S’assurer que la soupe atteint une température interne d’au moins 165 °F (74 °C) pendant 15 secondes. Transférer dans des plats de service. Couvrir et garder au chaud pour le service à 140 °F (60 °C) pendant deux heures maximum.
Préparation
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Ces petits plats ont été pensés pour apporter confort et saveur durant les journées froides de la saison qui s’amorce. Préparez-vous à savourer l’hiver avec des idées simples, chaleureuses et délicieuses.
CHILI AUX HARICOTS NOIRS • 50 portions Ingrédients • 1 kg de courgettes vertes fraîches en gros dés • 2,5 litres de tomates broyées • 2,5 litres de tomates en dés en conserve • 1,5 litre de maïs en grains entiers surgelé • 50 ml de sucre blanc • 30 ml de poudre de chili • 10 ml de cumin • 10 ml d’origan • 6,25 litres de haricots noirs en conserve • 70 ml d’huile de canola • 650 g d’oignons frais en dés • 3 gousses d’ail frais hachées finement • 680 g de poivrons verts frais hachés
• 600 g de mélange de trois fromages râpés • 125 ml de coriandre fraîche hachée
Préparation 1. Égoutter et rincer les haricots noirs jusqu’à ce que l’eau soit claire. Réserver. 2. Faire chauffer l’huile à feu moyen dans une grande casserole à fond épais. 3. Ajouter les oignons et l’ail et faire revenir pendant cinq minutes. 4. Ajouter le poivron vert et les courgettes. Faire revenir pendant trois minutes de plus. 5. Ajouter les haricots noirs, les tomates, le maïs, le sucre, la poudre de chili, le cumin et l’origan. Réduire le feu à moyen-doux et laisser mijoter à
découvert pendant 30 minutes, en remuant de temps en temps. S’assurer que le produit atteint une température interne de 165 °F (74 °C) pendant au moins 15 secondes et garder au chaud pour le service. 6. Garnir de fromage et de coriandre fraîche juste avant de servir.
CARRÉS BLONDIES ÉRABLE-PACANES AUX HARICOTS BLANCS • 54 portions Ingrédients • 925 g de haricots blancs en conserve égouttés • 135 ml d’huile de canola • 45 ml d’extrait de vanille • 15 ml de vinaigre de cidre • 240 g de farine tout usage • 450 g de sucre blanc • 7,5 ml de sel fin • 7,5 ml de bicarbonate de soude • 180 g de pacanes en morceaux • 300 g de pacanes en morceaux • 180 ml de sirop d’érable pur • 90 ml d’huile de canola • 180 ml d’eau • 15 ml d’extrait de vanille • 2,5 ml de sel fin
Préparation 1. Préchauffer le four standard à 375 °F (190 °C) ou le four à convection à 350 °F (176 °C). 2. Ajouter les haricots, l’huile, l’extrait de vanille et le vinaigre dans un robot culinaire. Mélanger jusqu’à l’obtention d’un mélange homogène. 3. Ajouter la farine, le sucre, le sel et le bicarbonate de soude. Mélanger jusqu’à l’obtention d’une texture homogène et lisse. 4. Ajouter les pacanes, mélanger brièvement par impulsion jusqu’à ce qu’elles soient bien mélangées. 5. Verser la pâte sur la ou les plaques à pâtisserie tapissées de papier parchemin et étaler uniformément jusqu’aux rebords. 6. Cuire au four pendant 25 à 30 minutes, ou jusqu’à ce qu’un cure-dent inséré au centre en ressorte propre et que le dessus commence à craqueler. Retirer du four et laisser refroidir. Pendant que les carrés refroidissent, préparer le glaçage.
7. Combiner tous les derniers ingrédients (pacanes, sirop d’érable, huile de canola, eau, extrait de vanille et sel) dans un robot culinaire et mélanger jusqu’à l’obtention d’une texture lisse et crémeuse. Une fois les carrés complètement refroidis, étendre le glaçage sur le dessus. Couper en morceaux de 2’’ x 2’’. Couvrir et garder à la température ambiante. Une demi-plaque à pâtisserie donne 54 portions.
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QUARTIER BIEN-ÊTRE | LE DÉFI DES CHEFS
Par Ahmed Cherif Directeur des communications et marketing
Premier Défi des Chefs du RQRA : la gastronomie en RPA à l’honneur Les 22 et 23 octobre dernier, le Palais des congrès de Montréal a été le théâtre d’une compétition culinaire inédite : le tout premier Défi des Chefs du Regroupement québécois des résidences pour aînés (RQRA). Organisé en plein cœur du salon des exposants durant le Congrès annuel, cet évènement avait une mission bien précise : démontrer que la cuisine en résidence privée pour aînés est une cuisine d’excellence, créative et digne des meilleures tables.
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Quatre chefs talentueux, sélectionnés par un jury professionnel présidé par le renommé chef Pasquale Vari, se sont affrontés pendant deux jours d’épreuves intenses. Alex Pimentel (Chartwell Le Prescott), Didier Combaz (Résidence Ste-Anne Rawdon), Julien Flipot (Chartwell du Plateau) et Eduardo Valenzuela (Résidence EVA Lavaltrie) ont rivalisé d’audace, de technique et de saveurs pour impressionner le public et les juges. Après un concours enlevant, c’est le chef Didier Combaz qui a remporté cette première édition du Défi des Chefs, célébrant ainsi le savoir-faire exceptionnel des équipes culinaires
Crédit photo : Normand Huberdeau
en RPA. Car manger en résidence pour aînés, ce n’est certainement pas « manger mou ». C’est profiter chaque jour de plats savoureux, équilibrés et raffinés, préparés par des professionnels passionnés qui ont à cœur le bonheur des résidents. Avec ce concours, le RQRA souhaite mettre en lumière ces artisans du quotidien qui transforment chaque repas en moment de plaisir. Une promesse est déjà faite : le Défi des Chefs reviendra, encore plus fort, pour continuer à briser les mythes et à célébrer le talent gastronomique des RPA du Québec.
PUBLIREPORTAGE
Le Québec au menu des résidences pour aînés
Et si l’approvisionnement local devenait une véritable source de fierté au quotidien dans les résidences pour aînés? Avec le programme Aliments du Québec au menu – Institution, de plus en plus d’établissements intègrent les produits d’ici à leurs assiettes, pour le plus grand bonheur des résidents.
UN PROGRAMME PORTEUR ET ACCESSIBLE Créé en 2016 en collaboration avec Équiterre, le programme accompagne les établissements qui souhaitent amorcer un virage vers le local. Aujourd’hui, plus de 800 institutions de tous horizons sont reconnues, des CPE aux hôpitaux, en passant par les résidences pour personnes aînées. Porté par une équipe passionnée et experte de la provenance locale, Aliments du Québec au menu s’appuie sur plus de 28 000 produits vérifiés Aliments du Québec. En plus d’agir comme l’un des leviers de la Stratégie nationale d’achat d’aliments québécois (SNAAQ) du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ), qui vise à accroître la part des aliments d’ici dans les institutions publiques, le programme permet aussi aux établissements membres, tant publics que privés, de valoriser leur démarche d’achat local. Adhérer au programme, c’est bénéficier d’un accompagnement personnalisé, tisser des liens avec producteurs et transformateurs, découvrir des produits adaptés au secteur HRI et participer à des événements exclusifs comme le Rendez-vous des institutions qui a lieu chaque année au printemps.
LES INSTITUTIONS MANGENT LOCAL! Chaque septembre, pendant la saison des récoltes, tous les établissements institutionnels du Québec sont invités à célébrer la semaine Les institutions mangent local!, une initiative développée dans le cadre d'Aliments du Québec au menu. Si l’événement est particulièrement populaire auprès des services éducatifs à la petite enfance et des écoles, il attire également des établissements de santé, des milieux de travail et des résidences pour aînés (RPA). Lors de la dernière édition en septembre 2025, plus de 400 institutions y ont participé pour faire découvrir aux usagers le plaisir de manger québécois. Parmi les établissements participants, Le bon goût frais des Îles-de-la-Madeleine, membre du Regroupement des tables de concertation bioalimentaire du Québec (RTCBQ), a visité toutes les résidences pour aînés de l’archipel. Les activités proposées ont mêlé jeux, découvertes et échanges : les résidents ont testé leurs connaissances sur l’alimentation locale, partagé leurs expériences avec les potagers, participé à une vidéo ludique avec des tatouages temporaires
représentant différents aliments du Québec, et relevé le défi d’une boîte mystère remplie de légumes moches ou méconnus à deviner. « Les RPA sont toujours très heureuses de nous accueillir, et les résidents étaient enchantés de participer », raconte l’organisatrice. Ces initiatives montrent que le plaisir de manger local peut se vivre à tout âge, tout en favorisant la curiosité, le partage et la découverte.
JOINDRE LE MOUVEMENT S’approvisionner localement, c’est bien plus qu’un geste d’achat : c’est soutenir les producteurs d’ici, stimuler l’économie québécoise et offrir à vos résidents des repas empreints de sens, de fraîcheur et de fierté. Avec Aliments du Québec au menu, chaque bouchée rend hommage aux aliments d’ici et à ceux qui les produisent et transforment.
Découvrez le programme et les institutions membres sur QuebecAuMenu.com
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QUARTIER BIEN-ÊTRE | LE SECTEUR ALIMENTAIRE
Par Dr Sylvain Charlebois Directeur scientifique du Laboratoire de sciences analytiques en agroalimentaire, Université Dalhousie
Vieillir avec dignité… et bien manger : ce que les nouvelles données nous apprennent En 2025, plus du quart des ménages canadiens — 25,5 % — vivent une forme d’insécurité alimentaire. C’est un sommet historique. Derrière ce chiffre se cache une réalité encore plus préoccupante : les aînés, souvent à revenu fixe, subissent de plein fouet la hausse des coûts alimentaires. Les gestionnaires de résidences pour personnes âgées le savent : chaque dollar compte, sans compromis sur la qualité ou la santé.
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LE PRIX DU PANIER ET LE POIDS DU BUDGET Selon notre Canadian Food Sentiment Index, la dépense moyenne en alimentation atteint désormais 515 $ par mois, par ménage, une hausse de près de 4 % depuis le printemps. La portion consacrée à la restauration demeure faible — seulement 39 % des dépenses totales — ce qui signifie que la majorité des Canadiens continuent de privilégier les repas à la maison. Pour les résidences, cela reflète une tendance clé : la préparation interne et la planification d’achats groupés demeurent essentielles pour maîtriser les coûts.
ENTRE SANTÉ ET ABORDABILITÉ : UN ÉQUILIBRE FRAGILE Les résultats révèlent que l’abordabilité est la première valeur alimentaire pour 43 % des Canadiens, suivie par la nutrition (29 %). Ce glissement vers le « manger intelligemment » plutôt que « manger pour se faire plaisir » s’observe aussi chez les aînés. Les générations plus âgées — boomers et « génération silencieuse » — accordent une importance accrue à la valeur nutritive. C’est une excellente nouvelle pour les milieux de vie collectifs : investir dans des menus équilibrés, riches en protéines de qualité et en fibres, répond directement aux priorités exprimées par les résidents eux-mêmes.
DES COMPORTEMENTS QUI CHANGENT Plus de la moitié des Canadiens déclarent choisir des aliments locaux plus souvent qu’avant. En un an, la proportion de consommateurs qui disent acheter « souvent » localement est passée de 25 % à plus de 41 % — une évolution fulgurante. Pour les gestionnaires, cette tendance ouvre la porte à des partenariats avec des producteurs régionaux : légumes de serre, boulangeries artisanales, fromageries locales. Ces choix soutiennent l’économie du territoire tout en renforçant la perception de qualité auprès des résidents et de leurs familles.
moyens pour ces comportements dépassent 4 sur 5, une amélioration graduelle mais constante. Dans une résidence, cela peut se traduire par une meilleure gestion des portions, un suivi serré des dates de péremption et la valorisation des surplus — autant de gestes simples qui, cumulés, réduisent la facture et l’empreinte environnementale.
CONFIANCE ET TRANSPARENCE : LES REPÈRES ALIMENTAIRES DES AÎNÉS
MOINS DE GASPILLAGE, PLUS DE CONSCIENCE
La confiance des Canadiens envers les acteurs du système alimentaire s’est renforcée depuis l’an dernier. Les agriculteurs demeurent le groupe le plus crédible, suivis par Santé Canada et l’Agence canadienne d’inspection des aliments.
Autre signe encourageant : les Canadiens recyclent, compostent et réduisent davantage leurs déchets alimentaires qu’avant. Les scores
Les grandes chaînes d’épicerie inspirent toujours moins de confiance, alors que les épiciers indépendants et marchés fermiers gagnent du terrain.
Dans un contexte où la provenance et la traçabilité comptent, les résidences peuvent tirer avantage de relations durables avec des fournisseurs de proximité, capables de garantir origine et qualité.
ET MAINTENANT ? La montée des coûts alimentaires ne se résorbera pas du jour au lendemain. Mais les données montrent une société qui s’adapte : plus consciente, plus locale, plus rationnelle dans ses choix. Pour les gestionnaires de résidences, l’enjeu n’est pas seulement budgétaire, il est humain. Manger demeure un acte de dignité et de plaisir, même en contexte d’austérité. Offrir aux aînés une alimentation abordable, nutritive et respectueuse de leurs valeurs, c’est leur offrir bien plus qu’un repas : c’est leur offrir la tranquillité d’esprit.
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QUARTIER BIEN-ÊTRE | POINT DE VUE NUTRITION
Par Sarah Trudelle Diététiste professionnelle, GESPRA
Fruits et légumes surgelés : une option pratique et nutritive À l’approche de l’automne et de l’hiver, c’est le moment idéal pour discuter des fruits et légumes frais ou surgelés. Même si les produits frais sont souvent mis de l’avant, les produits surgelés peuvent se révéler tout aussi nutritifs, et parfois même plus pratiques. Dans cet article, nous explorerons les avantages des fruits et légumes surgelés et pourquoi ils constituent un choix judicieux, non seulement pendant la saison froide, mais aussi tout au long de l’été. Ainsi, voyons les raisons pour lesquelles les fruits et légumes surgelés méritent une place permanente dans votre congélateur.
Surgelés à une fraîcheur optimale L’idée fausse la plus courante sur les fruits et légumes surgelés est qu’ils seraient moins nutritifs que les produits frais. En réalité, ils sont généralement surgelés peu de temps après leur cueillette, ce qui préserve leurs nutriments à un niveau optimal¹. 1. https://food-guide.canada.ca/en/cooking-skills/10reasons-buy-frozen-vegetables-fruits/ Volume 21 • N°1 | HIVER 2026 |
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La surgélation des fruits et légumes à pleine maturité permet de préserver leur valeur nutritionnelle ; ainsi, ils ne causent aucune perte en vitamines ou en minéraux essentiels. Pour faire les choix les plus sains, optez pour des fruits surgelés sans sucre ajouté et des légumes sans sodium ajouté. Avoir des produits surgelés à portée de main facilite une plus grande consommation quotidienne de fruits et de légumes, notamment lorsque les produits frais deviennent hors saison ou difficiles à trouver.
et applications culinaires. Cela peut faciliter la cuisson et la maîtrise du processus de cuisson, notamment pour les soupes, ragoûts et plats mijotés. Les légumes surgelés sont particulièrement utiles pour les soupes qui seront réduites en purée. La quantité de légumes à commander et le temps de cuisson resteront uniformes, contrairement aux produits frais, pour lesquels ces facteurs varient en fonction du degré de maturité et des pertes après préparation.
Les fruits et légumes surgelés se révèlent non seulement nutritifs, mais incroyablement pratiques. Avec une meilleure conservation, ils permettent de réduire le gaspillage alimentaire. De plus, on peut avoir accès aux fruits et légumes surgelés toute l’année, ce qui vous garantit d’avoir toujours une grande variété à votre disposition, que ce soit en plein hiver ou au cœur de l’été.
Les fruits surgelés constituent une excellente option pour la pâtisserie, y compris les gâteaux, les croustades, les muffins et les crêpes. Comme ils sont souvent plus tendres, le temps de cuisson est réduit, sans compromis sur la saveur.
Cuisiner avec des fruits et légumes surgelés Il est possible de remplacer les fruits et légumes frais par leur version surgelée dans de nombreuses recettes
En plus de ces avantages, les produits surgelés sont précoupés, ce qui permet de gagner du temps et de réduire la charge de travail. La régularité est essentielle et c’est l’une des principales caractéristiques des fruits et légumes surgelés. En résumé, les fruits et légumes surgelés sont un choix intelligent et nutritif, particulièrement en hiver, lorsque l’offre locale de produits frais est limitée.
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ZONE GESTION | PROFIL D’UNE LEADER
Questions à une leader sur le leadership Présidente du Groupe Patrimoine, faisant partie de cette entreprise familiale depuis 1996 Infirmière spécialisée en psychogériatrie Co-fondatrice de Humanitæ : milieu de vie pour personnes avec des troubles de la mémoire comme la maladie d’Alzheimer et maladies apparentées Administratrice Fondation Fais pour les aînées en situation de vulnérabilité et l’innovation sociale
Nathalie Paré COMMENT DÉFINISSEZ-VOUS LA RÉUSSITE D’UN BON LEADER ? Il y a plusieurs types de leadership. Pour ma part, je suis un leader rassembleur et de proximité : cela passe par une vision claire et une communication efficace. Il faut favoriser le développement de l’équipe en considérant les forces de chacun de ses membres. Pour atteindre ses objectifs, une équipe a besoin d’être écoutée et d’être impliquée. Être un leader rassembleur, cela a sa force, mais aussi ses inconvénients, soit être perçu comme moins direct et moins autoritaire. Mais il faut très clairement asseoir notre type de leadership, et moi, je l’assume franchement. Une personne dans mon entourage utilisait souvent une expression bien connue pour me définir : « une main de fer dans un gant de velours ». Ce qui pour moi signifie de s’adapter à la personne en face de nous et être flexible dans notre façon de le faire et de dire les choses.
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Eh oui, tout se dit, mais de la bonne façon ! Je considère aussi comme très important de travailler sur le canal de communication afin de simplifier et de favoriser le lien de confiance. Un bon leader doit être en mesure de prendre des décisions éclairées et de résoudre des problèmes de façon efficace. Il doit se placer dans une position où il aura la confiance de toute son équipe. Il y a les équipes, mais aussi les comités, composés de résidents et de proches aidants qui sont très présents dans notre organisation. Les membres de ces comités ont besoin d'être écoutés et impliqués et ils deviennent de bons ambassadeurs pour leur milieu de vie. Ils ont tellement de belles forces et, par leur implication, ils développent un grand lien d’appartenance leur permettant de faire de belles réalisations. Pouvoir joindre l’équipe et les résidents, tous ensemble, c’est formidable !
QUELLE EST LA DÉCISION LA PLUS DIFFICILE QUE VOUS AYEZ PRISE AU COURS DE VOTRE CARRIÈRE ? Il y a plusieurs décisions difficiles, mais une grande étape de mon parcours a été de m’éloigner des opérations pour me diriger vers un rôle de représentation de l’entreprise. Cela me demandait moins de proximité directe avec le terrain afin de permettre à l’équipe de se déployer. C’est un grand changement qui exige de reconnaître que ces équipes autour de toi ont de belles forces à développer et que cette place, on doit la leur laisser pour qu'elles puissent bien évoluer. Après 30 ans dans ce domaine, constater que des personnes autour de nous ont le désir de continuer à servir notre belle mission, qu’ils sont tout autant passionnés que nous et qu’ils ont la volonté d’y parvenir. Ce constat est très sécurisant pour l’avenir et me donne le sentiment du devoir accompli !
QUELLES SONT LES PRINCIPALES QUALITÉS QUE VOUS RECHERCHEZ CHEZ LES MEMBRES DE VOTRE ÉQUIPE ET LES GENS QUI VOUS ENTOURENT ? Avoir une attitude positive et constructive c’est primordial. Miser sur l’esprit d’équipe, le sens des priorités, l’innovation, la créativité, la flexibilité, le sentiment d’appartenance et la transparence, cela résume bien ce que je recherche. Je privilégie aussi le fait d’avoir la capacité de partager des idées, de discuter des tâches, de résoudre des problèmes pour atteindre les objectifs. Et bien sûr, n’oublions pas la capacité à prioriser les tâches, à bien les planifier et à respecter les échéances. Il faut avoir une grande aptitude à identifier, à repérer et à résoudre rapidement les problèmes qui peuvent survenir en tout temps, plutôt que de les ignorer. Il faut également avoir la capacité à travailler ensemble et à s’appuyer les uns sur les autres pour accomplir les tâches dans les délais, tout en prenant en considération les forces de chacun pour y arriver. De plus, il est bénéfique d’être capable de créer un environnement de travail productif et positif, en apprenant à se connaître, en étant à l’écoute de ses expériences vécues et en les partageant. Et pour terminer, je dirais qu’avoir la capacité à gérer les priorités et à rester efficace dans le travail est une compétence non négligeable. Avoir la maîtrise de ses émotions est également très important dans les situations de stress intense. Dans mon parcours, j’ai eu à m’adapter à différents types de personnalités ou de profils et j’estime qu’il est très important de savoir s’ajuster à qui est devant nous. Ces qualités sont essentielles pour assurer le succès de tout projet et pour construire des équipes solides et performantes. Est-ce toujours facile ? Oh non... Il faut parfois prendre des décisions difficiles pour pouvoir atteindre nos objectifs.
QUELLE IMPORTANCE ACCORDEZ-VOUS À LA MISSION, AUX VALEURS OU À LA VISION DE VOTRE ENTREPRISE ? François Audet, le président fondateur du Groupe Patrimoine, s’est rapidement entouré de personnes ayant les mêmes valeurs et c’est ce qui a fait en sorte que nous avons pu unir nos forces afin de créer des milieux de vie à l’image de ces valeurs communes: le respect, l’écoute, la fierté, l’humanité, l’empathie et le souci de la dignité humaine pour les résidents et leurs familles.
QU’EST-CE QUI VOUS MOTIVE À POURSUIVRE ET À VOUS AMÉLIORER EN TANT QUE LEADER ? C’est notre belle mission qui me motive constamment : créer des milieux de vie stimulants, participatifs, des milieux de vie « comme à la maison » afin que les résidents restent dans leur domicile le plus longtemps possible. Je suis stimulée par le fait que notre groupe continue d'être créatif et novateur afin de répondre aux besoins de notre clientèle et de leurs proches.
QUELS SONT LES COUPS DURS DE VOTRE CARRIÈRE QUI VOUS ONT PERMIS DE GRANDIR ? Comme pour plusieurs, la pandémie de Covid-19 a été pour nous un grand défi. Je sais que cela fait déjà un bout de temps, mais cela a été pour tous la gestion d’une situation de crise. Soutenir les aînés, les familles et les employés dans une situation qui demandait à s’ajuster au quotidien, voir des résidents privés de leurs visiteurs, des personnes vivant dans l’isolement, souvent malades, des employés épuisés, ça a été particulièrement éprouvant. Nous avons dû miser sur la communication dans une situation où rien n’était clair. Mais à travers ce parcours, de constater jour après jour, et encore plus lors d’une crise comme celle vécue, la force de l’équipe,
présente chaque jour, trouvant des solutions, s’adaptant à la situation fut une grande révélation. C’est dire à quel point la force d’une équipe aide à passer à travers des situations de crises ! J’ai été fière de constater les efforts déployés afin de créer, malgré les obligations annoncées par l'État, une bonne communication entre les résidents et leur famille, des activités qui les sortent de leur isolement afin qu’ils ne se sentent pas seuls dans cette épreuve, car oui, cela a été une épreuve pour tous. Je ne nomme pas ici tous les défis opérationnels, financiers et humains auxquels nous avons tous dû faire face. Il faut retenir que chaque situation difficile dans la vie nous fait grandir et devenir meilleur. Les meilleurs apprentissages ne se font pas dans la facilité. Comme je dis souvent : il y a toujours une solution à tout, il faut juste prendre le temps d’y réfléchir.
SI VOUS AVIEZ UN CONSEIL À DONNER À UN JEUNE ET FUTUR LEADER, QUEL SERAIT-IL ? Afin de bien réussir, il est important de considérer les forces de tous, de travailler ensemble sur une même vision, une même mission avec des valeurs qui restent à l’échelle humaine. Il est important d’utiliser les expériences et connaissances antérieures, présentes et futures. Il y a de grands défis dans l’industrie des RPA, et c’est ensemble que nous pouvons réussir : avec le public, le privé, le communautaire et nos partenaires. Une bonne attitude et la proximité font toute la différence dans la réussite d’un projet. Je suis certaine que les jeunes leaders y arriveront.
Spécialisé dans la gestion de résidences pour aînés depuis plus de 25 ans, Groupe patrimoine a pour mission clientèle un service courtois et attentionné ainsi qu’un milieu de vie sécuritaire et de qualité.
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PUBLIREPORTAGE
Trustii Technologies Inc. est une entreprise technologique basée à Montréal, spécialisée dans les vérifications d’antécédents et la gestion des risques liés au facteur humain. En l’espace de quelques années, Trustii s’est imposée comme un acteur clé dans l’industrie des services de vérification canadien, offrant des solutions rapides, fiables et intégrables à divers secteurs, notamment les ressources humaines, le recrutement et la gestion immobilière.
UNE MISSION CENTRÉE SUR LA CONFIANCE La mission de Trustii est de faciliter l’établissement de relations de confiance durables entre les entreprises, leurs employés et leurs clients. Dans un environnement où la confiance est essentielle à la réussite, nous nous engageons à fournir des processus de vérification rigoureux, basés sur des technologies avancées, afin d’assurer une transparence totale et une objectivité irréprochable. Nous nous efforçons de réduire les risques des méthodes traditionnelles, souvent lentes et complexes, en offrant des solutions simples à utiliser, tout en garantissant une sécurité optimale. Nos services permettent à nos clients de prendre des décisions éclairées et d’agir rapidement avec confiance.
UNE APPROCHE EXCLUSIVE DES VÉRIFICATIONS D’ANTÉCÉDENTS Trustii se distingue par sa capacité à fournir des résultats clairs, et ce, dans des délais inférieurs à 10 minutes pour la majorité de nos rapports, notamment en matière de vérification du casier judiciaire. Nous avons mis en place une plateforme interactive connectée, gérée par Trustii, spécifiquement dédiée à la vérification des casiers judiciaires, en partenariat avec le Service de police de Brockville, en Ontario. Cette plateforme permet une vérification en temps réel et garantit une transmission rapide des résultats, dans les délais les plus courts du marché. De plus, Trustii a établi un partenariat avec Accès Identité, un organisme accrédité par la GRC, pour traiter les vérifications d’empreintes digitales. Cette collaboration nous permet d’offrir un service complet et conforme aux normes de sécurité les plus strictes, particulièrement pour les candidats aux postes sensibles ou dans des secteurs réglementés.
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PARTENAIRE DU REGROUPEMENT QUÉBÉCOIS DES RÉSIDENCES POUR AÎNÉS Depuis 2023, Trustii est le partenaire exclusif en matière de vérification d’antécédents du Regroupement québécois des résidences pour aînés (RQRA). Ce partenariat stratégique nous permet de renforcer les processus de vérification au sein des résidences pour aînés, garantissant ainsi que le personnel travaillant avec les résidents a passé toutes les vérifications nécessaires. Cela contribue à créer un environnement plus sûr et plus bienveillant pour les résidents. De plus, un rabais de base de 10 % par enquête est offert aux membres du RQRA dans le cadre de ce partenariat, et ce, sans contrat obligatoire. Ce rabais peut être bonifié en fonction du volume annuel d’enquêtes du membre.
INNOVATION CONTINUE ET SERVICE DE SOUTIEN 24 H SUR 24, 7 J SUR 7. En restant à l’avant-garde des technologies émergentes, Trustii continue de développer des solutions innovantes pour répondre aux défis de plus en plus complexes du marché. Nous offrons un service à la clientèle disponible 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, afin de vous accompagner en tout temps dans vos démarches de sélection.
Écrivez-nous au support@trustii.co Visitez notre site web https://www.trustii.co/fr/
ZONE GESTION | PLACE À L'INNOVATION !
Par Marie-Hélène Dufays Marinescu Journaliste indépendante
L’interopérabilité des systèmes en RPA Alors que les besoins opérationnels et technologiques évoluent, l’interopérabilité gagne en popularité auprès des résidences pour aînés (RPA). Favorisée par les transformations récentes du secteur, tels que la pandémie, la hausse des coûts et les défis démographiques, elle permet à des systèmes autrefois isolés de communiquer entre eux. En facilitant le partage d’informations fiables entre différents outils, elle ouvre la voie à une meilleure gestion. Le congrès du RQRA a été l’occasion de découvrir un nombre important d’entreprises spécialisées en technologies pour les aînés, mais aussi de se questionner sur l’interopérabilité
émergente dans le domaine. Depuis peu, les professionnels du domaine des RPA ont commencé à s’ouvrir à l’interopérabilité, constate JeanDenis Hurtubise, chargé de projet aux soutiens à domicile et aux technologies aux habitations Bordeleau. La pandémie, l’augmentation du coût de la vie et les défis démographiques poussent les entreprises à se réinventer, ce qui a « donné un coup d’accélérateur à la technologie ». L’interopérabilité apparaît ainsi comme une solution prometteuse pour répondre aux besoins grandissants des RPA, quelle que soit leur taille.
CE QU’EST L’INTEROPÉRABILITÉ En RPA, l’interopérabilité se traduit par la capacité de différentes technologies, parfois issues de différents fournisseurs, à communiquer ensemble. Cette connexion des systèmes autrefois isolés permet de soutenir les
opérations, de centraliser l’information et finalement, de répondre aux besoins de la résidence, des employés et des résidents. D’ordinaire, les systèmes technologiques en RPA fonctionnent en vase clos et chaque solution est indépendante. L'interopérabilité permet aux technologies de communiquer, parfois à travers une seule interface. Selon M. Hurtubise, le plus grand défi de l’interopérabilité, c’est la capacité d’entreprises et fournisseurs, parfois concurrents, à collaborer au sein d’un même système, d’une même RPA. Or, « la beauté de l'interopérabilité », c’est justement que des entreprises concurrentes puissent collaborer au sein d’un même établissement. Cela qui crée une forme de solidarité entre les différents acteurs technologiques qui émane de la résidence et de ses besoins.
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ZONE GESTION | PLACE À L'INNOVATION !
PARTIR D’UN BESOIN Jean-Denis Hurtubise invite à envisager l'interopérabilité, mais aussi la technologie en général, comme étant un outil visant à soutenir les opérations. L’innovation technologique n’est pas une finalité en soi. Il faut toujours penser au bénéfice opérationnel et non à la technologie en arrière. Plusieurs modèles d’interopérabilité peuvent exister, selon les besoins de la résidence. Ceux-ci peuvent par exemple mettre en lien la gestion des infrastructures, les relations avec les résidents et les soins de santé. Toutes ces catégories communiquent entre elles un certain nombre d’informations. La valeur de ces informations est en outre un aspect fondamental, car toutes les données générées ne se valent pas. Si l'information utilisée pour prendre une décision opérationnelle n'est pas fiable, cela entraîne une perte de temps et d'efforts, car les équipes doivent vérifier l'information, voire recommencer le travail, explique M. Hurtubise. Comprendre les besoins et la manière dont l’information sera utilisée est aussi important que de déterminer la valeur de l'information. Autrement, il y a un risque d’obtenir des informations inutiles. Yves Groleau, gestionnaire de la résidence du Collège et directeur de Gestion Portail Santé (GPS), se souvient d’ailleurs avoir perçu, très tôt dans l’exercice de ses fonctions, l’importance et l’utilité de l’interopérabilité en RPA pour le bénéfice des résidents et des employés.
QUELLE UTILISATION ? Les avantages à utiliser l’interopérabilité en RPA sont nombreux. Comme l’explique Nathalie Warnet, directrice de comptes et spécialisée en transformation
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numérique pour les immeubles multirésidentiels chez Bâtiment Intelligent, ces systèmes peuvent ajuster automatiquement le chauffage et l’éclairage en fonction de l’occupation. Ils permettent également de détecter plus efficacement des problèmes comme les dégâts d’eau. Des logiciels comme RPA360 peuvent ainsi interagir avec les données d’autres systèmes pour faciliter la gestion administrative, la gestion du bâtiment ou encore la détection des mouvements dans des contextes différents tels que la gestion énergétique ou la santé. Cela multiplie les possibilités d’utilisation de données collectées à travers différents dispositifs. Des entreprises comme Bâtiment Intelligent travaillent déjà à cette transformation. Ce logiciel agit comme un centre de commande numérique et permet de gérer à distance le chauffage, l’éclairage, les accès aux appartements, les activités ou encore les systèmes de sécurité. L’idée, explique Mme Warnet, « c’est d’avoir une seule interface qui centralise tout, tout en s’adaptant aux besoins de chaque résidence. » Par exemple, les capteurs connectés peuvent signaler des changements de comportement. Ainsi, une diminution de la consommation d’eau pourrait signaler qu’une personne ne se douche plus aussi fréquemment, tandis que des capteurs de mouvement pourraient détecter une immobilité inhabituelle et déclencher une alerte. Ces données, lorsqu’elles sont croisées intelligemment, peuvent par exemple fournir une vision préventive et permettre une intervention plus rapide du personnel, si nécessaire. Pour Yves Groleau, plutôt que de chercher à créer un logiciel unique capable de tout faire, l’interopérabilité permet à chaque spécialiste d’exercer
dans son domaine et de mettre en commun les données entre les systèmes. C’est ce qu’il a d’emblée souhaité faire, lorsque le logiciel Xpill Pro a fait son apparition. « L'employé entre des données de suivis de santé dans son logiciel de soins de résidence, c’est envoyé à la pharmacie et beaucoup d'informations s'échangent ». Il souhaite également intégrer un logiciel de gestion des activités à la technologie GPS.
COMMENT METTRE EN PLACE L’INTEROPÉRABILITÉ ? Mettre en place cette interopérabilité des technologies requiert l’intervention de spécialistes et peut varier d’un établissement à l’autre. En effet, selon sa taille et ses besoins, chaque RPA peut avoir des besoins différents. Il faut donc commencer par observer le modèle opérationnel avec un professionnel. Ensuite, selon les technologies déjà existantes, il est possible de s’adapter et de faire de l’interopérabilité, indique M. Hurtubise. Il faut aussi garder en tête qu’une technologie qui jouait autrefois un rôle central peut, avec l’évolution des systèmes, devenir simplement un élément parmi d’autres dans l’ensemble. D’un point de vue financier, il est possible d’évaluer le retour sur investissement de la mise en place de tels systèmes. Pour ce faire, il faut commencer par évaluer les opérations courantes, voir ce que la résidence utilise et déterminer ses besoins. « À partir du moment où on établit le potentiel de support des technologies, on peut évaluer le coût et voir quand arrive le retour sur investissement ». De là, il est possible ensuite de déterminer le plan de travail.
PUBLIREPORTAGE
Les fourmis pharaons représentent un défi majeur pour les milieux de vie collectifs, particulièrement dans les résidences pour aînés. Minuscules, difficiles à détecter et capables de créer plusieurs nids dispersés, elles peuvent rapidement compromettre la salubrité d’un établissement. La bonne nouvelle : la prévention est simple et elle commence avec chacun de nous, direction, employés, équipe d’entretien et résidents.
Ensemble contre les fourmis Pharaons : protéger nos résidence, c’est l’affaire de tous LES BONNES PRATIQUES POUR TOUT LE PERSONNEL Direction générale
POURQUOI LES RÉSIDENCES POUR AÎNÉS SONT PARTICULIÈREMENT À RISQUE ? Les fourmis pharaons recherchent chaleur, nourriture et humidité : trois éléments souvent présents dans les résidences. Elles peuvent : • se faufiler dans les cuisines, buanderies, chambres et salles communes ; • contaminer la nourriture ; • s’installer dans les appareils électroniques ou les murs ; • créer plusieurs colonies si elles se sentent menacées.
• Mettre en place un protocole clair de détection et d’intervention. • Planifier des inspections préventives régulières avec des professionnels. • Sensibiliser les équipes et les résidents à reconnaître les signes d’infestation. Employés et soins
• Ouvrir les sacs de terre à l’extérieur si possible et inspecter la présence de petites fourmis. • Vérifier les plantes avant d’entrer : autour du pot, sous le cache-pot, dans le terreau. • Inspecter les sacs de nourriture pour animaux avant d’entrer dans l’unité. • Une fois à l’intérieur, ranger le tout dans des contenants hermétiques. 2. Vérifier les sacs d’épicerie et les boîtes
• Signaler immédiatement toute petite fourmi jaune observée.
Des fourmis peuvent s’y cacher sans que l’on s’en rende compte. Faire une vérification rapide avant de les apporter dans votre logement.
• Ranger la nourriture dans des contenants hermétiques.
3. Signaler rapidement toute observation
Équipe d’entretien • Surveiller les zones propices : lingerie, cuisine, salle mécanique. • Inspecter les fissures, dessous d’appareils et conduits.
À retenir absolument :
LES GESTES SIMPLES POUR LES RÉSIDENTS
Ne jamais utiliser de vaporisateur insecticide.
1. Attention aux achats courants : terre, plantes et nourriture pour animaux
Cela disperse la colonie et provoque la création de nombreux nouveaux nids.
Pour éviter cela :
L’achat de terre, de plantes et de nourriture pour animaux (chien, chat, oiseaux) est l’un des moyens les plus courants d’introduction de fourmis dans nos habitats.
Communiquez avec MBM Gestion Parasitaire dès aujourd’hui pour une inspection ou un plan préventif personnalisé.
www.mbmextermination.com Parce que chaque être vivant mérite d’être traité de la bonne façon !
Une seule fourmi observée peut être un signe important. Signaler immédiatement à la direction ou à l’entretien permet d’agir avant que l’infestation ne s’installe.
UN EFFORT COLLECTIF POUR PROTÉGER NOS AÎNÉS Dans une résidence, chaque petit geste compte. En travaillant ensemble, nous pouvons réduire considérablement les risques et maintenir un environnement propre, sécuritaire et paisible pour tous.
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ZONE GESTION | PLACE À L'INNOVATION !
Par Diane Beaudin Éditrice du magazine L’Adresse, RQRA
L’intelligence artificielle au service des RPA Comment utiliser au quotidien l’intelligence artificielle dans les milieux de vie des aînés afin d’optimiser leur expérience et d’alléger la gestion du travail des gestionnaires ? C’est la question à laquelle s’est intéressée Ravy Por, associée - Intelligence artificielle et données chez Deloitte, en visitant des résidences pour aînés (RPA) afin de mieux comprendre leurs besoins et pour nous présenter son point de vue lors du congrès du RQRA. DES OUTILS D’EFFICACITÉ ET DE RAPIDITÉ POUR LES GESTIONNAIRES De manière générale, l’intelligence artificielle (IA) suscite de l’inquiétude. Pourtant, elle repose sur une méthodologie scientifique, mathématique et technologique. Volume 21 • N°1 | HIVER 2026 |
Elle permet de générer du contenu à partir de données numériques, ce qui peut notamment servir à prédire des résultats, reconnaître des images ou rédiger des documents. Utilisée de façon efficiente dans un cadre structuré, elle devient un outil précieux pour les gestionnaires. L’automatisation réduit le nombre de processus manuels; cependant, il est essentiel de maintenir l’humain au cœur du mécanisme. Les diverses applications IA offrent chacune des avantages distincts (ChapGPT, Copilot, Claude, Notebook LM, Mistral Le Chat, etc.). Elles peuvent être utilisées au quotidien, par exemple pour rédiger un texte, créer un courriel, concevoir une présentation, remplir un formulaire de certification, résumer le manuel des normes d’exploitation ou encore préparer une fiche d’apprentissage pour la formation des employés. Le volet administratif en RPA occupe souvent tout le temps des gestionnaires, et la solution peut résider dans l’intégration de l’IA au
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Crédit photo : Normand Huberdeau
quotidien. En plus de contribuer significativement à l’amélioration de la qualité de vie des résidents dans le secteur des RPA, ces outils permettent d’optimiser la gestion des opérations et peuvent devenir des outils d’aide à la décision.
LA GESTION DU CHANGEMENT… Le changement comporte des risques. On craint entre autres, la cybersécurité, la dépendance au niveau du numérique et la difficulté d’adaptation des utilisateurs. Pourquoi changer une méthode de travail alors que tout fonctionne bien avec les outils actuels ? Les gestionnaires s’interrogent, s’inquiètent et hésitent à passer à l’acte. Toutefois, l’experte en IA prévient que ceux qui tarderont risquent d’accumuler une dette technologique qu’ils récupéreront difficilement. Elle précise que l’IA est là pour rester et qu’elle va continuellement se renouveler. Le gestionnaire doit prévoir une structure flexible pour recevoir les nouvelles technologies. Afin d’alléger
et requiert un apprentissage continuel. Il y a lieu de garder l’humain au centre et de le prendre en considération lorsqu’il est question de l’utilisation des algorithmes. Toutefois, le biais zéro n’existe pas selon Ravy Por.
Le principal défi demeure la gestion du changement. De son expérience professionnelle, Ravy Por constate que 95 % des échecs sont dus à un manque dans la gestion du changement. Afin d’assurer le succès, une bonne procédure permet la gestion du changement avant, pendant et après l’intégration de nouvelles technologies. Ces étapes sont indispensables, mais ne sont pas toujours appliquées.
… ET DES RISQUES
En premier lieu, il faut reconnaître la position que l’on occupe et que l’on détermine un cadre structurel. La qualité des données constitue également le pion majeur dans l’efficacité des résultats. L’intégration des nouvelles technologies est une évolution dynamique dans le temps avec des humains et des technologies
En conclusion, le retour sur investissement reste souvent difficile à quantifier. Les gains liés à l’IA se déploient peu à peu, au rythme des transformations entre la situation d’aujourd’hui et celle recherchée. Il est crucial d’évaluer les indicateurs de performance des prototypes et d’estimer le temps économisé afin
En matière de sécurité, il est essentiel de préserver les informations en évitant qu’elles soient accessibles à l’IA. Il est recommandé de ne pas utiliser les noms des personnes concernées ni les données réelles, de favoriser la transparence et de garantir des intentions bienveillantes dans l’usage des données.
d’identifier des solutions, les ajuster, les adapter et les personnaliser tout au long de leur mise en œuvre. L’experte suggère aux gestionnaires de s’entourer adéquatement et de collaborer avec des spécialistes capables de les accompagner dans un développement responsable. Ravy Por est une experte en intelligence artificielle, conférencière, autrice du livre Coder son destin, créatrice de capsules éducatives intitulées L’IA au quotidien et fondatrice de l’OBNL Héros de chez nous. Elle siège sur le comité d’experts en Cybersécurité et du numérique du Québec (MCN) et a obtenu la Médaille du souverain pour les bénévoles. Crédit photo : Geneviève Charbonneau
les coûts, l’experte précise que les gestionnaires peuvent avoir recours à des subventions gouvernementales en innovation pour les nouvelles technologies et les formations adaptées aux utilisateurs.
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Par Marie-Hélène Dufays Marinescu Journaliste indépendante
Les nouveautés sur la maladie d’Alzheimer et les troubles cognitifs Alors que la recherche sur la maladie d’Alzheimer progresse, de nouvelles avancées ont vu le jour au cours des dernières années. Entre l’arrivée du lécanémab au Canada et les facteurs de prévention, la lutte contre le déclin cognitif s’avère prometteuse.
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Même si aucun traitement n’a le pouvoir de guérir complètement la maladie d’Alzheimer, un nouveau médicament a fait son apparition au Canada, après avoir obtenu l’approbation de Santé Canada en octobre 2025, quelque temps après un certain nombre de pays. Sans doute la grande nouveauté de l’année, l’apparition du lécanémab, aussi connu sous le nom de Leqembi au Canada, est une bonne nouvelle pour certains et une trop grande source de risques pour d’autres, qui estiment que les effets secondaires sont trop importants pour le peu de bénéfices. « C’est la première fois qu’un médicament peut agir sur le cours de la maladie », affirme Alexa Pichet Binette, professeure-chercheure au CRIUGM (Centre de Recherche de l’Institut Universitaire de Gériatrie de Montréal) et au département de pharmacologie
et physiologie de la Faculté de médecine de l’Université de Montréal. Pour les personnes avec un trouble avéré, la présence de biomarqueurs sanguins et des symptômes de déclin cognitif, le médicament permettrait de diminuer le déclin cognitif. Dans la pratique, « on est loin, d’un remboursement » par la RAMQ, précise Dre Pichet Binette. Pour une utilisation de ce médicament, beaucoup de ressources sont nécessaires, tant pour le système de santé que pour le patient, et de nombreux éléments, tels que le parcours patient, restent encore à définir, indique-t-elle. Le médicament nécessite un diagnostic biologique révélant la présence d’amyloïde sur laquelle le médicament agit. Sur le plan
logistique, ce diagnostic biologique est difficile à confirmer parce les tests requis sont difficiles d’accès, soient une ponction lombaire et le TEP Scan. L’arrivée des marqueurs sanguins changera cependant la donne, affirme la chercheuse. Tout le monde n’est donc pas éligible à la prescription de lecanémab. Par exemple, les personnes qui ont eu des micro saignements dans le cerveau ne le sont pas. Une fois l’éligibilité confirmée, le traitement implique beaucoup de suivis, des scanners IRM pour s’assurer qu’il n’y a pas d’effets secondaires, que des lésions n’apparaissent pas.
Le donanémab agit également sur les plaques amyloïdes, mais ce médicament n’a pas encore été approuvé par Santé Canada. Jusqu’à présent, certains patients se rendaient aux États-Unis pour profiter de ce traitement pour environ 40 000 $. « Ils sont en train de tester une manière auto-injectable de l’administrer, ce qui permettrait d’éviter de se rendre à l’hôpital », poursuit la chercheuse. Malheureusement, il n’existe pourtant pas encore de médicament pouvant agir avant l'apparition des symptômes, donc pour des personnes ne présentant pas encore de troubles cognitifs. Des essais cliniques sont cependant en cours à cet effet.
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L’IMPORTANCE DE LA PRÉVENTION En 2024, la commission de The Lancet sur les troubles cognitifs a identifié quatorze facteurs de risque modifiables sur lesquels il est possible d’agir pour réduire la probabilité de développer de tels troubles. Ces facteurs seraient à l’origine de 40 % des cas de troubles neurocognitifs. Parmi les éléments de prévention identifiés, on retrouve l’arrêt du tabac, le maintien d’un poids dit normal, ainsi que le contrôle du cholestérol, de la glycémie et de la tension artérielle. La réduction de l’exposition à la pollution et la prévention des traumatismes crâniens comptent également parmi les mesures préventives. De même, rester physiquement actif, prévenir ou traiter la dépression et limiter la consommation d’alcool contribuent à préserver la santé
cognitive et agir pour limiter les troubles. Enfin, il est recommandé de stimuler régulièrement ses capacités intellectuelles, de corriger les troubles visuels et auditifs et de maintenir des liens sociaux solides. À cet effet, les résidences privées pour aînés (RPA) peuvent agir de façon à rompre l’isolement en proposant des activités, favorisant la socialisation, à condition que les aînés décident d’y participer et de développer une vie sociale. « Cela peut avoir un impact positif », affirme Alexa Pichet Binette. L’alimentation est aussi un facteur qui joue un rôle important. Des régimes spécifiques, comme le régime MIND et le régime méditerranéen modifié, ont en effet fait leurs preuves sur la santé cérébrale. Les deux incitent à privilégier une alimentation avec peu de viande, de sucre et de produits
laitiers, mais avec beaucoup de fruits, légumes, grains entiers, noix, huile d’olive et poisson, indique la Société Alzheimer Québec. Par ailleurs, un nouvel outil d’autoévaluation cognitive a également vu le jour. Le test XpressO MoCA permet de fournir un score à la suite d’une série de tests à réaliser sur ordinateur, téléphone intelligent ou tablette électronique. Il peut servir à savoir si les pertes de mémoire sont liées à un vieillissement normal ou s’il faut s’en remettre à un professionnel de la santé. L’outil a été développé par le Dr Ziad Nasreddine et son équipe, également à l’origine du célèbre test MoCa, un outil utilisé par les professionnels afin de détecter les troubles cognitifs légers.
Solutions technologiques pour RPA
PARCE QUE L’EXPÉRIENCE, ÇA COMPTE.
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PUBLIREPORTAGE
PRÉVENIR PLUTÔT QUE REMPLACER : l’entretien des fenêtres, un réflexe gagnant Et si prolonger la vie de vos fenêtres était plus simple qu’il n’y paraît ?
LE SUIVI ANNUEL : LA CLÉ DE LA TRANQUILLITÉ D’ESPRIT
Dans les résidences pour aînés, où le confort, la sécurité et la performance énergétique sont essentiels, un bon entretien des fenêtres fait toute la différence.
Depuis 2005, Basco Portes et Fenêtres s’impose comme un chef de file au Québec dans la restauration et l’entretien de portes et fenêtres. L’entreprise recommande une inspection annuelle des vitrages, des mécanismes et des joints d’étanchéité pour garantir la durabilité et la performance de l’enveloppe du bâtiment.
LES SIGNES QUI NE TROMPENT PAS Une fenêtre qui « transpire » n’est jamais bon signe. La buée ou la condensation entre les vitres indique souvent une défaillance du scellant du vitrage isolant. Résultat : perte d’efficacité énergétique et visibilité altérée. Un autre indicateur à surveiller : un calfeutrage asséché, fissuré ou décollé. Dès qu’il perd sa souplesse, il ne peut plus bloquer efficacement les infiltrations d’air et d’eau — une situation qui, à long terme, peut causer des dommages coûteux à la structure. Enfin, les coupe-froid usés ou mal installés compromettent l’étanchéité et le confort, surtout durant les hivers rigoureux du Québec.
L’ENTRETIEN PRÉVENTIF : UN INVESTISSEMENT INTELLIGENT Entretenir régulièrement ses fenêtres, c’est éviter des réparations majeures. Un entretien planifié permet non seulement de prolonger la durée de vie des ouvertures, mais aussi de réduire les coûts d’énergie.
Les techniciens Basco évaluent l’état réel des composantes et proposent les solutions les plus adaptées : désembuage, remplacement de thermos, réparation de mécanismes ou calfeutrage professionnel. Cette approche de maintenance préventive permet aux gestionnaires de résidences d’éviter les mauvaises surprises et de prolonger la vie utile de leurs installations.
UNE CLARTÉ DURABLE Prévenir plutôt que remplacer, c’est choisir la tranquillité d’esprit. En confiant l’entretien de vos fenêtres à Basco, vous misez sur un partenaire expérimenté, attentif et engagé à assurer la performance à long terme de vos installations — pour le bienêtre de vos résidents et la santé durable de vos bâtiments.
Le remplacement des vitres thermos (unités scellées) défectueuses redonne à la fenêtre toute son efficacité énergétique — sans changer le cadre complet. Cette solution, à la fois économique et écologique, conserve l’esthétique d’origine tout en améliorant la performance.
BASCO PORTES ET FENÊTRES, UN RÉSEAU SUR QUI VOUS POUVEZ COMPTER.
Le calfeutrage et le remplacement des pièces ou mécanismes défectueux font également partie des gestes simples, mais essentiels, pour préserver le confort des occupants et assurer un fonctionnement optimal tout au long de l’année.
288 boul. Curé-Labelle, Laval, QC H7P 2P1 info@bascoworld.com | 1-888-668-0880
WWW.BASCOWORLD.COM
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COLLABORATION SPÉCIALE, PELLETIER & ASSOCIÉS CONSEILS
Transformer votre RPA avec des bâtiments intelligents sécurisés Les résidences pour aînés entrent dans une ère nouvelle : celle des bâtiments intelligents. Capteurs, Wi-Fi, contrôle d’accès, caméras, systèmes d’appel de garde… tout devient interconnecté. Cette transformation promet efficacité et qualité de vie accrues, mais elle soulève aussi un défi majeur : comment moderniser vos installations sans compromettre la sécurité des résidents ni la fiabilité de vos opérations ? LA TRANSFORMATION NUMÉRIQUE : ENTRE PROMESSE ET VIGILANCE La plupart des RPA disposent déjà de plusieurs systèmes technologiques : caméras, accès par cartes, dossiers médicaux électroniques, Wi-Fi pour les résidents, etc. Ces outils, installés au fil du temps, fonctionnent
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souvent en vase clos. Résultat : une maintenance coûteuse, des problèmes de compatibilité et des risques accrus d’intrusion. Les bâtiments intelligents apportent une réponse : regrouper ces systèmes au sein d’une infrastructure unifiée. Cette centralisation permet de réduire les coûts d’exploitation, de faciliter la gestion et d’améliorer l’expérience des résidents et du personnel. Mais plus un bâtiment devient connecté, plus il devient exposé. Les données médicales, les accès aux portes, les caméras — tout cela circule maintenant sur le réseau. Sans conception sécurisée, la moindre faille peut compromettre la vie privée de vos résidents ou même interrompre vos services essentiels. De plus, avec la démocratisation de l'intelligence artificielle, il est de plus en plus simple pour des attaquants de rechercher, identifier les vulnérabilités et attaquer. La clé est donc de bâtir l’intelligence sur des fondations solides et sécurisées.
LES QUATRE PILIERS D’UNE INFRASTRUCTURE INTELLIGENTE ET SÉCURISÉE 1. Câblage structuré et segmentation réseau Un bâtiment intelligent repose sur une infrastructure bien pensée. Le câblage structuré, conforme aux normes reconnues (BICSI, TIA/EIA), demeure le socle. Mais la vraie innovation réside dans la segmentation réseau : isoler les systèmes critiques les uns des autres. Ainsi, les données médicales, le contrôle d’accès, les caméras et le Wi-Fi résidentiel circulent sur des réseaux indépendants. En cas d’incident, un seul segment est touché. Cette approche agit comme des cloisons coupe-feu virtuelles — simples à gérer, mais essentielles pour la sécurité.
2. Wi-Fi performant et contrôle d’accès moderne Dans une RPA, un Wi-Fi fiable n’est plus un luxe, c’est une nécessité. Les résidents veulent communiquer, les soins s’appuient sur des outils connectés et le personnel doit accéder rapidement aux applications cliniques.
4. Gestion des données et conformité Les résidences pour aînés manipulent des volumes croissants de données sensibles : dossiers médicaux, transactions financières, enregistrements vidéo, données biométriques. Ces informations doivent être protégées, chiffrées et sauvegardées dans le respect des lois sur la protection de la vie privée. Une bonne gouvernance des données inclut des sauvegardes régulières, des procédures de récupération après sinistre et un chiffrement complet — en transit comme au repos. Cela protège non seulement les résidents, mais aussi la réputation et la viabilité de votre entreprise.
Mais un réseau Wi-Fi mal conçu est une porte d’entrée rêvée pour les cyberattaques. Le chiffrement des communications, l’authentification forte et la séparation des réseaux résidentiels et opérationnels sont aujourd’hui incontournables. Le contrôle d’accès suit la même logique : badges intelligents, serrures connectées, biométrie, gestion centralisée. Ces outils permettent non seulement de renforcer la sécurité, mais aussi de simplifier la logistique au quotidien.
3. Sécurité physique et cybersécurité intégrées Les systèmes de vidéosurveillance et de contrôle d’accès sont désormais connectés au réseau informatique. Cette convergence multiplie les possibilités : détection d’anomalies, traçabilité, alertes automatiques. Mais elle exige une vigilance accrue. Chaque caméra, chaque contrôleur devient un point d’entrée potentiel. Leur sécurité doit être gérée comme celle d’un ordinateur : mises à jour régulières, gestion des mots de passe, accès limités. En d’autres mots, la cybersécurité commence dans la salle de télécommunications, pas seulement au niveau du serveur.
DE LA CONCEPTION À LA MISE EN ŒUVRE : CHOISIR LES BONS PARTENAIRES Moderniser une résidence ne consiste pas seulement à acheter de nouveaux équipements. Il s’agit d’abord de concevoir une vision d’ensemble, puis de la réaliser de manière structurée. Et cela passe par deux rôles bien distincts, souvent confondus : l’ingénieur-conseil et l’intégrateur. L’ingénieur-conseil analyse vos besoins de façon neutre, conçoit la solution optimale et prépare les plans et devis. L’intégrateur, lui, installe et met en service les équipements selon ces plans. Cette séparation protège vos intérêts. Sans elle, un fournisseur pourrait privilégier les produits qu’il revend plutôt que ceux qui servent vos objectifs à long terme. Comme en architecture, la conception doit précéder la construction : un bon plan réduit les erreurs, les coûts et les surprises.
UN INVESTISSEMENT STRATÉGIQUE À LONG TERME Oui, une infrastructure intelligente représente un coût initial plus élevé. Mais c’est un investissement stratégique. À long terme, elle réduit les appels de service, les interruptions, et surtout les risques liés aux défaillances ou aux cyberattaques. Les bénéfices sont concrets : un personnel plus efficace, des résidents plus heureux, une meilleure réputation auprès des familles et des partenaires financiers. Et surtout, une infrastructure prête à accueillir les innovations de demain : télémédecine, intelligence artificielle, capteurs de santé, automatisation énergétique. Ne pas moderniser aujourd’hui, c’est repousser un problème qui coûtera plus cher demain.
CONCLUSION La transition vers des bâtiments intelligents et sécurisés n’est plus une option : c’est une étape incontournable pour assurer la pérennité de votre résidence. Commencez par un diagnostic professionnel : comprendre vos installations actuelles, évaluer vos risques, planifier votre évolution. Une transformation bien planifiée n’est pas seulement une mise à niveau technologique — c’est un levier de performance, de sécurité et de valeur pour vos résidents et votre entreprise. Avant d’investir dans des équipements, investissez dans une stratégie. C’est la meilleure garantie d’un avenir numérique sûr et durable.
Pelletier & Associés Conseils est une firme de génie-conseil spécialisée en télécommunications et sécurité physique pour les bâtiments. L’équipe accompagne les gestionnaires et propriétaires de résidences pour aînés dans la conception d’infrastructures technologiques performantes, sécurisées et prêtes pour les innovations de demain.
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COLLABORATION SPÉCIALE DE LA COMMISSION DES NORMES, DE L’ÉQUITÉ ET DE LA SÉCURITÉ DU TRAVAIL (CNESST)
La CNESST, partenaire de l’évolution des milieux de travail Face aux changements technologiques et démographiques, notamment dans le secteur de la santé, la CNESST accompagne les employeurs du Québec à mieux comprendre et respecter leurs droits et obligations en matière de travail, et ce, afin que les milieux de travail soient équitables, sains et sécuritaires pour tous. Elle joue également un rôle clé dans la prévention des risques professionnels et la promotion de pratiques innovantes adaptées aux réalités émergentes du monde du travail.
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LA LOI SUR L’ÉQUITÉ SALARIALE : SA VISÉE ET SES BÉNÉFICES La Loi sur l’équité salariale a comme objectif de corriger la sous-évaluation et la sous-rémunération des emplois féminins. Au Québec, toute entreprise comptant une moyenne de 10 personnes salariées ou plus doit réaliser des travaux d’équité salariale tous les cinq ans et en informer la CNESST en remplissant la Déclaration de l’employeur en matière d’équité salariale (DEMES). Cette année, les employeurs devront mener ces travaux à terme entre octobre 2025 et mars 2026, puis remplir la DEMES dans la même période. Au-delà d’être une obligation légale, l’équité salariale se veut un levier stratégique puisque son application peut générer des effets positifs, tant pour les personnes salariées que pour l’entreprise.
On peut penser à l’amélioration du climat de travail, car des travaux d’équité salariale réalisés avec rigueur démontrent que l’employeur reconnaît à sa juste valeur les emplois majoritairement ou traditionnellement occupés par des femmes. Cela favorise un climat de travail positif basé sur le respect, la reconnaissance des compétences et l’apport de toutes et de tous. Son application permet également une gestion de la rémunération plus structurée. L’effort et le temps investis lors des travaux d’équité salariale permettent à l’employeur de mettre à jour ou d’établir une politique salariale équitable.
LA SANTÉ ET LA SÉCURITÉ : UN PILIER DE LA CNESST La CNESST joue un rôle stratégique dans la prévention des risques professionnels, en offrant aux employeurs une gamme d’outils spécialisés visant à les soutenir dans la mise en place d’un environnement de travail sain et sécuritaire. La Loi sur la santé et la sécurité du travail prévoit des outils de gestion et des moyens de collaboration pour
biologiques. En réponse, la CNESST a déployé des mesures novatrices, telles que des guides sanitaires sectoriels, des listes de vérification et une foire aux questions sur les maladies respiratoires infectieuses.
LES NORMES DU TRAVAIL : DES OBLIGATIONS EN ÉVOLUTION La Loi sur les normes du travail a connu des modifications majeures dans les dernières années afin de l’actualiser pour tenir compte des nouvelles réalités du monde du travail.
organiser la prévention dans les milieux de travail. Ce sont les mécanismes de prévention et de participation. Ils ont pour objectif de favoriser la prise en charge de la santé et de la sécurité par les milieux de travail eux-mêmes. Des programmes adaptés, des guides et des outils accessibles soutiennent la mise en œuvre de mesures de prévention efficaces. Par son offre d’accompagnement, la CNESST démontre son engagement à innover et à protéger la santé des travailleuses et des travailleurs. Cet engagement a notamment été démontré lors de la pandémie de COVID-19 qui a intensifié les exigences en matière de gestion des risques
Par exemple, des avancées significatives ont été faites en matière de renforcement des obligations de prévention et de prise en charge des situations de harcèlement psychologique et de la violence à caractère sexuel en milieu de travail. On peut penser également à la réglementation des activités des agences de placement de personnel et des agences de recrutement de travailleurs étrangers temporaires, qui doivent entre autres détenir un permis valide de la CNESST. Ces évolutions législatives sont des leviers d’innovation pour les milieux de travail.
traditionnelle, comme le télétravail, le travail à la demande et la rareté de la main-d’œuvre. À cet égard, la CNESST exerce une vigilance constante afin d’adapter ses stratégies de prévention et de sensibilisation pour faciliter l’application conforme des normes du travail dans les entreprises. L’approche proactive de la CNESST se reflète également dans les outils qu’elle met à la disposition des entreprises, tels que les guides pratiques, les webinaires et les ressources numériques.
UNE COLLABORATION À POURSUIVRE Dans un contexte changeant et évolutif, une étroite collaboration entre employeurs et la CNESST est primordiale. Un milieu de travail respectueux des normes, de l’équité ainsi que de la santé et de la sécurité du travail garantit une tranquillité d’esprit, tant pour les employeurs que pour les personnes salariées. Pour prendre connaissance de nos divers outils d’accompagnement, consultez le https://www.cnesst.gouv.qc.ca/fr
Par ailleurs, dans plusieurs secteurs d’activité, on observe l’émergence de nouvelles formes d’organisation du travail et de nouveaux enjeux qui redéfinissent la relation d’emploi
Le progiciel se transforme, voici votre nouvel allié ! 59 | Volume 21 • N°1 | HIVER 2026 cnesst.gouv.qc.ca/monequitesalariale
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Par Yanick Thibault, B.A.A, Courtier en assurance de dommages, Directeur du développement et des programmes, La Turquoise
Dans le cadre de notre engagement à offrir un accompagnement spécialisé aux résidences pour aînés, La Turquoise est fière de lancer, en collaboration avec Aviva Canada et Northbridge, un nouveau programme d’assurance de dommages réservé aux membres du RQRA. Ce programme se distingue non seulement par sa souplesse et ses garanties renforcées, mais aussi par les recommandations et bonnes pratiques que nous souhaitons partager avec vous, afin de maximiser la protection et la gestion des risques.
Nouveau programme d’assurance La Turquoise PRINCIPAUX ÉLÉMENTS DIFFÉRENCIATEURS
GARANTIES ET EXCLUSIONS IMPORTANTES
• Il n’y a aucune règle proportionnelle dans ce programme : l’assureur ne pénalisera pas le remboursement de ses dommages lors d’un sinistre si le montant d’assurance en lien avec la valeur de reconstruction assurée est inadéquat.
• Les dommages indirects, notamment la détérioration des marchandises, sont couverts grâce à une extension de garantie : cela donne une valeur ajoutée non négligeable pour les résidences pour aînés qui gèrent des stocks, des denrées ou des biens sensibles au temps.
• De plus, ce programme possède la clause « sans obligation de reconstruire », ce qui représente une souplesse appréciable pour les propriétaires de résidences souhaitant rebâtir ou non après un sinistre. • La protection d’administrateurs et dirigeants fait partie intégrante du programme. Aucun souci de rechercher ce produit chez un autre assureur. • Nous avons ajouté au programme une protection complète en cyber assurance pouvant couvrir jusqu’à 1 M$ de dommages.
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• La responsabilité civile de base inclut : - l’intoxication (par exemple, contamination alimentaire ou autre) ; - les maladies contagieuses (jusqu’à 2 M$) ; - les abus couverts sans limites : un élément essentiel dans un environnement d’aînés où la santé et le bien-être sont primordiaux. • La couverture de frais de déblais après le sinistre de 2 M$ en sus de la limite au contrat.
• Aucune franchise ne s’applique si la perte est supérieure à 250 000$.
• Aucune franchise en cas de détournement : un avantage net pour les établissements qui manipulent des fonds ou des valeurs.
• De nouvelles options de paiement avantageuses s’offriront à vous pour vous permettre d’être plus agile dans la gestion de vos liquidités.
• Une perte de revenus suite à un sinistre pouvant couvrir jusqu’à 36 mois, ce qui est exceptionnel sur le marché de l’assurance.
MODALITÉS DE RÉCLAMATION, RÉTROACTIVITÉ ET CONTINUITÉ
• Vérifiez si vos activités et marchandises pourraient générer des dommages indirects.
En cas de changement d’assureur (ex. passage d’Intact à Aviva), l’avenant de clause grand-père permet de préciser une date de rétroactivité à partir de laquelle le risque est couvert par le nouvel assureur — un filet de sécurité pour 12 mois si une garantie manquait auparavant.
• Examinez, avec votre courtier, si votre établissement manipule des valeurs, argent, virements, cartes, etc.
RECOMMANDATIONS POUR LES MEMBRES DU RQRA • Afin d’éviter les mauvaises surprises, faites réaliser une évaluation professionnelle de votre immeuble ou installation. • Maintenez une gestion de risque systématique, notamment : suivi des installations, respect des durées de vie recommandées, plan de maintenance, audit des stocks et marchandises.
• Vérifiez si vous avez besoin d’une extension cyber spécialisée pour la fraude par ingénierie sociale – si ce risque est pertinent pour vous, il peut être judicieux de rajouter cette protection. • En cas de sinistre important ou de remplacement d’installation, la clause « aucune obligation de reconstruire sur les lieux » peut offrir flexibilité et économie.
Ce programme, fruit de la collaboration entre La Turquoise, Aviva et Northbridge, se veut un outil puissant et sur mesure pour les résidences pour aînés. Grâce aux atouts mentionnés, vous bénéficiez d’une couverture renforcée, d’une plus grande flexibilité contractuelle et d’un véritable soutien en gestion de risque. L’adoption des bonnes pratiques et des recommandations ci-dessus vous permettra de tirer pleinement parti de cette offre, tout en optimisant la protection de vos installations et la tranquillité d’esprit de vos résidents. Au nom des équipes programmes de La Turquoise, AVIVA et Northbridge, je vous souhaite une excellente année !
• Enfin, comme membre du RQRA, n’oubliez pas que votre adhésion vous donne accès à 1 heure de consultation auprès d’un avocat : profitez-en pour clarifier les implications de votre police, vos clauses et vos obligations.
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Par Pier-Luc Bordeleau, coach et co-fondateur, Team Factory
Pour une équipe performante : placer la bonne personne sur la bonne chaise
Il faut faire une distinction claire entre deux rôles essentiels :
Tout le monde en parle, mais qui passe réellement à l’action ? Et si nous avions enfin trouvé le moyen d’y parvenir, le ferionsnous vraiment ? Placer la bonne personne sur la bonne chaise n’est pas seulement une belle idée : cela exige une méthodologie et une technologie. Autrement dit, une approche pour bien positionner les gens, et un système pour implanter et maintenir cette logique dans le temps.
ÉVITER LES VIEUX RÉFLEXES Le réflexe le plus classique consiste à nommer notre meilleur expert comme gestionnaire de son équipe. C’est une erreur fréquente que l’on retrouve partout : dans les résidences pour personnes âgées, la restauration, la construction, le secteur manufacturier… Et ce n’est pas toujours une erreur : parfois, ça fonctionne. Un expert qui est aussi bon avec les humains peut faire un bon gestionnaire. Mais plus on est compétent, plus on est exigeant. Et plus on est exigeant, moins on est patient avec les autres.
• celui qui mobilise les équipes • celui qui assure la qualité du service Nous devons avoir une méthodologie et une technologie pour identifier les bons joueurs dans les rôles clés. Et surtout, nous assurer que tout le monde comprenne comment maintenir l’engagement des équipes. Parce que plus on est engagé au travail, moins on pense à le quitter. C’est logique, non ?
LA RÉTENTION SELON LE NIVEAU DE L’ENGAGEMENT C’est exactement ce qu’il faut implanter dans nos milieux de travail, notamment dans les résidences pour personnes âgées. L’engagement a un impact direct sur la durée pendant laquelle un employé demeure en poste.
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Deux statistiques récentes viennent appuyer cette hypothèse.
Stat #1 : Le niveau d’engagement des employés est faible
Faites évoluer vos leaders. Transformez votre organisation.
Selon une étude Gallup de mai 2025, seulement 31 % des travailleurs au Canada se disent engagés au travail. Trois personnes sur dix. C’est peu. Cela signifie que 70 % sont soit neutres, soit carrément désengagés.
Stat #2 : L’engagement des employés dépend du gestionnaire Encore plus frappant : il est démontré que 70 % de l’engagement d’un employé repose sur son gestionnaire direct. Pas le grand patron, pas le propriétaire, mais bien la personne qui le dirige au quotidien. Pour un préposé aux bénéficiaires, c’est son chef d’équipe ou son directeur des soins. Pour un technicien en maintenance, c’est son superviseur immédiat. Ce constat confirme que le gestionnaire a un impact direct sur la motivation, la rétention et la fierté de son équipe. Alors, comment nommer les bons gestionnaires ? Ceux qui vont donner le goût de travailler, bâtir la fierté et réduire le taux de roulement ?
UN VRAI PROCESSUS, PAS UNE INTUITION Il faut s’engager dans un processus structuré, ne pas se fier à son intuition et ne pas procéder à des promotions automatiques. Concrètement, il faut : 1. identifier les bons profils pour les rôles de mobilisation ; 2. développer une méthodologie claire pour les sélectionner ; 3. implanter une technologie qui soutient le processus dans le temps.
Logiciel Logiciel RH RH Formation Formation gestionnaires gestionnaires Réseau Réseau d’experts d’experts Conférence Conférence
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Sans système, on revient vite à nos anciennes façons de faire. Et on recommence à nommer des experts comme gestionnaires, sans se demander s’ils ont le profil requis pour mobiliser une équipe. Oui, c’est facile à dire. Mais, avec les bons outils, cela peut aussi être étonnamment facile à faire. Ce qu’il faut, c’est s’engager à le faire. Sortir du réflexe du « meilleur employé = futur gestionnaire » et entrer dans une logique de rôles complémentaires. Un bon gestionnaire, ce n’est pas nécessairement le meilleur technicien. C’est celui qui sait donner envie, qui sait écouter, qui sait mobiliser. Et ça, ça s’apprend. Ça se développe. Mais surtout, ça se choisit avec soin. Alors oui, il faut absolument placer la bonne personne sur la bonne chaise. Et si nous avons enfin trouvé une façon de le faire, nous pouvons réduire le taux de roulement et maintenir un haut niveau d’engagement.
PUBLIREPORTAGE
PROTÉGEZ LES RÉSIDENTS VULNÉRABLES NETTOYAGE ET DÉSINFECTION HIVERNAL POUR LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS Avec l’arrivée de l’hiver, les résidents et le personnel des établissements de soins font face à un risque accru de maladies saisonnières comme la grippe et les virus respiratoires. Pour réduire la transmission, les équipes d’entretien doivent suivre des protocoles rigoureux pour les zones à haut risque et en cas d’éclosion potentielle.
1. SURFACES FRÉQUEMMENT TOUCHÉES Les surfaces fréquemment touchées, comme les poignées de porte, interrupteurs, télécommandes, barres de lit et aides à la mobilité, doivent être nettoyées et désinfectées quotidiennement avec un désinfectant médical homologué ayant un numéro DIN, en suivant les instructions du fabricant concernant le temps de contact.
2. CHAMBRES DES RÉSIDENTS Concentrez-vous sur les zones fréquemment touchées, telles que les tables de chevet, boutons d’appel, robinets, poignées de toilette et lavabos. Nettoyez de haut en bas, du plus propre au plus sale, puis désinfectez. Le brossage ou l’essuyage des surfaces aide à réduire la charge biologique.
3. AIRES COMMUNES Les salles à manger, salons et espaces d’activités doivent être nettoyés et désinfectés plusieurs fois par jour, surtout après les repas ou les activités de groupe. Le nettoyage régulier des planchers avec des détergents neutres et la désinfection des poubelles aident à prévenir la contamination croisée.
4. SERVICES D’ENTRETIEN MÉNAGER
7. PRÉVENTION DES ÉCLOSIONS
La buanderie et l’entretien ménager doivent respecter des protocoles stricts de prévention des infections. Portez des gants lors de la manipulation de la literie et des vêtements, et lavez à des températures suffisantes pour éliminer les bactéries et les virus. Le personnel doit être formé à l’utilisation adéquate des EPI et à l’hygiène des mains.
Les éclosions hivernales exigent une fréquence accrue de nettoyage, une utilisation adéquate des EPI et des procédures d’isolement claires. Des vérifications régulières garantissent la conformité aux normes provinciales.
5. CUISINE ET SERVICE ALIMENTAIRE Les cuisines doivent être nettoyées et désinfectées régulièrement, particulièrement les surfaces en contact avec les aliments. Le personnel doit suivre les directives de salubrité alimentaire et utiliser des produits de nettoyage sécuritaires pour les aliments afin de prévenir la contamination croisée.
6. ÉQUIPEMENT ET DISPOSITIFS MÉDICAUX L’équipement médical réutilisable doit être nettoyé et désinfecté selon le niveau de risque : • Non critique (désinfection de bas niveau) : fauteuils roulants, brassards de tensiomètre. • Semi-critique (désinfection de haut niveau) : thermomètres buccaux, appareils de thérapie respiratoire. • Critique (stérilisation) : porte-aiguilles stériles, pinces chirurgicales. Il est essentiel que le personnel soit formé au retraitement (nettoyage, désinfection et stérilisation de l’équipement médical réutilisable).
Besoin d’aide pour élaborer votre plan de prévention des éclosions en soins ? Vous cherchez les meilleurs produits pour maximiser l’efficacité du nettoyage ? Communiquez dès aujourd’hui avec votre expert en entretien Bunzl !
Lana Al-Badawi
Consultante et directrice de Comptes Bunzl Nettoyage et Hygiène 514 516-1536 lana.al-badawi@bunzlch.ca
ESPACE RQRA | COIN MEMBRES INFORMATION Cathy Daigle Directrice des services aux membres, RQRA
Faire différent : une nécessité pour se démarquer et se surpasser !
514 983-4901 cdaigle@rqra.qc.ca
Impliquer vos employés dans cette analyse : un atout stratégique
et l’adaptation aux nouvelles réalités du secteur.
Comment se distinguer ? Le secteur des résidences pour aînés est diversifié et propose différents types d’hébergements adaptés aux besoins variés des résidents. Dans ce contexte, se différencier n’est pas seulement souhaitable, mais essentiel pour assurer la pérennité et la vitalité de votre entreprise. Malgré les nombreuses exigences administratives et réglementaires, nous vous invitons à prendre un moment et à penser autrement, à sortir des sentiers battus et à remettre en question les habitudes bien ancrées. Chaque résidence possède une âme, une personnalité unique, avec ses propres couleurs, son histoire et sa culture. Son identité propre est une richesse à valoriser. Cependant, une résidence bien établie peut parfois s’installer dans une routine ce qui représente un risque. Les habitudes sont certes précieuses, mais la stagnation peut freiner l’innovation
Pour demeurer attractive, votre résidence doit évoluer au rythme de la société, faire preuve d’agilité et se positionner à l’avant-garde des meilleures pratiques. C’est dans cet état d’esprit que vous parviendrez à vous distinguer. Il existe quelques approches stratégiques pour faire la différence. Dans cet article, nous vous invitons à amorcer cette réflexion à l’aide de l’analyse FFOM (Forces, Faiblesses, Opportunités, Menaces). Cet exercice vous permettra de : • brosser un portrait clair de votre situation actuelle ; • identifier les enjeux et les opportunités ; • générer des idées novatrices pour faire rayonner votre résidence. Lancez-vous dans l’exercice, analysez et osez faire différent !
Faire participer vos employés au processus d’analyse présente de nombreux avantages : • expertise et vision terrain : leurs connaissances enrichissent la réflexion ; • reconnaissance et motivation : leur participation valorise leur rôle ; • engagement accru : un employé impliqué sera plus motivé à mettre en œuvre les initiatives.
En Résumé Cet outil, à la fois simple et puissant, vous permettra de prendre des décisions éclairées et de contribuer à la pérennité de votre résidence privée pour aînés. L’équipe du Conseil aux membres est à votre disposition pour vous orienter et vous accompagner dans la réalisation de votre analyse FFOM. Pour un soutien personnalisé, n’hésitez pas à communiquer avec la personne conseillère aux membres de votre région.
Structure FFOM
Positif
Négatif
Origine interne
Forces Exemples : équipe qualifiée, infrastructure bien entretenue.
Faiblesses Exemples : faible capacité financière du client, manque de visibilité (réseaux sociaux, site internet)
Origine externe
Opportunités Exemples : vieillissement de la population, programme d’allocations au résident qui répond aux besoins.
Menaces Exemples : concurrence accrue, hausse des coûts d’exploitation.
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ESPACE RQRA | COIN PARTENAIRES INFORMATION
Deux nouveaux alliés pour nos membres ! Nous sommes heureux de vous présenter nos nouveaux partenaires du trimestre ! Grâce à leur expertise et à leurs offres avantageuses, ils contribueront à enrichir l’expérience de nos membres et à soutenir le développement de notre communauté professionnelle. Ces collaborations reflètent notre volonté constante d’offrir à nos membres des ressources de qualité, des services pertinents et des occasions exclusives de croissance et de rayonnement. En accueillant ces nouveaux partenaires, nous renforçons notre engagement à offrir toujours plus d’opportunités, d’avantages et de ressources à nos membres. Leurs offres sauront, sans aucun doute, être bénéfiques et inspirantes pour chacun d’entre vous.
Carol Deeb Directrice aux partenariats, RQRA 514 234-2834 cdeeb@rqra.qc.ca
ProActiveAir
Global Crossing Immigration
Spécialisée dans la qualité de l’air intérieur, ProActiveAir offre des solutions innovantes et brevetées visant à améliorer la santé et le bienêtre dans les milieux de vie. Elle utilise des technologies de purification et une approche axée sur la prévention. Les membres profiteront d’un rabais de 50 % sur l’évaluation et l’optimisation de la qualité de l’air dans leurs installations, de même qu’un rabais de 10 % sur l’ensemble des produits et services offerts par ProActiveAir.
Entreprise de référence en matière de mobilité internationale, Global Crossing Immigration accompagne les RPA dans leurs démarches de recrutement, d’immigration et de conformité légale. Son équipe d’experts simplifie les transitions et favorise une intégration réussie. Les membres bénéficient d’un accompagnement sur mesure et de services-conseils à des tarifs privilégiés.
DÉCOUVREZ NOS OFFRES EXCLUSIVES
Un salon d’exposition dynamique et diversifié Un salon d’exposition avec plus de 140 exposants, le congrès annuel du RQRA a une fois de plus démontré toute la vitalité et la portée du secteur des RPA. La vitalité économique du réseau des RPA est bien présente, avec des achats annuels de biens et services de 1,5 milliard de dollars, accompagnés d’un impact direct et indirect sur le PIB du Québec de 4,6 milliards de dollars et dont l’importance est indéniable. Cette année encore, le salon a mis en vedette une grande diversité d’exposants, représentant des entreprises de toutes tailles et provenant de domaines variés. Les participants ont eu l’occasion de découvrir des produits novateurs, des
services spécialisés et des solutions concrètes répondant aux besoins actuels des RPA. Le salon a également été animé par deux événements phares : le Défi des chefs et le Laboratoire technologique. Le Défi des chefs a mis en vedette quatre chefs de résidences qui se sont affrontés dans une compétition culinaire amicale, sous l’œil attentif d’un jury composé de trois juges et d’un animateur et évaluateur reconnu, le chef Pasquale Vari. Une occasion unique de célébrer la créativité et le savoir-faire gastronomique au sein de notre réseau.
De son côté, le Laboratoire technologique, réunissant douze entreprises participantes, a permis de démontrer concrètement la facilité d’intégration et le retour sur investissement que procure l’interopérabilité entre différents logiciels et technologies. Cette initiative a suscité un vif intérêt, illustrant le potentiel d’innovation et d’efficacité que recèle notre secteur. Plus qu’un simple espace d’exposition, notre salon s’est affirmé comme un véritable carrefour d’innovation, de partage et de collaboration, favorisant les partenariats durables et la croissance mutuelle. 67 | Volume 21 • N°1 | HIVER 2026
ESPACE RQRA | COIN NOUVEAUTÉS
Les dernières actualités du RQRA : une fin d’année sous le signe du rayonnement En novembre, la saison 2 des Balados du RQRA a été lancée. Cette nouvelle saison compte quatorze épisodes et autant d’invités de renom issus du milieu des RPA et de domaines connexes. Les discussions, à la fois enrichissantes et concrètes, ont porté sur les grandes priorités du RQRA, les enjeux actuels du secteur, la santé mentale des aînés, les ressources humaines, l’intégration culturelle, les questions juridiques, les mutuelles SST ou encore la transmission de résidences. À travers ces échanges, le RQRA a poursuivi sa mission d’information et de valorisation du travail réalisé chaque jour par les gestionnaires et leurs équipes.
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Par Ahmed Cherif Directeur des communications et marketing, RQRA
Le Regroupement québécois des résidences pour aînés a terminé l’année 2025 avec plusieurs initiatives d’envergure qui ont témoigné du dynamisme de l’association et de son engagement à mieux faire connaître la réalité des résidences pour aînés à travers le Québec.
Autre fait marquant de la fin d’année : la parution d’un cahier spécial consacré au RQRA dans Le Journal de Montréal et Le Journal de Québec le 14 novembre. Intitulé La joie de vivre en RPA, ce cahier a été diffusé partout dans la province afin de mettre en lumière les belles initiatives menées dans les résidences ainsi que les 220 candidatures reçues pour les Prix Reconnaissance 2025. Cette visibilité a permis de souligner la vitalité, la créativité et l’humanité qui animent le réseau des RPA.
La publication coïncidait avec le passage de Marc Fortin, présidentdirecteur général du RQRA, à l’émission Salut Bonjour le matin même. Une tribune privilégiée pour rappeler la force du secteur, saluer les lauréats des Prix Reconnaissance et déconstruire plusieurs préjugés entourant la vie en résidence. Par ces actions, le RQRA confirme son rôle de porte-parole incontournable des résidences pour aînés et son engagement à promouvoir une image positive et actuelle du secteur partout au Québec.
ESPACE RQRA | COIN ÉVÉNEMENTS
Un automne haut en événements ! WEBINAIRES Nous avons eu le plaisir de présenter, en collaboration avec Alias, nouveau partenaire du RQRA, un webinaire portant sur la Loi 42 et sur les nouvelles exigences en matière de prévention et de lutte contre le harcèlement et les violences à caractère sexuel en milieu de travail.
Le 25 septembre dernier, nous avons eu l’honneur d’accueillir Dre Christine Grou, présidente de l’Ordre des psychologues du Québec, dans le cadre d’un webinaire consacré à la fatigue de compassion. Cette rencontre visait à mieux comprendre ce phénomène, ses répercussions sur le personnel soignant ainsi que son impact sur les gestionnaires.
Chef de file au Canada dans la réception et la gestion des actes répréhensibles, Alias a mis en lumière les éléments essentiels à maîtriser afin d’accompagner les membres du RQRA dans la mise en place d’un processus rigoureux et transparent de gestion des plaintes et des signalements. Cette démarche vise à protéger l’intégrité des employés et à préserver la réputation des résidences privées pour aînés.
Présenté en collaboration avec notre partenaire Visavie, ce webinaire a permis de mettre en lumière l’épuisement silencieux qui touche de nombreux professionnels du milieu et d’offrir des pistes concrètes de prévention et d’intervention pour soutenir les gestionnaires dans l’accompagnement de leurs équipes.
WEBINAIRE
WEBINAIRE
La loi 42 : de nouvelles obligations pour les employeurs
Fatigue de compassion : Lever le voile sur l’épuisement silencieux
À VISIONNER DANS L’ESPACE MEMBRE
À VISIONNER DANS L’ESPACE MEMBRE
VICKY POIRIER
ALIAS, ligne de signalement
CAROL DEEB
En partenariat avec :
RQRA
DRE. CHRISTINE GROU
Ordre des psychologues du Québec
CAROL DEEB
En partenariat avec :
RQRA
BESOIN D’EMPLOYÉS ? VISITEZ LE SITE EMPLOIRPA.CA ! Une publication gratuite pour les membres du RQRA et de nombreux avantages
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ESPACE RQRA | COIN ÉVÉNEMENTS
SOIRÉE PRIVILÈGE Au RQRA, nous avons à cœur de favoriser les échanges et de renforcer les liens entre nos partenaires.
SOIRÉE PRIVILÈGE MERCI !
Le 25 septembre dernier s’est tenue la toute première Soirée Privilège au légendaire restaurant Le 9e, situé au Centre Eaton de Montréal. Cet événement exclusif a offert à nos partenaires une occasion privilégiée de rencontrer les membres du conseil d’administration ainsi que l’équipe du RQRA, dans une atmosphère conviviale et chaleureuse, propice aux échanges et au réseautage.
CONGRÈS ANNUEL RQRA 2025 : UN GRAND MERCI À TOUS LES PARTICIPANTS ! Le Congrès annuel du RQRA s’est tenu les 22 et 23 octobre 2025 au Palais des congrès de Montréal, réunissant plus de 830 participants issus du milieu des résidences pour aînés. Cet événement d’envergure, sous le thème de LA FORCE DE NOS ACTIONS, a offert un programme riche comprenant 12 conférences inspirantes et 3 sessions pratico-pratiques axées sur les enjeux actuels du secteur. Le salon d’exposition, regroupant 146 espaces, dont 21 sous la bannière de MEDTEQ+, a réuni plus de 100 fournisseurs de produits et de services dédiés à soutenir les RPA. Les participants ont également profité d’une soirée de réseautage dynamique, présentée par la Ligue nationale d’improvisation (LNI), favorisant les échanges dans une ambiance conviviale. Le congrès s’est clôturé en beauté avec la Soirée gala, animée par l’humoriste Pierre-Luc Pomerleau, lors de laquelle ont été remis les prix Reconnaissance célébrant l’excellence et l’engagement des membres du RQRA.
Crédit photo : Normand Huberdeau
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ESPACE RQRA | AGENDA
Dates à retenir LES 4 ET 5 FÉVRIER 2026
LES 3 ET 4 JUIN 2026
SOMMET INNOVATION EN SANTÉ MEDTEQ+
CONGRÈS DE L’ASSOCIATION DES RESSOURCES INTERMÉDIAIRES D’HÉBERGEMENT DU QUÉBEC (ARIHQ)
Grand Quai du Port de Montréal
www.medteq.ca/sommet-innovation-en-sante
Sheraton, Laval
www.arihq.com
LES 9 ET 10 AVRIL 2026 CONGRÈS PLS - PREMIÈRE LIGNE EN SANTÉ Palais des congrès, Montréal
LE JEUDI 18 JUIN 2026 CLASSIQUE DE VÉLO-GOLF DU RQRA
www.premiereligneensante.com
Elm Ridge Country Club, Île Bizard
www.rqra.qc.ca
LES 17 ET 18 AVRIL 2026 SALON CARREFOUR 50 ANS +
LES 28 ET 29 OCTOBRE 2026
Palais des congrès, Montréal
www.groupeproexpo.com/saloncarrefour50ansplus
CONGRÈS ANNUEL DU RQRA
LE 29 OCTOBRE 2026 LE 5 MAI 2026 COLLOQUE ASSTSAS 2026
ASSEMBLÉE ANNUELLE DES MEMBRES DU RQRA
Centre de congrès de Saint-Hyacinthe ou en ligne
Centre des congrès de Québec
www.asstsas.qc.ca/evenements/colloque
www.rqra.qc.ca
INDEX DES ANNONCEURS Agence Distinction
p. 51
Aliments du Québec au menu
p. 39
Association paritaire pour la santé et la sécurité du travail du secteur affaires sociales (ASSTSAS) p. 11
Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) p. 59 Constructions HUB
p. 72
Édilex
p. 27
Athos services commémoratifs
p. 21
Équipe Alain St-Jean (REMAX)
p. 43
Basco portes et fenêtres
p. 55
First onSite
p. 4
Bunzl nettoyage et hygiène
p. 65
Gespra
p. 2
Gordon Services alimentaires
p. 31
Groupe DC
p. 41
Logiflex
p. 62
MBM Gestion parasitaire
p. 49
ProActiveAir
p. 61
SOS Medic
p. 53
Team factory
p. 64
Télémédic
p. 7
Trustii
p. 46
UDATA
p. 19
Vidéotron Affaires
p. 54
71 | Volume 21 • N°1 | HIVER 2026
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