Coup de théâtre au Conseil communal! Alors que l’UDC devait reprendre la présidence, le PLR pourrait lui ravir la politesse. page 5
Depuis trois ans, des habitants du quartier Sous-Gare se plaignent des nuisances dues au passage du métro. Explications. page 5 Le M2 est toujours trop bruyant
Prévention: 1000 frs pour arrêter de fumer! page 6
Initiation aux médias
EPFL: les étudiants en liberté surveillée
Une exposition qui mêle la beauté de la nature et l’innovation.
Sortie livre: une histoire familiale dans le Paris des années 60.
Cinquième concert pour le Sinfonietta de Lausanne. pages 9-10-11
3
À Préverenges, des élèves de l’école Vivalys ont découvert le monde des médias lors d’une semaine de défis. page 6
Crise au sommet
L’affaire Valérie Dittli plonge les institutions dans une crise politique majeure. Chronique d’un naufrage. page 8
Gagnez G Jouez
Les 5 et 6 juin, le Blues Rules Crissier Festival reprendra ses quartiers au Parc de Montassé et mettra le meilleur du blues à l’honneur. page 11
ÉDITORIAL
Charaf Abdessemed
Journaliste
Oser la pédagogie
Par définition, un campus est le lieu où se débattent les grands enjeux de chaque époque. Guerre d’Algérie, guerre du Vietnam, usage du nucléaire, avortement, féminisme... les sujets clivants qui ont mis le feu aux universités occidentales, des États-Unis au Japon en passant par toute l’Europe, y compris la Suisse, ne se comptent pas au cours des dernières décennies. Et c’est heureux, car c’est à l’université que les évolutions et les révolutions se pensent, se fomentent, avortent ou réussissent, tant il est du privilège heureux de la jeunesse de vouloir refaire le monde. Le conflit israélo-palestinien, mais aussi les questions d’égalité de genre et d’environnement, dominent actuellement l’agenda politique, et nul doute que l’instabilité du monde de demain va, au cours des années à venir, alimenter encore plus les mobilisations estudiantines, au risque il est vrai de faire des universités le lieu de confrontations violentes.
À ce titre, la volonté commune affichée par l’EPFL et ses étudiants de mieux définir le cadre de représentation des associations estudiantines et d’organisation d’événements sur le campus est légitime et souhaitable (lire en page 3). Loin d’être terminé, le processus est encore en cours et nul ne peut préjuger de son résultat final, en restant conscient que pour toute institution académique, la tâche est extrêmement délicate: vouloir inculquer aux étudiants l’art de penser, de cultiver l’esprit critique et le libre arbitre tout en leur déniant le droit de se mobiliser sur les sujets de leur temps relève forcément d’un jeu d’équilibrisme. Mieux qu’un passage en force ou que des atermoiements dilatoires, seul le recours à une pédagogie fondée sur l’art de convaincre plutôt que de restreindre peut permettre de dégager un consensus dont l’absence ne pourra que se payer au prix fort.
À l’EPFL, les étudiants et la direction se parlent sans s’entendre
VIE ESTUDIANTINE • Les étudiants et la direction de l’EPFL travaillent depuis 2024 à une clarification des règles permettant la reconnaissance des associations estudiantines et l’organisation d’événements sur le campus. Pour l’heure, les tractations s’apparentent plutôt à un dialogue de sourds.
Cela s’appelle marcher sur des œufs. Depuis près de deux ans, un lent processus de négociations est en cours au sein de l’EPFL entre la direction et les étudiants. Selon nos informations, trois textes très importants sont en cours de renégociation ou d’élaboration. D’abord la Directive sur la reconnaissance des associations estudiantines dite LEX 8.2.1 datant de 2018 et mise à jour une première fois en 2021, ainsi que le Règlement sur l’organisation des événements (LEX 8.3.1, datant de 2013) qui doivent faire l’objet d’un lifting en profondeur. En parallèle, un Règlement d’utilisation des locaux et espaces extérieurs de la haute école, inexistant jusqu’à présent, est en cours d’élaboration.
Clarifier les règles Il faut dire que l’enjeu est d’importance tant l’EPFL a été au cours des dernières années le théâtre de nombreux événements qui ont défrayé la chronique. À titre d’exemple, en mai 2025, un collectif d’étudiants a dénoncé la réaffectation de la ferme de Bassenges en déroulant des banderoles sur la façade de la grande scène du festival Vivapoly, assorties de slogans très offensifs du type «EPFL cen-
sure» ou «EPFL coupable». En outre, le conflit au Moyen-Orient et la situation à Gaza ont considérablement contribué à tendre l’ambiance sur le campus, avec même des heurts entre étudiants et des tensions avec la direction, celle-ci ayant été sommée d’analyser ses liens académiques avec l’État d’Israël. Enfin, la semaine passée encore, la LSCV, la Ligue suisse contre l’expérimentation animale et pour les droits des animaux publiait un communiqué pour dénoncer l’annulation par l’EPFL d’une table ronde organisée par des associations d’étudiants.
D’un commun accord, direction et étudiants ont dès 2024, exprimé le besoin de clarifier les règles encadrant l’existence et la vie des associations sur le campus de l’EPFL, elles sont actuellement plus de 142. «Au cours des dernières années, des
À quoi sert la reconnaissance d’une association?
Selon les dispositions actuellement en vigueur, la «reconnaissance» est l’autorisation donnée par l’EPFL à une association d’utiliser dans le cadre de ses activités les désignations et signes de l’EPFL, ou les expressions qui lui sont associées et, à ce titre, de bénéficier pour ses activités de certaines infrastructures administratives de l’EPFL, telles que des ressources informatiques (page sur le site internet EPFL, adresse électronique et accès à des groupes de diffusion des messages notamment) et d’autres supports d’annonce, ou encore des locaux sur le campus, dans la limite des ressources disponibles pour les associations.
actions et des événements organisés sur le campus ont soulevé des questionnements quant au respect du cadre légal et des règles internes de l’EPFL, explique Emmanuel Barraud, porte-parole de l’EPFL. Les adaptations (envisagées) visent notamment à préciser les conditions d’organisation des événements, à expliciter les critères encadrant leur acceptation ou leur refus, ainsi qu’à clarifier les responsabilités liées à l’utilisation des locaux et des espaces extérieurs».
Groupe de travail
«Il y a un vrai besoin de dialogue sur ce qu’il est possible de faire sur un campus»
Benjamin Faltin, président de l’Association Générale des Étudiant·e·s de l’EPFL
Depuis près de deux ans et jusqu’à la semaine passée encore, des étudiants via plusieurs de leurs associations, ont ainsi travaillé sur les textes en question avec des représentants de l’EPFL dans le cadre d’un groupe de travail, sans parvenir, pour l’instant, à un consensus. Selon l’argumentaire que nous avons eu en notre possession, le souhait de la direction est en premier lieu de préciser qu’à l’avenir, les associations soient explicitement «affranchies de toute orientation politique ou religieuse et de tout rattachement à des partis
Le meilleur cocktail de Suisse est lausannois!
politiques ou autres organisations actives sur la scène politique ou religieuse, sans préjudice de (leur) légitimité à intervenir dans le débat politique sur les questions liées aux études, aux missions de l’EPFL ou à la vie sur le campus», cette dernière notion de «vie sur le campus» étant abondamment détaillée. «La Direction de l’EPFL souhaite non seulement maintenir, mais renforcer la possibilité pour chaque membre de sa communauté de pouvoir exprimer et défendre ses positions. Les règlements visent toutefois à s’assurer que ces prises de position se fassent dans un esprit d’ouverture et d’écoute aux convictions des membres de la communauté, dans un climat de respect et de bienveillance, et dans un contexte où la diversité des opinions peut s’exprimer sans entrave, ajoute le porteparole de l’EPFL. Il restera (par exemple) tout à fait possible pour une association d’organiser et de participer à un débat sur la question des collaborations académiques et d’y faire valoir son point de vue, pour autant que la manifestation respecte les règles, notamment du point de
vue de l’équilibre entre les opinions en présence». Selon un sondage mené par l’AGEpoly (Association Générale des Étudiant·e·s de l’EPFL) auprès de ses membres, et dont les résultats ne sont pas encore publics, une nette majorité des étudiants souhaite qu’un large panel de sujets puisse être discuté sur le campus, «considérant que les Universités sont un lieu d’échange et de développement de l’esprit critique».
Vrai besoin de dialogue «La proposition actuelle (de la direction, ndlr) restreint les discussions aux études et à la vie du campus alors que les étudiants souhaitent en majorité un élargissement de cette proposition afin de permettre les évènements tant qu’ils sont affranchis de tout rattachement à des partis politiques ainsi qu’à des organisations religieuses. Seul l’avenir dira si nos propositions seront prises en compte, mais à ce jour, celles du groupe de travail, du reste similaires aux souhaits des étudiants, ne l’ont pas été», déplore Benjamin Faltin, président de l’AGEPoly, qui ajoute: «Il est difficile de qualifier les consultations actuelles de dialogue. Les entités consultées expriment une position, formulent des propositions, puis l’école y répond, mais l’échange formel s’arrête ici. Pour ce genre de changements, il y a un vrai besoin de dialogue et d’accord sur ce qu’il est possible, ou non, de faire sur un campus universitaire».
Alors que la procédure de consultation s’achève cette semaine, les nouveaux règlements devraient être validés par la direction de l’école d’ici la fin de l’été pour une entrée en vigueur prévue en septembre prochain. Avec une question: que faire des associations actuellement reconnues et qui viendraient à ne pas répondre aux critères nouvellement établis? «L’EPFL est très fière de la richesse et de la diversité de son monde associatif et tient à les conserver, rassure Emmanuel Barraud. Elle apportera son appui si les nouveaux règlements impliquent une adaptation des statuts de certaines de ses associations. L’idée n’est absolument pas de les limiter.» En tout état de cause, les tractations actuelles prévoient l’introduction d’un droit de recours interne en cas de refus de reconnaissance d’une association. Charaf Abdessemed
MIXOLOGIE
• Le barman Randy Schaller, du Vestibule à Lausanne, a remporté le titre de meilleur cocktail de Suisse 2026. Il s’est imposé au Swiss Cocktail Open avec une création engagée et audacieuse, «The Root Is On Fire».
Randy Schaller, du bar à cocktails Le Vestibule à Lausanne, a remporté le titre de «Meilleur cocktail de Suisse 2026» lors du Swiss Cocktail Open, la plus grande compétition nationale de mixologie. La finale s’est tenue le 4 mai dernier à Zurich, réunissant 23 finalistes venus de toute la Suisse. Sa création, «The Root Is On Fire», a convaincu le jury par son équilibre, sa complexité et son identité forte. Inspiré par le contexte du conflit en Iran, le cocktail
porte aussi une dimension symbolique: «Je voulais un nom, une couleur et une émotion qui reflètent notre monde qui brûle», explique le barman.
Portée symbolique
Il met également en avant une approche durable, où la garniture n’est pas purement décorative mais fait partie intégrante de l’expérience. Le cocktail sera proposé dès le 7 mai prochain au Vestibule, à Lausanne (Rue Cité-Devant 4), jusqu’à fin juin. Il associe mezcal, tequila, eau-de-vie de coing, jus de betterave, sirop maison au miel et à la cannelle, citron vert, estragon frais et une opaline maison à la betterave et au piment d’Espelette. Sylvie Parel
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Des étudiants pro-palestiniens manifestent à l’extérieur après avoir occupé une partie du batiment SG de l’EPFL le mardi 7 mai 2024. KEYSTONE
Randy Schaller lors de la remise du trophée à Zurich. BAR NEWS
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Surprise! L’UDC lausannoise n’aura pas la présidence du Conseil communal
EXCLUSIF • Les présidents des groupes représentés au Conseil communal de Lausanne se sont entendus pour que chaque parti choisisse prioritairement son année de présidence en fonction de son poids électoral. Conséquence: c’est le PLR qui devrait présider le conseil dès le 1er juillet prochain.
Mini révolution en vue au sein du Conseil communal de Lausanne. Selon nos informations, la vice-présidente actuelle, l’UDC Patrizia Mori ne devrait pas prendre, comme attendu, la présidence du Conseil communal le 1er juillet prochain. En cause: une modification des règles de tournus de cette présidence, discutée entre les présidents de groupe représentés au Conseil communal et qui selon toute vraisemblance, devrait être entérinée très prochainement.
Consensus trouvé
De fait, le prochain président du Conseil communal ne devrait pas être UDC mais bel et bien PLR, très probablement la conseillère communale
Anouck Saugy dès lors qu'elle obtiendrait l'investiture de son propre parti. Et selon cette nouvelle répartition, Patrizia Mori pressentie pour cette année, ne deviendrait ainsi présidente que le 1er juillet 2027. «En effet, des négociations ont eu lieu au sein
des chefs de groupe pour déterminer le tournus des présidences au cours de la prochaine législature, détaille Anouck Saugy. Et un consensus s'est dessiné pour que désormais, les partis choisissent leur année de présidence par ordre d’importance de leurs forces politiques, alors que jusqu'à présent, les désignations se faisaient chronologiquement du plus petit parti au parti le plus fort». «Lorsque l'on nous a fait cette proposition, j'ai trouvé qu'il y avait effectivement une certaine logique à ce que chaque parti se détermine en fonction de sa force et il y a eu un consensus là-dessus, confirme Louis Dana, président du groupe socialiste au Conseil communal.
Selon un élu, cette modification a été proposée par le PLR. «Le présupposé acquis de longue date, mais qui reste finalement à vérifier, c’est que la présidence lors de la dernière année de législature donne un petit coup de pouce au parti et à l’élu qui la
détiennent, explique une source qui souhaite conserver l’anonymat. C’est la raison pour laquelle jusqu’à présent, le parti le plus fort obtenait la présidence en fin de législature». Sur ce plan-là du reste, pas de changement pour le PS qui selon nos informations, aurait exprimé en tant que parti le plus fort, sa volonté de continuer à occuper la présidence de fin de législature, durant l’année 2030-2031. «C’est vrai que l’on rompt avec une coutume établie de longue date et ce n’est pas forcément anodin, observe le conseiller communal UDC Valentin Christe. Mais il y a des choses bien plus graves en ce monde en ce moment, d’autant que nous aurons la présidence l’année suivante».
Aménagements à prévoir Effet collatéral de ce changement, sans doute un certain soulagement en ce qui concerne la salle du Conseil communal. À mobilité réduite et se
Dès le 1er juillet prochain, Anouck Saugy devrait accéder à la présidence du Conseil communal. CA
mouvant en fauteuil roulant, Patrizia Mori aurait en effet éprouvé de grandes difficultés à s’installer au perchoir en juillet prochain. «En l'état actuel des choses, la salle du Conseil communal n’est en effet pas conçue pour pouvoir accueillir à la présidence une personne à mobilité
réduite, confirme le secrétaire du conseil, Frédéric Tétaz. Mais nous sommes en train de prendre des mesures pour y remédier: des travaux sont à l'étude et la salle aurait été de toute manière prête pour le 1er juillet».
Charaf Abdessemed
«Cela fait trois ans que le M2 nous empêche de dormir!»
GROGNE • Depuis des années, les riverains du quartier Sous-Gare dénoncent les nuisances sonores «insupportables» provoquées par le freinage du métro, en particulier aux stations Grancy et Délices. Les TL misent sur de nouvelles rames qui entreront en fonction cet été.
C’est un combat qu’il mène depuis maintenant plus de trois ans.
Marcel*, un octogénaire vivant à proximité de la station Grancy, n’en démord pas pour autant: «Les premières années de son exploitation, le M2 roulait de manière parfaitement silencieuse, il ne nous dérangeait pas.
Les choses ont changé en 2023 et lorsqu’il freine à son arrivée à la station Grancy, les grincements sont devenus notre lot quotidien. La journée, ça va encore, mais le soir, ces nuisances nous empêchent de fermer l’œil. Le pire dans tout ça, c’est que la situation a empiré depuis quelques mois, nous avons maintes et maintes fois contacté les TL, mais sans obtenir la moindre amélioration.»
Les TL restent optimistes À quelques centaines de mètres de là, du côté de la station Délices, le constat est similaire. Plusieurs habitants évoquent des sifflements aigus et répétitifs au passage des rames, particulièrement perceptibles aux heures creuses et en soirée, lorsque le bruit ambiant diminue. «On entend distinctement le métro freiner, avec un crissement métallique qui résonne dans tout l’immeuble», témoigne une riveraine. Comme Marcel, certains assurent que
ces nuisances n’existaient pas, ou du moins pas à ce point, lors des premières années d’exploitation de la ligne. Du côté des Transports publics lausannois (TL), on assure ne pas avoir constaté d’augmentation des plaintes ces dernières années, ni d’élément technique nouveau qui aurait aggravé la situation récemment. L’entreprise souligne toutefois que la perception du bruit peut varier selon les conditions météorologiques ou l’environnement sonore.
Sur le plan technique, ces grincements sont bien connus: ils proviennent principalement de l’usure progressive des roues en fer qui, en s’affinant, entrent en résonance lors du freinage. Ce phénomène est amplifié à certains endroits, notamment sur les tronçons à ciel ouvert comme celui de Grancy, où la transition entre tunnel et extérieur accentue les vibrations et donc le bruit. Plusieurs mesures ont déjà été testées pour atténuer ces nuisances, sans succès probant jusqu’ici. «Nous
avons décidé d’intervenir directement sur les roues qui, au moment de leur renouvellement, seront équipées d’un système d’élastomères, précise Noémie Hatet, porte-parole des TL. La conjonction de nouvelles roues et la pose d’élastomères dans le corps des roues permettra de réduire les vibrations et d’atténuer le bruit, sans pour autant le supprimer.» Avant d’annoncer: «Sous réserve de la mise à disposition des élastomères par le fournisseur, les premières rames équipées à la fois de nouvelles roues et d’élastomères devraient circuler en juillet. Pour observer l’efficacité du système, une campagne de mesures sera effectuée avant et après la mise en place du nouvel équipement. Selon la planification des opérations courantes de maintenant, l’ensemble des roues du M2 sera renouvelé par étape sur la base de ce nouveau modèle.» Fabio Bonavita *prénom d’emprunt
Les habitants proches des stations Grancy et Délices dénoncent les bruits de freinage toujours plus marqués du M2. DR
VENDREDI 29 MAI
Morges fêtera le bon voisinage
DR
La Fête des voisines et voisins aura lieu le vendredi 29 mai à Morges. Cet événement, soutenu par la Ville, vise à favoriser les rencontres et renforcer les liens de voisinage. Chaque immeuble ou quartier organise librement sa propre fête. Les personnes souhaitant participer peuvent s’inscrire auprès du Greffe municipal. Les 50 premiers groupes inscrits recevront une bouteille de vin blanc du Domaine de la Ville de Morges ainsi qu’un kit d’apéritif composé de produits locaux. Des affiches de convocation sont également disponibles en ligne ou à l’Hôtel de Ville.
PERL 2026
PAVE Space est le grand gagnant
DR
Le palmarès des Prix
Entreprendre Lausanne Région 2026 a été dévoilé lors de la cérémonie de remise organisée à Beaulieu, à Lausanne. Le Trophée PERL, doté de 50’000 francs, a été attribué à PAVE Space. Trois Prix de l’innovation, chacun de 10’000 francs, ont récompensé WasteFlow, Rea Diagnostics et SurfAce Cleantech. Le Prix coup de cœur du jury ainsi que le Prix du public, également dotés de 10’000 francs chacun, ont été décernés à Birds&Co, saluant la diversité et la qualité des projets présentés.
PARC LOUIS-BOURGET
Lausanne va fêter la nature
La Fête de la Nature en ville se tiendra le 20 mai prochain au parc Louis-Bourget à Lausanne. Gratuit et ouvert à tous, l’événement proposera l’après-midi de 14h à 17h30, des activités ludiques et pédagogiques pour découvrir la biodiversité locale (faune, flore, sols, durabilité). Dès 18h, une balade commentée autour de l’étang du Bourget permettra d’explorer les espèces présentes et les enjeux de leur préservation. Organisée par la Ville avec des partenaires associatifs, la manifestation vise à sensibiliser petits et grands à la richesse de la nature en milieu urbain. DR
Une classe de futurs journalistes?
MÉDIAS • Basée à Préverenges, l’école Vivalys organise chaque année une semaine de défis pour une classe de ses élèves. Cette année, une quinzaine d’entre eux ont plongé dans le monde des médias pour mieux comprendre les enjeux et apprendre à aborder les informations de manière sereine.
Ils ont entre huit et neuf ans et depuis la semaine dernière, savent tout du monde des médias.
Déontologie, «ours», diversité des opinions et autres mots du jargon médiatique n’ont plus aucun secret pour cette classe de l’école Vivalys, à Préverenges, depuis qu’ils ont participé à la semaine Médialys, organisée par leur professeur Pascal Lopez. «Cela fait sept ans que je suis arrivé à Vivalys, et sept ans que j’organise la semaine des défis, avec des thèmes qui varient à chaque fois».
Les enfants adorent Eau, air, électricité, chaque année c’est une classe de 5H qui plonge dans un domaine qui les touche et les intéresse. Cette année, c’est donc le monde des médias qui se dévoile à
eux, avec un programme aussi chargé que diversifié: visite d’un studio de télévision, création d’un petit reportage, rencontre avec des journalistes, autant de thèmes qui permettent aux élèves de mettre activement la main à la pâte. «Ça nous aide à comprendre ce que les journalistes veulent donner comme informations», explique Elena. «J’ai trouvé intéressant de découvrir les médias d’Instagram», complète son camarade Mathias. D’ailleurs, peut-être que ça me donne envie de devenir journaliste.» «Je n’ai vraiment pas hâte que la semaine se termine», conclut Sam. «Les enfants adorent cette semaine. Déjà parce qu’ils ne sont pas à l’école», confirme Pascal Lopez en riant. «Mais surtout parce qu’ils sont complètement autonomes.
Moi, je suis juste là pour les coacher et intervenir si nécessaire, mais ils doivent organiser leurs déplacements, se repérer sur un plan, gérer un petit budget pour les repas de midi de la semaine. Il y a donc aussi l’aspect relationnel et la cohésion de groupe. Cette année, ça se passe vraiment bien.»
Surfer sur un tsunami d’infos
Fragiles, en constante évolution et propices à la manipulation, les médias constituent un thème crucial pour les futurs consommateurs. «On vit dans un monde d’information, on en est même submergés, déplore le professeur. Les enfants sont exposés de plus en plus tôt aux réseaux sociaux et à des informations qui peuvent être spectaculaires et terrorisantes. Il est important pour nous qu’ils puissent se poser les bonnes questions: est-ce que cette information est vérifiée, est-ce qu’on est en train de me manipuler?» Connaître
les différents médias, donner de l’importance à ceux qui vérifient leurs informations sont des objectifs assumés de l’expérience. Mais cette semaine aura également eu un petit goût scientifique, puisque dans l’après-midi du jeudi, les enfants auront découvert la manière dont l’information circule de manière très concrète. «C’est vraiment un grand mystère pour eux de se dire que les informations circulent autour de nous, dans l’air. Les images, les textes, les fichiers, tout cela nous passe à travers et le laboratoire acoustique de l’EPFL leur expliquera comment cela fonctionne.»
L’année prochaine, Pascal Lopez remettra le couvert: les futurs 5H de l’école Vivalys auront eux aussi l’occasion de vivre une semaine de défi, avec cette fois encore un thème qui les concerne déjà énormément: celui de l’énergie.
Élise Dottrens
«J’ai promis 1000 francs à mes petits-enfants pour qu’ils ne fument pas»
PRÉVENTION • Un retraité vaudois a promis 1000 francs à ses petitsenfants pour les inciter à ne pas fumer. Sur le même principe, un programme mené en Suisse alémanique avec des entreprises donne d’excellents résultats. Les chiffres sont éloquents. Selon l’Association suisse pour la prévention du tabagisme, près d’un tiers des jeunes fument, dont trois sur dix quotidiennement, une démarche hautement nuisible pour leur santé. C’est ce triste constat qui a poussé un retraité vaudois à adopter une démarche unique: «Après avoir perdu mon père, ma sœur, une tante en raison de leur usage du tabac, et avoir aussi vu ma fille fumer sans arriver à s’arrêter, une idée m’est venue en discutant avec une amie raconte-t-il. J’ai promis à mes petitsenfants, 1000 francs s’ils s’engageaient et réussissaient à ne pas fumer avant leurs 20 ans. Et cela a marché pour ma petite-fille aujourd’hui âgée de 25 ans, et même mieux puisqu’après ses 20 ans, elle n’a jamais commencé!»
Facteur de risque
Un constat qui ne surprend pas Virginie Bréhier, de la ligue pulmo-
naire vaudoise: «Toutes les études menées, en particulier à propos des femmes enceintes ou des jeunes, montrent que la question financière est une incitation importante pour arrêter le tabac. Nous ne sommes donc pas étonnés que l’initiative prise par ce retraité ait pu donner des résultats». Le Centre universitaire de médecine générale et santé publique du canton de Vaud (Unisanté), affirme de son côté avoir reçu plusieurs témoignages de personnes qui ont mis en place un tel système de récompense pour leurs enfants, lorsqu’ils atteignent 18 ans sans fumer ou lorsqu’ils arrêtent de fumer. «Le fait de ne pas commencer ou d'arrêter de fumer a un impact majeur sur notre santé. Mais les jeunes sont peu sensibles à l’argument de la santé, les maladies leur semblant très lointaines. Ils sont davantage réceptifs aux effets immédiats. Ainsi, une incitation financière est motivante», observe Luc Lebon, responsable du Secteur prévention du tabagisme à Unisanté, qui ajoute: «Bien que l’impact de cette démarche n’ait pas été évalué à notre connaissance, les études démontrent que le prix des cigarettes a un effet dissuasif très fort, en particulier chez les jeunes et les personnes à
petit budget». En outre, depuis plusieurs années, la Suisse alémanique expérimente un tel système de récompense, mais via le monde de l’entreprise. C’est l’objectif du programme «zackstark» mis en place par la Ligue pulmonaire suisse, cofinancé par 11 cantons, et qui octroie aux apprentis qui ne consomment aucun produit à base de nicotine durant leur formation, une récompense sous la forme d’une prime financière (au minimum 100 francs) ou de jours de vacances supplémentaires (au mini-
mum 2 jours). À ce jour, pas moins de 750 entreprises pour environ 4500 apprentis ont ainsi rejoint ce programme très novateur. «Seuls 10 % des apprentis participant ont commencé à fumer, ce qui est un excellent résultat, se réjouit Jana Affloter, spécialiste en promotion de la santé et prévention à la Ligue pulmonaire suisse. Ce projet rencontre un très grand succès et dès la fin de l’année prochaine, nous allons l’étendre à la partie francophone du canton de Berne». Charaf Abdessemed
Chez les jeunes, l’incitation financière est plus efficace que les mises en garde sur leur santé. 123RF
Nolan et Alexander en pleine découverte de la presse locale. PHOTOS CLASSE MÉDIALYS
À la fin de la semaine, les élèves ont présenté un reportage sur les cuisines de leur cantine.
Terroir vaudois
Les petits biscuits «De la région.»
Biscuits Agathe à Villeneuve
Agathe, biscuiterie artisanale de haute qualité, fut fondée en 1954 à Oron-la-Ville sous le nom de Tante Agathe. Reprise en 2020 par Alexis Richard qui la rebaptise Biscuits Agathe et installe ses nouveaux locaux à Villeneuve en 2023. Très attaché à son ancrage vaudois, il est fier d’un approvisionnement qui met en valeur les produits du terroir, d’une production responsable et d’un engagement pour le goût, la qualité et le soin du détail. Des petits biscuits inspirés du meilleur de la tradition suisse!
Rencontre avec Alexis Richard, Directeur Général de Biscuits Agathe.
Combien de sortes de biscuits «De la région.» produisez-vous?
Depuis 2025, Migros Vaud propose quatre sortes de biscuits Agathe sous le label «De la région.». Deux variétés salées, les petits biscuits apéritifs au gruyère vaudois AOP et ceux au saucis-
Rencontre avec Sacha Curut, Product Manager Food du label «De la région. Pour la région.» pour Migros Vaud
Sacha, expliquez-nous en deux mots en quoi consiste votre métier?
En tant que responsable de la gestion et du développement de l’assortiment Food (produits d’épicerie) du label «De la région. Pour la région.», je suis chargé de veiller au respect de la conformité des produits au cahier des charges du label sous l’égide de l’Office intercantonal de certification (OIC). Avant l’introduction d’un article, je m’assure que le fournisseur a signé la convention et que la recette est conforme au cahier des charges. Lors des contrôles, en cas de nonconformité constatée par l’OIC, je veille à ce que les mesures correctives nécessaires soient mises en
son vaudois IGP. Ces deux fournisseurs sont d’ailleurs établis à moins de 100 mètres de la biscuiterie! Côté sucré, il s’agit des Sablés Pur Beurre et des Cookies au Caramel enrichis d’éclats de caramel d’une célèbre maison suisse. En outre, nous fabriquons plus de seize recettes dont nos biscuits signature glacés à la main et nos trois recettes Bio.
D’où viennent les ingrédients? Pour répondre aux exigences du label «De la région.», nous nous approvisionnons autant que possible sur le territoire vaudois dans des exploitations situées à moins de 100 km de la biscuiterie. La farine vient de Grangeprès-Marnand, le beurre de fromagerie de la Vallée de Joux et les œufs du Gros-de-Vaud. Nous contribuons ainsi à l’économie locale. Quand ce n’est pas possible, nous privilégions les produits suisses dans le respect du label Swissness. Donc, plus de 80% de nos ingrédients sont suisses, comme le sucre d’Aarberg en Suisse alémanique. Et si un ingrédient est impossible à sourcer en Suisse, nous en indiquons la provenance en toute transparence.
place par le fournisseur dans les délais demandés. Notre but est de proposer un assortiment ayant une pertinence régionale et locale, à prix équitable et contribuant significativement à l’économie locale. Nous travaillons nous aussi en circuits courts puisque nos produits «De la région.» sont livrés et stockés à la centrale d’Ecublens et rejoignent directement les magasins.
Proposez-vous de nouveaux produits pour le label?
Oui, je recherche toujours de nouveaux produits représentatifs du canton qui intéresseraient notre clientèle et pourraient entrer dans les critères du label. Je travaille en binôme avec les producteurs référencés qui aimeraient agrandir leur sélection de produits «De la région.», mais je suis également contacté par de nouveaux produc-
Qu’est-ce qui caractérise la Maison Agathe?
Tout d’abord la qualité des matières premières qui valorisent le terroir et les circuits courts. Ensuite, la durabilité avec l’énergie renouvelable produite par les panneaux solaires installés sur le toit, qui comblent plus de 50% de nos besoins et sont complétés par l’hydroélectrique et l’éolien. Nos fours qui fonctionnent au biogaz issu du compost et dont la chaleur résiduelle chauffe nos locaux. L’eau dont notre consommation annuelle correspond à celle d’un foyer de cinq personnes. La suppression des emballages intermédiaires et le choix d’emballages suisses éco-responsables. Nous avons également adhéré à la très stricte certification BCorp, car nous nous engageons à respecter des
normes élevées de performance sociale et environnementale, de transparence et de responsabilité. Notre engagement? Devenir la 1ère biscuiterie éco-responsable de Suisse tout en offrant à nos clients des instants gourmands! biscuits-agathe.ch
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teurs. Je les conseille en termes de sélection de produits et de respect du label. Entrer dans le label «De la région.» leur permet d’être présents dans un réseau de vente important, offre au produit une belle visibilité et une grande accessibilité tout en lui garantissant une identification régionale sérieuse et de qualité. Cependant les places étant limitées, le choix est très rigoureux.
Certains magasins proposentils tous les produits Food «De la région.»?
Oui, les hypermarchés de type MMM, comme Migros Crissier ou Migros 1032 Romanel, proposent tous les produits labellisés «De la région.» disséminés dans l’ensembles des rayons, mais on trouve des produits «De la région.» dans toutes les Migros. S’il existe environ 700 produits labellisés «De la
région.» dans l’assortiment Migros Vaud, les trois rayons qui en proposent le plus en fonction de la saison sont les fruits et légumes, la viande et les produits laitiers. Certains produits peuvent même être à cheval sur plusieurs cantons comme le sel de Bex. Ils sont reconnaissables en rayon grâce à leur logo et également mis en avant dans les magasins lors des semaines thématiques «De la région.». D’ailleurs, les biscuits Agathe, très appréciés de notre clientèle, sont disponibles dans la majorité des magasins.
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CÔTÉ MAGASIN
Le naufrage de la semaine
L’impasse qui fracture le Canton
AFFAIRE DITTLI • Le Château Saint-Maire tremble sur ses bases, mais sa plus jeune occupante refuse de plier bagage. Depuis la publication, fin avril, du rapport accablant de l’ancien juge JeanFrançois Meylan, Valérie Dittli est devenue le centre d’un séisme politique inédit dont l’onde de choc dépasse largement les frontières du canton de Vaud.
Le marchandage est désormais public: pour étouffer une plainte pénale de l’avocat Jean-Claude Mathey, la ministre du Centre lui a octroyé 10’000 francs de mandats publics. Un arrangement occulte et jugé disproportionné qui, selon un rapport formel, a brisé «irrémédiablement» la confiance. Pourtant, malgré le désaveu du Grand Conseil, la magistrate s’accroche à son siège, opposant sa «légitimité populaire» à l’éthique la plus élémentaire. Ce bras de fer, vécu comme une provocation, plonge les instances politiques dans une paralysie délétère.
Un théâtre d’ombres au sommet de l’État Car loin d’être résolue, la crise autour de Valérie Dittli se trouve aujourd’hui dans une phase de pression maximale, rythmée
par des échéances explosives. Acculée, la ministre fait face à l’ultimatum de son propre parti, Le Centre, qui exige une décision sur son avenir politique d’ici l’été, tandis que le PLR acte un divorce fracassant en refusant toute future alliance électorale à ses côtés.
Un goût amer La gauche fustige pour sa part ses «vérités alternatives», alors que sur le front légal, l’étau se resserre aussi: à la suite du rapport Meylan, l’exécutif a dénoncé l’usage de fonds publics pour solder un litige privé, plaçant son destin entre les mains du procureur général. La conseillère d’État ne dirige plus, elle survit au cœur d’un champ de ruines politique. Cette crise laisse donc le goût amer d’un naufrage démocrati-
que où l’indécence le dispute à l’impuissance. D’un côté, une ministre s’accroche, confondant honneur et ambition personnelle, au prix d’une dignité de fonction piétinée. De l’autre, les institutions offrent un spectacle de faux-semblants: un Conseil d’État paralysé par une collégialité devenue complice, incapable de lui retirer ses dicastères, et un Grand Conseil qui s’agite dans une mise en scène symbolique avec le vote d’une démission non contrai-
gnante, ne disposant pas, à l’heure actuelle, d’un mécanisme de destitution. Entre calculs électoraux pour 2027 et peur du vide, les autorités vaudoises semblent préférer une agonie institutionnelle à une clarification nécessaire, laissant les citoyens spectateurs d’une démocratie qui s’étiole. Un désastre absolu qui va laisser des traces indélébiles sur la vie politique vaudoise pendant de nombreuses années. Philippe Kottelat
L’invité
Hadrien Buclin
Député
Ensemble à Gauche
Pouvoir vivre dignement de son travail
La population aura l’opportunité d’améliorer la situation de dizaines de milliers de salariés à faible revenu, en votant le 14 juin pour deux initiatives instaurant un salaire minimum. Aujourd’hui, dans des branches comme le nettoyage, la coiffure ou la restauration, des travailleuses – le féminin se justifie ici car les femmes y sont de loin les plus nombreuses –n’arrivent pas à vivre de leur activité. Certaines doivent même être aidées par l’aide sociale: les contribuables se retrouvent donc – c’est un comble! – à payer à la place des employeurs. Le salaire minimum permettrait d’en finir avec cette situation en garantissant au moins 23,60 francs brut par heure. Il y a quelques années, la droite peignait le diable sur la muraille en annonçant la faillite de petites entreprises si un tel minimum était fixé. Mais cet argument ne tient pas, comme l’a montré l’exemple de Genève. Non seulement les entreprises ont pu absorber le salaire minimum introduit en 2020, mais celui-ci s’est avéré positif pour l’ensemble de l’économie en soutenant la consommation populaire. Les autorités vaudoises, très à l’écoute du lobby patronal, tentent pourtant de savonner la planche aux deux initiatives, constitutionnelle et législative, en présentant un mauvais contreprojet. Il convient sans hésiter de privilégier les initiatives car le contre-projet permettrait à des employeurs peu scrupuleux de signer des conventions collectives au rabais uniquement pour contourner le minimum de 23,60 francs par heure. De plus, le contreprojet ne garantit pas d’indexation. Le 14 juin, privilégions donc l’original à cette pâle copie!
de la mouette d Le cri
Le regard satirique d’Alan Monoc sur l’actualité
Une
législature de très
Bénie soit celle qui l’a mis au monde, car s’il n’existait pas, il aurait vraiment fallu l’inventer! Le remuant conseiller communal lausannois Loris Socchi, car c’est de lui qu’il s’agit, ne fait pas que s’afficher avec des T-Shirt estampillés ACAB, ou encore voler pour 600 francs de rideaux chez Ikea, selon lui, afin de dénoncer le manque d’équipements pour les logements d’urgence. La semaine passée, lors d’une vraiment, mais vraiment lunaire séance du Conseil communal consacrée à la gratuité des transports publics, le voici qui cheveux lâchés au vent, une auréole de fleurs sur la tête, la dégaine christique inspirée de Jésus de Nazareth et de Francis Lalanne, avouait, un rien bravache, frauder chaque jour que notre bien aimé Seigneur fait, les transports publics lausannois, tout en se dérobant aux contrôles. La raison? «Son salaire de misère de maraîcher, (qui le conduit) à économiser de l’argent à chaque occasion».
haut vol
Cet authentique engagement de désobéissance civile a bien évidemment littéralement fait grimper aux rideaux (Ikea) les plus normaux de la vénérable assemblée qui préside aux destinées de notre ville. Alors, en rajoutant une couche pour voler au secours de son Robin des bois maraîcher tombé dans la précarité, sa collègue de parti Franziska Meinherz a ensuite argumenté, dans un de ces syllogismes approximatifs et subliminaux dont seule l’extrême gauche a le secret: le non-paiement des amendes étant la première cause d’incarcération en Suisse, et une seule journée de prison coûtant à la collectivité entre 230 et 390 francs, autant se prononcer en faveur de la gratuité des transports publics plutôt que de mettre en prison les fraudeurs, a-t-elle en substance contorsionné. L’extrême gauche étant désormais la deuxième force de gauche au Conseil communal, la législature qui souvre, s’annonce si l’on ose dire, vraiment de très haut vol.
L’ÉCONOMIE EN CLAIR PAR PIERRE NOVELLO
L’AVS se modernise, enfin!
Contrairement au 2e pilier, qui doit fournir un certificat de prévoyance chaque année à ses assurés, l’AVS s’avère très opaque. Pour obtenir des informations, il faut en faire la demande. Mais cela peut prendre plusieurs semaines, surtout pour un salarié qui a changé d’employeur à de multiples reprises au cours de sa carrière, et dont plusieurs comptes individuels ont été ouverts auprès de différentes caisses de compensation AVS. Ces montants sont le point de départ du calcul des rentes. Pourquoi le délai est-il si long? Parce que les informations sur les comptes individuels ne sont regroupées qu’à partir du moment où la demande est déposée.
Cette lenteur administrative peut favoriser la fraude d’employeurs qui n’ont par exemple ouvert aucun compte individuel pour leurs employés afin d’économiser les cotisations patronales, tout en empochant celles de leurs employés. Ces derniers sont pénalisés à double titre: par la réduction des montants crédités et par une ou plusieurs années sans cotisations, entraînant une réduction de rente de 2,1% par période annuelle manquante.
Heureusement, si l’assuré peut prouver qu’il a effectivement cotisé durant ces périodes, au moyen d’un certificat de salaire par exemple, l’AVS en tiendra compte. Mais si la fraude a eu lieu trente ans auparavant, ce type de document risque d’être difficile à trouver! Ce risque devrait heureusement bientôt appartenir au passé puisqu’une nouvelle plateforme électronique pour l’AVS est annoncée pour 2028, au plus tôt...
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Valérie Dittli cristallise les tensions politiques au cœur de l’État de Vaud. KEYSTONE
Loisirs sorties &
Notre sélection de sorties
DR
Expos, spectacles, théâtre, tous les événements à ne pas rater sont dans notre agenda. page 10
Jeux vidéo: le test de la semaine
DR
Mouse P.I. for Hire, un shooter vintage et particulièrement jouissif sur PC et consoles. page 10
Évasion: Trastevere: l’âme de Rome
Nature inspirante
EXPOSITION
• Quel est le point commun entre des skis, un tuba, une imprimante 3D et un avion espion? Toutes ces inventions ont été créées ou perfectionnées en s’inspirant de la nature. L’exposition «Mimêsis», présentée au Naturéum, met en lumière les animaux, les plantes et les minéraux qui ont servi de modèles à ces innovations. La nature regorge de solutions inventives, fruits de quatre milliards d’années d’évolution et de sélection, dont l’efficacité a été éprouvée à l’échelle du vivant. De nombreux exemples issus de la botani-
que, de la zoologie ou de la géologie ont donné lieu à des applications biomimétiques remarquables: lotus et revêtements hydrophobes; bardane et Velcro; papillon morpho et textile Morphotex; soie d’araignée et soie synthétique, byssus de moules et colles, etc. En mettant en dialogue l’environnement naturel et les innovations humaines qu’il inspire, «Mimêsis» invite le public à redécouvrir la nature sous un angle nouveau: celui de son intelligence, de sa diversité et de sa valeur inestimable. Elle nous offre aussi une leçon
d’humilité, tant l’humain doit mobiliser des moyens complexes et souvent énergivores pour tenter d’égaler ce que la nature accomplit avec une élégante économie de moyens. Sylvie Parel
«Mimêsis - La nature aux origines de l’innovation», Naturéum, Parc de Milan, Lausanne, du 22 mai au 11 avril www.natureum.ch
Sur vos écrans
DR The place to be
Parodie de «Downtown Abbey», «Fackham Hall» est sur Canal+ et Apple TV. En salles, le docu «Le chantier». p.11
Avec SONO, les musées lausannois vont vibrer au son des découvertes musicales et faire rimer art et musique. page 11
Danse
Le 24 mai
Le Lac des cygnes
Chef-d’œuvre intemporel du ballet classique, le «Lac des cygnes» fait son grand retour. Retrouvez l’amour romanesque d’une princesse-cygne et de son prince sous de somptueux décors et d’étincelants costumes. Théâtre de Beaulieu, Lausanne.
Festivals
Jusqu’au 16 mai - Fécule
Le Festival Fécule 2026 se tient jusqu’au 16 mai sur le campus UnilEPFL. Cette 19 édition met à l’honneur la création étudiante contemporaine, à travers 36 propositions artistiques mêlant théâtre, danse, musique, cinéma et performances, dans un esprit résolument expérimental, accessible et collectif. Campus Unil-EPFL.
Du 29 au 31 mai
Bibliotopia
La 9e édition du festival des littératures Bibliotopia se tiendra du 29 au 31 mai à la Fondation Jan Michalski, sur le thème de la folie. Quinze écrivaines et écrivains du monde entier se réuniront pour interroger, dans les failles de nos vies intérieures, ce qui déraisonne, déraille et déroge aux normes sociales. Ils aborderont la folie dans ses multiples sens, douce ou furieuse, douloureuse, subversive ou systémique.
Fondation Michalski, Montricher.
Les 30 et 31 mai
Bitume Festival
La Ville de Rolle se transforme en une fête des arts de la rue pendant le dernier week-end de mai, à l’occasion de Bitume Festival.
Acrobates, marionnettistes, concerts, déambulation, théâtre de rue pour petits et grands dans et autour du Château de Rolle.
Château de Rolle.
Expositions
Du 12 au 23 mai
Charles Clément.
Sensualité et terroir
Quatre ans après l’exposition commémorant les 50 ans de la disparition de l’artiste, la Fondation Charles Clément et la Ville de Lausanne convient le public à découvrir une nouvelle exposition-anniversaire consacrée au peintre, graveur et dessinateur romand renommé. Forum de l’Hôtel de Ville à Lausanne.
Jusqu’au 17 mai
Modernité suisse.
L’héritage de Hodler
Mesurer l’impact de la peinture de Ferdinand Hodler sur l’art suisse, tel est l’objectif de l’exposition «Modernité suisse. L’héritage de Hodler» présentée au Palais Lumière à Évian. Les commissaires de l’exposition ont réuni 56 artistes de toutes les régions linguistiques et culturelles de Suisse. Palais Lumière à Évian.
Jusqu’au 4 juin - Cellules
Le Musée Artistes Femmes présente sa toute première exposition intitulée «Cellules». Elle réunit les 12 Visages du MAF, associés en six duos. Elle évoque à la fois la structure vivante, la prison, l’atelier, l’intimité, mais aussi l’idée de décloisonnement, de mutation, et de sororité. Musée Artistes Femmes, Lausanne.
Jusqu’au 8 juin - Arty Show
Pour sa 4e édition, ARTY SHOW a sélectionné vingt artistes aux univers variés qui présentent des œuvres dans des vitrines de commerces qui les accueillent.
Peinture, sculpture, dessin, collage, céramique ou techniques mixtes: autant de pratiques qui prennent place dans l’espace urbain. Ces expo éphémères se contemplent en parcours artistique inédit autour de la Palud. Aussi au programme: des visites guidées tous les samedis à 14h et un quiz-aventure pour enfants.
Autour de la Palud, Lausanne.
partenaire presse
Grande tablée végétarienne
En mai, le chef valaisan Charles Labaune investit le Deli Social à Lausanne (place du Tunnel 11) pour un pop-up intimiste et végétarien. Autour d’une grande table de 16 convives, il propose un menu unique en cinq temps, inspiré des produits de saison et du terroir régional. Pensée comme une expérience collective, la soirée mêle dégustation et échanges dans un cadre repensé avec du mobilier de seconde main. Les plats sont accompagnés d’accords sans alcool, prolongeant une approche sensible et conviviale de la gastronomie.
Tous les jeudis, vendredis et samedis du mois de mai Horaires: 18h30 à 22h00 (début du service à 19h30)
Les bouquins du week-end
Une employée modèle
Jusqu’au 28 juin
Carte de visite
L’association Visarte Vaud propose l’exposition collective «Carte de visite». Elle réunit 100 artistes membres de Visarte Vaud, issus de parcours et d’horizons variés, autour d’une proposition commune: créer une œuvre au format d’une carte de visite (84 × 55 mm). Pensée comme un exercice de synthèse, cette contrainte invite chaque artiste à condenser sa démarche en une forme concise et singulière.
Visarte Vaud, Parc Mon-Repos 3, Lausanne.
Enfants
Les 16 et 17 mai
Enquête à Zoopie
Plongez dans une aventure palpitante au cœur de Zootopie! Un mystère plane sur la ville... et les héros auront besoin de vous pour le résoudre. Retrouvez vos personnages préférés dans un spectacle plein d’humour, de surprises et d’interactions. Grande salle du Petit-Mont, Le Montsur-Lausanne.
Concerts
Du 13 au 16 mai
Transitions
Après avoir publié deux magnifiques albums, la chanteuse et poly-instru-
mentiste Fiona Daniel a passé plus de dix ans à explorer d’autres univers sonores et revient avec «Transitions», un album d’une extraordinaire pureté.
Foyer du Théâtre de L’Oriental-Vevey.
Littérature
Jusqu’au 27 juin
Rencontre avec Nicolas Richard Le Centre de traduction littéraire de Lausanne (CTL) accueille en mai et juin le traducteur vedette Nicolas Richard, nouveau lauréat du Programme Gilbert Musy. Il est en résidence jusqu’au 27 juin au Château de Lavigny et participera à cette occasion à divers événements dans la région et en Suisse.
Histoires insolites
Jusqu’au 26 juin
Au bout du fil… Décrochez le combiné de la cabine téléphonique installée dans le hall d’accueil du CPO et découvrez des histoires de personnalités anonymes du quartier sous-gare! Coralie Vollichard et Matthias Urban, euxmêmes enfants du quartier, sont allés à la rencontre des habitantes et habitants du quartier, et ont retranscrit et enregistré les histoires recueillies.
CPO, Lausanne.
JEUX VIDEO Mouse P.I. for Hire
Certainement le shooter de l’année
Fromage, souris, noir et blanc, années 30, fun et original, ce sont ici les mots qui figuraient sur tous les tableaux blancs du studio polonais Fumi Games. Après plusieurs années de développement, Mouse P.I for Hire a fini par sortir de sa cachette. Un jeu de tir assez classique dans son approche, mais qui nage littéralement dans le bonheur d’une direction artistique aussi efficace qu’originale qui arrive même à servir le gameplay.
Dans Mouse P.I. for Hire, vous incarnez une souris détective chargée d’enquêter sur différentes affaires qui vont toutes vous amener au même point final. L’histoire y est plutôt bien racontée et offre plusieurs clins d’œil à la pop culture. Dans sa prise en main, le titre est très amusant puisque l’aspect cartoon des années 30 vient s’intégrer sur la physique des armes et des projectiles. Même constat du côté des personnages que vous allez croiser, vous êtes ici littéralement dans un dessin animé. Le tout est agrémenté d’une bande-son qui mise sur le jazz du début à la fin, avec des changements de rythme dans les combats de boss.
Sylvie est une femme sans histoires, discrète jusqu’à l’effacement. Quand son frère, un joueur surendetté, lui avoue être menacé de mort, elle prend la vie de ce dernier en main. Faux papiers, plan de fuite, nouvelle identité: grâce à elle, Antoine disparaît. Et si cette plongée dans l’illégalité était le seul moyen d’exister enfin?
Jean-Christophe Tixier, éditions Albin Michel.
De la beauté pour l’hiver
Paris, 1962. Patron du café Au Lion d’Argent, Alban tente de consigner ses souvenirs, ceux d’une histoire qu’il n’a jamais osé raconter à sa fille, Myriam. Soixante ans plus tard, sa petite-fille Émie se voit confier le manuscrit de son grand-père. Entre les pages jaunies, des pans insoupçonnés de l’histoire familiale font surface... Sarah Bell, éditions Calmann Lévy. t i ’il ’
∙ Direction artistique Bonnes sensations de tir
∙ Les armes
Histoire et univers des années 30
Agréable à jouer, jamais frustrant et des niveaux qui s’enchaînent de manière logique, si vous êtes à la recherche d’un shooter qui peut vous occuper une petite vingtaine d’heures sur consoles ou PC, alors vous avez ici votre meilleur candidat. Notez que malgré toutes ces qualités, il ne peut guérir une intolérance au lactose.
Armin Hadzikadunic JVMag, www.jvmag.ch
∙ Doublage Musique
∙ Manque de profondeur dans les enquêtes
∙ Pas de voix françaises
Rejouabilité limitée
Gastronomie
Retour aux sources pour le Blues Rules
FESTIVAL • Les 5 et 6 juin, le Blues Rules Crissier Festival revient au Parc de Montassé avec une édition placée sous le signe de l’authenticité.
Pour sa 16e édition, le Blues Rules revendique un retour à l’essentiel, en optant pour le thème «Back to the roots». Depuis 2010, le festival s’est imposé comme un rendez-vous phare du blues en Suisse, grâce à une formule à taille humaine et une proximité rare entre artistes et public. Ici, pas de VIP: musiciens, bénévoles et festivaliers se mélangent dans une ambiance chaleureuse. Sur une scène unique, une quarantaine d’artistes suisses et internationaux feront vibrer Crissier les 5 et 6 juin au son d’un blues brut et vivant.
Légendes et étoiles montantes
Parmi les têtes d’affiche, le public pourra découvrir la légende du Mississippi Super Chikan, figure rare en Europe, le trio britannique Kitty, Daisy & Lewis aux accents rockabilly, ou encore l’intense Beverly Davis, étoile montante du blues féminin. À leurs côtés, des artistes comme Mark Muleman Massey, The
Too Bad Jims (photo) ou Shaggy Dogs viendront compléter une programmation entre tradition et énergie festive. Parmi les nouveautés, le Ol’ Timers Village propose des concerts intimistes dans un décor insolite de tracteurs anciens et remorques musicales. Autour, des food trucks, un espace enfants, et des animations gratuites. Une envie de ralentir bienvenue et un retour aux sources assumé, pour un festival où le blues se vit simplement, mais intensément. Blues Rules Crissier Festival 5 et 6 juin 2026, Parc de Montassé, Crissier.
Raymond Devos en fête
HUMOUR • Dans le cadre de la saison 20252026 de la saison culturelle de Renens, six comédiens présentent un hommage extraordinaire à un clown hors du commun avec le spectacle nommé «Il a la côte Devos». Le plus grand jongleur de mots aurait eu 100 ans, c’est l’occasion de cet hommage collectif jubilatoire. Interprété par les meilleurs comédiens de la scène actuelle, toutes générations confondues, ce spectacle est une véritable célébration du génie comique de Raymond Devos. Le 29 mai à Renens, vous retrouverez sur scène les six comédiennes et comédiens suivants: Christophe Alévêque, Patrick
Chesnais, Julie Ferrier, Mathilda May, Benoît Solès et Olivier Sitruk. Une occasion de revivre les sketches les plus mémorables de Devos, ses jeux de mots éblouissants et son humour sans pareil, qui continuent de résonner et d’inspirer des générations.
«Il a la côte Devos» Salle de spectacles de Renens Vendredi 29 mai 2026
Début: 20h/Portes: 19h
billets b 4
Pour gagner 2 billets, envoyez LC REN au 911 ou appelez le 0901 888 021, code 11 (1fr.90/SMS ou appel depuis une ligne fixe), jusqu’au lundi 18 mai à minuit. Ou en nous envoyant une carte postale avec adresse, téléphone et email, à Av. d’Echallens 17, 1004 Lausanne.
Pantin, un final éclatant
CONCERT • Le 28 mai, le Sinfonietta de Lausanne investit la Salle Métropole pour son cinquième concert de saison, intitulé Pantin. Une soirée qui s’annonce comme un moment fort, marquant les adieux du chef David Reiland à la tête de l’ensemble.
Au programme, deux œuvres majeures du XXe siècle dialoguent entre tradition et modernité. Le Concerto pour violon d’Ernest Bloch, porté par le soliste Felix Froschhammer (photo), mêle influences amérindiennes et héritage hébraïque dans une écriture intense et habitée.
En seconde partie, Petrouchka d’Igor Stravinski déploie toute sa force narrative et ses couleurs orchestrales. Ce ballet emblématique raconte le destin à la fois burlesque et tragique d’une marionnette, dans un tourbillon musical aussi spectaculaire qu’émouvant.
Entre virtuosité, énergie et émotion, ce concert se présente comme un véritable feu d’artifice sonore, concluant la saison sur une note intense et théâtrale.
Le 28 mai, Salle Métropole, Lausanne. 20h.
pass p 20
Pour gagner 1 pass pour les 2 jours, envoyez LC MUS au 911 ou appelez le 0901 888 021, code 10 (1fr.90/SMS ou appel depuis une ligne fixe), jusqu’au lundi 18 mai à minuit. Ou en nous envoyant une carte postale avec adresse, téléphone et email, à Av. d’Echallens 17, 1004 Lausanne.
Cette semaine sur vos écrans
Le chantier
Fackham Hall (Canal+ et Apple TV)
billets b 20
Pour gagner 2 billets, envoyez LC SIN au 911 ou appelez le 0901 888 021, code 12 (1fr.90/SMS ou appel depuis une ligne fixe), jusqu’au lundi 18 mai à minuit. Ou en nous envoyant une carte postale avec adresse, téléphone et email, à Av. d’Echallens 17, 1004 Lausanne.
En filmant le chantier de la renaissance du Pathé Palace à Paris, Jean-Stéphane Bron raconte bien davantage qu’un simple projet architectural et signe un passionnant documentaire aux résonances ambitieuses. Pendant trois ans, le cinéaste lausannois observe la transformation de ce cinéma mythique voulu par Jérôme Seydoux et repensé par Renzo Piano, en immersion, mais aussi des grutiers, manutentionnaires, ouvriers, chefs de chantier, intérimaires, personnel de nettoyage, livrant un documentaire fascinant sur les visions fragmentées d’un monde de classes, séparés par la fracture entre ceux qui imaginent et ceux qui exécutent. Entre les ambitions de Seydoux et la réalité concrète du chantier, le film laisse apparaître des tensions sociales discrètes mais constantes. Sans commentaire, il observe ironiquement le consultant qui vient analyser avec son powerpoint la «colorimétrie des bonbons» au stand confiserie. En croisant les regards, les exigences, les nécessités et les attentes, Stéphane Bron signe un film passionnant sur le travail, les classes sociales et l’avenir des cinémas.
On ne va pas bouder son plaisir. Dans la droite lignée de «Hot Shots» pour «Top Gun» ou de «La Folle Histoire de l’Espace» pour «Star Wars», «Fackham Hall» est une parodie diablement réussie de «Dowtown Abbey», série culte transposée depuis quelques années au cinéma. Porté par un scénario coécrit par l’humoriste britannique Jimmy Carr — star de l’humour caustique outre-Manche — le film pioche avec jubilation dans l’héritage des Monty Python, autant que dans la grivoiserie bon enfant de Benny Hill. Résultat: un cocktail très anglais, irrévérencieux, potache et joyeusement absurde. Sur fond de manoir aristocratique, de meurtre à résoudre, de domestiques débordés et de romance impossible, «Fackham Hall» détourne avec malice les codes des f ques en costumes. Les gags s’enchaînent à un rythme effréné, du plus subtil au graveleux libérateur, parfois avec plusieurs idées dans un seul plan, ce qui donne au film une énergie communicative. Le plus réjouissant reste sans doute le plaisir visible du casting, qui semble s’amuser autant que le public. Une légèreté qui fait mouche et rappelle combien la parodie, lorsqu’elle est bien faite, peut être un vrai plaisir de cinéma. Une fantaisie loufoque, délicieusement british et bourrée de références et clins d’œil.
be to The place
Pour sa 3e édition, SONO transforme les musées lausannois en véritables scènes musicales le 18 mai. Gratuit et ouvert à tous, l’événement invite à redécouvrir ces lieux culturels sous un angle vivant et festif, en mêlant concerts et déambulation libre.
De Plateforme 10 à l’EPFL, cinq institutions – mudac, Photo Elysée, Naturéum, Musée Bolo et Archizoom – accueillent une programmation éclectique allant du jazz à la musique électronique, en passant par le classique et le rap. La programmation met en lumière une série de formations issues de la scène romande et de jeunes talents en pleine émergence. À Plateforme 10, le public pourra découvrir notamment The Curly Siblings, un duo mêlant guitare, chant et flûtes, un quatuor de violoncelles inspiré de l’univers d’Ella Maillart, ainsi que le duo Melody of the Heart. Le Naturéum accueillera une performance de Feu Ort (photo) en fin de journée, tandis que le Musée Bolo proposera un concert de Mody and the Birds. La soirée se conclura à Archizoom avec le set de Smoky, dans une atmosphère plus électronique et immersive. LC
Programme: lausannemusees.ch
par Thomas Lécuyer
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C’est simple, vous inscrivez directement sur l’enveloppe que vous adressez à Lausanne
Cités le numéro correspondant à l’annonce. Cette procédure nous évite d’avoir à ouvrir l’enveloppe et assure ainsi l’anonymat le plus complet et un acheminement rapide. Exemple: Sous chiffres «xxxxxx» Lausanne Cités - Av. d’Echallens 17 - 1004 Lausanne Nous vous recommandons de ne pas joindre de documents originaux, car nous ne pouvons en garantir la restitution. www.lausannecites.ch
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rédaction, choix éditorial : Ville de Lausanne, Responsable Amélie Nappey-Barrail Mise en page, impression, distribution Lausanne Cités
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Trastevere: l’âme de Rome
En pratique
QUAND PARTIR?
Le meilleur moment pour visiter Rome est le printemps (mars à juin) et l’automne (septembre à octobre). Le climat y est doux, idéal pour flâner dans les ruelles, profiter des terrasses et visiter monuments et musées sans la foule estivale. Évitez juillet-août: il fait très chaud et les sites touristiques sont bondés.
COMMENT S’Y RENDRE?
Pour rejoindre Rome depuis Lausanne, le plus simple est l’avion: vols directs vers Fiumicino ou Ciampino depuis Genève, puis train ou navette vers le centre. Le train est une option plus longue mais pittoresque: via Milan, il relie Lausanne à Rome en environ 10 heures.
OÙ LOGER?
Tout le monde connaît Rome, mais peu savent vraiment l’écouter. Pour cela, il faut traverser le fleuve et s’enfoncer dans les ruelles du Trastevere. Entre deux ateliers d’artisans et une place baignée de lumière, ce quartier bohème raconte une ville plus authentique.
Passer de l’autre côté du Tibre, c’est un peu comme changer d’époque. Loin du gigantisme des forums ou de la rigueur du Vatican, le Trastevere se vit à hauteur d’homme. Ici, pas besoin de plan: on se laisse guider par l’odeur du café ou
De l’autre côté du Tibre, le quartier du Trastevere offre une parenthèse hors du temps. 123RF
le linge qui pend aux fenêtres des maisons ocre. C’est un labyrinthe de ruelles pavées où le lierre semble tenir les murs, et franchement, s’y perdre est sans doute la meilleure façon de le visiter.
Entre mosaïques et flânerie
Dans ce quartier, tout finit toujours par ramener à la Piazza Santa Maria. On s’y assoit sur les marches de la fontaine pour regarder le spectacle de la rue. Si vous poussez la porte de la basilique, préparez-vous: les mosaïques dorées à l’intérieur captent la lumière d’une manière assez magique. Un peu plus loin, la Piazza Trilussa est le spot parfait pour se poser en fin de journée et voir la jeunesse romaine s’installer sur les marches.
Si vous avez soif de culture sans la foule, la Villa Farnesina est un bijou. On y admire des fresques de Raphaël presque en tête-à-tête. Pour prendre de la hauteur, ne manquez pas de grimper vers le Janicule. La montée demande un petit effort, mais la vue sur les toits de Rome depuis la fon-
taine de l’Acqua Paola représente le genre de moment où l’on se dit que la ville porte bien son nom d’Éternelle.
L’âme du quartier
Le matin, c’est au marché de la Piazza San Cosimato que tout se passe. On y croise les nonne qui choisissent leurs légumes entre deux éclats de voix.
C’est aussi le quartier des artisans: entre une boutique de cuir et un atelier de céramique, on sent que le savoir-faire n’a pas encore cédé sa place aux boutiques de souvenirs en plastique.
C’est là que le Trastevere change de visage. Les ruelles se remplissent de musique, les terrasses débordent et le quartier s’embrase. On commande un Spritz, on grignote des supplì au coin d’une rue, et on se laisse porter par le brouhaha ambiant.
C’est bruyant, c’est vivant, c’est parfois un peu chaotique, mais c’est précisément ce qui fait qu’on tombe amoureux de l’endroit.
Fabio Bonavita
Le Trastevere offre une large palette d’hébergements pour tous les budgets. Des chambres cosy dans des bâtiments historiques aux appartements modernes, tout est à distance de marche des ruelles animées, des places pittoresques et des restaurants. Séjourner ici, c’est vivre au cœur de la Rome authentique.
Au cœur du Trastevere, la villa Farnesina a été construite entre 1508 et 1511 par l’architecte Baldassarre Peruzzi. DR
La gastronomie dans ce qu’elle a de meilleur
Au Trastevere, on ne se contente pas de manger: on entre en communion avec Rome. Ici, les trattorias ne trichent pas et les classiques y sont rois. On succombe à une carbonara crémeuse (sans crème, per favore!) riche en guanciale croustillant, ou à un plat de cacio e pepe dont le poivre réveille les papilles. Pour sortir des sentiers battus, goûtez les trippa alla romana (tripes à la tomate et menthe) ou l’indétrônable saltimbocca, ce veau au jambon et à la sauge qui fond littéralement en bouche. L’après-midi appelle une pause sucrée. On flâne, une glace pistache-sel de mer de la Gelateria del Viale à la main, ou on s’éclipse dans une cour cachée pour un espresso serré, avalé au comptoir comme un vrai Romain. Quand le soleil décline, place au rituel sacré de l’aperitivo. Sur les terrasses de la Piazza Trilussa, le Spritz s’accompagne de planchettes généreuses: porchetta fondante, pecorino romain bien corsé et bruschettas frottées à l’ail. Au Trastevere, chaque bouchée est une véritable déclaration d’amour à la vie.
C’est à la nuit tombée que les ruelles dévoilent tous leurs charmes. DR
Les trippa alla romana, un met délicieux et roboratif. DR
Actualités et informations pratiques de la Commune
Fériés du mois de mai
Administration Les bureaux de l’Administration seront fermés le jeudi 14 et le vendredi 15 mai (Ascension) ainsi que le lundi 25 mai (Pentecôte). Les services qui délivrent des prestations techniques et d’urgence maintiendront des permanences.
Toutes les déchèteries fixes seront fermées le jeudi 14 et le lundi 25 mai. Le vendredi 15 mai, la déchèterie des entreprises à Malley sera fermée. Les autres déchèteries seront ouvertes.
La place des Pionnières, un bol d’air au centre-ville
Espaces publics – Au pied des arches du Grand-Pont, cette place a connu un changement spectaculaire en 2023. Saception de ce lieu, en ouvrant de nouvelles possibilités pour la vie au centre-ville. Dans cette page, nous revenons sur
Un nouveau nom
La place des Pionnières a été inaugurée le 1er octobre 2023. Elle portait avant le nom de place Centrale. La Ville a décidé de renommer ce lieu pour rendre hommage à mais aussi collectivement, ouvert la voie à d’autres dans des domaines où leur présence n’était pas souhaitée (université, arts, ce changement de nom a permis de résoudre la confusion en matière d’adressage entre la place Centrale et la rue Centrale. Renommer des lieux en l’honneur de
toire. Entre 2022 et 2026, la Ville s’est engagée à nommer ou renommer 30 lieux en hommage aux femmes. Grâce à l’engagement de la Ville, 25 lieux sont déjà (re)nommés et 8 lieux supplémentaires ont été choisis.
Cette place longtemps occupée par des voitures a changé de visage en 2023. L’ancienne place Centrale (photographiée ici le 25 novembre 2008) s’est transformée en une vaste zone piétonne, ouverte et vivante. Rebaptisée place des Pionnières, elle a trouvé une autre vocation essentielle après plus de 70 ans dédiés au stationnement: être un lieu de rencontre et de respiration. Aujourd’hui,
posé sur une réflexion globale autour des usages et de la flexibilité. L’objectif était d’en faire un espace capable d’évoluer selon les besoins de la ville et de ses de manifestations, aussi.
La place des Pionnières est un lieu
abrite, dans son sous-sol, une station d’échange de chaleur depuis 1994. Cette place se trouve à mi-chemin entre Pierre-de-Plan et le sud de la ville.
rence d’altitude entre le réseau primaire principal (fourni en cha-
380 mètres d’altitude. Dans une grande cave souterraine, on trouve donc 2 échangeurs de chaleur et 4 réservoirs de stockage d’eau. Ils permettent
cette station subit des renouvellements du matériel. Si de très grosses pièces doivent être changées, elles peuvent être acheminées via une grande trappe discrète intégrée dans le béton de la place.
cette place apporte à ce lieu hyper central. Page rédigée par F. Augsburger Huguenet, R. Gubler et D. Rodriguez
Le projet a été développé en collaboration avec un bureau d’architectes paysagistes, dans une attention particulière portée à l’inscription de la place dans son environnement. La géométrie du Grand-Pont et de la rue Centrale structurent l’espace. Le dégrappage du sol (retirer le goudron ou le béton) fait par exemple écho aux arches du pont.
Le retrait de la surface perméable à certains endroits le sol et de lutter contre les ilots de chaleur à la belle saison.
Le mobilier amovible en est un élément clé. Bancs, bacs végétalisés et installations légères
La disposition des éléments garantit des cheminements fluides et maintient l’accès aux com-
vité y est particulièrement soutenue durant la période estivale, avec plusieurs événements organisés sur plusieurs jours. Festivals, concerts, animations en plein air et rendez-vous musicaux y attirent un large public et participent à l’animation du centre-ville. En 2025, la place a accueilli 32 manifestations. Au total, cela représente environ 105 jours d’occupation, sur la base des demandes d’autorisation déposées à la Ville. Avec le réaménagement de la place de l’Europe, appelée à devenir le terminus du tramway, de nombreux événements y ont été déplacés. La place accueille également des événements associatifs, sportifs ou solidaires, comme des collectes de sang, illustrant la diversité de ses usages.
culturels, manifestations populaires et marchés, comme ici le marché aux plantons en 2025.
’o e ation demande une g ande concent ation
encont e an e i cine u i ue de au anne e ga de ain ei ent cha ue ou u a cu it de aigneu e et aigneu n m tie e igeant ui m e o e ation ecou i me ention et en du contact
e ongue ou n e
e com tence ui e t a ai ent tou e ou
Un café avec votre police
L’initiative «Un café avec votre police» proposée par la Police municipale de Lausanne est une action de proximité qui vise à favoriser le dialogue direct avec la population. Organisées régulièrement dans différents quartiers, ces rencontres invitent les habitantes et habitants à partager un café avec des policières et policiers, dans un cadre simple et convivial. Sans inscription et ouvertes à toutes et tous, c’est l’occasion de faire connaissance et d’échanger sur les thèmes qui vous tiennent à cœur et sur le travail de la police.
Quoi? Café-rencontre
Quand? Mercredi 20 mai, 13h-16h
Où? Plaines-du-Loup
Quand? Jeudi 4 juin, 9h-13h
Où? Bd de Grancy, dans le cadre du marché
Quand? Samedi 18 juillet, 16h-20h Où? Pl. du Port, derrière le château d’Ouchy
Quand? Samedi 22 août, 14h-18h
Où? Ch. de la Prairie, en haut de la Vallée de la Jeunesse
Quand? Samedi 5 septembre, 9h-13h Où? Pl. de la Riponne, dans le cadre du marché
Quand? Samedi 26 septembre, 10h-14h Où? Pl. de la Sallaz
Quand? Mercredi 10 octobre, 15h-18h Où? Rue Pré-du-Marché, zone piétonne Infos www.lausanne.ch/police
eni e accident
Laisse béton!
Longtemps dominées par le bitume, les cours d’école changent de visage. Reverdir ces espaces, c’est à la fois répondre aux défis climatiques, favoriser la biodiversité mais également construire un lieu plus vivant et plus inclusif. Durant cette rencontre, vous découvrirez le projet de réaménagement du préau du collège de Grand-Vennes.
Quoi? Rencontre
Quand? Mardi 19 mai, 18h
Où? Etablissement primaire et secondaire Isabelle-de-Montolieu, ch des Abeilles 11 Infos www.sauvageons-en-ville.ch
Fête de la nature en ville
Partez à la découverte de la biodiversité lausannoise au parc Louis-Bourget. Animations nature pour tous les âges l’après-midi, puis balade guidée au fil de l’étang du Bourget en soirée. Un programme riche en surprises.
Quoi? Fête
Quand? Mercredi 20 mai, 14h-20h
Où? Parc Louis Bourget, rte de Vidy 1 Infos www.lausanne.ch/fetedelanature
Cet agenda est publié sous réserve de modifications
D’autres événements sont à découvrir sur www.lausanne.ch/agenda
Les puces du CPO
Venez dénicher à petits prix livres, décorations, vaisselle, petit mobilier, ustensiles de cuisine, vêtements et accessoires pour adultes et enfants, jouets, etc.
Vous faites du tri chez vous? Apportez vos trésors (hors électroménager) en bon état pour leur offrir une seconde vie.
Quoi? Marché aux puces
Quand? Tous les jeudis (sauf fériés), 10h-18h Où? CPO, ch. du Beau-Rivage 2 Infos www.cpo-ouchy.ch/activites/les-puces-du-cpo
Bâtisseurs de cathédrale
Comment les bâtisseurs du Moyen-Age ont-ils réussi à élever des cathédrales plus près du ciel?
Au programme, découvertes des prouesses techniques de ces artisans d’exception et de l’histoire particulière de la cathédrale de Lausanne. A lieu par tous les temps.
Quoi? Promenade pour les seniors
Quand? Vendredi 22 mai, 14h-15h30
Où? Départ: 14h, pont Bessières (côté Retraites Populaires)
Arrivée: cathédrale de Lausanne
Infos www.lespromenadesdefloriane.ch
A ne pas rater
Carnaval de Lausanne
Le Carnaval de Lausanne promet une ambiance festive et colorée pour toutes les générations. Au programme: animations familiales, démonstrations de danse, musique, et, le dimanche dès 14h, le grand cortège qui traversera la ville et fera vibrer les rues lausannoises. Quand? Du jeudi 14 au dimanche 17 mai Où? Esplanade de Montbenon Infos www.instagram.com/lausannecarnavaloficial