Skip to main content

Feeding Signals - French edition

Page 1

Signes d’alimentation

Cet ouvrage passionnant propose des astuces pratiques et des recommandations sur les principes d’une alimentation saine et économique. Saviez-vous qu’un animal qui ne peut pas manger avec le groupe mangera plus vite et ingèrera moins ? Ou que, tous les jours, une vache laitière produit près de 200 litres de salive et fait passer environ 15 000 litres de sang par la mamelle ? Et que souvent, il ne faut pas nourrir trop tôt le matin ? En plus, Signes d’alimentation montre comment vous pouvez encore améliorer votre gestion fourragère : à l’aide de données fiables et de textes succincts, richement illustrés et résolument pratiques.

Jan Hulsen Dries Aerden

L’a

e lim

nt

L’espace

Signes d’alimentation répond aux 4 questions pratiques que se posent chaque éleveur laitier et ses collaborateurs : 1. Quel aliment donner et combien ? 2. Comment apporter la bonne ration à chaque animal ? 3. Comment vérifier que chaque animal mange ce qu’il devrait manger ? 4. Comment ajuster l’alimentation ou résoudre des problèmes ?

Les besoins fondamentaux de la vache peuvent être résumés en sept mots-clés, qui forment les facettes du diamant des signes de vache. Ces besoins essentiels sont : l’aliment, l’eau, la lumière, l’air, l’espace, le repos et la santé. En tant qu’éleveur laitier, vous devez satisfaire au mieux ces besoins pour le bien-être de la vache et pour une production optimale. La gestion fourragère demande de porter une attention particulière aux angles du diamant des signes de vache.

co pr py ot rig ec h te t d

Bien nourrir ses vaches est la base de la réussite de votre exploitation, financièrement comme au niveau de la production, de la santé animale et de la fertilité. Savezvous que près de la moitié de la différence en production laitière entre élevages est déterminée par la composition de la ration ? Le reste provient du logement, de la santé animale et de la gestion.

Le diamant des signes de vache

L’e

au

La lumière

Dries Aerden a fait ses études à l’Ecole supérieure catholique Kempen à Geel (Belgique). Après un parcours international auprès de plusieurs grandes exploitations laitières au Danemark et aux États-Unis, il a rejoint le bureau de conseil/consulting belge LIBA. Il s’intéresse particulièrement à l’alimentation et à son impact sur les aspects économiques de l’élevage laitier. LIBA s’oriente à la fois sur l’aspect financier de l’élevage laitier au travers d’une comptabilité économique et sur la création des plans de gestion d’entreprise, mais s’intéresse aussi à la gestion opérationnelle. Avec l’application en ligne Cowdashboard®, les éleveurs laitiers peuvent facilement suivre et gérer leurs bilans fourragers. LIBA a aussi une activité de conseil sur l’amélioration du bilan fourrager, ainsi que sur la gestion financière de l’élevage laitier.

Un vieux dicton fermier

Jan Hulsen - Dries Aerden

Jan Hulsen a grandi dans une exploitation laitière et de porcs à l’engrais. Il a étudié la médecine vétérinaire et se passionne pour la communication. Après trois ans de pratique vétérinaire sur les animaux de rente, il s’est réorienté dans la transmission de connaissances et le conseil, se perfectionnant dans le journalisme, le marketing, la communication et la gestion d’entreprises. Jan Hulsen et son entreprise Vetvice ont développé le concept Signes de Vaches®. Il est également auteur de la collection d’ouvrages à succès Signes de vaches. Vetvice organise des conférences et des formations relatives aux Signes de vaches dans plus de 30 pays. Vetvice se focalise sur la gestion des élevages laitiers. Les soins à fournir aux animaux, le rôle du personnel et la productivité y occupent le premier plan. Vetvice conseille et forme les éleveurs en matière de construction de bâtiments, d’organisation du travail et de gestion visant la résistance aux maladies animales.

‘Nourrir, cela se fait avec les yeux’

Signes d’alimentation

Les auteurs

La santé

Le

re

po

s

L’a

ir

Signes d’alimentation fait partie de la série Signes de vaches®. Signes de vaches® présente d’une façon accessible une approche résolument pratique et « animalière » de l’élevage bovin.

Signes d’alimentation Guide pratique pour une alimentation saine des laitières www.roodbont.com

COV_ voersign_FR.indd 1

www.vetvice.com

www.cowsignals.com

www.liba.be

02-01-14 20:23


Colophon

Signes d’alimentation Auteurs Jan Hulsen Dries Aerden Rédaction Ton van Schie Christel Lubbers Traduction française Ellen van de Leemput-Schmitt Christian Laplace Coordination française Karin de Lange Validation française Sébastien Léger

Photos Jan Hulsen (sauf si indiqué différemment) Broer Hulsen Bertjan Westerlaan Illustrations Trudy Michels, Studio Michels Herman Roozen Dick Rietveld Mise en page Varwig Design

Roodbont Publishers B.V. P.O. Box 4103 7200 BC Zutphen The Netherlands T +31 (0) 575 54 56 88 E info@roodbont.com I www.roodbont.com Conférences, formations et conseils :

Vetvice® Group Moerstraatsebaan 115 4614 PC Bergen op Zoom The Netherlands T +31 (0) 165 30 43 05 E info@vetvice.com I www.vetvice.com

co pr py ot rig ec h te t d

Secrétaire d’édition française Corinne Thonnat

Publications complémentaires :

En collaboration avec Joep Driessen, Dick de Lange, Bert van Niejenhuis, Pieter Paschyn, Nico Vreeburg, Bertjan Westerlaan, Jaap van Zwieten

Remerciements Owen Atkinson, Jack Rodenburg, Freek van Essen, Kees Haanstra, Paul Hulsen, René Knook, Roel Koolen, Adri Maas, Aart Malestein, Niek Mangelaars, Ria et Ronald Raats, Kees Simons, Lucas Talsma et de nombreux éleveurs, conseillers, vétérinaires et autres professionnels impliqués dans les vaches laitières et la filière laitière.

Vetvice propose aux éleveurs laitiers, à leurs conseillers et fournisseurs, des informations adaptées et fiables issues de la science et de la pratique de l’élevage bovin. Nous visons le plus haut niveau de bien-être et de santé pour l’animal et pour l’homme ainsi qu’une production optimale de produits alimentaires de haute qualité.

Pour les formations et les stages :

CowSignals® Training Company Hoekgraaf 17A 6617 AX Bergharen The Netherlands T +31 (0)6 54 26 73 53 E info@cowsignals.com I www.cowsignals.com

Signes d’alimentation fait partie de la série “Signes de vaches”. Koesignalen® et Cowsignals® sont des marques déposées de Vetvice® Group. © Jan Hulsen, 2014 Le contenu même partiel de cette publication ne peut être reproduit ou publié de quelque façon que ce soit sans l’autorisation préalable écrite de l’éditeur. L’auteur et l’éditeur ont conçu cette publication avec le plus grand soin. Ils déclinent cependant toute responsabilité en cas de dommage quelconque résultant d’actions et/ou de décisions fondées sur les informations contenues dans cet ouvrage. L’éditeur s’est efforcé d’identifier les propriétaires des images. Lorsqu’une source n’a pas été créditée, les propriétaires peuvent contacter l’éditeur. ISBN : 978-90-8740-171-9

2

voersignalen FR.indd 2

LIBA Dorpsstraat 21 3950 Bocholt Belgium T +32 (0)89 46 46 06 F +32 (0)89 46 11 79 E info@liba.be I www.liba.be Signes d’alimentation

02-01-14 20:02


Ta b l e d e s m a t i è re s

Introduction : Comportement et habitudes alimentaires 4

4 : Évaluer et conduire les vaches

48

Tri alimentaire : le détecter et le diminuer

50

Besoins comportementaux

5

Analyse de l’ingestion individuelle

51

Ingestion et digestion chez la vache

6

Remplissage du rumen

52

Fonctionnement ruminal : mélange et transit

8

Remplissage et fonctionnement du rumen

53

Digestion des aliments

10

Approche des problèmes et améliorations

54

L’énergie et la protéine favorisent la dégradation

11

Évaluation des bouses

55

Ingestion, production laitière et pH ruminal

12

Évaluation de la consistance des bouses

56

Le pH du rumen

13

Grille d’évaluation de la digestion des bouses

57

Fiche d’instructions : tamiser les bouses

58

Grille d’évaluation des bouses tamisées

59

1 : Manger

14 15

Abreuvement

16

5 : Évaluer et conduire le troupeau

Beaucoup de temps pour manger

17

Mesurer et analyser plutôt que supposer et estimer

Manger confortablement

18

Mettre l’accent sur l’économie : l’équilibre alimentaire 62

Espace, repos et tranquillité

20

Mettre l’accent sur l’efficacité de la ration

Se déplacer et se coucher confortablement

21

Mettez l’accent sur la production laitière

64

Stress thermique

22

Tarissement

66

23

Tarissement et transition réussis

67

Pâturage

co pr py ot rig ec h te t d

Manger de façon optimale

2 : Stocker, charger et distribuer

60 61 63

24

Nourrir le mieux possible

25

6 : Problèmes de vaches en relation avec l’alimentation

68

Charger, mélanger, distribuer

26

Troubles du comportement alimentaire

69

Charger la mélangeuse

27

Cétose et stéatose hépatique

70

Peser : savoir ce qui se passe réellement

28

Fièvre de lait

71

Contrôler et calibrer

29

Excès d’acide produit dans le rumen

72

La table d’alimentation

30

Déplacement de caillette à gauche ou à droite

73

Utilisation du tamis PennState

31

Utiliser la NEC

74

32

Nutrition, production laitière et fertilité

75

34

Problèmes de pieds

76

Minéraux : déficit ou excès

77

Corps étranger (RPT)

78

Ensiler Pâturage optimisé

3 : Calcul de la ration

36

Vitesse de dégradation dans le rumen

37

Fibrosité

38

Index 79

Appréciation de l’analyse de fourrage

39

Évaluez le fourrage

40

Gestion des stocks

42

Gestion des stocks de fourrage

43

Ration totale mélangée

44

Ration semi-complète

45

Analyse des fourrages : explication de termes

46

Ta b l e d e s m a t i è re s

voersignalen FR.indd 3

3

02-01-14 20:02


Manger

CHAPITRE 1

Manger

co pr py ot rig ec h te t d

L’idéal serait que chaque vache mange 12 repas égaux répartis dans la journée. Et qu’elle rumine beaucoup et ne trie pas sa nourriture. Plus le niveau de production laitière est élevé, plus c’est important. Pour manger beaucoup de petits repas et ruminer tranquillement, il faut que la vache ait une aire d’alimentation facilement accessible, qu’elle aborde sans stress. L’aliment doit toujours être appétent. Distribuer régulièrement et repousser souvent la ration (≥ 2 fois) permet de limiter le volume des repas. La distribution de la ration est toujours une incitation à manger. Et pour manger beaucoup, l’animal doit également boire beaucoup.

Petits repas, beaucoup de mastication

Une vache doit manger de nombreux repas, régulièrement espacés tout au long de la journée. Cela permet de maintenir l’état de remplissage du rumen et de limiter les variations de pH. Dans de bonnes conditions de logement, les vaches laitières les plus productives mangent jusqu’à 14 repas par jour. Une vache mange de façon optimale lorsque toute la journée, elle : • accède facilement à une nourriture appétente • a tout son temps • peut manger confortablement • est en bonne santé, sans douleur ni stress • mène une vie régulière et routinière • peut manger en même temps que toutes les autres vaches

Avec les oreilles en arrière et un léger mouvement de tête, la vache noire « menace » la vache blanche. La menace n’entraîne pas de réaction et confirme ainsi la position dominante de la vache noire. L’alimentation et l’abreuvement sont très importants pour la détermination des liens sociaux et la hiérarchie.

Manger ensemble, se reposer ensemble

Une vache qui ne peut pas manger avec le reste du groupe mange vite et souvent moins. Elle se couche aussi moins, ce qui sollicite plus ses sabots. Une abondance permanente de ration appétente et bien mélangée peut compenser les effets d’un manque de place à la table d’alimentation. Mais s’il y a peu de nourriture, si elle est diffi cile à atteindre ou est facile à trier, une lutte hiérarchique s’installe et les plus faibles en pâtissent. Cela crée plus d’animaux à problème, donc plus de travail, plus de frais et moins de production. Les vaches taries sont les plus sensibles à ce phénomène et les faibles productrices sont les moins concernées.

14

voersignalen FR.indd 14

Les animaux qui ne mangent pas avec la majorité du groupe mangent quand ce groupe se repose. Ils mangent alors plus vite, ce qui augmente l’acidité ruminale et diminue la valorisation des aliments. Et souvent, ils mangent moins, d’où une plus grande perte de poids et un risque de cétose.

Signes d’alimentation

02-01-14 20:02


Manger de façon optimale

Manger une ration mélangée

Si les vaches peuvent trier dans la ration, elles vont consommer de préférence les aliments rapidement digestibles. Le pH dans le rumen sera alors trop faible pendant une longue période et la masse alimentaire sera évacuée plus rapidement vers l’intestin grêle. Les repas suivants seront généralement digérés lentement car ils ne contiendront plus assez d’énergie ou de protéines rapidement disponibles pour la fl ore ruminale. Le tri de la nourriture conduit aussi à davantage de confl its entre les vaches, surtout si elles n’y ont pas toutes accès en même temps.

Distribuer plus souvent diminue le tri

co pr py ot rig ec h te t d

Si vous distribuez souvent, il y aura moins de tri des aliments. Les composants de la ration restent appétents parce que moins mouillés par la salive des vaches et qu’il y a moins d’échauffement. Il est plus diffi cile pour une vache de trier une grande quantité de concentré, quand il y a moins de nourriture à l’auge. Le temps dont disposent les vaches pour manger n’affecte pas le tri des aliments.

Optimiser l’ingestion de matière sèche

La vache juge de l’appétence d’un aliment principalement avec son museau, en le sentant.

Quiz

Que voyez-vous, que faites-vous ?

Le fait que la vache consomme un maximum de matière sèche est déterminé par : 1. la digestibilité de la ration Plus l’aliment est digestible, plus le temps de passage dans le rumen est court. 2. l’encombrement de la ration Avec des rations trop humides ou trop encombrantes, le rumen est plein avant que la vache ne soit rassasiée. C’est le cas de la ration pour vaches taries, de la ration en zéro-pâturage à moins de 30-35 % de matière sèche ou de l’herbe gorgée d’eau de pluie. 3. l’appétence de la nourriture Les vaches ne mangeront pas plus si la ration est très appétente ; mais si elle ne l’est pas, elles mangeront moins. La distribution d’une ration fraîche incite les vaches à venir manger. 4. les dérèglements du rumen, la maladie et la douleur Toutes les causes d’inconfort, de stress et d’anxiété réduisent la prise alimentaire.

Cette vache a des aplombs anormaux : les pieds postérieurs sont tournés vers l’extérieur tandis que les jarrets sont resserrés. Cette vache semble soulager les onglons externes de ses postérieurs, particulièrement le droit. Les antérieurs semblent également douloureux. Cette posture évoque de la fourbure (hémorragies de la sole). Les causes sous-jacentes sont l’acidose ruminale et un amaigrissement important (corne de moins bonne qualité), combinés à des logettes inconfortables et une station debout prolongée (imposée par la difficulté à se coucher). Traitez la vache et agissez sur les causes.

Chapitre 1 : Manger

voersignalen FR.indd 15

Les robots qui rapprochent automatiquement et régulièrement la nourriture en se déplaçant sans perturber les vaches permettent d’avoir la nourriture toujours accessible à l’auge.

15

02-01-14 20:02


Abreuvement

Nettoyez les bacs au moins 1 fois par semaine. Retirez le biofilm (couche visqueuse) du flotteur et des parois avec une brosse. La saleté et les bactéries altèrent le goût de l’eau et peuvent être une source d’infection.

Consommation d’eau en litres par jour Vache 635 kg

Vaches taries

Jeunes bovins

Production de lait Température ambiante (kg/jour) < 4 °C 15,5 °C 27 °C 9 45 55 68 27 83 99 119 36 102 121 146 45 121 143 173 Poids vif (kg) 635 725 Poids vif (kg)

37 39

45 48

61 65

91 181 363 544

8 14 24 33

9 17 30 41

12 23 40 55

co pr py ot rig ec h te t d

Le goût et l’odeur de l’eau ont une influence majeure sur sa consommation. Une vache boit en effet de l’eau fraîche et potable. Alors, faites attention à la teneur en minéraux de l’eau, aux pollutions et à l’eau des puits. La vache boit 6 à 14 fois par jour, généralement après la traite et souvent après un repas. En 45 secondes, elle boit jusqu’à 15 litres. La température idéale de l’eau se situe entre 17 et 27 °C. La vache préfère boire avec d’autres, dans un réservoir ouvert et bas (50 cm). Assurez-vous qu’au moins 10 % des animaux d’un groupe peuvent boire en même temps, en répartissant correctement les points d’eau. Une autre norme est un point d’eau pour 20 vaches, un bac à boule pour 10 à 15 vaches ou une buvette pour 5 vaches. En 1 minute, la vache doit pouvoir boire 15 litres. Dans chaque lot, il faut au moins deux points d’eau, au cas où l’un d’entre eux serait sale ou en panne. Des bacs bien placés attirent la vache à la sortie de la salle de traite ou du robot, parce qu’elle a soif. Par kilo de lait produit, la vache a besoin de 4 à 5 litres d’eau. La ration journalière en contient 30 à 60 litres, le reste doit donc être fourni par l’eau potable. Si l’abreuvement diminue, l’ingestion de nourriture baisse. L’acidose ruminale peut amener la vache à boire davantage pour diluer le contenu ruminal.

Source : D.E. Falk, Univ. of Idaho, 2006

Boire beaucoup d’eau

Consommation d’eau des vaches en bâtiment à différentes températures ambiantes. Ajustez l’approvisionnement en eau à la demande pendant les périodes chaudes.

Une buvette doit fournir 15 à 20 litres d’eau par minute. Si vous faites déborder le bac dans un seau de 10 litres, il doit se remplir en 40 secondes et un de 15 litres en 60 secondes.

Quiz

Quelle est votre première impression ? Les bovins sont stressés, avec le ventre creux et une auge pleine de nourriture. Vérifiez immédiatement l’accès à l’eau. Y a-t-il assez d’eau ?

16

voersignalen FR.indd 16

Production décevante et faible consommation d’aliment sans cause apparente. L’eau est-elle fraîche et de bonne qualité ? Vérifiez son odeur et son goût et faites une analyse en laboratoire.

Signes d’alimentation

02-01-14 20:02


Beaucoup de temps pour manger

Manque de temps = manger plus vite !

Combien de temps vos vaches passent-elles à attendre pour accéder au cornadis, aux logettes ou pour la traite avant et après ? Une vache en production qui n’a pas de libre accès à l’aliment, à l’eau et à un lieu de couchage pendant plus de 3 heures par jour n’a pas assez de temps pour manger. Elle mangera ainsi plus vite – et ruminera moins – et passera moins de temps à se socialiser. Les priorités pour la vache sont, dans cet ordre : le repos, le repas et la socialisation. Le repos est une priorité pour la vache : son temps de couchage sera toujours le même.

Activités journalières de la vache laitière Temps 4-6 heures (9-15 repas) 12-14 heures 2-3 heures 7-10 heures 0,5 heures 2,5-3,5 heures

co pr py ot rig ec h te t d

Activité Se nourrir Rester couchée Interactions sociales Ruminer S’abreuver Autres (traite, soins, etc.)

Une vache laitière ne devrait pas attendre plus d’une heure par traite, s’il y a deux traites par jour, et trois quarts d’heure avec trois traites. Les vaches boiteuses ou faibles passent en dernier sur le quai de traite, ce sont donc elles qui manquent le plus de nourriture et de repos.

Les vaches ayant la plus forte production se couchent en moyenne 14 heures par jour. Leur temps passé à se nourrir est identique à celui de la vache standard, mais elles mangent plus vite et prennent plus de repas.

Quiz

Quand l’auge est-elle considérée comme vide ?

Une vache tend son cou le plus possible pour pouvoir manger, les cinq autres debout au cornadis manifestent peu d’intérêt pour la nourriture. Il semble qu’elles la trouvent peu appétissante. L’auge n’est pas vide, mais les vaches ne mangent pas beaucoup. La quantité de nourriture restant devant les vaches au moment de la distribution suivante (les refus) dépend principalement de l’appétence des aliments. S’ils le sont, l’auge est presque vide et il reste de 3 à 5 % de l’alimentation ; à l’inverse, les refus représentent plus de 10 %.

Chapitre 1 : Manger

voersignalen FR.indd 17

Lorsqu’elles sont bloquées au cornadis après la traite, les vaches mangent durant 30 à 45 minutes. Après cela, les laisser ainsi devient préjudiciable. Il faut alors procéder rapidement à l’observation des chaleurs ou aux inséminations si nécessaire. Après 45 minutes, les canaux des trayons sont suffisamment fermés.

Si les vaches vident l’auge trop rapidement à un repas, elles n’auront plus rien à manger pendant un moment. Au repas suivant, elles mangeront alors davantage, ce qui augmentera le risque d’acidose ruminale.

17

02-01-14 20:03


Manger confortablement

Une table d’alimentation accueillante

Une barre au garrot est faite pour empêcher les vaches de se coucher ou de marcher sur la nourriture. Elle ne doit causer aucune gêne, sinon elle découragera les animaux de venir manger. La barre au garrot est la barrière la plus simple : les vaches éprouvent peu d’inconfort et c’est silencieux. Inconvénient : il peut être difficile d’empêcher un point de pression sur le garrot et occasionnellement une vache peut s’échapper. Le cornadis présente l’avantage supplémentaire de bloquer les vaches. Il est aussi moins facile pour les vaches de pousser les autres pour prendre leur place. Inconvénient : il y a un risque d’erreurs dans la conception et les dimensions. Les vaches avec des cornes peuvent manger en toute sécurité avec une barre au garrot ou un cornadis qui est ouvert vers le haut. Dans les autres systèmes, elles se cognent ou cassent facilement leurs cornes. 0,25 m

co pr py ot rig ec h te t d

0,25 m (réglable)

En ce qui concerne la consommation alimentaire, les scientifiques n’ont trouvé aucune différence entre la barre au garrot et le cornadis autobloquant. Si elles ne sont pas habituées au cornadis, les vaches auront besoin de quelques semaines pour s’y familiariser. Il vaut donc mieux habituer les jeunes bovins à manger au cornadis.

Barre au garrot (réglable)

Cornadis (à fermeture automatique)

1,25 m (0,85 x hauteur au garrot)

≥ 1,55 m (> hauteur de la croupe de la plus grande vache)

Tube vertical ø 0,08 m (encastré dans la maçonnerie) Mur (arrondi sur le dessus et aussi étroit que possible)

0,50 m

0,50 m

Table d'alimentation bétonnée/carrelée 0,05 - 0,10 m

0,05 - 0,10 m

Gabarits pour les vaches adultes (hauteur 1,47 m) avec un cornadis à fermeture automatique et une barre au garrot. Largeur emplacement d’alimentation : 70 cm pour les vaches en lactation, ≥ 80 cm pour les vaches taries. Voir aussi p. 30.

Quiz

Que voyez-vous et que faites-vous ?

Sur l’épaule, on remarque une bosse provoquée par une pression fréquente de la vache sur une surface dure. Cela arrive presque toujours au cornadis. Le phénomène peut être lié aussi au fait que les vaches trient les aliments très appétents comme des pommes de terre ou des betteraves fourragères.

18

voersignalen FR.indd 18

La barre d’alimentation provoque des bosses à deux endroits (flèches). La vache passe péniblement la tête et le cou entre ces tuyaux courbes et consomme moins de nourriture. Assurez-vous que la barre d’alimentation corresponde à la taille des animaux.

L’auge est vide. Pour manger, les vaches doivent tendre le cou et pousser fort contre la barre. Les plus petites ne mangeront peut-être pas à leur faim. Repoussez plus fréquemment la nourriture vers les vaches.

La vache tend le cou dans l’espoir de trouver plus loin des aliments plus appétents. Si les vaches ne mangent pas ou peu, cela signifie que la nourriture n’est pas appétente. Si elles commencent à fouiller, elles vont sans doute trier.

Signes d’alimentation

02-01-14 20:03


Manger confortablement

Signes d’inconfort au cornadis

Déformation au garrot, type bosse de zébu, provoquée par une pression contre le haut du cornadis. Le tube supérieur du cornadis est trop bas. Norme : 5 cm au-dessus de la taille des bovins les plus grands.

co pr py ot rig ec h te t d

Ici, la table d’alimentation est au même niveau que les pieds de la vache, le muret est épais et les cornadis sont bien verticaux : la vache a en réalité peu de nourriture à disposition. Repousser fréquemment l’aliment vers les vaches, environ 5 à fois par jour.

Ici, la vache appuie avec son épaule sur le tube vertical. Dans ce lot, il y a plusieurs vaches avec des lésions de pression sur l’épaule gauche.. La barre verticale du cornadis doit se trouver à au moins 32,5 cm du milieu de l’emplacement d’alimentation de la vache.

Le métal brillant indique que de nombreuses vaches appuient contre les barres. La présence d’une zone dépilée sur l’épaule est un signe d’inconfort. Cette barre d’alimentation est trop petite.

Le passage de tête de ce cornadis est trop étroit. Une partie des vaches présente des zones de peau dépilée et épaissie. L’espacement standard pour une vache adulte Prim’Holstein est de 22 cm.

La vache doit manger avec la tête baissée, comme au pâturage. Si la table d’alimentation est trop haute, elle consomme moins de nourriture et produit moins de salive.

Chapitre 1 : Manger

voersignalen FR.indd 19

19

02-01-14 20:03


Espace, repos et tranquillité

Hiérarchie et espace

En raison de la lutte hiérarchique, les animaux dominés mangent plus vite et moins fréquemment. Chaque lot présente un ordre hiérarchique. Les dominants déterminent où et quand manger, s’abreuver et se coucher. Les animaux dominés doivent s’y conformer. Les dominants exigent que les animaux de rang inférieur montrent leur respect en marchant ou en attendant leur tour au loin. En cas de nourriture limitée ou s’il y a trop peu de places à la table d’alimentation et/ou de couchage, les dominants exigent le meilleur positionnement. Ils sont alors agressifs et chassent rapidement les autres vaches. Monopoliser les accès aux points d’eau fait aussi partie de la lutte hiérarchique.

Modifications des lots

Quiz

Avantages d’un lot séparé de primipares

co pr py ot rig ec h te t d

Quand un changement intervient dans la composition des lots, la production diminue généralement jusqu’à 6 kg/jour. Cela dépend du degré de changement dans l’alimentation, des habitudes et du logement, ainsi que des problèmes de dominance au sein du nouveau groupe. Les génisses sont celles qui en souffrent le plus car elles sont généralement au plus bas dans la hiérarchie. Introduisez les nouveaux animaux à plusieurs dans le groupe. La nouvelle hiérarchie nécessite 2 à 4 jours environ pour s’établir, selon l’expérience sociale des animaux. Si vous introduisez 1 fois par semaine des animaux, il y aura de l’agitation pendant 2 à 4 jours, si vous le faites 2 fois par semaine, l’agitation sera continue. Mais vous aurez donc 10 à 12 jours de calme, si vous ne le faites qu’une seule fois en 14 jours.

Après 2 à 3 semaines, toutes les vaches se sont habituées à la nouvelle organisation de la stabulation et aux routines journalières. Si la ration et la distribution ont été modifiées, la flore ruminale doit elle aussi s’adapter, ce qui peut prendre jusqu’à 3 semaines.

Nombre de repas Ingestion de nourriture Temps consacré à manger Temps de couchage Nombre de périodes de couchage Production laitière

+ + + + + +

9% 12 % 11 % 9% 19 % 9%

Ces chiffres sont les moyennes des études scientifiques sur les avantages journaliers de la création d’un groupe distinct de primipares. Dans les petites exploitations, vous pouvez également y placer les petites vaches multipares. Dans ce groupe « de petites vaches », les logettes et la table d’alimentation sont légèrement plus petites.

Que voyez-vous, comment cela arrive t-il qu’est-ce que cela signifie ?

La distance à laquelle une vache, face à vous, se retourne et s’en va est une mesure de la crainte que les animaux ont au contact des gens. Cette génisse ne semble pas avoir peur. Les animaux qui restent éloignés et qui craignent l’homme sont plus stressés, avec tous les inconvénients associés : réactions de peur, d’éloignement, moins de repos et moins d’appétit. Un troupeau rassuré est confiant, sa conduite est plus facile et agréable, et il est plus productif. Entraînez-vous, ainsi que vos collaborateurs, à avoir une relation tranquille et prévisible avec le bétail. Familiarisez vos animaux au contact quotidien avec l’homme dès le plus jeune âge.

20

voersignalen FR.indd 20

Signes d’alimentation

02-01-14 20:03


Se déplacer et se coucher confortablement

Marcher sans problèmes

Si ses onglons ne sont pas en bonne santé, la vache aura des difficultés pour aller se nourrir aussi souvent que nécessaire. Pour que les vaches légèrement boiteuses récupèrent, elles doivent disposer d’un couchage confortable : paillage abondant, sable ou tapis de sol. Les vaches boiteuses doivent être logées sur une aire paillée ou au champ, à proximité de la nourriture et de l’eau. Les vaches avec une boiterie légère mangent moins de repas, mais plus par repas. Elles mangent plus rapidement et ruminent moins (« slug feeding »). Les vaches souffrant de graves problèmes de sabot mangent aussi moins de kilos de matière sèche par jour. Elles risquent davantage la perte de poids, la cétose, la non-gestation et divers soucis de santé.

Temps de couchage suffisant

Chaque vache a besoin de se coucher quotidiennement pendant 12 heures. Elle doit donc disposer en permanence d’un lieu de couchage confortable. Les logettes inconfortables sont cause de stress et de problèmes de pieds. S’il y a moins de logettes que de vaches, la lutte hiérarchique augmente et les animaux les plus faibles ne se couchent pas assez. Les vaches attendent plus longtemps avant de se coucher, elles auront donc moins de temps pour aller manger. Un manque de temps de couchage conduit souvent à des repas pris plus rapidement.

Sécurité des allées

co pr py ot rig ec h te t d

Le fait que la vache se déplace sans contrainte pour manger, boire et se coucher dépend aussi de la largeur des allées et de la qualité du sol. Dans les allées étroites, les vaches dominantes ne laissent aucune place aux vaches dominées et celles-ci doivent toujours attendre que le passage soit libéré. Un sol glissant oblige la vache à être prudente et diminue son envie de se déplacer.

Tarsites, beaucoup de vaches debout dans les logettes, gênées par une mauvaise conception du logement : signe d’un temps de couchage insuffisant.

Facteurs de réussite pour des déplacements confortables Une bonne prise au sol

Toujours un chemin de fuite

Les vaches ont très peur des sols glissants, parce qu’elles y dérapent facilement.

Les animaux dominés n’ont aucun moyen de fuite dans une impasse. Ils s’y déplacent avec un stress permanent.

Pas d’obstacles

Des pieds en bonne santé

Les obstacles compliquent les déplacements et peuvent provoquer des blessures. En cas de lutte hiérarchique, faire se déplacer les animaux sur un sol lisse présente un réel danger.

Les problèmes d’onglons font baisser l’appétit. Cela se voit surtout lors des affections très douloureuses comme les ulcères de la sole. Mais tous les traumatismes douloureux provoquent une baisse d’appétit et une dépense accrue d’énergie.

Chapitre 1 : Manger

voersignalen FR.indd 21

21

02-01-14 20:03


Stress thermique

Combattre le stress thermique : objectif 21 °C En cas de forte chaleur, les vaches mangent moins et restent plus longtemps debout. Le tampon du rumen est moins efficace à cause de la baisse de production de salive et de la perte de bicarbonate par la respiration (halètement). Il y a ainsi un risque accru d’acidose ruminale, de cétose et de fourbure entre le 1er mai et le 1er septembre. Groupes à risque : vaches en transition et vaches en début de lactation. Lieu à risque no 1: l’aire d’attente.

Signes de vaches en stress thermique

Diminution de l’alimentation

Recherche de la fraîcheur

Augmentation de l’abreuvement

Station debout prolongée

Recherche de l’ombre

co pr py ot rig ec h te t d

Plan d’action pour l’été

Des endroits frais et la possibilité de se rafraîchir • isolation du toit de la stabulation • positionnement adapté, réglage et nettoyage des ventilateurs • endroits ombragés au pâturage

Des modifications de la ration • fibres brutes plus digestes (par exemple pulpe de betteraves/coques de soja) • moins de protéines brutes par kg de matière sèche (augmentation des protéines tannées) • taux plus élevé de graisses (jusqu’à 6 %) par kg de matière sèche

Des additifs dans la ration • le bicarbonate de sodium (150 - 200 g/vache/jour) • plus de potassium et de sodium (respectivement 1,5 % et 0,55 %/vache/jour) • plus d’antioxydants vit. A, vit. E, Se, Cu, Zn) • levures • équilibre cation-anion (BACA) : + 250 mEq/kg de matière sèche

De l’eau potable disponible • de préférence des grands bacs accessibles de tous côtés • eau propre, au goût agréable et facilement accessible : • stabulation : une buvette rapide (> 20 l/min) pour 15 vaches ou un bac à niveau constant (volume > 50 l et débit > 30 l/min) pour 20 vaches • pâturage : 10 % des vaches peuvent boire en même temps, le débit total de l’eau est ≥ 15 l/vache/heure

Rafraîchissement et entretien de la stabulation • opacifier les fenêtres et les plaques translucides • optimiser la ventilation naturelle et mécanique et nettoyer les ventilateurs • retirer dans et autour de la stabulation les obstacles qui gêneraient la ventilation • augmenter l’hygiène de la stabulation • intensifier la lutte contre les mouches • refroidir le toit avec de l’eau Adaptation de la gestion du troupeau • ne pas déplacer les vaches • faire pâturer durant la nuit • ne prévoir aucune activité aux moments les plus chauds • éviter la surpopulation

22

voersignalen FR.indd 22

© Vetvice/Roodbont 2010 • 1103-FR-C-HS-01 Développé avec UGCN www.ugcn.nl

Plan d’action en cas de température extérieure supérieure à 21 °C Optimisation de la gestion de la nourriture et de l’eau • nettoyer quotidiennement les auges • accepter plus de refus • augmenter la fréquence des distributions (pour limiter l’échauffement) avant les moments plus frais (le soir, le matin très tôt) • vérifier la propreté et l’écoulement de l’eau 2 fois par jour Rafraîchissement des vaches • faire circuler de l’air sur les vaches : dans l’aire d’attente, aux vaches taries, aux vaches en lactation couchées dans les logettes et à la table d’alimentation • faire tourner les ventilateurs si la température est > à 19 °C • au-dessus de 26 °C : mouiller les vaches en 1 minute et refroidissez-les pendant 5 minutes grâce aux ventilateurs (garder le pis au sec)

Signes d’alimentation

02-01-14 20:03


Pâturage

Pâturage : À reconsidérer tous les jours

Parce que la pousse de l’herbe et sa consommation peuvent varier d’un jour à l’autre, le pâturage doit être géré quotidiennement. Pour une ingestion optimale, l’herbe doit être appétente. Évaluez l’herbe elle-même, l’état de remplissage du rumen des vaches, leur comportement au pâturage et leur niveau de production laitière. Observer le comportement des vaches consiste à noter où et combien de temps pâturent les vaches. Sur la base de votre évaluation, adaptez leur ration.

Santé

Le pâturage est très sain pour les vaches. Les animaux disposent d’un sol souple, non dérapant où ils se déplacent, se couchent et se lèvent facilement. Le pâturage favorise aussi l’exercice, au grand air, avec de l’espace et à la lumière du soleil. Enfin, les vaches ont ainsi de la nourriture toujours disponible et peuvent s’alimenter ensemble. Les systèmes avec pâturage augmentent la longévité moyenne des vaches. Mais l’accès au pâturage n’excuse pas une stabulation inconfortable durant la période où les vaches sont en bâtiment.

Contrôle quotidien : comportement au pâturage, remplissage du rumen et production laitière

Rotation de parcelles Toujours la même parcelle (« parcours »)

Points d’attention spécifiques Les vaches dominées et les vaches faibles peuvent être écartées. Variation de l’ingestion : herbe tendre versus herbe rase. Plus ou moins de complémentation alimentaire ; vérifiez la quantité ingérée et la hauteur de l’herbe.

co pr py ot rig ec h te t d

Pâturage Pâturage au fil

Plus les vaches consomment de l’herbe, plus il est important de surveiller leur note d’état corporel. Les fortes productrices ne trouvent souvent pas assez d’énergie dans l’herbe et maigrissent si on ne les supplémente pas. Pour la réussite d’un pâturage intégral et saisonnier avec des vêlages groupés, il faut avoir des vaches adaptées.

Quiz

Au pâturage, il y a toujours des risques de bronchite vermineuse, de strongiloses gastro-intestinales, parfois de douve et de paramphistomose, surtout en cas de pâturage intensif comme ici ! Faites un protocole de soins avec votre vétérinaire pour gérer ces infestations, lot par lot, y compris pour les vaches en production. Traitez aussi contre les insectes piqueurs.

C’est presque l’heure de la traite et ces vaches attendent au fil à l’entrée du pré. Qu’est-ce que cela signifie ? Attendre n’est pas un comportement naturel, les animaux doivent pâturer ou se reposer. L’herbe dans le pâturage est moins appétente que la nourriture dans la stabulation ou il n’y a pas assez d’herbe dans le pré. Si les vaches se précipitent aux abreuvoirs en arrivant dans la stabulation, c’est qu’il n’y a pas assez de possibilités d’abreuvement au pré. Fournissez aux vaches un accès à un abri en cas de météo défavorable : pluie, chaleur. Et soyez régulier sur les horaires : allez les chercher tous les jours au même moment.

Chapitre 1 : Manger

voersignalen FR.indd 23

23

02-01-14 20:03


Signes d’alimentation

co pr py ot rig ec h te t d

Signes d’alimentation répond aux 4 questions pratiques que se posent chaque éleveur laitier et ses collaborateurs : 1. Quel aliment donner et combien ? 2. Comment apporter la bonne ration à chaque animal ? 3. Comment vérifier que chaque animal mange ce qu’il devrait manger ? 4. Comment ajuster l’alimentation ou résoudre des problèmes ?

Cet ouvrage passionnant propose des astuces pratiques et des recommandations sur les principes d’une alimentation saine et économique. Saviez-vous qu’un animal qui ne peut pas manger avec le groupe mangera plus vite et ingèrera moins ? Ou que, tous les jours, une vache laitière produit près de 200 litres de salive et fait passer environ 15 000 litres de sang par la mamelle ? Et que souvent, il ne faut pas nourrir trop tôt le matin ? En plus, Signes d’alimentation montre comment vous pouvez encore améliorer votre gestion fourragère : à l’aide de données fiables et de textes succincts, richement illustrés et résolument pratiques.

L’a

e lim

nt

L’espace

Bien nourrir ses vaches est la base de la réussite de votre exploitation, financièrement comme au niveau de la production, de la santé animale et de la fertilité. Savezvous que près de la moitié de la différence en production laitière entre élevages est déterminée par la composition de la ration ? Le reste provient du logement, de la santé animale et de la gestion.

Les besoins fondamentaux de la vache peuvent être résumés en sept mots-clés, qui forment les facettes du diamant des signes de vache. Ces besoins essentiels sont : l’aliment, l’eau, la lumière, l’air, l’espace, le repos et la santé. En tant qu’éleveur laitier, vous devez satisfaire au mieux ces besoins pour le bien-être de la vache et pour une production optimale. La gestion fourragère demande de porter une attention particulière aux angles du diamant des signes de vache.

Jan Hulsen Dries Aerden

L’e

au

La lumière

Dries Aerden a fait ses études à l’Ecole supérieure catholique Kempen à Geel (Belgique). Après un parcours international auprès de plusieurs grandes exploitations laitières au Danemark et aux États-Unis, il a rejoint le bureau de conseil/consulting belge LIBA. Il s’intéresse particulièrement à l’alimentation et à son impact sur les aspects économiques de l’élevage laitier. LIBA s’oriente à la fois sur l’aspect financier de l’élevage laitier au travers d’une comptabilité économique et sur la création des plans de gestion d’entreprise, mais s’intéresse aussi à la gestion opérationnelle. Avec l’application en ligne Cowdashboard®, les éleveurs laitiers peuvent facilement suivre et gérer leurs bilans fourragers. LIBA a aussi une activité de conseil sur l’amélioration du bilan fourrager, ainsi que sur la gestion financière de l’élevage laitier.

Un vieux dicton fermier

Le diamant des signes de vache

Jan Hulsen - Dries Aerden

Jan Hulsen a grandi dans une exploitation laitière et de porcs à l’engrais. Il a étudié la médecine vétérinaire et se passionne pour la communication. Après trois ans de pratique vétérinaire sur les animaux de rente, il s’est réorienté dans la transmission de connaissances et le conseil, se perfectionnant dans le journalisme, le marketing, la communication et la gestion d’entreprises. Jan Hulsen et son entreprise Vetvice ont développé le concept Signes de Vaches®. Il est également auteur de la collection d’ouvrages à succès Signes de vaches. Vetvice organise des conférences et des formations relatives aux Signes de vaches dans plus de 30 pays. Vetvice se focalise sur la gestion des élevages laitiers. Les soins à fournir aux animaux, le rôle du personnel et la productivité y occupent le premier plan. Vetvice conseille et forme les éleveurs en matière de construction de bâtiments, d’organisation du travail et de gestion visant la résistance aux maladies animales.

‘Nourrir, cela se fait avec les yeux’

Signes d’alimentation

Les auteurs

La santé

Le

re

po

s

L’a

ir

Signes d’alimentation fait partie de la série Signes de vaches®. Signes de vaches® présente d’une façon accessible une approche résolument pratique et « animalière » de l’élevage bovin.

Signes d’alimentation Guide pratique pour une alimentation saine des laitières www.roodbont.com

COV_ voersign_FR.indd 1

www.vetvice.com

www.cowsignals.com

www.liba.be

02-01-14 20:23


Turn static files into dynamic content formats.

Create a flipbook
Feeding Signals - French edition by Roodbont Publishers - Issuu