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L'Adresse - Automne 2026

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Volume 21 • N°4 | AUTOMNE 2026

LE MAGAZINE DES RÉSIDENCES POUR AÎNÉS

ENTREVUES

LA VISION DES PARTIS POLITIQUES SUR LES RÉSIDENCES PRIVÉES POUR AÎNÉS

PIGNON SUR L’ACTUALITÉ LES RPA : UN PARTENAIRE INCONTOURNABLE POUR RÉUSSIR LE VIRAGE

ZONE GESTION MODERNISER VOS RPA ! RÉNOVATION EN RPA : CE QUI EST EXIGÉ, CE QUI EST FINANCÉ


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SOMMAIRE BILLET DE LA RÉDACTION Volume 21 • N°4 | AUTOMNE 2026

Édito – Élections et mobilisation Focus sur les membres du C.A. – Sébastien Buisson Entrevues – La vision des partis politiques sur les résidences privées pour aînés

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PIGNON SUR L’ACTUALITÉ L’ÉQUIPE DE RÉDACTION MARC FORTIN, président-directeur général mfortin@rqra.qc.ca DIANE BEAUDIN , éditrice du magazine L’Adresse dbeaudin@rqra.qc.ca AHMED CHERIF, directeur des communications et marketing, acherif@rqra.qc.ca

Dernières nouvelles – Saviez-vous que... Survol des dossiers – Le RQRA en actions Sous la loupe – Régime d’autorisation des RPA : un changement de paradigme se dessine à l’horizon Soins à domicile – Politique nationale de soutien à domicile Sur le plan juridique – La dignité comme rempart contre l'exploitation

VICTORIA DENAYER, conseillère en communication, vdenayer@rqra.qc.ca

QUARTIER BIEN-ÊTRE

JULIE BOUDAUD, conseillère web et design, jboudaud@rqra.qc.ca

Loisirs – Moderniser nos loisirs en résidence Les bons coups en RPA – Décoration en résidence : quand l’imagination n’a pas de limites ! Programme – « On rentre à la maison » Ailleurs dans le monde – Le vieillissement d'un pays à l'autre Recettes – Retour à la terre et aux repas réconfortants de l'automne Point de vue nutrition – Rehausser la qualité de vie grâce à la planification des menus et aux régimes libéralisés

NOÉMIE MUSQUIN, coordonnatrice, marketing et événements nmusquin@rqra.qc.ca SOPHIE ROY, directrice, services aux membres sroy@rqra.qc.ca MAREK GRUBSKI, conseiller, services aux membres, mgrubski@rqra.qc.ca CAROL DEEB, directrice aux partenariats, cdeeb@rqra.qc.ca CLÉMENCE DILÉ, responsable des projets événementiels, cdile@rqra.qc.ca MAZEN NASSAR, analyste des politiques, mnassar@rqra.qc.ca SIRIKI COULIBALY , directeur des opérations scoulibaly@rqra.qc.ca DANNICK GOYETTE, agent au soutien administratif, dgoyette@rqra.qc.ca

COLLABORATEURS RICHARD FAHEY, APECCO CHRISTIAN-PIERRE CÔTÉ MARIE-HÉLÈNE DUFAYS MARINESCU ÉQUIPE DE RECHERCHE DE VÉRONIQUE PROVENCHER FÉDÉRATION QUÉBÉCOISE DES LOISIRS EN INSTITUTION (FQLI) Me MIRIAM MORISSETTE SARAH TRUDELLE TACT CONSEIL GRAPHISME PATRICIA GAURY Designer graphique www.patriciagaurydesign.com RÉVISION ISABELLE JOLICOEUR IMPRESSION NUMÉRIX

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ZONE GESTION Profil d’un leader – Paul Arbec Moderniser vos RPA ! – Rénovation en RPA : ce qui est exigé, ce qui est financé Moderniser vos RPA ! – La fondation d'un bâtiment intelligent Moderniser vos RPA ! – Une baignade sécuritaire en RPA Moderniser vos RPA ! – Un nouveau venu dans le réseau des RPA Moderniser vos RPA ! – Les RPA québécoises face à un mur démographique Moderniser vos RPA ! – Rénover en milieu habité : les défis des chantiers en RPA Moderniser vos RPA ! – Des milieux de vie qui donnent envie de se rassembler

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ESPACE RQRA Coin membres – Un parcours client réussi pour optimiser vos locations Coin partenaires – Singapour : une mission collaborative Coin nouveautés – Des nouvelles initiatives pour faire rayonner les emplois en RPA Coin événements – Quand les défis deviennent des occasions de se rassembler À l’agenda ! – Dates à retenir

ÉDITEUR

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ADHÉSION MEMBRES RQRA.QC.CA 514 526-3777, poste 400 info@rqra.qc.ca

COORDONNÉES REGROUPEMENT QUÉBÉCOIS DES RÉSIDENCES POUR AÎNÉS 425, boul. De Maisonneuve Ouest, bureau 1008 Montréal, Québec H3A 3G5

PUBLICITÉ 514 526-3777, poste 237 cdeeb@rqra.qc.ca

Téléphone : 514 526-3777 • Sans frais : 1 888 440-3777 Télécopieur : 514 526-2662 Courriel général : info@rqra.qc.ca

L'Adresse est publié quatre fois par année : hiver, printemps, été et automne. Toute reproduction est autorisée à condition que la source soit indiquée. L'Adresse se dégage de toute responsabilité par rapport au contenu des publicités publiées dans ses pages.

Dépôt légal - Bibliothèque et Archives nationales du Québec Dépôt légal - Bibliothèque et Archives Canada ISSN : 2369-5765


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Maintenance Maintenance Maintenance Maintenance complexe complexe Maintenance Maintenance complexe complexe complexe complexe

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BILLET DE LA RÉDACTION | ÉDITO

Élections et mobilisation Par Marc Fortin Président-directeur général du RQRA

Alors que l’été tire tranquillement à sa fin, j’espère que vous avez pu profiter de cette période pour prendre du repos et refaire le plein d’énergie. La rentrée s’annonce chargée et les prochains mois seront déterminants. À quelques semaines des élections, le contexte politique est au cœur de nos préoccupations. Au cours de l’été, le RQRA a multiplié les rencontres avec les équipes des chefs de partis ainsi qu’avec les responsables des plateformes électorales. Notre objectif est clair : faire en sorte que les réalités et les priorités des résidences pour aînés soient bien comprises et que nos demandes se retrouvent au cœur des engagements des différentes formations politiques. Parmi les gains importants des derniers mois, nous pouvons notamment souligner le report du nouveau régime d’autorisation après l’élection. Ce report nous permettra de poursuivre nos représentations et nous espérons que la prochaine version du règlement sera le fruit d’une réelle collaboration entre le gouvernement et les acteurs du milieu. Les changements qui touchent directement vos résidences doivent être élaborés avec ceux qui les mettent en œuvre au quotidien. D’autres dossiers demeurent toutefois préoccupants. Les primes salariales, dont le financement doit prendre fin en décembre prochain, représentent toujours un enjeu majeur. Malgré des

Crédit photo : Élections Québec

résultats limités jusqu’à présent, nous continuons nos représentations et n’abandonnerons pas ce dossier. Le programme des Allocations personnalisées soulève également des préoccupations. Son application semble varier d’une région à l’autre et, dans certains cas, les délais de paiement causent des enjeux financiers. Nous vous invitons à informer le service aux membres du RQRA de toute situation problématique afin que nous puissions mieux documenter la réalité du terrain et intervenir auprès des instances concernées. Enfin, nous constatons également une intensification des inspections. Au-delà du nombre, certains membres nous rapportent des attitudes ou des façons de faire qui peuvent être difficiles à vivre pour les équipes. Si vous êtes confrontés à ce type de situation, nous vous invitons à nous en informer. Dans un contexte où plusieurs décisions importantes se dessinent, votre mobilisation et vos témoignages demeurent essentiels. Le RQRA continuera de porter votre voix, avec détermination, auprès des décideurs. Et parce que les défis sont nombreux, il est aussi important de prendre le temps de se retrouver, d’échanger et de célébrer ce que nous accomplissons collectivement. J’ai donc bien hâte de vous retrouver les 28 et 29 octobre au Centre des congrès de Québec, à l’occasion de notre Congrès annuel.

Cette année, notre thème est « Rayonnons plus fort ». Une invitation à mettre en lumière tout ce que notre secteur accomplit au quotidien, mais aussi à unir nos forces pour faire rayonner encore davantage les RPA et le rôle essentiel qu’elles jouent auprès des aînés.

RELÈVE À LA DIRECTION DU MAGAZINE L’ADRESSE Dans le cadre de notre plan de relève, faisant suite à l’annonce du départ à la retraite de notre éditrice, Diane Beaudin, je suis heureux d’annoncer la mise en place d’une nouvelle équipe à la direction du magazine L’Adresse. Cette transition prendra effet dès le prochain numéro. Je prendrai la relève en tant qu’éditeur du magazine entouré d’une équipe engagée et professionnelle. Marie-Hélène Dufays Marinescu assumera le rôle de rédactrice en chef et sera responsable du contenu rédactionnel. Carol Deeb, directrice des partenariats, veillera à la visibilité publicitaire. Enfin, Dannick Goyette, agent de soutien administratif, aura la charge de la gestion du magazine. Je leur souhaite beaucoup de succès dans leurs nouvelles fonctions et remercie Diane Beaudin pour sa contribution remarquable au magazine L’Adresse depuis près de cinq ans. Marc Fortin, président-directeur général du RQRA

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BILLET DE LA RÉDACTION | FOCUS SUR LES MEMBRES DU C.A. Vice-président innovation et opérations aux Habitations Bordeleau, Sébastien Buisson évolue dans le milieu des résidences pour aînés depuis une douzaine d’années. Infirmier de formation, il a d’abord travaillé dans le réseau public avant de faire le saut dans le secteur privé. C’est sa rencontre avec Luce Bordeleau et la famille Bordeleau qui l’a finalement convaincu de se tourner vers le monde des RPA, un choix qu’il considère aujourd’hui comme l’une des meilleures décisions de sa vie.

Sébastien Buisson Ce qui l’a rapidement séduit ? La liberté d’innover et de mettre en place de nouvelles idées pour répondre aux besoins des aînés. Aux Habitations Bordeleau, cette volonté d’innover s’est notamment traduite par une évolution du modèle d’affaires. « On ne voit plus notre organisation comme seulement loyers versus résidents », explique-t-il. Depuis quelques années, l’organisation se définit plutôt par une approche de « services versus aînés », avec l’objectif de rejoindre les personnes âgées au-delà des murs de ses résidences. La technologie occupe une place importante dans cette transformation. Les Habitations Bordeleau ont notamment créé le Centre d’expertise SilverTech, un OBNL consacré à l’expérimentation et à l’évaluation de technologies destinées aux aînés. L’objectif : mieux comprendre leur utilité, leur fonctionnement et leur intégration dans le quotidien des résidents. Volume 21 • N°4 | AUTOMNE 2026 |

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Cette expertise a aussi permis de lancer RPA à la maison, un projet philanthropique qui vise à offrir gratuitement à des aînés vivant à domicile certaines technologies et certains services habituellement associés à une RPA. Déjà testé auprès d’une dizaine de résidents à domicile, le projet vise éventuellement 50 participants. L’idée est notamment de pouvoir mieux accompagner les aînés dans leur quotidien et de détecter plus rapidement certains signes de fragilisation.

l’environnement favorise une meilleure qualité de vie des aînés et une plus grande longévité.

Pour Sébastien Buisson, cette approche s’inscrit dans une vision beaucoup plus large de l’accompagnement des aînés. Avec les résidences, les services de santé, les organismes communautaires, la municipalité et différents projets en développement, les Habitations Bordeleau travaillent à créer un véritable écosystème autour des aînés. À terme, l’ambition est même de faire de Saint-Charles-Borromée une « zone bleue », un territoire où

Pour l’avenir, sa vision repose avant tout sur une conviction : les RPA doivent être pleinement reconnues comme des acteurs incontournables du continuum de services aux aînés. Pour lui, les résidences ne sont pas uniquement des milieux de vie ou des logements, mais de véritables lieux d’expertise et d’accompagnement. Une vision qui l’amène à défendre un secteur capable d’innover, de s’adapter et de prendre pleinement sa place dans la société québécoise

Administrateur au conseil d’administration du RQRA depuis octobre 2025, Sébastien Buisson souhaite y apporter une voix du terrain, notamment celle des petites et moyennes résidences. Il voit son implication comme une occasion de partager son expérience, mais aussi d’apprendre de réalités différentes de la sienne.


Crédit photo : Élections Québec

BILLET DE LA RÉDACTION | ENTREVUES

Par Diane Beaudin Éditrice du magazine L’Adresse, RQRA

La vision des partis politiques sur les résidences privées pour aînés COLLABORATION SPÉCIALE DE TACT CONSEIL

pour le Parti Québécois ainsi qu’avec Éric Duhaime, chef du Parti conservateur du Québec et candidat dans Bellechasse. La Coalition avenir Québec, dirigée par Christine Fréchette, première ministre du Québec, cheffe du parti et candidate dans Trois-Rivières, a pour sa part choisi de répondre par écrit aux questions du RQRA. Les mêmes questions ont été posées à tous les partis :

À l’approche de l’élection générale québécoise du 5 octobre 2026, le RQRA a interrogé les principaux partis politiques afin de connaître leur vision de l’avenir des résidences privées pour aînés (RPA) et des services destinés aux personnes aînées.

1. Quel rôle les RPA devraientelles jouer dans la réponse au vieillissement de la population et comment soutenir leur développement ?

Des entrevues ont été menées avec Linda Caron, députée de La Pinière et candidate pour le Parti libéral du Québec, Ruba Ghazal, co-porte-parole de Québec solidaire et candidate dans Mercier, Marie-Karlynn Laflamme, députée de Chicoutimi et candidate

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2. Le financement public devrait-il davantage suivre les besoins de l’aîné, peu importe son milieu de vie ?

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3. Quelles mesures proposeriez-vous pour attirer, former et retenir la main-d’œuvre auprès des aînés ? 4. Comment assurer une offre suffisante de logements et de places pour les aînés partout au Québec ? 5. Quels allégements réglementaires ou administratifs mettriez-vous en place pour les RPA ? 6. Maintiendriez-vous la réforme de l’encadrement des RPA actuellement proposée par le gouvernement ? 7. Comment concilier le rôle de Santé Québec avec la flexibilité nécessaire aux résidences pour répondre aux besoins des aînés ? 8. Quels seraient vos principaux engagements envers les aînés vivant en RPA au cours d’un premier mandat ? Nous présentons ici une synthèse des réponses reçues, afin de dégager les grandes lignes de la vision des partis quant à la place des RPA dans leurs perspectives de gouvernance.


domicile, dont le budget aurait doublé depuis 2019. Elle évoque également avoir mis en place le Programme d’allocation personnalisée qui permet d’adapter le financement aux besoins évalués de la personne, y compris lorsqu’elle vit en RPA. La CAQ affirme aussi vouloir former et retenir davantage de travailleurs auprès des aînés. Elle souligne notamment la contribution du RQRA, qui souhaite développer un programme de formation destiné aux préposés aux bénéficiaires. Sur l’offre de logements et de places, la Coalition rappelle que la réforme proposée du règlement sur les RPA vise à alléger le cadre réglementaire tout en maintenant la sécurité et la qualité des soins. Cette approche devrait, selon le parti, créer un climat plus favorable au développement de nouvelles résidences.

LA COALITION AVENIR QUÉBEC Pour la Coalition avenir Québec, les RPA occupent une place essentielle dans l’offre d’hébergement destinée aux personnes aînées. La formation politique juge nécessaire d’augmenter le nombre de places en RPA, en maisons des aînés et en ressources intermédiaires, tout en offrant aux promoteurs un environnement d’affaires plus favorable. La CAQ dit vouloir réduire la bureaucratie et certaines contraintes réglementaires afin de faciliter le développement de milieux de vie sécuritaires et de qualité. En matière de financement, la Coalition soutient que les ressources doivent être établies selon les besoins et les volontés des personnes aînées, peu importe leur milieu de vie. Elle rappelle avoir amorcé un virage vers le soutien à

Le gouvernement dit aussi vouloir agir sur l’ensemble de l’hébergement, notamment par des initiatives comme Mission Unitainés, la construction de maisons des aînés et certains partenariats avec le privé. L’objectif, selon la CAQ, demeure de maintenir une offre diversifiée et adaptée aux besoins des aînés. Le gouvernement dit poursuivre les échanges avec les partenaires afin de revoir le projet de règlement. Il se dit ouvert à des modifications permettant de simplifier les obligations administratives des RPA, pourvu que la sécurité et la qualité des services soient maintenues.

PARTI LIBÉRAL DU QUÉBEC Le Parti libéral du Québec considère que les RPA jouent un rôle essentiel dans l’écosystème destiné aux aînés, particulièrement en région. Il souhaite créer un environnement plus favorable à leur développement et à leur pérennité, notamment en réduisant le fardeau réglementaire et en travaillant avec les acteurs du milieu sur l’abordabilité et le continuum d’hébergement. Pour Linda Caron, députée de La Pinière, les soins et les services doivent suivre la personne et ses besoins. Le PLQ veut préserver la diversité des RPA, qui n’ont pas toutes la même vocation ni les mêmes capacités, plutôt que d’imposer un modèle uniforme à l’ensemble du secteur.

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programme de reconversion. Une telle approche nécessiterait des investissements, mais permettrait, selon le parti, aux personnes aînées de demeurer plus longtemps dans leur milieu de vie.

Sur la main-d’œuvre, Mme Caron estime que l’enjeu doit être abordé sous l’angle des soins aux aînés et de l’immigration. Le parti souhaite travailler avec Ottawa pour attirer les travailleurs nécessaires, les former adéquatement et favoriser leur rétention, en tenant compte des besoins et des capacités d’accueil des régions. Le PLQ veut aussi tenir compte des besoins des aînés dans l’augmentation de l’offre de logements. Il propose de travailler avec les municipalités pour réduire les délais liés aux permis et à la construction, tout en simplifiant les exigences administratives imposées aux RPA. Selon Mme Caron, il faut une meilleure planification régionale des besoins et une stratégie pour préserver les milieux de vie existants. Avant de construire de nouvelles résidences, le PLQ juge essentiel de maintenir celles qui sont déjà en activité.

QUÉBEC SOLIDAIRE

En matière d’allégements réglementaires, les libéraux souhaitent un examen approfondi des exigences actuelles avec les parties prenantes. L’objectif est d’identifier les règles devenues trop lourdes, complexes ou redondantes, sans compromettre la sécurité et le bien-être des aînés. Le parti ne maintiendrait pas la réforme dans sa forme actuelle. Il souhaite que le modèle des RPA redevienne viable pour les gestionnaires et demeure abordable pour les personnes qui choisissent d’y vivre. Le PLQ rappelle enfin que les RPA sont des entreprises privées et non des installations du réseau public. Elles doivent collaborer avec Santé Québec, sans être complètement intégrées à son fonctionnement. Le parti souhaite une relation plus efficace, où les réalités des gestionnaires seraient mieux prises en compte.

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Québec solidaire affirme qu’il présentera, lors de la campagne électorale, un plan en habitation comprenant notamment des mesures de contrôle des loyers destinées aux jeunes, aux familles et aux personnes aînées. Le parti cite également la loi Françoise David 2.0, qui interdit certaines évictions visant les personnes aînées, comme un gain important. Selon Ruba Ghazal, candidate dans Mercier, il faut aussi accélérer la construction de logements hors marché. Québec solidaire entend par ailleurs miser sur différentes initiatives pour accroître l’offre, au-delà de la seule construction, notamment en agissant sur les logements vacants. Ruba Ghazal insiste également sur l’importance de préserver les RPA existantes, particulièrement les petites résidences situées en région qui font face à des difficultés financières. Québec solidaire propose de faciliter leur conversion en OBNL ou en coopératives au moyen d’un

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Sur la formation et la rétention de la main-d’œuvre auprès des aînés, Québec solidaire juge essentiel de renforcer les soins en offrant de meilleures conditions de travail aux employés du réseau public de la santé. Le parti affirme vouloir préserver les emplois tout en évitant que les coûts soient transférés aux personnes aînées. « Ce n’est pas juste une question de coûts par heure, parce qu’il y a quelqu’un qui paie quelque part, et on ne veut pas que ce soient les aînés », soutient Ruba Ghazal. QS souhaite aussi faciliter la reconnaissance des diplômes des travailleurs immigrants, accélérer certaines formations et réduire les barrières à l’intégration. Québec solidaire reconnaît que les normes encadrant les bâtiments, notamment les RPA, peuvent être restrictives et parfois appliquées de façon uniforme. Le parti rappelle toutefois que ces exigences répondent d’abord à un impératif de sécurité pour les personnes aînées. Ruba Ghazal plaide donc pour une révision des normes, sans déréglementation complète. Selon elle, il faut procéder à une analyse réfléchie, notamment au moyen d’une étude coûts-bénéfices, afin de s’assurer que les normes atteignent leurs objectifs sans imposer des moyens inutilement lourds. Sur le rôle de Santé Québec, QS se montre catégorique. « Pour nous, il n’y aurait pas eu de Santé Québec. On s’assure que l’argent et toutes les ressources soient là où elles doivent être. L’objectif, c’est de donner aux gens des solutions et non des structures. Et malheureusement, ce n’est pas en ajoutant une personne de plus avec Santé Québec, de façon non transparente et autoritaire, qu’il y aura une coordination. On fait juste des règlements et il n’y a pas de débats


publics. Ce n’est pas démocratique. C’est important d’avoir des partenaires autour de la table, d’être à l’écoute, de prendre des décisions et que ce soit logique. », affirme Ruba Ghazal. En conclusion, la co-porte-parole de Québec solidaire s’engage à mettre en place, avec les partenaires du milieu, un chantier de concertation sur le vieillissement de la population afin d’évaluer les besoins dans les différents domaines qui touchent les personnes aînées. À ses yeux, l’amélioration de la qualité de vie passe d’abord par le renforcement de la première ligne, notamment grâce aux 400 points de service situés à proximité des citoyens que QS veut créer sur l’ensemble du territoire.

PARTI QUÉBÉCOIS Pour Marie-Karlynn Laflamme, députée de Chicoutimi et candidate du Parti québécois aux prochaines élections, il faut d’abord changer la perspective à l’égard du vieillissement. Plutôt que de parler de perte d’autonomie, elle estime qu’il faut miser sur le

maintien de l’autonomie et permettre aux personnes aînées de demeurer dans le milieu de vie de leur choix le plus longtemps possible. Cette approche implique, selon elle, de revoir l’organisation des services. Le plan Vivre et vieillir avec dignité, présenté par le PQ en 2022, s’inscrivait déjà dans cette logique, en misant sur un partenariat avec l’ensemble des acteurs concernés par le vieillissement de la population. Le parti entend l’actualiser et le présenter de nouveau pendant la campagne électorale. Pour le Parti québécois, les milieux d’hébergement destinés aux personnes aînées doivent s’inscrire dans un continuum de services. Les RPA y sont considérées comme des partenaires à part entière, au même titre que les organismes communautaires, les coopératives et les OBNL. Le parti soutient qu’il faut leur donner davantage de marge de manœuvre, notamment en allégeant leur fardeau fiscal, afin qu’elles puissent poursuivre leur mission de milieu de vie. Cette réflexion se trouve, selon Mme Laflamme, au cœur des priorités du PQ. Dans le contexte actuel de hausse du coût de la vie, l’abordabilité du logement demeure un enjeu majeur. Mme Laflamme estime qu’il faut agir en amont, en mobilisant différents secteurs afin de mieux répondre aux besoins de la population. Selon elle, il faut multiplier les acteurs qui contribuent aux soins, au bien-être et aux milieux de vie des personnes aînées, tout en maintenant des services de qualité. Le PQ souhaite également alléger la réglementation et réduire les efforts consacrés à la reddition de comptes lorsque ceux-ci mobilisent inutilement de l’énergie et des ressources. Sur la main-d’œuvre, le parti affirme vouloir diminuer le seuil d’immigration et le nombre de travailleurs étrangers, tout en priorisant leur présence dans les missions jugées essentielles, notamment l’agriculture, la santé et

l’éducation. Il entend aussi valoriser les métiers de la santé, dont ceux de préposé aux bénéficiaires et du secteur paramédical, revoir les conditions de travail et favoriser l’élargissement ainsi que le décloisonnement des actes professionnels. La députée de Chicoutimi soutient que la concertation demeure la principale voie à privilégier pour réduire les fardeaux réglementaire, administratif et fiscal. Elle juge aussi nécessaire de s’appuyer sur les ressources déjà présentes dans les communautés, qui connaissent les leviers disponibles pour soutenir les RPA et les personnes aînées. L’objectif, dit-elle, est d’assurer la qualité des soins, la sécurité des milieux de vie et la dignité des résidents. Pour le Parti québécois, la consultation des parties prenantes doit occuper une place centrale dans tout projet de réforme. Selon Mme Laflamme, la structure de Santé Québec, qui selon elle, ajoute des contrôles, de la bureaucratie et de la centralisation, va à l’encontre de la philosophie du parti. Le PQ s’engage donc minimalement à revoir cette structure. La députée estime également qu’il faut donner aux établissements en région les moyens de mieux suivre l’évolution de leur population afin de prendre des décisions adaptées à leurs besoins. Enfin, Mme Laflamme souhaite voir adopter le projet de loi qu’elle a récemment déposé, lequel vise à permettre aux personnes aînées de vivre le plus longtemps possible dans le milieu de leur choix, dans des conditions abordables. Elle souhaite également que des mesures soient mises en place afin de réduire le coût de la vie pour l’ensemble de la population.

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BILLET DE LA RÉDACTION | ENTREVUES

tout en maintenant des standards de qualité et de sécurité adaptés.

davantage de temps aux résidents qu’aux formulaires et aux obligations bureaucratiques.

Le parti estime que le financement devrait suivre la personne plutôt que l’établissement, afin de garantir l’accès aux soins et aux services, que l’aîné vive dans le réseau public ou dans une résidence privée. Il se dit aussi favorable à des partenariats avec le privé lorsque ceux-ci permettent d’offrir plus de choix.

Il rejette par ailleurs l’idée d’ajouter une couche administrative avec Santé Québec. Le réseau, affirme-t-il, a plutôt besoin de décentralisation et de décisions prises plus près du terrain. « Je ne crois pas que Santé Québec soit une bonne avenue. Je propose plutôt d’abolir Santé Québec et de décentraliser les responsabilités vers les régions dont les besoins diffèrent d’un endroit à l’autre », conclut le chef du PCQ.

Sur la main-d’œuvre, Éric Duhaime souhaite accroître les capacités de formation et créer davantage d’incitatifs au travail. Selon lui, un système plus souple et moins centralisé permettrait aux employeurs d’offrir des conditions mieux adaptées aux besoins des travailleurs.

PARTI CONSERVATEUR DU QUÉBEC Pour Éric Duhaime, les RPA doivent jouer un rôle central dans la réponse au vieillissement. Il attribue une partie de la pénurie de places à une réglementation excessive qui fragilise plusieurs résidences, surtout les petites et celles situées en région. Le PCQ souhaite donc simplifier les règles,

Alors que les Québécoises et les Québécois seront appelés aux urnes le 5 octobre 2026, le RQRA encourage ses membres à prendre part à cet important exercice démocratique. Nous espérons que ces entretiens avec les principaux partis politiques vous permettront de mieux comprendre leur vision et leurs engagements envers les personnes aînées et les résidences privées pour aînés. Votre participation est essentielle afin de faire entendre votre voix sur les enjeux qui vous préoccupent. Rappelons également que le vote par anticipation se tiendra les 27 et 28 septembre 2026. Bon vote !

Pour assurer une offre suffisante de logements et de places, le chef conservateur veut mettre fin à ce qu’il décrit comme une approche réglementaire uniforme. Il soutient que les nouvelles exigences menacent la rentabilité de certains établissements et qu’il faut tenir compte de la réalité des régions et des petites résidences. Le PCQ souhaite entreprendre un chantier de réduction de la paperasserie et des exigences administratives jugées inutiles. Les gestionnaires de résidences devraient, selon M. Duhaime, consacrer

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Loi 42 - Loi 27

Passage obligé et simplifié AU-DELÀ DE LA CONFORMITÉ... IL Y A DES GENS Au-delà de la conformité : pourquoi les lois 27 et 42 existent-elles? Lorsqu’on parle des lois 27 et 42, la première réaction de plusieurs gestionnaires est souvent la même :« Sommes-nous conformes? ». C’est une question légitime. Après tout, ces nouvelles obligations imposent aux employeurs québécois de mettre en place des mesures concrètes pour prévenir les risques psychosociaux, le harcèlement psychologique, les violences à caractère sexuel et diverses situations pouvant compromettre la santé, la sécurité et la dignité des personnes au travail. Mais j’aimerais vous poser une autre question. Savez-vous pourquoi le législateur a choisi d’imposer ces nouvelles obligations? La réponse est simple : parce que ces problématiques existent réellement. Elles existent dans les grandes organisations. Elles existent dans les petites entreprises. Elles existent dans les organismes à but non lucratif. Elles existent dans le réseau de la santé. Et oui, elles peuvent aussi exister au sein des résidences privées pour aînés. Depuis bientôt dix ans, je répète le même message à qui veut bien l’entendre : ajustons nos lunettes roses. Nous avons tous tendance à croire que notre organisation est à l’abri. Que nos équipes sont respectueuses. Que nos gestionnaires sont exemplaires. Que nos valeurs sont suffisamment fortes pour nous protéger.

Malheureusement, les actes répréhensibles ne demandent pas la permission avant d’apparaître. Ils prennent différentes formes : harcèlement, intimidation, discrimination, racisme, conflits toxiques, abus d’autorité, comportements non éthiques, manquements aux règles, fraudes ou autres conduites incompatibles avec les valeurs d’une organisation. La majorité de ces situations demeurent longtemps invisibles. Non pas parce qu’elles n’existent pas, mais parce que les personnes concernées hésitent souvent à les dénoncer. C’est précisément pour cette raison que le législateur a renforcé les obligations des employeurs. L’objectif n’est pas uniquement de sanctionner. Il est avant tout de prévenir, de détecter rapidement et de protéger les milieux de travail. Et c’est une excellente nouvelle. Car derrière chaque plainte, chaque signalement ou chaque situation problématique se trouvent des êtres humains. Des employés, des gestionnaires, des collègues qui souhaitent simplement évoluer dans un environnement sain, respectueux et sécuritaire.

C’est d’ailleurs dans cet esprit qu’ALIAS a développé la Clé 42-27, une solution clé en main permettant aux organisations de répondre aux exigences des lois 27 et 42 tout en mettant en place les outils nécessaires pour favoriser la prévention, la détection précoce et la prise en charge adéquate des situations préoccupantes. Mais au-delà des politiques et des obligations, ce sont surtout les organisations visionnaires et bienveillantes qui nous inspirent : celles qui souhaitent entendre la réalité du terrain, qui croient à la transparence, qui valorisent une culture éthique forte et qui n’ont pas peur de la vérité lorsqu’elle permet de s’améliorer. Parce qu’au final, la meilleure conformité est celle qui protège véritablement les personnes.

Clé 42-47 Pour la conformité à la Loi 42 et à la Loi 27, sans casse-tête, ni lourdeur administrative. Pour en savoir plus sur la Clé 42-27 ou inscrire votre organisation, scannez le code QR.

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Pour les dirigeants de RPA, la véritable question n’est donc pas :« Êtes-vous conforme? » La véritable question est :« Que faites-vous pour savoir ce qui se passe réellement sur le terrain et protéger les personnes qui contribuent à votre mission? » La conformité est un résultat. La protection des milieux de travail est un objectif.

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Vicky Poirier PDG d’ALIAS

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PIGNON SUR L’ACTUALITÉ | DERNIÈRES NOUVELLES

Saviez-vous que... Le RQRA suit l’actualité et vous informe des dernières nouvelles concernant votre secteur d’activité. Restez informés !

LA FONDATION DE L’INSTITUT DE GÉRIATRIE DE MONTRÉAL PRÉSENTE DES CAPSULES VIDÉO SUR LES ENJEUX DU VIEILLISSEMENT

LES RÉSULTATS ALARMANTS DU SONDAGE SUR LES PRIMES DE TRANSITION SALARIALE À la suite d’un sondage réalisé en avril dernier auprès des RPA membres du RQRA, les résultats obtenus sont inquiétants. Sur les 185 RPA qui ont participé au sondage, 178 affirment bénéficier du programme de primes salariales, lesquelles représentent près de 14 % de leur masse salariale, soit en moyenne 90 174 $ annuellement. Selon la taille de la RPA, ce taux peut atteindre 20 %. Par ailleurs, 89 % de 157 répondants affirment que les primes ont un grand, voire un très grand impact positif sur leur résidence, et 87 % croient que la majorité des résidents ne pourrait absorber la hausse des coûts salariaux nécessaire pour compenser la disparition des primes. De plus, 62 % confirment qu’ils perdent de l’argent avec leur offre de services de soins, tandis que 63 % disent avoir vu partir au moins un employé au bénéfice du réseau public de la santé. Ces résultats sont d’autant plus inquiétants que le programme des primes de transition salariale prendra fin le 31 décembre prochain.

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Le 16 juin dernier a eu lieu le lancement d’une série de quatre capsules vidéo de la Fondation de l’Institut de gériatrie de Montréal (FIGM), dans le cadre de la campagne Chère Janette. Afin de répondre aux préoccupations les plus fréquentes du public, adressées à Janette Bertrand sur les enjeux réels du vieillissement, les capsules offrent des pistes de solution et des conseils pratiques sur quatre sujets différents, soit les douleurs chroniques, l’Alzheimer, l’incontinence et la proche aidance. Les discussions avec Janette Bertrand sur ces divers sujets font appel à des spécialistes et à des chercheurs de la FIGM, qui mettent à profit leur expertise dans des domaines qui préoccupent grandement les personnes vieillissantes et leurs proches. Vous pouvez visionner les quatre capsules vidéo dès maintenant sur la page web www.cherejanette.com.

HAUSSE DE LA MALTRAITANCE PSYCHOLOGIQUE ET DE LA NÉGLIGENCE PHYSIQUE ENVERS LES AÎNÉS Une enquête a été réalisée, pour le compte du ministère de la Santé et des Services sociaux, sur les situations de maltraitance vécues par les personnes aînées vivant à domicile. Au total, 13 355 personnes de 65 ans

et plus ont participé à l’enquête menée entre février et septembre 2025 et portant sur les douze mois précédents. Les participants résident dans un logement privé ou collectif non institutionnel, une ressource intermédiaire ou une ressource de type familial et ils sont capables de répondre au questionnaire par eux-mêmes. Selon les résultats obtenus, environ 7 % des personnes âgées de 65 ans et plus ont vécu de la maltraitance en 2025, alors que ce taux était de 6 % en 2019. Le type de maltraitance le plus répandu est d’ordre psychologique et touche environ 5,3 % des répondants. La négligence physique et la maltraitance financière sont également à la hausse depuis 2019. Un rapport détaillé sera diffusé à l’automne 2026.

PROJET DE RECHERCHE SPASAD – APPEL À DES PARTICIPANTS RÉSIDANT EN RPA Afin de mieux comprendre les réalités québécoises et pour mieux orienter les services, le projet de recherche SPASAD sollicite des personnes aînées résidant en RPA qui consomment de l’alcool ou d’autres substances psychoactives et qui reçoivent des services de soutien à domicile. La participation implique une entrevue confidentielle en personne d’environ 60 à 90 minutes et une compensation financière de 50 $. Pour obtenir plus d’information, composer le 263 362-2502 ou écrire à spasad.recherche.ccsmtl@ssss. gouv.qc.ca


PUBLIREPORTAGE

Quand la technologie se met au service de l’assiette et des résidents

Il y a des endroits où l’on mesure la qualité de vie en heures de soins. En résidence pour aînés, on la mesure aussi trois fois par jour, dans une assiette.

Une plateforme née en cuisine Octogone est une plateforme technologique québécoise qui intègre et automatise l’ensemble des opérations des services alimentaires, de l’achat jusqu’au service des repas. Gestion des produits et des recettes, inventaires, coût de revient (food cost), facturation, analyses de performance : tout est centralisé au même endroit, en temps réel. Éprouvée par plus de 300 établissements au Québec et en Ontario, la solution a fait ses preuves dans l’un des environnements les plus exigeants qui soit. Octogone met aujourd’hui cette expertise au service des résidences privées pour aînés (RPA), en partenariat avec le milieu et avec l’appui d’expertise clinique.

Trois gains, un même outil Sur le plan financier - Les RPA vivent une pression bien réelle : sous-financement, hausse du coût des aliments, systèmes déconnectés qui obligent à ressaisir les mêmes données trois fois. En donnant une visibilité précise sur les achats, les inventaires et le coût réel de chaque repas, Octogone permet de reprendre le contrôle des coûts alimentaires plutôt que de les subir. Sur le plan humain - C’est peut-être le gain le plus apprécié.

Un pont vers les équipes cliniques C’est la suite qui enthousiasme le plus l’équipe. La prochaine version d’Octogone créera un lien direct entre la cuisine et les équipes cliniques de la résidence. Textures adaptées, allergies, restrictions, préférences, suivi nutritionnel : l’information circulera entre ceux qui connaissent le dossier du résident et ceux qui préparent son repas. L’enjeu est loin d’être théorique. La dénutrition et les troubles de la déglutition sont fréquents chez les aînés et souvent sous-déclarés. Faire dialoguer le clinique et l’alimentaire, c’est transformer le repas en véritable outil de santé, et non plus seulement en ligne budgétaire.

L’intelligence artificielle comme outil Octogone développe des capacités d’intelligence artificielle appliquées aux services alimentaires.

Moins de paperasse, moins de tableurs bricolés, moins de commandes à recompter le dimanche soir.

Mieux anticiper les besoins.

Dans un contexte de rareté de main-d’œuvre, chaque heure administrative récupérée est une heure rendue à la cuisine et aux résidents.

Mieux personnaliser.

Les équipes ne sont pas remplacées : elles sont dégagées. Sur le plan environnemental - Mieux prévoir, c’est moins gaspiller. En affinant les quantités produites et en réduisant les pertes alimentaires, la plateforme allège l’empreinte des services alimentaires, un objectif qui rejoint directement la valeur de durabilité d’Octogone : faire plus, avec moins.

octogone.ai/fr/contact

Mieux planifier. L’approche reste volontairement pragmatique. L’IA doit servir les équipes de terrain, jamais l’inverse. Chaque avancée est construite avec les gestionnaires, validée sur le terrain et encadrée cliniquement.

Bâtir avec le milieu Développer une solution adaptée aux réalités des RPA passe par une collaboration étroite avec le milieu. C'est pourquoi Octogone fait évoluer sa plateforme en travaillant directement avec les gestionnaires et les équipes sur le terrain.

Opérer Automatiser 581-874-5990 Analyser 15 | Volume 21 • N°4 | AUTOMNE 2026 Prédire


PIGNON SUR L’ACTUALITÉ | SURVOL DES DOSSIERS Voici un survol des principaux dossiers qui occupent présentement le RQRA. Ils constituent des enjeux importants pour la majorité des RPA. En demeurant membre, vous posez un geste concret pour soutenir ce travail continu que le RQRA fait pour vous. C’est ainsi que s’obtiendront d’autres changements nécessaires pour préserver l’offre de services aux aînés vivant en résidence privée.

Le RQRA en actions les 12 autres arrondissements. Le RQRA compte s'asseoir avec la mairie de Saint-Léonard pour trouver une solution pérenne.

CONVERSION DES RPA : MORATOIRE DANS LES ARRONDISSEMENTS DE MONTRÉAL Le RQRA est fier d’annoncer une grande victoire en lien avec le dossier du moratoire sur la conversion des RPA dans 13 arrondissements de Montréal. Pour rappel, après l’échec du lobbying auprès de la mairie de Montréal, l’option juridique était la seule qui permettait de défendre les droits des RPA. Dans son jugement du 23 juin 2026, la juge Marie-Ève Bélanger affirme que : « L’article 155 CVM-AC n’octroie pas le pouvoir d’édicter ces dispositions réglementaires. Celles-ci excèdent les pouvoirs de la Ville en matière de zonage. » Le moratoire est déclaré invalide dans tous les arrondissements visés par la plainte, sauf Saint-Léonard. Ce dernier a été exclu de la plainte, puisqu’il a fini par changer de stratégie en optant pour une forme de spot zoning ou zonage parcellaire, qui diffère largement du moratoire dans

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La ville de Montréal disposait de 30 jours pour faire appel du jugement. Elle a déposé une demande d’appel le 30 juillet, 2 jours avant la fin de son délai, afin de faire invalider le jugement de la juge Bélanger. Les avocats du RQRA devront retourner en cour d’appel afin de plaider pour le maintien du jugement. Cette réussite ne touchera pas uniquement les RPA (ainsi que les RI et CHSLD) de Montréal, mais de toutes les municipalités du Québec, puisque le jugement enverra un message clair à toutes les municipalités !

PROJET DE RÈGLEMENT SUR LA SURVEILLANCE EN CHANTIER Le RQRA a envoyé à la RBQ un mémoire concernant le projet de règlement qui impose aux promoteurs de mandater un professionnel pour 16

surveiller la construction. Alors que le gouvernement estime les coûts supplémentaires entre 1,2 % et 1,5 %, le RQRA les évalue plutôt entre 2,5 % et 3 %. Le RQRA a exposé que les RPA subissent déjà un lourd fardeau réglementaire et que le manque d’encadrement de ces professionnels risque d’augmenter davantage les coûts et les délais. Ainsi, nous avons recommandé de reporter le projet de règlement ou de retirer les RPA de l’application de celui-ci. Nous avons aussi proposé de créer un comité de travail multipartite afin de mieux préciser les responsabilités de chacun et de déterminer les coûts supplémentaires qui devront être assumés par les RPA. Finalement, nous recommandons d’assurer une formation plus rigoureuse aux professionnels chargés de faire la surveillance, ce qui bénéficierait à l’ensemble du secteur de la construction.


DÉLAIS DANS LES PAIEMENTS LIÉS AU PROGRAMME D’ALLOCATION PERSONNALISÉ : UN GAIN IMPORTANT Le RQRA remarque des retards significatifs des paiements liés au Programme d’allocation personnalisé, des achats de services et d’autres types d’allocation par les CISSS/CIUSSS. Tandis que le RQRA s’est opposé aux paiements dans un délai de 30 jours, il se trouve que les délais dépassent 90 jours dans certains cas. Le RQRA a d’ailleurs lancé un sondage afin de recueillir des données qui l’aideront dans son argumentaire face à Santé Québec et au MSSS. De façon préliminaire, nous remarquons que 36 % des RPA ayant répondu au sondage reçoivent les paiements des CISSS plus de 30 jours après que les services soient rendus. La variation pour ces résidences semble être entre 31 et 120 jours et 72 % des répondants sont insatisfaits des délais de traitement des paiements. Les RPA recevant ces paiements tardivement peuvent se servir de notre modèle de lettre de plainte pour communiquer leur insatisfaction à leur établissement régional de Santé Québec. Nous avons cependant une bonne nouvelle pour l’Estrie où Santé Québec Estrie-CHUS a récemment révisé ses

modalités de paiement. Alors que les paiements devaient être versés le 15e jour du mois suivant pour le mois écoulé, ils seront effectués le 1er jour de chaque mois pour le mois à venir. Nous travaillons à ce que les autres établissements du Québec adoptent cette révision.

LE PROJET DE LOI C-261 : LES AÎNÉS AU CŒUR DE LA PROPOSITION Le RQRA a appuyé le projet de loi C-261, déposé par le Bloc québécois en février 2026. Cette initiative vise à améliorer concrètement les conditions de vie des aînés partout au Canada. Il prévoit notamment une augmentation de 10 % de la Pension de la Sécurité de la vieillesse pour toutes les personnes de 65 ans et plus. De plus une augmentation de l’exemption de revenus de travail prise en compte dans le calcul du Supplément de revenu garanti (SRG), qui passerait de 5 000 $ à 6 500 $. Cette mesure permettrait aux aînés de travailler davantage sans réduire leurs prestations. Nous avions sollicité l’aide de nos membres afin qu’ils transmettent une lettre d’appui au projet de loi à leur député fédéral et qu’ils encouragent leurs résidents à faire de même.

À ce jour, le projet de loi en est à l’étape de la deuxième lecture à la Chambre des communes à Ottawa. Il demeure en attente de la poursuite des travaux parlementaires et n’a pas encore été renvoyé en comité.

DE NOUVELLES DIRECTIVES CONCERNANT LA SECTION D DU BAIL ET LE FORMULAIRE MD7 Au niveau de l’annexe D au bail, si l'allocation PAP est déjà accordée au moment de la signature du bail, nous recommandons d'en faire mention à la section D du formulaire de bail, à titre informatif et sans en indiquer le montant. Ceci n’est toutefois pas obligatoire. Cependant, si l'allocation PAP est accordée après la signature du bail, il n'est pas nécessaire de modifier le bail ni d'ajouter cette information à la section D. Dans les deux cas, la résidence doit également continuer d'utiliser le formulaire ou l'entente PAP distincte transmis par le CISSS ou le CIUSSS, conformément aux modalités du programme. Un changement important concernant le formulaire de demande de versements anticipés du crédit d'impôt pour maintien à domicile des aînés (MD7) est en cours. Auparavant, les RPA indiquaient le montant du loyer payé

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PIGNON SUR L’ACTUALITÉ | LE RQRA EN ACTIONS

incluant les allocations personnalisées en ajoutant le formulaire de l’entente d’allocation afin que Revenu Québec puisse faire lui-même le calcul de la différence entre le bail et l’allocation. Revenu Québec nous confirme que dorénavant, le montant inscrit devra exclure ces allocations.

extension d’un an au programme, incluant une reformulation du plafond salarial de 21,27 $/heure et l’inclusion des nouvelles résidences et des nouveaux employés.

Même si ce changement ne va pas dans le sens de nos échanges avec Revenu Québec, après vérification auprès de nos conseillers, il ne devrait pas avoir de conséquences sur vos opérations.

• Plus de 10 % affirment ne pas pouvoir continuer à offrir des soins et des services, alors que 37 % ont répondu ne pas savoir s’ils allaient en être capables.

Un récent sondage du RQRA auprès des membres révèle des données préoccupantes :

• Plus de 38 % ne prévoient pas absorber les coûts des primes salariales, alors que 35 % demeurent indécis.

PRIMES SALARIALES Le programme de transition salariale pour le personnel soignant en RPA a débuté en juillet 2021 et arrive à terme le 31 décembre 2026.

• Plus de la moitié (55 %) compte compenser la perte de la prime en augmentant le coût des loyers ou des services aux aînés, alors que 29 % ne savent toujours pas s’ils le feront.

Depuis plusieurs années, le RQRA a eu des pourparlers avec le ministère de la Santé, le ministère des Aînés et le ministère des Finances afin de remplacer le programme des primes salariales par un crédit d’impôt sur la masse salariale des soins. Puisque la proposition du RQRA a été refusée, nous avions demandé de bonifier le programme en ajustant le plafond salarial inchangé depuis 2021 et d’accepter les nouvelles résidences et les nouveaux employés. Nous continuons donc notre lobbying afin de développer, au minimum, une

• Pendant que 21 % envisagent de modifier la catégorie de leur RPA, un autre 28 % songe à vendre sa RPA, alors que près de 30 % ne savent pas encore ce qu’ils vont faire. La préoccupation vient du nombre d’indécis qui est anormalement élevé. Les gestionnaires sont inquiets et veulent plus de prévisibilité, un sentiment qui, malheureusement, se fait de plus en plus rare depuis 4 ans.

Au RQRA, nous vous rappelons que le nombre d'aînés de 80 ans et plus augmentera de plus de 145 % d’ici 2040. Les besoins seront donc très importants pour les 15 à 20 prochaines années et, peu importe le gouvernement qui sera en place, le Québec ne pourra pas gérer cet influx dans le système public sans l’apport du privé, de l’économie sociale et des OBNL. Entretemps, il faut que nous, les RPA, planifiions notre avenir en comprenant bien les centres de coûts de nos entreprises, la capacité de payer de nos résidents et, en refusant de gérer des cas pour Santé Québec qui nous mettraient en situation de précarité financière. Aussi, afin de nous permettre de développer cette discipline financière qui assurera notre survie, nous devons gérer comme si les programmes n’existaient pas, car ils peuvent disparaître à tout moment. Entretemps au RQRA, nous continuons de vous représenter et de négocier avec le gouvernement afin que les programmes de soutien aux aînés soient adaptés à vos réalités et pour restreindre toutes nouvelles réglementations qui viendraient insécuriser notre domaine et alourdir les coûts de gestion de nos entreprises. Le RQRA vous tiendra au courant de toute nouveauté dans l’ensemble des dossiers !

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PIGNON SUR L’ACTUALITÉ | SOUS LA LOUPE

Régime d’autorisation des RPA : un changement de paradigme se dessine à l’horizon Le RQRA était inquiet durant les discussions avec l’ancien ministre Christian Dubé concernant la nouvelle loi sur la santé, la LGSSSS, qui annonçait une nouvelle structure remplaçant la certification des RPA par un régime d’autorisations. Le 22 avril 2026, lors de la publication des règlements encadrant le régime d’autorisations, nous sommes devenus encore plus préoccupés. Notre PDG, Marc Fortin, a donc organisé plusieurs rencontres importantes au sein du gouvernement afin de repousser l’application du régime à une date ultérieure. Le RQRA a eu gain de cause pour l’instant, mais il reste beaucoup de travail à faire afin de changer la proposition de M. Dubé et de Santé Québec. Volume 21 • N°4 | AUTOMNE 2026 |

Dans cet article, nous souhaitons partager avec nos membres une perspective de ce qu’est un régime d’autorisations. En droit québécois, la liberté d’entreprendre constitue le principe général encadrant l’activité économique. Toutefois, lorsque certaines activités touchent à des enjeux majeurs d’intérêt public — notamment la santé, la sécurité ou la protection de clientèles vulnérables — le législateur n’hésite pas à restreindre cette sacro-sainte liberté. Dans ce contexte, le régime d’autorisation applicable aux résidences privées pour aînés, confié récemment à Santé Québec dans la Loi sur la gouvernance du système de santé et de services sociaux (LGSSSS), pourrait modifier l’équilibre traditionnel entre l’initiative privée et l’intervention de l’État, en introduisant une logique de planification et de gouvernance de l’offre.

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L’APPROCHE CLASSIQUE Dans la plupart des secteurs de l’activité économique, l’encadrement de l’activité repose souvent sur un permis d’exploiter, délivré à la suite d’une vérification de conformité aux normes applicables. C’est le cas notamment dans les domaines de la restauration, de l’alimentation, des services de garde et de certaines professions réglementées (les agences de voyages par exemple). Suivant cette approche classique, l’autorité administrative exerce un pouvoir discrétionnaire relativement restreint. Son rôle est davantage préventif : elle vise à s’assurer que l’exploitant respecte des normes minimales préalablement définies par la loi ou par règlement. L’accent est mis sur la conformité objective : qualifications requises, probité du demandeur, conformité des lieux, respect des exigences sanitaires ou techniques. Certes, une certaine discrétion existe, mais elle demeure


En confiant à Santé Québec un pouvoir exclusif d’octroi, de renouvellement, de modification et de refus des autorisations, voilà que le législateur ouvre la porte à une gestion centralisée et proactive de l’offre de services. Les dispositions contenues à la LGSSS aux articles 562 et suivants, font foi d’une telle réalité. Cette compétence, exercée dans un cadre de large discrétion administrative, pourrait avoir pour effet de faire de l’autorisation non plus un mécanisme déclaratif ou normatif, mais un véritable outil de pilotage systémique.

encadrée et secondaire, parce qu’en principe, lorsque toutes les conditions réglementaires sont satisfaites, le permis doit être délivré. D’un point de vue opérationnel, cette approche se traduit par une grande liberté laissée au marché étant donné qu’elle ne vise ni à organiser ni à autrement planifier l’offre de services. Les normes et exigences ont l’effet d’un filtre de qualité plutôt que d’un outil de planification.

LES NOUVELLES PRÉROGATIVES DE SANTÉ QUÉBEC : UNE RUPTURE CONCEPTUELLE

l’intérêt public. Il ne s’agit plus uniquement de vérifier la conformité à des critères prédéterminés : l’évaluation pourrait s’étendre également à l’impact du projet sur l’accessibilité aux services assurés. Ainsi, l’autorisation ne vise pas seulement à vérifier si un exploitant est apte sur le plan technique ou financier, mais à déterminer si son projet s’inscrit adéquatement dans l’organisation globale des services à la population.

Dans l’exercice de cette discrétion, Santé Québec doit tenir compte des orientations ministérielles, mais elle n’y est pas strictement limitée. Elle peut considérer tout facteur qu’elle estime pertinent afin de protéger

Or, le régime confié à Santé Québec paraît toutefois s’inscrire dans une logique fondamentalement différente, constituant ainsi une exception structurante.

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PIGNON SUR L’ACTUALITÉ | SOUS LA LOUPE

Article 562. Il appartient à Santé Québec de statuer sur l’opportunité d’accorder une autorisation visée au présent titre ou, lorsqu’applicable, de la renouveler ou de la modifier. Dans l’exercice de sa discrétion, Santé Québec tient compte des orientations déterminées par le ministre et de tout facteur qu’elle juge pertinent. En outre, elle évalue les éléments suivants : 1° le besoin des services proposés par le demandeur dans la région; 2° l’impact sur la disponibilité de la main-d’œuvre pour assurer la continuité des services offerts dans la région; 3° la capacité du demandeur à respecter les obligations qui découlent d’une condition qu’elle entend lui imposer en vertu de l’article 564, le cas échéant; 4° dans le cas d’une décision relative à une autorisation d’exploiter un centre médical spécialisé au sein duquel exercent des médecins non participants au sens de la Loi sur l’assurance maladie, l’impact sur l’accessibilité des services médicaux assurés dans la région. Article 564. Santé Québec peut, au moment d’accorder, de modifier ou, lorsqu’applicable, de renouveler une autorisation, assortir cette autorisation de toute condition qu’elle juge nécessaire afin d’assurer une gestion de l’offre qui répond aux besoins de la population. De telles conditions peuvent notamment avoir pour objet l’obligation pour le titulaire de l’autorisation : 1° de maintenir des heures d’ouverture minimales; 2° d’offrir une prestation minimale de certains services; 3° de fournir un volume minimal de certains services. (…)

UN PASSAGE VERS UN RÉGIME FONDÉ SUR L’ÉVALUATION DE L’OPPORTUNITÉ La comparaison met en évidence un véritable changement de paradigme. Là où les régimes classiques poursuivent une finalité de protection et de conformité, le régime d’autorisation applicable aux RPA pourrait assumer une fonction de gestion stratégique de l’offre. On passe d’une logique microéconomique, centrée sur l’exploitant pris isolément, à une logique macroéconomique, orientée vers la population, ses besoins, les régions et la maind’œuvre. L’autorisation deviendrait un instrument d’organisation systémique, à la fois planificateur et régulateur de capacité. L’offre de services n’est plus déterminée uniquement par les acteurs privés ; elle est modulée selon les besoins populationnels collectifs. La possibilité d’imposer des heures minimales, des niveaux de prestation Volume 21 • N°4 | AUTOMNE 2026 |

ou des volumes minimaux rapproche ce régime de modèles de régulation quasi économiques, comparables à certains mécanismes de quotas ou de planification sectorielle. Un autre élément distinctif réside dans la considération explicite de la main-d’œuvre. Santé Québec peut évaluer l’impact d’une autorisation sur la disponibilité du personnel et sur l’équilibre du réseau public. Cette approche pourrait introduire une forme de régulation indirecte du travail par le droit de l’autorisation, un phénomène pratiquement absent des autres régimes québécois d’autorisation d’entreprise.

DES NORMES D’EXPLOITATION SUSCEPTIBLES D’ENTRAVER L’AUTONOMIE COMMERCIALE Cette faculté d’assortir les autorisations de conditions pourrait profondément transformer la relation entre l’exploitant privé et l’État. Ces conditions pourraient avoir pour effet

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de limiter l’autonomie commerciale des exploitants en les obligeant à aligner leur offre sur des objectifs publics définis par l’autorité. À terme, cette dynamique pourrait entraîner une hybridation du statut juridique des exploitants, qui demeureraient privés sur le plan structurel, mais assumeraient des obligations proches de celles d’acteurs du service public.

LE POUVOIR DE RÉEXAMEN ET D’AJUSTEMENT DES CONDITIONS Santé Québec peut réexaminer les conditions d’une autorisation en tout temps, soit de sa propre initiative, soit à la demande du titulaire. Cette capacité d’ajustement continu illustre le caractère évolutif du régime. L’autorisation n’est jamais définitivement acquise dans sa forme initiale ; elle demeure liée à l’intérêt public et aux réalités changeantes du terrain. Même une fois l’autorisation accordée, Santé Québec conserve un


contrôle important sur les conditions d’exploitation. Elle peut assortir toute autorisation de conditions jugées nécessaires afin d’assurer une gestion adéquate de l’offre de services et une réponse effective aux besoins de la population. Toutefois, ce pouvoir ne peut pas être exercé de manière arbitraire. Le réexamen doit respecter les garanties procédurales prévues par la Loi sur la justice administrative, notamment le préavis et le droit pour le titulaire de présenter ses observations. Un équilibre est ainsi recherché et assuré entre l’efficacité administrative et les droits fondamentaux des exploitants.

UNE REDÉFINITION DU STATUT JURIDIQUE DE L’EXPLOITANT ? D’un point de vue juridique, le régime confié à Santé Québec dépasse le modèle classique du permis et

consacre un véritable pouvoir de planification sectorielle. Il se rapproche davantage de régimes comme ceux des télécommunications, de l’énergie ou de certains modèles européens de planification sanitaire. Ainsi, l’autonomie d’affaires pourrait être assujettie à des objectifs d’intérêt général, ce qui révèle une hybridation entre activité privée et mission quasi publique. La comparaison avec la France est particulièrement probante : les autorisations délivrées par les agences régionales de santé reposent sur l’évaluation des besoins populationnels et des objectifs quantifiés de l’offre, indépendamment de la seule conformité technique. En définitive, le régime confié à Santé Québec risque d'entraîner des conséquences importantes sur l’organisation du secteur des

résidences privées pour aînés. Il serait susceptible de renforcer la protection du public, d’assurer une meilleure adéquation territoriale de l’offre et de favoriser une gouvernance intégrée des services. En revanche, il pourrait également entraîner une réduction de l’autonomie entrepreneuriale, une hausse de l’incertitude juridique et une transformation durable des rapports entre l’État et les exploitants privés. Les impacts réels et les effets concrets de ce nouveau régime dépendront étroitement de la manière dont Santé Québec exercerait, dans le temps, les pouvoirs étendus que la loi lui confère. Les RPA constituent des milieux de vie, des domiciles au sein desquels résident des milliers de personnes, elles aussi, titulaires de droits.

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PIGNON SUR L’ACTUALITÉ | SOINS À DOMICILE

Politique nationale de soutien à domicile COLLABORATION SPÉCIALE DE RICHARD FAHEY, AVOCAT ET ASSOCIÉ CHEZ APPECO

LES RPA : UN PARTENAIRE INCONTOURNABLE POUR RÉUSSIR LE VIRAGE Le Québec amorce une transformation majeure de son système de soutien à domicile. La nouvelle Politique nationale de soutien à domicile a pour objectifs de simplifier l’accès aux soins et aux services, à mieux coordonner les trajectoires des usagers et à favoriser une culture de partenariat entre les

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différents prestataires. Elle élargit aussi la notion même de « domicile » afin d'y inclure les résidences privées pour aînés (RPA), reconnaissant que les résidents peuvent y recevoir des soins et des services de différents prestataires. Mais encore faut-il démontrer que les différents modèles de prestation permettent d'offrir des services efficients tout en maintenant la qualité des soins. C'est précisément l'objectif de l'étude réalisée par AppEco pour le Regroupement québécois des résidences pour aînés (RQRA), qui compare les coûts et la productivité des principaux prestataires de soins à domicile au Québec.

Afin d’obtenir les informations financières nécessaires à la comparaison des prestataires de soutien à domicile, une série d’entrevues a été réalisée auprès de dix RI-RTF, de sept RPA (dont certains grands groupes opérant plusieurs résidences), de quatre groupes opérant des CHSLD privés conventionnés, et de deux prestataires privés de soins à domicile opérant plusieurs franchises. De nombreux échanges ont également eu lieu avec le Réseau de coopération des EÉSAD. Celui-ci a toutefois choisi de ne pas participer à l’étude et a lancé un mot d’ordre en ce sens aux EÉSAD membres.


UNE APPROCHE QUI VA AU-DELÀ DES SALAIRES Comparer les coûts des différents prestataires ne consiste pas simplement à examiner le salaire des préposés aux bénéficiaires. L'étude adopte une approche beaucoup plus complète en évaluant trois composantes essentielles d’une heure-soins :

Ces trois dimensions permettent de calculer le coût réel d'une heure de soins, sur une base comparable entre les différents types de prestataires. Ces résultats ne signifient évidemment pas que tous les milieux offrent les mêmes services ou prennent en charge les mêmes clientèles. Les CHSLD privés conventionnés accueillent des personnes ayant des besoins beaucoup plus lourds alors que les RI-RTF répondent à des besoins diversifiés et complexes. Néanmoins, lorsque les soins comparables sont analysés sur une base uniforme, les RPA apparaissent parmi les modèles les plus efficients du système.

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PIGNON SUR L’ACTUALITÉ | SOINS À DOMICILE

LA PROXIMITÉ DES RPA CONSTITUE UN AVANTAGE MAJEUR

LES TECHNOLOGIES PEUVENT AMPLIFIER CET AVANTAGE

Contrairement aux services offerts à partir d'un CLSC, les soins dispensés en RPA profitent d'un environnement déjà organisé autour des personnes aînées. Les préposés connaissent les résidents, les déplacements sont réduits au minimum et la coordination entre les équipes est facilitée. Cette réalité se reflète directement dans les résultats de l'étude.

L'étude ne s'arrête pas à la comparaison financière. Elle identifie également plusieurs pistes technologiques susceptibles d'améliorer la performance du soutien à domicile. Parmi les exemples présentés : • la réduction du temps administratif grâce aux dossiers numériques ;

Les données recueillies auprès des résidences participantes démontrent qu'un préposé en RPA consacre en moyenne 77 % de son temps rémunéré directement auprès des résidents, soit près de trois fois plus que dans le réseau de la santé. Dans le réseau public, les données analysées montrent qu'environ 27 % du temps rémunéré est consacré directement auprès des usagers. Le reste est absorbé par les déplacements, la documentation, la coordination et diverses tâches administratives. Par ailleurs, le coût apparent dû à la productivité des SAD privés semble faible. Ce résultat s’explique par le modèle d’affaires de ces prestataires et les contrats publics qui prévoient que seul le temps passé directement auprès de l’usager est rémunéré. Les RPA affichent également les coûts de gestion indirecte liés aux employés déployés les plus faibles, ce qui témoigne d’une gestion efficiente des coûts d’encadrement du personnel et des dépenses associées à la prestation des services. Ce constat est d’autant plus significatif que, contrairement aux SAD privés, les RPA doivent assumer des coûts immobiliers et que, contrairement au réseau public de la santé, elles doivent dégager une marge bénéficiaire. Pour les gestionnaires de RPA, il s'agit d'une démonstration économique importante : l'organisation même des soins et la gestion des résidences constituent des leviers de performance.

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• l'optimisation automatique des horaires ; • l'intelligence artificielle pour faciliter la replanification des visites ; • les tableaux de bord de gestion ; • les capteurs et la télémétrie pour soutenir le maintien à domicile. Les expériences recensées sont particulièrement parlantes. Le déploiement de la plateforme AlayaCare dans certains établissements du réseau de la santé et des services sociaux aurait permis une réduction de 20 % du temps consacré aux tâches administratives et une augmentation de 12 % du temps consacré aux soins directs. D'autres projets ont démontré des gains importants dans la planification des horaires et la réduction des visites non comblées. Pour les RPA, ces technologies représentent une occasion d'améliorer encore davantage l'efficacité de leurs équipes tout en bonifiant l'expérience des résidents.

UNE OCCASION STRATÉGIQUE POUR LES RPA Au-delà des chiffres, l’étude fait ressortir une occasion stratégique pour les RPA. La nouvelle Politique nationale de soutien à domicile invite explicitement les différents prestataires à travailler

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en partenariat afin d'améliorer l'accès aux soins. Les RPA ne sont plus simplement considérées comme des milieux d'hébergement, mais comme des partenaires naturels du maintien à domicile. Pour les gestionnaires, cette évolution représente autant un défi qu'une occasion de positionnement. Elle suppose de renforcer les mécanismes de collaboration avec les partenaires du continuum de soins, de clarifier les responsabilités de chacun des partenaires et de revoir le financement des services fournis.

UN CHANGEMENT DE PARADIGME Le vieillissement accéléré de la population oblige le Québec à transformer l'organisation de ses soins et services. Le défi ne consiste plus uniquement à investir davantage, mais à utiliser les ressources disponibles de la manière la plus efficace possible. Les résultats de l'étude AppEco montrent que les RPA possèdent déjà plusieurs caractéristiques recherchées : proximité avec les usagers, forte productivité, capacité d'adaptation organisationnelle et potentiel important d'intégration technologique. Dans cette perspective, les RPA apparaissent moins comme un acteur périphérique du réseau que comme l'un des piliers d'un écosystème moderne de soutien à domicile, capable de conjuguer qualité des soins, efficience économique et maintien des aînés dans le milieu de vie qu'ils ont choisi. Elles s’inscrivent dans un continuum de soins où l'ensemble des acteurs doit collaborer afin que chaque prestataire intervienne là où il crée le plus de valeur pour les personnes aînées.


LES MEILLEURES RESSOURCES ET LE MEILLEUR SOUTIEN DU SECTEUR Les meilleures ressources et le meilleur soutien de l’industrie

Restez à l’avant-garde grâce aux meilleures ressources qui vous aideront à améliorer votre planification de menu, votre exécution culinaire et votre excellence opérationnelle. Des recettes innovantes et des pratiques exemplaires en service alimentaire aux occasions éducatives et aux outils de préparation aux urgences, nos ressources sont conçues pour inspirer, informer et renforcer l’autonomie de votre équipe. Nous vous fournissons les renseignements et les conseils dont vous avez besoin pour travailler efficacement, servir en toute confiance et vous assurer que chaque repas dépasse les attentes.

Menu Sysco

Un menu standard et de collations de 4 semaines, mis à jour deux fois par année, basé sur les pratiques exemplaires de l’industrie et les tendances émergentes dans le domaine des soins de santé et résidences pour aînés. Utilisez-le comme menu prêt à l’emploi ou comme source d’inspiration pour votre menu.

La gestion des menus avec Synergy Tech Suite

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Trousses de nutrition pour les aînés

Une série de trousses qui fournissent de l'information éducative et pratique sur des sujets pertinents pour les résidences pour aînés.


PIGNON SUR L’ACTUALITÉ | SUR LE PLAN JURIDIQUE

Par Me Miriam Morissette Associée Therrien Couture Joli-Coeur

La dignité comme rempart contre l’exploitation La perte financière est souvent l’aspect le plus visible de l’exploitation des aînés. Pourtant, derrière les sommes détournées ou les biens perdus se cache souvent une atteinte beaucoup plus profonde : l’atteinte à la dignité de la personne. Lorsqu’un aîné est manipulé, intimidé ou utilisé à des fins personnelles par un proche, ce n’est pas seulement son patrimoine qui est compromis, mais également son autonomie, son sentiment de sécurité et sa valeur comme être humain.

LE RÔLE DE LA CDPDJ DANS LA PROTECTION DES PERSONNES ÂGÉES Dans la décision Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (Jacques) c. Jacques, 2026 QCTDP 9, la Commission est intervenue dans l’intérêt public et en faveur d’un homme âgé afin de faire reconnaître une situation d’exploitation financière et psychologique dont il avait été victime de la part de son propre fils. Le Tribunal rappelle que l’article 48 de la Charte protège les personnes âgées contre toute forme d’exploitation et que cette protection vise avant tout le respect de leur dignité. Pour conclure à l’existence d’une exploitation, trois éléments doivent être démontrés : la vulnérabilité de la personne âgée, la position de force

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exercée par l’auteur de l’atteinte et la mise à profit de cette situation au bénéfice de ce dernier. La vulnérabilité ne découle pas uniquement d’une seule caractéristique comme l’âge. Elle doit être appréciée à la lumière de l’ensemble des circonstances propres à chaque personne. Dans le dossier de M. Jacques, ce dernier était âgé de plus de 80 ans au moment des faits, peu scolarisé, isolé depuis le décès de son épouse et privé d’un véritable réseau de soutien. La pandémie, une mobilité réduite à la suite d’une blessure et un état psychologique fragilisé par l’anxiété, les troubles du sommeil et des idées suicidaires sont autant de facteurs ayant contribué à sa vulnérabilité au fil du temps. Le Tribunal conclut également que le fils occupait une position de force importante en raison de l’éloignement physique des autres enfants. Il habitait le plus près de son père et bénéficiait d’un accès


privilégié à ses affaires personnelles et financières. Il détenait notamment sa carte bancaire, connaissait son numéro d’identification personnel et avait accès à son courrier à la suite des difficultés de mobilité du père. Surtout, il exerçait une emprise émotionnelle sur son père en exploitant l’attachement profond que celui-ci éprouvait envers son petit-fils, laissant craindre les conséquences sur le petitfils et la possibilité que les contacts cessent. Une plainte a également été déposée auprès des autorités policières à la suite des événements dénoncés. Cette position de force a permis au fils de tirer profit de la situation. La preuve démontre qu’il a obtenu d’importantes sommes d’argent, effectué des retraits bancaires, contracté divers financements et accumulé des dettes au nom de son père. Le Tribunal souligne aussi que ces avantages, condition de l’exploitation, ont été obtenus dans un contexte de manipulation, de menaces et de chantage affectif. L’exploitation se manifestait ainsi non seulement par l’appropriation de ressources financières, mais également par le contrôle psychologique exercé sur la victime. Le jugement est particulièrement intéressant en ce qu’il rappelle que l’exploitation peut exister même

lorsque certains gestes paraissent avoir été posés avec le consentement de la victime. Le simple fait qu’une personne âgée ait remis une carte bancaire, signé des documents ou accepté certaines transactions ne suffit pas à écarter l’exploitation lorsque ce consentement s’inscrit dans un contexte de dépendance, de peur ou de confiance abusivement exploitée. Au-delà des pertes financières, la décision accorde une place importante à l’atteinte à la dignité. Le Tribunal rappelle que « la dignité est la pierre angulaire de la Charte, une valeur sous-jacente à l’ensemble des droits et libertés qu’elle protège1. Elle réfère à ce qu’une personne éprouve lorsqu’elle se sent respectée, et à l’estime de soi qui découle de ce sentiment »2. Dans cette décision, l’atteinte à la dignité découle du fait que la victime a été considérée comme un moyen permettant de répondre aux besoins financiers de son fils plutôt que comme une personne digne de respect. Le fils a abusé de sa confiance, profité de son isolement et utilisé sa vulnérabilité émotionnelle afin d’obtenir de l’argent et du crédit. Le Tribunal conclut qu’un tel comportement compromet non seulement l’autonomie de la victime, mais aussi le respect et l’estime de soi auxquels toute personne a droit.

Les conséquences sur M. Jacques ont d’ailleurs été considérables, lui occasionnant un état de détresse psychologique marqué, une peur persistante de son fils, un isolement accru, des troubles du sommeil et des idées suicidaires. Craignant pour sa sécurité, il a même quitté temporairement son domicile pour aller vivre chez une de ses filles. Les répercussions financières ont également été majeures : alors qu’il disposait auparavant d’économies et d’une situation financière stable, il s’est retrouvé avec des dettes significatives et un patrimoine largement diminué. Par cette décision, le Tribunal réaffirme que la protection des personnes âgées vise non seulement les biens, mais encore plus important leur dignité, leur autonomie et leur intégrité psychologique. Le rôle joué par la CDPDJ dans ce dossier illustre l’importance de mécanismes de protection capables d’intervenir lorsque la vulnérabilité d’un aîné est exploitée par un proche. Le jugement constitue ainsi un rappel important que l’exploitation financière est souvent indissociable d’une atteinte profonde à la dignité humaine, valeur fondamentale au cœur de la Charte québécoise.

1. Québec (Curateur public) c. Syndicat national des employés de l’hôpital St-Ferdinand, [1996] 3 RCS 211, par. 100 et 104 (St-Ferdinand) ; Coutu c. Québec (Commission des droits de la personne), [1995] RJQ 1628, 1651 (TDP) ; Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (Succession Even) c. Lessard (Calfeutrage Multi-Scellant), 2020 QCTDP 3, par. 65. 2. Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (Jacques) c. Jacques, 2026 QCTDP 9, par. 105.

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QUARTIER BIEN-ÊTRE | LOISIRS

Le RQRA en partenariat avec la FQLI

Moderniser nos loisirs en résidence

Aujourd’hui, nous faisons face à une concurrence inédite, soit celle des écrans. Les réseaux sociaux, les jeux en ligne, les plateformes de vidéo à la demande et le divertissement numérique s’invitent désormais directement dans les appartements de vos résidents. Ces technologies, conçues sur mesure pour capter et conserver l’attention, offrent un accès immédiat à un loisir individuel, spontané et souvent gratuit. C’est une réalité moderne avec laquelle nous devons composer. Face à cette offre captivante et omniprésente, l’offre d’activités traditionnelles à l’interne doit se réinventer. Moderniser le loisir en résidence ne signifie pas concurrencer Netflix ou Facebook. Il s’agit plutôt de transformer notre offre de loisir pour en faire ressortir des qualités que les autres n’ont pas. Créez des occasions

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Et si nous changions fondamentalement notre façon de concevoir l’animation auprès des aînés ? Moderniser nos loisirs, ce n’est pas simplement meubler un horaire ou chercher une occupation pour que la journée passe plus vite. C’est arrêter de proposer des activités pour tuer le temps et commencer à créer des événements pour le marquer.

où les résidents ne sont pas de simples spectateurs, mais des acteurs engagés qui continuent d’apprendre, de créer, de contribuer à la collectivité et, surtout, de rester pleinement actifs socialement. L’un des meilleurs moyens d’y parvenir est de garder l’œil ouvert sur ce qui se fait de mieux ailleurs. C’est renouveler régulièrement la programmation en s’inspirant des innovations culturelles et ludiques observées dans les centres communautaires, les municipalités ou d’autres milieux de vie. L’inspiration est partout pour qui sait observer et être créatif dans ses adaptations. Vous souhaitez insuffler un vent de nouveauté et dynamiser votre offre ? Voici 5 orientations concrètes, inspirées des tendances actuelles pour renouveler vos animations avec brio.

L’IMMERSION Les récits captivants et les intrigues connaissent un succès retentissant à travers les émissions, les balados et les jeux de société modernes. Pourquoi ne pas importer cet engouement dans votre résidence ? Qu’il s’agisse d’organiser une soirée « Meurtre et mystère » ou de proposer un jeu d’évasion adapté, ces concepts favorisent le travail d’équipe, la déduction et la mémoire narrative. Ils plongent les participants dans un univers immersif où le temps semble s’arrêter.


Idée coup de cœur à vous procurer : Sherlock Holmes : Les Francs-tireurs de Baker Street, une aventure coopérative riche en réflexion qui passionnera vos fins détectives. Saurez-vous élucider ces enquêtes aussi efficacement que Sherlock Holmes ?

ADAPTER LES TENDANCES ACTUELLES De nombreux jeux devenus viraux sur les réseaux sociaux ou populaires auprès du grand public reposent sur des règles extrêmement simples, un matériel épuré et une prise en main immédiate. Ces jeux sont particulièrement faciles à adapter pour vos résidents, et ce, quel que soit leur niveau d’agilité ou de mobilité. Idée coup de cœur : Longueur d’onde (Wavelength), parfait pour susciter des échanges spontanés et mesurer votre niveau de télépathie.

LE PLAISIR DU DÉFI L’ANIMATION MUSICALE RÉINVENTÉE La musique possède cette capacité unique d’éveiller les souvenirs, de susciter l’émotion et de rassembler spontanément les générations. Mais au-delà du traditionnel spectacle ou du jeu-questionnaire classique, les tendances actuelles valorisent l’interactivité et la découverte ludique. Des jeux récents tels que Hitster, basés sur l’écoute de succès musicaux, permettent d’associer nostalgie et dynamisme. En vous appuyant sur des applications numériques faciles à utiliser, vous pouvez transformer une simple activité en véritable plateau de jeu musical interactif. Idée coup de cœur : L’application KaraFun pourrait faire votre bonheur pour une animation dynamique à faible coût.

Le jeu en groupe apporte une complicité et un esprit d’équipe impossibles à retrouver seul devant un écran. Les jeux de lettres et de mots sont d’excellents vecteurs pour stimuler les capacités cognitives tout en s’amusant. Idée coup de cœur : Spin & Shout, une roulette qui mettra tout le monde au défi dans la recherche de mots.

CRÉEZ CE QUI N’EXISTE PAS ! Avez-vous déjà eu une idée d’activité géniale, mais sans parvenir à trouver l’application ou le site Internet idéal pour la réaliser ? Il y a souvent un détail qui cloche, un visuel inadapté, une inscription payante obligatoire ou un format trop complexe. Grâce à l’utilisation des outils d’intelligence artificielle, il n’y a plus aucune raison de freiner votre créativité d’animateur. L’IA vous permet de concevoir des jeux sur mesure pour vos résidents en quelques clics.

Découvrez comment faire : https://heyzine.com/flip-book/ b2298f768d.html#page/40

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QUARTIER BIEN-ÊTRE | LES BONS COUPS EN RPA

Par Victoria Denayer Conseillère en communication, RQRA

Décoration en résidence : quand l’imagination n’a pas de limites ! Il n’est pas nécessaire de casser sa tirelire pour redécorer un endroit : la récupération, le recyclage et les friperies représentent d’excellentes alternatives aux magasins d’ameublement conventionnels. Dans cet article, découvrez trois projets inspirants de résidences qui ont fait preuve de créativité et d’esprit d’équipe pour embellir des lieux de leur résidence pour aînés.

Les bienfaits de la décoration sur les résidents sont souvent sousestimés. Une plante, un coussin confortable ou encore des objets colorés suffisent à améliorer l’humeur et contribuent au bienêtre ainsi qu’à la relaxation de personnes aînées. Ces conditions sont essentielles pour les aider à recharger leurs batteries et à se sentir rassurés et en sécurité dans leur milieu de vie.

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DES ORNEMENTS SURCYCLÉS AU FIL DES SAISONS Quatre fois par an, les habitants des Résidences Soleil Manoir Brossard enjolivent leur milieu de vie. Au gré des saisons et des fêtes, la résidence arbore une nouvelle décoration créative et colorée ! 32

Résidences Soleil Manoir Brossard

Cette initiative s’inscrit dans une volonté de sensibiliser les résidents à la récupération et la réutilisation de matériaux recyclés. Les aînés volontaires se sentent valorisés en mettant la main à la pâte selon leurs affinités : tricot, peinture, menuiserie, et plus encore. Ces activités d’arts plastiques permettent aux personnes aînées de sociabiliser entre elles et de pratiquer leur passion tout en embellissant leur résidence ! Elles leur permettent également de se sentir membre d’une communauté : certains résidents, généralement moins impliqués dans la vie de la communauté ont même proposé leur aide pour arroser des plantes ! Avec ces ornements artisanaux, la résidence se revitalise et favorise le sentiment de fierté des bénévoles. Une belle manière d’embellir sa résidence à moindre coût !


Le Manoir de l’Arbre Argenté

Joëlle Bédard (Blimp Télé Inc.)

UN SOUS-SOL PAS COMME LES AUTRES

UN DÉFI TÉLÉVISÉ SOUS LE SIGNE DE LA RÉCUPÉRATION

On dit rarement d’un sous-sol qu’il est accueillant et chaleureux. Et pourtant, le Manoir de l’Arbre Argenté a relevé le défi haut la main !

L’été dernier, la Résidence RosalieCadron s’est prêtée au jeu pour devenir le lieu de tournage d’un des épisodes de l’émission Les Décarbonés (TV5 Québec).

Avant d’être redécoré, le sous-sol de cette résidence marquait ses occupants par sa froideur et son manque d’âme. Il y a deux ans, à l’initiative de la directrice générale, la récréologue de la résidence ainsi que deux bénévoles ont entrepris un projet d’embellissement de l’espace.

Chaque semaine, cette compétition mettait de l’avant des enjeux écologiques que les candidats devaient relever à l’aide de gestes simples. Une façon ludique de découvrir comment préserver les ressources de notre planète et éviter le gaspillage !

Quelques coups de peinture et objets décoratifs plus tard, la rénovation du sous-sol était presque achevée. Il ne manquait plus que la pièce maîtresse de cette nouvelle décoration : un tableau de livres artisanal, fait à partir de vieux livres et de fleurs récupérés dans la résidence.

L’enjeu de cet épisode ? La grande période de déménagement, qui souvent est synonyme de dépôts sauvages. En 2023, la ville de Montréal dénombrait un total de 50 000 tonnes d’objets et meubles abandonnés rien que dans cette période donnée.

Grâce à cette création unique, le sous-sol de la résidence s’est complètement métamorphosé : les résidents s’y rendent avec plaisir et, le plus important, s’approprient l’espace. Désormais, le sous-sol de la résidence Manoir de l’Arbre Argenté est devenu un lieu de rencontres et de moments de complicité, où les résidents invitent volontiers les membres de leur famille.

L’objectif des candidats de l’émission était de redécorer deux unités de logement de la résidence en une journée avec 100 $ et des encombrants trouvés dans la rue. Durant l’épisode, les candidats se sont mis à la recherche de meubles et de décorations dans les rues avoisinantes ainsi que des magasins d’occasion pour proposer un tout nouvel aménagement

des deux logements. Au bout de cette journée de défi, les appartements étaient complètement méconnaissables ! Découvrez le résultat des aménagements en regardant l’épisode.

Avec ces trois projets, nous comprenons qu’avec un peu d’huile de coude, un petit budget et beaucoup de créativité, il est possible de réaménager des espaces pour leur redonner un second souffle ! Les aînés vivant dans ces résidences profitent désormais d’espaces gais, vivants et rassurants, qu’ils s’approprient davantage jour après jour.

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QUARTIER BIEN-ÊTRE | PROGRAMME « ON RENTRE À LA MAISON »

Auteurs : ÉQUIPE DE RECHERCHE DE VÉRONIQUE PROVENCHER FÉDÉRATION QUÉBÉCOISE DES SOCIÉTÉ ALZHEIMER DU QUÉBEC, RÉGIE DE POLICE DE MEMPHRÉMAGOG, SERVICE DE POLICE DE SHERBROOKE

Un filet de sécurité pour réduire les risques d’égarement Le risque de se perdre préoccupe de nombreuses personnes vivant avec un trouble neurocognitif et leur entourage. Les conséquences peuvent être graves, allant de la détresse psychologique aux blessures physiques. Afin de prévenir l’égarement tout en favorisant la poursuite d’activités qui donnent un sens à leur vie, le programme On rentre à la maison a été codéveloppé par une équipe de recherche, la Fédération québécoise des Sociétés Alzheimer et deux services de police de l’Estrie.

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PRÉVENIR L’ÉGAREMENT TOUT EN PRÉSERVANT L’AUTONOMIE ET LA QUALITÉ DE VIE Avec le vieillissement rapide de la population¹ (OMS, 2025), le nombre de personnes vivant avec un trouble neurocognitif (TNC), comme la maladie d’Alzheimer, ne cesse d’augmenter. Au Canada, alors que 597 300 personnes vivaient avec un TNC en 2020, il est estimé que ce nombre grimpe à 1,7 million en 2050². Les troubles TNC peuvent affecter plusieurs fonctions du cerveau, dont la capacité de s’orienter dans l’espace. Par conséquent, les personnes qui vivent avec un TNC sont davantage à risque de se perdre lorsqu’elles se déplacent à l’extérieur de leur milieu de vie. Les statistiques révèlent d’ailleurs que 60 % des personnes vivant avec un TNC vont se perdre au moins une fois dans leur vie³ et que celles ayant

déjà erré sont plus à risque de se blesser et de se perdre à nouveau4,5. De plus, jusqu’à 20 % des personnes sujettes à l’errance parviennent à s’échapper d’un établissement de soins⁶. Enfin, lorsqu’une personne vivant avec un TNC se perd, les conséquences peuvent être graves : 1) blessures ou décès (accidents de la route, noyades, chutes, hypothermie, déshydratation) 7,8, 2) détresse psychologique (sentiment de panique/ anxiété/peur)⁹, 3) inquiétude des proches (dû à l’angoisse soutenue de la disparition) et du personnel œuvrant dans le milieu de vie10. Toutefois, malgré ces risques, il demeure essentiel de préserver la liberté de déplacement de la personne afin qu’elle puisse continuer à voir des gens ou à se promener dans les jardins. Ces activités contribuent à son bienêtre, favorisent les contacts sociaux, donnent un sens au quotidien et aident


à prévenir le déconditionnement associé à une restriction excessive de ses mouvements.

LE PROGRAMME « ON RENTRE À LA MAISON » (ORM) : AGIR PLUS RAPIDEMENT EN PRÉVENTION Depuis novembre 2022, une collaboration entre le Service de police de Sherbrooke, la Régie de police de Memphrémagog et la Société Alzheimer de l’Estrie a permis de mettre en place le programme « On rentre à la maison ». Inspiré d’une initiative montérégienne, ce programme vise à prévenir les incidents de disparition et réduire les délais d’intervention lorsqu’une personne est portée disparue, augmentant ainsi les chances de la retrouver saine et sauve. Agir en prévention permet aux personnes vivant avec un TNC de préserver une certaine autonomie dans leurs activités et déplacements, tout en réduisant les risques de conséquences graves associés à un éventuel épisode d’égarement. Une équipe de recherche dirigée par la Professeure Véronique Provencher (Université de Sherbrooke) a appuyé et suivi l’implantation du programme, ainsi que documenté l’expérience des personnes inscrites, de leurs proches et des intervenants d’urgence. Les personnes vivant avec un TNC en début d’évolution se disent satisfaites

de l’existence du programme et de la possibilité d’accéder à des outils pouvant réduire les risques de se perdre. Pour l’entourage de personnes inscrites, le programme agirait comme un filet de sécurité qui allège la charge émotionnelle et mentale. Pour les services d’urgence, l’accès rapide à des informations fiables permet de faciliter et d’accélérer les interventions lorsque nécessaire.

afin de faciliter l’inscription au programme pour les personnes susceptibles d’en bénéficier, le traitement de données par les services de police et l’accès à l’information des fiches signalétiques par les policiers. Grâce aux partenariats solidement établis, l’objectif est maintenant d’accroître l’accessibilité du programme dans d’autres régions du Québec.

LE PROGRAMME ORM M’INTÉRESSE : QUOI FAIRE ?

Code QR du programme « On rentre à la maison »

Concrètement, il s’agit d’une fiche signalétique sécurisée dans laquelle la personne vivant avec un TNC, ou un de ses proches, inscrit des renseignements essentiels utiles pour permettre aux policiers d’intervenir rapidement et efficacement en cas de disparition. Ces informations concernent la description physique, les habitudes, les lieux significatifs et d’autres éléments de l’histoire de vie, et la personne de contact. Mises à jour annuellement, ces informations sont transmises au service de police responsable du territoire où la personne réside et peuvent être utilisées immédiatement en cas de disparition, accélérant ainsi les recherches.

Lien internet : https://alzheimer. ca/estrie/fr/les-aides-et-lesoutien/programmes-et-services/ services-aux-proches-aidants-et-auxpersonnes-16

L’inscription peut se faire en remplissant la fiche en format papier ou en ligne. De plus, une plateforme web est en cours de développement

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QUARTIER BIEN-ÊTRE | PROGRAMME « ON RENTRE À LA MAISON »

Références 1.

Dementia: The Journal of the Alzheimer's Association, 20(10), 7079–7089. https:// doi.org/10.1002/alz.14195

Organisation mondiale de la santé (OMS). (2025, 1 octobre). Vieillissement et santé. https://www.who.int/fr/news-room/ fact-sheets/detail/ageing-and-health

5. Pai, M.-C., & Lee, C.-C. (2016). The incidence and recurrence of getting lost in community-dwelling people with Alzheimer’s Disease: A two and a half-year follow-up, PLOS One, 11(5), e0155480. https://doi.org/10.1371/journal. pone.0155480

2. Société Alzheimer du Canada. (2022). Guide à l’intention des premiers répondants. https://alzheimer.ca/ sites/default/files/documents/Guide%C3%A0-l%27intention-des-premiersr%C3%A9pondants-Alzheimer-Society. pdf

6. MedicAlert Foundation Canada. (2023). Ce qu’il faut savoir sur l’errance. https:// www.medicalert.ca/fr-ca/blogue/ what-data-can-tell-us-about-dementiaand-wandering

3. Société Alzheimer du Canada. (2021). Trouvez votre cheminMD. https:// alzheimer.ca/fr/whats-happening/news/ trouvez-votre-chemin

7. Kikuchi, K., Ijuin, M., Awata, S., & Suzuki, T. (2019). Exploratory research on outcomes for individuals missing through dementia wandering in Japan. Geriatrics & Gerontology International, 19(9), 902–906. https://doi.org/10.1111/ggi.13738

4. Cruz, A. M., Perez, H., Jantzi, M., Liu, L., & Hirdes, J. P. (2024). Pan-Canadian estimates of the prevalence and risks associated with critical wandering among home care clients. Alzheimer's &

8. Murata, S., Takegami, M., Onozuka, D., Nakaoku, Y., Hagihara, A., & Nishimura, K. (2021). Incidence and mortality of dementia-related missing and their associated factors: An ecological study in Japan. Journal of Epidemiology, 31(6), 361–368. https://doi.org/10.2188/jea. JE20200113 9. Alzheimer Society. (2021). Wandering and dementia. https://alzheimer. ca/bc/en/help-support/programsservices/dementia-resources-bc/ wandering-disorientation-resources/ wandering-dementia 10. Anu, K.N., Radhakrishna, V.C., Sojan, A., et al. (2024). Association between severity of dementia, wandering behavior, and caregiver burden among caregivers of persons living with dementia. Journal of Geriatric Mental Health, 11(1):p 22-26. https://doi.org/10.4103/jgmh.jgmh_17_23

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QUARTIER BIEN-ÊTRE | AILLEURS DANS LE MONDE

Par Marie-Hélène Dufays Marinescu Journaliste indépendante

Le vieillissement, d'un pays à l'autre D'un endroit à l'autre, le vieillissement n'est pas perçu de la même façon. Il semble toutefois s’accompagner d’injonctions et d’idées reçues dans beaucoup d’endroits. Annette Leibing a observé le vieillissement en Allemagne, au Brésil et au Québec. Le moment où la société considère une personne comme aînée n'est pas le même partout. Il varie d'une culture à l'autre, mais aussi selon le milieu socioéconomique et le territoire, qu’il soit rural ou urbain. Certains jalons sont fixes et objectifs, comme l'âge de la retraite. Cependant, dans certains cas, ce sont les signes visibles de l'âge qui tranchent, ou même l'attitude, observe Annette Leibing, anthropologue et professeure titulaire à la Faculté des sciences infirmières de l'Université de Montréal, qui étudie les vieillissements. Toujours est-il qu’au niveau mondial, dit-elle, il existe des injonctions normatives ou une image de vieillissement actif. Volume 21 • N°4 | AUTOMNE 2026 |

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UN MÊME MOT, DES RÉALITÉS DIFFÉRENTES Le Brésil illustre une certaine contradiction. C'est un pays où l'on cherche très tôt à camoufler les signes de l'âge, et pourtant les aînés y sont davantage respectés qu'au Québec ou en Allemagne, son pays d'origine. Dans de nombreux cas, ce respect tient surtout au monde rural, préciset-elle. Dans les grandes villes, les logements témoignent d’une forme d’individualisme et les appartements ont rétréci. Cela fait en sorte que les familles n'ont plus d'espace pour accueillir un parent aîné, même lorsqu'elles le souhaiteraient. Par ailleurs, en Allemagne, où les travailleurs plus âgés subissent une discrimination à l’embauche, le rapport aux aînés s'est transformé avec le temps. Alors qu’il était autrefois acquis qu'une personne resterait toute sa vie au même endroit, les enfants vivent désormais loin de leurs parents. En ce qui concerne le logement, le Québec, lui, se situe quelque part entre les deux.

Derrière ces différences se dessine une même tendance. Plus une société est individualiste, plus les aînés y sont perçus comme un fardeau, et ce regard finit par être intériorisé, ce qui peut mener à de l’autoâgisme. Mme Leibing rapporte avoir déjà entendu ce genre de raisonnement où la personne concernée se sent comme un fardeau pour ses propres enfants. À l’inverse, les sociétés les plus positives envers les aînés sont celles qui leur assurent une sécurité financière. Les pays les plus positifs à leur endroit sont donc ceux qui offrent des pensions plus importantes, indique la chercheuse qui donne en exemple la Norvège, la Suisse, la Suède et la Hollande où les aînés se sentent davantage en sécurité. De plus, cette notion de communauté est centrale au vieillissement, avance la spécialiste. En effet, « les personnes qui se trouvent en communauté ont en général un vieillissement plus heureux, plus stable et sont moins stressées ».


REPENSER LA RÉPONSE DE SANTÉ PUBLIQUE Cette sécurité passe avant tout par un bon accès aux soins, que Mme Leibing place en tête des priorités. Les études sur la prévention des troubles cognitifs et du bon vieillissement, il y en aurait de moins en moins dans les pays plus riches, comme la Suède ou les Pays-Bas, où il y a un meilleur accès à la santé très tôt dans la vie. Aux États-Unis, une baisse est également mesurable, mais auprès des populations aisées et privilégiées, tandis que ce n’est pas forcément le cas des personnes défavorisées ou racisées, par exemple. Alors qu’on a tendance à chercher surtout des solutions strictement médicales, « la question de la santé publique est très sociale ou

économique », résume-t-elle. Elle préconise notamment une gratuité des appareils auditifs. En effet, rappelle Mme Leibing, une perte auditive non corrigée constitue l’un des 14 facteurs de risque modifiables quand il s’agit de trouble neurocognitif. « Il y a tellement de choses à faire, mais c’est toujours une question de volonté et d'argent. » Le Québec aurait également intérêt à revoir son système de pensions, croit la professeure, à l'image des pays scandinaves où la population vieillit en meilleure santé. Au Danemark, par exemple, des infirmiers connaissent parfois les résidents de leur quartier et se rendent chez eux. Il en va de même aux Pays-Bas, avec les fameux infirmiers de Buurtzorg (se traduit par soin de quartier) qui assurent des soins à

domicile tout en offrant du soutien social. Ce genre de soins, précise-telle, permet d’atténuer le besoin en institutions spécialisées. « Je pense que les pays investissent différemment dans leur vieillissement », note l'anthropologue, qui reconnaît les efforts consentis au Québec. La plupart des pays ont un plan, poursuitelle, et c'est l'implantation qui bloque. Elle donne l'exemple du Brésil, dont les politiques compteraient parmi les plus avancées au monde, sans pour autant bénéficier d’une implémentation pertinente. Par ailleurs, la prise en charge familiale varie non seulement d’une culture à l’autre, mais parfois, au sein même d’une culture, il y a des disparités générationnelles.

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QUARTIER BIEN-ÊTRE | RECETTES

L’équipe de gestion en nutrition de GESPRA vous offre trois recettes préparées spécifiquement pour les résidences pour aînés. Vous êtes invités à consulter le site gespra.ca pour obtenir plus de détails sur les valeurs nutritives, le coût estimé par portion et les ustensiles de service à utiliser pour les recettes qui sont présentées dans cette section.

Retour à la terre et aux repas réconfortants de l’automne

SOUPE CITROUILLE ET POIREAU • 50 portions Ingrédients • 2,85 litres de bouillon de légumes • 225 grammes de poireaux frais en dés de ¼ pouces • 35 ml de gousses d’ail frais émincé • 940 grammes de pommes de terre • 5 ml de poivre moulu • 2 ml de muscade moulue • 890 ml de citrouille en conserve • 220 ml de lait 1 %

Préparation 1. Préparer le bouillon de légumes selon la recette.

3. Ajouter la citrouille et bien mélanger. 4. Ramener à ébullition et faire mijoter jusqu’à ce que la soupe atteigne une température interne d’au moins 165 °F (74 °C) pendant 15 secondes. 5. À l’aide d’un mélangeur à immersion, réduire en purée jusqu’à l’obtention d’une consistance lisse. 6. Ajouter le lait et remuer pour bien mélanger. 7. Transférer dans des pannes de service. Couvrir et garder au chaud jusqu’au service à 140 °F (60 °C) pendant un maximum de 2 heures.

2. Ajouter les poireaux, l’ail, les pommes de terre, le poivre et la muscade au bouillon. Porter à ébullition, puis laisser mijoter à couvert pendant environ 15 minutes, ou jusqu’à ce que les pommes de terre soient cuites.

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Place aux poireaux, aux pommes de terre et à la citrouille pour concocter une soupe maison aux saveurs automnales. On mise sur des repas conviviaux et goûteux, qui procurent réconfort et chaleur à l’approche de la saison froide.


MORUE EN CROÛTE DE PACANES, BEURRE D’ÉRABLE ÉPICÉ • 50 portions Ingrédients • 50 unités de longe de morue • 6,5 tasses (1 5/8 qt ) de pacanes en morceaux • 500 ml de miel • 3 tasses de margarine • 125 ml de sirop d’érable • 30 ml de poudre de chili

Préparation 1. Faire dégeler le poisson au réfrigérateur à 40 °F (4 °C). 2. Préchauffer le four à 350 °F (180 °C). 3. Broyer les pacanes. 4. Badigeonner de miel chaque morceau de morue, puis tremper ou tapoter les pacanes sur le côté présenté du poisson.

5. Placer le poisson sur des plaques de cuisson tapissées de papier parchemin. 6. Cuire au four à 350 °F (180 °C) pendant 30 à 35 minutes ou à four à convection à 325 °F (160 °C) pendant 20 à 25 minutes, ou jusqu’à ce que le poisson atteigne une température interne de 160 °F (71 °C) pendant au moins 15 secondes. 7. Pendant la cuisson du poisson, préparer le beurre composé en mélangeant la margarine, le sirop d’érable et la poudre de chili. 8. Transférer le poisson dans des plats de service. Garnir chaque morceau de 15 ml de beurre composé. 9. Maintenir au chaud à 140 °F (60 °C) pendant maximum deux heures.

TARTE CRÈME DE NOIX DE COCO • 50 portions Ingrédients

3. Laisser refroidir et réserver jusqu’à utilisation ultérieure.

• 5 unités de fond de tarte de 10 pouces • 375 grammes de noix de coco râpée non sucrée • 850 grammes de sucre blanc • 250 grammes de farine tout usage • 6,25 ml de sel • 2,35 litres de lait homogénéisé • 8 jaunes d’œufs • 150 grammes de beurre non salé • 25 ml d’extrait de vanille • 650 grammes de garniture fouettée

4. Dans une casserole, mélanger le sucre, la farine et le sel.

Préparation 1. Cuire les fonds de tarte à 350 °F (175 °C) pendant 15 minutes ou jusqu’à ce qu’ils soient légèrement dorés. Laisser refroidir sur une grille. 2. Étendre 1/5 de la noix de coco râpée sur des plaques de cuisson tapissées de papier parchemin, faire griller au four.

5. Incorporer le lait graduellement. 6. Faire cuire à feu moyen en remuant jusqu’à ce que le mélange bouillonne et épaississe. Poursuivre la cuisson 2 minutes de plus, puis retirer du feu. 7. Battre les jaunes d’œufs. 8. À l’aide d’une louche, verser une petite quantité du mélange chaud dans le bol contenant les jaunes battus, puis battre au fouet. 9. Ajouter un peu plus de liquide et battre au fouet à nouveau. 10. Verser le tout dans la casserole. Remettre sur le feu et laisser cuire environ 2 minutes de plus, en remuant constamment. Retirer du feu.

11. Ajouter le beurre, la vanille et la noix de coco non grillée au mélange. Remuer pour bien mélanger. Laisser refroidir à température ambiante, puis verser la garniture uniformément dans les fonds de tarte. 12. Laisser refroidir les tartes au réfrigérateur à 40 °F (4 °C) jusqu’à ce qu’elles aient pris. 13. Répartir uniformément la crème fouettée sur le dessus des tartes. Garnir de noix de coco grillée. Couper chaque tarte en 10 pointes. Conserver au réfrigérateur à 40 °F (4 °C) jusqu’au moment de servir.

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QUARTIER BIEN-ÊTRE | POINT DE VUE NUTRITION

Par Sarah Trudelle Diététiste professionnelle, GESPRA

Rehausser la qualité de vie grâce à la planification des menus et aux régimes libéralisés

libéralisé supprime des restrictions afin d’optimiser l’apport alimentaire des résidents, en particulier pour ceux qui suivent un régime pour diabétiques.

La nutrition constitue un enjeu particulièrement important pour les personnes aînées car, avec le vieillissement, elles subissent des changements biologiques pouvant engendrer des difficultés nutritionnelles. Plusieurs personnes aînées éprouvent une perte d’appétit, une diminution de la sensibilité aux signaux de soif, des changements dans le goût et l’odorat, des troubles cognitifs, une mauvaise dentition et des problèmes digestifs. Tous ces facteurs peuvent affecter l’état nutritionnel général des personnes aînées et soulignent l’importance de maintenir un régime alimentaire sain chez cette population.

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Les soins nutritionnels devraient viser à maximiser les apports alimentaires et hydriques tout en contribuant au maintien et à l’amélioration de la qualité de vie des résidents. Non seulement les nutriments présents dans l’alimentation sont importants, mais la prise en compte des préférences des résidents joue aussi un rôle significatif dans l’alimentation quotidienne des personnes aînées. Ces aspects jouent un rôle essentiel pour les aider à se sentir au mieux de leur forme, à préserver leur santé et leur bien-être et à profiter pleinement de leur quotidien. Les repas représentent souvent le moment fort de la journée pour un résident, mais ils peuvent aussi devenir une source de frustration, stress, colère, dépression et perte d’autonomie — conséquences que l’on observe souvent en cas de restrictions alimentaires. Un régime alimentaire

QU’EST-CE QU’UN RÉGIME LIBÉRALISÉ ? Le concept de « régime libéralisé » existe depuis un certain temps déjà dans les résidences, mais on comprend de plus en plus le rôle que joue l’alimentation dans la qualité de vie et la santé des personnes aînées. Si vous ne l’avez pas encore fait, c’est le moment de déterminer si cette approche pourrait convenir à votre établissement. En quoi consiste exactement un « régime libéralisé » ? En résumé, un régime libéralisé se veut non restrictif ou non thérapeutique. Concrètement, cela signifie que les résidents atteints de diabète, par exemple, ne suivent pas un « régime pour diabétiques » particulier, mais bénéficient du régime alimentaire régulier avec une distribution équitable des protéines et une répartition cohérente des glucides.


Selon cette définition simple, on peut souvent croire, à tort, que la santé des résidents se trouve reléguée au second plan avec les régimes libéralisés, alors que ce n’est absolument pas le cas. Au contraire, l’adoption d’un régime libéralisé reflète un changement de priorités pour les personnes aînées. Une personne plus jeune atteinte de diabète et vivant chez elle peut avoir pour objectif de maintenir une bonne glycémie. Trente ans plus tard, cette même personne vivant en résidence peut avoir pour objectif principal de profiter de la vie et de maintenir son poids. La qualité de vie est désormais primordiale, et la perte de poids ainsi que la malnutrition constituent un plus gros risque. En effet, Diabète Canada approuve également cette approche, qui précise : « Chez les personnes aînées en établissement, une diète normale peut être adoptée plutôt qu’un régime diabétique ou des formules nutritives. »¹ Ce changement de priorités chez les personnes aînées est ce qui pousse les établissements à

assouplir leurs régimes alimentaires, mais procéder correctement est aussi important que de passer à l’action. Dans un régime libéralisé, les restrictions alimentaires superflues sont réduites ou éliminées afin d’offrir aux résidents une plus grande variété d’aliments, ce qui permet d’améliorer à la fois le plaisir de manger et l’apport nutritionnel global. Cette approche axée sur la personne peut contribuer à améliorer l’état nutritionnel, à favoriser le maintien du poids ou une prise de poids saine et à améliorer la qualité de vie. Lorsque cela est possible, les résidents devraient être encouragés à faire leurs propres choix alimentaires, ce qui favorise leur autonomie et leur dignité au moment des repas. Afin de soutenir une approche libéralisée de la prise en charge du diabète, il est recommandé d’assurer une répartition régulière des glucides tout au long de la journée et de proposer des repas équilibrés

répondant aux besoins nutritionnels des résidents. Si vous utilisez déjà le menu GESPRA, vous constaterez qu’une répartition équilibrée des glucides et protéines est intégrée dans l’ensemble du menu. Les résidents peuvent profiter d’une plus grande variété d’aliments, incluant différents choix de desserts. Le menu GESPRA et les standards de menu fournissent des conseils sur la manière de mettre en œuvre un régime libéralisé, tout en favorisant la santé et le bien-être des résidents. Enfin, une communication claire avec les résidents et leurs proches demeure essentielle lors de la mise en œuvre d’un régime libéralisé. Sensibiliser toutes les parties concernées aux avantages de cette philosophie peut favoriser la confiance, renforcer le sentiment de sécurité et s’assurer que les résidents continuent à prendre plaisir et à trouver satisfaction lors des repas. 1. 37-Diabetes in Older People-FR

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ZONE GESTION | PROFIL D’UN LEADER

Questions à un leader sur le leadership Depuis 2014 – Président et chef de la direction, Groupe Santé Arbec 1999 à 2014 – Président-directeur général, Groupe Santé Arbec 1989 à 1999 – Divers postes administratifs et de gestion, Groupe Santé Arbec

Paul Arbec COMMENT DÉFINISSEZ-VOUS LA RÉUSSITE D’UN BON LEADER ?

QUELLE EST LA DÉCISION LA PLUS DIFFICILE QUE VOUS AYEZ PRISE AU COURS DE VOTRE CARRIÈRE ?

Pour moi, un bon leader sait d’abord écouter. Il fait preuve d’humilité, de résilience et d’intégrité, tout en ayant une bonne capacité d’analyse, de jugement et d’adaptation. La rigueur et l’attention portée aux détails sont également importantes. Mais dans notre domaine, le leadership doit surtout être profondément humain. Il faut être sensible aux besoins de nos employés pour qu’ils puissent, à leur tour, répondre pleinement aux besoins de ceux qui sont au cœur de notre raison d’être : les résidents et la clientèle que nous accompagnons. Un bon leader doit savoir conjuguer le savoir-faire et le savoir-être, tout en gardant en tête les meilleurs intérêts des personnes et de l’organisation.

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Les décisions qui touchent les personnes sont certainement parmi les plus difficiles. J’ai notamment dû congédier un membre compétent de la haute direction que nous avions promu trop rapidement. Ce type de situation oblige aussi un dirigeant à reconnaître sa propre part de responsabilité.

QUELLES SONT LES PRINCIPALES QUALITÉS QUE VOUS RECHERCHEZ CHEZ LES MEMBRES DE VOTRE ÉQUIPE ET LES GENS QUI VOUS ENTOURENT ? L’empathie et la compassion envers notre clientèle passent avant tout. Lorsque je sens qu’une personne est avec nous pour les bonnes raisons et qu’elle a réellement à cœur le bien-être des résidents, je sais que le reste peut généralement se développer.

J’ai également appris qu’il faut parfois savoir mettre fin à un projet, même lorsqu’il semble excellent. Certains des meilleurs projets sont parfois ceux que l’on choisit de ne pas réaliser, parce que le contexte ou le moment n’est tout simplement pas le bon.

Lorsque les gestionnaires placent sincèrement le résident au cœur de leurs décisions, cela se ressent dans leur façon de travailler et dans leurs relations avec les équipes. Les employés le voient et cette façon de faire devient naturellement contagieuse. Mais elle doit être authentique.

Et bien sûr, la pandémie nous a confrontés à une succession de décisions difficiles dans un contexte que personne n’avait jamais vécu auparavant.

Mettre le résident au centre ne peut pas seulement être un discours. Cela doit se traduire dans nos gestes et nos décisions quotidiennes.


QUELLE IMPORTANCE ACCORDEZ-VOUS À LA MISSION, AUX VALEURS OU À LA VISION DE VOTRE ENTREPRISE ? Les trois sont indissociables. La mission définit notre raison d’être, les valeurs guident nos actions et nos décisions et la vision nous permet de nous projeter vers l’avenir. Pour moi, l’essentiel est qu’elles ne soient pas simplement des mots affichés sur un mur. Elles doivent être soigneusement réfléchies, partagées par les équipes et surtout vécues au quotidien. Il faut aussi accepter de les revisiter. Notre environnement politique, légal et sociodémographique évolue rapidement, particulièrement dans le secteur de la santé et de l’hébergement. C’est pourquoi nous cherchons à refaire cet exercice de réflexion au moins tous les cinq ans afin de nous assurer qu’elles correspondent toujours à ce que nous sommes et à ce que nous voulons devenir.

QU’EST-CE QUI VOUS MOTIVE À POURSUIVRE ET À VOUS AMÉLIORER EN TANT QUE LEADER ? Je suis beaucoup animé par les petites réussites. Les grandes réalisations sont évidemment satisfaisantes, mais elles sont presque toujours le résultat d’une accumulation de petits gains.

On recherche souvent la gratification immédiate, alors que les changements importants prennent du temps. Il faut savoir reconnaître les progrès et apprécier chacune des étapes qui nous rapprochent de notre objectif.

Cette période a mis notre résilience et notre capacité d’adaptation à rude épreuve. Elle m’a surtout rappelé l’importance de ne jamais perdre de vue l’humain derrière chacune de nos décisions.

Le cumul des petites réussites a toujours été, pour moi, l’une des meilleures recettes pour accomplir de grandes choses.

SI VOUS AVIEZ UN CONSEIL À DONNER À UN JEUNE ET FUTUR LEADER, QUEL SERAIT-IL ?

Mais il faut aussi avoir une vision. Ces petits gains doivent nous mener quelque part. La destination doit être claire, même si le chemin pour s’y rendre se construit progressivement.

QUELS SONT LES COUPS DURS DE VOTRE CARRIÈRE QUI VOUS ONT PERMIS DE GRANDIR ? La pandémie de COVID-19 a été, de loin, la période la plus difficile de toute ma carrière. Nous devions composer avec des consignes qui changeaient parfois d’une journée à l’autre ou qui différaient d’un CISSS à l’autre. Il fallait continuellement nous adapter, prendre des décisions rapidement et soutenir nos équipes dans un contexte de très grande incertitude.

Prenez votre temps. La sagesse et la compétence viennent avec l’expérience, mais surtout avec notre capacité à reconnaître nos erreurs et les décisions que nous aurions pu prendre autrement. Il faut apprendre de ses erreurs plutôt que de les craindre. Et lorsqu’on souhaite développer les gens qui nous entourent, il faut aussi leur accorder ce même droit à l’erreur. Un leader ne se construit pas du jour au lendemain. Il évolue à travers ses expériences, ses réussites et ses échecs. Avec le temps, tout cela permet de développer quelque chose qui ne s’enseigne pas complètement sur les bancs d’école : le jugement.

Le plus difficile a été de devoir parfois appliquer des directives qui entraient en contradiction avec notre conception d’un milieu de vie et avec certaines de nos valeurs envers la clientèle.

Entreprise familiale québécoise depuis plus de 50 ans, le Groupe Santé Arbec évolue dans le domaine de l’hébergement pour les aînés depuis quatre générations. D’abord présent en CHSLD, le Groupe a progressivement élargi son expertise aux ressources intermédiaires et, aujourd’hui, aux résidences privées pour aînés. Cette pérennité intergénérationnelle repose sur des valeurs familiales profondément ancrées où le respect, la bienveillance et l’humain guident chaque décision. Pour le Groupe Santé Arbec, l’établissement devient le chez-soi du résident et le résident demeure la raison d’être de sa mission. Grâce à des équipes engagées et à des milieux de vie chaleureux, sécuritaires et adaptés, le Groupe œuvre chaque jour à humaniser la vie des aînés.

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ZONE GESTION | MODERNISER VOS RPA !

Par Marie-Hélène Dufays Marinescu Journaliste indépendante

Rénovation en RPA : ce qui est exigé, ce qui est financé Mettre une résidence pour aînés aux normes ne se limite pas à la sécurité incendie. Séparations coupe-feu, systèmes d’alarme, sorties, entretien des façades… les exigences sont nombreuses, mais seule l’installation de gicleurs bénéficie encore d’une aide financière. Tour d’horizon des règles en vigueur et des programmes qui restent accessibles. Rénover en RPA requiert davantage de préparation qu'un chantier ordinaire et les travaux se déroulent parfois alors que les résidents occupent les lieux. La réglementation particulière tient compte des particularités propres aux résidences pour aînés et à leurs

habitants et elle est plus importante que pour les autres immeubles d’habitation.

LES RÈGLES EN VIGUEUR Deux codes encadrent les travaux, le « Code de construction » s'applique aux bâtiments neufs et aux transformations, tandis que le « Code de sécurité » vise les bâtiments existants et touche les RPA de plus près, car il impose des exigences plus sévères que celles qui étaient en vigueur au moment de leur construction. Ces exigences dépassent celle des gicleurs et plusieurs doivent s’accompagner de travaux. Selon le guide Résidences privées pour aînés : vos obligations de la Régie du bâtiment du Québec (RBQ), une résidence

risque de devoir revoir ses systèmes de détection et d'alarme incendie, d’ajouter des avertisseurs de fumée ou de monoxyde de carbone, d’aménager une porte de sortie au sous-sol ou de renforcer la résistance au feu de ses séparations coupe-feu. Cela implique parfois la pose de portes, l'ajout de gypse ou le cloisonnement d'espaces... mais aussi des obligations d'entretien qui viennent avec d’autres interventions, comme la vérification périodique des façades de cinq étages et plus, l’inspection des stationnements étagés ou l’entretien des tours de refroidissement afin de prévenir la prolifération de la légionelle. Par ailleurs, depuis 2024, l'échéance pour l’installation des gicleurs, qui a déjà été repoussée plusieurs fois, est fixée au 2 décembre 2027. De plus, en ce qui concerne les chantiers, la nouvelle version du chapitre Bâtiment du Code de construction, en vigueur depuis avril 2025, prévoit une période

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ZONE GESTION | MODERNISER VOS RPA !

d'adaptation permettant aux projets dont les travaux ont commencé avant le 17 octobre 2026 d'être réalisés selon l'ancienne ou la nouvelle version. Des projets de règlement publiés le 7 juillet proposent toutefois de prolonger cette période d'un an, jusqu'aux travaux amorcés avant le 17 octobre 2027. Ils étaient encore en consultation à la mi-août. Il existe en outre une solution pour les cas particuliers, par exemple, lorsqu'une résidence souhaite installer un système d'alarme incendie à signal simple alors qu'un système à double signal serait normalement exigé. Lorsqu'une norme ne peut pas raisonnablement s'appliquer à un bâtiment, la Loi sur le bâtiment permet à la RBQ d'approuver une mesure dite équivalente ou différente. Le propriétaire doit alors démontrer que la solution proposée permet d'atteindre le même niveau de sécurité. Une entente entre la RBQ et le ministère

prévoit ce recours pour certaines RPA. La RBQ répond aux questions au 418 646-7713. Un dernier changement se prépare également du côté de la surveillance des chantiers. La loi sur la qualité de la construction, sanctionnée le 27 novembre 2024, obligera à faire inspecter ses travaux à au moins trois étapes de leur avancement, avant de pouvoir obtenir une attestation de conformité.

L'AIDE FINANCIÈRE Seul le programme de subvention gouvernemental pour l’installation de gicleurs est en vigueur. L’aide varie selon le nombre d’unités de la RPA et couvre 100 % des dépenses pour les résidences de 30 unités ou moins, ainsi que pour les RPA sans but lucratif. Pour les résidences de 31 à 99 unités, l’aide couvre 80 % des dépenses, puis 60 % pour celles de 100 unités ou plus.

Aucun autre programme gouvernemental ne vise actuellement les autres travaux de mise aux normes, qu'il s'agisse des séparations coupe-feu, alarme incendie, sorties de sous-sol ou entretien des façades. La Programme d’aide à la modernisation des installations a pris fin en mars 2025. Ce dernier couvrait une partie des coûts liés aux travaux d’électricité, de chauffage, de climatisation, de structure, de surfaces et de toiture. Québec précise que les demandes déjà déposées seront honorées. Toutefois, le budget 2026-2027 ne prévoit pas de nouvelle enveloppe pour ce type de rénovation. Les gestionnaires doivent donc composer avec une seule aide financière, réservée à l’installation des gicleurs, alors que les exigences de mise aux normes vont bien au-delà. Pour les autres travaux, aucune aide financière n’est actuellement prévue.

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ZONE GESTION | MODERNISER VOS RPA !

Par Marie-Hélène Dufays Marinescu Journaliste indépendante

Les fondations d’un bâtiment intelligent Systèmes Wi-Fi, d’appel de garde, caméras, thermostats… les technologies se multiplient dans les résidences pour aînés, mais elles reposent toutes sur une même base, celle de l'infrastructure du bâtiment, souvent négligée. Cependant, sans fondations solides, les meilleurs systèmes ne peuvent pas fonctionner. Les technologies d'une résidence pour aînés (RPA) se succèdent et se remplacent, mais le bâtiment qui les accueille, lui, reste parfois pendant plusieurs décennies. C'est pourquoi Sylvain Pelletier, président et fondateur du Groupe Pelletier Conseil, expert-conseil en infrastructures technologiques du bâtiment, conçoit l'infrastructure des immeubles sur la durée. Il conçoit l'ingénierie de manière à ce que « le bâtiment puisse supporter

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les nouvelles technologies pour les 30 prochaines années », explique-t-il. Lui et son équipe travaillent actuellement à la construction de deux RPA, où ces choix se font dès la conception.

UN PARC TECHNOLOGIQUE VIEILLISSANT Beaucoup de résidences plus anciennes possèdent désormais une infrastructure désuète, incapable de s'adapter aux nouvelles technologies. Le problème ne touche pourtant pas seulement les vieux bâtiments. En effet, la plupart des projets sont conçus en fonction d’un budget parfois limité et de besoins immédiats. « Aujourd'hui, on va construire une nouvelle résidence en fonction des besoins technologiques de la semaine prochaine », déplore l'expert. Résultat, il existe des immeubles relativement neufs qui ne seront plus adaptés aux technologies à venir.

La clientèle change elle aussi. Il y a quinze ans, on construisait en effet des RPA sans Wi-Fi, car les résidents ne l’utilisaient pas. « Aujourd'hui, une personne de 85 ans est très fonctionnelle sur une tablette électronique et sur un iPhone », fait remarquer Sylvain Pelletier. Les futurs résidents, quant à eux, consomment la technologie au quotidien. À cela s'ajoute la pression de l'intelligence artificielle (IA). Les téléphones intelligents et les tablettes électroniques deviennent des hubs qui se connectent à d'autres équipements et interagissent avec de nombreuses applications. Plans de soins électroniques, plans d'entretien, robots de ménage… toutes ces innovations requièrent un réseau interne solide. Ces systèmes sont par ailleurs plus utiles qu'on ne l'imagine. Par exemple, une caméra n'est plus seulement un enregistreur qu'on consulte après un incident et peut maintenant permettre de mesurer la température, détecter une chute ou signaler la présence d'une personne à l'extérieur. Il en va de même


pour les objets connectés. Il existe désormais des capteurs qui peuvent être installés sur toutes les portes et fenêtres et reliés au système de gestion du bâtiment, ce qui permet, par exemple, d'alerter lorsque le chauffage tourne au maximum dans un logement dont la fenêtre est ouverte.

CONSTRUIRE DANS LE BON ORDRE Un gestionnaire qui veut moderniser sa résidence pense d'abord aux équipements visibles et tentera sans doute d’installer des caméras plus performantes, un meilleur Wi-Fi, ou encore un système d'appel de garde plus moderne. M. Pelletier, lui, commence plutôt par une pièce souvent oubliée, mais qui se trouve pourtant au cœur du réseau, la salle de télécommunications. Dans beaucoup de bâtiments, ces salles servent pourtant de débarras, alors qu'elles devraient être ventilées et sécurisées.

Ensuite, les pannes de courant représentent un risque sous-estimé. Pourtant, M. Pelletier en constate de plus en plus, en raison des changements climatiques. Lorsque des services inhérents à la RPA, comme les repas et la sécurité, passent par des outils technologiques, une panne de courant peut paralyser tout l’établissement. C’est pourquoi une alimentation électrique fiable est de mise. Les pannes se font plus fréquentes et durent plus longtemps avec les changements climatiques, observet-il. Or lorsque les soins, les repas et la sécurité passent tous par une tablette ou un téléphone, il suffit d'une coupure pour paralyser une résidence entière. D'où l'importance de systèmes d'alimentation munis de batteries. Cette base assurée, il est ensuite possible d’y installer le noyau du réseau, puis y raccorder les technologies souhaitées, comme l'appel de garde, la vidéosurveillance,

le contrôle d'accès ou des capteurs. C’est là que réside le changement des dernières années, car tout passe par la même infrastructure. Un seul câble peut ainsi alimenter une antenne Wi-Fi, un téléviseur ou un capteur. Plus simple à gérer, mais aussi plus vulnérable. « Ça facilite la gestion, mais ça augmente les risques de cybersécurité », prévient Sylvain Pelletier, rappelant que la Loi 25 encadre désormais la protection des données des résidents. Bien que les prix associés à de tels projets puissent sembler élevés selon Sylvain Pelletier, il estime que le retour sur investissement est bien plus intéressant en ce qui concerne les opérations. Cela peut par exemple, se traduire par une meilleure gestion des thermostats. C'est d'ailleurs souvent par souci d'économie qu'il arrive de commettre l’erreur que M. Pelletier appelle « pyramide inversée », ce qui peut se produire lorsqu’une résidence achète un système sans avoir la base pour le soutenir.

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EN GESTION PARASITAIRE, LA MEILLEURE INTERVENTION EST CELLE QUE L’ON PEUT ÉVITER.

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Punaises de lit, blattes, rongeurs… Une situation parasitaire peut rapidement devenir une importante source de stress pour les résidents, leurs familles et les équipes. Pourtant, lorsque des protocoles clairs sont en place et que le personnel sait reconnaître les premiers signes, il est possible d’agir rapidement et surtout, de prévenir la propagation.

RECONNAÎTRE LES SIGNES AVANT QUE LA SITUATION PRENNE DE L’AMPLEUR Chez MBM Gestion Parasitaire, notre travail va bien au-delà du traitement. Nous accompagnons les résidences dans l’implantation de protocoles de prévention adaptés à leur réalité, afin que chacun sache quoi surveiller, quoi faire et qui aviser.

Une trace sur un matelas, des indices dans une armoire, un insecte aperçu dans une cuisine ou une activité inhabituelle près d’un conduit ne doivent jamais être ignorés. Nos spécialistes apprennent à vos équipes à reconnaître les signes, éviter la dispersion et appliquer les premières mesures de prévention.

DES PROTOCOLES CLAIRS POUR TOUTE L’ÉQUIPE Un protocole efficace doit être simple, compris et appliqué par tous. MBM Gestion Parasitaire collabore avec la direction, les responsables de la maintenance, les équipes d’entretien ménager, les employés de soins ainsi que les responsables de l’accueil des nouveaux résidents. Notre accompagnement permet de définir clairement le rôle de chacun : reconnaître les signes, documenter une observation, transmettre rapidement l’information et poser les bons gestes sans créer de panique ni déplacer le problème.

AVANT L’ARRIVÉE D’UN NOUVEAU RÉSIDENT L’arrivée d’un nouveau résident est un moment clé pour la prévention. Une inspection du logement, la vérification des zones à risque et des procédures claires permettent de réduire les risques. MBM Gestion Parasitaire vous aide à établir des procédures d’accueil respectueuses, discrètes et efficaces, tout en protégeant le nouveau résident et l’ensemble de la résidence.

Pour en savoir plus, communiquez avec nous au 1 844 690-3434

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Volume 21 • N°4 | AUTOMNE 2026 |

PLUS UNE SITUATION EST DÉTECTÉE TÔT, PLUS ELLE EST FACILE À CONTRÔLER.

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La présence d’insectes n’est pas automatiquement liée à un manque de propreté. Ils peuvent être introduits par les bagages, vêtements, meubles, visiteurs ou livraisons. Chaque situation doit donc être abordée avec discrétion, respect et professionnalisme.

MBM GESTION PARASITAIRE : BIEN PLUS QU’UN SERVICE DE TRAITEMENT Avec MBM Gestion Parasitaire, vous profitez d’un accompagnement complet : évaluation des risques, protocoles adaptés, prévention, sensibilisation des équipes et interventions rapides. Notre objectif est simple : vous aider à garder une longueur d’avance.

VOTRE RÉSIDENCE EST-ELLE RÉELLEMENT PRÊTE? Vos équipes savent-elles quoi faire en cas de présence d’insectes? Vos protocoles sont-ils clairs et les logements vérifiés avant chaque nouvelle arrivée?

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ZONE GESTION | MODERNISER VOS RPA !

Une baignade

SÉCURITAIRE en RPA Par Dannick Goyette Agent de soutien administratif, RQRA

Depuis l’entrée en vigueur, le 25 juillet 2025, du Règlement sur la sécurité dans les lieux de baignade, les quelque 270 résidences privées pour aînés (RPA) du Québec disposant d’une piscine ont dû s’adapter à de nouvelles règles. Afin de soutenir les gestionnaires dans cette transition, le RQRA a conclu une entente avec la Régie du bâtiment du Québec (RBQ). Une équipe dédiée a ensuite été mise en place afin d’accompagner et de répondre aux questions des RPA. Ce projet misait principalement sur la sensibilisation, l’accompagnement et la formation des gestionnaires des RPA ayant des piscines, afin de les aider à se conformer aux nouvelles exigences réglementaires. DES EXIGENCES ADAPTÉES AUX CARACTÉRISTIQUES DES PISCINES Les exigences applicables varient selon les caractéristiques du bassin. Si la profondeur de l’eau de la piscine ne dépasse pas 1,4 m, un surveillantsauveteur n’est pas requis, à condition de respecter les règles suivantes : 1. Présence d’un secouriste : une personne détentrice d’un certificat de

secourisme (âgée d’au moins 16 ans) doit être présente dans la résidence et joignable en tout temps par un moyen de communication fonctionnel, identifié et facilement accessible par les baigneurs, tel qu’un bouton d’urgence. 2. Capacité maximale : un maximum de 15 personnes peut se trouver dans la piscine simultanément. 3. Baignade seule : interdite, à moins qu’une méthode de surveillance à distance n’ait été instaurée. 4. Baignade d’enfants : les enfants doivent obligatoirement être accompagnés. 5. Équipement : le lieu de baignade ne doit comporter aucun tremplin, glissoire ou autre accessoire de ce type. 6. Affichage : les règlements et les mesures d’urgence doivent être visiblement affichés. Si la profondeur de l’eau dépasse 1,4 m, un surveillant-sauveteur n’est pas requis si les conditions précédentes sont respectées, en plus des deux conditions suivantes :

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dans les 24 heures de tout événement de noyade, mortelle ou non, ayant nécessité l’intervention des services d’urgence.

UNE ÉQUIPE POUR ACCOMPAGNER LES RPA Au cours des derniers mois, l’escouade des lieux de baignade du RQRA a effectué des visites en personne et à distance afin de sensibiliser, d’informer et d’accompagner les gestionnaires des quelque 270 RPA visées par le règlement. Cette initiative a favorisé une meilleure compréhension des nouvelles exigences en matière de sécurité dans les lieux de baignade. Les exploitants ont ainsi pu obtenir des réponses concrètes à leurs questions et être guidés dans leurs démarches pour assurer le respect de la réglementation en vigueur. Ils ont également reçu une trousse d’outils conçue par le RQRA.

2. Équipement : des vestes de flottaison doivent être disponibles.

En misant sur le partage de bonnes pratiques, ce projet a facilité l’application du nouveau cadre réglementaire pour les RPA concernées et a contribué à rendre les lieux de baignade plus sécuritaires pour les résidents et leurs proches, le tout en créant une relation de confiance et de collaboration avec la RBQ.

Il est également à noter que les RPA ont désormais l’obligation d’aviser la RBQ

Pour plus d’informations, contactez l’équipe du service aux membres !

1. Délimitation de la zone profonde : la zone profonde de plus de 1,4 m est délimitée.

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ZONE GESTION | MODERNISER VOS RPA !

Par Diane Beaudin Éditrice du magazine L’Adresse, RQRA

Marc Lemieux, président SIML et Nathalie Paré, présidente du Groupe Patrimoine, un heureux partenariat pour l’avenir des milieux de vie

Un nouveau venu dans le réseau des RPA Un acteur bien établi du marché immobilier de la région de la Capitale-Nationale franchit une nouvelle étape en faisant son entrée remarquée dans l’univers des RPA au Québec. Avec l’ambition de constituer un réseau d’une trentaine de résidences d’ici 2030, la firme SIML mise sur des valeurs familiales profondément ancrées et sur un réseau de gestionnaires chevronnés pour soutenir sa croissance dans ce secteur en pleine effervescence.

résidences, dans le cadre d’une transaction évaluée à 51 millions de dollars. Le Pavillon Sekïa, le Pavillon au Cœur du Bourg et le Pavillon de Claire viennent ainsi enrichir son portefeuille, pour un total de 436 unités.

ACQUISITION DE TROIS RÉSIDENCES DANS LA RÉGION DE QUÉBEC

UNE VISION PROACTIVE POUR PÉRENNISER LE RÉSEAU D’HÉBERGEMENT DES AÎNÉS

Déjà bien implantée dans le paysage immobilier québécois avec plus de 2 000 portes, principalement dans les secteurs commercial et résidentiel, SIML détenait déjà une première RPA, La Roseraie, à Québec. En juin dernier, l’entreprise a toutefois accéléré le pas en mettant la main sur trois nouvelles

Volume 21 • N°4 | AUTOMNE 2026 |

Pour assurer une transition harmonieuse et maintenir la qualité des services offerts aux résidents, SIML a confié la gestion de ces milieux de vie au Groupe Patrimoine. Déjà reconnu dans le secteur des RPA, celui-ci poursuit sa mission avec la même approche de proximité : créer des environnements chaleureux, bâtis sur l’écoute des résidents et sur l’expertise des équipes présentes sur le terrain.

Pour Émile Croisetière, directeur des acquisitions chez SIML, le moment est bien choisi pour se positionner dans le secteur des RPA. Alors que la population québécoise vieillit, les besoins en milieux de vie adaptés augmentent à un rythme soutenu. 54

Afin de préserver une offre de services solide pour les aînés, l’entreprise mise sur le maintien de soins de qualité supérieure. En s’associant à des experts du secteur sur le plan opérationnel et en mobilisant l’ensemble des parties prenantes, y compris le réseau public, SIML souhaite ainsi devenir un acteur de référence dans le secteur des RPA et contribuer à la pérennité et au développement du réseau au Québec. « La mise en place d’un réseau standardisé dans l’offre de services permettra à SIML d’accroître son empreinte au Québec », affirme M. Croisetière. Tout en gardant le cap sur sa vision à long terme, l’entreprise poursuivra ses acquisitions de RPA, de plus de 100 unités au cours des prochaines années. La gestion financière en réseau favorisera des économies d’échelle sur les achats, un meilleur pouvoir de négociation auprès des fournisseurs, une offre bonifiée en ressources humaines et une crédibilité accrue pour maintenir un seuil de rentabilité. Dans un contexte où plusieurs résidences indépendantes peinent à tenir le coup, cette approche pourrait contribuer à freiner les fermetures ou les conversions des RPA.


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ZONE GESTION | MODERNISER VOS RPA !

Par Christian-Pierre Côté Conseiller en recherche et analyse de données immobilières

Les RPA québécoises face à un mur démographique et plus ; si le parc immobilier demeurait inchangé, ce ratio tomberait autour de 124 unités pour 1 000 personnes en 2031.

Le problème des résidences privées pour aînés (RPA) au Québec n’est plus de savoir si la clientèle sera au rendez-vous. Elle est déjà là et elle vieillit rapidement. Le problème est plutôt de savoir où elle habitera.

ET LE PARC NE DEMEURE JUSTEMENT PAS INCHANGÉ… Il rétrécit. En douze mois, le nombre de RPA est passé de 1 360 à 1 325, une diminution de 2,6 %, tandis que le nombre d’unités reculait de 135 534 à 134 787. Le Québec a donc perdu 35 résidences et 747 unités nettes en un an, alors que sa clientèle potentielle continue de croître.

Selon les données compilées CMsd, le Québec compte actuellement 134 787 unités de RPA réparties dans 1 325 résidences. Or, la population de 75 ans et plus devrait atteindre 1 087 970 personnes en 2031, soit 21,9 % de plus qu’en 2026. Autrement dit, on compte aujourd’hui environ 151 unités de RPA pour 1 000 Québécois de 75 ans

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Cette pression est d’autant plus importante que la clientèle des RPA est désormais très âgée. L’âge médian des occupants atteint environ 85,5 ans 56

et près de neuf résidents sur dix ont 75 ans ou plus. Une cohorte qui, il y a quelques années, pouvait envisager la résidence comme un choix de mode de vie arrive maintenant à un âge où les besoins de services et de soutien deviennent beaucoup plus importants. La pandémie semble avoir marqué une rupture dans l'intérêt pour le produit, même s'il faut distinguer cette observation de sa cause. Avant celle-ci, le taux d’attraction des RPA gravitait autour de 18 %. Les séries récentes montrent ensuite une érosion persistante : le taux était encore de 16,3 % à la fin de 2022, puis 15,7 % à la fin de 2023, 15,3 % à la fin de 2024 et 15,0 % quatrième trimestre de 2025. Le recul est particulièrement marqué chez les 85 ans et plus, dont le taux est passé d'environ 28 % à 26,4 % entre 2022 et la fin de 2025.

LE PHÉNOMÈNE EST PARADOXAL La clientèle potentielle augmente, mais une proportion décroissante de celle-ci choisit la RPA. Cela n'élimine pas la pression sur le parc immobilier. Au contraire, les personnes


qui y entrent sont plus âgées et potentiellement plus avancées dans leur parcours de vieillissement. Pendant ce temps, l'industrie construit peu. Elle est devenue beaucoup plus un marché d'agrandissements qu'un marché de nouvelles résidences. Au troisième trimestre de 2025, 83,9 % des 436 unités ouvertes provenaient d'agrandissements, contre seulement 14 % de nouvelles résidences. Au quatrième trimestre, les agrandissements représentaient encore 76,7 % des ouvertures. À l'autre bout du marché, ce sont surtout les petites résidences qui disparaissent. Au troisième trimestre de 2025, les 14 établissements fermés comptaient en moyenne 19 unités ; au premier trimestre de 2026, la taille moyenne des résidences fermées était d'environ 28 unités. Dans ces deux périodes, 64,3 % des établissements fermés n'avaient pas de gicleurs. Ce

portrait suggère moins l'effondrement du modèle RPA que l'élimination progressive d'une partie de son parc immobilier ancien, petit et moins adapté aux exigences actuelles.

LE RÉSULTAT EST UNE CONCENTRATION ACCÉLÉRÉE En un an, le Québec a perdu 2,6 % de ses résidences, mais seulement 0,55 % de ses unités. La taille moyenne atteint maintenant 101,7 unités par établissement. Les petites résidences sortent du marché pendant que les exploitants disposant déjà d'une masse critique agrandissent leurs installations. Même le développement futur est fortement concentré. Côté Mercier recense seulement 4 075 unités annoncées pour 2026-2031, face à une population des 75 ans et plus appelée à augmenter d'environ 195 000 personnes.

Montréal représente à elle seule 1 495 unités annoncées, soit 36,7 % du total, et la Capitale-Nationale 895, soit 21,9 %. Ces deux marchés concentrent donc près de 59 % de l'offre annoncée au Québec. C'est peut-être là que se trouve le véritable enjeu des prochaines années. Le Québec n'est pas simplement confronté au vieillissement de sa population. Il doit absorber une vague d'aînés plus âgés avec moins de résidences, pratiquement pas de croissance nette du nombre d'unités et une nouvelle offre concentrée dans quelques marchés. Le défi des RPA pourrait donc rapidement passer de la recherche de clientèle à une question beaucoup plus concrète : avoir suffisamment de bonnes unités, au bon endroit, lorsque cette clientèle en aura réellement besoin.

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ZONE GESTION | MODERNISER VOS RPA !

Par Marie-Hélène Dufays Marinescu Journaliste indépendante

Rénover en milieu habité : les défis des chantiers en RPA Il se rénoverait aujourd'hui plus de résidences privées pour aînés qu'il ne s'en construit au Québec. Voilà le constat de Dave Huot, président de Constructions HUB, une entreprise spécialisée en construction, rénovation et aménagement intérieur. Il explique, avec Mireille Pelletier, directrice du développement et des ressources humaines, ce qui distingue un chantier en résidence de tous les autres. Fondée en 2012 dans la continuité d'une entreprise familiale active depuis près de 30 ans, Constructions HUB travaille dans les secteurs commercial, institutionnel et industriel partout au Québec ainsi qu'au NouveauBrunswick. Une diversité de chantiers qui permet de mesurer ce qui fait la particularité d'une résidence pour aînés.

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DES CHANTIERS OCCUPÉS 24 HEURES SUR 24 Si la rénovation prend le pas sur la construction neuve, c'est d'abord une question de coûts. Le marché est devenu très cher, souligne Dave Huot, qui rappelle qu’au cours des deux dernières années, les salaires, principal poste de dépense, ont connu deux hausses totalisant environ 12 %. Au point qu'il réduit lui-même ses activités immobilières. Rénover une résidence pose toutefois un défi que les autres chantiers ne connaissent pas : l'organisation du travail. « Un aîné qui est dans une résidence, il est là 24-7 », rappelle Dave Huot. Impossible donc d'entrer à six heures du matin ou de travailler de nuit, comme il le fait dans les marchés d'alimentation ou les cliniques médicales. Les chantiers exigent davantage de phasage et s'étirent, faute d'un accès complet aux lieux.

Mireille Pelletier ajoute que le profil des résidents complique la planification. Les personnes en perte d'autonomie doivent être déplacées, ce qui demande une préparation supplémentaire. Elle insiste aussi sur les exigences sanitaires, qui suivent selon elle le même principe que dans le milieu médical.

DU DEVIS AU CHANTIER Le processus, lui, reste standard. Une fois la demande de soumission reçue, un estimateur et un chargé de projet visitent les lieux et documentent l'état du bâtiment. Les prix sont ensuite validés auprès des sous-traitants, puis la proposition est déposée dans un délai de deux à trois semaines.

BIEN DÉFINIR SES BESOINS L'entreprise compte huit chargés de projet et assure à l'interne un grand nombre d'éléments, tels que la menuiserie, les finitions intérieures et la gérance de chantier, explique le président. Ni le moins cher ni le plus cher, il se dit médian et mise plutôt sur la rapidité d'exécution, une habitude acquise dans les blocs opératoires et les marchés d'alimentation. Une autonomie sur les chantiers que recherchent des clients déjà surchargés, estime-t-il. Aux gestionnaires qui préparent un projet, Dave Huot conseille de bien cerner leurs besoins et de limiter le nombre de soumissionnaires. « Moins cher ne veut pas dire meilleur », conclut-il.


PUBLIREPORTAGE

Pour plusieurs aînés, la télévision est bien plus qu'un simple divertissement. Elle fait partie du quotidien et contribue au confort et à la qualité de vie des résidents. Une réalité se confirme d'ailleurs dans les résidences qui modernisent leurs plateformes télévisuelles : lorsqu'une nouvelle technologie est bien expliquée et accompagnée, les résidents en adoptent rapidement les bénéfices au quotidien. C'est dans ce contexte que plusieurs résidences clientes de Vidéotron Affaires font évoluer leur offre télévisuelle vers HELIX, une plateforme de nouvelle génération conçue pour répondre aux nouvelles habitudes de consommation de contenu.

La télévision évolue en résidence : ce que cela change pour les résidents UNE TÉLÉVISION ADAPTÉE AUX HABITUDES D'AUJOURD'HUI

à la plateforme, permettant aux résidents de conserver leurs émissions préférées et de les regarder au moment qui leur convient.

Les nouvelles plateformes de télévision basées sur Internet permettent d'aller au-delà du modèle télévisuel traditionnel. En plus des chaînes de télévision, elles donnent accès à des applications de diffusion en continu comme illico+ et YouTube, regroupées au même endroit.

L'accès à l'ensemble de ces fonctionnalités est facilité par une télécommande intégrant notamment la recherche vocale, permettant de trouver rapidement une émission, un film ou une chaîne.

Pour les résidents, cela signifie un accès simplifié à une plus grande diversité de contenus, qu'il s'agisse de documentaires, de concerts, d'émissions spécialisées ou de contenus liés à leurs intérêts personnels. Cette flexibilité permet également aux résidents de choisir quand et comment ils souhaitent consommer leurs contenus, selon leurs habitudes et leur rythme de vie. Les nouvelles plateformes intègrent aussi des fonctionnalités pratiques comme la pause du direct, le retour en arrière pour revoir un passage manqué, le visionnement d'émissions en rattrapage ou encore l'accès à la vidéo sur demande. Des heures d'enregistrement sont également intégrées

L'ACCOMPAGNEMENT, CLÉ D'UNE TRANSITION RÉUSSIE Pour permettre aux résidents de profiter pleinement des nouvelles fonctionnalités offertes, l'accompagnement joue un rôle essentiel. Chez Vidéotron Affaires, cette évolution est soutenue par une approche qui vise à faciliter l'adoption des nouveaux outils, tant pour les résidents que pour les équipes en résidence. Une communication claire, des explications adaptées et un soutien au moment opportun favorisent une appropriation progressive des nouvelles fonctionnalités.

Au-delà de l'installation de la technologie, l'objectif est d'aider les résidents à découvrir les nouvelles fonctionnalités et à développer rapidement leurs nouveaux repères.

UNE OCCASION D'ENRICHIR L'EXPÉRIENCE RÉSIDENT Au final, cette transformation ne se résume pas à une question de technologie. Elle s'inscrit dans l'évolution des habitudes de consommation et dans une volonté d'offrir aux résidents des outils mieux adaptés à leur réalité et à leurs attentes.

Pour échanger sur cette évolution technologique et son impact sur l'expérience des résidents, vous pouvez communiquer avec Alexandra Medeiros, directrice de comptes principaux chez Vidéotron Affaires : Alexandra.medeiros@videotron.com

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ZONE GESTION | MODERNISER VOS RPA !

Par Marek Grubski Conseiller, services aux membres, RQRA

Des milieux de vie qui donnent envie de se rassembler fondation de sa première résidence en 2006, il a multiplié les projets partout au Québec, pour ensuite recentrer son parc immobilier autour de résidences à Amqui, à Pont-Rouge, à Thetford Mines et à Salaberry-de-Valleyfield.

Dans les résidences pour personnes aînées du Groupe Lepage Immobilier, les espaces communs ne sont pas de simples corridors qu'on traverse entre deux portes. Ce sont de véritables prolongements du domicile : des lieux où l'on se retrouve, où l'on reçoit sa famille, où l'on participe à une activité et où l'on tisse, jour après jour, de nouveaux souvenirs.

REPENSER LES ESPACES COMMUNS, UN DÉTAIL À LA FOIS Ici, l'aménagement ne se limite jamais à la qualité des appartements ou à la liste des services offerts. L'expérience des résidents se construit tout autant dans les lieux qu'ils partagent, d'où l'attention portée au mobilier, à l'agencement et à l'ambiance générale de chaque pièce commune.

Cette vision d'un milieu de vie animé et stimulant, l'entreprise la porte depuis longtemps. Ayant grandi dans une résidence pour personnes aînées en Beauce, son président, M. Lepage, connaît intimement la réalité de ce secteur et l'importance d'un environnement bien pensé. Depuis la

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Certaines résidences empruntent d'ailleurs davantage à l'univers de la restauration et de l'hôtellerie qu'à l'image traditionnelle d'une résidence pour aînés. On y découvre

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des banquettes chaleureuses, des terrasses aménagées comme de vrais lounges ou encore des bars thématiques qui invitent à s'attarder plutôt qu'à continuer son chemin. Le fameux bar western, avec son décor boisé, ses accents de cuir et son ambiance de saloon, en est un bel exemple : un espace qui surprend, qui fait sourire et qui donne le ton à toute une programmation d'activités. « Ce n'est pas parce qu'une personne a 80 ans qu'elle a envie que ce soit plate », résume M. Lepage. Pour lui, un décor qui se démarque — luminaires soignés, matériaux nobles, mobilier confortable et personnalité assumée — contribue directement au plaisir de socialiser et de profiter pleinement de son milieu de vie. Plutôt que de reproduire un modèle unique d'une résidence à l'autre, chaque projet développe sa propre signature, en phase avec les tendances actuelles en design d'intérieur et avec la réalité de sa communauté.

DES ESPACES QUI PRENNENT VIE Un décor réussi n'a de sens que lorsqu'il est habité. Les infrastructures servent donc de point de départ à une programmation riche : repas thématiques, soirées musicales, rencontres familiales et rassemblements saisonniers rythment le calendrier.


L'été, la terrasse devient le cœur battant de la résidence. Un barbecue, une bonne ambiance sonore et quelques rires suffisent à réunir résidents, familles et membres de l'équipe autour d'un même plaisir simple : manger dehors, ensemble. Ce sont souvent ces moments, sans artifice, qui créent le plus fort sentiment d'appartenance. Les espaces de type resto-bar permettent pour leur part de renouveler constamment l'offre d'activités : soirées musicales, retrouvailles entre amis, célébrations familiales. On y vient prendre un verre, écouter de la musique ou simplement profiter de la présence des autres — une animation qui dépasse largement l'image un peu figée qu'on associe encore trop souvent aux résidences pour aînés.

UNE PORTE OUVERTE SUR LA COMMUNAUTÉ

FAIRE UNE DIFFÉRENCE, UN DÉCOR ET UN SOURIRE À LA FOIS

La vie collective ne s'arrête pas au seuil de la résidence. Le promoteur souhaite aussi jouer un rôle actif dans les communautés qu'il habite, notamment à travers des événements organisés au profit de causes locales.

Au-delà des aménagements et des activités, l'ambition demeure la même : offrir bien plus qu'un logement avec services. Une vision où les résidents continuent de s'amuser, de recevoir leurs proches et de vivre de beaux moments, peu importe leur âge.

Parmi les initiatives phares : un festival country inspiré des grands rassemblements régionaux où résidents, employés et membres de la communauté se réunissent autour d'une programmation festive. Les fonds amassés sont ensuite remis à des organismes choisis dans chaque région. Les résidents n'y assistent pas en simples spectateurs : ils participent activement à la collecte, devenant de véritables acteurs de la vie de leur milieu — un mélange de plaisir, de solidarité et d'engagement citoyen.

Pour M. Lepage, la meilleure carte de visite reste encore de bien s'occuper de ses résidents. Heureux et fiers de leur milieu de vie, ils deviennent naturellement les meilleurs ambassadeurs de la résidence. C'est dans cette quête constante d'une expérience humaine, vivante et rassembleuse que l'équipe entend continuer à faire sa marque dans le secteur des résidences pour personnes aînées.

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ESPACE RQRA | COIN MEMBRES INFORMATION

Un parcours client réussi pour optimiser vos locations

Sophie Roy INFORMATION Directrice, services aux Cathy Daigle membres, RQRA 514 983-4901 cdaigle@rqra.qc.ca 514 526-3777 poste 231 sroy@rqra.qc.ca

Vous avez entendu parler de la première impression ? Bien avant la signature d'un bail, le parcours client influence la perception qu'une personne et sa famille auront de votre résidence. Un parcours client bien réfléchi permet de mettre en valeur l’ensemble de votre résidence, pour augmenter vos locations. Le parcours client représente l'expérience vécue par un prospect, depuis son arrivée jusqu'à son départ de la résidence. Ce processus est un outil essentiel pour assurer le succès de vos visites, peu importe la taille de votre résidence. Pour créer ce parcours, il faut réfléchir étape par étape au chemin qui sera parcouru par votre client. Tout commence à l'arrivée sur les lieux. La résidence est-elle clairement identifiée ? Une entrée principale bien entretenue contribue immédiatement à créer une impression positive. À l'inverse, des éléments négligés peuvent soulever des inquiétudes chez les visiteurs avant même qu'ils n’aient franchi la porte. L'accueil est une étape importante du parcours. Le futur résident doit se sentir attendu et bienvenu. L’accueillir chaleureusement, l'appeler par son nom et lui accorder toute votre attention permettent d’établir un climat de confiance. Cette approche démontre votre professionnalisme et votre souci du bien-être des résidents.

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La suite dépend de votre stratégie. Souhaitez-vous l’accueillir dans votre bureau pour discuter de ses besoins ? À ce moment, assurez-vous que votre bureau est propre et désencombré. Les documents nécessaires devraient être préparés à l'avance afin de favoriser les échanges. Cette première rencontre est l'occasion de découvrir votre futur résident.

invitante et une ambiance agréable contribuent à rassurer sur la qualité des services offerts.

Le trajet emprunté lors de la visite doit avoir été réfléchi. Les corridors, les espaces communs et les salons doivent être accueillants, bien éclairés et attrayants. Chaque jour, les responsables des visites devraient parcourir cet itinéraire pour vérifier leur état. Une réparation à effectuer, un meuble déplacé, une décoration abîmée ou une poubelle pleine peuvent nuire à l'expérience du visiteur.

De plus, prenez le temps de vous arrêter et de présenter les membres de votre équipe, car les relations humaines demeurent déterminantes dans le choix d'une résidence, surtout lorsque l’on parle de soins.

La salle à manger et la cuisine méritent une attention particulière, car elles sont des espaces de vie importants pour les résidents. Des tables propres, des planchers impeccables, une odeur

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Quant à l’appartement, il doit être présenté sous son meilleur jour. Un logement propre, lumineux et désencombré permet au visiteur de se projeter dans son futur milieu de vie.

Un parcours client efficace ne s'improvise pas. Il se planifie, s'évalue et s'améliore continuellement. Pour obtenir des outils qui peuvent vous aider dans la création de votre parcours client, adressez-vous à votre conseiller !


ESPACE RQRA | COIN PARTENAIRES INFORMATION

Singapour : une mission collaborative pour faire avancer l'innovation au bénéfice des aînés Dans un contexte de vieillissement de la population, le RQRA a réuni des membres et partenaires pour une mission d’étude à Singapour, reconnue pour son innovation en matière de vieillissement actif. Cette mission a permis d’explorer de nouvelles pratiques et de favoriser la collaboration entre les RPA, leurs partenaires et des acteurs internationaux afin d’identifier des solutions adaptées aux réalités québécoises.

UN APPUI STRATÉGIQUE DE LA DÉLÉGATION DU QUÉBEC À SINGAPOUR Grâce au soutien de la Délégation du Québec à Singapour, les participants ont pu échanger avec des décideurs, des établissements de santé, des universités, des centres de recherche et des entreprises innovantes qui contribuent à façonner l’avenir des soins aux aînés.

DES PARTENAIRES ENGAGÉS DANS L’INNOVATION La présence de certains partenaires du RQRA a enrichi les discussions en réunissant des expertises complémentaires dans des domaines clés : technologies, sécurité, alimentation, assurances, gestion et services professionnels.

Pour ces partenaires, la mission représentait une occasion unique de mieux comprendre les défis vécus par les RPA, d’observer les tendances internationales, d’échanger directement avec les membres, de tisser des liens serrés et de développer des solutions mieux adaptées aux besoins émergents du secteur. Pour le RQRA, ce modèle constitue une source d'inspiration.

DES RETOMBÉES POUR TOUS ! L’innovation dans les RPA repose sur une collaboration entre plusieurs acteurs. En réunissant membres et partenaires au sein d’une même délégation, le RQRA favorise le partage d’expertise, le transfert de connaissances et l’émergence de projets innovants. Cette mission rappelle que les grands défis liés au vieillissement se relèvent collectivement. En créant des ponts entre les membres, les partenaires et les organisations internationales, le RQRA contribue à bâtir un secteur plus innovant, agile et mieux préparé aux réalités de demain.

Carol Deeb Directrice aux partenariats, RQRA 514 526-3777 poste 237 cdeeb@rqra.qc.ca

L'innovation au service des résidences : Convergint rejoint le RQRA

Leader mondial en intégration de technologies et de solutions de sécurité, Convergint met son expertise au service des RPA afin de créer des environnements plus sécuritaires, performants et innovants. Nous sommes fiers de pouvoir compter sur ce nouveau partenaire et nous nous réjouissons de collaborer avec son équipe au bénéfice des RPA et de leurs résidents. À titre d'avantage exclusif, les membres du RQRA bénéficieront de deux visites d'inspection gratuites par année de leurs systèmes de sécurité. Cette offre leur permettra de s'assurer du bon fonctionnement de leurs installations et de contribuer à maintenir un environnement sécuritaire pour les résidents et le personnel.

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ESPACE RQRA | COIN NOUVEAUTÉS

De nouvelles initiatives pour faire rayonner les emplois en RPA

Par Ahmed Cherif Directeur des communications et marketing, RQRA

Le secteur des résidences pour aînés regorge de professionnels passionnés qui, chaque jour, contribuent au bien-être des résidents. Pour faire connaître cette réalité et attirer de nouveaux talents, le RQRA déploie deux nouveautés complémentaires : une nouvelle campagne de valorisation des emplois en RPA et l’intégration de la vérification d’antécédents judiciaires à la plateforme Emploi RPA.

TRAVAILLER EN RPA : VIENS POUR LA JOB, RESTE POUR LES HISTOIRES

partenaire Trustii : la vérification d’antécédents judiciaires.

Après le succès des campagnes Les vox-pop et Choisir une résidence, c’est se choisir, le RQRA donne cette fois la parole ceux qui font vivre les RPA au quotidien : les employés. Travailler en RPA, viens pour la job, reste pour les histoires est une série de trois vidéos qui permet de découvrir des employés passionnés issus de différents secteurs d’activités : loisirs, cuisine, soins et direction générale. À travers leurs témoignages, ils partagent leur quotidien, leur parcours et surtout ce qui les pousse à rester dans ce milieu.

Cette intégration permet aux postulants de procéder, s’ils le souhaitent, à une vérification de leurs antécédents judiciaires directement dans le cadre de leur démarche de recherche d’emploi. La vérification est effectuée aux frais du candidat et celui-ci demeure libre de choisir de partager ou non les résultats avec la résidence au moment de l’embauche.

Parce que derrière chaque emploi se trouvent des rencontres, des anecdotes et des moments qui peuvent marquer une vie. On vient pour la job… mais on reste pour les histoires. La campagne invite les personnes intéressées à découvrir les possibilités d’emploi offertes en résidences sur Emploi RPA, la plateforme d’emploi conçue par le RQRA.

Le message de la campagne est simple : travailler en RPA, c’est bien plus qu’occuper un emploi. C’est évoluer dans un environnement où l’on peut faire une réelle différence, développer ses compétences et créer des liens humains qui dépassent largement le cadre professionnel.

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EMPLOI RPA BONIFIE SON OFFRE AVEC TRUSTII Pour faciliter encore davantage le recrutement des membres du RQRA, Emploi RPA accueille également une nouvelle fonctionnalité grâce à son

Pour les RPA, cette nouvelle fonctionnalité représente un avantage concret : elle leur permet d’avoir accès à un outil supplémentaire dans leur processus de recrutement, sans frais supplémentaires pour les résidences. Avec cette intégration, Emploi RPA continue ainsi d’évoluer pour répondre aux besoins du secteur et simplifier les démarches de recrutement. D’un côté, une campagne qui met en lumière les humains derrière les emplois. De l’autre, une plateforme qui se dote de nouveaux outils pour soutenir les résidences. Deux initiatives qui poursuivent le même objectif : faire connaître les carrières en RPA et faciliter la rencontre entre les employeurs et les talents de demain.


ESPACE RQRA | COIN ÉVÉNEMENTS

Quand les défis deviennent des occasions de se rassembler Au RQRA, l’été a une fois de plus été marqué par une programmation riche en échanges, en apprentissages et en rencontres. Si la saison nous a réservé quelques défis, elle a surtout illustré la capacité de notre équipe et de nos partenaires à s'adapter rapidement afin de maintenir des occasions de rassemblement et d'offrir à nos membres des contenus toujours pertinents. Retour sur les temps forts d'un été qui aura mis en lumière l'importance de la collaboration et de la mobilisation. Parmi les rendez-vous attendus de la saison figurait la Classique VéloGolf du RQRA le 18 juin dernier. Les conditions météorologiques extrêmes ont toutefois contraint l'organisation à revoir entièrement le déroulement de cette journée. Si les activités sportives ont dû être annulées, l'essentiel est demeuré : offrir un moment privilégié de rencontres et d'échanges à nos membres et partenaires. Grâce à la mobilisation de toute l'équipe, les partenaires exposants ont rapidement été relocalisés afin de poursuivre leurs échanges

avec les participants. Les convives présents ont pu profiter d'un accueil chaleureux, d'une ambiance conviviale et de nombreuses occasions de réseautage, le tout agrémenté d'une offre gourmande mettant en valeur une variété de mets et de saveurs. Cette journée a démontré qu'au-delà du programme, ce sont la qualité des rencontres et la capacité d'adaptation qui contribuent au succès d'un événement. En parallèle de ces activités en présentiel, le RQRA a poursuivi sa mission d'information et d'accompagnement grâce à plusieurs rendez-vous virtuels portant sur des enjeux stratégiques pour le secteur. Le 22 mai, Marc Fortin, présidentdirecteur général du RQRA, accompagné de Me Miriam Morissette, avocate chez TCJ, animait un webinaire consacré au projet de Règlement sur l'exploitation des résidences privées pour aînés. Les participants ont pu prendre connaissance des principales modifications proposées, notamment en matière d'autorisation d'exploiter, de nouvelles catégories de résidents et d'obligations accrues pour les exploitants. Les impacts anticipés sur les coûts, les formalités administratives et la main-d'œuvre ont également été présentés, de même que les recommandations formulées par le RQRA afin de favoriser une mise en œuvre claire et réaliste. Une voix qui, depuis, a été entendue !

Par Clémence Dilé Responsable des projets événementiels, RQRA

Le 10 juin, Global Crossing Immigration proposait une conférence portant sur les changements importants en matière de recrutement international. Les nouvelles exigences relatives à l'affichage des postes, à la durée des permis de travail ainsi qu'aux restrictions visant les conjoints viennent transformer les stratégies de recrutement et de rétention de la main-d'œuvre étrangère, notamment pour les préposés aux bénéficiaires et plusieurs autres professions essentielles au secteur. Enfin, le 11 juin, la rencontre annuelle virtuelle du RQRA a permis de faire le point sur les principaux dossiers de l'association. Des affaires gouvernementales aux services aux membres, en passant par les communications, les partenariats et les événements, cette rencontre a offert un portrait des réalisations et des projets en cours. Fidèle à la volonté du RQRA de demeurer à l'écoute de ses membres, elle a également constitué un espace d'échange privilégié avec les membres du conseil d'administration autour des enjeux qui façonnent l'avenir des résidences privées pour aînés. Qu'il s'agisse de s'adapter à des circonstances exceptionnelles ou d'accompagner les membres dans l'évolution constante du secteur, le RQRA poursuit sa mission avec la même volonté : offrir des occasions de se rassembler, de partager les expertises et de soutenir les gestionnaires dans les défis qui les attendent.

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ESPACE RQRA | À L'AGENDA !

Dates à retenir LE 1ER OCTOBRE 2026

LE 22 OCTOBRE, LE 26 NOVEMBRE ET LE 17 DÉCEMBRE 2026 À 15 H

JOURNÉE INTERNATIONALE DES PERSONNES ÂGÉES MARCHES AGISSONS ENSEMBLE POUR LE MIEUXÊTRE DES AINÉS Montréal, Québec, Lorrainville, Gatineau, Rimouski, Val-d’Or et Saint-Hyacinthe

www.unetunfontmille.com/marche-agissons-ensemble

CAUSERIES CSM CONSEIL SERVICES AUX MEMBRES www.rqra.qc.ca

LES 28 ET 29 OCTOBRE 2026 CONGRÈS ANNUEL DU RQRA

DU 7 AU 9 OCTOBRE 2026

LE 29 OCTOBRE 2026

SYMPOSIUM – JOURNÉES ANNUELLES DE FORMATION DE LA FÉDÉRATION QUÉBÉCOISE DU LOISIR EN INSTITUTION (FQLI)

ASSEMBLÉE ANNUELLE DES MEMBRES DU RQRA Centre des congrès de Québec

www.rqra.qc.ca

Hôtel Lévesque, Rivière-du-Loup

www.fqli.org/evenement/sympo

LE 19 NOVEMBRE 2026 À 10 H

LE 14 OCTOBRE 2026 À 10 H

WEBINAIRE FRÉDÉRICK LOZEAU LAPLANTE ET MARIE MARQUIS L’ALIMENTATION EN RPA

WEBINAIRE GESPRA

www.rqra.qc.ca

www.rqra.qc.ca

INDEX DES ANNONCEURS Agence Distinction A7 services ALIAS solution Aliments du Québec Basco portes et fenêtres Centre d'expertise Silver Tech Collectif Canopee Convergint Côté Mercier Distribution Smart Canada

p.35 p.48 p.13 p.19 p.49 p.46 p.39 p.67 p.12 p.43

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Fédération québécoise des sociétés Alzheimer First OnSite Gespra Groupe Rousso Immigration Global Crossing LaTurquoise MBM Gestion parasitaire Nespresso Octogone

p.36 p.37 p.2 p.68 p.23 p.61 p.52 p.51 p.15

Philippe Voyer RONA RPA à vendre Société Alzheimer Montréal Sysco Télémédic UDATA Viandes Première (Les) Videotron

p.21 p.29 p.55 p.57 p.27 p.7 p.4 p.17 p.59


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VISION GESTION EXÉCUTION.

PLANIFICATION 5 ANS 2026

Tableau de bord

Historique

Échangeur d’air

Interventions

Hottes de cuisine

Documents

Thermopompe

Bâtiments

Ventilation centrale

Mon compte

2027

2028

2029

2030

Conduits de sécheuse

Échéancier

CONFORMITÉ - CONDUITS DE SÉCHEUSES Les gestionnaires les plus performants planifient déjà leur ventilation sur 5 ans

438.492.3125 poste 102

RÉSIDENCES LES ÉRABLES

Conformité Loi 16

Ventilation SDB

Budget

Stationnement

Échéancier

Interventions

SANS ROUSSO

AVEC ROUSSO

Interventions déclenchées à la pièce

Planification structurée sur 5 ans

Aucun échéancier global

Vision complète pour chaque propriété

Budget imprévisible

Budget planifiés et anticipés

Historique fragmenté

Intervention par phase, sans surprise

Pression constante sur les équipes

Moins de stress. Plus de contrôle.

Risques de non-conformité Loi 16

Conformité Loi 16 assurée et documentée

VISIBILITÉ POUR LA DIRECTION

UNE STRUCTURE PENSÉE POUR LES GESTIONNAIRES IMMOBILIERS

BUDGETS MAITRISÉS

TRAÇABILITÉ COMPLÈTE POUR LES CARNETS D’ENTRETIEN

RPA, CHSLD

IMMEUBLES MULTI-LOGEMENTS

PORTEFEUILLE MULTI-SITES

ÉTABLISSEMENTS DE SANTÉ


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