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RALH n°324

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Devinez qui est Devinez encore le qui est moins cher ? Devinez encore le qui est encoremoins le cher ?

E.Leclerc est encore le moins cher à Saint-Martin

moins cher ?

L E J O U R N A L D ’ I N F O R M A T I O N G R A T U I T D E L’ Î L E D E R 5,8 É%

Devinez Devinez Devinez L’été continue... qui est est qui est encore le encoreAle encore le ? moins cher moins cher moins cher? ?

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lors que nombre E.Leclerc de vacanciers ontencore déjà Si l’heure n’est pas encore au bilan de fin de est le moins cher à Saint-Martin-de-Ré.* 5,9 % sur une frémis le cap sur la rentrée, l’été est loin haute saison,5,8 tout% le monde s’accorde + CHER + CHER d’être fini sur l’île de Ré. quentation exceptionnelle cet été, avec toujours plus 3,5 % E.LECLERC EST 2,25,8 % % de touristes 5,9 % étrangers et probablement un double effet Un nombre impressionnant d’évènements y est + CHER LE MOINS CHER 1,2 % + CHER + CHER d’attractivité pour notre île : feux de Gironde et des + CHER programmé en cette fin août et tout le mois de 3,5 % 2,2 % + CHER + CHER Landes et contexte géopolitique mondial n’incitant septembre : Jazz en Ré (voir notre précédente 1,2 % pas à s’exiler sous d’autres cieux. Forte fréquentation édition), Festibal, Festival Queer codes +àCHER La Java des+ CHER du n’est pas forcément Puilboreau synonyme de forte consomma/ Saint-Martin-deBaleines, Salon l’île aux Livres, Fête des Associations, Lidl ** Angoulins / 9000m² 10118m² Ré / 2748m² E.LECLERC EST tion. Comme d’habitude, certains secteurs tireront Festival Fleur de sel, Festival Boire la tasse,LEJournées MOINS CHER E.LECLERC EST comparés Prix comparés Prix comparés Prix comparés mieux leur épinglesurPrixdu jeu que d’autre. du patrimoine, Fête du Coquillage... sans oublier moult 235 produits sur 5912 produits sur 5509 produits sur 5194 produits LE MOINS CHER du 16/05/2026 du 22/05/2026 du 22/05/2026 du 22/05/2026 animations dans les villages. Nathalie Vauchez au 23/05/2026 au 26/05/2026 au 26/05/2026 au 26/05/2026 E.Leclerc E.Leclerc est est est encore encore le le le moins moins cher cher cher àà Saint-Martin-de-Ré.* Saint-Martin-de-Ré.* E.Leclerc E.Leclerc estencore encore le moins moins cher àà Saint-Martin-de-Ré.* Saint-Martin-de-Ré. Puilboreau / Saint-Martin-deEt vous profitez des mêmes prixcher bas dans notre Drive.* Lidl ** E.Leclerc est encore le moins à Saint-Martin-de-Ré. Angoulins / 9000m² La Flotte / 2521m²

20 AOÛT 2026

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SUR TOUTES LES SOLAIRES


ACTUALITÉ ENTRAIDE ET DÉFI SPORTIF

Treize Moms et leurs soutiens marchent autour de l’île © Julie Pertriaux

Les membres de Moms trek ont fait le tour de l’île de vendredi 1 4 à dimanche 16 août. Pendant 90 km, ces femmes, mamans solos s’accordent une parenthèse amicale et sportive.

E

Les Moms et trois mamans solos, âgées de 30 à 55 ans, vendredi midi à Saint-Martin-de-Ré, lors de leur première journée autour de l’île de Ré.

n les voyant passer, ce vendredi 14 août, on pourrait penser à un groupe de copines qui marchent ensemble. Presque. Elles sont en réalité treize mamans solos, membres de l’association niortaise Moms trek, parties pour faire le tour de l’île de Ré. Pour la première journée, deux Rochelaises et une Rétaise les ont rejointes. Le deuxième jour, trois membres de l’association ont fait l’aller-retour de Niort. Et dimanche, deux touristes et une Moms se sont rajoutées au groupe. « Nous avons du soutien tous les jours, c’est super », s’enthousiasme Pauline Verrier, présidente

de l’association. Côté organisation, les Moms dorment les deux soirs dans le même camping, à La Couarde. « Comme ça, nous n’avons pas besoin de déplacer nos tentes. Et, si certaines ne veulent pas faire le deuxième jour, ça ne pose pas de souci. Et pareil pour le tour de Loix. » Sortir de l’isolement Toutes les membres de Moms trek sont donc des mamans solos. « Nous partageons le même vécu, les mêmes problématiques. La séparation, le fait d’élever seule ses enfants, de moins souvent

pouvoir aller aux repas avec les amis ou d’aller boire une bière avec les collègues après le travail. On porte seule la charge mentale, la maison, l’éducation, etc. », liste, de manière non exhaustive, Pauline. Alors, Moms trek a un objectif : sortir de l’isolement. « On prévoit un défi par mois, une rando un week-end sur deux et des sorties festives. L’idée, c’est qu’il y ait quelque chose d’organisé tous les week-ends pour que chacune y trouve son compte. On voit du monde mais on sort aussi de notre zone de confort ». Les derniers gros défis en date : les 100 kilomètres du Loiret en mars ou le tour de l’île d’Oléron en mai. En septembre, elles prévoient les 24 heures de Montroy. « On communique sur WhatsApp, chacune peut proposer des idées de sortie et vient qui peut », complètent les deux Aurélie, co-fondatrices de l’association.

« Mieux qu’un psy » Si les Moms n’en sont pas toutes au même stade de leur séparation, qu’importe, elles partagent leur expérience. « On parle quand on marche, quand on boit un verre. C’est mieux qu’une séance de psy », plaisante Aurélie. « Certaines Moms vont se lâcher au bout de trois ou quatre rencontres, d’autres vont tout déballer dès le premier jour. Mais on se soutient, surtout quand on a envie de tout envoyer valdinguer. » Les Moms, c’est aussi un solide réseau d’entraide pour des gardes d’enfants ou encore pour les déménagements. « On fait aussi des sorties avec les enfants », ajoute Pauline. Ainsi, « la fille d’Aurélie est devenue ma baby-sitter officielle », glisse-t-elle. « C’est une histoire formidable. »

Une association pour chercher des sponsors L’association est née en janvier 2026. Au départ, au printemps 2025, « nous étions trois inconnues, rencontrées sur une page Facebook pour aller faire un trek dans les Pyrénées. Puis, nous sommes venues à six faire le tour de l’île de Ré l’année dernière. » Le courant passe, le petit groupe prend de l’ampleur. Alors, elles décident de créer l’association. « Le fait d’être structurées en association nous permet d’avoir des sponsors pour couvrir les inscriptions aux treks ou encore de payer des hébergements », plaide Pauline. Pour l’île de Ré, elle annonce un budget de « 32 € par Moms, pour les deux nuits de camping et le transport depuis Niort ». Aujourd’hui, Moms trek compte quarante-six adhérentes.

« Ça regonfle à bloc » Au-delà des marches, les Moms apprécient les rencontres humaines qui jalonnent leurs parcours. « A Oléron, nous avons rencontré des gens géniaux », rapportent Pauline et les deux Aurélie. Et de se rappeler de « ce monsieur qui nous attendait avec une cagette de fraises et de l’eau fraîche », ou encore « cette personne qui nous a accueillies toutes les sept chez elle pour la nuit ». Finalement, le plus dur dans tout ça, « c’est le blues du dimanche soir, quand il faut rentrer chez soi après des weekends géniaux ». Mais toutes le disent : « les Moms, ça regonfle à bloc ». Et ces trois jours rétais n’échappent pas à la règle. « Notre week-end était super, il y a des chances pour que nous revenions le 15 août 2027. » Julie Pertriaux

ANNIVERSAIRE - LA COUARDE-SUR-MER

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Une soirée pour fêter les 90 ans de la Pergola

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eudi 27 août, La Pergola organise une soirée pour fêter ses 90 ans. Née en 1936, « la plus vieille boîte de l’île de Ré » prévoit « des foodtrucks, une scène avec des artistes et un DJ pour clôturer la soirée à 2h », annonce Denis Chatin, président du bar restaurant et boite de nuit. « Nous avons l’autorisation de la mairie pour utiliser le parking », poursuit-il. Les Rétais et les vacanciers sont attendus à partir de 17h, sur le dress code : des années 1950 à nos jours. « Nous serons dans une ambiance simple et bon enfant », invite Denis Chatin. J.P.

Lire notre article paru début juin 2026 : w w w. r e a l a h u n e . f r / l a - p e r g o l a - 9 0 - a n s - d e - d a n s e - p o u r- t o u s /

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RÉ À LA HUNE | ÉDITION DU 20 AOÛT 2026 | N° 324

Suivez l’actualité de l’île de Ré sur realahune.fr


ACTUALITÉ LIGNE DE BUS 150

Les arrêts place de Verdun maintenus en 2026/2027 © Hélène Dumenguet

départ. A la rentrée 2025/2026, cette décision a été maintenue. Ces arrêts sont indispensables aux Rétais : collégiens et lycéens très nombreux à faire le trajet depuis l’île de Ré vers les établissements de centre-ville, mais aussi adultes rétais, venant à La Rochelle. Ils avaient été extrêmement nombreux à réagir à la suite de notre communication sur cette suppression prévue... et découverte par nous, sans qu’aucune information préalable n’ait alors été faite. Pour cette année 2026/2027 ces quatre créneaux arrivée/quatre créneaux départ sur l’Arrêt place de Verdun de la ligne 150 sont-ils maintenus ?

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Les arrêts de la ligne 150 place de Verdun sont maintenus pour l’année 2026/2027 et au-delà.

l y a deux ans, alertés par Ré à la Hune de la suppression des arrêts place de Verdun de la ligne de transport Gare de La Rochelle-île de Ré (ligne 3 devenue ligne 150), les élus rétais, soutenus

par le député Olivier Falorni et la Région, avaient obtenu du maire/président d’Agglomération Jean-François Fountaine qu’il accepte le maintien de cet arrêt sur quatre créneaux d’arrivée et quatre créneaux de

Dans la mesure où il soutenait cette demande en tant que député, il paraît naturel qu’en tant que président de la Communauté d’Agglomération de La Rochelle, Olivier Falorni souhaite que la desserte de cette ligne soit maintenue et qu’il n’y ait aucun changement

pour l’année 2026-2027. Bertrand Ayral, vice-président de l’Agglomération en charge des Mobilités nous confirme partager cette position. Les quatre arrêts arrivée et les quatre arrêts départ de la place de Verdun sont ainsi maintenus pour cette année 2026/2027. Par ailleurs, qu’en est-il du projet évoqué sous l’ancien mandat, consistant à ce que, à terme, plus aucun bus interurbain n’entre en centre-ville de La Rochelle ? Qu’en sera-t-il à la fin des travaux de l’entrée Nord de La Rochelle (rond-point de Lagord-La Rochelle) ? Là aussi Bertrand Ayral répond sans ambiguïté : ce n’est pas du tout à l’ordre du jour, ni un souhait partagé par la nouvelle mandature, en tout cas dans le cadre de l’actuelle configuration de la place de Verdun. D’ailleurs, aucun projet n’a été préparé dans ce sens par l’ancienne mandature. Voilà de quoi rassurer les Rétais. Nathalie Vauchez

PRODUIT DU TERROIR

Arthur Da Costa Adao, parrain du Festival Fleur de Sel

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e Festival Fleur de Sel revient aux Portes-en-Ré pour une 4e édition cristalline et gourmande avec le jeune chef-cuisinier rétais Arthur Da Costa Adao, du restaurant l’Écailler à La Flotte, distingué par une étoile au Guide Michelin. Un événement à déguster en famille, dimanche 6 septembre, de 10h à 19h, aux Portes-en-Ré (Pointe à Chabot), dans une ambiance festive avec les sauniers. Organisé par le Département de la Charente-Maritime, en partenariat avec la commune des Portes-en-Ré, l’Association des Producteurs de sel de l’Ile de Ré (APSIR), l’Écomusée du marais salant et la Communauté de Communes de l’Ile de Ré, l’édition 2026 célèbre le cristal de sel dans sa dimension sensorielle et gastronomique, fruit d’une alchimie symbiotique entre la mer, la terre et le ciel.

guidées et conférences, s’ajoutera un atelier organoleptique animé en duo par l’agronome Morgane Daeschner et le saunier Louis Merlin, pour apprendre à mettre des mots sur le sel. De nombreuses animations attendent petits et grands : mur d’escalade, trampoline, maquillage, manège, visites commentées des marais salants, marché de producteurs, food truck, dégustations gastronomiques. Ré à la Hune vous présentera plus en détail le programme sur ses supports numériques et dans son édition N° 325 du 4 septembre. Communiqué du Département 17 et NV

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Le Festival revient pour une 4e édition le dimanche 6 septembre de 10h à 1 9h aux Portes-en-Ré.

L’écomusée du marais salant organise un raid multisport le selhatlon qui se déroulera lors du festival fleur de sel le 6 septembre. Il s’agit d’une course non chronométrée à pied et en canoë en transportant 2 kg de sel par participant. Renseignements et réservation : 05 46 29 06 77 ou ecomusee@marais-salant.com

Aux séquences gastronomiques, visites

MUSIQUE ET SPECTACLE VIVANT - ARS-EN-RÉ

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réparez-vous à deux jours de pure convivialité, de rires et de bonnes ondes ! L’association Réjouir vous donne rendez-vous les 21 et 22 août, à la capitainerie d’Ars-en-Ré pour la 11e édition du Festibal, un événement où la musique et le spectacle vivant se rencontrent pour faire vibrer petits et grands. Côté musique Une programmation détonante emmenée par un grand nom de l’humour et de la chanson cash : Didier Super ! À ses côtés, une affiche vitaminée qui va vous faire bouger : Bloody Claps, Ema Yazurlo, Tha Dunciz, Funky Breaks, Les Tontons, 4 Adults Only et Atmos. Côté spectacles vivants Parce que le Festibal, c’est aussi de

l’émerveillement pour toute la famille : Vendredi 21 août, place à l’énergie de Donin suivie samedi 22 août de la Compagnie Philousouphique qui propose un spectacle de cirque ; Une buvette et une restauration permettront

Programmation Vendredi 21 août 18h30 Donin 20h Les Tontons (chanson française) 21h30 Didier Super (rock) 23h Tha Dunciz (punk) 00h30 4 Adults Only (dj)

de se désaltérer et se substanter. Venez profiter de cette fin d’été dans le nord de l’île, festoyer, chanter et vous réjouir avec le Festibal. Informations recueillies par Nathalie Vauchez

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Festibal : le rendez-vous festif de la fin de l’été

Samedi 22 août 18h30 Compagnie Philousouphique 20h Bloody Claps (rock) 21h30 Funky Breaks 23h Ema Yazurlo (latin cumbia fusion) 0h30 Atmos (dj)

Ré Jouir Le Festibal Adhésion/crowdfouding : https://www.helloasso.com/associations/rejouir/adhesions/soutenez-rejouir-pour-le-partage-et-la-culture

RÉ À LA HUNE | ÉDITION DU 20 AOÛT 2026 | N° 324

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ACTUALITÉ D É B U T D E S V E N D A N G E S - V I G N E R O N S D E L’ Î L E D E R É

« Ce qu’on a commencé à vendanger est joli » Les viticulteurs ont commencé à livrer les premières bennes de raisin mardi 11 août. Les rendements ne seront peut-être pas au rendez-vous, toutefois les producteurs saluent un état sanitaire correct des vignes.

Dans les vignes, la machine récolte un rang sur deux : d’abord pour lui éviter une manœuvre mais aussi car, en cas de panne, elle ne peut pas reculer et empêcherait alors une deuxième machine de passer.

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du soleil. « Hier, nous avons livré du raisin à presque 30 degrés. Normalement, il ne faut pas dépasser les 25. » Associer les parcelles et les cuvées Cette année, les vendanges relèvent d’un caractère « vraiment exceptionnel », avance Anthony Cordon, viticulteur, président de la coopérative Uniré (480 ha, 50 adhérents) et membre de la Cuma de Sainte-Marie. Et pour cause, elles commencent avec presque un mois

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ercredi 12 août, deuxième jour de vendanges sur l’île de Ré. Les adhérents de la Cuma* de Sainte-Marie-de-Ré récoltent, ce matin-là, du Chardonnay. « Nous avons démarré à 4h30, car le but est de ramener du raisin frais à la coopérative. On livrera notre dernière benne vers 10h3011h », cadre Éric Mounier, viticulteur adhérent de la Cuma de Sainte-Mariede-Ré et aujourd’hui chauffeur de tracteur. La cinquième canicule est là, et les grappes de raisin chauffent dès le lever

Les chantiers de récolte sont organisés par machine à vendanger. La Cuma de Sainte-Marie en compte deux, ainsi que quatre tracteurs, pour dix adhérents qui se relaient au volant des matériels.

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RÉ À LA HUNE | ÉDITION DU 20 AOÛT 2026 | N° 324

nous sommes vigilants », apprécie Éric Mounier, au volant du tracteur qui livre les bennes à la coopérative. 40 hL/ha en chardonnay Les premières bennes arrivent à partir de 6h du matin à la coopérative. « Le raisin ne doit pas passer plus de deux heures dans la benne, entre le moment où il est récolté et son arrivée à la coop pour éviter qu’il ne chauffe ou qu’il ne produise du jus, ce qui pourrait favoriser l’oxydation », campe Jérôme Poulard. A leur arrivée, les bennes sont échantillonnées pour déterminer la qualité et in fine le prix auquel sera payé le raisin. Et, malgré la précocité de la récolte, les premiers résultats ne semblent pas si mauvais. « Aujourd’hui, le Chardonnay est à 13 degrés de sucre », note Anthony Cordon. « Normalement, il doit être entre 12,5 et

Concrètement, il s’agit de coordonner les équipes de terrain et celles de la cave. « C’est un jeu de logistique selon les cuvées que l’on veut faire, sachant que nous avons une vingtaine de bouteilles différentes à la coopérative », relate Jérôme Poulard. Etienne Blanchon et Benoît Penanhoat, les œnologues, et Jérôme Poulard anticipent ainsi la disponibilité des cuves, du pressoir ou encore le temps de maturation, qu’ils croisent avec Le soleil peut, sur les rangs exposés, griller les feuilles la maturité de la de vigne qui ne protègent alors plus les raisins. parcelle et le temps d’avancement des huit machines que 13,5. » Dans les clous, donc. D’un point compte la coop en Cuma ou en propre. de vue sanitaire, techniciens et viticul« On reçoit minimum deux bennes par teurs sont optimistes. « Nous n’avons machine et par jour », établit Jérôme pas eu de pluie, donc peu de pression Poulard. maladie », poursuit Anthony Cordon. « La vigne est saine. » « Ce qu’on a comS’organiser mencé à vendanger est joli », abonde en pleine saison touristique Frédéric Johan, chef de culture, au volant d’une machine. En revanche, Les viticulteurs reçoivent donc, la veille les volumes, eux, semblent à la au soir, leur planning du lendemain avec baisse. « Le stress hydrique bloque la la liste des parcelles à vendanger. Pour Sainte-Marie, par exemple, la Cuma maturité. La vigne puise alors de l’eau compte deux machines et quatre bennes. dans le raisin, ce qui fait baisser le renLes producteurs adhérents se répardement », explique Anthony Cordon. tissent les matériels. Sur la machine, En Chardonnay, le rendement tourne les chauffeurs se relaient toutes les autour de 40 hL/ha, contre près de 60 deux heures. L’organisation millimétrée hL/ha normalement. doit cette année composer avec le Jeudi 13 août, au troisième jour de pic de fréquentation touristique que récolte, les 20 ha de Sauvignon blanc connaît le territoire autour du 15 août. et les 30 ha de Chardonnay étaient « La taille des parcelles va de 15 ares à finis de vendanger. Doivent suivre, le 1,5 hectare. Nous commençons par celles Négrette, le Merlot, le Cabernet franc, éloignées des villages ou des campings, le Colombard, le Cabernet sauvignon et pour ne pas réveiller les gens qui sont là l’Ugni blanc. « Tout est mûr en même pour profiter de leurs vacances », s’actemps. Alors nous faisons au mieux et cordent Anthony Cordon et Éric Mounier. les viticulteurs s’entraident entre eux », Ensuite, ils déterminent une boucle pour glisse Jérôme Poulard. Car, potentieloptimiser le temps de déplacement. lement, la vigne peut gagner « 0,2 à « Nous avons prévenu la Communauté 0,3 degré d’alcool par jour. Soit + 2,1 de Communes, qui a prévenu les maidegrés en une semaine ». En clair, il ne ries, la police et la gendarmerie », rapfaut pas traîner. porte le président d’Uniré. Sur la route, Julie Pertriaux malgré des ralentissements, « ça se *Cuma : Coopérative d’utilisation de matériel agricole. passe bien, les gens font attention et

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© Julie Pertriaux

d’avance, la chaleur et l’absence de pluie ayant poussé le raisin à maturité précoce. Pour donner le top départ de la récolte, Jérôme Poulard, responsable technique des cultures à la coopérative, s’appuie sur plusieurs contrôles de maturité. D’abord ceux effectués tous les lundis depuis quatre semaines, dans une vingtaine de parcelles historiques. Il regarde, pour chaque cépage, notamment le taux de sucre, l’acidité et le pH ou encore le poids de vingt grappes afin d’avoir une estimation du rendement. Enfin, s’il estime qu’un cépage est prêt, il lance un échantillonnage de chaque parcelle chez tous les adhérents pour valider la maturité. Puis il organise le chantier de récolte.

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ACTUALITÉ SAINT-CLÉMENT-DES-BALEINES - ASTRONOMIE

Éclipse solaire : un événement fédérateur © Xavier Plouchart

© Xavier Plouchart

À Saint-Clément-des-Baleines, plusieurs centaines de personnes se sont retrouvées sur la digue pour assister, ensemble, à l’éclipse solaire du 12 août.

« On était déjà ensemble pour celle de 1999 », expliquait Jean, un résident secondaire. « Alors c’était symbolique de revivre celle-ci ensemble, surtout que la prochaine d’une telle ampleur sera en 2081 ! En plus cette fois on a les petits-enfants avec nous. C’est assez merveilleux comme phénomène, on est heureux de vivre ça avec eux, et de voir aussi toute cette joie populaire. »

A quelques mètres de là, un autre télescope, beaucoup plus imposant, celui de Ré Astronomie, que Théo Boukouda, le junior de l’association, a installé. « Tous mes autres collègues sont partis observer l’éclipse en Espagne », disait-il. « Là-bas, elle sera totale, alors ils n’auraient manqué ça pour rien au monde. Moi je travaille, je n’ai pas pu y aller, mais je suis heureux de pouvoir animer cette observation et de pouvoir partager ce phénomène avec les gens. C’est aussi l’occasion de faire un peu de prévention, afin que les gens ne s’abîment pas les yeux. » Ré Astronomie avait donné rendez-vous au public ici pour lui permettre d’observer l’éclipse avec du matériel professionnel. « C’est un des meilleurs endroits pour observer le soleil », expliquait Théo. « On a un horizon dégagé

Les chanceux qui avaient réussi à se procurer des lunettes ont pu observer l’éclipse en continu. La foule s’est étalée tout au long de la digue de Saint-Clément.

et en plus on va avoir un superbe coucher de soleil, enfin « une éclipse coucher de soleil », sur la mer. Je m’attendais à ce qu’il y ait du monde, mais peut-être pas autant ! » Certains pensaient d’ailleurs pouvoir acheter des lunettes, en pénurie sur l’île depuis plusieurs jours. Mais le club, lui aussi, avait déjà été dévalisé, alors la file d’attente devant le télescope n’a jamais diminué le temps de l’éclipse. Aurélie Bérard

© Aurélie Bérard

Certains sont même venus équipés d’instruments professionnels, comme cette petite famille vivant dans le bourg de Saint-Clément. « Je suis un amateur complet », estime le papa, Benoît. « Mais j’aime bien observer les astres et pour l’occasion je me suis équipé d’un filtre pour voir l’éclipse et prendre des belles photos sur mon téléphone, ce sera un beau souvenir. »

© Aurélie Bérard

nnoncée comme un événement exceptionnel par les astronomes, l’éclipse du 12 août s’est transformée en véritable phénomène populaire à Saint-Clément. Un évènement que les gens venaient vivre en famille ou entre amis, dans une ambiance ressemblant à celle du Tour de France. Car dès 19h, des petits groupes étaient déjà installés sur les bancs publics ou sur des chaises pliantes orientées face au soleil. Beaucoup avaient prévu « l’apéro », ouvrant des bouteilles de champagne, voire des huîtres.

L’éclipse photographiée par le président de Ré Astronomie dans le Nord de l’Espagne.

© Aurélie Bérard

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Au plus fort de l’éclipse à Saint-Clément, seul un faible croissant de soleil restait visible.

Au plus fort de l’éclipse, une lumière orangée a plongé le public dans une atmosphère à part.

G E S T I O N LO C AT I V E S U R M E S U R E • C O N CI E R G E R I E H ÔT E L I È R E

Ré Astronomie avait donné rendez-vous à Saint-Clément pour observer le soleil dans l’un de ses télescopes.

RÉ À LA HUNE | ÉDITION DU 20 AOÛT 2026 | N° 324

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ACTUALITÉ C A M P I N G

S U R

P A R C E L L E

P R I V É E

Une requête en référé d’urgence rejetée La requête en référé d’urgence de Mme et M. Geffré demandant la suspension de l’arrêté du maire de La Flotte a été rejetée par le Tribunal administratif de Poitiers le 5 août dernier. © Nathalie Vauchez

Quid du camping sur parcelle privée ? Le sujet du camping sur parcelles privées remis sur la sellette avec cet arrêté est un sujet particulièrement sensible et clivant. Les réactions ont été extrêmement nombreuses sur nos pages Facebook et Instagram Ré à la Hune. Les soutiens du camping sur parcelle privée arguent notamment que les propriétaires de ces parcelles, très fortement attachés à leur « coin de paradis » souvent détenu depuis plusieurs générations, l’entretiennent et le débroussaillent régulièrement. La défense d’un tourisme de petits propriétaires, qui en outre contribuent à la vie économique locale est souvent avancée. Pour beaucoup, le combat mené sur l’île de Ré contre les campeurs

élevé d’incendie il est normal que les maires réagissent. Ils mettent en avant que si une petite partie des propriétaires entretiennent leurs parcelles, beaucoup d’autres les laissent en friches. Et estiment que la loi doit être appliquée. Sylvie Geffré de son côté rappelait dans notre interview d’août 2023* que là ou un dialogue est possible avec les élus, une solution peut être trouvée, qui convienne aux deux parties. La conclusion de notre article de 2023 reste strictement la même, bien qu’il y ait eu un renouvellement des élus depuis : « Les maires en place estiment que le dialogue est devenu impossible, certes au regard de la fermeté de l’APIR mais aussi de l’impasse de la situation, aucune dérogation n’étant possible selon eux sur l’île

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e 13 juillet, devant le risque incendie élevé, le maire de La Flotte, Jean Paul Héraudeau, prenait un arrêté interdisant du 14 juillet au 30 septembre 2026 le stationnement et l’installation permettant le séjour, le couchage ou l’habitation sur l’ensemble des parcelles privées de la commune classées en zone naturelle et en zone agricole remarquable du Plan local d’urbanisme intercommunal de l’île de Ré, ainsi que dans les espaces boisés classés. Bien que le camping sur parcelle privé soit déjà interdit sur l’île de Ré, le maire expliquait alors à Ré à la Hune vouloir rappeler cette interdiction, mettre le préfet et le Procureur de la République devant leurs responsabilités et se couvrir en cas d’incendie. Par une requête datée du 21 juillet 2026, Sylvie et Christophe Geffré demandaient au Tribunal administratif d’ordonner la suspension de l’exécution de cet arrêté, jusqu’à ce qu’il soit statué au fond sur sa légalité. Concernant l’urgence, Ils arguaient qu’il porte une atteinte grave et immédiate à leur situation, puisqu’il leur interdit de séjourner sur les parcelles dont ils sont propriétaires et qu’ils occupent en été. En outre, selon eux, l’urgence était caractérisée par le fait que sans l’intervention du juge des référés, l’arrêté aura produit l’intégralité de ses effets sans qu’aucun contrôle juridictionnel n’ait pu s’exercer. Concernant le doute sérieux quant à la légalité de la décision, les requérants estiment que la décision entre en contradiction avec l’article R. 11-32 du code

de l’urbanisme, car il interdit l’accès aux parcelles indépendamment de la volonté des propriétaires. Ils estiment aussi qu’en interdisant le stationnement et l’installation sur ces parcelles, le maire s’autorise, au titre de ses pouvoirs de police, ce que le code forestier refuse au préfet en cas de risque exceptionnel. Enfin, ils affirment que cette décision est illégale car elle pose une interdiction générale et absolue, qui n’est de surcroît pas proportionnelle à la réalité du risque incendie dans ces zones. L’avocat de la commune soutenait notamment que cette requête était irrecevable, l’arrêté n’apportant aucune restriction supplémentaire par rapport à la législation nationale et la réglementation locale, que les requérants n’ont pas le droit de séjourner sur leur parcelle et que l’arrêté a été pris pour des motifs de sécurité publique face aux risques élevés d’incendies. Il rappelle aussi que l’interdiction portée par cet arrêté est limitée dans le temps et dans l’espace et ne revêt pas un caractère général et absolu. Après l’audience publique du 4 août, par une ordonnance datée du 5 août 2026, le juge des référés du Tribunal administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme et Mr Geffré, condamnés à verser 800 € à la commune de La Flotte. Il a estimé qu’ « en l’état actuel de l’instruction aucun des moyens invoqués par Mme et Mr Geffré n’est de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de l’arrêté attaqué ».

Jean Paul Héraudeau cet été 2026 dans le jardin de la mairie de La Flotte.

sur parcelles privées est d’une injustice sans nom, spoliant le droit de propriété. Un argument revient souvent, ayant trait au manque d’entretien des forêts par les différentes collectivités et institutions, alors que les campeurs sur parcelles privées - ceux qui y sont encore présents entretiennent et sont des sentinelles, alertant sur les départs de feux. Certains s’étonnent aussi que les campings publics ne soient pas, dans ce cas, aussi fermés. D’autres, nettement moins nombreux, arguent au contraire que devant le risque

de Ré, au regard de la sécurité et des positions de l’Etat. Aujourd’hui, chacun campe... sur ses positions ». Et un arrêté visant à faire face aux risques élevés d’incendies a juste un peu plus remis ... le feu aux poudres. Informations recueillies par Nathalie Vauchez

*Lire notre sujet très complet : www.realahune.fr/camping-surparcelles-priveeslimpossible-dialogue/

Droit du camping-caravaning sur parcelles privées S’il était autorisé et s’est développé dans les années 1960, le camping-caravaning sur parcelles privées fut interdit à compter du 20 octobre 1979, date d’inscription de l’île de Ré à l’inventaire des sites pittoresques. Interdiction renforcée par les classements successifs de l’île en 1988, 1990 et 2000, concomitants à l’ouverture du Pont de l’île (1988) afin de la protéger au plan environnemental.

© Eric Le Gars

ANIMATIONS

Des OFNIS animés à Ars-en-Ré

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e challenge des OFNI s’est déroulé le dimanche 2 août sur le bassin des Optimist d’Ars-en-Ré.

Le challenge des OFNI, une tradition très ancrée à Ars-en-Ré.

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© Nathalie Vauchez

Sylvie Geffré en 2023 sur le terrain familial de La Flotte, lors d’une interview Ré à la Hune, en tant que présidente de l’APIR (Association des propriétaires de l’île de Ré).

Treize embarcations se sont élancées cette année au départ de

RÉ À LA HUNE | ÉDITION DU 20 AOÛT 2026 | N° 324

cette course mythique d’Ars-en-Ré. Des équipages tous aussi farfelus les uns que les autres et qui ont respecté scrupuleusement le thème imposé de cette édition 2026 : les dessins animés. Des Blanche Neige, Schtroumpfs, Totoro, Belle au bois dormant et autres Chapi Chapo ont fait le show devant un public ravi et nombreux,

environ cinq-cents personne selon Betrand Dupic de l’AIA, association organisatrice de l’évènement avec le soutien du CNAR, de l’AUPAR et de la Commune d’Ars. La course a été précédée de joutes de paddles et d’une démonstration de sauvetage en mer par la SNSM. AB

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ACTUALITÉ FÊTE DES ASSOCIATIONS - ÎLE DE RÉ

Les associations font leur rentrée ! © Nathalie Vauchez

Moment emblématique du retour à la « vie permanente », la fête des associations de l’île de Ré se déroulera comme d’habitude le premier dimanche de septembre.

Les Rétais se pressent nombreux chaque 1er dimanche de septembre, pour rencontrer les associations et participer à ce moment clé de retour à la vie permanente.

Un peu d’histoire A l’origine organisée par la commune de Saint-Martin, la fête des associations sera prise en charge pendant plusieurs années par Rhéa Marketing, afin de la faire perdurer, avant que la Communauté de Communes ne reprenne le flambeau au début des années 2010. Si elle était initialement localisée à SaintMartin, l’entreprise éditrice de Ré à la Hune prendra le parti de faire tourner la fête alternativement dans une commune du sud et du nord de l’île : SaintMartin, Les Portes-en-Ré, Sainte-Marie de Ré... La CdC reprendra cette idée, avant de décider il y a quelques années de la fixer à Saint-Martin de Ré, au parc de La Barbette. Cadre de verdure idéal, avec de grands parkings à proximité, la capitale recevra plusieurs années de suite la fête. En 2024, devant une météo incertaine, la CdC est contrainte, en dernière minute, de se replier sur la salle polyvalente du Bois-Plage. Au-delà du fait que le la fête est plus facile à organiser pour la CdC au BoisPlage, les associations interrogées plébiscitent de façon inattendue cet espace fermé et plus contraint, qui se prêterait mieux, selon la majorité d’entre elles aux échanges avec les Rétais et entre associations. Autre avantage, plus besoin de se préoccuper des prévisions météo. Une centaine d’associations, dont cinq nouvelles Ainsi, c’est à la salle polyvalente du Bois-Plage et sur le parking jouxtant le

cimetière que se déploieront à nouveau dimanche 6 septembre une centaine d’associations sociales, sportives et de loisirs, environnementales, culturelles, patrimoniales, etc. Si la grande majorité d’entre elles sont présentes chaque année, cinq associations y participeront pour la première fois. Trois d’entre elles ont été créées en 2026. Les Trémières Île de Ré a pour mission de prévenir et accompagner le grand âge, ainsi que de briser l’isolement des seniors et des proches aidant ; Comme à la maison est engagée sur la promotion des arts, notamment le théâtre, la danse et le chant, ainsi que sur l’organisation d’ateliers créatifs intergénérationnels ; Murmures de plantes œuvre, pour sa part, à la découverte, la transmission et la valorisation des plantes médicinales aromatiques et sauvages. Déjà existantes, deux autres associations participent aussi pour la première fois : Le masque et la brette, auquel Ré à la Hune a consacré en juin dernier un grand article et L’Orange bleue, proposant notamment des activités de danse orientale. Ces associations vous seront

présentées dans notre prochaine édition de Ré à la Hune du 4 septembre, et en amont sur nos supports numériques. Animations, démonstrations et prestations Toute la journée, de 10h à 17h, les associations proposeront des animations et démonstrations sur leur stand, certaines se produiront sur la scène de la salle polyvalente, ainsi qu’à l’extérieur de la salle sur le parvis et le parking. Des prestations musicales seront assurées durant la pause déjeuner, entre 12h10 et 14h, par Les Gaillards des pertuis, le groupe Overland et l’Harmonie de La Flotte.

Plusieurs animations seront assurées toute la journée : percussions brésiliennes (Caixa-ça), percussions africaines (Ya Faye), parcours d’entraînement et mini jeux de rugby (Sporting club rétais), simulation de vol sur stand (Ré modélisme rivedousais), initiation à la boxe (Foyer du Bois), initiation au basket (Basket – Union sportive arsaise CTC île de Ré), jeux de société sur table (Les dés jantés), démonstration et initiation au billard (Ile de ré Billard) et démonstration de bridge (Club de bridge de l’île de Ré). Côté pratique Du fait de la très forte affluence attendue comme chaque année, il est conseillé d’emprunter les navettes gratuites, qui circuleront toutes les 15 mn entre le parking des Gollandières et la salle polyvalente. La balade à pied, le long de la plaine des Gollandières, est aussi très agréable. Une offre de restauration sera assurée par plusieurs associations présentes. Grillades, frites, saveurs du monde et glaces seront proposées dans une ambiance guinguette, familiale et conviviale. Nathalie Vauchez

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ACTUALITÉ C O N S E I L

M U N I C I PA L

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S A I N T- C L É M E N T- D E S - B A L E I N E S

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Deux salles, deux ambiances Le dernier Conseil villageois s’est déroulé en deux temps. Un premier, studieux et respectueux, face aux conseillers départementaux Patrice Raffarin et Véronique Richez-Lerouge. Puis un deuxième, consacré au Conseil municipal en lui-même, qui a failli tourner au pugilat.

Véronique Richez-Lerouge a égrené la liste des missions de la collectivité départementale. Action sociale, gestion des collèges, des routes départementales, des ports et du patrimoine fluvial, des espaces naturels sensibles… Chacune des compétences de la collectivité départementale a été évoquée par les deux conseillers, avec plus ou moins de détails selon que l’île de Ré est concernée ou non. Une multiplicité de compétences qui fait monter le budget de la collectivité à un milliard d’euros en 2026. « Une situation saine et maîtrisée, mais fragile » a tenu à préciser Véronique Richez-Lerouge qui a rappelé que certains Départements, comme la Gironde, se retrouvent quasiment sous tutelle. La Charente-Maritime « est bien gérée mais il faut être très vigilant », a-telle estimé, puisque comme les autres le Département se trouve pris en tenaille

mais à un moment il faut être réaliste et penser à la qualité de l’enseignement et de l’accueil des enfants. » Il a annoncé qu’une rencontre avec le DASEN était prévue au mois de septembre afin d’anticiper la chute du nombre des élèves sur l’île et « préparer l’avenir ». « Je regrette qu’on n’ait pas eu ce travail auparavant », a-t-il insisté.

© Aurélie Bérard

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’est à Saint-Clément-des-Baleines que Patrice Raffarin et Véronique Richez-Lerouge ont débuté leur tournée des conseils municipaux de l’île. Tournée dont l’objectif est de présenter aux nouveaux élus municipaux les actions du Département sur le territoire, et donc « de mieux travailler ensemble », a précisé le maire Christophe Penot. Cette présentation a duré une bonne heure devant un public venu nombreux, comme à son habitude à Saint-Clément.

Brouhaha et pugilat

Le bureau de tabac presse, point névralgique de la vie économique villageoise, va bientôt changer de propriétaire.

entre l’envolée de ses dépenses et la chute de ses recettes issues notamment des transactions immobilières. Plan Digue et routes Plus concrètement, les deux élus ont présenté certaines actions du Département sur la commune de Saint-Clément. À commencer par des travaux de réensablement sur le pas de Zanuck dans le cadre du plan Digue, qui pourraient se concrétiser assez rapidement. « Le comité de pilotage s’est réuni cette année et le projet sera connu début 2027 », a expliqué Patrice Raffarin. « On espère

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des travaux fin 2028, début 2029. 90.000 m3 de sable seront prélevés sur le banc du Bûcheron (…). L’objectif est de maintenir un cordon dunaire qui soit le plus conséquent possible, appuyé aussi par des ganivelles et de la revégétalisation pour un montant total de deux millions d’euros financés à 32% par la CdC, à 32% par le Département et le reste par l’Etat. » L’élue municipale Martine Dewavrin a questionné les deux conseillers sur une possible accélération de tous les travaux du plan Digue. « Nos partenaires sont les services de l’Etat », a expliqué Patrice Raffarin, « et il y a des études incompressibles et des délais de passage. On aimerait aller plus vite mais malheureusement on ne peut rien faire », a-t-il complété en citant l’exemple du giratoire de la Passe dont l’accord ministériel vient seulement de tomber alors que la commission des sites était passée au mois de novembre. « Nous sommes tributaires des administrations » a-t-il déploré. Les aides du Département aux communes ont également été détaillées. 12 332 subventions ont été votées cette année, pour 247 millions d’euros, sur des sujets aussi divers que des travaux dans les écoles, les équipements sportifs, la culture, le patrimoine ou encore le tourisme et les infrastructures routières. Ce dernier point représente « 55 millions d’euros financés pour moitié par le Département », a rappelé Patrice Raffarin en précisant que « sur Saint-Clément il y a au moins un projet en cours avec la rue du Centre ». L’école en question L’élue municipale d’opposition Lina Besnier a questionné Patrice Raffarin sur le sujet des écoles. « Il y a trois ans vous vous étiez prononcé sur un regroupement des écoles et vous étiez dubitatif sur le maintien des écoles à Saint-Clément et aux Portes » a-t-elle rappelé. « C’est ce que j’ai dit il y a trois ans, et je n’ai pas évolué », lui a répondu le conseiller départemental et maire de Rivedoux, « c’est qu’il faut se mettre autour d’une table et réfléchir sur comment on peut réorganiser la carte scolaire sur l’île de Ré. J’ai été enseignant pendant quarante-cinq ans. Je suis très attaché à l’école publique dans les villages,

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Une fois les deux conseillers départementaux sortis, le Conseil municipal en lui-même a pu débuter. Mais une bonne partie de celui-ci a largement été dominé par des échanges houleux entre l’élue d’opposition et maire sortante Lina Besnier, et une partie des autres élus. Daniel Tassigny a dénoncé des propos remettant en cause « la crédibilité et l’intégrité des élus et du maire » et a réclamé « un temps de parole régularisé et équitable pour tous les élus ». Françoise Laslier lui a reproché des actes ou des mots « inacceptables », notamment sur les réseaux sociaux et envers le maire, « qui a été élu à 66% par les Villageois » a-t-elle rappelé. Dominique Losfeld lui a demandé « de ne plus harceler, que ce soit directement ou par le biais de Mr Audebert, les membres du personnel qui ne (lui) plaisent pas. » « Vous avez tous les droits d’un conseiller municipal d’opposition », a-t-il ajouté, « mais il n’y a pas de troisième tour aux élections municipales ». Lina Besnier s’est indignée de ces attaques et a défendu son droit à la parole. « Déjà qu’on ne fait pas partie des commissions, si en plus on ne peut pas parler », a-t-elle estimé. « Vous m’attaquez, et vous dites que c’est moi qui vous attaque, vous êtes très forts (…) Nous aussi on aimerait continuer à travailler, on dit ce qu’on a à dire. »* Le maire Christophe Penot a dû hausser le ton pour venir à bout d’un brouhaha inaudible. « J’aimerais que ce conseil ne soit pas un pugilat », s’est-il exaspéré. Il a émis le souhait que les Conseils de la commune « ne tournent plus autour des ressentis ou des petites phrases de Madame Besnier. » « La volonté du maire et des conseillers est de travailler dans une ambiance apaisée et je ne veux pas que les Conseils municipaux soient un échange permanent avec l’opposition. » Au milieu de tout cela, Christophe Penot a néanmoins réussi à faire voter les deux dossiers à l’ordre du jour. Le Conseil municipal a en effet acté de renoncer au droit de préemption sur le fonds de commerce du tabac-presse du village, le repreneur conservant la même activité. Et une convention d’occupation domaniale a été votée pour le déploiement et l’exploitation d’infrastructures de recharge pour véhicules électriques et hybrides. Deux bornes et quatre points de recharge pourront donc être installés prochainement sur le parking des Roussières. Aurélie Bérard *L’intégralité de ces échanges est à retrouver sur le live facebook de la Mairie de Saint-Clément-des-Baleines.

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ACTUALITÉ F E S T I VA L

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Quand les phoques font danser la magie sur l’île de Ré Pour sa 4e édition, le Festival des Dauphins, organisé par Ré Nature Environnement, a choisi cette année de braquer les projecteurs sur un autre ambassadeur fascinant du monde marin : le phoque.

Pendant plusieurs heures, le public a été invité à plonger dans un univers où la science, l’art et l’imaginaire se sont mêlés pour célébrer la vie marine. Quand la scène devient océan La féerie a d’abord pris possession de la scène avec deux spectacles extraordinaires.

Apprendre en jouant Parce que la protection de la nature passe aussi par le plaisir et la curiosité, Patricia Caillaud a proposé un jeu particulièrement ludique : « Quand le phoque fait son cinéma ». Deux équipes se sont affrontées dans un joyeux duel pour deviner à quel film de cinéma pouvait faire penser chaque photographie de phoque. Une façon originale de mêler humour, culture et découverte du monde animal.

© Ré Nature Environnement

Le premier, : « Les lumières de l’océan » présenté par les résidents du CDAIR*, sous la direction de Sandrine Goisbaud,

Dans un autre coin du festival, un petit théâtre ambulant a également attiré les enfants. Au fil du récit d’un conteur et d’une succession de photographies de phoques, une nouvelle histoire s’est dessinée, entre réalité et imaginaire.

© Jean-Baptiste Dumont

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ne édition placée sous le signe de l’émerveillement, organisée en collaboration avec La Java des Baleines, avec le précieux soutien du Rotary Club de l’île de Ré et de la mairie de Saint-Clément-des-Baleines.

Le phoque, un autre ambassadeur fascinant du monde marin.

bouleversé, le public a terminé la soirée le sourire aux lèvres. Cette quatrième édition aura une nouvelle fois démontré qu’il est possible de parler de nature autrement : en transmettant des connaissances, bien sûr, mais aussi en faisant naître des émotions. Car lorsque la science rencontre l’art, lorsque l’océan entre en scène et que le regard se pose autrement sur ceux qui le peuplent, alors peut-être commence à naître l’envie de mieux les protéger.

Et cette année, sur l’île de Ré, les phoques ont été les magnifiques messagers de cette histoire. Jean-Roch Meslin *CDAIR : Centre départemental d’accueil de l’île de Ré.

Un grand merci à la municipalité de Saint-Clément-des-Baleines pour le pot d’inauguration du festival, ainsi qu’aux services techniques pour leur aide précieuse.

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avec Harald Lesaigle au violoncelle, ainsi qu’Eugénie Rambault, Patricia Caillaud et Élisabeth Candela, a offert un moment d’une grande intensité. Puis les artistes et musiciens talentueux de La Java des Baleines ont pris le relais pour une seconde représentation, prolongeant cette immersion fantasmagorique dans l’univers des phoques et des océans. Acrobates, voltigeuses, danseuses, textes et chansons se sont succédé, faisant naître sur scène une véritable poésie marine. Des images qui émerveillent, des mots qui résonnent, des voix qui prennent aux tripes et touchent le cœur. Les phoques, stars de l’île de Ré La conférence de Grégory Ziebacz a également captivé petits et grands. À travers ses connaissances, ses anecdotes et la présentation des différentes espèces, le public a découvert les phoques qui fréquentent les eaux autour de l’île de Ré, leur mode de vie, leurs comportements et les liens fragiles qui les unissent à leur environnement. Le festival a également fait la part belle à la création avec l’atelier d’argile animé par Christine Malbosc, qui a rencontré un joli succès. Les mains des enfants ont donné naissance à une petite colonie de phoques, chacun portant déjà un peu de l’imaginaire de son créateur.

Sauver un phoque, c’est parfois retrouver une part de soi Puis vint le temps du documentaire Le Phoque, de Jean-Roch Meslin, consacré au travail du Réseau National Échouages de l’île de Ré. À travers les images et les témoignages, le film raconte une réalité souvent méconnue : celle des hommes et des femmes qui interviennent auprès des animaux marins échoués. Des sauvetages, des incertitudes, des moments de doute, mais aussi des rencontres inattendues avec ces animaux sauvages.

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Des histoires qui montrent combien la protection de la faune marine est aussi une aventure profondément humaine. Car parfois, en sauvant un phoque, c’est une petite part de nous-mêmes que nous retrouvons.

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Une soirée entre rires et improvisation Et parce qu’un festival doit aussi savoir faire vibrer les émotions, la soirée s’est achevée dans le rire et la bonne humeur avec la compagnie rochelaise de théâtre d’improvisation Impro and Co, accompagnée de l’humoriste et comédien David Heskes. Une belle manière de refermer cette quatrième édition : après avoir appris, observé, créé, rêvé et parfois été

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Le conseil renouvelle sa convention avec le SDIS 17 Lors du conseil municipal du lundi 3 août, les élus ont validé l’installation de bornes de recharge de véhicules électriques et la suppression d’un poste d’adjoint. © Nathalie Vauchez

serons en mesure de faire des propositions et de donner notre feuille de route et notre projet de mandature. D’ici fin septembre, le projet sera bouclé et présenté ». La création des deux postes a été votée par le conseil, moins quatre abstentions. Quatre bornes de recharge électriques

Nora et Alexandre, deux des trois nageurs-sauveteurs (quatre le WE) de la plage de Montamer, présents tous les jours en juillet et août.

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’est officiel, la mairie de SainteMarie-de-Ré recrute. Deux postes sont à pourvoir, annonce Franck Mussillier, le maire, lors du conseil municipal. Et ce « afin d’accompagner l’organisation des services municipaux et de répondre aux besoins de la collectivité », décrit-il. Le premier poste : chargé.e de la communication et de l’événementiel, dans le but de « renforcer la communication institutionnelle de la commune, améliorer l’information des habitants et assurer la préparation, la coordination et le suivi des manifestations organisées par la commune en lien avec les élus, les services municipaux, les associations et les différents partenaires », poursuit Franck Mussillier. Le second : un poste de coordinateur général des services. « En appui de la DGS, il assurera donc la coordination générale des services municipaux, favorisera le travail en transversalité entre les équipes et veillera au suivi des projets portés par la commune et à la mise en œuvre des orientations prises par le conseil municipal ». Dans l’opposition, l’annonce fait réagir et les élus interpellent la majorité sur son projet de mandature. Si « une feuille de route est issue de la campagne électorale », reconnaît Didier Guyon, élu de la

liste Autrement Sainte-Marie, il regrette que le conseil municipal « engage des moyens supplémentaires sans qu’il y ait de projet de mandature ». Un point de vue que partage Jean-Luc Humbert, du groupe Ambition Sainte-Marie, qui demande « une vision d’ensemble ». « Où va-t-on ? Et avec quels moyens ? » interroge-t-il. 47 postes au tableau des effectifs Didier Guyon questionne aussi la majorité sur le fait que l’une des promesses de campagne de la liste de Franck Mussillier était de réduire les frais de fonctionnement, cette volonté d’augmenter la masse salariale lui paraissant aller « à contre sens ». Pour répondre, Jean-Luc Castelein, deuxième adjoint chargé des finances, informe d’un écart positif de 400 K€ entre les charges de personnel du budget primitif voté par le conseil municipal et les prévisions de réalisation d’ici la fin de l’année. « La création de ces deux postes représente un budget, toutes charges comprises, de 36 K€ chacun », argumente encore Jean-Luc Castelein. « Nous avons la chance d’avoir des finances confortables. » « Nous sommes en train de travailler sur le Plan pluriannuel d’investissement », reprend le maire. « Rassurez-vous, nous

Aussi à l’ordre du jour, la signature d’une convention pour l’installation de deux bornes doubles de recharge de véhicules électriques et hybrides de 22kW. Soit en tout, une capacité d’accueil de quatre véhicules en simultané, cours des Écoles. « L’exploitation est assurée par un opérateur privé qui assume les investissements et les risques économiques », détaille Franck Mussillier. En contrepartie de l’occupation du domaine public, « la société versera une redevance annuelle de 100 € HT par place de stationnement, soit un total de 400 € HT ». La convention est établie pour quinze ans. Le choix d’installer les bornes de recharge cours des Ecoles devrait, espère le maire, « redynamiser » la place des Tilleuls. « Nous ne sommes pas sur une charge ultra rapide », précise-t-il, car il faudra compter « deux heures, deux heures et demie par véhicule. Ça laisse le temps d’aller au restaurant ou au marché. Et la nuit, cela laisse la possibilité aux administrés de mettre leur véhicule en sécurité et de le charger ». Si Didier Guyon approuve le choix de l’emplacement, cours des Ecoles, « bien situé par rapport à la commune », il alerte tout de même sur « l’intégration des bornes dans le paysage », « riche en patrimoine et agréable à regarder ». La décision a été votée à l’unanimité.

20 K€ pour la surveillance des zones de baignade A l’unanimité également, le conseil municipal a voté le renouvellement de la convention de surveillance des zones de baignade (obligatoire pour la commune) par le Sdis 17, pour un coût total de 20 K€ à la charge de la commune, comprenant la rémunération et une participation au logement des sauveteurs ainsi que la location de l’Algeco. A la suite de la démission d’Olena Giacometti, adjointe qui était chargée de la culture, de la vie locale et des associations, Franck Mussillier propose de supprimer son poste plutôt que de le remplacer, fixant ainsi le nombre d’adjoints à cinq. « L’indemnité correspondant au poste supprimé disparaît », explique l’édile. « On a estimé que les cinq adjoints peuvent se répartir ses missions. Nous pensons en groupe de travail, plutôt qu’en individualité sur ce poste-là », abonde le maire, ce que regrette Didier Guyon. Décision adoptée moins deux abstentions. Griller un stop à vélo : 135 € d’amende A l’issue du conseil, lors du débat avec le public, la question des comportements à risque des cyclistes a refait surface. « A Sainte-Marie, nous sommes dans la prévention mais nous allons passer à la vitesse supérieure », avertit Franck Mussillier. « Je comprends que le vélo ce soit la liberté », mais pas « au détriment de la sécurité des autres et de sa propre sécurité ». Et le maire de rappeler les sanctions, notamment des amendes de 135 € pour un stop grillé ou des écouteurs sur les oreilles. A bon entendeur. Julie Pertriaux

Le chiffre : 3 000 € En réunion de centre communal d’action sociale (CCAS), Franck Mussillier a proposé d’attribuer une subvention de 3 000 € à la commune de Le Porge, ravagée par l’incendie survenu en Gironde. « Il s’agit d’une commune équivalente à la nôtre en termes de population. Je pense qu’il est important d’être solidaire », appuie le maire. Si l’ensemble du conseil municipal salue l’initiative, les élus d’opposition auraient préféré que ce soit le conseil municipal qui prenne cette décision.

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Repas sous les étoiles sur le port de La Flotte

À partir de 19h, un bon dîner sera servi, avec au menu un quart de poulet bio rôti, des pommes de terre rissolées, des fromages et un dessert gourmand (20€ par personne sans les boissons).

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Puis à 21h30, place à la piste de danse avec l’orchestre Bahamas pour un bal populaire sous les étoiles.

© La Flotte en fête

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près les deux soirées au marché médiéval en juillet et août, organisées avec les commerçants et ayant rencontré un franc succès, place le 4 septembre 2026 au repas de fin de saison. Le comité d’animation La Flotte en fête vous donne rendez-vous pour une soirée conviviale, gourmande et dansante en plein cœur du village, sur le port.

L’an passé, le repas avait affiché complet et la soirée avait rencontré un beau succès, accueillant de nombreux Flottais, mais aussi Rétais et visiteurs, puisque cette animation est ouverte à tous. Nathalie Vauchez

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Le repas de fin de saison attire de nombreux Flottais, Rétais et visiteurs dans une ambiance joyeuse.

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ACTUALITÉ F E S T I VA L

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Des moments inoubliables malgré les difficultés Une 39e édition du festival Musique en Ré, brillante par l’interprétation de ses musiciens et égale à la précédente par la fréquentation.

Sara Nemtanu que l’on retrouvera avec Jean-Claude Casadesus le 7 août à SaintMartin pour la clôture du festival. Un final toujours extraordinaire sous la direction de ce grand monsieur. Le plus court chemin d’un cœur à un autre*

Jacqueline Brochen et Jean-Claude Casadesus installés sur la scène de la salle des fêtes d’Ars, prêts à répondre aux questions du public.

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amiar Kian, directeur de Musique en Ré, a toujours souhaité rendre la musique classique accessible à tous et en particulier au jeune public. Il est certain que les prix pratiqués lors du festival ne peuvent l’être que grâce aux subventions accordées et la crainte de Kamiar Kian, si le niveau de celles-ci venait à diminuer à l’avenir, serait de ne pouvoir conserver ce merveilleux grand orchestre du niveau des orchestres nationaux qui ravit tous les publics chaque année. Est-ce une raison suffisante pour que Musique en Ré cesse d’exister avant d’avoir atteint son 40e anniversaire ? Certainement pas. Kamiar Kian qui a connu bien des difficultés pour maintenir à flot ce festival n’a pas l’intention d’abandonner Si les circonstances l’y obligent, il sera triste de ne plus programmer ce grand orchestre, mais réfléchira à comment survivre et « de toute manière quelle que soit la formule, Musique en Ré continuera d’exister » comme il l’affirme.

D’ailleurs cette dernière édition qui s’annonçait dans une triste conjoncture a donné d’aussi bons résultats que l’an passé avec une fréquentation identique et des moments forts ; l’ouverture du festival était l’un d’entre eux avec « Mémoire du bagnard Papillon » une histoire qui touche l’île de Ré. Écrite par un enfant du pays, car Vincent BeerDemander avait deux grands-parents rétais, ce spectacle a été un grand succès. Le concert jeune public à la salle de la Prée à Ars, avec Pierre et le Loup de Prokofiv, a comme à chaque fois, séduit son public et les enfants ont aimé découvrir physiquement les instruments présentés. Ce festival de musique classique qui interprète régulièrement tous les grands auteurs du répertoire, à commencer par Mozart, est plébiscité par les Rétais et le concert « Les Trésors de la musique classique » sous la direction de Théo Fouchenneret, de même que celui du lendemain au Bois-Plage avec au programme Mozart, Beethoven et Brahms

Ce final sera suivi quatre jours plus tard, le 11 août, à la salle des fêtes d’Ars, d’une conférence-musicale, instaurée à l’initiative de Pierre Boeuf, maire d’Ars et ami de longue date de Jean-Claude Casadesus, l’idée étant de mieux faire connaître le métier ainsi que l’éthique et les engagements du musicien. Plutôt qu’un monologue, la formule retenue était une conversation avec Jacqueline Brochen, fidèle collaboratrice amie du maître et administratrice générale de l’Orchestre National de Lille durant 32 ans. C’est grâce à elle que nous savons désormais que le chef d’orchestre est au Japon une légende vivante de la musique et considéré comme monument national !

collaboré entre autres avec Aznavour lors de directions d’orchestres symphoniques pour accompagner le chanteur. Cette longue conversation entre les deux protagonistes fut ponctuée d’extraits musicaux montrant Jean-Claude Casadesus dirigeant son orchestre à des moments significatifs pour lui, comme ce passage de La Résurrection de Mahler, enregistré huit jours après l’attentat du Bataclan en novembre 2015. Pour clôturer cette séance conviviale et instructive, le dernier extrait diffusé montre bien l’ouverture de Jean-Claude Casadesus sur le plan religieux et le respect et la confiance que lui montrent les dirigeants étrangers à ce sujet. Dans le cadre du retour du Pape François au Maroc en 2019, après trente-quatre ans d’absence, Mohammed VI avait demandé à JeanClaude Casadesus de diriger l’Orchestre Philharmonique du Maroc à l’Institut de formation des Imams à Rabat, pour interpréter l’Ave Maria de Cuccini. Trois chanteuses accompagnaient l’orchestre : une chrétienne Caroline Casadesus, une musulmane Smahi El Harati et une juive Françoise Atlan. Un grand moment de musique. Catherine Bréjat *Titre d’un ouvrage de Jean-Claude Casadesus. DR

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ont affiché complets. La soirée en l’église de La Flotte fut elle aussi remarquable par les prouesses des solistes Ludivine Moreau à la flûte et Alexandra Bindi à la harpe interprétant le concerto pour flûte et harpe de Mozart et la direction du chef d’œuvre de Beethoven, la Symphonie N°5, par Sara Nemtanu qui jouait en même temps du violon.

Au milieu des sujets abordés, allant de sa formation au rôle politique ou non d’un orchestre dans la cité, Jean-Claude Casadesus rappela que la musique était une émotion accessible à tous et que la servir et la transmettre était essentiel, mais qu’il fallait aussi être digne de le faire. Elle est à la fois moyen et ouverture et permet d’élargir tous les langages. Cet interprète de la musique classique a beaucoup défendu la musique contemporaine et jamais dédaigné les autres formes de musique. On se souvient qu’il a

Pierre Boeuf, maire d’Ars, et Jean-Claude Casadesus, discutant dans la salle des fêtes d’Ars avant le début de la conférence-musicale.

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ACTUALITÉ SÉCURITÉ

Merci aux pompiers 374 sapeurs-pompiers de la Charente-Maritime en renfort extra-départemental depuis le 1 er juillet, salués, honorés et félicités. © Valérie Lambert

qui travaille, on peut encore dire que c’est une famille, pas de rivalité entre SDIS, ils étaient contents qu’on arrive et nous de travailler. On a vu des choses impressionnantes, des images qu’on n’oubliera jamais. Il faut s’attendre à ce que ce soit de plus en plus fréquent ce genre de feux en France, il va falloir innover et calquer sur les pays comme le Canada habitué et confronté à ce type d’incendies. » Clément Dardillac, entre solidarité et émotion

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l est un peu plus de 16 heures lorsque Sylvie Marcilly, présidente du Département de la Charente-Maritime, Stéphane Villain, président du conseil d’administration du SDIS 17 et Michel Prosic, préfet de la Charente-Maritime, rejoignent Didier Marcaillou, directeur départemental des Services d’Incendies et de Secours de la Charente-Maritime dans la caserne de La Rochelle-Villeneuve-lesSalines ce vendredi 7 août. Tous sont venus saluer l’engagement dont ont fait preuve les sapeurs-pompiers charentais-maritimes mobilisés face aux feux de forêts des départements voisins. Depuis le 1er juillet, 374 sapeurs-pompiers professionnels ou volontaires sont partis en renfort dans les PyrénéesOrientales, le Lot-et-Garonne et la Gironde où 314 d’entre-eux étaient engagés. Un feu hors norme et une organisation exceptionnelle avec pas moins de douze engins CCF* de lutte contre les feux de forêt et des camions à incendie urbains déployés pour protéger les maisons. « Du fond du cœur, merci » Devant une vingtaine de ces pompiers, Stéphane Villain ému, a salué leur

engagement : « Votre travail est remarquable. Un travail de qualité fait avec beaucoup d’énergie et de professionnalisme. Du fond du cœur, merci pour votre courage, votre abnégation. Je suis particulièrement fier d’être président du SDIS 17. » Sylvie Marcilly leur a adressé ses sincères félicitations et sa profonde gratitude face à ce sens d’entraide interdépartemental. Pour le préfet Michel Prosic, cette mobilisation démontre que « le modèle français de solidarité de la Sécurité Civile fonctionne et que les territoires peuvent compter les uns sur les autres face aux situations hors normes. Derrière les chiffres et les moyens engagés, il y a surtout des femmes et des hommes. »

L’adjudant-chef Laurent Guillou du centre de Secours de Royan, sapeur-pompier professionnel depuis 25 ans s’était porté volontaire : « Quand on est arrivés sur les lieux à Saumos le 22 juillet, c’était vraiment une vision apocalyptique. On se sent tout petit et on se demande au bout d’un moment si on est suffisamment armé contre ça. Mais on avance tous ensemble, vigilants, toujours un œil sur les uns les autres, on respecte les ordres donnés, c’est une équipe

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Mettre en lumière l’engagement de ces femmes et de ces hommes, c’est aussi l’occasion de s’interroger sur les procédures de prévention et sur la capacité du territoire à faire face à des incendies de cette ampleur. Sylvie Marcilly indique

« On se sent tout petit »

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Didier Marcaillou, Michel Prosic, Sylvie Marcilly et Stéphane Villain devant la vingtaine de pompiers félicités.

Clément Dardillac, lieutenant sapeurpompier volontaire au CIS des Portesen-Ré s’était lui aussi porté volontaire. « Pour le côté humain, vouloir aider les autres, c’est l’expérience qu’on va vivre dans ce groupe. Je suis parti avec des collègues que je ne connaissais pas ou presque. C’est une réelle cohésion qui

de gaz explosaient, c’était un champ de mines avec des obus. Quand on a la lance en main, on pense que ça va finir par péter près de nous. Oui, on a peur, par le biais des choses extérieures au feu qui peuvent exploser. Mais si demain il fallait y retourner, j’y retournerais.» Audrey est esthéticienne dans un centre de thalassothérapie, elle va tenter une seconde fois le concours de sapeurpompier professionnel : « Être pompier c’est bien plus qu’une vocation, je veux en faire mon métier, je ferai tout pour y arriver. »

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Michel Prosic, Sylvie Marcilly et Stéphane Villain échangent avec les pompiers mobilisés.

se crée, des liens forts qu’on va garder. On était partis pour 48h, on est restés un peu plus, dit-il modestement. C’est physiquement dur, la première nuit on a dormi à peine 2h derrière le camion sur nos liens, ce sont les nerfs qui tiennent. Psychologiquement c’est compliqué aussi. Voir le malheur des gens… Quand on arrive à une logistique où il y a des bénévoles qui ont tout perdu mais qui nous attendent en nous applaudissant en nous offrant café ou fruit… Le souvenir de ces enfants qui jouent sur le parking devant la salle d’accueil et cette petite mamie avec son chien et sa poche de vêtements, il ne lui restait que ça… c’est difficile. » Des hommes et aussi des femmes Audrey Massy sapeur-pompier volontaire depuis deux ans et demi au CIS d’Ars-en-Ré, s’était portée volontaire sur la colonne** du 18 au 26 juillet. Elle est arrivée à Saumos dès le mercredi 22 juillet, à 14h30 précise-t-elle. « C’était impressionnant de voir cet énorme panache de fumée et d’être dedans. Le feu était partout, incontrôlable. » La peur, elle la ressentira le vendredi au Porge : « Toutes les 15 ou 20 minutes, ce qu’on croyait être des bonbonnes

qu’avec Stéphane Villain, ils veillent à ce que les pompiers disposent des moyens nécessaires : « Notre département est bien doté » assure-t-elle. Avec le préfet de la Charente-Maritime, Michel Prosic, l’Office national des forêts, la Direction départementale des yerritoires et de la mer, l’Office français de la biodiversité, les présidents d’intercommunalité, l’Association des maires de France et les sapeurs-pompiers, un plan départemental de sauvegarde doit être élaboré d’ici le printemps prochain afin de mieux répondre aux situations d’extrême urgence. « Ce qui s’est passé en Gironde peut se passer chez nous. La frontière administrative n’est pas une frontière pour le feu. Anticiper, prévenir, organiser, c’est déjà lutter. » soutient Sylvie Marcilly. Garder en mémoire Et puis il y a le 18, un numéro à retenir comme il faut garder en mémoire le courage des pompiers toujours prêts à secourir. Alors oui, un immense merci à eux. Valérie Lambert * CCF : Camion-Citerne Feux de forêt. **Colonne : renfort extra-départemental composé d’environ 70 sapeurs-pompiers professionnels ou volontaires.

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ACTUALITÉ I N T E R V I E W PAT R I C E R A F FA R I N - M A I R E D E R I V E D O U X- P L A G E

« On s’est structuré et on a gagné en efficacité » Ré à la Hune a rencontré le maire de Rivedoux-Plage, Patrice Raffarin, pour un point sur les sujets de la commune, en ce début de (nouveau) mandat. Patrice Raffarin : Oui tout s’est mis en place à une vitesse incroyable. Le nouveau Conseil est composé pour moitié d’élus issus du précédent Conseil, qui souhaitent terminer ce qui est commencé et pour moitié de jeunes nouveaux élus qui ont faim et ont envie de déployer des tas de projets. Un nouveau fonctionnement a été mis en place, le maire et les adjoints ont pour obligation de tenir une permanence hebdomadaire, d’une demie ou une journée, c’est institutionnalisé. Une réunion de municipalité a lieu tous les quinze jours, avec le maire et les adjoints, où l’on traite des dossiers de fond, suivie d’une réunion avec la DGS (directrice générale des services) et l’assistante de direction. Avant, la réunion était élargie à l’ensemble du Conseil municipal, elle se dispersait trop. Toutes les cinq semaines, une réunion de la majorité est organisée, c’est « open bar », chacun peut y remonter des problèmes et faire des propositions. Le fonctionnement est ainsi plus structuré qu’auparavant, on y a gagné en efficacité. Nous allons aussi prévoir une réunion sur chacun des trois secteurs du territoire de la commune, afin de discuter de sujets spécifiques, avec moins de monde, de façon plus concrète, avec une parole plus ouverte et libérée. Les habitants recevront une invitation dans leur boîte à lettres. Nous avons également prévu une fois par an une rencontre de tous les élus avec tout le personnel de la commune, lors d’un déjeuner. Il y a aussi eu une formation pour les élus avec les agents. Allez-vous reprendre la diffusion en direct et en différé des conseils municipaux ? En termes de communication, on remet tout à plat, un cahier des charges est élaboré par la commission communication et une consultation va être lancée pour refaire complètement le site Internet, on déclinera ensuite tous les supports. Les « pros » de l’équipe m’ont alerté sur le fait que d’une part Facebook n’est pas sécurisé et que d’autre part seuls les abonnés à ce réseau social peuvent visionner les vidéos diffusées par ce biais. Je suis très favorable à la diffusion des Conseils en direct, mais sur notre site Internet, sécurisé et accessible à tous. Quels sont les principaux projets de ce mandat ? L’aménagement du port de Rivedoux, de La Redoute, trois programmes de logements sociaux, la séquence 6, la rénovation de la salle des fêtes, celle du centre de loisirs (ALSH) et enfin la rénovation de la mairie pour son accessibilité...

Concernant le projet d’aménagement du port, mené par Marc Chaigne, on a obtenu le feu vert avec la signature du Ministre. On a reçu l’étude chiffrée du maître d’œuvre OTEIS chargé du suivi. Le projet consiste en l’aménagement de quarante-sept places dans les limites portuaires, pour un montant de près de 1,14 M€, dont le dragage du port pour 135 K€. Deux consultations distinctes pour le dragage et la réalisation des aménagements vont être lancées. Patrice Raffarin a annoncé faire un dernier mandat à la Il s’agit d’un promairie de Rivedoux et confirm à Ré à la Hune se présenter jet raisonnable et aux prochaines élections départementales. raisonné, qui sera bien intégré à l’identité du village. Nous Les projets des logements sociaux avions envisagé de transférer le port au semblent prendre forme ? Département, qui détient déjà les ports Pour les trente-six logements sociaux du de Loix, La Flotte et Saint-Martin, cela quartier du Château nous devons choisir aurait été cohérent. Mais au vu de ses un bailleur social, un maître d’œuvre et difficultés financières, le Département faire le travail administratif. Le début n’avait pas envie de supporter cet invesdes travaux est prévu pour fin 2027/ tissement lourd. La commune va réalidébut 2028. ser l’investissement et verra ensuite si Rue du Défend, la CdC met à la disposielle retourne vers le Département ou tion de la commune un terrain acheté à si elle opte pour une régie directe ou la cave coopértaive Uniré (face à Odalys) un concessionnaire. Le Département où la commune va construire dix loges’y intéressera différemment quand les ments sociaux, il s’agit d’un projet travaux auront été réalisés. 100 % communal. Le permis de

© Nathalie Vauchez

Ré à la Hune : Le nouveau Conseil municipal a-t-il pris ses marques ?

Le dragage aura lieu cet automne 2026 et les travaux sont prévus pour 2027, soit avant l’été soit durant l’automne/ hiver 2027. Quid de la salle des fêtes et de La Redoute ?

Pour la réfection de la salle des fêtes, nous suspendons les travaux en attente d’un financement de la DETR, il n’est pas possible de tout mener de front et elle peut encore accueillir dans de bonnes conditions activités et évènements. Pour La Redoute, le projet de l’ordre de 1 M€, se fera en deux phases. La première concerne la mise en sécurité, par la reconstruction du bâtiment à l’intérieur, à l’automne 2026 et hiver/printemps 2027. L’autre partie aura trait à la mise en valeur, les fonctionnalités et usages de La Redoute. A quoi va-t-elle servir ? Elle doit rester un lieu culturel, d’accueil d’artistes, d’expositions, de spectacles, également un lieu de bien-être et îlot de fraîcheur. Ses futurs usages ne sont pas encore totalement définis.

RÉ À LA HUNE | ÉDITION DU 20 AOÛT 2026 | N° 324

construire est affiché, les travaux pourraient commencer en septembre/octobre et dureront un an, pour une livraison au second semestre 2027. Par ailleurs, nous avions en 2024 acheté une maison située au 269 avenue Albert Sarrault, afin de la rénover en quatre logements sociaux. Les études ont montré que cette rénovation sera bien plus contraignante et coûteuse qu’annoncé, au regard de sa configuration, des matériaux et des contraintes réglementaires et qu’elle nécessitera l’intervention financière de la commune. Aussi le Conseil municipal a acté la vente de ce bien au prix de 415 K€ (évalué par les Domaines à 500 K€ plus ou moins 10 % ), au profit de l’acquisition d’une autre propriété située derrière la zone artisanale, au 47 rue du Fond des marais, bien plus propice à la construction/aménagement de logements à loyers modérés. Ce bien permettra de construire dix logements à loyers modérés. Le prix de la transaction est de 750 K€ (plus frais d’agence et actes) et une demande de financement partiel auprès de la CdC (fonds de

concours « logement à l’année » sera faite pour 200 K€. La volonté de Rivedoux n’est pas de faire de grosses poches de logements sociaux, mais de petites zones et de veiller à leur intégration paysagère et sociale. Les travaux de la phase 1 de la séquence 6 sur la route départementale vont reprendre à la rentrée, quelle est la suite ? Oui, l’aménagement de la RD 735 fait l’objet de séquences de travaux par le Département depuis plus de dix ans, la séquence 6 est la dernière d’entre elles. Chaque séquence a fait l’objet d’une convention de participation de la commune aux travaux. Lors du dernier Conseil municipal les élus ont acté la participation communale à hauteur de près de 482 K€ HT, soit 65 % du montant HT des études et travaux de la séquence 6, une convention étant proposée par le Département. La 1ère phase de la séquence 6 entre la rue des Charbonnières et l’intersection entre la rue et l’avenue de la Grand’ Vallée est la plus facile. Il s’agit d’y créer une piste cyclable du quotidien. A terme, à l’issue des trois phases, cette piste desservira le camping GCU, Fort La Prée et l’Abbaye des Châteliers. A partir de fin septembre, pour trois ou quatre mois (avec interruption pendant les fêtes) les travaux de surface vont être faits. La deuxième phase débutera par les travaux de réseaux en 2027/2028, jusqu’au grand virage, puis travaux de surface. La troisième phase est très compliquée et rencontre des problèmes d’acquisitions foncières, elle ne suivra pas forcément la RD, son tracé n’est pas définitif. Un mot sur les autres projets ? Le centre de loisirs (ALSH) est hébergé dans deux salles de classe, la rénovation intérieure va coûter 200 à 250 K€, les travaux sont prévus courant 2027. Nous voulons intensifier le nombre d’aires de jeux, l’une sera créée sur l’esplanade, nous souhaitons désimperméabiliser partout où c’est possible, enlever du béton. Est aussi prévue la redynamisation du dispositif de l’heure civique. Une réunion publique générale pourra être programmée après des réunions de secteurs. Le mot de la fin ? Quid de la CdC et des prochaines élections départementales en 2028 ? Un mot sur ma mission à la Communauté de Communes, qui me passionne. J’y travaille sans obligation, puisque je n’ai pas pris de poste de vice-président. Et oui, puisque vous me le demandez je serai candidat aux prochaines élections départementales ! Propos recueillis par Nathalie Vauchez

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ACTUALITÉ AG RÉ NATURE ENVIRONNEMENT

Des naturalistes de terrain, pour protéger faune et flore Ré Nature Environnement a tenu cette année son Assemblée générale sur le terrain de L’Ecole Buissonnière, en présence d’Allain Bougrain-Dubourg, président de la LPO et Rétais de cœur.

Le festival des mammifères marins prévu à La Java des Baleines- il s’est déroulé les 10 & 11 août. NDLR - avait pour thème cette année les phoques gris. Douze phoques sont venus sur les côtes rétaises cet hiver, ils sont de plus en plus nombreux (lire notre article en page 9).

Installation d’un hydrophone dans la baie de Loix

Le Réseau national d’échouage dispose d’une camionnette Trafic Le Globi et d’un bateau, La Janthine 2. L’aide du Rotary Club et d’un donateur anonyme ont permis de financer ce matériel. « On sauve des phoques et de plus en plus de dauphins », a conclu Jean-Roch Meslin.

Ré Nat est aussi très présente pour l’observation et la protection des mammifères marins, grâce aux trois membres du Réseau national d’échouage Pélagis : Patricia Caillaud, Jean-Roch Meslin et Grégory Ziebacz. Le rorqual boréal (3è plus grande des espèces de baleines) échoué à Rivedoux et auprès duquel ils sont intervenus a été autopsié : il est décédé d’une péritonite aïgue, d’une infection généralisée très grave et du plastique a aussi été retrouvé dans son estomac. « Une euthanasie sur un tel animal n’est pas possible, mais il est mort assez rapidement. Il dérivait depuis le grand large vers nos côtes depuis des jours et des jours », ont-ils expliqué. Jean-Roch Meslin a aussi évoqué le projet de poser un hydrophone dans la baie de loix - de nombreux dauphins s’y échouent, pris au piège de la marée descendante, une soixante d’échouages a été constatée de 1 à 17 dauphins par les correspondants Pélagis. Un tel appareil permettrait d’être alerté en temps réel de la présence de dauphins dans la baie et d’intervenir le plus rapidement possible afin d’éviter l’échouage. « Techniquement cela existe, il faut trouver le meilleur système. Un seul hydrophone peut permettre de couvrir la baie, cela fonctionne avec l’Intelligence artificielle et rayonne sur un diamètre d’un km. Nous avons obtenu cet été l’autorisation du Parc naturel marin. LPO et Pélagis financeront le dispositif. Ce serait une première en France, cela n’y existe pas. On

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© Nathalie Vauchez

tion et mêlant science et art ont rencontré un vif succès, sur différents thèmes : coquillages et crustacés en 2023, insectes version 1 en 2024, insectes version 2 en 2025. Un festival autour des habitants de l’estran est programmé pour 2027.

L’Aire marine protégée a donné lieu à un travail participatif avec les enfants, animé par Patrice Giraudeau et Pascal Gauduchon. Observations, actions et vigilance La lutte contre l’implantation d’éoliennes continue avec le collectif NEMO, au sein duquel le président de Ré Nat notamment est très actif. « Après l’échec du premier appel d’offres, l’Etat en a relancé un nouveau, en y rassemblant onze projets pour 11 GW, l’équivalent de sept centrales nucléaires, dans les pertuis charentais, en Bretagne et en Méditerranée. Le Gouvernement est passé outre le Parlement, il passe en force et risque donc le contentieux. Un tel projet représente des dizaines de milliards d’€. », a mentionné Dominique Chevillon. Une conférence NEMO permet chaque été d’informer et sensibiliser (le 17 août à Saint-Clément, à lire prochainement). Deux refuges LPO ont été inaugurés cette année, celui de La Grainetière à La Flotte et celui de Saint-Martin, composé en réalité de trois sites : Vert Clos, jardin du Musée, parc de La Barbette. Ré Nat y recense et suit insectes et champignons, La LPO évidemment les oiseaux.

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Ré Nat s’intéresse aussi aux nudibranches de l’estran, de petites limaces de mer, elle en fait le recensement. Déjà vingt-neuf espèces ont été répertoriées dont deux tiers qui n’avaient jusqu’ici jamais été vues sur l’île de Ré. Sans guère de doute, le changement climatique est pour quelque chose dans leur migration. « Ré Nat s’intéresse à des genres et des espèces rares et fait avancer la connaissance. Plus la pression d’observation est forte, plus elle permet de découvrir de nouvelles espèces vivantes sur l’estran, ce sont les invertébrés de l’estran », a expliqué Dominique Chevillon. Allain Bougrain-Dubourg a évoqué la pêche aux civelles autorisée par l’Etat français, alors que cette espèce est en danger, 96 % de sa population ayant disparu. Entre 55 et 65 tonnes de civelles sont pêchées chaque année. Le président de la LPO, accompagné de Grégory Coutanceau, essaie d’obtenir une interdiction, alors même que l’Europe a autorisé la France à prélever 50 tonnes, là où Italie, Angleterre, Espagne n’en pêchent qu’une tonne. « On la pêche dans la Baie de l’Auiguillon, dans une réserve naturelle nationale ! Nous prévoyons une opération coup de poing, mais chut ! », a-t-il juste soufflé. « Il faut a minima interdire la pêche à la civelle dans la réserve naturelle ! ». Des motifs de satisfaction Dominique Chevillon, président de Ré Nat, a fait part de plusieurs points de satisfaction. L’association a obtenu son agrément préfectoral. Elle intervient sur toutes les communes et travaille déjà avec les nouveaux élus issus des élections municipales et communautaires : « Les élus on en a besoin, ils sont toujours à portée d’engueulade ». Autre « raison de se réjouir », les actions et moyens mis au service d’une meilleure connaissance du vivant. Parmi les satisfecit du président, l’état de la nature dans l’île de Ré, dans un contexte particulier : une période extrêmement pluvieuse, suivie des canicules à répétition. Très agacé par ceux qui fustigent les naturalistes qui « s’émerveillent », le président a taclé : « On ne fait pas que nous émerveiller, on œuvre à la conservation des plantes et des animaux. » L’Œillet des dunes prend un nouveau souffle après une longue pause, Danielle Siron ayant réalisé la maquette pendant près de vingt ans passe la main à Cécile Rousse, le président est ravi de pouvoir bientôt diffuser le périodique naturaliste via Ré à la Hune et en ligne.

Un déclin inquiétant de la biodiversité Allain Bougrain-Dubourg, toujours présent aux AG de Ré Nat, a dressé le constat du déclin inquiétant de la biodiversité depuis les années 70, « une vraie catastrophe » pour certaines espèces, même si quelques espèces emblématiques ont pu renaître, grâce à la pression exercée par les associations naturalistes. « Il faut pour faire avancer les choses être au plus près des bêtes et des plantes. En écoutant le bilan de Ré nature environnement, je vois l’illustration de ce que chacun d’entre nous peut faire. Dans les années 1970, seulement quelques initiés protégeaient la Nature, elle était sous cloche, on n’en parlait pas. Aujourd’hui, les mentalités ont totalement changé, les citoyens s’engagent pour ce patrimoine naturel, ils donnent l’alerte, on protège davantage. Mais il faut être lucide, on a réussi à sauver quelques espèces emblématiques, mais on est en train de tout perdre sur la biodiversité de proximité. Il est beaucoup plus difficile de donner un souffle à ce vivant, on est dans un changement de paradigme total. Plus que sauver une espèce, il faut sauver un milieu naturel, ce qui relève du défi politique. Première cause de la disparition de la biodiversité, l’agriculture intensive et son cortège chimique, partout dans le monde. Deuxième raison, l’artificialisation qui gagne du terrain chaque année en France. Mais aussi les espèces invasives et le réchauffement climatique. Il faut se battre sur cette question et aussi accroître la prise de conscience sur la biodiversité. C’est notre devoir d’humain d’être dans la compassion pour les plus faibles faisant partie du vivant sur notre planète et ceux qu’on ne connaît pas. » « L’Europe ne tient plus ses engagements, par exemple pour le loup qu’elle a accepté de sortir du statut des espèces protégées. C’est scandaleux, tout comme l’est la Loi Duplomb. Nous vivons une période très douloureuse. La ministre Monique Barbut est courageuse. » « Le monde n’est pas dangereux à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire, disait Albert Einstein. Ré Nat ne laisse pas faire », a conclu le président de la LPO, avant que les sympathisants de l’association se retrouvent devant un buffet bien garni. Nathalie Vauchez © Nathalie Vauchez

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hilippe Favreau, secrétaire général de l’association, a évoqué les actions de communication, passant notamment par le site renatureenvironnement.fr et par l’Œillet des dunes, diffusé dans les pages et sur le site de Ré à la Hune. Après plusieurs mois de suspension, ce périodique naturaliste de seize pages va être à nouveau publié, Cécile Rousse succédant pour la maquette à Danielle Siron. Des tomes regroupant plusieurs éditions de l’Œillet des dunes sont aussi diffusés. De multiples animations, notamment à l’ANCRE Maritaise, où Ré Nat s’associe avec la LPO, Les Tardigrades, Ré Astronomie et l’Adépir pour une riche programmation, contri- Allain Bougrain Dubourg, ami et soutien de Dominique Chevillon, a souligné l’importance de l’action de buent à informer et sensiRé Nat en faveur de la protection de la biodiversité. biliser Rétais et vacanciers à la richesse de la biodiversité rétaise. Ainsi voudrait aussi doubler cela d’un système Christine Malbosc, vice-présidente de Ré d’effarouchage au large. Si cela fonctionne Nat, est-elle présente chaque jeudi matin bien, l’installation d’hydrophone pourrait à Montamer. être ensuite étendue à tout le golfe de Gascogne », a expliqué Jean-Roch Meslin. Plusieurs festivals organisés par l’associa-

L’AG de Ré Nature Environnement s’est déroulée cette année sur le terrain de l’Ecole Buissonnière, créée et animée par Caroline, que l’on aperçoit au premier plan.

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ACTUALITÉ F E S T I VA L

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M U S I Q U E

A C T U E L L E

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É D I T I O N

Boire La Tasse, un évènement ancré dans son époque Après une saison d’Open-air « Avant la marée » pour se chauffer le festival Boire la Tasse est de retour du 4 au 6 septembre 2026 à Sablanceaux, à l’entrée de l’île de Ré. août sur l’île, qui drainent un public nombreux, jeune (en journée et soirée) et familial (en journée). Informations recueillies par Nathalie Vauchez DR

© Benindaplace

La programmation 2026 parlera au public de jeunes adultes plus particulièrement concernés par les concerts en soirée : Peet, Flore Benguigui, Vendredi sur Mer, Tatyana Jane, La Chica, Grems, Planète Boum Boum, Jasmine Not Jafar, Cheri Cheri, All My Cousins, Ojos... Au bar, food-trucks et restaurants sur place, les festivaliers pourront savourer des mets locaux de qualité entre deux pas de danse : huîtres, plats frais, bières artisanales et autres délices iodés. Un éco-événement solidaire ouvert sur le monde, les pieds dans l’eau pour fêter la diversité culturelle, organisé par Café Noir, maison de production & d’événementiel basée à La Rochelle depuis trente-six ans.

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Pour la 4è année, Sablanceaux vibrera aux rythmes des musiques actuelles, le 1er week-end de septembre.

es soirées le 31 juillet à La Java des Baleines, le 8 août à Rivedoux et le 29 août sur l’île toujours, pour donner un avant-goût de ce qui les attend aux festivaliers, qui viendront nombreux et de partout : ils étaient plus de trois mille l’an passé, d’après les organisateurs, qui en attendent quatre mille cinq cents cette année.

Les dates choisies pour ce festival, le premier week-end de septembre, montrent qu’il est aussi possible d’organiser des évènements hors juillet &

pieds dans l’eau pour fêter la diversité culturelle entre concerts live, DJ sets, talks, éco-village solidaire avec quinze Festival Boire La Tasse stands de créateurs, plateau radio, food4 au 6 septembre 2026 - A Sablanceaux, à l’entrée de l’île de Ré court et village de la glisse, des sportifs sur le thème de la mer, pour émerveiller Tarifs et réservations sur : https://www.helloasso.com/associations/ petits et grands ! Un Village associatif cafe-noir/evenements/festival-boire-la-tasse-2026 avec le Secours populaire et d’autres Tarifs étudiants et tarifs pour les Rétais ! associations solidaires sera aussi présent, Navettes gratuites pour passer le pont - Hébergement possible en camping ainsi que friperies et vide dressing géant L’événement se veut ancré dans son Contact : cafenoir.production@gmail.com le dimanche. époque, éco-féministe et solidaire, les 260515_iledere_annonce_realahune_belles_journees_215x150.qxp_Mise en page 1 24/07/2026 09:35 Page 1

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RÉ À LA HUNE | ÉDITION DU 20 AOÛT 2026 | N° 324

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ÉCO À LA HUNE S A I N T E - M A R I E - D E - R É

Isabelle Cailleteau teste le chanvre entre deux vignes Isabelle Cailleteau, viticultrice à Sainte-Marie-de-Ré, a semé du chanvre. Si l’essai est peu concluant cette année à cause du manque de pluie, l’objectif est de produire des graines pour l’alimentation humaine.

Essai 1 en 2024

« Nous soutenons ce qui nous paraît être important pour l’environnement », apprécie Dominique Chevillon, président de RNE au sujet de la parcelle de chanvre d’Isabelle Cailleteau.

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ans sa parcelle de 0,1 hectare, à côté du camping Huttopia côte sauvage à Sainte-Marie-de-Ré, Isabelle Cailleteau constate : « je ne vais pas récolter le chanvre cette année, il n’y aura rien. » Là, des plants d’un mètre, disparates et quelques autres de deux mètres. Semée début mai, la culture peine à pousser. La faute à la quasi-absence de pluie depuis, mais aussi aux goélands « qui viennent se poser dans le champ et écrasent les cultures », explique la viticultrice lors d’une visite de sa parcelle de chanvre, organisée mardi 4 août par Ré nature environnement (le fils d’Isabelle, Damien Mortier, fait partie du conseil d’administration de l’association). Ne pas laisser les sols nus Contexte : Isabelle Cailleteau cultive 35 hectares de vignes, qu’elle livre à la coopérative Uniré pour la production de Cognac, Pineau et vin de pays. Quand

C O M M E R C E

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elle arrache ses pieds de vigne, tous les vingt-cinq ans, elle laisse la terre en friche pendant trois ou quatre ans. Alors que la filière Cognac est en crise depuis plusieurs années, la productrice pense à se diversifier : plutôt que de laisser ses sols nus, elle réfléchit à une culture qui réponde aux enjeux climatiques, peu gourmande en intrants, produits phytosanitaires ou encore en matériel. Elle découvre le chanvre en 2020, grâce à l’association du chanvre mellois qui valorise aussi bien du chanvre à destination du secteur du bâtiment que des graines - chènevis - pour l’alimentation humaine ou animale. Convaincue par l’intérêt agronomique et économique de la culture, elle décide d’essayer. « Ça a pris du temps, car il m’a fallu les autorisations, prévenir la gendarmerie et la police, contacter la DREAL* », liste, entre autres, Isabelle Cailleteau. Elle intègre en parallèle Chanvre Nouvelle

Elle lance ainsi son premier essai en 2024. « J’ai semé 15 ares, qui avaient bien poussé car nous avons eu de l’eau. » En revanche, « le chanvre a été remis au sol car la surface était insuffisante pour le transformer ». En 2025, Isabelle Cailleteau est malade. Mais elle retente début mai 2026, « car la météo annonçait de l’eau dans les jours qui suivaient. Pour que le chanvre démarre, il faut que le sol soit propre, à 12°C et une quantité d’eau raisonnable au semis, entre 15 et 20 mm, ce qui n’a pas été le cas cette année », insiste-t-elle. Le chanvre sera finalement détruit fin août et restitué au sol. « Ce n’est donc pas une perte en soit. L’investissement aura été d’environ 500 €. »

« Je peux demander à un voisin qui a une moissonneuse batteuse pour récolter les graines. Ensuite, elles doivent être séchées dans les deux heures qui suivent afin qu’elles soient catégorisées en alimentation humaine », précise Isabelle Cailleteau. Dans son cas, ce sera soit sur place, soit à Melle où il y a également une unité de défibrage. L’an prochain, la viticultrice envisage de semer un hectare. Mais avant, elle prévoit de « faire un essai de couverts végétaux à base de légumineuses, au début de l’automne qui pourra apporter de l’azote au printemps prochain. Et surtout, de semer le chanvre plus tôt, maximum fin mars ». Julie Pertriaux *DREAL : Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement. © Isabelle Cailleteau

© Julie Pertriaux

Aquitaine avec qui elle signe une charte d’engagement qui impose une production sans produits chimiques, dans le respect de la biodiversité. L’association assure aussi la promotion de la culture pour aider les producteurs à la vendre en direct sur l’ensemble de la région.

Essai 3 l’an prochain Dans l’idéal, le chanvre peut produire 600 kg/ ha de graines et 7 t/ha de fibres.

Il y a deux ans, la météo avait permis au chanvre de mieux pousser. Si le prochain essai sur 1 ha est aussi concluant, Isabelle envisage de vendre une future récolte de graines à la ferme.

S A I N T - C L É M E N T - D E S - B A L E I N E S

Nathalie Vivier cherche un repreneur Nathalie Vivier, figure incontournable de Saint-Clément-des-Baleines, s’apprête à tirer sa révérence. Après trente-six années passées à la tête de l’épicerie du village, elle cherche un repreneur.

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© Aurélie Bérard

lle est à la retraite depuis le 1 er juin. Mais Nathalie Vivier reste campée derrière la caisse de sa supérette, à Saint-Clémentdes-Baleines. « Je continue de travailler », explique-t-elle, « car il est hors de question que j’abandonne Nathalie Vivier a fêté au mois de juillet ses 63 ans. Saint-Clément. supermarché du Bois-Plage et y reste J’ai mis le fonds de commerce en vente pendant douze ans, avant de partir en juillet 2025. Depuis j’ai eu quelques deux ans au magasin des Portes-en-Ré. pistes sérieuses, mais rien de concret. En 1990, son patron lui confie les rênes J’attendrai le temps qu’il faudra. » de l’épicerie de Saint-Clément, dont elle Originaire de La Couarde, Nathalie comrachète le fonds de commerce en 1992. mence à travailler dès l’âge de quinze En tout, Nathalie aura donc passé ans en tant qu’apprentie au sein du

trente-six ans à Saint-Clément. Quasiment quatre décennies à rendre service aux Villageois, été comme hiver. Elle est l’un des rares commerces du nord de l’île à faire ce sacrifice, en tout cas sur un si long terme. « Il y a eu des hauts et des bas », se souvient-elle. « C’est vrai que l’hiver, c’est dur. Parfois j’ai une vingtaine de clients par jour. On fait tout notre chiffre d’affaires entre avril et novembre, et souvent l’hiver la trésorerie ne suit pas. » Sans compter les journées à rallonge. Se lever à quatre heures du matin pour aller chercher sa marchandise à Saint-Martin de Ré, puis ouvrir la boutique du matin jusqu’au soir. « L’année dernière, j’ai changé de fournisseur. Je travaille maintenant avec la marque Casino, qui me livre devant la porte. Ça m’a changé la vie. Et puis j’ai Alan, qui travaille avec moi depuis deux ans, alors c’est plus facile. »

Malgré les difficultés, Nathalie n’a jamais lâché. « C’est une vraie mission de service public, indispensable à la survie du village », explique-t-elle. « Pour les plus âgés, ceux qui ne sont pas véhiculés, c’est parfois le seul moyen de se ravitailler », dit-elle. « Ou même de voir du monde, on discute ensemble ». Car à Saint-Clément, on ne va pas à l’épicerie, mais « chez Nathalie ». Chacun apprécie sa disponibilité, sa simplicité et son sourire. Son objectif à présent : trouver un repreneur avec le même état d’esprit. « Il faudra qu’il ait la même envie de rendre service au village et aux Villageois, qu’il soit ouvert été comme hiver, avec la même flexibilité dans les horaires d’ouverture. Et puis qu’il s’engage aussi à garder Alan, qui travaille bien et habite Saint-Clément. J’y veillerai. » Nathalie Vivier s’apprête à tirer sa révérence, mais pas à n’importe quel prix. Aurélie Bérard

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PATRIMOINE I N V E N T A I R E

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P A T R I M O I N E

Les merveilles architecturales d’Ars-en-Ré Dans le cadre du label Pays d’art et d’histoire, la Communauté de Communes réalise un inventaire du patrimoine bâti rétais. Un travail mené par le chargé de mission Sébastien Chauvel, qui l’a présenté lors d’une conférence le 4 août à Ars-en-Ré.

Sensibilisation Pour cela, Sébastien Chauvel arpente les dix communes de l’île. Il photographie tout ce qu’il voit et qui l’interpelle, puis compare ses relevés avec les données bibliographiques dont il dispose : les anciens cadastres et inventaires topographiques, les revues scientifiques, les vieilles cartes postales et, bien sûr, les données du premier inventaire réalisé dans les années 70 et actualisé à la fin des années 2010. L’historien a commencé son travail dans les rues d’Ars-en-Ré, et a donc pu organiser cette conférence en plein cœur de l’été afin de sensibiliser habitants et touristes à notre patrimoine. Devant un public venu nombreux, il est revenu sur l’histoire et

l’évolution du village, l’organisation de ses rues et de ses venelles, les principales typologies de maisons, ainsi que plusieurs éléments architecturaux remarquables qui permettent de mieux comprendre l’évolution du patrimoine arsais. Nous apprenons par exemple qu’Arsen-Ré est construite en « village-tas ». « On est sur une île exiguë et d’un point de vue stratégique, les individus se sont regroupés entre eux pour se protéger des intempéries, pour l’accès à l’eau ou pour une question de solidarité », a-t-il expliqué en projetant une vue aérienne pour appuyer son propos. « C’est une particularité de l’île de Ré où on arrive à bien distinguer les lignes des agglomérations, même si se sont créés des hameaux un peu plus récents comme le Grignon à Ars. Le tissu historique y est encore bien décelable, ce qui est plus difficile ailleurs comme à Oléron par exemple où les frontières entre les communes sont plus floues. »

ou encore la présence d’angles tronqués et sculptés, véritable particularité rétaise. Ces murs tronqués existent là où la densité des constructions en « villages-tas » produit des axes de circulation très étroits. Tronquer les angles des maisons permettait en effet de faciliter le passage des charrettes. « On en retrouve souvent sur les îles, mais ici peut-être plus que sur les îles bretonnes ou à Oléron, par exemple. C’est un véritable marqueur de notre patrimoine bâti. »

Angles tronqués et galets

Autres détail « curieux » noté par le chargé de mission inventaire : des maisons avec des façades en galets, notamment rue d’Angleterre. « Purement esthétiques et décoratives, ces constructions sont une des traductions rétaises du mouvement architectural « art déco », dit-il.

Il a également expliqué l’implantation des bâtiments de la place Carnot en arcde-cercle, une disposition qui « fait écho à la forme du mur d’enceinte qui encerclait l’église au milieu du 15e siècle »,

Toutes ses découvertes architecturales seront progressivement mises en ligne sur le site internet Patrimoine et Inventaire de la Région

Nouvelle-Aquitaine (www.patrimoinenouvelle-aquitaine.fr). Aurélie Bérard © Communauté de Communes de l’île de Ré

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rs-en-Ré regorge de trésors encore méconnus du grand public. C’est ce que nous a appris Sébastien Chauvel lors de cette conférence, la première du genre, à Ars-en-Ré. Il en organisera une dans chaque commune de l’île de Ré, tout au long des deux ans que va durer sa mission. Son rôle : compléter le premier « Inventaire général du patrimoine de l’île de Ré » réalisé entre 1970 et 1981, et ainsi recenser ce qui fait la singularité et la richesse de l’architecture rétaise.

Au 34 rue Thiers à Ars, une belle tête de gargouille décore un angle tronqué.

PUBLI-RÉDACTIONNEL

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éjà bien connue sur l’île de Ré pour la qualité de ses prestations de ménage, LPN, entreprise rétaise dirigée par Priscilla Lemaître, poursuit son développement en mettant aujourd’hui davantage en avant son activité de conciergerie.

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LPN : une conciergerie de proximité pour des locations en toute sérénité

L’objectif reste fidèle à l’esprit qui anime l’entreprise depuis ses débuts : proposer un service de proximité, humain et attentif, tout en permettant aux propriétaires de résidences proposées à la location saisonnière de profiter d’une véritable tranquillité d’esprit. Parce que louer son bien lorsque l’on ne réside pas forcément sur place demande disponibilité, organisation et réactivité, Priscilla et son équipe peuvent prendre le relais à différentes étapes du séjour. LPN assure ainsi la remise des clés aux locataires et le nettoyage complet du logement à leur départ, avec le même soin et le même professionnalisme qui ont fait sa réputation. Mais la conciergerie prend également tout son sens lorsqu’un imprévu survient. Un problème dans la maison pendant le séjour ? LPN reste disponible pour apporter une assistance et peut s’appuyer sur un réseau d’artisans locaux susceptibles d’intervenir rapidement lorsque la situation le nécessite. Pour le propriétaire, c’est l’assurance de disposer sur l’île d’un interlocuteur de confiance capable de réagir sans qu’il ait nécessairement à se déplacer.

RÉ À LA HUNE | ÉDITION DU 20 AOÛT 2026 | N° 324

L’attention portée aux locataires constitue l’autre volet de cette offre. Pour faciliter leur arrivée et rendre leurs vacances encore plus agréables, différents services complémentaires sont proposés à la carte : location de linge, courses effectuées et déposées dans le logement avant leur arrivée ou encore ménage intermédiaire pendant le séjour. À travers cette activité de conciergerie, Priscilla souhaite conserver ce qui fait l’ADN de LPN : la proximité, la réactivité, la confiance et le goût du travail bien fait. Une présence locale rassurante pour les propriétaires et un service attentionné pour leurs locataires. LPN propose ses services de conciergerie à La Flotte, Sainte-Marie-de-Ré, Saint-Martinde-Ré et au Bois-Plage-en-Ré.

LPN, c’est aussi le service à la personne Lorsque les propriétaires séjournent personnellement dans leur résidence, les prestations de ménage réalisées dans le cadre des services à la personne peuvent ouvrir droit au crédit d’impôt de 50%, selon les conditions légales en vigueur. Cet avantage fiscal concerne uniquement les prestations effectuées pour l’usage personnel du propriétaire et ne s’applique pas aux prestations réalisées dans le cadre de la location saisonnière du logement.

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L’ Î L E A U X L I V R E S CHRONIQUES DE LIVRES

Ils seront présents au Salon “L’île aux Livres” Comme chaque année nous vous proposons, dans nos éditions estivales, des chroniques d’ouvrages d’auteurs qui seront présents au Salon du Livre, les 28, 29 et 30 août 2026, au Bois-Plage.

Lilia Hassaine Proposition pour une femme sans voix

Romain Lemire Un silence assourdissant

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l y a l’enfant. Clément. Il y a des parents aimants. Un père professeur de lettres et une mère éditrice. Il y a des frères et une sœur. Il y a une enfance heureuse, des copains, une vie de famille, des vacances. Et puis il y a le silence, un silence assourdissant qui couvre l’innommable, mais nommons-le : l’inceste. Le père agresseur agit, la mère ne voit pas ou ne veut pas voir. Elle imposera même après la révélation des agressions sexuelles et

viols répétés un voile de silence entravant pendant longtemps la reconstruction de son fils. Et des autres. Malgré tout, Romain Lemire réussit une prouesse littéraire, celle d’écrire un premier roman lumineux. Quelle justice que ce Prix Goncourt du premier roman ! Ben Schneider

Romain Lemire - Clément Éditions Le Cherche-Midi - 22 €

Olivier Grondeau De la poésie dans les geôles iraniennes

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our son tout premier salon, Olivier Grondeau a accepté notre invitation et choisi l’île de Ré pour présenter son premier roman. Grand voyageur, il a traversé pendant huit ans le monde, en stop et en toute liberté. Sous le charme du soufisme, des derviches, de la poésie et de la culture persane, il a séjourné plusieurs fois en Iran. Jusqu’à ce sombre jour d’octobre 2022, où il est enlevé par quatre hommes des services de renseignements iraniens pour n’être libéré qu’en mars 2025. Pendant plus de deux années sombres,

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Ce livre propose une immersion accessible au cœur de l’IA. Sans jargon, il en explique les principes, retrace l’histoire, met en lumière ses forces comme ses limites. Illustré d’exemples concrets et d’applications actuelles, il explore aussi les zones d’ombre : biais, dépendances, travailleurs invisibles,

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en introduction. Celle d’une femme amoureuse, mettant en son époux l’espoir d’une vie heureuse avant d’être méticuleusement détruite par lui avec la complicité d’une société entière. D’une écriture aussi précise qu’un scalpel, Lilia Hassaine déroule un à un les pièges de l’emprise, laissant le lecteur troublé et impuissant voir le reflet d’Antoinette s’effacer peu à peu. Pauline Leriche Rouard

Lilia Hassaine - Je Éditions Gallimard – 21€

Aurélien Bellanger Dans le secret des cathédrales

dans l’angoisse et la peur, notamment dans la tristement célèbre prison d’Evin, Olivier Grondeau va subir toutes les violences d’une incarcération arbitraire et brutale, et pourtant donner naissance à ce premier livre rayonnant, baigné de lumière et de poésie. Comme le dit son éditeur : on assiste à la naissance d’un écrivain. Ben Schneider

Olivier Grondeau Joseph dans la nuit Éditions L’Iconoclaste - 19 €

Ivan Nourdin Une immersion au cœur de l’Intelligence artificielle ’intelligence artificielle s’est immiscée dans nos vies à une vitesse fulgurante. En quelques années, elle est passée des laboratoires de recherche aux objets du quotidien, transformant nos manières de travailler, de consommer, de nous déplacer, d’apprendre, de communiquer.

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ans Jane Eyre, Je n’existe pas, présence invisible et inquiétante recluse dans un grenier. Une femme sans autre voix que celle de son époux Rochester. Dans les années 60, l’autrice britannique Jean Rhys s’en empare pour en raconter les origines créoles. Autre société, autre regard, aujourd’hui, Lilia Hassaine rend à la folle enfermée sa voix de femme et son prénom : Antoinette, que Rochester (signe inquiétant) croit bon de changer en Bertha. « Une histoire d’hier, une histoire d’aujourd’hui », est-il souligné

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e titre semble tout dire : Viollet-Le-Duc, figure emblématique du Second Empire est au centre du roman. Mais l’architecte de Notre-Dame n’existe pas. « Nos plus belles cathédrales sont généralement anonymes. Elles opposent à celui qui voudrait en retrouver l’auteur, l’inhumaine durée de leur construction », affirme le restaurateur de NotreDame. Les cathédrales gothiques, une mythologie française source de nombreuses théories, nous dit Aurélien Bellanger. Faisant osciller le lecteur entre passé et présent, l’auteur nous entraîne au fil de

deux récits entrelacés. Celui d’un séminariste racontant son dernier voyage avec un Viollet-le-Duc qu’il a autrefois espionné, et l’histoire d’Ancellin, jeune homme à l’enfance malheureuse passé dans un manoir construit par le grand architecte, recueilli et formé par un tailleur de pierre. Un roman dense et captivant, construit, comme les cathédrales, en couches successives. Pauline Leriche Rouard

Aurélien Bellanger L’architecte de Notre-Dame Éditions Actes Sudi - 22 €

Valérie Solvit L’île de Ré, lieu de mémoire intime

risques pour la démocratie ou l’environnement. L’auteur est professeur de modélisation stochastique à l’Université du Luxembourg, directeur du Bachelor en Mathématiques et également cofondateur de GrewIA, startup spécialisée dans la formation et l’accompagnement en intelligence artificielle. Ben Schneider

Ivan Nourdin Une immersion au cœur de l’IA : entre promesses et inquiétudes En auto-édition - 20 €

RÉ À LA HUNE | ÉDITION DU 20 AOÛT 2026 | N° 324

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’île de Ré ne s’explique pas, elle se ressent. Elle est, pour moi, une mémoire vivante, une confidence que je me risque aujourd’hui à partager », confie Valérie Solvit, directrice d’une agence de communication, partageant son temps entre Paris et Ars-en-Ré. « L’île de Ré est une légende personnelle, un amour que je porte en moi, un lieu qui m’a construite et continue de me faire vibrer. C’est un espace de liberté, de création et de transmission. Si je prends le risque d’en parler,

c’est par amour, mais aussi par pudeur. Car en vérité, cet endroit n’a pas besoin d’être expliqué ou partagé : il vit en moi, comme un secret que l’on garde et que l’on chérit. » Une ode à notre île où l’autrice a toujours trouvé refuge, même par avis de tempête. CP

Valérie Solvit Petit éloge de l’île de Ré Editions Les Pérégrines - 14 €

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L’ Î L E A U X L I V R E S EVÈNEMENT LITTÉRAIRE

Le Salon du Livre, marqueur culturel du territoire Depuis 2007 , l’évènement était généralement programmé début août. Les organisateurs, Joschi Guitton et Stéphane Guillot, font le pari cette année de choisir des dates en fin de saison, les 28 août aprèsmidi, 2 9 et 3 0 août, proches de la rentrée littéraire.

Une centaine d’écrivains, 6 000 livrés dédicacés Une centaine d’écrivains a, à nouveau, répondu présente, pour venir sur l’île de Ré rencontrer ses lecteurs, dans une ambiance simple et conviviale. Editeurs nationaux, régionaux et autoéditions se côtoient dans la bonne humeur. Des espaces BD, en présence des auteurs, et mangas, sans les auteurs, attirent également un lectorat plus jeune. Le talentueux dessinateur d’album jeunesse Luc Turlan, star des enfants et de leurs parents, sera fidèle au poste pour délivrer ses dédicaces brillamment illustrées. Compte tenu de la période, il n’y aura pas cette année d’ateliers enfants, la plupart des centres de loisirs de l’île de Ré étant fermés en cette veille de rentrée scolaire. Les organisateurs réussissent aussi ce tour de force de réunir près de soixante-dix

© Nathalie Vauchez

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’occasion aussi de toucher davantage un public plus captif, composé de Rétais (de retour sur l’île après l’intermède estival) et de résidents secondaires, et un peu moins de vacanciers, parfois davantage badauds que friands de littérature et prompts à acheter des ouvrages. Cette année, l’évènement est centré sur l’espace d’échanges et dédicaces avec les auteurs, situé dans la grande salle polyvalente du Bois-Plage et sur les rencontres avec et entre les auteurs, animées salle des Oyats. Contrairement aux années 2007-2024, qui affichaient un invité d’honneur - David Servan Schreiber, Bernard Giraudeau, Danielle Mitterrand, Charles Aznavour, Leïla Slimani, Samuel Benchetrit ou encore Bernard Minier... à titre d’exemples Joschi et Stéphane ont fait le choix depuis l’an passé de mettre l’ensemble des auteur(e)s en avant.

Venir au Salon du Livre dès l’ouverture, vendredi après-midi ou samedi matin, une bonne stratégie pour échanger avec ses auteurs préférés sans bousculade et ne rien rater des tables rondes.

bénévoles issus des rangs du Lions club de l’île, de Ré-Clé-Ré, mais qui se mobilisent aussi individuellement et spontanément. Avec près de six mille exemplaires de livres et BD à brasser, dédicacer, encaisser, fournis par la grande librairie Cosmopolite basée à Angoulême, les bénévoles ont de quoi faire. Le Salon du livre de l’île de Ré ne pourrait exister sans le soutien conséquent de la CdC (18 K€ cette année) et de la mairie du Bois-Plage (16 K€, mais aussi la salle, le soutien très actif des services techniques, le matériel, etc.). Dommage, Région Nouvelle-Aquitaine et Département de la Charente-Maritime n’accordent aucune subvention. Pourtant, comme l’exprime justement Joschi, « un Salon du livre, par le prestige des auteurs, confère une renommée au territoire sur lequel il est implanté - Le Bois-Plage et l’île de Ré dans son ensemble - il n’est pas là pour gagner de l’argent (l’équilibre financier est précaire, quand équilibre il y a - NDLR), ce n’est pas une foire commerciale. » Les auteurs aiment y venir à la rencontre de

leur public dans une ambiance rétaise et estivale, sans chichi.

« La culture, c’est la liberté, un pansement de l’âme, aussi » Joschi et Stéphane l’écrivent « Depuis la première édition en 2007, nous œuvrons pour la culture et la littérature. Nous avons invité plus de mille cinq cents auteurs et organisé plus de deux cents rencontres et autres tables rondes. Nous avons souhaité mettre en lumière les écrivains et leurs livres, leurs messages, leurs vies, leurs audaces et leurs doutes, leur sensibilité, leur sincérité et leur talent. Et nous les en remercions. Les livres sont des ambassadeurs culturels. La culture ouvre les yeux et l’esprit, abat les frontières qu’elles soient terrestres ou de genre, idéologiques ou imaginaires. La culture permet l’émancipation. L’émancipation de toutes. Et de tous. La culture, c’est la liberté. La culture est un pansement de l’âme. Si elle ne guérit pas de tout, elle console, adoucit et encourage. Avec les livres nous apprenons et nous voyageons. Tous les univers s’ouvrent à nous,

tout devient possible. Alors, Mesdames et Messieurs, et les jeunes, lisez ! » Le président de la CdC ne s’y trompe pas, qui écrit dans son édito : « La richesse de cette programmation illustre bien l’ambition des organisateurs. Ils participent, année après année, au rayonnement culturel de l’île de Ré. » Bien que les visiteurs auront déjà été nombreux à avoir franchi les portes du Salon dès vendredi après-midi, pour venir échanger avec leurs auteurs préférés et participer aux premières tables rondes, l’inauguration officielle du salon et la remise des prix sont prévus samedi 29 août à 9h30 en présence du maire du BoisPlage, Alain Moreau, qui était là, sur les dix-sept éditions du Salon, du président de la Communauté de Communes de l’île de Ré, Jean Paul Héraudeau, de la députée de La Rochelle - île de Ré, Sabine Gervais, des auteurs, partenaires et bénévoles du salon. Les tables rondes (lire ci-dessous), animées principalement et bénévolement par Pauline Leriche et Joschi Guitton, feront très certainement carton plein, l’engouement du public pour ce moment de proximité, parfois d’intimité, ne se dément pas, d’année en année. Tous à l’Île aux Livres ! Nathalie Vauchez

Salon du Livre de l’île de Ré Vendredi 28 août 2026, de 14h30 à18h30 Samedi 29 et dimanche 30 août, de 9h30 à 12h30 et de 14h30 à 18h30 Salle polyvalente du Bois-Plage

Prix ICI La Rochelle / L’Île aux livres 2026

Prix Ré à la Hune / L’Île aux livres 2026

On l’appelait Bennie Diamond par Michaël Dichter (Editions Les Léonides)

Mer des Hommes par Denis Chatin (Editions Saint-Mleux)

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ichaël Dichter signe un remarquable premier roman d’apprentissage au cœur de la communauté des diamantaires, porté par le plus flamboyant des héros. Anvers, années 70. Le jeune Bennie Goodman sait que son père Moshé aimerait mieux le voir à la synagogue qu’à fureter dans les ruelles du quartier des diamantaires. Mais c’est plus fort que lui : la prière

Rencontres avec les auteur(e)s Animées par Pauline Leriche et Joschi Guitton

Vendredi 28 août 2026 15h Histoires de l’île de Ré et d’ailleurs François Bernard, Une odyssée naturaliste (Polemarca) Valérie Solvit, Petit éloge de l’île de Ré, (Les Pérégrines) Michelle Mazoué, Meurtres au Fort Boyard (Geste) 16h Île de Ré – La passion de la mer Denis Chatin, Mer des hommes, (Saint-Mleux) Marie Pointurier, Reste l’océan, (Liana Levi)

PRIX ICI LA ROCHELLE / L’ÎLE AUX LIVRES 2026 GRAND PRIX RTL LIRE

l’ennuie, le diamant le fascine. Après tout, c’est dans ce secteur que son grand-père Yéhuda a fait fortune, et quoique le patriarche ait coupé les ponts avec son fils et son petit-fils, ce dernier ne peut réprimer sa fascination. Des ateliers de taille aux vastes salles de négoce de la Bourse, Bennie ne renonce devant rien pour se faire sa place et un nom.

Samedi 29 août 2026 9h30 Inauguration et remise des prix Inauguration officielle du salon et remise des prix en présence des élus et auteurs. 10h Vivez 100 ans grâce à votre microbiote Dr William Berrebi, Vivez 100 ans grâce à votre microbiote, (Harper & Collins) 11h Rencontre avec… Rachida Brakni, La part absente, (Stock) Sarah Biasini, Jouer l’amant, (Stock). Sélection printemps Prix Renaudot 2026 Karam Hassan, Un rêve plus loin, (Albin Michel) 15h Notre rentrée littéraire Lilia Hassaine, Je (Gallimard). Sélection

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énévole depuis une quinzaine d’années à la SNSM île de Ré, dont il est président depuis près de neuf ans, Denis Chatin nous livre au travers de ses récits de sauvetage une histoire très intime, celle de sauveteurs confrontés à la détresse humaine, au milieu d’une mer toute-puissante. Et celle de naufragés qui s’accrochent à la vie, face à la mort qui déferle, telle une lame de fond. « Pour comprendre, il te faudra d’abord oublier la terre.

Prix du Roman FNAC 2026 François-Henri Désérable, Le Palais (Gallimard). Sélection Prix du Roman FNAC 2026 Noham Selcer, Midgar (Gallimard) Aurélien Bellanger, L’Architecte de NotreDame (Actes Sud) 16h Quand resurgit le passé Nathalie Saint Cricq, La Petite Mère (L’Observatoire) Bruce Toussaint, Dîtes-lui que je pense à elle (Stock) Caroline Huppert, Une histoire cachée (Mercure de France) Camille Perrier, L’autre Madame Kennedy (Buchet Chastel)

RÉ À LA HUNE | ÉDITION DU 20 AOÛT 2026 | N° 324

Quand les côtes s’effacent, les repères s’effondrent. Il ne reste que le vent, les vagues, le froid et ce mince fil d’acier qui relie l’homme à sa volonté. C’est là que tout commence ! »

PRIX RÉ À LA HUNE / L’ÎLE AUX LIVRES 2026

Dimanche 30 août 2026 10h Que doit l’Etat au peuple ? Patrice Duhamel, Le Crépuscule des Dieux (L’Observatoire) Julien Denormandie, Le Chant du sol (Le Seuil) 11h De l’ombre à la lumière Romain Lemire, Clément (Le ChercheMidi). Prix Goncourt du premier roman 2026 Olivier Grondeau, Joseph dans la nuit (L’Iconoclaste). Sélection Prix Stanislas 2026 - Sélection Prix du Livre Envoyé par La Poste 2026 14h30 Rencontre avec… Michaël Dichter, On l’appelait Bennie

Un livre poignant, où l’engagement et l’altruisme flirtent avec quelque chose relevant d’une respiration vitale pour ces hommes et femmes qui ne revendiquent surtout pas d’être des héros.

Diamond (Les Léonides).Prix RTL/Lire 2026 Kalindi Ramphul, Les Solitudes de Petite Rivière (Lattès) Pia Petersen, Dog Fiction (Plon) Quand Yoda, chien errant de Los Angeles, croise le chemin d’Orlando, chirurgien esthétique réputé, il 15h30 MammO Mia ! Go Mammo ! Béatrice de la Boulaye, Mammo Mia avec Bénédicte Voile (First) 16h30 L’intelligence artificielle : entre promesses et inquiétudes Ivan Nourdin, Une immersion au cœur de l’IA : entre promesses et inquiétudes

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SAINT-MARTIN-DE-RÉ À LA HUNE CONSEIL MUNICIPAL DE SAINT-MARTIN DE RÉ DU 31 JUILLET 2026

L’emplacement de la future librairie débattu Parmi les points à l’ordre du jour de ce conseil municipal martinais figuraient la rentrée, un emprunt de 890 K€, le bail commercial de la future librairie et la subvention à l’association des Chats de Saint-Martin.

Renforcer l’attractivité du centre de loisirs par des tarifs plus bas Les tarifs du centre de loisirs sont proposés à la baisse, l’opposition par la voix de Maryline Héraudeau s’en réjouit, puisqu’elle l’avait demandé lors de l’un des premiers conseils municipaux. La maire, Anne Mémin a confirmé que certains tarifs journaliers étaient élevés, à 22 € par enfant sans le repas pour les QF les plus élevés : « On a travaillé cela, afin

transport (gratuit). Depuis le 23 juillet, des frais de dossier sont facturés par la Région Nouvelle Aquitaine.

© Nathalie Vauchez

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onseiller délégué à la vie scolaire, au périscolaire, à la restauration scolaire et à la jeunesse, Gaëtan Perdriel a soumis au vote les tarifs des repas pour l’année scolaire 2026/2027, ainsi que ceux du centre de loisirs (ALSH). Désormais mangeront à la cantine de Saint-Martin l’ensemble des élèves des classes élémentaires, issus de Saint-Martin de Ré et de La Couarde-sur-Mer, dans le cadre du Regroupement pédagogique intercommunal entre les écoles de ces deux communes, qui voit le jour en cette rentrée. Les élèves en maternelle iront à la cantine de La Couarde. Le prix de 3 € pour les élémentaires et l’ALSH sont maintenus, le tarif d’1 € institué pour les familles bénéficiant qu’in quotient familial inférieur ou égal à 400 €. Le tarif pour les adultes est de 5 €. Maryline Héraudeau aurait souhaité que ce tarif adulte soit augmenté et s’est abstenue.

La Communauté de Communes de l’île de Ré a aussi prévu une réunion le 27 août, afin de réfléchir à l’alimentation des enfants et aux futurs marchés publics. Parmi les provisions pour risques du budget annexe « marché et commerces », la société Fratimo SAS (enseigne Vival) a laissé à la commune une ardoise de près de 51 K€ pour un risque total de 55 K€, incluant deux autres commerces.

La municipalité est confortée dans ses premières décisions par le dynamisme retrouvé par Saint-Martin de Ré cet été.

de permettre à plus de familles et enfants de s’inscrire. Toutefois, la majorité des familles sont dans les tranches de QF entre 1100 à 1500 €, le tarif passe ainsi de 20 € la journée à 11 €, soit - 40 %. » Désormais les tarifs journaliers vont de 7 à 15 € pour les habitants du département (0 à 18 € hors département). A noter que les enfants ne sont accueillis au centre de loisirs que s’ils sont déjà scolarisés. Concernant les fratries, Anne Mémin avait déjà expliqué à l’opposition, qui arguait pour un tarif dégressif, que le QF Intègre

déjà l’existence d’une fratrie, un tarif dégressif ferait donc double emploi. « En conclusion, nous nous plaçons au plus près des familles, nous faisons un effort tarifaire important, afin de renforcer l’attractivité du centre de loisirs auprès des familles. », a redit la maire. Toutes les familles concernées ont aussi reçu un mail avec les tarifs 2026, ainsi que le rappel de la configuration du RPI, incitant chacun à inscrire les enfants au bus scolaire, afin d’avoir son titre de

L’emprunt de 890 K€ qui va être lancé sur le budget principal pour les besoins de financement des travaux de toiture, charpente et façades de la mairie (Hôtel des Cadets Gentilhommes) a donné lieu à débat avec l’opposition, estimant que la municipalité n’a pas assez anticipé et retient une offre risquée quant à ses modalités. Celle-ci a maintenu sa position. Une librairie ? Oui ! Mais où ? La délibération concernant le bail commercial pour une librairie dans le local situé au 12bis rue Chay Morin, sur l’îlot du port, a donné lieu à débat avec l’opposition. Elle a été préparée lors de deux commissions commerces, afin de s’adapter au mieux au métier de libraire, dans un contexte extrêmement difficile pour les librairies. (Lire la suite page 21)

SAINT-MARTIN-DE-RÉ

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saint-martin-de-re.fr mairiedesaintmartindere mairiesaintmartindere Mairie de Saint-Martin-de-Ré

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RÉ À LA HUNE | ÉDITION DU 20 AOÛT 2026 | N° 324

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SAINT-MARTIN-DE-RÉ À LA HUNE L’association des librairies indépendantes en Nouvelle-Aquitaine (LINA), le Syndicat de la librairie française (SLF) et la Chambre de Commerce de Charente-Maritime ont été consultées. Ce local communal sera disponible à partir de novembre 2026, il s’agit du seul vacant et l’ouverture d’une librairie constitue une priorité pour la commune, comme annoncé lors de la campagne des municipales, par les deux listes en lice. Marie Tredgeu, 2è adjointe notamment aux finances, commerces et économie a proposé d’appliquer un bail 3/6/9 pour une activité de librairie, avec activités connexes pour 20 % maximum. Le loyer proposé est de 12 K€ par an, une franchise de loyer de trois mois pourra être proposée au locataire, pour faciliter son installation. Un appel à candidatures sera lancé en septembre. Les créateurs qui occupent actuellement ce local en saison ont été reçus en mairie. « Ils sont conscients de la politique menée sur ce local, nous essaierons de les accompagner au mieux dans le privé et si notre appel à candidatures ne donnait rien, ce que je ne souhaite pas, ils sont prêts à revenir une saison », a expliqué Marie Tredgeu. « Nous sommes tous conscients de la nécessité d’installer une librairie à l’année et pérenne. Sur le principe, nous sommes en phase. Le problème est l’emplacement sur l’îlot, qui ne nous paraît pas le bon. A l’écart, l’espace ne permet pas de faire de l’évènementiel, indispensable pour vendre des livres. » est intervenue Véronique Richez-Lerouge, élu d’opposition. « L’autre question concerne le prix. Les créateurs paient 2200 € par mois, là vous le proposez à 1000 €. Nous on

pense qu’il faut utiliser le local du Vival (derrière le marché. NDLR), il est vide et on ne déloge pas quelqu’un, on ne risque pas de perdre un loyer. Cela permettrait de renforcer un pôle d’attractivité autour du marché, en y adossant un bar/troquet et ne pas déloger les créateurs qui paient le double. » « On a bien réfléchi, cet emplacement nous paraît adapté, d’autant que nous avons un autre projet pour le Vival et la place de La Poterne. On en a parlé avec les commerçants, il s’agit d’un travail collectif », a rétorqué Anne Mémin. « Il y a forcément des avantages et des inconvénients ». Marie Tredgeu a rappelé que des professionnels du métier de libraire avaient été sollicités pour conseiller la mairie. « Ils ne connaissent pas le terrain, la commune de Saint-Martin », a rétorqué Véronique Richez-Lerouge. « Nous, nous connaissons parfaitement saint-Martin », ont taclé la maire et sa 2è adjointe. « On est commerçant dans ma famille depuis Haussman, donc je pense avoir un certain sens du commerce », a rajouté Marie Tredgeu.

de cet emplacement. » a conclu Véronique Richez-Lerouge.

Enfin, la délibération concernant la subvention de 4 000 € attribuée à l’association des chats de Saint-Martin, présentée par Jean-Louis Ruault, conseiller délégué aux associations, a de nouveau suscité un débat. Véronique Richez-Lerouge estime qu’elle est trop faible par rapport à la mission de celle-ci et au regard de la subvention accordée aux Cols bleus. « J’avais proposé 7 000 €. D’autres subventions à des associations ont été assez généreuses, il faut être cohérent. », estime-t-elle. L’association demandait 25 K€.

pour une année exceptionnelle. La subvention versée à l’association des chats c’est tous les ans et on l’a augmentée. Sa mission est de trapper, stériliser et identifier les chats ». « Elle fait bien plus, elle soigne les chats et fait un travail en profondeur » a rétorqué Véronique Richez-Lerouge. « On lui a donné 5 000 € l’année de sa création en 2009, et on a augmenté cette année par rapport aux dernières années. On a regardé aussi ce que reçoivent les autres associations de chats de l’île de Ré. Je trouve cela cohérent, il n’y a pas de jugement derrière cette subvention, l’association fait un travail remarquable », a conclu Anne Mémin. La délibération a été approuvée, les trois élus d’opposition s’abstenant.

Anne Mémin a rappelé que « la subvention attribuée aux Cols bleus est exceptionnelle

Nathalie Vauchez

« L’association des chats fait un travail remarquable »

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Midi-B

Midi - Bistrot

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La surface du Vival est beaucoup plus importante, ont aussi précisé Florence Bouthillier et Marie Tredgeu, ce qui supposerait un stock considérable à financer pour la librairie. Et des travaux importants sont à faire dans le local de l’ancienne épicerie, comme l’a rappelé Aurélia Sitbon. Enfin, les créateurs sont contents de l’emplacement, a confirmé Frédéric Pallot-Dubois, sinon ils n’y reviendraient pas chaque année. La délibération sur le bail commercial a été votée à l’unanimité, l’opposition votant aussi pour : « Nous votons pour par principe, nous avons dit ce que nous pensons

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SAINT-MARTIN-DE-RÉ À LA HUNE R E N T R É E

Après un été festif, place au travail de fond

© Nathalie Vauchez

de stationnement a connu sa première phase début août, avec un aspect quantitatif, via radars et caméras et un aspect qualitatif : une personne s’est promenée dans Saint-Martin de Ré à vélo, à pied et en voiture, en intra et en extra-muros, afin d’identifier les difficultés et solutions à apporter. Une seconde phase d’étude sera menée début novembre, après les vacances de la Toussaint. Une restitution est prévue à l’automne. L’objectif est de réfléchir à long terme à la circulation et au stationnement sur l’ensemble de la commune, y compris pour les vélos et les cheminements piétons. Les habitants recevront un formulaire à compléter sur le site Web de la mairie et pourront signaler les difficultés rencontrées, autant de remontées qui alimenteront l’étude. Une réunion publique sur ce thème pourra être organisée à l’automne. Anne Mémin et Frédéric Pallot-Dubois : après un été très festif, place au travail de fond.

Réunion publique à l’automne autour du Plan de circulation L’étude pour le plan de circulation et

Le Plan prévisionnel d’investissement va être lancé Après les nombreuses animations estivales, fruit du travail principalement de Frédéric Pallot-Dubois, la maire

© Nathalie Vauchez

Il n’aura échappé à personne, Martinais et Rétais, que Saint-Martin de Ré a vécu un été très, très animé. Voilà longtemps que la capitale n’avait attiré autant de monde, notamment en soirée, renouant avec le passé. Ceci grâce au travail conjoint de la municipalité et des commerçants. Alors que se profile la rentrée, Anne Mémin évoque le travail de fond qui prend le pas sur la profusion estivale.

Les Trimardeurs de la Locomobile, l’une des animations de l’été.

se focalisant sur la sécurité et le bon déroulement de ceux-ci, place au travail de fond. Anne Mémin prévoit en cette fin août une première réunion de travail sur le Plan prévisionnel d’investissement

(PPI) avec Marie Tredgeu, 1ère adjointe aux finances. « Le PPI distinguera deux temps, les périodes 2027-2029 et (Lire la suite page 23)

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Vauban, une méthode de travail sera élaborée. La salle des Gouverneurs va être rénovée, afin d’y accueillir les associations de la commune dans de bonnes conditions. Les actuels travaux de restauration de l’Hôtel des Cadets Gentilhommes, qui héberge la mairie, devraient s’achever au début du printemps 2027.

La Fête de la mer a attiré vacanciers et rétais en nombre, toute la journée et la soirée.

2030-2032. Il s’agit de planifier les projets, les chiffrer et étaler les dépenses sur l’ensemble du mandat », explique la maire. Un PPI est en effet un outil de planification, offrant une visibilité de moyen/long terme à l’échelle d’un mandat. L’objectif de la municipalité est de le finaliser pour décembre, mois de vote du budget prévisionnel de la commune, le budget primitif étant lui délibéré en mars. La rentrée scolaire sera particulière cette année, avec la mise en place opérationnelle du Regroupement pédagogique intercommunal (RPI) : Si dix-neuf enfants martinais, de maternelle, vont rejoindre chaque jour l’école de La Couarde (un bus gratuit est proposé aux familles), l’école de Saint-Martin accueillera soixante-treize élèves élémentaires, de Saint-Martin et de La

, Ouvert d ’Avril à Octobre

Couarde, au sein de quatre classes, réparties sur les deux ailes du bâtiment scolaire. Le patrimoine, entre travaux d’urgence et ceux à planifier Au plan du patrimoine, un diagnostic global a été fait par l’ABF sur l’état de l’église et les travaux nécessaires, et les travaux seront planifiés par tranches, sur le long terme. En avril/mai des travaux d’urgence ont déjà été réalisés. De tels travaux ont aussi été entrepris sur le toit de l’Hôtel de Clerjotte. Les travaux sur les remparts seront également planifiés au sein du PPI. La visite de la DRAC le 5 mai dernier a permis de prioriser les travaux de restauration prioritaire. La maire et son adjoint au patrimoine doivent aussi s’organiser afin de participer au mieux au réseau

de La Gazette de Saint-Martin, dont la maquette et le contenu ont été entièrement refondus, et les publications très régulières sur les réseaux sociaux. Au 1er août, François-Xavier Guiard a rejoint le service communication, il est chargé des publications, éditions papier et numériques, reportages photos et animations, ainsi que du site Internet de la commune.

Lors des journées européennes du patrimoine, des visites de chantier seront organisées. Des tailleurs de pierre des Compagnons Saint-Jacques viendront faire une démonstration de leur travail, place de La République. Une exposition photos « avant, pendant, après » sera proposée La Course des garçons de café, organisée par le Club martinais, par Guillaume a rencontré un beau succès. Cudennec, salle des Mariages. Des visites guidées de En termes d’animations, Frédéric Pallotl’aile Saint-Louis et de l’Apothicairerie Dubois, adjoint en charge notamment de celles-ci, recense trente concerts, seront aussi organisées. dont deux jours du festival Electro Ré, trois concerts de Musique en Ré et trois Une communication soirées de Jazz en Ré, sans oublier, entre intense et moult animations autres le festival des Martinelles pour Côté communication, la nouvelle municipalité n’a pas chômé, entre l’édition (Lire la suite page 24)

© Philippe Stanislas

© François-Xavier Guiard

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SAINT-MARTIN-DE-RÉ À LA HUNE

Les brocantes des jeudis matins, qui regroupent des professionnels, continuent jusqu’au 3 septembre. Evidemment la brocante d’automne, ouverte aux exposants amateurs et professionnels, aura lieu à la Toussaint. Le 5 septembre, de 9h à 17h, place de La République, une journée défense permettra de présenter au grand public tous les métiers de l’Armée, de la Gendarmerie, etc. Food-trucks et buvette permettront aux jeunes et

moins jeunes de s’y attarder. C’est la première fois qu’un tel évènement est organisé sur l’île de Ré.

© Au rendez-Vous

les enfants et familles et la Fan Zone du parc de la Barbette, installée par l’établissement « Au rendez-Vous » avec la bienveillance de la municipalité, qui a aussi veillé à la sécurité.

Parmi les autres animations programmées pour cette fin d’été et cet automne, citons La Guinguette, place de La République le 12 septembre, la Fête du Coquillage organisée par le Cercle nautique martinais aidé de nombreux bénévoles le 26 septembre. Octobre Rose sera organisé conjointement par le Club martinais, la Mairie et le Comité des fêtes. Seront aussi dignement célébrés Halloween et la fête de la Saint-Martin le 11 novembre, avec l’Ecole Buissonnière. Un projet est en cours d’étude pour le Téléthon, les 4 & 5

La Fan zone créée par Au Rendez-Vous a attiré un monde considérable à La Barbette et a contribué fortement à animer Saint-Martin de Ré.

décembre et le déjeuner des aînés prévu pour le 12 décembre, salle Vauban avec spectacle et animations proposés par la mairie. Le 18 décembre, La Mer cérite produira sa pièce de théâtre « Le PèreNoël est une ordure ». Pour les fêtes de fin d’année, des animations sont prévues par le Club Martinais, la mairie prépare des illuminations de Noël et certainement un marché de Noël et des animations revus. 2 rue Jean Jaurès 17410 Saint-Martin-de-Ré 06 67 05 69 22 Poissonnerie Chez Tony

Après un début compliqué et un changement de son bureau, le Comité des fêtes, dont le lancement a été encouragé et accompagné par la mairie, est

en place, il propose une Promenade gourmande le dimanche 30 août au matin (lire page 31) et prévoit différentes animations, dont des jeux de société et rencontres. Et aussi... bibliothèque et vidéoprotection, La bibliothèque, actuellement associative, va devenir municipale au 1er janvier 2027. Ce sujet sera délibéré au prochain Conseil municipal du 18 septembre. L’objectif étant d’avoir une réflexion de fond et de développer les (Lire la suite page 25)

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SAINT-MARTIN-DE-RÉ À LA HUNE © Nathalie vauchez

aux abords de la salle Vauban, de l’école, de la mairie et à La Cible. Le nombre d’incivilités est contenu grâce au dispositif déjà existant et de tels enregistrements peuvent s’avérer précieux dans le cadre d’enquêtes de Gendarmerie.

Les Nocturnes de Saint-Martin, organisées par le Club martinais.

activités de la bibliothèque, après avoir élaboré un vrai projet, sur la base d’un diagnostic sur les différents publics. Une seconde tranche de caméras de vidéoprotection sera déployée fin 2026 et début 2027 rues de Sully, du Marché, des Remparts, place de la République,

Po u r l ’ a n n é e prochaine, Anne Mémin souhaite prévoir, en partenariat avec les employeurs, une opération d’information/ sensibilisation des saisonniers au danger que représentent les remparts. Au printemps/été quatre chutes des remparts ont été enregistrées

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cette année. Après l’intense vie estivale, place dès à présent à un travail de réflexion de fond et de planification pour la municipalité martinaise. Nathalie Vauchez

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SAINT-MARTIN-DE-RÉ À LA HUNE M A R C H É

D E S

A R T S

E T

N O C T U R N E S

L’art de se distraire à Saint-Martin Les Nocturnes à la lanterne et le Marché des Arts proposent une manière différente de découvrir le cœur historique de Saint-Martin.

L

Le Marché des Arts un mercredi soir, sur le parvis de l’église de Saint-Martin, éclairé par les lanternes des Nocturnes du Club martinais.

Jack Gaucher et les photos d’Oswald Fuchs. Bruno Metois, quant à lui, transforme tout ce qu’il ramasse sur les plages et leurs abords en sculptures colorées et joyeuses et poissons flottés et Olivier Alvear réalise

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Le collectif comprend une douzaine d’artistes issus de l’île, de La Rochelle et des environs. Un noyau de dix participe régulièrement à chaque marché. On est donc toujours sûr de découvrir de nouvelles choses à admirer qu’il s’agisse des tableaux de Corinne Ray ou Brigitte Fontauzard évoquant l’île, ses mouettes, son littoral et les embarcations qui l’accompagnent ainsi que son ineffable lumière ou bien les sculptures en acier de Ludovic Braquemart, en inox de

© Nathalie Vauchez

e Marché des Arts organisé par le collectif Suivez la Baleine a repris ses expositions des lundi, mercredi et vendredi de 10h à 18h, depuis avril jusqu’au 18 septembre, sur le parvis de l’église de Saint-Martin, dédié aux arts depuis de nombreuses années. Le collectif semble avoir trouvé une formule qui tout en protégeant les artistes professionnels exposant garantit aux visiteurs une certaine qualité et de l’originalité à un prix abordable. « Tout ce qui est exposé ici doit avoir été fait à la main par la personne qui tient le stand » nous déclare Corinne Debiastre, céramiste.

groupe qui pratique l’art avec bonne humeur. Caroline Dujardin, le seule à avoir osé la peinture numérique, obtient de très jolies couleurs pleines de fraicheur. Une bonne partie des touristes passant régulièrement leurs vacances dans l’île, reviennent avec plaisir et une fidélité étonnante fréquenter le Marché des Arts et des amitiés se forgent. Le collectif Suivez la Baleine a été invité à participer aux Nocturnes à la lanterne organisées par le Club martinais tous les mercredis soirs depuis le 15 juillet et jusque fin août. A la nuit tombée, 250 lanternes de formats différents éclairent le centre de la commune d’une lumière chaleureuse. Le mercredi soir a été choisi en raison des animations déjà existantes, et ce soir-là les commerçants du centre-ville ferment plus tard ainsi qu’un certain nombre de restaurants. L’ambiance ainsi créée attire du monde, des visiteurs peut-être plus décontractés dans la relative fraicheur de la soirée, prennent le temps de s’entretenir avec les artistes. Catherine Bréjat

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AS SOCIATIONS À LA HUNE ASSOCIATION POUR LA PROTECTION DES SITES DE LA COUARDE

Salle comble pour l’APSC Avec cent-dix personnes présentes (sur plus de deux cents adhérents), l’association couardaise témoigne d’une belle vitalité. © PLR

que l’association travaille sur l’intérêt collectif et non particulier. Du tunnel cyclable au Moulin brûlé Et les sujets d’intérêt collectif ne manquent pas, allant de la révision du PLUi à la vidéoprotection en passant par la revitalisation du centre-bourg. Mais si certains d’entre eux sont rapidement évoqués avec les élus présents, priorité est donnée à deux sujets sensibles.

Projet au long cours et nécessaire à la sécurité, le financement du tunnel souterrain couardais reste sujet à incertitudes.

P

our répondre aux objectifs « de défendre l’avenir du village et son patrimoine », Eric Revel a invité Peggy Luton-Borie et le 1er Adjoint Denis Giraudeau, mais également le président de la CdC Jean Paul Héraudeau. Absent pour raison de santé, ce dernier a néanmoins répondu aux questions que lui a posées Eric Revel par mail et qui sont transmises à l’assistance. Chose promise chose due Comme évoqué lors de la réunion d’information du 21 juillet, Eric Revel donne la parole aux adhérents sur une

collaboration en amont (proposée par la municipalité) sur les sujets ayant trait à l’avenir du village. Sollicités par vote à main levée, ceux-ci plébiscitent la proposition à une très large majorité (une abstention). Présentant par ailleurs le nouveau site Internet de l’association, au contenu enrichi de nombreux articles dédiés au patrimoine mais aussi support de dialogue avec les adhérents, Eric Revel remet les pendules à l’heure : « Je ne souhaite pas que des problèmes très personnels deviennent des sujets pour l’association », affirme-t-il, précisant

Sur le projet de PIGR (Passage inférieur à gabarit réduit), devant sécuriser la traversée de la départementale par les cyclistes, Peggy Luton-Borie se réaffirme rassurée par les premières esquisses du Département pour un tunnel de soixante-dix mètres de long avec « seulement quinze-mètres fermés ». Reste la question du financement, commençant par une étude de 80 K€ à la charge de la commune, la réalisation se montant à 1 M€ dont 300 K€ seraient financés par le Département. Sur les 700 K€ restants, Lionel Quillet s’était engagé oralement, considérant qu’il s’agissait d’un point noir de sécurité pour le territoire, rappelle Peggy Luton-Borie. Mais Jean Paul Héraudeau ne souhaite pas reprendre cet engagement, poursuit l’élue couardaise, espérant malgré tout une participation de la CdC. Faute de quoi, les 700 K€ resteraient à charge de la commune, ce qui pose évidemment question.

Sur le secteur du Moulin brûlé, « le calendrier est a priori trop optimiste et il va falloir le revoir », cite Eric Revel, lisant la réponse qui lui est parvenue du Président de la CdC sur le sujet. Préférant le terme « volontariste » à optimiste, la maire de La Couarde rappelle l’urgence : « c’est un site prioritaire, l’étude est faite, l’aspect technique réglé, il faut maintenant déposer le permis d’aménager, explique-t-elle, espérant ce dernier pour l’automne. « Je vais demander à Jean Paul Héraudeau un rechargement en sable pour préserver la dune et limiter les impacts », assure la maire de La Couarde. Est également évoqué en conclusion l’aménagement de l’Espace René Massé. « Nous avons des attentes très claires », souligne Peggy Luton évoquant gestion du pluvial, convivialité et végétation pour un lieu dédié à la détente et aux loisirs avec « des équipements très légers », l’idée étant de « ne pas figer l’espace en une fois mais de se donner un ou deux ans », riverains et habitants allant par ailleurs être entendus sur leurs attentes. Confortée par l’implication d’adhérents toujours plus nombreux, l’APSC entend bien prendre ses responsabilités sur petits et grands projets dessinant l’avenir de son village. Pauline Leriche Rouard *Lire notre article www.realahune.fr/ lapsc-reunit-couardais-et-elus

ASSOCIATION DES USAGERS PÊCHEURS ET PLAISANCIERS DES PLAGES SUD DE LA COUARDE

A La Couarde, le projet de ZMEL avance La création d’une Zone de mouillage et d’équipements légers nécessite un temps long, exigeant rigueur et patience de la part des adhérents de l’AUPPPSC.

Rigueur administrative Elle est incontournable pour éviter les amendes résultant d’un mouillage non réglementaire, et donc illégal pour la Direction départementale des territoires et de la mer. Pour les éviter, passage obligé par quelques formalités et le paiement d’une redevance allant de 197 à 369 € selon la taille des bateaux pour obtenir une Occupation sans titre, et « des contrôles de la Gendarmerie maritime étant programmés », souligne Bruno Lefeuvre, évoquant les démarches effectuées pour assurer une navigation sereine aux adhérents autant qu’une bonne relation avec la DDTM. A chacun désormais de prendre ses responsabilités, la situation restant en l’état jusqu’à ce que la future ZMEL soit opérationnelle.

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Point d’étape avec les élus Un groupe de travail dédié a été inauguré par une première réunion le 27 juillet dernier. Il en est ressorti une nécessaire actualisation de l’enquête menée auprès des usagers : type de bateaux, périodes de mouillage, attentes… autant d’éléments utiles pour bien dimensionner un projet de ZMEL au cahier des charges lui aussi revu, afin d’intégrer sa faisabilité sur les plans environnemental et financier. Côté agenda, Peggy Luton-Borie évoque une consultation dès la rentrée en vue de lancer les études préalables. « Il n’y aura pas encore de ZMEL en 2027 », prévient-elle, précisant la volonté de la municipalité de « construire les choses de façon pérenne ». Ne serait-il pas préférable économiquement de conserver les installations existantes ? », avance le président de l’URCAN, Régis Baudonnière, présent dans l’assistance. « On pourrait envisager de moderniser », approuve Thierry Delavaud, Peggy Luton-Borie estimant quant à elle qu’une telle approche ne serait pas forcément nuisible à l’environnement. Les services de l’État verront-ils les choses sous ces angles ? Pour les deux élus, rien n’est moins sûr.

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éunis en Assemblée générale le 3 août dernier, un petit nombre d’entre eux a pu à la fois recueillir les conseils avisés du président de l’association, Bruno Lefeuvre, et connaître les avancées concernant le projet de création d’une ZMEL sur leurs zones de mouillages, en présence de la maire, Peggy Luton-Borie et du conseiller délégué au littoral Thierry Delavaud.

Baigneurs et bateaux, la carte postale des Cossonnes est le site privilégiée pour la création de la ZMEL.

Le site reste à déterminer Toujours envisagée au large de la plage des Cossonnes, zone de mouillage de trente-deux plaisanciers, la future ZMEL pourrait bien voir le jour du côté du Boutillon où seulement six adhérents ont aujourd’hui leurs embarcations. « Une alternative a été demandée par les services de l’État. Il nous faut donc un plan B », explique Thierry Delavaud,

précisant que dans tous les cas, il y aura une seule ZMEL, la préférence allant à la zone des Cossonnes. En attendant résultats et perspectives, le groupe de travail poursuivra ses travaux de préparation et les plaisanciers devront s’acquitter de leurs obligations réglementaires. Pauline Leriche Rouard

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AS SOCIATIONS À LA HUNE ASSOCIATION DES AMIS DU PORT DE GOISIL - LA COUARDE-SUR-MER

Ambition raisonnable et concertée pour le port de Goisil Réunie en AG le 30 juillet, Amigo a parlé d’avenir.

et moins coûteux par roto-brassage en période intermédiaire.

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i la bonne volonté ne manque pas du côté de l’association comme de la municipalité couardaise, plusieurs contraintes imposent néanmoins pragmatisme et priorisation.

Sur le projet global Évoqué sous l’ancienne mandature, le projet de revalorisation de l’ensemble du site de Goisil est à l’ordre du jour. Pour Peggy Luton-Borie, il s’agit d’un projet structurant allant de l’amélioration paysagère à l’intégration d’installations sportives en passant par des points d’observation, « dans le respect du cadre naturel et sauvage ». L’élue couardaise évoque une rencontre avec la Dreal en septembre suivie d’une présentation aux associations du village. « Il faut assurer un projet fiable et réaliste aussi financièrement », précise-t-elle.

Ressources limitées Soixante-huit bateaux, et jusqu’à cent dixhuit étaient autrefois accessibles, rappelle Bruno Camuset, le Président de l’Amigo évoquant des recettes allant alors de 30 à 50 K€ annuels. Bien sûr la fermeture du bassin (totalement envasé) a fortement contribué à baisser les revenus, réduisant d’autant la capacité d’action « et la commune ne pouvant abonder autant qu’elle le voudrait car il s’agit d’un budget annexe, alimenté à 100 % par les redevances », rappellera un peu plus tard la maire de La Couarde, Peggy Luton-Borie. Ces éléments étant posés, des solutions sont envisageables et des priorités d’ores et déjà fixées.

Dans les pontons de bois (même brinquebalants), le charme d’un port offrant en une image tout le charme de l’Ile de Ré.

réimplantation (deux d’entre eux ayant été supprimés) et jusqu’à la création de nouveaux emplacements, envisageables à la sortie du chenal, Bruno Camuset évoquant également un fort potentiel dans le cadre d’une réouverture du bassin. Mais sur celle-ci, la municipalité est très « réservée », en raison d’un coût trop élevé (1 M€ environ), la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement

Sécuriser et optimiser les pontons Sur les quarante-huit emplacements préservés, certains sont compromis par des pontons dégradés par le temps. Pour l’Amigo, un plan ad hoc serait donc bienvenu, allant de la rénovation à la

et du logement) et la Direction départementale des territoires et de la mer ayant par ailleurs opposé un refus à la création d’une chasse propre à évacuer les sédiments, comme indiqué lors du projet présenté en 2018. Sont également évoqués le balisage et le curage du chenal avec une possibilité de mutualisation avec le port de Loix sur un dragage tous les trois ans, complété d’un entretien plus léger

La municipalité souhaitant instaurer un processus de démocratie participative, la création d’un groupe de travail réunit désormais Thierry Delavaud et Les Amis du port du Goisil, concrétisation d’échanges déjà nourris avant les élections. « Je n’ai pas la connaissance universelle et souhaite réunir les énergies », affirme le conseiller délégué, assurant d’une volonté réelle de construire l’avenir d’un site « élément de l’identité couardaise méritant énergie et innovation ». Pauline Leriche Rouard

UNION RÉTAISE DES CLUBS ET ASSOCIATIONS NAUTIQUES

Tour d’horizon maritime avec l’URCAN

Rendez-vous couardais pour les présidents d’associations nautiques, réunis le 2 7 juillet sous l’égide de l’Union Rétaise des Clubs et Associations Nautiques. une écluse « vieillissante tournant sur un seul moteur » et des bateaux ventouses (et « moches ») non gérés, alors qu’il y a « dix-huit-ans d’attente pour un anneau » à Saint-Martin, où les accès pour personnes à mobilité réduite prévus ne sont a priori toujours pas formalisés, faisant dire au président d’Un Bateau pour Ré Thierry Conroy qu’il « n’y a pas de culture PMR à Saint-Martin ». Même si la bonne volonté n’est pas toujours remise en cause, le constat reste négatif. Quelles actions possibles pour les associations ? « On remonte nos doléances mais est-on écoutés ? », se demandent leurs représentants.

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emps réglementaire à toute association, les assemblées générales de l’URCAN sont aussi celui de la convivialité entre ses adhérents, Présidents d’associations ou de clubs nautiques. Un temps de riches échanges sur les dossiers portés par l’association et qui les concernent tous. Zones de mouillages, balisage et friches ostréicoles Trois serpents de mer ressortent chaque année des flots. Sur les Zones de mouillages des équipements de loisirs (ZMEL), si les projets de Rivedoux et des plages sud de La Couarde avancent, (même à petits pas), la perspective portingalaise ressemble à l’horizon, ligne reculant au fur et à mesure qu’on avance, les lenteurs administratives se succédant les unes aux autres et aucune association n’existant pour assurer la mobilisation. Sujets de sécurité importants, balisage et nettoyage des friches ostréicoles semblent au point mort. Le service public Phares et Balises n’assure plus l’entretien des balisages de chenaux et n’est pas concerné par le marquage des parcs à huîtres, tout comme la Direction départementale des territoires et de la mer, cette responsabilité étant renvoyée au

L’heure du déjeuner ayant sonné, les présidents d’association nautiques disponibles poursuivront leurs échanges.

Comité régional de la conchyliculture. Et si les ostréiculteurs ne manquent pas de bonne volonté, souligne le président Régis Baudonnière, ils attendent l’autorisation du département et de la DDTM. Toute amélioration repose donc sur la prise de contacts individuels avec certains d’entre eux, conclut-il. Reste un danger réel pour les plaisanciers, a fortiori ceux de passage ne connaissant pas les pièges de nos rivages.

Sur la gestion départementale des ports Pour les présidents d’associations fréquentant d’autres ports, allant d’Oléron à Bénodet, la qualité d’accueil des ports rétais gérés par le département n’est pas à la hauteur. Approuvant tous l’uniformisation des accueils et le label Ports Propres, les critiques vont bon train sur d’autres aspects allant, entre autres, de sanitaires bouchés à La Flotte,

Ré à la Hune est une publication gratuite éditée par Rhéa Marketing : 183 rue des Gros Peux 17940 Rivedoux-Plage / Tél. 05 46 00 09 19 / Mail : realahune@rheamarketing.fr. Ce journal vous est offert par les Annonceurs, nous les en remercions vivement. Il est mis à votre disposition par tous les commerçants et lieux qui le souhaitent, merci à eux. Directrice de la Publication : Nathalie Vauchez / Maquette : RC2C / Mise en page : Valérie Le Louer Rédaction, photos : Aurélie Bérard, Catherine Bréjat, Valérie Lambert, Pauline Leriche Rouard, Julie Pertriaux, Eugénie Rambaud, Nathalie Vauchez, DR, sauf mention expresse / Dessin : Philippe Barussaud / Régie publicitaire : Rhéa Marketing : 05 46 00 09 19 - Frédéric Pallot-Dubois : 06 14 29 47 21 - Nathalie Vauchez : 06 71 42 87 88 rhea@rheamarketing.fr / Imprimeur : Imprimerie Rochelaise / N° ISSN : 2257-0721 - PEFC 10-31-1240

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A ces interrogations, Régis Baudonnière suggère qu’en concertation, les demandes soient remontées à L’UNAP-CM (Union des Associations de Plaisanciers de Charente-Maritime). La soirée dédiée à la SNSM, fidèlement soutenue par toutes les associations nautiques rétaises, a été fixée au 3 septembre, dans la salle des Marais de la prée, aux Portes-en-Ré. Pauline Leriche Rouard

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AS SOCIATIONS À LA HUNE ASSOCIATION DES USAGERS ET PLAISANCIERS DE LA POINTE DU GROUIN

Le sémaphore des Baleines invité de l’AUPPG Pour sa réunion annuelle, l’association avait pour hôte d’honneur Paul Goullot, chef de poste, venu présenter les missions du sémaphore des Baleines.

Créés par Napoléon Ier, avec pour mission de relayer les messages des navires en mer, les sémaphores aujourd’hui ne sont plus que cinquante-sept dans toute la France, dont vingt-cinq sur la côte atlantique. Leur dimension militaire se double d’un rôle de surveillance des côtes : plage, baignade et navigation de plaisance. « Nous ne sommes pas là pour vous fliquer », nuance cependant le chef de poste en tenue officielle. La connaissance du nombre de « mobiles » sur une zone donnée permet un meilleur ajustement des secours dans l’urgence de l’action. « Vous nous facilitez la tâche », répète encore Paul Goullot, attaché à se faire entendre de son auditoire.

L’AUPPG cultive avec soin la convivialité entre ses membres, qui partagent avec le sens du vent et de la voile, celui de la fête. Ici, pour les trente ans de l’association au Domaine Arica.

et la SNSM, à qui, depuis 2021, l’AUPPG reverse une partie de ses cotisations, pour un montant de 600 euros par an. La somme est incluse dans les 18 000 euros que la société bénévole reçoit de l’URCAN chaque année, ce qui équivaut, précise le trésorier, Christian Le Cornec, au budget annuel d’une station de sauvetage à l’année. « C’est dire l’importance de notre contribution », souligne-t-il. Prenant la suite du président, Christian Le Cornec a présenté le bilan comptable de l’année. Le déficit de ce dernier, courant depuis 2021, a convaincu le bureau de proposer une augmentation de la cotisation annuelle, inchangée depuis sa création. Elle passerait de dix à vingt euros, le bureau s’engageant à ce que le don à la SNSM soit réajusté en fonction, pour un résultat d’exercice comptable proche de zéro. La proposition a été acceptée à l’unanimité.

Le bilan de l’année 2025 Son intervention, très appréciée, venait conclure l’habituelle réunion estivale, introduite et animée par le président de l’association, Régis Baudonnière. Dans son discours d’accueil, il a remercié chacun pour l’esprit de convivialité, entretenu par les communications tout au long de l’année via le fil Whatsapp, et par quelques temps forts, parmi lesquels figure en première place, pour l’année 2025, la soirée des trente ans au domaine Arica.

Le Grouin, un site en mouvement

Président de l’URCAN également, Régis Baudonnière a insisté sur les liens étroits qui unissent les associations nautiques 3

A S S O C I A T I O N

Une femme au CA

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e maître principal de la Marine nationale a fait passer un message simple : « Quand vous sortez en mer, prenez une minute pour nous appeler, via le canal 16 sur votre VHF. » S’adressant à une cinquantaine de marins dont beaucoup reconnaissent ne s’être jamais signalés en partant, il insiste sur le gain de temps que cela représente pour les équipes de sauvetage. « On nous le dit souvent : mais non, vous ne nous dérangez pas. Ces informations, pour nous, sont du pain béni. » Le sémaphore transmet ensuite l’information au CROSS 1, en lien direct avec la SNSM 2.

La parole a ensuite été donnée à Patrick Boussaton, 1er adjoint de la mairie de Loix,

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U S A G E R S

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en charge du Grouin, pour qu’il réponde à une liste de questions portant sur l’entretien du site. Il a notamment été interpellé sur le « désensablement » de la plage, en réalité son recul dû à la montée des eaux. Pour cette question, comme pour la rectification du chenal en vue de récupérer quelques postes de mouillage, la réponse du conseiller municipal a été la même : le Grouin est un site ultra protégé et surveillé. Toute intervention nécessite d’en appeler à la commission des sites, et la commande d’études au coût prohibitif. Il précise que la demande de mouillage a été satisfaite, puisqu’il n’y a plus de liste d’attente. Une participante s’inquiète de ce qu’en l’absence d’actions concrètes, la plage ne soit condamnée à long terme. Patrick Boussaton se veut rassurant : le Grouin est un site en mouvement qui s’ensable et se désensable selon la direction d’où soufflent les tempêtes. Il annonce toutefois la création d’une commission, avec les conseillers municipaux Etienne Schneider et Fabrice Provendier, à laquelle l’AUPPG est invitée à participer.

P O R T

Cette trente-et-unième réunion a enfin été l’occasion de faire entrer au conseil d’administration la première femme dans l’histoire de l’association. Fanny Saison remplace Jean-Claude Houttemone, qui se retire après trente ans de participation. Appelée à se présenter au micro, elle se montre émue devant une assistance où les femmes sont rares. Force est de constater que « la navigation est plutôt un monde d’hommes », selon ses termes. Après une vie où la mer et la voile ont tenu une place importante, le temps est venu pour elle de se mettre au service des autres et de contribuer à l’entente entre tous les usagers de la plage. « C’est un espace complexe, où chaque usager a son rythme : le baigneur, le planchiste, le dériveur, le bateau à moteur ou le bateau hauturier… il s’agit pour chacun de connaître les rythmes des autres, afin de bien s’accorder », confiet-elle après la réunion. Rendez-vous à venir Avant de conclure la séance, Régis Baudonnière a donné deux rendez-vous à son auditoire : le 17 août à 14h à la salle des fêtes de Loix, pour un atelier matelotage - entendre : apprendre à faire des nœuds. « Cinq bateaux ont rompu leurs amarres, en 2025, dont quatre ont pu être retrouvés. Le cinquième a disparu », alerte le président pour souligner l’importance de l’art du nœud, et plus encore de savoir le faire « dans la panique ». Autre événement, la soirée annuelle de l’URCAN au profit de la SNSM, sur inscription. La date est fixée au 3 septembre; et le lieu, à la salle des Marais, aux Portesen-Ré. Eugénie Rambaud 1 - CROSS : Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage. 2 - SNSM : Société nationale de sauvetage en mer. 3 - URCAN : Union rétaise des clubs et associations nautiques.

D ’ A R S - E N - R É

Le Port d’Ars-en-Ré sous contrôle L’assemblée générale ordinaire de l’AUPAR s’est tenue le 6 août devant une quarantaine d’adhérents.

Dans son rapport moral, Jean-Luc Bénard a d’abord évoqué la question de l’entretien du chenal et le dernier dragage réalisé au mois de mai. « 6000 m3 de sable ont été retirés sur les 8000 prévus », a-t-il expliqué, « ce qui fait 4000 m3 de déficit cumulés avec celui de l’année dernière. Nous avons donc demandé que l’AUPAR participe aux réunions de préparation pour pouvoir discuter avec le Département et comprendre pourquoi. » Cette demande a été satisfaite puisque le maire d’Ars-en-Ré Pierre Bœuf a invité

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l’AUPAR à participer à une prochaine réunion sur la question avec la DDTM, le 7 septembre prochain.

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ne des principales missions de l’association est de défendre et informer les usagers et plaisanciers du port d’Ars-en-Ré. Son Assemblée générale est chaque année un moment important de restitution des actions entreprises au cours de l’année passée.

Port : une gestion « satisfaisante » Sur la gestion du port en lui-même, l’augmentation des tarifs de 1.5% est jugée « raisonnable ». La mise en place du “passeport escale”, longuement attendue, a été saluée. Ce dispositif départemental permet un échange entre les ports sur la base d’un forfait de 25€ donnant droit à trois nuitées gratuites dans d’autres ports partenaires. La situation financière du port est jugée « satisfaisante », et parmi les projets en attente, celui de la mise en place d’un Un survol en hélicoptère du chenal a permis de constater les résultats du dragage réalisé au mois de mai.

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AS SOCIATIONS À LA HUNE

Flottilles : participation en baisse Dans son rapport d’activités, Jean-Luc Bénard a évoqué les multiples actions mises en place en 2025. Une matinée sécurité avait été organisée avec l’URCAN et la SNSM au mois d’avril : 80 participants avaient pu bénéficier d’une information sur les premiers secours en mer. Le président a déploré le manque de participants aux sorties en flottille organisées par l’association. « Pour la remontée de la Charente jusqu’à Jarnac, on était un seul bateau. Saint-Denis d’Oléron, cinq. C’est un peu décevant. On a du mal à faire bouger les gens, mais c’est un constat global que font toutes les associations. » La question du vieillissement des adhérents a été évoquée comme cause, sans pour autant y trouver de solutions. Lobbying Jean-Luc Bénard a ensuite présenté les différents sujets sur lesquels l’AUPAR travaille en concertation avec l’Union Rétaise des Clubs et Associations Nautiques, l’Union des Associations de Plaisanciers de Charente-Maritime ou encore la Fédération nationale des plaisanciers de l’Atlantique et de la Méditerranée, afin de peser face au législateur. « Nous militons pour porter la navigation de 6 à 12 miles nautique comme dans le reste de l’Europe », a-t-il expliqué. Autre sujet de lobbying, « il faut que le CLUPP, le Comité local des usagers des ports de plaisance

ait une voix délibérative et ne soit pas seulement une caisse de résonance ». Enfin, Jean-Luc Bénard a expliqué « se bagarrer » contre l’élargissement de la TAEMUP, la taxe annuelle sur les engins maritimes à usage personnel, qui va ajouter en 2027 un droit de « coque » au droit « moteur ». Il s’est aussi prononcé contre « le recfishing » qui impose de déclarer en ligne la pêche de certaines espèces.

des matériaux dans le chenal et d’aller les mettre 400 mètres plus loin, en face de la Patache, en sachant qu’une bonne partie repart dans le Fier avant même d’avoir touché le sol. » « Draguer d’un côté et remplir de l’autre », a-t-il insisté, « est dommage ». Une réunion prochaine avec le Maire d’Ars et le Département à ce sujet devrait être organisée. « C’est un sujet qui ne doit pas concerner que la Mairie d’Ars en ré », a estimé Pierre Bœuf. « Le problème du Fier concerne toutes les communes du Nord. De même pour les chasses, il faut les programmer en commun afin que les quantités d’eau évacuées soient plus efficaces en

Questions aux élus Après avoir adopté les différents rapports moraux et financiers, puis renouvelé le Conseil d’administration, cette assemblée générale s’est terminée par une rencontre avec les élus. Plusieurs politiques avaient répondu à l’invitation : le maire d’Ars-en-Ré Pierre Bœuf, venu accompagné de l’élu Philippe Poirault ; Patrick Bouraine, le premier adjoint au maire des Portes-en-Ré ; et la conseillère départementale Véronique Richez Lerouge. Était également présent le maître de port Boris Monchy.

matière d’évacuation des alluvions. J’ai pris contact avec l’AEMA pour essayer de travailler tous ensemble. » La question de la répartition des coûts d’entretien du Fier a été posée par JeanLuc Bénard. « Le Fier appartient à toutes les communes et pour l’instant il n’y a que Ars qui paye, c’est-à-dire nous les navigateurs. Ces coûts ce sont essentiellement ceux des dragages, qui profitent à tous, mais c’est nous qui les assumons ». Patrick Bouraine a souhaité ne pas s’exprimer sur la question à la place du maire des Portes-en-Ré, Alain Pochon. Mais le débat reste ouvert. Aurélie Bérard

DÉCOUVERTE

Promenade gourmande à Saint-Martin de Ré

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ponton à droite de l’entrée du port a été évoquée, ainsi que la nécessité d’envisager un dragage du bassin de la Prée.

imanche 30 août de 9h30 à 12h30, le Comité des fêtes de Saint-Martin organise une Promenade gourmande (5,6 km), à la découverte des venelles, puits et fossés avec trois étapes gourmandes.

Ces échanges ont été largement dominés par la question des dragages. Concernant le bassin de la Prée, le maire d’Ars a dit disposer des moyens financiers nécessaires. « On est prêt à le faire, il faut voir si c’est nécessaire et qui donne le top départ. » Quant à la présence de sédiments à la déchetterie qui empêcheraient ce dragage, Pierre Bœuf a annoncé avoir « une demande pour utiliser ces dépôts. »

RV de départ à 9h30 sur le parking de La Cible. Adultes : 10 € - Enfants : gratuit Réservation obligatoire et règlement avant le 24 août 2026

Travail en commun

Aux offices de tourisme de l’île, sur www. iledere.com ou à la mairie de Saint-Martin

Concernant le Fier d’Ars, Patrick Bouraine a expliqué trouver « illogique de prélever

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PUBLI-RÉDACTIONNEL

Marine se révèle à la fois vif et enveloppant, un profil parfait pour sublimer crustacés, coquillages, huîtres et poissons.

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Élégance Marine, la nouvelle cuvée limitée signée Daniel Massé Une cuvée d’exception, pensée pour tous les amoureux de la mer, à retrouver dès à présent à la Coopérative des Vignerons Uniré. Des visites toute l’année

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a Coopérative des Vignerons Uniré, au Bois-Plage-en-Ré, dévoile une nouvelle cuvée limitée : Élégance Marine, née d’une collaboration avec Daniel Massé, grande figure de la gastronomie rétaise et fervent amateur des produits de la mer. Cette sélection parcellaire est le fruit d’un assemblage exclusif de Chardonnay, choisi parcelle par parcelle par Daniel Massé lui-même. L’assemblage réunit des vins de 1 à 3 ans d’âge, élevés dans les anciennes cuves béton de la cave coopérative, un clin d’œil à l’histoire et au savoir-faire des Vignerons Uniré. Ce jeu sur les millésimes donne naissance à un vin aux arômes riches et gourmands, marqués par des notes beurrées, d’amande et de fruits secs. En bouche, Élégance

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Au-delà de ses cuvées, la Coopérative des Vignerons Uniré propose tout au long de l’année plusieurs formats de visites : une balade à vélo avec La Bulle Verte, une visite accord mets et vins, ainsi qu’une visite classique. Autant d’occasions de découvrir la Coopérative et son savoir-faire au fil des saisons.

LES VIGNERONS UNIRÉ SCA UNIRÉ Route de SainteMarie - 17580 Le Bois-Plage-en-Ré Réservations : 05 46 09 23 09 vignerons_unire www.vigneronsiledere.com/ visites-degustations-vins-ile-de-re

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ZAACPT’ U AR A TLSI T É G A L E R I E

D ’ A R T

C L I P P E R T O N

L’art : une nécessité humaine

La galerie d’art Clipperton a vu le jour à Sainte-Marie cet été. Idéalement située rue du 14 juillet et pratiquement sur la place d’Antioche, elle est facile d’accès et ouverte à tous.

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grande monographie sur Daoud parue aux Editions Lord Byron.

Emmanuelle Auzenay, directrice de la galerie Clipperton, posant dans les locaux de Sainte-Marie avec dans le fond une sculpture d’Anousté dans le puits de lumière.

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assionnée d’art, Emmanuelle Auzenay est ravie de se lancer dans l’aventure d’une galerie d’art contemporain dans ce village de Sainte-Marie qu’elle apprécie au point d’y posséder une maison. Artiste elle-même à ses moments perdus, elle a, dans le cadre de ses responsabilités précédentes, beaucoup travaillé sur les émotions. Elle est accompagnée dans cette entreprise par son époux, tout autant intéressé qu’elle par l’art. L’important pour tous deux est de créer un lieu où les œuvres sélectionnées feront naître avant tout chez ceux qui les regardent une intensité émotionnelle.

Le local de la galerie n’est pas immense, mais suffisamment vaste pour que chaque œuvre trouve sa respiration et son éclairage. Les sources de clarté ont été astucieusement exploitées et au fond de la galerie, un grand puits de lumière éclaire les sculptures les plus spectaculaires. Une décoration discrète et de bon goût

s’efface devant la puissance émotionnelle des œuvres présentées. L’émotion et le talent La dizaine d’artistes, peintres et sculpteurs, présents pour cette ouverture révèle des sensibilités artistiques différentes mais tous ont en commun l’émotion et le talent. David Daoud, franco-libanais, peintre, dessinateur et sculpteur, a été marqué par la guerre civile dans son enfance et l’art deviendra très tôt son refuge. La couleur est centrale dans sa peinture où l’on trouve des bleus profonds et des rouges vibrants qui lui donnent une formidable puissance émotionnelle. Ami avec le musicien Ibrahim Maalouf, il a illustré la pochette de son album Levantine Symphony N°1 réalisé en 2018 et ce dernier a écrit la préface de la première

Isabelle Malmezat, artiste d’une grande sensibilité aux toiles éclatantes et poétiques, explore la matière pour atteindre, dans une atmosphère brumeuse, une réflexion sur la condition humaine. La création de Khaled Alkhani est elle aussi marquée par les événements qu’il a vécus et son exil depuis la Syrie. Son œuvre élégante et engagée, qu’il expose dans le monde entier, est forte et colorée. JeanClaude Buffle, journaliste suisse, écrit à propos de Catherine Duchêne, dont la peinture est une expression vitale basée sur son instinct, ces mots qui semblent une bonne introduction à son univers : « La beauté ne réside plus dans la perfection des corps, mais dans le bouillonnement des énergies qui les enfle et les déforme. » Catherine Duchêne nous rappelle aussi que « l’expressionisme est toujours protestation » ce qu’elle s’applique à faire de son mieux avec « des couleurs qui ne sont pas faites pour être jolies ». Nathalie Gioria, pastelliste s’adonne à l’huile de temps à autre mais la plus grande partie de sa production est consacrée au pastel. Elle créée des mondes imaginaires faits de douceur, de nature et de dégradés de couleurs. Ivan Kawun, d’origine ukrainienne, aujourd’hui décédé, a marqué sa peinture de la formidable envie de vivre qu’il avait en lui. Il a évolué avec les années et on considère que les années 72 à 75 représentent la période majeure de son œuvre, mais tout son cheminement, qui passe de l’abstraction à l’expressionisme, est passionnant. Helen Teede, a grandi et vit au Zimbabwe. Ses peintures sont empreintes de rêve dans lesquels apparaissent et disparaissent des corps et des objets. Elle s’intéresse en fait à la façon dont nous

sommes empêtrés dans le monde. Enfin, Simon de Cardaillac, décédé en 2019, qui avait grandi dans un environnement lié à Nicolas de Staël et s’était initié à la peinture sous son regard bienveillant. Ce peintre exigeant qui ne faisait pas de concession a laissé une œuvre humaniste. Côté sculpture, on découvre des bronzes de David Daoud et les surprenantes sculptures de Sabine de Courtilles où bois, écorce et branches deviennent entre ses mains, selon un procédé de fabrication qui brûle le bois, des sculptures en bronze. Ses œuvres uniques qui conservent la trace de la matière originelle sont gracieuses et pleines de poésie. La galerie possède de nombreuses œuvres d’Anousté, artiste qui brûle ses sculptures selon une technique traditionnelle japonaise et utilise la flamme pour révéler les veines du matériau. Le résultat est à la fois sévère et somptueux et l’une de ses grandes sculptures est installée dans le puits de lumière de la galerie. Tous ces artistes donnant vie à la galerie représentent des mondes variés, mais un seul univers, celui du talent. Ils seront rejoints à l’avenir par d’autres artistes, cependant le choix qu’opèrera Emmanuelle Auzenay reposera toujours sur les mêmes critères, l’émotion avant tout et sur la confiance que lui font les artistes en lui confiant leurs œuvres. Catherine Bréjat

Galerie Clipperton 68 rue du 14 juillet - Place d’Antioche - 17740 Sainte-Marie 07 67 04 62 30 www.clipperton.art La galerie sera ouverte à l’année avec des horaires variables selon les saisons.

LA COUARDE-SUR-MER

Derniers prix pour le concours photo

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oujours au cœur de l’été, la remise des prix a cette année une saveur particulière pour la maire de La Couarde Peggy Luton-Borie, rappelant la naissance de l’évènement en 2013 à l’initiative du Conseiller municipal Alain Clément, avec pour objectif de rassembler photographes amateurs et professionnels venus d’ici et d’ailleurs autour de thèmes chaque année différents, la vente de leurs photos venant abonder le Centre Communal d’Action Sociale (CCAS). « Nous avons abordé beaucoup de sujets, notamment autour de la mer », se réjouit l’élue avouant néanmoins un essoufflement avec le temps. Pas si facile en effet de trouver chaque année un thème porteur pour Nadège Bielot, conseillère municipale « qui va pouvoir désormais se consacrer pleinement à la programmation de musique classique », se réjouit Peggy Luton.

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Cent-sept photographes ont participé à cette dernière édition autour du thème « Que la Fête commence ! » et une fois n’est pas coutume, six prix ont été attribués au lieu de cinq, deux lauréats étant récompensés pour le Prix Couleur François Blanchard. « Je trouve très agréable de finir sur le thème de la Fête », sourit Peggy Luton-Borie. Un album d’images se ferme et une page se tourne mais à La Couarde, la fête continue ! Pauline Leriche Rouard

RÉ À LA HUNE | ÉDITION DU 20 AOÛT 2026 | N° 324

© PLR

Annoncée dès son lancement, cette 14e édition du Concours photo couardais était la dernière. Une fin joyeuse et en musique au cœur du village.

En noir et blanc ou en couleurs, collective ou plus intimiste, la fête a inspiré de très belles images aux lauréats de cette dernière édition.

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ZAP’ARTS A N I M A T I O N S

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S A I N T - C L É M E N T

D E S

B A L E I N E S

La Java : trois événements pour terminer la saison Poésie, engagement, fête : les derniers jours d’août résument à eux seuls tout l’esprit de La Java, au terme d’une saison aussi généreuse qu’éclectique.

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Quand le cabaret se fait poétique Depuis un an, le bar du Bathyscaphe, dans le quartier des Minimes à La Rochelle, reçoit un collectif d’artistes rochelaises, La Crème de la crème, pour un Cabaret poétique. Se revendiquant de la nouvelle scène poétique qui voit fleurir un peu partout des scènes ouvertes où chacun.e peut venir déclamer des vers, les siens ou ceux des autres, Pauline Grellety, co-fondatrice du collectif et animatrice, aménage dans ce bar culturel fréquenté par les étudiants, un « cocon bienveillant où tout le monde peut participer, même les personnes qui ne sont pas des habituées de la scène. » Mardi 25 août, le Cabaret poétique se déplace à la Java, avec pour co-animatrice Galatée, une source vivante d’inspiration pour Pauline. A l’avant-poste du mouvement poétique avec « Mange tes mots », le cabaret qu’elle anime à Paris dans un bar du onzième arrondissement, Galatée se définit comme « autrice et hôtesse poétique ». Dans une interview donnée pour le webmagazine Friction, elle explique que « la poésie, c’est nous avant tout, et c’est partout. » Si vous avez dans vos tiroirs un texte qui sommeille, si la plume vous démange sans que vous sachiez quoi lui confier, si la poésie vous transporte, vous libère, vous stimule ou vous apaise, Galatée et Pauline vous invitent à les retrouver sous le chapiteau à partir de 18h. Un atelier d’écriture qu’elles co-animeront donnera des ailes à ceux qui croient en manquer. La scène ouverte qui suivra permettra à toutes

© Didier Miranda / Compagnie Manoeuvres

endant trois mois, le chapiteau de La Java a vibré des énergies d’un collectif qui ne manque ni d’enthousiasme ni d’idées. Pour terminer en beauté, les 25 et 28 août, l’équipe accueille deux événements inédits, avant son incontournable soirée de clôture.

La Surfeuse et la Libellule, programmée dans le cadre de la journée « Clean and Chill » par l’association Wipe Out, contribue à sensibiliser tous les âges sur les enjeux écologiques, avec grâce et légèreté.

les voix de se faire entendre. Galatée et Pauline prendront ensuite le relais pour un show poétique à quatre mains, élaboré à partir de leurs recueils de poésie respectifs avec pour fil rouge la parole qui libère. Elles seront accompagnées par Laura Miramon dans une performance plastique en direct et par la musique de Dougy Jones, une DJette de Paris qui fera glisser les corps et les esprits de la poésie vers la danse pour un DJ set libérateur. Du clown, de la marionnette et du nettoyage de plage L’engagement écologique de La Java, manifeste sur le site, se traduit aussi dans sa programmation. L’association Wipe Out, étroitement liée à Label Oyat, propose le jeudi 28 août une journée « Clean and Chill1 » en partenariat avec l’association rochelaise Wings of the Ocean et l’Office national des forêts. Au programme : agir concrètement pour

la protection du littoral en élargissant notre vision de l’écologie par des propositions artistiques. A partir de 14h, les participants seront accueillis sur la plage de la Côte sauvage, à St Clément, pour un ramassage en équipe égayé par un défi (dénicher l’objet le plus insolite) et par Tofoune, clowne engagée, qui viendra à sa façon donner un coup de main. L’ONF prendra un temps pour expliquer la provenance des différents déchets pour mesurer l’impact de nos habitudes. A La Java, l’artiste Nute attendra les participants pour récupérer la récolte et concevoir une sculpture collaborative tout au long de la soirée. Deux spectacles tout public se succèderont, à 18h30 et 19h30 : La Surfeuse et la Libellule, de la compagnie Manœuvres, un spectacle de marionnettes onirique et doux, à partir de trois ans ; et Plastocratie, de Tofoune, un voyage déjanté au cœur de l’absurdité de nos modes de consommation. La soirée se terminera par la projection du

documentaire De l’assiette à l’océan, par Blutopia, l’association rochelaise qui s’intéresse à nos changements de consommation alimentaire pour préserver l’océan. Elle sera suivie d’un débat avec des protagonistes du documentaire. Et pour la clôture… vous avez des idées ? Cette année, la Java lance un vaste appel : quelle serait pour vous la soirée idéale ? Et si, en direct, La Java la réalisait pour vous ? Le vendredi 29 août, de 18h à 20h, venez brainstormer avec l’équipe, participer à de vraies-fausses réunions pour déterminer de quoi le spectacle sera fait. Voyez ensuite vos vœux exaucés par une quarantaine d’artistes et associés, membres de l’équipe, administrateurs, bénévoles, amis de La Java, habitués… suivant le principe désormais institué que rien n’est parfait, qu’on a le droit à l’erreur et que sous un regard bienveillant, tout le monde peut se lancer. Chacun sera invité à participer à une vaste opération de sound painting, une chorégraphie orchestrée par un « peintre des sons » qui d’un geste vous invite au mouvement, à partir d’un langage des signes spécial Java. A 22h30, les performances laisseront la place au dernier bal de l’été, celui auquel il est conseillé de tout donner… pour ne rien regretter. [ Note de la direction de La Java : si des idées vous visitent en amont de la soirée, n’hésitez pas à nous en faire part à l’adresse suivante : lajavadesbaleines@ java.fr ]. Eugénie Rambaud 1 - En français, « nettoie et décompresse ».

Renseignements sur le site www.lajavadesbaleines.fr

E X P O S I T I O N

Delphine Becker, photographe et poète Delphine Becker aborde un univers nouveau avec la série « Surfaces instables ».

Si la classique photo d’un coucher de soleil ne la fait pas voyager, les aubes frisquettes dans les marais et le long du littoral l’enchantent littéralement et elle ne raterait cela pour rien au monde. Elle peut marcher des heures à la recherche du spot idéal dans lequel elle va se perdre « jusqu’au moment où le réel disparaissant progressivement, il laisse place à la sensation et aborde l’abstraction ». « Je photographie l’instant ou le réel devient abstraction » dit-elle encore. Jean-Paul Becker, son époux, peintre et photographe, a assuré la formation

artistique qui lui permet de prendre son envol aujourd’hui dans une recherche très personnelle. Ils ont ensemble travaillé sur la lumière, le mouvement, le temps et la perception, thèmes que l’on retrouve dans les photos de Delphine. Dans « Surfaces instables », qu’elle expose actuellement dans sa galerie des Portes-en-Ré, elle explore les seuils où l’abstraction surgit. Les supports sur lesquels sont tirées ses photos varient selon le caractère de la photo et pour tirer un maximum se son ambiance et de ses jeux de lumière. Elle utilise le plexiglas, mat ou brillant et obtient un résultat spectaculaire avec l’aluminium brossé qui donne plusieurs vies esthétiques à l’image originelle. Catherine Bréjat

RÉ À LA HUNE | ÉDITION DU 20 AOÛT 2026 | N° 324

© Jean-Paul Becker

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hotographe depuis plus de quinze ans, Delphine Le Signe Becker vient de réaliser une série intitulée « Surfaces instables » qui montre bien l’évolution de son talent et de sa manière d’aborder la réalité ces dernières années.

Delphine Le Signe Becker posant devant ses photographies à l ‘Atelier-galerie Becker.

Atelier-galerie Becker 13 ruelle de la Paix - Les Portes-en-Ré - 06 26 99 12 62 Suivez l’actualité de l’île de Ré sur realahune.fr

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ZAACPT’ U AR A TLSI T É F E S T I V A L

Jazz au Phare en juillet : comme une première édition On repart à zéro Dimanche 26 juillet, sur la grande scène d’un in sans off1, Jean-Michel Proust, le programmateur du festival, affronte un ciel annonciateur de pluie. « Si vous regardez vos applications météo, il ne pleut pas. Ce n’est qu’une impression », s’amuse-t-il. Quelques gouttes d’eau bienfaisantes se dispersent sur le public d’un festival qui en a vu d’autres, en seize étés que les intempéries n’ont pas épargnés. Mais le dix-septième ne ressemble pas aux autres. D’abord parce que nous sommes en juillet. Dans la petite foule qui se presse contre la scène, les plus nombreux sont ceux qui viennent pour la première fois. Cela fait dire à l’équipe du festival que c’est comme une première édition : on repart à zéro. Différente, cette édition l’est aussi par sa couleur « jazz jazz », pour reprendre l’expression de Jean-Michel Proust. Le milieu du jazz n’avait pas été tendre avec son directeur artistique, après la venue décriée de Sheila, l’an dernier. Celui qui est aussi président de l’Académie du jazz reconnaît avoir fait une « erreur éditoriale ». « Mais je ne regrette pas mon choix, cette femme est incroyable et son show était formidable. » En réponse à ses détracteurs, l’homme fidèle à ses amitiés a renoué avec ce qu’il connaît le mieux : le jazz de haut niveau dans toute sa diversité. Et il a offert à son nouveau public de juillet cinq soirées de haute volée.

« Le jazz, c’est le rythme » (Sylvie) Avec Marcus Miller et Avishai Cohen pour tenir le haut de l’affiche, le ton était donné : deux artistes de dimension internationale ayant joué avec les plus grands, parmi lesquels Miles Davies pour le premier, Chick Corea pour le second, dont ils ont fait leur maître. Lundi soir, le bassiste de renom, producteur d’un Miles Davies dont on célèbre cette année le centenaire, avait réuni sur scène les musiciens d’origine du We Want Miles Band, de 1981. Présentant ceux qui l’entourent - Mike Stern, Bill Evans, Mino Cinelli tout juste vingtenaires à l’époque -, Marcus Miller s’attarde sur celui à qui il est revenu de jouer la partition du disparu : le trompettiste Russell Gun, une comète hip-hop dans le ciel du jazz contemporain. A chacune de ses apparitions en solo, il fait, d’une note, le silence autour de lui et accroche les étoiles en vous décrochant le cœur. Quant au leader du groupe, ses doigts volent sur les cordes de sa basse, provoquant dans la foule clameurs et applaudissements. « Je ne suis pas très jazz », se

© Eugénie Rambaud

Contre vents et marées, et malgré une coupe brutale et tardive de ses subventions, Jazz au Phare cette année a montré ce que le jazz avait dans le ventre : de la joie, de la solidarité et une voix qui porte.

La beauté du site par les nuits claires de Pleine Lune ajoute encore à la magie d’un festival cette année 100 % jazz, avec notamment le bassiste de génie Marcus Miller.

confie Sylvie, une spectatrice rochelaise qui vient tous les ans, « plutôt pop rock, vous voyez, mais Marcus Miller, ce n’est pas la même chose. J’aime son rythme et sa personnalité. » Et tandis que les spectateurs se laissent bouleverser par une musique de tous les âges, les musiciens regardent en jouant la lune presque pleine se lever dans un ciel d’encre...

« Le jazz, c’est la liberté » (Marie) Mardi soir, le parterre, plus clairsemé que la veille, accueillait Avishai Cohen et son trio avec un enthousiasme qui compensait le nombre. La scène de Jazz au Phare a ceci de particulier qu’artistes et spectateurs se regardent dans les yeux, en intimité dans un espace ouvert. Une énergie subtile circule du contrebassiste à son public, module l’atmosphère de nuances émotionnelles qui vous « transportent », murmure Lucie, au tout premier rang. Originaire de Metz, elle est venue seule au festival. « Le jazz, c’est une sensation que je ne retrouve pas avec les autres musiques. Il n’y a pas grandchose que je n’aime pas, même le métal. Mais quand j’écoute du jazz, je m’envole, je m’échappe. » Le son envoûtant croisé des influences orientales du musicien israëlien enivre comme une essence précieuse, soutenu au piano par Itay Simhovitch et à la batterie par Jeff Ballard, deux virtuoses dont la personnalité éclate dans les temps d’improvisation. « Le jazz, c’est la liberté », affirme Marie, dont c’est le premier Jazz au Phare. « On attend de l’artiste qu’il s’exprime suivant un cheminement inattendu. » Mais toujours à la fin les musiciens se retrouvent à l’unisson. Le trio quitte la scène après le rappel, la main sur le cœur.

« Le jazz, c’est une voix » (Jen) Que cette première impression ne vous induise pas en erreur : l’édition 2026 était essentiellement féminine. Depuis le concert d’ouverture de Judith Owen jusqu’à la ladies’ night de clôture en passant par la soirée dédiée à la chanson française, la première place était accordée aux voix des femmes, qui ne se sont pas privées pour se faire entendre. Voix rocailleuse et blues, voix sensuelle et rebelle, voix de velours, voix puissantes, mais surtout voix engagée, militante, voix qui ose aussi bien la colère que la fragilité, l’indicible secret du corps que l’on a violenté, la parole qui dénonce et qui demande justice. Mercredi soir, Jeanne Cherhal debout sur son piano siamois a conquis en une heure trente un public qui ne la connaissait pas toujours. La soirée avançant, le nombre des spectateurs semble grossir : les tribunes descendent au parterre pour se rapprocher de celle qui, toute brindille qu’elle paraisse, invoque les monstres pour leur tordre le cou et nous fait avec elle hurler contre les loups. Jeudi soir, China Moses, chanteuse afro-américaine venue du R’n’B, avait aussi des choses à dire. « Je parle beaucoup parce que j’ai besoin que vous compreniez », dit, dans un français impeccable, la charismatique fille de Dee-Dee Bridgewater à qui elle rend de nombreux hommages durant le concert, et notamment pour souligner son engagement militant en faveur des Afro-Américains et des femmes. « Ne faites pas la même erreur que nous », conclut-elle, faisant allusion au président américain actuel et à nos prochaines échéances électorales.

« Le jazz, c’est la musique du cœur » (Georgie) Le festival aurait dû se terminer avec la très attendue Veronica Swift, pressentie pour un Grammy Awards et qui se fait remarquer aussi bien par ses scats dignes d’une Ella Ftizgerald que pour ses incartades du côté d’un rock punk décoiffant. Hélas, la grippe ayant eu raison de sa voix, elle dut à regret et à la dernière minute renoncer à chanter. Mais l’esprit du jazz, c’est aussi une solidarité qui prend comme le ciment, avec rapidité et fermeté : en quelques minutes un concert alternatif s’organise, avec les musiciens de China Moses, la Fan Phare en Ré, Ahmed Gublaÿ, Patricia Bonner ou encore Georgie Brown, une jeune musicienne du off, déprogrammée donc, et qui interprète Summertime à la volée. Dans les coulisses, l’ambiance est électrique. Sur la scène, les artistes ne veulent plus lâcher leurs instruments. L’esprit libre du off s’invite sur la scène du in, comme une revanche sur les coupes budgétaires, un pied-de-nez aux financiers rétifs, une invitation à croire que le meilleur est encore possible, pourvu qu’on ait l’envie. Comme le résume Georgie Brown en sortant de scène : « Le jazz, c’est l’improvisation qui vient du cœur. » « Le jazz, c’est la générosité » (Jean-Michel) Au lendemain du festival, le constat des organisateurs est cependant ambivalent : si, grâce à ses cent-onze bénévoles dont soixante pour cent reviennent chaque année, on peut dire qu’il est une « machine superbe » et bien rodée, Jazz au Phare cette année a connu une baisse significative de sa fréquentation. Suppression du off, passage d’août à juillet, programmation recentrée sur le jazz, les raisons invoquées n’empêchent pas l’équipe de s’interroger sur son avenir. « On a tous envie de continuer : l’équipe, les bénévoles. Maintenant, il s’agit de savoir si on en a encore les moyens », reconnaît Jean-Michel Proust. Un appel aux dons a été publié sur le site, pour que le public du festival témoigne qu’il veut encore se réunir sous les étoiles pour vibrer à l’unisson sur tous les tons. Eugénie Rambaud 1 - Voir l’article d’annonce du festival sur notre site internet : www.realahune.fr/ jazz-au-phare-le-jazz-corps-et-ame

Pour faire un don, rendezvous sur le site internet du festival : www.jazzauphare.com

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EXPO-VENTE - LES PORTES-EN-RÉ

Art et artisanat au Hangar à sel

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e collectif Arterre basé dans les Deux Sèvres organise sa 16ème exposition au Hangar à Sel de Lilleau des Niges, aux Portes en Ré du lundi 17 au dimanche 30 août. Du 24 au 30, Sculpture Métal Récup en Live tous les jours devant le lieu d’exposition ! NV

Sculpture en métal de récupération devant le hangar à sel, qui abrite l’expo-vente (photomontage).

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Tous les jours de 10h à 19h ARTerre arterre.artisanat@gmail.com

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Gwen de Borne, Art wood & époxy - Objets tournés bois et résine Hsiu-Pi Hung, Ici, ça pique ! Accessoires textiles / fermoirs anciens Maud Riobé, Zozoï - Accessoires textiles zéro déchet Helcoeur Barreaud, Lune ou l’autre - Vitrail tiffany Aurélie Hentic, Filomène - Accessoires textiles / matériaux de récup Julien Launay, Gaston - Sculptures métalliques Karine Dussous, Kréations - Bijoux et décos en origamis Caroline Auger, Créaroline - Céramiste Mélanie Frêret, Les pots de gâtine Céramiste / grès Brigitte Imbert, Bilabo raku Céramiste / raku Soline Guinard, La chambre de l’être - Bijoux laiton /argent / cuivre

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ZAP’ARTS E X P O S I T I O N

L’art numérique aux galeries PromenArts Les deux galeries PromenArts de Saint-Martin-de-Ré accueillent depuis peu une étonnante série intitulée Les Heures Miroirs et réalisée par Guillaume Labussière. seront introduits en fonction de sa réflexion pour donner au final ce résultat très personnel, cette expérience qui n’est pas cependant sans évoquer la matérialité de la lumière du mouvement Light and Space, en Californie, dans les années 70. La technique d’impression vient confirmer cette impression de perfection de l’image. Dix couches de vernis sont appliquées à un tirage spécial, qualifié de subligraphie, consistant à injecter l’encre directement dans la couche d’aluminium servant de support. Cette opération accentue la profondeur de l’image et renforce le tableau que l’on peut aussi bien exposer à l’intérieur qu’à l’extérieur ou dans un patio.

suivre le cheminement. Certaines de ces heures nous sont favorables, d’autres pas. L’ensemble de huit tableaux, répartis dans les deux galeries qui forment désormais un parcours esthétique au cœur du port de SaintMartin, est ainsi rythmé par les différentes heures de la journée, qui pourraient tout aussi bien représenter des tranches de vie : 16h16 est attribué à l’équilibre, 19h19 au lancement, 18h18 à l’alchimie, 20h20 à l’harmonie, 21h21 à la plénitude… Comme Guillaume Labussière l’explique, il a besoin que ses Guillaume Labussière a de multiples cordes à son arc. compositions aient du sens : Ce sont à la fois les couleurs, la perspective « Au-delà de sa dimension esthétique, ce et la lumière qui équilibrent l’image et travail s’inscrit dans une réflexion plus large sur la manière dont l’art dialogue initient l’itinéraire de Guillaume via cette avec les grandes questions qui traversent peinture numérique réalisée à l’aide de Photoshop. Puis, différents éléments l’expérience humaine. »

Guillaume Labussière a toujours éprouvé ce besoin de créer sans se limiter à un seul langage. L’élégant piano blanc apparaissant dans l’heure 09h09, La Quiétude, fait allusion à sa rencontre avec la musique en tant que compositeur, pianiste et enseignant fondateur d’une école de musique. Puis il s’orientera vers l’univers du spectacle vivant avant de s’immerger dans la création graphique dont sont issues Les Heures Miroirs.

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Trois tableaux : L’Alchimie, L’équilibre et Le lancement, faisant partie des Heures Miroirs de Guillaume Labussière exposés dans les galeries PromenArts de Saint-Martin.

n pénétrant dans la galerie de l’îlot, le regard est immédiatement attiré par quatre tableaux appartenant à la série Les Heures Miroirs. Ils forment un univers différent, par la couleur, leur conception et leur extraordinaire finition laquée. Le titre Les Heures Miroirs intrigue. Techniquement ces heures miroirs représentent un moment où les chiffres des heures et des minutes sont identiques : 11h11, 22h22, etc. En numérologie et en spiritualité, chacune de ces heures est censée avoir un sens particulier et elles sont perçues comme des messages, une synchronicité de l’univers (ou coïncidence signifiante - selon Carl Gustav Yung, psychiatre et penseur suisse) durant laquelle-, deux événements sans lien causal apparent prennent un sens particulier pour celui qui les vit.

Guillaume Labussière, qui manie les idées aussi bien que le logiciel Photoshop, a consacré à l’exposition un livret remis gracieusement, qui lui permet d’approfondir sa pensée et aux visiteurs d’en

RÉ À LA HUNE | ÉDITION DU 20 AOÛT 2026 | N° 324

Des séries de dix exemplaires numérotés sont tirées de chaque thématique et accompagnées d’un certificat d’authenticité. DR

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La lumière comme langage La beauté structurelle de l’image, la profondeur de ses perspectives, la lumière et l’harmonie qui y règnent, vous invitent à pénétrer cet univers apaisant et peu fréquenté (un couple dans Le Réconfort, une femme seule dans L’Éveil et un personnage dans L’Équilibre). Le minimum d’éléments a été ajouté au décor, l’artiste souhaitant laisser de la place au développement de la réflexion du visiteur sans lui imposer sa propre lecture.

Son installation sur l’île de Ré, il y a quelques années, semble correspondre à un nouveau chapitre dans ses activités et une démarche artistique différente, plus personnelle et plus libre. Catherine Bréjat

Galerie PromenArts l’îlot 12 quai de Launay Razilly Galerie PromenArts 8 Quai Nicolas Baudin 05 46 09 24 42

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Dimanche 6 septembre

De

10h à

17h

2026 Salle polyvalente, Le Bois-Plage-en-Ré PLUS D'INFO : www.cdciledere.fr

Parking gratuit parking des Gollandières

Navette gratuite parking des Gollandières <> salle polyvalente


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