Alerte canicule, alerte incendie, alerte eau potable... l’île de Ré n’échappe pas à un été qui prend des allures de fin du monde, partout en France.
L’insularité est certes un atout, il nous est ici facile de plonger dans l’océan et nous sommes censés avoir plus d’air que dans une grande ville, même si lorsque l’on frôle les 40 ° plus un souffle de vent ne vient rafraîchir l’atmosphère.
En surchauffe, l’île l’est aussi entre le 14 juillet et le 23 août, avec une population multipliée par dix et des infrastructures qui peinent à absorber ce pic de fréquentation : pistes cyclables
saturées, bouchons qui s’allongent sur les routes, réseau de téléphonie qui chaque année, invariablement, bugge, la liste est longue.
Mais l’été, l’île est aussi joyeuse, animée, festive, plus légère et cela fait du bien ! Nous vous invitons à découvrir dans nos colonnes, sur realahune.fr et sur nos pages et cette île pleine d’énergie et de richesse humaine.
Nathalie Vauchez
Trente-trois tortues rendues à l’océan en bonne santé
L’Aquarium de La Rochelle a remis à l’eau plus de trente tortues caouannes, vendredi 3 juillet. Chaque individu a bénéficié d’un protocole de prise en charge personnalisé et adapté à ses pathologies.
Il est 9h30, vendredi 3 juillet, sur la plage de la Conche des Baleines, à Saint-Clément. Les premières stars de la matinée arrivent sur la plage, dans leur caisse noire. Elles défilent sous les yeux ravis des deux cents enfants venus spécialement pour l’occasion, des promeneurs et des journalistes. Les trentetrois tortues caouannes (Caretta caretta), toutes juvéniles, c’est-à-dire n’ayant pas atteint leur majorité sexuelle, et classées vulnérables, sont prêtes à retourner à l’océan. Une dernière retouche : un coup de spray d’eau de mer pour leur garder les yeux humides, puis c’est le lâcher. Par groupes de quatre à huit, les tortues sont déposées sur le sable d’où elles regagnent l’océan.
Établir le statut sanitaire
Les tortues ont été recueillies entre septembre 2025 et mai 2026, sur la façade Manche et Atlantique, de Saint-Jean-
qui n’ont plus « qu’un battement de cœur toutes les deux minutes ». Alors, avec l’Aquarium de La Rochelle, un protocole de réchauffage et de soins (réhydratation, antibiotiques, supplémentation) est mis en place. « Nous avons aussi trouvé des tortues avec des plaies sur le crâne à cause d’oiseaux qui les blessent lorsqu’elles dérivent, ou sur les pattes à cause de collisions avec les bateaux. »
« Les crottes des tortues sont aussi analysées pendant un mois », complète Florence Dell’Amico, responsable du CESTM de l’Aquarium de La Rochelle. « Cela nous permet de
de-Luz à Calais, dont deux à l’île de Ré (lire encadré). Lorsqu’elles sont repérées par des pêcheurs, des plaisanciers ou des locaux, elles sont signalées puis récupérées par le réseau de correspondants habilités Réseau tortues marines Atlantique Est (RTMAE) et transférées au Centre d’études et de soin pour les tortues marines (CESTM) de l’Aquarium de La Rochelle. « Quand elles arrivent, les tortues passent d’office un examen sanguin et d’imagerie pour établir leur statut sanitaire » , rapporte Laureline Belluau, vétérinaire à la clinique Anicura Saint-Roch.
Certaines tortues arrivent déshydratées et carencées. Mais cette année, la vétérinaire constate davantage le phénomène de « cold storming, ou assommé par le froid », entraînant des infections pulmonaires. Pour comprendre, les tortues, qui n’ont pas de système de régulation de la chaleur, prennent la température du milieu dans lequel elles évoluent. Quand elles se retrouvent dans les courants froids, elles rentrent en hibernation : leur système immunitaire peut parfois même s’arrêter. Quand elles sont récupérée s, la vétérinaire décrit parfois des animaux
suivre les déchets problématiques pour les tortues marines et de faire remonter les informations à l’échelle nationale et européenne. » Si les individus passent entre quatre et six mois en soins, vendredi 3 juillet, la moitié des tortues récupérées étaient encore au centre de soin rochelais.
Affiner le flux migratoire Toutes celles remises à l’eau sont équipées d’une puce, qui doit permettre de les identifier si elles s’échouent quelque part. Dix d’entre elles portent, en plus, une balise GPS. « La balise Argos émet quand la tortue remonte à la surface pour respirer », reprend Florence Dell’Amico.
« Grâce aux données satellite, couplées aux données environnementales, nous allons pouvoir affiner nos connaissances sur le flux migratoire et mieux comprendre les années perdues*. »
« Cette journée est l’aboutissement de plusieurs mois de travail pour beaucoup de monde : les personnes qui signalent,
les correspondants du réseau, l’Aquarium de La Rochelle et la clinique vétérinaire », salue Florence Dell’Amico. Et pour couronner le moment, l’une des tortues remises à l’eau, baptisée Rochelle, était la 400 e tortue marine prise en charge par le centre depuis 1988.
Julie Pertriaux
* Les tortues caouannes émergent sur les plages de l’archipel du Cap-Vert et de Floride, avant de rejoindre immédiatement l’océan. Les femelles ne retrouveront leur plage natale qu’une fois parvenues à maturité sexuelle, soit 20 à 30 ans plus tard. Entre-temps, les jeunes individus restent largement invisibles au cœur de l’Atlantique. Cette période méconnue de leur vie porte un nom : les « lost years » (années perdues).
Le parcours des tortues équipées de balise GPS peut être suivi sur le site internet de l’Aquarium de La Rochelle.
Ré et Réuni, trouvées à l’île de Ré
Ces trois dernières années, le RTMAE de l’île de Ré, qui a fêté en février ses 35 ans d’existence, a été mis à rude contribution par les é chouages exceptionnels de ces jeunes reptiles marins. Encore cet hiver, deux tortues ont été découvertes en difficulté sur les plages sud de l’île d e Ré : une à Sainte-Marie-de-Ré et une aux Gouillauds au Bois-Plage. Recueil lies par les membres du RTMAE de l’île de Ré, elles ont été transportées pou r soins au CESTM de l’Aquarium de La Rochelle. La tortue des Gouillauds ba ptisée « Ré » et la tortue de Sainte-Marie-de-Ré, baptisée « Réuni » (c’est l’année des R) peuvent être suivies sur le site du CESTM. Gregory Ziebacz
La balise GPS est collée à l’epoxy et pèse environ 50 grammes.
Les tortues sont arrivées dans des caisses en plastique de La Rochelle. Avant d’être remises à l’eau, elles ont été présentées au public.
Deux cents élèves, de primaire et collège, sont venus observer la remise à l’eau des tortues.
Voilà plusieurs années que le VL Summer, tournée estivale electro sur toute la côte, faisait escale à Saint-Martin et au Bois-Plage. S’il revient sous sa forme habituelle au Bois-Plage le 28 juillet à 21h 3 0 (DJ Set en plein air place Raymond Dupeux), il devient Festival Électro Ré à Saint-Martin.
Pourquoi un tel festival, à SaintMartin ? « Parmi toutes les étapes du Summer Tour, l’une rencontrait un succès incroyable. Pour beaucoup de membres de l’équipe, l’île de Ré représente aussi de nombreux souvenirs. Nous avions envie d’organiser un festival dans un lieu que nous connaissons et que nous aimons », expliquent les organisateurs, Emmanuel Semo et Caroline Nexon. La municipalité de Saint-Martin de Ré les a accueillis les bras ouverts. Ainsi, cette année, les 31 juillet et 1 er août 2026, Electro Ré s’installe au Vert Clos pour proposer un format inédit sur l’île, un festival électro à taille humaine, ouvert sur l’océan et pensé pour s’intégrer pleinement à l’île. Pendant deux jours, de 16h à 1h30, les meilleurs artistes de la scène électronique se succèdent dans un cadre exceptionnel, entre coucher de soleil, lumières chaleureuses et énergie collective.
Deux scènes, une programmation exi-
geante et une ambiance unique pour vivre la musique autrement, avec intensité. Parmi les artistes dévoilés à ce jour : Daevryx, Flew La Pépée, Dj 1234 @weamjustweam, @clementmusik, James Jules, Jefferson MRT, KnightHood, Stone Van Brooken, etc. les noms sont dévoilés au fur et à mesure sur la page Facebook Electro Ré Festival.
Au cœur du festival, un véritable lieu de vie prend forme : espaces chill, tables pour se retrouver, village de restaurateurs et d’exposants 100 % locaux, et une atmosphère conviviale où chacun trouve sa place. Ici, on danse, on échange, on profite.
Electro Ré, c’est aussi L’Agora, un espace dédié aux rencontres et aux idées. Pendant le festival, personnalités locales, acteurs du territoire et invités viennent partager leurs visions et échanger autour des grands enjeux de l’île de Ré, dans un cadre ouvert et accessible.
Pensé dans une logique responsable, le
SPECTACLES JEUNE PUBLIC
festival privilégie des installations légères, une organisation fluide et annonce « porter une attention particulière à l’environnement, aux mobilités et au respect du voisinage. »
Les cibles du festival : les jeunes adultes, les familles, les Rétais et évidemment les vacanciers, sans oublier les amateurs et fins connaisseurs de la musique électro. Les organisateurs attendent quatre mille festivaliers chaque jour et espèrent que cette édition sera la première d’une longue série.
Les mardi 21 juillet et mercredi 22 juillet, de 10h à 18h, aura lieu à La Barbette une nouvelle édition du Festival jeune public/familial, Les Martinelles. Découvrez le programme. L’accès est libre et gratuit.
Programme du mardi 21 juillet 2026
10h à 10h30 : Conteuse Raconte tapis
10h30-11h30 : Structure gonflable - quad électrique-jeux en bois
11h30-12h : Mille et une feuilles
12h30-13h30 : Pause déjeuner
13h30-15h : Maquillage - quad électrique-jeux en bois-sculpture à ballons- Jeux en bois
15h-15h30 : Pulp danse hip hop
15h30-17h : Maquillagetatouage pailleJes - quad électrique-jeux en bois-sculpture à ballons
17h à 18h : Turbulences et autres trous d’air compagnie comme dans les ….
Programme du mercredi 22 juillet 2026
10h à 10h45 : Conteuse Merville Christine «Chacal et la poule»
10h45-11h30 : Quad électrique-jeux en bois-Structure gonflable
11h30-12h30 : théatre participatif Roméo et Juliette
12h30-13h30 : Pause déjeuner
13h30-15h : tatouage paillettes - quad électrique-jeux en bois-sculpture à ballons
15h-16h : Atelier par le musée
15h-16h30 : Tatouage paillettes - quad électrique-jeux en bois-sculpture à ballons
17h à 18h : Compagnie tout par terre Spectacle aux p’tits rognons.
Informations recueillies par NV
Le Festival Electro Ré est né du succès du VL Summer Tour à Saint-Martin de Ré.
Depuis plusieurs années, le Festival Les Martinelles rassemble les familles vec de jeunes enfants, au parc de La Barbette.
DYNAMISATION ÉCONOMIQUE
Une vie économique en pleine relance à Saint-Martin
La nouvelle municipalité a pris le sujet de la redynamisation de la vie économique à bras le corps. Même si, en la matière, tout ne peut se faire en un jour, les actions mises en place ont déjà des retombées positives. Entretien avec Marie Tredgeu, 2 ème adjointe de la maire, Anne Mémin, en charge notamment du commerce, marché et économie.
Redynamisation de la halle de marché dès cet été
Renforcer l’attractivité de la halle de marché figure parmi les priorités. Ainsi, conformément à ce qui avait été annoncé lors de la campagne électorale, Marie Tredgeu a-t-elle travaillé à la mise en place d’étalstests. Ce dispositif permet à de nouveaux commerçants de venir s’installer sur un banc de marché à tarifs préférentiels et progressifs, en contrepartie d’une ouverture à l’année. Si le test est concluant et que le commerçant souhaite s’installer de façon pérenne, il sera soumis aux mêmes tarifs que les autres commerçants, la troisième année. En l’occurrence, deux bancs de marché étaient inoccupés ces dernières années. Après un premier appel à candidatures, ayant permis l’installation du célèbre Pâtissier Amaury Lafonta dès le 25 juin, dont les pâtisseries artisanales et le pain sont très appréciés, un second appel a abouti à la candidature retenue de Salam en Ré, déjà présent en extra-muros, qui s’installe sur le marché en cette mi-juillet : il propose couscous, tajine, thé à la menthe, pâtisseries orientales... à déguster sur place ou à emporter.
En effet, la municipalité a fait installer et fixer au sol des tables hautes de dégustation dans la cour du marché, bien visibles depuis l’extérieur. Elles sont très utilisées par les clients du marché, renforçant là aussi l’attractivité de la halle martinaise, tout comme les jardinières fleuries et fanions installés aux abords.
Vient de s’installer aussi à l’extérieur de la halle, sous le passage du marché, depuis le 7 juillet, une jeune productrice locale de fleurs et légumes, Félicie Vitart du « Jardin des petits vents » (lire son portrait en page 29), présente sur place le mardi, le jeudi et potentiellement le samedi.
« La première étape était d’occuper les bancs vides, ce qui a été fait dans un délai très court, le deuxième sujet concerne la dégustation au cœur du marché, auquel nous nous attelons aussi », précise Marie Tredgeu.
Une réflexion de fond
Concernant l’usage qu’il sera fait de l’ancienne épicerie Vival, située juste derrière le marché, et dont la mairie vient tout juste de récupérer les clés (procédure avec l’ancien gérant), la municipalité entend mener une vraie réflexion : « Il s’agit d’un acteur important du marché, nous souhaitons
que ce bâtiment communal soit pleinement intégré au fonctionnement du marché. Nous engageons une réflexion avec une agence spécialisée dans la réfection des marchés, partout en France, dans les petites et grandes villes. Il aborde ce sujet économique aussi sous le double prisme de la sociologie et de l’urbanisme. Il vient de nous rendre ses préconisations, sa feuille de route et son devis que nous allons étudier attentivement. », explique l’adjointe à l’économie.
Troisième sujet autour du marché, des groupes de travail qui se mettent dès à présent en place, regroupant acteurs du marché, élus, DGS de la mairie, autour de deux thématiques. La première concerne la rédaction des conventions entre mairie et commerçants et règlement intérieur. La municipalité va s’adjoindre les bons conseils de la Rétaise Laure Trichard, présidente du syndicat indépendant des commerçants non sédentaires de Charente-Maritime. « On revoit tout, les horaires, les jours de travail, le loyer, les pénalités etc. afin que ces nouvelles conventions soient prêtes et applicables dès le 1er janvier 2027. »
Le second groupe de travail a trait à la signalétique, la visibilité, l’esthétique du marché et regroupe élus, commerçants de la halle mais aussi commerçants installés autour du marché et des membres du Club martinais (association de commerçants, artisans et professionnels) dont Anne-Laure Bonneau et Laurence Dry-Agostini. Marie Tredgeu souligne au passage « l’énergie exceptionnelle » déployée par cette association, présidée par Emmanuelle Souef. Accès du marché, couleurs des portes, carrelage, etc. tout sera passé en revue.
Côté animations, Les marchés gourmands vont être lancés fin juillet/début août, en soirée.
« Nous ne perdons évidemment pas de vue le moyen et le long terme, nous avons mis en place un groupe de travail avec les représentants du marché, soulagés de pouvoir s’exprimer, nous les intégrons pleinement à la réflexion d’ensemble. » conclut sur ce sujet Marie Tredgeu.
La Barbette en pleine effervescence De l’autre côté du port, entre les animations proposées par la mairie et l’installation, de l’établissement Au Rendez-Vous
(lire notre article page 6), complémentaire des autres activités historiquement présentes, le parc de La Barbette connaît un fort engouement : « Cela faisait des années que nous n’avions pas vu autant de monde à La Barbette », apprécie Emmanuelle Souef, présidente du Club martinais.
« Les gérants d’ « Au Rendez-vous » sont hyper-courageux, ils se sont implantés à La Barbette en un temps record et ont fait un sacré investissement, ils mettent l’écran géant à la disposition de tous, clients ou pas et ils s’entendent très bien avec Tony (Fricot - NDLR), dans une énergie positive pour valoriser Saint-Martin. », explique l’adjointe à la mairie.
De fait, là où, en plus du Ben Hur, Tony au Palais III propose du snacking, sandwichs et glaces, Au Rendez-vous propose des tapas et mets chauds. Quant à la fréquentation, il suffit d’aller sur place pour la constater de visu. Ne parlons pas des soirs de matchs, notamment ceux où l’équipe de France est engagée, c’est la ruée vers La Barbette et sa fan zone, avec une présence soutenue des secours, de la police municipale et de la gendarmerie pour que l’ambiance reste bon-enfant.
« Au Rendez-Vous avait déposé un dossier, qui était sur le bureau de Patrice Déchelette (maire de 2008 à 2026 - NDLR), nous en avons pris connaissance dès notre mise en place. Nous n’avions pas obligation de faire un appel à concurrence, car nous sommes sur un domaine privé (lire notre précédent article Ré à la Hune) et nous n’en avions matériellement pas le temps, pour cette saison 2026. Nous ne voulions pas perdre une saison, vitale pour tous. », précise Marie Tredgeu.
« Accueillir une librairie dans les meilleures conditions »
Autre sujet brûlant à Saint-Martin, celui de l’installation d’une nouvelle librairie ouverte à l’année, après la fermeture de celle du bas de la rue de Sully, qui a « traumatisé » bien des Martinais et des Rétais. « Nous allons lancer un appel à candidatures à la rentrée, nous avons le local (sur l’îlot du port - NDLR), dont nous allons réviser le bail et le loyer. Actuellement, il est occupé en bail saisonnier par l’îlot des créateurs, nous explorons plusieurs pistes pour les reloger l’an prochain.
Le Conseil municipal du 31 juillet devra
délibérer sur ce nouveau bail et nouveau loyer. En parallèle, je me suis rapprochée des acteurs institutionnels tels la CCI, le syndicat de la librairie, La Librairie indépendante Nouvelle-Aquitaine, pour être au plus près du métier spécifique de libraire. Nous travaillons à accueillir dans les meilleures conditions une librairie. » Quel en est le timing ? « Conseil du 31 juillet, appel à candidatures début septembre, le bail saisonnier court jusqu’au 11 novembre. Nous ferons des demandes de subventions en janvier auprès du guichet unique rassemblant Région, Département et DRAC, pour une installation en mars. C’est un très bon timing », estime l’élue.
Le marché nocturne estival renaît Autre sujet très attendu, celui du marché nocturne estival. La mairie a lancé un appel à candidatures pour lequel elle a reçu une trentaine d’offres. « Nous avons priorisé ceux disponibles tous les jours et nous avons cherché à diversifier les produits et les tarifs proposés, afin que tout le monde puisse y trouver son compte. Cela va du portrait en pointillisme aux vêtements made in France, toutes les activités sont représentées. »
Ainsi neuf exposants sont présents tous les soirs, du 1er juillet au 31 août, de 18h à 23h, complétés par sept autres exposants, présents de façon plus ponctuelle. « Aurélia, élue déléguée qui est sur place (Chez Gégé - NDLR) a dessiné les plans d’implantation, géré toute leur installation, sur le passage de l’îlot, et elle accueille les exposants tous les jours, elle est la référente sur place. », précise Marie Tredgeu. Evidemment, il s’agit là aussi d’une relance faite en urgence, avant la saison, la municipalité est très réaliste sur l’optimisation qui sera à apporter pour les prochains étés. Si l’on ajoute à toutes ces initiatives municipales, mises en place dans un délai très court (la nouvelle équipe est en place et opérationnelle depuis mars/avril 2026) l’énergie déployée par le Club martinais, lancé en mai 2026, on constate que le volontarisme humain peut faire bouger de façon significative les lignes, surtout quand tout se passe dans une bonne entente et un état d’esprit constructif. Saint-Martin de Ré connaît une nouvelle jeunesse, pour le bonheur de tous.
La Fan zone créée par Au Rendez-Vous attire un monde considérable à La Barbette et contribue fortement à animer Saint-Martin de Ré.
Le marché nocturne estival, sur le passage de l’îlot du port, relancé par la municipalité, propose toute une palette de produits.
ATTRACTIVITÉ ÉCONOMIQUE
Le Club martinais lance ses premières animations
Le Club martinais* organise cet été deux évènements de nature à attirer vacanciers et Rétais dans la capitale rétaise. L’un festif et populaire, La Course de garçons de café, le 1 9 juillet, l’autre poétique et chaleureux, Les Nocturnes à la lanterne de Saint-Martin, chaque mercredi soir en juillet & août.
Plusieurs éditions d’une Course des garçons de café ont eu lieu dans la capitale rétaise, au début des années 2000 (à partir de 2005) attirant même des équipes de cafés-restaurants d’autres villages de l’île de Ré. Puis l’animation a un jour disparu.
La course des garçons de café revient en force, portée par l’association des commerçants, artisans et acteurs économiques de Saint-Martin, créée au printemps dernier et qui compte aujourd’hui près de cent vingt adhérents.
Trente-sept participants de seize cafés-res taurants martinais sont parties prenantes pour cette première nouvelle édition, que le Club martinais souhaite voir prendre progressivement de l’ampleur. Des débuts déjà très prometteurs pour un évène ment relancé en un temps record. démarrer, nous nous concentrons sur les cafés-restaurants de Saint-Martin. Nous l’ouvrirons l’an prochain aux autres com merçants & professionnels martinais. Puis, pourquoi pas aux cafés-restaurants des autres communes. Nous avons déjà eu une demande de participation d’un éta blissement du Bois-Plage. Emmanuelle Souef, présidente, et AnneLaure Bonneau, vice-présidente du Club Martinais. Le projet prévoit aussi d’inté grer les habitants qui le souhaitent, la course comportant ainsi trois catégories cafés-restaurants, commerces et autres professionnels, habitants
Ainsi, dimanche 19 juillet, rendez-vous dès 14h sur les quais devant la scène municipale, pour une animation musicale et des animations pour les enfants. De 15h à 16h, seront proposées des mini-courses de garçons de café pour les petites têtes blondes devant la scène. A 16h, les coureurs, habillés de tee-shirts floqués au nom de leur établissement se rejoindront devant la scène pour un départ de course individuelle à 16h30, sur un parcours en boucle d’1,5 km, le long des quais, et sur l’îlot. Puis à 17h, place aux seize équipes de deux garçons de café pour la course en relais, sur le même parcours. Les deux objectifs sont de garder le plus d’eau dans chacun des trois verres et d’optimiser le temps.
A 17h30 , remise des prix, le premier d’entre eux pour la course individuelle étant le permis bateau avec Zen en Mer et pour la course en relais une virée en mer en catamaran au coucher de soleil, avec Ile de Ré Nautisme. A citer aussi les deux partenaires de l’évènement que sont Leclerc Saint-Martin et Croisières Interîles, ainsi que Azteka, qui a réalisé le trophée sous forme de gravure sur bois. Une buvette permettra à tous de se désaltérer.
recyclé), à effet vacillant, seront disposées tout le long d’un cheminement, invitant habitants et visiteurs à découvrir le village différemment. Les restaurateurs accompagnent l’évènement en disposant des bougies chauffe-plat sur leurs tables et les habitants sont aussi invités à faire de même, sur leurs rebords de fenêtres. La municipalité réduira l’éclairage public, pour que la magie opère. L’ambition de Club martinais est que le mercredi soir le village soit entièrement illuminé, en intra mais aussi en extra-muros. Avec déjà une soixantaine de commerçants ayant commandé des lanternes, en plus de celles que le Club martinais disposera devant les terrasses, ce sont plus de deux cent cinquante lanternes qui éclaireront de façon intimiste le village de Saint-Martin. De belles images devraient être diffusées par tous sur les réseaux sociaux, renforçant ainsi naturellement la renommée et l’attractivité de la commune.
commerçantes et des quais du port resteront aussi ouverts le mercredi jusqu’à 22h30.
Déjà le Club martinais réfléchit aussi aux animations qu’il déploiera à l’automne, à l’occasion de la Fête de la Saint-Martin (avec l’APE) et du Téléthon (avec sans doute la SNSM).
Le Club martinais tient à remercier la mairie, les services techniques, et la police municipale pour leur investissement sur ces deux événements. De son côté la municipalité, qui soutient financièrement le Club martinais, dont elle a encouragé la création, salue l’énergie très positive déployée par la jeune association, qui contribue à dynamiser la vie économique à Saint-Martin.
Ce jour a été choisi car la mairie propose des concerts et autres animations tous les mercredis soirs, ce qui donne deux bonnes raisons d’aller flâner à Saint-Martin, où la halle de marché est ouverte tout l’été de 17h à 20h et où le marché nocturne investit chaque soir l’entrée de l’îlot du port. Nombre de magasins des rues
Au Pot d’étain, Bistrot marin, Café de la paix, La Baleine bleue, La Baronnie, La Marine, La Sarrasine, La Trattoria, Le Belem, Le Ben hur, Le Phare, Le Serghi, Les Colonnes, La Belle rethaise, Le Tout du cru, Yod
Au Rendez-Vous, un lieu convivial & intergénérationnel
Rétais de naissance, amis d’enfance et alors âgés de 22 à 2 4 ans, Andy, Gaspard, Mathieu et Willy reprenaient en juin 202 5 O Parloir, cours Vauban, à quelques pas de La Barbette. Ce grand espace leur a donné envie de créer un nouveau lieu. C’est chose faite avec l’ouverture le 8 mai dernier d’ Au Rendez-Vous, qui cartonne déjà.
Au Rendez-Vous s’intègre parfaitement dans l’espace paysager du parc de La Barbette.
Ils ont l’amitié chevillée au corps et un vrai esprit entrepreneurial. Trois d’entre eux avaient déjà créé à Saint-Martin, il y a six ans, Le Wonder, concept de boat party assez inédit sur l’île de Ré. « Nous avons envie de faire plein de choses encore, Au Rendez-Vous est la suite logique de notre parcours et nous ne nous
arrêterons pas là, nous voulons créer de nouveaux projets », explique Andy.
Esprit « guinguette »
L’établissement Au rendez-Vous s’intègre très bien dans l’environnement verdoyant du parc de La Barbette, les amis ont voulu
en faire « un lieu intergénérationnel, en plein air, où tout le monde se retrouve. C’est le lieu idéal, avec le parc de jeux pour les enfants, les animations pour les jeunes que nous proposons tels les DJ Sets le week-end, le type de nourriture que nous préparons, permettant le grignotage. Nous sommes sur un esprit « guinguette », avec des animations, des jeux de plein air que nous souhaitons organiser... »
Côté restauration, sont proposées des planches de charcuterie, des pan con tomate (spécialité espagnole), mais aussi burgers, fish & ships, poulet pané, poke bowls, y compris végétariens... « Une cuisine simple qui convient à toute la famille. »
Une fan zone unique sur l’île et au-delà Côté ambiance, qui n’a pas entendu parler de la fan zone* créée devant l’établissement, avec un écran géant - entièrement financé par Au Rendez-Vous - permettant à tous, clients d’Au rendez-Vous, clients des établissements voisins de la famille Fricot et même non-clients, de suivre dans une ambiance survoltée mais bon-enfant les matchs de la Coupe du monde de foot ? Soit dit en passant, la seule fan zone de l’île de Ré et même de La Rochelle. Jeunes
et moins jeunes se pressent ainsi à La Barbette, tous les établissements en profitent et comme l’explique la présidente du Club martinais (lire en pages 4 et 5) « cela faisait des années que nous n’avions pas vu autant de monde à La Barbette. » « La Coupe de monde de foot est vraiment l’évènement fédérateur par excellence, intergénérationnel, qu’on soit amateur de foot ou non, tout le monde regarde l’équipe de France ! », s’enthousiasme Andy. Les quatre jeunes associés n’oublient pas de remercier la mairie de Saint-Martin, qui a permis leur installation à La Barbette et qui soutient leurs initiatives, notamment la fan zone, même si elle n’a pas pu légalement participer financièrement à l’installation de l’écran géant. Celui-ci sera démonté dès le 20 juillet, comme ils s’y sont engagés. Mais l’établissement restera à coup sûr un lieu de « Rendez-Vous » incontournable de Saint-Martin, tant l’initiative les a fait connaître.
*Voir la photo en page 4.
Au Rendez-Vous
Nathalie Vauchez
Parc de La Barbette 17410 Saint-Martin de Ré
Des réflexions à venir pour rouvrir le clocher au public
Alors que la troisième canicule balaie la France, le conseil municipal a présenté ses mesures pour SainteMarie-de-Ré, vendredi 10 juillet. Aussi à l’ordre du jour, une révision partielle des délégations faites au maire.
Pour comprendre l’un des points à l’ordre du jour du conseil municipal, vendredi 10 juillet, coup d’œil dans le rétro. Le 27 mars, le conseil municipal de Sainte-Marie-de-Ré a adopté une délibération permettant de simplifier et d’accélérer la gestion des affaires communales, en déléguant des pouvoirs au maire Franck Mussillier, sans qu’il ait à passer par le conseil municipal. Parmi les trente-et-un points établis, deux d’entre eux ont fait l’objet de remarques de la part de JeanLuc Humbert, élu de la liste Ambition Sainte-Marie : le point n°4, autorisant le maire à prendre des décisions concernant la préparation, la passation, l’exécution et le règlement des marchés publics et des accords-cadres et leurs avenants quand les crédits sont inscrits au budget ; le point n°26, pour demander dans la limite de 100 K€ l’attribution de subventions. L’élu d’opposition avait alors fait remarquer que le plafond d’attribution de subvention était trop restrictif quand, à l’inverse, il manquait des montants maximums pour le point numéro 4. Vendredi 10 juillet, il a donc été proposé aux élus de modifier ces deux points. Conséquences : tout marché formalisé dont le montant est supérieur ou égal à 216 K€ HT est soumis à l’approbation du conseil municipal ; pour les marchés de travaux, le maire est autorisé à lancer la procédure et à attribuer les marchés dont le montant est inférieur ou égal à 500 K€ HT sans passage préalable devant le conseil municipal, idem lorsque le marché est alloti (500 K€ par lot) ; le plafond pour demander l’attribution de subvention est abrogé. « C’est une modification intéressante mais insuffisante »,
regrette Didier Guyon. L’élu de la liste Autrement Sainte-Marie anticipe ainsi des « débats qui risquent de manquer au conseil municipal ». La modification a été votée avec une voix contre.
Clocher : refaire un escalier neuf ?
A l’issue des travaux de rénovation de l’église Notre-Dame de l’Assomption, l’escalier menant au clocher a dû être remplacé par une échelle de meunier, empêchant ainsi son accès au public pour des raisons de sécurité. Philippe Laulanet, élu de la liste Ambition Sainte-Marie, interroge sur une possible réouverture aux visiteurs. La réponse est non en l’état actuel des choses. Cependant, le maire n’écarte pas l’idée d’inscrire, au budget 2027, une rénovation de l’escalier existant … et pourtant neuf. « Le clocher est un lieu magnifique, magique », abonde Didier Guyon, qui regrette qu’avec le montant des travaux engagés, près de 2 M€, il ne soit plus accessible. La question sera débattue en commission, promet le maire.
« Le feu d’artifice du 14 juillet, c’est fini »
Sur demande de Philippe Laulanet, Jean Chevassu, 4e adjoint chargé de l’urbanisme, de la protection civile et de la sécurité (PCS), a fait le point sur le plan communal de secours, en cours d’actualisation et qui devrait être finalisé pour l’automne. « Les principaux numéros d’urgence sont calés », relève cependant Franck Mussillier. Le maire informe aussi que le feu d’artifice du 14 juillet, tiré depuis l’estran et donc à proximité des dunes et des habitations,
n’aura pas lieu en raison des risques d’incendie. « Nous n’allons pas tirer sur la corde des pompiers », dit-il. Il annonce même, dans un contexte de vagues de chaleur à répétition : « les feux d’artifice du 14 juillet pour Sainte-Marie, c’est fini. » Le maire imagine le remplacer par « des lasers ou des drones » et préfère « conserver celui des fêtes de fin d’année ».
Canicule : des devis et des visites Didier Guyon a ensuite interrogé la majorité au sujet d’un plan communal canicule, notamment pour les lieux d’accueil collectif des enfants. Franck Mussillier assure qu’une « trentaine de ventilateurs ont été commandés pour équiper les classes ». Il annonce aussi que des devis ont été demandés pour la pose de films réfléchissants sur les vitres de l’école, ainsi que pour une climatisation pour la salle des Tamarins afin d’offrir un endroit frais aux habitants et pour la salle de motricité de l’école. Stéphane Geffard, adjoint chargé du cadre de vie et du patrimoine, est aux manettes pour les devis. « Nous étudions aussi la possibilité d’installer un brumisateur mobile lors des manifestations organisées sur le domaine public », complète Stéphane Geffard.
Le clocher de l’église Notre-Dame de l’Assomption de Sainte-Marie-de-Ré n’est plus accessible au public depuis les travaux de rénovation.
lorsque le département est placé en vigilance orange canicule et visitées lorsque l’alerte passe au rouge.
Projet de préemption pour de l’habitat à l’année
Franck Mussillier fait savoir que les personnes inscrites sur la liste des personnes vulnérables sont, a minima, appelées
La mairie pense à préempter une maison d’habitation de 90 m2, d’une valeur de 160 K€, dans le secteur de l’église pour en faire du logement locatif à l’année. Pour l’instant, aucune démarche formelle n’est engagée. « La minorité sera invitée à visiter le local en même temps que nous », s’engage le maire.
À La Couarde, petit déjeuner pour acteurs de la sécurité
Lundi 9 juillet de bon matin, Peggy Luton-Borie et le Conseiller délégué aux affaires Mer et Littoral Thierry Delavaud, avaient donné rendez-vous aux différents acteurs impliqués dans la vie estivale de la plage du Peu Ragot et de ses abords. Objectif : faire connaissance pour plus de fluidité.
Environnement et sécurité… si le moment est convivial, les sujets sont sérieux.
Il s’agit de faire connaissance pour faciliter le lien entre vous et les services de la commune », a souligné l’élue couardaise, également entourée de ses deux adjoints, Denis Giraudeau et Carine Mokofio.
Tous mobilisés
Se retrouvent ainsi réunis les sauveteurs et le chef de poste ayant pris depuis peu leurs quartiers à l’entrée de la plage, le Commandant du SDIS 17 et du poste de secours Laurent Mignot et son adjoint Chef de secteur, la SNSM, représentée par Denis Chatin et Jean-Luc Dupeux, les sapeurs-pompiers volontaires, également Agents de surveillance de la voie publique, la police municipale et les services techniques couardais, auxquels se
sont joints des membres de l’Association des usagers, pêcheurs et plaisanciers des plages sud de La Couarde, Chrystelle Gacon, responsable de l’office du tourisme et des acteurs économiques, Hervé Bouyer et Antoine Albeau pour la plage, Carole et Grégory Marques pour le restaurant Le Floana et enfin Frédéric Bard pour le camping municipal.
La qualité des eaux, une priorité C’est d’elle dont dépend la pérennité du Pavillon Bleu, « un label important car très lisible pour le public », affirme Thierry Delavaud, insistant sur l’approche environnementale dont la plage fait l’objet et sur une gestion active des eaux de baignade classées d’excellente qualité par l’Agence régionale de santé.
« Nous devons justifier de bons résultats », poursuit l’élu estimant qu’il n’y a « pas de grosses sources de pollution mais une grosse pression touristique », avant d’annoncer des ateliers de sensibilisation à venir, sur l’eau ou les déchets, par exemple.
Fermeté sur les dunes
Par arrêté municipal, Peggy Luton-Borie a choisi de durcir le ton en cas de manque de respect envers les consignes mentionnées sur un panneau d’information à l’entrée de la plage. « Inadmissible de voir des enfants faire du toboggan sur les dunes », nous avait-elle dit lors d’un entretien antérieur. Si la prévention reste de mise, l’heure est donc à la verbalisation, les sauveteurs étant invités à
Un été sous tension
contacter la police municipale en cas de souci, tout comme pour la présence de chiens, interdits en juillet et août. De manière générale, il s’agit d’assurer la protection d’un environnement fragile et de garantir la sécurité de tous. Outre la présence des sauveteurs, Denis Chatin assure du renfort éventuel de la SNSM « avec de petits moyens nautiques en cas d’incident au-delà de la bande des trois cents mètres », ainsi qu’Antoine Albeau, disposant également d’une embarcation pour l’école de voile. Sans tabac, sans chiens et accessible aux personnes en situation de handicap bénéficiant de la présence de tiralos, voilà la plage du Peu Ragot sous haute surveillance.
Pauline Leriche Rouard
Interrogé en aparté, le Commandant du SDIS 17 en charge des trente-trois postes de secours du département et responsables de deux-cents nageurs sauveteurs, confirme nos inquiétudes face aux canicules successives. Oui, effectivement les malaises graves sont plus fréquents. Quand on a passé des heures au soleil (ce qui n’est déjà pas conseillé), il ne faut pas se jeter à l’eau mais y rentrer progressivement, insiste Laurent Mignot. Cela semble une évidence et pourtant… Autre sujet qui n’a pas été évoqué, le risque feu sur l’Ile de Ré ? « Réel car il y a beaucoup de massifs mais aussi beaucoup de personnes dans les massifs », précise-t-il évoquant la présence humaine là où elle ne devrait pas, sur ces parcelles situées en pleine pinède par exemple. Avec ce niveau de sécheresse, la moindre étincelle suffirait à provoquer un incendie ravageur. Prudence et responsabilité individuelle sont donc plus que jamais à l’ordre du jour.
PUBLI-RÉDACTIONNEL
La Part des Anges : le goût des belles découvertes
Installée au cœur de La Couarde-sur-Mer, La Part des Anges est devenue en quelques années une adresse de référence pour les amateurs de vin en quête de découvertes et de belles bouteilles. Plus qu’une simple cave, l’établissement cultive une véritable passion pour les vignerons et les terroirs.
À la tête de la cave, Arthur sélectionne lui-même ses vins au fil de ses déplacements hivernaux à travers les vignobles français. Ce travail de sourcing lui permet de dénicher des vins singuliers, souvent confidentiels, que l’on ne retrouve pas dans les circuits traditionnels. Chaque bouteille est choisie avec exigence, au gré des rencontres avec les producteurs et des coups de cœur, afin de proposer
une sélection originale et authentique.
Grande nouveauté de cette saison : l’arrivée d’un chef vient enrichir l’expérience proposée aux visiteurs. Désormais, il est possible de déjeuner ou de dîner sur place autour d’une cuisine de terroir mettant à l’honneur les produits locaux. La carte, volontairement courte et évolutive, se renouvelle régulièrement au fil des saisons et des inspirations du chef. Les réservations sont vivement conseillées.
Les amateurs apprécieront également une formule particulièrement attractive : toutes les bouteilles de la cave peuvent être dégustées sur place au prix de la vente à emporter, auquel s’ajoute simplement un droit de bouchon de 10 €. Une belle manière de savourer un grand vin dans un cadre convivial, accompagné d’une cuisine généreuse.
Que l’on soit connaisseur, amateur éclairé ou simplement curieux, La Part des Anges est une invitation à la découverte, au partage et au plaisir des belles bouteilles.
LA PART DES ANGES
Caviste - Bar à vin et Restauration
Sur réservation à partir de 20h 42 Grande Rue, 17670 La Couarde-sur-Mer 06 30 41 68 87 lapartdes.anges
La minorité municipale du Bois-Plage réagit
Droit de réponse aux propos tenus par M. le maire Alain Moreau dans l’article du 2 juillet 2026 intitulé “Début de mandat au Bois-Plage”
Les quatre élus de la minorité municipale du Bois-Plage souhaitent exercer leur droit de réponse à la suite des propos tenus par M. le maire Alain Moreau dans l’article publié le 2 juillet 2026.
M. le maire affirme que l’organisation municipale aurait été « humainement très dégradée » à son arrivée. Nous contestons fermement cette formulation, qui procède d’une généralisation excessive et jette une suspicion globale sur le travail des agents municipaux comme sur le fonctionnement des services. Une telle appréciation ne saurait tenir lieu de constat objectif. Les évolutions actuelles des ressources humaines sur ce début de mandat devraient inciter la nouvelle municipalité à la précaution et l’introspection avant de lancer de telles affirmations.
M. le maire soutient également qu’il manquerait « 400 K€ pour boucler le budget ». Présenté ainsi, ce chiffre donne une vision partielle et alarmiste de la situation financière de la commune. Le Compte Financier Unique, validé par les services de l’État et voté par la nouvelle municipalité en avril 2026, montrait au contraire un excédent
global à reporter de plus de trois millions et quatre cents milles euros (cf. compterendu du Conseil municipal 28 avril 2026). Les habitants sont en droit d’attendre une information complète, chiffrée et contextualisée. On ne peut pas « souligner » des emprunts et associer le remboursement du capital avec les intérêts dus sans mettre en parallèle l’augmentation du capital foncier de la commune (source de projets) et le gain de services de santé pour la population (source de bien vivre). Une collectivité ne se résume pas à une formule frappante destinée à dramatiser un état des lieux.
L’affirmation selon laquelle il n’existerait « aucune marge de manœuvre » appelle la même réserve. Nous la contestons. Dans une commune, il existe toujours des choix, des priorités, des arbitrages et des responsabilités à assumer. Présenter la situation comme totalement verrouillée revient à neutraliser le débat et à faire passer des décisions politiques pour des contraintes inéluctables.
Lorsque M. le maire indique que plusieurs investissements devront attendre 2027, il s’agit d’un choix politique qu’il assume, pas
La minorité lance une page Facebook
d’une impossibilité objective. Les habitants doivent être clairement informés de cette réalité : les reports annoncés résultent de décisions de gestion, et non d’une fatalité imposée de l’extérieur.
Les élus de la minorité municipale refusent que le débat public soit enfermé dans une présentation à sens unique. Le Bois-Plage mérite une parole publique rigoureuse, loyale et mesurée, qui respecte les agents, les habitants et la vérité des faits. Le débat démocratique ne se nourrit pas d’approximations ni de dramatisation, mais de faits précis et de choix assumés.
Les quatre élus de la minorité municipale du Bois-Plage
Bientôt la page Facebook de la minorité : « L’œil du Loup Le Bois Plage en Ré », car les engagements pris pendant la campagne ne s’arrêtent pas aux élec tions pour revenir dans six ans. Expliquer des décisions et donner des éclairages sur nos avis ou prises de position lors des assemblées communales, avec empathie, bienveillance et clairvoyance, sont les objectifs de ce trait d’union médiatique. Sans jamais basculer dans la critique systématique et stérile. Simplement aider à décrypter la vie politique du vi llage et donner du sens à un groupe minoritaire dans un conseil municipal.
Pourquoi « L’œil du loup ».
Ce n’est pas un hasard, c’est un retour aux sources ! A la Révo lution, les habitants du Bois étaient officiellement appelés « les Loups ». En choisissant ce nom, notre groupe de minorité municipale s’engage à garder ses racines et à défendre l’i dentité de notre village.
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Ré à la Hune est une publication gratuite éditée par Rhéa Marketing : 183 rue des Gros Peux17940 Rivedoux-Plage / Tél. 05 46 00 09 19 / Mail : realahune@rheamarketing.fr Ce journal vous est offert par les Annonceurs, nous les en remercions vivement. Il est mis à votre disposition par tous les commerçants et lieux qui le souhaitent, merci à eux.
Directrice de la Publication : Nathalie Vauchez / Maquette : RC2C / Mise en page : Valérie Le Louer
Toute l’actualité de l’île de Ré sur www.realahune.fr
Votre journal est imprimé sur du papier écologique sans chlore et issu de forêts gérées durablement, avec des encres végétales, les déchets sont recyclés. Le logo Imprim’Vert et la certification PEFC de notre imprimeur le garantissent. Écolo, le journal s’engage pour un avenir positif et durable sur notre île !
l’actualité de l’île de Ré sur
La page Facebook L’Oeil du loup le Bois Plage en Ré sera mise en ligne le 18 juillet 2026.
Gérard Juin, Sandrine Perchais, Gérald Durand et Marielle Bourget composent la minorité siégeant au Conseil municipal du Bois-Plage en Ré.
Rentrée littéraire avec le Salon du Livre de l’Ile de Ré
Grand rendez-vous annuel des premiers week-ends d’août, le Salon du Livre de l’Ile de Ré élargit le champ des possibles en déplaçant ses dates aux 28, 2 9 et 3 0 août.
Pourquoi ? Pour offrir aux Rétais un double avantage : plus d’auteurs (et pour cause, nombre d’entre eux sont en vacances début août et on les comprend), et un parfum d’avant-première de la rentrée littéraire, initiative prometteuse annonçant nombre de découvertes de livres à peine publiés. Ils et elles s’appellent François-Henri Désérable, Olivier Grondeau, Lilia Hassaine, Rachida Brakni, Noam Selcer, Aurélien Bellanger, Romain Lemire, Sarah Biasini, Michaël Dichter, et Natacha SaintCricq, ils et elles ont écrit un premier ou plusieurs romans, font déjà et feront l’actualité littéraire de la rentrée 2026, et seront au rendez-vous donné par le Salon du Livre.
Belles plumes des jeunes auteurs Il a le don de faire de ses voyages des œuvres littéraires : Après L’Usure d’un Monde en Iran et Chagrin d’un chant inachevé sur les traces de Che Guevara, François-Henri Désérable nous revient avec Le Palais, à la mouture un peu différente, un roman d’aventure sur le vin, menant le lecteur de Delhi à la Bourgogne en passant par les Marquises et Manhattan. Témoignage mais aussi œuvre littéraire pour Joseph dans la nuit d’Olivier Grondeau, détenu dans les geôles iraniennes d’octobre 2022 à mars 2025, qui nous offre un récit lumineux sur la peur, la liberté, l’identité et la puissance de l’imaginaire, récit déjà sélectionné pour le Prix Stanislas et le Prix Envoyé par la Poste.
Auteurs aux talents multiples
Journaliste aux côtés de Yann Barthès dans l’émission Quotidien, Lilia Hassaine est aussi autrice, remarquée dès son premier roman L’œil du paon, le second, Soleil amer, ayant été nommé dans la première liste du Goncourt 2021. Après Panorama en 2023, roman (à peine) d’anticipation salué par la critique, voici Je,
dont l’héroïne Antoinette est inspirée de la première épouse de M. Rochester dans Jane Eyre, grand classique de Charlotte Bronté.
Également actrice et metteuse en scène, Rachida Brakni nous livre avec La part absente, un roman sur l’identité et l’histoire d’une femme allant jusqu’à ôter une lettre de son prénom pour se fondre dans la masse.
Professeur de mathématiques avant d’être auteur de théâtre, Noam Selcer signe son second roman Midgar, ville fictive d’un jeu vidéo au centre de l’univers enfantin de Sura, Zélik et Gaston, grandissant sous le ciel parisien, l’histoire d’une fratrie et
de trois destins.
Chroniqueur et déjà auteur de sept ouvrages, Aurélien Bellanger nous donne rendez-vous au chevet de Notre-Dame au lendemain du 15 avril 2019, découverte survivante hormis les interventions par ailleurs contestées de Viollet-le-Duc. Et voilà L’architecte de Notre-Dame nous replongeant dans notre histoire.
Déjà sortis et salués
Publié et déjà important, Clément de Romain Lemire a été récompensé par le Goncourt 2026 du premier roman. Dans un récit poignant aux allures de journal intime, l’auteur raconte sous un nom
d’emprunt son enfance bouleversé par l’inceste.
Après avoir découvert le Salon du livre boitais en 2021 avec son premier roman La beauté du ciel, Sarah Biasini nous revient avec le second. Jouer l’amant, dans la sélection de printemps du Prix Renaudot, est une histoire superbement emboîtée car Sarah joue Sarah, la première étant comédienne, la seconde l’héroïne de la pièce de théâtre d’Harold Pinter L’Amant, le tout mettant face à face réalité et fiction, offrant au passage une réflexion sur les relations amoureuses et le métier de comédienne.
Scénariste et réalisateur, Michaël Dichter a signé un premier roman récompensé par le Prix RTL Lire. Dans On l’appelait Bennie Diamond, il dessine le portrait d’un héros attachant, l’histoire d’une famille sur plusieurs générations et une immersion dans l’univers des diamantaires d’Anvers dans les années 80, le tout au rythme d’une écriture énergique.
Clôturons ce beau palmarès avec Nathalie Saint-Cricq, Directrice des rédactions nationales de France Télévisions après avoir orchestré le service politique de France 2. Inspiré d’un fait divers, La petite mère est l’histoire d’un meurtre d’enfant commis par une jeune mère de vingt-deux ans et de son avocat, convaincu de son innocence. Mais qu’en est-il vraiment ? Un roman noir questionnant la vérité judiciaire mais aussi la misère sociale et la manipulation.
Exemples d’un salon à la pointe de l’actualité littéraire, ces auteurs seront bien sûr parties prenantes des tables rondes très appréciées du public chaque année. Surtout, ils ne seront pas les seuls, bien d’autres talents et d’autres plumes étant prévues au programme de cette belle fête du livre, dédiée aux joies de la lecture et des rencontres. Alors à très vite dans nos pages…
Pauline Leriche Rouard
Parmi d’autres, ces six auteurs et autrices feront la rentrée littéraire 2026.
Christophe Penot : cent jours de proximité
Travaux d’urgence, vote du budget, réorganisation des services de la mairie… Christophe Penot s’est plongé dans de nombreux dossiers lors de ses trois premiers mois de mandat. Une diversité d’actions teintées de proximité qui donne du sens à son implication.
Humilité et simplicité. Voici les deux traits de caractère qui sautent aux yeux lorsque Christophe Penot nous accueille dans son bureau. L’un des plus jeunes maires de l’île de Ré (52 ans) ne joue pas la carte de la proximité, elle fait partie intégrante de sa personnalité. « Quand dans la rue on m’appelle « Mr le maire », je suis toujours encore un peu surpris ! », s’amuse-t-il. « Je ne sursaute pas … mais pas loin ! » Lui qui fête cette année ses trente ans dans le village semble avoir trouvé sa place dans le siège de premier édile de la commune. « J’aime beaucoup la proximité avec les habitants, le relationnel. Je n’aurais pas été candidat à la mairie d’une grande ville où il y a beaucoup de distance entre les administrés et les élus. J’aime ce petit village où on me parle directement. » Comment a-t-il vécu ses cent premiers jours de mandat ? « Ça été est très excitant », répond-il d’emblée. « On a rapidement pris nos marques avec l’équipe, et on a vite été plongé dans le cœur des activités. Dans un petit village comme celui-ci, il y a beaucoup d’humain mais aussi plein de choses à faire au quotidien. C’est d’une grande diversité. On passe de la voirie à des accidents de la route, du suivi des dossiers d’urbanisme à la gestion des canicules, notamment en appelant toutes les personnes isolées. » Christophe Penot s’épanouit dans la polyvalence. « C’est ça qui rend l’activité passionnante », dit-il.
Préparer la saison
Comme dans toutes les mairies, l’urgence a d’abord été de faire un point exact sur la situation budgétaire et de préparer
le budget 2026. « On s’est vite aperçus que notre capacité d’investissement avait baissé donc l’idée a été de faire une année sans trop d’investissements pour reconstituer un fonds de roulement plus conséquent. De toute façon, les années d’élection sont rarement des années de grosses dépenses. » Ce premier budget à peine voté, Christophe Penot et son équipe ont rapidement été jetés dans le bain et l’effervescence de la préparation de la saison touristique, avec beaucoup d’événements et de manifestations culturelles à préparer. « On aura notamment quatre marchés nocturnes et la nouvelle association La tribu récréative va doubler le nombre de manifestations au sein de la commune en proposant des événements complémentaires aux marchés nocturnes. »
Améliorer la qualité de vie
Parallèlement, les élus ont réalisé un certain nombre d’actions urgentes, « pas trop chronophages, qui pouvaient être mises en place rapidement avant la saison avec un budget maîtrisé et ayant pour but d’améliorer la qualité de vie à SaintClément. » Une multiplicité de petites choses pratiques que les administrés peuvent constater facilement : un fleurissement accru, avec de grandes jardinières en pierre installées aux entrées de la commune ; des petites réparations en attente, sur la voirie ou les gouttières ; la mise en place de panneaux signalétiques visant à un meilleur aménagement de la circulation ; ou encore l’augmentation de la durée de stationnement en zone bleue qui passe de trente minutes à une heure.
« Coté stationnement, on fait aussi des tests sur la place de l’église. L’idée, à terme, c’est qu’elle retrouve un rôle de place de village, et non un parking qui se transforme occasionnellement en marché. On vient de tester une dizaine de jours sans stationnement. Puis on va rouvrir une partie du parking en pleine saison. À l’automne, on mettra en place un groupe de travail ouvert à la population qui réfléchira au fonctionnement global du centre village. »
L’équipe municipale s’est également attelée à une chasse au gaspillage en partant à la recherche de fournisseurs moins chers. « On négocie les prix pour faire des économies sur tous les petits achats, que ce soit pour le matériel de bureau, la quincaillerie, les panneaux, les fleurs. Ce sont des petites sommes qui, mises bout à bout, représentent au final de belles économies. »
Logements
Une harmonisation des loyers des logements communaux a été effectuée très rapidement pour une équité entre les locataires, ainsi qu’un diagnostic du parc immobilier de la commune pour inscrire au budget 2027 les travaux d’entretien. A également été lancée l’acquisition du terrain de la Madeleine pour la construction des logements sociaux. « Il y avait eu une promesse orale à Lina Besnier », rappelle Christophe Penot, « là on concrétise chez le notaire, et le prix est conforme à ce qui avait été évoqué, soit 200 000€. »
Réorganisation des services
Ces cent premiers jours ont également été consacrés à une réorganisation importante des services. Des réunions, service par service (police municipale, administratif, technique), ont rapidement été organisées avec pour objectif « la mise en place d’un nouveau système dans le suivi des dossiers et des tâches de chacun, pour un fonctionnement plus fluide et une amélioration
de la communication entre les agents et les élus.” Son projet, à l’automne, est de lancer un audit afin de trouver des voies d’amélioration des conditions de travail des élus comme des agents municipaux, et d’améliorer l’efficacité des équipes. « Les deux sont liés », explique-t-il. « Ce sera forcément un plus pour les administrés. L’idée est de profiter du nouveau mandat et de certains départs à la retraite pour redéfinir les fiches de postes et repartir sur de bonnes bases. »
Méthode de gouvernance Être à l’écoute de tous était l’un des arguments de campagne de la liste Votre voix, notre cap ! La mise en place de l’application Illiwap avait été promise. Chose due, chose faite ! Lancée fin juin, elle permet aux administrés d’accéder à l’agenda des manifestations, mais aussi d’échanger avec l’équipe municipale via une boîte à idées. « Les gens peuvent aussi faire des signalements, et la mairie pourra aussi lancer des sondages pour consulter la population. »
« Dès l’automne, nous allons relancer les réunions publiques comme pendant la campagne. Nous en ferons une par an, tout comme des réunions de quartiers dans chacun des cinq hameaux de la commune pour faire le bilan, parler des projets et favoriser des temps d’échange, même si à Saint-Clément on a la chance d’avoir toujours un public assez nombreux au conseil municipal. »
Le gros des projets adviendra donc à la rentrée. « On a rapidement été accaparé par la saison et on réserve les projets de long terme pour la rentrée », conclue-t-il. « J’ai hâte. Même si j’aime bien gérer le quotidien et les urgences ! Mais c’est vrai que mener des projets sur la longueur du mandat pour un bouleversement en profondeur de la commune aura encore plus de sens. »
Aurélie Bérard
Les manifestations à venir à Saint-Clément
22 juillet : Brocante du Comité des Fêtes Villageoises au Godinand rue du Phare de 9h à 18h.
23 juillet : marché nocturne et karaoké live de 18h à 23h.
26 juillet : pièces de théâtre par la Mer écrite, dans le petit Clos de la Mairie. À 19h “Mais n’te promène donc pas toute nue” de Georges Feydeau - À 20h30, “On purge bébé” de Georges Feydeau - Participation libre.
6 août : marché nocturne et karaoké live de 18h à 23h.
Une urgence de santé cet été sur l’île de Ré ?
Le service des urgences estivales à l’hôpital de Saint-Martin de Ré, qui était organisé les précédentes années, n’étant plus assuré en ces mois de juillet & août 2026, la CPTS de l’île de Ré ”Ile de
Ré Santé“ informe habitants et vacanciers des possibilités proposées par les professionnels de santé en cas d’urgence sur l’île cet été.
Informations à garder précieusement... les urgences de La Rochelle sont loin, surtout en été avec les embouteillages routiers.
Evidemment, en cas d’urgence vitale, il faut composer immédiatement le 15.
Vacanciers et patients de passage, les cabinets de médecine générale de l’île réservent pour vous des créneaux. Il est impératif de passer par une consultation médicale pour faire une radiographie, le centre de radiologie de Saint-Martin ne réalisera pas d’examen sans ordonnance.
Le WE une permanence de médecine générale est assurée par les médecins de l’île aux urgences de Saint-Martin de Ré. Horaires et modalités d’accès en appelant le 15, qui vous orientera.
Le soir, en juillet & août, de 21h à 23h, un médecin généraliste assure une garde
dans son cabinet sur l’île. Pour connaître le cabinet de garde et être orienté, appelez le 15.
Votre pharmacien peut également vous aider, il existe au moins une pharmacie dans huit communes (deux pharmacies à Saint-Martin) sur les dix de l’île NV
Retrouvez tous les professionnels de santé de l’île de Ré sur : www.ilederesante.fr
Christophe Penot, entouré des agents administratifs et de la police municipale, entend veiller au bien-être de tous.
Welcome summer, une boutique éphémère et estivale
Saint-Clément se voit doté jusqu’à fin août d’un nouveau commerce, une boutique de créateurs située rue du Clocher, derrière l’église villageoise.
C’est le projet d’une créatrice parisienne, Patricia Calant. Sa marque, Pauz, est la vedette de cette jolie boutique et propose des robes, des polos, des shorts, des jupes… autant de
vêtements tous finement conçus en tissu éponge. « C’est un tissu que j’aime beaucoup esthétiquement mais aussi parce que c’est hyper agréable à porter, très doux et facile à entretenir. Bref c’est confortable,
Apratique et possède un certain style ! » Installée à Paris, Patricia Calant cherchait un lieu où s’installer pour l’été, ses vêtements étant particulièrement adaptés au bord de mer. Son affection pour l’île de Ré l’a amenée jusqu’à cette petite boutique en recherche d’un locataire. Aux côtés de ses propres créations, des carafes, des bijoux, des maillots de bain ou encore des sacs. En tout, une douzaine de créateurs ont été contactés par Patricia Calant. « J’ai proposé à d’autres marques de m’accompagner pour ne pas proposer qu’un seul type de produit. Ce sont des créateurs français et les fabrications sont uniquement européennes. Toutes ces pièces sont éditées en petites séries, et nous avons même des pièces uniques, comme ces bijoux de la marque Palmyre Paris. »
PUBLI-RÉDACTIONNEL
LE JARDIN DU CHABOT
nciennement « Le chat botté », puis « La villa », cette institution rétaise bientôt centenaire rayonne à nouveau sous l’enseigne « Le jardin du Chabot ».
Aux commandes d’une cuisine gastronomique depuis le mois d’avril dernier, le nouveau chef Thierry Brenuchot vous propose une carte courte pensée autour de
Parmi les autres marques présentes, citons Fanatura qui reverse une partie des bénéfices de la vente de ses T-shirts à des associations de protection environnementale ; Nuance de Flow avec ses vêtements uniques en teintures naturelles ; Quatre Merveilles et ses carafes en verre ; Pour tout motif et ses foulards en soie ; ou encore Christine Mercadier et ses sacs en toile.
Aurélie Bérard
Welcome summer
11 rue du Clocher à Saint-Clément
Ouvert tous les matins et les après-midis de façon variable en fonction de la fréquentation. Welcomesummer.boutique
produits frais, locaux et de saison. Un lieu agréable et élégant conçu pour vivre un instant gourmand au rythme de l’île.
Restaurant Le Jardin du Chabot BAR À COCKTAILS
20 rue de la Mairie 17590 Saint-Clément-des-Baleines 05 46 09 56 04
Ouvert midi et soir du mardi au samedi, et le dimanche midi.
Le raffinement et l’élégance définissent la boutique de Patricia Calant.
Se baigner... Sécur’ sur l’île de Ré
Courants, baïnes, vagues, hydrocution représentent des risques certains, la surveillance des enfants requière aussi une vigilance de tous les instants. C’est le message de prévention que sont venus délivrés au Poste de secours de Zanuck, à Saint-Clément, le préfet, le directeur départemental des sapeurspompiers et le délégué départemental de la SNSM, lundi 6 juillet dernier, en présence du maire.
Le nageur-sauveteur du SDIS apporte les premiers soins à ce baigneur ramené sur la plage, sous l’œil attentif du préfet, du directeur des sapeurs-pompiers, du délégué SNSM et du maire de Saint-Clément.
L’objectif du nouveau préfet, Michel Prosic, à l’initiative d’une série de points presse « Vivez un été Sécur’ en 17 », destinée à sensibiliser habitants et vacanciers aux grands enjeux de sécurité
ANNIVERSAIRE
de l’été, est de rappeler les bons comportements à adopter et de mettre en avant l’engagement quotidien des sauveteurs du SDIS 17 et de la SNSM 17 et île de Ré, mobilisés durant toute la saison estivale.
Ainsi les médias ont-ils pu assister, sur la plage de la Conche des Baleines, à une démonstration grandeur nature d’une opération de sauvetage en mer, dans la bande des 300 mètres, permettant de mieux comprendre l’organisation opérationnelle des postes de secours, la coordination des équipes et leur réactivité.
Comme l’égrènent chaque jour les chaînes de TV nationales, l’actualité caniculaire accroît les risques, notamment d’hydrocution et de malaise cardiaque, poussant chacun à rechercher les zones de baignade, y compris non surveillées. Si les baïnes ne concernent pas directement l’île de
Ré, le sud de la Charente-Maritime est à risque. Sur l’île, comme ailleurs, les risques d’hydrocution sont particulièrement élevés en période de fortes chaleurs, tout comme la surestimation de ses capacités physiques, chez les jeunes... et moins jeunes.
Autre sujet estival, les enfants qui échappent à la vigilance des adultes, ce qui vaut une forte mobilisation des forces de sécurité et des longs moments de panique aux parents. Le Contrôleur général Didier Marcaillou, directeur départemental des sapeurs-pompiers de la Charente-Maritime explique qu’un enfant a tendance à marcher sur la plage le dos au soleil, ce qui permet d’orienter les recherches.
Deux plages sont surveillées par la SNSM, La Cible (Saint-Martin) et Le Petit Bec (Les Portes-en-Ré). Ces postes de secours sont à la charge financière des communes.
Sur l’île de Ré, sept plages sont surveillées par le SDIS 17 (sapeurs-pompiers), huit heures par jour (11h à 19h) du 4 juillet (30 juin à La Flotte) au 30 août (31 août à La Flotte) : ce sont les plages du Peu Ragot (La Couarde), de l’Arnérault (La Flotte), du Gros Jonc et des Gollandières (Le Bois-Plage), de Montamer (SainteMarie), de Sablanceaux (Rivedoux-Plage) et de Zanuck (Saint-Clément des Baleines).
Ile de Ré Galop dix ans plus tard
Le préfet, Michel Prosic, a félicité le maire de Saint-Clément des Baleines, Christophe Penot, pour son poste de secours, extrêmement bien intégré dans la dune, « le plus beau que j’ai pu voir en France ». Le maire expliquait qu’il avait été conçu avec l’ONF.
Les grandes marées représentent également un risque important, nombre de touristes (notamment) se faisant piéger par la remontée rapide de la mer.
Nathalie
Vauchez
Dimanche 5 juillet, le rassemblement annuel de l’écurie de territoire était aussi l’occasion de fêter son anniversaire.
Si le rendez-vous donné chaque année par Véronique Vigouroux et Capucine Nicot à la famille Ile de Ré Galop se déroule toujours dans la joie du partage, il avait cette année la saveur particulière des dates importantes. Car en 2026, l’écurie de territoire entre dans la dizaine.
Dix ans de passion
Dix ans d’un rêve qui paraissait un peu fou, celui de développer un modèle différent et inédit dans le monde des courses : créer et faire vivre sur l’Ile de Ré une écurie de course, dont les chevaux devenus ambassadeurs respectés allaient porter sur les hippodromes les couleurs du territoire. Un rêve porté par les deux fondatrices avec de solides valeurs et une incontestable détermination. Dix ans plus tard, les résultats sont là : Ile de Ré Galop est bien une écurie de course mais aussi une association, la casaque rétaise rayonne sur les hippodromes, la famille Ile de Ré Galop s’agrandit chaque année, des liens ont été créés avec écoles et maison de retraite d’Ars et les chevaux ont leur caisse de retraite. « On a ouvert une voie il y a dix ans. On a créé une économie qui permet de respecter les chevaux », se réjouit Véronique Vigouroux, rappelant que l’écurie vit grâce à tous ses membres et partenaires. Une réussite collective mettant le cheval au centre d’un cercle vertueux : économie, lien social et respect
de l’animal. « Le cheval est présent depuis toujours aux côtés de l’homme. Il porte en lui l’équilibre et il a encore des choses à nous dire », affirme Véronique.
Un beau cadeau d’anniversaire
Au centre de ce rêve, une conviction : le cheval rassemble. Alors si Ile de Ré Galop l’a fait ici, pourquoi ne pas le voir éclore ailleurs ? Cela fait maintenant des années que Véronique Vigouroux et Patrick Remvoizé, membre et soutien historique de l’écurie, travaillent à semer des graines sur tous les hippodromes et il n’est pas facile de faire bouger les lignes dans l’univers si particulier des courses. Mais preuve qu’il ne faut jamais lâcher, une seconde écurie de territoire a vu le jour en juin dernier et Ile de Ré Galop ne pouvait espérer plus beau cadeau d’anniversaire. Alors ce dimanche 5 juillet est une belle occasion de l’accueillir. Aux côtés de Véronique, brandissant fièrement le maillot aux couleurs de l’Ile de Ré, apparaît donc une autre casaque, présentée par Cathy Bamvens, présidente de l’écurie de territoire La Teste Bassin d’Arcachon Galop. « Nous n’avons aujourd’hui qu’un seul ambassadeur », nous confiera celle-ci un peu plus tard. Peu importe, il faut bien commencer et cette seconde écurie devrait être suivie d’autres initiatives, Véronique ayant annoncé des rendez-vous avec PauBéarn-Atlantique mais aussi Fontainebleau Galop et même Deauville (Pays d’Auge
Galop), deux terres historiques des courses.
Face à cette réussite exprimée avec joie et simplicité, les élus présents ne boudent pas leur plaisir. « A l’origine je ne suis pas fan des chevaux, je préfère… les ânes », avoue le maire de Saint-Clément Christophe Penot, se réjouissant d’avoir découvert un univers. Premier rassemblement pour le président de la CdC Jean Paul Héraudeau, soulignant d’emblée le don pour la communication et la force de caractère de Véronique Vigouroux, avant de saluer la réussite collective sur une île de Ré où « la solidarité s’exprime à tout moment ». « Le cheval, vecteur de
consensus, d’apaisement et créateur de lien social, une valeur que nous souhaitons porter à la CdC », affirme-t-il. Après la députée Sabine Gervais, se déclarant « fière de représenter le territoire », c’est à Olivier Falorni que revient la conclusion. « Il était important pour moi d’être présent », souligne le maire de La Rochelle, indéfectible soutien de l’écurie. « Ile de Ré Galop a une vision précurseuse, une éthique et une âme. J’y vois de beaux chevaux et de beaux humains » affirmet-il, exprimant « beaucoup de gratitude » envers Capucine et Véronique pour ce qui est fait sur le territoire.
Pauline Leriche Rouard
Ile de Ré Galop fait des émules : l’écurie La Teste-Bassin d’Arcachon Galop est née en juin.
L’intégration paysagère du poste de secours de Zanuck a été travaillée avec l’ONF.
Jazz au phare : « le jazz corps et âme »
Du 26 au 3 0 juillet, le festival Jazz au phare reprend du service. Jean-Michel Proust annonce, pour la 1 7 e édition, une programmation « très jazz et des artistes internationaux ».
Cette année, « nous recentrons la programmation sur le jazz, avec des artistes internationaux. Nous avons des têtes d’affiche du plus haut niveau », promet Jean-Michel Proust, programmateur de Jazz au phare, qui se tiendra du 26 au 30 juillet, à SaintClément-des-Baleines. Le festival se déroule « au pied du phare des Baleines, dans un lieu exceptionnel, carrément magique », un « écrin où on programme des bijoux ».
Des artistes féminines ouvrent et ferment le bal Changement notable cette année, la soirée d’ouverture aura lieu sur le site du festival, et non plus à La Java des Baleines. « A La Java, nous avions une jauge de trois cents personnes, alors qu’à la grande scène, nous avons la capacité d’accueillir deux mille personnes », justifie JeanMichel Proust. Judith Owen, artiste venue de la Nouvelle-Orléans, ouvrira le bal de cette 17e édition, qui sera clôturée par « une ladies night ». Jeudi 30 juillet, deux concerts - et non pas une première partie puis une deuxième -, seront donnés par « des femmes qui nous font rêver » : China Moses et Veronica Swift. La veille, le
SERVICES
Le programme
Dimanche 26 juillet : ouverture du festival sur la grande scène par Judith Owen, une artiste « rhythm & blues, très festive qui chante le répertoire des femmes qui ont eu le courage d’assumer et chanter leur désir à une époque où on leur demandait d’être effacées ».
Lundi 27 juillet : la première partie est assurée par Halcyon Quintet, cinq musiciens qui ont remporté le concours révélation jeunes talents Jazz ConneXion l’année dernière.
Puis Marcus Miller, producteur et bassiste, célèbrera le centenaire de la naissance de Miles Davis, « avec huit musiciens dont la plupart étaient présents autour du Prince des ténèbres : Mike Stern, Mino Cinelu, Bill Evans ».
Mardi 28 juillet : Gautier Garrigue, « l’un des meilleurs batteurs du jazz actuel, qui a remporté le prix Django Reinhardt de l’Académie du jazz » vient en première partie avec son orchestre. Ensuite, place à Avishai Cohen Trio, « contrebassiste israélien. Le trio commence lyrique,
festival programme sa traditionnelle soirée dédiée à la chanson française et annonce Jeanne Cherhal. Mauvaise Bouche assurera sa première partie. « C’est l’une de mes découvertes de la scène électro française », se réjouit le programmateur.
Jean-Michel Proust annonce aussi sur la grande scène Marcus Miller, le producteur d’Aretha Franklin et de Miles Davis, ou encore Avishai Cohen, « le nouveau leader de la génération jazz ».
Plus efficace qu’un site de rencontre
« Le jazz est une musique facile d’accès, une musique transgénérationnelle, qui réunit les générations, des petits-enfants aux grands-parents », argumente encore Jean-Michel Proust. Alors il annonce des
mélodique, puis fait danser les gens et les rend fous de plaisir ».
Mercredi 29 juillet : place à la chanson française avec Mauvaise Bouche en première partie puis Jeanne Cherhal, une « disciple de Véronique Sanson », qui enchaîne cette année « un Olympia, un Grand Rex et un Zénith ».
Jeudi 30 juillet : une « ladies night » en clôture de la 17 e édition. Deux concerts sont programmés : China Moses et son « rythme & blues anglais, très actuel, dansant et moderne », puis Veronica Swift, « un succès phénoménal qui vient des Etats-Unis, qui va du jazz d’Ella Fitzgerald au hard rock d’ACDC ».
La parade : elle revient en déambulation dans les marchés de l’île de Ré, pendant les cinq jours du festival. « C’est une invitation joyeuse au festival, une invitation à s’amuser, avec des musiciens locaux, aussi bien pour les enfants que pour les grands-parents. »
Les concerts démarrent tous les soirs à 20h30
artistes « festifs » et surtout « dansants ».
« Le jazz est né de l’esclavage, aux EtatsUnis. A leur arrivée, les esclaves étaient triés, ils se retrouvaient avec d’autres esclaves qui ne parlaient pas la même langue. Le rythme était leur seul moyen d’être ensemble, corps et âme, de communier dans la musique par la transe, le swing et ainsi trouver un moyen de s’élever spirituellement », rapporte celui qui est aussi président de l’Académie du jazz. Pour rester fidèle à l’origine de la musique, il mise sur un festival de jazz identifié comme « un lieu de vie, de partage et de générosité, où l’on se fait des nouveaux amis, où l’on va en famille ». Et de conclure, amusé : « Un festival de jazz est plus efficace qu’un site de rencontre ».
Julie Pertriaux
Le off à la recherche de nouveaux partenaires
La baisse de subventions de la Région Nouvelle-Aquitaine et d’un partenaire local, annoncée « tardivement » a contraint les organisateurs à annuler le off de Jazz au phare. « Le off représente un coût important, nous n’avons pas voulu mettre en péril l’équilibre du festival » , plaide Jean Chavinier, président de Jazz au phare. « Nous tenons à refaire le off l’année prochaine. Nous verrons comment faire et nous cherchons de nouveaux partenaires. »
Billetterie jazzauphare.com
Billetterie locale : Vous pouvez également acheter vos billets directement auprès du magasin Leclerc de Saint-Martin de Ré. À partir du vendredi 24 juillet à l’entrée du Phare des Baleines à Saint-Clément.
La Couarde s’offre un nouveau distributeur de billets
Un défi relevé en un temps record selon le prestataire Brinks.
L’invitation matinale à un café autour d’un distributeur automatique de billets pourrait paraître un brin farfelue mais elle ne l’est pas. Avec seulement deux de ces précieux automates, situés qui plus est aux deux extrémités de la commune, l’arrivée d’un troisième point de retrait au marché du Mail est un nouveau service bienvenu, de ces petits riens qui sans être d’importance majeure, facilitent grandement le quotidien.
« C’est mon premier mot en tant qu’élue », sourit Valérie Levesque, conseillère déléguée aux marchés, activités économiques et tourisme, ne cachant pas sa satisfaction de voir aboutir un projet qui, l’air de rien, représente un « gros dossier », en termes de délai et de logistique. Alors en ce matin
du vendredi 10 juillet, il s’agit surtout de remercier tous les acteurs impliqués, à commencer par le partenaire, la société Brinks ayant « compris les enjeux économiques d’un tel service », souligne la maire, Peggy Luton-Borie, présente aux côtés de sa conseillère municipale. Remerciements aussi (et surtout) aux équipes techniques, agents communaux et commerçants, ces derniers ayant vu plusieurs fois leurs sanitaires déplacés pour permettre l’aménagement du point de retrait à l’entrée nord du marché.
Leader important de la gestion des espèces, la société Brinks, dont on voit souvent les camions sécurisés récolter et recharger en billets les distributeurs des banques, propose également des
solutions d’installation. Dans ce cadre, La Couarde est propriétaire du distributeur, acquis pour 35 K€, frais de maintenance et de gestion étant l’objet d’un abonnement. « Plus il y a de retraits, moins ça coûte », souligne Valérie Levesque. Un service qui a un prix mais répond aux attentes des Couardais, des commerçants et sans aucun doute des estivants.
Pauline Leriche Rouard
Marcus Miller, bassiste et producteur de disques - à qui l’on doit le légendaire album
« Tutu » de Miles Davis -, sera sur la grande scène de Jazz au phare lundi 27 juillet.
Entouré de Valérie Levesque et Peggy Luton-Borie, l’un des acteurs du marché du Mail, le placier Franck Soubeyrand.
Au revoir Paul
Il était l’une des personnalités rétaises les plus engagées mais aussi l’une des plus attachantes. Paul Reb nous a quittés le mardi 3 0 juin, terrassé par la maladie à l’âge de 9 1 ans.
Un militant constructif
« Lorsque nous sommes arrivés sur l’Île de Ré, aucune des mairies n’était accessible aux personnes en situation de handicap. Aujourd’hui elles le sont toutes », souligne son épouse Dominique, compagne de tous les instants pendant leurs soixante-ans de mariage. Armé de la loi Handicap de 2005 prônant l’égalité des chances mais aussi d’une farouche détermination, Paul Reb, dont les jambes avaient été arrachées
SANTÉ & SOLIDARITÉ
dès l’enfance, avait fait de l’accessibilité son combat. Un combat pour lequel il ne lâchait rien. Parlant franc et clair, il n’hésitait pas à interpeller les élus ou à leur rappeler leurs promesses, toujours avec bienveillance et dans un esprit positif, maniant avec finesse un sens de l’humour qui n’appartenait qu’à lui.
Sur terre et sur mer
Profondément humaniste et sachant mieux que quiconque les difficultés à mener une vie normale en situation de handicap, Paul Reb se battait pour tous. Sur terre dont il voulait tous les lieux publics accessibles mais aussi sur mer, et il fut de 2008 à 2023 le Président lumineux de l’association
Un Bateau pour Ré, initiée par Tonia de Turckheim en 2005. Un étendard qui lui permit, ainsi qu’à d’autres personnes en situation de handicap, de vivre sa passion pour l’océan.
De son passé professionnel de dessinateur de presse, Paul Reb avait gardé le regard aiguisé et n’oubliait jamais son appareil photo. Un outil de travail pour celui qui allait inspecter les avancées de l’accessibilité sur tout le territoire et en remontait les dysfonctionnements, un outil de convivialité aussi, Paul se plaisant à immortaliser petits et grands moments de la vie rétaise dont il ne manquait aucun évènement. Apprécié de tous et respecté, Paul Reb a démontré qu’il suffit parfois d’une seule personne pour faire bouger les lignes.
Le dimanche 5 juillet, son épouse, ses filles et petits enfants avaient invité ceux qui le souhaitaient à les rejoindre avant le coucher du soleil plage du Petit Sergent au Bois-Plage, où Paul venait presque chaque jour contempler l’océan et les lumières de l’île. Après une minute de silence suivie d’applaudissements, son ami le Boitais Gérard Dupeux a prononcé quelques mots en hommage à sa mémoire, rassemblant l’assistance autour d’un moment simple de partage comme il les aimait tant.
Pauline Leriche Rouard
Donnez votre sang cet été sur l’île de Ré
Les campagnes de dons de sang sur l’Île de Ré visent à sensibiliser aussi les vacanciers. Leur implication est essentielle pour reconstituer les réserves en produits sanguins.
La canicule a fortement impacté les réserves en produits sanguins et décourage les donneurs. C’est 20 à 25% de dons en moins par jour au niveau national (2000 dons).
Sur l’île de Ré, en collectes mobiles et sur la maison du don de La Rochelle, l’EFS vous accueille tous les jours, tout au long de l’été. Deux collectes de sang sont organisées sur chacune des dix communes rétaises du 13 juillet au 17 août de 9h à 13h. Objectif : 1300 dons.
Des collectes de sang, tôt le matin pour faciliter la venue des donneurs
L’Établissement Français du Sang s’adapte aux conditions météorologiques pour
rendre plus accessible le don. L’ensemble des collectes de l’île de Ré sont planifiées en matinée et la maison du Don de La Rochelle, ouverte tous les jours, est climatisée.
Aucune donnée scientifique n’indique qu’il y a plus de probabilité de faire un malaise en donnant son sang lors de fortes chaleurs. Le nombre de malaise augmente essentiellement lors de déshydratation. Il est primordial que la mobilisation soit régulière pour maintenir les réserves de sang à un niveau stable, afin de répondre en permanence à l’ensemble des besoins des patients. Il peut s’agir de personnes souffrant de maladies génétiques, de cancers, victimes d’hémorragies de la délivrance ou encore lors d’interventions chirurgicales.
En France, 10 000 dons sont nécessaires chaque jour, 1000 en Nouvelle-Aquitaine Si en été les besoins restent constants, les collectes dans les entreprises et les campus sont suspendues. Privé de ces donneurs, l’EFS doit donc mobiliser à la fois les travailleurs et les vacanciers en s’installant notamment sur leurs lieux de villégiature. Les produits sanguins ont une durée de vie limitée : 7 jours seulement pour les plaquettes, 42 jours pour les globules rouges.
Le groupe 0 négatif est essentiel en cas d’urgence vitale immédiate ! Les donneurs de groupe O rhésus négatif dits « donneurs universels », ont des globules rouges qui peuvent être transfusés à tout patient quel que soit son groupe. Ils sont donc indispensables notamment en cas d’urgence
Les 20 collectes de l’été sur l’île de Ré, de 9h à 13h
Saint-Martin-de-Ré - salle Vauban : 13 juillet et 11 août
Saint-Clément-des-Baleines - salle du Godinand : 16 juillet et 5 août
Loix - salle des fêtes : 17 juillet et 4 août
Les Portes-en-Ré - salle des Marais de la prée : 21 juillet et 3 août
La Flotte - salle de la Base Nautique : 22 juillet et 12 août
Le Bois-Plage-en-Ré - salle polyvalente : 24 juillet et 17 août
Rivedoux-Plage - salle des fêtes : 27 juillet et 6 août
Sainte Marie-de-Ré - salle des Paradis : 29 juillet et 10 août
Ars-en-Ré - salle des fêtes : 30 juillet et 7 août
La Couarde-sur-Mer - Maison des associations : 31 juillet et 13 août
vitale immédiate lorsque le groupe du receveur n’est pas connu.
CP et NV
PRENDRE RDV :
- Un site : dondesang.efs.sante.fr - Une appli : Don de sang - Un numéro de téléphone : 05 46 28 92 92
Difficile d’anticiper ? Pas de problème : vous pouvez prendre rendez-vous même à la dernière minute.
L’ADSB : un soutien essentiel
L’Association des Donneurs de Sang Bénévoles de l’Île de Ré, présidée par Gérard Regreny, a su mobiliser autour d’elle de nombreuses personnes actives sur le terrain pour recruter des donneurs. Dans chaque commune rétaise, une équipe dédiée est présente pour la mise en place de la salle, la promotion du don à travers de l’affichage et passage du véhicule pour annoncer les collectes.
Dimanche 5 juillet 21h30, c’est avec émotion que nombre de ses amis se sont retrouvés à la plage du Petit Sergent, parée des ses plus belles lumières pour lui rendre hommage.
Synonyme de liberté, l’océan était l’une des passions de Paul Reb.
Marchés publics et patrimoine
Ce court conseil d’une demi-heure a permis l’acquisition de plusieurs parcelles et de donner rendezvous aux élus le 16 juillet prochain pour l’étude du marché public concernant les halles.
En ouverture de séance, le maire
Pierre Bœuf a tenu à faire un point sur les travaux de réhabilitation des halles du marché, l’appel public à la concurrence ayant été lancé le 6 mai dernier et la remise des offres étant arrivée à terme le 15 juin. La commission d’appel d’offres s’est réunie le 22 juin afin de valider les candidatures, et a autorisé le maître d’œuvre à engager les négociations nécessaires de gré à gré pour des lots considérés comme infructueux ou inacceptables. Le choix des entreprises a donc été reporté le temps des négociations, et un nouveau Conseil municipal le 16 juillet sera dédié à l’étude complète du marché, à la validation des choix des entreprises et donc du montant total de l’opération.
Sodexo prolongé
Un autre marché de commande publique a été présenté : celui de la cantine scolaire pour la rentrée prochaine. L’entreprise Sodexo, avec qui la commune travaille déjà depuis six ans, a été choisie face à Scolarest. Sa proposition a été jugée plus intéressante notamment en termes de qualité des menus et de tarification. Les nouveaux tarifs facturés aux parents s’élèveront, en fonction du quotient familial, de 3.10€ à 3.90€ pour
les maternelles et de 3.39€ à 4.19€ pour les enfants scolarisés en élémentaire. Les aides aux parents seront maintenues et représentent « environ 11 000€ par an pour 13 000 repas », a détaillé Pierre Bœuf.
L’ancienne maire et élue d’opposition Danièle Pétiniaud-Gros a questionné la majorité sur la position de la CdC quant à la restauration collective. « Il avait été décidé qu’il y aurait deux cuisines collectives sur l’île et que les collectivités devaient faire attention aux contrats passés avec les entreprises pour mutualiser tout cela », a-t-elle expliqué. « C’est pour cela que le contrat avec Sodexo est signé pour un an seulement, renouvelable deux fois », a expliqué le directeur général Dan Papot. « Je n’ai pas entendu parler de ce dossier à la CdC », a complété Pierre Bœuf, « mais on va s’en occuper, poser la question et vous aurez une réponse très rapidement. »
Domaine et patrimoine
La question du patrimoine a dominé le reste du Conseil municipal casseron. Dans le prolongement des achats réalisés ces dernières années entre Grignon et Motronne, l’acquisition d’une nouvelle parcelle de 162 m2 a été actée pour la somme de 118,26€. La régularisation
d’un transfert de patrimoine de l’Association française de remembrement à la commune a également été votée. Au total, ce sont un peu plus de cinq hectares que la commune va ainsi récupérer en direction du Martray, pour un coût de 4000€ HT correspondant aux frais d’acte notarié. L’acquisition de deux parcelles (AL 883 et AL 873) a provoqué quelques débats. Ces deux parcelles, qui appartiennent au même propriétaire, se situent au Martray, et l’une d’elle longe la piste cyclable. Pour le maire, Pierre Bœuf,
PUBLI-RÉDACTIONNEL
acquérir cette dernière parcelle « paraît important afin d’éviter tout contentieux possible ». L’élu d’opposition Dominique Grellier a alerté les élus sur les implications. « S’il se passe quelque chose, la commune est responsable », a-t-il dit. « La piste cyclable est dans un endroit déplorable à cet endroit. » Le Conseil a néanmoins permis au maire d’engager des négociations auprès du propriétaire, malgré le vote contre de Dominique Grellier.
Aurélie Bérard
Biscuiterie de Ré : le goût de l’artisanat
Depuis plus de vingt ans, la Biscuiterie de Ré régale les gourmands avec une large gamme de spécialités artisanales. Une vingtaine de produits maison, pur beurre et sans conservateur, y sont proposés : quatre variétés de sablés, dont le célèbre sablé rétais à la fleur de sel, galettes charentaises, cakes, congolais, madeleines, macarons pur amande et bien d’autres gourmandises. Vous y trouverez également une sélection de produits régionaux tels que vins, sel, caramels et confitures,
ainsi que la possibilité de composer votre propre panier garni. Tout l’été, venez découvrir le place des Tilleuls. Ouvert tous les matins, 7 jours sur 7 de 7 h à 13 h, en juillet et août, il vous propose des brioches artisanales déclinées en plusieurs saveurs (nature, chocolat, pralines, écorces d’orange…), des brioches apéritives Pesto et Fuego, ainsi que des viennoiseries, pains, cakes et autres gourmandises fraîchement préparées.
La boutique, située ZAC des Clémorinants à La Noue, Sainte-Marie-de-Ré, est ouverte toute l’année. Jusqu’au 30 septembre, elle vous accueille du lundi au vendredi de 9 h à 18 h 30 et le samedi de 9 h 30 à 12 h 30.
Sur place, profitez d’une dégustation, découvrez une vidéo de la fabrication artisanale, tentez votre chance au jeu de loterie et faites votre visite dans le confort d’un magasin climatisé.
Les travaux de rénovation des halles devraient commencer à l’automne.
PORTFOLIO
LUMIÈRES RÉTAISES
NATURE
ENTRE MARAIS ET FIER D’ARS, UNE BALADE AU GRAND AIR
VIVRE EN RÉ
L’INSOLITE RÉVEIL
D’UN OUVRAGE MILITAIRE
LES GENS D’ICI
PLACE AUX JEUNES VIGNERONS
PATRIMOINE
LA POINTE DES BALEINES, HAUT LIEU DU PATRIMOINE MARITIME RÉTAIS
TERROIR
SILENCE, ÇA BUTINE !
ART DE VIVRE COULEURS ET LUMIÈRE NATURELLES
Eau potable : La Charente-Maritime en «Alerte»
Depuis samedi 11 juillet 2026 à 12h, Michel Prosic, préfet de la Charente-Maritime, a placé l’ensemble du département en niveau «Alerte» pour les usages de l’eau alimentés par le réseau public d’eau potable. Objectif ? Préserver l’eau potable avant que la situation ne se dégrade.
Des mesures de restriction pour tous les usagers
Jusqu’à présent, les mesures de restriction concernaient principalement d’autres ressources en eau, notamment pour certains usages agricoles. Cette évolution implique l’ensemble de la population, mais aussi les collectivités, les entreprises et tous les usagers raccordés au réseau public. Elles ne concernent pas l’usage de l’eau de pluie récupérée et stockée et des eaux usées traitées lorsqu’elles respectent la réglementation. Entouré du président Eau 17, Christophe Sueur et du vice-président de l’Agglomération de La Rochelle en charge de l’Eau, Guillaume Krabal, le préfet a expliqué que la situation actuelle impose d’agir dès maintenant pour préserver durablement une ressource essentielle à la vie quotidienne. En effet, ce 11 juillet, la Charente-Maritime a déjà atteint le
niveau de consommation habituellement constaté à la mi-août, au plus fort du pic touristique.
Michel Prosic n’a pas été alarmiste, les réserves naturelles s’étant remplies suite aux précipitations soutenues de l’hiver dernier, mais elles se sont déjà, en quinze jours, « dramatiquement effondrées ».
« On n’est pas encore en seuil sécheresse mais en alerte. Et même s’il pleuvait, ce ne sont pas une ou deux journées de pluie qui changeraient la situation. »
+ 15 à 20 % de consommation en période de canicule
Le président d’Eau 17 a précisé que lors des canicules, la consommation d’eau potable augmente de 15 à 20 % et l’on constate des surconsommations dans certains secteurs, notamment la nuit.
L’objectif de ces restrictions est clair : réduire les consommations non indispensables aujourd’hui pour éviter d’avoir
RISQUES DE FEUX DE FORÊT
à prendre demain des mesures plus contraignantes si la situation venait à se dégrader.
Comme l’a rappelé le Directeur départemental du territoire et de la mer (DDTM), Xavier Aerts, la première économie d’eau est celle que l’on n’utilise pas, appelant ainsi à la citoyenneté et à la sobriété, afin d’éviter plus de restrictions. Cette décision d’anticipation et de prévention vise à protéger la ressource, à garantir dans la durée l’alimentation en eau potable de la population et à limiter les tensions sur les réseaux pendant la période estivale. Ces mesures s’appliquent jusqu’à nouvel ordre, en fonction de l’évolution de la situation hydrologique. Elles pourront être levées, prolongées ou renforcées par un nouvel arrêté préfectoral.
Les principales restrictions Arrosage
• Potagers : interdit de 13h à 20h.
• Pelouses, massifs fleuris, jardins d’agrément et espaces verts : interdit de 8h à 20h.
• Terrains de sport : interdit de 13h à 20h.
• Golfs : arrosage interdit de 8h à 20h avec une réduction de 30 % de la consommation hebdomadaire.
Lavage et nettoyage
• Lavage des véhicules chez les particuliers : interdit, sauf impératif sanitaire.
• Lavage par les professionnels : interdit sauf avec matériel haute pression ou système de recyclage de l’eau.
Quid de la REUT ?
Au-delà de ces alertes et anticipations conjoncturelles, indispensables, à quand un vrai plan de REUT (Réutilisation des eaux usées traitées) pour la France, pays très en retard en la matière par rapport à d’autres pays ? La rénovation des réseaux doit aussi se poursuivre, car même si la Charente-Maritime n’est pas trop mal située en la matière, d’après Christophe Sueur, la vétusté des réseaux à certains endroits entraîne des fuites d’eau importantes.
Rappelons que l’eau de l’île de Ré vient à 100 % du continent, parcourant jusqu’à 70 km de réseau pour être pompée, potabilisée puis acheminée sur l’île.
• Nettoyage des façades, toitures, trottoirs et voiries : interdit, sauf nécessité sanitaire, sécuritaire ou liée à des travaux.
Piscines, fontaines et douches de plage
• Remplissage des piscines familiales : interdit, sauf remise à niveau ou premier remplissage dans certains cas encadrés.
• Remplissage des piscines accueillant du public : interdit, sauf impératif sanitaire validé par l’ARS.
• Vidange des piscines : interdite.
• Fontaines d’ornement en circuit ouvert : interdites.
• Douches de plage : interdites.
Un arrêté du maire de La Flotte interdit le camping en espaces naturels, agricoles et boisés
Au regard des risques de feu de forêt le maire de La Flotte a pris un arrêté portant interdiction de camper dans les espaces naturels, agricoles et boisés. Publié sur notre page Facebook le 1 3 juillet au soir, il a donné lieu, sans surprise, à de très nombreux commentaires.
Je n’ai pas le pouvoir d’expulsion, on constate chaque année du camping sur parcelle privée, on verbalise ou on signale mais ensuite les campeurs restent », explique le maire de La Flotte
Très inquiet des risques d’incendie dans les massifs boisés de La Flotte (et de l’île de Ré d’ailleurs, c’est pourquoi il a alerté les autres maires sur sa démarche flottaise, afin de les sensibiliser et les inciter le cas échéant à faire de même), le maire de La Flotte, Jean Paul Héraudeau entend prévenir et se couvrir en cas d’incendie. « J’avertis, je mets une couche supplémentaire d’interdiction sur une pratique déjà interdite, à charge pour le préfet d’expulser puisque c’est de sa compétence », explique-t-il.
Un arrêté du 14 juillet 2026 au 30 septembre 2026 Voici des extraits de cet arrêté. « Les parcelles classées en zone N, Ar du Plan local d’urbanisme intercommunal, ainsi que les Espaces boisés classés constituent des secteurs particulièrement sensibles au regard des risques d’incendie et de la préservation des espaces naturels. Les épisodes de fortes chaleurs, la sécheresse et les conditions météorologiques estivales favorisent fortement le déclenchement et la propagation des feux de végétation. L’installation de campements de tentes, de caravanes, de camping-cars, de fourgons aménagés ou de tout autre dispositif destiné à l’habitation est susceptible d’accroître le risque de départ de feu (utilisation de réchauds, barbecues, groupes électrogènes, batteries, dispositifs de cuisson ou de chauffage). Ces
Les risques de feu de forêt sont réels : l’île de Ré comme toute la Charente-Maritime est en niveau de vigilance « sévère ».
occupations sont susceptibles d’entraver les opérations de secours... »
« Du 14 juillet eu 30 septembre 2026 inclus, sont interdits le stationnement et l’installation, même temporaires, à des fins d’habitation, de tout véhicule aménagé, camping-car, caravane, résidence
mobile de loisirs, tente ou tout autre dispositif permettant le séjour, couchage ou habitation sur l’ensemble des parcelles privées classées en zone N (naturelle), Ar (agricole remarquable) du PLUi ainsi que dans les Espaces boisés classés... »
« Les infractions constatées pourront donner lieu à l’établissement de PV et la mise en œuvre des procédures administratives et judiciaires...»
Informations recueillies par Nathalie Vauchez
Nathalie Vauchez
Le Préfet en appelle à la responsabilité de tous, pour éviter d’avoir à prendre des mesures plus restrictives en matière de consommation d’eau potable.
ASSOCIATION DE DÉFENSE DES ÉCLUSES À POISSONS DE L’ÎLE DE RÉ
Les 3 0 ans de l’Adépir célébrés aux Portes
Dominique Chevillon, président de l’association de défense des pêcheries millénaires en pierres, était entouré du nouveau préfet, Michel Prosic, pour qui il s’agissait de la première venue officielle à l’île de Ré, du président de la CdC et de plusieurs maires. Les chefs d’écluses étaient bien sûr présents, ainsi que les codétenteurs des écluses.
Accueilli par le maire des Portes, Alain Pochon, le président de l’Adépir a a retracé l’histoire des écluses, avant de rappeler que de 140 écluses au XIXè siècle, il n’en reste plus qu’une quinzaine sur l’île de Ré. Oléron en compte dix-sept, la Tranche-surMer une seule, les trois dernières écluses de Noirmoutier ayant sombré durant l’hiver 2023/2024. Il en existe six au sud de Granville dans la Manche. Soit trente-neuf pêcheries en France.
Un patrimoine ancien et vivant « Il s’agit d’un patrimoine ancien et vivant, qui résiste, pour faire perdurer les mêmes gestes d’hommes et de femmes, les mêmes techniques, le même vocabulaire également. Nous devons aussi cette résistance à nos élus qui, avec ou sans écluses dans leur commune, dans les décisions communautaires ont toujours su nous aider, notamment lors des tempêtes très dures de 1999/2000, 2013/2014 et 2023/2024. Nous le devons aussi au préfet de Charente-Maritime et aux services de l’Etat. Dans l’histoire, les populations côtières ont souvent lutté
pour conserver les modes de capture des poissons dans leurs pêcheries, contre les Seigneurs féodaux, contre la Royauté puis contre la République, l’Etat qui voulait les détruire car obstacles à la navigation et concurrence aux pêcheurs professionnels. Aujourd’hui, nous avons l’Etat à nos côtés. Nos concessions sont acceptées sur le Domaine public maritime, où des usages nombreux sont réglementés, gérés par l’Etat : l’ostréiculture, la mytiliculture, les
usages plaisanciers, les mouillages et nos pêcheries en pierres. »
« En 2023/2024 ont été menés des travaux ayant trouvé leur aboutissement le 14 janvier 2025 dans un arrêté préfectoral qui accorde aux écluses à poissons une concession trentenaire (au lieu de cinq ans renouvelables) et la gratuité de nos usages, car nous entretenons le patrimoine maritime, tout en ayant le droit de pêche. Cette visibilité à trente ans ancre un peu plus nos activités dans le temps long. La reconnaissance patrimoniale de nos écluses est aussi une très bonne chose. »
Vers une reconnaissance au titre des Monuments historiques ?
L’Historien rétais Jacques Boucard, auteur de la bible en matière d’écluses à poissons, a présenté à quoi elles servaient à travers les siècles, puis Laurent Bordereaux,professeur d’université de La Rochelle en droit du littoral, a évoqué les écluses d’Oléron (il est co-auteur d’un ouvrage sur celles-ci) et notamment l’écluse des Sables Vignier à Saint-Georges d’Oléron, qui a obtenu une reconnaissance au titre des Monuments historiques. « Une perspective pour demain pour nos écluses rétaises, à réaliser avec les communes, la CdC et les services de l’Etat ? » a interrogé - sous forme d’appel du pied - le président de l’Adépir.
Le président de la CdC, Jean Paul Héraudeau, a rappelé la force de l’insularité et fait part de son souhait d’aller plus
loin dans la reconnaissance des écluses à poissons, patrimoine unique en France, un statut patrimonial spécifique, voire un classement pour garantir leur préservation durablement. Il a salué Françoise Héraudeau, fille de Lucien Joubert, l’un des trois fondateurs de l’Adépir, ainsi que le Général Fruchard, qui fait beaucoup pour les écluses.
Le préfet, Michel Prosic, a félicité les bénévoles de l’Adépir et rappelé qu’ « il n’y a pas de petit patrimoine mais que du patrimoine. Aujourd’hui ce qui fait patrimoine, c’est ce que nos anciens ont pensé et réalisé avec leurs mains, les pêcheries de l’île. Le patrimoine est ce dont nos anciens avaient besoin pour vivre... Peut-être l’île de Ré va se tourner vers la reconnaissance de Monument historique, composé d’un bâti et d’une mémoire... Ces pêcheries permettent de faire vivre la mémoire des anciens, de transmettre leur savoir-faire, d’autant plus important sur une île à la fragilité extrême, car leur permettant de vivre. Dans le contexte de la CharenteMaritime, département fragile, qui connaît le retrait de côte le plus important de France, ces écluses peuvent permettre de préserver nos côtes. Sur une île, obligée de faire face aux éléments et à des évènements peu prévisibles, qui peuvent tout détruire, la fraternité est ce qui relie les habitants et permet de reconstruire ensemble ce que les éléments extérieurs ont détruit », a en substance dit un préfet très à l’écoute des participants.
Propos recueillis par Nathalie Vauchez
CONFÉRENCE-DÉBAT
Survivre à la chaleur, une conférence d’actualité
L’association Ré Avenir propose le 2 7 juillet une conférence débat avec le Professeur François Lévêque, co-auteur du livre « Survivre à la chaleur ».
François Lévêque est Universitaire et Professeur à Mines Paris-PSL, où il enseigne l’économie industrielle et l’économie de l’énergie, ses recherches portant plus particulièrement sur la propriété intellectuelle, la concurrence et la transition énergétique. Après un premier livre récompensé en 2021 par le Prix de l’Économie des Lycéens, « Survivre à la chaleur », a été publié en 2025 et co-écrit avec l’un de ses collègues Mathieu Glachant.
Des climatiseurs aux pratiques agricoles, des feux décimant les forêts à l’économie du ski sans neige, les deux scientifiques lèvent un à un les voiles sur la réalité.
« Le changement climatique est déjà là, ses dommages aussi », souligne François Lévêque, raisonnant en termes d’efficacité et de coût, et plaçant l’intervention des pouvoirs publics là où elle doit être.
Atténuation, adaptation, quelle différence ?
Si ces deux mots ont chacun leur signification, ils poursuivent le même objectif : limiter les pertes, le premier s’intéressant
aux causes et le second aux effets. L’atténuation s’inscrit sur le long terme dans une perspective planétaire (réduction des émissions de CO2), l’adaptation traite les conséquences (surmortalité, dommages économiques et naturels), et se situe à l’échelle locale et/ou nationale. De fait, les deux notions sont le plus souvent mises en opposition. Pourquoi ? « On estimait que penser adaptation conduirait à se désister sur l’atténuation » explique le Professeur Lévêque. « Mais elles sont plutôt complémentaires » , poursuit-il, estimant que l’adaptation est une proposition « plus optimiste » car produisant des bénéfices immédiats. « Il est important de réduire les dommages », conclut-il. Sous réserve toutefois d’éviter les pièges de la maladaptation.
L’exemple des climatiseurs
Apportant le confort thermique, sauvant des vies et assurant une meilleure productivité, difficile d’être contre les climatiseurs. Oui mais ils contribuent à réchauffer la planète de leurs gazs frigorigènes (parmi les plus élevés en matière
Un livre et une conférence pour faire face à la réalité avec le
d’émissions) et consomment de l’énergie souvent produite avec des énergies fossiles. Voilà le remède devenu pire que le mal. Pour le Professeur Lévêque il est illusoire de croire que les économies émergentes comme l’Inde ne s’équiperont pas de climatiseurs, illusoire aussi de penser que les peuples iront vers des climatiseurs
plus efficaces, plus vertueux mais plus chers. Une intervention publique sera donc nécessaire dans le cadre de démarches d’adaptation nationales. Seront-elles à la hauteur dans les pays les plus concernés ? Il est trop tôt pour le savoir.
Le 27 juillet, le Professeur Lévêque présentera la substance de son livre Survivre à la chaleur avant de laisser place au débat. Car il le reconnaît volontiers : évoluant par nature dans le milieu relativement clos de la science, il a besoin de ces échanges avec un public plus profane, dont les questions, préoccupations ou ressentis nourrissent son travail. Ca tombe bien, nous aussi avons besoin de mieux comprendre… pour mieux nous adapter.
Pauline Leriche Rouard
Survivre à la chaleur Lundi 27 juillet de 18h à 20h Salle des Oyats au Bois-Plage Conférence Débat avec le Professeur François Lévêque
Le président de l’Adépir, Dominique Chevillon, a remis au préfet, Michel Prosic, son ouvrage sur les écluses à poissons de l’île de Ré, édité pour les 30 ans de l’Adépir.
Un mois de juillet théâtral avec La Mer
écrite
La compagnie de théâtre arsaise joue cet été deux pièces de Georges Feydeau dans plusieurs communes de l’île, et co-programme avec la mairie d’Ars-en-Ré « L’amante anglaise » de Jacques Osinski avec Sandrine Bonnaire.
Vaudevilles
« On purge bébé » et « Mais n’te promène donc pas toute nue ». Ce sont les deux courtes pièces de Georges Feydeau que la compagnie La Mer écrite, basée à Arsen-Ré, vous propose de découvrir entre le
MUSIQUE EN RÉ
Une
20 et le 28 juillet sur cinq communes de l’île de Ré : Loix, Saint-Clément, SaintMartin, La Couarde et Ars-en-Ré. Une tournée d’une semaine qui place les dix comédiens amateurs de cette joyeuse petite troupe dans des conditions quasi professionnelles.
« Ce sont des pièces que nous travaillons depuis quasiment deux ans, et que nous avons créées au mois de février pour notre rendez-vous traditionnel de Mardi Gras » explique la metteuse en scène de la compagnie, Marine de Missolz. « Nous sommes très heureux de pouvoir les rejouer, de surcroît en extérieur dans des cadres très différents, ce qui rajoute un petit côté performatif très intéressant pour les comédiens. »
Marguerite Duras
Marine de Missolz s’est également lancée cet été dans la programmation d’une pièce de Marguerite Duras, « L’amante anglaise », mise en scène par Jacques Osinski avec Sandrine Bonnaire, Frédéric Leidgens et Grégoire Oestermann. « C’est un spectacle que j’avais envisagé pour la programmation du Festival Vagues Libres que nous organisons fin septembre », explique-t-elle.
« Mais il n’était pas disponible à ces dates. J’ai donc proposé à la mairie d’Ars-en-Ré de le co-programmer sur la période estivale. C’est une pièce chère à mon cœur. J’ai fait mon mémoire de maîtrise sur Marguerite Duras et j’ai même passé les concours des écoles de théâtre nationales avec une scène de L’amante anglaise ! La pièce met en scène les limites du langage et de l’esprit rationnel à exprimer l’opacité des êtres, le mystère inhérent à toute chose. Dans cette mise en scène, elle est portée magistralement par trois magnifiques comédiens ! »
Un avant-goût du festival « Vagues Libres », qui se tiendra les 25, 26 et 27 septembre sur les communes des Portes-en-Ré, Ars-en-Ré, SaintClément-des-Baleines et La Couarde. Une dizaine de pièces théâtrales et chorégraphiques contemporaines seront programmées tout au long de ces journées, ponctuées de lectures et de temps de rencontre avec les artistes. Le programme vous sera dévoilé prochainement. Aurélie Bérard
« Mais n’te promène donc pas toute nue » : le 20 juillet à 20h, salle des fêtes de Loix, le 22 juillet à 19h au kiosque à musique de La Couarde, le 24 juillet à 19h à la Poudrière Saint-Louis à Saint-Martin, le 26 juillet à 19h au petit clos de la mairie à Saint-Clément des Baleines et le 28 juillet à 19h, placette Gisèle Casadessus à Ars en Ré.
« On purge bébé : le 21 juillet à 20h, salle des fêtes à Loix, le 22 à 20h30 au kiosque à musique de La Couarde, le 24 juillet à la Poudrière Saint-Louis à Saint-Martin, le 26 à 20h30 au Petit Clos de la mairie de Saint-Clément des Baleines et le 27 juillet, à 19h, placette Gisèle Casadesus à Ars en Ré.
« L’amante anglaise » : le vendredi 31 juillet à 20h30, dans la salle des sports d’Ars en Ré. Réservation via le QR Code ci-joint.
édition qui s’appuie sur des valeurs sûres
Dans une conjoncture difficile pour tous, les festivals de musique redoublent d’efforts et d’ingéniosité pour continuer à garantir au grand public un programme de qualité. Le festival Musique en Ré, dont c’est le 39 e anniversaire, proposera du 2 7 juillet au 7 août treize concerts dont quatre gratuits, un concert jeune public et un opéra.
Le festival s’ouvrira sur une création mondiale de Vincent Beer-Demander dont le thème est en liaison avec l’histoire du bagne de l’île de Ré. Henri Charrière, plus connu en raison de ses multiples évasions, sous le nom de « Papillon », est l’un des bagnards ayant transité par Saint-Martin pour rejoindre Cayenne et ce sont ses mémoires qui forment la trame du livret : Mémoires du bagnard Papillon. Les musiciens des familles Beer-Demander et Kian seront accompagnés d’excellents professionnels tout au long de cette création ainsi que par un chœur d’hommes de l’île de Ré le lundi 27 juillet à 21h, salle Vauban à Saint-Martin. Vincent Beer-Demander dont les grands parents vivaient dans l’île, venait régulièrement passer des vacances chez eux et son enfance a été imprégnée des histoires qui se racontaient à la veillée et qui ont laissé des traces indélébiles !
Point fort du festival : le concert jeune public
Le problème de la transmission est depuis le début du festival une constante de Musique en Ré. Le concert jeune public est très important aux yeux du directeur Kamiar Kian : « attirer le plus grand nombre possible de jeunes à la musique classique, c’est là notre combat et c’est ici que cela commence » explique-t-il. Cette année ce sera le conte symphonique et didactique « Pierre et le Loup » de Sergueï Prokofiev qui sera à l’honneur. Le compositeur s’adresse directement aux
concert de clôtures ces dernières années.
enfants en leur faisant découvrir à travers la balade de Pierre les instruments de l’orchestre. En prolongation de l’impact du concert, une présentation physique des instruments sera effectuée par Benoit Marchand après le concert pour mieux accompagner le jeune public dans sa découverte. Le concert aura lieu le 29 juillet à 18h, salle de la Prée à Ars-en-Ré.
Les concerts Sites en Scène, gratuits et en plein air
Très appréciés, ces concerts extérieurs, comme les intérieurs, sont prévus à 21h en plein air, mais toujours avec une proposition de repli. Le premier « Les trésors de la musique classique » aura lieu le 29 juillet, place de l’église à Ars-en-Ré. Au programme Mozart, Mahler et Brahms sur une carte blanche donnée à Théo
Fouchenneret, jeune et talentueux pianiste. Le 1 er août à Sainte-Marie, place de l’église, soirée Viva Italia, carte blanche étant donnée à Alexandre Gattet, le plus célèbre hautboïste français qui proposera des extraits d’opéras et de jolies pièces italiennes. Le 3 août à Saint-Martin, place de l’église, le célèbre opéra : Cosi fan tutte de Mozart, sous la direction de Pierre Dumoussaud.
Enfin, le 6 août, à Loix, une soirée Vivaldi avec tous les chefs d’œuvre et les morceaux les plus emblématiques du maître joués par les solistes de l’orchestre.
Les concerts indoor
Restent des moments privilégiés facilitant l’accès à la grande musique classique pour les Rétais et leur permettant d’écouter leurs auteurs favoris. Le 28 juillet, en l’église de Sainte-Marie ce seront Mozart et Schumann, en compagnie de Deborah Nemtanu. Le 30, en l’église du Bois-Plage, on pourra écouter Mozart, Beethoven et Brahms. Le 31, une soirée Baroque est proposée avec Vivaldi, Haendel et Bach interprétés entre autres par Deborah Nemtanu et son père Vladimir. Le 2 août, en l’église
de La Couarde où Musique en Ré revient après quinze ans d’absence, soirée Dixtuor avec trois chefs d’œuvre : variations sur un thème rococo de Tchaikovsky, symphonie classique de Prokofiev et la présence de la violoncelle soliste Aurélienne Brauner. Le 4 août, en l’église de Loix, un concert de Musique de Chambre mettant la harpe à l’honneur avec l’exceptionnelle Alexandra Bidi, soliste de l’orchestre national de France. Au programme sonate pour flûte harpe et alto de Debussy et introduction et allegro Ma mère l’Oye de Ravel. Le 5 août, en l’église de La Flotte, concerto pour flûte et harpe de Mozart avec Ludivine Moreau, soliste remarquable et toujours Alexandra Bindi à la harpe et pour clôturer la soirée, le chef d’œuvre de Beethoven : la symphonie N°5. Sara Nemtanu dirigera l’orchestre symphonique de Musique en Ré tout en jouant du violon.
Un concert de clôture toujours aussi exceptionnel Le 7 août, en l’église de Saint-Martin, est programmée une éblouissante soirée Mozart avec l’ouverture de Don Giovanni, le concerto pour violon n°4 et la symphonie n°40 sous la direction, de Jean-Claude Casadessus. Un rendez-vous à ne pas manquer.
Catherine Bréjat
Jean-Claude Casadesus dirigeant l’orchestre symphonique de Musique en Ré lors d’un
ACTUALITÉ
LOIX À LA HUNE
Cook’île de Ré : deux sœurs et une passion
Depuis l’Ascension, le marché de Loix s’est enrichi d’un nouveau stand terriblement gourmand, à découvrir d’urgence.
Romane a 20 ans, Gabrielle, 14. Sur le marché de Loix, les deux sœurs s’activent autour d’une jolie camionnette rose, aux couleurs de leur marque flambant neuve : Cook’île de Ré. La vieille Vespa Piaggio familiale, qui dormait dans le garage depuis quinze ans, a été reconvertie en étal gourmand sur lequel reposent les cookies du jour aux proportions généreuses et aux noms évocateurs : le Tout chocoloix, le Carameloix, la Cacahuète rétaise…
Un job d’été sur mesure
Toute l’aventure est partie d’un cookie à la noisette particulièrement réussi et d’une plaisanterie de leur père : « Il ne vous reste plus qu’à les vendre sur le marché ! » s’exclame-t-il pour marquer son appréciation. La remarque fait son chemin dans l’esprit de Romane, étudiante en droit et en économie, et qui a, plusieurs étés, fait les saisons à la Presqu’île. « Je ne voyais pas ma famille des vacances, et elle me manquait. » Son esprit d’entreprise s’éveille à l’idée de créer son propre job d’été. Gabrielle, de son côté, est encore collégienne. Depuis toujours, elle pâtisse avec sa grande sœur. Ensemble en cuisine, elles inventent des recettes qui régalent leurs parents, tous deux professionnels des métiers de bouche. Avec un père boucher-charcutier et une mère dans l’hôtellerie-restauration, elles sont depuis l’enfance sensibilisées aux plaisirs de la table, « mais aucun des deux n’avait d’intérêt pour les
desserts », se souvient Romane. C’est ainsi qu’elle se spécialise dans la bûche de Noël ou le gâteau préféré pour les anniversaires. Le cookie, avec la variété infinie de ses déclinaisons possibles, fait bouillonner sa créativité.
Une histoire de famille
Bientôt, toute la famille s’implique dans l’entreprise courageuse des deux sœurs. Le père cède son Piaggio, la grand-mère tricote des ânes pour la décoration du stand, la cousine Valentine vient prêter main forte sur le marché, lorsque la plus jeune est en vacances
CENTRE ÉQUESTRE DE LOIX
chez sa grand-mère. C’est l’œil artiste de Gabrielle qui donne à la marque son identité visuelle. En cuisine, Romane préside aux essais - il en faut près de huit cents pour qu’elle obtienne des résultats à la hauteur de ses attentes. Autant que possible, elle se fournit chez des producteurs régionaux, via la sélection d’Intermarché ou en direct, avec les sauniers, par exemple, pour le sel et le caramel. Côté recettes, elle mise sur des valeurs sûres - le tout-chocolat, le préféré des enfants, le chocolat-fleur de sel, très couleur locale - mais rivalise aussi d’inventivité dans
la gourmandise, avec un cookie au beurre de cacahuètes, à ce jour leur meilleure vente, grâce à l’insert fondant au beurre de cacahuètes qui donne furieusement envie d’y revenir. D’autres variantes sont à découvrir - pistaches torréfiées, matcha au chocolat blanc et noir, pour des papilles exploratrices qui ne seront pas déçues.
Un essai à transformer
La camionnette rose de Cook’île de Ré sera sur le marché de Loix tout l’été. On trouve également des sachets de leurs mini-financiers au Café littéraire de la librairie Quillet, dans la zone artisanale. Cette première saison est un essai. S’il est concluant, elles reviendront pendant les vacances scolaires, chacune poursuivant le reste de l’année ses études et ses projets. Lorsqu’on demande à Romane pourquoi elle n’en ferait pas son métier, elle répond qu’elle souhaite que la pâtisserie reste une passion, mais qu’elle se voit plutôt notaire. Une notaire avec une toque, et beaucoup de bonnes idées…
Eugénie Rambaud
Cook’île de Récookies artisanaux
Au marché de Loix, en juillet et en août. Les lundi, mardi, jeudi, vendredi et samedi matins cookiledere
Le Cabaret des Acrobates, poétique et spectaculaire
Ardévac propose un nouvel événement estival intitulé Le Cabaret des Acrobates, qui se déroulera le mercredi 5 août 2026, sur son site équestre de Loix.
Cette soirée familiale et conviviale mêlera musique vivante, restauration sous chapiteau, performances équestres et acrobatiques dans la carrière extérieure ainsi que sous le chapiteau. Le spectacle, présenté en deux parties à partir de 19h30, accueillera notamment Lilian Lachaise, jeune figure montante des arts équestres, accompagné d’Enola Couturier et de deux artistes invités.
« Lilian Lachaise est une figure montante du travail de l’homme et du cheval de spectacle. Il s’inscrit dans la lignée des écuyers
de spectacle, tradition dont Franconi reste l’une des grandes figures historiques. Mais il est aussi un artiste d’aujourd’hui, avec son langage, son énergie, sa manière de travailler avec les chevaux », dit de lui Manu Bigarnet.
« Le Cabaret des Acrobates rend le projet Ardevac immédiatement lisible. Le public arrive dans un lieu vivant : musique, convivialité, boisson, chapiteau ouvert sur la carrière. Là on est dans le grand espace, dans l’énergie du cheval, dans le spectaculaire. Puis le public sera invité à revenir sous le chapiteau, pour une séquence plus intime avec les chevaux,
accompagnée par de la musique vivante. Ce mouvement m’intéresse beaucoup : dehors, la puissance ; dedans, la proximité. La carrière permet le grand geste. Le chapiteau permet l’écoute, l’intimité, la relation », s’enflamme le maître des lieux.
Le public sera accueilli dès 19h00 sous le chapiteau, dans une ambiance de cabaret populaire.
L’entrée est à 10 euros pour les plus de 16 ans, gratuite pour les moins de 16 ans. Le public pourra manger sur place avec un repas à 15 euros hors boissons.
Informations recueillies par Nathalie Vauchez
Cette soirée constitue également pour Ardevac une occasion de réaffirmer sa présence culturelle estivale sur l’île de Ré, après quinze années d’implantation à Loix autour de la transmission, de la création et des arts équestres actuels. « Ardevac n’est pas un refuge personnel. Ni un simple lieu de spectacle. C’est devenu un lieu de transmission concrète. Pour transmettre l’acrobatie à cheval, il faut des chevaux, une piste, un chapiteau, des élèves, des artistes, des spectacles, du temps et une exigence. Depuis 2012, Ardevac s’est construit comme un espace de formation, de création et de recherche. Des amateurs y viennent, des professionnels aussi. Certains viennent de très loin, car ils ne trouvent pas ailleurs ce type de compétence. En même temps, le lieu reste ouvert aux habitants de Loix, de l’île de Ré, de La Rochelle, aux enfants, aux familles, aux vacanciers. C’est cette double approche qui est intéressante : un savoir rare qui atire au-delà du territoire, mais qui reste vivant localement... Comme me l’a dit récemment un élu local, un lieu rare n’est pas seulement fragile, il peut aussi devenir un point d’appui pour un territoire, avec des pratiques vivantes. », explique Manu Bigarnet dans une longue interview recueillie par un habitant de Loix.
Ardevac 34 rue de la Genève - 17111 Loix www.ardevac.net
Loidaises à mi-temps, les deux sœurs, Romane et Gabrielle, ont choisi le marché de Loix cet été pour lancer leur marque de cookies artisanaux, aussi généreux qu’inventifs.
Le p’tit Quillet, votre carnet en cuir personnalisé
L’Atelier Quillet, entreprise du patrimoine vivant, est devenu le premier atelier de France en restauration et reliure de documents artisanaux sur 1000 m2 avec quatre corps de métiers : corps d’ouvrage, la reliure, la dorure et tout ce qui est lié à la restauration de documents iconographiques. Le premier corps de métier concerne les restaurateurs du corps de l’ouvrage qui se penchent sur la déchirure des pages, l’acidité du papier ou encore le
EVÈNEMENT
problème des encres anciennes. Vient ensuite le métier de relieur, avec une palette complète de savoir-faire depuis le 15è siècle jusqu’au 21è siècle, une couture du 17è siècle étant très différente de celle du 20 è siècle. Les professionnels sont ainsi très spécialisés. Viennent ensuite les doreurs, sans oublier les restaurateurs de documents iconographiques non reliés, tels les cartes, affiches ou plans anciens : ce sont des spécialistes du parchemin qui interviennent. L’Atelier emploie des professionnels spécialisés, formés dans l’une des trois écoles publiques ou dans des écoles privées. La restauration complète d’un ouvrage s’étale en moyenne sur deux à trois mois, il faut laisser reposer l’ouvrage pour voir comment il évolue, avant d’achever le travail... Bref un vrai savoir-faire que peuvent découvrir Rétais et vacanciers lors des visites guidées.
Outre les marchés publics, l’atelier satisfait les demandes des particuliers, qui arrivent avec un cahier des charges précis, aussi
bien pour restaurer un parchemin qu’un document du XXe siècle.
« La partie création a toujours été importante, avec des demandes de reliures spécifiques. Nous travaillons avec des cuirs extraordinaires, veau, parchemin, chagrin (chèvre), buffle... de haute qualité, nous assurons des finitions exceptionnelles, j’ai eu envie de proposer notre produit fini, « Le p’tit Quillet », avec deux options possibles : soit le client achète l’un de nos carnets en cuir déjà réalisé par notre atelier, soit il choisit son cuir, son fil de couture et son lien de fermeture, ainsi que son papier (petits blocs rechargeables) et peut même agrémenter son carnet avec des accessoires, carnet qu’il finalise lui-même, après avoir composé son kit. L’ensemble des modèles sont rechargeables. », s’enthousiasme Lionel Quillet. Il est même possible de le personnaliser davantage encore, en faisant dorer la couverture avec les mots de son choix. « Pour aboutir à ce concept unique, nous avons réuni un groupe de travail, avec Nadine Jaunet (directrice de l’Atelier Quillet - NDLR), et l’ensemble de l’équipe de l’atelier, afin que chacun propose ses idées. Notre collaboratrice relieuse Anne Van Hemert a trouvé la solution à l’atelier, pour que puisse se concrétiser l’idée, elle a accepté d’en être la référente. Ensuite, c’est une histoire de famille, j’ai sollicité mes deux sœurs,
l’une a travaillé sur le modèle économique, l’autre sur la communication, tandis que Julie (épouse de Lionel - NDLR) a réalisé des tests grandeur nature. Nous avons ainsi abouti à ce produit grand public à notre marque. », explique le maître des lieux. Ces très beaux produits, finis ou à réaliser soi-même, peuvent servir de carnet à dessin ou croquis, de livre d’or, d’agenda, de cahier intime... et représentent aussi de jolies idées cadeaux, personnalisées, à des prix abordables, puisqu’il faut compter entre 49 et 75 € pour un carnet déjà fait et entre 39 € (petit format) et 49 € (grand format) environ pour un carnet à créer soimême. De très jolis marque-pages, en cuir ou parchemin, avec de petits accessoires de finition sont proposés à partir de 6 € l’un, 10 € les deux. A découvrir absolument !
Tout faits ou à créer soi-même, ces carnets sont de très beaux objets personnalisés qu’apprécieront tous les amoureux du cuir et du papier.
Gisèle Pelicot en soirée dédicace à la Librairie Quillet
Samedi 2 5 juillet, à partir de 18h, la librairie Quillet accueille Gisèle Pelicot pour son livre « Et la joie de vivre » lors d’une soirée de dédicace et d’échange.
L’autrice fera une intervention puis échangera avec ses lecteurs, avant de dédicacer son livre, que chacun pourra se procurer à la Librairie Quillet. Après une tournée de dédicaces nationale et au-delà des frontières durant six mois, elle devait s’arrêter là. Mais la femme qui a ému le monde entier par son courage et pour ce qu’elle a enduré, a des attaches rétaises - elle vit désormais à Ars-en-Ré - et
du fait d’une certaine proximité avec la famille Quillet, a accepté de jouer les prolongations à Loix. D’autant qu’elle vient régulièrement à la Librairie Quillet, lieu qu’elle semble apprécier.
Ce moment s’annonce exceptionnel, à l’image du récit bouleversant écrit avec la romancière Judith Perrignon. NV
Librairie Quillet
Soirée dédicace
Samedi 25 juillet - A partir de 18h. Sur réservation VA du corps de Garde - 17 111 Loix
Réservation sur librairie@quillet.fr
Et la joie de vivre
De Gisèle Pelicot
Flammarion - 322 pages - Prix public 22,50 €
Soirée dédicace Gisèle Pelicot pour son livre “Et la Joie de Vivre”
Samedi 25 Juillet - 18h00 - Sur Réservation intervention de G Pélicot suivi d’un temps d’échange puis d’un verre de l’amitié
Nathalie Vauchez
Le grand Lionel Quillet présente avec enthousiasme et humour Le p’tit Quillet.
Vauchez
Librairie et Café Ouverts tous les jours : 10h - 12h30 / 14h - 18h30
Un coeur de village au charme bohème
Qu’il fait bon flâner dans les rues d’Ars-en-Ré ! Entre son marché, son port, ses rues fleuries à la rétaise et sa place de l’Eglise, le centre bourg de la capitale casseronne fait le bonheur de tous ses visiteurs. Suivez le guide.
Point départ d’une journée réussie à Arsen-Ré : le marché. Situé à deux pas du port, il est le deuxième plus grand de l’île en saison estivale et est réputé pour sa diversité. Aux produits frais de tous types se mêlent de nombreux stands de créateurs qui lui confèrent un petit air bohème. Vêtements, chapeaux, chaussures… Les badauds n’hésitent pas à en profiter pour se rhabiller de la tête aux pieds. Tous les accessoires pour une sortie à la plage réussie sont bien évidemment réunis, des foutas aux maillots de bain en passant par les paniers d’osier et les lunettes de soleil. Les enfants ne sont pas oubliés et peuvent profiter des courses familiales pour se faire embarquer par les chansons de Donin sur le manège enchanteur de celui que tout à chacun dans le nord de l’île surnomme « la star des enfants ». Cachées derrière les stands et les parasols du marché extérieur, les halles n’en restent pas moins le rendez-vous central des métiers de bouche, du poissonnier au boucher, du boulanger au primeur. Leur fraîcheur permet aux visiteurs de profiter d’une petite pause abritée durant les chaudes matinées de l’été.
Nouvelles boutiques
Depuis cet hiver, le bâtiment de la Criée fraîchement rénové prolonge l’activité commerciale du marché en direction des
terrasses situées à l’autre extrémité du port. Quatre boutiques y ont élu domicile et proposent des produits locaux comme le sel des marais du Fier d’Ars, du chocolat made in île de Ré et de multiples produits conçus par des créateurs locaux, comme des broches et des serre-têtes fleuris, des produits de beauté, des paniers en osier, des dessins à l’acrylique ou encore de la vaisselle en céramique. Agrémentées de jolies terrasses, ces boutiques profitent de l’ancien parking de la Criée pour proposer aux visiteurs un moment de détente avec vue sur le port.
Une promenade piétonne Une fois la visite des boutiques de la Criée terminée, direction le port. Nouveauté cette année : la circulation des voitures y est interdite jusqu’au 31 août. Seuls les vélos conservent le droit d’emprunter le quai de la Prée qui prend ainsi des airs de petite Promenade des Anglais. Les multiples terrasses y gagnent en tranquillité, les promeneurs en sécurité, et la vue sur le port n’en est que plus belle. Côté cuisines, les restaurateurs travaillent avec plaisir les produits locaux, et notamment ceux de la
mer, certains établissements historiques veillant à ne pas dénaturer l’âme maritime de cet ancien port de pêche.
Galeries d’art
Mais la balade ne s’arrête pas ici. En remontant la rue du Havre, les promeneurs pourront découvrir de nombreuses petites boutiques au charme 100% rétais
Les artistes ne manquent pas et les galeries d’exposition fermées l’hiver ont rouvert leurs volets pour permettre aux vacanciers de découvrir les multiples talents des artistes locaux. En cherchant bien, des ateliers d’artistes vous ouvriront aussi leurs portes et leurs savoir-faire.
Un clocher gothique
En débouchant sur la place Carnot, la rue du Havre prend de la hauteur. Les regards sont irrésistiblement attirés vers le ciel par le majestueux clocher de style gothique de l’Église Saint-Etienne qui culmine à quarante mètres de haut. Classé Monument historique, ce bâtiment est l’un des plus anciens de l’île avec l’abbaye des Châteliers de La Flotte. Son clocher, peint en noir et blanc, sert encore aujourd’hui d’amer aux navires et de repère aux promeneurs des marais du Fier et, ouvert à la visite en été, il permet aussi de découvrir un magnifique panorama sur les alentours.
Les stands du marché d’Ars
de l’ombre bienvenue des arbres situés le long de la rue de Mouillebarbe.
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ARS-EN-RÉ À LA HUNE
Dédale de ruelles
À ses pieds, à nouveau : des terrasses, dont le nombre est croissant chaque année. La vue cette fois-ci n’est pas maritime, mais bien minérale, blanche, éclatante. La vie y est continue, des premiers cafés du matin aux derniers verres des noctambules. Là encore, des boutiques de produits locaux et une librairie “concept store” qui satisferont
ANIMATION - AIA
les pulsions de découverte des curieux. Les multiples ruelles pavées et fleuries qui s’échappent en étoile de la place Carnot vous mèneront elles aussi vers de belles découvertes, notamment des grandes demeures cossues, vestiges de la période Renaissance. Et en suivant la rue Gambetta vous tomberez sur la jolie place arborée de la Chapelle, très animée également avec ses commerces de bouche ou de service.
Des périphéries dynamiques
La zone artisanale, située entre le port et la piste cyclable du Martray, possède l’avantage certain d’une vue agréable sur les marais. Quelques petites boutiques de produits insolites ou locaux ne vous rendront la balade que plus agréable. Le long de la départementale, la zone commerciale située route de Saint-Clément propose désormais de nombreux commerces. Aux côtés des supermarchés, une galerie d’art ou encore un restaurant participent à rendre cette
zone encore plus vivante. De l’autre côté de la départementale, les quartiers de Grignon et de la Grange accueillent de nombreux campings dont certains restaurants sont ouverts à tous. Plus éloignée, mais néanmoins réputée : la zone du Martray où, conformément à l’histoire maritime des lieux, les promeneurs peuvent encore regarder les ostréiculteurs travailler, ou déguster des produits de la mer face au coucher du soleil dans une des terrasses située face à la mer.
Les OFNI feront leur cinéma le 2 août
Le thème de l’an passé était l’Amérique.
rganisée par l’AIA avec le soutien du CNAR, de l’AUPAR et de la Commune d’Ars, la course des OFNI se déroulera cette année le 2 août à 17 heures sur le plan d’eau des Optimist d’Ars et rendra hommage aux dessins animés et aux films d’animation.
Des joutes de paddles ouvriront les
festivités et cette année ce sont deux équipes de Schtroumpfs qui s’affronteront. Elles seront suivies par le Challenge des OFNI qui devront aller rechercher sur le plan d’eau des objets en rapport avec le thème du cinéma. Comme son nom l’indique, un OFNI doit ressembler à tout sauf à un bateau et ne doit disposer que d’un moyen de propulsion non motorisé (bras, pagaies, roue à aube…)
Chaque année les concurrents redoublent d’imagination pour coller au thème imposé, et le 2 août prochain l’équipe organisatrice attend de nombreux Mickey, Shrek, Sept Nains et autres Minions.
Ces épreuves sont ouvertes à tous les jeunes de 7 à 77 ans sachant nager.
Les Gaillards des Pertuis soutiendront les participants par leurs chants.
Aurélie Bérard
Renseignements et inscriptions
Bertrand Dupic par mail à bertranddupic@orange.fr ou tel. au 06 74 35 31 72
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La ferme Les Pieds mouillés, créée en mai dans les marais d’Ars-en-Ré, cultive deux raisons d’être : produire en permaquaculture, ou aquaculture régénératrice, et servir de support de formation pour développer l’aqua-écologie. Un site unique en France.
Dans la ferme des Pieds mouillés , sont élevés : des huîtres, des crevettes, des daurades, des mulets, des ulves aussi appelées laitues de mer et du phytoplancton, entre autres. Tout le monde n’est pas élevé dans le même bassin, mais presque. L’idée : sortir de la mono-aquaculture pour développer la permaquaculture, sorte de permaculture mais avec des espèces aquatiques. Le principe : recréer une chaîne alimentaire dans le but de produire. La technique porte un nom : l’aquaculture multitrophique intégrée (AMTI). Soit l’élevage simultané de poissons, mollusques, crustacés et algues, reposant sur le principe que chaque espèce produit des déchets, assimilables par d’autres.
A la tête du site de 8 hectares, dans les marais d’Ars, Thomas Miard, Benjamin Denjean et Tristan Macquet. Les trois quarantenaires se sont associés en mai et ont en tête de porter haut les couleurs de l’aquaculture régénératrice en faisant de la ferme un site école. Benjamin Denjean et Tristan Macquet, venus de Béziers et Montpellier, sont deux ingénieurs centraliens, qui ont créé Le Paysan marin , une association qui accompagne le développement d’une aquaculture régénérative en aidant les fermes marines à adopter des pratiques durables, à se financer et à valoriser leurs services environnementaux.
Thomas Miard, ingénieur biologiste, a créé la ferme des 4 marais sur ce modèle d’AMTI, à Loix. Depuis dix ans, il a fait ses preuves (lire ci-dessous).
Un espace test, avant de s’installer
L’idée est alors de transposer le modèle de la ferme des 4 marais sur une plus grande surface, tout en y ajoutant de la formation. Sur 8 ha, deux seront dédiés à des contrats Cape (contrat d’appui au projet d’entreprise). « Nous ne sommes pas organisme de formation », prévient Tristan Macquet. « Nous prêtons le terrain, le matériel, les bassins, nous apportons un accompagnement technique, administratif, juridique et financier, en échange de temps de main-d’œuvre. Nous ne demandons pas de rémunération », s’accordent les trois associés. Ils misent ainsi sur le principe de « dérisquer » une installation grâce à une année de test en conditions réelles. « Au bout d’un an, la personne sait si le métier lui plait et elle repart avec un bilan financier crédible. » Pour écouler sa production, l’apprenant pourra soit développer ses propres canaux de distribution (marché, internet, magasin locaux), soit « nous lui assurerons une partie des achats si notre distribution se déroule bien ».
« Le but n’est pas de faire partout pareil mais de donner des principes directeurs
Les produits issus de la ferme, comme la laitue de mer, seront commercialisés auprès de revendeurs, transformateurs ou grossistes.
qui seront à adapter à chaque région », complètent-ils. Objectif : accueillir les premières personnes - deux maximum, un hectare chacune - pour la saison 2027. Restera à régler la question du logement à l’île de Ré.
Suivis par les instituts techniques
Sur les 6 ha restants de l’ancien site ostréicole, les associés poursuivent le développement de l’AMTI. Car, si l’agroécologie est entrée dans les mentalités, l’aquaécologie
a encore du chemin à parcourir. « Nous sommes suivis par l’Ifremer, le Cirad (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement, NDLR) ou encore l’Inrae », avancent-ils. Mais aussi par le Conservatoire du littoral : « nous voulons sortir de l’opposition entre produire et préserver. Ici, nous voulons prototyper un modèle économiquement viable sans rogner sur le cahier des charges environnemental. »
Julie Pertriaux
Une cagnotte participative est ouverte jusqu’à la fin du mois pour soutenir le lancement de la ferme des Pieds mouillés. https://miimosa.com/projects/ferme-aquaecologique-les-pieds-mouilles
LA FERME DES 4 MARAIS
« Mon modèle a fait ses preuves, je vis sur 1 ha depuis dix ans »
Thomas Miard est Marseillais. « J’ai grandi en appartement, en centreville », se souvient-il. Enfant, pas le droit au chien ni chat, son grand-père lui offre alors son premier aquarium à l’âge de 10 ans. « J’ai fait de la reproduction et, très vite, j’ai eu plusieurs aquariums dans ma chambre. Je me servais de l’eau des poissons pour arroser les plantes de mon balcon », s’amuse celui qui se décrit comme « pro aquaculture tout en ayant une fibre écolo ». Après un BTS aquacole puis une licence pro aquaculture, Thomas Miard suit un master aquaculture axé écologie marine. Il est ensuite ingénieur de recherche pendant huit ans à l’institut océanographique Paul Ricard, près de Toulon. « J’ai commencé en stage sur l’affinage des oursins, mais on manquait d’ulve, la laitue de mer. » L’idée germe alors d’en produire en bassin fermé, grâce au soleil et à une eau chargée en nutriments. « J’ai regardé la problématique avec un œil de biologiste : une espèce un intrant. Qui digère quoi, avec quelle valeur, tout en réduisant la production de déchet. » L’ingénieur et biologiste marin imagine ensuite une chaîne alimentaire : « dans un premier bassin, il y a du bar. Dans un deuxième, des oursins qui digèrent les déchets organiques produits par le poisson et des moules pour filtrer le phytoplancton. Dans le troisième, on récupère une eau très chargée en matière organique et limpide. Là, des
vers de vase mangent la matière organique, qui devient assimilable, dans le quatrième bassin, par des ulves. » Il ajoute : « j’ai fait des tests pendant cinq ans, à l’échelle de bassins de recherche. J’ai validé le fait que ça fonctionne ».
« J’ai revu ma copie » Convaincu, Thomas Miard choisit un spot pour s’installer à son compte : ce sera un hectare de marais, à Loix. « J’ai revu ma copie pour m’adapter aux espèces locales. » Il opte pour un premier bassin de production de crevettes chauvette, « aussi appelées crevettes de pompes » et de phytoplancton. « Les crevettes ont un cycle de production court et se reproduisent deux fois par an », argumente-t-il. Dans le deuxième bassin, des huîtres de 6 mm et des palourdes. Dans le troisième et dernier bassin, la laitue de mer. « Je fais deux à trois cycles d’huîtres par an, que je revends à la taille de 20 mm à des ostréiculteurs. Les algues – 1 à 2 tonnes par an - sont vendues aux professionnels et j’en transforme une partie que je commercialise sous ma marque Tartin’algues. » En parallèle, Thomas Miard exploite les plantes du marais : « la salicorne, le maceron ou encore l’inule, valorisées en saupoudreuses, dans les grandes surfaces de l’île, quelques revendeurs, la ferme des Baleines et les Salicorniers ». « Sur 1 ha, je valorise tout. Et j’en vis depuis dix ans. » Julie Pertriaux
Thomas Miard (au centre) apporte l’expertise de production, Tristan Macquet (à droite) et Benjamin Denjean la gestion de projet et la communication.
Festivals made in Java
Lieu atypique dans sa conception comme dans sa programmation, La Java des Baleines ne s’est pas contentée de produire un festival : elle en a créé douze.
Création 2026 label Oyat et Java des Baleines, Les contes du pipoteur, spectacle interactif et tout public, fera sa première le 20 juillet dans le cadre du festival Autour des mots, puis quatre fois dans l’été : les 27 juillet, 5, 17 et 24 août.
D’emblée, La Java s’est associée à des partenaires locaux pour donner corps à ces temps forts de la programmation qui, étendus sur deux ou trois jours, sont une occasion donnée aux artistes et intervenants extérieurs, comme à l’équipe autochtone, d’approfondir leur sujet et de s’essayer à des choses nouvelles. D’année en année, certains festivals reviennent, d’autres s’effacent, d’autres encore s’émancipent pour voler de leurs propres ailes. Ce fut le cas notamment du Wipe Out Festival, créé par la Java, aujourd’hui entièrement pris en charge par une association dédiée. Les concepts se déploient dans le temps, comme le festival A vol d’oiseau qui intégrait cette année tout le Nord de l’île, jusqu’à Loix. D’autres se réinventent, telle La Java des Dauphins and Co, dont la vocation pédagogique oblige à une réflexion toujours renouvelée sur la meilleure façon de sensibiliser au sort des mammifères marins. « Chaque année, on explore », se réjouit Jonathan Odet, l’un des fondateurs de la Java. « C’est un grand terrain de jeu. Et on reste ouvert à toutes les idées de festival dans le futur. »
Un été, des festivals Le cœur de l’été voit fleurir des rendez-vous devenus incontournables, qui rendent compte de l’éclectisme du projet culturel de La Java, de sa richesse et de son ouverture à tous les publics. Les festivals Autour des mots, Summer of Love (ex-Flower Power) et One Two Circus portent sa marque de fabrique, véritables créations collectives associant membres salariés et bénévoles (voir encadré), mais aussi par la place qu’y tiennent les popups, ces animations surprises dont la Java a le secret. Petit tour d’horizon d’un programme riche en émotions, en amour et en acrobaties…
Autour des mots
Du 20 au 21 juillet, le festival qui joue avec les mots prend les émotions très à cœur. « Quand les mots sont à l’émotion », tel est le thème de ces deux jours consacrés à l’art du verbe, poétique, fabulé ou chanté. Pour cette troisième édition, la troupe de la Java, menée par Arthur Suprin, lance un nouveau concept de spectacle, interactif et tout public, Les Contes du pipoteur. Chaque spectateur, par ses interventions, peut modifier le destin du héros… Présenté pour la première fois le lundi 20 juillet en début de soirée, il sera suivi d’un concert de Cléa Vincent, chanteuse candide et solaire qui cultive la spontanéité et les textes intimes. Le 21 juillet, les improvisateurs d’Impro & Co chaufferont la salle en rebondissant sur les mots du public. A 21h, le rappeur Abad s’emparera du micro pour faire rimer mots, rythmes et instant présent. Entre les deux, le concours d’éloquence ouvrira la scène à tous ceux qui souhaitent s’exprimer sur le thème des émotions.
Pour le concours d’éloquence , inscriptions auprès d’Arthur à l’adresse suivante : lajavadesbaleines@gmail.com
Summer of love
Souvenez-vous, c’était en 1967, toute la jeunesse américaine convergeait vers San Francisco pour un été mythique qui essaimera partout sur la planète les graines du mouvement Peace & Love… Depuis quatre ans, le festival Flower Power réactive sur l’île de Ré l’esprit Woodstock en alliant musique et bien-être sous l’égide de l’amour. Cette année, le festival change de nom mais reste fidèle à ses origines : le mouvement psychédélique et son love spirit. Les 27 et 28 juillet, de 18h à minuit, concerts et spectacles se succéderont sur fond d’ateliers pour se faire du bien et voir la vie en rose. Une programmation en journée vous conduira en forêt pour des séances de yoga et un cercle de femmes. Le soir, tirage de cartes, massages thaï ou sensitif et holistique, ateliers danse et dessin, linogravure ou yoga du rire vous mettront dans les bonnes conditions pour, le lundi, entrer en transe avec Brama et son rock psychédélique puissant, à l’énergie envoûtante, quasi-chamanique ; ou, le mardi, pour groover avec les Barking Spiders, inspirés des seventies dans leur version la plus dansante. Après les concerts, un DJ set vous conduira plus loin sur le chemin de la transe, avec notamment, mardi soir, l’incroyable Flow, un orchestre à lui tout seul, dont les mille instruments vous emportent mieux que la meilleure des platines…
Pour toutes les informations sur le festival : summeroflove.java
One Two Circus
Le chapiteau le dit assez : le cirque est dans l’ADN de La Java. Les 3 et 4 août, pour la quatrième année, le festival consacré aux jeunes artistes de cirque est reconduit, véritable tremplin pour les amateurs ou les artistes en voie de professionnalisation. Le même défi leur est lancé que les autres années : après leur solo du premier jour, ils sont invités à créer pour le lendemain un numéro en duo avec un partenaire tiré au hasard parmi les compétiteurs. « C’est extrêmement difficile, ce qu’on leur demande », reconnaît Matou, acrobate en charge de la sélection. D’ailleurs, l’an prochain, elle concourra à son tour et s’essaiera à l’exercice, promis… Durant le festival, les artistes animeront des ateliers autour de leur discipline de prédilection : agrès, jonglage, acrobatie au sol, clown…
Barbara Martin alias Gaëlle Plaisir conclura ces deux journées hautes en couleur avec son spectacle Les Gens qui paniquent, un seul-en-scène aérien et clownesque qui réjouira le cœur de ceux qui pensent
Passion bénévole
toujours devoir faire mieux. En écho à la chanson d’Anne Sylvestre, « Les gens qui doutent », Barbara Martin prend un malin plaisir à pointer les incohérences du management de soi, avec dérision, poésie et un bon sens de l’équilibre.
A noter que tout l’été, La Java propose des ateliers de cirque tous niveaux, de l’initiation au perfectionnement, au sol ou dans les airs, ainsi qu’un atelier Cirque en famille, dès 3 ans, pour se créer des souvenirs inoubliables avec les siens.
Pour plus d’informations, contactez Matou au 06 30 91 52 06
Eugénie
Rambaud
Toutes les informations et le reste de l’agenda sont à retrouver sur le site de La Java : www.lajavadesbaleines.fr
Ils sont quinze membres actifs à s’engager toute l’année pour La Java , le double au plus fort de l’été. Pour Aurélie Bérard, co-fondatrice, la chose est entendue : La Java ne pourrait pas fonctionner sans les bénévoles. « Ils sont impliqués à tous les niveaux du projet, depuis la définition des objectifs jusqu’à la construction des festivals. » En saison, on les retrouve à l’accueil des artistes, celui du public, au bar, mais aussi sur scène lors des scénettes impromptues, appelées « pop-ups », qui font le charme du lieu. Laura participe à l’aventure depuis trois ans en tant que bénévole. « J’ai découvert La Java à son ouverture, il y a neuf ans, quand ma fille est née. J’ai retrouvé de façon inespérée une vie sociale, culturelle et festive avec un bébé de quelques semaines et mon fils de quatre ans. J’y ai ensuite fait une saison, en période de transition professionnelle. Le bénévolat me permet de continuer à faire partie du projet en y consacrant moins de temps. » Membre du conseil d’administration, Laura observe la gouvernance collective au sein de l’équipe : « Il n’y a pas de hiérarchie, toutes les décisions sont prises en commun. Aurélie, qui fait un énorme travail de programmation, nous demande notre avis sur chaque artiste sélectionné. » En saison, Laura s’occupe de la billetterie, fait un peu de bar ; il lui est arrivé de chanter malgré son naturel plutôt réservé. « La Java offre à chacun la possibilité d’explorer ses talents cachés. » Talents qui peuvent s’exprimer sur la scène ou dans la création manuelle, avec Sylvain, concepteur d’objets en bois de tous ordres. Lieu culturel et lieu de vie, La Java associe les contraintes d’une salle de spectacle à celles d’un bar. « Les membres de l’équipe ont beaucoup de talents et pas beaucoup de temps pour les exploiter », remarque Laura. « Notre rôle, en tant que bénévoles, c’est de les seconder dans l’organisation afin qu’ils puissent consacrer un peu plus de temps à leur art. » Une bien belle mission. 2 rue du Coutord
BRADERIE DU 5 AU 9 AOÛT
LOISIRS À LA HUNE
La Bulle Verte, visite autonome du vignoble rétais
La coopérative Uniré propose, via l’application La Bulle Verte, de découvrir les vignes rétaises à vélo. L’une des formules inclut une dégustation dans une cabane ostréicole.
Un parcours de six à huit kilomètres à vélo, à travers les vignes, entre Le Bois-Plage-en-Ré et Saint-Martinde-Ré, avec ou sans pause dégustation. Voilà ce que propose la coopérative Uniré, pour découvrir la production viticole de l’île. Si la visite guidée existait déjà, cette année, elle est réalisable grâce à l’application La Bulle Verte*. « Le principe, c’est de pouvoir faire la visite en autonomie », explique Ulysse Boudeau, chargé d’œnotourisme à coopérative. Sans guide physique, les personnes peuvent « avancer à leur rythme, boucler le tour en une heure ou trois heures, choisir leurs pauses », argumente-t-il.
Une à trois minutes d’explication
A l’arrivée à la coopérative, le visiteur choisit sa formule : 25 €/personne avec la pause dégustation ostréicole ; 18 €/ personne sans la pause ostréicole. La coopérative fournit de quoi fixer le téléphone sur le guidon du vélo. Et c’est parti. Guidé par l’application, le cycliste
suit le parcours au fil des onze points d’intérêt définis par la coop. Avant chaque arrêt, le téléphone émet un bruit de sonnette de vélo pour signaler le lieu où poser pied à terre. Là, un texte enregistré par Ulysse et accompagné de photos, ou une vidéo de vigneron, fournit des explications. L’enregistrement dure entre une et trois minutes.
Nac-Ré : la troisième huître avec un Cognac
A mi-parcours, c’est la dégustation dans la cabane Nac-Ré. Nicolas Bourdejeau, ostréiculteur, a repris l’ancienne Auberge paysanne en avril. Olivier Rochereau y est le responsable dégustation. Ils proposent une formule trois huîtres, un verre de vin blanc Royal et un shooter de Cognac. « Normalement, nous n’avons pas à intervenir », expliquent-ils. Mais, début juillet, leur vidéo de présentation n’est pas encore intégrée à l’application. « Si nous avons le temps, nous prenons cinq minutes pour décrire la production
DE MANÈGES
de A à Z, l’achat des naissains, l’écloserie, le travail réalisé pendant trois ans, les poches que l’on retourne, le calibrage, la croissance », détaille Nicolas Bourdejeau. Côté dégustation, Olivier Rochereau conseille « deux huîtres avec le verre de vin, et la troisième avec le Cognac ». Et c’est reparti.
Pratique
La promenade se conclut au point de départ. Ulysse reçoit les cyclistes et leur propose, pour finir, de déguster les produits de la coopérative, issus du vignoble rétais.
Julie Pertriaux
*La Bulle Verte est une entreprise française née en 2020. Elle a développé plus de 70 excursions sur son application.
Avec la pause ostréicole : du lundi au samedi, sauf le mercredi, premier départ à 9h, dernier à 16h. Pas d’arrêt à la cabane entre 12h et 15h. Tarif : 25€.
Sans la pause ostréicole : du lundi au samedi, de 9h à 17h. Tarif : 18€
Réservation à la coopérative ou sur le site d’Uniré.
Les onzes étapes
Etape 2 : l’IGP charentais et le cahier des charges. Que ce soit pour le vin, le pineau ou le cognac, « chaque bouteille est le certificat d’une appellation 100 % rétaise ».
Etape 3 : la mosaïque rétaise, la richesse des sols, les cépages blancs, rouges et rosés, la SCA sagiterres de la coop, qui garantit la stabilité du vignoble rétais.
Etape 4 : Tom Turbé explique l’Ugni blanc, pour la production de cognac, robuste et discret. « Notre or ambré. »
Etape 5 : le cycle de la vigne, les interventions du vigneron, le vent et le sel qui fatiguent les ceps et provoquent un vieillissement prématuré.
Etape 6 : Rémi Carré présente les cépages de merlot, cabernet franc et cabernet sauvignon, connus pour s’acclimater aux sols sablonneux et calcaires, et utilisés pour
créer les assemblages des vins rouges et rosés.
Etape 7 : Nac-Ré, étape dégustation. « Le mariage absolu du terroir et de l’estran. »
Etape 8 : un instant pour parler du port de Saint-Martin-de-Ré, son histoire, ses exportations de cognac.
Etape 9 : l’art de la taille, présenté en vidéo par Isabelle. La vigneronne revient sur deux méthodes qui jouent sur la récolte.
Etape 10 : de la désorientation sexuelle des ravageurs aux tests de cépages résistants : focus sur les moyens qu’ont les viticulteurs pour diminuer les traitements et protéger la biodiversité.
Etape 11 : Etienne, directeur technique de la coopérative, fait visiter le chai en vidéo avant d’inviter à une dégustation à la boutique.
Rive de Mômes : une 16 e édition prometteuse
Rendez-vous incontournables des familles avec jeunes enfants, Rive de Mômes propose cette année la découverte d’un nouveau manège.
Depuis quinze ans, l’association Rive de mômes, dont Linda Chastagnet est la présidente, s’évertue à distraire les jeunes enfants en leur proposant des tours de manège dans le somptueux décor de l’esplanade de la mer à Rivedoux-Plage. Toute une équipe, allant des responsables de l’association, des bénévoles sans qui rien n’existerait, aux employés communaux qui mettent en place et sécurisent le site, s’emploie à ce que le temps passé sur ces manèges crée de joyeux souvenirs aux enfants comme aux parents.
Cette année, le festival qui se déroulera les 21, 22 et 23 juillet verra l’apparition d’un nouveau manège : « L’Embarca’son » à bord duquel les enfants embarqueront en compagnie de Mme Mouette et de Mme Dauphine au
rythme de l’accordéon et des chansons. Musicavelo, le manège dont les sujets en bois peuvent accueillir des enfants de 2 à 9 ans et dont les tours sont animées par des chansons accompagnées à la guitare, à l’harmonica et à l’accordéon, est toujours présent, ainsi que Billy et Lila qui permettent de faire un tour dans une voiture ancienne ou Nourse, le manège pour les tout petits qui tourne au rythme d’histoires captivantes, sans oublier Monsieur Léonard qui vous attend dans son manège écolo. Et puis, il y a également des jeux en bois géants, des ateliers de maquillage animés par des maquilleuses aux idées extraordinaires, un bar à sirop et à bonbons. Que peut-on rêver de mieux lorsque l’on a moins de 10 ans ?
Catherine Bréjat
Olivier Rochereau et Nicolas Bourdejeau, de la cabane Nac-Ré : « nous ne prenons pas d’étape dégustation entre 12h et 15h », pendant le boom du midi.
Fort La Prée fête ses 4 00 ans
Pour marquer cet anniversaire, l’équipe du Fort La Prée a prévu deux journées festives, les mercredis 22 juillet et 12 août 2026. Une exposition « 162 7 Ré assiégée » est aussi proposée par la Communauté de Communes de l’île de Ré au Fort, du 22 juillet au 26 août.
Pour ces deux journées estivales, le fort sera accessible à tous (entrée libre au chapeau à l’entrée ou à la buvette), autour de nombreuses animations, dont certaines organisées en partenariat avec la Communauté de Communes de l’île de Ré.
Celle-ci a notamment monté une exposition retraçant les conflits armés qui ont eu lieu sur l’île lors des dernières guerres de Religion, il y a 400 ans. La CdC de l’île de Ré a aussi fait appel au You Tubeur Benjamin Brillaud, dit Nota Bene, pour réaliser une vidéo sur l’île de Ré et La Rochelle dans le cadre de la commémoration des 400 ans des guerres de religions. Cette vidéo d’une vingtaine de minutes, sera diffusée à l’entrée de l’exposition. Et bien sûr sur la chaîne You Tube Nota Bene. Exposition et vidéo sont à découvrir dans la salle d’armes du Fort.
Une programmation vivante et immersive pour célébrer l’histoire du Fort Plusieurs parades et spectacles se dérouleront au fil de la journée. Le fort sera accessible sans réservation de 14h à 18h30. L’objectif est de toucher les publics rétais (qui connaît mal le fort) et vacancier. Un spectacle théâtral historique avec acteurs costumés proposé par la Cie Taprobane témoignera de l’origine de ce fort. Librement inspiré de l’univers des Trois Mousquetaires, ce spectacle mené par cinq comédiens-cascadeurs survoltés, mêle action, amour, intrigue et humour, avec des passes d’armes spectaculaires et des cascades millimétrées. Un
spectacle familial, généreux et plein de panache, qui revisite les grands mythes avec énergie et dérision.
Le Masque et la brette, association rétaise dédiée à la pratique de l’escrime de spectacle, proposera une animation originale, financée par la CdC de l’île de Ré.
Ma.Jy & Cie réalisera un show aérien, sur échasses, de la magie et un spectacle de feu : quelques petits « teasing » seront donnés en journée, le spectacle ayant lieu en soirée.
Horse Event proposera pour sa part un spectacle équestre.
Tout au long de la journée, des balades en poney seront proposées aux enfants par les Ecuries du Moulin Moreau.
A partir de 16h, une buvette et deux food-truck proposeront snacking, crêpes, gaufres et boissons et dès 18h, Huîtres le Corre, Intermarché St Martin et la coopérative des vignerons Uniré proposeront de quoi se substanter et se désaltérer.
A 18h30, est prévu un karaoké.
Un banquet et des animations en soirée
L’évènement se prolongera en soirée par un banquet (payant et sur réservation*), accompagné de plusieurs spectacles ainsi que d’un concert.
Au menu : apéritif, salade composée, cochon de lait à la broche et mogettes et dessert, selon l’humeur du chef. Tarifs adultes : 25€ / Tarifs enfants (-12 ans) : 15€.
De 21h30 à 23h, le 22 juillet, concert Telecab groupe tribute Téléphone, qui reprendra les tubes de celui-ci, tandis que le 12 août Rachel Stéfani, sosie de Céline Dion, interprétera un répertoire 100 % français.
La soirée se terminera avec un Dj Set de 23h à 1 h du matin. Ces animations sont ouvertes à tous.
Au travers de ces deux dates festives, le CNOSAP souhaite faire découvrir le Fort la Prée au plus grand nombre, de façon divertissante, mais avec une dimension patrimoniale historique marquée.
Nathalie Vauchez
*Réservation pour le banquet sur www.fort-la-pree.com
Le petit port dans lequel arrivèrent les 800 soldats
Un peu d’Histoire autour du Fort la prée
Le début du XVIIe siècle est marqué par la recrudescence du conflit religieux opposant catholiques et protestants. Louis XIII, roi de France et Richelieu, préparent le siège de La Rochelle (septembre 1627-octobre 1628), place forte protestante. Dans cet affrontement, l’île de Ré a plusieurs atouts stratégiques. D’une part, elle est riche, grâce au commerce de sel et de vin. D’autre part, elle constitue au plan militaire un emplacement de choix, face à La Rochelle.
En 1625, l’île de Ré est envahie par les protestants rochelais, puis reconquise par les troupes royales, menées par le Seigneur de Toiras.
En 1626, le Fort la Prée est construit par les ingénieurs Pierre de Conty d’Argencourt et Le Camus, , en simultané avec la première citadelle de Saint-Martin de Ré. Le but est d’asseoir le pouvoir royal sur l’île.
En 1627, le siège anglais. En juillet, le Duc de Buckingham débarque du l’île de Ré à la tête de huit mille hommes, pour prêter main forte aux Rochelais. Ils accostent sur la pointe de Sablanceaux (Rivedoux) et font reculer les hommes de Toiras jusqu’à Saint-Martin. D’août à octobre, les Anglais siègent la citadelle de St Martin, qui n’est pas encore terminée. Buckingham délaisse la surveillance du Fort la Prée, commettant l’erreur de laisser une porte ouverte sur le continent. Cela lui coûtera la victoire : en octobre, les troupes royales françaises débarquent sur l’île de Ré par le port du Fort la Prée et repoussent les Anglais.
Entre 1665 et 1673 sont notamment construits des remparts en front de mer et de terre. Dans les années 1681-1685, Louis XIV envoie Vauban contrôler les fortifications rétaises. Ce dernier qualifie alors le Fort la Prée de « fort d’opérette » du fait de ses problèmes de conception. Il le modifie à nouveau, fait raser les deux enceintes côté terre et reconstruire Les casernes du front de mer sur deux étages, afin d’augmenter la garnison.
En 1793, après une période d’abandon, le fort est réparé et réarmé lorsque plane à nouveau la menace anglaise. En 1875, après la défaite de la France contre la Prusse, la côte atlantique est réarmée, deux énormes canons sont installés sur les bastions du front de mer et deux traverses-abris sont construites où sont entreposés les obus.
En 1934, le fort est déclassé, il ne dépend plus du ministère de la Défense, mais devient propriété de l’Etat.
Entre 1942 et 1945, le fort est occupé par la marie allemande, qui l’itègre au Mur de l’Atlantique. Cet emplacement permet aux Allemands de surveiller leur base marine de La Pallice.
De 1946 à 1977, le fort devient propriété du Conseil général de l’Eure, qui y organise pendant trente ans des colonies de vacances. Faute d’entretien, deux bastions s’effondrent, mettant fin à cette période.
En 1980, le fort est acheté par le CNOSAP (Comité national des œuvres sociales, culturelles et sportives de l’administration pénitentiaire, qui en est toujours propriétaire aujourd’hui. Il est reconstruit avec l’aide des détenus de la citadelle de Saint-Martin entre 1981 et 1987 ;
En 2005, le fort est ouvert au public lors des Journées européennes du patrimoine, puis il est classé « Monument Historique » en 2008 Il est désormais ouvert au public d’avril à fin septembre, aux vacances de la Toussaint et lors des fêtes de fin d’année.
envoyés en renfort par Louis XIII.
journée
Hélène et Théo, producteurs de fleurs de l’île de Ré
Hélène Lety et Théo Thomas sont depuis trois ans à la tête des Fleurs des Salières, l’ancienne exploitation horticole de Jean-Marie et Agnès Viollet située sur la commune du Bois-Plage.
Regardez les abeilles charpentières sur le lisianthus », s’exclame Hélène. « Elles se gavent, elles repartent avec du pollen plein les pattes ! » L’exploitation qu’elle gère avec son compagnon Théo fait la joie de tous les pollinisateurs. Et sous leurs serres, ça grouille de vie. Comme tous les matins, ils font le tour de leurs plantations. Chaque fleur est auscultée, afin de vérifier qu’aucun nuisible n’est passé à l’attaque. C’est aussi un moment privilégié dont se délectent ces deux passionnés de nature. « On savoure la chance qu’on a de travailler ici. Toute cette palette de couleurs, c’est tout de même plus agréable à regarder qu’un mur gris dans un bureau. C’est physique et intense, mais on ne changerait de métier pour rien au monde. »
Quand l’heure de la retraite a sonné pour Jean-Marie et Agnès Viollet il y a trois ans, Hélène et Théo travaillaient pour eux depuis longtemps. « Je suis un ami de leur fils, » explique Théo. « Nous avons partagé la même chambre à l’internat. En 2013, l’année de mes 22 ans, je cherchais un petit boulot. Les parents d’Etienne m’ont embauché… et je ne suis jamais reparti ! »
Hélène arrive quelques années plus tard et pour elle aussi c’est le coup de foudre, autant pour le métier d’horticulteur que pour Les Fleurs des Salières. « On se sent bien dans ces bois. On est un peu coupé du monde, à l’abri de la foule et du bruit, c’est vraiment tranquille. Souvent nos clients nous demandent de venir visiter notre exploitation mais… on est un peu sauvage, j’avoue ! »
« De A jusqu’à Z » Et le métier est prenant. Il faut être sur place à 6h ou 7h du matin, en fonction des températures. Désherber, cueillir, composer les bouquets, être présents sur les marchés. La saison commence en février et se termine en septembre, mais Hélène et Théo préparent leurs plantations dès le mois de novembre. Ils font tout eux-mêmes de A jusqu’à Z, c’est-à-dire de la graine jusqu’à la vente, avec l’aide de quelques saisonniers au cœur de la saison.
« C’est ça qui me plaît beaucoup » dit Théo.
« On plante les graines, on les fait pousser, on les entretient. On vend des produits qu’on connaît, et on est fiers car on fait de belles fleurs. Ce sont des produits de
saison, qui viennent d’ici, de l’île de Ré, et on privilégie la qualité, la beauté. »
« Au début, on a repris l’exploitation telle quelle, il y avait déjà beaucoup de choses à gérer. Mais de fil en aiguille, on teste de nouvelles fleurs », complète Hélène.
« Comme on est à notre compte, on peut essayer plein de variétés, on n’a pas trop de limites et on fait de belles découvertes ! On fait avancer la production comme ça nous chante. »
Résilience
En tout, Hélène et Théo cultivent une bonne cinquantaine de variétés au fil des mois, sur 5000 m2 de serres et 1,5 hectare en pleine terre. Les cultures se font en rotation afin de ne pas appauvrir le sol, qui est amendé de manière naturelle avec du fumier de vache. Les plantations sont espacées et aérées afin d’éviter les contagions. « On n’a pas de label bio, mais on n’utilise aucun pesticide, herbicide ou insecticide. Et malgré tout, on a très peu de soucis. Mais surtout on accepte de perdre un peu. On préfère préserver le sol et prendre soin de notre santé, de celle de nos salariés et de nos clients. Et en préservant notre sol, on sera gagnant
sur le long terme », estime Théo.
« On change aussi nos méthodes de culture afin de mieux s’adapter au changement climatique, » renchérit Hélène. Pour lutter contre la chaleur et la sécheresse, ils ont commencé à pailler leur culture. « On gagne quelques degrés et la terre garde l’humidité. On installe aussi des voilages, et on réfléchit aussi, sur du plus long terme, à produire plutôt en hiver et à arrêter plus tôt l’été. On commence à y réfléchir, c’est loin d’être fait, car cela voudrait dire aussi arrêter certaines variétés… »
En attendant et malgré la chaleur, les dahlias, lisianthus, reines marguerites et autres alstroemerias de Théo et Hélène sont éclatantes de beauté, et sont à retrouver sur les marchés de La Flotte, Saint-Clément, Loix, Les Portes, La Rochelle et la Pallice, ainsi que dans le magasin de producteurs du Bois-Plage.
Fleurs des Salières
Aurélie Bérard
Plus d’info sur les jours de marché : fleurs_des_salieres
Magalie Barbas, au rythme des abeilles
Malgré une flore peu propice à la production de miel, les abeilles coulent des jours tranquilles sur l’Île de Ré, avant de se mettre au boulot de l’autre côté du pont. Magalie, apicultrice de passion, fait partie de ceux qui favorisent leur bien-être et leur capacité à exister.
Une passion née au détour d’une rencontre
Il y a des passions qui naissent là où on ne les attend pas. Celle de Magalie Barbas débute en 2018 lorsqu’elle rejoint l’équipe d’Aldo François chez L’Abeille de Ré. D’abord au développement commercial, c’est très vite que la curiosité laisse place à une véritable fascination pour ces insectes indispensables à la biodiversité. En autodidacte, elle se plonge dans leur univers, apprend leur fonctionnement, leur organisation sociale et leurs incroyables capacités. De fil en aiguille, cette découverte devient une véritable vocation. Aujourd’hui, elle veille sur une quarantaine de ruches réparties entre l’Île de Ré et le continent, développant chaque année un peu plus son savoir-faire et sa maîtrise de l’insecte.
« Avec les abeilles, on apprend avant tout la patience », confie-t-elle. Chaque visite au rucher est un moment privilégié, où
l’observation prime sur l’action. Il ne s’agit pas de maîtriser la colonie, mais de l’accompagner, en respectant son rythme naturel. Une ruche peut accueillir jusqu’à 80 000 abeilles, organisées selon une répartition des tâches d’une remarquable efficacité, et lorsque les cadres sortent de la ruche, c’est toute une organisation qui se révèle, ou chacun a un rôle bien défini, avec une importance capitale dans sa colonie. Les ouvrières assurent successivement plusieurs missions au cours de leur courte existence, qui dépasse rarement une quarantaine de jours en pleine saison, tandis que la reine peut vivre jusqu’à cinq ans.
Des récoltes au rythme des floraisons
Sur l’Île de Ré, les conditions ne permettent cependant pas une production abondante
Hélène Lety et Théo Thomas au milieu de la star du moment, le lisianthus.
Le désherbage nécessite chaque jour plusieurs heures de travail.
de miel. Si les abeilles trouvent suffisamment de pollen pour nourrir la colonie, les ressources en nectar restent limitées. Lavande, fleurs sauvages ou végétation locale offrent quelques floraisons, mais insuffisamment pour garantir des récoltes importantes. Le vent, omniprésent sur l’île, réduit également le rayon d’action des butineuses, pourtant capables de parcourir jusqu’à trois kilomètres autour de leur ruche. Ce vent qui fatigue, rend les déplacements plus difficiles et la dépendance au lieu du rucher est plus importante qu’ailleurs.
Pour produire différents miels, Magalie pratique donc la transhumance. Ses ruches prennent la route vers des territoires plus généreux, en Vendée, dans les Deux-Sèvres ou encore du côté de Cheverny, ville bien célèbre pour les amoureux de Tintin. L’an dernier, cette migration lui a permis de récolter plus de 200 kilos d’un délicat miel d’acacia. Tournesol, colza ou fleurs
de printemps : chaque terroir imprime sa signature et offre des saveurs bien distinctes.
Partager pour mieux protéger Si cette activité constitue aujourd’hui un complément à son métier d’employée de grande distribution, Magalie n’envisage pas, pour l’heure, d’en vivre exclusivement. Elle développe progressivement des partenariats avec des restaurateurs, des conciergeries et commercialise ses miels, ses bougies en cire et ses autres produits via sa boutique en ligne (voir encadré), tout en participant à plusieurs marchés estivaux. Mais son ambition dépasse désormais la seule production. À travers des visites pédagogiques de ses ruchers, elle souhaite sensibiliser le public à l’univers
fascinant des abeilles et à leur rôle essentiel dans notre écosystème. Beaucoup ignorent, par exemple, qu’une ouvrière occupe jusqu’à sept fonctions différentes au cours de sa vie ou que l’organisation d’une colonie repose sur une coopération très précise. Une immersion qui invite à changer de regard sur ces infatigables butineuses et à mieux comprendre en entrant dans le vif du sujet sans s’y faire piquer (au vif !).
Jordan Riché
Mag et Les Abeilles
Infos : mag_etlesabeilles
Site Web :
Félicie Vitart, jeune maraîchère entre fleurs et légumes
A 2 3 ans, Félicie Vitart a créé Le Jardin des petits vents. Elle s’est installée en production de légumes et de fleurs à La Flotte, que l’on retrouve en vente directe ou sur les marchés de Sainte-Marie.
Jà Saintes, Félicie se lance dans une école d’ingénieur son, « mais c’était trop enfermé pour moi », rapporte-t-elle. Elle travaille alors pour ses parents, en attendant de s’installer. L’opportunité se présente en novembre et se concrétise en mai. « J’ai récupéré une partie des installations de Julien Dorin. J’ai acheté les serres et le système d’irrigation et j’ai repris le bail. » Grâce à sa formation agricole, la jeune femme est éligible à la Dotation jeune agriculteur (DJA). Montant de l’opération : 40 K€. « J’attends toujours mes 26 K€ de DJA », lâche la jeune femme, qui a essuyé un refus d’une première banque avant d’en changer. Pour lui donner un coup de pouce, « des clients, sur le marché, m’ont conseillé de lancer une cagnotte participative » Ce qu’elle fait. Elle récolte ainsi près de 2 000 euros, qui lui servent, entre autres, à acheter deux filtres pour améliorer son système d’arrosage au goutte à goutte.
Démarrer avec la canicule
1,5 hectare. » Et fin mai, arrive la canicule. « J’ai perdu la moitié de mes plants de concombres, tous les haricots verts et des poivrons ont cuit sur pied. » En parallèle, elle teste deux rangs pastèques, « l’un semé avant la canicule, l’autre après ».
e suis issue d’une famille de maraîchers. Mes parents ont le Jardin du Boréal, à Saint-Martin. J’ai pensé à reprendre après eux, mais ils ont encore des années à faire et je voulais mon indépendance », cadre d’emblée Félicie Vitart. La jeune femme a donc créé, en mai cette année, Le Jardin des petits vents, en référence au vent qui souffle sur l’île de Ré et sur sa parcelle. « Je voulais un nom unique pour mon exploitation, qu’on ne trouve pas ailleurs en France », glisse-t-elle encore.
Une cagnotte participative Après son bac agricole Sciences et technologies de l’agronomie et du vivant (STAV)
Pierre Schmitz,
Pour être prête en mai, Félicie démarre la production de plants chez ses parents en mars. Quand elle s’installe, elle plante poivrons, aubergines, tomates, tomates anciennes, concombres, courgettes, pastèques, haricots verts, piments. Et des fleurs : dahlias, tournesols, cosmos, statices, zinnia et lisianthus. « En tout, j’utilise
Besoin de se faire connaître Félicie Vitart vend sa production sur les marchés : les fleurs, place d’Antioche à Sainte-Marie, trois jours par semaine ; les légumes et les fleurs, place des Tilleuls, à La Noue (Sainte-Marie), tous les jours sauf le dimanche. Là, le stand est tenu par son compagnon, Matéo, qui est salarié de l’exploitation. Félicie vend également en direct de sa ferme, les lundis, mercredis et vendredis, de 18h à 19h et les mardis et jeudis, de 11h à 12h. « Tout est cueilli la veille au soir pour être vendu le lendemain matin », garantit Félicie, qui assure « ne pas faire de revente ». « Pour l’instant, pas grand monde vient à la ferme, j’ai encore besoin de me faire connaître », plaide la jeune fille, qui lance un appel : « Si les gens veulent me soutenir, le meilleur moyen c’est d’acheter ma production ».
Julie Pertriaux
Contact lejardindespetitsvents
« le besoin d’aller toujours plus vite »
Le Couardais est entré dans la légende le 9 juin dernier en signant un record du Monde en Wingfoil avec 33 nœuds sur le mille nautique.
Il multiplie les performances. Pierre Schmitz aime la vitesse. Et il a du talent pour cela. À tout juste 20 ans, le jeune Couardais a déjà de nombreux titres à son actif. Tout commence en 2024, quand, en catégorie junior, il gagne le titre de Champion de France, se classe 3e au championnat européen junior et remporte le prestigieux « Défi Wing », soit le titre de Champion du monde en longue distance. L’année 2025 marque une petite pause dans
son palmarès. Pour cause : son passage en catégorie senior lui impose de s’adapter au niveau de ses aînés, « de rattraper le wagon », comme il dit. Ce qu’il fait vite, comme tout. Il s’impose dès 2026 comme l’un des maîtres de la discipline et gagne en début d’année le « Prince of speed », soit les Championnats du monde de vitesse. Dernièrement, sur l’épreuve ISWC Prince Of Speed à La Palme (Aude), il bat le record
Pierre Schmitz lors de l’épreuve ISWC Prince Of Speed à La Palme, au mois de juin dernier.
Cadre à la main, chaque colonie peut dans sa ruche cohabiter avec 80 000 insectes.
Dans le futur, Félicie aimerait se diversifier en fleurs et installer une chambre froide sur son site pour ses légumes, « mais il me faut l’accord des bâtiments de France ».
de vitesse sur 500 mètres à trois reprises pour le porter de 33.55 à 36.14 nœuds de moyenne et atteint la vitesse de 33.00 nœuds de moyenne sur la distance du mille nautique.
La vitesse en ADN « En vitesse instantanée, mon record est de 40,29 nœuds », complète -t-il. « La vitesse, j’adore ça. C’est vrai que j’ai besoin d’aller chercher tout le temps de nouveaux records, d’aller plus vite. C’est dans mon ADN ! Et puis avec le foil il y a une vraie sensation de liberté, de voler au-dessus de l’eau. »
Il commence la voile dès ses 4 ans, et monte sur une planche à voile dès qu’on le lui permet, à 7 ans. Il commence avec Antoine Albeau l’été, sur la plage de La Couarde, puis rejoint le CNCG du Goisil pour pouvoir pratiquer toute l’année. Il
CLUB SPORTIF
intègre la section voile au Collège de SaintMartin, puis le pôle France à La Rochelle.
« Rien ne me prédestinait à la voile. Mon père est un ancien basketteur professionnel. J’ai d’ailleurs fait en parallèle dix ans de basket mais à un moment j’ai dû faire un choix, vers 12 ou 13 ans, car les compétitions tombaient en même temps. Je n’aime pas m’investir à moitié, j’ai besoin de faire les choses à 100%. » Pourquoi la voile plutôt que le basket ? « Car j’avais la chance d’être suivi par Antoine Albeau », répond-il. « C’était un très bon ami de mes parents, je pense que c’est lui qui m’a fait prendre la décision de rester sur une planche à voile. »
Zephir project
« Antoine Albeau, c’est mon mentor. C’est lui qui m’a mis sur la bonne piste, il me poussait et me prodiguait les bons conseils,
que ce soit au niveau du matériel ou de la technique. C’est comme un parrain, je le considère vraiment comme un membre de ma famille. »
Le Colosse de Ré lui fait découvrir le foil dès l’arrivée de ce nouveau jouet en 2019.
« Ça m’a tout de suite plu. Sur un wingfoil, il faut être plus athlétique, dans la finesse. C’est moins brutal et plus cardio aussi.
En 2023 j’ai décidé de passer à 100% sur la wing. »
Aujourd’hui, les deux champions partent ensemble en compétition pour battre des records. Notamment dans le cadre du Zéphir project, créé en 2020 par Antoine Albeau lui-même et l’ingénieur
Marc Amerigo afin de développer des techniques de pointe permettant d’atteindre les plus hautes vitesses à la voile.
« C’est une chance inestimable pour moi, à mon âge, de pouvoir faire partie d’un tel
projet. C’est un formidable accélérateur d’apprentissage. »
Quand il n’est pas sur l’eau, Pierre est auprès de sa famille au camping de la Tour des prises. Après deux années d’apprentissage, il vient d’intégrer la structure familiale à temps-plein. Ce camping familial, l’un des derniers sur l’île, a été construit en 1982 par son arrière-grandpère, Maurice Martineau, connu comme « le loup de mer » de la Résistance rétaise. « Mon objectif », dit-il, « est de pouvoir continuer à concilier les deux. Poursuivre la tradition familiale et travailler au camping, et continuer à pratiquer ma passion. Car la voile, on le sait, est un sport passion, on ne peut pas en vivre. Alors mon rêve, c’est de pouvoir continuer à aller sur l’eau chercher des performances. C’est tout ce que je souhaite. »
Aurélie Bérard
Le Ré Beach Club voit toujours plus grand
Fort de nouveaux titres nationaux, le Ré Beach Club ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Avec en ligne de mire les Championnats d’Europe des clubs et une génération prometteuse, le club rétais poursuit son ascension tout en continuant à faire vivre le beach-volley sur l’île tout au long de l’année.
L’Europe dans le viseur
À peine les titres de champions de France des clubs célébrés que les regards sont déjà tournés vers la prochaine échéance. Début juillet, le Ré Beach Club a une nouvelle fois marqué les esprits en réalisant un remarquable doublé chez les garçons, auquel s’ajoutent une médaille d’or et une médaille de bronze chez les filles lors de la Coupe de France des Clubs. Une confirmation de plus de la place qu’occupe désormais le club dans sa discipline.
La saison trouvera son point d’orgue à la fin du mois de novembre avec les Championnats d’Europe des clubs. Cette jeune compétition, qui ne disputera que sa troisième édition, connaît déjà un succès grandissant. Le nombre de clubs engagés ne cesse d’augmenter et son rayonnement à l’international en font une compétition aujourd’hui de plus en plus prisée. Beaucoup de pays souhaitent y participer, et ce sont bien souvent des clubs qui représentent des capitales qu’affronte le RBC. Face à cet engouement, des tours préliminaires pourraient même voir le jour afin de départager les équipes qualifiées, obligeant plusieurs pays à structurer leurs propres coupes nationales.
Tenant du titre chez les hommes, le Ré Beach Club abordera ce rendez-vous avec ambition. « Nous irons défendre notre titre chez les garçons et viser au minimum un podium chez les filles », assume le président
Yann de Kergret. Une ambition à la hauteur du travail accompli tout au long de l’année par les joueurs et le staff.
Former les champions de demain Au-delà des résultats actuels, le club regarde déjà vers l’avenir. Les Championnats de France jeunes, organisés cet été à Châteauroux, constituent un objectif majeur. Là encore, les ambitions sont clairement affichées.
« Ce n’est pas de l’orgueil, c’est simplement le reflet de notre niveau », sourit
CHAUFFAGE, FROID ET CLIMATISATION
DELTA THETA
11 ZAC des Clémorinants
17740 Sainte-Marie de ré delta.theta@orange.fr 05 46 43 91 14
Yann de Kergret. « Nos jeunes évoluent déjà régulièrement sur le circuit adulte. Lorsqu’ils retrouvent leur catégorie d’âge, ils disposent naturellement d’une certaine avance. Nous visons les titres, il serait hypocrite de prétendre le contraire. »
Les Championnats de France individuels, programmés à Saint-Laurent-du-Var, viendront également dans les objectifs de l’été. Particularité de cette compétition : chaque joueur peut composer librement sa paire. Plusieurs licenciés rétais seront naturellement au rendez-vous avec des ambitions légitimes.
Si ces compétitions offrent une belle visibilité au beach-volley, elles restent avant tout portées par la passion. Les retombées financières pour les clubs sont aujourd’hui inexistantes. Seuls les joueurs peuvent prétendre à un prize money, qui s’élevait à 7 000 euros pour les vainqueurs de la Coupe d’Europe l’an dernier, une somme intégralement redistribuée aux athlètes et au staff. Quant à l’idée d’organiser un jour les Championnats d’Europe sur l’Île de Ré,
le président préfère en sourire : avec un budget estimé à près de 100 000 euros, le projet n’est pas d’actualité.
Un club qui vit toute l’année Si les résultats sportifs rythment la saison, l’été marque aussi une période importante pour le développement du club. Stages, initiations et tournois se succèdent chaque semaine sur les terrains des Gollandières, où vacanciers comme habitants peuvent découvrir ou perfectionner leur pratique du beach-volley.
Cette activité estivale contribue à faire connaître une discipline souvent réduite à son image de sport de plage, alors qu’elle exige une préparation physique, technique et mentale. Le Ré Beach Club entend justement casser cette idée reçue en démontrant que le beach-volley se pratique et se prépare toute l’année. Et déjà, derrière les compétitions estivales, se profile la rentrée de septembre. La section sportive du collège des Salières reprendra ses entraînements, poursuivant un travail de formation qui fait aujourd’hui la force du club. Car au Ré Beach Club, chaque saison prépare déjà la suivante, avec toujours la même ambition de former les joueurs et les joueuses qui composeront les équipes de demain.
Jordan Riché
Les quatre collectifs ayant participé aux finales des Coupes de France des Clubs : doublé féminin et Or et Bronze côté masculin !
SPORTS À LA HUNE
Rencontres Artistiques au Hangar à sel des Portes
L’association Atom, collectif artistique, revient cet été avec la troisième édition de Rencontres Artistiques : du 3 1 juillet au 16 août 2026, onze artisans d’art professionnels investiront le magnifique Hangar à Sel des Portes-en-Ré, un lieu exceptionnel ouvert au public uniquement pour cette occasion.
Au cœur de la réserve naturelle de Lilleau des Niges, à deux pas de la Maison du Fier et le long de la piste cyclable, cet ancien hangar à sel offre un cadre unique, idéal pour faire dialoguer patrimoine, nature et création.
Fidèle à son identité, l’exposition rassemble des artisans professionnels, soigneusement sélectionnés afin de proposer une grande diversité de métiers : ici, aucune matière ne se répète. Chaque créateur présente un univers singulier, mêlant techniques
ancestrales, gestes minutieux, innovation et créativité contemporaine. Cette nouvelle édition marque également un véritable renouveau avec l’arrivée de nouveaux artisans, de nouvelles matières et de nombreuses créations inédites. Autre nouveauté importante : l’exposition se tiendra désormais début août, offrant un nouveau rendez-vous estival aux habitants comme aux vacanciers.
Au-delà des œuvres présentées, Rencontres
Artistiques est avant tout une aventure humaine. Depuis sa création en 2024 par Amélie et Thomas, artisans d’art installés à Arçais et profondément attachés à l’Île de Ré, l’association Atom défend une vision chaleureuse et accessible de l’artisanat. Ici, les visiteurs sont accueillis avec simplicité, bienveillance et convivialité. Les échanges avec les créateurs sont au cœur de la visite, permettant de découvrir les histoires, les techniques et les passions qui se cachent derrière chaque pièce.
Le vernissage, ouvert à tous, aura lieu le
Rencontres Artistiques
Du 31 juillet au 16 août 2026
Tous les jours de 10 h à 20 h
Hangar à Sel - Les Portes-en-Ré
Entrée libre et gratuite. collectifatom@blogspot.com
lundi 3 août à 18 heures, autour d’un moment convivial.
Informations recueillies par NV
Les artisans présents
- Amélie Rabanit, céramiste raku et terres polies
- Thomas Bonnaud, graveur
- Amandine Bénéteau, peintures aériennes
- Coralie Caillaud, maroquinnière
- Gregory Farvaut, coutelier forgeron
- Caroline Chamoux, feutrière
- Emmanuelle Geslin, créations florales en papier
- Jean-Luc Rivault, sculpteur bois
- Xavier Barthe, sculpteur métal
- Amélie Deïssard, sculptures en papier maché
- Valentin Rizzo, sculpteur verre
Clap de fin pour la 12 ème édition d’ Ile de Ré Photo
Il a refermé son beau livre d’images jusqu’à l’année prochaine et nous manque déjà.
Lancé le 27 juin par un vernissage réunissant élus et nombre de Rétais fidèles au rendez-vous, le festival Ile de Ré Photo 2026 a ensuite déroulé un programme riche de dix conférences pour qui souhaitait en savoir plus sur les secrets de la photographie. Autant d’occasions aussi d’aller déambuler dans les allées où était exposé le travail de quelque cinquante invités, en plus de six cents images.
Comment choisir ?
Derrière le lourd rideau de la scène, le mystère de la création et des coulisses, un univers secret qu’aime particulièrement Gérard Uféras.
Recevant dès l’entrée un bulletin de la main des bénévoles (et photographes) du club boitais Ile de Ré Photo, le public est invité à voter pour sa photographie préférée. Un casse-tête renouvelé chaque année, le festival cultivant l’éclectisme des talents, des regards et des techniques. Alors oui comment choisir entre le travail minutieux de Sylvain Babaud, spécialiste des procédés anciens, ces images semblant tout droit sorties d’un conte ou d’un jeu vidéo de Jean Aballea, la beauté pure d’animaux sauvages émergeant des brumes glacées de Christian Beuvard, l’éblouissant travail sur le bleu de Bernard Collin, celui sur les jeux d’ombre et de lumière autour d’un simple verre d’Hubert Bonin ou encore l’évanescence rose des flamants de Katherine Weinland, danseurs à la grâce fragile suspendus entre ciel et eau ? Que tous ceux n’étant pas cités n’en prennent pas ombrage, il ne n’agit ici que d’un maigre (et subjectif) échantillon de la richesse infinie offerte par leurs images.
Passionnant Gérard Uféras
Ouvrant le cycle des conférences, l’invité d’honneur 2026 a déroulé sa vie devant une assistance suspendue à son incroyable parcours. De sa vocation précoce (il explore les musées parisiens un appareil à la main
vers les 11 ans) à son dernier projet en cours, Gérard Uféras raconte et se raconte à travers son travail et la passion perle à travers chacun de ses mots. Il nous parle aussi d’une époque où nombre de photographes commençaient leurs carrières dans la presse et notamment le journal Libération, alors précurseur et pourvoyeur de talents émergents devenus célèbres, évoque plusieurs fois son amitié avec Willy Ronis, la confiance accordée par de grandes institutions comme l’Opéra de Paris, La Scala de Milan et le Bolchoï, lui ayant donné accès libre en leur sein, son immersion dans l’univers glamour de la haute-couture, son travail aussi de photographe humaniste car aimant par-dessus tout « les parcours de vies humaines ».
Nommé Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres en 2023, Gérard Uféras est entré au panthéon des grands photographes et l’ensemble de son travail intégré aux collections de la Médiathèque du patrimoine et de la photographie.
Cette année encore, le Festival Ile de Ré Photo et son équipe ne peuvent que se réjouir d’avoir accueilli de tels talents.
Pauline Leriche Rouard
Gordon HOPKINS
Du 31 juillet au 16 août, onze artisans d’art professionnels investiront le hangar à sel des Portes-en-Ré.
(juillet
Le
Du MERCREDI au SAMEDI de 9h à 13h
à 19h
Le distributeur d’huîtres
Le VENDREDI de 9h à 13h et de 15h à 19h
05 46 09 90 87
contact@famillelecorre.com
EN PÉRIODE ESTIVALE
(juillet - août et 1re quinzaine de septembre)
21 quai de Sénac ÉTABLISSEMENT
3-4 route du Praud
Du MARDI au SAMEDI de 9h à 13h
Le VENDREDI de 9h à 13h et de 15h à 19h
Établissements / Dégustation
BRASSERIE ARTISANALE DE RÉ
Haut des Peux Bertaud RD201 à Sainte-Marie-de-Ré 05 46 43 82 63 • www.bieresdere.fr
saison
Chemin des Guignardes - 17580 LE BOIS PLAGE 05 46 69 30 45 lafermedesproducteursreunis@gmail.com
L’été, les saveurs de l’île de Ré se vivent autant qu’elles se dégustent
Dès le matin, le pain chaud embaume le magasin, les huîtres et les moules fraîchement récoltées arrivent en rayon, les légumes et les fruits de saison rejoignent les étals après avoir été cueillis par nos producteurs. Au fil des jours, les tomates anciennes, les melons, les abricots, les viandes d’élevages locaux, les produits laitiers et notre vaste épicerie composent une sélection gourmande, authentique et de saison. Chez nous, chaque produit raconte une histoire : celle des
femmes et des hommes qui cultivent, élèvent, pêchent ou fabriquent avec soin et passion les richesses de notre territoire. Que vous prépariez un barbecue entre amis, un pique-nique face à l’océan ou un repas en famille, vous trouverez tout le nécessaire pour cuisiner simplement, localement et avec gourmandise. Cet été, prenez le temps de découvrir les saveurs de notre terroir. Notre équipe sera heureuse de vous accueillir et de partager avec vous le meilleur des producteurs de l’île de Ré et de ses alentours.
Horaires d’ouverture du magasin en période estivale : du mardi au samedi de 9h à 13h et le vendredi après-midi de 15h à 19h. Chemin des Guignardes, 17580 Le Bois Plage en Ré Contact : 05 46 69 30 45