Page 1


Le pont

de Laurent Van Wetter mise en scène de Nicolas Janssens

Avec

Raphaël Budke Gilles Poncelet

Contact : Nicolas Janssens Rue Dillens, 35 1050 Bruxelles 0477 180 383 nico@nicolasjanssens.be

Le spectacle a été créé dans le cadre du festival Courants d’Airs. Pour cette occasion, la pièce a été montée dans la cage d’escalier du conservatoire. Prochainement au café-théâtre de la Samaritaine, du 7 au 18 Janvier 2014. A 20h30, tous les soirs sauf dimanche et lundi. Tournée prévue en Pologne, du 7 au 15 mars 2014. www.lasamaritaine.be


Deux hommes sur un pont, un soir de pleine lune, avec un but commun : se jeter dans le canal. L’un par habitude, l’autre par désespoir amoureux. Mais comment réussir un suicide avec quelqu’un dans les pieds qui s’ingénie à contrecarrer vos projets pour favoriser les siens? Face au vide, à l’amour, au trop plein, à la crise, à l’immensité qui nous paralysent; qui n’a pas pensé au suicide? Appuyer sur stop et s’éjecter du magnétoscope? Quand on se plaint qu’il n’y a jamais rien à télé, malgré les 150 chaînes du bouquet. Mais qu’on ne veut pas l’éteindre, la télé. Quand on est au supermarché, qu’il y a tellement de choix qu’on ne sait plus choisir et qu’on achète tout, par boulimie, pour remplir. A force de perdre pied ne perd-t-on pas la tête? Et si la réponse au désespoir se trouvait dans la dérision? Et si la belgitude résidait aussi dans l’approche ricanante de l’absurde? Sous des allures de tragi-comédie à rebondissements, «Le pont» jette un regard tendre et compatissant sur deux êtres dont la volonté d’en finir avec la vie cache mal une extraordinaire soif de vivre et d’aimer. Laurent Van Wetter illustre tout un courant d’écriture né d’une pratique intense de l’improvisation. Dans une situation absurde; sur un pont où deux hommes se rencontrent au moment du grand saut. Il n’y a rien autour d’eux si ce n’est le vide, et la rembarde à laquelle on se raccroche pour ne pas se laisser happer par ce vide. Et la lune qui se rince l’oeil de ces désespérés. Elle qui symbolise le rêve et l’espoir.


Biographies Nicolas Janssens

Photographe plasticien et de reportage, Nicolas a toujours été passionné par le théâtre. Après un début de formation à l’académie avec Bernard Marbaix, il suit les cours avec Daniel Nicodème qui finit de le convaincre. Il fera donc du théâtre. Il rentre au conservatoire royal de Bruxelles un peu sur un “coup de tête”. Intéressé par le théâtre de geste et le travail sur le corps en général, il participe à des workshops, des stages ou des formations de danses et de masques. Désireux de créer un lien entre ses passions, il travail entre autre avec Crew & Terra Nova dans leur projet d’immersion audio-visuel. Nicolas participe également à plusieurs créations collectives; terrain de prédilection du brassage des disciplines au sein d’une dynamique de création. A l’occasion du festival Courants d’Airs, il a souhaité enrichir son parcours d’une mise en scène; essentiel atout, mais pas indispensable à l’autonomie créative du métier. Cette mise en scène fut un des succès du festival. C’est celle que nous proposons aujourd’hui.

Raphaël Budke

Originaire de Malmedy, Raphaël y débute sa formation à l’académie, à l’âge de 12 ans. Après 6 années de formation auprès d’Antonyne Lecocq, il s’enrichit en joignant l’Atelier Théâtral St-Remacle. Mis en scène par C. Régibeau dans la pièce «Théâtre sans animaux» de J.M. Ribes, Raphaël découvre une manière de travailler en contrepoint avec ce qu’il avait déjà fait jusque là. Il entre ensuite au Conservatoire Royal de Bruxelles pour déjà en sortir en 2013. Au cours de sa formation, il a l’occasion d’enrichir son aventure en travaillant sur divers projets parallèles tel que des lectures publiques, des tournages, des jeunes créations... Il a notamment le plaisir de travailler au Théâtre Royal du Parc dans «Les Misérables» au sein d’une mise-en-scène de T. Debroux. A peine sorti du Conservatoire, Raphaël a la chance de participer à la création d’un texte de G. Rombaux «Au Phare à la Renverse» mis en scène par Jacques Neefs et joué au Festival de Bruxelles. «Le Pont» constitue, pour lui, un projet sérieux, prometteur, auquel il prend du plaisir et qui mérite, donc, toute son attention.

Gilles Poncelet

Fils d’un régisseur et d’une maquilleuse, Gilles a depuis tout petit l’occasion, voire l’habitude, de fréquenter des comédiens et des techniciens lorsqu’il accompagne ses parents à leur travail. C’est à 12 ans, à l’académie de Braine-Le-Comte, où il apprend en même temps à jouer du piano, qu’il monte ensuite pour la première fois sur les planches, sous l’oeil bienveillant de son professeur, Pierre Hardy. Les années passant, les études secondaires s’achèvent et, le passe-temps devenu passion, il décide d’entrer au conservatoire. D’abord 2 ans à Mons, en option déclamation, avec Bernard Damien, puis 3 ans à Bruxelles. Il s’en sort bien, et a l’occasion de participer à des projets en dehors des cours. Notamment «Le journal d’un tueur sentimental”, seul en scène qui lui sert de carte de visite depuis sa création en 2011. Il s’intéresse aussi au cinema et au doublage, deux domaines qu’il n’a pour l’instant que touchés du bout des doigts mais qu’il compte explorer en profondeur quand l’occasion s’en présentera. Il chante, il compose, il dit et écrit des vers... et a bien l’intention de continuer à apprendre et à expérimenter.


Concrètement

L’histoire en entier (attention spoiler)

Deux hommes se rencontrent par hasard sur un pont, la nuit. L’un parait prêt à se jeter dans le canal, l’autre tente de l’en empécher. Tout semble les opposer, leur humeur, leur allure... Seul le motif de leur présence sur le pont les rapproche. En effet, le sauveteur ne trouve rien de mieux pour dissuader son interlocuteur que de lui parler de sa propre expérience du suicide, qu’il réitère tous les ans. S’ensuit une longue conversation, parfois touchante, parfois absurde, qui dure jusqu’au matin. Ils s’avouent alors ne jamais avoir eu l’intention de sauter et finissent par rire de leur crédulité.

Projet de scénographie

La pièce se déroule sur un pont, les personnages s’y rencontrent et semblent avoir l’intention de se jeter dans le canal. Au fur et à mesure, chacun des protagonistes craint de plus en plus de voir l’autre lui échapper et sauter dans le vide. Lors de sa création, nous avons choisi de profiter de la présence et de la configuration d’une des cages d’escaliers du conservatoire. Le public était installé sur le palier en face, en contrebas. Entre le public et les acteurs : le vide de la cage d’escalier, enfoui dans le noir. Seule une rambarde séparait les acteurs de ce vide. Le vertige induit par le lieu accentuait l’angoisse ambiante. L’espace de jeu est dégagé, seuls deux lampadaires y figurent. Aucun déplacement n’est fixé, la liberté d’action des acteurs est totale. Cela offre un jeu plus naturel et permet surtout de l’adapter à n’importe quel lieu.


Fiche technique La scénographie est prévue pour être jouée partout. Le plateau doit être d’un minimum de 5m d’ouverture sur 2,5m de profondeur et de préférence surélevé. Le plafond doit être idéalement d’au moins 4m de haut afin de pouvoir placer un treuil. Celui-ci suspend un acteur à 10cm du sol. Une version sans treuil existe pour les plafonds plus bas. Un système son adapté pour une ambiance sonore via notre pc-portable.

Espace scénique

ouverture minimale : 5m profondeur minimale : 2,5m hauteur minimale : 4m plateau de préférence surélevé

Description

Nous sommes sur un pont au-dessus d’un canal la nuit.

lumière

un plein feu chaud pour les comédiens 4 pc 1kw 4 par une ambiance nuit pour habiller 4pc 1kw un circuit pour les 2-3 lampadaires du décor un circuit pour l’utilisation d’un treuil sur scène une découpe pour figurer la lune - lumière froide (gobo lune si possible)

Son

Une ligne stéréo sur mini-jack pour notre pc-portable. Un système son adapté et calibré pour la salle.

Divers

occultation de la lumière nécessaire Une fiche technique plus détaillée est en préparation

Pont dossier press  
Read more
Read more
Similar to
Popular now
Just for you