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RALH n°323

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SAINT-MARTIN DE RÉ

2 Venelle de la Cristallerie 05 46 00 73 67 - www.optic2000.com

L’île en alerte

ans le contexte de sécheresse et de risque d’incendie que l’on connaît, les maires de l’île de Ré ont chacun à leur tour, à la fn juillet, pris un arrêté interdisant l’accès total ou partiel aux massifs forestiers et espaces naturels de leur commune.

Le préfet a pour sa part placé la Charente-Maritime en niveau « alerte renforcée » pour le réseau d’eau potable, dès la mi-juillet.

Alors que l’été bat son plein sur l’île de Ré, incitant les vacanciers à en profter, il est fait appel à la responsabilité de chacun.

Entre deux éditions papier, Ré à la Hune publie en temps réel sur ses réseaux sociaux et , très suivis, les mesures de restriction, alertes et autres informations utiles à tous.

De fort intéressantes interviews politiques, de l’actualité, des loisirs et de la culture sont au menu de cette édition estivale de Ré à la Hune.

Journal papier, site realahune.fr, newsletter, réseaux sociaux, toutes nos publications sont 100 % île de Ré et 100 % gratuites ! Nathalie Vauchez

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Les Rendez-vous de l’Île de Ré, un évènement unique

Cette journée et cette soirée du jeudi 1 3 août sont dédiées à la mer, au patrimoine maritime et à la convivialité. Un évènement unique, labellisé Sites en scène.

Préparez-vous à une journée inoubliable au cœur du patrimoine maritime et des festivités ! « Les Rendez-vous de l’Ile de Ré » vous attendent, pour une explosion de joie et de découvertes à La Flotte.

8h - 12h : Échouage des navires patrimoniaux sur la plage de « La Clavette ». Admirez ces majestueux voiliers et bateaux anciens, témoins de l’histoire maritime de notre territoire.

12h - 14h : Pique-nique convivial sur la plage de « La Clavette ». Une occasion unique de découvrir les coques de ces bateaux emblématiques, d’échanger avec les marins passionnés et de savourer une dégustation d’huîtres fraîches et de fromages locaux.

15h - 17h : Grande parade maritime en baie de La Flotte. Laissez-vous émerveiller par le spectacle majestueux des voiliers et navires du patrimoine qui glissent sur les eaux atlantiques, offrant un tableau féérique sous le ciel de l’île de Ré.

vous attendent pour savourer les délices gastronomiques de l’île. Laissez-vous porter par la musique et l’ambiance conviviale !

22h30 : Grand spectacle pyrotechnique musical en baie de La Flotte . Un feu d’artifice grandiose de 800 mètres de façade, synchronisé avec une musique immersive, illuminera le ciel et offrira un spectacle inoubliable sur le front de mer.

« L’Odyssée », Un grand voyage pyrotechnique en trois actes

Le projet «L’Odyssée» est une trilogie pyromusicale s’étendant sur trois ans.

17h - 18h : Rassemblement des navires du patrimoine et entrée dans le port. Un moment de partage et d’émotion intense entre passionnés de la mer, au port de La Flotte et sur le front de mer.

À l’occasion de ce rassemblement emblématique, la baie de La flotte accueillera de nombreux navires du patrimoine de la Charente Maritime. Embarquez dans cet événement hors du temps, où voiliers et autres trésors du patrimoine se réuniront pour une parade inoubliable.

Retrouvez le remorqueur « Hoop », le cotre aurique « Wayward », le yawl « Ismana », la goélette « La gaillarde », le sloop « Sinbad » et bien d’autres navires du patrimoine.

18h - 21h30 : Ambiance festive sur le port ! Chants de marins, buvette et bar à huîtres, en partenariat avec l’Association des producteurs d’huîtres de l’Île de Ré et La Flotte en Fête,

Chaque année, un nouveau chapitre dévoile les aventures d’un navire et de son équipage à la conquête de mondes inconnus.

« Ce soir, le ciel devient notre océan. Larguez les amarres et rejoignez l’équipage de L’Odyssée pour une épopée monumentale », écrit le créateur de ce spectacle.

Le premier acte, intitulé « L’Odyssée - L’horizon des possibles : Le voyage commence là où la terre s’efface pour laisser place à l’immensité bleue ».

Ce premier volet symbolise le lever d’ancre et l’effervescence du départ. Le ciel s’illuminera au rythme des voiles qui se gonflent, portées par les premières étincelles de l’aube et l’excitation de l’inconnu.

Un spectacle pyrotechnique réalisé par SparklighT, une création artistique signée Matthieu Morel

22h - 01h : Illumination féérique des navires patrimoniaux. Les eaux du port se transformeront en un véritable spectacle de lumières, créant une ambiance magique et féérique.

22h50 - 00h30 : Clôture de l’événement avec l’orchestre SHOWYS. Laissez-vous emporter par la musique entraînante et dansez sous les étoiles pour prolonger la fête jusqu’au bout de la nuit sur le port.

Ne manquez pas cette journée magique entre patrimoine maritime, festivités musicales, spectacle pyro-musical et saveurs iodées !

« Les Rendez-vous de l’Ile de Ré » c’est le jeudi 13 août 2026 - Baie et port de La Flotte. NV

Infos +

de la commune.

Les Rendez-vous de l’île de Ré

Manifestation gratuitetout public

Port, baie et façade maritime de La Flotte

Jeudi 13 août 2026 de 8h à 00h30

Horaires susceptibles de modification en fonction des conditions météorologiques. www.laflotte.fr

Organisateurs et partenaires Organisation : Mairie de la Flotte - www.laflotte.fr

« Flottille en Pertuis » partenaire en charge de l’accueil maritime et des bateaux du patrimoine - museeduplatin.fr

« La Flotte en fête » partenaire de l’organisation

L’équipe du musée du Platin avec l’aide de nombreux bénévoles

Partenaires institutionnels : Conseil départemental de la CharenteMaritime, DRAC - Ministère de la Culture - CRMH antenne de Poitiers.

La Flotte présente l’Odyssée, trilogie pyrotechnique musicale pour les Rendez-Vous de l’île de Ré. L’Acte 1 de ce spectacle pourra être admiré ce 13 août à partir de 22h30 depuis toute la façade maritime
La grande parade maritime sera visible en baie de La Flotte de 15h à 17h. DR
Dès tôt le matin, les navires patrimoniaux seront échoués plage de La Clavette.

RISQUES D’INCENDIE

Toutes les communes interdisent l’accès aux forêts

Entre le 1 4 juillet et le 28 juillet, tous les maires de l’île de Ré concernés ont pris des arrêtés visant à interdire partiellement ou totalement l’accès à leurs massifs boisés et espaces naturels, afin de limiter les risques de départ de feux de forêt. Des arrêtés qui devraient se prolonger a minima sur tout le mois d’août.

Le préfet plaçait les îles et le littoral de Charente-Maritime en vigilance très sévère le 20 juillet, puis les 21, 22 et 23 juillet, précisant dès le 20 juillet qu’en complément des dispositions prises par l’Etat les maires des communes concernées pouvaient, en vertu de leur pouvoir de police, limiter les accès aux massifs boisés, notamment en période très sévère.

Des arrêtés municipaux qui se sont succédé entre le 14 et le 29 juillet

Le premier à prendre un arrêté fut le maire de La Flotte, qui, dès le 14 juillet, a axé son interdiction sur le camping en espaces naturels, agricoles et boisés, comme nous l’annoncions sur nos réseaux sociaux et dans Ré à la Hune 322. Cet angle d’approche a suscité sans surprise de nombreux commentaires.

Également président de la CdC, il a aussi informé ses collègues maires de cette action, afin de les sensibiliser à la situation. Il s’agit non seulement de limiter les risques d’incendie, mais aussi de se couvrir juridiquement.

Le maire des Portes a, à son tour, pris un arrêté le 24 juillet, fermant certains accès aux forêts et plages, aux voitures, vélos et piétons : accès desservant les plages du Petit bec, du Lizay, de Trousse-Chemise et de la Barre de Veille, ainsi que la Sente des Morines. Les accès des autres plages restent accessibles. Cet arrêté, immédiatement publié sur nos réseaux sociaux Ré à la Hune a été très majoritairement applaudi. A la même date, le maire de SaintClément des Baleines interdisait l’accès au massif forestier du Lizay (accès Couny) aux véhicules motorisés. Depuis, il a pris le 28 juillet un second arrêté, en concertation avec le maire d’Ars, afin d’interdire l’accès aux véhicules motorisés sur le Bas-Rhin, ainsi que le parking.

Le maire de Sainte-Marie de Ré réagissait pour sa part dès le 25 juillet, interdisant l’accès, la circulation et le stationnement dans l’ensemble des massifs forestiers et espaces naturels de la commune, pour les piétons, cyclistes, véhicules motorisés ou non, ainsi que pour toute présence animale (chiens, chevaux).

Mardi 28 juillet, le maire du Bois-Plage prenait un arrêté courant jusqu’au 1 5 octobre, interdisant de circuler et de

stationner sur l’ensemble d’un large secteur boisé de la commune, délimité sur une carte intégrée à l’arrêté et publiée sur nos réseaux sociaux.

La maire de Saint-Martin de Ré lui emboîtait le pas, interdisant l’accès au bois des Maraises, pour la partie qui est sur sa commune et dans un souci de cohérence avec les communes du Bois-Plage et de La Flotte, puisque ce massif forestier s’étend sur les trois communes.

La maire de La Couarde identifiait le même jour les secteurs boisés du Bois Henri IV et du Peu Bernard comme principales zones à risque et interdisait l’accès aux véhicules motorisés (thermiques ou électriques) dans les zones boisées des Brardes jusqu’à La Passe, ainsi qu’au Peu Bernard, en cohérence avec l’arrêté municipal du bois-Plage.

Le même jour, le maire d’Ars prenait un arrêté réglementant la circulation et le stationnement des véhicules à moteur dans le secteur de la forêt domaniale de La Combe à l’eau. Celui-ci spécifie que « dès que le niveau de vigilance « Feux de forêt » est classé sévère (orange), très sévère (rouge) ou exceptionnel (noir), la circulation et le stationnement des véhicules à moteur sont interdits sur les voies, pistes forestières, chemins et parkings concernés, notamment le parking du Bas-Rhin. »

Le 28 juillet également, le maire de La Flotte prenait un nouvel arrêté interdisant l’accès, la circulation, le stationnement et la présence dans les massifs forestiers et espaces naturels boisés de la commune, délimités sur un plan annexé à l’arrêté.

Fermant le ban, le maire de RivedouxPlage interdisait à son tour à partir du 29 juillet l’accès, la circulation et le stationnement dans les massifs forestiers et espaces naturels de Rivedoux-Plage aux piétons, cyclistes et véhicules motorisés.

Seul à ce jour le maire de Loix n’a pas pris d’arrêté et pour cause, puisqu’il n’a pas de massif boisé sur sa commune. Ce qui n’empêche pas la police municipale d’être extrêmement vigilante sur les espaces naturels.

L’ensemble de ces dispositions ont été publiées en temps réel sur les pages Facebook et Instagram de Ré à la Hune, suscitant de très nombreuses réactions, plutôt favorables, et des questions pratiques, les arrêtés pris par les maires étant plus ou moins détaillés.

Réunion de concertation à la CdC Lundi 27 juillet, le président de la CdC, Jean Paul Héraudeau, rassemblait les maires afin de se concerter sur les mesures, rappelant que le risque feu est très important sur l’île de Ré. Le massif boisé couvrant les cinq communes de l’ancien canton sud fait ainsi partie des quatre massifs les plus à risque de Charente-Maritime.

Tout comme chaque commune a activé son Plan communal de sauvegarde (PCS) et le cas échéant sa réserve communale, la CdC a activé son PCIS. Les écogardes de la CdC sensibilisent sur le terrain, dans les massifs boisés, sur le risque incendie, menant aussi la nuit des patrouilles conjointes avec les forces communales, notamment polices municipales et rurales. Une vraie solidarité existe sur ce sujet entre les communes.

« Il existe des secteurs plus faciles à gérer que d’autres, par exemple Saint-Clément et Les Portes ont des forêts domaniales, entre RD et océan, avec des accès bien identifiés, alors que sur le massif forestier du sud de l’île de Ré, les accès sont multiples, on peut y accéder n’importe où », précise Jean Paul Héraudeau. « S’il convient de ne pas stigmatiser les campeurs sur parcelles privées, il faut rappeler que c’est interdit. »

« Je voulais qu’il y ait une prise de conscience, une coordination des arrêtés, que l’on se concerte en cas de problème, et a été aussi évoquée une solidarité (à définir) avec les évènements de NouvelleAquitaine (Gironde et Landes). »

Et à moyen-long terme ?

Au-delà de la réaction de court terme, Ré à la Hune a interrogé sur les mesures de moyen-long terme que la CdC et les maires entendent prévoir.

« La caserne d’Ars sera financée à hauteur de 30 % par la CdC, bien que je n’y sois pas favorable car ce n’est pas de sa compétence et que les communes financent déjà le

SDIS (par exemple 40 K€ pour Loix, 137 K€ pour La Flotte), mais j’honore l’engagement pris par mon prédécesseur auprès du Département et du SDIS 17. Même si l’emplacement de la caserne de Saint-Martin est un peu plus discuté (grand terrain en face de la piscine), j’ai demandé à la présidente du Département d’avancer et en dernier recours je solliciterai le préfet. » Jean Paul Héraudeau en a profité pour rappeler son souhait de mettre en place un PAEN (lire notre interview en pages 10 & 11) : « J’ai réitéré ma volonté de mettre en place un PAEN, de limiter le boisement naturel de l’île, de protéger les espaces agricoles et les marais, de nettoyer les espaces naturels et boisés, la politique de l’eau est très importante aussi. », conclut le président de la CdC. C’est à la suite de cette réunion que plusieurs maires, qui n’avaient pas encore réagi, ont pris un arrêté « risque incendie ». Pour protéger les habitants et vacanciers, et pour se couvrir juridiquement.

Si certains de ces arrêtés sont assez imprécis ou très larges, ou encore peuvent poser des questions de légalité, ils ont le mérite d’exister et de sensibiliser.

Le bon sens doit aussi l’emporter et ils seront appliqués avec discernement. Evidemment des dispositions spécifiques s’appliquent aux habitants des maisons construites dans les périmètres concernés, tout comme aux campings collectifs installés légalement.

Les écogardes sillonnent les espaces boisés et naturels, comme ici aux Evières, afin de sensibiliser au risque incendie.

rances en fin de vie : un long combat s’achève

Il aura fallu quatorze ans à Olivier Falorni, député La Rochelle-île de Ré - élu en mars 2026 maire de La Rochelle et qui a passé le relais à Sabine Gervais - pour obtenir le 1 5 juillet 2026 l’adoption définitive de la loi relative au droit à l’aide à mourir. Ce texte ne sera promulgué qu’après la décision du Conseil constitutionnel, saisi notamment par le premier ministre et par le président du Sénat.

Le droit à l’aide à mourir voté le 15 juillet

Après une très longue procédure parlementaire faite de quatre lectures à l’Assemblée nationale, trois lectures au Sénat et d’une Commission mixte paritaire, ponctuée par plus de huit mille amendements et une succession de votes contradictoires au Sénat et à l’Assemblée, la proposition de loi a été définitivement adoptée le 15 juillet par l’Assemblée nationale, avec 291 voix favorables et 241 contre, malgré l’annonce la veille par Sébastien Lecornu, de sa saisine du Conseil constitutionnel. Sorte de caution donné à des sénateurs récalcitrants, alors que le Gouvernement a soutenu cette proposition de loi ?

Le Conseil constitutionnel dispose d’un mois pour se prononcer sur la conformité de la loi. Un avis est ainsi attendu autour du 15 août 2026. Sébastien Lecornu, a dans un communiqué précisé que sa saisine porte notamment sur les « principes de liberté individuelle et de dignité humaine » : le délai de réflexion d’au moins deux jours laissé au patient avant la confirmation de sa demande, la décision des professionnels de santé devant intervenir sous quinze jours, l’intégration possible de personnes sous tutelle ou curatelle, soulevant, selon le gouvernement, la question de leur capacité à exprimer un consentement « libre et éclairé ».

Ce contrôle constitutionnel peut déboucher sur une censure partielle de la loi. Si celui-ci déclare non-conformes certains de ses articles, le président de la République pourrait promulguer un texte modifié ou solliciter une nouvelle délibération du Parlement.

Les partisans du texte, Olivier Falorni et les malades en tête, espèrent une entrée en vigueur de la loi à la fin 2026, le décret d’application étant prêt.

« La clause de conscience est individuelle, pas collective » « J’ai le sentiment du devoir accompli, cette saisine du Conseil constitutionnel est paradoxale, mais je n’en suis plus à une surprise près dans le processus de cette loi, qui a dû notamment faire face à la dissolution ayant interrompu le débat parlementaire, m’obligeant à repartir de zéro. Elle vise probablement à satisfaire le Sénat, dans l’incapacité de voter à trois reprises ce texte de loi. La clause de conscience d’établissement émane d’opposants au texte qui voudraient qu’il ne s’applique pas dans certains endroits, comme les maisons de retraite, les confréries religieuses... Pourtant un résident d’EHPAD est chez lui, c’est considéré comme un domicile. L’évocation d’une clause de conscience collective n’est pas entendable. Seule l’est la clause de conscience personnelle, individuelle », commente Olivier Falorni auprès de Ré à la Hune.

Soins palliatifs et droit à l’aide à mourir, deux votes séparés Votée pour sa part le 26 mai 2026, la loi visant à garantir l’égal accès de tous à l’accompagnement et aux soins palliatifs

a dû être dissociée de la loi relative au droit à l’aide à mourir, condition sine qua non posée par un certain nombre de parlementaires.

Sur le fait que la notion de directive anticipée ait été écartée, et que le malade doive « être apte à manifester sa volonté de façon libre et éclairée », « en phase avancée », ce qui peut empêcher au final certaines personnes en fin de vie d’accéder à ce droit, Olivier Falorni explique : « Le texte final est un compromis, pour que cette loi de société majeure soit enfin votée il était nécessaire de trouver un équilibre, par exemple sur la notion de volonté libre et éclairée. Et beaucoup de maladies neurodégénératives n’empêchent pas d’accéder à une aide à mourir. »

Ce que dit précisément la loi

Selon cette loi, « le droit à l’aide à mourir est le droit pour une personne qui en a exprimé la demande d’être autorisée à recourir à une substance létale et accompagnée, dans les conditions prévues aux articles L. 1111-12-2 à L. 1111-12-7, afin qu’elle se l’administre ou, lorsqu’elle n’est physiquement pas en mesure de le faire, qu’elle se la fasse administrer par un médecin ou par un infirmier. ». Pour accéder à l’aide à mourir, une personne doit remplir toutes les conditions suivantes : Être âgée d’au moins dixhuit ans ; Être de nationalité française ou résider de façon stable et régulière en France ; Être atteinte d’une affection grave et incurable, quelle qu’en soit la cause, qui engage le pronostic vital, en phase avancée, caractérisée par l’entrée dans un processus irréversible marqué par l’aggravation de l’état de santé de la personne malade qui affecte sa qualité de vie, ou en phase terminale ; Présenter une souffrance liée à cette affection, qui est soit réfractaire aux traitements, soit insupportable selon la personne lorsque celle-ci a choisi de ne pas recevoir ou d’arrêter de recevoir un traitement. Une souffrance psychologique seule ne peut

en aucun cas permettre de bénéficier de l’aide à mourir ; Être apte à manifester sa volonté de façon libre et éclairée.

Une procédure collective et très encadrée

La décision est prise par le médecin, à l’issue d’une procédure collégiale, incluant un spécialiste de la maladie concernée. Les modalités de l’application de ce droit sont très précises et encadrées. La personne convient de la date à laquelle elle souhaite procéder à l’administration de la substance létale, le lieu de celle-ci : à domicile, dans une résidence de la personne ou d’un proche, dans un établissement de santé, un EHPAD, etc. Elle peut être entourée des personnes de son choix pendant l’administration de la substance létale. Le professionnel de santé doit être présent aux côtés de la personne lors de celle-ci, ensuite elle n’est plus obligatoire, il reste toutefois présent dans la même pièce pour pouvoir intervenir en cas de difficulté.

Le malade peut à tout moment renoncer à l’aide à mourir, le médecin vérifie que toutes les conditions sont bien remplies et qu’aucune pression n’a été exercée sur lui. Evidemment, la clause de conscience s’applique. Le professionnel de santé qui ne souhaite pas participer à ces procédures doit, sans délai, informer de son refus la personne ou le professionnel le sollicitant et leur communiquer le nom de professionnels de santé disposés à participer à la mise en œuvre de ces procédures. Un contrôle a posteriori est assuré par une commission de contrôle et d’évaluation.

La société française en avance sur ses parlementaires ?

Le vote de cette loi - certes votée à quatre reprises par les députés - en juillet 2026 seulement, illustre le décalage entre la société française et ses représentants législatifs, l’ensemble des sondages effectués ces dernières années montrant qu’une très large majorité des Français

- au moins 75 % - y étaient favorables, depuis plusieurs années. Ce quelles que soient leurs croyances religieuses et appartenances politiques, etc. Certains députés, qui étaient contre au départ, par dogme, ont finalement voté pour après avoir vécu le décès dans la douleur d’un proche. Quand on passe sur le registre de l’intime, cela change tout. De très nombreux pays ont déjà institué ce droit, à l’image des Pays-Bas, du Luxembourg, de l’Espagne, du Portugal, de la Suisse, ainsi que la Nouvelle Zélande, l’Australie, treize états américains, le Canada... En Grande Bretagne, un projet de loi est en cours de débat. Et les Conseils constitutionnels italien et allemand ont posé un cadre légal qui fait que ce droit existe, sans qu’une loi n’ait eu à être votée.

« J’ai pensé avant tout aux malades qui n’ont pas pu en bénéfcier » Olivier Falorni fait part de son immense satisfaction, mais aussi de son regret de ces quatorze années de combat parlementaire qui ont été nécessaires : « Au moment où le vote final de la loi a eu lieu, j’ai pensé à tous ceux que j’ai rencontrés, souvent des malades, qui sont tous morts du fait du temps qu’il a fallu, hormis Charles Biétry. J’ai pensé bien sûr aux malades de Charcot, dont le Portingalais, Loïc Resibois, qui en avait fait son combat. L’Assemblée nationale a tenu bon, malgré le rouleau compresseur médiatique, les fakes news, les contre-vérités, le lobbying... »

Sabine Gervais, actuelle députée La Rochelle-île de Ré, qui a porté ce texte dans la dernière ligne droite - Olivier Falorni ayant été élu maire en mars 2026salue « un texte d’équilibre, construit par le compromis... Se positionner sur ce type de texte est probablement l’une des tâches les plus délicates qu’il soit pour un parlementaire. Il ne s’agit aucunement d’imposer une vision morale, et encore moins des convictions philosophiques ou spirituelles, qui sont par définition profondément personnelles. La responsabilité des parlementaires consiste à bâtir un cadre juridique protecteur, équilibré et respectueux de chacun. C’est ce que nous avons fait et je m’en réjouis. »

Elle salue « le travail considérable accompli par Olivier Falorni » et « lui rend hommage pour avoir porté ce combat pendant de si longues années avec une détermination et une constance remarquables. »

« En tant que soignante, j’exprime ma grande satisfaction pour les malades qui connaissent des souffrances insupportables, malgré les soins palliatifs. Je souhaite aussi que tous les malades en France aient accès aux soins palliatifs, quelques départements ne sont pas encore couverts ».

Le Conseil constitutionnel devrait rendre son avis, non pas sur le fond mais sur la conformité du texte au bloc de la constitution, d’ici au 15 août, puisqu’il a un mois pour cela.

Nathalie Vauchez

Très satisfaits, Olivier Falorni et Sabine Gervais attendent toutefois l’avis du Conseil constitutionnel.
© Nathalie
Vauchez

Eau potable : en « Alerte renforcée » la CharenteMaritime pourrait passer en « Crise »

Le 12 juillet, le préfet plaçait la Charente-Maritime en « Alerte » et mettait en place une première série de restrictions. Vendredi 1 7 juillet, face à une situation inédite depuis 1 97 6, l’Etat a décidé de renforcer les restrictions et les contrôles. Jeudi 3 0 juillet, il confirme que le département est dans une situation à risque et que sans la mobilisation de tous on pourrait passer en niveau « Crise » avec des restrictions encore plus importantes.

Ces mesures concernent tous les usagers, particuliers, collectivités, entreprises et professionnels, et visent à préserver durablement la ressource afn de garantir en priorité l’alimentation en eau potable de la population et les usages essentiels. Les dispositifs de gestion des prélèvements agricoles sont également adaptés en permanence à l’évolution des indicateurs, afn de concilier la préservation de la ressource et les besoins des exploitations. En effet, réuni jeudi 16 juillet et à nouveau le 26 juillet, sous la présidence du préfet, Michel Prosic, le Comité de Suivi Opérationnel de l’Etiage a dressé un constat sans équivoque : le département traverse un épisode de sécheresse d’une intensité exceptionnelle, conséquences des vagues de chaleur, des températures record et d’un déficit pluviométrique marqué.

Tous les records de températures battus, des conséquences visibles

L’année 2026 est bien celle de tous les records. Le déficit en eau est, en moyenne au mois de juillet, de 65%, avec des secteurs où il est porté à 90% (moitié nord du département) : il n’a donc plu en juillet que de 10% à 35% au mieux d’une année normale.

Après que le mois de juin ait été le plus chaud jamais enregistré en CharenteMaritime, le mois de juillet devrait être également le plus chaud depuis 1947. L’absence de pluie et les températures très élevées expliquent un indice de sécheresse des sols record. Ces niveaux d’indices sont généralement atteints fin août début septembre. De même, 70% des cours d’eau sont à sec ou avec un écoulement non visible.

Les réserves en eau restent fortement sollicitées au regard des conditions météorologiques : la consommatio n

se stabilise autour de 200 000 m3/jour, niveau historique.

Si les mesures de restriction mises en œuvre depuis plusieurs semaines contribuent à limiter les prélèvements, la situation de la ressource en eau ne montre aucun signe d’amélioration. Selon les secteurs, elle continue de se dégrader ou, au mieux, se stabilise à un niveau particulièrement préoccupant.

Une mobilisation permanente de l’Etat

Le préfet de la Charente-Maritime réunit désormais le comité de suivi opérationnel de l’étiage toutes les deux semaines, voire plus fréquemment si les conditions météorologiques ou hydrologiques l’exigent. Ces réunions permettront d’actualiser les données, d’évaluer l’efficacité des mesures engagées et, si nécessaire, de décider rapidement de nouvelles restrictions afin d’assurer la protection de la ressource en eau tout au long de l’été.

« Nous faisons face à une situation d’une gravité exceptionnelle. Les indicateurs sont sans précédent depuis cinquante ans et certains battent déjà tous les records connus. La mobilisation de chacun est indispensable. L’État prendra toutes les mesures nécessaires pour préserver la ressource en eau, garantir l’alimentation en eau potable et faire respecter les restrictions décidées Un message clair :

l’eau potable doit être réservée à l’alimentation humaine et aux usages de la vie quotidienne (douche, préparation des aliments…), les autres usages doivent être stoppés. L’objectif : arriver à l’automne sans restriction de l’eau potable pour les usages humains essentiels. », a expliqué Michel Prosic, préfet de la CharenteMaritime, lors d’un point presse le 17 juillet.

Il a encore enfoncé le clou le 30 juillet : « La Charente-Maritime se trouve aujourd’hui dans une situation à risque ! Particuliers, collectivités, entreprises, agriculteurs et acteurs économiques sont appelés à poursuivre leurs efforts. Sans une mobilisation collective durable, l’évolution de la sécheresse pourrait conduire à un passage en niveau “Crise”, avec des restrictions encore plus importantes. »

Alerte renforcée : mesures de restriction Voici l’essentiel des nouvelles mesures prévues dans le cadre de cette “Alerte renforcée” :

- Arrosage des jardins potagers interdit de 8h à 20h

- Arrosage des pelouses, massifs feuris, espaces verts, golfs particuliers : interdiction totale

- Arrosage des terrains de sport : interdit de 8h à 20h et limité à deux nuits par semaine

- Arrosage des golfs : interdiction d’arroser les terrains de golf, sauf les greens et les départs + réduction de la consommation d’eau hebdomadaire de 60 %

- Lavage de véhicules et engins nautiques par les professionnels : interdit sauf avec du matériel haute pression ou avec un système de recyclage de l’eau

- Lavage de véhicules et engins

L’alerte renforcée implique déjà des restrictions d’usage de l’eau potable : interdiction de nombreux usages non essentiels, limitation accrue des prélèvements et économies d’eau renforcées pour tous.

Après la sensibilisation, les contrôles seront désormais intensifiés sur l’ensemble du territoire et les infractions feront l’objet de verbalisations. Les résultats de ces contrôles seront rendus publics régulièrement afin de garantir la transparence de l’action de l’État.

Face à une sécheresse d’une intensité inédite, chacun doit désormais prendre sa part de responsabilité. La préservation de l’eau est l’affaire de tous.

Informations recueillies par Nathalie Vauchez

nautiques privés chez les particuliers : interdiction totale, sauf impératif sanitaire

- Nettoyage des façades, toitures, trottoirs, voiries et autres surfaces imperméabilisées : interdiction sauf impératif sanitaire, sécuritaire ou lié à des travaux

- Remplissage des piscines familiales : interdiction totale, sauf remise à niveau et 1er remplissage selon des critères précis

- Remplissage de piscines accueillant du public : interdiction totale, sauf impératif sanitaire validé par ARS

- Vidange de piscines : interdiction totale

- Alimentation des fontaines publiques et privées en circuit ouvert : interdiction totale

- Fonctionnement des douches de plages et équivalents : interdiction totale

- Exploitation des ICPE : voir arrêté spécifque

2013, Ré Team Design Architecte crée des projets sur-mesure sur l’île de Ré.

Entre architecture et aménagement intérieur, nous concevons des espaces uniques en rénovation et en construction neuve.

L’arrosage des pelouses est totalement interdit.
Depuis

Michel Prosic : « L’île de Ré est juste magnifique »

Depuis le 1 5 juin 2026, la Charente-Maritime a un nouveau préfet, en la personne de Michel Prosic, tout droit venu de Haute-Corse. Depuis sa prise de fonction, il s’est déjà rendu à deux reprises sur l’île de Ré, marquant ses interlocuteurs pas sa dimension très humaine.

Il succède à Brice Blondel, en poste depuis septembre 2023, qui fut très apprécié dans le département et sur l’île de Ré, et qui a rejoint la préfecture des Yvelines.

Ré à la Hune : Pouvez-vous nous dire qui vous êtes ?

Le Préfet, Michel Prosic : Je suis un pur produit de l’école républicaine, tout ce que je suis aujourd’hui je le dois aux femmes et aux hommes qui ont embrassé une carrière d’enseignant. L’école et ses enseignants m’ont permis d’acquérir savoir, savoir-faire et savoir-être. Sans l’école, je n’en serais pas là, je souhaite rendre hommage aux enseignants. Il est de bon ton de critiquer le modèle social, l’école est pourtant un fondement essentiel de notre modèle social contemporain.

J’ai su très vite que je me mettrais au service de l’Etat, afin de rendre à celui-ci tout ce qu’il m’a donné. Mon engagement de fonctionnaire, représentant de l’Etat, est intiment lié à tout ce que j’ai reçu. J’ai grandi dans une cité ouvrière de l’Est de La France (Amnéville en Moselle - NDLR), j’ai suivi un cycle d’études à l’Université de Metz en Histoire-Géographie et publié un mémoire d’étude sur la sociologie ouvrière, sur les transformations urbaines et sociales liées au mouvement d’industrialisation au XIXè et début du XXè siècle, sur un territoire qui n’était pas prêt.

Vous dites volontiers que votre parcours est atypique... Oui j’ai partagé toute ma carrière entre le ministère de la Culture et celui de l’Intérieur, entre les Directions régionales des affaires culturelles (DRAC) et le corps préfectoral. On grandit dans un système éducatif, le modèle culturel dont j’ai été imprégné m’a inculqué l’ouverture aux autres (Michel Prosic a été décoré Chevalier des Arts et des Lettres – NDLR).

Ce poste en Charente-Maritime est mon 3ème poste de Préfet. J’ai été Préfet du Lot de février 2020 à août 2022, j’y ai vécu tout ce que représente l’action de l’Etat, puisque le Covid a arrêté le pays et confiné les deux tiers de l’humanité en même temps.

Puis j’ai été Préfet de la Haute-Corse d’août 2022 à juin 2026, soit trois ans trois quarts, un record absolu par rapport à l’habituel schéma politique. La Corse est un territoire hors norme, une île rattachée au continent, j’y ai vécu une expérience hors normes, porté par les grandes évolutions institutionnelles de l’île.

J’ai rejoint la Charente-Maritime mi-juin, on ne nous donne pas le choix de nos affectations, mais elle faisait partie des deux destinations que j’espérais.

La Haute-Corse m’a préparé à La Charente-Maritime, la Loi Littoral, tous les risques de sécurité civile (hormis la montagne), l’impact du tourisme - La Corse accueille deux millions de visiteurs, la Charente-Maritime trois millions - les

activités de pêche, l’économie bleue, le Parc Naturel Marin, les énergies renouvelables (photovoltaïque, agrivoltaïque, éoliennes...)... et aussi la crise du logement.

Quelle est votre conception de la fonction de Préfet ?

Elle est liée à ma vision de l’Etat. J’estime que l’échec est toujours individuel et la réussite très souvent collective. Le principe fort de l’Etat que je défends est l’égalité des citoyens devant la Loi, qui suppose d’en créer les conditions, la contrôler et la faire respecter. La puissance publique doit donner l’exemple.

Pour moi, le rôle de l’Etat est avant tout de conseiller, ses services doivent se mettre au service des collectivités qui n’en ont pas ou peu, l’Etat doit apporter un service public à nos élus, aux chefs d’entreprise pour les accompagner dans le développement économique, car s’il n’y a pas d’activité économique il n’y a plus de commerces, plus d’école.

L’Etat est partenaire de tous et doit travailler avec tout le monde de façon à porter ensemble un territoire en partage. Ma vision de l’Etat est modeste, il ne sait pas tout et doit travailler avec toutes les forces vives du territoire, pour mieux comprendre, accompagner et adapter ses politiques publiques. Il apporte un socle normatif, il se doit d’être réactif avec l’ensemble de ses partenaires - artisans, élus, chefs d’entreprises, associations - et leur apporter des réponses claires et rapides leur permettant d’avancer.

Je suis un Préfet de terrain, durant tout mon parcours je n’ai jamais exercé à Paris, je suis le seul Préfet de France dans ce cas !, j’ai fait le choix des territoires. Mon vrai sujet est de comprendre le territoire sur lequel je suis, je ne sais pas faire autrement que de commencer par un diagnostic, puis de travailler main dans la main avec ses représentants et acteurs, pour faire du bien au territoire et à ses habitants.

Connaissiez-vous déjà la CharenteMaritime et l’île de Ré ?

J’étais venu cinq jours à La Rochelle, dont une journée sur l’île de Ré. Je l’ai trouvée merveilleuse. Mais c’était très insuffisant pour prétendre la connaître.

Quels sont à vos yeux les grands enjeux de la Charente-Maritime ?

L’éducation est un enjeu important, dans le schéma actuel d’une importante baisse démographique dans les écoles.

Les conditions d’apprentissage et pédagogiques ne sont plus toujours adaptées, nous devons être vigilants quant à l’éducation et à l’avenir des jeunes. L’adaptation des locaux au changement climatique est également un enjeu.

Le département manque aussi cruellement de logements, alors qu’il attire des flux démographiques importants. La CharenteMaritime compte 680 000 habitants, il y manque aujourd’hui plusieurs dizaines de milliers de logements. Il nous faut accompagner les programmes de logement, avec une attention particulière d’équilibre entre le littoral et l’intérieur. Les mairies peuvent créer des logements communaux, à partir des biens sans maître, ou des biens en péril imminent, en rénovant des logements. Nous devons aussi accompagner le logement social, on en manque dans le département. J’ai écrit il y a quelques jours à tous les maires afin de leur rappeler leurs obligations légales en la matière.

Autre sujet fort, celui de la transition écologique, avec la gestion de l’eau et du parc immobilier, notamment sa rénovation énergétique. Un investissement public est nécessaire en la matière.

Le retrait des côtes et un enjeu majeur, la Charente-Maritime est l’un des départements les plus exposés.

Les dossiers de transition écologique de toutes les communes doivent être accompagnés quoi qu’il arrive, je ne vends pas de l’utopie.

Les politiques publiques de santé sont aussi primordiales, nous avons un regard

très positif sur les projets de santé portés par les collectivités, sans concurrence entre les territoires. Le programme France Santé lancé par le Gouvernement pour 2026/2027 donne le cadre.

Le service public est bien sûr au cœur de nos actions, il y a trente-sept Maisons France Services en Charente-Maritime, chaque habitant en a une à moins de vingt minutes de chez lui.

Qu’en est-il du chantier Marcel Paul (ex site Enedis), et de la surincidence de cancers, notamment pédiatriques, sur différentes parties de la Charente-Maritime ?

J’ai pris un arrêté en date du 2 juillet 2026 qui impose à Speed Réhab l’installation d’un dôme de confinement, de nouveaux prélèvements et des mesures strictes de la qualité de l’air. Le système du dôme - réclamé à cors et à cris par Zéro Toxic depuis l’automne 2024. NDLR - s’imposait. Concernant les cancers pédiatriques, nous devons nous appuyer sur les études de la communauté scientifique, le travail est lancé, il y aura en septembre des comités de pilotage. La communauté scientifique doit créer les conditions pour trouver les bonnes réponses à apporter.

Quelle est votre vision de l’île de Ré et quels sont à vos yeux ses enjeux ?

L’île de Ré est juste magnifique. Comme je l’ai dit lors de ma venue aux Portes-en-Ré pour l’anniversaire de l’association des écluses à poisson (Adépir), l’île est belle de ce que les hommes et les femmes en ont fait. Aujourd’hui ce qui fait patrimoine, c’est ce que nos anciens ont pensé et réalisé avec leurs mains. Le patrimoine est ce dont nos anciens avaient besoin pour vivre... La mémoire des anciens, leur savoirfaire sont d’autant plus importants sur une île à la fragilité extrême. Être îlien crée une identité spécifique, une solidarité particulière. Avec une population qui passe de 17 300 à 160 000 au plus fort de l’été, les activités touristiques sont très importantes pour l’île et nombre d’infrastructures sont conçues à l’aune de ce pic estival, comme par exemple les déchetteries, les stations d’épuration, etc.

Il faut toutefois penser au développement de l’île pas uniquement pour la population qui la découvre, mais pour celle qui y vit toute l’année. L’île doit avoir une politique ambitieuse en matière culturelle, éducative, de services publics...

Evidemment un enjeu fort est sa submersion. 40 % de l’île de Ré s’est retrouvée sous l’eau lors de Xynthia. Un programme extraordinaire de protection des côtes de 80 M€ a été lancé, dont 60 M€ déjà réalisés, il reste encore à assurer la protection du Fier d’Ars et des communes qui l’entourent, à terminer le PAPI.

Le recul du trait de côte est une réalité, l’Etat a apporté et apportera un financement dans la lutte contre l’érosion, à partir du Fonds Vert. Le plan local de gestion de

Le préfet, Michel Prosic, sur la terrasse de son bureau surplombant le très beau jardin de la préfecture.
© Nathalie
Vauchez

DR

COMMUNIQUÉ DE LA LPO

la bande côtière élaboré par la CdC de l’île de Ré a été validé par les Services de l’État il y a quelques semaines.

Le logement est aussi une préoccupation importante pour les élus de l’île. Le Programme Local de l’Habitat voté par eux est assez remarquable, il contribue à apporter des logements, y compris des logements sociaux, un très bon équilibre a été trouvé.

Il manque aussi quatre cents logements pour les saisonniers, qui sont près de quatre mille cinq cents à venir travailler sur l’île en saison.

La délibération concernant la régulation des meublés de tourisme, qui a su saisir l’opportunité offerte par les nouveaux textes de loi, est aussi excellente.

Concernant l’éducation, la Convention d’Insularité 2023-2026 a permis de faire évoluer les lignes, les écoles maternelle et primaire ont fusionné dans deux communes et un RPI (regroupement pédagogique intercommunal) a été créé entre Saint-Martin de Ré et la Couarde-sur-Mer, qui sera opérationnel à la rentrée scolaire 2026. Les lignes bougent.

Comprenez-vous la position des élus de l’île de Ré, « un village, une école », la fermeture d’une école allant de pair avec une baisse d’attractivité forte pour un village ?

Nous devons faire face à la baisse démographique dans le domaine scolaire. Il faut se poser les bonnes questions. Mettre en avant le bien-être des enfants et s’interroger sur les modalités d’apprentissage dispensé par les enseignants. En 2020, l’île de Ré avait mille élèves dans ses

écoles, elle en a aujourd’hui environ huit cent cinquante.

C’est un mythe de croire que les conditions d’apprentissage sont bonnes dans une classe unique, toutes les études menées montrent que cela met les enfants en échec ensuite dans leur cursus d’étude, seule fonctionne l’émulation entre élèves d’une même classe d’âge.

La Convention 2023-2026 a permis de préparer les esprits, de poser un diagnostic clair, des mouvements se sont déjà opérés, il faut avoir une réflexion sérieuse sur l’évolution de la carte scolaire.

Le mot de la fn ?

J’ai hâte d’être au côté des élus de l’île de Ré, une rencontre est prévue avec eux à la rentrée.

Propos recueillis par Nathalie Vauchez

Urgence : des abreuvoirs pour la faune sauvage !

La canicule frappe la France dans un contexte de feux de forêts inédit. Pour la faune sauvage déjà durement éprouvée, les conséquences sont dramatiques. Rien qu’entre le 1er juin et le 16 juillet, la LPO a comptabilisé plus de 10 000 sollicitations liées à des animaux sauvages en diffculté.

Face à cette situation, la LPO lance le mouvement « Des abreuvoirs pour la faune sauvage » et appelle les citoyens à se mobiliser.

Un récipient peu profond rempli d’eau, posé dans votre jardin, sur votre balcon, ou dans le parc près de chez vous, peut suffire à sauver un oiseau, un hérisson ou des insectes. Cette action est particulièrement importante dans les territoires touchés par la sécheresse ou à proximité des zones récemment frappées par les incendies (en toute sécurité et en dehors des zones évacuées ou interdites d’accès).

Multiplions les points d’eau partout en

France. Des milliers d’abreuvoirs, dans tous les jardins, sur tous les balcons, dans tous les coins de France, peuvent faire la différence.

La LPO invite chacun à multiplier les points d’eau partout en France et à partager cette initiative auprès de son entourage et sur les réseaux sociaux.

Comment (bien) faire ? Privilégier un récipient de 3 à 4 cm, avec une pente douce ou une pierre pour permettre

PUBLI-RÉDACTIONNEL

DR

aux petits animaux de sortir facilement. Renouveler l’eau chaque matin, aux heures fraîches, pour limiter la prolifération des moustiques et la propagation de maladies Disposer l’abreuvoir à l’ombre et dans un endroit dégagé où les animaux peuvent voir venir les éventuels prédateurs.

Toutes les recommandations sont disponibles sur le site de la LPO.

Réavélo, location de vélos sur l’île de Ré depuis 1 979 ,

CRÉE LE CONCEPT STORE ORIGINAL SOLEX CLUB À SAINT-MARTIN-DE-RÉ

Marque iconique et esprit rétais font désormais route commune. Avec Original Solex Club, Réavélo imagine bien plus qu’une nouvelle boutique : un lieu dédié à l’univers Solex, entre mobilité, patrimoine et art de vivre.

À découvrir sur place : location et essai de Solex électriques, vente des modèles

SolexÎle ® by Réavélo, Versailles et Intemporel, accessoires, équipements, goodies et objets à dénicher. L’expérience se vit aussi sur les pistes de l’île avec les balades guidées en Solex, animées par l’inimitable François le Facteur : une manière originale et conviviale de découvrir le patrimoine rétais et ses histoires.

Cette année, les 80 ans de Solex® donnent une saveur particulière à ce nouveau concept porté par le savoir-faire d’une autre référence locale : Réavélo - location de vélos - présent sur l’île depuis 1979 avec 15 boutiques et cyclostations.

Tous les points de location sur : www.reavelo.fr

ORIGINAL SOLEX CLUB –SAINT-MARTIN-DE-RÉ

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Tout l’univers, les modèles et les expériences sur : original-solex-club.fr

Le préfet est venu à La Conche des Baleines pour sensibiliser aux risques de la baignade.

SAINT-MARTIN-DE-RÉ

Fête de la mer et 4 00 ans de la Marine nationale

Samedi 1 5 août 2026, dans le cadre des 4 00 ans de la Marine nationale, mairie, Cols bleus, Cercle nautique martinais, Un Bateau pour Ré et Nautilus Plongée célèbreront la mer. De nombreuses festivités et animations sont prévues.

Eglise de Saint-Martin

A 10h, la Messe en hommage aux marins disparus en mer sera dite en l’église de Saint-Martin. A la sortie de celle-ci, un cortège se formera pour rejoindre le port. Il partira à 11h30 de la place de La République et déambulera dans différentes rues.

Sur la cale du port

A 12h, les festivités seront ouvertes par Monsieur Colbert, en costume et en musique, depuis un piédestal il lira la lettre du Roi à Colbert sur la Marine, avant que ne soit fait un rappel du contexte de création de la Marine nationale, dont on célèbre les 400 ans.

A 12h30, l’espace restauration festive sera ouvert avec le COS, les Cols Bleus et le CNM, avec défilé le musique des Majorettes

Quai Georges Clémenceau

A 14h30, place à un intermède des Majorettes et à une animation musicale sur le quai, avec des musiciens de la fanfare de Sainte-Marie, de la Banda Lou et de l’harmonie de La Flotte, ainsi qu’au Regroupement des porte-drapeaux et des délégations associatives.

A 15h, ouverture des cérémonies avec les personnalités et discours en hommage aux marins disparus et aux 400 ans de la Marine par le président des Cols Bleus, avant que n’interviennent le commandant Madelin, la Maire de Saint-Martin-de-Ré, la Députée et lepréfet ou son représentant.

A 15h40 - Embarquement pour le dépôt

de gerbes en mer et la bénédiction des bateaux (jauge autorisée : 60 personnes), pour deux heures de sortie en mer dans le pertuis Breton. Dépôt de gerbes et bénédiction des bateaux en mer par Monsieur le Curé de Saint-Martin.

Des animations toute la journée

Le Cercle nautique martinais organisera de 10h à 12h des qualifications pour l’épreuve du mât de beaupré, puis de 14h à 16h l’épreuve et la finale du mât de beaupré (inscription@cnm17.fr).

Un Bateau pour Ré proposera de 11h à 16h une animation « On se met à l’eau » : essais de gilets de sauvetage et d’un radeau de survie.

Des baptêmes de plongée seront proposés par le club Nautilus de 10h à 17h.

De 18h à 19h, Les Baladins animeront musicalement le port et la cale.

Des stands d’information de la Marine et de la SNSM accueilleront les badauds dans la journée.

Concours du bateau le mieux décoré

De 12h à 15h30 aura lieu une présentation des bateaux participants, le public votera. A 18h, les résultats seront proclamés et les prix remis sur la cale, pendant le vin d’honneur

En soirée

A partir de 18h, sur la cale, vin d’honneur, remise des prix du concours du bateau le

mieux décoré et remise des prix aux vainqueurs de l’épreuve du mât de beaupré.

Restauration avec le COS de Saint-Martin, le CNM et les Cols Bleus et stand d’huîtres du CNM.

A partir de 20h , sur la cale, Concert Odyssée Live.

De 23h à 23h15 le feu d’artifice sera tiré en mer, avant que ne reprenne le concert jusqu’à 1h

Informations recueillies par NV

Les grands moments de la Fête de la mer

10h : Messe des marins

12h : Ouverture des festivités

18h : Vin d’honneur et remise des prix 20h : Concert Odyssée Live 23h/23h15 : Feu d’artifice 23h15 : Reprise du concert

Marché de La Flotte

Halles de Saint-Martin de Ré

Sur le banc

Au Pain du Pêcheur & sur le banc Les Nuages de Ré

Marché d’Ars-en-Ré

Sur le banc Les Nuages de Ré & dans la boutique Au Pain du Pêcheur de 8h à 14h de 8h à 14h de 8h à 14h & de 17h à 20h

Chaque année, au 15 août, la Fête de la Mer attire de très nombreux visiteurs à Saint-Martin
Samedi 15 août, de 10h à 1h du matin, la mer et les marins seront célébrés à Saint-Martin, solennellement et joyeusement.

Les travaux des halles reportés

Le 16 juillet au soir, lors d’un Conseil municipal exceptionnel, les élus casserons ont voté à l’unanimité le report des travaux de rénovation du marché couvert.

Les Halles d’Ars-en-Ré, ancien hangar à sel reconverti en marché couvert, devront attendre pour un coup de jeune.

C’est une décision qu’ils ont votée le cœur lourd, « une énorme déception », selon les termes du maire Pierre Bœuf. « C’était un projet important », explique-t-il, « sur lequel on avait beaucoup investi, beaucoup travaillé depuis trois mois, on était prêts. On est très frustrés. » Le matin même, les élus choisissaient les dernières entreprises de travaux publics ayant répondu à l’appel d’offres. Mais à midi, la nouvelle est tombée : l’État ne donnera pas un centime à la municipalité pour aider au fnancement de ce vaste chantier.

Le projet était sur la table depuis un peu plus de deux ans déjà, avec pour objectif une surélévation de la toiture, la réfection du sol, des sanitaires ou encore de la

équivalent à 30% du budget initial et une auprès de la DSIL (Dotation de soutien à l’investissement local), pour 10% du budget initial.

Ce sont donc 40% du financement prévu qui se sont envolés, quand le coût total, lui, a grimpé de 15%. « La préfecture nous a expliqué que les budgets sont divisés par deux, et que les priorités de l’État ont changé. Aujourd’hui ce sont plus les écoles ou la rénovation climatique, bref on n’est plus éligible. »

À l’unanimité, le Conseil municipal a donc choisi la prudence, et le report du projet d’une année afin de réévaluer l’assise financière de la commune. « Nous allons chercher d’autres pistes de financement, mais surtout d’auto-financement », a affirmé le maire. « Après cette claque qu’on s’est prise, on se dit qu’il ne faut plus compter sur l’État mais sur nous-mêmes. » « Plus que jamais il faut prioriser nos investissements : faire ce qui est indispensable et attendre pour le reste. On est dans une situation critique, on ne pouvait pas se lancer, » a conclu Laurent Blanchard, adjoint en charge des finances de la commune.

ventilation. La nouvelle équipe municipale en place depuis fin mars avait repris le dossier à bras le corps, jusqu’à convoquer ce conseil municipal exceptionnel destiné à valider le choix des entreprises et le budget, afin de lancer les travaux le plus vite possible.

Subventions refusées

S’élevant à 1,41 M€ HT, soit 207,7 K€ de plus que l’estimation votée en novembre 2025, ce projet de rénovation reposait en grande partie sur deux demandes de subventions déposées par l’ancienne équipe municipale : une auprès de la Dotation d’équipement des territoires ruraux (DETR), pour un montant

PLANCHE À VOILE Nino et Simon se classent 2e et 3e aux championnats d’Europe

Nino Larmier et Simon Pirastu*, les deux jeunes licenciés au Centre nautique couardais du Goisil, montent respectivement sur la deuxième et la troisième marche du podium des championnats d’Europe de planche à voile techno 293, en catégorie U15, qui avaient lieu du 18 au 25 juillet, à Sopot en Pologne.

Julie Pertriaux

*Lire nos articles : www.realahune.fr/nino-larmier-se-classe-5e-mondial-en-planche-a-voile/ www.realahune.fr/simon-pirastu-vice-championmondial-de-planche-a-voile/

Les deux Rétais montent sur le podium derrière Joshua Castro-Jurek, qui avait aussi remporté les championnats du monde en avril, où Simon et Nico se classaient 2e et 5e

Jean Paul Héraudeau « Je suis un pragmatique »

Elu président de la Communauté de Communes le 9 avril dernier, après dix-huit années de présidence du maire de Loix, Lionel Quillet, le maire de La Flotte, Jean Paul Héraudeau, a expliqué qu’il « prendrait le temps » d’observer avant d’agir. Pour Ré à la Hune, il a accepté de lever le voile sur son état d’esprit et ses priorités pour l’île de Ré.

Ré à la Hune : Vous aviez été 1er viceprésident de la CdC auprès de Léon Gendre, au début des années 2000, celle-ci a depuis pris beaucoup d’ampleur. Quelle a été votre perception, à votre arrivée ?

Jean Paul Héraudeau : J’ai découvert une nouvelle collectivité, complètement différente d’une municipalité, beaucoup plus importante, avec trois à quatre fois plus de personnel que dans une mairie et des compétences complètement différentes. Récemment, on m’évoquait la « valse » des DGS dans les mairies, après les élections. Avec moi ce n’est pas du tout le cas. J’ai une haute opinion des fonctionnaires et en arrivant j’ai découvert les collaborateurs de la CdC. Leur métier est une vocation, ils sont là pour servir les habitants du territoire. J’ai eu très vite une connivence avec Annabelle Gaudin, la DGS, et je lui ai dit que rien ne bougerait, tous ceux qui veulent rester restent. Je me suis senti tout à fait à l’aise, grâce à elle, dès mon arrivée.

Jean Paul Héraudeau n’est pas Lionel Quillet, chacun a sa personnalité et sa vision, je n’ai pas de rancœur. Je suis un pragmatique, un cartésien. Par exemple, sous le précédent mandat communautaire, je n’ai jamais participé au groupe d’opposition GEM, j’ai souhaité garder mon indépendance. J’ai souvent dit du bien de la politique menée par mon prédécesseur, j’ai aussi parfois exprimé mon désaccord, en l’argumentant. Je ne suis pas un dogmatique.

Je me suis aussi senti bien accueilli par les directeurs de pôle, Emilie Anthoine (Aménagement du territoire) et Stéphane Millien (Environnement et développement durable), la direction du pôle Services à la population devant être pourvue à la rentrée après le départ début avril de Brice

Samson pour la Ville de la Rochelle. Je ne participe jamais aux recrutements, je dis toujours à la DGS qu’elle est la patronne des services et que je suis son patron. Ces directrices/directeurs de la CdC sont des collaborateurs de grande qualité et loyauté, intelligents, pétillants, ils écoutent, s’expriment quand ils le souhaitent de façon structurée. Ils sont force de proposition et ont envie d’aller plus loin. J’ai été surpris de voir tous les secteurs et toutes les responsabilités qu’ils ont, « scotché » même de voir comment ils arrivent à tout gérer. J’apprécie aussi la directrice de la communication, Caroline Sagnier, qui collabore en direct avec moi, il n’est pas prévu de recruter un nouveau directeur de cabinet. On est ainsi sur une stabilité de l’équipe des collaborateurs de la CdC.

Je réfléchis aussi à regrouper tous les services de la CdC en un même lieu, ce qui permettrait de libérer les locaux actuels pour d’autres structures.

Qu’en est-il de l’équipe des nouveaux élus qui vous entoure ?

Dans l’équipe majoritaire, chacun a choisi son domaine de compétences et quand ils étaient deux à vouloir le même, ils se sont mis d’accord entre eux, comme Alain Pochon et Patrice Raffarin, par exemple. Je travaille avec les vice-présidents sur la ligne directrice, le projet de mandature. Il y a six maires nouveaux sur dix, la plupart d’entre eux ont, pendant leur campagne municipale, dit que s’ils étaient élus ils défendraient les intérêts de leur commune au sein de l’intercommunalité. Il faut

qu’ils apprennent à donner la préférence au territoire et à faire abstraction de leur commune.

Aujourd’hui tous n’ont pas la même disponibilité, ils ont déjà à s’installer dans leur mairie et à la CdC, à apprendre à dépasser la communalité pour l’intercommunalité.

Même s’il est encore tôt, pouvez-vous nous évoquer les grandes lignes de ce projet ?

Mon constat est qu’il y a des compétences et missions de la CdC, il n’est pas question de changer ce qui fonctionne bien, comme les crèches, le PAPI 2, le Plan érosion... mais il y aura à la marge quelques inversions de priorités, certaines ayant été plus politiques que pragmatiques. J’entends mener un projet de mandature dans l’intérêt général.

Concernant les pistes cyclables, je souhaite privilégier dans un premier temps les pistes du quotidien et relier les pistes entre elles, les vélos sur la route sont un fléau. Par exemple, il faut faire rapidement maintenant la piste entre Bel Air à La Flotte et le collège de Saint-Martin, les acquisitions foncières ont été faites.

En matière de protection des côtes, je souhaite continuer le programme lancé sous la précédente mandature, qui est dans l’ensemble bien fait, mais avec quelques ajustements de priorités et d’actions.

Je constate que la politique de gestion des déchets a été ralentie depuis 2008. Il est urgent de transférer la déchetterie du Morinand à côté du centre de transfert des Gâchettes, on est en train d’acquérir des terrains. Le site du Morinand est en zone naturelle remarquable, il sera renaturé.

Le président de la CdC entend mener une politique d’intérêt général pour le territoire, en poursuivant certains axes mais en revisitant les priorités de son prédécesseur.

Qu’en est-il des déchetteries, au nombre de cinq ? N’est-ce pas du luxe à l’échelle de l’île de Ré, certains peuvent s’interroger sur la pérennité de celles des Portes et de Loix ?

Je fonctionne toujours en trois temps : discussion, décision, action. Mes objectifs, quand j’ai construit la déchetterie de Loix contre l’avis de mon prédécesseur Léon

Gendre (Jean Paul Héraudeau était 1 er vice-président, en charge des déchets, au début des années 2000 - NDLR) était de permettre aux habitants d’apporter leurs déchets au plus proche de chez eux, d’éviter des déplacements et gaz à effets de serre induits, d’éviter les dépôts sauvages et de protéger ainsi l’environnement et la qualité de vie. Excentré, le village de Loix méritait une déchetterie.

Aujourd’hui, cela correspond-il toujours à la politique d’excellence de notre territoire que je souhaite poursuivre ? Plus largement les enjeux de la politique de gestion des déchets doivent être travaillés par Franck Mussillier et les élus communautaires, toujours à l’aune de ces mêmes critères.

La protection des côtes fut un axe majeur de la politique menée pour l’île de Ré depuis Xynthia, reste-t-elle pour vous une priorité ?

La question fondamentale est « protégeons-nous le territoire ou laissons-nous le trait de côté évoluer ? » Certains ont une approche d’analyse coûts-bénéfices (approche « ACB » de l’Etat - NDLR). Pour ma part, je n’ai pas cette vision-là, mais celle d’un développement durable équilibré. Imaginez la partie commune de trois cercles qui se chevauchent partiellement : ceux de l’économie, du social et de l’environnement. Si on perd de l’environnement, on a moins de développement durable, chaque cercle doit grandir de façon proportionnée aux autres, conjointement, pour faire en sorte que le centre commun s’agrandisse de plus en plus, afin d’augmenter cette part de développement durable. La valeur d’1,07 € le m2 (prix d’un terrain non constructibleNDLR) est intrinsèquement faible pour l’économie durable du territoire. Concernant la culture, on dit qu’elle n’a pas de prix, juste un coût. L’environnement a un coût mais cela n’a pas de prix, derrière il y a des terres agricoles, des activités humaines, de la biodiversité... Au final, le respect de

l’environnement ce sont aussi des familles et des enfants dans nos écoles. Face à la montée des eaux et au réchauffement climatique, il faut bien sûr continuer de protéger notre île, mais sans en faire une obsession.

Nous devons définir les futures orientations de notre projet de gouvernance, travailler sur le fond le projet d’aménagement du territoire, penser à la sécurité des biens et des personnes de façon plus large. La CdC a beaucoup travaillé sur les risques submersion et érosion, il ne faut pas oublier que le PPRN (Plan de prévention des risques naturels) concerne aussi le risque incendie, très important sur l’île de Ré. Le massif forestier situé sur l’ancien canton sud fait partie des quatre massifs les plus à risque de Charente-Maritime.

Depuis longtemps vous évoquez votre souhait de mettre en place un PAEN*. Est-ce toujours votre volonté ?

Oui je souhaite mener une politique plus forte en faveur des activités primaires, celle-ci a été un peu délaissée et la création d’un PAEN à l’échelle de l’île est à définir sérieusement*. Les bois ont pris beaucoup de place, ils changent le climat, mangent des terres agricoles. A côté de cela le Plan alimentaire de territoire (PAT), qui prévoit une autosuffisance en circuits courts, suppose de maintenir des lieux de production, il nous faut maîtriser les terrains, circonscrire la forêt. Cela passe par un grand plan, une vision plus forte pour les activités primaires.

Vous prônez aussi une politique volontariste de la gestion de l’eau...

La politique de l’eau est aussi très importante à mener, on a un problème sur la ressource en eau au niveau mondial. La Flotte a mis en place une réelle politique de REUT (Réutilisation des eaux usées traitées), il nous faut mettre toutes les installations des stations d’épuration à niveau en la matière. Il nous faut mener une politique d’eau économe, vertueuse, favorable à la protection environnementale. Il faut éviter de rejeter l’eau à la mer, mais constituer des réserves en eau dans les massifs boisés.

Les eaux rejetées sont traitées au plan physico-chimique, non bactériologique. Il faut réfléchir aux possibilités de substitution de l’eau potable par l’eau de récupération

A La Flotte, nous avons le projet de création d’une lagune d’eau de récupération sur le site de l’ancienne déposante Chevalier. Nous devons encourager la création de bassins d’eau issue de la REUT, anticiper sur ce sujet, car il s’agit d’une ressource rare et chère. Il s’agit d’une compétence de la CdC, on doit voir comment articuler tout cela.

Les compétences de la CdC sont-elles amenées à évoluer ?

Nous devons réfléchir à l’évolution des statuts de la CdC et des compétences d’intérêt communautaire, aux sujets sur lesquels nous devons insister, ceux à rajouter. Par exemple, on peut mettre en place une aide pour les communes qui décident de s’unir pour atteindre un objectif, sur un sujet donné. La CdC pourrait les soutenir et les accompagner, mettre en place un fonds de concours, comme il en existe déjà un sur les équipements sportifs. Par exemple, La Couarde, le Bois et Saint-Martin pourraient avoir un projet commun, qui ne relève pas de la compétence de la CdC mais de compétence communale... La mutualisation entre communes va devenir la règle.

Quelle est votre position en matière de politique du logement ?

Il faut une véritable réflexion de fond sur le logement social. Est-ce une priorité pour l’île de Ré ? Si oui, où est-il prioritaire ? Et dans ce cas il faut y mettre tous les moyens possibles. Et voir de quelle façon on met en œuvre cette politique de logement. Par exemple, pour le nord de l’île, trouver un terrain CdC.

Il y a des besoins forts ? Il faut déterminer où, sectoriser et à travers le PLUi (Plan local d’urbanisme intercommunal) décider que dans certains quartiers/villages on crée des zonages dédiés au logement permanent, à l’année.

La population « sédentaire » est-elle une priorité, afin d’augmenter la population permanente de l’île ? Que fait-on ? On ne peut faire du logement social partout, il faut réglementer des secteurs dans le PLUi pour le logement social. Le PLUi (en cours de révision - NDLR) est un véritable enjeu. Concernant la régulation des meublés de tourisme qui a été mise en place, il faut étudier ses effets, en étant pragmatique et non dogmatique. Pour l’instant, on ne voit pas beaucoup d’effets, sinon beaucoup de logements loués au black.

Si on veut plus de logement, est-ce à la collectivité publique de le faire ou doit-on l’imposer au privé ? Aujourd’hui, avec la politique de régulation mise en place, on veut l’imposer au privé. Cela ne marche pas et a un impact négatif, le marché immobilier est difficile, la taxe de séjour collectée en baisse... Les gens qui achètent sont ceux qui ont de l’argent, qui n’ont pas forcément besoin d’emprunter, des étrangers aussi, qui n’ont pas envie de louer leurs biens.

Le mieux est l’ennemi du bien, on n’a pas à faire faire le logement social par le privé.

Quel est votre avis sur la politique touristique menée jusqu’ici ? Il n’en existe pas vraiment. Nous devons mener une politique touristique non pas « qualitative », qui distinguerait l’île des riches d’une île des pauvres, mais plutôt un tourisme « intellectuel », une belle politique d’avant et d’arrière-saison basée sur l’histoire, le patrimoine et la culture.

Nous devons mener une vraie politique patrimoniale, mettre en réseau les sites patrimoniaux, mettre aussi en réseau les musées du Platin et Ernest Cognacq. Dans l’aménagement du territoire, il faut réfléchir à ce dont on a besoin pour mener une politique de tourisme à l’année.

La convention de DSP avec Destination île de Ré doit être revue à la rentrée 2027, certains de ses objectifs sont remplis, d’autres pas, nous devons revoir ces objectifs à travers la DSP et regarder le montant de la subvention affectée, au regard aussi de la taxe de séjour.

Votre mot de la fn ?

Je représente le passé, il s’agit de mon dernier mandat, je n’ai pas d’enjeu de carrière politique. J’entends mener avec mes collègues de la CdC une politique d’intérêt général pour le territoire, afin de le léguer en bon état et ordre de marche aux générations futures. Cela suppose aussi de savoir dire non à des sollicitations individuelles, qui ne vont pas dans le sens de l’intérêt collectif.

Propos recueillis par Nathalie Vauchez

*PAEN : Périmètre de protection et de mise en valeur des espaces agricoles et naturels périurbains. Lire notre article de juin 2023 sur ce sujet : www.realahune.fr/vers-la-creation-dun-paen/

Breuil Chansigaud : la quincaillerie prend sa retraite

Enfin… pas tout à fait comme nous allons le voir.

C’est une institution comme il n’en reste plus ou presque à l’île de Ré, une histoire familiale aussi, quatre générations s’étant succédé au 20 de la rue Aristide Briand à Saint-Martin. Faute de successeur (les enfants n’ont pas voulu reprendre), la célèbre quincaillerie fermera offciellement ses portes prochainement. Quand ? La date est incertaine, nulle contrainte ne perturbant l’agenda des deux propriétaires, Françoise Rose Marguerite et Jack Chansigaud.

Un peu d’histoire

Le 6 juillet 1911 ouvre la Quincaillerie rétaise, extension de la petite boutique d’à côté où exerçait un ferblantier, également de la famille. De quel côté, on ne sait plus trop, c’est un peu compliqué ces histoires de familles rétaises et on finit par se mélanger les pinceaux. Ce qui est certain, c’est que les familles Breuil et Chansigaud sont indissolublement liées. La quincaillerie sera ensuite reprise par une petite cousine du père de Jack Chansigaud, Michel, puis enfin par Jack et son épouse. Rétaise, Françoise Rose Marguerite ? Non. D’origine charentaise, mais elle a passé son enfance sur l’Île de Ré (la famille habitait La Flotte), son père étant gardien de prison à Saint-Martin. En

épousant Jack, elle a donc aussi épousé la quincaillerie. « Nous nous sommes rencontrés en boîte de nuit », se souvient Jack. Laquelle ? « Au Bois-Plage celle où est aujourd’hui la résidence sénior ». Ah il y avait là aussi une boîte de nuit… Discuter avec les Chansigaud, c’est ouvrir une page de l’histoire rétaise et des villages. On apprend ainsi que dans la rue de la quincaillerie, il y avait autrefois un ferblantier donc mais aussi un forgeron, un café et une épicerie. Les temps ont bien changé…

Monsieur Quatout

C’est ainsi que Jack Chansigaud était surnommé par ses clients venant de toute l’île et parfois même de La Rochelle. Comment ça s’écrit, on ne sait pas alors on improvise. Il faut dire qu’on trouvait tout à la quincaillerie Breuil Chansigaud, une véritable caverne d’Ali Baba et une adresse incontournable pour bricoleurs et ménagères. Besoin de seulement trois vis ou quelques clous ? Pas de problème. Il suffisait d’ouvrir l’un des nombreux petits tiroirs en bois installés tout le long d’un mur derrière le comptoir. Ajoutons-y passoires, dessous de plat et tout autre ustensile nécessaire à la vie de la maison, et surtout n’oublions pas le Diable en terre cuite.

ACADÉMIE DE POITIERS

Aujourd’hui nombre de ces tiroirs sont vides, enfin pas vraiment puisqu’on y trouve encore des trésors comme de vieilles serrures, pouvant dépanner le cas échéant. Car Jack et Françoise ne sont pas seulement commerçants, ils ont aussi un sens aigu du service. Ainsi Jack Chansigaud a-t-il récemment accueilli un cycliste qui avait un problème avec sa selle. « Je lui ai trouvé ce qu’il fallait pour réparer », raconte Jack ajoutant qu’il ne l’a pas fait payer, « ben non quand même je n’allais pas lui demander un ou deux euros », sourit-il.

Commerce et bientôt musée Un musée, il y en a déjà un et c’est le royaume de Françoise Rose Marguerite. Dans la petite boutique attenante (celle du ferblantier), elle a installé un nombre incalculable d’objets de tous ordres, à commencer par trois cents fers à repasser, en fonte et en laiton. Sagement alignés derrière une vitrine, ils témoignent de la vie d’autrefois tout comme boîtes à café en métal, lampes à huile et outils anciens. On y trouve aussi l’histoire du téléphone, de celui à manivelle au premier portable en passant par téléphones à cadran et à touches, seaux et bassines en fer blanc, vieux ordinateurs, postes de radio, balances, landau de poupée

et dinette en faïence et son vaisselier en bois etc. Jack nous désigne du doigt une petite baignoire en fer blanc perché en haut d’une armoire, c’était sa baignoire de bébé. Soigneusement aménagée, cette pièce est une sorte de bric à brac à la fois désuet, tendre et joyeux, et tous ces objets des supports à la mémoire. « En souvenir de ceux qui les ont utilisés et aussi à ceux qui les ont faits », souligne Françoise Rose Marguerite, Jack nous précisant que nombre de personnes viennent spontanément leur en donner.

Alors, lorsque l’activité commerçante aura définitivement cessé, ce musée va s’étendre à la boutique actuelle, déjà quelque peu investie par Françoise sur les étagères les plus hautes.

La quincaillerie Breuil Chansigaud va donc fermer ses portes. Quand ? Jack ne sait pas trop, à la rentrée sûrement. Ensuite les époux prendront le temps d’aménager leur musée. Il est bien trop tôt pour en connaître les jours et heures d’ouverture. Et d’ailleurs, y en aura-t-il vraiment ? Ce n’est pas encore décidé. Il ne restera plus qu’à prendre le risque et monter sur les hauteurs de Saint-Martin comme on part à la chasse au trésor… et ça vaut le détour.

Pauline Leriche Rouard

Nicolas Castoldi, nouveau recteur d’académie

Nicolas Castoldi a été nommé recteur de l’académie de Poitiers, par décret du président de la République, lundi 2 7 juillet 2026 en conseil des ministres.

Il prendra ses nouvelles fonctions le lundi 3 août 2026. Son prédécesseur Frédéric Périssat, à la tête de l’académie depuis le 23 octobre 2024, rejoint le ministère de l’Intérieur, avant de faire valoir ses droits à la retraite à la fn de l’année civile.

Ancien élève de l’École normale supérieure (Ulm), agrégé de philosophie et diplômé de Sciences-Po Paris, Nicolas Castoldi était depuis juillet 2020 directeur délégué auprès du directeur général de l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP) en charge de l’innovation.

Il a commencé sa carrière administrative au Sénat où il était, de 2007 à 2009, en charge de l’enseignement scolaire au sein

de la commission de l’éducation, de la culture et de la communication. Spécialiste des politiques publiques d’éducation, de recherche et d’innovation, notamment en santé, il a notamment été, entre 2009 et 2011, conseiller au sein du cabinet de Valérie Pécresse au ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche et au ministère du budget, des comptes publics et de la réforme de l’Etat, avant de rejoindre le Centre national de la recherche scientifique (CNRS).

De 2017 à 2020, il a également été le directeur adjoint, puis le directeur de cabinet de Frédérique Vidal au ministère de

l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation. Dans ce cadre, il a notamment participé à la mise en place de la plateforme Parcoursup. Nicolas Castoldi a enseigné la philosophie en classes préparatoires et à Sciences-Po Paris. Depuis septembre 2025, il coordonne pour le compte du ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’espace, le programme Choose France for Science, destiné à accueillir et attirer en France les chercheurs empêchés.

Il organisera une conférence de presse de rentrée le lundi 31 août 2026.

En noir et blanc ou en couleurs, avec ou sans leurs propriétaires, depuis son existence cette façade emblématique a été photographiée sous toutes les coutures.
Nicolas Castoldi succède à Frédéric Périssat.
Reliée à la grande, la petite boutique musée est une bien jolie surprise pour les visiteurs de la quincaillerie.

Intermarché en été : des saisonniers motivés !

Si le magasin peut compter toute l’année sur près de 7 0 collaborateurs, ses e f fectifs montent en plein été à 120. De nombreux saisonniers viennent renforcer nos équipes, accompagnés par les équipes expérimentées. Nous vous présentons six d’entre eux, dynamiques et enthousiastes.

Le magasin Intermarché SaintMartin de Ré embauche des saisonniers, des lycéens à partir de 16 ans, de jeunes étudiants, des actifs et des seniors retraités, qui apprécient aussi de replonger le temps d’une saison dans l’univers du travail et des relations sociales.

Ces recrutements saisonniers concernent toutes les périodes : longs entre avril et fn août, voire fn septembre, les trois mois d’été, la haute saison (juillet-août) et aussi le pic de l’été (14 juillet au 15 août). Ils permettent ainsi de couvrir la grande amplitude horaire du magasin, de 8h30 à 20h, du lundi au dimanche. Ils sont accompagnés & formés par les équipes en place, dans tous les secteurs d’activité du magasin et tous les métiers, depuis la préparation jusqu’à la vente, sans oublier la mise en rayon ou la caisse. En matinée, ou en aprèsmidi, ils découvrent la vie foisonnante d’un supermarché !

« Ils sont super contents d’être là, ils apprécient l’ambiance familiale, des liens se créent, les jeunes se retrouvent en soirée. Venir travailler à Intermarché, c’est découvrir un bon état d’esprit. Nous avons des jeunes extraordinaires, toutes sortes de profils, qui viennent parfois de loin ! », s’enthousiasme Sébastien Decharne, directeur du magasin.

Au rayon boucherie, vous serez accueilli par le sourire de Léonie , 19 ans, étudiante en droit à Nanterre et qui se destine au métier de magistrate. Après une saison dans la restauration, Léonie voulait découvrir l’univers de la grande distribution. Dès potron minet, elle s’attelle à la fabrication de brochettes et autres préparations bouchères, avant de servir la clientèle. Présente cette année

en juillet & août, elle souhaite revenir l’été prochain, en caisse cette fois-ci.

En caisse justement, diffcile de ne pas remarquer le rigoureux et charismatique Gabriel, jeune Breton de 24 ans, cuisinier de métier ayant offcié au service d’une des plus belles tables de l’île de Ré, qui découvre et apprécie le contact avec la clientèle. Présent d’avril à septembre en magasin, il se destine ensuite à un métier dans l’événementiel.

Vous l’avez certainement déjà croisée arpentant les allées du magasin, Charlotte , bientôt 24 ans, collecte vos courses commandées

via le Drive Intermarché, en respectant scrupuleusement vos consignes. Hyperdynamique, le sourire accroché aux lèvres, appréciant à sa juste valeur l’esprit familial du magasin, cette jeune Nantaise tout juste diplômée d’un Master Finances et International en Ecole de commerce vient de décrocher son premier poste dans un Cabinet d’audit fnancier de Nantes.

Petit protégé du directeur, Louis, bientôt 17 ans, est revenu pour la saison estivale au magasin Intermarché de Saint-Martin, après y avoir déjà effectué son stage de 3ème.Tout droit venu de... l’île Maurice, il a choisi l’île de Ré pour acquérir une expérience professionnelle durant ses vacances d’été, et ainsi « donner bonne impression » par la suite. Après une Terminale générale, il souhaite se lancer dans des études de journalisme sportif.

Déjà présent dans le magasin l’an passé, le Rochelais Diego a investi le rayon poissonnerie aux côtés de Christian et Jean-François, où il a appris à écailler, vider et préparer le poisson mais aussi le saumon Gravlax ou les rillettes duo de poissons. Ce jeune passionné de breakdance de 19 ans suit des études de kiné en Belgique. En attendant, il vous dispensera ses précieux conseils de cuisson et recettes, tout fn cuisinier qu’il est.

La rayonnante Marie-Hélène , doyenne de l’équipe saisonnière, a travaillé au magasin de 2009 à 2025. Autant dire que nombre de Rétais la connaissent ! Elle a décidé de revenir mettre la main à la pâte cette saison, à temps partiel, au rayon charcuterie traditionnelle. Une bonne façon de se maintenir en forme et entretenir des liens sociaux !

Intermarché recrute en saison, courte, moyenne ou longue, mais aussi toute l’année, à plein temps ou à temps partiel, en CDI, CDD ou Apprentissage.

L’aventure vous tente ? Envoyez votre candidature et CV à Amandine sur : intermarche.saintmartin@ gmail.com

SAINT-MARTIN DE RÉ INTERMARCHÉ

SAINT-MARTIN DE RÉ 4 avenue des Corsaires 17410 Saint-Martin de Ré Tél : 05 46 09 42 02

Horaires : du lundi au dimanche, de 8h30 à 20h00 en juillet & août Vous pouvez aussi passer commande sur : http://drive.intermarche.com

Sur les quatre saisons, Intermarché Saint-Martin de Ré recrute dans tous les secteurs d’activités du magasin.
DR
Léonie.
DR Gabriel. DR Louis.
DR Diego.
DR Marie-Hélène.
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DR Charlotte.

PORTFOLIO

LUMIÈRES RÉTAISES

NATURE

ENTRE MARAIS ET FIER D’ARS, UNE BALADE AU GRAND AIR

PATRIMOINE

LA POINTE DES BALEINES, HAUT LIEU DU PATRIMOINE

MARITIME RÉTAIS

VIVRE EN RÉ

L’INSOLITE RÉVEIL

D’UN OUVRAGE MILITAIRE

LES GENS D’ICI

PLACE AUX JEUNES VIGNERONS

TERROIR

SILENCE, ÇA BUTINE !

ART DE VIVRE

COULEURS ET LUMIÈRE NATURELLES

Addictions France distille infos et matériels à La Pergola

Addictions France a déplié son stand devant La Pergola jeudi 23 juillet au soir, à La Couarde. Contactée par la mairie, l’association tire un bilan positif de sa première intervention en boîte de nuit et reviendra en août.

Je suis surpris de voir un stand de prévention ici. D’habitude, nous les croisons plus en festivals », s’étonne Thibault, saisonnier sur l’île de Ré. Il est 23h40, jeudi 23 juillet, devant La Pergola. Hélène Lelaidier et Lucie Baptiste, salariées de l’association Addictions France, échangent avec les premiers clients de la boîte de nuit. Elles ont installé leur table à l’entrée, et y ont déployé leur matériel habituel, à distribuer, pour prévenir les risques liés aux consommations d’alcool et de stupéfants. On y trouve aussi bien des éthylotests à 0,2 ou 0,5 g/L, du lubrifant, des capotes externes et internes, des protections de verres, des roule ta paille et du sérum physiologique. Mais aussi des bouchons d’oreilles, des fyers, une réglette pour voir le degré d’alcool éliminé en fonction de l’heure de la consommation et de son âge, et autres supports qui engagent la discussion. « C’est bien de les voir ici », confrme Jan, un ami de Thibault. S’il dit « consommer assez peu d’alcool », il a davantage l’habitude de récupérer sur ce genre de stand des bouchons d’oreilles

248 interventions, du matériel distribué

« Nous sommes là pour expliquer comment prendre soin de soi quand on a consommé, pas pour porter un jugement », martèlent les deux femmes.

« Notre objectif est de distribuer du matériel pour permettre de faire la fête le plus en sécurité possible, tout en donnant des messages de prévention et de réduction des risques liés aux consommations d’alcool et de stupéfiants. Nous parlons aussi de consentement et de santé sexuelle », plaident-elles. Puis, les clients de La Pergola sont arrivés en nombre vers minuit et demi. « Les jeunes ont pris beaucoup de matériels, surtout des éthylotests et des préservatifs externes. Certains ont soufflé avant même de rentrer dans la boîte, pour voir où ils en étaient. Ils ont posé beaucoup de questions et nous ont vraiment remerciées d’être là. » En un peu plus d’une heure, Hélène Lelaidier et Lucie Baptiste ont réalisé 248 interventions. Auxquelles il faut ajouter les 25 effectuées sur la plage avant l’ouverture de La Pergola.

« Les cas de piqûres sont rares » L’association est venue à la demande de la nouvelle équipe municipale de La

Couarde-sur-Mer, et plus particulièrement à l’initiative de Denis Giraudeau, premier adjoint chargé de la sécurité. « Durant le mandat précédent, j’ai passé des nuits avec la police municipale, surtout présente le week-end. Alors, pendant la campagne électorale, nous nous étions engagés à faire de la prévention pour passer des messages liés aux consommations d’alcool et de stupéfiants et aux dommages collatéraux », insiste l’élu. Promesse tenue.

Car l’idée est bien celle-ci : ne pas interdire, ne pas juger, mais prévenir pour aider à ce que tout se passe bien. Dylan Courpon et Fabien Devaine, les gérants de La Pergola, évoquent eux aussi leurs actions en interne : « Nous offrons l’entrée à la personne qui fait SAM*. En arrivant, elle nous laisse ses clefs de voiture, elle a aussi deux boissons sans alcool offertes mais à la sortie, elle souffle. Si elle est positive, elle paie son entrée et nous gardons les clefs. Nous donnons aussi des éthylotests à l’intérieur. » Si peu de clients - en majorité des jeunes de 18 à 25 ans - viennent en voiture, beaucoup sont à vélo. « Le risque, c’est quand ils prennent la route départementale au lieu de la piste cyclable au retour », regrette Dylan Courpon. « Nous avons expliqué à un jeune qu’il peut perdre son permis de conduire s’il fait du vélo en état d’ébriété. Il ne savait

pas. Mais, même s’il est reparti avec son vélo, cela permet au moins qu’il se questionne », souligne le binôme, qui en profite pour faire passer un autre message : « Les cas de piqûres réels sont rares, car on n’injecte pas de drogue en intramusculaire mais en intraveineuse. En revanche, l’alcool rend vulnérable et crée des angoisses. Le fait de parler de soumission chimique invisibilise la vulnérabilité chimique dans le cadre privé, avec des personnes qui ne sont pas forcément de confiance. »

Toucher un nouveau public Lorsque les deux intervenantes ont replié leur stand, vers 1h30 du matin, elles ont laissé la place aux gendarmes et à la police qui encadrent la sortie. « Il faut associer préventif et répressif », s’accordent aussi bien les élus que les gérants de La Pergola et Addictions France « La soirée a été un succès » , saluent Lucie Baptiste et Hélène Lelaidier.

« Nous ne savions pas à quoi nous attendre, car nous n’avions jamais fait de boîtes de nuit. Ça en a surpris quelquesuns de nous voir là, mais cela nous a aussi permis de nous faire connaître par d’autres. Et donc de toucher un nouveau public. » Rendez-vous est pris, le 20 août.

Julie Pertriaux

*SAM = sans accident mortel. SAM, c’est celui qui ne boit pas.

Jan et Thibault connaissaient les associations de prévention des risques en festival. Cette première, devant une boîte de nuit, « est un succès », assure Hélène Lelaidier.

« Ré assiégée », au temps des guerres de Religion !

Du 22 juillet au 26 août, à l’occasion des 4 00 ans du Fort La Prée et dans le cadre de son projet de commémoration des dernières guerres de religion, la Communauté de Communes déploie, dans ce monument historique, une exposition inédite consacrée au siège de l’île de Ré (162 7 ).

L’île de Ré et ses marais salants, une carte postale idyllique, n’est-ce pas ? De nos jours, en tous cas.

Le tableau de Laurent de La Hyre, fl conducteur de l’exposition

Car il y a 400 ans, le tableau était tout autre ! Au sens propre, puisque celui de l’artiste Laurent de La Hyre, appelé La défaite des Anglais en l’île de Ré, peint en 1627, offre un regard différent sur ce que fut ce coin de paradis.

Cette peinture, 1ère représentation connue d’un moment clé des dernières guerres de Religion - lorsque la France affronta l’Angleterre, alliée des protestants Rochelais, pour le contrôle de l’île de Ré - est le point de départ et fl rouge d’une expo inédite, proposée au Fort La Prée !

D’une durée indicative de 45 minutes et accessible à tous, elle explore les enjeux militaires, les rivalités religieuses et les stratégies politiques qui ont marqué cette période, tout en révélant comment l’art a contribué à forger la mémoire de cette période décisive de l’histoire de l’île de Ré. Elle évoque, notamment : Les différences entre le protestantisme et le catholicisme ; Les différents regards portés sur ce confit dans la littérature et la peinture ; Les éléments militaires représentés dans le tableau de Laurent de La Hyre ; Le contexte politique, économique et social de l’île de Ré au 17e siècle et la portée (à la fois nationale et européenne) des confits qui s’y sont déroulés ; Les navires représentés dans le tableau et, plus globalement, comment ce confit va de pair avec l’acte de naissance de la marine nationale.

« Porter un regard plus nuancé sur les guerres de Religion » « C’est important de connaître l’histoire de son territoire. Cette exposition permet de porter un regard différent, plus

nuancé et moins manichéen sur les guerres de Religion. Elle met en avant une histoire dans sa globalité tout en soulignant le rôle spécifiquement joué par l’île de Ré que beaucoup considèrent, à tort, comme un territoire en marge des grands conflits historiques. » résume Hubert Croizier, du service Patrimoine” de la CdC.

Cette très belle et riche exposition a été inaugurée le 22 juillet dernier, au Fort la prée, par le président de la CdC, Jean Paul Héraudeau, et la conseillère communautaire déléguée en charge du patrimoine, Véronique Richez-Lerouge, en présence notamment de Patrice Raffarin, conseiller départemental et délégué communautaire et de Jacques Boucard, historien rétais ayant apporté sa contribution à l’exposition et à la vidéo.

Développer un tourisme culturel et patrimonial toute l’année

Au sujet du lieu de l’exposition, le Fort la Prée, le président a rappelé notamment que l’abbaye des Châteliers avait été détruite pour construire le fort, et que dans les années 1980, l’un des bastions du fort, côté sud, a été reconstruit avec l’aide des détenus de la prison de SaintMartin de Ré, remerciant ainsi le ministère de la justice. Il a exprimé sa réprobation que le fort soit devenu propriété privée (le CNOSAP l’a acheté en 1980), estimant que le patrimoine doit rester géré par la force publique, l’Etat ou les collectivités publiques, le privé n’étant « pas

philanthropique », s’interrogeant ouvertement sur le devenir de ce site historique. Plus largement, le président de la CdC a émis le souhait que « l’île de Ré s’attelle beaucoup plus à promouvoir son histoire, son patrimoine, son environnement », sa volonté étant de mener une politique de tourisme adossée à ces axes, sur toute l’année.

Véronique Richez-Lerouge, déléguée communautaire, a confrmé que « le tourisme culturel est à travailler sur l’île de Ré », rappelant que « Fort la prée, aujourd’hui lieu de culture et loisirs, fut le théâtre de combats sanglants », avant d’inviter Rétais et vacanciers à découvrir cette très belle exposition.

Une édition « Focus » numérique complète

Le travail de l’équipe patrimoine et communication de la CdC a été salué, tout comme les présences et apports de Christelle Rivalland (directrice du Musée Ernest Cognacq) et Mathilde Moreau (Musée), de l’historien rétais Jacques Boucard, et la présence de Jean-Marie Digout, adjoint en charge des musées et du patrimoine à la mairie de La Rochelle et Stéphanie Le Lay, qui en est la directrice

à la culture et au patrimoine (ancienne directrice du Service Patrimoine de la CdC de l’île de Ré).

Après avoir remercié l’ensemble des parties prenantes à l’exposition, ainsi que Constance et Chloé collaboratrices du Fort, Hélène Gaudin, du Service Patrimoine de la CdC, a entraîné les personnes présentes dans une visite guidée au fl de l’exposition.

L’exposition a dû être concentrée : « Nous avions le double de panneaux, nous avons dû restreindre l’exposition mais nous avons aussi réalisé une édition numérique « Focus » (désormais en ligne) qui présente la totalité des documents et écrits rassemblés. », a conclu Hélène Gaudin.

Informations recueillies par Nathalie Vauchez

Pratique

- L’expo est accessible aux jours et horaires d’ouverture du Fort La Prée (au tarif d’entrée du fort), à retrouver sur www.fort-la-pree.com

- Itinérante, elle sera proposée gratuitement au siège de la Communauté de communes en 2027

Commémoration des guerres de Religion

Cette exposition a lieu dans le cadre du partenariat établi, en 2023, entre la Communauté de Communes de l’île de Ré, le musée de l’Armée - Hôtel des Invalides et l’Université de La Rochelle. Elle dévoile au g rand public les recherches effectuées par la CdC et s’appuie sur les apports scientifiques d’un colloque organisé en 2024 et ayant rassemblé une vingtaine d’hi storiens.

À voir !

Pour se plonger autrement dans l’histoire des guerres de Religion sur l’île de Ré, visionnez la vidéo réalisée par le YouTubeur Nota Bene en collaboration avec le service «Patrimoine» de la CdC. Elle est visible à l’entrée de l’exposition et en ligne, sur cdciledere.fr ou sur Nota Bene

Jean Paul Héraudeau et Véronique Richez-Lerouge, devant une reproduction du tableau de Laurent de La Hyre, appelé La défaite des Anglais en l’île de Ré.
En 1627, même sans grande bataille en mer, les navires jouent un rôle décisif dans le destin de l’île de Ré.

Loïc Sondag, un 1 er adjoint très

impliqué

à La Flotte

Le maire de La Flotte et désormais président de la Communauté de Communes ne tarit pas d’éloges sur son jeune poulain, qu’il a vite repéré et avec lequel il travaille « en totale confiance ».

Un Fourasien amoureux de La Flotte

Si sa famille est fortement ancrée à Fouras, Loïc est toujours venu en vacances et lors de week-end sur l’île, suivre des cours de voile puis participer à des compétitions au CNPA. Après des études à Sup de Co La Rochelle, Bachelor Business, spécialité marketing relationnel et développement commercial avec en plus la Section Sport Etude Voile et des stages aux CCI de La Rochelle et de Rochefort, il saisit en 2013 l’opportunité d’un poste d’agent portuaire à Fouras, le milieu maritime l’attirant naturellement. Il rejoint le port de La Flotte en 2014, au départ de l’ancien maître de port Jacques Demeulenaere, recruté par le maire Léon Gendre, le port étant alors communal. Il vient également habiter La Flotte cette année-là : « Mes parents adoraient le village mais n’avaient jamais franchi le pas, je l’ai fait ! », nous confet-il. Au 1er janvier 2018, le port de La Flotte devenant départemental (Loi NOTRe), Loïc devient employé du Département.

Il fait la connaissance de Jean Paul Héraudeau dans le cadre du rugby, une passion commune, et celui-ci lui propose de rejoindre la liste qu’il mène aux élections municipales de 2020. « J’étais impliqué dans la vie associative et communale de Fouras, mes grands-parents et mes parents se sont toujours investis dans la vie publique, associative ou municipale, de la presqu’île. D’une manière ou d’une autre je souhaitais faire de même à La Flotte. J’ai ainsi donné mon accord à Jean Paul à condition que le maire sortant, Léon Gendre, ne se représente pas. Je n’y serais jamais allé contre lui. »

De 5ème à 1er adjoint, à 37 ans En 2020, il est élu sur la liste de Jean Paul Héraudeau qui lui propose le poste

de 5ème adjoint au maire, en charge du volet de la gestion courante, des festivités et de l’environnement.

Lors du Conseil municipal du 14 novembre 2024, à la suite du décès du 1 er adjoint Roger Zélie, le maire propose qu’il soit remplacé, en tant que 1 er adjoint, par Loïc Sondag : celui-ci est élu à l’unanimité, à l’issue d’un vote à bulletin secret.

« J’avais travaillé avec lui quelques années, j’ai apprécié son profil large, son état d’esprit, il avait un spectre de compétences étendu, une capacité de travail forte, il était réceptif et ne comptait pas son temps, malgré sa vie personnelle à gérer en parallèle. », explique Jean Paul Héraudeau. En effet, PACSé avec Armelle, qui travaille deux jours par semaine à Paris et père d’une petite flle aujourd’hui âgée de 3 ans, qui fera sa 1ère rentrée d’école en septembre, Loïc était déjà bien occupé ! « Il a un beau potentiel, il écoute beaucoup, s’intéresse à tous les sujets. Je m’entends très bien avec lui, nous avons une bonne connivence, nous partageons les mêmes valeurs. En tant que Fourasien, il connaît déjà les problématiques d’un village littoral et ayant été maître du port de La Flotte, il aime notre commune. », confrme le maire.

Un duo en parfaite osmose

Ayant ainsi formé un duo sur la fn du mandat, sur quinze mois, les deux élus se disent « raccords sur la politique du village », Loïc apportant également une vision plus jeune du territoire. Aussi lorsqu’il prend la décision de se présenter pour un nouveau mandat, Jean Paul Héraudeau donne carte blanche à Loïc Sondag pour constituer la liste, élaborer le programme, pour s’entourer de colistiers qui continueront ensuite avec lui. « C’est mon dernier mandat, la suite ce sera Loïc, et étant devenu président de la CdC, je lui délègue énormément. Il fait tout ce qu’il veut, j’ai toute confiance en lui et il est aussi dans ma tête, il sait comment je fonctionne. C’est un vrai 1er adjoint. » Elu 1er adjoint sur le mandat en cours, Loïc Sondag garde les mêmes délégations, auxquelles s’ajoute l’organisation générale et le fonctionnement de la mairie. Toujours en poste au Département, même si la gestion des ports - et donc sa fonctionsont en cours de réorganisation, le 1 er adjoint est présent en mairie deux jours complets par semaine, il y vient aussi

tous les soirs, ainsi que le samedi matin, voire après-midi. « J’ai en charge l’attractivité du village, les finances, les marchés publics et la gestion générale des services. Jean Paul passe a minima tous les soirs en mairie, nous échangeons beaucoup. » Ce que confrme le maire : « Je partage tout avec lui, dès qu’il y a un sujet important, j’aime partager avec lui et mes autres collègues, j’apprécie sa jeunesse et son dynamisme, c’est un vrai 1er adjoint ! »

Une vision claire et une équipe jeune et opérationnelle

Quelle est justement la vision de Loïc Sondag, quelles sont ses priorités ? « La sécurité de la population, un village attractif pour ses habitants et les vacanciers, des services de qualité. Nous devons jongler en permanence, avec de moins en moins de dotations de l’Etat et d’aides/subventions des collectivités telles la Région, le Département. L’intérêt général prime, nous devons en permanence le rappeler. J’apporte une vision un peu plus jeune et moderne et je suis aussi entouré d’adjoints et délégués qui s’investissent, il y a environ 40 % de nouveaux élus dans l’équipe municipale. »

Loïc Sondag s’appuie aussi sur l’équipe de la mairie. Le DGS adjoint, Vincent Follin, le DST, Louis Audoin, étant très investis, aucun recrutement n’est ouvert pour un poste de DGS. « Nous allons plutôt créer un poste d’Assistante de direction qui sera pourvu en interne. » On ne change pas une équipe qui fonctionne bien et a trouvé un équilibre.

Alors que sous le premier mandat de Jean Paul Héraudeau, plusieurs gros projets ont été menés, ce nouveau mandat sera plus celui de la poursuite de ceux-ci et l’entretien des bâtiments communaux.

« Entre la trentaine de logements communaux et les bâtiments, la remise à niveau de ce patrimoine est estimée à 14 M€. Autant vous dire que celle-ci sera étalée sur tout le mandat. »

Les projets du mandat Quelques grands projets sont encore à mener, notamment la construction du nouveau centre technique municipal au Clos Bel Air, dont les travaux devraient démarrer début 2027 et dureront deux ans. « Nous regardons aussi les opportunités de terrains pour créer du logement communal, en primo-accession sociale de type BRS. Nous créons cet été l’îlot de verdure dans la cour de l’école maternelle, » celui de l’école élémentaire ayant été aménagé au printemps 2025. « Nous envisageons d’y installer des brumisateurs, ainsi que sur tous les endroits de vie de la commune. Nous voulons aussi que s’installent deux associations au rez-de-chaussée de l’ancien couvent, qui puissent proposer des ateliers pour les seniors, dès septembre 2026. Nous voulons également relancer le réseau des référents de quartiers, voir pourquoi cela n’a pas fonctionné, trouver les bons interlocuteurs, à même de porter l’intérêt général de chaque quartier et non les intérêts individuels. Nous voulons maintenir la qualité de vie à La Flotte et plus largement sur l’île, continuer ainsi de rendre dynamique le pôle médical, proposer une offre de santé de qualité, maintenir l’activité économique en jouant le rôle de facilitateur et médiateur, accompagner la vie associative et sportive, à l’année, bref faire avancer le village. Au plan environnemental, nous voulons faire évoluer le site de l’ancienne déposante Chevalier, pour y créer une réserve d’eau, mener une politique agricole et favoriser les activités primaires... »

Bref, le 1er adjoint qui fêtera courant août ses 39 ans a du pain sur la planche, l’énergie et l’éventail de compétences nécessaires pour remplir pleinement sa fonction et ...continuer d’apprendre.

Loïc Sondag se présentera-t-il pour le prochain mandat à la succession de Jean Paul Héraudeau ? « Je n’y pense pas le matin en me rasant... d’autant que je ne me rase pas ! », répond-il avec humour, « mais en effet, je ne m’interdis pas d’être candidat dans quelques années ! »

Nathalie Vauchez

Loïc Sondag est pleinement aux manettes de la politique municipale, qu’il pilote depuis le bureau du maire, aussi devenu le sien !
Le maire et son 1er adjoint, deux générations différentes, mais la même vision pour La Flotte.

Loix : le retour d’un concours apprécié

Attendu comme le rendez-vous des arts à Loix, le 1 5 de Loix, pour sa quatrième année, relance le concours de peinture et de dessin, grâce à l’APSL.

Le concours de peinture et de dessin permet à tous les talents de s’exprimer, quel que soit l’âge de l’artiste.

Tous les membres de l’association des Arts loidais, qui organise le 15 de Loix, sont des exposants », explique Sophie Touet, céramiste, membre de l’association et exposante. « Nous n’avions pas le temps de nous occuper du concours. » L’an passé, il avait été annulé faute de participants. Pour la quatrième édition, l’Association de protection du

site de Loix (APSL) a proposé de reprendre le fambeau. « C’est dans les missions de l’association », rappelle Hervé Bourguignat, son trésorier. « Intervenir dans le village, faire que les choses adviennent. » Il souhaite raviver l’esprit de la Journée des peintres, qui voyait se mesurer amateurs et professionnels, de tous les âges, en toute convivialité.

« Au moment des inscriptions, entre 9h et 11h, les artistes se verront remettre une feuille Canson au format unique, le même pour tous, ainsi que le thème du concours, gardé secret jusqu’au jour J. Il y aura deux thèmes, pour les deux catégories en lice : les enfants jusqu’à quinze ans, et les adultes. » A partir d’un support et d’un thème identiques, chacun ira ensuite de sa singularité en utilisant la technique de son choix. Les œuvres seront à remettre avant 15h, pour être ensuite examinées par le jury avant la remise des prix, à 17h. Les huit membres du jury appartiennent à l’APSL et ont un lien avec l’art, qu’il soit professionnel ou amateur. « Les deux premiers gagnants

de chaque catégorie auront un lot en bon d’achats à faire valoir chez les commerçants du village partenaires », ajoute encore Hervé Bourguignat qui souhaite mettre en avant la solidarité locale.

« Il faut être curieux »

Chaque année, le 15 de Loix attire des milliers de visiteurs, en cette journée du 15 août, traditionnellement la plus chargée des vacances. Les familles déambulent en grappes dans les rues du village embellies par les arts qui s’y exposent. Peinture, sculpture, céramique, mais aussi maquettes de bateau et, pour la première fois cette année, un brocanteur d’arts exposant des tableaux anciens : les propositions sont nombreuses, éclectiques et invitent à se promener avec un œil curieux, dans un esprit de dénicheur de trésors. Installé place du marché et dans la rue du Peulx, l’événement est ouvert aux amateurs comme aux professionnels, qui ont jusqu’au 10 août pour s’inscrire. Trentecinq exposants se sont déjà manifestés. La place du marché sera quant à elle animée par les stands d’artisans présents jusqu’au soir. L’exposition des dessins et peintures ayant participé au concours clôturera cette journée placée sous le signe de la créativité et du partage

Eugénie Rambaud

PUBLI-RÉDACTIONNEL

Le 15 de Loix

Le 15 août 2026, de 8h à 18h

Inscription : le15deloix@gmail.com

Concours de dessin et peinture

Inscription sur place le 15 août entre 9h et 11h.

L’agenda du mois d’août

5 août : Le Cabaret de acrobates, sous le Chapiteau Ardevac

7 août : Pique-nique au Grouin, par le Cochonnet loidais

9 août : Concours de pétanque, par le Cochonnet loidais

12 août : Soirée guinguette, avec un concert de Calhan, un duo pop-rock, reggae, jazz et soul, des années 60 à nos jours, au Domaine Arica

15 août : 15 de Loix par Les Arts loidais

16 août : Fête du port par Les Amis du port et l’AUPPG

20 août : Courses draisiennes, par l’Association des parents d’élèves

20 août : Bal, précédé d’un concert de Bonkers, par les Copains rhétais

Bières de Ré, de délicieuses bières locales

Plus qu’une marque, Bières de Ré est devenue, au fil de ses trente années d’existence, une véritable institution, appréciée des connaisseurs pour la qualité et la diversité de ses bières.

Installée au cœur de l’île de Ré depuis 1996, la brasserie artisanale Bières de Ré est une institution sur l’île et en Charente-Maritime pour les amateurs de bières.

Tout commença en 1996 au Bois-Plage en Ré où M. Baumgartner, Maitre brasseur autrichien, et sa femme créèrent la première brasserie artisanale de l’île, sous le nom de Blanche de Ré. Ils brassèrent 3 bières : la Blanche, l’Écume et la Déferlante.

Précurseurs à l’époque, Lampee-Baumgartner furent à l’origine de cette belle aventure qui perdure avec succès depuis 30 ans.

Aujourd’hui la brasserie propose 25 recettes différentes en incluant les bières de la brasserie Les Petites Rethaises : Blanche, Blonde et Ambrée, déclinées en bio, l’IPA (Indian Pale Ale) pour les connaisseurs, la Trois Houblons aussi forte que gourmande, l’Extra qui allie malt et Cognac, l’Abeille au miel de l’île, rafraichissante et apéritive, la Citron-gingembre et la Fruits rouges qui vous séduiront par leur gourmandise et leur fraicheur, l’Effet Mer à la salicorne et sa note iodée, etc…

Des bières artisanales multi médaillées lors de prestigieux concours qui vous feront découvrir de nouvelles expériences gustatives.

L’ADN des Bières de Ré, c’est aussi l’esprit novateur engagé en faveur du développement durable que ce

© Bières de Ré L’ABUS D’ALCOOL EST DANGEREUX POUR LA SANTÉ. A CONSOMMER AVEC MODÉRATION

soit dans l’élaboration de ses recettes, sans conservateur ni additif, dans la préférence locale ou régionale de ses ingrédients ou encore dans son système de production étudié pour minorer sa consommation énergétique.

Rien d’étonnant quand on est autant attaché à la beauté et à la préservation des paysages de l’île de Ré. Bières de Ré propose également une gamme de

spiritueux « Le Pertuis » comprenant deux whiskies savoureux avec des fnitions en futs de Bourbon, Cognac et Pineau des Charentes. Une Vodka infusée aux graines de macerons. Un Gin aux arômes délicats de genièvres, sublimés par une note citronnée. Un Gin aux houblons. Un Pastis jaune et un Pastis bleu aux notes originales de poivre et de menthe sauvage.

La Brasserie complète son offre par des sodas Bio « Orea » aux arômes naturels qui comprend limonade, cola et tonic.

Notre conseil ? Visitez la boutique / brasserie située à Sainte-Marie-de-Ré. Une agréable façon de découvrir le savoir-faire de ces artisans passionnés.

Bières de Ré

Brasserie artisanale et boutique

Les Hauts du Peux Berthaud à Sainte-Marie-de-Ré (parking de la station Total)

Ouvert du lundi au samedi de 10h à 13h et de 14h à 18h30

05 46 43 82 63 - contact@bieresdere.fr www.bieresdere.fr

Deux festivals à ne pas manquer

Ils incarnent tous les deux, à leur façon, l’esprit de La Java, ses engagements en faveur d’un monde meilleur, plus conscient et plus inclusif. Focus sur deux festivals qui ne laissent pas indi f férents.

Lundi 10 et mardi 11 août : La Java des Dauphins and Co Pour sa quatrième édition, le festival des mammifères marins en collaboration avec Ré nature environnement met le phoque sous les projecteurs - et il aime ça ! Ce cabotin de la mer, venu des îles anglo-normandes et dérivé de la Bretagne, se donne de plus en plus souvent en spectacle sur nos rives. « L’hiver 2024-2025 a été particulièrement riche en échouages », raconte Jean-Roch Meslin, président de l’association et membre du Réseau National Echouage. « Nous devons apprendre à cohabiter avec eux. » Certains se souviennent peut-être du visiteur de juin 2022, qui a passé cinq mois sur la plage de la Grange, puis face aux Frères de la Côte. Baptisé Phoky, Ernest ou Perle, par des habitants qui venaient lui rendre visite tous les jours, il a transformé la vie de certains d’entre eux. Mais l’aventure ne se finit pas toujours bien pour les jeunes phoques séparés de leur mère à seulement quinze jours - tempêtes, blessures par hélices, attaque de phoques ou de chiens, ils arrivent souvent en triste état. Leur histoire fait l’objet d’un documentaire, Le Phoque, de Jean-Roch Meslin, projeté le mardi 11 août à 20h. La veille, Grégory Ziebacz rendra compte de trente ans d’observation de leur population sur l’île de Ré. Les arts succèderont aux

sciences avec, le lundi soir, un spectacle de cirque et musique par les artistes de La Java, précédé d’un intermède poétique offert par les résidents du CDAIR 1 Le lendemain, la compagnie Impro & Co de La Rochelle prendra le relais pour un spectacle ludique et déjanté sur le thème des mammifères marins. Enfin des ateliers d’argile pour les enfants seront animés en première partie de soirée par les bénévoles de l’association.

Du jeudi 20 au samedi 22 août : Queer codes Après une troisième édition à vous coller

des paillettes pour toute l’année, le festival qui déjoue tous les codes revient avec plus d’artistes, plus de numéros, plus de folies et toujours moins de bon goût… Sur une trame qui a fait ses preuves - une soirée ludique, une soirée participative et LA soirée cabaret -, les motifs varient, les couleurs changent.

Avec Jessica Triss en animatrice de jeu télévisé « 100% improvisé, 100% Drag » ; une carte blanche à la compagnie Sine qua none art, pour un show qui emprunte au drag, au burlesque, à la danse contemporaine et au cirque avec les artistes de la Java en invités ; et un grand cabaret représentatif de toutes les tendances queer, mené par une dizaine d’artistes parmi lesquels des stars montantes ou confirmées, telles que Kitty Space, de Drag Race France, ou Gono del Rey qui a remporté le Drag me up 2025 : Queer codes s’affirme comme

PUBLI-RÉDACTIONNEL

un rendez-vous incontournable de la scène queer, le plus déjanté des festivals Java, trois jours de fête aux frontières de nos identités assignées, où tout devient vraiment possible, pourvu que le cœur s’en mêle (s’emmèle).

Le marché des créateurs s’enrichit cette année de nouveaux stands, dont celui de Kitty Space, créatrice d’une marque de bijoux. Une friperie queer, en partenariat avec le Dressing de Sainte-Marie, reversera ses bénéfices aux jeunes artistes et aux associations présentes sur le festival (SOS homophobie, AIDS et Le Boucan des Paillettes). La Déliche sera présente avec ses contes pour enfants mais pas que, qui déshabillent les idées reçues. Radio Queer accueillera tous ceux qui voudront bien partager leur vision du queer, acteurs du festival comme spectateurs. Enfin, un quartier « rose » réservé aux adultes permettra de montrer, caché, le plus osé…

Retrouvez les portraits des artistes sur instagram @queercodes_festival

Eugénie Rambaud 1 - Centre départemental d’accueil de l’île de Ré.

Pour les programmes complets, horaires et tarifs, rendez-vous sur le site de La Java : www.lajavadesbaleines.fr

Les Nuits du Cellier reviennent chez les Vignerons Uniré !

Fortes du succès de leur première édition, Les Nuits du Cellier 2 reviennent à la Coopérative des Vignerons Uniré, au Bois-Plage en Ré. Toujours placées sous le signe de la multiculturalité, ces soirées estivales se sont tenues les 15 et 29 juillet, et continueront les 5 et 19 août, de 18h à 22h, sur la terrasse de la Coopérative. Ouvertes à tous et à toutes, elles s’adressent aussi bien aux familles qu’aux jeunes ou aux personnes plus âgées.

Chaque soirée est rythmée par un DJ set, tandis que plusieurs foodtrucks proposent une cuisine venue des quatre coins du monde, en écho au thème multiculturel de l’événement. Des options végétariennes sont disponibles tous les soirs, afn que chacun puisse trouver de quoi se restaurer selon ses envies.

Côté boissons, la Coopérative propose ses vins au verre ainsi que des cocktails faits maison, imaginés spécialement pour l’occasion :

le désormais incontournable punch rétais et le tout nouveau pineaujito, deux créations qui célèbrent les saveurs locales.

L’ambiance se veut guinguette et conviviale : grandes tablées, canapés palettes et partage sont au cœur de ces rendez-vous. L’entrée est libre, pour permettre au plus grand nombre de profter de ces soirées entre amis, en famille ou en solo.

Des visites toute l’année

Au-delà des Nuits du Cellier, les Vignerons Uniré proposent tout au long de l’année plusieurs formats de visites : une balade à vélo avec La Bulle Verte, une visite accord mets et vins, ainsi qu’une visite classique. Autant d’occasions de découvrir la Coopérative et son savoir-faire au-delà de la saison estivale.

LES VIGNERONS UNIRÉ SCA UNIRÉ

Route de SainteMarie - 17580

Le Bois-Plage-en-Ré

Réservations : 05 46 09 23 09 vignerons_unire

www.vigneronsiledere.com/ visites-degustations-vins-ile-de-re

Queer codes ou Java des Dauphins ? Cet artiste n’a pas encore choisi dans quel festival il souhaite se produire…

L’île de Ré concentre une diversité de paysages et d’espaces remarquables. Oiseaux, plantes, insectes, mammifères ou crustacés y trouvent refuge grâce à la richesse des milieux naturels et à une politique de préservation de l’environnement engagée. Des villages aux marais, des forêts aux dunes, voici un tour d’horizon des habitats rétais et de la vie foisonnante qu’ils abritent.

[ Texte : Communauté de communes de l’île de Ré Photos : © sur photos ]

LES VILLAGES

Même au cœur des bourgs, la biodiversité s’invite. Dans les venelles du Bois-Plage-en-Ré ou de La Flotte, la Rose trémière surgit de quelques centimètres de terre, tandis que la Pariétaire officinale prend racine dans les fissures des murs. Ces plantes nourrissent une multitude d’insectes pollinisateurs, amorçant un cycle discret mais essentiel.

En descendant vers le port, à Ars-enRé par exemple, goélands robustes et mouettes plus fines se partagent l’espace. Et à la tombée de la nuit, les chauves-souris quittent combles et remparts de Saint-Martin-de-Ré pour réguler naturellement les populations de moustiques.

LES CHAMPS

La longue histoire viticole de l’île se lit dans ses paysages. Entre les vignes

de Sainte-Marie-de-Ré ou de La Couardesur-Mer, une faune discrète prospère. Le Héron garde-bœuf, reconnaissable à son plumage blanc et à sa touche orangée, s’est installé durablement dans ces espaces ouverts, profitant des sols fraîchement travaillés.

Dans les fourrés, les orties jouent un rôle clé : elles abritent les chenilles du Vulcain, de la Belle-Dame ou du Paon-du-jour, autant de papillons emblématiques dépendants de cette plante souvent mal aimée.

LES FORÊTS

Créés au milieu du XX e siècle, la forêt du Lizay aux Portes-en-Ré et le bois Henri IV à La Couarde-sur-Mer protègent l’île des vents et ofrent fraîcheur et ombrage. Pins parasols, Chênes verts et Cyprès de Lambert structurent ces espaces où la vie foisonne du sol à la cime.

Vers de terre, champignons et insectes recyclent la matière organique, tandis que coléoptères aux reflets précieux comme la Cétoine dorée ou la Rosalie des Alpes colonisent le bois mort. Dans les hauteurs, Pics-épeiches, Hiboux moyen-ducs et passereaux se partagent les branches.

LES PRAIRIES

Aux abords des vignes de Sainte-Marie-de-Ré, les pelouses à origan forment un habitat rare et précieux. Elles abritent l’Azuré du serpolet, un papillon dont le cycle de vie dépend à la fois de la plante et des fourmis Myrmica sabuleti.

Cette relation à trois illustre la fragilité des écosystèmes. Sans origan ni fourmi, le papillon disparaît. Observer son vol bleuté au-dessus d’une pelouse violette prend alors une dimension toute particulière.

LES

MARAIS SALANTS

Emblématiques du nord de l’île à Ars-en-Ré, Loix ou Saint-Clément-des-Baleines, les marais salants ne sont pas seulement le domaine des sauniers. Salicornes et obiones colonisent les bosses qui délimitent les marais, tandis qu’Avocettes élégantes et Échasses blanches nichent à proximité des eaux peu profondes pour y trouver petits crustacés et vers de vase.

Ces marais jouent aussi un rôle clé contre le changement climatique : véritables puits de carbone, ils captent et stockent le CO₂ grâce aux microalgues et au phytoplancton, rivalisant avec les forêts en efficacité.

LES ZONES HUMIDES D’EAU DOUCE

Au sud de l’île, après Rivedoux-Plage, le site du Défend dévoile un marais sauvage à la salinité variable, conditionnés par les apports ponctuels d’eau de mer ou de pluie. Ce milieu changeant accueille des espèces hautement adaptables. L’Obione, par exemple, tolère le sel en le cristallisant à la surface de ses feuilles.

Les Aigrettes garzettes fréquentent aussi ces zones peu profondes, riches en vers et petits crustacés, qu’elles détectent avec précision du bout de la patte.

L’Azuré du serpolet
L’Aigrette garzette

LES DUNES GRISES

À l’intérieur de l’île, les dunes grises correspondent à des espaces sableux stabilisés. La clairière des Évières, au Bois-Plage-en-Ré, en est un bel exemple. On y observe un tapis végétal étonnant : Tortules qui reverdissent à la première pluie, Orpins brûlants en coussins jaunes, Lichens discrets.

Ce milieu accueille de nombreux insectes, Hannetons, Carabes, Criquets, dont se nourrissent les Pipits rousselines, revenus d’Afrique subsaharienne pour nicher sur l’île.

LES DUNES BLANCHES

Le long des plages, notamment aux Portesen-Ré, les dunes blanches forment un milieu mobile et fragile, mais essentiel. Oyat, Euphorbe maritime ou Panicaut maritime s’y enracinent profondément, maintenant le sable en place et protégeant l’arrière-pays des vents et des tempêtes.

Sans cette végétation pionnière, la dune se disperserait rapidement, laissant l’île plus vulnérable.

L’ESTRAN

Soumis au rythme des marées, l’estran est un monde en perpétuel mouvement. Sur les côtes rocheuses de La Flotte ou de Saint-Martin-de-Ré, algues, anémones et éponges s’accrochent au substrat. À Rivedoux-Plage ou Saint-Clément-desBaleines, les plages sableuses abritent

vers et talitres, véritables garde-manger pour les bécasseaux.

Dans la fosse de Loix, l’estran vaseux dissimule arénicoles et palourdes. À marée haute, il devient une nurserie pour soles, bars et mulets, venus s’y nourrir à l’abri des vagues.

COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DE L’ILE DE RÉ

3 rue du Père Ignace

17410 Saint-Martin-de-Ré

Retrouvez toutes les animations du service environnement sur : www.cdciledere.fr

Le Pipit rousseline
L’Oyat
L’Euphorbe maritime

AGENCE LA FLOTTE EN RÉ

5 rue du Général de Gaulle

17630 La Flotte-en-Ré 05 46 42 86 95

www.reexperiences.fr

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LES CONCERTS PLACE DE LA LIBERTÉ

19h45-21h15

- Mercredi 5 août, Donin, le bal des marmots, la boum des mômes qui bougent !

- Vendredi 7 août, Le duo Charlilou, reprises et compositions de variété internationale

- Mercredi 12 août, Lemon Punch, trio rock français

- Mercredi 19 août, Les Dégâts Loco, reprise des tubes des années 60 à 90

- Mercredi 26 août, Soak up the Sun, folk, blues et pop country

AUTRES CONCERTS ET SPECTACLES

- Dimanche 9 août, 11h et 19h30, Alice au Pays des Merveilles, Salle des Marais de la Prée, une adaptation tendre et drôle du célèbre conte Durée : 45mns - À partir de 3 ans – Entrée : 10 et 12€

- Jeudi 13 août, Cinéma plein air : projection d’Intouchables vers 22 heures dans la cour de l’école, rue de la Cure

- Jeudi 13 août, 20h30, Concert La Banda’Loups à la Chapelle de la Redoute

- Jeudi 20 août, 21h, concert de musique de chambre Syrinx, église Sainte Eutrope - Entrée : 10 et 20€

- Mardi 25 août, 17h, Place de la Liberté, Les Durs à Cuivre, la fanfare de l’École d’Architecture de Nantes

- Mercredi 26, jeudi 27 et vendredi 28 août, 19h, Les Voix de la Chapelle, Chapelle de la Redoute, festival de théâtre Entrée libre - Renseignements : 06 80 02 41 21

LES FESTIVITÉS DU 14 AOÛT

- Vente de lampions sur la Place de la Liberté

- 21h30 : retraite aux flambeaux, départ Place de la Liberté - Déambulation animée par Caixa-ça

- 22h15 : Feu d’artifice sur le marais communal

- 22h30 : Soirée dansante sur le Parking de la Salle des Marais de la Prée jusqu’à 2h du matin avec DJ Chris - Buvette assurée par l’Amicale des Sapeurs-Pompiers et food truck crêpes et chichis

MARCHÉ DES CRÉATEURS ET ARTISANS LOCAUX

- Dimanche 23 août, 17h-23h, Place de la Liberté - Animations enfants, food truck, …

Alain Pochon : « la vie du village est ma priorité »

Celle-ci passe notamment par le logement, le maintien de l’école, le soutien à l’économie, dans un contexte budgétaire resserré.

Alain Pochon, maire des Portes, a été élu en avril dernier 1er vice-président de la Communauté de Communes, chargé de la protection du littoral, de l’urbanisme et de la planification.

Ré à la Hune : Comment a démarré cette seconde mandature ?

Alain Pochon : Lors de la première mandature, je n’étais pas préparé, il y avait deux équipes séparées, que j’ai réussi à fédérer. Tout le monde a travaillé, en concertation et de façon démocratique. Nous faisions des réunions de travail avant le conseil municipal, afin d’informer, d’échanger, de débattre s’il y avait lieu. Ainsi, lors du

conseil se dégageait une unité, on s’était déjà dit les choses avant. Pour cette seconde mandature je repars sur le même fonctionnement. Mais c’est différent, car le conseil municipal a évolué. Il est devenu mixte et surtout l’ont intégré des personnes n’ayant pas d’expérience en matière municipale, pas de formation sur le fonctionnement d’une mairie. Une partie de l’équipe est sur la continuité, tandis que les nouveaux ne sont pas encore au courant de tout, il nous faut toutefois avancer.

Sur le premier mandat, nous avions des gros projets, ceux de ce second mandat sont aussi très importants avec le logement, la ZMEL, le réaménagement du secteur de La Barre à la Pointe à Chabot Justement, où en êtes-vous dans l’avancement de ces projets ?

Le projet de logements à la Résidence

des 2 Moulins avance, le dossier, monté depuis un an, est déjà passé trois fois en conseil municipal. Nous avons acheté le site, et l’appel d’offres pour sélectionner un constructeur avec lequel mettre en chantier les six logements sociaux (2 T2, 3 T3 et 1 T4) s’est terminé le 30 juin. La démolition de la maison, située à l’entrée du village (croisement avenue des Salines et allée des Peupliers) devrait avoir lieu en octobre 2026, pour un démarrage des travaux début 2027 et une livraison début 2028. La réalisation d’un tel projet de logement met trois à quatre ans... Aux Portes-en-Ré, les choses sont plus compliquées que dans d’autres communes car nous n’avons que de petits terrains, les bailleurs sociaux n’interviennent pas et c’est la collectivité qui doit les mener. En outre, le règlement de la CdC faisait que la Communauté de Communes ne finançait que les projets de vingt logements et plus. Jusqu’au Programme local de l’habitat (PLH), qui a introduit une aide possible de la CdC pour les petits projets. Mais celui-ci n’est pas rétroactif.

Nous essayons aussi d’identifier des terrains constructibles pour d’autres projets de logements et de trouver des locaux pour nos artisans.

La salle du Marais de la Prée a été entièrement rénovée en fin de mandat, qu’en est-il des aménagements extérieurs ?

Un maître d’œuvre nous accompagne dans le projet de requalification du secteur de La Barre à la Pointe de Chabot. Nous allons déplacer la gare routière, végétaliser les abords de la salle, réaménager le parking et créer une zone de rangement de bateaux. Le démarrage des travaux est prévu au second semestre 2027.

La ZMEL* est un projet de longue haleine, que vous avez porté dès le début du précédent mandat, quand espérez-vous que les premiers mouillages puissent voir le jour ?

Nous avons reçu le projet de convention définitive avec la DDTM*pour les quatre cent cinquante mouillages demandés. L’enquête publique, qui a été repoussée, devrait avoir lieu cet été, sur une durée de quinze jours. La mise en place des mouillages devrait se faire progressivement sur trois ans. On espère que les premiers d’entre eux seront installés au printemps 2027, à La Patache et au Riveau.

On connaît votre attachement au maintien de l’école. L’aménagement d’une cantine scolaire constitue-t-il une avancée en la matière ?

Oui nous avons aménagé un beau réfectoire dans les locaux de l’ancienne poste attenante à l’école, afin d’y accueillir les trente-six élèves de 3 à 6 ans. Depuis le 20 avril dernier, ils n’ont plus besoin de prendre le bus pour aller déjeuner à SaintClément, ils restent sur place, prennent le temps pour déjeuner et peuvent ensuite jouer tranquillement. Leur rythme est ainsi mieux respecté. Ce projet a été rendu possible par la rénovation de la mairie et l’aménagement de La Poste au rez-dechaussée de celle-ci.

Nous allons aussi créer un îlot de fraîcheur dans la cour de l’école et y planter des arbres. D’ailleurs, partout où il est possible de planter des arbres dans le village, on le fait.

Quid des travaux de voirie, qui représentent toujours une part importante du budget d’une commune ?

Nous avons lancé un appel d’offres pour un marché à bons de commande, afin de choisir le maître d’œuvre et rédiger le cahier des charges des travaux. Nous allons les planifier sur quatre ans.

Nous mettons aussi en place un éclairage économique, 680 lampes LED remplaceront l’ancien éclairage d’ici à septembre. La réfection des bornes à incendie est aussi terminée.

Une étude a été lancée avec le Département afin de sécuriser la circulation dans le village et réduire la vitesse. L’aménagement de plusieurs carrefours est souhaitable.

La vie et les animations du village sont une priorité...

Plusieurs ateliers participatifs sont en cours, en particulier celui dédié à la coordination des animations avec l’ensemble des acteurs locaux : élus, professionnels, associations, etc.

Nous avons fait des travaux de rénovation dans le cabinet médical, le nouveau médecin arrive en septembre, il exercera du lundi au jeudi aux Portes.

Nous voulons développer les activités sportives toute l’année. Nous allons procéder comme avec l’école de voile que nous avons subventionnée pour relancer le club de plage Mickey. Nous allons faire de même avec le Tennis club du bout de l’île, afin qu’il mette en place de nouvelles activités pour tous à la salle des Marais de la Prée : touch tennis, Pilates, fitness, badminton en salle, basket à trois, mur d’escalade...

Où en est la rénovation du Phare de Trousse-Chemise ?

Le jardin pédagogique a été fait, le Département a voté le budget pour la rénovation du bâtiment, un appel d’offres pour choisir l’architecte va être lancé.

Quelle est la situation financière de la commune ?

Notre budget principal s’élève pour 2026 à 5,2 M€, dont 2,8 M€ en fonctionnement et 2,4 M€ en investissement. En 2025, la Chambre régionale des comptes de Nouvelle-Aquitaine a réalisé un contrôle des comptes de la commune depuis 2021. Son rapport souligne notre bonne et rigoureuse gestion financière. Les dépenses de fonctionnement ont certes augmenté, du fait de l’inflation, mais restent limitées. La commune dégage une épargne importante, lui permettant d’investir, l’endettement est très faible, la situation financière très saine.

Propos recueillis par Nathalie Vauchez

*ZMEL : Zone de mouillages et d’équipements légers / DDTM : Direction départementale des territoires et de la mer.

ANIMATIONS PROPOSÉES PAR LA MUNICIPALITÉ

Concerts, spectacles et festivités du

1 4 août

Tout comme en juillet, les animations sont nombreuses aux Portes-en-Ré au mois d’août.

Concerts de variétés, de plein air

Les concerts se déroulent place de la Liberté, entre 19h45 et 21h45. Mercredi 5 août, l’idole des petits Rétais et vacanciers, Donin, ouvre... le bal des marmots, la boum des mômes qui bougent, suivi vendredi 7 août du duo rétais Charlilou, qui interprétera reprises et compositions de variété internationale. Mercredi 12 août, place à Lemon Punch, trio rock français, puis mercredi 19 août, Les Dégâts Loco, reprendront les tubes des années 60 à 90. L’été musical se terminera mercredi 26 août, avec le folk, blues et pop country de Soak up the Sun

Spectacles, ciné, théâtre et musique encore

Dimanche 9 août, à 11h et 19h30, une adaptation tendre et drôle du célèbre conte Alice au Pays des Merveilles sera proposée salle des Marais de la Prée (durée : 45mn, à partir de 3 ans. Entrées : 10 et 12€).

Restaurant-Bar-Hôtel

Cuisine traditionnelle

Ouvert 7 jours sur 7 tout le mois d’août, midi et soir jusqu’à 2h du matin

RÉSERVATION CONSEILLÉE AU 05 46 29 59 54

lebistrotdesportes@gmail.com

21 avenue du Haut des Treilles

17880 Les Portes-en-Ré

DR

Jeudi 13 août, Cinéma plein air avec la projection d’Intouchables vers 22 heures dans la cour de l’école, rue de la Cure

Jeudi 20 août à 21h, dans le cadre du festival de musique de chambre Syrinx (lire en pages Zap’Arts), un concert «Amadeus» sera donné dans l’église Sainte Eutrope, par les meilleurs musiciens de leur génération, diplômés du prestigieux Conservatoire national supérieur de musique de Paris. Un hommage à Mozart, le génie intemporel, avec des pièces qui ont marqué l’histoire de la musique classique. Entrée : 10 et 20€

Mardi 25 août à 17h, place de la Liberté, se produiront Les Durs à Cuivre, la fanfare de l’École d’Architecture de Nantes

Mercredi 26, jeudi 27 et vendredi 28 août à 19h à la Chapelle de la Redoute, un nouveau festival de théâtre et de lectures à ciel ouvert, Les Voix de la Chapelle, organisé par « Le Jardin des Portes » avec des invités

prestigieux. Tous les auteurs des lectures, artistes et comédiens seront présents chaque soir pour un moment d’échanges avec le public. Ré à la Hune vous présentera plus en détail cet évènement dans sa prochaine édition.

Accès libre, participation au chapeau

Renseignements : 06 80 02 41 21

Festivités du 14 août

Après la traditionnelle vente de lampions sur la place de la Liberté, à 21h30, retraite aux flambeaux. Déambulation animée par Caixa-ça. Puis à 22h15, ce sera le temps du feu d’artifice sur le marais communal. A partir de 22h30 , soirée dansante sur le parking de la salle des Marais de la Prée jusqu’à 2h du matin avec DJ Chris - Buvette assurée par l’Amicale des Sapeurs-Pompiers et food truck crêpes et chichis.

Marché nocturne

Dimanche 23 août, Marché des créateurs et artisans locaux, de 17h à 23h, place de la Liberté, avec des animations pour les enfants et des food trucks.

Informations recueillies par Nathalie Vauchez

RISQUES INCENDIE

Fermeture de certains accès aux forêts et plages

En raison des risques majeurs d’incendie, le maire des Portes en Ré a décidé, en collaboration avec les Sapeurs-Pompiers, la Préfecture et l’ONF (Offce National des Forêts), de fermer, aux voitures, vélos et piétons, les accès aux massifs forestiers qui desservent certaines plages des Portes-en-Ré. Ainsi, les accès desservant les plages du Petit Bec, du Lizay, de Trousse Chemise et de la Barre de Veille ainsi que la Sente des Morines sont désormais interdits depuis vendredi 24 juillet.

Les plages dont les accès restent acces-

sibles sont les suivantes : la Saucière, le Grand Marchais, le Petit Marchais, L’Anzin (la Chiouse), le Gros Jonc, les Cytons, la Redoute, la Loge, l’Aile du Peu (Les trois Cailloux), l’Anse du Fourneau et la Patache. La municipalité rappelle l’interdiction de fumer sur les plages ainsi qu’aux abords des forêts et des dunes, l’interdiction de tous barbecues et feux de loisirs, de jeter des objets inflammables, de brûler des déchets verts et d’utiliser du matériel ou des engins à risques d’étincelles.

Communiqué du Maire des Portes-en-Ré

Les Donins.
La fanfare Caixa-ça.
Les Voix de la Chapelle.
DR Intouchables.
DR Charlilou.

Saint-Clément des Baleines et ses hameaux

Ici, point de maison de maîtres, d’édifices remarquables ou même de port, mais de simples maisons de pêcheurs qui font tout le charme des hameaux.

Une commune fère et indépendante En 2024 la commune fêtait fèrement ses 150 ans d’existence. Pour comprendre l’histoire de cette commune du nord de l’île de Ré, il faut remonter au 11 mars 1874. Ce jour-là, l’Assemblée nationale érigeait la deuxième section des « Villages d’Ars » en commune, sous le nom qu’on lui connait aujourd’hui, et les habitants du Gillieux, du Chabot, du Griveau, de la Tricherie et du Godinand obtenaient enfn ce qu’ils exigeaient depuis de nombreuses années : l’autonomie !

Rattachés à Ars-en-Ré dont le bourg et les infrastructures étaient trop éloignés, désireux de posséder leurs propres écoles et services publics, les Villageois réunis avaient auparavant déposé deux pétitions. Et construit une église, sous l’égide de l’abbé Bobard ! L’autonomie enfn obtenue fut donc un vrai soulagement.

ALe Griveau, le Chabot, la Tricherie, le Gillieux, le Godinand : des hameaux de pêcheurs et d’agriculteurs

À cette époque et jusqu’après-guerre, la rue de la forêt, qui longe l’actuel camping municipal, n’est encore qu’un chemin de terre que vient investir, l’été venu, la machine à battre, les familles participant au fanage des céréales, blé, orge ou fèves qu’elles cultivaient alentours. Après la guerre de 1945, la dune fut plantée de pins et de cupressus, auparavant, c’était le royaume des vignes et des asperges.

Aujourd’hui, si l’on y prête attention, le passé agricole du village se lit au travers des édifces, souvent réformés en habitations. Trois moulins sont encore debout sur les six que comptait le village, le moulin Robert érigé en 1712, le moulin Daniel (après 1828) sur la route du Gillieux et le moulin Victoire au Griveau. Indispensables aux siècles derniers, de nombreux puits perdurent aujourd’hui pour le bonheur des jardiniers. Des puits couverts, engagés

dans un mur ou communaux, il en existe aussi à l’intérieur des maisons.

Le quartier du Phare

Sur la côte Sud, proche du phare, il y eut de 1878 à 1920, une usine à varech, ce dernier servait à la fois d’engrais et pour son iode. Un autre témoin du passé est le Canot de sauvetage, à l’extrême pointe Ouest d’où s’élançait le canot des sauveteurs bénévoles au secours des marins malchanceux.

Si certains vestiges nous laissent de marbre, d’autres sont intemporels et toujours en activité. C’est le cas du phare des Baleines, érigé en 1848-49, qui sert de feu pour les navigateurs et est le premier site de visite de l’île. À son pied, l’écluse à poissons Moufette reste visible bien qu’elle ait amèrement souffert des assauts de la mer.

Entre le Canot de sauvetage et le phare se trouve le sémaphore des Baleines où les offciers de la marine veillent sur la navigation des pertuis d’Antioche et Breton.

PUBLI-RÉDACTIONNEL

LE JARDIN DU CHABOT

nciennement « Le chat botté », puis « La villa », cette institution rétaise bientôt centenaire rayonne à nouveau sous l’enseigne « Le jardin du Chabot ».

Aux commandes d’une cuisine gastronomique depuis le mois d’avril dernier, le nouveau chef Thierry Brenuchot vous propose une carte courte pensée autour de

produits frais, locaux et de saison. Un lieu agréable et élégant conçu pour vivre un instant gourmand au rythme de l’île.

Restaurant Le Jardin du Chabot BAR À COCKTAILS 20 rue de la Mairie 17590 Saint-Clément-des-Baleines 05 46 09 56 04

Ouvert midi et soir du mardi au samedi, et le dimanche midi.

Le phare des Baleines vu de la vieille tour.
(Lire la suite page 27)

Un livre à ne pas manquer

Toute cette histoire est racontée en images dans un magnifque livre photographique édité par la maison d’édition Geste, « Se souvenir de Saint-Clément-des-Baleines ».

Les deux auteurs, Christophe Penot et Hervé Roques, habitants de la commune, sont passionnés d’histoire. A retrouver en vente au tabac-presse près de la place de l’église, au cœur du village.

Flânerie touristique à bâtons rompus

De bon matin, c’est justement là qu’il faut aller flâner, entre la rue de la Boulangerie, la place de l’Église et le mail du Clocher. C’est le centre névralgique du village et on y trouve tous les services nécessaires avec de nombreux commerces ouverts à l’année, comme la boulangerie, le tabac-presse, une crêperie, deux barresto, la petite épicerie de Nathalie Vivier

LES ANIMATIONS

Du 5 au 13 : Exposition de peinture d’Alain Mastio, salle municipale, entrée gratuite.

Jeudi 6 : Marché nocturne et son karaoké, place de l’église, de 18h à 23h, gratuit.

Vendredi 7 : Soirée moules – frites et concert avec La Tribu Ré’Créative de 18h à 23h.

Samedi 8 : La nuit des étoiles, salle Albert Proflet de 18h à minuit, entrée gratuite.

et le traiteur épicerie fne ouvert, Envie. D’année en année, le marché, initialement très modeste, a pris une tournure de grand déballage qui attire maintenant les chalands des villages voisins. Sur la place, devant l’unique hôtel du bourg, les commerçants rivalisent d’ingéniosité pour satisfaire la clientèle estivale. Un magnifque manège d’époque agrémente le tout pour le plaisir des plus petits mais aussi de tous ceux qui aiment l’ancien et les mécanismes. Les jolies terrasses ombragées du café-restaurant Le Jardin du Chabot et de la crêperie La table d’Anaïs vous permettront de siroter un bon café tout en proftant de l’ambiance animée du marché.

Côté loisirs et repos

Pour la détente, Saint-Clément est bien loti. La fraîcheur du sous-bois de La Combe à l’eau et ses sentiers de promenades ravissent les amateurs de nature. Le terrain

DU MOIS D’AOÛT À SAINT-CLÉMENT

Mardi 11 : Ciné Cyclo, dans la forêt du bas Rhin, dès 21h30. Gratuit.

11 et 12: La belle brocante de 10h à 19h, entrée gratuite.

Jeudi 13 : Les Rendez-Vous Ré-Créatifs, place de l’Eglise de 18h à 23h, gratuit.

Samedi 15 : La grande bouvette salle Albert Proflet dès 11h ; Brocante du livre de la Bibliothèque salle municipale de 9h à 18h.

à Saint-Clément

de sport et de loisir du chemin du Casino avec mini-golf, terrains de tennis et de basket attirent les sportifs. Pour la baignade, le choix est d’une rare qualité. La plage de la Conche, qui a accueilli le tournage du flm Le jour le plus long en 1961, est de toute beauté. Sa plage de sable fn et ses eaux d’un bleu turquoise enchantent les familles. Souvent aux prises avec le vent, elle accueille tous les amateurs de voile. L’école du CNAR y propose d’ailleurs des cours et des locations de planches à voile, stand up paddles, kayaks, catamarans ou dériveurs. La plage de la côte Sauvage, quant à elle, reste, comme son nom l’indique, moins fréquentée et légèrement moins accessible avec ses rochers, mais elle est dotée d’une eau sensiblement plus chaude qui satisfait les frileux !

Du 17 au 23 : Exposition de peintures par Les Marcambelles, salle municipale, entrée gratuite.

Jeudi 20 : Marché nocturne et concert de Zeus Opus Company de 18h à 23h, gratuit.

Du 24 au 6 septembre : Exposition Herick Michaud , salle municipale, entrée gratuite

Mardi 25 : Concert les Durs à cuivre, parvis de l’Eglise à 11h, gratuit.

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11 rue du Clocher Saint-Clément-des-Baleines

Enfn, à l’heure où le soleil descend, le must est d’aller chiner au pied du phare des Baleines, dans les échoppes de souvenirs et de vêtements, avant de se désaltérer dans l’un des nombreux cafés et restaurants du site, depuis les terrasses on en profte pour compter (et recompter), dans la nuit naissante, les phases du feu du phare.

Saint-Clément rayonne aussi culturellement avec différentes propositions tout au long de l’été : « La Java des Baleines » qui propose une programmation très éclectique pendant trois mois (lire pages 19 & 32), le festival « Jazz au phare » fn juillet, et les marchés nocturnes avec animation musicale proposés par la mairie et La Tribu Ré créative (lire p34).

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Au fil des années, Nathalie a su préserver l’âme de cette épicerie et faire perdurer cette belle histoire jusqu’à

Jonathan Odet et Aurélie Bérard

ASSOCIATIONS À LA HUNE

Une année d’observation pour la nouvelle équipe

Pour sa première réunion d’information, Jean Naslin, président de l’APSL, fait le point sur les enjeux de sa mandature, dans un paysage municipal et intercommunal renouvelé.

Livré « dans les temps », selon le maire, la nouvelle halle du marché devait accueillir dès la fin du mois de juillet un traiteur de la mer, avec dégustation d’huîtres.

Les membres de l’Association de protection du site de Loix (APSL) étaient venus nombreux pour soutenir leur nouveau président dans l’exercice traditionnel du discours estival, mais aussi pour entendre les orientations de sa nouvelle équipe - et rencontrer, fdèles en cela aux années précédentes, le maire Lionel Quillet. En ouverture de la réunion, Jean Naslin en appelle à l’indulgence. « Cette année fut pour nous une période d’observation et de transition, plutôt que de prise d’initiative. » Il s’est attaché à lister les défs et les enjeux du village, à l’intérieur de dynamiques plus globalesévolution de la population rétaise, pression immobilière et ses conséquences sur l’habitat, changement climatique -, au moment où la Communauté de Communes connaît un changement de direction majeur.

Devoir de vigilance

Le président de l’association est revenu brièvement sur les actualités loidaises, notamment pour se féliciter de la pérennisation du parking estival rue des Pêcheurs et relever les projets en cours : éclairage

public et étude sur l’accessibilité du village, points sur lesquels le maire reviendra. Jean Naslin a insisté sur le devoir de vigilance de l’APSL sur de nombreux sujets « clairement identifiés », qui vont de la prise en charge de la digue nord par le plan érosion de la CdC au maintien de la déchèterie, en passant par le risque d’exploitation à titre privé du pont du Feneau, patrimoine historique de la commune. Autant de questions sur lesquelles sonder la nouvelle municipalité, dont Jean Naslin souligne la jeunesse et le dynamisme, ainsi que la volonté de travailler avec les associations locales. Avant de passer le micro à Hervé Bourguignat, son trésorier, le président revient sur le volet patrimoine des missions de l’association, dont les sorties et conférences thématiques rencontrent un beau succès et qui permettent à l’APSL de nouer des collaborations avec d’autres associations telles que Ré Nature Environnement ou le Radeau de la Méduse. Une prochaine conférence devrait avoir lieu prochainement, par Dominique Chevillon, sur l’état des lieux de l’éolien.

RÉUNION D’INFORMATION

A la rencontre de ses adhérents

En mai 2026, l’APSL a lancé une enquête pour mieux connaître ses membres. Celle-ci a permis d’établir une typologie des adhérents et de mesurer l’évolution de leurs attentes, depuis quarante ans. Hervé Bourguignat est venu rendre compte des résultats en deuxième partie de la réunion. Agréablement surpris du nombre de répondants (estimés à plus des deux tiers des adhérents), il regrette cependant le faible taux de nouveaux inscrits, invitant chacun à faire connaître l’APSL autour de soi. Dans l’ensemble, les réponses exprimées quant aux raisons de l’adhésion, aux motivations et aux priorités à donner aux actions de l’APSL reflètent les orientations actuelles de l’association : préserver le patrimoine architectural et naturel, ainsi que la vie du village à l’année, s’impliquer pour une mobilité durable, jouer un rôle de vigile sur les questions de la submersion et de l’érosion.

Pour un village apaisé

Le maire, accompagné de deux conseillères municipales, Lauren Baudonnière et Louise Franchet, s’est ensuite livré à l’exercice rituel des questions-réponses, portant notamment sur des problèmes de voirie, de voisinage et de sécurité routière. Lionel Quillet signale qu’une équipe de gendarmerie et un radar seront postés à Loix prochainement, afin de lutter contre les excès de vitesse observés un peu partout dans le village. « Le village piétonnier est le fer de lance de la qualité de vie du village », affirme-t-il pour répondre à ceux qui souhaiteraient le retrait des bornes délimitant la zone piétonnière. Celle-ci donne son rythme au village et imprime dans les esprits la notion d’environnement durable.

L’APSC réunit Couardais et élus

Les premières initiatives de la nouvelle municipalité Avec des parkings situés en périphérie de village, il s’agit cependant de penser aussi son accessibilité. La municipalité a confié à un bureau d’études l’examen de celle-ci. Intitulée « Bien vivre à Loix », l’étude dressera un panorama complet des fonctionnalités du village à partir de laquelle établir une feuille de route des améliorations possibles.

Concernant l’éclairage public, Lionel Quillet ne souhaite pas revenir sur la réglementation actuelle (extinction des feux à 22h l’hiver et minuit l’été) mais travaille avec son équipe à l’étude d’un projet « Luciole », pour l’installation d’un cheminement lumineux à horizon 2027. Il annonce enfin l’acquisition d’un terrain en zone environnementale protégée, à destination du projet de parcours de santé et de pumptrack pour enfants qui figurait au programme de sa liste municipale.

Fermetures à prévoir ?

Interrogé sur le maintien de la déchèterie à Loix, le maire a rappelé que l’île de Ré bénéficiait de conditions exceptionnelles quant au traitement des déchets, avec cinq points de dépôt pour dix communes, mais que, si la nouvelle CdC souhaitait faire des économies, les déchèteries des Portes et de Loix seraient les premières concernées par une fermeture.

A une question posée sur les chances de survie de l’école dans le village, il répond que des fermetures de classes et d’école sont à attendre en 2027, mais que Loix ne devrait pas être touché.

Eugénie Rambaud

Mardi 21 juillet, l’Association pour la Protection des Sites de La Couarde recevait Michel Pelletier pour une escapade à la rencontre des rues et lieux-dits du village, ainsi que la maire, Peggy-Luton Borie et son 1 er adjoint Denis Giraudeau.

Petite mise au point

En préambule, Éric Revel met les points sur les i « J’aurais soutenu une candidature et joué le rôle d’influenceur », précise-t-il, avant d’ajouter fermement : « la réponse est non. Une association n’est pas là pour entrer dans le débat politique et je veux couper court à ces rumeurs. C’est une fake news, dans une campagne un peu délétère il faut le dire ». Ce « démenti solennel » étant fait, le président de l’APSC évoque la proposition faite par la municipalité à l’association de collaborer en amont aux sujets concernant l’avenir du village, qu’il trouve personnellement légitime. Mais au vu desdites rumeurs, Éric Revel a décidé de mettre l’initiative au vote lors de la prochaine Assemblée générale du 11 août 2026.

Défense du patrimoine Matériel ou non, le patrimoine couardais est au cœur de l’APSC. Aussi indique-t-il qu’un don sera fait aux Amis de l’Église dans le cadre de sa rénovation, avant

de marquer l’anniversaire de La Pergola, quatre-vingt-dix printemps cette année. Un lieu inspirant un brin de nostalgie à Éric Revel évoquant les fêtes qui s’y déroulaient « à l’époque où Johnny avait une maison aux Évières », et citant le chanteur

Jean-Jacques Debout, compositeur d’un titre intitulé La Pergola dans son dernier album. Autre lieu mythique (aujourd’hui disparu), le chalet de Mistinguette, lui

les patrimoines, l’APSC proposera un don pour la rénovation de l’église couardaise.

rappelant l’une des grandes périodes de La Couarde, « un chalet qui s’appelait Maurice Chevalier », précise-t-il, invitant l’assistance à consulter le site de l’association, riche en contenu et témoignages.

Tour d’horizon

Revenu au présent, le Président de l’APSC note avec satisfaction que « le centre village se repeuple en commerces » avant de

saluer le discours à son sens « brillant » de Peggy Luton-Borie lors des festivités du 14 juillet. Selon lui en effet, si évoquer la prise de la Bastille est une évidence, mentionner la Fête de la Fédération du 14 juillet 1790 l’est moins, celle-ci s’étant déroulée en présence du Roi Louis XVI et avec une messe rappelons-le. Parler de la République mais aussi de l’Église est un discours rassembleur, estime-t-il, soulignant que la devise républicaine est apposée sur le fronton de l’église du village, une rareté.

Petits et grands sujets

Après le savoureux intermède de Michel Pelletier sur les noms des rues et lieuxdits du village, Éric Revel invite la maire de La Couarde et son premier adjoint à le rejoindre. Au menu, une rapide prise de parole et des questions-réponses. Après un retour de Peggy Luton sur les premiers mois de la mandature, Denis Giraudeau revient sur la vidéoprotection, projet de

Soucieuse de la préservation de tous

vingt-deux caméras en deux phases, la première concernant la périmétrie et les entrées et sorties du village, déjà validée par le préfet. « Y-a-t-il des subventions ? », interroge un Couardais. Oui, en provenance du Ministère de l’Intérieur, explique le 1er adjoint ajoutant que l’année 2025 a été blanche pour la Charente-Maritime et qu’une nouvelle démarche a été initiée pour 2026. « Réglementairement c’est 50% mais si nous obtenons 10% ce sera déjà

bien », estime-t-il, le reste à charge incombant à la commune en investissement. Sur les voiries, Peggy Luton rappelle l’état des lieux préalable soit état des réseaux, taux de fréquentation des voies, végétalisation, accessibilité et depuis peu, la chaleur.

Enfin, une question est posée à l’élue sur le PIGR (Passage Inférieur à Gabarit Réduit) prévu sur la route départementale du côté de Goisil. Notant la bonne avancée des pré-études, Peggy Luton assure avoir vu

ENFANCE ET FAMILLE

Cet été,

ASSOCIATIONS À LA HUNE

d’intéressantes esquisses pour un tunnel de soixante-dix mètres de long avec seulement quinze mètres fermés. « Reste la question du financement », souligne-t-elle, évoquant un projet global chiffré au minimum à un million d’euros et l’engagement (oral) de la CdC à en financer une partie, « la sécurité et la circulation ne concernant pas que La Couarde », le Département devant en prendre une autre part. Sont également évoquées la réfection du cours

Le Bocal reste à La Couarde

des Poilus et une réflexion générale sur le stationnement.

En conclusion des échanges, s’invite la réfection du Chemin des Brardes, serpent de mer couardais. La rénovation des réseaux étant encore en cours, la patience est de mise, Peggy Luton assurant vouloir un projet de voirie en concertation avec les habitants du secteur.

Pauline Leriche Rouard

Le Bocal a déménagé, pour l’été, de la salle du Levant vers la salle des associations, toujours à La Couarde-sur-Mer. La structure donne rendez-vous aux familles tous les jours, sauf le samedi. Certaines activités sont externalisées.

Amandine a proposé un atelier peinture sur le visage lors de la matinée d’ouverture, dimanche 19 juillet.

L’été va enfin pouvoir commencer », se réjouit Maroussia Michaut, salariée du Bocal. Ce dimanche 19 juillet, l’association, qui se dit « agitateur de lien social », a posé ses valises dans ses locaux estivaux et ouvert ses portes au public. Grands-parents, parents et enfants sont les bienvenus salle des associations, 11 rue Pasteur, à La Couarde-sur-Mer, et non plus à la cabane de Montamer, à Sainte-Marie-de-Ré comme c’était le cas les étés précédents. Pendant l’hiver, l’association était salle du Levant, toujours à La Couarde.

Pour les familles, au sens large Même s’il n’est plus au même endroit, Le Bocal garde le cap de ses activités qu’il propose tous les jours, de 9h30 à 13h30, sauf le samedi, pour « les familles au sens large et les enfants jusqu’à 8-10 ans. Nous adaptons les activités aux parents et aux enfants pour que tout

le monde participe ». Jardinage, dessin, travail sur les émotions ou encore percussions vont rythmer l’été du Bocal . La plupart des activités sont à réserver en ligne. « La fréquentation l’été, c’est 50 % d’adhérents à l’année, dont beaucoup de familles du sud de l’île, et 50 % de résidents secondaires, qui viennent aussi pendant les vacances d’hiver, de printemps et en mai. »

Le lieu est aussi ouvert aux touristes de passage, non adhérents de l’association. En revanche, « nous ne sommes pas un lieu d’accueil des enfants, qui restent sous la responsabilité de leurs parents ou accompagnants », précise Maroussia Michaut.

Mutualisation et activités hors les murs

La salle des associations est, par définition, partagée par plusieurs structures. Alors, Le Bocal anticipe la mutualisation des locaux : par exemple lorsque du yoga sur chaise est organisé à l’intérieur, « nous, nous serons dans la cour ». Et quand ce n’est pas possible, quand les locaux sont réquisitionnés pour des journées don du sang ou bien des assemblées générales, « nous proposons quelque chose à l’extérieur ou en horaires décalés ». Et Maroussia Michaut d’annoncer un foot en famille sur la plage le 11 août ou encore une découverte de l’estran

de la plage de La Cible animée par les écogardes le 13 août.

Gestion des déchets et duo parent-enfant

Le 6 août, l’association annonce un atelier, au Bocal, pour créer son baume après-soleil, animé par le service déchets de la Communauté de Communes de l’île de Ré. L’idée est de faire passer des messages sur la consommation et la production de déchets autour de la petite enfance. Au programme également du mois d’août, en duo parent-enfant, un atelier de danse le 5 août ou encore la création d’une carte postale personnalisée à réaliser au posca le 10 août. Programme non exhaustif. Pour chaque activité, des tarifs diffé-

rents sont proposés aux adhérents et aux non-adhérents. « L’adhésion, qui se fait par famille, donne aussi droit à des tarifs réduits pour les activités et le café associatif », glisse Maroussia Michaut. En 2025, Le Bocal comptait 165 familles adhérentes, pour environ 500 personnes : grands-parents, parents et enfants. Et de conclure : « En septembre, nous retournerons salle du Levant, à La Couarde ».

Programme complet à retrouver sur assolebocal.com

Adhésion : 20€/famille. Tarifs des activités à retrouver sur le site internet. Les activités sont ouvertes aux non adhérents.

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Ils seront présents au Salon “L’île aux Livres”

Comme chaque année nous vous proposons dans nos éditions estivales des chroniques d’ouvrages d’auteurs qui seront présents au Salon du Livre, les 28, 2 9 et 3 0 août 2026, au Bois-Plage.

Julien Denormandie

Parce que le sol le vaut bien…

C’est un matin banal, un 22 septembre, et cela commence par un bruit. A Paris tout d’abord, puis en France puis dans le monde entier… trois coups répétés, trois coups en langage morse : « Je suis le Sol, je suis en grève ». Lassé d’être foulé aux pieds et méprisé, labouré en tous sens, nourri aux pesticides et étouffé sous le béton, le Sol fait sa révolution et convainc les vers de terre de rejoindre le mouvement. Plus rien ne pousse, les eaux de pluie ruissellent, des cailloux sortent mystérieusement de terre et la moisissure s’installe. Chez les Humains, c’est la panique.

Après Nourrir sans dévaster, co-écrit avec Erik Orsenna (qui préface ce second ouvrage), Julien Denormandie, ex Ministre de l’Agriculture, signe une fable écologique d’une plume précise et alerte, où narration alterne avec épisodes pédagogiques, livrés par des personnages avertis et au centre de ce conte singulier et éminemment politique.

Pauline Leriche Rouard

Nathalie Saint-Cricq

Qui était vraiment la petite mère ?

La petite mère, c’est le surnom que Maître JeanYves, tribun famboyant de la défense dans les tribunaux, a donné à Nadège Brisson en 1995. Vingt ans plus tard, à l’heure d’une retraite qu’il vit mal, elle l’appelle, veut le voir pour « clore l’affaire ». Une reprise de contact étrange suivie d’une lettre anonyme. Maître JeanYves replonge (avec une certaine délectation), dans cette affaire qui fut l’une de ses plus grandes victoires, l’acquittement de cette jeune mère accusée de complicité dans le crime horrible de son enfant, nourrisson enterré vivant. Mais au fur et à mesure le doute s’installe, pernicieux.

Où est la vérité ? Où est le mensonge ? Nadège Brisson était-elle une victime ou une diabolique manipulatrice ? Au fl d’un roman tendu à l’écriture ciselée, Nathalie Saint-Cricq dresse le portrait de personnages complexes avec minutie. Un roman qui interpelle sur les zones grises de l’univers judiciaire.

Pauline Leriche Rouard

Nathalie Saint-Cricq

La petite mère

Éditions de l’Observatoire - 21 €

Bruce Toussaint

Pour Nathalie…

18 octobre 1984. Nathalie, quatorze ans, est sauvagement assassinée dans la cour de l’école de la petite commune de Penly, près de Dieppe. Son corps, lardé de coups de couteau, témoigne de la rage de son meurtrier, Alfred V., vingt-neuf ans, amoureux éconduit. A l’époque, on évoquait le crime passionnel, aujourd’hui on dit féminicide. A l’époque, ce crime odieux n’est relayé que par la presse locale. Car quelques jours avant, c’est une autre tragédie, celle du petit Grégory, qui bouleverse la France. Nathalie était la cousine de Bruce Toussaint, onze ans lorsque survient le drame qui

brise sa famille. Un enfant à qui l’on ne dit que le strict nécessaire. Quarante ans plus tard, il souhaite comprendre ce qu’il s’est passé, comment, pourquoi. Et nous entraîne à sa suite sous une plume sensible et pudique, au fil d’un récit émouvant, revisitant au passage ces années 80 et certains travers dont une douce nostalgie nous éloigne parfois…

Pauline Leriche Rouard

Bruce Toussaint

Dites-lui que je pense à elle

Editions Stock - 18,50 €

Sarah Biasini Double je(u)

Après avoir évoqué, entre autres, le deuil et la maternité dans La Beauté du ciel, Sarah Biasini revient cette année en brouillant les frontières entre la scène et l’intime dans Jouer l’amant. Une comédienne, Sarah, interprétant une héroïne de Harold Pinter, Sarah, voit peu à peu son propre couple se refléter dans la fiction. Entre désir,

identité et vérité des sentiments, ce roman explore avec fnesse les rôles que chacun endosse par amour, et la diffculté d’être pleinement soi, sur scène comme dans la vie. Jamais Sarah Biasini ne se sera autant livrée.

Ben Schneider

Sarah Biasini Jouer l’Amant É ditions Stock - 19 €

Rachida Brakni La mémoire d’une génération sacrifiée

Après Kaddour, magnifique portrait de son père, Rachida Brakni vient au salon du livre avec La part absente et signe ici un roman sensible sur l’identité, les origines et le poids des silences. En changeant une lettre de son prénom pour échapper aux préjugés, Karina croit pouvoir réinventer sa vie. Mais lorsque le passé ressurgit,

Karam Hassan La force et l’espoir

Karam Hassan a choisi le salon du livre pour présenter son premier récit autobiographique, Un rêve plus loin dont on pourrait dire qu’il est le récit d’un destin hors du commun, mais avant tout le récit d’une volonté farouche. Né au Darfour, l’auteur voit ses rêves brisés par la répression politique avant d’entreprendre un long périple vers l’Europe et plus précisément la France. Entre épreuves, passeurs véreux, rencontres décisives, la jungle de Calais

les blessures familiales, la violence de la guerre d’Algérie et les questions de transmission s’imposent à elle. Un récit puissant sur la mémoire, l’appartenance et la quête de soi.

Ben Schneider

Rachida Brakni La Part absente É ditions Stock - 20 €

et la volonté de se reconstruire, il livre un témoignage d’une grande force sur l’espoir, l’engagement et la résilience. Un livre profondément humain, qui éclaire le parcours des réfugiés avec justesse et émotion.

Ben Schneider

Karam Hassan Un rêve plus loin É ditions Albin Michel - 18,90 €

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Quatre hôtes des marais à reconnaître...

LOISIRS À LA HUNE

La Java, c’est aussi pour les enfants !

Conçue pour accueillir toutes les générations, La Java des Baleines soigne son public jeune, depuis le parc de jeux jusqu’aux soirées dédiées.

Le children friendly n’est pas très populaire en France », remarque Aurélie Bérard. Lorsqu’ils étaient jeunes parents, Aurélie et Jonathan, fondateurs de La Java, se sont demandé quels lieux pourraient les accueillir avec leur petite flle, sans que ses cris ne dérangent les voisins ou qu’ils ne craignent pour sa sécurité. De fait, dans nos espaces publics, adultes et enfants sont plus souvent séparés que rassemblés. La tendance va d’ailleurs en s’accentuant, avec des bars et des wagons désormais labellisés « sans enfants ». Leur recherche, peu fructueuse, s’est transformée en une envie de créer un lieu adapté à tous les âges, où les petits peuvent jouer, courir, crier en toute liberté tandis que leurs parents se détendent autour d’un verre, assistent à un concert ou un spectacle impromptu.

Côté jardin

Ce désir se lit dans le dessin du site : fermé par une clôture, il assure la protection des plus agités de nos bambins. Conçu par un menuisier rochelais et entretenu par un autre de Sainte-Marie, « les petites baleines », le parc de jeux tout en bois dont une grande partie provient du recyclage, s’inspire de Koh Lanta pour créer un univers ludique qui parle aux enfants comme aux parents. Une costumerie, un coin « marché », un autre dédié aux tout-petits viennent compléter cette aire de jeux unique sur l’île de Ré. Pour les adolescents, billard et baby-foot sont mis à disposition au milieu des tables dépareillées qui font le charme éclectique du lieu. « Les parents apprécient le loisir que ça leur donne de profiter de leur soirée », rapporte Aurélie. « Mais ils nous disent aussi le rôle d’éveil culturel que joue La Java auprès de leurs enfants : venus pour les jeux, ils se font happer par un spectacle, un concert, un numéro de cirque que les adultes n’avaient pas prévu. » C’est bien là l’une des missions que s’est fixée l’équipe de La Java : ouvrir le champ de l’expérience culturelle, à tous les âges.

Côté chapiteau

Dans sa programmation, La Java accorde une attention particulière à son jeune public, avec des propositions de spectacles adaptés dans les festivals qu’elle organise. Des temps lui sont aussi dédiés tout au long de la saison. Le renouvellement du partenariat avec Donin, année après année, fait de ses spectacles un rendez-vous très attendu. On retrouve également le cabaret d’Ophidie Circus, les samedis jusqu’au 15 août, avec un nouveau spectacle articulé sur « le fil du temps » : celui qui fait rêver, qui invoque le passé et convoque l’avenir (voir encadré). Un autre cabaret, mini celui-là, le Cabarexpress, met en scène les artistes maison qui se relaient chaque vendredi pour présenter de nouveaux numéros, mêlant cirque, théâtre et danse. Jamais à court d’idées, l’équipe de La Java est également à l’origine d’un nouveau concept : Les Contes du Pipoteur, présentés par Arthur Suprin, un spectacle interactif qui invite le public à intervenir pour infléchir la trajectoire du héros. Plusieurs artistes se joindront à l’aventure pour donner au récit une dimension visuelle, sous forme de théâtre d’ombres ou de dessin en live projeté sur grand écran.

Au fl du temps

Enfin, pour parachever une saison déjà généreuse, deux compagnies invitées, appartenant également au cirque contemporain, viendront présenter leur spectacle : Juste un petit bout, par les Bienlunés, un duo clownesque en proie aux tentations de la gourmandise, et Charlie et Madame la Lune de la compagnie Déboîte, qui associe théâtre, acrobatie et marionnette géante pour envoyer tout son petit monde en voyage dans la Lune…

La famille d’Ophidie accueille cette année Emilie et Constance, deux jeunes élèves de l’école de La Flotte dont le rêve était de monter sur la piste de La Java. Avec leurs professeurs, Matéo au trapèze, Coco au tissu, Juliette au fil de fer, Aramis au jonglage et à la girafe (un monocycle de 2,60 mètres de haut) et bien sûr Marie La Bohême, toute la troupe conspire à suspendre le temps pour un moment d’éternité, dans l’enchantement du rêve, avant que ne reprenne la marche des horloges. Ophidie Circus est une école de cirque à l’année, qui propose également des stages pendant les vacances autour de quatre disciplines : acrobatie, équilibre, jonglerie et aérien. Pour toute information : www.ophidie.com.

Côté dance foor

L’an passé, La Java avait lancé le format des teen’s parties : chaque jeudi, en première partie de soirée, le chapiteau était réservé aux adolescents, sous la surveillance discrète de l’équipe, sans alcool et sans parents. Si La Java n’en a reconduit qu’une seule en juillet cette année, elle a rencontré un beau succès.

Dans une autre ambiance, la « Boom des Familles », le 18 août, réunira sur la piste de danse parents et enfants avec un choix musical sur mesure, par les DJ2Chauv’ d’Ars-en-Ré.

Et tout au long de l’été… Matou, pour la troisième année consécutive, transmet sa passion du cirque aux enfants et aux familles, les matins du mercredi au vendredi.

Et une sculpture métallique géante en forme de baleine est en train de voir le jour sur le terre-plein derrière le chapiteau. Tous les mardis, de 18h à 20h, le sculpteur Gilles Audebert, créateur en art récup’ de Saint-Clément des Baleines, anime un atelier de création collective. Quel que soit votre formatpetit, moyen ou grand -, vous êtes les bienvenus pour participer à l’élévation de la créature et à son habillement. Tous les talents sont acceptés.

Eugénie Rambaud

Pour l’agenda complet, rendez-vous sur le site internet de La Java des Baleines : www.lajavadesbaleines.fr

Electrisant, le spectacle du Nouveau cirque Zavatta !

L’enseigne Zavatta et le plus populaire des clowns français, Achille, sillonnent depuis 47 ans les routes de France. Le Nouveau cirque Zavatta, qui fait perdurer la tradition, sera présent au Vert Clos à Saint- Martin du 11 au 3 0 août 2026.

Tous les enfants repèrent de loin sa façade illuminée par plus de cinq cents LED multicolores, son chapiteau moderne de plus de neuf cents places, éclairé par plus une centaine de projecteurs LED robotisés... Et les parents ne se font guère prier pour replonger dans leurs souvenirs d’enfance, les odeurs du popcorn, de la barbe à papa et de la piste...

La piste, là où se concentrent tous les regards !

Le clown Richardson ne fera pas son entrée en piste en solo : il sera rejoint par son fidèle acolyte. Ensemble, ces deux clowns complices et maladroits sont prêts à faire de chaque moment une véritable explosion de rires et de joie. Préparez-vous à vivre des situations cocasses et des gags hilarants qui vous tiendront en haleine tout au long du spectacle !

Un spectacle futuriste Dans un monde où la technologie et

l’art s’entrelacent, ce numéro exceptionnel vous plonge dans un spectacle de lasers éblouissants et de performances aériennes époustouflantes. Des faisceaux lumineux scintillants illuminent la piste, tandis que des drones défilent avec grâce et précision sous la majestueuse coupole. Plongez aussi dans un univers latino captivant avec un numéro inédit de double mât chinois, où force, équilibre et poésie

Jeux d’adresse, cabanes, parcours sensoriel, costumerie… Tous les jeux des Petites baleines sont faits de matériaux naturels, sans plastique ni électricité.

s’entrelacent à la perfection. Suspendus dans les airs, les artistes défient la gravité avec des figures spectaculaires, offrant un spectacle de synchronisation incroyable. Ce n’est pas tout : préparez-vous à être entraîné par la dynamique troupe qui, avec la corde à sauter, insuffle énergie et rythme, mettant en avant coordination et vivacité. La barre russe, quant à elle, est une discipline acrobatique impressionnante qui marie puissance, précision et confiance absolue.

Suspendue dans les airs, Alexia Falck

enchaîne équilibres extrêmes, envols maîtrisés et figures audacieuses, défiant le vide avec une précision impressionnante. Sur le Trapèze Washington, aussi surnommé le Trapèze balançant, l’artiste enchante le public par son audace et sa maîtrise.

La tradition se perpétue La tradition se perpétue avec la caravane d’animaux exotiques et de poneys. Le grand retour de la cavalerie sur la piste, présenté par le talentueux Jean Falck, promet d’émerveiller petits et grand s.

Découvrez également les six lamas. Entre maîtrise et liberté, le jongleur s’approprie la gravité, transformant chaque lancer en un moment poétique où il danse avec les objets. Son art captivant enchante le regard et stimule l’imaginaire du public, créant une expérience visuelle inoubliable. Entre mouvements fluides et figures audacieuses, chaque geste du duo au Cercle Capillaire se transforme en une dans e

envoûtante. Un numéro dont tout le monde s’accorde à dire qu’il est quelque peu, tiré par les cheveux ! Le cirque, ça sent les vacances, l’insouciance, l’émerveillement dans les yeux des enfants et le bonheur dans ceux des parents. Le cirque, c’est la vie !

Informations recueillies par Nathalie Vauchez

Infos et réservations : Aux caisses du cirque à partir de 10 hEt sur le site : www.nouveau-cirque-zavatta.com

COOPÉRATIVE DES SAUNIERS DE L’ÎLE DE RÉ

Secrets de sauniers, les marais sous plusieurs angles

Depuis début juin, la Coopérative des sauniers de l’île de Ré organise des visites et des ateliers à destination du public. Le projet Secrets de sauniers mêle des activités nature, patrimoine, artistiques et bien-être, au sein d’une feuille de route plus globale.

nouvelle boutique ou de la Coopérative. Seuls les concerts nomades vont jusqu’à La Couarde.

Mercredi 22 juillet, Yann Werdefroy, photographe professionnel, emmène deux vacanciers se promener dans les marais d’Ars. Rendez-vous est donné à la nouvelle boutique de la Coopérative des sauniers, quai de la criée à Ars-en-Ré. La sortie est organisée dans le cadre du tout nouveau programme lancé par la coop : Secrets de sauniers. L’objectif : « montrer les lieux et se laisser guider par ce qui nous touche », annonce le photographe.

Le petit groupe marche quelques minutes et descend dans un marais salant. « Rassurez-vous, le saunier est un adhérent de la Coopérative et il d’accord », précise Yann Werdefroy en souriant. Là, tout en donnant quelques explications sur le marais, il laisse le temps d’observer : les lumières, les oiseaux, la végétation, l’eau, les cristaux de sel… Et puis, place à quelques notions de technique : ouverture du diaphragme et de la focale, réglage des ISO. Pour prendre sa photo, le guide conseille de « jouer avec le positionnement, le contre-jour » ou encore « les enchevêtrements de la moutarde et du maceron ». Pour ne pas déranger plus longtemps les aigrettes, il conduit ensuite ses visiteurs un peu plus loin. Là, on ne parle pas de technique pure mais de comment traduire les sensations de « calme et d’apaisement que l’on ressent dans le marais », énonce-t-il. Et de donner des éléments de réponse : « on se déplace, on

tronque une partie de l’image, on utilise le tiers ou la photo verticale, on se sert de l’arrondi de la berge ».

Après une heure et demie de promenade, Anthony Jude, participant venu de la région rouennaise et féru de voyages, apprécie « repartir avec des astuces de cadrage ou de composition de photo ».

La veille, il a suivi « une balade poétique » avec la Coopérative également et le lendemain, il a prévu de s’inscrire à « la sortie plus technique ».

« Au-delà de la visite classique »

Les trois sorties qu’il suit font partie du nouveau programme Secrets de sauniers, lancé par la Coopérative en juin.

« Nous travaillons sur le projet depuis presque un an et nous l’avons lancé en juin » , rapporte Lucie Bultel, chargée de projet touristique en alternance à la coop. Avec Julie Gorius, responsable boutique et visites, elles ont pensé un planning, établi à la semaine. « L’idée est de proposer, chaque jour, du lundi au vendredi, au moins un atelier organisé par la coop et un par un prestataire », cadre Lucie Bultel. Car le programme Secrets de sauniers mêle des visites organisées en interne sur le patrimoine, le sel et une balade gourmande, ou bien par des prestataires, professionnels de la photographie, du yoga, de la musique ou encore de dessin et de peinture. Avec, en fil rouge, le marais salant. « Notre objectif est d’inviter les

Rétais et les vacanciers à découvrir ou à redécouvrir le savoir-faire ancestral de nos sauniers et notre terroir sous un angle totalement nouveau, en allant au-delà de la visite classique », ajoute Julie Gorius.

Les secrets du patrimoine salicole La Coopérative porte donc trois sorties, animées par Julie Gorius ou Lucie Bultel. A travers l’atelier les secrets du sel, les personnes découvrent le fonctionnement d’un marais salant, observent sur ardoise les différents sels (industriel, de roche, artisanal) et terminent par une dégustation. La visite sur les secrets du patrimoine salicole, elle, offre une déambulation dans les marais et sur le port d’Ars et s’attache à raconter l’histoire des lieux, du XIIe siècle à aujourd’hui.

Quant à la balade gourmande à vélo, elle part de la Coopérative et fait une boucle dans les marais. En chemin, le visiteur découvre le fonctionnement des marais et s’arrête à la cabane ostréicole du Boutillon, avec explications du métier et dégustation à la clef.

Yoga, musique, croquis et aquarelle

Six activités sont, en parallèle, conduites par des prestataires. Elles mobilisent deux photographes, deux musiciennes, artistes compositrices, deux professeures de yoga, une réalisatrice de croquis,

photos, dessins et peintures, et une peintre d’aquarelle. Là, il est question de réaliser un carnet de voyage, d’une séance bien-être, d’éveil sensoriel ou encore d’expérience musicale dans les marais salant au coucher du soleil.

Avoir des offres à tiroirs, au-delà des saisons

« Quand les sauniers ont choisi de lancer ce programme, ils voulaient quelque chose qui dure au-delà de la saison et qui cible différents publics », reprend Julie Gorius. Cette saison 2026 est donc l’étape de lancement d’une feuille de route plus vaste. « Nous voulons avoir des offres à tiroirs, mais nous ne pouvons pas tout démarrer en même temps », justifie Julie Gorius. « La prochaine étape est pour cet hiver : nous mettons en place des offres spécialisées pour accueillir des séminaires d’entreprises, des agences de voyage et des scolaires au sens large, des écoles aux lycées professionnels agricoles. » Ensuite, pour 2027, « nous visons l’ouverture d’un parcours d’aventure », soit une visite autonome avec des personnages et un scénario pour visiter Ars et ses abords. « Mais aussi l’ouverture de la Coopérative aux visites, pour montrer, au-delà de la méthode de récolte du sel, le travail collectif des sauniers, des hommes et des femmes et de toute la filière. »

Julie Pertriaux

Ouvert du lundi au samedi de 9h à 12h30 et de 14h à 19h et le dimanche matin de 10h à 12h30 du 1/04 au 15/08

Chemin du Moulin des Soeurs - Zone artisonale - 17590 ARS-EN-RÉ 05 46 29 46 39 - www.pepinieres-guilbon.com

Les sorties dans les marais d’Ars sont organisées au départ de la

Les Rendez-vous Ré’Créatifs font vivre les places

Née cet hiver de la volonté de deux jeunes Rétaises, l’association La Tribu Ré’Créative organise des soirées festives et familiales tout au long de l’été dans le nord de l’île de Ré.

En ce 17 juillet au soir, la place du marché de SaintClément avait pris des petits airs de fête foraine. Au carrousel installé tout au long de la saison s’était joint un autre manège de la famille Baudu, mais aussi une pêche à la ligne, un stand de tir, des jeux en bois et un stand de maquillage. Certaines de ces animations étaient gratuites, d’autres payantes, et à leurs côtés une vingtaine de stands de créateurs offraient des œuvres diverses et variées à la vue des promeneurs. Des food-trucks, quant à eux, s’occupaient des papilles. L’atmosphère était créative, festive et conviviale. Les parents échangeaient avec des créateurs pendant que les enfants se faisaient maquiller ou se ruaient sur la pêche à la ligne.

Bérard

© Aurélie

Ces Rendez-vous Ré-Créatifs seront au nombre de trois cet été à SaintClément. Ils viennent compléter l’offre d’animation déjà mise en place par la

municipalité, en doublant le nombre de marchés nocturnes proposés. Les Portesen-Ré et Ars-en-Ré accueilleront elles aussi cet été des événements de la toute jeune association, deux chacun. Charlotte Baudu et Bénédicte de Messimy, les deux co-créatrices de La Tribu Ré’Créative, ont une conviction : les places de villages ont encore le pouvoir de rassembler.

« On veut essayer de retrouver ce qu’on avait dans le temps avec des belles fêtes

2 rue Gâte Grenier, 17590 Ars-en-Ré / 05 46 29 20 22 contact@olivier-tradition.fr / www.olivier-tradition.fr

de village, des associations beaucoup plus actives, des événements qui rassemblent et des villages qui bougent », affirme Charlotte Baudu « Le nord de l’île est un peu plus délaissé car les communes ont des budgets plus serrés et elles ont toujours été un peu plus en retrait, même si aujourd’hui elles se dynamisent vraiment. Ici à SaintClément, avant La Java des Baleines c’était vide. En créant des événements, les gens se rendent compte que ce sont

des communes sympas et qu’on peut y revenir plusieurs fois. »

La convivialité et la rencontre sont au cœur de leur projet. « Nous partageons la même envie », dit Bénédicte de Messimy. « Créer des rendez-vous qui rassemblent les habitants, les vacanciers, les artisans et les commerçants autour de moments simples, chaleureux et accessibles à tous. Nous croyons que les places de villages ont encore ce pouvoir de créer du lien et que ces instants de partage sont précieux. »

En tout, les jeunes femmes organisent donc sept événements cet été sur les trois communes de Saint-Clément, Les Portes et Ars. Leurs objectifs, pour le futur, est d’aller encore plus loin. « On aimerait créer des événements en hiver aussi », dit Bénédicte de Messimy. « Nous vivons toutes les deux sur l’île de Ré, et nous savons à quel point c’est important de ne pas tout centraliser sur l’été. »

Les rendez-vous Ré’Créatifs du mois d’août

De 17h30 à 23h

- Saint-Clément-des-Baleines les 7 et 13 août

- Les Portes-en-Ré le 23 août.

Olivier Tradition, votre couvreur sur l’île de Ré

Ne vous trompez pas dans le choix de votre artisan. Faites confance à un spécialiste implanté sur l’Île de Ré depuis plusieurs générations. Olivier Tradition met son savoir-faire au service de ses clients, aussi bien en neuf qu’en rénovation. Couverture, Zinguerie, Charpente et installation de fenêtres de toit Velux® : chaque chantier est réalisé dans le respect des règles de l’art et de l’architecture rétaise.

Depuis le 1 er janvier 2025, Nicolas Palvadeau et Jocelyn Guignard, neveux de Yannick Palvadeau, ont repris les rênes de l’entreprise familiale. L’ambition est claire : faire perdurer les traditions de la construction et de la rénovation rétaise, tout en apportant leur énergie et leur savoir-faire aux projets d’aujourd’hui. Ils poursuivent ainsi le travail engagé depuis plusieurs décennies, avec la même exigence de qualité et le même attachement au patrimoine de l’île. Comme avant eux, ils sélectionnent avec soin leurs matériaux auprès de fabricants reconnus afn de garantir leur qualité, leur durabilité et leur parfaite intégration aux constructions Rétaises. Chaque détail compte :

une tuile, une couleur ou une fnition mal choisie peut rompre l’harmonie d’une bâtisse. Leur priorité est donc de préserver l’identité architecturale de l’Île de Ré tout en répondant aux attentes actuelles de leurs clients.

Chez Olivier Tradition, l’accompagnement ne s’arrête pas au devis. De la première visite jusqu’à la réception des travaux, toutes les équipes restent à l’écoute de leurs clients, les conseillent à chaque étape et veillent au bon déroulement des chantiers. Cette proximité, cette disponibilité et cette exigence font partie de l’ADN de l’entreprise.

Notre meilleure publicité reste la satisfaction de nos clients, convaincus que la confance se construit par la qualité du travail, le respect des engagements et la pérennité des réalisations.

Charlotte Baudu et Bénédicte De Messiny lors de leur tout premier Rendez-vous Ré’Créatif, le 17 juillet à Saint-Clément.

Un pur enchantement

Jusqu’au 4 septembre, tous les vendredis soirs, le nouveau spectacle de la compagnie les Tardigrades, Enchant’oiseaux, explore le mystère ra f finé, complexe et envoûtant du chant des oiseaux.

On entend les oiseaux plus qu’on ne les voit », constate Nadine Berland en scrutant le feuillage insondable d’un arbre. Qui n’a en vain levé les yeux vers le ciel, vers la source d’un chant sonore et invisible ? Lorsqu’au printemps, la forêt s’emplit de leurs harmonies vocales, l’esprit humain encombré de pensées févreuses s’apaise, écoute, en reste saisi. C’est ce qui est arrivé à Nadine, un

jour de promenade au bord du Doubs. Une simple promenade mais qui lui laissa une impression telle qu’elle en ft un spectacle. Avec l’aide de son complice et ami Michel Quidu, co-créateur des Tardigrades, elle tire de cette expérience vécue le fl d’une histoire qui nous emmène d’une chouette hulotte mélomane aux amours du dieu Pan, en passant par les compositions d’Olivier Messiaen fasciné par le chant des oiseaux.

L’Arche des Tardigrades Quinze ans déjà que, chaque été ou presque, les deux compères imaginent des formes théâtrales vivantes, où sciences naturelles et poésie s’accordent pour nous faire partager leur émerveillement devant les bestioles en tout genre. Il y eut l’huître, le poulpe, l’anguille, l’abeille, l’âne… Sur les oiseaux, avant de s’emparer du sujet, l’un et l’autre

ne savaient pas grand-chose. « Enfin, Michel a eu une enfance aux oiseaux », corrige Nadine, empruntant l’expression à Marielle Macé1. Il faut entendre que, élevé dans la campagne bretonne, il eut le loisir de les contempler, chasser leurs nids, collectionner leurs œufs et leur jouer mille tours tels qu’il en fourmille dans l’esprit d’un garçon de dix ans. Des oiseaux, le sujet était trop vaste pour qu’ils s’en emparent en un seul tenant : ils firent le choix du chant, pour entrer dans un récit animé, poétique et souvent burlesque, empruntant à la littérature spécialisée des connaissances réenchantées par la fiction, la mythologie et la musique.

Un écrin dans un écrin L’aventure des Tardigrades commence par un lieu : la ferme de famille de Nadine. Celle-ci a pour l’île de Ré un attachement profond. « Je me sens d’ici », affirme-telle, quoiqu’elle n’y vive pas toute l’année. Lorsqu’elle créa sa propre compagnie, il y a quinze ans, elle choisit la maison de Sainte-Marie pour y nicher ses nouvelles créations. C’est ainsi qu’en ce vendredi 16 juillet, soir de première, elle nous accueille dans son jardin sous la surveillance attentive des oiseaux qui le survolent. Les premières notes de La prédiction aux oiseaux, de Franz Liszt 2, s’élèvent. Les tableaux se succèdent. Nadine se glisse

PUBLI-RÉDACTIONNEL

entre les chaises ; les deux comédiens jouent avec les spectateurs. « Devant une petite assemblée, les interactions viennent naturellement. Tu vois tout : celui qui dort, celle qui bâille, ceux qui rigolent… » Nadine s’en amuse. Elle aime cette proximité avec le public, qui oblige à une grande qualité de présence. Dans un silence entre deux répliques, le chant d’un oiseau fuse. Une note, unique, facétieuse, comme pour rappeler que la magie est d’abord celle du vivant, qu’il soit théâtre ou nature animée. Enchant’oiseaux est un écrin où la nature et l’art s’entrelacent, sous le ciel étoilé, avec la bénédiction des dieux.

Eugénie Rambaud

1 - C’est le titre d’un chapitre de son livre Une pluie d’oiseaux.

2 - De son titre complet : Saint-François d’Assise, la prédiction aux oiseaux.

Informations

Enchant’oiseaux, de la compagnie les Tardigrades

Tout public à partir de 8 ans Les vendredis soir à 20h30, jusqu’au 4 septembre

Réservation obligatoire au 06 27 46 34 57 ou auprès de l’Ancre maritaise au 05 46 55 41 38

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L’île de Ré vibrera à nouveau au rythme de la musique classique du 1 9 au 21 août avec le festival de musique de chambre Syrinx-en-Ré.

Des concerts d’exception interprétés par les meilleurs artistes de leur génération.

Pendant trois soirs, les églises d’Arsen-Ré, Les Portes-en-Ré et La Couardesur-Mer accueilleront des concerts d’exception, interprétés par les meilleurs musiciens de leur génération, diplômés du

prestigieux Conservatoire national supérieur de musique de Paris.

Ce festival offre une plongée dans l’univers intemporel de la musique de chambre, de Mozart à Ravel, en passant par Schumann

Une occasion unique de découvrir ou redécouvrir des œuvres majeures dans des lieux chargés d’histoire et d’émotion.

Trois soirs, trois émotions

«Boîte à Musique»

Mercredi 19 août - Église d’Ars-en-Ré à 21h - Une ouverture en douceur avec un programme éclectique, où chaque note résonne comme un écho du patrimoine musical européen.

«Amadeus»

Jeudi 20 août - Église des Portes-en-Ré à 21h - Un hommage à Mozart, le génie intemporel, avec des pièces qui ont marqué l’histoire de la musique classique.

«Soprano»

Vendredi 21 août - Église de La Couarde à 21h - Une soirée dédiée à la voix.

Portes ouvertes des ateliers d’artistes

La 2 5 ème édition des Portes Ouvertes des Ateliers d’artistes de Saint-Martinde-Ré se tiendra comme chaque année les 16, 17 et 18 août 2026, de 15h à 20h.

L’événement, devenu un rendez-vous estival incontournable, proposera au public un parcours artistique à travers les ruelles du village, avec la participation d’une dizaine d’artistes exposants.

Parmi les étapes marquantes, l’atelier de gravure d’Alain Cazalis, au 25 rue des Gabaret, ouvert depuis plus de 25 ans, accueillera comme toujours ses filles Izumi et Flore respectivement illustratrice, céramiste et graveure. Ce lieu de culture locale proposera un dialogue familial et créatif autour de la gravure et de l’illustration. Des démonstrations autour des techniques de gravure seront proposées

Dans la cour du 23 rue des Gabaret, les visiteurs pourront découvrir l’univers d’une artiste peintre rochelaise Sophie Adde. Les toiles colorées et très inspirées par la nature de la peintre seront accompagnées par les travaux de ses invités.

Le sculpteur et dessinateur figuratif Michel Thierry investira quant à lui la cour du 7 cours Bailly des Écotais avec ses dessins de modèle vivant et ses bronzes.

Brigitte Domenjoz accueillera au 5 rue de l’Orneau derrière le marché, les œuvres de Francine Bonin réalisées en coquillages, avec une belle combinaison de patience et de créativité. Clément Gourdet installé à

EXPOSITION - RIVEDOUX-PLAGE

Sainte Marie fera pour la première fois partie de ces rencontres. Il revisite la technique traditionnelle du gyotaku, impression par tampon utilisée dès le 17ème siècle par les pêcheurs japonais pour garder en mémoire leurs plus belles prises.

Entre démonstrations, expositions et rencontres, cette nouvelle édition des Portes ouvertes d’ateliers promet une promenade artistique riche en découvertes auprès d’artistes professionnels.

Une belle occasion de (re)découvrir SaintMartin-de-Ré à travers le regard de ses artistes. CP

Des artistes d’exception Cette année, le festival met à l’honneur une nouvelle génération de talents, tous issus du Conservatoire national supérieur de musique de Paris.

Adrien Gey (piano)- Arzhel Rouxel (piano) - Coline Moreau (alto et violon) - Perrine Chapoutot (flûte traversière)Emy Gazeille (chant) - Charbel Charbel (violoncelle).

Informations recueillies par NV

Réservations

Tarifs : 20 €- 10 € www.festival-syrinx.com 07 81 92 08 34 festival.syrinx37@gmail.com

HARP : programmation variée et artistes inspirés

L’association Horizons artistiques de Rivedoux-Plage (HARP) invite le public à venir admirer les œuvres de ses adhérents et invités exposant cette fin d’été.

L’association HARP s’est fxé pour but de faire largement connaître la production de ses artistes adhérents. Elle anime de ce fait la salle Robert Vergnaud toute la saison avec les expositions qu’elle organise et dont Ré à la Hune vous a entretenu en juin dernier*.

La programmation qui s’annonce pour la fin de saison est tout aussi variée et qualitative et permet de découvrir les artistes « invités ». Du 6 au 13 août, Didier Ferré, également trésorier de l’association, partagera la galerie avec la présidente Stéphanie Aubin. « Son travail qui se situe à la croisée d’une esthétique contemporaine et de l’héritage Art déco, où chaque ligne cherche l’équilibre invite à une contemplation apaisée ». Stéphanie, de son côté, après avoir fait des études d’histoire et d’histoire de l’art enseigne pendant une vingtaine d’années avant de se consacrer totalement à la création et de fonder l’atelier Riv’art17 où elle instruit le dessin, la peinture et le modelage. Son univers vitaminé séduit un

public appréciant couleur et gaieté.

Du 29 août au 2 septembre, une exposition collective rassemblera des artistes invités et permettra d’apprécier les céramiques de Martine Chevoleau et les sculptures sur

pierre de Lionel Chevoleau, ainsi que les toiles de Guénolée Rioual Parry, peintre connue sous le pseudonyme de Guéno. Özlem Ergin occupera la galerie seule du 3 au 6 septembre. Kinésithérapeute,

coache de gym, masseuse et coache de vie, Özlem Ergin, bien que passionnée par la peinture n’a commencé à exposer ses travaux artistiques qu’à partir de la quarantaine, explorant les paysages de l’île de Ré qu’elle aime particulièrement. Aujourd’hui, elle mène tout de front et a ajouté l’art-thérapie à sa pratique.

La saison continuera avec L’Atelier des sculpteurs de La Rochelle du 7 au 13 septembre et l’association Océ’Art (arts plastiques et loisirs créatifs), regroupant des artistes amateurs clôturera l’été du 14 au 20 septembre.

Les différentes sources d’exposition : membres de HARP, artistes et associations invités représentent une ouverture culturelle particulièrement intéressante pour la vie de la commune qui peut ainsi découvrir ce qui se fait ailleurs tout en soutenant la création locale.

Catherine Bréjat

* www.realahune.fr/ des-artistes-venus-de-differents-horizons/

DR

Stéphanie Aubin, présidente de l’association Harp, entourée de certains membres de l’association dans son atelier de Rivedoux.

La 2 7 ème a été l’année dernière un carton plein, prêt à se reproduire pour cette 28 ème session.

Elle a été dure à faire celle-là ! », soupire Daniel Lagarde, en souriant toutefois. Et oui, élections obligent et comme beaucoup d’autres, l’organisation du festival a été un peu perturbée cette année mais n’en parlons plus et concentrons-nous sur la 28 ème édition à venir. « Trente ans dans deux ans ! », s’exclame Daniel Lagarde comme par anticipation. On dirait qu’il n’en revient pas lui-même. Pourtant c’est le cas et avec un succès jamais démenti.

Chaque fin août, le Festival Jazz en Ré enflamme le port de Saint-Martin avec des musiciens plus talentueux les uns que les autres et parmi eux de grosses pointures. Que nous ont donc réservé cette année les passionnés de musique martinais ?

Initiée l’année dernière, la programma tion autour de deux instruments (violon et guitare en 2025) a été une vraie réussite. Alors Daniel Lagarde récidive avec cette année une mise à l’honneur du piano et de l’accordéon. souligne-t-il. Deux instruments pour une belle rencontre car tous deux n’ont pas le même parcours dans l’histoire du jazz. En effet, si le piano est l’instrument pri vilégié du ragtime et prend rapidement une place prépondérante pour les oppor tunités qu’il offre (rythme, accord, ligne mélodique et improvisation), l’accordéon lui, a longtemps été marginalisé car asso cié aux musiques folkloriques. Il trouvera néanmoins sa place à La Nouvelle Orléans et dans l’univers du jazz manouche, avant d’être considéré comme un véri table instrument de jazz et de connaître une renaissance internationale avec pour exemple John Galliano.

Selon la coutume, deux concerts par soirée sont annoncés, la première consacrée à l’accordéon et la seconde au piano.

Tout commence avec Claire Sanchez et Louise O’Sman et leur « l’amour

Piaf dont les deux artistes reprennent les chansons. La première est Aveyronnaise, la seconde Marseillaise, deux chanteuses et accordéonistes riches de multiples col laborations, d’une belle discographie et de

distinctions. Clara a la voix puissante et Louise vit aux côtés de l’accordéon depuis l’âge de six ans. Ensemble, elles forment un magnifique duo et nous promettent beaucoup d’émotions.

Place à Bec de Cha qui nous emmène en voyage aux quatre coins du monde et surtout dans son univers musical, un folklore imaginaire. Un trio dont nous ne verrons que deux membres, Pascal Ducourtioux (coloriste et percussionniste) et Arnaud Nano Méthivier (accordéoniste) accompagné de leur invité, le saxophoniste

dernière avec un seul concert, phénoménal puisque Michel Delage et son Big Band (douze musiciens) en étaient les invités. Un triomphe, alors on recommence cette année avec Spectre d’Ottokar. Née à Nantes en 2005, et spécialisée dans les musiques traditionnelles et populaires des Balkans, cette fanfare rassemble une dizaine de musiciens dont beaucoup de cuivres, trompettes, saxophone, baryton, tuba et percussions. Ajoutons que Spectre d’Ottokar ne se contente pas de reprendre la musique balkanique, les musiciens s’étant plusieurs fois rendus

Festival Jazz en Ré

en Serbie, Bulgarie et Macédoine, pour en apprendre techniques et répertoires. Autant d’occasions de rencontres artistiques nourrissant le talent de la fanfare et sa dimension de transmission.

Que dire pour conclure ? Que ce beau festival n’existerait pas sans la passion et l’énergie inlassable de Daniel Lagarde et son équipe depuis vingt-huit ans, ni sans la fidélité de partenaires, commerçants et entreprises insulaires mais aussi du Département (qui cède le parking pour trois soirées), de la CdC et de la municipalité de Saint-Martin, très généreuse et offrant à Jazz en Ré la logistique nécessaire à son bon déroulement, à travers services techniques et police municipale côté sécurité. Et puis n’oublions pas : Jazz en Ré est un festival gratuit pour le public. Ce n’est pas si fréquent et pour Daniel Lagarde, c’est très important.

Du Vendredi 21 au Dimanche 23 août

Accès libre - Parking de la Courtine à Saint-Martin

Vendredi 21 août : Clara Sanchez et Louise O’Sman (21h) – Bec de Cha (22h)

Samedi 22 août : Duo Nougaresque (21h) – David et Thomas Enhco (22h)

Dimanche 23 août : Soirée musique des Balkans avec Spectre d’Ottokar (21) www.jazzenre.fr

PROGRAMME

Duo Clara Sanchez et Louise O’Sman.
Trio Bec de Cha.
Duo Nougaresque.
Duo David et Thomas Enhco. Spectre d’Ottokar.

Rhapsody in blue

Marie Blandin, l’artiste franco-anglaise installée à La Couarde depuis presque trois ans, ouvre une galerie éphémère pour la saison estivale.

LLes coraux que Marie a ramassés sur les plages de l’île, parmi les déchets plastiques, racontent aussi la fragile survivance de la beauté en nos temps troublés.

orsque j’ai appris qu’il habitait à Blandin, j’y ai vu un signe. » Marie Blandin se souvient avec amusement de la façon dont tout a commencé : un vide-garage, dans le garage même qui avait servi à sa première exposition, en août 2024 1. Elle y reçoit un visiteur, intéressé par une encyclopédie d’histoire de l’art. La transaction crée un lien, il se présente : il est le propriétaire d’un local inemployé dans la résidence du Mail à La Couarde, que Marie a repéré depuis un moment. Elle s’enhardit à lui proposer un marché : lui louer le local « en l’état » le temps d’un été, pour y exposer ses œuvres.

A chacun sa vision Après l’avoir repeint du sol au plafond,

par une chaleur caniculaire, elle s’attelle à la scénographie d’un espace de près de 100 m². Pour cette première rétrospective de son travail, réunissant peintures, sculptures et mobiles, elle a choisi une mise en scène aérée, donnant de la place à l’observateur et à ses émotions singulières. « Ce que j’aime, dans l’art abstrait, c’est qu’il n’y a pas de bonne ou de mauvaise interprétation. Chacun ressent les choses selon son vécu, sa sensibilité. C’est tout l’intérêt de l’échange », conclut-elle. Un échange qu’elle initie elle-même auprès de ses visiteurs, n’hésitant pas à leur demander ce qu’ils voient sur la toile.

ARS-EN-RÉ - EXPOSITION

Un piano dans la galerie Cette démarche, que l’on pourrait presque qualifier de pédagogique, est volontaire : pour Marie Blandin, l’art doit être rendu accessible à tous. Elle souhaite d’ailleurs faire de sa galerie éphémère un lieu de rencontre. Elle a ainsi aménagé un espace « cocooning », meublé d’un canapé occupé parfois par son cocker noir, Duke, aussi amical que bien élevé. Un piano noir s’y repose, en apparence décoratif - mais il suffit de le demander pour que le couvercle du clavier se relève et que l’ivoire des notes glisse sous des doigts plus ou moins experts. « C’est comme les pianos dans les gares, tout le monde peut venir jouer. » Deux petites filles et une proche voisine sont déjà venues y exercer leur talent.

A la croisée des arts

C’est la présence du piano qui a soufflé à Marie l’idée de proposer des animations tout au long de l’été. Samedi 18 juillet, Régis Gaignet, artiste et poète rochelais, y a donné pour la première fois lecture de ses poèmes inspirés par les tableaux de Marie, sur le thème du bleu. Il était accompagné au piano à quatre mains par Nadège Bielot et Olivier Métayer. Pour une quarantaine de personnes, Régis a guidé un exercice de poésie surréaliste, conférant à la soirée une note de gaieté fantasque et sensible. D’autres lectures, concerts et ateliers d’écriture animeront la galerie au mois d’août.

A la recherche du « bleu parfait » Marie Blandin est une chercheuse. Depuis ses premières œuvres, elle explore : couleurs, matières, techniques, mue par un instinct de pionnière. D’abord attirée par les explosions de couleurs, véritable « feux d’artifices » sur la toile, elle évolue, depuis son installation dans l’île de Ré, vers une dominance des bleus, inspirée par les nuances infinies du ciel et de la mer qu’elle observe au gré de ses promenades avec Duke. Profondément concernée par la pollution des mers, c’est en faisant du nettoyage de plage qu’elle découvre les coraux, ces « cadeaux de l’océan » que depuis peu elle intègre à son travail. Elle continue par ailleurs ses explorations autour du bleu, à la recherche d’une nuance « vibrante », provocatrice d’émotion – celle qui nous fait toucher à ces immensités si proches, mer et ciel, nos infinis familiers, reflets de nos profondeurs intérieures. Une nuance qui, peut-être, un jour, porterait son nom.

Eugénie Rambaud

1 - Voir notre article en ligne : www.realahune.fr/ le-coeur-sur-la-toile.

Galerie éphémère

Marie Blandin

17 avenue Le Mail à La Couarde

Du mardi au samedi, de 10h à 13h et de 16h à 19h30

Jusqu’au 10 septembre 2026

Pour tout savoir sur les événements : instagram @marie.blandin

« Rencontre insolite » chez Aurélie Courcier

L’artiste céramiste Aurélie Courcier accueille jusqu’au 9 août trois artistes Deux-Sévriennes pour une expo insolite et onirique.

Situé en plein cœur d’Ars-en-Ré, caché aux détours des ruelles feuries du centre village, l’atelier Entre terre et sel de la céramiste Aurélie Courcier accueille régulièrement des expositions. C’est au tour de celle réunissant Sarah Guidoin, Hélène Fromenteil et Estelle Bonnaud. Trois artistes originaires des Deux-Sèvres qui souhaitaient depuis longtemps exposer ensemble. « Nos matières se complètent bien », explique Estelle Bonnaud. « A nous trois, nous utilisons le métal, le bois, le textile et le papier, dans des univers très différents mais qui sont tous les trois très oniriques et poétiques. » Sarah Guidoin crée des gravures ainsi que des pièces uniques en art textile, créées à base de multiples trésors et de la collection de dentelles anciennes de sa mère. Un monde onirique et poétique tout en douceur et sensibilité, que l’on retrouve également dans ses gravures et dessins

Estelle Bonnaud, elle, réalise depuis plus de vingt ans des girouettes de façon traditionnelle. Toutes ses créations sont

découpées à la cisaille à main pour réaliser des girouettes très aériennes et uniques s’inspirant de la nature pour représenter

Ré à la Hune est une publication gratuite éditée par Rhéa Marketing : 183 rue des Gros Peux17940 Rivedoux-Plage / Tél. 05 46 00 09 19 / Mail : realahune@rheamarketing.fr Ce journal vous est offert par les Annonceurs, nous les en remercions vivement. Il est mis à votre disposition par tous les commerçants et lieux qui le souhaitent, merci à eux.

Directrice de la Publication : Nathalie Vauchez / Maquette : RC2C / Mise en page : Valérie Le Louer Rédaction, photos : Aurélie Bérard, Catherine Bréjat, Pauline Leriche Rouard, Julie Pertriaux, Eugénie Rambaud, Nathalie Vauchez, DR, sauf mention expresse / Dessin : Philippe Barussaud / Régie publicitaire : Rhéa Marketing : 05 46 00 09 19 - Frédéric Pallot-Dubois : 06 14 29 47 21 - Nathalie Vauchez : 06 71 42 87 88 - rhea@rheamarketing.fr / Imprimeur : Imprimerie Rochelaise / N° ISSN : 2257-0721 - PEFC 10-31-1240

le monde animal et végétal avec poésie. Hélène Fromenteil, enfin, est sculptrice sur bois, formée à l’école Boulle et à la statuaire en Italie. Elle présentera son art à travers des sculptures originales autour de l’univers du cellulaire et du microscopique. Des œuvres qui rendent hommage à sa matière de prédilection, le bois, et qui s’inspirent de la nature et des corps. Hélène Fromenteil proposera également des ateliers découverte sur réservation au 06 88 73 83 43.

Expo « Rencontre insolite » Atelier Entre terre et sel

29 rue Chanzy à Ars-en-Ré.

Du 27 juillet au 9 août, de 10h à 13h et de 16h à 19h.

Toute l’actualité de l’île de Ré sur www.realahune.fr

Votre journal est imprimé sur du papier écologique sans chlore et issu de forêts gérées durablement, avec des encres végétales, les déchets sont recyclés. Le logo Imprim’Vert et la certifcation PEFC de notre imprimeur le garantissent. Écolo, le journal s’engage pour un avenir positif et durable sur notre île !

Sarah Guidoin, Estelle Bonnaud et Hélène Fromenteil sont présentes sur place pour présenter leurs œuvres.

Les aventures maritimes du Rétais Nicolas Baudin

Voici un Rétais qui a marqué l’histoire de la marine et dont Ré à la Hune vous a entretenu à plusieurs reprises : Nicolas Baudin. Le musée Ernest Cognacq lui consacre, du 2 3 mai au 20 septembre, une exposition très complète et innovante.

L’un des rares portraits de Nicolas Baudin.

Exposition historico-artistique, « Les aventures maritimes de Nicolas Baudin » raconte la vie de cet enfant du pays, né à Saint-Martin le 17 février 1754 dans une famille de négociants.

Une exposition historique

Historique parce qu’elle reprend chronologiquement tout le parcours de Nicolas Baudin et pas seulement l’expédition en terres australes qui est à l’origine de sa célébrité en Australie.

Dix séquences détaillent, dans la salle haute de l’Hôtel de Clerjotte, le chemin de vie du Rétais. Après une formation dans l’île de Ré auprès de sa famille composée de négociants, il s’engage à 21 ans dans la marine française royale où il effectua un certain nombre de voyages, jusqu’au jour où le comte d’Hector lui retire le commandement de sa frégate au profit d’un officier de la noblesse. Cette humiliation l’amènera à s’orienter vers la marine marchande où il commercera pour lui-même.

En 1788, Nicolas Baudin fait une rencontre qui marquera le reste de son existence. A l’occasion d’une remise en état de son bateau la Joséphine, au cap de Bonne Espérance, il rencontre Franz Boos, jardinier de l’Empereur d’Autriche et botaniste émérite. Au contact de celui-ci, Baudin qui éprouve déjà un intérêt pour les plantes, leur consacrera plus de temps et, devenu un véritable naturaliste, mettra au point des techniques de transport innovantes sauvegardant la vie des plantes collectées durant ses expéditions.

En 1796, le Museum national d’Histoire Naturelle soutient son voyage à la Trinité, qui fera date dans le monde scientifique. Deux ans plus tard, il est de retour avec une fabuleuse cargaison de plantes, d’animaux et de fossiles. C’est un triomphe. Il fait don au Museum de ses collections et c’est en quelque sorte sa porte

d’entrée au Consulat. Baudin est réintégré en tant que capitaine de vaisseau dans la marine française. Il va alors proposer un projet de navigation autour du monde dans le but de faires des collectes de plantes et d’animaux. Si le projet séduit les scientifiques, il n’intéresse que moyennement Napoléon qui lui préfère la reconnaissance des côtes sud-ouest et nord-ouest de NouvelleHollande, nom de l’actuelle Australie. Il quitte le Havre le 19 octobre 1800 avec deux vaisseaux : le Géographe qu’il dirige et le Naturaliste. Toutes les étapes de cet ultime voyage sont expliquées à l’aide d’un grand planisphère. Les enjeux sont détaillés ainsi que les problèmes rencontrés, dont l’ambiance délétère à bord, due aux scientifiques qui lui ont été imposés par le pouvoir et qui estiment qu’il ne fait pas partie du sérail. Dix d’entre eux déserteront le navire à l’escale de l’île Maurice. L’Australie est atteinte le 24 mai 1801.Une année d’exploration de la côte suivra et le Naturaliste rentrera en France en 1802, mais sans Baudin qui poursuit sa route à bord du Géographe. Malade, il décède le 6 septembre 1803 à l’île Maurice. Le bilan de la mission était extraordinaire et la dernière section de l’exposition (Baudin à la postérité) montre bien l’intérêt exceptionnel qu’elle présente. Mais Nicolas Baudin a eu le tort de ne pas rentrer. Jalousé pour ses réelles compétences de marin et de botaniste, son tempérament ferme ne lui a pas attiré que de amis. Les déserteurs qui ont quitté son navire à l’escale de l’île Maurice dont Peron et l’officier cartographe Henri de Freyssinet s’attribuent ses mérites. L’amère constatation est que Nicolas Baudin n’intéresse plus que les scientifiques dans ce monde où le contexte géo-politique est différent de celui de 1800. L’écriture de l’histoire n’a pas été en sa faveur.

En plus des dix séquences consacrées à Nicolas Baudin et ses expéditions, on trouve également dans la salle d’exposition deux focus contextuels sur les difficultés de la navigation et sur le contexte géopolitique du monde à l’époque.

Une exposition particulièrement bien documentée

Sur le plan artistique, l’exposition sera l’occasion de découvrir le livre de François Bernard : Une Odyssée naturaliste qui retrace la vie de Nicolas Baudin. L’ouvrage comprend 75 aquarelles réalisées par Rachel Loeffler une aquarelliste de renom. Ces illustrations inédites seront

complétées par la reproduction de dessins (paysages, aborigènes, animaux) de Nicolas Martin Petit et Charles Alexandre Lesueur qui accompagnèrent Nicolas Baudin en Australie. Des spécimens des animaux ramenés par Baudin sont prêtés par le Muséum d’Histoire Naturelle de La Rochelle. Le Musée Ernest Cognacq possédait déjà la maquette du Géographe. Celle de l’autre bateau, le Naturaliste, est prêtée par M. Plat. L’exposition réserve des petites surprises scénographiques comme ces caisses réalisées par le menuisier d’exposition du musée à l’identique de celles que l’équipe de Nicolas Baudin utilisait pour le transport des animaux, des marchandises et des plantes.

Réhabilité par l’explorateur Dumont d’Urville, Nicolas Baudin sombre néanmoins dans l’oubli et il est aujourd’hui plus connu des Australiens que des

OUVRAGE

Français. Comme l’explique Christelle Rivalland, directrice du musée Ernest Cognacq, « Cette exposition a pour but de célébrer Nicolas Baudin sur son territoire natal, de rappeler son rôle et de resituer sa place dans les grandes expéditions du XIXe siècle. Ces hommes ont pris la mer non seulement pour conquérir le monde mais aussi la connaissance. Elle a pour prétention de redonner à Nicolas Baudin la place qu’il mérite dans l’histoire maritime. »

Catherine Bréjat

Musée Ernest Cognacq Av Victor Bouthillier

Saint-Martin de Ré 05 46 09 21 22

www.musee-ernest-cognacq.fr

Une Odyssée Naturaliste

L’exposition Nicolas Baudin, en cours actuellement au musée Ernest Cognacq, est d’abord née de l’intérêt que lui porte depuis toujours : Christelle Rivalland, directrice du musée Ernest Cognacq. De sa rencontre avec François Bernard, auteur et éditeur d’Une Odyssée Naturaliste, également passionné par Nicolas Baudin, naîtra l’idée de faire paraître le livre en même temps que l’exposition. Le premier élément qui ait attiré l’attention de François Bernard au musée est la maquette du Géographe, l’une des deux corvettes ayant accompagné Nicolas Baudin en Australie. L’intérêt de François Bernard est immédiat et se transform e en passion. Il se met à lire ce qui est publié, à s’informer sur Nicolas Baudin et ses activités tout en se demandant comment ce génie avait pu à ce point être oublié par son époque et la nôtre. Désireux de faire redécouvrir le personnage, François Bernard a finalement décidé de reprendre le parcours de Nicolas Baudin dans un ouvrage ludique qui se veut « carnet de voyage ». C’est d’ailleurs cette conception qui l’amènera à opter pour un travail avec l’aquarelliste Rachel Loeffler dont 75 aquarelles

Une Odyssée Naturaliste

Le Géographe, l’une des 75 aquarelles du livre.

originales illustrent les aventures du navigateur/botaniste. L’ouvrage a d’ailleurs été conçu pour être accessible au plus grand nombre avec un corps de caractères facilement lisible et de séduisantes et nombreuses illustrations qui ne mangent cependant pas le texte. Ce livre, très riche quant aux résultats des différentes expéditions, est aussi et surtout, comme le souligne Christelle Rivalland dans la préface, « une invitation à suivre la trajectoire de ce marin rétais singulier. » CB

Auteur François Bernard, aquarelliste, Rachel Loeffler.

Edité par Polemarca et diffusé par Geste Editions. (104 pages, 75 aquarelles) En vente au musée Ernest Cognacq, FNAC et Amazon.

François Bernard sera présent du 28 au 30 août à L’île aux livres, salon du livre de l’île de Ré, salle polyvalente du Bois-Plage

Illustration
Rachel Loeffler © Polemarca

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