bien plus important que vous ne le pensez ».
Koos van Middelkoop a une grande expérience de la filière des volailles, à la fois théorique et pratique. Après un début de carrière à l’Institut Het Spelderholt, il a travaillé comme généticien dans le secteur commercial pendant treize ans, puis est revenu dans l’arène de la recherche, dans le cadre du Animal Sciences Group. Depuis 2003, il est consultant indépendant. « Les différences entre animaux, en particulier pour leurs aspects héréditaires, continuent de m’intriguer. Dans mon approche, je prends toujours l’animal comme point de départ ». Il intervient actuellement dans le monde entier.
Guide pratique de l’observation des volailles
Tous les éleveurs de volailles n’utilisent pas le potentiel de leurs oiseaux à son maximum. Cela vaut autant pour les éleveurs de pondeuses que pour les éleveurs de poulets de chair. Pour de bonnes performances en production, l’élevage doit être équipé et géré de façon ciblée et efficace. Mais comment savoir si ce que l’on fait est adapté ? Vos poules émettent des signes en permanence : sur leur santé, sur leur capacité d’orientation et sur le fait qu’elles se sentent bien et bien installées.
Marko Ruis est biologiste de formation ; il est chercheur à l’université de Wageningen (Pays-Bas) depuis 1994. Ses recherches de PhD ont été conduites sur les porcs charcutiers. Ses domaines d’intérêt concernent la santé, le bien-être et le comportement des volailles et des porcs. Il considère que la transmission de connaissances aux éleveurs et la formation « verte » sont d’une grande importance. « Il y a profusion de connaissances, qui ne sont pas toujours aisément accessibles ou facilement compréhensibles. Un chercheur sait comment trouver les connaissances, qui doivent ensuite être taillées sur mesure ». Jos Heijmans travaille comme vétérinaire spécialisé en santé des volailles au Service néerlandais de santé animale (GD). Il est également chargé d’enseignement invité à la faculté de médecine vétérinaire d’Utrecht depuis 1993. Il est toujours fasciné par les volailles, même après vingt-trois ans. La communication représente une grande partie de son travail au GD : « Combiner ma passion pour la langue avec ma grande expérience du terrain en santé des volailles m’a permis de faire de nombreuses contributions aux articles et aux revues professionnelles. La vulgarisation de données scientifiques vers des applications pratiques en représente l’essentiel ».
l’ é l e v a g e d e p o u l e s . Vo u s ê t e s u n f a c t e u r
Reconnaissez-vous les signes qu’émettent vos poules ? Et savez-vous quoi faire si, par exemple, il y trop de pontes au sol, ou si les poules gaspillent trop d’aliment ? Connaissez-vous la différence entre les fientes anormales, liquides et les fientes cæcales normales ? Et comment reconnaître les poules assoiffées pendant le démarrage ?
Niet het goede beeld, graag mannetje met petje
Signes de Poules® présente des connaissances pratiques sur un élevage de poules « animalier », dans un format fonctionnel et accessible.
Si vous reconnaissez les signes indicateurs de problèmes potentiels, assurez-vous de disposer aussi des connaissances permettant de prendre les mesures appropriées à une remise de votre troupeau sur les rails. Ainsi que de celles à prendre compte lors du passage d’un système en cages conventionnelles vers un système plein air. Beaucoup de progrès peuvent être observés en utilisant la ventilation, la lumière et le changement de certaines routines. Pour cela, il faut connaître les points forts et les points faibles de son élevage et être capable d’évaluer l’impact que ces changements auront sur les animaux. Signes de Poules® est un guide pratique qui montre comment capter les signes que vos animaux émettent, comment les interpréter et quelle action il convient de mener.
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poules
Guide pratique de l’observation des volailles
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« L’ i n f r a s t r u c t u re n ’ e s t q u ’ u n e p e t i t e p a r t i e d e
Guide pratique de l’observation des volailles
En théorie, nous savons tous plus au moins ce qu’il faut faire. Mais tous les éleveurs de volailles ne mettent pas leurs connaissances en pratique. Signes de Poules® n’est donc pas seulement dédié aux connaissances les plus récentes, mais montre aussi comment elles peuvent s’appliquer sur le terrain. En évaluant et analysant consciencieusement les signes, vous pouvez optimiser votre conduite étape par étape.
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Monique Bestman a fait des études de biologie à l’université de Wageningen (Pays-Bas), avec une spécialisation en comportement animal. Elle travaille à l’Institut Louis Bolk depuis dix ans, menant des recherches sur la santé et le bien-être des pondeuses. Elle visite régulièrement des élevages de poules, écrit des publications pour éleveurs de volaille, contribue à plusieurs groupes d’études et participe à des conférences nationales et internationales. Ces dernières années, elle a consacré beaucoup d’attention aux modalités d’élevage. Car, selon elle, « Ce qui est appris jeune profite toute la vie ».
Signes de poules
Signes de poules
Les auteurs
Les étapes visant l’amélioration de votre gestion : 1. Que vois-je ? 2. Quelle en est la cause ? 3. Que faire : agir ou laisser faire ? 4. Comment résoudre le problème maintenant ? 5. Comment éviter que le problème ne revienne ? 6. Produire un changement 7. Le résultat est-il satisfaisant ? Dans le cas contraire, reprendre à l’étape 1. En progressant avec rigueur au fil de ces étapes, vous améliorerez vos résultats opérationnels ainsi que, ce qui est encore plus important, le bien-être de vos animaux. Car c’est votre intérêt d’avoir des poules saines et en bonne santé !
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Guide pratique de l’observation des volailles
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Monique Bestman • Marko Ruis • Jos Heijmans • Koos van Middelkoop
Crédits
Signes de poules Directeur de publication Jan Hulsen, Vetvice Groep
Révision finale Ton van Schie
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Auteurs Monique Bestman Marko Ruis Jos Heijmans Koos van Middelkoop
Postbus 4103, 7200 BC Zutphen, Pays-Bas Téléphone : +31 575 54 56 88 Télécopie : +31 575 54 69 90 Courriel : info@roodbont.com www.roodbont.com
Traduction française Agrolingua
Rédaction française Karin de Lange (coordination) Patrick Chabrol (docteur vétérinaire, Bourg-enBresse) Corinne Thonnat (révision) Photographies Photographie de couverture : Marcel Bekken Autres photographies (sauf mention contraire) : Louis Bolk Instituut, Livestock Research Wageningen UR, GD
Postbus 65 8200 AB Lelystad, Pays-Bas Téléphone : +31 320 23 82 38 Télécopie : +31 320 23 80 50 Courriel : info.livestockresearch@wur.nl www.livestockresearch.wur.nl
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Illustrations Marinette Hoogendoorn
Hoofdstraat 24 3972 LA Driebergen, Pays-Bas Téléphone : +31 343 52 38 60 Télécopie : +31 343 51 56 11 Courriel : info@louisbolk.nl www.louisbolk.nl
Mise en page Dick Rietveld, Erik de Bruin, Varwig Design
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Remerciements à Peter van Agt, Marleen Boerjan, Pieter Bouw, Mijndert van den Brink, Hilko Ellen, Rick van Emous, Marrit van Engen, Teun Fabri, Thea Fiks, Niels Geraerts, Arjan Gussinklo, Jan van Harn, Wim Hoeve, Jan Hulsen, Ron Jöerissen, Ingrid de Jong, René Kieftenbelt, Gerjan Klok, Cécile Korevaar, Marinus van Krimpen, Pieter Kruit, Jan en Marcel Kuijpers, Ferry Leenstra, Sander Lourens, Jac Matijsen, Monique Mul, Bert van Nijhuis, Kees van Ooijen, Wim Peters, Dr. David Pollock, Bianca Reindsen, Berry Reuvekamp, Henk Rodenboog, Jorine Rommers, Piet Simons, Arthur Slaats, Alex Spieker, André van Straaten, Otto van Tuil, Cor van de Ven, Jan-Paul Wagenaar, Ruud van Wee, Sible Westendorp.
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Postbus 9 7400 AA Deventer, Pays-Bas Téléphone: +31 900 1770 Télécopie : +31 570 63 41 04 Courriel : info@gddeventer.com www.gddeventer.com
Le contenu de cet ouvrage a été conçu avec le plus grand soin. Cependant, les auteurs et l’éditeur déclinent toute responsabilité quant aux dommages, de quelque sorte que ce soit, qui découleraient d’actes et/ou décisions fondés sur des informations présentées dans cet ouvrage. © Roodbont Publishers B.V., 2011 Toute reproduction ou diffusion intégrale ou partielle de cet ouvrage par quelque procédé que ce soit, et notamment par impression, photocopie, microfilm ou support magnétique, est interdite sans l’autorisation écrite préalable de l’éditeur. ISBN 978-90-8740-106-1
Signes de p o u l e s
Introduction 1 Mieux observer pour voir davantage Capter les signes Mise à profit des signes Connaissez-vous vous-même Ce que veut la poule Comportement des volailles Anatomie Les sens Sons émis par les poules Vérifications individuelles sur les oiseaux
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4 Les pondeuses 56 Un calendrier n’est pas gravé dans le marbre 56 Les courbes idéales 57 Alimentation et mode de distribution 58 59 Alimentation et éclairage Alimentation par temps chaud 60 Un signe de carence: manger des plumes 60 Système d’alimentation : les points d’attention 61 62 L’eau Critères externes de qualité des œufs 64 Qualité interne des œufs 66 Qu’est ce qui rend un nid attractif ? 68 Évitez la ponte au sol 69 Le pic de ponte du matin 70 Une seconde période de ponte ? 71 Picage, picage des plumes et cannibalisme ? 71 Difficile de revenir en arrière 72 73 Picage des plumes Prévention du picage des plumes 74 Cannibalisme 75
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Ta b l e d e s matières
24 24 25 26 27 28 30 31 32 33 34 36 37 38 39
3 L’élevage des poulettes Premiers jours Qualité des poussins d’un jour Évaluation à 16 semaines Éclairage Induire les bons comportements dans une volière Vaccinations La bonne façon de vacciner Du poussin à la pondeuse en 18 semaines Picage des plumes pendant l’élevage Le débecquage Transition sans à-coups
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5 Poulets de chair Contrôle des poussins à leur arrivée Ventilation Répartition des poussins dans le bâtiment Évaluation de vos oiseaux Signes émis par les fientes Mauvaise litière Signes émis par l’aliment La boisson Poussins fragiles Identification des causes de la mort Reproducteurs d’oiseaux de chair
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2 La poule et son environnement Un logement idéal Choisir un système qui vous conviendra L’emménagement Les perchoirs La litière Maîtrise de l’ambiance La température ressentie L’air La lumière La poussière Être chez soi sur le parcours Les faits Comment faire pour les mettre dehors Tous aux abris Mauvais comportements et problèmes de parasites Parcours couvert ou jardin d’hiver
Ta b l e d e s m a t i è re s
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47 48 49 50 52 53 54
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6 La santé Signes de maladie Biosécurité : l’extérieur Biosécurité : l’intérieur Quel est le problème à première vue ? Problèmes digestifs Troubles respiratoires Signes liés aux troubles respiratoires Problèmes de production d’œufs Troubles du système locomoteur Brusque montée de la mortalité Récapitulation des principales maladies Les virus Les bactéries Les parasites intestinaux Les vers Poux rouges
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Mots-clés
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Mettre l’accent sur les volailles L’aviculture a pour unique objet les volailles. C’est pourquoi les loger et les soigner convenablement sont des exigences de base. Travailler avec propreté et de façon économique aussi. Signes de poules aborde l’ensemble de ces questions en focalisant toujours son attention sur les animaux : Qu’est-ce qu’un poulet et quels sont ses besoins en termes de santé, de bien-être et de production ? Un aviculteur avisé vérifiera ses oiseaux plusieurs fois par jour, en couvrant la totalité de son troupeau. Il réagira sans délai à toute anomalie et à tout signe alarmant, grâce à des techniques bien définies et bien rodées. Il veillera également à ce que son travail ne consomme pas trop de son temps, que ses conditions de travail soient agréables, et que son équipement soit en bon état. Apprendre à observer et comprendre les poulets pour mieux gérer santé, bien-être et production est à la portée de tous. Pour certains, c’est un don naturel. Pour d’autres, acquérir ce savoir-faire demande beaucoup d’efforts. Mais chacun s’améliore par la pratique. Lorsqu’il s’agit d’observer et d’évaluer les oiseaux, l’arbre cache souvent la forêt. L’objectif est de voir les deux. Les aviculteurs sont si impliqués dans leur exploitation qu’ils ne remarquent plus les anoma-
lies à force de les voir. Il vous faut donc repérer vos « angles morts » et en débarrasser votre champ de vision. Soyez ouvert aux nouveautés. Soyez critique. Et n’ayez pas peur du changement. Une question-clé se pose régulièrement à tout bon chef d’entreprise : Est-ce que je tire le meilleur profit de tous mes actifs ? Ou pourrais-je faire mieux ? Changer la situation Le secteur des poules pondeuses est en cours de transition. Les systèmes de cages sont en voie de disparition. De nombreux producteurs d’œufs vont se trouver face à un choix (s’ils ne l’ont déjà fait) : système de cages enrichies ou système de volière ? Parcours en plein air ou même passage au bio ? Le choix d’un système dépend de l’aviculteur, en fonction de ses préférences personnelles, des retours financiers attendus et des options disponibles en termes d’environnement. Passer à un nouveau système place l’aviculteur face à des exigences différentes. Plus les volailles sont laissées libres d’exprimer un comportement naturel, plus il est aisé de les comprendre. Mais, plus vous aurez aussi à gérer l’oiseau proprement dit, plutôt que le système où il est maintenu.
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Introduction
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Signes de poules aiguise votre capacité à déceler les signes émis par vos oiseaux et vous permet d’en tirer parti pour les soigner et les faire progresser.
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Signes de p o u l e s
Production – santé – comportement
Tout sauf un manuel Signes de poules n’est pas un manuel énumérant des normes pour tous les aspects de l’activité avicole. C’est un guide qui vous aidera à bien soigner vos oiseaux et à traduire leurs signes en actions utiles à votre exploitation. Il est conçu de façon à permettre une consultation fréquente, suscitant chaque fois toutes sortes d’idées novatrices.
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Entraînez-vous à regarder et à voir Bien s’occuper des oiseaux commence par leur observation critique. Regardez-les avec attention. Prenez du recul (parfois au sens littéral). On ne peut regarder avec attention quand on fait autre chose en même temps. Prenez le temps de réfléchir aux signes que vous envoient les oiseaux. Plus vous y consacrerez de temps, et plus vous remarquerez les plus subtils de ces signes. Déceler un signe avant que les conséquences ne s’en fassent sentir demande du savoir-faire. Le fil conducteur du présent ouvrage est « regarder, réfléchir et agir ». Les trois questions de base qu’un aviculteur doit avoir sans cesse présentes à l’esprit sont : 1. Que vois-je ? 2. Quelle en est la cause ? 3. Que dois-je faire ?
La production, la santé et le comportement sont liés entre eux aussi étroitement que les trois côtés d’un triangle.
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Production
Santé
Comportement
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Chacun affecte les deux autres. La production est l’objectif central de tout exploitant agricole ou chef d’entreprise. Elle est étroitement liée à la santé et au comportement de la volaille. Un troupeau agité gaspille de l’énergie. Des oiseaux stressés sont vulnérables à la maladie, et un oiseau malade pond moins. On peut voir qu’un oiseau est malade à son comportement. La production, quant à elle, influe sur la santé et le comportement ; les oiseaux les plus faibles manquent de résistance, et les plus gros peuvent dominer leur groupe. Enfin, les poulets ont des besoins spécifiques en termes de comportement. S’ils sont dans l’impossibilité de les satisfaire, il peut en résulter stress et baisse de résistance. Le triangle ainsi défini peut donc, à tout moment, être abordé de différents points de vue.
I n t ro d u c t i o n
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Des athlètes de haut niveau
Bien que cela soit difficile en un seul ouvrage, Signes de poules aborde les différents secteurs de l’aviculture dont beaucoup d’aspects sont communs. Dans le premier et long chapitre, nous examinerons de près le poulet dans son ensemble : aspects génétiques, anatomiques et comportementaux. Le chapitre sur la santé traitera des questions sanitaires et des maladies qui concernent tous les types de volailles. À condition d’avoir l’esprit ouvert, vous avez toujours quelque chose à apprendre des autres secteurs.
Pour les oiseaux, la production d’œufs et de viande représente une performance athlétique de haut niveau. Il va sans dire qu’il y a de grandes différences entre les pondeuses et les poulets de chair. Les volailles des différents sous-secteurs, et même des différents systèmes d’élevage, peuvent se comparer aux athlètes de différentes disciplines. Lesquels présentent également de grandes variations morphologiques liées à leur discipline particulière.
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Un survol des différents secteurs
Poules pondeuses : les marathoniennes Comme un coureur de fond, ce type d’oiseau fonctionne sur la durée, et a donc besoin d’endurance.
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Poulets de chair : les sprinteurs Comme un coureur de 100 m, ce poulet doit s’exprimer sur une durée courte.
Pondeuses en systèmes alternatifs : les coureuses de haies Les pondeuses en systèmes alternatifs sont confrontées à des obstacles que ne rencontrent pas des volailles en cages. On peut ainsi comparer leur vie à une course de haies.
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Signes de p o u l e s
Différences à l’intérieur de chaque secteur
Auparavant, les poules blanches étaient essentiellement tenues en cage. Les cages seront prochainement interdites. Une alternative autorisée est le système dit « de colonie ».
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Pondeuses : des différences de moins en moins marquées Il y a vingt ans, on distinguait les pondeuses poids plume des pondeuses poids mi-lourd. Les poids plume étaient en général des poules blanches qui pondaient des œufs blancs, les mi-lourds avaient un plumage et des œufs marron. Les blanches pondaient en général un peu plus, consommaient moins de nourriture et se montraient plus réactives ou plus nerveuses. Une différence subsiste toujours entre poules blanches et marron, mais les oiseaux sont désormais plus proches en termes de poids, et les deux types se retrouvent dans des systèmes avec ou sans cages. Des Silver mi-lourdes sont également apparues ces dernières années. Elles ont un plumage blanc semé de marron. Leurs œufs sont marron et elles présentent les caractéristiques de poids et de comportement des poules marron.
Les volailles marron sont souvent légèrement plus lourdes que les blanches et ont donc besoin d’un peu plus d’alimentation d’entretien.
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Poulets de chair : élevage classique ou croissance lente La façon la plus logique de catégoriser les poulets de chair est de distinguer les poulets classiques des poulets à croissance lente. Les poulets classiques sont les plus largement utilisés. Ils pèsent 2,5 kg à 6 semaines. On préfère des oiseaux à plumage blanc à cause de leur viande, les filets ayant la belle couleur blanche recherchée par les consommateurs. Ces oiseaux passent la plus grande partie de leur temps à manger et leur croissance est rapide. Ils deviennent de moins en moins actifs en vieillissant. Les parentaux sont rationnés au moment de la reproduction, car la longévité d’une volaille en surpoids est réduite et elle produit moins d’œufs à couver. Un poulet de chair à croissance lente n’arrive à 2,5 kg qu’après 9 semaines ou plus (par ex. 12 semaines pour le Label Rouge). N’ayant pas besoin de fournir une performance de haut niveau, il est moins vulnérable aux maladies, connaît moins de problèmes respiratoires et digestifs, et son taux de mortalité est inférieur. Les poulets de chair à croissance lente sont élevés dans des systèmes alternatifs avec plus d’espace vital et souvent un jardin d’hiver ou un parcours. Ils sont plus actifs que les poulets classiques. La plupart sont blancs, mais certains sont marron ou mouchetés. Leurs parentaux mâles sont les mêmes que pour les poulets classiques, mais les femelles sont des poules naines soumises à un régime alimentaire rationné.
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On dit fréquemment de ces oiseaux qu’ils sont « blancs dehors, marron dedans » en raison de leur aspect extérieur blanc et de leurs autres caractéristiques qui sont celles de souches marron.
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Les poulets élevées sur parcours, de type Label Rouge, sont abattus à 12 semaines. Les poulets dits «standard» le sont aux alentours de 6 semaines.
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Chapitre
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Mieux observer pour voir davantage
En se contentant de surveiller les aspects techniques, tels que taux de ponte
et qualité des œufs, croissance, ou consommation d’aliments et d’eau, vous courez le risque de passer à côté de signes importants et d’être dépassé par les événements. Ces signes proviennent des poulets eux-mêmes et pourront découler
Sur un beau troupeau en bonne santé, il est impératif de déceler les dysfonctionnements sans délai pour éviter les problèmes.
de leur aspect, de leur comportement, de leurs fientes ou de leurs œufs.
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Faites appel à tous vos sens. Avant même d’entrer dans le bâtiment d’élevage, le bruit de vos poules peut vous paraître différent. Restez un moment devant la porte ; n’entrez pas directement. En entrant, votre odorat décèlera les problèmes de fiente ou de ventilation. Utilisez vos yeux et vos oreilles pour voir et entendre l’activité des oiseaux et percevoir s’ils réagissent à votre arrivée différemment, ou plus ou moins intensément, qu’à l’accoutumée. Recourez également à vos sens pour observer le chaud ou le froid dans le bâtiment. Toute irrégularité nécessite une action correctrice. Cécité d’élevage Pour déceler les dysfonctionnements, vous devez reconnaître ce qui est normal. Vous apprendrez à le faire en pratiquant des observations aussi fréquentes et objectives que possible. Mais
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restez conscient du risque de cécité d’élevage. Cela consiste à considérer la situation sur son exploitation comme la norme. Pour en limiter les effets, discutez avec des collègues et des conseillers. Faites suivre d’actions les commentaires négatifs.
Limitez les effets de la cécité d’élevage en discutant avec des collègues et des conseillers.
Signes de p o u l e s
Capter les signes
Les observations faites en détail ne peuvent être interprétées convenablement que dans leur contexte. Revenez donc de la poule au troupeau. Il peut arriver que vous deviez prendre du recul pour mieux voir.
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On peut apprendre beaucoup sur un troupeau tout en procédant au nettoyage, à la collecte des œufs ou à la distribution du grain. Mais il faut aussi mener des inspections sans faire autre chose en même temps. Vous aurez ainsi une meilleure perception des signes émis par les poules car toute votre attention sera dirigée vers elles et leur environnement. Aussi faut-il éviter de combiner une inspection avec d’autres activités. Ces activités – ainsi que votre humeur – affectent son efficacité. Le comportement des poules en sera modifié, d’où la disparition de signes importants. Par ailleurs, la réaction des poules à votre présence sera moins marquée si vous circulez fréquemment dans leur bâtiment sans vous livrer à une activité spécifique. Une inspection consiste à faire le tour de la totalité du bâtiment. Veillez à accorder votre attention à chaque oiseau. Et donc regardez partout, devant, derrière, au milieu, en bas, en haut.
Disposez un siège dans le bâtiment et asseyez-vous quelques minutes, à intervalles réguliers, pour observer les oiseaux. C’est le seul moyen de déceler des comportements anormaux.
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Du général au spécifique Commencez l’inspection en observant le troupeau dans son ensemble. Comment se répartit-il dans l’espace ? Quelle utilisation fait-il des différentes parties du bâtiment ? Y a-t-il des endroits qui sont évités, notamment pour des raisons d’air ambiant (froid, chaud) ? Essayez de déceler les différences individuelles entre les oiseaux. Ont-ils un aspect uniforme ? En quoi se distinguent-ils les uns des autres ? Par leur réactivité, leur état général ou tout autre critère ? Prenez les oiseaux qui semblent différents et inspectez-les de plus près. Si une anomalie apparaît, voyez si c’est un cas isolé ou le signe d’un problème plus général et sous-jacent. Prenez aussi quelques individus au hasard pour les contrôler. Une anomalie n’est pas toujours visible à première vue.
Surveillez le système de distribution d’aliment et vérifiez que tous les oiseaux y accèdent pour se nourrir, et qu’aucun ne coure dans tous les sens sans but. Toutes les poules doivent avoir accès à la nourriture.
Cette poule n’est pas en bonne santé et représente un risque. Retirez-la du troupeau.
C h a p it re 1 : M i e u x o b s erver pour voir davantage
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Mise à profit des signes
Vous devez savoir quand il existe une probabilité de risque et conserver une longueur d’avance en l’éliminant ou en redoublant de vigilance. Oiseaux à risques Il y a toujours des oiseaux à risques dans un troupeau, par exemple des oiseaux à croissance diminuée. Ils seront les premiers à souffrir des maladies, pénuries d’eau et autres carences. Ce sont des signaux d’alarme qui vous préviennent quand quelque chose ne va pas. Il faut donc s’y intéresser de près. Ces oiseaux peuvent poser problème par leur aspect ou leur comportement et indiquent ainsi l’origine d’une anomalie. Observez bien les oiseaux à risques de votre exploitation et les problèmes associés, et voyez comment réagir rapidement.
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Mettez à profit ce que vous voyez pour améliorer la conduite de votre troupeau. Posez-vous les questions qui suivent à propos de tout ce que vous observez : 1. Que suis-je en train de voir (d’entendre, de sentir, de toucher) ? 2. Quelle en est la raison ? Comment l’expliquer ? 3. Que dois-je faire ? Est-ce que je peux en rester là ou faut-il agir ?
S’il correspond à une réalité, un signe sera répété. Réfléchissez à ce que vous voyez et à sa relation avec les circonstances de l’observation : Cela arrive-t-il souvent ? À des moments différents ? À des oiseaux différents ? Sur d’autres exploitations ? Allez l’observer par vous-même ou parlezen à d’autres. Renouvelez également l’observation dans la soirée et la nuit.
Des poules effrayées ou malades dans les nids souillent les œufs. 1. Observez-les en faisant autre chose ET sans rien faire d’autre.
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2. Observez le troupeau dans son ensemble,
Des poules effrayées ou malades dans les nids souillent les œufs.
puis les poules individuellement, puis à nouveau le troupeau. 3. Déterminez les moyennes et les extrêmes. 4. Inspectez l’avant, l’arrière et le milieu du bâtiment. Même chose pour la distribution d’aliment. Observez l’avant, le milieu et l’arrière de la mangeoire en train d’être remplie. Que s’y passe-t-il ? 5. Pratiquez vos observations en variant l’heure et dans différentes circonstances. 6. De temps à autre, restez immobile dans le bâtiment ; n’y circulez pas sans arrêt. 7. Identifiez les moments à risques, les oiseaux à risques et les endroits à risques.
Analyse de risque et action correctrice Risque
Action correctrice
Oiseaux à croissance diminuée
Baisse de production
Poules qui pondent au sol
Picage du cloaque Davantage de pontes au sol
Mettre à part ou éliminer les oiseaux les plus petits Éclairer les coins et autres endroits sombres pour les rendre peu attractifs (utiliser du cordon lumineux). Ramasser plus fréquemment les œufs au sol (le plus souvent possible). Déterminer le facteur de stress et l’éliminer. Éliminer ou séparer.
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Groupe à risques
Augmentation du nombre Poules craintives qui se perchent d’œufs déclassés sur ou dans les nids et sont vulnérables au harcèlement Souillure des nids
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Signes de p o u l e s
Endroits à risques Tout bâtiment avicole comporte des endroits à risques où il faut s’attendre à des problèmes. Ces lieux doivent systématiquement faire partie de vos inspections quotidiennes. Aménagez les endroits qui posent inutilement problème, comme les coins et endroits sombres, dus aux séparations entre sections ou autour des nids, les endroits à courants d’air, etc.
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Périodes à risques Certains moments dans la journée, la saison, ou encore lors d’une inspection peuvent comporter des risques. Parmi ces moments à risques bien connus et fréquents, on trouve toutes les étapes de la distribution d’aliment. Veillez à ce que votre mangeoire et sa bascule fonctionnent correctement. Une période à risques peut durer plusieurs jours ou semaines, comme la période de début de ponte des poulettes. Le risque ne concerne pas uniquement les oiseaux proprement dits, mais le fonctionnement de l’ensemble de votre système. Si vous donnez trop tôt accès aux nids, ils peuvent se contaminer. Trop tard, la ponte se fera hors nid. L’hiver est aussi à risque car il est plus difficile de conserver l’air ambiant et la litière du bâtiment avicole en conditions optimales. En été, poulets de chair et pondeuses sont sujets au stress thermique.
Choses observées incomprises Il arrive d’observer des situations dont l’explication n’est pas immédiate. Bien sûr, ce n’est pas parce qu’un signe reste obscur qu’il sera nécessairement nocif. On parle alors de choses observées incomprises (COI). Il faut donc en trouver la cause. Les plus instructives sont les situations positives dont vous aurez déterminé l’origine : en d’autres termes, vous aurez ainsi identifié les facteurs de réussite.
Signes indirects
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Un indicateur de la répartition des oiseaux la nuit sur les perchoirs est l’épaisseur des fientes déposées sous les caillebotis ou sur les divers convoyeurs à fiente. Une distribution irrégulière révèle un perchage irrégulier des oiseaux.
L’obscurité qui règne dans le bâtiment avicole risque d’entraîner la ponte au sol. Solution : des éclairages supplémentaires.
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Une trace écrite de vos observations
Demandez à vos conseillers de consigner dans votre livre de bord d’exploitation leurs propres observations.
C h a p it re 1 : M i e u x o b s erver pour voir davantage
Bon nombre de données sont enregistrées, mais en tirez-vous le meilleur parti ? Les observations à l’échelle du troupeau doivent au moins inclure un suivi précis et quotidien de la consommation d’eau et d’aliment. Les variations seront plus faciles à déceler si les observations sont toujours faites à la même heure dans la journée. Le plus souvent une variation prononcée de la consommation d’eau est la première indication d’un problème sanitaire ou alimentaire (p. ex. excès de sel). Ou encore c’est l’approvisionnement en eau proprement dit qui pose problème. Une croissance ou une réduction marquées de la consommation de nourriture doit également vous alerter. Cela peut être le signe d’un aliment hétérogène.
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Connaissez-vous vous-même
chef d’entreprise, tandis qu’un troisième fera tout par lui-même. Évaluez vos points forts et vos points faibles pour adapter votre démarche. Des conseillers pourront vous aider à déterminer ce que vous faites le mieux, et les conclusions à en tirer pour la conduite de votre exploitation. Autant confier à d’autres les tâches qui ne vous conviennent pas.
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Vous n’arrêtez pas de la journée : ramassage des œufs, inspections, paperasse, gestion de votre équipe, négociations avec clients et fournisseurs, etc. À chacune de ces tâches correspondent des éléments spécifiques de votre personnalité. Un aviculteur donné se verra essentiellement comme un éleveur, un autre plutôt comme un
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L’éleveur « animalier » se sent bien quand il travaille au milieu de ses poules. Mais se rend-il compte qu’il y a bien d’autres choses à faire ?
L’éleveur « ouvrier » se concentre sur le travail à effectuer. Il essaie d’améliorer les conditions de son élevage. Mais est-il également capable de déceler à temps les problèmes des poules ?
Pr
L’éleveur « gestionnaire » est attaché à l’organisation et à la direction de l’exploitation. Il vise un niveau de production élevé et des revenus en rapport avec les charges. Il dirige son équipe et entretient de bonnes relations avec ses conseillers, ses fournisseurs et ses clients. Mais passe-t-il assez de temps dans le bâtiment avicole ?
Le passage à un système alternatif Le passage d’un système en cages à un système de parcours en plein air ou à un système de volière suppose un bouleversement des méthodes d’élevage des volailles. Dans ces systèmes alternatifs, les soins quotidiens prennent deux fois plus de temps et d’attention. L’attention portée aux animaux revêt un aspect encore plus important. La solution recherchée consiste à créer des conditions où la volaille est aussi productive que possible. Il vous faut ainsi décider du lieu et de l’heure de la distribution d’aliment et de l’abreuvement, de quel type
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d’éclairage installer, et où, etc. Mais cela vaut aussi pour des tâches comme la collecte des œufs au sol. Tous ces éléments doivent former un tout bien organisé. Dans un système en cages, l’aviculteur fixe l’emploi du temps. Dans un système alternatif, c’est la poule qui décide. Et à chaque changement que vous introduisez, observez les réactions des poules. Ce sont elles qui diront si c’est une bonne mesure. D’ailleurs, pourquoi ne pas changer de type de poule ?
Signes de p o u l e s
Ce que veut la poule
L’effort fourni par une poule pour son nid au moment d’y déposer un œuf est égal à celui qu’elle met à se nourrir après huit heures de jeûne. Nous en déduisons alors qu’un nid est un besoin primordial pour la poule. De cette façon, on peut établir sa liste de vœux. Vous devez, en tant qu’aviculteur, donner la plus haute priorité à ce qui apparaît en haut de la liste.
ct ed
Chaque poule a des besoins de base que sont l’eau, la lumière, l’air, le repos, l’espace et la santé. Quels que soient le système d’élevage et la situation, il faut contrôler ces éléments pour que les besoins essentiels des poules soient satisfaits. Plus le système laisse de liberté aux animaux, plus le contrôle est important. En effet, même dans un système alternatif qui fournit à chaque poule assez d’espace vital, si les volailles se perchent les unes sur les autres, certaines en souffrent. La question est donc : Chaque poule a-t-elle assez d’espace en permanence ? Liste de vœux Pour créer un environnement optimal pour vos poules, la première étape est de connaître leurs besoins. Les chercheurs ont utilisé différentes méthodes pour déterminer leurs préférences. Ils mesurent les efforts qu’elles consentent pour obtenir quelque chose, par exemple en les obligeant à pousser une lourde porte, à se faufiler à travers un passage étroit, ou encore à picorer un bouton avec obstination. Il en résulte une idée assez exacte de leurs besoins.
Ces poulettes guettent le mur en attente de nourriture. Elles ont faim et l’heure de la distribution d’aliment approche.
ot e
de e t s Li ux vœ
Les cinq besoins fondamentaux de la poule :
Pr
id 1. N age ratt ir G 2. o erch 3. P in de a 4. B ussière o p ace ’esp l e 5. D al it v
1. Absence de faim, de soif ou de malnutrition 2. Absence d’inconfort climatique ou physique 3. Absence de douleur, de blessures et de maladies
4. Liberté d’exprimer des comportements normaux
5. Absence de peur et de stress chronique
Le règlement de l’Union européenne sur le bienêtre animal se fonde sur ces cinq besoins. J. Webster (1999)
De combien d’espace une poule a-t-elle besoin ? Pour manger 450 Pour boire 450 Pour le grattage et l’exploration 800 Pour se lisser les plumes 1,100 Pour un bain de poussière 1,100 Pour pondre 1,100 Pour le repos 550 Source: Houden van hennen
cm² cm² cm² cm² cm² cm² cm²
C h a p it re 1 : M i e u x o b s erver pour voir davantage
On peut voir à gauche l’espace dont a besoin une pondeuse pour exprimer son comportement naturel. Prenant en compte le temps passé par la poule à une activité donnée, le degré auquel les poules vont exprimer leur comportement naturel de façon simultanée, la distance idéale entre les poules à l’occasion de chaque activité, et, enfin, la disposition du bâtiment d’élevage, vous arriverez à une surface minimum, par oiseau, de 2 200 cm2. Dès lors, les systèmes d’élevage actuels ne peuvent être qu’un compromis entre les besoins des poules et ce que l’aviculteur peut offrir.
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Comportement des volailles
Les coqs L’influence des coqs sur le comportement des poules peut être positive. Un coq apaise les querelles entre poules. Les poules pratiquent l’exploration en compagnie des coqs. Il est également fréquent que les coqs accompagnent les poules vers/depuis leurs lieux de sommeil et les guident vers des nids convenables. Les coqs ne sont utiles que si coqs et poules s’acceptent mutuellement, c’est-à-dire s’ils ont grandi ensemble. Si ce n’est pas le cas, les coqs peuvent se retrouver refoulés à coups de bec jusque dans les nids. Veillez à introduire un nombre suffisant de coqs. Dans le secteur du poulet de chair (production de reproducteurs) coqs et poules sont fréquemment élevés séparément, aussi faut-il être particulièrement attentif quand ils sont mis ensemble.
ot e
ct ed
Il est primordial de comprendre le comportement de vos oiseaux, surtout s’ils ne sont pas en cage. Dans un système en cages, la volaille n’exprime guère de comportements, et certains des comportements observés sont sans véritables conséquences. Pour des poules en système alternatif, il existe des comportements susceptibles de provoquer des situations indésirables ou d’avoir des conséquences graves. Efforcez-vous de reconnaître à temps un comportement indésirable et de savoir comment en venir à bout. Plus important encore, il faut organiser la conduite de votre bâtiment et de votre troupeau de telle façon que des comportements indésirables, comme le piétinement mutuel des poules ou la ponte au sol, ne se manifestent pas.
Pr
Ce coq à l’allure impressionnante n’est pas harcelé par les poules. Dans ce troupeau, poules et coqs n’ont pas peur les uns des autres
Coq victime de picage. C’est la conséquence de l’absence de respect des poules envers le coq.
Comportement de groupe La poule est un animal social. Elle reconnaît environ 80 individus de son espèce et sait quels individus sont dominants au sein d’un petit groupe. Dans un groupe trop important, les poules sont incapables de distinguer clairement une hiérarchie de picage. Les groupes importants ont tendance à se subdiviser en plus petits groupes dont les membres se connaissent entre eux et observent une hiérarchie de picage établie. Ces sous-groupes vont généralement rester dans des zones spécifiques du bâtiment avicole. Des individus sans appartenance à un groupe et sans place définie
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dans une hiérarchie de picage vont et viennent d’une zone à l’autre. Les poules les plus grosses, ou avec les plus grosses crêtes, ont un rang plus élevé. Les poules les plus faibles ou piquées par les autres se réfugient sous les caillebotis, dans les nids et sur les étagères. Lors de vos inspections, veillez plus particulièrement à ce type d’endroits pour mieux visualiser ce problème. Pour prévenir ce comportement, créez des refuges et des lieux de repos supplémentaires, par exemple sur la rangée supérieure (avec apport d’eau seulement) ou en installant des perchoirs sur les caillebotis
Signes de p o u l e s
Pour une poule, pondre son œuf tous les jours est toute une affaire. 1. La poule entre dans le nid. 2. Elle y reste assise, pendant une bonne demiheure, souvent les yeux clos. 3. Elle devient de plus en plus nerveuse, relevant la queue à plusieurs reprises et étalant les plumes de son ventre. 4. D’un coup elle se dresse et écarte les pattes. 5. Elle pousse à intervalles réguliers et l’œuf commence à émerger. 6. L’œuf tombe, encore humide et suivi d’une membrane rouge. 7. En quelques secondes la membrane se rétracte et le cloaque se referme. 8. La poule se tient debout au-dessus de l’œuf et se repose, bec ouvert, en haletant. 9. Elle inspecte l’œuf et quitte le nid, parfois en caquetant bruyamment. 10. La poule mange, boit, et reprend son train-train quotidien. Les phases 3 à 6 ne prennent en général pas plus de 30 secondes. Durant la ponte, les poules sont vulnérables et doivent être laissées en paix.
ot e
Programme quotidien
Pondre un œuf
ct ed
Un programme quotidien strict pour les poules pondeuses Une poule en liberté commence sa journée en s’alimentant et en inspectant son nid. Puis elle pond un œuf. En milieu de journée, elle prend du repos et un bain de poussière. En fin de journée, son comportement de grattage et d’alimentation atteint un maximum. Si du picage de plumes est constaté, ce sera en général en fin de journée. C’est donc dans l’après-midi qu’il est important d’apporter de la distraction aux oiseaux. Faites vos inspections également à d’autres moments, par exemple après la distribution d’aliment ou le soir, quand les poules sont perchées. Les poules sont de tempérament routinier et font les mêmes choses aux mêmes moments de la journée. Si vos inspections se font de façon trop répétitive, vous pouvez passer à côté de signaux importants parce que le comportement correspondant n’est pas exprimé lors de vos visites. Par exemple, la gêne occasionnée par les poux rouges ne pourra être observée qu’après que les oiseaux se seront perchés pour la nuit. Il sera parfois nécessaire d’observer les poules en mouvement pour pouvoir repérer les animaux morts ou inertes. Commencez donc vos rondes lorsque débute la distribution d’aliment.
Nuit
Matin
Après-midi Soir
Lissage
Pr
Sommeil
Nuit
Sommeil
Accouplement
Alimentation
Bain de soleil
Alimentation
Ponte Bain de poussière
C h a p it re 1 : M i e u x o b s erver pour voir davantage
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Besoins comportementaux : travailler et manger Les poules passent la plus grande partie de leur temps à explorer leur environnement à la recherche de nourriture. Pour elles, se nourrir et gratter le sol sont indissociables. À l’état sauvage, cela représenterait la moitié de leur temps. Même alimentées par une mangeoire automatique, elles aiment encore gratter le sol ici et là et entre les repas. Veillez à ce qu’elles puissent le faire en leur fournissant une litière propre et sèche. Elles seront alors moins enclines à s’arracher réciproquement les plumes.
Grattage ou grattouillis ?
ct ed
Le mot « grattage » est utilisé de plusieurs façons. Les scientifiques l’emploient pour désigner l’exploration à la recherche de nourriture, tandis que pour certains aviculteurs, il s’agit de « se trémousser dans la litière ». Pour les scientifiques, cette dernière activité est nommée le « bain de poussière ».
Utilisation du temps des poulets selon leur environnement Type de poulet
Poulet de brousse (poulet sauvage) Poulet sauvage Pondeuse Pondeuse
Nature
% de temps % de compor- % de comportepassé à explorer tements anor- ments de repos et à se nourrir maux 50 0 < 50
Zoo
60
0
10
Nid posé au sol
18
0
3
Cage
22
0
8
Nature
53
0
39
Parentaux de poulets de chair
Non rationné
8
0
50
Parentaux de poulets de chair
Rationnement
<1
32
6
Paille
10
0
70
ot e
Poulets issus de mères sauvages
Environnement
Poulets de chair
Source : P. Koene, in Bels, 2006
Pr
Poulets de chair et leurs parentaux
16
Un poulet de chair est inerte la plupart du temps. Les races à croissance rapide, en particulier, passent jusqu’à 70 % de leur temps posées sur le sol. Leurs parentaux, avec une alimentation illimitée, sont également très peu actifs et si leur alimentation est rationnée, leur vie se met à tourner autour de l’horaire et de la quantité des repas. Comme ils passent moins de dix minutes par jour à manger, le temps de la prise alimentaire occupe moins de 1 % du tableau ci-dessus. Ces oiseaux consacrent ainsi leur temps à l’expression de comportements anormaux tels que l’hyperactivité, le picage dans la mangeoire vide, les déplacements dans tous les sens, l’abreuvement et l’agressivité excessifs. Chaque oiseau doit donc disposer d’assez d’espace pour se nourrir et éviter les blessures induites par le picage et le grattage.
Signes de p o u l e s
ct ed
Besoins comportementaux : lissage des plumes, bains de poussière Les poules conservent leur plumage en bon état en le lissant et en prenant des bains de poussière. Le lissage transfère la graisse des glandes de lissage vers les plumes. Le bain de poussière aide à l’entretien du plumage. La qualité des plumes en est améliorée : elles ne s’agglutinent pas et conservent mieux la chaleur. Les bains de poussière empêchent les plumes de devenir friables, diminuant leur perte par cassure. Ce comportement commence entre le 4e et le 6e jour. Le bain de poussière est un comportement stéréotypé, toujours exprimé de la même façon, c’est-à-dire avec les mêmes comportements individuels se succédant dans le même ordre. C’est également une occasion de sociabilité. Le bain de poussière n’est possible que sur une litière à la granulation suffisamment fine, comme du sable ou de la tourbe. Les copeaux de bois ou la paille ne sont pas adaptés. Le bain de poussière se justifie aussi financièrement : un plumage sain est bon pour la poule et permet d’économiser sur la nourriture. Mais pour permettre le bain de poussière dans un système en cages, il faut des aménagements spéciaux qui pèsent sur les coûts.
La poule hérisse ses plumes pour bien faire pénétrer la litière.
Pr
ot e
Les phases du bain de poussière : 1. Préparation : la poule hérisse ses plumes et s’assied sur le sol. 2. Ébouriffage des plumes : l’oiseau gratte le sable tout autour de lui de façon qu’il retombe sur les plumes hérissées. L’opération est plusieurs fois répétée. 3. Tortillements : la poule se couche sur le côté et se tortille dans tous les sens. Il arrive qu’elle se livre à un nouvel ébouriffage. 4. Ébrouement : la poule se dresse, hérisse ses plumes et imprime une secousse violente à son corps et à ses ailes.
Le bain de poussière n’est efficace que si toutes ces étapes sont respectées. Si vous vous apercevez que vos poules ne peuvent dépasser les stades 1 et 2, il s’agit d’une insuffisance de litière fine. Il se peut également que les poules soient perturbées.
Puis elle laisse la litière faire son office dans son plumage.
C h a p it re 1 : M i e u x o b s erver pour voir davantage
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Anatomie Quand vous discutez avec votre conseiller ou votre vétérinaire, efforcez-vous d’utiliser le bon vocabulaire pour éviter toute confusion. Et pour détecter les anomalies, il vous faut tout d’abord être capable d’identifier un oiseau normal.
aile glande uropygienne (glande de lissage) queue cloaque ventre tarse coussinet plantaire doigt griffe
ct ed
3
12 13 14 15 16 17 18 19 20
1 bec 2 narines 3 crête 4 oreille 5 oreillon 6 barbillon 7 cou 8 nuque 9 dos 10 épaule 11 poitrine
2
4
5
14
8
1 6 7
10
13
ot e
9
15
11
Pr
12
16
17
19
20
18
18
Signes de p o u l e s
2
3
1 5
4
Squelette
8 7 9 10
12 os du croupion (pygostyle) 13 ischion 14 pubis 15 fémur 16 péroné 17 tibiotarse 18 jarret 19 métatarse 20 sternum (bréchet) 21 clavicule
ct ed
6
1 crâne 2 orbite de l’œil 3 cavité nasale 4 narines 5 vertèbres cervicales 6 vertèbres dorsales 7 radius 8 métacarpe 9 cubitus 10 humérus 11 bassin
21
11 12
20
15 13
17
14
ot e
16 19
18
4 5 1
16
2
3
Pr
15
Organes internes 1 2 3 4 5 6 7 8 9
poumons cæcum ovaire reins oviducte cloaque rectum intestin grêle duodénum
10 11 12 13 14 15 16 17 18
pancréas foie vésicule biliaire rate cœur jabot trachée proventricule gésier
C h a p it re 1 : M i e u x o b s erver pour voir davantage
14
6
12 17
13
7
11
8
18
10 9
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Les sens Pour l’essentiel, les sens des poules fonctionnent différemment de ceux des humains. Leur vue, par exemple, est beaucoup plus acérée, mais leur ouïe l’est plutôt moins. Il se peut que la poule détecte des éléments auxquels l’homme est aveugle, par exemple le champ magnétique terrestre. Nez - odorat L’odorat des poules est développé, mais pas autant que celui des mammifères. Elles s’en servent pour chercher leur nourriture et pour reconnaître les individus de leur espèce. Non seulement elles savent reconnaître différentes substances à haute concentration telles que l’ammoniac ou le dioxyde de carbone, mais cela leur est douloureux en raison de certains nerfs spécifiques.
ct ed
Langue - goût Les poules ont des papilles gustatives. Celles-ci sont au plus 350 là où un humain en a 9 000. Elles peuvent, comme nous, distinguer le sucré, le salé, l’acide et l’amer, mais leurs préférences diffèrent des nôtres.
Yeux - vue Une poule peut distinguer beaucoup plus de détails et de couleurs que l’homme, et faire davantage d’observations à la seconde, comme percevoir le clignotement d’un tube fluorescent à 105 Hz. Elle voit la lumière ultraviolette et est plus sensible que nous aux autres couleurs. Ce qui pour l’humain est une lumière blanche peut sembler bleu clair ou rouge à une poule, en fonction de la source lumineuse.
ot e
Bec - toucher Le bec d’une poule est sensible aux contrastes tactiles (dur/mou, chaud/froid), aux différences de texture (lisse/rugueux) et à la douleur. L’extrémité du bec est la zone la plus sensible. Le limer ou le couper est donc douleureux.
Champ de vision
Pr
Les volailles ont une vision panoramique sur environ 300°, mais le recouvrement entre les deux yeux est très limité. Elles ne voient en relief que dans un angle très serré (en vert sur le schéma). En entrant dans un bâtiment avicole, on voit parfois toutes les poules hocher brièvement la tête simultanément. Il est probable que cela leur permet une meilleure perception visuelle (avec le relief).
Oreilles - ouïe Les poules perçoivent les fréquences sonores de 15 à 10 000 Hz. L’oreille humaine monte jusqu’à 20 000 Hz et peut donc percevoir des tons légèrement plus aigus qu’une poule. Les sons émis par une poule varient entre 400 et 6 000 Hz.
Vibrations transmises par le sol et par l’air Des organes sensoriels situés dans les pattes et, dans une moindre mesure, dans la peau, permettent aux poules de déceler des vibrations transmises par le sol et par l’air. Elles peuvent ainsi détecter des prédateurs qui rôdent dans l’obscurité.
Champ de vision sans relief
Perception du relief 20
Signes de p o u l e s
Sons émis par les poules On a pu identifier 30 sons différents. Voici la description d’une partie de leur répertoire. Être capable de distinguer ces sons vous permettra de détecter nombre de signaux. Vous pourrez ainsi avoir l’esprit tranquille ou déceler à temps les problèmes. Des sons inhabituels, comme le reniflement, sont souvent un indice de maladie.
Écarte-toi ! Il existe divers sons émis par les poules dans toutes sortes de situations. On peut tous les traduire par « Écarte-toi ! » ou « Hors de mon chemin ! », lorsque par exemple elles se font bousculer en se rendant au perchoir, si elles veulent éconduire un coq trop insistant, ou encore quand un humain pénètre dans le nid ou s’approche de la zone de grattage.
ct ed
Gloussement/chant Une poule glousse pour exprimer un souhait ou un besoin, par exemple juste avant de pondre, dans l’attente de la nourriture, ou quand la porte s’ouvre. Un gloussement persistant indique la frustration.
Cri de douleur Le cri de douleur ressemble au cri de frayeur, mais moins fort. On peut l’entendre quand la poule est empoignée ou qu’elle se fait arracher une plume. En général, c’est un cri isolé.
Caquetage Les poules produisent un caquet d’avertissement à mi-voix quand un danger se précise. Quand celui-ci s’éloigne, le caquètement se fait plus sonore. On peut parfois entendre le caquètement bruyant chez des poules qui viennent de pondre et sortent du nid.
Roucoulement Une poule roucoule juste avant de s’endormir s’il lui semble encore voir ou entendre quelque chose.
Pr
ot e
Cri de frayeur Quand une poule est attrapée, elle peut pousser de grands cris. Elle peut continuer jusqu’à ce que vous la reposiez à terre.
Cris d’alarme Les sons émis diffèrent selon la nature du danger (dans les airs ou terrestre), mais aussi selon la sévérité de la menace. Une tourterelle est signalée différemment d’une buse, et une buse différemment d’un renard.
Les jeunes poulettes produisent également différents sons. Le plus caractéristique est le piaulement sonore qui indique que quelque chose ne va pas : la poulette a froid ou (en milieu naturel) a perdu sa mère de vue.
C h a p it re 1 : M i e u x o b s erver pour voir davantage
Le chant du coq peut avoir diverses significations. C’est un chant de parade ou un cri de guerre ; il sert à marquer le territoire et veut parfois dire « Attention, coq dans les parages ! » ou, après avoir essuyé une défaite, « Je suis encore là ! ».
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Vérifications individuelles sur les oiseaux
• L’attitude. La poule doit se tenir bien droite. Les poules toutes recroquevillées sur elles-mêmes ne sont pas bien. Si une poule reste longtemps sur une patte, elle a peut-être mal au ventre. • Les pieds. Il est bon d’avoir des écailles lisses et luisantes, mais si elles sont vraiment très sèches, c’est un indice de déshydratation généralisée. • Crête et barbillons. Une crête en bonne santé est droite et bien rouge. Il doit aussi y avoir une bordure rouge autour de l’œil. • Les yeux. Des yeux humides ou des paupières tombantes sont un indice d’inflammation des voies respiratoires. • Le nez et les sinus. Un nez obstrué ou humide et des sinus gonflés signalent une infection des voies respiratoires. • Le bréchet. Il peut se briser à la suite d’un accident. La fragilité du bréchet a pour origine une carence en calcium, en phosphore ou en vitamine D dans l’alimentation, ou encore une mauvaise assimilation au niveau intestinal.
ot e
ct ed
Veillez à toujours « prendre le pouls » du troupeau au cours de vos inspections, par exemple en ramassant 20 poules chaque semaine et en les examinant à la recherche d’anomalies. Choisissez-les dans plusieurs parties du bâtiment, et, si elles sont en cage, dans différentes rangées. Il n’est pas nécessaire de tout contrôler à chaque fois, mais apprenez à vérifier de plus en plus d’aspects différents avec le temps. Prenez note des observations qui vous ont étonné, pour vérifier s’il y a une évolution la prochaine fois.
Autres points à vérifier
En cas de sons anormaux, détectez les nez qui coulent et la présence de mucus ou autre signes d’inflammation au niveau de la gorge.
Pr
Quand vous prenez une poule au sol, si elle est Un os qui fait une excroissance pointue ou en bonne santé, elle doit présenter une certaine un manque de chair indique une carence en résistance ; vous en ressentez la force dans protéines. les ailes.
Des coussinets digitaux enflés ou croûteux indi- Des articulations raides ou chaudes sont sans quent une litière humide ou abrasive, ou encore doute enflammées. avec des excroissances acérées.
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Vérifier l’humidité du cloaque. Si l’espace entre les os du pubis a moins de deux doigts de largeur, la poule n’est pas en période de ponte. Chez une bonne pondeuse, les os du pubis peuvent être bougés sans résistance et sont distants de plus de deux doigts. Signes de p o u l e s
avec une bascule automatique, pour déceler toute variation au jour le jour. Signes de maladie peu perceptibles En cas de maladie sérieuse, vous remarquerez immédiatement les symptômes. Contrairement à d’autres affections, comme la bronchite infectieuse, qu’il n’est pas possible de déceler simplement en regardant les animaux. Vous constaterez plutôt une baisse de la consommation d’eau et de nourriture ou une variation de la coloration de la coquille des œufs, ou encore la présence de défauts sur ceux-ci. Si les poules se mettent à pondre moins, ou plus tard dans la journée, cela signifie que quelque chose ne va pas et que vous l’avez laissé passer.
ot e
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Poids et homogénéité Le poids, et surtout le poids en viande, sont des indices de l’état général de la volaille. L’homogénéité de l’élevage – en termes de variations de poids mais aussi de calibre des œufs – est un critère-clé de qualité pour la gestion de votre entreprise. Il s’agit de votre capacité à donner à chacun de vos oiseaux – qu’il soit à l’avant, au fond, en haut, en bas du bâtiment et quel que soit son rang hiérarchique – une alimentation suffisante en quantité et en qualité. Contrôlez la composition corporelle (épaisseur de viande) de chaque oiseau. Si certains endroits du bâtiment, comme le niveau inférieur, sont occupés par des poules, vérifiez qu’elles reçoivent assez d’aliment. Restez vigilant. Pesez les poules, de préférence
La bascule à l’intérieur de cette cage a la forme d’un perchoir et les poules l’utilisent volontiers.
Dans les systèmes de cages composés d’étages à différentes hauteurs, la température est plus élevée aux étages supérieurs qu’en bas. Les poules logées en bas devront recevoir davantage d’alimentation d’entretien que celles des étages supérieurs. Une règle simple : une poule a besoin d’un gramme de plus de ration quotidienne par degré de température en moins.
Les fientes
Pr
Une poule produit des fientes de deux types : intestinales et cæcales. Les fientes intestinales sont solides, sous une couche blanche d’urates. Une fiente caecale est plutôt une pâte, ferme et luisante, dont la coloration va du brun au vert foncé. Une fiente est anormale si elle est d’un blanc laiteux, verte, jaune ou orange, ou si elle contient du sang. De même si elle n’est pas assez ferme, trop humide, mousseuse, ou mal digérée (couleur ou éléments de l’aliment encore visibles).
Fèces intestinales
C h a p it re 1 : M i e u x o b s erver pour voir davantage
Fientes cæcales
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Chapitre 2
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ct ed
La poule et son environnement
Cage ou sol : il y a un monde entre les deux systèmes. En cages, c’est principalement l’aviculteur qui mène la barque. Dans les systèmes alternatifs, ce sont les poules qui décident et il vous reste à vous, l’aviculteur, à réagir en conséquence. Vous pourrez piloter leur comportement avec l’aliment, l’eau, la
La bonne conduite de l’élevage suppose de se mettre à la place des poules pour s’en occuper comme il faut.
lumière, et d’autres facteurs.
Un logement idéal
Pr
Une poule préfère avoir un environnement cloisonné avec une zone bien délimitée pour chaque activité : repos, ponte, grattage, prise d’aliment et de boisson, bain de poussière. Pour le repos, la ponte et le bain de poussière, il lui faut des endroits tranquilles où elle ne sera pas dérangée par les allées et venues des autres poules. Bien entendu, un environnement sain impose également les niveaux adéquats de température et de lumière, et les quantités nécessaires d’air, de nourriture et d’eau.
Ces perchoirs sont tout en haut du bâtiment, sans aucune autre installation. Les poules qui s’y reposent ne sont pas dérangées, et y trouvent réellement paix et tranquillité.
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Signes de p o u l e s
Choisir un système qui vous conviendra
Points à prendre en compte pour les systèmes alternatifs
Le choix d’un système d’élevage n’est pas qu’un choix financier. De nombreux autres critères entrent en jeu, comme le temps dont vous disposez et le genre de travail que vous aimez faire. Il n’y a pas de système « blanc » ou « noir ». Comparez les possibilités et prenez en compte le pour et le contre de chacun, sans oublier de réfléchir à ce qui constitue le pour et le contre pour vous-même.
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● L’aviculteur dispose de moins de temps libre, parce que le travail est moins susceptible d’être délégué à d’autres. ● Quand il y a un souci, les conséquences sont plus sérieuses. ● Vous devez être davantage conscient du comportement de vos volailles et capable d’y répondre. ● Vous devez passer davantage de temps dans le bâtiment avicole avec les poules, et donc en faire plus par vous-même. ● La transition entre la fin de la croissance et le début de la ponte doit être invisible ; voyez avec votre fournisseur. ● Dans un système alternatif, les systèmes de ventilation ne fonctionnent pas de la même façon : • poules moins nombreuses, générant moins de chaleur ; • plus de sensibilité à l’influence du temps qu’il fait ; • impossibilité de baser la ventilation sur une dépression pour un parcours.
Inconvénients d’un passage à un système alternatif 1. Ponte au sol 2. Déshydratation des poules 3. Mues des poules quand l’eau ou la nourriture font défaut 4. Quand il y a un souci, les conséquences sont plus sérieuses. Par exemple, dans un système alternatif, une infection peut se répandre rapidement à travers tout le bâtiment avicole.
Permis de conduire
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« Si on compare l’élevage de poules en cages à la pratique du vélo, élever des poules au sol serait plutôt comme conduire une voiture, et l’élevage en volière, comme conduire un camion. Et pour faire de la volaille bio, il faut une licence de pilote. »
Un aviculteur
Les infections se répandent plus vite dans un bâtiment avec des poules en système alternatif que dans un système en cages, du fait que les poules circulent à travers l’ensemble du bâtiment.
Différences entre les systèmes d’élevage
Bien sûr, il s’agit essentiellement d’un tableau théorique. En tant qu’aviculteur, vous avez votre propre préférence concernant la méthode spécifique pour élever les poules. Si vous mettez des poules dans un système alternatif sans vraiment y croire, vous allez au-devant d’ennuis. Cage/cage enrichie ++
Colonie
Main-d’œuvre
++
Sécurité opérationnelle Temps libre
Volière
++
+
Parcours à l’air libre -
+
+/-
+/-
-
-
+/-
++
+
+
+/-
+/-
++
++
+
+/-
-
-
Pr
Coûts
Système au sol traditionnel +/-
Bio --
Santé animale
+
+
+/-
+/-
-
-
Poussière
+
+
--
--
--
--
+
+
-
+/-
-
-
Qualité sanitaire de l’œuf
Ammoniac dans le bâtiment
++
++
+/-
+/-
-
-
Comportement naturel
--
-
+
+
++
++
Image
--
-
+
+
++
++
Notes : ++ très bonne, + bonne, +/- moyenne, - mauvaise, -- très mauvaise
C h a p it re 2 : L a p o u l e e t son environnement
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Astuces pour l’accueil des nouvelles venues
Emménager dans un nouveau logis perturbe beaucoup les volailles, aussi est-il important de tout faire pour qu’elles se sentent rapidement chez elles. Imaginez que ce sont des amis en visite : vous allez leur offrir un verre et un en-cas dans une pièce accueillante. C’est la même chose quand vous accueillez vos nouvelles poules. Elles ont fait un long voyage pour arriver à leur nouvelle demeure. Faites en sorte que leur arrivée soit tranquille et réconfortante. Par exemple, veillez à ce qu’elles puissent tout trouver sans difficulté et que la température soit adaptée. Vous aurez ainsi plus de chances d’avoir un bon cycle de production et moins de problèmes. Au fond, vous êtes simplement en train de continuer leur élevage de poulettes. Vous ne devenez un éleveur de poules pondeuses que lorsque le premier œuf est pondu ; auparavant, vous êtes un éleveur de poulettes.
Pr
ot e
ct ed
● Veillez à ce que le bâtiment avicole soit approvisionné en eau et nourriture avant de décharger les poules. ● Rentrez les nouvelles pondeuses dans le bâtiment de ponte au matin, de préférence tout près de la mangeoire et de l’abreuvoir. Il est bon de laisser la lumière allumée plus longtemps le premier jour. ● Appliquez le même programme d’alimentation et d’abreuvement que lors de la phase de croissance, en coordonnant l’horaire de distribution d’aliment. Le premier apport d’aliment dans le bâtiment de ponte devra être identique à celui utilisé dans le bâtiment d’élevage au cours des dernières semaines. Ne les faites pas passer d’un concassage grossier à un concassage fin. ● Adoptez le même niveau et le même horaire d’éclairage que dans le bâtiment d’élevage. Pour prévenir des retards et des manques de production, l’intensité lumineuse et la durée du jour ne doivent pas être moindres que ce dont bénéficiaient les oiseaux en fin de stade de croissance. Un accroissement brutal de la luminosité les rend nerveux. ● Encouragez le mouvement et l’activité en parcourant le bâtiment à intervalles irréguliers. Pendant les premiers jours après l’arrivée des poules, chassez celles que vous trouverez aux niveaux dépourvus d’eau et de nourriture, de façon à empêcher que certains individus ne souffrent de déshydratation ou de malnutrition. ● Dans la soirée, entrez dans le bâtiment pour ramasser les poules et les installer dans le local d’isolement. Cela les empêchera aussi de pondre au sol. ● Mettez des marches en caillebotis pour faciliter l’accès des poules au local d’isolement. ● Vérifiez que la température est bien réglée (18 °C) et qu’il y a abondance de litière. ● Ayez en tête l’effectif et l’âge des poules que vous faites entrer en production. ● Examinez soigneusement les oiseaux (poids, homogénéité). À quel stade de mue sont-ils ? ● Relâchez les poules dans le local d’isolement, ou laissez-les sortir d’elles-mêmes de leurs caisses. ● Vérifiez la répartition des oiseaux dans le bâtiment.
L’emménagement
18 °C est une température confortable pour un bâtiment avicole. Si nécessaire, mettre un peu de chauffage avant l’arrivée des poules. Après tout, elles sont à jeun depuis un certain temps et sont donc plus vulnérables au froid, d’où le risque d’un mauvais démarrage.
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Le système d’abreuvement du bâtiment d’élevage doit être semblable à celui du bâtiment de ponte. Si vous avez un système à pipettes, il est important que de l’eau en goutte visiblement, de façon à identifier la source d’eau. La couleur de la pipette peut également jouer un rôle ; il peut alors être utile d’avoir quelques pipettes de la « couleur d’élevage ». Signes de p o u l e s
Les perchoirs
Positionnement des perchoirs
Les poules se perchent en hauteur pour être hors de portée des prédateurs et les conflits sont résolus plus vite quand les poules peuvent se réfugier sur un perchoir. L’environnement est ainsi plus calme. La loi exige un minimum de 15 cm de perchoir par poule (18 cm sur un élevage bio). Les perchoirs en métal ou plastique sont très résistants et restent propres. Ceux en bois sont vite souillés de fiente et sont un véritable nid à poux rouges.
ct ed
Dans les cages, les perchoirs ne doivent pas gêner et empêcher les poules de marcher sur les caillebotis. Ils doivent être au moins à 6 cm au-dessus du caillebotis, de façon à laisser les œufs rouler dessous.
ot e
Les perchoirs en hauteur se remplissent en premier. Si ce n’est pas le cas, il y a un problème.
Bon : des arêtes arrondies et une largeur suffisante pour soutenir les doigts.
Pr
Avec l’âge, une poule peut voir son bréchet se ramollir. Le bréchet devient aussi poreux, par manque de calcium, de phosphore ou de vitamine D3. Dans ces conditions, la station perchée peut conduire à des déformations du bréchet.
C h a p it re 2 : L a p o u l e e t son environnement
Mauvais : une section ronde et difficile à agripper. Elle est de plus trop mince, fournissant un soutien insuffisant et encourageant une croissance excessive des griffes.
Bon : des arêtes arrondies et une largeur suffisante pour soutenir les doigts.
Mauvais : un perchoir trop étroit ne donnant pas assez de prise aux doigts.
Mauvais : un perchoir trop étroit que les doigts de la poule ne peuvent agripper.
Tous les perchoirs ne se valent pas. La meilleure forme est un perchoir plat en dessus, avec les arêtes arrondies. La poule peut ainsi y assurer sa prise.
REGARDER-RÉFLÉCHIR-AGIR Une veilleuse pour des poules ? On voit sur cette photo un bâtiment volière éclairé uniquement par les lumières du local d’isolement. C’est une bonne astuce pour attirer les poules dans le système pour la nuit. On y parvient de deux façons : en utilisant un éclairage à intensité variable, ou bien en procédant à l’extinction par groupes de lampes, en commençant en bas du système et en allant vers le haut, laissant pour la fin les lumières « appâts » tout en haut. Veillez à ce que ces dernières surplombent exactement les zones de repos, pour qu’elles attirent bien les poules vers les perchoirs. Comme il ne faudrait pas que toutes les poules s’entassent sous les lampes, ne les laissez pas allumées trop longtemps.
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La litière La litière répond à deux besoins de base de la poule : le grattage et le bain de poussière. Pour une poule, le grattage du sol est indissociable de la prise de nourriture. Le bain de poussière lui sert à conserver un plumage propre et sans parasites. Le bain de poussière réduit le risque de voir les
plumes devenir friables et cassantes, et leur permet donc de durer plus longtemps. On économise ainsi sur la nourriture. Les copeaux de bois et la paille donnent une litière convenant au grattage, mais, pour le bain de poussière, il est nécessaire d’avoir des particules plus fines, comme du sable.
ot e
ct ed
Conserver des griffes bien nettes Dans un système alternatif, les griffes restent courtes, car les poules grattent leur litière et courent sur le sol de ciment. Dans une cage, la seule manière pour que les poules conservent des griffes courtes est de leur fournir des installations ad hoc, comme des bandes de matériau abrasif posées sur le panneau de protection des œufs, sur lesquelles les poules vont et viennent en se nourrissant. Ce type de matériau est obligatoire dans les cages. Les matériaux répondant à ces exigences sont les pâtes abrasives, les bandes métalliques rugueuses et les bandes de pierre abrasive. Les panneaux de protection des œufs perforés sont légèrement moins efficaces et ne sont réellement utilisés que pour les poules marron, dont les griffes poussent plus lentement. Les bandes adhésives sont bon marché, mais ne durent généralement pas plus d’un cycle de ponte.
Les griffes de ces poules sont trop longues. Posez des bandes abrasives neuves.
Pr
Le bonheur du bain
Sur cette photo, on voit des poules sur un tapis à litière à l’intérieur d’une cage colonie. Elles sont très occupées à profiter de la litière qu’on vient de leur distribuer. Pour que celle-ci soit mieux adaptée aux bains de poussière, elle est déposée sur le tapis à partir du tuyau qu’on voit au fond de la cage. Normalement, cela doit se faire plusieurs fois par jour. Un avantage additionnel est la réduction du risque de tirage de plumes.
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Ces oiseaux ont de la litière, mais si le troupeau est trop nombreux ou comporte trop de tireuses de plumes, leur comportement de bain de poussière subit des interruptions trop fréquentes, de sorte qu’elles n’en tirent pas tous les avantages possibles.
Signes de p o u l e s
ct ed
Propre et sec Les produits emballés tels que copeaux de bois et paille hachée doivent être entreposés à l’intérieur ou sous couvert, sur des palettes pour les empêcher de prendre l’humidité. Évitez d’endommager l’emballage ; le risque de contamination et de parasitage sera ainsi réduit. La fibre de bois livrée en vrac doit être stokée au sec. Couvrez-la avec du textile perméable à l’air pour empêcher la contamination par les oiseaux sauvages et la formation de moisissures dues à la condensation. Dans tous les cas, la lutte contre les nuisibles est indispensable.
Une botte de paille ou de foin permet aux poules de picorer et de gratter. Elles vont la réduire en miettes.
Avantages et inconvénients des matériaux pour litière pour poules pondeuses Matériau de litière
Formation de poussière
Disponibilité
Santé des volailles
Bain de poussière
Absorption d’humidité
-
+/-
+/-
+
++
--
+/-
Risque de blocage du jabot
+
+
Paille de blé hachée (2)
-
++
+/-
-
+
Paille de colza hachée (2)
+
++
+/-
-
++
Rafles de maïs (2)
--
++
Bon pour l’intestin grâce au taux d’acidité. Limite les lésions des pieds
+
+/-
Tourbe (3)
+
-
Limite les lésions des pieds. Risque d’obstruction du jabot
++
++
Paille de luzerne
+
+
Effet positif des fibres brutes sur la santé intestinale
-
+/-
Sable (4)
+
Améliore le fonctionnement du gésier. Risque de contamination par pathogènes
++
--
Copeaux de bois (1)
Pr
ot e
Sciure de bois (1)
++
++ très positif, + positif, +/- moyen, - négatif, -- très négatif (1) Les produits du bois sont moins disponibles depuis plusieurs années et sont désormais saisonniers. L’offre est limitée en hiver. (2) Ces produits peuvent contenir des spores de moisissures. Plus ils sont entreposés de façon inadéquate ou dans des endroits humides, plus le risque de moisissure est élevé. Le fumier de volaille contenant de la paille et du maïs est meilleur pour le sol que celui contenant des copeaux de bois, même s’il risque de contenir des semences de mauvaises herbes. (3) La tourbe est extraite dans des régions comme la Scandinavie ou les Balkans ; elle peut comporter de fortes teneurs en métaux lourds. (4) Si les poulets mangent trop de sable, il peut y avoir des problèmes à l’abattoir ou pour incinérer les fientes.
C h a p it re 2 : L a p o u l e e t son environnement
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Maîtrise de l’ambiance
ct ed
L’air ambiant d’un bâtiment est déterminé par une combinaison de température, de vitesse et de composition de l’air, de poussières et de lumière. Ces divers facteurs s’influencent l’un l’autre. Demandez à un spécialiste de vérifier l’ambiance et l’ordinateur de contrôle d’ambiance, une ou deux fois par an. Ce spécialiste connaît bien ces systèmes et leur fonctionnement. Le réglage optimum pourra parfois être différent de celui recommandé par le constructeur. Il pourra aussi déceler des changements intervenus au niveau des capteurs, indiquant que la maîtrise de l’ambiance n’est plus optimale. Rester cependant attentif aux signes de bonne ou de mauvaise qualité de l’ambiance. Par exemple, quand les poules évitent certains endroits ou se grimpent les unes sur les autres ou si cela sent le moisi. On s’habitue vite à un air vicié, aussi tenez surtout compte de l’impression ressentie en entrant dans le bâtiment.
Au moment de régler la température, tenez compte de l’état du plumage des poules. Des poules déplumées ont besoin de davantage de chaleur.
Les flux d’air dans une volière
Bon
ot e
Mauvais
Pr
Une mauvaise circulation d’air peut survenir dans un bâtiment avec relativement peu d’oiseaux et un nombre proportionnellement important d’obstacles. L’air ne circule pas comme il convient dans une volière manquant de hauteur. Il y a aussi des « angles morts » en plein milieu du bâtiment.
30
Il y a largement assez d’espace au-dessus des niveaux pour laisser l’air pénétrer jusqu’au milieu du bâtiment. Le risque d’avoir des « angles morts » est donc limité. Vous pouvez également amener l’air directement au milieu du bâtiment avec des tuyaux ou des conduits venant du dehors et courant le long du plafond.
REGARDER-RÉFLÉCHIR-AGIR Quel est le problème que pose ce capteur de température ? Ce capteur thermique se situe au niveau du perchoir supérieur. Il est trop haut. Pour une mesure exacte de la température, il est important que les capteurs enregistrent la température des niveaux où sont les poules. Ils doivent donc être à leur niveau, mais placés de telle sorte qu’elles ne puissent se serrer contre eux. Vérifiez fréquemment le fonctionnement des capteurs thermiques en accrochant près d’eux un bon vieux thermomètre manuel.
Signes de p o u l e s
La température ressentie
Température effective
30
21 °C 29,5 °C 35 °C
26 22 18
ct ed
Température ressentie (°C)
34
Quand l’air extérieur se réchauffe, un manque de ventilation peut provoquer des moisissures dans le bâtiment. C’est une des causes du picage de plumes. Il est donc nécessaire de bien ventiler le bâtiment, de veiller à une bonne circulation de l’air et de contrôler la température. Assurez-vous que le réglage de ventilation minimale soit en rapport avec la taille du troupeau, et partez sur une base de 0,7 m3/kg de poids vif et par heure. La circulation d’air assurée par la ventilation rafraîchit les poules, parce que le « facteur éolien » croît avec la vitesse de l’air. Faites attention aux courants d’air. Les poules les évitent. La température ressentie optimale d’une poule en cage est de 20 à 24 °C. Pour les systèmes alternatifs, elle est de 18 à 22 °C. Une température plus élevée sur une durée prolongée, surtout si elle dépasse 28 ou 30 °C, et combinée à une forte humidité relative, peut entraîner un choc thermique. En cas de choc thermique aigu, les poules restent assises le bec ouvert et les ailes étalées. Il en résulte une hausse de la mortalité et une chute de la production. Un choc thermique chronique aura des effets plus graduels.
14 0,00
0,25
0,50
0,70
1,00
1,25
1,55
1,75
2,00
2,25
2,50
Vitesse de l’air (m/s)
La température ressentie par les poules dépend de la combinaison entre température extérieure, humidité relative et vitesse de l’air. Par des températures extérieures élevées, une vitesse d’air importante peut créer un fort effet de rafraîchissement. Mais il faut alors faire attention aux courants d’air.
ot e
Le vent : pas trop, mais suffisamment
Pr
Un inconvénient de la ventilation naturelle est qu’il n’y a pratiquement aucune ventilation en l’absence de vent. Utilisez des ventilateurs auxiliaires pour assurer une circulation d’air suffisante. L’air frais peut aussi parvenir aux oiseaux via l’aération des gaines de séchage.
C h a p it re 2 : L a p o u l e e t son environnement
Dans un bâtiment à ventilation naturelle, l’ambiance intérieure est sous l’influence du vent. Une vitesse d’air trop élevée peut créer des courants d’air, et des courants d’air peuvent également survenir en différents endroits du bâtiment.
Un rideau d’arbres à feuillage persistant, ou des coupe-vent verticaux autour des ouvertures du parcours tout autour du bâtiment, sont des moyens de limiter les effets du vent.
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L’air
l’ambiance de leur logis. Contrôlez-la, ou faites-le faire par quelqu’un d’autre, et améliorez le système de ventilation si nécessaire. Le contrôle des gaz peut facilement être fait par vous-même, pour la plupart d’entre eux, avec des tubes de détection. Le tableau donne les teneurs normales pour les principaux gaz. Évitez les litières humides Une litière humide est une source d’ammoniac et favorise les problèmes digestifs, la coccidiose et les lésions des pieds (boiterie). Asséchez la litière en améliorant la ventilation (élimination de l’humidité ambiante), en donnant des aliments plus riches en fibres (d’où des fientes plus sèches) et en mettant fin aux débordements d’eau. Jetez du grain sur la litière pour que les poules l’éparpillent d’elles-mêmes.
ct ed
Des niveaux élevés d’ammoniac et de poussière attaquent les muqueuses des poules et les rendent plus vulnérables aux maladies. Un excès d’ammoniac peut entraîner par exemple leur cécité. Vous-même pouvez sentir l’ammoniac à partir d’une concentration déjà trop forte de 20 ppm. D’autres gaz comme l’oxygène, le dioxyde et le monoxyde de carbone sont inodores. Des concentrations excessives sont imperceptibles pour l’homme, mais peuvent être nocives pour les poules, ainsi que pour les humains. La ventilation ne se contente pas d’apporter de l’air frais, elle évacue également les résidus présents dans l’air. Si vous avez plusieurs bâtiments avicoles, vous pouvez parfois remarquer que les activités des poules diffèrent d’un bâtiment à l’autre. Si les oiseaux d’un bâtiment sont moins actifs que leurs voisins, cela pourrait bien être en rapport avec Concentration de divers gaz
Pr
ot e
Gaz Norme Oxygène (O2) > 21 % Dioxyde de carbone (CO2) < 0,2 % (2000 ppm) Monoxyde de carbone (CO) < 0,01 % (100 ppm) (idéalement 0) Ammoniac (NH3) < 0,002 % (20 ppm) Sulfure d’hydrogène (H2S) < 0,002 % (20 ppm) Humidité relative 60-70 %
Cette photo montre une litière qui s’est transformée en une croûte dure. De toute évidence, elle était humide à l’origine et n’a pas été assez retravaillée par les poules.
En contrôlant l’ambiance intérieure du bâtiment avicole, ne vous contentez pas de le faire à hauteur d’homme, faites-le aussi à hauteur de poule.
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Signes de p o u l e s
La lumière
Saviez-vous qu’une poule...
Un éclairage convenable vous permet une bonne vue d’ensemble du bâtiment et de vos poules. En travaillant sur la distribution de la lumière dans l’espace et dans le temps, vous conditionnez les allées et venues des oiseaux, ainsi que leur niveau d’activité. La durée du jour et l’intensité lumineuse influencent la consommation d’aliment et la production.
ct ed
● perçoit davantage de couleurs que les humains à la lumière du jour ? ● voit la lumière des tubes fluorescents classiques comme une lumière intermittente ? Ce n’est pas le cas pour les lampes à haute fréquence, qui sont par ailleurs plus économiques à utiliser. ● préfère un éclairage d’au moins 60 lux pour manger, boire et gratter ? ● préfère la pénombre pour pondre et dormir : 0,5 à 1 lux ? ● distingue mieux les individus de son espèce en lumière vive (> 70 lux) ?
Avantages et inconvénients des systèmes d’éclairage
Prix d’achat
Tubes fluorescents à haute fréquence
Lampes à décharge
Lampes à économie d’énergie
Lampes à vapeur de sodium SHP
+
--
-
+/-
+/-
+
-
-
++
Frais annexes
+/-
-
+/-
+/-
+/-
+/-
Coûts d’entretien
+/-
+
+
+
+
Consommation électrique
--
++
++
++
++
Durée de vie
--
+
+
+
++
Possibilité de varier l’intensité
++
++
+
-
+/-
Distribution de la lumière
++
+
++
+
-
Largeur de spectre
+
+/-
--
-
--
Effet stroboscopique
++
++
++
--
+
Picage de plumes/cannibalisme
+
+
++
--
+/-
ot e
Frais d’installation
Ampoules à incandescence
++ = très bon; + = bon; +/- = moyen; - = mauvais; -- = très mauvais
Pr
* Dans un bâtiment de ponte éclairé avec un système PL Orion, la moitié des lampes sont rouges, les autres sont blanches.
C h a p it re 2 : L a p o u l e e t son environnement
REGARDER RÉFLÉCHIR - AGIR Des coins sombres ? Cette volière présente ici et là des coins sombres sous les étagères. Cela va donner aux poules l’envie d’y pondre. Si vous voulez éviter la ponte au sol à ces endroits, installez-y un cordon lumineux, comme montré sur la photo.
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Types de poussière
Un bâtiment avicole sans poussière n’existe pas. La litière, la fiente, l’aliment et les plumes finissent par se transformer en poussière. Celle-ci nuit à la santé des poules et de l’aviculteur. Les particules de poussière s’introduisent dans les poumons. Leur effet, conjugué à celui de l’ammoniac qui attaque les muqueuses, aggrave le risque d’infection chez les oiseaux. Respirer de la poussière est également dangereux pour la santé humaine, notamment : ● à forte concentration ; ● à l’occasion de séjours prolongés dans le bâtiment avicole ; ● quand la poussière comporte des particules très fines.
Plus les particules de poussière sont fines, plus elles pénètrent profondément dans les poumons et y provoquent des dégâts. On les classe comme suit : ● Poussière inhalable : particules de moins de 50 - 100 μm. On peut les inhaler, mais également les rejeter grâce aux cils des cellules pulmonaires. ● Poussière alvéolaire ou thoracique : particules de moins de 10 μm. ● Poussière respirable : particules de moins de 4 μm. Il s’agit de particules très fines qui se fixent dans les alvéoles pulmonaires et affectent la fonction pulmonaire.
ct ed
La poussière
ot e
Des symptômes initiaux apparemment bénins, comme une démangeaison au fond de la gorge, des éternuements ou de la toux peuvent déboucher sur des affections sérieuses telles que bronchite, insuffisance respiratoire, asthme ou réduction de la capacité pulmonaire. Ne sous-estimez pas les risques sanitaires liés à la poussière ; portez un masque anti-poussière en permanence. Par ailleurs, la teneur de l’air en particules est régie par des règlements européens de plus en plus rigoureux, dont il vous faut tenir compte.
Pr
L’accumulation de saleté et de poussière dans les valves d’admission et les conduits du système de ventilation crée des résistances aux flux d’air. La capacité de ventilation en souffre, faisant monter la température. La consommation d’électricité augmentera inutilement.
Garder bien propres les couloirs entre les cages d’un bâtiment avicole permet de limiter la poussière. Un nettoyage hebdomadaire empêche le dépôt de grandes quantités de poussière, prêtes à se soulever à nouveau. Astuce : utilisez un filtre propre. Un filtre inefficace ou usagé conduit l’aspirateur à rejeter une partie des particules de poussière. Donc, nettoyez et changez le filtre régulièrement. Et n’oubliez pas, vous-même, de vous équiper d’un masque anti-poussière.
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Lors des vaccinations, il se dégage une grande quantité de poussière. Pour ce type de tâches, portez toujours un masque anti-poussière. L’utilisation correcte d’un masque anti-poussière réduit de 90 % le risque d’inhalation de particules. Les masques avec une valve d’exhalation sont plus confortables. L’utilisation des masques FFP2 constitue un minimum indispensable.
Signes de p o u l e s
Solutions pour l’avenir 1. Application d’une fine couche d’huile de colza
ct ed
ou de tournesol sur la litière : cela fixe les particules de poussière. La quantité de poussière s’en trouve réduite de 50 à 90 %. Inconvénient : la litière s’agglomère. 2. Arrosage à l’eau : il dépose la poussière au sol. La réduction de la poussière ainsi obtenue va de 80 % (poussière grossière) à 50 % (poussière fine). Inconvénient : accroissement de l’humidité relative à l’intérieur du bâtiment, qui peut humidifier la litière. 3. Recirculation de l’air avec purification : l’air sortant peut être réintroduit après purification (p. ex. par filtration ou lavage). La réduction de la teneur en poussière est de 40 à 60 %. 4. Ionisation : elle consiste à fixer la poussière en dotant les particules d’une charge magnétique en les soumettant à une différence de potentiel. Une fois chargées, les particules se fixeront aux surfaces reliées à la terre, comme les murs et le sol. La poussière diminue d’environ 35 %. Toutes ces techniques présentent un avantage supplémentaire pour l’environnement : une réduction notable de l’émission de poussière à l’air libre.
Nébulisation d’huile sur la litière.
Ionisation : il existe une différence de potentiel le long du câble qui présente des aspérités.
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Activités et production de poussière Présence parmi les poules
Niveau de production de poussière
Arrivée des pondeuses
12
Enlèvement des oiseaux (capture et chargement)
12
Manipulations individuelles (soins, etc.)
12
Collecte des œufs pondus au sol dans les systèmes au sol et volières
12
Manipulations par groupes (vaccinations par lots)
6
Inspections au milieu des oiseaux
3
Arrivée de poulets de chair
2
Pr
Autres activités dans le bâtiment Nettoyage du bâtiment
12
Dépoussiérage des couloirs, à sec
12
Dépoussiérage des couloirs, humide
8
Éparpillage de paille et de litière
6
Évacuation des fumiers par raclage
6
Collecte des œufs et inspection depuis le hall
4
Inspection à partir du couloir d’alimentation durant la distribution en système en cages Inspection à partir du couloir d’alimentation en dehors de la distribution en système en cages
L’impact d’une activité sur la teneur en poussière dans le bâtiment dépend de sa nature. L’échelle de production de poussière va de 1 à 18, 18 dénotant une très lourde charge en poussière et 1, une charge très faible. Ces chiffres ne représentent pas un volume absolu de poussière mais une combinaison de volume et de temps. Par exemple, l’enlèvement des poules produit beaucoup de poussière mais sur une durée brève ; la ponte au sol génère très peu de poussière mais sur une période prolongée. En fin de compte la charge de poussière de ces deux activités est la même.
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Être chez soi sur le parcours Un parcours à ciel ouvert peut apporter une contribution importante au bien-être de vos oiseaux. Une poule qui sort à l’air libre est moins susceptible de se livrer au picage de plumes. Mais il faut rendre le parcours plaisant pour les poules et l’entretenir convenablement.
ct ed
Le parcours idéal ? Un parcours avicole répondra aux attentes tant des humains que des oiseaux s’il permet à l’aviculteur de bien surveiller son troupeau, offre aux oiseaux un abri suffisant et présente en même temps un aspect verdoyant et soigné. Les poules doivent s’y sentir en sécurité et avoir la possibilité de se répartir sur la totalité de l’espace disponible. Les ancêtres des poules habitaient les zones boisées, aussi ont-elles besoin de se mettre à couvert. Par ailleurs, l’aviculteur doit aussi garder l’œil sur ses poules, le parcours ne doit donc pas comporter de plantations trop denses. Il doit se prêter aisément à l’entretien qui se fera de préférence avec l’équipement mécanique existant sur l’exploitation plutôt qu’avec le concours d’entrepreneurs extérieurs. Enfin, le parcours est la carte de visite de l’exploitation pour le public. C’est une raison de plus pour le garder net et impeccable. Le public s’attend à voir du vert partout, une végétation proprement tondue et taillée, et se fondant dans le paysage.
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Il y a une rigole sous le caillebotis. Les poules passent par le caillebotis pour rentrer dans le bâtiment, ce qui fait qu’elles y ramènent moins de boue collée aux pattes. Faites évacuer la rigole dans la fosse à lisier.
Pr
Dans un système comportant un parcours bien conçu, les poules peuvent exprimer sans réserve leurs comportements naturels.
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Signes de p o u l e s
Les faits Un parcours de plein air est-il favorable au bienêtre et à la productivité des poules ? C’est une question difficile si on prend l’ensemble de toutes les poules de toutes les exploitations à parcours. Car ce n’est pas simplement l’existence d’un
parcours qui influe sur le bien-être, la santé et la productivité, mais aussi la façon dont le parcours est conçu et entretenu, l’attrait qu’il exerce sur les poules et le rythme adopté par l’aviculteur pour y lâcher ses volailles.
ct ed
Effets positifs sur le bien-être animal
● Les volailles ont la possibilité d’exprimer davantage de comportements à l’air libre (prendre un bain de soleil, courir ici et là, chercher de la nourriture). ● Une volaille élevée sur un parcours à l’air libre est moins nerveuse qu’une volaille élevée à l’intérieur, parce qu’elle bénéficie de plus de stimuli. ● Les volailles qui vont beaucoup à l’air libre ont un plumage en meilleur état. ● On trouve moins souvent de stéatose hépatique des volailles de plein air.
Effets négatifs sur le bien-être animal
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● Les volailles de plein air sont plus vulnérables aux attaques de prédateurs. ● Il y a en moyenne davantage de pertes sur les volailles de plein air. ● Leur susceptibilité aux problèmes sanitaires est plus importante (vers, histomonose, rouget, pasteurellose et coccidiose).
Impact sur la performance des oiseaux
Pr
● En fonction de la souche utilisée, les volailles de plein air peuvent être aussi productives que celles élevées à l’intérieur. ● Les œufs de poules de plein air ont souvent une coquille plus résistante. ● Les œufs de poules de plein air peuvent avoir une couleur moins marquée. ● Les poules de plein air ont besoin d’une nourriture plus abondante et plus énergétique, car elles se dépensent davantage et sont exposées à de plus importantes variations de température. ● L’accès au parcours extérieur est obligatoire pour les volailles de type « plein air » (œuf ou chair).
C h a p it re 2 : L a p o u l e e t son environnement
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Comment faire pour les mettre dehors ?
Plus d’éclairage à l’intérieur Si le bâtiment est mal éclairé, la différence entre intérieur et extérieur pourra décourager les poules
Suivre la ligne
Friandises au fond du jardin Pour que les volailles se rendent au bout du parcours (et y restent), elles doivent y trouver des éléments non disponibles ailleurs, tels qu’abreuvoirs et ombre. Les toitures de côté préservent de la pluie et sont donc favorables aux bains de sable. Évitez de nourrir les poules sur le parcours qui peut cependant accueillir de l’herbe tondue, de la betterave fourragère, des céréales, des tournesols ou toute autre plantation comestible (maïs...) pour attirer les poules à l’extérieur.
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La première sortie sur une ferme de ponte Dès que les poulettes savent où trouver eau et nourriture, on peut les faire sortir (après 1 ou 2 jours). Ne les gardez pas enfermées en attendant qu’elles aient acquis les routines de ponte ou se soient familiarisées avec les pondoirs. Les garder à l’intérieur le matin leur laissera tout le temps de s’habituer aux nids. En France, les poulettes n’ont pas accès au parcours avant que la ponte ne soit bien installée, en générale après le pic de ponte. Sinon le risque de ponte au sol est grand.
de sortir. Éclairez davantage, en utilisant plutôt la lumière naturelle, même si celle-ci s’altère un peu en passant par les verrières ou les tôles ondulées translucides. Un parcours couvert peut aussi aider à habituer les poules aux variations d’intensité lumineuse.
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Pour inciter les poules à s’éloigner du bâtiment, vous pouvez disposer des éléments linéaires sur le parcours. Les volailles les suivront jusqu’au bout et se disperseront mieux ainsi.
Les poules ne se demandent pas ce que c’est, pourvu qu’il y ait quelque chose pour baliser la voie.
Vous pouvez même disposer en ligne des souches d’arbre, menant loin du bâtiment.
Pr
REGARDER - RÉFLÉCHIR - AGIR
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Pourquoi mes poules ne veulent-elles pas sortir ? Il y a plusieurs explications possibles. Le parcours est trop dénudé et n’offre pas d’abri. Les poules se sentent en danger à l’extérieur. Peut-être y a-t-il un fort courant d’air pénétrant dans le bâtiment par les trappes de sortie ? Les poules doivent alors « marcher dans le vent » pour sortir. Pour y remédier, réduisez la dépression de l’intérieur du bâtiment : Ouvrez les volets ou les valves d’aération ainsi que les manches à air. Un parcours avec davantage de zones abritées ou même une véranda couverte pourrait encourager les poules à sortir.
Signes de p o u l e s
Tous aux abris
Les saules se prêtent aisément à la multiplication. Entre mi-novembre et début mars, prenez des rejets d’un an ou des branches épaisses et plantezles dans un trou allant jusqu’à la nappe. La croissance des racines sera encouragée si vous enlevez l’écorce de la partie inférieure.
Il est parfois possible de recevoir des subventions pour l’achat de plants destinés à créer des zones boisées.
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Une poule ne se sent en sécurité que si elle peut s’abriter à proximité. L’abri peut être fait de végétation naturelle ou être artificiel. L’important est que les poules puissent se tenir dessous ou tout près. Pour les rassurer, la zone abritée ne doit pas nécessairement se trouver à l’intérieur du parcours ; un talus boisé longeant celui-ci de près fera également l’affaire. Il faut qu’il y ait un abri quelconque à moins de 10 à 15 m de chaque point du parcours, pour éviter que les poules ne se précipitent dans le bâtiment avicole à la suite d’une alerte. Des poules qui ne se sentent en sécurité qu’à l’intérieur du bâtiment avicole ne se risqueront pratiquement jamais au dehors.
Pr
Prévoyez un parcours multifonctionnel : par exemple, utilisez-le comme vigne. Les ceps fournissent des abris et sont trop hauts pour tenter l’appétit des poules. Le fait d’avoir régulièrement des humains en train de tailler ou de vendanger rend le parcours encore plus attrayant pour les poules.
C h a p it re 2 : L a p o u l e e t son environnement
Sur ce parcours, on taille les arbres pour qu’ils servent de parasols naturels. Dans quelques années leur cime formera un dôme continu. Les branches ainsi orientées créent également un abri pour l’hiver.
Abris artificiels Les filets de camouflage (à gauche) tombent en morceaux si on les laisse à l’air libre tout au long de l’année, mais sont une bonne solution provisoire quand les maïs ont été rentrés ou que d’autres formes d’abris ne sont pas encore pleinement opérationnelles. L’abri utilisé par cette exploitation (à droite) est transportable. Les poules s’y réfugient quand elles prennent peur.
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Mauvais comportements et problèmes de parasitisme
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Il y aura toujours des poules pour trouver le moyen de s’échapper du parcours. Heureusement, des moyens existent pour y remédier. Faites des trous dans la clôture à des endroits stratégiques et équipez-les de portes à sens unique en gros grillage. Les poules pourront entrer, mais pas ressortir (à éviter s’il y a un renard dans le voisinage).
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Si vous n’entretenez pas le parcours, les poules en feront un désert et vous vous retrouverez avec une couche de sol superficielle compactée, incapable d’absorber convenablement la pluie. Il peut en résulter de la boue, surtout autour du bâtiment avicole. Comment prévenir la formation de boue ? ● Veillez à ce que le terrain soit en pente, de sorte que l’eau de pluie ruisselle au lieu de stagner et n’ait pas besoin de s’infiltrer dans le sol. ● Prévoyez un trottoir bétonné autour du bâtiment, pour faciliter le nettoyage de cette partie et éviter l’embourbement. ● Posez du gravier ou des galets autour du bâtiment avec un drain en dessous. ● Pavez le pourtour du bâtiment et posez un caniveau. ● Passez le sol au cultivateur pour l’ameublir dès que vous remarquez la formation de flaques. ● Éparpillez des copeaux de bois ou de l’écorce. ● Plantez des saules ou toute autre essence qui absorbe l’eau du sol.
Les renards Si vous avez un problème de renards, posez le demi-mètre inférieur de clôture à plat, dirigé vers l’extérieur, et électrifiez le haut de la clôture. Si le renard essaie de passer en dessous, il se heurte au grillage. S’il veut sauter au-dessus, le fil électrique l’arrête.
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REGARDER - RÉFLÉCHIR - AGIR Certaines de mes poules ne rentrent pas pour la nuit. Que faire ? Certaines des poules passent la nuit perchées dans les arbres au bout du parcours. C’est parce qu’il n’y a pas d’abri le long du chemin du retour, le long duquel elles pourraient courir pour rentrer au bercail. Installez des éléments linéaires et un lampadaire à l’extérieur du bâtiment. Il doit être éteint quand la dernière poule est de retour, et avant l’extinction des feux à l’intérieur. La lumière à l’intérieur et l’instinct grégaire conduiront les poules à rentrer dans le bâtiment avicole.
Signes de p o u l e s
Parcours couvert ou jardin d’hiver
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Un vrai parcours de plein air est parfois difficile à mettre en place. Vous pouvez alors envisager un parcours couvert, appelé aussi jardin d’hiver ou zone de grattage froide. Il permet aux oiseaux de bénéficier de lumière naturelle, d’une zone de température différente et de divertissement. Cet espace s’intègre par ailleurs à la surface du bâtiment, ce qui permet un troupeau plus nombreux. Enfin, le jardin d’hiver peut être utilisé comme espace de distraction pour les poules : ● bottes de foin de luzerne, ● tontes d’herbe fraîche, ● seaux de gravier (normal ou grit), ● perchoirs, ● bacs à sable.
Mauvais : ce parcours couvert est très lumineux, ce qui rend les poules actives. Mais il n’y a même pas de litière à gratter, si bien que les poules s’ennuient et se mettent à se piquer les plumes. Image insérée : la même exploitation après quelques mois, beaucoup de poules sont déplumées.
Pr
Bon : sur cette exploitation, une bande d’herbe est tondue chaque jour et donnée à manger aux poules.
Bon : ce parcours couvert a été planté d’arbres qui procureront de l’ombre à l’avenir. Et de l’eau a été mise à disposition.
C h a p it re 2 : L a p o u l e e t son environnement
De nouveaux systèmes fondés sur les besoins naturels des oiseaux sont constamment mis au point. Ils supposent que l’aviculteur ait une bonne compréhension de leur comportement, et beaucoup d’attention et d’interventions ciblées pour que toutes les poules pondent dans les nids.
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Chapitre 3
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L’élevage des poulettes
L’élevage des poulettes a pour objectif de produire des poules en bonne santé, sans problèmes, capables de donner à l’aviculteur quantité d’œufs de bonne qualité.
Les conditions et le contexte de l’élevage sont à l’origine de 60 à 70 % des performances techniques des poules sur la ferme de ponte.
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En tant qu’éleveur, votre intérêt est de veiller à un développement convenable et homogène des poules. Si vous utilisez un système alternatif, il vous faut également apprendre à vos poules à se diriger dans le bâtiment avicole, de façon qu’elles y entrent pour y trouver nourriture, eau et nids. Un cycle d’élevage a atteint son objectif quand les poules sont homogènes, pèsent bon poids à la livraison, et débutent la ponte sans attendre sur la ferme de ponte, sous réserve que l’aviculteur s’en occupe correctement après leur arrivée.
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Au moment où elles arrivent sur la ferme de ponte, les poules en ont déjà vu de toutes les couleurs : manipulations au couvoir, transport, nouvel environnement, changement de conditions climatiques, etc.
Signes de p o u l e s
Premiers jours Vérifier l’humidité relative (min. 55 %). Par temps froid, si vous avez besoin de chauffage supplémentaire vous pouvez, si nécessaire, adapter une tête d’arrosage à votre canon à chaleur, ou jeter quelques seaux d’eau sur la zone de grattage ; les résultats sont impressionnants. Gardez l’œil sur la teneur en dioxyde de carbone. Si vous ventilez trop peu, par exemple en période hivernale, cette teneur peut s’élever. Si les poulets sont léthargiques et que vous-même avez la tête lourde ou une migraine, sans doute faut-il ventiler davantage. Faites une liste de contrôle que vous pourrez adapter et corriger au fur et à mesure. De cette façon, vous ne pourrez rien oublier d’important.
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Les poussins d’un jour doivent être manipulés avec précaution, en gardant à l’esprit plusieurs notions de base. Une bande qui part du bon pied sera plus facile à conduire. Elle aura une meilleure masse corporelle au début du processus d’élevage, une meilleure homogénéité, un meilleur état sanitaire et une meilleure aptitude à réaliser son « potentiel génétique ». Avant l’arrivée des poussins, vérifiez que tous les équipements du bâtiment fonctionnent correctement : chauffage, thermostats, ventilation, systèmes de mangeoire et d’abreuvoir (contrôlez la pression d’eau aux pipettes, l’absence de désinfectant ou de résidus dans l’eau), et éclairage. Il est également primordial de vérifier la pureté microbiologique de l’eau. En raison de la température élevée dans le bâtiment, il faudra changer l’eau un jour avant l’arrivée des poussins. En fonction de la température extérieure, commencez à chauffer le bâtiment de 24 à 48 heures avant l’arrivée des poussins, ou faites monter graduellement la température sur quatre jours jusqu’à ce qu’elle soit adaptée aux poussins (20°, 25°, 28°, 30° et le jour d’arrivée, 38 °C). Ce n’est pas seulement l’air qui doit être à bonne température mais tout l’inventaire : caillebotis, papier, système de distribution d’aliments, eau de boisson. De l’eau froide (< 20 °C) abaisse la température corporelle et les poussins d’un jour ne peuvent y faire face. Veillez à avoir une température entre 33 et 35 °C au niveau des poussins. Dans un système au sol, la température de la litière doit être d’environ 30 °C. Vous pouvez la mesurer avec un thermomètre à infrarouge.
C h a p it re 3 : L’ é l e v a g e des poulettes
Ces poussins de cinq jours ont tous la tête passée entre les barreaux de leur cage. Cela peut venir d’une température trop élevée ou d’une trop forte teneur en dioxyde de carbone dans l’air.
REGARDER RÉFLÉCHIR - AGIR
Pourquoi tous ces poulets sont-ils entassés dans un coin ? Ils se tiennent sur le dernier morceau de papier de démarrage. De toute évidence, ils préfèrent se tenir sur le papier que sur les caillebotis. Si toute la surface est en caillebotis, couvrez-la de papier épais, de préférence garni d’une couche de litière et d’aliment. Le papier épais résiste mieux, et donc la litière et l’aliment resteront en place plus longtemps. Il vaut mieux prendre du papier fin pour les endroits susceptibles de s’humidifier, par exemple sous les abreuvoirs.
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Qualité des poussins d’un jour
Comportement d’une bande de poussins d’un jour Le comportement des poussins est un indicateurclé pour vérifier que tout se passe bien. Après l’arrivée, videz les boîtes de poussins à travers le bâtiment avicole en plaçant les oiseaux à proximité de l’eau et de la nourriture. Vérifiez leur état toutes les deux heures environ. ● Les poussins se répartissent sur l’ensemble de l’espace disponible : température et ventilation sont bien réglées. ● Les poussins s’agglutinent en certains endroits, sont peu actifs, ne se mettent pas à circuler ici et là et ont l’air apathiques : la température est trop basse. ● Les poussins évitent certains endroits : il y a peut-être là des courants d’air. ● Les poussins sont étalés par terre, ailes étendues, semblent haleter et commencent à pépier : il fait trop chaud ou il y a trop de dioxyde de carbone dans l’air ambiant (mesurer = savoir). (Voir aussi le chapitre sur les poulets de chair.)
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La qualité d’un poussin d’un jour dépend de l’état de ses parentaux et de la qualité du processus au couvoir. Par exemple, les poussins issus de jeunes poules sont plus petits et ont besoin de davantage de chaleur et d’humidité. Si vous connaissez les points faibles de vos poussins, vous pourrez prendre des mesures supplémentaires pour prévenir les soucis. Évaluez un minimum de 20 poussins pour vous faire une opinion sur votre bande de poussins d’un jour. S’il y en a trop de mauvaise qualité, parlez-en à votre fournisseur pour déterminer les mesures à prendre. La température corporelle des poussins chute entre le moment où ils quittent la couveuse et celui où ils arrivent dans le bâtiment avicole. On a constaté un taux de perte de 10 % au cours des premiers jours chez les poussins qui descendent du camion à 37 °C. En cas de doute sur la température corporelle, prenez-la au cloaque avec un thermomètre auriculaire.
Examen individuel des poussins d’un jour : ce qu’il faut rechercher Vérification
Mauvais
Le poussin doit se redresser Le poussin met plus de 3 secondes à se redresser : le dans les 3 secondes poussin est apathique Propres, ouverts et brillants Fermés, ternes
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Réflexes : poser le poussin sur le dos Yeux
Bon
Ombilic
Granuleux : restes de vitellus, ombilic ouvert, souillures d’albumine sur les plumes Jarrets rougis ou enflés, malformations
Bec
L’ombilic doit être clos et propre Réserve alimentaire de couleur normale et non gonflée Bec propre, narines closes
Sac vitellin
Abdomen mou et malléable
Abdomen dur, peau tendue
Duvet
Doit être sec et luisant
Duvet humide et poisseux
Homogénéité
Tous les poussins doivent avoir la même taille Doit se situer entre 40 et 40,8 °C.
Plus de 20 % des poussins sont plus légers ou plus lourds de 20 % par rapport à la moyenne Au-dessus de 41,1 °C : trop élevée, sous 38 °C : trop basse. Doit être à 40° dans les 2 à 3 heures suivant l’arrivée.
Pattes
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Température
Bec rougi, narines sales, malformations
Ombilics
Vérifier s’il y a des poussins dont l’ombilic est mal refermé en raison d’un retrait incomplet du sac vitellin. Ce type d’ombilic reste souvent ouvert et aggrave le risque de perte. Vous ne souhaitez donc pas en avoir dans votre troupeau. Un ombilic ouvert mais sans obstructions devrait se refermer facilement.
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Normal : l’ombilic va se refermer.
Anormal : l’ombilic ne pourra se refermer parce que le sac vitellin gêne.
Signes de p o u l e s
Évaluation à 16 semaines
Calcul de l’homogénéité
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Poids et état général Quand des animaux arrivent en sous-poids au stade de ponte, leur production totale peut en souffrir. Les poules avec des organes de ponte plus développés, et donc une masse corporelle plus importante, ne posent pas de problème tant qu’elles ne sont pas grasses. Il faut bien savoir que les normes de poids observées sur les exploitations d’élevage sont les poids minimum et maximum des individus. Si le poids moyen est proche de la norme minimum, cela signifie que vous avez trop d’individus au-dessous de cette norme. Si les poules qui occupent les niveaux supérieur et inférieur des batteries des volières diffèrent en poids, prenez des mesures facilitant leur circulation à travers le système.
Stade de mue des plumes des ailes Avant d’entrer en production, une pondeuse en élevage mue quatre fois : une mue complète et trois mues partielles. Une mue progressive et une poursuite du processus au-delà des 16 semaines sont un bon signe. À 15 ou 16 semaines, comptez les plumes des ailes qui n’ont pas encore mué. Quand les poules n’ont plus que deux plumes à perdre, vous pouvez commencer la stimulation lumineuse (note de mue 2 ou moins). Voir aussi page 57.
La mue des plumes des ailes se fait de l’intérieur vers l’extérieur. La poule qu’on voit ici a encore trois plumes non muées : les plumes longues à l’extrême droite. Les plumes allongées, souvent pointues, sont les plus anciennes et n’ont donc pas encore mué.
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Calculez l’homogénéité à 15 semaines. Pesez 1 à 3 % des oiseaux, pris à travers le bâtiment et aux différents niveaux. Calculez le poids moyen et le pourcentage des oiseaux compris dans une limite de 10 % de part et d’autre de ce poids. Une homogénéité de 80 ou plus est un bon chiffre, surtout s’il s’accompagne d’une bonne moyenne de poids. Si l’homogénéité est inférieure à 80 en raison de la présence de nombreuses poulettes trop petites, laissez-les encore grossir un peu avant de démarrer la stimulation lumineuse. Si le problème est une trop forte proportion d’oiseaux plus lourds, vous pouvez peut-être commencer tout de suite ; vérifiez d’abord avec le fournisseur des poulettes.
Vers la fin de l’élevage, les crêtes sont de plus en plus rouges. Il y a également davantage de rouge autour des yeux, comme on peut le voir sur cette photo.
C h a p it re 3 : L’ é l e v a g e des poulettes
Facteurs influençant l’homogénéité : ● Nombre de poules au m² ● Structure de l’aliment (prise sélective) ● Longueur et hauteur de la mangeoire ● Longueur de l’abreuvoir (pipettes) et disponibilité en eau ● Qualité du débecquage ● Facteurs de stress (maladie, vaccination) ● Âge auquel l’homogénéité est mesurée (degré de maturité sexuelle) ● Terrain génétique (souche de poule) ● Technique de pesée : plus vous pesez d’individus, plus votre taux d’homogénéité sera exact La pesée automatique dans le bâtiment donne une idée du poids et de l’homogénéité.
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Éclairage
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Programme d’éclairage Le programme d’éclairage tout comme la composition de l’aliment affectent le développement et la croissance des poules. Avec les jeunes poulettes, commencez avec l’intensité lumineuse maximale, puis diminuez autant que nécessaire. La règle d’or : ne jamais augmenter la durée du jour et l’intensité lumineuse durant l’élevage. Même le passage de 9 à 10 heures durant cette phase représente une stimulation.
Exemple de programme d’éclairage et de nourrissage Heure du jour
01.00 02.00 03.00 04.00 05.00 06.00 07.00 08.00 09.00 10.00 11.00 12.00 13.00 14.00 15.00 16.00 17.00 18.00 19.00 20.00 21.00 22.00 23.00 24.00
Obscurité
Obscurité
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= Heures des repas
Ces poules bio en élevage voient mieux et sont plus actives en lumière naturelle qu’en lumière artificielle.
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Éclairage naturel durant l’élevage La plupart des poussinières n’utilisent pas l’éclairage naturel. Si tel n’est pas votre cas, Il est primordial de ne jamais augmenter la durée du jour durant la période de croissance (phase de développement et de maturation). Déterminez quelle est la durée naturelle de la journée au moment où les poulettes auront 18 semaines. Vous aurez alors deux méthodes possibles pour adapter le programme d’éclairage en fonction de la lumière du jour. 1. Ajuster l’éclairage pour faire en sorte que la durée du jour soit la même que la durée naturelle du jour à 17 semaines, et ce à partir de la semaine 8. 2. Utiliser de l’éclairage supplémentaire pour apporter une durée de jour, durant la phase de croissance, assez longue pour vous permettre d’arriver à la durée naturelle de la semaine directe, en réduisant graduellement la durée du jour durant la dernière phase d’élevage. Ce « système de réduction pas à pas » commence à la semaine 10.
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Semaine 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30
Repos et heures fixes Repos et heures fixes sont les maîtres mots dans les premiers stades de l’élevage, exactement comme pour les bébés humains. Un bon éclairage et un bon programme de distribution d’aliment y contribuent. Les oiseaux sont encouragés à manger, mais peuvent également prendre suffisamment de repos. Cela contribue à limiter la mortalité. Chaque fois que la lumière s’allume, les poulets sont stimulés pour chercher l’eau et la nourriture. Cela les aide à synchroniser leur comportement et à prendre le bon rythme. Cela permet aussi de mieux les contrôler.
Augmenter la prise de nourriture Quand une poule commence à pondre, elle a besoin d’accroître en peu de temps sa consommation alimentaire. Préparez-les dès le stade d’élevage. Une méthode est la distribution de repas, espacés dans le temps. Les poules mangent alors davantage que quand la nourriture leur est présentée en permanence. Leur intestin s’habitue à une consommation plus importante. Une autre possibilité est d’augmenter la teneur en fibres (surtout en aviculture bio). Les poules consomment plus pour satisfaire leurs besoins nutritionnels. Un tel régime présente des avantages : meilleure digestibilité, litière plus sèche, moins d’ammoniac, moins de picage de plumes et meilleur état intestinal.
Signes de p o u l e s
Induire les bons comportements dans une volière Une fois que les pondeuses ont été installées dans une volière, elles trouveront plus facile de chercher la nourriture, l’eau, les nids et les perchoirs si on leur a déjà appris, durant leur croissance, à sauter dans le vide pour chercher ce dont elles ont besoin. La mobilité des poules peut être améliorée par l’apprentissage.
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Dans un système Nivo Varia, plus les poules avancent en âge et plus elles ont accès à de nouveaux niveaux. La distribution d’eau et celle de nourriture sont plus distantes l’une de l’autre que dans une volière.
Élevage en volière : apprentissage de l’abreuvement
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Les poulettes passent leurs premières semaines à l’étage du milieu. Tout ce dont elles ont besoin, eau et nourriture, s’y trouve. Beaucoup d’entre elles ne quitteront pas ce niveau de leur propre initiative : seules les plus curieuses vont s’aventurer au dehors. Aussitôt que les oiseaux sont physiquement capables de sauter, c’est-à-dire quand le tiers ou la moitié de l’effectif se met à sauter du bord de l’étagère, laissezles aller. Ne laissez pas les poules rester trop longtemps sur « leur » niveau. Après 7 à 8 semaines, forcez-les à circuler en coupant l’eau sur chaque niveau de façon alternée, par exemple pendant deux heures durant l’après-midi. La soif les fera sortir d’elles-mêmes à la recherche d’eau et elles apprendront ainsi à circuler entre les différents niveaux. Veillez à ce qu’il n’y ait pas de poules déshydratées parce que n’ayant pas trouvé d’eau.
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De jour • éclairage principal allumé • cordons lumineux éteints • lumières d’appel éteintes
➔ poules réparties dans tout le bâtiment
1/2 heure avant la période nocturne • éclairage principal éteint • cordons lumineux à mi-puissance • lumières d’appel allumées ➔ les dernières poules montent dans les étages
C h a p it re 3 : L’ é l e v a g e des poulettes
1 heure avant la période nocturne • éclairage principal à mi-puissance • lumières d’appel allumées • lumières d’appel éteintes ➔ les poules qui sont en haut y restent ➔ les poules au sol montent aux étages bas et intermédiaires
De nuit • éclairage principal éteint • cordons lumineux éteints • lumières d’appel éteintes
Les lumières de la volière Afin de permettre un ramassage efficace des fientes et de préserver la qualité de la litière, il vous faudra faire dormir les poules en hauteur. Elles sont attirées par la lumière. Profitezen pour piloter séparément l’éclairage des différentes parties du bâtiment. Si vous voulez qu’elles soient sur les perchoirs ou dans le système quand le soir tombe, éteignez les lumières de ces zones en dernier. Vous pourriez aussi disposer de lumières à intensité variable en haut du bâtiment, par exemple. Si vous voulez que les poules se trouvent dans la zone de grattage durant la journée, faites-en la zone la plus éclairée.
➔ toutes les poules sont perchées
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Vaccinations
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Réaction à la vaccination : un bon signe ? La réaction du système immunitaire à la vaccination indique que le vaccin a pris. Après un vaccin (dans l’eau de boisson ou en nébulisation) contre la maladie de Newcastle ou la bronchite infectieuse, les poulets sont fébriles quelques jours. On évalue la qualité de la vaccination en fonction de la réaction des poulets : tous à la fois (bon signe), par « roulement » (la vaccination initiale n’a pris que pour quelques-uns). Le stress et une mauvaise ambiance (poussière et ammoniac) peuvent aggraver la réaction au vaccin. En cas de fièvre, le bâtiment doit être bien ventilé. Un supplément de vitamines et d’éléments minéraux dans leur eau de boisson sera le bienvenu.
Vaccinations par nébulisation et dans l’eau de boisson Quand on vaccine dans l’eau de boisson ou par nébulisation, le problème est de faire ingérer à chaque oiseau une quantité suffisante de particules vaccinales vivantes. Voici comment y parvenir à coup sûr : ● Ne laissez pas les poulets boire avant une vaccination, ainsi ils auront soif et boiront jusqu’à la dernière goutte l’eau contenant le vaccin. Le vaccin s’altère s’il est laissé plus de deux heures à attendre. ● Préparez la solution vaccinale en quantité suffisante. ● Utilisez un stabilisant qui non seulement protège le virus vaccinal, mais peut avoir une couleur caractéristique : peptone, lait écrémé ou colorant spécifique. ● Vérifiez que le vaccin se répand dans tout le système de distribution d’eau en ouvrant un robinet au fond du bâtiment.
Signes d’une vaccination mal conduite
Ce poulet a été vacciné dans la poitrine. Insérée trop bas, l’aiguille a touché le foie. Le poulet est en état de choc.
Pr
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Élevage en volière, le cauchemar du vaccinateur ? Les poules sont-elles encore bloquées par le système de garde ? Le papier de démarrage estil présent ? Les poules ont-elles encore besoin d’être vaccinées contre la coccidiose ou la maladie de Gumboro ? Les virus vaccinaux circulent aussi via les fientes ou la litière. Utilisez du papier de démarrage épais, ou optez pour la vaccination dans l’eau de boisson plutôt que par nébulisation. Ne laissez pas les poules manger avant une vaccination. Une fois repues et alourdies, il est plus difficile de les faire monter dans les étages et elles seront plus vite en difficulté si elles s’asseyent les unes sur les autres.
Réduisez le stress de la vaccination combinée de la 15e semaine. Apportez une ventilation suffisante et assurez de bonnes conditions d’ambiance.
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On voit ici les conséquences d’une injection trop basse dans la poitrine.
Signes de p o u l e s
La bonne façon de vacciner Un plan de prophylaxie est un programme d’administration des vaccins. Mais pour atteindre les objectifs recherchés et éviter des effets secondaires nocifs, les vaccins doivent être administrés convenablement.
Bon
Mauvais
Bon
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Veillez à ce que l’équipement (filtres, joints toriques) soit propre à l’intérieur comme à l’extérieur.
Mauvais
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Utilisez un filtre qui empêchera tout sédiment ou autres impuretés de contaminer le liquide à nébuliser et d’obturer la tête de nébulisation.
Pr
Bon
Bon
C h a p it re 3 : L’ é l e v a g e des poulettes
Mauvais
Pour des raisons d’hygiène, mais aussi pour votre propre sécurité, portez des gants en permanence. Et ouvrez le flacon de vaccin sous l’eau ou reprenez-le avec une seringue ou une aiguille stérile.
Mauvais Si possible, utilisez un vaccin comportant un colorant pour pouvoir vérifier que tous les oiseaux l’ont bien ingéré.
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Du poussin à la pondeuse en 18 semaines Un poussin du jour se transforme en une pondeuse sexuellement mature en un peu plus de 4 mois. Son développement intervient à plusieurs niveaux. Derniers jours au couvoir Avant d’éclore, les poussins communiquent entre eux pour s’encourager à briser leur coquille. Après, ils sont épuisés et se reposent en séchant. Ils ont alors tous leurs réflexes. Si un poussin d’un jour tombe d’un tapis roulant, il agite ses ailes. Mis sur le dos, il se retourne. Les poussins subissent diverses manipulations au couvoir (sexage, nébulisation de vaccin contre la bronchite infectieuse, vaccination par injection contre la maladie de Marek).
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Semaines 1-2 Les premiers jours apparaissent des comportements propres à l’espèce : ● les poussins picorent tout ce qu’ils voient pour déterminer ce qui se mange et se boit ● ils mangent leur aliment sur du papier de démarrage ou dans des mangeoires ● ils apprennent à gratter le sol et à prendre des bains de poussière ● ils ont des comportements de jeu et courent partout en groupes ● ils apprennent à se percher durant la journée ● le système digestif se développe. Tout est organisé pour un déroulement sans à-coups.
Semaines 5-6 Le développement physique est intense. La totalité du duvet est remplacée par le plumage juvénile (première mue). Le squelette est complet à 50 %.
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En fonction du bâtiment qu’il exploite, l’aviculteur fera ce qui suit : ● volière : confinement des poussins au niveau intermédiaire ● bâtiment à sol en caillebotis : confinement des poussins sur caillebotis et/ou sur zones de grattage ● débecquage ● vaccinations
Semaines 9-10 La croissance est presque achevée pour la taille, mais pas pour la masse musculaire et le dépôt de graisse. Une mue partielle intervient. Les plumes du corps sont remplacées, mais celles de la queue restent en place (seconde mue). Si la bande est suffisamment homogène et le poids moyen supérieur à la moyenne (ne pas se baser sur l’âge), vous pouvez ralentir l’augmentation de nourriture. Pour prévenir un excès de consommation, passez à un aliment de croissance de phase II à la teneur protéique moindre. Ceci permettra aux oiseaux d’être performants en période de ponte.
Semaines 7-8 Les poulettes ne demandent qu’à être nourries : laissez-les manger la totalité de l’aliment de la mangeoire une ou deux fois par jour pour les empêcher de trier. Une mue partielle, rendant les poulettes plus vulnérables aux problèmes sanitaires, peut survenir. Les poulettes se battent pour instaurer une hiérarchie de picage (temporaire). C’est le moment de vacciner.
Tâches à accomplir par l’aviculteur : ● zone de grattage à proposer aux poussins si disponible. ● premières vaccinations dans l’eau de boisson.
Mues au cours de l’élevage
Les poules en élevage muent 4 fois : une mue complète suivie de 3 mues partielles. L’ordre de mue des plumes est fixé. La première rangée de plumes détermine la rapidité de la mue. Le premier plumage est complètement en place à 6 semaines, avec 75 % de la croissance en longueur des plumes les trois dernières semaines.
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Rémiges primaires 8
7
6
5
4
3 2
1
9
Plumes du pouce
Rémiges secondaires 1
10
1 2
Chronologie de la mue
Plume axiale
3 4 Pointe de l’aile
2
3 4 5
6
7
8
9
10 11 12 13 14
Première rangée : 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10 Deuxième rangée : 11, 12, 13, 14, 10, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 1, plume axiale
Corps de l’oiseau
Signes de p o u l e s
Source: Ron Jöerissen
Pr
Semaines 3-4 Les poussins apprennent à s’alimenter à la mangeoire ou au matériel de démarrage. Passez-les de l’aliment de démarrage à l’aliment « croissance » (phase 1).
Périodes critiques du développement
Période critique
}
120 100
Période critique
}
80 60
D’après R. Kwakkel
Squelette
40
ct ed
Croissance (grammes par semaine)
Les différentes parties de la poule ne croissent pas au même rythme. Chacune a une phase de croissance maximale. Les poules sont plus vulnérables en période de croissance rapide. Leur développement risque d’être gêné si elles sont perturbées, avec pour conséquence un début de ponte tardif ou une production inférieure au maximum attendu. Durant les périodes de croissance plus lente (semaines 10-15), la poule est plus résistante, et on peut réduire son alimentation. Pour le producteur d’œufs, la seconde période critique est importante, car c’est le moment où la bande est constituée : une raison de plus pour veiller au mieux à la qualité des soins.
20 0
Organes sexuels
Muscles et graisse
0
5
10
15
Graisses
20
25
30
35
Âge (semaines)
Semaines 11-12 Administrez les vaccins sous forme de gouttes oculaires, par transfixion de la membrane alaire et par injections dans les muscles du bréchet.
ot e
Semaines 13-14 La seconde partie de la mue partielle se déroule de la 12 ou 13e semaine jusqu’à la 16e semaine. Les interruptions du processus se voient très bien lors du remplacement des rémiges. Le stress et les vaccinations influencent le démarrage et la fin de cette mue. Les oviductes et les ovaires entament leur développement. L’immunité se construit.
Pressée de tous côtés
Une plume atteint 75% de sa longueur finale au cours des premières 3 semaines. Les derniers 25% prennent aussi 3 semaines à développer. Un nouvelle plume prend donc 6 semaines à atteindre sa taille finale.
Les changements subis par une poule au cours de sa croissance sont en partie réglés par la génétique (croissance de chaque organe, changements de comportement, mues). De nombreux facteurs extérieurs influencent son développement. Un programme d’éclairage et une composition de l’aliment adaptés préparent la phase de ponte. Le programme de vaccination et de débecquage influent aussi. Ces programmes améliorent la survie de l’animal, mais à court terme, la poule doit affronter stress, douleur et réactions aux vaccinations. Chaque stade du développement engendre des soucis spécifiques.
Pr
Croissance des plumes ailaires
taille finale en 6 semaines
les derniers 25% prennent 3 semaines
75% de la taille finale dans les premières 3 semaines
C h a p it re 3 : L’ é l e v a g e des poulettes
Semaines 17-18 Transfert des poulettes vers la ferme de ponte.
Semaines 15-16 C’est la période où la poule est la plus vulnérable. Le squelette est complet à 95 %. Les organes de la ponte commencent à se développer. La croissance de la masse corporelle est rapide en raison de la rétention de fluide. Les sons émis changent : la poule commence à glousser. La coloration de la tête se précise et la crête grandit. Administrez les derniers vaccins et vérifier les prises, de poids et l’homogénéité. Vérifier les plumes des ailes pour évaluer le déroulement de la mue : c’est un indice important de la qualité des soins donnés à la poule en période de croissance.
51
Picage des plumes pendant l’élevage
Risques et prévention ● Environnement ennuyeux. Les poussins ont besoin de picorer au sol. S’ils ne trouvent rien d’intéressant (nourriture ou litière), ils commencent à picorer autre chose. Prévention : matériel ou papier de démarrage aussi longtemps que possible, présence de litière. ● Ôtez les gardes de démarrage le plus tôt possible. Déceler le picage
● Périodes de mue : le plumage des poules est
●
alors en désordre, ce qui les incite à s’arracher les plumes. Prévention : donnez-leur autre chose à faire ou passez en lumière atténuée. Manque d’eau ou d’aliment, matériel inadapté, tri lors de la prise alimentaire, manque de fibres. L’aliment des volailles contient très peu de fibres, nécessaires à une bonne digestion. Les poussins cherchent ce qui est mangeable et avec de la texture, comme des copeaux de bois et des plumes qui traînent par terre. Puis ils arrachent les plumes à leurs voisins. Prévention : ajoutez de la fibre à l’aliment, du foin de luzerne ou un supplément de litière. Comportements sociaux détournés de leur but initial. Dans un grand groupe, avec une forte densité, les poules rencontrent des individus inconnus et les picorent pour faire connaissance. Le picage devient alors une habitude. Prévention : densité moindre, moins d’oiseaux par bande. Ambiance dégradée dans le bâtiment (dioxyde de carbone, ammoniac, chaleur, poussière). Intensité lumineuse excessive. Début de la période de ponte. Attention à une trop forte densité. Les poules doivent disposer d’assez d’espace. Mettez des perchoirs ou autres refuges en hauteur à disposition dès la première semaine, pour permettre aux poussins d’échapper à leurs congénères.
ct ed
Le picage des plumes chez les poulettes en élevage est largement sous-estimé : il est en fait fréquent et son impact est plus sévère qu’on ne le pense au cours de la période de ponte. Différents signes indiquent un picage des plumes entre juvéniles : ● Les plumes qui traînent au sol disparaissent (elles sont mangées). ● On entend parfois des cris de douleur (quand une plume est arrachée). ● On voit des blessures sur les poules. Attention : le picage des plumes entre poussins est beaucoup plus subtil que chez les adultes. Rares sont les plaques glabres sur des poussins.
●
● ● ● ●
ot e
●
Pr
Si à 16 semaines, on a 20 % des oiseaux avec des symptômes de picage des plumes...
... à 35 semaines tous les oiseaux auront le dos nu.
52
Si vous mettez les poussins sur des copeaux de bois dès le premier jour, le risque de picage des plumes est diminué.
Signes de p o u l e s
Le débecquage
ct ed
Le débecquage consiste à enlever une partie du bec. La blessure est cautérisée immédiatement avec la lame chauffée. La réglementation européenne restreint l’opération aux poussins de moins de 10 jours. À cet âge, l’intervention est moins douloureuse et le risque de douleur chronique est limité, pourvu que le tiers, au plus, du bout du bec soit enlevé. Le débecquage, qui n’est plus autorisé, se pratiquait à 6 semaines. Du fait de la repousse du bec, certains pays hors d’Europe répètent le traitement entre 10 et 14 semaines.
Avantages du débecquage + Les poules dont le bec est taillé ont du mal à picorer les plumes. Les dégâts dus au picage de plumes sont réduits. + Un plumage en meilleur état se traduit par des besoins alimentaires moindres et une conversion d’aliments diminuée. + Limitation des pertes dues au cannibalisme. + Les poules qui auraient été victimes de celles dont le bec a été taillé voient leur bien-être amélioré, d’où une plus-value financière.
Pr
ot e
Inconvénients du débecquage – Il s’agit d’une intervention sur l’oiseau ; normalement il vous appartient de créer un environnement où cette intervention n’est pas nécessaire. – Le débecquage est douloureux, et sur certains oiseaux il est à l’origine de douleurs chroniques. – Un bec mal épointé rend la poule inefficace pour des activités telles que manger ou se lisser les plumes. – Les interventions pratiquées sur les oiseaux font tort à l’image du secteur avicole. – Le débecquage coûte de l’argent.
Un bec taillé à 9 jours. Un débecqueur compétent n’enlève pas plus du tiers de la partie située entre la narine et la pointe du bec. La réaction chez le poussin est très réduite. Dans certaines bandes, la consommation d’eau et de nourriture est légèrement réduite.
C h a p it re 3 : L’ é l e v a g e des poulettes
Débecquage effectué la sixième semaine. Le débecquage ralentit la croissance de 10 jours et présente un risque élevé de douleurs chroniques. Sa pratique n’est plus autorisée.
Exemple de débecquage mal effectué. Seule la mandibule supérieure a été raccourcie. À la suite d’une taille mal faite, une poule gaspillera davantage de nourriture.
53
Transition sans à-coups
ct ed
Si, en tant qu’éleveur de poulettes, vous êtes concerné par votre travail, il est essentiel que vous sachiez ce qu’il va advenir de votre produit. Mais, en pratique, il n’y a que peu ou pas de contact entre l’éleveur de poulettes et le producteur d’œufs. Comme producteur d’œufs, vous risquez de ne pas avoir l’occasion d’assurer sans à-coups la transition entre votre exploitation et celle de l’éleveur de poulettes. Veillez à être clair avec le fournisseur quant à vos besoins. Par exemple, rendez visite à la poussinière au début de la période d’élevage, puis à la fin (en prenant toutes les précautions d’hygiène nécessaires, bien sûr). Vous pourrez ainsi voir comment vont vos oiseaux et faire connaître vos souhaits : intensité lumineuse, dressage des oiseaux à l’utilisation d’un bâtiment entier, etc. Restez en contact régulier avec vos fournisseurs.
ot e
Les petits détails qui font la différence Vous devrez prendre position sur de nombreux points tels que les vaccinations (en concertation avec le vétérinaire), l’âge du transfert et la stimulation lumineuse. Mais n’oubliez pas les extras comme l’apport en fibres dans l’aliment, la litière, la distribution de céréales au sol, les aliments bruts et les perchoirs. Dites bien à l’éleveur de poulettes quelles sont les qualités que vous recherchez dans une poule.
Le grit sert de dentition à l’oiseau. Il n’est pas toujours distribué lors de l’élevage malgré sa contribution à une bonne digestion. Cinq grammes à 5-6 semaines, puis à 10-11 semaines, suffisent amplement.
Pr
Questions à poser à l’éleveur de poulettes
● Y a-t-il eu des problèmes de santé ? Quelle a été la mortalité (cahier d’élevage) ? Avez-vous éliminé des oiseaux, et pourquoi ? Qu’en avez-vous fait ? ● Y a-t-il eu besoin d’interventions particulières ? Si oui, pourquoi ? ● Quels sont les horaires d’éclairage et de distribution d’aliment ? ● Quel était le plan de prophylaxie ? Vous devez vous assurer que les vaccinations ont été faites convenablement et demander des explications à propos de toute anomalie. ● Quels sont les résultats des analyses de sang ?
Par un examen collectif des poulettes, vous pouvez anticiper les risques d’incidents, comme le picage précoce des plumes, et ajuster le processus d’élevage si besoin est.
54
Signes de p o u l e s
ct ed
L’autopsie de quelques poulettes par le vétérinaire donne des indications sur l’état sanitaire de la bande. Par exemple, la bonne santé intestinale. On peut alors démarrer le traitement approprié sur la poussinière. À la fin de la période d’élevage (avant 16 semaines), certains médicaments, non autorisés durant la ponte, peuvent encore parfois être utilisés.
Vérifier que le débecquage a été correctement effectué, c.-à-d. que chaque oiseau a subi la même coupe. Si ce n’est pas le cas, comme sur la photo, vous pourrez avoir un problème de gaspillage de nourriture. Et la poule en cause pourra également avoir des difficultés à soigner son plumage.
Liste de contrôle pour la visite chez l’éleveur de poulettes physique. Regardez la taille de la V Développement crête, la coloration de la tête et, plus particulière-
lettes en l’absence de quiconque dans le bâtiment avicole. Règle d’or : l’intensité lumineuse doit être identique ou inférieure à celle du bâtiment de ponte. Ambiance intérieure. Y a-t-il de la condensation sur les murs ? Comment les poulettes se répartissentelles dans le bâtiment ? Sentez-vous une odeur d’ammoniac ? Santé. Les oiseaux ont-ils reçu des traitements vermifuges préventifs ? Présence de poux rouges dans le bâtiment ?
ot e
ment, le stade de mue (voir les plumes des ailes, pages 67 et 49). Y a-t-il homogénéité de la bande pour la couleur et la taille de la crête ? Attrapez des poulettes dans différentes parties du bâtiment avicole. Poids et homogénéité. Y a-t-il beaucoup de poulettes de petite taille ? Si oui, demandez pourquoi. N’acceptez pas d’individus en sous-poids. Picage des plumes. Y a-t-il des signes de ce comportement ?
lumineuse. Demandez-lui de vous montrer V Intensité l’intensité lumineuse avec laquelle il élève les pou-
V
Pr
V
C h a p it re 3 : L’ é l e v a g e des poulettes
V V
REGARDER RÉFLÉCHIR - AGIR
Du duvet par terre ? Lors de votre visite chez l’éleveur de poulettes, vérifiez s’il y a du duvet sur le sol. S’il n’y en a pas, ces plumes ont été mangées : une indication de carence, p. ex. manque de texture de l’aliment. Demandez-lui d’ajouter à la ration du foin de luzerne ou tout autre aliment à forte teneur en fibres.
55
Chapitre
4
ot e
ct ed
Les pondeuses
Le taux de ponte et le calibre des œufs dépendent de la souche de poule et de l’alimentation. Les calibres d’œufs les mieux adaptés pour l’œuf en coquille sont les calibres moyens (53-63 g) et gros (63-73 g). Extra gros convient également à condition d’avoir une bonne solidité de coquille. C’est en tenant compte des exigences du marché que vous réaliserez vos meilleures recettes de vente d’œufs.
Un calendrier n’est pas gravé dans le marbre
Pr
Un calendrier n’a pas à être appliqué aveuglément. Faites surtout attention au développement des poules. Par exemple, si elles ont perdu toutes leurs plumes, donnez-leur davantage de lumière. Si elles ont été correctement élevées, cela arrivera dans les semaines 17 et 18, mais cela n’est pas gravé dans le marbre. Il est nécessaire que toutes les poules commencent à pondre en même temps. Vous devez donc veiller à ce qu’autant de poules que possible pèsent le même poids et soient au mieux de leur forme au moment où vous les mettrez dans le bâtiment de ponte. Restez en contact fréquent avec l’éleveur de poulettes. Si un grand nombre de poules sont au même stade de développement, il est aisé de les conduire avec des programmes d’alimentation et d’éclairage.
56
Sur une ferme de ponte, la vente des œufs est la principale source de recettes. Mais toutes sortes de facteurs se combinent pour atteindre un taux de ponte important et des œufs de bonne qualité.
Et ainsi, moins de poules commenceront la ponte en avance ou en retard. Une bande qui entre trop tôt en ponte est souvent instable et s’épuise précocement. Les poules mangent trop peu, elles sont en sous-poids, leurs œufs sont trop petits, leur coquille est médiocre, leur durée de ponte est réduite, leur mortalité élevée et leur plumage a une forte probabilité d’être en mauvais état.
À savoir Une semaine de ponte supplémentaire vous rapportera plus qu’une semaine d’élevage économisée. Aussi n’acceptez pas la livraison de vos poules avant 17 ou 18 semaines. Remarque : les poules élevées au sol ont besoin de temps (1 semaine) pour s’habituer à leur nouvel environnement ; la question ne se pose pas pour celles en cages.
Signes de p o u l e s
Les courbes idéales
d’aliment. Une dose plus importante de méthionine et d’acide linoléique peut agir sur le poids des œufs, par exemple. Si les œufs deviennent trop gros, réduisez ces apports. Ne restreignez pas la ration alimentaire pour éviter le picage des plumes.
points à surveiller au cours d’un cycle de ponte 100
ct ed
La production d’œufs augmente très vite aux alentours de 20 semaines et le pic de ponte survient vers 28 ou 30 semaines. Le poids de l’œuf croît rapidement, atteignant 60 g à 30 semaines, puis il augmente graduellement d’environ 0,1 g par semaine. Contrôlez taux de ponte, consommation d’eau et d’aliment, poids des œufs et intervenez si la production prend du retard ou baisse trop tôt. Une bande homogène et d’un poids suffisant est plus facile à conduire et a les meilleures chances d’avoir des œufs du bon calibre dès le début de la ponte. En laissant les poulettes en poussinière une semaine de plus (18 semaines au lieu de 17), les poules se remettront mieux de leurs vaccinations et acquerront une résistance convenable. Ainsi, elles supporteront mieux le stress (transport de la poussinière à la ferme de ponte). Vous pouvez aussi légèrement différer la stimulation lumineuse des poules, retardant la ponte des premiers œufs, qui seront donc plus gros. Si le poids des œufs reste faible, vérifiez la santé de la bande et la qualité de l’aliment. Surveillez aussi l’évolution du poids des poules. Lors des 10 premières semaines de production, pesez les poules une fois par semaine, toujours à la même heure. Une pesée automatique est encore mieux, car elle économise du travail et donne une idée exacte du poids des oiseaux durant tout le cycle. S’il n’y a pas de problème sanitaire, ajustez l’alimentation. Parlez-en à votre fournisseur
90
Des premiers œufs jusqu’au pic de ponte : • Si le taux de ponte ou la consommation alimentaire restent bas, donnez un aliment plus riche. Laissez les oiseaux vider la mangeoire au moins une fois tous les 3 jours.
Taux de ponte %
80
70
60
Après le pic de ponte : • Plus l’œuf est gros, plus la qualité de la coquille se dégrade. Passez à une formule d’aliment optimisé et donnez plus de calcium et du phosphate si nécessaire.
Premières semaines après l’arrivée dans le bâtiment : • Ouvrez les nids dès la ponte du premier œuf (qui sera une ponte au sol). • Collectez les œufs au sol toutes les 1 à 2 heures après la mise en route de l’éclairage.
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Áge (semaines)
ot e
La bande représentée par la ligne verte a de bonnes performances, avec un pic qui dépasse largement 90 %. La bande à la ligne rouge fait moins bien. Pic trop faible et taux de ponte trop bas tout au long de la période, sans possibilité d’y remédier. Jusqu’à la semaine 22, tout semblait aller bien...
La mue est un signe
Pr
Que faut-il évaluer au début d’une nouvelle bande ? Le poids, l’homogénéité et l’âge ne suffisent pas à caractériser le développement des poules. Il y a aussi le stade de mue où elles se trouvent pour aider à mesurer ce développement. Voir aussi page 45.
Prenez note des rémiges primaires en partant de l’extérieur vers l’intérieur. Leur longueur varie pour donner une forme fluide. Cette poule a complètement renouvelé son plumage. Elle est bien développée pour pondre.
C h a p it re 4 : L e s p o n d euses
Les deux plumes à l’extrême droite sont plus vieilles, elles n’ont pas encore mué. Cette poule n’est pas assez développée et n’a pas commencé à pondre. La différence entre plumes renouvelées (arrondies) et plumes non encore muées (pointues) est nette.
57
Alimentation et mode de distribution
Comment voit-on que les composants de l’aliment sont mal répartis en taille ? 1. Indication : ce qui reste dans la mangeoire après 10 minutes. 2. Observation : démélange de l’aliment dans le silo. 3. Parlez-en à votre fournisseur d’aliment. Une fois qu’une poule a commencé à pondre, l’heure des repas est importante également. Ne nourrissez pas les poules pendant qu’elles pondent, par exemple ; veillez à ce que le calme règne dans le bâtiment. Veillez aussi à ce qu’elles se perchent pour la nuit avec l’estomac plein.
ct ed
Vous pouvez, grâce à la nourriture, maîtriser le développement des poules, leur production et leur comportement. Les périodes d’élevage et de ponte se composent de phases successives qui requièrent chacune des matières premières en proportions déterminées. La pondeuse développe un squelette et un plumage entre les semaines 6 et 15. Durant cette période, il leur faut également maintenir une croissance équilibrée. À partir de 15 semaines, elles développent les organes de ponte et une réserve de graisse.
Tri de la nourriture Les poules préfèrent ingérer les grosses particules de l’aliment en priorité. Mais les composantes plus fines contiennent aussi des ingrédients essentiels. Il est possible de maîtriser le tri de nourriture en vérifiant qu’il reste encore assez d’éléments grossiers dans la mangeoire après 10 minutes. Les particules de différentes grosseurs doivent être également réparties pour éviter leur tri. Votre gestion de l’alimentation doit être du sur mesure, visant à faire en sorte que toutes les poules absorbent les mêmes nutriments : les poules dominantes se précipitent sur les composants grossiers de l’aliment.
ot e
Pour stimuler l’appétit d’une bande dont l’élevage a été mal conduit, ajoutez 0,5 à 2 % de l’huile végétale ou ajustez le programme de distribution d’aliment pendant une semaine.
Évaluation de la texture de l’aliment
Pr
On peut mesurer la texture de l’aliment par une observation visuelle. Il arrive que la texture paraisse acceptable à l’œil, mais que les poules continuent à se nourrir de manière très sélective. On évalue dans l’auge le degré de sélectivité en cause.
Aliment de « croissance » avec une bonne texture. Il y a relativement peu de différence entre éléments fins et grossiers.
58
Même dans les derniers restes d’aliment dans la mangeoire, on voit encore des éléments grossiers. Tous les animaux ont consommé les mêmes nutriments.
Les éléments grossiers ont entièrement disparu de l’aliment. De toute évidence les poules les ont recherchés. Et les oiseaux dominants, en particulier, se seront réservé le maïs et le blé.
Signes de p o u l e s
Alimentation et éclairage (diminution en N et en P), d’où une économie. Il n’existe ni recommandation ni plan normatif. À l’arrivée des poulettes sur la ferme de ponte, vous pouvez décider de continuer l’aliment « croissance poulette » pendant une semaine, ou commencer la phase suivante d’aliment pré-ponte ou l’aliment de démarrage en ponte. Ces deux dernières options augmentent la capacité de prise de nourriture et contribuent à la croissance des poules et au développement continu de leurs organes de ponte : conditions essentielles d’un bon taux de ponte et d’un bon calibre d’œufs. À 19-20 semaines, vous pouvez passer à l’aliment de ponte si le taux de ponte est entre 5 et 25.
ct ed
L’alimentation et l’éclairage permettent d’influer sur le développement, la production et le comportement. Lors de la période d’élevage, ils sont déterminants et transforment un petit poussin d’un jour en une superbe poule pondeuse. Phase 1 : 0-6 semaines Durant les trois premières semaines, les oiseaux ont besoin d’absorber beaucoup de nutriments. Après, ils doivent s’habituer à de ne pas être nourris tout le temps. Pendant cette période, la mue remplace le duvet par des plumes et le squelette se forme. Phase 2 : 7-15 semaines Les animaux connaissent alors deux mues partielles pendant les semaines 7 à 9 et 12 à 16. Ces phases sont importantes pour leur développement. Soyez donc encore plus attentif. Phase 3 : 16-20 semaines La poule doit se préparer à pondre. La croissance doit être soutenue afin de permettre la formation des organes de la ponte. En même temps a lieu une nouvelle mue partielle entre les semaines 19 et 21. C’est une période très critique qui aboutit à de superbes productrices… ou à de mauvaises pondeuses. Phase 4 : 21-30 semaines Les poules commencent à pondre, mais leur croissance n’est pas terminée. Elles doivent la poursuivre, mais sans apport de nourriture toute la journée. Elles doivent garder l’appétit et ne pas gaspiller la nourriture. Veillez pour cela à ce que le système de distribution d’aliment soit complètement vidé au moins une fois par jour. Exactement comme en poussinière.
Visualisation du développement
ot e
Développement et croissance sont différents. Même quand le squelette a sa taille définitive, la poule continue de se développer. Et durant cette phase de son développement, ses besoins diffèrent.
Pr
Nourrir les pondeuses par phases À chaque phase de leur cycle, les pondeuses ont des besoins en énergie et en protéines différents. En les nourrissant par phases, vous maîtrisez mieux le calibre des œufs et vous consommez moins de protéines sur l’ensemble du cycle
Une poule menue, à 10 semaines, avec tout son plumage. En termes de taille, cette poule ne va plus guère grandir. Le squelette a presque atteint son état final. En tâtant la peau, on ne sent presque pas de gras.
Programmes d’éclairage et d’alimentation
Le programme d’éclairage joue un rôle très important dans le développement de l’animal et sa capacité future de ponte. Les règles de base sont simples : une durée du jour qui diminue inhibe la maturation sexuelle naturelle et l’inverse, la stimule (voir aussi page 46).
C h a p it re 4 : L e s p o n d euses
Une poule robuste, à 46 semaines. Depuis ses 10 semaines, sa poitrine est très musculeuse, avec une mince couche de graisse sous-cutanée. Son abdomen bien rond montre le développement de ses organes de ponte.
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Alimentation par temps chaud
Diluer l’aliment avec des fibres
Il est fréquent que les poules mangent moins par temps chaud. Les conséquences s’en font sentir surtout pour les pondeuses les plus âgées et pour les jeunes poules jusqu’à 35 semaines. Un déficit en énergie ou en protéines va rapidement se traduire par une baisse de croissance et de production, et une mortalité en hausse. Une période chaude de deux semaines peut entraîner des pertes financières allant jusqu’à 80 centimes d’euro par poule en parcours de plein air. La qualité de la coquille souffre également en raison d’une excrétion accrue d’éléments minéraux, d’un pH du sang plus élevé et d’une moindre consommation de calcium. Les poules ont aussi besoin de davantage de vitamine C qu’elles ne peuvent en produire ou en absorber naturellement. Il peut être utile de donner des aliments adaptés, ainsi que de supplémenter l’eau de boisson en vitamine C. Demandez à votre fournisseur s’il dispose d’aliments plus adéquats.
ct ed
Plus les poules peuvent passer de temps à se nourrir et à fouiner (grattage, exploration et picorage du sol), plus elles sont contentes. Dans un système alternatif, ce comportement peut être encouragé par la mise à disposition, dans la zone de grattage, d’aliment riche en fibres (par ex. foin de luzerne) ou de grains en vrac. Dans un système en cages, vous pouvez diluer l’aliment de ponte avec ce genre d’aliment brut, pilé. Les poules compensent la dilution de leur nourriture en en mangeant davantage. Une dilution jusqu’à 10-15 % n’a pas d’effets négatifs sur la production. Les suppléments d’aliment ou la dilution produisent en général des poules en meilleure santé, avec une moindre mortalité et un risque de picage de plumes diminué.
Un signe de carence : manger des plumes
ot e
Y a-t-il du duvet dans la litière ? Si les poules mangent le duvet, c’est un signe de stress au sein de la bande. À cause de ce stress, le système gastro-intestinal de la poule fonctionne mal. Elle tente de le compenser en recherchant des aliments avec de la texture. Ce qui signifie, entre autres, des plumes.
Pr
Le stress peut trouver son origine dans : ● l’ambiance du bâtiment, ● une nourriture sans texture, ● une carence en nutriments, ● des infections.
C’est fréquemment une combinaison de ces facteurs. Associez toujours votre fournisseur d’aliments à votre décision et, si nécessaire, modifiez la formulation de l’aliment. Par exemple, ajoutez davantage de produits contenant des fibres. N’oubliez pas de consulter le vétérinaire.
L’éparpillement de grains déclenche le comportement naturel des poules et les encourage à se répartir sur l’ensemble du bâtiment.
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Signes de p o u l e s
Système d’alimentation : les points d’attention
Longueur de la mangeoire
À savoir
Prélevez un échantillon de chaque livraison d’aliment. S’il y a un problème par la suite, vous pourrez ainsi vérifier si l’aliment y est pour quelque chose. Conservez environ une dizaine d’échantillons.
ct ed
Assurez-vous que la mangeoire soit assez longue pour permettre à tous les oiseaux de se nourrir. Compte tenu du volume d’une pondeuse, un espace de 15 cm par oiseau est nécessaire le long de la mangeoire pour qu’ils puissent tous manger au même moment. Soit un peu plus que la norme légale. Si le système d’alimentation est différent de
celui que les poules ont connu durant leur élevage, veillez à ce qu’elles ne soient pas trop effrayées par la nouveauté du système.
ot e
Avec la norme légale actuelle, les poules ne pourront jamais manger toutes au même moment. Tenez compte de cet élément lors de vos tâches quotidiennes. En les empêchant de trier, vous permettrez à toutes les poules, même les plus dominées, de manger selon leurs besoins.
Pr
Auge alimentée par chaîne Une chaîne transporteuse prend l’aliment dans un récipient de stockage et le distribue le long de la mangeoire. La vitesse varie entre 4 et 20 m par minute. Plus la chaîne est rapide, moins il y a de risque de consommation sélective et de chute de nourriture au sol. Un grillage au-dessus des mangeoires empêche les poulettes de se faufiler dans celles-ci et de contaminer l’aliment avec leurs fientes. Vérifiez aussi la hauteur de l’aliment dans la mangeoire. Si la couche d’aliment est trop épaisse, la chaîne ne va pas déranger les poules en train de sélectionner leur nourriture, facilitant ainsi la consommation sélective.
C h a p it re 4 : L e s p o n d euses
Auge à vis sans fin La vis sans fin distribue l’aliment dans la mangeoire et empêche les poules de l’envoyer au sol, d’où un gaspillage moindre.
Mangeoires circulaires Il est possible d’ajuster la hauteur d’une mangeoire circulaire. Assurez-vous que l’aliment soit distribué uniformément entre les mangeoires. La chute d’aliment au sol peut être un problème, mais qui dépend dans une large mesure de la façon dont le système a été installé. Les mangeoires doivent être accrochées à la bonne hauteur, et il est important de distribuer l’aliment « en blocs », c’est-à-dire de remplir toutes les mangeoires rapidement.
61
L’eau
Vérifiez l’eau 1. en général au compteur (de façon automatique)
2. par ligne de pipettes : niveau à l’évent (tous les jours).
3. par pipette (au moins une fois tous les deux
L’accès à l’eau doit être aisé. La norme pour les poules en système au sol est de 1 pipette ou coupelle d’abreuvement pour 10 oiseaux, ou de 1 cm par oiseau (abreuvoirs suspendus). Dans les cages de batterie traditionnelles, on doit avoir 2 pipettes ou coupelles. Aujourd’hui, la qualité des pipettes dispense de godets récupérateurs qui se souillent facilement.
ot e
mois)
afin d’éviter la formation de résidus. Si les poules boivent trop peu, vérifiez d’abord le fonctionnement du système d’abreuvement. La pression d’eau est peut-être insuffisante. En revanche, une pression trop élevée, peut provoquer des fuites et une baisse de la consommation par les poules, rebutées par l’effort à fournir sur les pipettes. Si le système fonctionne correctement et si les pipettes sont à bonne hauteur, vérifiez la qualité de l’eau.
ct ed
En moyenne, une poule absorbe de 1,6 à 2 fois plus d’eau que de nourriture. Elle boit à intervalles réguliers et en petites quantités. Le volume d’eau consommé chaque jour est un bon indicateur de l’état sanitaire du troupeau. Si les oiseaux boivent davantage, vérifiez les causes potentielles : température ambiante et teneur en sel des aliments. Puis, évaluez l’état sanitaire et si nécessaire consultez un vétérinaire. L’eau doit avoir un goût agréable et ne contenir ni substances dangereuses ni impuretés. Celles-ci peuvent poser un problème de sécurité des aliments via la contamination de la viande ou des œufs. L’eau sert aussi à dissoudre les médicaments et les vaccins. Elle doit donc être propre et les canalisations fonctionner parfaitement. Ainsi, entretenez la canalisation régulièrement. Rincez-la après l’administration des médicaments,
Qualité de l’eau
L’eau peut contenir des substances dangereuses ou indésirables qui se retrouveront dans la poule. L’eau du robinet est en général de bonne qualité. Pour conserver une qualité d’eau aux normes, vous pouvez avoir recours aux systèmes de désionisation ou d’osmose inverse (qui élimine par filtration toutes les substances). Et nettoyez soigneusement vos canalisations. Pas d’incurvation vers le bas pour éviter la croissance de champignons. Si vous suspectez une contamination de l’eau de boisson, faites-la analyser. Cause
Signe
Nitrates (peuvent être transformés en nitrite) Sodium
> 200
Baisse de l'absorption d'oxygène dans le sang, résultat : coloration bleue de la crête, des barbillons et de la tête, léthargie de l'animal Réduction de la fertilité
> 200 (1)
Infections respiratoires
Chlorures
> 300 (1)
Diarrhée
Sulfures, transformation à partir de sulfates sous l’influence de certaines bactéries Fer
> 250
Symptômes cérébraux : torticolis et boiterie
> 5,0
Réduction de l'appétit
E. coli
> 100 (UFC/ml)
Mycotoxines (produites par des moisissures)
Pas de seuil minimum
Blocage de la conduction nerveuse, odeur d'œufs pourris Dysfonctionnement intestinal
Pr
Nitrites
Dose dangereuse (mg/l) > 1,0
(1) : pour les pondeuses > 600 mg/l de chlorure et > 400 mg/l de sodium
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Signes de p o u l e s
L’eau est-elle bonne ?
coloration : bonne, transparence : bonne
Vous pouvez obtenir une première idée de la qualité de l’eau en remplissant une bouteille transparente pour examiner la coloration, la transparence, les sédiments et l’odeur. L’eau doit être prélevée aux points d’abreuvement au fond du bâtiment. L’évaluation est simple ; pour chaque paramètre, on note : bien, passable ou mal.
ct ed
Coloration : bien (absolument incolore) ; passable (léger début de coloration) ; mal (couleur bien distincte ; jaune, brun, etc.). Transparence : bien (complètement transparente) ; passable (trouble mais toujours transparente) ; mal (opaque). Sédiments : bien (pas de particules dans l’eau) ; passable (quelques particules) ; mal (le fond de la bouteille est entièrement recouvert de particules boueuses ou ferrugineuses). Odeur : bien (absolument inodore) ; passable (odeur légère) ; mal (forte odeur d’œufs pourris). ● Tous les critères sont « bons » : le risque d’avoir une eau impropre est de 15 %. ● Tous les critères sont « mauvais » : l’eau est toujours impropre. ● Quelques critères sont « passables » : 35 à 75 % de risques que l’eau soit impropre. Vérifiez l’eau au moins deux fois par an. Prélevez-la à la fin du rang de pipettes ou à l’extrémité du système.
coloration : mauvaise, transparence : bonne
ot e
coloration : mauvaise, transparence : mauvaise
coloration et transparence : bonnes, sédiment : mauvais
Avantages et inconvénients des systèmes d’abreuvement Avantages
Inconvénients
Abreuvoirs circulaires
+ Facilité d’accès à l’eau + Facilité du réglage du niveau
– Système ouvert, eau parfois crou-
Pr
Système d'abreuvement
d’eau et de la hauteur de suspension
Pipettes
+ Système fermé, eau toujours propre
+ Très peu de débordements + Beaucoup d’espace pour cir-
–
pie, plus grand risque de contamination Contribution à l’humidité de l’air ambiant du bâtiment Débordements
– – Coûts d’investissement élevés – Difficile de maîtriser la distribution de l’eau
culer autour
Coupelles
C h a p it re 4 : L e s p o n d euses
+ Facilité d’accès à l’eau – Coûts d’investissement élevés + Facilité de vérification des blo- – Plus grand risque de contamination cages – Moins d’espace pour circuler autour
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Critères externes de qualité des œufs
ct ed
Les critères externes de qualité des œufs de consommation sont le calibre (ou poids), la coloration, la forme, la robustesse et la propreté de la coquille. On peut déduire beaucoup de choses de l’aspect extérieur d’un œuf. Une coquille présentant des défauts, des dommages ou des souillures est la conséquence directe de l’état sanitaire de la poule, de la composition de son alimentation et/ ou de différentes parties du bâtiment. Les salissures de la coquille peuvent être constituées de sang, de fientes, de poussière, de litière humide, de carton d’emballage, de poux rouges, de moisissures ou de déjections de mouches.
peuvent provenir d’un caillebotis poussiéreux. Examinez de près le chemin suivi par les œufs à travers le bâtiment et vérifiez qu’il n’y a pas d’accumulation de poussière et de crasse sur ce chemin. Par ailleurs, veillez à ce que les coquilles soient sèches au moment de partir sur la bande transporteuse. Vous pouvez le faire avec un système d’egg-saver. L’egg-saver permet aux œufs d’atterrir sur la bande transporteuse en un seul morceau, mais permet aussi qu’ils le fassent quand ils sont secs ; ils ont ainsi moins de chances de ramasser poussière et saleté au passage. Bien entendu, les œufs ne doivent pas rester trop longtemps dans les nids. Nettoyez régulièrement les bandes transporteuses. La présence de petits points de sang sur la coquille indique une sévère infestation par les poux rouges. Ces points sont des poux rouges qui se sont fait écraser par l’œuf dans sa course sur la bande transporteuse.
Œufs striés de poussière Les raies de poussière proviennent du roulage des œufs sur des sols malpropres. En cage, elles
Du sang sur la coquille
ot e
Le sang sur la coquille provient de lésions du cloaque, venant de la ponte de trop gros œufs ou de picage du cloaque.
Pr
Fientes sur la coquille
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La présence de fientes sur la coquille peut avoir son origine dans des affections intestinales qui conduisent la poule à produire des fientes diluées. Une formulation fautive de l’aliment peut avoir le même effet. Voyez votre fournisseur d’aliment ou votre vétérinaire. Vérifiez aussi le système d’expulsion des nids. S’il ne fonctionne pas correctement ou se ferme trop tardivement, les œufs peuvent être souillés par le sol sale du nid. On peut avoir des poules victimes de picage qui cherchent refuge dans les nids et dont les fientes vont souiller les œufs. Enfin, essayez de programmer la distribution de nourriture de telle sorte que le plus gros de la production de fientes ne coïncide pas avec la ponte. Vérifiez également la ventilation. Une dépression mal réglée peut rendre trop humide la zone de litière.
Signes de p o u l e s
autre la bande de ramassage pour disperser les œufs. Pour vérifier s’il y a des endroits spécifiques qui posent problème, utilisez un œuf électronique (un œuf transparent équipé de composants électroniques) ou ramassez des œufs à certains endroits et mirez-les. Les plus gros œufs, produits en fin de période de ponte, peuvent avoir une coquille plus fragile. N’attendez pas pour ajuster le niveau de calcium dans l’aliment et pour donner des suppléments en calcium. Veillez à ce que les poules soient bien nourries avant la tombée du jour, car la coquille se forme essentiellement durant la nuit. Il peut aussi y avoir des problèmes concernant l’appétit des poules (maladies, température élevée).
ot e
ct ed
Oeufs endommagés après la ponte Les œufs peuvent être endommagés et montrer des fêlures, des microfissures, des enfoncements ou des brèches après la ponte. Vérifiez soigneusement le parcours suivi par les œufs : leur course est-elle trop brutale, roulent-ils les uns contre les autres en un point quelconque, les points de passage entre bandes transporteuses sont-ils correctement alignés ? Plus il y a d’œufs sur la bande de ramassage, plus vous pouvez vous attendre à de la casse et à des dégâts. Aussi devez-vous veiller à collecter les œufs assez fréquemment, l’idéal étant deux fois par jour. Dans chaque système, il y a des points à surveiller plus spécialement. Si 95 % des œufs d’un système de colonie arrivent sur la bande de ramassage au même endroit, le risque de dégâts s’en trouve accru. Déplacez de temps à
Cet œuf a une fêlure/brisure sur le flanc. La coquille s’est brisée quand l’œuf a roulé hors du nid. Une brisure ou une fêlure à l’extrémité arrondie de l’œuf indique un nid au sol trop dur ; l’œuf s’est fendu en heurtant le sol lors de la ponte.
Un œuf électronique émet un signal lumineux quand il subit un choc. Vous visualisez ainsi les endroits où les œufs risquent d’être endommagés sur la bande transporteuse et dans la machine de conditionnement.
Pr
Les défauts qui affectent la coquille avant la ponte
Verrues ; rugosités localisées, en général à l’extrémité arrondie de l’œuf. La cause peut être une bronchite infectieuse.
C h a p it re 4 : L e s p o n d euses
Cet œuf a une coquille fripée. L’intérieur de la membrane de l’œuf n’était pas entièrement rempli d’humidité et d’albumine quand l’œuf s’est calcifié. Cause possible : bronchite infectieuse.
Un œuf à coquille molle et partiellement manquante. Causes possibles : syndrome de chute de la ponte, grippe aviaire ou succession d’ovulations rapides au début de la période de ponte, conduisant à une ponte avant que l’œuf ne soit prêt.
L’extrémité de l’œuf a une coquille plus fine et plus rugueuse et on voit clairement la séparation avec la partie saine de l’œuf : bout vitreux. Cause : détérioration des organes de ponte. L’origine peut être une forme spécifique de Mycoplasma synoviae.
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Qualité interne des œufs Un œuf va de l’exploitation avicole à la table du consommateur sans aucune préparation. Sa qualité doit donc être impeccable, et il ne doit contenir aucune impureté. Les aspects qui déterminent la qualité d’un œuf sont le goût, l’absence de résidus, les microbes, la qualité sanitaire et la fraîcheur.
ct ed
Substances indésirables Les œufs ne doivent contenir aucune substance indésirable telle que des résidus d’antibiotiques, d’antiparasitaires, de pesticides et de polluants environnementaux. Tout œuf produit durant la période de retrait qui suit l’administration de médicaments doit être détruit. Il s’agit de manifester au consommateur le niveau de respect et d’honnêteté auquel il s’attend, et les résidus peuvent causer des problèmes sanitaires.
Vous pouvez améliorer l’hygiène de l’exploitation en utilisant des alvéoles à œufs en plastique plutôt qu’en carton. Le parcours de l’œuf peut être automatisé pour la plus grande partie : les alvéoles en carton sont moins indiqués pour cette évolution. De plus, Les alvéoles en plastique sont de plus en plus répandus. Ils sont plus hygiéniques, sous réserve d’un nettoyage adéquat.
taches de sang et de chair
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Les taches de sang et de chair ne sont visibles qu’au mirage des œufs au centre de conditionnement. Les taches de chair sont des particules en provenance de l’oviducte. Les taches de sang résultent de la déchirure du sac vitellin à un endroit irrigué par des vaisseaux sanguins. La cause peut en être une réaction de peur, ou une infection de bronchite infectieuse. Normalement, le sac vitellin s’ouvre à des endroits dépourvus de vaisseaux sanguins.
Pr
reGarDer - rÉFLÉChir - aGir
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Que pouvez-vous conclure d’une variation de la couleur du jaune ? La couleur du jaune est essentiellement sous l’influence de la formulation de l’aliment et de la teneur de celui-ci en agents colorants. Si le jaune reste trop décoloré, vérifiez ce qui suit : - Y a-t-il eu une baisse de la consommation d’aliment, le cas échéant suite à une température ambiante trop élevée ? Quand les poules mangent moins, elles ingèrent également moins d’agents colorants. - Y a-t-il eu des problèmes de digestion, suite par exemple à une infection ? Ce serait une cause de moins bonne assimilation des agents colorants présents dans l’aliment. - Si à votre avis les poules n’ont pas été malades et ont mangé normalement, demandez à votre fournisseur d’aliment d’ajuster la formulation.
Signes de p o u l e s
Indices de qualité du centre de conditionnement
En tant qu’éleveur, vous devez non seulement réagir aux signes qu’émettent vos poules, mais également à ceux de votre client : le centre de conditionnement. Il va évaluer vos œufs en fonction de divers critères. Son rapport qualité peut vous montrer où il est indiqué d’apporter des améliorations, par exemple le poids des œufs, la couleur du jaune, le pourcentage de déclassés. Si vous gardez une trace permanente de ces rapports, vous pouvez faire de la prévention au lieu de vous contenter de réagir aux messages d’alerte de votre centre de conditionnement. Paramètres repris dans le rapport Poids moyen
Signe
Couleur du jaune
Trop clair, trop sombre
Résistance à la casse
Coquille fragile
ct ed
Trop léger, trop lourd
Possibilité d'action correctrice immédiate ou pour la bande suivante Volume et type d'aliment pondeuse. Choix de race, poids des poules à la livraison Teneur de l'aliment en agents colorants rouges et jaunes, appétit, état sanitaire général et intestinal Aliment pondeuse, conseils généraux, choix de race Teneur en protéine de l'aliment, protection contre la bronchite infectieuse, état général des poules Choix de souche pour le cycle suivant
Indice de Haugh (UH ; fraî- Trop bas cheur) Couleur de la coquille (pour Trop décoloré œufs marron uniquement) Taches Œufs souillés (y compris par fientes, poussière, poux rouges, déjections de mouches) Craquelures (en étoile Trop de casse avec la membrane de l'œuf intacte) Microfissures (invisibles Trop de microfissures à l'œil nu, l'œuf éclate à l'ébullition) Brisure ouverte Trop de fêlures ouvertes
Nids modernes de bonne qualité, aliment pondeuse de qualité, bon état sanitaire des oiseaux. Vitesse de la bande transporteuse d'œufs
ot e
Système de collecte des œufs à l'exploitation avicole (système lift ou emballage), trop faible résistance à la casse Système de collecte des œufs à l'exploitation avicole (système lift ou emballage), trop faible résistance à la casse Picage des œufs par les poules, manipulation brutale des œufs, trop faible résistance à la casse Tampon manquant, code Calibrer et entretenir l’imprimante erroné, peu lisible
Tampon sur la coquille
Pr
Frais ou pas frais ?
Vieil œuf
Œuf frais
La température et l’humidité jouent un rôle fondamental dans la conservation des œufs. En général l’enlèvement des œufs a lieu deux fois par semaine. En pareil cas, la meilleure température d’entreposage est 18 °C. Si la durée de garde dépasse les 10 jours, il vaut mieux les conserver entre 10 et 12 °C. Évitez les fortes fluctuations de température pour empêcher la condensation. La condensation favorise le développement de micro-organismes sur la coquille (champignons), qui sont susceptibles de passer par les pores de la coquille et de contaminer son contenu. L’humidité relative au cours de l’entreposage influe sur la perte d’humidité par l’œuf (qui se traduit par une perte de poids et de qualité). Maintenez l’humidité entre 75 et 80 %. Un mauvais entreposage accélère le vieillissement de l’œuf.
C h a p it re 4 : L e s p o n d euses
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Qu’est-ce qui rend un nid attractif ?
Une intensité lumineuse correcte : Il doit faire plus clair à l’extérieur qu’à l’intérieur du nid. Cela ne signifie pas qu’il doit y faire noir comme dans un four. Les poules ont besoin de voir, sans quoi elles auront trop peur pour se risquer à l’intérieur. Envisagez d’installer une source lumineuse faible dans les nids trop obscurs. Un lux devrait suffire. Un nombre de nids suffisant : Le nombre de nids n’est jamais trop important. De nos jours, on n’utilise pratiquement plus que des nids collectifs. L’espace dans les nids devient vite plus restreint pour les oiseaux en petits groupes. Dans ce cas, on recommande environ 125 cm² par poule. Pour les groupes plus importants, on recommande 100 cm², tandis que le minimum réglementaire est de 83,3 cm² par poule (120 poules au mètre carré de nid).
Pr
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Un positionnement correct : Placez les nids autant que possible dans un endroit tranquille. Ne marchez pas devant les nids, ne les inspectez pas durant la période de pic de ponte du matin, et n’arrêtez pas les bandes transporteuses d’œufs. Évitez de nourrir durant la ponte de façon à créer un minimum de perturbation. Installer le système de distribution d’eau potable devant les nids. Les poules commencent leur journée à l’intérieur des nids. Un sol attractif pour le nid : Gazon artificiel ou picots de caoutchouc. Un bon compromis entre les goûts de la poule (paille hachée) et ceux de l’aviculteur (efficacité et hygiène du nid) est un sol en gazon artificiel ou en picots de caoutchouc. La poule peut y gratter un peu, il ne retient pas la poussière, ne bloque pas le système de collecte d’œufs et il est facile à nettoyer.
Rendez les nids aussi attractifs que possible, pour que les poules aillent effectivement y pondre leurs œufs.
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Des cloaques à vif et picorés peuvent être un indice d’un excès de luminosité dans les nids. Le cloaque s’évase lors de la ponte. Si on y voit trop bien dans le nid, les autres poules remarquent le cloaque béant et cela les encourage à y porter des coups de bec.
Signes de p o u l e s
Évitez la ponte au sol
des nids ; vous devez aussi enlever les œufs au sol fréquemment et, surtout, sans délai. Il vaut mieux prévenir que guérir.
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Le problème de la ponte au sol est surtout important dans les systèmes d’élevage au sol et en volière. C’est une source de pertes financières : les œufs ne peuvent plus être vendus en « extra », et certains, piétinés ou picorés, sont perdus. Cela fait paraître votre production moins importante qu’elle ne l’est réellement. C’est là un facteur à conserver à l’esprit quand vous recherchez la cause d’une performance économique décevante. Règle approximative : pour un œuf au sol récupéré, un autre est perdu. Aussitôt que tous les oiseaux ont commencé à pondre, il est impératif de tout mettre en œuvre pour prévenir le ponte au sol. Ce n’est pas simplement une question d’horaire d’ouverture
Une clôture électrique peut régler le problème de ponte au sol dans les coins. N’en faites pas une mesure préventive, car elle augmente le stress des oiseaux.
Facteurs de risque favorisant la ponte au sol
Ne pas avoir appris à sauter pendant l’élevage Si les poules n’ont pas appris à gérer les différences de niveaux lors de la phase d’élevage, elles sont moins enclines à se mouvoir verticalement en direction des nids tels qu’ils sont positionnés dans un système de volière. Ce facteur aggrave considérablement le risque de ponte au sol. Il faut donc veiller à ce que les équipements soient aussi similaires que possible en poussinière et en ponte.
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Endroits obscurs S’il y a des zones d’ombre ou des recoins obscurs, intensifiez l’éclairage ou disposez des éclairages supplémentaires là où le système principal ne parvient pas à éclairer. Il n’est pas inutile non plus de mettre en place une période de lumière atténuée avant le plein allumage diurne du système. Il y a des pondeuses qui éprouvent le besoin de pondre leur œuf juste avant l’allumage des feux. Leurs œufs tombent alors sur les caillebotis. La période de lumière atténuée permet à ces lève-tôt de se trouver un nid pendant que les autres dorment encore.
Les poulettes élevées au sol ne s’adapteront pas à la volière.
Il fait sombre sous le caillebotis, il y a donc un risque de ponte au sol à cet endroit.
Pr
Une litière attractive Une couche de litière est agréable pour la poule, mais c’est aussi une invitation à y pondre. Empêchez la ponte sur litière en apportant un éclairage suffisant et en ramassant les œufs aussi vite que possible. Cela découragera les autres poules de pondre à cet endroit. Vous devez aussi déranger les poules qui tentent d’y pondre. Dérangez-les aussi pendant qu’elles pondent. Cela signifie, en pratique, procéder à des inspections répétées dès le petit matin.
Difficulté d’accès aux nids Il est difficile pour les poules de se faufiler entre elles durant leur recherche d’un nid. Les poules qui se reposent peuvent bloquer l’entrée du nid. Disposez des perchoirs devant les nids. Les poules pourront y marcher et passer le long des autres volatiles en circulant pour déterminer quels nids sont occupés.
L’accès au nid doit être facile.
Nids à courants d’air Pour voir si le nid a des courants d’air, mettez une main humide dans le nid. Si l’espace sous les nids est froid, il pourrait y avoir un courant d’air dans les nids, causé par la dépression. Les poules ne voudront pas pondre là. Mettez-y bon ordre grâce à un panneau étanche sous les nids. Les courants d’air dans les nids peuvent aussi venir de l’admission d’air du bâtiment.
C h a p it re 4 : L e s p o n d euses
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Le pic de ponte du matin
tranquillité pour pondre. Donnez aux oiseaux leur lumière, leur nourriture et leur eau plus ou moins à un même moment dans la matinée. Après quoi, arrêtez de les nourrir pendant cinq à six heures, jusqu’à ce que la plupart des œufs soient pondus. Faites tourner la chaîne tard dans la soirée, de façon à ce qu’il y reste encore de la nourriture au réveil. Le matin, ne démarrez pas avant la fin du pic de ponte. Cela évitera une débandade de poules attirées hors des nids, avec un grand risque de ponte au sol.
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La durée de la période de ponte des poules ne cesse de s’accroître : elle atteint parfois plus de 100 jours d’affilée. Le premier œuf de la période est pondu tôt dans la matinée. Avec les souches actuelles de pondeuses, l’heure de la ponte ne change pratiquement jamais, alors qu’avec les croisements plus anciens l’heure de la ponte était variable et il arrivait que la poule manque une journée. En conséquence, la plupart des œufs sont du matin. Axez la conduite de votre bande autour de ce pic de ponte du matin. La poule a besoin de
La peur se paye en œufs
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Veillez à ce que les poules s’habituent à la présence de l’homme. La peur de l’homme nuit à la production et à la qualité des œufs. Des réactions de panique peuvent même provoquer une hausse de la mortalité et le stress augmente le risque de picage des plumes. Cela rend également plus difficiles les contrôles sanitaires et la capture des poules. Mettez un poste de radio dans le bâtiment, le mieux étant de le régler sur une station qui alterne musique et programmes parlés. Les poules s’habitueront ainsi aux sons des humains et auront peur moins facilement. Trucs et astuces pour habituer les poules aux humains :
Pr
Entrez dans le bâtiment plusieurs fois par jour, pas toujours à la même heure. Il n’est pas inutile de changer chaque fois de couleur de combinaison.
70
Éparpillez fréquemment de petites quantités de grains, à la main. Les poules feront l’association entre leur « soigneur » et une expérience positive.
Plus leur environnement est riche et stimulant, moins les poules seront anxieuses en général. Vous pourriez envisager un jardin d’hiver avec perchoirs et un distributeur d’aliments bruts.
reGarDer rÉFLÉChir - aGir
Qu’est-ce que cela veut dire ? Ceci est une bande craintive. Les oiseaux tentent tous de s’écarter et se montent les uns sur les autres. Piétinement et suffocation peuvent s’ensuivre. En cage, les poules ne peuvent fuir quand elles ont peur, mais peuvent se blesser sérieusement elles-mêmes. Si vos poules sont facilement effrayées, essayez-les de les habituer à la présence humaine en marchant plus souvent parmi elles ou autour d’elles. Signes de p o u l e s
Avantages et inconvénients de la mue – Une seconde période de ponte ?
Picage, picage des plumes et cannibalisme ?
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La période de ponte des poules s’est désormais bien allongée, si bien qu’il n’est guère utile d’exploiter une seconde période de ponte après une mue. Mais on peut parfois avoir besoin de forcer une mue. Celle-ci dure de 4 à 6 semaines, suivie d’une période de ponte de 6 à 8 mois. Elle est déclenchée par une diminution de la période d’éclairage, avec une restriction alimentaire (aliment peu énergétique tel que son de blé ou avoine). Puis, on revient à l’alimentation et à l’éclairage d’origine au bout de 3 à 4 semaines. Forcer une mue est un travail de précision. Consultez votre conseiller et respectez la réglementation (interdiction de priver les oiseaux d’eau ou de nourriture). Si les poules continuent de pondre, arrêtez le processus de mue. Poursuivre ou diminuer encore la durée de jour nuit à la santé et au bien-être des poules. Donnez un supplément de grit pour éviter aux oiseaux une carence en calcium qui se traduirait par des atteintes du squelette.
Les poules perdent leur rythme, d’où stress et conduites anormales (p. ex. picage des plumes et cannibalisme). – L’incidence des mues n’est pas uniforme dans une même bande et son homogénéité s’en ressent. – La proportion d’œufs trop gros peut augmenter fortement. – Certaines vaccinations doivent être refaites + Taux de ponte est de 85 % en seconde période de ponte sur une bande de qualité. + Possibilité de traitements médicamenteux durant la mue (pas de résidus dans les œufs, prenez garde à la période de retrait). + La mue allonge la vie productive de la poule et réduit d’autant l’incidence des coûts d’élevage.
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Quand un aviculteur parle de picage, il se réfère à du sang visible à la base de la queue. Cela arrive essentiellement aux jeunes oiseaux n’ayant pas encore leur plumage. Il faut donc réagir sans attendre. Pulvérisez l’oiseau avec un produit au goût et à l’odeur déplaisants pour décourager le picage. Sans intervention rapide et efficace, le problème s’aggravera. Il est souvent sous-estimé et les signes qui s’y rapportent sont trompeurs : les dégâts ne sont pas toujours visibles, ce qui empêche la réaction. Sur une poule adulte, on voit des zones déplumées, mais sur une poulette en élevage on constate seulement l’absence de quelques plumes de couverture au bas du dos. Le signe apparent est l’émergence de plumes de duvet ou l’ébouriffement des plumes de la queue. Cela se voit mieux sur les poules marron que sur les blanches, le brun de leurs plumes de couverture contrastant avec leur duvet blanc. Les vraies zones déplumées sont rares en phase d’élevage. Avec des symptômes aussi discrets, l’éleveur passe souvent à côté du picage. Si à 16 semaines, on observe des plumes du dessous sur 20 % des poulettes, on peut s’attendre à avoir des zones déplumées non négligeables sur la plupart des oiseaux à 30 semaines.
Picage et cannibalisme sont des comportements indésirables qui se produisent dans tous les systèmes d’élevage.
C h a p it re 4 : L e s p o n d euses
Types de picage Les scientifiques distinguent deux types de picage : le « picage d’agression » et le « picage de plumes/cannibalisme ». Les signes émis par les poules diffèrent selon le type de picage. Pour réagir de façon adéquate, vous devez les reconnaître. Le picage de plumes est souvent décrit à tort comme une conduite agressive. Le picage agressif est un comportement normal, et le picage de plumes une conduite anormale qui ne se produit qu’en captivité. Picage d’agression
Picage des plumes
Cible la tête
Outre la tête, sont visés le cou, la poitrine, les ailes, les flancs, le dos, la queue et le dessous de la queue Des oiseaux tranquilles en train de ne rien faire, de manger ou de prendre un bain de poussière sont ciblés Les plumes arrachées sont fréquemment mangées Cette conduite est toujours le signe d’un problème
Cible un oiseau qui se retrouve sur le chemin d’un oiseau de rang plus élevé Même si une plume est arrachée, elle n’est jamais mangée Seul un picage très fréquent met en danger le bon état du troupeau
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Les poules déplumées coûtent cher Relation entre plumage et consommation alimentaire
155 115
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25 50 75 % plumage manquant
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Le picage des plumes et le cannibalisme sont des signes de mauvais état général des oiseaux et peuvent avoir des conséquences très lourdes. Le picage des plumes entraîne une consommation alimentaire accrue et le cannibalisme, de la mortalité. Une fois ces deux comportements constatés dans une bande, ils sont très difficiles à éradiquer. La prévention est donc la clé. Le picage des plumes se reconnaît à ce qu’une poule arrache et consomme les plumes d’une autre poule. Le picage des plumes se manifeste d’abord au bas du dos, à la base de la queue. Une poule déplumée est plus vulnérable aux lésions et aux infections. Cette conduite n’est en rien une conduite d’agression. Le cannibalisme est le fait pour une poule de consommer la peau, les tissus ou les organes d’autres poules, mortes ou en vie. La zone autour du cloaque et les organes de l’abdomen sont les zones les plus fréquemment piquées.
Consommation alimentaire
Difficile de revenir en arrière
Le picage des plumes nuit à la santé des oiseaux et coûte cher à l’aviculteur. Une poule déplumée doit manger 20 % en plus simplement pour ne pas prendre froid. Encore une évaluation au jugé : une poule a besoin de 4 g de nourriture par jour en plus pour chaque 10 % des plumes qu’elle perd. Si elle circule à l’air libre ou se déplace beaucoup, une poule déplumée a encore besoin de plus de nourriture.
Luminosité et picage de plumes
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Poules en cage ou en liberté Le picage des plumes se produit indépendamment du système d’élevage. C’est un problème plus préoccupant dans les systèmes alternatifs que dans les systèmes en cages. Des poules piqueuses de plumes circulant dans un grand groupe feront plus de dégâts que sur des oiseaux confinés. De plus, dans un bâtiment avec des cages, il est plus facile de maintenir les oiseaux en lumière atténuée. Celle-ci rend les poules moins actives, d’où une réduction du picage de plumes. Mais il est faux de dire que les oiseaux en cage ne ressentent pas le besoin de piquer des plumes.
Pertes de plumes
Pr
La perte de plumes peut avoir d’autres origines que le picage. Ne perdez pas de vue cette possibilité quand vous recherchez la cause de cette perte, et prenez les mesures correctives appropriées. ● Aliment déficitaire en acides aminés, en vitamines, en éléments minéraux ou en fibres. ● Problèmes de santé générale ou intestinale, entraînant une modification des besoins alimentaires ou de l’absorption au niveau de l’intestin. ● Mycotoxines dans l’aliment ou la litière. ● Maladies qui affectent les follicules des plumes, telles que la leucose virale et certains poux de la peau, d’où une inhibition de la croissance des plumes de remplacement. ● Mue du cou : disparition uniquement des plumes du cou. Chez les poulettes, ce symptôme est associé à une mise en ponte trop précoce. Chez les poules plus âgées, son origine est le stress causé par les dérangements, le froid, le changement d’habitat, d’aliment, ou une couvade. Si vos poulettes sont affectées, demandez à votre fournisseur d’aliment s’il est transitoirement possible d’augmenter le taux de protéines de la formule.
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En atténuant la lumière, le picage des plumes et le cannibalisme sont réduits. Il semblerait donc que la cause de ces conduites soit la lumière. Obscurcir le bâtiment rend les oiseaux moins actifs. La façon dont la lumière rouge contribue à venir à bout du cannibalisme n’est pas vraiment connue. L’idée qui soustend cette technique est que la lumière rouge fait disparaître les contrastes visuels sur le plumage, limitant les cibles qui attirent les coups de bec. La lumière rouge réduit par ailleurs l’intensité lumineuse, donc le niveau d’activité des poules. Cependant, la combinaison de lumière rouge et d’une intensité lumineuse constante peut aussi rendre les oiseaux plus agressifs.
Signes de p o u l e s
Picage des plumes
Causes du picage des plumes
Le premier signe de picage est en général la disparition des plumes qui normalement traînent au sol. Un peu plus tard, on entend de temps à autre un cri de douleur : protestation d’une victime à qui on arrache une plume. Après quoi, les poules commenceront à montrer des lésions. Très discrètes au départ, les zones déplumées n’apparaissent que plus tard. À ce stade, le processus ne peut plus être arrêté.
ct ed
● picage d’agression se trompant de cible, causé par un manque de litière (en phase d’élevage) ● ration alimentaire déficitaire en fibres, en éléments minéraux, en vitamines ou en acides aminés ● entérite chronique ● irritation causée par les poux rouges ● ambiance du bâtiment impropre ● ennui ● stress ● lumière solaire directe ● luminosité trop intense, en combinaison avec un des facteurs ci-dessus
ot e
Proposez régulièrement des nouveautés à picorer, sans quoi cela ne servira à rien. Poser quelques bidons dans le bâtiment, qui ne seront picorés qu’une fois, n’aura aucun effet.
Pr
Signes de picage des plumes
En raison de la différence de couleur entre plumes de couverture et duvet, le picage de plumes se remarque mieux sur les poules marron.
C h a p it re 4 : L e s p o n d euses
Les poules perdent tous les jours des plumes qui normalement restent sur le sol. Si ces plumes au sol commencent à disparaître, c’est qu’elles ont été mangées : c’est le signe certain que la bande a un problème.
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Prévention du picage des plumes Évitez toutes les formes de stress, au sens le plus large. Quelques exemples :
Que faire pour le picage des plumes ? Il est toujours difficile d’assigner une cause spécifique au picage des plumes. Il y a souvent une conjonction de plusieurs facteurs.
ct ed
● Choisissez une souche de poule adaptée au système d’élevage au sol, en volière ou à parcours en plein air. ● Empêchez la ponte au sol. ● Veillez à une transition sans à-coups entre la poussinière et la ferme de ponte. Des poules accoutumées à un bâtiment peu éclairé ne doivent pas être exposées à une lumière vive. Conservez le même programme lumineux et de distribution d’aliment. Ne confinez pas les poules sur les caillebotis trop longtemps, au risque d’avoir une trop forte densité. ● Luttez contre les poux. ● Donnez aux poules de l’occupation avec de la litière sèche et meuble. Éparpillez régulièrement du grain ou de l’aliment riche en fibres pour que les poules continuent de se plaire dans cet endroit. ● Distrayez vos poules avec des grains éparpillés, des cordes suspendues, des blocs de béton cellulaire, des blocs à picorer, des épis de maïs, de l’herbe, etc. Les poules se lassent de ces « jouets », aussi faut-il régulièrement leur proposer des nouveautés. ● Distribuez l’aliment en farine plutôt qu’en granulés.
● Diluez l’aliment avec des ingrédients à forte teneur en fibres, ou donnez du lest comme du maïs, de l’ensilage, ou du foin de luzerne. Parmi les produits à forte teneur en fibres, citons le son d’avoine broyé, la farine de luzerne, la farine d’herbe, la paille hachée, les copeaux de bois hachés ou les pétales de graines de tournesol.
Pr
ot e
● Vérifiez la teneur en nutriment de l’aliment. Ajoutez des vitamines et des éléments minéraux pour éliminer les carences. ● Atténuez la luminosité ou utilisez une lumière rouge. ● La solution du problème est souvent facilitée par des mesures préventives, donc apportez de la distraction, effectuez des traitements contre les poux rouges et les vers, et occupez les poules avec de la nourriture et des cibles pour leurs coups de bec.
Pour ces poulettes de 11 semaines, un bloc de béton cellulaire est un objet à picorer qui leur plaît beaucoup.
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Ce bâtiment a un système d’éparpillement suspendu au-dessus de la zone de grattage. Du grain est éparpillé quatre fois par jour, représentant environ un tiers de la ration quotidienne. Distribution d’aliment et éparpillement du grain sont réglés ensemble.
Signes de p o u l e s
Cannibalisme
Actions correctrices
Causes
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ct ed
● Quand un œuf est pondu, une partie de l’intestin ou de l’oviducte devient visible et reste exposé. ● Une poule qui pond au sol exhibe littéralement son cloaque. ● Trop de lumière dans les nids. Le cloaque ressort toujours un peu durant la ponte, formant une cible pour le cannibalisme. ● Aliment carencé (protéines, vitamines ou éléments minéraux). ● Passage à un aliment moins apprécié. ● Les blessures que se font les poules sur des parties coupantes des cages ou de l’équipement attirent le picage. ● La bande comporte des poules de races différentes. ● Les poules trop peu développées deviennent les premières victimes.
● Prenez des mesures contre la ponte au sol. ● N’éclairez pas les nids et n’en couvrez pas l’ouverture. ● Chaque jour, éliminez ou mettez en quarantaine les poules affaiblies, craintives, blessées ou mortes. ● Travaillez à obtenir une bonne homogénéité de la bande (pas d’oiseaux mal développés). ● Veillez à ne pas avoir de trop gros œufs ; ils provoquent des hémorragies du cloaque. ● Assurez-vous que le picage n’a rien à voir avec l’introduction d’un nouvel aliment ou d’un changement de formulation. Donnez des suppléments de vitamines, éléments minéraux et sel. ● Atténuez la lumière ou utilisez de la lumière rouge. ● Donnez de quoi picorer, comme des blocs de béton cellulaire et des fibres. ● Si le cannibalisme a son origine dans l’alimentation, parlez-en aux fournisseurs d’aliment et, si nécessaire, obtenez des formulations différentes.
Pr
Une poule morte est une source d’intérêt dont les autres oiseaux ne se lassent pas. Enlevez-le sans délai pour ne pas encourager le cannibalisme.
Le picage de plumes et le cannibalisme n’ont rien à voir avec une conduite d’agression.
C h a p it re 4 : L e s p o n d euses
On peut déceler le cannibalisme sur un oiseau mort, parce qu’il aura été entamé par l’arrière. Sur un oiseau vivant avec des zones déplumées, on peut voir les blessures laissées par les coups de bec, surtout autour du cloaque et sur le ventre. Cela semble bénin au début, mais peut dégénérer en blessures très graves.
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Chapitre 5
ot e
ct ed
Poulets de chair
Les poulets de chair sont sélectionnés pour la rapidité de leur croissance et un développement abondant de la chair de la poitrine. À sept jours, le poussin pèse quatre fois son poids de naissance. Son début dans la vie est de la plus haute importance pour la suite de son cycle vital. À chaque souche correspond un jeu spécifique de directives pour tenir compte de son comportement et de ses
Le comportement, la consommation d’eau et de nourriture, et le taux de mortalité des poussins sont des indices de la performance des poussins.
exigences.
Pr
Quand les poussins sortent du carton de livraison, certains d’entre eux ont déjà 48 heures. Les manipulations subies au couvoir, le transport et l’installation dans le bâtiment sont autant de sources de stress. Quatre heures après leur arrivée dans le bâtiment, la température de la litière devrait être entre 35 et 37 °C, et les poussins commencent à chercher à manger et à boire. Dans les 12 heures de leur arrivée, les poussins doivent bénéficier d’une période d’obscurité de 4 heures pour les calmer.
Dans le système de patio, les œufs à éclore sont placés dans la poussinière des poulets de chair 3 jours avant l’éclosion. Cette pratique évite le transport des poussins une fois éclos et permet aux poussins de commencer à se nourrir sans délai.
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Signes de p o u l e s
Contrôle des poussins à leur arrivée Coqs et poules : les différences Les jeunes coqs et poules ont un poids différent. En les pesant manuellement, vous saurez donc à quoi vous avez affaire. C’est la crête qui permet de déterminer le sexe d’une volaille plus âgée. La crête du coq est profondément dentelée et légèrement arrondie. Une poule a la crête droite et plus en dents de scie. Les poussins mâles développent leur plumage légèrement moins vite, et ont une queue plus courte.
ct ed
Température corporelle À l’arrivée des poussins, vérifiez s’ils sont chauds ou froids. Mettez les pattes ou la peau des poussins au contact de vos lèvres : c’est la meilleure façon d’évaluer leur température. Répétez l’opération après quelques heures de séjour dans le bâtiment. S’ils ont toujours froid, augmentez de quelques degrés la température ambiante.
Mâle (à gauche) et femelle (à droite).
ot e
Signes de confort chez les poussins d’un jour Après avoir été lâchés, les poussins ont besoin de s’habituer à leur nouvel environnement avant de partir en exploration. Il est donc normal qu’au début ils restent assis à ne rien faire. Mais après quatre heures, il est temps pour eux de se disperser, d’explorer et de se nourrir. S’ils ne le font pas, c’est que la litière ou l’air ambiant sont trop froids. Avoir froid est une mauvaise façon de commencer son séjour. Si au cours de la première journée, ils restent assis serrés les uns contre les autres, et que vous les laissez faire, ils continueront sur cette lancée. Un mauvais développement des oiseaux peut survenir, avec en conséquence une homogénéité compromise pour la bande. De plus, en restant assis en groupe, ils souffriront aussi d’hyperthermie. Incitez-les à se disperser aussitôt que possible en montant la température et en baissant légèrement l’éclairage. Si les jeunes poussins restent serrés le long des murs, c’est que la lumière est trop vive. S’ils ont trop froid, ils vont piailler avec force. Voir aussi le chapitre 3 pour des informations sur l’évaluation des poussins d’un jour.
À savoir
● Incitez les poussins à mieux se disperser dans le bâtiment en marchant d’avant en arrière et en frappant le mur. Le bruit attirera les poussins et ils se disperseront plus volontiers.
Pr
Dispersion dans les premières heures
Quatre à six heures après avoir été lâchés, les poussins vont commencer à s’égailler.
C h a p it re 5 : P o u l e t s d e chair
Les poussins de ce bâtiment se sont bien dispersés au cours des 24 heures depuis leur arrivée.
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Ventilation
Jeunes poussins Les jeunes poussins ont besoin de chaleur car ils ne régulent eux-mêmes leur température corporelle qu’après 3 ou 4 jours. Les poussins d’un jour les plus petits, en général venant de mères plus jeunes, ont besoin d’une température ambiante de 1 à 2° plus élevée que les poussins plus gros venant de mères plus âgées. Si votre couvoir ne vous indique pas l’âge des parentaux, posez la question. Pesez vos poussins à l’arrivée. Des poussins pesant de 37 à 38 g auront besoin de plus de chaleur que des poussins pesant plus de 42 g.
ct ed
Le niveau de ventilation va dépendre de la température, mais aussi de l’humidité dans le bâtiment, de la vitesse du flux d’air autour des animaux et de la teneur en dioxyde de carbone. Si celle-ci est trop élevée, les poussins seront léthargiques. Si vous avez mal à la tête après avoir travaillé pendant 5 minutes juste au-dessus du niveau des poussins, la teneur en dioxyde de carbone est de 3 500 ppm au moins, indiquant une ventilation insuffisante. humidité élevée : ils auront plus froid
Poussins plus âgés Les poussins plus âgés produisent leur chaleur eux-mêmes. S’ils ne l’évacuent pas, leur croissance sera moindre. Dans les cas extrêmes, l’oiseau entre en hyperthermie et meurt (choc thermique). Les poussins plus âgés ont une bonne couche de plumes sauf sur la poitrine (l’endroit sur lequel ils se reposent). Passant beaucoup de temps étendus au sol, ils sont très sensibles à la température de la litière. Une température trop basse inhibe la croissance, car les poussins ne sont pas actifs. Il en résulte des problèmes de qualité de litière.
ot e
La température ressentie est liée à l’humidité relative. Le degré d’humidité relative (HR) dépend de la température. La norme de HR pour une bonne température ressentie est « 90 + âge des poussins en semaines ». Le niveau considéré est HR + température. Ex. : les poussins ont 21 jours, la HR est à 73 % et la température à 24 °C. La norme s’établit à 90 + 3 = 93. Le niveau constaté est : 73 + 24 = 97. Conclusion : air trop humide, il faut ventiler davantage.
Pr
Ces poulets sont couchés au sol, bec ouvert, on peut voir leur gorge monter et descendre. Ils ont trop chaud.
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Tous ces poussins ont le même âge : il peut y avoir de grandes différences de taille, y compris au sein d’une même bande.
reGarDer rÉFLÉChir - aGir Le sol : sec ou humide ? Que remarquez-vous à propos du sol du bâtiment ? Il a une couleur sombre, donc il est humide. C’est parce que le bâtiment est trop humide. Il faut donc ventiler davantage. Est-ce sur tout le bâtiment ou seulement en certains endroits ?
Signes de p o u l e s
répartition des poussins dans le bâtiment
Les poussins sont assis les uns contre les autres. Les poussins sont assis les uns contre les autres et ne bougent pas beaucoup. Tâtez les oiseaux et leurs pattes pour voir s’ils ont froid. Les poussins sont collés au mur Il y a davantage de poussins le long des murs qu’au milieu du bâtiment. Ils trouvent sans doute l’endroit trop lumineux pour pouvoir se reposer et dormir. Baissez l’éclairage. Il se pourrait aussi qu’ils aient trop chaud.
Bonne ventilation pour des poussins plus âgés
ct ed
Une répartition uniforme des poussins dans le bâtiment va faciliter la croissance (homogénéité) et réduire les taux de mortalité. Une mauvaise répartition aura pour résultats des zones où la litière sera mauvaise, avec des irritations des coussinets digitaux et de l’irritation cutanée sur la poitrine des poussins. Mettez-vous bras nus ou en short, mouillez-vous la peau et allez stationner dans les endroits du bâtiment où il y a trop peu de poussins, pour relever la présence de courants d’air. Vérifiez si la litière est froide au toucher. Voyez si la répartition des poussins a une apparence logique et peut être reliée à la position des lampes, des ventilateurs, des admissions d’air, etc. Si vous ajustez ces éléments, donnez aux poussins quelques heures pour s’y faire. Ne concluez pas trop vite que vos mesures n’ont rien changé ou ne servent à rien. Notez soigneusement les changements que vous faites.
Mauvaise répartition des jeunes poussins
Mauvaise ventilation pour des poussins plus âgés
ot e
Si vous ne pouvez pas le sentir vous-même, faites un essai avec de la fumée pour voir la vitesse de l’air dans le bâtiment. Il n’est pas nécessaire de faire sortir les poulets pour cet essai. Plusieurs options se présentent :
● Les poussins se tiennent éloignés des parois et sont principalement au milieu du bâtiment. ● Les volets d’aération sont trop fermés si bien que trop peu d’air est admis et son effet se dissipe rapidement. ● Ouvrez certains des volets d’environ 5 cm en plus.
C h a p it re 5 : P o u l e t s d e chair
● L’air froid tombe top vite vers le bas et n’a donc pas le temps d’être assez chauffé. Les poussins se réfugient dans les parties les plus extérieures et juste au milieu du bâtiment. ● Il en résulte deux bandes non occupées tout le long du bâtiment : effet de « passage piétons ». ● Augmentez la dépression.
● Par temps chaud les volets d’aération tournent. ● L’air va passer au-dessus des poussins à forte vitesse. ● Il en résulte une forte impression de froid au niveau des oiseaux (facteur éolien). Cela ne doit se faire que de façon délibérée, en cas de température ambiante beaucoup trop élevée.
Source: Henk Rodenboog
Pr
● L’air froid du milieu tombe vers le bas et il y a peu de mouvement d’air sur les côtés. ● Les poulets évitent le milieu et préfèrent les côtés du bâtiment, d’où une litière humide. ● Réduisez la dépression.
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Poids
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Procédez régulièrement à l’évaluation de certains individus pour avoir une impression d’ensemble de la bande. La pesée automatique vous donnera une idée de leur poids moyen. En ramassant quelques oiseaux, vous en saurez plus sur les différences de poids et d’état général entre les individus. Cependant, il est important de choisir un bon échantillon. Comment les poussins réagissentils quand vous marchez parmi eux ? Si certains d’entre eux restent assis ou se rasseyent aussitôt après avoir été chassés, quelque chose ne va pas : le bâtiment est trop chauffé, les oiseaux ont les articulations, les tendons ou les os douloureux, ils ont des douleurs abdominales causées par la coccidiose, une dysbactériose les affaiblit, ou encore ils ont des ulcérations aux pattes.
Source: Henk Rodenboog
Évaluation de vos oiseaux
Pour prendre un bon échantillon, vous pouvez capturer quelques poussins dans un cadre. Utilisez-en un qui se soulève, pour ne pas avoir à le traîner ou à courir après les poussins. Mettez-en un à demeure dans un ou deux endroits stratégiques du bâtiment. Vous aurez ainsi un meilleur échantillon et vous serez toujours à même de peser et d’évaluer les poussins au même endroit.
Pr
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Vous pouvez déterminer le poids des mâles et des femelles séparément. Sans cela vous risquez d’avoir un poids moyen trop élevé, si vous avez pesé plus de mâles que de femelles. La différence augmente avec l’âge des poussins : 16 % à 35 jours. Plus vous pesez de poussins, plus vos résultats seront corrects.
Quand vous soulevez un poulet par les ailes, ses pattes doivent pointer vers le bas. Le poulet à droite lève les pattes, ce qui pourrait être un signe de début de douleur abdominale.
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Rapport de l’abattoir : données utiles !
Un aviculteur doit prendre en compte non seulement les signes qu’il reçoit de ses poulets, mais également ceux qu’il reçoit de l’abattoir. Le rapport d’abattage contient de l’information sur les améliorations nécessaires, comme le nombre d’oiseaux arrivés morts, les rejets, les hémorragies, les blessures/griffures, les inflammations des articulations, etc. Pour distinguer ce qui nécessite des mesures, vous pouvez étudier les rapports d’abattoir sous forme graphique pour chaque partie des bandes successives.
Signes de p o u l e s
Calculez une note pour les coussinets de votre bande. Examinez les pattes de 100 oiseaux pour déterminer s’il y a lieu de prendre des mesures. Utilisez le système de notation ci-dessous. Note 0 Patte saine. Pas de lésions, ou très peu de papilles de surface affectées.
ct ed
Coussinets L’état des coussinets des poussins renseigne sur la qualité de la litière. Plus celle-ci est meuble et sèche, moins il y a de risques de problèmes. Les lésions des coussinets sont douloureuses et nuisent au bien-être de vos oiseaux. Elles coûtent cher aussi. Car beaucoup de poussins souffrant de telles lésions sont moins actifs dans la recherche d’eau et de nourriture, poussent moins vite et ont un mauvais indice de consommation. D’autres causes sont possibles : composition de l’aliment (et donc des fientes) et caractéristiques propres à chaque race. Que faire en cas de problème de coussinets ? ● Fournissez de la litière sèche et d’un type différent (p. ex. rafle de maïs). Les émissions d’ammoniac en seront réduites. Évitez une humidité relative trop élevée, réduisez la période d’obscurité, veillez à l’uniformité de l’éclairage et ajustez la ventilation si le bâtiment est densément peuplé. Déplacez le système de distribution d’aliment et d’abreuvement pour une meilleure répartition des fientes. ● Limitez les débordements d’eau de boisson. Utilisez des plateaux d’égouttement sous les pipettes et ajustez le débit et le niveau d’eau. ● Discutez de la composition de l’aliment avec votre fournisseur si les fientes sont trop liquides. ● Choisissez une souche à croissance plus lente ou ralentissez la croissance en réduisant la teneur en protéines de l’aliment, en ajoutant du blé par exemple.
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Note 1 Légères anomalies. Peu de papilles affectées ou léger rougissement ; la peau n’est pas affectée en profondeur.
Note 2 Sérieusement affectées. Larges zones de papilles affectées ; peau affectée plus profondément. Lésions et infections méritent aussi la note 2.
Irritations des jarrets et de la poitrine
Un poussin longtemps assis aura moins de problèmes de coussinets, mais sera plus vulnérable aux irritations de la poitrine et des jarrets (ampoules sur la poitrine) par rapport aux poussins souvent debout.
Pr
Irritation de la poitrine.
Irritation du jarret.
C h a p it re 5 : P o u l e t s d e chair
Utilisez la formule suivante : (Nombre d’oiseaux avec note 1) x 0,5 + (Nombre d’oiseaux avec note 2) x 2 Explication < 50 points 50 – 80 points > 80 points
: Pas de problème significatif : Problèmes modérés. Mesures à prendre : Problèmes sérieux. Mesures urgentes Source: C. Berg
Griffures aux cuisses Avez-vous des poussins devant les mangeoires avec des griffures aux cuisses ? Il s’agit peut-être de poussins avec des problèmes de pattes qui n’ont pu se déplacer assez vite lors de la distribution d’aliment. Ils se sont fait piétiner, d’où les griffures. D’autres causes sont possibles : programme d’éclairage trop sévère, densité de poussins trop importante ou nombre de mangeoires insuffisant.
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Signes émis par les fientes
Fientes suspectes Digestion incomplète. Plusieurs causes : ● Trop de protéines ou trop de produits protéinés riches en potassium dans l’aliment. ● Problèmes intestinaux causés par une flore intestinale anormale en conjonction avec coccidiose, clostridies, E. coli, etc. ● Infections virales. Consultez un vétérinaire pour établir le bon diagnostic.
ct ed
Les fientes fraîches peuvent vous en dire beaucoup. Un poussin en bonne santé, bien nourri et bien soigné produit des fientes bien nettes. Vérifiez séparément les fientes normales (intestinales) et cæcales.
Notes pour les fientes intestinales
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Une fiente de bonne qualité doit pouvoir être ramassée et roulée dans votre main. Bien sûr, cela ne s’applique pas aux fientes cæcales. Si les fientes ne se présentent pas de façon bien nette, cela signifie que les poussins ont froid, sont en train de tomber malades ou que la nourriture n’est pas adaptée. La qualité des fientes peut être évaluée comme suit :
Correct
Passable
Mauvais Source: A. Slaats
Notes pour les fientes cæcales
Pr
Les fientes cæcales doivent être brun foncé et collantes, non liquides. Si la couleur devient plus claire, la digestion n’est pas optimale et trop de nutriments restent encore à l’extrémité de l’intestin grêle. Ils vont fermenter dans le cæcum et donner des fientes cæcales trop liquides.
Correct
Passable
Mauvais Source: A. Slaats
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Signes de p o u l e s
Mauvaise litière
ct ed
Litière mauvaise par endroits Quand les poussins atteignent 11 jours, la litière s’humidifie et devient chaude au toucher, par la chaleur animale. Si la litière devient humide avant, c’est que la température de la litière est trop basse ou que le système d’abreuvement fonctionne mal (fuites ou débordements). Là où la litière est humide ou non fréquentée par les poussins, la chaleur animale ne se manifeste pas et le sol reste froid. Les poussins vont éviter ces endroits et la condensation va encore plus dégrader la litière. Si vous voyez de la litière en mauvais état sous les lampes, cela signifie qu’il y a trop de variations d’intensité lumineuse à travers le bâtiment. La différence d’intensité ne devrait pas dépasser un facteur 2. Les poussins évitent les endroits avec trop de lumière venant du dessus, la litière s’y refroidit et la condensation commence. Une fois que le processus est enclenché, il ne fait qu’empirer. Enlevez les litières humides. Si la baisse d’intensité lumineuse ne change rien, couvrez la zone
juste au-dessous des lampes. Si vous ne pouvez le faire lors du cycle de production en cours, attendez le cycle suivant pour une solution définitive : profitez de ce que le bâtiment est vide pour refaire la répartition des lampes ou installer davantage de lampes HF. Quand vous voyez distinctement des bandes entières de litière dégradée, c’est souvent la conséquence d’une mauvaise circulation de l’air. La répartition des oiseaux a ainsi un effet direct sur l’état de la litière, et réciproquement. Litière humide partout Si toute la litière est humide, les causes possibles sont : ● Mauvaise formulation de l’aliment, entraînant des fientes trop liquides ; ● Litière trop froide, créant de la condensation ; ● Ventilation inadaptée ; ● Poussins malades (produisant des fientes humides) ; ● Nuits trop longues. Les poussins restent couchés trop longtemps sur la litière.
ot e
Fientes humides ?
Ramassez une fiente intestinale et pressez-la. Sur la photo on voit que la fiente contient de l’eau. Quand on la presse, elle goutte : cela n’est pas normal.
Pr
La litière doit toujours être sèche et légèrement souple. Elle ne doit pas trop coller aux mains ou aux chaussures. La litière sur cette photo est bonne. À partir de la semaine 3, prenez note chaque semaine de l’état de la litière dans différentes parties du bâtiment, en l’indiquant sur un plan de celui-ci, par exemple.
C h a p it re 5 : P o u l e t s d e chair
reGarDer rÉFLÉChir - aGir
Que pensez-vous de la répartition des poussins ? Les poussins évitent certaines parties du bâtiment, laissant des bandes vides. L’air qui y circule est sans doute froid, ou bien la litière ou la répartition de la luminosité posent problème. Essayez d’y remédier avant que la litière de ces bandes ne devienne trop humide.
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Signes émis par l’aliment
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Un départ en fanfare Il est important que les poussins commencent à manger et à boire dès le jour 1. Les poussins en mauvaise santé ou qui ont froid ne vont pas manger, car ils sont assis ou agglutinés. C’est un mauvais début qui peut conduire à une bande hétérogène. Vous pouvez y parer en fournissant de la litière chaude (35-37 °C ou une température du sol > 28 °C). Le problème sera encore mieux maîtrisé en maintenant plus longtemps en place le matériel de démarrage (picorettes ou papier de démarrage).
Finis ton assiette ! Ne permettez pas aux poussins de chair de devenir trop difficiles. À partir d’une semaine, et à une heure fixe chaque jour, laissez-les finir complètement le contenu des mangeoires. Ne laissez pas les mangeoires vides pendant plus d’une heure, sinon l’effet sera celui d’une mise au rationnement.
Texture trop fine ou trop grossière Les poussins apprennent vite, mais ils ont leurs habitudes. Un poussin en bonne santé a une très nette préférence pour les particules grossières, de sorte que l’aliment moulu fin tend à s’accumuler dans les mangeoires. Il arrive qu’ils recherchent plutôt l’aliment fin. Cette préférence est souvent le signe de problèmes de santé.
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Un rythme régulier (éclairage, alimentation) limite le niveau de stress et la multiplication des pathogènes, qui peuvent s’accumuler dans la mangeoire.
Comportements anormaux
Si les poussins picorent copieusement les murs et mangent peu, c’est souvent le signe que quelque chose ne va pas. Il s’agit soit d’une affection intestinale, soit d’un problème de formulation de l’aliment.
Pr
Mangeurs difficiles Parfois les poussins gaspillent hors de la mangeoire le grain, les granulés ou les deux. Il y a deux explications possibles : les granulés sont trop durs et secs, ou les poussins souffrent d’une affection intestinale. Un dosage excessif ou insuffisant de blé par rapport à l’aliment de supplément pourra aussi conduire les oiseaux à trier leur nourriture. Certains désordres intestinaux, comme la coccidiose et la dysbactériose, peuvent aussi provoquer une consommation sélective.
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Signes de p o u l e s
La boisson
Quelle est la bonne position pour boire ?
Les poussins doivent pouvoir boire facilement. Sinon ils boivent et mangent trop peu, et leur croissance sera insuffisante. Hauteur des pipettes : La hauteur des pipettes, réglée trop haut ou trop bas, influe sur la consommation d’eau. Changez cette hauteur et observez s’il y a un changement.
C’est debout et la tête levée, de façon à ce que l’eau s’écoule dans la gorge. À quoi correspond la position debout ? Maîtrisez cet aspect en baissant ou en relevant les pipettes.
35-45°.
Débit d’eau aux pipettes
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Relation entre consommation d’eau et d’aliment 0 5 La consommation d’eau dépend de la consom4 0 mation et de la formulation de l’aliment, de la 35 température du bâtiment et de l’âge. De façon empirique, à 10 jours, le ratio entre eau et aliment doit se situer à 1,7. Notez la consommation quotidienne d’eau et d’aliment. Une variation soudaine de la consommation d’eau peut aider à détecter un problème sanitaire (maladie ou réacSource: Aviagen tion à une vaccination). Voyez si cela coïncide avec un changement d’aliment ou un passage à une Pour des poussins d’une nouvelle phase d’alimentation. Vérifiez aussi la semaine, l’angle que forment le bec et la pipette doit être de pression de l’eau.
Pour des poussins de plus d’une semaine, l’angle que forment le bec et la pipette doit être de 80-85°.
Pr
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Un débit d’eau insuffisant aux pipettes empêche les poussins de boire assez. Vérifiez régulièrement la pression et le débit d’eau aux pipettes. Estimez le débit en appliquant un récipient à une pipette pendant une minute. Mesurez le volume d’eau dans le récipient. Répétez l’opération sur plusieurs points d’abreuvement. Une règle empirique bien pratique pour le débit d’eau, en ml/min, est l’âge des poussins (en jours) + 20. Par exemple : à 35 jours, 35 + 20 = 55 ml/minute. Trop d’eau provoque débordements et dégradation de la litière, donc une mauvaise qualité des poulets et des lésions des coussinets digitaux. Faites vérifier la qualité de l’eau de boisson par un laboratoire. Vérifiez visuellement que les lignes d’abreuvement ne sont pas souillées, aussi bien à l’intérieur des gardes qu’en dehors.
C h a p it re 5 : P o u l e t s d e chair
Source: B. Lott
reGarDer rÉFLÉChir - aGir
Litière sèche = litière saine ? Que vous inspire la litière sur cette photo ? On voit des particules en train de tomber doucement au sol. C’est un bon signe : la litière est sèche. Cependant, elle prend toujours un peu d’humidité à cause des débordements aux pipettes et des fuites. Une litière vraiment très sèche peut indiquer que les poussins ne boivent pas assez. Vérifiez la consommation d’eau et, si nécessaire, le débit d’eau de toutes les pipettes du bâtiment.
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Poussins fragiles La plupart des pertes ont lieu en général dans les sept premiers jours. S’il y a un problème avec la qualité des parentaux ou avec les conditions d’éclosion, les taux de mortalité peuvent vite augmenter. Raison de plus pour prendre grand soin des poussins fragiles : aliment et eau en quantité suffisante et faciles à atteindre. Gardez-les dans un endroit bien chauffé à l’avance et avec un sol bien isolé (papier de démarrage ou litière épaisse), avec une température plutôt haute que basse. Un jeune poussin ne peut pas réguler sa température, et s’il ne mange pas, il va se refroidir et mourir. Signe visible
Raison possible
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Difficultés à trouver eau et nourriture. Il n’a pas été possible de contacter le vétérinaire ou l’aliment présenté sur papier de démarrage a été consommé trop rapidement. Ce genre de problème ne peut être résolu dans le cadre du cycle de production en cours. Torticolis divers Inflammation cérébrale. La raison peut être une infection bactérienne (salmonelles, streptocoques, entérocoques) ou fongique (Aspergillus fumigatus). Poussins boiteux Infection bactérienne à salmonelle, streptocoques, entérocoques ou E. coli. Une infection bactérienne à cet âge est souvent liée à la qualité des œufs mis à éclore ou aux conditions régnant dans le couvoir. Par la suite, la gravité du problème est essentiellement fonction de la qualité des soins apportés. Poussins recroquevil- Les poussins ont pris froid, probablement à l’occasion d’une infection bactérienne. lés, plumes dressées Plumes « en hélicop- Syndrome de malabsorption. Ce syndrome résulte d’un désordre intestinal précoce dans tère » lequel les nutriments nécessaires ne sont pas absorbés par l’oiseau dans les proportions correctes. Apportez un coup de pouce avec des compléments en vitamines et minéraux. Veillez à désinfecter bien à fond avant le cycle suivant. Oiseaux mal développés
Torticolis, résultat d’une méningite.
Tête bloquée en l’air, résultat d’une crampe du cou.
Un « poussin hélicoptère » se reconnaît à un développement des plumes anormal : mélange de plumes et de duvet, poussant dans toutes les directions.
Pr
« Crotte au cul »
Un poussin tartiné de gris autour du cloaque. La cause est souvent une infection bactérienne sérieuse ou une affection virale des reins. Le mieux est d’enlever ces poussins de la bande. Une inflammation du péritoine affecte le péristaltisme intestinal, entraînant un écoulement spontané par le cloaque. Une fois séché, l’écoulement forme un enduit comme du ciment.
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Un poussin avec une formation gris sombre « en crayon » est moins sérieusement affecté.
Signes de p o u l e s
Morts subites ?
En cas de mortalité, la première chose à faire est de déterminer le niveau de pertes auquel vous êtes confronté. Cependant, vérifiez également de quelles parties du bâtiment viennent ces oiseaux morts. S’agit-il principalement de coqs ou de poules ? Leur mort peut-elle être considérée comme soudaine ? Observez aussi la façon dont reposent les cadavres : on peut y trouver une indication de la cause de la mort, même si les indices de cette nature ne sont pas nécessairement concluants.
En cas de mort subite, on a affaire à un poulet en excellente condition, le jabot plein. Les oiseaux qui meurent à la suite de maladie se reconnaissent à leur fonte musculaire, leur petite crête ratatinée et leur peau desséchée, facile à observer au niveau des pattes.
Caractéristiques des oiseaux morts Repose sur le ventre ou sur le dos Sur le dos avec les ailes étendues, souvent une patte en l’air Bien développé avec un jabot plein. État général mauvais à passable, abdomen plein de liquide Sur le ventre, cou allongé, pattes en arrière
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Identification des causes de la mort
Causes possibles
Désordre métabolique. Se produit essentiellement entre 2 et 5 semaines. Essayez de résoudre le problème par la conduite de l'alimentation. Syndrome de la mort subite (« poulet cardiaque »). Le cœur du poussin s’arrête, il saute en l’air et retombe mort sur le dos, parfois sur le ventre. Ralentissez légèrement le taux de croissance en atténuant la lumière, jusqu’à descendre sous un taux de perte de 0,05 % par jour. À un âge plus avancé, la mort subite provient d'une sollicitation excessive du cœur en raison d'une mauvaise circulation sanguine.
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Une autre cause peut être l’inflammation de la paroi ou des valves cardiaques (endocardite). Dans certains cas, on voit une boiterie, par exemple à cause d’une embolie d’origine inflammatoire. La patte est froide au toucher. Position « du phoque » : Pour certains aviculteurs, la mort subite est le signe d’une bande de bonne qualité, sur le ventre, cou étendu, mais il est difficile d’expliquer ce genre de mort au consommateur. pattes en arrière, bec miclos et souvent avec un morceau de litière dans le bec
L’abdomen d’un poulet souffrant d’ascite est plein de liquide.
C h a p it re 5 : P o u l e t s d e chair
Cet oiseau s’est étouffé ou est mort à la suite d’une infection virale ou d’une réaction à une vaccination.
Cet oiseau est mort du syndrome de mort subite.
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Reproducteurs d’oiseaux de chair
Période de ponte Le rationnement est moins strict pendant la période de production que durant l’élevage. Néanmoins, il n’est pas toujours possible de faire en sorte que tous les oiseaux mangent à satiété après leur transfert en bâtiment de ponte. La raison en est qu’ils ont pris l’habitude de manger rapidement durant leur élevage. Veillez bien à ce qu’ils mangent tous en même temps. L’aliment doit être distribué partout en moins de trois minutes. Si cela n’est pas possible, ajoutez des trémies, changez de système de distribution ou distribuez l’aliment à partir du centre du bâtiment. Comment être certain que les coqs ne consomment pas trop ou trop peu de nourriture ? Mesurez la hauteur de la ligne d’alimentation des coqs. Commencez par nourrir les poules, puis quelques minutes plus tard, les coqs. Vérifiez si les coqs peuvent accéder à leurs lignes sans problème ou s’il y en a aussi un certain nombre à se nourrir avec les poules.
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Les parentaux des poulets de chair sont sélectionnés pour leur taux de croissance et le développement de leur viande, mais ils ont aussi à pondre des œufs, qui doivent être fécondés. En raison de la divergence entre les critères de sélection utilisés, les parentaux de poulets de chair ont des besoins, tant pour les installations que pour les soins, différents de ceux des poules pondeuses ou des parentaux de pondeuses. S’il y a des problèmes de production, la cause est à rechercher chez les poules. S’il y a des problèmes de fertilisation et d’éclosion, les causes seront partagées entre poules et coqs.
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Élevage Il est essentiel d’avoir une excellente homogénéité dans une bande de parentaux pour avoir une bonne production et une bonne fertilisation. Poids et développement hétérogènes peuvent avoir différentes origines : longueur inadaptée de la mangeoire, densité trop élevée de la bande, mauvaise distribution de l’aliment, mauvaise santé, etc. Comme les parentaux sont fortement rationnés durant leur élevage, au moment de la distribution d’aliment, il y a toujours une ruée sur les mangeoires. Tous les oiseaux doivent pourvoir se mettre à manger tout de suite. S’il y en a qui courent ici et là ou grimpent sur les autres, la mangeoire n’est pas assez longue ou est difficile d’accès. La pratique du rationnement, qui à strictement parler n’est pas à conseiller, ne joue qu’un très petit rôle pour les races à croissance lente.
Le meilleur moyen de vérifier que les coqs mangent suffisamment est de les peser chaque semaine. C’est la seule façon de connaître leur poids et l’homogénéité du lot.
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Lien de causalité entre plumage et taux d’occupation
Il y a 12 poules au mètre carré sur la photo de gauche, contre 8-9 sur celle de droite. Mais elles ont le même nombre de points d’alimentation, de sorte qu’elles sont en plus forte concurrence. Aussi les poules sur la photo de gauche ont-elles un plumage en moins bon état.
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Signes de p o u l e s
Correct : cloaque humide, peau rougie sur la poitrine, plumes de la poitrine usées.
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Un bon coq n’est jamais gras Si un coq a l’air trop gras, cela peut signifier qu’il ne s’accouple pas assez ou pas bien. Inspectez régulièrement un coq durant vos tournées. Les coqs qui s’accouplent de façon active ont un cloaque humide, bordé de rouge. Si le cloaque sec, le coq ne s’accouple guère ou pas du tout. Une poitrine légèrement déplumée et des plumes brisées ou sans duvet sont un bon signe sur un coq ; un bon rembourrage de duvet ne l’est pas. Une heure ou deux avant l’extinction des lumières, les coqs doivent s’activer. Un coq qui ne s’accouple pas à 30 semaines ne s’y mettra jamais et peut être éliminé. Atteindre en même temps la maturité sexuelle Si les coqs atteignent la maturité sexuelle avant les poules, celles-ci seront effrayées par leurs tentatives et les fuiront. Les coqs plus tardifs que les poules risquent d’être dominés par elles, au point d’en avoir trop peur pour s’accoupler. Cette « castration psychologique » est irréversible.
La différence en état corporel se confirme au niveau interne : comparaison des testicules de deux coqs du même âge (42 semaines). À gauche, testicules de la bonne dimension ; à droite, non.
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Poules blessées Les blessures aux flancs sont causées par des coqs aux doigts malformés ou non traités, ou par des erreurs de sexage (poules qui ressemblent à des coqs). Éliminez ces erreurs et les coqs aux ergots malformés. Un trop grand nombre de poules ou de coqs qui se grimpent dessus peuvent aussi occasionner ces blessures.
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Nourrir les coqs Un coq qui perd du poids durant la période de production va muer et ne pourra féconder les œufs. Tous les coqs doivent se nourrir en même temps. Tenez alors les poules à l’écart des coqs. Si les coqs ne mangent pas ensemble, il faut qu’ils aient assez d’espace pour tout le groupe. Certains sont-ils trop craintifs pour manger avec les autres ? Le système de distribution d’aliment estil correctement suspendu ? Vérifiez-le ainsi que le poids des coqs.
Les poules restent assises sur les caillebotis pour échapper à l’accouplement : elles se tiennent à l’écart des coqs dans la zone de grattage. Les coqs sont trop empressés ou ils sont arrivés bien plus tôt que les poules à maturité sexuelle.
Éliminez les coqs avec des doigts malformés, qui peuvent sérieusement blesser les flancs des poules.
Litière et fécondation
Une mauvaise litière entraîne des problèmes de coussinets. Un coq qui a mal aux pieds aura du mal à s’accoupler. La fécondation en souffre. Veillez à la bonne qualité de la litière et enlevez-en les agglomérats.
C h a p it re 5 : P o u l e t s d e chair
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Chapitre 6
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La santé
Une poule ne peut donner de bons résultats que si elle est en bonne santé. Un animal malade n’a pas envie de boire et de manger alors même qu’il a besoin d’énergie supplémentaire pour renforcer ses défenses naturelles. La production de protéines pour la croissance et la ponte n’est plus une priorité, c’est la survie qui le devient. La consommation d’oligoéléments et de vitamines augmente chez les oiseaux en mauvaise santé.
N’appelez pas le vétérinaire que lorsqu’il y a un problème. Consultez-le aussi pour prendre le pouls de votre troupeau et les bonnes décisions avant que les problèmes n’apparaissent.
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La maladie coûte toujours cher. Outre le manque à gagner (moins de croissance, d’œufs, de développement), il faut aussi payer les traitements : le coût direct des médicaments et le coût indirect de l’attente pendant que les résidus de médicament disparaissent de la viande et des œufs.
Des œufs impropres à la vente représentent un des coûts de la maladie.
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Signes de p o u l e s
Signes de maladie
Classification des maladies Dès que vous avez repéré un symptôme, mettez-le dans une grande catégorie. Cela rendra plus aisé le diagnostic, en vous permettant le plus souvent d’éliminer un bon nombre de maladies possibles. Les signes qui peuvent vous aider à identifier les symptômes proviennent : ● du système digestif, ● du système respiratoire, ● des organes de ponte (production d’œufs), ● du système musculo-squelettique et du système nerveux, ● de la peau et du plumage. Il y a aussi des maladies aiguës, avec un fort taux de mortalité.
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Les maladies se manifestent toujours par des symptômes, et les signes émis par les volailles en sont un exemple parfait. Par conséquent, pour déceler les maladies, il faut d’abord être capable d’évaluer correctement l’état sanitaire d’une volaille. Une fois que vous savez ce qu’est une poule en bonne santé, il devient plus facile de remarquer de discrètes anomalies (voir aussi le chapitre 1). Commencez par le signe de la maladie : que vous dit-il et d’où vient-il ? Utilisez vos sens : regardez, écoutez, sentez et tâtez.
Du sur mesure, pas du prêt-à-porter
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Ce qui est gênant, c’est qu’un symptôme donné ne vous conduit pas nécessairement à une cause spécifique. Pour reconnaître une maladie, il vous faut connaître plusieurs signes différents. Mais, vous pouvez aussi vous apercevoir qu’une maladie donnée peut avoir divers symptômes, de sorte que la réduction de l’éventail des choix possibles pour son identification n’est pas aisée. Outre leur symptôme principal, à savoir les problèmes respiratoires, les maladies comme la grippe aviaire et la maladie de Newcastle peuvent aussi produire de la diarrhée et de la boiterie, ce qui les fait rentrer dans plusieurs groupes différents.
Symptômes de maladie : recroquevillé, yeux clos, plumes hérissées.
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Signes de maladie en images
Cette poulette en phase de croissance respire par le bec à cause d’une inflammation respiratoire.
C h a p it re 6 : L a s a n t é
Cette mère parentale de poulets de chair est étendue, recroquevillée avec les plumes dressées. Les yeux clos, elle n’a pratiquement pas conscience de son environnement et ne se lève pas pour aller se nourrir. Elle est en très mauvais état.
Les oiseaux malades ont tendance à se cacher.
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Biosécurité : l’extérieur
les livraisons puissent emprunter la voie sale, par exemple les camions d’aliment, de façon qu’ils n’aient pas à aller au bâtiment. Les microorganismes sont transportés très facilement sur les chaussures, les vêtements et les mains, et transférés de là aux cheveux et aux voies respiratoires. Quiconque pénètre dans le bâtiment ne doit le faire qu’en traversant la zone de décontamination obligatoire.
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La biosécurité a pour objet de garder les volailles en bonne santé. Pour commencer, la maladie doit être interdite d’entrée : c’est la biosécurité extérieure. Faites très attention aux voies d’accès le long desquelles une contamination peut naître, et préparez un plan d’hygiène où sont consignées toutes les activités, leur fréquence et l’ordre dans lequel elles ont lieu. Il faut toujours inclure dans ce plan des aspects tels que les règles concernant les visiteurs et les véhicules venant de l’extérieur, la livraison et l’enlèvement des animaux, l’élimination des animaux malades et morts, l’utilisation de vêtements et de chaussures, le remplissage de la cuve de désinfection, le nettoyage, la désinfection et la lutte anti-insectes. Un plan de masse efficace Un plan de masse bien conçu, avec un chemin d’accès « propre » et un « sale » bien distincts, est la base d’une bonne biosécurité externe. Seuls les véhicules propres doivent être autorisés à entrer par la voie propre. Faites en sorte que
Empêchez les jeunes poulettes d’apporter des poux rouges dans la ferme de ponte en allumant l’éclairage principal une heure avant de les capturer. Les poux vont alors les quitter. Juste avant de capturer les poules, éteignez l’éclairage principal et allumez l’éclairage bleu de remplacement.
Sas d’entrée
Le seul accès au bâtiment doit se faire à travers un sas d’entrée. Dans la zone propre, les visiteurs se lavent les mains ou, si les installations le permettent, se douchent. Ils enfilent ensuite des vêtements protecteurs et des bottes de protection propres, et peuvent alors entrer dans le bâtiment. Quand les visiteurs repartent, les bottes sont enlevées et nettoyées. Les visiteurs ôtent leurs vêtements de protection, reprennent leurs vêtements personnels et quittent la zone de décontamination, « coté sale ».
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Accès à partir de la « voie propre »
Station de lavage des bottes
Râtelier à bottes
Vêtements protecteurs propres
Vestiaire
(pour se changer)
Vestibule de la pièce propre
Vêtements personnels
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Douches
Pièce pour ôter les vêtements protecteurs après utilisation
Vestibule de la pièce sale
Vestiaire
(pour se changer)
Râtelier à chaussures
Accès à partir de la « voie sale »
Situation idéale : pièce avec deux portes, rangements séparés pour vêtements et bottes sales et propres, et le cas échéant, douches.
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Situation mauvaise : personnes sales et propres passant au-dessus du même banc, et vêtements sales et propres pendus aux mêmes patères.
Signes de p o u l e s
Biosécurité : l’intérieur
Enlevez les oiseaux morts
et de bottes en passant d’une section ou d’un bâtiment à l’autre. Ne laissez pas les oiseaux malades circuler partout : il faut toujours les enlever. Les nuisibles sont d’importants vecteurs de maladies. Il faut donc les contrôler et s’en protéger. Le niveau de biosécurité à viser dépend en partie du mode d’élevage que vous utilisez. Par exemple, dans un élevage avec parcours à ciel ouvert, des mesures très strictes n’ont guère de sens. Vérifiez bien vos sorties de ventilation et veillez à ce qu’elles ne soufflent pas en plein dans un autre bâtiment...
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Éviter de répandre les maladies à travers le bâtiment concerne la biosécurité intérieure. Observez vos propres méthodes de travail d’un œil critique. Vos bottes et votre combinaison sont-elles vraiment propres ? Les fientes et la poussière que vous transportez sur vous peuvent contenir des agents pathogènes. Surveillez votre itinéraire quand vous marchez à travers le bâtiment : Allez toujours des oiseaux les plus jeunes vers les plus âgés et du propre vers le sale. Lavez-vous les mains et changez de vêtements
Enlevez chaque jour les oiseaux morts et ne les laissez pas s’entasser près de la porte du bâtiment. Placez-les dans un équipement de stockage réfrigéré réservé aux cadavres. Vérifiez les nids, les caillebotis et la litière quotidiennement. Veillez à ce que tout soit facilement accessible du geste et du regard.
Lutte contre rats et souris
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Rats et souris sont de redoutables vecteurs de maladies, y compris de salmonelles : ● Bouchez hermétiquement les trous dans les sols et murs, et les fentes ou lézardes des bâtiments, fenêtres et portes. ● Évacuez les résidus d’aliment, de fientes et d’œuf le plus possible et rangez régulièrement. ● N’utilisez pas les vestibules ou les combles comme rangements. ● Entreposez tout dans des pièces closes. Il est impossible d’avoir une exploitation entièrement sans rats ni souris. Restez donc vigilant et cherchez régulièrement leurs traces. Posez des pièges et des appâts empoisonnés. Pour une lutte anti-nuisibles efficace, faites appel à un dératiseur spécialisé à intervalles réguliers.
Les cadavres d’animaux sont des nids à bactéries. Les poules leur donnent des coups de bec, provoquant une dissémination rapide des bactéries dans toute la bande.
Assurez-vous qu’il n’y ait pas d’endroits où pourraient se cacher des souris, par exemple en gardant un périmètre sans aucune végétation sur quelques mètres autour du bâtiment. Du gazon peut convenir, à condition d’être tondu court.
Lutte contre les mouches
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Les fientes doivent rester assez sèches (> 45 % de matière sèche) car les larves de mouche se développent dans les fientes humides. Enlevez-les régulièrement, surtout en été. Équipez toujours le bâtiment d’appareils tue-mouche à UV et comptez à intervalles réguliers les mouches adultes qui s’y posent. Si leur nombre augmente, il y a dans les parages une source d’infestation avec larves et pupes. Trouvez-la et traitez-la vite avec du larvicide. Il existe aussi des méthodes de lutte biologique avec des mouches (ou mini-guêpes) prédatrices.
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Les mouches disséminent des microbes quand elles sont mangées par les poules, par contact par des crottes.
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L’approche en cas de maladie dans le troupeau Pour évaluer un troupeau, il y a trois questions-clés : 1. Que vois-je ? L’observation ne se limite pas à la vue, elle associe également l’ouïe, l’odorat et le toucher. Symptômes, profil caractéristique d’une maladie. 2. Qu’est-ce qui en est la cause ? Diagnostic. 3. Que puis-je faire à ce sujet ? Quelles actions faut-il mener ? Traitement et prévention. Demandez-vous également si le problème concerne l’ensemble du troupeau ou un seul oiseau. Comment effectuer un examen clinique ?
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Étape 1 Historique médical ● Quels sont les symptômes ? ● À quel moment les problèmes ont-ils commencé ? ● Avez-vous les résultats d’examens cliniques antérieurs ? ● Ces problèmes datent-ils de quelque temps déjà sur l’exploitation, ou bien y a-t-il déjà eu les mêmes ? ● Quelles en sont les caractéristiques techniques ?
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Étape 2 Observer les oiseaux ● Quand vous évaluez plusieurs bâtiments ou plusieurs bandes, commencez toujours par les plus sains et terminez par les malades, toujours en allant des jeunes vers les vieux. ● Évaluez la bande comme formant un tout : Y a-t-il des symptômes décelables ? Si oui, sur combien d’animaux et avec quel degré de gravité ? Où en sont l’homogénéité de la bande, sa répartition dans le bâtiment et son comportement ? Que peuton déduire, par exemple, du plumage des oiseaux, des plumes au sol et du degré de digestion des fientes ? ● Effectuez un examen physique (clinique) de tout oiseau anormal ou malade. ● Évaluez la qualité interne et externe des œufs.
Étape 3 Complément d’examen Quels sont les examens complémentaires nécessaires pour établir l’origine du problème ? Prenez le temps de bien sélectionner les oiseaux pour ces examens et de prévoir un nombre suffisant d’oiseaux et/ou d’échantillons à envoyer au laboratoire d’analyse. Vous avez différentes possibilités : ● En fonction du problème, votre vétérinaire pourra vous demander l’envoi d’oiseaux malades, et le cas échéant d’oiseaux sains, pour les examens suivants : - Autopsie des oiseaux malades et examens complémentaires d’échantillons (histologie, bactériologie, virologie, parasitologie) - Analyses sanguines couplées (un prélèvement à l’apparition des symptômes et un autre trois semaines plus tard) - Examens d’autres échantillons tels qu’écouvillons trachéaux ou cloaquaux ● Examen de l’air ambiant du bâtiment. Étape 4 Examens de laboratoire additionnels. Parfois nécessaires pour arrêter un diagnostic définitif Étape 5 Recommandations pour les autres bandes et les bandes à venir.
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Signes de p o u l e s
Problèmes digestifs
En plus des anomalies des fientes, d’autres indications générales suggèrent des problèmes gastro-intestinaux : oiseaux serrés les uns contre les autres, plumes ébouriffées, léthargie et mort. Les oiseaux qui ont des problèmes digestifs manquent d’énergie et ont donc un grand besoin de chaleur. Montez la température du bâtiment quelque temps. Les problèmes digestifs chroniques peuvent conduire à des carences en protéines, en vitamines, éléments minéraux et oligoéléments.
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Chez les oiseaux, le cloaque (du latin « cloaca » signifiant « égout ») est non seulement l’endroit d’où sont excrétées les déjections solides, mais également les déchets produits par les reins. Poules et coqs y produisent aussi respectivement les œufs et le sperme. Trois types de fientes sont à distinguer : 1. Fientes intestinales ou normales : volumineuses, en forme de virgule. Leur surface est souvent couverte de fissures très fines et elles restent sèches sous la pression. 2. Fientes cæcales : amas collant, humide, luisant, dont la couleur va du caramel au chocolat. 3. Urates émis par les reins : les oiseaux n’urinent pas comme les mammifères (pas de vessie), mais convertissent leur urine en cristaux d’acide urique qui se déposent en une couche blanche sur les fientes.
À gauche : fientes intestinales avec des fientes cæcales par-dessus, à droite : fientes cæcales
Fientes anormales et causes possibles Signe Uniformément liquide
Problème intestinal
Certaines infections virales comme Gumboro et bronchite infectieuse rénale Mauvaise digestion
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Flaque d’eau avec filaments d’urates et petits tas de fientes Composants de l’aliment visibles : filaments collants rouge-orangé Sang frais dans les selles
Causes possibles
Fientes vert foncé
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Fientes cæcales jaunes et diluées avec formation de gaz Fientes blanches et aqueuses
Resté trop longtemps sans manger ou affection intestinale, p. ex. coccidiose Coccidiose (surtout coccidiose cæcale) parmi les possibilités Perte d’appétit ou sévère diarrhée aiguë avec sels biliaires non digérés Dysfonctionnement intestinal ou alimentation inadaptée
Fientes rénales blanches et aqueuses en grandes quantités : bronchite infectieuse rénale ou Gumboro.
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Sang frais dans les fientes : provient des intestins et indique une coccidiose cæcale aiguë.
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Troubles respiratoires
● Souffle court : les animaux respirent par le bec
Un poulet souffrant d’une affection respiratoire a le souffle court et, souvent, doit ouvrir le bec pour respirer. Mais cela peut aussi être un signe de problèmes d’air ambiant, de fièvre, de douleur et d’anémie.
ouvert et font des mouvements de pompage avec leurs muscles abdominaux ; ● Inflammation de la conjonctive de l’œil (yeux humides ou gonflés), de la cavité nasale et du pharynx ; ● Tête enflée par le gonflement des sinus. Autres signes moins spécifiques : oiseaux serrés les uns contre les autres, plumes ébouriffées, léthargie et mort. Signes de problèmes d’ambiance S’il fait trop chaud dans le bâtiment, les poulets vont rechercher les endroits frais ; ils se serreront ensemble au pied des murs, par exemple. Souvent ils resteront assis le bec ouvert et le cou tendu. Les ailes pendent le long du corps et la queue oscille de haut en bas. Mais ils ne font aucun bruit. La crête et les barbillons sont rouge foncé. Les oiseaux suffoquant sont étendus au sol, le cou tendu, les pattes vers l’arrière.
Signes de fièvre La température corporelle d’une poule adulte oscille normalement entre 40,6 et 41,7 °C. Elle peut avoir de la fièvre à cause d’infections bactériennes et virales. Les cas les plus visibles sont la maladie de Gumboro et la bronchite infectieuse. Comme les oiseaux se sentent mal, ils se serrent les uns contre les autres, ce qui les empêche de faire baisser leur température. Ils peuvent alors mourir d’hyperthermie, les pieds raidis le long du corps. Si vous ouvrez une poule qui vient de mourir de cette façon, vous verrez de la vapeur s’en échapper : la température corporelle a pu monter jusqu’à 45 °C !
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De nombreuses affections respiratoires se manifestent d’abord par une légère conjonctivite, qu’on peut déceler par l’écoulement mousseux qui se forme à la commissure des yeux.
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Signes de problèmes respiratoires Les signes spécifiques des problèmes respiratoires sont les suivants : ● Bruits inhabituels de respiration : l’oiseau peut renifler, moucher et grogner, râler ou cracher, pleurer, bâiller ou crier. Le meilleur moment pour l’observer est un peu avant le coucher ;
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Essoufflés mais pas de bruits inhabituels. Ces poulets ont une infection fongique des poumons.
Action urgente requise : cette poule a une sérieuse conjonctivite, avec une congestion des sinus sous les yeux.
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Signes de douleur Rester assis le bec ouvert peut également dénoter, pour un oiseau, une douleur sévère. Cela se voit surtout chez la dinde, mais les poulets de chair le font également. Une poule adulte exprime la douleur de façon beaucoup moins caractéristique. Signes d’anémie Parfois les poulets donnent l’impression d’avoir du mal à respirer en raison de problèmes respiratoires, mais en y regardant de plus près, on pourra se rendre compte qu’ils souffrent d’une anémie sévère provoquée, par exemple, par une sérieuse infestation de poux.
Signes de p o u l e s
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Signes liés aux troubles respiratoires Aux premiers stades des problèmes respiratoires, les signes sont fréquemment les mêmes et rien ne permet de déterminer si le problème est bénin ou témoigne d’une maladie sérieuse, qui devra le cas échéant être déclarée. Les autres signes associés aux problèmes respiratoires fournissent beaucoup d’informations. Un aviculteur doit consulter rapidement son vétérinaire en cas d’augmentation de la mortalité ou de diminution de la production, de la consommation d’aliment ou de l’abreuvement. Il sera nécessaire de confirmer la maladie par des analyses plus poussées en laboratoire. Les signes constitués par des sons
Gorge rougie suite à une laryngotrachéite infectieuse (LTI).
Type de son
Cause
Pas de son, bec ouvert
Pas d’excès de mucus ou de liquide inflammatoire dans les voies respiratoires
Légère irritation des muqueuses avec un peu de liquide inflammatoire, yeux humides Mouchage et Irritation des muqueuses des voies grognement respiratoires supérieures, parfois compliquée d’une inflammation de la conjonctive de l’œil Râle ou Irritation des muqueuses de la cavité crachat nasale et du pharynx avec production excessive de mucus Couiner, Inflammation des voies respiratoires avec bâiller et crier du mucus épais, mort subite fréquente par suffocation
Fièvre, température trop élevée dans le bâtiment, infection fongique des poumons, douleur Air ambiant délétère : forte teneur en ammoniac, humidité relative faible. Réaction vaccinale ou début d’infection virale Infection virale ou bactérienne, réaction à une vaccination
Air ambiant pollué avec E. coli. Si les symptômes sont apparus brusquement : bronchite infectieuse ou maladie de Newcastle Grippe aviaire, maladie de Newcastle, bronchite infectieuse ou laryngotrachéite infectieuse surinfectée à E. coli
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Reniflement
Causes possibles
Frappez dans vos mains une fois ou sifflez très fort en entrant dans le bâtiment avicole. Les poules se figeront instantanément et vous pourrez entendre des râles et toux presque imperceptibles (au niveau de la bande).
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Si vous soupçonnez une infection des voies respiratoires, tenez une poule en lui collant la poitrine sur votre oreille, et écoutez et palpez pour déceler tout râle ou autre respiration inhabituelle (au niveau de la poule).
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Problèmes de production d’œufs
Analyse de sang En cas de problème de production, prélevez des échantillons de sang sur 20 oiseaux pris sur l’ensemble du bâtiment. Faites-le dès le début du problème (en phase aiguë), puis 3 à 4 semaines plus tard. Durant les 3 semaines suivant l’infection, les oiseaux auront produit des anticorps qui seront décelables dans leur sang. On peut rechercher la présence d’anticorps de nombreuses maladies (bronchite infectieuse, syndrome de la chute de ponte, syndrome infectieux des grosses têtes, Mycoplasma gallisepticum, etc.).
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Avez-vous une quantité ou une qualité d’œufs constamment sous la norme ? Les infections ne sont pas les seules causes des problèmes de production. Celle-ci peut démarrer en retard à cause d’un programme lumineux inadéquat en poussinière, d’un manque ou d’un excès d’aliment ou encore d’une masse corporelle insuffisante. Un pic de production trop faible peut également résulter d’une mauvaise homogénéité de la bande, suite à des maladies durant la phase d’élevage, d’un débecquage mal fait ou d’un rationnement trop strict. Si la production est faible, recherchez également d’autres symptômes. Voir d’autres informations sur les œufs malformés au chapitre 4.
Examen clinique Dans beaucoup de cas de baisse de production, vous ne verrez rien ou presque concernant les oiseaux. Mais il reste important de surveiller de près votre bande. Si vous arrivez à déceler d’autres symptômes de maladie, vous aurez peut-être beaucoup moins de difficulté à isoler une cause. Pesez vos oiseaux chaque semaine pour pouvoir détecter à temps tout changement de leur état général.
Toujours faire une analyse de sang
Pr
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Vérifiez l’état initial de tous vos troupeaux au début de la ponte (vers 20-22 semaines) en faisant une analyse de sang, ou congelez du sérum sanguin pour pouvoir rechercher des anticorps si des problèmes devaient se révéler plus tard (sérothèque).
Si vous avez des problèmes de production, pensez également à la façon dont les oiseaux ont été élevés. Par exemple, le poids des poules peut manquer d’homogénéité en raison de maladies ou de réactions aux vaccinations. Un troupeau homogène aura un départ en ponte non homogène.
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L’œuf de gauche a des taches calcaires qui peuvent avoir différentes causes.
Signes de p o u l e s
Points à vérifier en cas de problèmes de production Lorsque vous constatez un problème de production d’œufs à l’échelle d’un troupeau, outre les questions évidentes, prenez en compte l’historique de la production, la qualité des œufs et la phase d’élevage. Historique ● Courbe de production (production, pic de production, masse des œufs, persistance de production), taux de mortalité, âge en début de production ou à 50 % de taux de ponte
Coquille fripée.
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Qualité des œufs ● Poids et homogénéité des œufs (poids et calibre) ● Qualité de la coquille : coloration et épaisseur, fêlures et fissures, bouts vitreux, souillures, malformations (anneaux, asymétries, excroissances) ● Qualité interne de l’œuf : hauteur du blanc (indice de Haugh), couleur de l’albumine et du jaune ● Proportion des œufs des catégories A et B, caractéristiques des œufs de catégorie B Informations sur la période d’élevage ● Masse corporelle et homogénéité ● Transition de la période d’élevage à la période de production ● Calendrier de vaccination ● Rapports d’autopsie (trop peu d’autopsies sont pratiquées sur les poulettes en phase d’élevage) ● Programme d’éclairage
Excroissances causées par une bronchite infectieuse.
Causes des problèmes de production d’œufs Cause
Effets sur coquille de l’œuf Extrémité vitreuse de l’œuf Causés peut-être par infection supplémentaire
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Chute de pro- Autres signes duction (%) 0 Aucun 0-15 Problèmes respiratoires : bénins ou plus sérieux, dus à des infections combinées 1-10 3-5 % ont la tête gonflée Prise d’aliment réduite, difficultés respiratoires, fientes humides dues problèmes rénaux
10-90
Ponte interne, problèmes rénaux, problèmes respiratoires en phase d’élevage
Pr
5-15
5-20
Essoufflement sévère, mort
5-20 10
Peu d’appétit Rachitisme
10-60
Non
30-50
Non
10-100
Essoufflement sévère, diarrhée, symptômes neurologiques, forte mortalité
Mycoplasma synoviae Mycoplasma gallisepticum
Rhinotrachéite de la dinde Bronchite infectieuse*
Coquilles décolorées
Impacts sur contenu de l’œuf Causés peut-être par infection supplémentaire -
Anneaux, excroissances, œufs asymétriques
Albumine aqueuse, poche à air détachée, rupture des chalazes Bronchite infectieuse Coquilles décolorées, Albumine en période d'élevage** fragiles, œufs sans coquille, aqueuse, poche excroissances, anneaux, à air détachée, œufs asymétriques rupture des chalazes Laryngotrachéite Coquilles décolorées infectieuse Qualité de l’aliment Variable Carence en vitamine Coquilles minces, œufs D3, équilibre Ca/P sans coquille Encéphalomyélite Non aviaire Syndrome de la chute Coquilles décolorées, Albumine trouble de ponte fragiles, œufs sans coquille Grippe aviaire, maladie Coquilles décolorées, œufs Albumine de Newcastle sans coquille aqueuse, poche à air détachée
* Il est rare que la totalité des symptômes et des signes énumérés se produisent simultanément dans une même bande. ** Voir les remarques sur la bronchite infectieuse. Les conséquences lors de la période de ponte dépendent aussi de l’âge auquel l’infection s’est manifestée durant la période d’élevage. C h a p it re 6 : L a s a n t é
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Troubles du système locomoteur
elle ne devient calleuse que plus tard. L’acide urique et l’ammoniac des bâtiments avicoles humides affectent la peau, causant des inflammations et des fissurations. Si la litière est humide tandis que l’oiseau avance en âge, ses coussinets peuvent devenir sérieusement enflammés. S’ils restent secs et propres au cours des premières semaines, les oiseaux seront beaucoup moins susceptibles de développer des inflammations en grandissant, même si leur litière est en mauvais état. Voir page 79 pour plus d’informations.
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Les causes des désordres locomoteurs peuvent être liées au système nerveux (cerveau et faisceaux nerveux) ou au système musculo-squelettique (muscles, os, articulations). Dans le premier cas, on peut avoir des boiteries, des torticolis et des mouvements incontrôlés, comme dans l’encéphalomyélite aviaire, l’avitaminose E, la maladie de Marek, la grippe aviaire et la maladie de Newcastle. Boiterie d’une ou de deux pattes ? Quand un oiseau boite, regardez s’il souffre d’une boiterie symétrique ou asymétrique. Une boiterie asymétrique peut provenir d’une blessure du pied, de l’inflammation d’une articulation ou de la maladie de Marek. Une boiterie symétrique a en général une cause plus centrale telle qu’une ténosynovite à réovirus ou une douleur osseuse. Comparativement au secteur de la volaille de chair, les problèmes de pieds, tels que la ténosynovite à réovirus, la perosis et les problèmes de tendons du jarret, se produisent relativement rarement dans le secteur des œufs. La douleur osseuse provoquée par une ostéoporose accélérée peut survenir à tout âge. Des connaissances spécialisées sont nécessaires pour interpréter le degré de détérioration de l’os.
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Ulcères des coussinets L’ulcération des coussinets digitaux concerne essentiellement les poulets de chair. Dans les 14 premiers jours la peau des pattes est encore fine ;
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Le poulet de gauche boite d’un pied : boiterie asymétrique.
Ulcération du coussinet plantaire sur une pondeuse.
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Désordre moteur causé par une ténosynovite à réovirus.
Signes de p o u l e s
Brusque montée de la mortalité
Causes possibles Causes infectieuses (microorganismes) ● Coccidiose aiguë ● Infection à E. coli ● Rouget (Erysipelothrix rhusiopathiae) ● Grippe aviaire ● Maladie de Newcastle ● Maladie de Gumboro
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Une aggravation de la mortalité des oiseaux, surtout quand elle se produit de façon soudaine, est toujours une cause d’inquiétude majeure. Le bien-être de la bande, sa production, et donc vos résultats financiers, s’en trouvent sérieusement affectés. Soyez attentif aux signaux d’alarme quand ils se font entendre. Une mortalité de plus de 0,1 % par jour peut être considérée comme résultant d’une aggravation substantielle. À 0,5 % par jour, vous êtes face à une aggravation catastrophique.
● Entérite nécrotique (Clostridium perfringens)
● Salmonelles (sur de très jeunes animaux) ● Choléra des poules (Pasteurella multocida)
● Botulisme
Causes non infectieuses
● Panne de courant (ou de ventilation)
● Ambiance du bâtiment (stress thermique ; intoxication au monoxyde de carbone ; panne de ventilation)
● Étouffement/réaction de panique
● Problèmes dans l’apport d’eau et
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d’aliment
● Toxicité (sel).
Pr
En cas de pertes, examinez toujours les oiseaux survivants.
Attention aux erreurs de ventilation. Vérifiez tout l’équipement à intervalles réguliers.
C h a p it re 6 : L a s a n t é
Sortez toujours les cadavres du bâtiment d’élevage. Le camion d’équarrissage ne doit pas prendre votre voie « propre ». Les cadavres doivent être réfrigérés ou congelés dans des containeurs spéciaux pour éviter les odeurs déplaisantes et la contamination microbienne.
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Récapitulation des principales maladies Une maladie intéresse l’aviculture commerciale si elle survient fréquemment et si tout foyer se traduit par des pertes économiques. Les zoonoses – des infections qui peuvent se transmettre de l’animal vers l’humain, comme Salmonella enteritidis et le rouget (érysipèle) – ont une importance considérable en termes de santé publique.
Les virus
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Bronchite infectieuse Le virus de la bronchite infectieuse est très répandu. Les premiers problèmes apparaissent dès 2 à 3 jours après l’arrivée du virus, et la bande entière est infectée en très peu de temps. Les oiseaux infectés répandent le virus pendant des semaines après s’en être eux-mêmes remis, et le virus peut survivre pendant des mois dans les intestins. Il suffit qu’un porteur asymptomatique subisse un stress, par exemple à la suite d’un transport ou d’une autre infection, pour que le virus de la bronchite infectieuse fasse sa réapparition. Chez les jeunes oiseaux (en particulier les poulets de chair), le virus de la bronchite infectieuse provoque des problèmes respiratoires, souvent suivis d’une infection à E. coli. Chez les pondeuses, vous pourrez fréquemment observer des problèmes de production. Dans certains cas, le virus de la bronchite infectieuse peut même causer des problèmes rénaux et digestifs. Le virus de la bronchite infectieuse mute en permanence, produisant sans arrêt de nouveaux virus variants.
Cette poule victime de ponte interne a une apparence normale, mais est incapable de pondre en raison d’une malformation de l’oviducte (« fausse pondeuse »). L’oiseau se tient comme un pingouin.
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Laryngotrachéite infectieuse La laryngotrachéite infectieuse est une maladie virale à l’origine de sévères difficultés de respiration, de perte de production et de mortalité. Les pondeuses et parentaux de poulets de chair roux, ainsi que les poulets de chair roux eux-mêmes, ont des symptômes d’une sévérité particulière : respiration très difficile avec parfois un écoulement nasal sanguinolent. Aux Pays-Bas, la laryngotrachéite infectieuse n’est décelée qu’en de rares occasions chaque année.
Difficultés respiratoires.
Syndrome de la chute de ponte (egg drop syndrome) Le syndrome de la chute de ponte ou maladie des œufs mous apparaît parfois, notamment au cours des premiers mois de production et chez les races les plus lourdes (pondeuses à œufs roux, mères parentales de poulets de chair). La vaccination limite le nombre de foyers. Il n’y a pas de traitement, dans la mesure où ce syndrome a une origine virale. La dissémination de la maladie est lente, plus rapide dans les systèmes alternatifs que dans les systèmes en cages. Un symptôme typique est la grande quantité de coquilles fragiles et d’œufs sans coquille. Œuf sans coquille causé par le syndrome de la chute de ponte.
102
Signes de p o u l e s
Les virus
La maladie prend trois aspects :
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Maladie de Marek La maladie de Marek est une infection à herpèsvirus qui provoque l’apparition de tumeurs. Le virus réside dans les cellules des follicules plumeux et, de ce fait, se trouve également dans les particules de poussières produites par la peau et les plumes. La poussière de plumes – et donc, potentiellement, le virus de la maladie de Marek – est présente partout où il y a (eu) des poules. Il est donc important de vacciner les poussins dès l’éclosion et de les loger dans un environnement propre et indemne de virus. L’élevage en bandes multiples est déconseillé. Si des poussins incorrectement immunisés sont infectés dans les premières six à huit semaines de leur vie, les symptômes de la maladie commenceront à apparaître à partir d’environ 15 semaines.
Pr
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Neurologique : fréquente boiterie asymétrique.
Viscéral : tumeurs des organes internes.
C h a p it re 6 : L a s a n t é
Oculaire : iris gris, aqueux.
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Les virus
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Grippe aviaire (influenza aviaire ou peste aviaire) Les signes en cas d’une souche hautement pathogène du virus de la grippe aviaire sont : brusque augmentation de la mortalité, qui fait encore un bond les jours suivants ; tête qui enfle et prend une couleur violette, comme la crête et les barbillons ; hémorragies sous-cutanées ; souffle court ; diarrhée ; boiterie ; oiseaux serrés les uns contre les autres et plumes ébouriffées. Le virus de la grippe aviaire peut donc causer toute une série de signes divers. La maladie de Newcastle, la laryngotrachéite infectieuse, la rhinotrachéite de la dinde et quelquefois la bronchite infectieuse peuvent toutes produire des symptômes similaires. La grippe aviaire est une maladie à déclaration obligatoire.
Grippe aviaire.
Maladie de Newcastle (pseudo-peste aviaire) Ce n’est pas pour rien que la maladie de Newcastle est aussi appelée pseudo-peste aviaire. Ses symptômes sont semblables à ceux de la grippe aviaire. C’est également une maladie à déclaration obligatoire et les mesures à prendre sont les mêmes que pour un foyer de grippe aviaire. Le virus est un paramyxovirus, alors que celui de la grippe aviaire est un orthomyxovirus. Aux Pays-Bas, les élevages avicoles commerciaux ont l’obligation légale de vacciner contre cette maladie. Les effets de la vaccination doivent de plus être contrôlés au moyen d’une analyse de sang.
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Hémorragie proventriculaire.
Inflammation de la bourse de Fabricius.
Pr
Maladie de Gumboro C’est une affection virale grave qui touche les jeunes poulets et peut s’accompagner de mort subite, d’une diarrhée aqueuse d’urates blanc-jaune caractéristique, et d’un affaiblissement du système immunitaire. Les poulettes à l’élevage sont beaucoup plus vulnérables que les poussins de chair, avec des taux de mortalité dépassant parfois 50 % ; pour les poulets de chair, les pertes s’établissent généralement à 5 ou 10 %. L’autopsie révèle des anomalies caractéristiques : la bourse de Fabricius est enflée et œdémateuse, souvent avec des saignements. Des hémorragies musculaires et des reins gonflés accompagnent ce tableau. Il n’y a pas de traitement. Discutez avec votre vétérinaire de la possibilité de vacciner les bandes suivantes.
Encéphalomyélite aviaire L’encéphalomyélite aviaire est une maladie virale qui provoque des boiteries chez les jeunes poulets, une baisse significative de la production (10 à 20 %) chez les pondeuses et une baisse d’environ 5 % de la ponte chez les parentaux. Le virus peut être transmis verticalement (de la poule au poussin). Chez les poulettes, environ 15 % (pouvant aller jusqu’à 60 %) montrent une boiterie (accroupies, étendues sur le dos) et des tremblements. Le taux de mortalité parmi les oiseaux touchés est de 50 %. On ne se rend compte des tremblements que sur un petit nombre des oiseaux atteints, en les prenant en main. Position couchée sur le flanc, caractéristique de l’encéphalomyélite aviaire.
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Signes de p o u l e s
Les bactéries
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Salmonellose Plusieurs sérotypes de Salmonella peuvent provoquer des maladies des volailles. Les symptômes caractéristiques des jeunes volailles sont la diarrhée et une mortalité très aggravée, particulièrement durant les deux premières semaines. On observe parfois, chez les pondeuses adultes, des pertes dues à une inflammation péritonéale causée par S. enteritidis. S. gallinarum entraîne une mortalité quasi généralisée, touchant aussi les oiseaux adultes. L’autopsie montre des inflammations des organes internes, dont les ovaires et le péritoine. Les traitements antibactériens et les vaccins sont, dans ce cas, sans efficacité. Chez l’homme, certains sérotypes, dont S. enteritidis et S. typhimurium, peuvent provoquer des intoxications alimentaires et sont à déclaration obligatoire en France.
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E. coli ou péritonite Bactérie très commune chez les poules adultes : le seul symptôme est souvent une augmentation plus ou moins sévère de la mortalité, y compris chez des oiseaux apparemment en bonne santé. Le pourcentage de ponte est rarement affecté. Les oiseaux à symptômes sont rares. Dans une bande affectée, les oiseaux se serrent les uns contre les autres, plumes hérissées. Leur respiration est difficile, ils reniflent et toussent, produisant souvent des fientes diluées. Il peut y avoir quelques oiseaux boiteux, et certains oiseaux peuvent arrêter de pondre. Les pertes quotidiennes peuvent atteindre de 0,2 à 1 %. L’autopsie révèle des inflammations et des lésions fibrineuses des sacs aériens, du foie et du péricarde. Les facteurs de risque pour la colibacillose sont les infections virales des voies respiratoires, une ambiance du bâtiment inadaptée et une mauvaise hygiène.
Ovaire anormal avec une formation en forme de follicule pédiculé, fréquemment observée dans les infections à S. gallinarum.
Cavité abdominale normale.
Un péricarde sombre et enflammé, et un foie gonflé, causés par une infection à S. enteritidis.
Péritonite chez une pondeuse.
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Infection aux brachyspires Brachyspira est une bactérie à l’origine de la spirochétose intestinale aviaire, inflammation intestinale chronique qui réduit l’assimilation des aliments. Il en résulte des carences et une moindre résistance. Les symptômes comprennent des chutes de production à répétition, de la diarrhée, une perte de poids et une aggravation de la mortalité.
Contenu mousseux du cæcum.
Rouget Le rouget est causé par la bactérie Erysipelothrix rhusiopathiae et concerne essentiellement les exploitations de dindes et de poulets en parcours à ciel ouvert. Les bactéries peuvent survivre de nombreuses années dans le sol, ainsi que dans les cadavres. Les poulets sont légèrement léthargiques, affaiblis, avec des fientes diluées, une mortalité aggravée et une chute de production significative, mais il y a très peu de symptômes caractéristiques. Une mesure préventive consistera à vacciner la bande suivante. Attention : le rouget est une zoonose ! Les humains peuvent être infectés par blessures cutanées, provoquant une inflammation locale avec une enflure rouge et douloureuse. Foie et rate gonflés suite au rouget.
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Bactéries Mycoplasmose Une infection à Mycoplasma gallisepticum entraîne principalement une inflammation des organes respiratoires des poussins. Les oiseaux plus âgés voient leur production baisser. Il s’agit d’une affection chronique qui dure toute la vie.
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Enflure de la tête, causée par les mycoplasmes.
Choléra des poules (Pasteurella multocida) Le choléra des poules présente une forme aiguë et une forme chronique, et il est causé par la bactérie Pasteurella multocida. La forme aiguë est associée principalement à une mortalité élevée et à la diarrhée. La forme chronique peut donner une inflammation de la crête et des barbillons. Le choléra des poules peut être un problème sérieux chez les pondeuses, les dindes et les canards, et on trouve également cette bactérie sur les oiseaux sauvages ainsi que sur les rats, les souris et les porcs. Les actions possibles sont la vaccination préventive et les traitements antibiotiques.
Crête et barbillons enflés sous l’effet d’une pasteurelle.
Cause inconnue
Intestin ouvert pour montrer la nécrose causée par Clostridium.
Pr
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Entérite chronique L’entérite chronique se manifeste souvent à environ 25 semaines, au moment où la production augmente rapidement. Les premiers symptômes sont la détresse, des fientes molles, une réduction de la consommation d’aliment, un plumage en désordre et une perte de plumes qui sont aussitôt mangées. L’autopsie révèle un désordre intestinal évident dans les 20-30 premiers centimètres de l’intestin (le duodénum), à savoir un contenu trop abondant et trop dilué, à la coloration anormale. On voit aussi souvent de petites lésions nécrotiques causées par Clostridium spp. Ces lésions sont de couleur gris sombre, avec parfois un saignement bien visible. La muqueuse intestinale irritée tente de se réparer en se régénérant plus rapidement, mais est incapable d’arriver à maturité. Il en résulte des problèmes de digestion et un changement de la composition du contenu intestinal. Celuici forme alors un bouillon de culture pour des bactéries qui normalement ne sont pas présentes dans le duodénum, et aggravent l’irritation, d’où la chronicité de l’entérite. Le meilleur traitement de l’entérite chronique est l’amélioration de la fonction intestinale et la suppression des bactéries qui irritent l’intestin. On peut y arriver en partie par la formulation de l’aliment, et par des additifs tels que le sulfate de cuivre.
Plumage en désordre : signe d’entérite chronique.
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Signes de p o u l e s
Les parasites du système digestif 1.
La coccidiose La coccidiose est causée par des protozoaires de type Eimeria. Ce parasite intestinal monocellulaire est commun chez les volailles et cause aux intestins des dommages de très mineurs à sévères. Une infection modérée peut passer inaperçue, mais une infection de masse peut entraîner des symptômes cliniques comme la diarrhée et provoquer la mort. Les coccidies se disséminent sous forme d’oocystes résistant aux désinfectants. La coccidiose, très répandue, est l’une des maladies les plus dommageables pour le secteur avicole. La sévérité des symptômes dépend de l’espèce d’Eimeria : allant d’un léger retard de croissance suite à une infection par E. acervulina, à une mort subite causée par une infection à E. necatrix ou E. brunetti. Les fientes sont souvent anormales. Dans la coccidiose cæcale, il peut y avoir du sang frais dans les fientes. La coccidiose peut aussi conduire à une entérite bactérienne. Chez les poulets de chair, les espèces les plus fréquentes sont E. acervulina, E. maxima, E. tenella, E. mitis et E. praecox. Chez les oiseaux plus âgés, on craint également E. necatrix et E. brunetti.
E. tenella réside dans le cæcum et peut y causer une accumulation de sang.
2.
E. brunetti cause également une sévère entérite, mais dans la dernière partie de l’intestin. E. necatrix réside dans la partie médiane de l’intestin grêle et cause une entérite sévère.
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3.
5.
E. maxima produit des pétéchies (taches violettes) sur le tiers médian de l’intestin. E. acervulina est à l’origine de bandes blanches au début de l’intestin grêle.
Il y a cinq espèces d’Eimeria qui intéressent les poules. Chacune a sa cible préférée dans l’intestin.
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Prévention Une bonne hygiène et une litière de qualité peuvent limiter les dégâts de la coccidiose. La vaccination avec vaccins vivants est une possibilité : soit des versions atténuées (faible virulence) ou non atténuées (souches sauvages). Ce genre de vaccination s’emploie surtout pour les oiseaux destinés à la reproduction, pour les pondeuses en systèmes alternatifs et de plus en plus pour les poulets de chair à durée de vie longue. La plupart des vaccins contiennent des souches vivantes non résistantes aux anticoccidiens. Ils peuvent aussi être une solution pour les poulets de chair qui ont vu se développer une multi-résistance aux anticoccidiens. Ces vaccins améliorent l’efficacité des anticoccidiens. Les anticoccidiens sont mélangés à l’aliment poulet de chair en prévention. Le problème de ce type d’anticoccidien est l’apparition de résistances et de résistances croisées à des produits voisins.
4.
Groupe 1 - salinomycine - monensine - narasine
Oiseau décoloré par la coccidiose cæcale.
Pr
Groupe 2 - maduramicine - semduramicine
Rotation permanente entre les différentes classes de composés ionophoriques Groupe 3 - lasalocide
L’aggravation des résistances et des résistances croisées n’est contrée que par une rotation rapide entre anticoccidiens possédant des mécanismes d’action différents.
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Les conséquences économiques sont souvent sous-estimées : on ne voit que la partie émergée de l’iceberg (coccidioses cliniques), mais le risque sous-jacent est beaucoup plus important (coccidioses infracliniques).
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Histomonose Comme Eimeria, Histomonas meleagridis est un protozoaire parasite à l’origine de sévères symptômes sur les dindes et les poules, allant jusqu’à la mort. L’autopsie révèle des inflammations caractéristiques du foie et du cæcum. Il n’y a pas de traitement. Cependant, la lutte contre l’hôte intermédiaire (Heterakis) réduit ainsi la pression d’infection.
L’histomonose entraîne des lésions hépatiques caractéristiques.
Les vers
Autopsie Si la coproscopie ne peut différencier les différents types de vers, il peut être nécessaire d’autopsier quelques oiseaux : ● pour déterminer si on a affaire à une infestation d’ascaride ou de nématode ; ● pour éliminer la possibilité d’autres infections avec des symptômes voisins ; ● pour déterminer la sévérité de l’infection et des lésions intestinales.
Symptômes ● En général un processus lent, donc une condition chronique. ● Parfois une légère diarrhée, une perte de poids modérée ou un retard de croissance. ● Les poules « sèchent » : la crête se recroqueville, la production d’œufs cesse. ● En cas d’infection sévère et persistante : crête et barbillons sont décolorés, il y a épuisement. ● Quand elle frappe de jeunes oiseaux, l’affection est généralement plus sévère que sur les oiseaux plus âgés.
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Coproscopie Pour avoir une bonne image du degré d’infestation d’une bande par les vers, il est recommandé de faire un comptage d’œufs (coproscopie) toutes les 6 semaines. Pour cela, prélevez un échantillon de 20 fientes intestinales et de 20 fientes cæcales. Fientes cæcales et fientes intestinales sont parfois mélangées, mais il est important de différencier l’ascaride parasite Ascaridia galli et le nématode parasite Heterakis gallinarum, il faut donc une collecte séparée. Le nématode réside dans le cæcum et le gros ascaride dans l’intestin grêle. Les fientes doivent être aussi fraîches que possible. Conservez les échantillons au froid pour une analyse dans la semaine.
Pr
Œufs de vers décelés dans les fientes. Que faire à présent ?
En fonction du type de ver et du nombre d’œufs fécaux par gramme (OPG), il peut être nécessaire de vermifuger les poules : ● OPG > 1 000 pour le gros ascaride ● OPG > 10 du nématode ● Pour une infection de nématode, il n’est pas nécessaire de procéder immédiatement à un déparasitage. Prenez aussi en considération les chiffres de production et l’état de santé des oiseaux. Sévères infections de gros ascaride.
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Signes de p o u l e s
Hétérakis (Heterakis gallinarum) Ce némathelminthe n’est en fait que très peu pathogène ou pas du tout, mais il peut transmettre par ses œufs une maladie grave, l’histomonose. Pour des conseils de traitement relatif aux vers, il est nécessaire de savoir si vous avez affaire à des ascaris ou des hétérakis. On ne peut effectuer la distinction que sur autopsie ou par analyse séparée des fientes cæcales et intestinales. Vous devrez le faire s’il existe des cas d’histomonose dans le voisinage, par exemple.
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Traitement Il existe diverses approches face aux vers parasites : ● Une stratégie de déparasitage toutes les 6 semaines pour prévenir tout risque sérieux d’infection. Toutes les 3 semaines, si on vise le némathelminthe (nématode cæcal). ● Une stratégie reposant sur l’analyse de fientes toutes les 6 semaines, avec autopsies en cas de doute ; possibilité de traitement sur cette base. ● Déparasiter uniquement si des infections parasitaires apparaissent spontanément.
Taenias (Raillietina) On reconnaît aisément le cestode (ver plat) à sa structure segmentée. Ce ver endommage les intestins. Quant un segment de ver contenant des œufs est excrété avec les fientes, les œufs sont consommés par des coléoptères (dont des coléoptères vivant dans la litière) et des fourmis. Les poules se réinfectent en picorant ces hôtes intermédiaires. Après environ 2 semaines, des segments contenant des œufs sont à nouveau excrétés et le cycle reprend.
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Ascaris (Ascaridia galli) Les infections par le gros ascaride sont fréquemment asymptomatiques. La mort ne survient qu’en cas d’infection sévère, souvent à la suite de lésions intestinales provoquées par les larves ou par blocage de l’intestin. Les symptômes sévères apparaissent en général environ 3 semaines après l’infection.
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Un œuf d’ascaris.
Le cestode (Raillietina) est aisément identifiable par sa structure segmentée caractéristique et sa longueur.
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Némathelminthes.
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poux rouges
Lutte anti-poux rouges dans un bâtiment vide
Les poux rouges peuvent être porteurs de bactéries ou de virus pathogènes. Ce parasite hématophage les transmet d’une poule à l’autre en suçant le sang des oiseaux. Une sévère infestation de poux rouges conduit les poules à perdre beaucoup de sang, les exposant à une anémie qui peut être mortelle. Une infestation moyenne réduit la résistance des poules, mais sans symptômes apparents, excepté l’aspect plus rêche de leur plumage dû au fait que les poules se grattent là où ça les démange. Les poules luttent contre les poux rouges de façon naturelle par leurs bains de poussière.
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Il est plus facile de lutter contre les poux rouges quand le bâtiment avicole est vide. Procédez à un nettoyage complet pour venir à bout de leurs cachettes telles que les accumulations d’excréments. Si vous utilisez des acaricides, veillez à bien observer les instructions. Une température trop basse peut réduire dans de très grandes proportions l’efficacité de certains produits. Le traitement thermique du bâtiment peut aussi réduire en grande partie une infestation. Les nids d’oiseau à l’extérieur du bâtiment sont une source d’infection potentielle : enlevez-les.
Lutte antiparasitaire lors de vos inspections
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Lors d’une inspection, vous devez agir rapidement contre les premières manifestations des populations de parasites. Vous pouvez traiter localement, sans avoir à traiter l’ensemble du bâtiment, par exemple avec de la poudre de silice. Vous pouvez aussi avoir recours à la lutte physiologique. Il s’agit d’une méthode qui consiste à rendre le sang des oiseaux peu attrayant pour les poux rouges en donnant aux poules de la vitamine B2 ou de l’ail. Cependant, face à une infection sévère l’efficacité est limitée. Il faut donc commencer à un stade précoce.
Uniquement des poules sans poux
Veillez à ne vous procurer que des poulettes futures pondeuses sans poux rouges.
Pr
Accumulation de poux rouges vivants sur les bandes transporteuses : un transport en commun idéal pour les poux rouges et leurs œufs.
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reGarDer rÉFLÉChir - aGir
Ces poules prennent un bain de poussière. Cela se voit à la patte tendue de la poule du milieu. Les bains de poussière contribuent à la lutte contre les poux rouges. Si vous trouvez des poules en train de se reposer sur la litière, il est possible qu’elles cherchent des lieux de repos autres que les perchoirs. Les poux rouges aiment se dissimuler à l’abri de la lumière. Quand l’infestation de poux rouges augmente, les poules commencent à éviter les perchoirs. Et la ponte au sol augmente également.
Signes de p o u l e s
larve
Source: Nordenfors, 2000
nymphe de stade 1
œufs
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Hôtes Tous les parasites ont besoin d’une espèce hôte pour survivre. Pour le pou rouge, les hôtes de prédilection sont plusieurs oiseaux sauvages et la poule. On le trouve régulièrement dans les nids d’oiseaux. Il s’attaque également à l’occasion aux mammifères (rongeurs, chiens et chats) et même aux humains. Dans des conditions optimales, un œuf donnera un adulte en 7 jours. Le pou rouge suce le sang même au stade de nymphe.
hôtes
femelle
nymphe de stade 2
Faites vous-même le test du pou rouge
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On peut débusquer les poux rouges en tapotant sur le matériel d’élevage ou en grattant dans les fissures avec un couteau tout en tenant une feuille de papier blanc en dessous. Vous pouvez aussi disposer des pièges à poux rouges pour qu’ils s’y dissimulent. Inspectez chaque jour les endroits où ils pourraient se cacher. Dans les cages, ce sera essentiellement sous le panneau de protection des œufs, dans les loquets de fermeture et replis de tôle. Dans les systèmes alternatifs, vous les trouverez sous les perchoirs, sous les caillebotis, dans les fientes sèches et dans les nids.
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Piège à poux rouges. Créez une cachette pour les poux. Insérez une baguette dans un tube obscur et accrochez le tout sous un perchoir. Vingt-quatre heures plus tard, retirez la baguette et vérifiez la présence de poux rouges.
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effectuez également vos observations dans l’obscurité. Cette photo a été prise de nuit avec un appareil photo infrarouge. Les poules devraient être en train de dormir paisiblement. Mais comme vous le voyez, la poule de gauche se donne des coups de bec pour calmer les démangeaisons. Elle dérange aussi les autres poules.
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Index Mortalité 101 Mouvements d’air 30 Mue 71 Némathelminthe 109 Noter les fientes 82 Nourrissement par étapes 59 Œufs de vers 108 Oiseaux à risque 10 Ombilics 44 Organes de ponts 91 Organes respiratoires 96 OSE 11 Parasites intestinaux 107 Parcours 36-41 Parcours couvert 41 Parentaux de poulets de chair 88 Perchoirs 27 Période de ponte 71 Péritonite 105 Peur 70 Picage des plumes 52, 71- 74 Plumes de duvet 55 Poids 23, 45, 80 Pondeuses 7 Ponte 15 Ponte au sol 69 Poules en élevage 42 Poulets de chair 7, 76 Poussière 34, 35 Poussins débiles 86 Poussins d’un jour 44 Prise d’aliment 46 Problèmes d’ambiance 96 Problèmes de production 99 Problèmes respiratoires 97 Problèmes respiratoires 96 Programme d’éclairement 46
Programme quotidien 15 Qualité 44 Qualité des œufs 64, 66, 99 Réaction à la vaccination 48,49 Regarder 5, 8 Repos Santé 90 Sens 20 Signes 9, 10 Signes de l’aliment 84 Signes de maladie 91 Soigneur 12 Sons 97 Sons 21 Stade de mue 45 Symptômes 108 Syndrome de la chute de l’œuf (SCO) 102 Système de garde 25 Système musculosquelettique 100 Systèmes de nourrissage 60 Température 78 Température 30 Traitement du bec 53, 55 Transition 54 Ulcérations des coussinets digitaux 100 Utilisation du temps 16 Vaccin 48 Vaccination 49 Vaccinations 48, 49 Ventilation 79 Vers 108 Virus 102 Zone de décontamination 92
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Eau 62 Eclairage 33 Emménagement 26 Encéphalomyélite aviaire 104 Endroits à risque 11 Enregistrement 11 Entérite chronique 106 Entrepreneur 12 Erysipèle 105 Espace 13 Evaluation 80 Evaluation d’un troupeau 94 Examens cliniques 94 Facteur éolien 31 Fièvre 96 Fraîcheur 67 Gestion de l’alimentation 58 Gestionnaire 12 Grippe aviaire 104 Gros ascaride 109 Grossisseur 54 Histomonase 108 Homogénéité 23, 45 Infection à Brachyspira 105 Inspection 22 L’homme qui fait tout lui-même 12 Laryngotrachéite infectieuse 103 Litière 28, 32, 83, 85 Logement 24 Lumière 33, 46 Maladie 23, 90 Maladie de Gumboro 104 Maladie de Marek 103 Maladie de Newcastle 104 Maladies gastro-intestinales 95 Mauvais comportements 40 Moments à risque 11
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Abris 39 Aliment 58 Ambiance du bâtiment 30 Analyse de fientes 108 Analyse de risque 10 Analyse de sang 98 Anatomie 18, 19 Apprentissage de l’abreuvement 47 Arrivée 77 Bactéries 105 Bain de poussière 17 Besoins 13 Besoins comportementaux 17 Bien-être animal 37 Biosécurité 92, 93 Boisson 85 Boîte à nicher 68 Bronchite infectieuse 103 Cannibalisme 71,72, 75 Causes de la mort 87 Cécité de l’exploitant 8 Cestode 109 Choc thermique 11, 31, 78 Choix de l’aliment 58 Choléra des poules 106 Coccidiose 107 Comportement des oiseaux 14 Composition de l’air 32 Coqs 14, 89 Courbes 57 Coussinets digitaux 81 Déjections 23, 82, 95 Développement 50 Distribution des poussins 77, 83 Distribution des poussins 79 Douleur 96 E. coli ou péritonite 105
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