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RALH n°321

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édition du

Des jeunes en été

été est le moment préféré de nos adolescents qui peuvent enfin se retrouver en journée et en soirée, dans différents villages de l’île. Si, au sud, Le BoisPlage est leur « spot » préféré, Saint-Martin les attire aussi lors de certains évènements. Comme la coupe du monde et la fan zone de La Barbette ou les soirées DJ. Les ados se contentent de peu, car même en été rien n’est vraiment prévu pour eux. Juste le plaisir de se mélanger joyeusement, entre jeunes d’ici et d’ailleurs.

Pourtant, dès que l’on suggère de prévoir des moments qui leur seraient dédiés, on sent des réticences à peine voilées... L’an passé, devant

DE RÉ

certains incidents - tard dans la nuit et émanant plutôt de jeunes adultes que d’ados - le maire du Bois-Plage avait pris le parti, plutôt que d’instaurer un couvre-feu, de faire appel à un service privé de sécurité. Cette année, le (nouveau) maire a décidé d’établir des horaires de nuit pour sa police municipale.

N’oublions pas que nous avons tous été jeunes et tous aimé profiter des soirées rétaises. Sans pour autant être des « racailles ». Un peu de tolérance pour nos jeunes !

Invitée de l’association Ré Avenir lors de son Assemblée générale, la directrice générale d’Eau 17, Hortense Bret, avait présenté l’étude prospective 2022, socle d’une stratégie de résilience et d’adaptation au dérèglement climatique. Interrogée quelques semaines après (et deux épisodes caniculaires plus tard), elle avoue être préoccupée malgré son tempérament positif. A l’appui, des chiffres : « sur un mois de juin normal, la consommation est d’environ 64 000 m3 par jour sur la Charente-Maritime pour passer en août à 95 000 m3 par jour. Aujourd’hui (25 juin), nous en sommes à 82 000 m3 jour », souligne-t-elle. Tout est dit, la ressource en eau est en train de diminuer alors que le pic de saison n’est pas encore là.

100% dépendante C’est le cas de l’Ile de Ré, ne possédant aucune ressource. Notre eau potable vient donc exclusivement du continent, principalement du fleuve Charente avec un complément de Vendée, et parcourt soixante-dix kilomètres de réseaux pour être acheminée sur le territoire. Ne pas se sentir concerné par ce qu’il se passe sur le continent et ne pas participer aux efforts nécessaires serait donc de graves erreurs. Trois types d’approvisionnement en eau sont disponibles sur la Charente-Maritime : les eaux de surface (le fleuve Charente pour 35%) et les eaux souterraines, par les nappes dites libres (peu profondes et touchées par les pollutions humaines) et celles dites captives (profondes et donc plus

protégées) les deux représentant 65% de la ressource. En période de canicule, la consommation augmente du fait de la végétation, de l’irrigation des zones agricoles et des usages en eau potable. Même si le niveau est haut et les nappes remplies - ce qui était le cas en raison d’un hiver pluvieux - le niveau descend alors très vite et « on n’a pas assez d’eau », conclut Hortense Bret.

Une stratégie pour faire face mais…

Votée par les élus d’Eau 17 , une stratégie d’adaptation et de résilience s’articule en quatre grands axes allant de l’innovation pour la continuité du service à la réduction de l’empreinte écologique du service public de l’eau, en passant par la préservation de la ressource et l’implication active dans le développement durable des territoires. Elle est issue d’une étude prospective initiée en 2022 prenant en compte quatre scénarios différents (hiver sec et été chaud pour exemple) et préfigurant deux hypothèses, l’une à horizon 2025, l’autre à horizon 2050. Et le constat est clair : si l’équilibre entre ressources et besoins est assuré pour les secteurs intérieurs sur les deux dates, il est en danger sur le Royannais en 2050 tandis que le littoral est a minima en déséquilibre dès 2035 et déficitaire quels que soient les scénarios considérés en 2050. Il est donc indispensable d’agir dès aujourd’hui. Et autant le dire tout de suite, cela passera par une optimisation des ressources et une modification des usages.

Réduire les prélèvements d’eau potable

Pour atteindre une indispensable sobriété en eau, il s’agit de « réduire et de supprimer les volumes inutiles » , cela pouvant aller jusqu’à une augmentation des tarifs, « hors usages considérés comme vitaux », précise Hortense Bret, mais également de « substitution de certains besoins (arrosage, lavage de voiries) par des ressources alternatives », qu’il s’agisse d’eau de pluie, d’eaux grises ou d’eaux usées traitées.

Mobilisation générale

Pour Eau 17 , il s’agit donc de sensibiliser et de mobiliser l’ensemble des usagers, dont les acteurs économiques aux activités les plus gourmandes en eau comme les campings. « 50% de leur facture d’eau résulte de fuites », précise Hortense Bret, soulignant que certains usages (chasses d’eau, douches, etc.) pourraient provenir de ressources alternatives. Problème, les travaux inhérents ont un coût et si les campings sont à l’écoute, il ne leur est pas toujours facile de l’intégrer sauf si d’importants travaux (réfection par exemple) sont à l’ordre du jour. Cela passe aussi par la sensibilisation : « cet été, quatre personnes employées saisonnières vont sillonner les campings du littoral », explique-t-elle, évoquant informations et animations sur

l’eau. Au-delà des acteurs économiques, il va sans dire que nous sommes absolument tous concernés en tant qu’usagers : ne pas laisser couler l’eau de la douche ou celle du robinet inutilement, choisir les modes éco pour machines à laver le linge et la vaisselle, installer des mousseurs réduisant le débit d’eau, autant de petits gestes qui n’en sont pas.

Que faire face à la canicule ? Stopper l’arrosage de pelouses déjà grillées, oublier le karcher et le nettoyage des terrasses, mais aussi le potager et les plantations. C’est difficile et nous n’y sommes pas habitués ? Oui, mais l’enjeu est essentiel car que ferons-nous si l’eau vient à manquer ?

Pour conclure sur une note positive, l’Ile de Ré est plutôt à la page car réutilisant déjà des eaux usées traitées à destination agricole avec deux stations dédiées (l’une à La Flotte et l’autre à Ars) auxquelles il faut ajouter trois bornes vertes (Ars, La Flotte, La Couarde) et « bientôt une quatrième à Sainte-Marie », précise Hortense Bret. C’est pas mal mais étant totalement dépendants de la ressource, nous pouvons encore mieux faire. A commencer par tous appliquer, dès la prochaine canicule (annoncée), les principes de sobriété qui de toute façon, de gré ou de force, deviendront la règle. Pauline Leriche Rouard

Protection des eaux côtières : «harmoniser est capital»

Les premières assises nationales de la qualité des eaux côtières étaient organisées à La Rochelle, mardi 2 3 juin. Les échanges de la journée, entre les professionnels de la conchyliculture, les responsables de labels et les chercheurs ont conduit à la rédaction de l’Appel de La Rochelle.

Apporter une réponse collective à un problème global qui touche aussi bien les filières conchylicoles que touristiques, d’un point de vue sanitaire, environnemental et économique. Tel était l’enjeu des premières assises nationales de la qualité des eaux côtières, mardi 23 juin, co-organisées par Philippe Le Gal, président du Comité national de la conchyliculture et Sophie Panonacle, députée de la Gironde, présidente du bureau du Conseil national de la mer et des littoraux. Des données existent, des réseaux de surveillance aussi mais les acteurs présents – élus, professionnels de la mer et de l’assainissement et chercheurs -, s’accordent sur l’importance de mieux travailler ensemble.

La conchyliculture se place en sentinelle

Le Comité national de la conchyliculture se place en sentinelle de surveillance des eaux côtières car en cas de pépin, leurs coquillages sont les premiers touchés. L’alarme a été tirée à la suite de la contamination du bassin d’Arcachon par un norovirus en 2023, entraînant des pertes économiques « importantes et persistantes », rapporte Olivier Laban, président du comité régional de la conchyliculture d’Arcachon-Aquitaine. A la suite de cette crise, le CRC a lancé un observatoire Oxyvir et un réseau de surveillance destiné à anticiper les contaminations, afin de « connaître en temps réel le statut sanitaire de nos productions dans un objectif zéro malade ».

Penser un réseau de surveillance virale

L’enjeu, pour les conchyliculteurs, est d’être alertés en amont de la contamination afin de mettre les coquillages à l’abri dans un délai très court. Tout cela demande du temps et des moyens matériels et financiers. « Oxyvir est un premier

pas », concède Laetitia Jourdan, co-directrice de Rivages Pro Tech - Suez. Mais elle plaide pour un outil permettant de « tracer l’origine du virus », de « caractériser les sources de contamination pour mettre en place un modèle prédictif ».

« Nous menons des expérimentations sur le risque bactériologique », glisse-t-elle, en appelant à répliquer ce modèle sur le risque viral.

Joanna Ollivier, chercheuse à l’Ifremer, explique de son côté : « le norovirus est résistant aux traitements physicochimiques des stations d’épuration et persistant dans le milieu naturel. S’il arrive aux huîtres, il est déjà trop tard. Nous devons chercher en amont ». Et pour cela penser un réseau de surveillance virale à l’image de Remi, le REseau de contrôle Microbiologique, mis en place par l’Ifremer. Celui-ci estime la qualité microbienne des zones conchylicoles, grâce à 5 000 prélèvements par an, réalisés sur 400 points. Objectif : « identifier les zones à risque et travailler un système d’alerte précoce pour avoir les quelques jours nécessaires à la sortie des huîtres à terre ». Pour « gérer les crises, poursuit la chercheuse, il faut une collaboration entre les collectivités locales, les professionnels et les chercheurs ». « Les comités de rivières et la filière conchylicole partagent leurs informations », illustre Yann Bufferand, directeur du Cycle de l’eau à Auray Quiberon Terre Atlantique. Un profil de vulnérabilité conchylicole est ainsi établi, permettant « une lecture d’impact de nos actions. Les informations sont croisées avec Remi ».

Fabien Boileau, de l’OFB, insiste sur le « lien terre mer » et sur l’importance d’une « politique cohérente de recherche et d’action », tout en « améliorant les politiques publiques pour cibler les urgences ».

MARCHÉ DE SAINT-MARTIN DE RÉ

Eaux de baignade : « des données à foison » « La baignade est le principal usage de la mer. Nous avons besoin d’uniformiser le système de surveillance de la qualité des eaux », plaide Christophe Le Visage, vice-président d’Eau et Rivières de Bretagne, qui a créé le label La belle plage. Il tire la sonnette d’alarme : « Nous avons commencé à cartographier la qualité des eaux de baignade, la situation ne s’améliore pas », regrette-t-il.

A ses côtés, Ghislain Fenouil, responsable national du Pavillon bleu, abonde : « Nous avons besoin d’un suivi sanitaire » des eaux de baignade, qui inclut « les paramètres chimiques et pas que ceux bactériologiques ». Le label Pavillon bleu est né en 1985 en France et existe aujourd’hui dans « cinq mille sites dans le monde, répartis dans cinquante pays ». « Mille huit cent soixante-seize plages du littoral français sont analysées chaque semaine par l’Agence régionale de santé (ARS) », reprend Christophe Le Visage. Il rappelle aussi aux baigneurs que la première des choses à faire pour connaître la qualité de l’eau est « de regarder l’affichage sur la plage ».

En parallèle, Bertrand Moquay, administrateur de la Fédération française des ports de plaisance (FFPP) et directeur du port de La Rochelle, explique : « la certification Port propre, française et internationale, se donne pour objectif d’aller au-delà de la loi. En France, sur cinq cents ports de plaisance, cent quarante sont certifiés et quatre-vingt-dix sont dans la démarche d’obtention de la certification ». La certification comprend des critères de bonnes pratiques de gestion « des eaux noires ou des huiles alimentaires », par exemple, mais aussi de « formation du personnel et d’information des usagers ».

« Nous collectons et nous avons des informations mais elles ne sont pas assez harmonisées », conclut Ghislain Fenouil.

« Il existe des données à foison. Les harmoniser est capital. »

Les cinq axes de l’Appel de La Rochelle

A l’issue de la journée, un Appel de La Rochelle a été transmis à Catherine Chabaud, ministre de la Mer et de la pêche. Il résume les propositions émises en s’appuyant sur des enjeux sanitaires, environnementaux et économiques. Il se décompose en cinq axes, chacun avec des propositions concrètes. Le premier, améliorer l’efficacité des réseaux d’assainissement des eaux usées. Par exemple : réaliser, conformément aux dispositions de la directive révisée relative aux eaux résiduaires urbaines, des études de risques sur les masses d’eau accueillant des usages sensibles, tels que la baignade ou la conchyliculture. Le deuxième : protéger et garantir la qualité sanitaire des coquillages. Exemple : créer un « Fonds de Garantie Conchylicole » abondé par une partie de la redevance perçue par les Agences de l’eau au titre de la lutte contre la pollution, visant à indemniser les entreprises conchylicoles contraintes, par arrêté préfectoral, de stopper leur production et leur commercialisation. Le troisième : défendre une bonne qualité des eaux de baignade. Exemple : conforter la surveillance en élargissant les paramètres suivis, les points de suivi et en prévoyant une fréquence régulière toute l’année (notamment le week-end), tout en veillant à connecter et coordonner les réseaux de surveillance déjà existants (eaux de baignade et eaux conchylicoles). Le quatrième : planifier et mieux communiquer. Exemple : mettre en place un dispositif d’alerte et de vigilance destiné au grand public, en lien avec les centres antipoison hospitaliers. Et enfin, cinquième point ; assurer un financement pérenne multisource, grâce notamment à une éco-contribution sur le principe du pollueur payeur.

« Ce document est le point de départ d’une mobilisation collective au service de la protection de nos territoires littoraux et de la pérennité de leurs activités conchylicoles, économiques et touristiques », conclut Sophie Panonacle. L’édition numéro 2 des assises et prévue : rendez-vous à Sète, en juin 2027.

Estuaire 2025 alerte contre la mégaferme de saumons

Julie Pertriaux

Le collectif Estuaire 2050 était présent, autour de Benoît Bite au, député européen de Charente-Maritime, mardi matin pour rappeler son op position « au projet mortifère » de mégaferme de saumon, porté par Pure Salmon, une entreprise basée à Singapour, et prévu dans l’estuaire de la Gironde.

« Il met en danger l’estuaire mais aussi les nappes phréatiques du haut médoc », alerte Eric Bentz, porte-parole. « Il va nuire à la qualité des eaux de tout le bassin, y compris les îles de Ré et d’Oléron. »

Amaury Lafonta ouvre son 3ème point de vente sur l’île de Ré

Après La Rochelle, La Couarde-sur-Mer et Ars-en-Ré, le chef pâtissier Amaury Lafonta poursuit son développement avec l’ouverture d’un quatrième point de vente dans les halles de Saint-Martin.

Depuis le 26 juin, de 8h à 13h, habitants et visiteurs peuvent découvrir une sélection de pâtisseries, viennoiseries, pains artisanaux et douceurs à emporter, élaborés avec exigence.

Amaury Lafonta, 28 ans, a été sacré Champion du Monde de Pâtisserie en 2023 à Milan. Lauréat de nombreux concours internationaux, il est reconnu pour ses pièces artistiques en sucre et en chocolat, ainsi que pour une pâtisserie exigeante, créative et profondément attachée au produit.

A noter qu’il s’installe sur le marché de Saint-Martin de Ré dans le cadre du

dispositif « étal-test » mis en place par la municipalité, afin de renforcer l’attractivité de son marché. Ce dispositif consiste en des conditions tarifaires avantageuses et progressives les trois premières années, les commerçants concernés s’engageant à ouvrir à l’année, comme l’ensemble de ceux présents sur le marché.

NV

La conchyliculture se place en sentinelle de surveillance des eaux côtières.
© Clara Hospital, Club de Food Communication
Amaury Lafonta est désormais présent sur trois marchés rétais

COLLÈGE LES SALIÈRES

Une rénovation artistique réalisée par les élèves

Il aura fallu plusieurs mois de travail à la classe de 4 e 5 pour venir à bout de son projet « mosaïque ». Une dizaine d’œuvres embellit désormais l’établissement.

L’idée a germé dans l’esprit d’Ophélie Ballon dès son premier jour au collège Les Salières. En juin 2025, la jeune enseignante en arts plastiques vient d’être mutée au sein de l’établissement et, afin de préparer l’année scolaire suivante, elle visite les lieux. Elle repère immédiatement des trous dans le carrelage, au sol, aux murs, ou même carrément dans le béton de la cour. « J’y ai vu un vrai espace de création pour les élèves », dit-elle. « Plutôt que de masquer tous ces trous par une réparation fonctionnelle, je me suis dit qu’on pourrait inviter les élèves à intervenir de manière artistique et créative. »

commencer le travail de création. « Tout cela a pris du temps », reconnaît Ophélie. « Ça a été très long pour certains groupes qui avaient choisi un grand espace à combler, ou des motifs difficiles à reproduire. Et il a fallu ensuite que l’agent technique de l’établissement, Guillaume Dubus, procède à leur installation sur place ».

Les objectifs de cette enseignante pleine d’imagination sont multiples. Son projet, intitulé « Réparer par l’art », a permis aux élèves de participer à la réhabilitation de ces bâtiments qu’ils habitent au quotidien et leur a donné l’occasion de se mettre au service de la collectivité, tout en donnant du sens à l’Art. Autant d’objectifs

« Réparer par l’art » Un an plus tard, une dizaine d’œuvres jonche les murs et les sols du collège de Saint-Martin. Toutes ont été réalisées par les élèves de la classe de 4e5. Après un travail de repérage photographique, les enfants ont fait des relevés à l’aide de feuilles de papier calque. Puis, équipés de pinces, de lunettes et de gants, ils ont pu

appréciés par la direction de l’établissement et le Département, propriétaire des lieux, qui ont immédiatement soutenu l’enseignante.

« Des œuvres in situ »

Via ce projet, Ophélie Ballon a également pu sensibiliser ses élèves à la notion d’œuvre in situ et leur permettre

ECOLE ISABELLE AUTISSIER

d’expérimenter la technique de la mosaïque. « L’idée était de concevoir et de réaliser des œuvres pensées pour le lieu. C’est lui qui a impulsé les idées de leurs productions. Par exemple, on a un petit burger à l’entrée de la cantine, une éprouvette devant la salle de physique. Il y a beaucoup de références à la mer, forcément ! Des vagues, une baleine, des planches de surf, des crabes, des plages … »

On retrouve aussi dans toutes leurs créations de nombreuses références artistiques étudiées avant ou pendant le projet, comme la Grande Vague de Kanagawa. Point de départ de leurs réflexions : la technique du trencadis de Gaudi et ses motifs colorés du parc Güell, ou encore les œuvres du street-artist Franck Slama (alias Invader) dont on peut admirer l’un des Space invaders, ces petits extra-terrestres en mosaïque, à Ars-en-Ré.

« Mon objectif final est d’aiguiser leur regard. Qu’ils se rendent compte que l’art est partout, dans une BD, un clip, des bijoux, le design… Peut-être qu’un jour en voyageant, devant les mosaïques du parc Güell ou celles de Pompéi, ils se souviendront du temps de travail que leur a demandé leur petite production en classe de 4e ! »

De nombreux projets

Petit plus pour les élèves : ils pourront parler de ces réalisations l’année prochaine à l’oral du Brevet. Les autres classes ont pu bénéficier d’autres projets menés par

L’école aux fresques murales

cette enseignante dynamique : une classe de 5e est allée rencontrer l’artiste Fausto Urru dans son atelier à La Rochelle et a eu la chance d’être initiée à la gravure tétra pak. Une classe de 3e a réalisé une fresque en street art où chaque élève a pu taguer son prénom sur les murs du collège. Pour l’année prochaine, ses idées en cours de réflexion sont nombreuses, tel un travail avec la céramiste Alix Laraignou, installée à Sainte-Marie de Ré, ou la production d’une œuvre collective tridimensionnelle autour de la santé mentale en collaboration avec l’infirmière de l’établissement. « J’aime créer des projets avec mes élèves », conclut l’enseignante. « Et j’espère que très vite le collège sera recouvert de toutes leurs œuvres ! »

Deux nouvelles fresques ont été inaugurées le 1 9 juin à l’école Isabelle Autissier de Rivedoux-Plage.

On se souvient de la fresque réalisée en 2025, dans la Cour Colette de l’école, qui mettait en évidence les petites bêtes que le enfants rencontrent habituellement dans les jardins. Cette fois les murs ont été décorés avec les dessins réalisés en classe par les élèves de CE1, CE2 et CM1 sur le thème des écosystèmes marins et de la biodiversité. Cette action étant liée, comme le rappelle Stéphanie Aubin, l’intervenante artiste peintre à l’origine de l’idée, au projet global de désimperméabilisation et de végétalisation des cours de l’école ainsi qu’à l’année de la mer, mise en place à la suite de la conférence des Nations Unies sur l’océan (2025). Ce genre de projet tout en étant ludique pour les enfants permet d’aborder différents domaines. Ainsi les études préalables ont donné lieu à la découverte en histoire de l’art du milieu du street art et du pop

art et dans les ateliers scientifiques au choix des animaux marins. A partir d’une photo les enfants ont reproduit l’animal choisi en lui octroyant une personnalité. Puis une maquette collective a été effectuée avec les poissons qui se sont finalement trouvés répartis vivant dans les eaux chaudes ou froides du globe, d’où l’existence de deux fresques et non pas d’une seule.

Le report des dessins d’enfants sur le mur avant de les peindre a nécessité un gros travail ; grands-parents et parents se sont dévoués et ont apporté leur aide à Stéphanie. Le résultat final est réussi. Chaque poisson possède une attitude particulière, joyeuse ou amusante, mais toujours gaie et les deux fresques animent réellement la cour de récréation et les enfants sont ravis d’avoir participé à cette aventure collective. Lors de l’inauguration avec parents, enfants, élus et corps

Elisabeth Jouanny, directrice de l’école, a indiqué le lien existant avec Jazz

trouvait le petit bateau dans la

en montrant à l’assistance où se

enseignant,
Boat,
fresque. Catherine Bréjat
© Ophélie Ballon
© Catherine Bréjat
Certains élèves revenaient sur la pause méridienne pour continuer leurs créations.
Ophélie Ballon et l’agent technique du collège Guillaume Dubus, devant une œuvre inspirée de la Grande Vague de Kanagawa.
Fresque montrant les poissons tropicaux évoluant dans les mers chaudes.

SAINTE-MARIE-DE-RÉ

Cours des Jarrières, la mairie achète aussi les murs

Les élus étaient réunis pour un conseil municipal « spécifique finances », vendredi 26 juin à SainteMarie-de-Ré. Les sujets : l’achat du bail commercial et des murs cours des Jarrières et un nouveau calcul de la taxe d’occupation des terrasses commerciales.

Reprendre le droit au bail, 5 cours des Jarrières à La Noue-SainteMarie, est un « outil durable », introduit Franck Mussillier, maire de la commune. Reprendre aussi les murs, « c’est une décision qui a du sens pour nous. La place des Tilleuls est un lieu de vie, de passage, un lieu où l’on doit pouvoir exercer une activité commerciale qui corresponde à l’esprit du village et qui réponde aux besoins des habitants », alimente encore Franck Mussillier, en préambule du conseil municipal. Vendredi 26 juin les élus étaient réunis pour une session « spécifique aux finances », afin de valider l’achat des murs, du bail et des frais qui y sont liés, de l’ancienne cave à vin dont le bail commercial a été préempté par la mairie. Et ce dans un objectif de préserver « une activité de qualité » et « une diversité commerciale ».

Le montant total de l’opération s’élève à 420 K€ et se décompose comme suit : 135 K€ de reprise de droit au bail ; 235 000 € d’achat des murs ; 2 500 € de dépôt de garantie et 47 000 € de frais d’acte, droits et frais annexes. « L’expertise des Domaines pour les murs était de 260 000 € », informe Franck Mussillier, qui rapporte que le prix a été négocié à 235 K€, quand le propriétaire le fixait au départ à 250 K€. Le conseil municipal a voté à l’unanimité le principe d’acquisition des murs du local commercial situé 5 cours des Jarrières.

Acheter sans emprunter Une fois la décision approuvée, le conseil municipal s’est engagé sur le jeu des

écritures comptables. Le crédit d’achat « n’était pas prévu au budget primitif 2026 », instruit le maire, « car la préemption a eu lieu après son vote. A l’époque, nous n’avions pas non plus connaissance de la vente ». Jean-Luc Castelein, deuxième adjoint chargé de la commission finances, propose d’inscrire le montant total de l’opération au budget annexe « activités économiques ». Pour cela, il soumet au conseil le versement d’une subvention d’équipement, du budget principal vers le budget annexe, d’un montant de 420 K€.

« Place Eudes-d’Aquitaine, les travaux ne sont pas abandonnés mais reportés à fin 2027-début 2028 », répartis sur deux exercices budgétaires. « Nous avons trouvé prioritaire d’acheter le commerce », justifie Franck Mussillier. Il informe que « la commission finances du 17 juin 2026 a émis un avis favorable à l’ensemble de ces propositions ». Et Didier Guyon, élu de la minorité, de saluer « un travail de qualité ». « Le budget est important, mais c’est pour une opération elle-même importante pour la collectivité », approuve Jean-Luc Humbert.

Les décisions ont été votées à l’unanimité.

Terrasses commerciales simplifier la redevance

Michel Poulet, chargé de l’économie et du commerce, est revenu sur les modalités de calcul de la redevance d’occupation du domaine public appliquée aux ter rasses commerciales. Le dispositif en

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vigueur comprend une part fixe selon la surface occupée et une part variable selon le chiffre d’affaires réalisé en terrasse. » Après une année d’application, les commerçants ont fait remonter « des difficultés de mise en œuvre pour produire et analyser spécifiquement le chiffre d’affaires réalisé sur la terrasse ».

Le conseil municipal propose donc de simplifier la méthode de calcul. Une part fixe liée à la surface reste d’actualité : 35 €/m2 pour les terrasses ouvertes ; 45 €/m2 pour les terrasses couvertes. En revanche, la part forfaitaire évolue pour être liée à la nature d’occupation des terrasses : 20 % de la part fixe s’il s’agit d’exposition ou de présentation de produits ; 40 % de la part fixe s’il s’agit de service de vente. « La partie variable est obligatoire et tient compte de l’activité de la terrasse. L’idée est que la communauté récupère une partie du chiffre généré sur le domaine public », continue Jean-Luc Castelein, qui informe que le montant perçu « sera légèrement inférieur, de 11 % » avec ce nouveau calcul. En 2025, il s’élevait à 33 545 €. « En 2026, il devrait être de 33 000 €, parce que nous comptons de nouveaux commerçants. » La nouvelle tarification, « plus lisible, plus simple et approuvée

par l’ensemble des commerçants », glisse Michel Poulet, s’applique pour l’exercice 2026 et ce afin « d’éviter une double comptabilité aux commerçants », ajoute Franck Mussillier. La proposition a été votée à l’unanimité moins une abstention.

Julie Pertriaux

Olena Giacometti a remis sa démission au préfet Sur interrogation de Didier Guyon, Franck Mussillier a prévenu qu’Olena Giacometti, cinquième adjointe chargée de la culture, des associations et de la vie locale « a remis sa démission au préfet ». Il évoque « des raisons personnelles ». Un choix « que nous respectons ». Si Franck Mussillier tient à la « remercier pour son engagement », il précise que cette décision « ne remet pas en cause le fonctionnement de l’équipe » qui reste « mobilisée ». Si sa démission est actée, elle sera remplacée par Romain Lassagne, qui était le suivant sur la liste « Ensemble - Un nouveau regard pour Sainte-Marie ».

Des bénévoles pour le composteur

Isabelle Chiarelli, première adjointe, annonce l’installation d composteur au Fougerou. Nous cherchons des bénévoles, qui seront formés, pour s’occuper du composteur. Avis aux amateurs.

e Restaurant Maja jette l’ancre sur le port de Saint-Martin de Ré.

Cuisine faite maison, produits locaux, sélection de vins de qualité, cocktails signature, terrasse face au coucher du soleil.

13 quai Georges Clémenceau 17410 Saint-Martin de Ré contact@restaurantmaja.fr restaurantmaja.fr restaurant_maja Restaurant Maja

« Le droit au bail acheté 135 K€ cours des Jarrières, une valeur élevée, sera revendu à un prix légèrement plus bas », prévient Franck Mussillier. « C’est le jeu du marché. »

Salle comble pour la réunion des 100 premiers jours

Dans une grande proximité avec les habitants venus en nombre, le maire d’Ars-en-Ré et ses adjoints ont chacun présenté un volet de la politique communale et les premières actions, avant de répondre à moult questions.

Le maire d’Ars-en-Ré, Pierre Bœuf, a naturellement introduit la réunion en rappelant les promesses de campagne : écouter, proposer, agir.. « Depuis trois mois, on écoute, on partage les préoccupations des habitants et on essaie d’y répondre. Au-delà des rencontres unilatérales, cette réunion nous permet de faire un point et de vous écouter. Je suis un maire heureux... même s’il y a aussi des problèmes à régler. A notre arrivée, nous avons eu un accueil très agréable des services de la mairie. Et les adjoints ont tous pris la pleine dimension de leurs fonctions. »

Une situation financière compliquée

Après avoir rappelé que l’engagement de campagne consistant à informer en toute transparence s’applique aussi et d’abord aux finances, tout comme celui d’une gestion prévisionnelle et « en bon père de famille » et la hiérarchisation des priorités au regard des capacités financières de la commune, Laurent Blanchard, adjoint aux finances, a présenté un bilan mitigé. L’état des finances ne permet pas de tout faire, d’où l’indispensable priorisation.

L’objectif de résultat de fonctionnement pour 2026 est estimé à 450 K€, générant un autofinancement net de 160 K€ (contre respectivement 600 K€ et 320 K€ en 2025) : décalage des travaux de démolition des Natureaux de 2025 à 2026 (110 K€), baisse des redevances du marché liée à la rénovation de la halle et prudence sur les droits de mutation (liés aux transactions immobilières - NDLR) expliquent ce repli.

Le résultat de clôture au 31 décembre 2025 d’un peu moins de 2,1 M€ est insuffisant pour financer les projets en cours, tandis que les dettes au 1er janvier 2026 s’élevaient à 3,4 M€. Les investissements 2026/2027 sont estimés à 3,7 M€ (voir encadré), face à des ressources de 3,15 M€. Plusieurs incertitudes rendent difficile l’exercice des prévisions : le coût de rénovation de la halle, le montant des subventions qui pourront être obtenues, l’impact financier des travaux de voirie autour de la caserne, tout comme celui de l’opération Les Noues. Ainsi une gestion rigoureuse s’impose.

Ne sont pas pris en compte dans ces prévisions d’investissements la rénovation des appartements de gendarmerie, la rénovation du logement de l’école, la rénovation de la salle des fêtes, le leg Poisot et l’Ane en culotte, ces deux derniers dossiers étant en cours d’évaluation.

En résumé, la situation financière compliquée est sous contrôle mais nécessite des actualisations régulières, le projet de rénovation de la halle du marché est prioritaire, des cessions sont à l’étude (leg Poisot et/ou Ane en culotte) pour redonner un peu d’oxygène aux finances communales et aucun nouveau projet significatif n’est planifiable pour le moment.

Un nouvel espace de vie quai de La Criée

Didier Naudin a présenté le volet voirie et urbanisme, centré sur l’amélioration au quotidien. « 100 jours, c’est beaucoup et pas beaucoup, on prend nos marques, les sujets arrivent de tous les côtés », a-t-il dit en préambule. Créer un port plus convivial, fluidifier la circulation estivale, réorganiser le stationnement, préserver les espaces naturels mais aussi moderniser l’éclairage public, valoriser commerces et artistes et préparer l’avenir de la zone artisanale sont les axes de travail. Concernant les aménagements du port et du centre-bourg, la création d’un nouvel espace de vie quai de La Criée, totalement piéton, avec du mobilier urbain, et juste cinq ou six places de stationnement pour les patients du pôle médical et un stationnement vélo facilité font partie des priorités. Pour une circulation plus douce, les stationnements rue du Havre seront supprimés (arrêt minute du DAB maintenu) du 1er juillet au 31 août, en guise de test. Un point sera fait à la fin des vacances d’été. La route de La Prée sera en sens unique, entre le VVF et Mouillebarbe. En venant de la rue du Havre, on ne pourra plus tourner qu’à gauche et non plus à droite. Place de la Chapelle cinq places de voiture seront supprimées et un cheminement piétons créé ; de nouveaux emplacements seront créés rue Thiers et la signalétique des parkings sera renforcée (nom, nombre de places...). N’étant plus conforme, l’arrêt minute devant le tabac sera supprimé. Des solutions de stationnement adaptées aux professionnels seront proposées : forfait, emplacements réservés possibles, tarification spécifique pour les artisans...

La commune souhaite aussi travailler sur la zone artisanale, elle doit toutefois se coordonner avec la CdC (qui, dans sa compétence Economie, a récupéré la gestion des zones artisanales et commerciales et est en train de réaliser un diagnostic complet de l’ensemble de ces zones sur l’île de Ré - NDLR).

L’éclairage public va évoluer vers un dispositif plus responsable, les armoires électriques seront mises en conformité

et la commune souhaite candidater au label Village étoilé d’ici la fin de l’année. En matière de communication & patrimoine, Didier Naudin souhaite valoriser les acteurs du village, installer une nouvelle signalétique pour les artistes et galeristes, avec une charte harmonisée.

Travailler la solidarité de proximité

Magali le Teuff a présenté les premières actions en matière sociale, pour tous les âges, afin de mieux vivre à Ars-en-Ré : Conférences, jeux intergénérationnels à la bibliothèque, partenariat avec l’association Les Trémières, projet d’accueil de jour pour les aînés en réflexion. Des groupes de travail doivent être mis en place (les bénévoles sont les bienvenus), autour de la santé, de la banque alimentaire ou encore des repas des anciens. Anne Liska a aussi expliqué qu’alors que le projet CdC prévoyait l’arrivée d’un ostéopathe au cabinet médical de La Criée, la commune a fait valoir qu’il y a déjà deux ostéopathes à Ars, qui manque a contrario de kinés. Elle s’est rapprochée de la CPTS* de l’île de Ré et de sa directrice, Alexandra Benaiteau, pour envisager que l’espace disponible de 40 m2 soit dédié à des actions de santé comme par exemple la prévention des chutes, le dépistage des problèmes de mémoire... l’idée étant de mettre quelqu’un plusieurs fois par semaine dans cet espace pour l’animer. La commune d’Ars va travailler avec la CPTS au dernier trimestre 2026 sur ce projet.

Magali Le Teuff a également présenté ce qui va être mis en place en matière de solidarité de proximité : mise à jour de la liste des personnes vulnérables, création d’un réseau de bénévoles, pour visites, courses er accompagnement des aînés.

Rénovation de la halle du marché, « projet phare de la mandature » Yvan Coriat a évoqué la rénovation de la halle de marché, projet phare de la mandature (initié par la précédente municipalité). Suite aux appels d’offres, les entrepreneurs seront choisis au 1 er

septembre. Durant les travaux, le marché va migrer sur trois allées du parking situé devant, soit soixante-dix stands. Un travail important a été fait en matière de contrôle d’hygiène des métiers de bouche. « D’ici début juillet, tous les commerçants seront aux normes. » De même, les marchands proposant des contrefaçons ont été exclus du marché. Le souhait de l’adjoint est aussi de privilégier une plus grande diversité, avec de petits créateurs, comme cela était le cas il y a quelques années.

Animations estivales et questions

Le maire, Pierre Bœuf, a évoqué les animations de l’été, parmi lesquelles les marchés des créateurs, le spectacle du Gardien du clocher, le spectacle Laser, la Tribu récréative, les spectacles de Donin en juillet et août, le concert de Musique en Ré fin juillet, ou encore le temps fort de la Mer Ecrite avec la pièce l’Amante anglaise de Marguerite Duras jouée par Sandrine Bonnaire, le 31 juillet à 14h30 (billetterie ouverte, salle des fêtes). Bien sûr en août les OFNI, et nombre d’autres animations. De nombreuses questions ont été posées par les habitants, notamment sur la défense des côtes (de compétence CdC et Département), le logement, la circulation... Concernant la fermeture d’une classe à la rentrée, Pierre Bœuf a expliqué s’être battu avec la directrice d’école pour que ce soit plutôt une classe de Loix qui ferme (il existe un RPI Ars-Loix - NDLR) mais « le DASEN a décidé cette fermeture à Ars, nous ne pouvons rien faire. Mais la pérennité de l’école d’Ars n’est pas remise en cause. Par contre, celle de Loix est sérieusement menacée avec 24 élèves et deux classes », croit savoir Pierre Bœuf. « On a décidé de garder une ATSEM, nous n’en étions pas obligés, elle travaillera une partie de son temps au centre de loisirs. » En fin de réunion, le maire a proposé d’organiser quatre réunions publiques par an. Certains de ses adjoints suggéraient deux par an. L’avenir dira qui aura eu gain de cause !

Propos recueillis par Nathalie Vauchez *Communauté professionnelle territoriale de santé.

Investissements 2026/2027

Halle du marché : 1,5 M€ *

Toiture salle des sports : 413 K€

Voirie : 335 K€ **

Natureaux : 188 K€

Matériels et logiciels : 117 K€

Eglise : 94 K€

Autres immobilisations : 90 K€

Provision : 100 K€

Emprunts : 852 K€ ***

Total : 3 689 K€ (dont 2 332 K€ votés en 2026).

*Estimation avant ouverture des réponses à l’appel d’offres.

** Dont caserne : 100 K€.

*** Y compris Ane en culotte.

Nathalie Vauchez
Le maire, Pierre Boeuf, entouré de Laurent Blanchard, Anne Liska, Yvan Coriat, Magali Le Teuff et Didier Naudin.

Un conseil efficace et studieux

SI le conseil municipal du 11 mai consacré au vote du budget s’était déroulé dans une atmosphère tendue entre la majorité et les deux élus d’opposition, celui du 2 5 juin a permis l’adoption de nombreuses décisions à l’unanimité dans une ambiance calme et studieuse.

L’étude de deux dossiers concernant le domaine et le patrimoine a ouvert ce conseil. L’acquisition à l’amiable de la parcelle située sur le carrefour de l’Ormon, budgétisée lors du conseil municipal du 11 mai, a d’abord été adoptée à l’unanimité pour 10 K€. Il permettra dans le futur de réaliser un meilleur aménagement routier et quelques places de parking. Ensuite, le délaissé de voirie du 257 rue des Rentiers a fait l’objet d’une nouvelle délibération. En octobre 2025, la commune avait en effet déjà accepté le déclassement et la cession de cette petite parcelle pour un montant de 4200€ au profit des propriétaires de la résidence devant laquelle elle se trouve. Le bornage de la parcelle ayant démontré qu’elle mesure 18 m 2 et non 12, les élus ont voté la réévaluation du prix de cession à 5000€.

Côté finance et fiscalité

Le montant de la subvention au SIVOS* votée le 11 avril a également fait l’objet d’une nouvelle délibération. « Nous avions voté une participation financière pour frais de fonctionnement d’un montant de 85 K€ », a expliqué le maire Christophe Penot. « Mais nous nous sommes aperçus qu’une

La piste d’un syphon passant sous la RD au niveau de la rue du Clos, souvent inondée l’hiver, est privilégiée par la municipalité.

délibération de janvier 2026 avait déjà accordé 22,5 K€. Donc on annule et on fait la différence ». Les élus ont donc corrigé et voté une nouvelle participation financière de 62 K€. La convention de partenariat avec la Communauté de Communes et La Maline pour une projection cinéma en plein air le 16 juillet a quant à elle été adoptée pour un montant de 1600€.

Assainissement

Le schéma directeur de l’assainissement pluvial réalisé par l’UNIMA a ensuite été étudié. Christophe Penot est revenu sur les différentes pistes d’amélioration

NOUVEAU COMMERCE - SAINTE-MARIE-DE-RÉ

envisagées. Celle du bassin de rétention sous les Roussières a été abandonnée car trop chère. Celle de la création d’une noue sur un terrain rue des Doues a également été mise de côté car les études ont montré que, l’hiver, la nappe phréatique se situe à 4 centimètres seulement de la surface. Finalement, une seule a été retenue : la création d’un syphon sous la route départementale au bout de la rue du Clos, qui donnera aux eaux pluviales un exutoire supplémentaire. « C’est le seul projet réalisable », a expliqué le maire. « Et puis nous allons faire des petites actions qui ont un rapport coût/efficacité raisonnable.

Nous avons beaucoup échangé avec les techniciens de l’UNIMA et il n’y a pas de solutions miracles. C’est la multiplication de petits aménagements qui va améliorer la situation. On a déjà vu cet hiver que le nettoyage régulier des fossés a bien fonctionné. » Ce schéma directeur, voté à l’unanimité, va donc pouvoir être ajouté au PLUi*, et les études de faisabilité, technique et financière, vont continuer. Lors du tour de table des élus, l’ancienne maire Lina Besnier a questionné Christophe Penot sur une procédure qu’elle avait lancée en février contre un administré du Gillieux pour permis de construire illégal, puisque la construction de trois logements seulement avait été déclarée contre cinq réalisés. « Il n’y aura aucune entorse au règlement », a répondu Christophe Penot. « Mais ma position est simple. Si c’est régularisable et qu’on trouve une solution avec le propriétaire pour convertir deux ou trois de ces logements saisonniers en logements à l’année, j’y suis favorable. Je reste très pragmatique. »

*SIVOS : Syndicat intercommunal à vocations scolaire, pour la gestion des écoles de Saint-Clément des Baleines et des Porte-en-Ré / PLUi : Plan local d’urbanisme intercommual.

Anaïs ouvre une boutique de fleurs & pause gourmande

Hana. C’est le nom du nouveau commerce qu’a ouvert Anaïs Giraudeau, cours des Ecoles, proche de la place des Tilleuls, à Sainte-Mariede-Ré, à la place de l’ancienne poissonnerie. Il a été inauguré mercredi 17 juin. La trentenaire y vend des fleurs et propose une carte de cafés classiques ou matchas, jus de fruits frais et snack. « J’ai beaucoup voyagé et je me suis inspirée de magasins multi concepts que l’on trouve à l’étranger », rapporte la nouvelle gérante.

A« Les fleurs viennent à 50 % de Charente-Maritime et 50 % de grossistes », précise-t-elle. Quant à la carte, « je l’ai élaborée avec un nutritionniste. Il y a des fruits et des légumes. Les produits du snack, les tartes, les sandwiches ou les cookies, sont faits par des artisans d’Ars et de Saint-Martin ». Le tout est à emporter : « Les personnes peuvent prendre un jus et le boire en se promenant sur le marché ». Objectif : « Participer à l’économie locale ».

Julie Pertriaux

PUBLI-RÉDACTIONNEL

LE JARDIN DU CHABOT

nciennement « Le chat botté », puis « La villa », cette institution rétaise bientôt centenaire rayonne à nouveau sous l’enseigne « Le jardin du Chabot ».

Aux commandes d’une cuisine gastronomique depuis le mois d’avril dernier, le nouveau chef Thierry Brenuchot vous propose une carte courte pensée autour de

produits frais, locaux et de saison. Un lieu agréable et élégant conçu pour vivre un instant gourmand au rythme de l’île.

Restaurant Le Jardin du Chabot 20 rue de la Mairie 17590 Saint-Clément-des-Baleines 05 46 09 56 04

Ouvert midi et soir du mercredi au samedi, et le dimanche midi.

© Julie
Pertriaux
Anaïs Giraudeau se dit « passionnée de fleurs depuis l’âge de 2 ans ».

Canicule : élus et agents proches des personnes isolées

La maire de Saint-Martin, Anne Mémin, et ses adjoints ont déroulé sereinement l’ordre du jour du Conseil municipal, répondant point par point aux remarques de l’opposition. Un Conseil diffusé pour la première fois en direct sur la page Facebook de la mairie et suivi ainsi à distance par une trentaine de personnes.

Le chantier de démolition et reconstruction du pôle administratif et technique du camping municipal arrive à son terme, quelques avenants ont été mis en délibération et votés à l’unanimité.

« Un déroulement normal de gros chantier arrivant à son terme » L’opposition, par la voix de Véronique Richez-Lerouge s’est étonnée de tous ces avenants et des changements d’entreprises. « Ce sont des avenants classiques de fin de chantier, avec des plus et des moins-values, avec quelques transferts d’une entreprise à une autre, qui ne font que très peu bouger l’économie du projet » a répondu Jean-Paul Goussard. Quatre avenants, entre 1200 € et 2600 € chacun, étaient ainsi à l’ordre du jour. « Quand ces avenants vont-ils s’arrêter ? » a interrogé Véronique RichezLerouge. « Cela s’arrêtera quand le chantier sera arrivé à son terme » a rétorqué Anne Mémin, précisant que sur un chantier d’une telle ampleur rien de plus habituel : « C’est la réalité d’un chantier à 1,4 M€, il y a toujours des avenants, le chantier est bien suivi et cohérent. »

La décision modificative N° 1 au budget principal de la commune, présentée par Marie Tredgeu, concerne des travaux de réparation d’une brèche sur les remparts. Véronique Richez-Lerouge s’est étonnée du faible montant du devis et a demandé quelles étaient les prescriptions de la DRAC sur cette réparation. « Nous avons sollicité plusieurs devis, la DRAC nous a conseillés sur le devis et sur le matériau, nous étions d’ailleurs ensemble le 5 mai dernier », a répondu Anne Mémin.

« On demande des choses, des factures, pas pour vous embêter mais parce que l’on a un droit de regard », a expliqué Maryline Héraudeau, l’opposition estimant ne pas avoir toujours de réponse à ses demandes. « Vu le flux de travail généré, nous avons besoin de nous organiser pour répondre aux questions posées », a répondu la maire.

Réflexion d’ensemble autour du bâtiment de l’école maternelle Le renouvellement pour un an de la convention entre la commune et l’association Petites fleurs de sel pour la mise à disposition du local de la MAM (Maison d’assistantes maternelles), situé avenue de Philippsburg, a été l’occasion pour Anne Mémin de rappeler que le club house, choisi pour accueillir la MAM, fait défaut aux associations sportives et qu’en conséquence un projet de déplacement de la MAM dans un autre bâtiment est envisagé*. Ainsi le renouvellement à titre gratuit est prévu pour un an (jusqu’au 18

juillet 2027), le nouveau loyer appliqué à l’issue du déménagement fera l’objet d’une réflexion. « On souhaite vraiment avoir cette MAM sur Saint-Martin, nous n’avons pas de crèche, même s’il y en a une à La Couarde, à Sainte-Marie et à Rivedoux. On aimerait aussi envisager trois agréments (au lieu de deux actuellement – NDLR), permettant d’accueillir plus d’enfants. »

Véronique Richez-Lerouge s’est dite ravie que majorité et opposition convergent sur cette option d’installer la MAM dans une partie de l’espace libéré au sein de l’école maternelle (RPI avec La Couarde - NDLR). « Il y aura toutefois des travaux à prévoir et il nous faut mener une réflexion d’ensemble sur l’occupation de ce bâtiment, il faut nous laisser le temps de travailler là-dessus », a précisé Anne Mémin.

Les subventions, objet de désaccord de l’opposition

Concernant la délibération portant sur les subventions aux associations (pour certaines associations le vote avait été reporté à ce Conseil, dans l’attente de certaines informations), l’opposition a de nouveau regretté que le vote ne se fasse pas association par association, la maire maintenant pour cette année un vote groupé, faisant l’objet d’une seule délibération. « Je me demande pourquoi vous n’avez pas la même demande lors du Conseil communautaire », s’est étonnée Anne Mémin. « Nous sommes favorables à certaines subventions, mais en désaccord sur le montant d’autres, nous ne prendrons donc pas part au vote », a annoncé l’opposition.

Alors qu’a été reporté le vote de la subvention pour Les Chats de Saint-Martin (en attente d’éléments), ont été votées des subventions de 4000 € pour le Ré Tennis Club, 500 € à la FNACA, 1000 € au Yacht Club et 8000 € au Club Martinais**. « Ce dernier est dans une bonne dynamique, nous avons durant la campagne appelé de nos vœux la création d’une telle association, celle-ci porte un gros projet de mise en valeur de Saint-Martin. « Nous avons décidé d’un soutien très marqué à ce projet, susceptible de créer une réelle dynamique.» ont précisé Frédéric Pallot-Dubois et Anne Mémin. Véronique Richez-Lerouge a souligné la somme conséquente et justifiée attribuée au Club Martinais, Philippe Stanislas a demandé pourquoi le Comité des fêtes s’est vu attribuer (lors du précédent conseil – NDLR) une subvention bien moindre. « Il n’a pas encore de projet, on verra en cours d’année », a précisé Frédéric Pallot-Dubois. Véronique RichezLerouge a estimé « très faible » la somme de 4000 € prévue pour Les Chats de SaintMartin. « Nous étudierons cette subvention au prochain Conseil », a redit Frédéric Pallot-Dubois. Ces subventions ont été votées sans les voix de l’opposition. Enfin concernant les travaux à prévoir de reprise d’une brèche dans le rempart du port de La Citadelle et des maçonneries au droit du batardeau du fossé de La Citadelle, été votée à l’unanimité la délibération sur la demande de subventions auprès de la DRAC (40 %), la Région (15 %), le Département (20 %), le plan de financement prévisionnel, d’un montant total de 71 258 € HT, comprenant un autofinancement à hauteur de 25 % de la commune.

Ré à la Hune est une publication gratuite éditée par Rhéa Marketing : 183 rue des Gros Peux17940 Rivedoux-Plage / Tél. 05 46 00 09 19 / Mail : realahune@rheamarketing.fr Ce journal vous est offert par les Annonceurs, nous les en remercions vivement. Il est mis à votre disposition par tous les commerçants et lieux qui le souhaitent, merci à eux.

Directrice de la Publication : Nathalie Vauchez / Maquette : RC2C / Mise en page : Valérie Le Louer Rédaction, photos : Aurélie Bérard, Catherine Bréjat, Pauline Leriche Rouard, Julie Pertriaux, Eugénie Rambaud, Nathalie Vauchez, DR, sauf mention expresse / Dessin : Philippe Barussaud / Régie publicitaire : Rhéa Marketing : 05 46 00 09 19 - Frédéric Pallot-Dubois : 06 14 29 47 21 - Nathalie Vauchez : 06 71 42 87 88 - rhea@rheamarketing.fr / Imprimeur : Imprimerie Rochelaise / N° ISSN : 2257-0721 - PEFC 10-31-1240

« La canicule, ce n’est pas un jeu politique mais l’affaire de tous »

Lors des questions diverses a été évoqué par Gaëtan Perdriel l’effectif possible de 74 enfants à la rentrée 2026/2027 – « Un point sera fait la semaine prochaine »avec dont quatre classes élémentaires prévues dans le cadre du RPI avec La Couarde.

Interpellée par l’opposition sur la date de publication sur Facebook de l’alerte Canicule, la majorité - notamment Christine Braud en charge du CCAS et Anne Mémin - a exposé les actions menées - 198 personnes appelées (ce qui est la 1ère fois depuis des années), attention particulière portée par chaque élu de la majorité à ses voisins, visite à domicile par la police municipale lorsque les personnes ne pouvaient être jointes par téléphone, etc. « La canicule, c’est l’affaire de tous, et ce n’est pas un jeu politique » a taclé la maire, tandis que plusieurs élus déploraient les remarques de « l’opposition, qui n’a pas été vue en mairie lors de la mobilisation de tous. » « Spontanément, nous sommes tous venus en mairie pour voir ce que nous pouvions faire. Vous étiez où ? C’est humainement étonnant », a déploré Mathilde Dauthy.

Enfin, bien qu’approuvant l’idée d’une guinguette et d’une fan zone à La Barbette, l’opposition s’est interrogée sur « l’agrandissement de surface et la redevance complémentaire » et a regretté « les nuisances sonores - cris des supporters et musique - tous les soirs, qui posent problème aux riverains, hôtels et habitants souhaitant un peu de tranquillité. »

Anne Mémin a expliqué avoir pris un arrêté pour la fan zone, espace de vie sur l’espace public et non pas extension du domaine public pour Au Rendez-Vous. La sécurité fait l’objet de toute l’attention de la municipalité, de la police municipale et de la gendarmerie, toutes très vigilantes. Concernant le bruit, « on les a reçus en leur demandant de ne pas trop s’enflammer sur le son ». Quant aux cris des supporters lors des buts marqués par la France, cela a plutôt fait sourire les élus de la majorité... « Ce sera ainsi jusqu’au 19 juillet », s’est amusée Anne Mémin.

Propos recueillis par Nathalie Vauchez

*Lire notre interview Ré à la Hune : www.realahune.fr/ les-100-premiers-jours-de-saint-martin/ **Lire notre article : www.realahune.fr/ un-club-martinais-cree-pour-dynamiser-la-capitale/

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Les travaux de reprise de la brèche dans le rempart du port de la Citadelle et des maçonneries au droit du batardeau du fossé de La Citadelle sont estimés à 71,26 M€ HT.

Les Ateliers de Ré, créateurs d’espaces d’exception

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ACTUALITÉ

Peggy Luton-Borie, cent jours tambour battant

Très

Franchement c’est passionnant », s’exclame d’emblée Peggy Luton-Borie. Élue depuis plus de dix ans, la maire couardaise a pris ses nouvelles fonctions à bras le corps, saluant au passage (et avec insistance), l’énergie et la motivation de l’ensemble des conseillers municipaux, largement soutenus et accompagnés par les équipes communales. Conversation libre avec une élue enthousiaste.

Un début de mandat préparé « Il y avait eu une analyse préalable approfondie et nous avions notre feuille de route », rappelle Peggy Luton-Borie, cela n’empêchant pas l’effervescence des premiers mois et moult choses à faire y compris par petites touches améliorant le quotidien, l’élue couardaise évoquant le grand écart nécessaire entre travail de proximité et gros dossiers. « Mais c’est justement ce qui est passionnant et enrichissant », affirme-t-elle.

L’été pour horizon

Pour une large part, les cent jours ont été consacrés au lancement de la saison sur tous les fronts. Côté mer, la question des entrées de plage était urgente. Cinq jours après le premier conseil municipal, un rendez-vous avec l’Office National des Forêts a permis la mise en place de lieux estivaux incontournables. « Il s’agissait aussi de lever certaines crispations », explique Peggy Luton évoquant le souhait des anciens de disposer d’un banc à l’ombre au Peu Ragot. « Ce n’est pas compliqué à faire et ça apporte du positif », estime l’élue. Côté commerces, elle se réjouit de « planètes alignées » avec la reprise (provisoire pour l’instant) du café Les Mouettes, largement soutenue par la municipalité, la réouverture du restaurant La Cabine de Bain et la création du Brasse Bouillon, le retour du tabac-presse et de nouveaux commerces ayant fait leur apparition. « Nous avons également travaillé avec les commerçants du Peu Ragot pour

Le maire du Bois-Plage et son équipe municipale ont pris le temps de remettre à plat la gestion humaine et financière de la commune. Alain Moreau entend aussi « expliquer les décisions politiques » aux Boitais.

« Nous avons repris une organisation qui humainement était très dégradée. Nous avons rencontré individuellement les quarante-huit agents municipaux. Nous avons aussi trouvé une situation financière très fragile, il manquait 400 K€ pour boucler le budget. L’investissement du pôle santé est trop gros par rapport au reste, on n’a aucune marge de manœuvre, cela me crève le cœur mais on va devoir attendre 2027 pour réaliser des investissements pour les enfants. Nous n’allons pas augmenter la taxe foncière et pas recourir à davantage d’emprunt, nous avons déjà 450 K€ de remboursement par an. Pour le centre de loisirs, l’école, la salle polyvalente, la place du marché, il va falloir attendre. Ecole et l’îlot Mômes seront des

les animations », poursuit Peggy Luton ajoutant que la rentrée sera le temps de regarder du côté de la zone artisanale. Préparer l’été c’est également être vigilant sur la voirie, qu’il s’agisse de boucher les trous ou de rectifier quelques éléments de réglementation du côté du Peu Ragot, ou encore d’améliorer la signalétique vélos, Peggy Luton souhaitant expérimenter bientôt le radar pédagogique. « Je pense utile de se laisser la possibilité de tests », souligne-t-elle.

Chiens et dunes, objets de deux arrêtés

Expérimentation justement pour le premier, concernant nos amis à quatre pattes et leurs propriétaires. Comprenant le plaisir qu’il peut y avoir à emmener son chien sur la plage, Peggy Luton a décidé de leur autoriser l’accès sur les mois de juin et septembre, juillet et août demeurant en revanche interdits car incompatibles avec estivants et familles. « Nous ferons un bilan en octobre mais il faut que tout le monde joue le jeu » insiste-t-elle à l’adresse de propriétaires ne respectant pas toujours les règles de base comme la collecte des déjections canines, sources de pollutions pouvant nuire à la qualité des eaux de baignade.

Le respect est aussi à l’ordre du jour d’un arrêté sur l’interdiction de marcher ou jouer dans les dunes. « Les enfants qui y font du toboggan, ce n’est pas acceptable », souligne Peggy Luton. Transgresser une règle essentielle à l’environnement sera donc sanctionné par une amende pouvant aller jusqu’à cent trente-cinq euros.

Sécurité et prévention

Au menu de tous les étés, la sécurité sera renforcée du côté de La Pergola en coordination avec les services de gendarmerie. « Nous allons également expérimenter une opération de prévention des conduites à risques en milieu festif avec des jeunes formés de l’association France

Addictions », explique Peggy Luton. Par conduites à risque il faut entendre alcool, stupéfiants ou comportements inappropriés. L’initiative se déroulera sur deux nuits, une en juillet et une en août.

La culture toujours…

Signature de la personnalité couardaise, le festival d’animations estivales était déjà pour l’ensemble programmé mais la municipalité a choisi de renforcer la musique classique, « grâce à l’implication de la conseillère municipale Nadège Bielot » précise Peggy Luton évoquant concerts sous le kiosque à musique, le festival Syrinx mais aussi le retour à La Couarde de Musique en Ré et des Quatre Saisons.

Ultra investie dans ses fonctions de maire, Peggy Luton-Borie se réjouit de l’énergie déployée par la nouvelle équipe et par l’ensemble des agents communaux.

marquer le pas et nous recentrer », souligne Peggy Luton.

Et une communication renforcée « Dans une dizaine de jours, nous lançons notre application mobile », se réjouit l’élue. Intitulée La Couarde 17, elle permettra de suivre la vie de la commune en toute facilité, mais également de faire des signalements et de recevoir d’éventuelles alertes (canicule par exemple, un sujet d’actualité). Un groupe WhatsApp a également été créé avec les acteurs économiques du village afin de les informer sur les animations et des panneaux valorisant les restaurants, « si nombreux et variés à La Couarde » permettront de renforcer une communication déjà élaborée et constante.

Ajoutons à tout cela l’installation pragmatique d’un nouveau distributeur de billets du côté du marché du mail mais enfin, ça y est, après être partis (nécessité oblige) « un peu dans tous les sens, nous pouvons

En perspective, une rentrée riche en projets structurants avec notamment un diagnostic voirie influencé par le schéma directeur pluvial mais aussi un état général passant par les travaux réseaux nécessaires, la végétalisation, l’adaptation à la chaleur et les questions d’accessibilité, importantes pour l’élue. « Il s’agit de réfléchir Village et de penser à ses aménagements » précise-t-elle. Également au menu, la vidéoprotection, le projet de réaménagement du site de Goisil et celui de l’espace Massé, « qui impliquera les habitants et permettra plus de créativité que sur le Goisil, sous contraintes fortes », poursuit l’élue, très enthousiaste sur les opportunités offertes par ce terrain de six mille mètres carrés, qui sera un « vrai lieu d’expression ».

Après un début de mandat sur les chapeaux de roues, la municipalité couardaise vivra son premier été avec la satisfaction d’un travail accompli, même s’il y a toujours à faire…

priorités en 2027. Nous voulons restaurer la situation aux niveaux humain et financier », explique le maire, Alain Moreau.

« Nous avons aussi mis en place des commissions avec l’opposition, nous allons tous ensemble faire du bon travail. A commencer par la finalisation du pôle santé, avec trois petits cabinets à remplir et nous souhaitons bien terminer les travaux, y compris en ce qui concerne la signalétique et le stationnement. Nous nous sommes réunis avec les médecins, pour faire au mieux. Il s’agit d’un grand pôle santé de l’île de Ré. »

Plus léger mais très attendu par les habitants et les vacanciers, l’élaboration de l’agenda des animations de l’été a demandé un gros travail, avec pour volonté tout à la fois de densifier ce qui existait et de diversifier. « Tout ce qui a été fait bien par Sandrine Perchais est reconduit », car il n’y a pas de raison de tout révolutionner. Cet agenda se matérialise sous forme de petit livret et le premier numéro d’un journal municipal rebaptisé « le Fil du Bois » et relooké a été distribué

dans toutes les boîtes à lettres du village en ce début d’été.

« Nous avons aussi beaucoup travaillé sur le Pavillon bleu, les analyses son bonnes, nous avons travaillé avec les écoles de surf du Gros Jonc, du Pas des Bœufs et des Gouillauds, afin de structurer l’offre de celles-ci, l’occupation de l’espace, la coordination des activités et la sécurité. » Le Bois est une commune à entretenir, il faut élaguer les arbres... Nous avons un garde-champêtre et une police rurale. Pour la première fois, la police municipale sera à tour de rôle sur le terrain jusqu’à deux heures du matin, pour assurer des rondes et nous aimerions mutualiser nos efforts avec celle de La Couarde. Il nous faut aussi élargir l’éclairage de la plaine des Gollandières. », explique le maire, Alain Moreau.

Propos recueillis par Nathalie Vauchez

Drive et livraison à domicile : tout Intermarché chez vous

Voilà quinze ans que les magasins Intermarché de Saint-Martin de Ré et de La Flotte se sont dotés d’un Drive. La livraison à domicile est, quant à elle, assurée sur toute l’île, sept jours sur sept en été en camion réfrigéré garantissant la fraîcheur, par une équipe Intermarché dédiée. Une fois que l’on y a goûté, difficile de s’en passer !

Ces prestations Intermarché île de Ré connaissent un fort succès grâce à la mise en place d’équipes dédiées et efficaces (renforcées par des saisonniers en été) : Chloé, Diana, Valérie pour le Drive et Olivier et Charly pour la Livraison à domicile, pour le magasin de Saint-Martin, tandis qu’à La Flotte Amjad et Alexi sont entièrement dédiés au Drive et à la Livraison à domicile.

Imaginez : tranquillement depuis votre canapé, à toute heure du jour ou de la nuit, sur intermarche.com, vous sélectionnez le magasin Intermarché Saint-Martin ou La Flotte, et faites vos courses en ligne. Dans un délai d’une heure votre commande est prête au drive : il vous suffit de vous y rendre quand vous le souhaitez (du lundi au dimanche de 8h à 20h, en été), de rentrer votre numéro de commande sur l’une des bornes ou de scanner votre carte fidélité. Dans les minutes suivantes, une personne de l’équipe du Drive dépose vos courses dans votre coffre. Ou bien vous pouvez vous les faire livrer à domicile (en réservant un créneau de deux heures), partout sur l’île de Ré, sans minimum d’achats.

Comment cela fonctionne ?

Depuis votre ordinateur, téléphone ou tablette sur le site dédié au drive, vous parcourez les rayons selon vos besoins : toutes les familles de produits sont clairement identifiées et l’ensemble des produits de chaque magasin sont référencés, y compris les produits régionaux et locaux et les promotions. Vous retrouverez tous vos produits comme en magasin.

En effet, vous pouvez aussi faire vos achats dans les rayons traditionnels : boucherie (viande au poids ou barquettes), poissonnerie, charcuterie, fromagerie, fruits et légumes (l’offre évolue au fil des saisons), boulangerie et pâtisserie… Il est possible de déposer des commentaires, par exemple sur le degré de maturité des fruits souhaité ou la cuisson de votre baguette… Il est même possible d’appeler le magasin, en complément, pour une prestation personnalisée, comme, par exemple, un plateau de fruits de mer & crustacés, ou de fromages.

Vous pouvez faire vos courses en plusieurs fois, votre panier électronique gardant en mémoire les courses déjà choisies, jusqu’à la validation définitive. De même, d’une commande à l’autre, votre panier type est conservé, ce qui vous permet, si vous le souhaitez, de gagner du temps en rajoutant les courses plus spécifiques à ce panier type. Une fois votre commande envoyée, l’équipe du Drive Intermarché prépare vos courses à votre place, dans les allées du magasin, comme vous les feriez vous-même : conditionnement, qualité, date de péremption, tout est vérifié.

Toutes les promotions du magasin sont également disponibles dans le Drive et vous pouvez même bénéficier régulièrement de promos spécifiques au Drive, le cumul des points fidélité se fait également automatiquement. Selon vos instructions, si un produit n’est pas disponible, soit un autre similaire est intégré à vos courses, soit il est retiré de votre commande (et la somme correspondante remboursée). Vous ne payer que ce qui est effectivement livré.

L’ensemble du service Drive est gratuit, les prix des produits sont strictement les mêmes que ceux du magasin.

Si lors de la confirmation de votre commande, vous choisissez la livraison à domicile (délai minimum de 6 heures), il vous faut aussi sélectionner une date et un créneau de livraison (de deux heures) parmi tous ceux qui sont disponibles, entre 9h et 20h. Ce service complémentaire à celui du Drive est, lui, payant.

Les équipes livraison à domicile des deux magasins disposent évidemment de camions réfrigérés. Ainsi votre commande depuis sa préparation jusqu’à sa livraison est prise en charge par les collaborateurs Intermarché et conservée dans le respect de la chaîne du froid. Le planning de livraison est établi au début de chaque journée. Le paiement se fait soit en ligne, par carte bancaire, une fois que vous avez validé votre commande, soit lors de la livraison, en chèque ou espèces pour la livraison à domicile. Olivier et Valérie sont également à votre disposition pour répondre de A à Z à vos besoins et envies lors de vos évènements, tout est livré et installé sur le lieu choisi.

Pour le Drive comme pour la livraison à domicile, aucun minimum de commande n’est requis.

Propos recueillis par Nathalie Vauchez

Stockage de vos courses au frais, livraison, paiement Vos courses, regroupées dans un bac portant votre numéro de commande, sont stockées dans une pièce réfrigérée et un SMS ou un mail vous est adressé pour vous prévenir que votre commande est prête.

Si vous optez pour le retrait au magasin, il vous suffit de venir stationner sur l’une des places dédiées et de rentrer le code de votre commande sur l’une des deux bornes, aux heures d’ouverture du magasin. Après une ultime vérification, le contenu de votre bac vous est porté dans votre coffre de voiture.

INTERMARCHÉ LA FLOTTE

ZA La Croix Michaud

Tél : 05 46 09 52 56

INTERMARCHÉ SAINT-MARTIN DE RÉ

4 avenue des Corsaires

Tél : 05 46 09 42 02

Magasins ouverts en été du lundi au dimanche, de 8h30 à 20 h (à La Flotte, ouvert le dimanche à partir du 6 juillet)

Vous pouvez aussi passer commande sur http://drive.intermarche.com

Diana et Chloé, de l’équipe Drive de Saint-Martin de Ré.
Olivier et Charly, de l’équipe Livraison à domicile de Saint-Martin de Ré.
Amjad est entièrement dédié au Drive de La Flotte.

LOISIRS À LA HUNE

Loix : un été, des festivités

Grâce à ses associations, Loix, cet été encore, cultivera l’art de faire la fête, en musique, en dansant et ensemble.

Si les dix-sept associations loidaises s’illustrent par leur éclectisme, certaines se distinguent pendant les mois d’été : celles à qui l’on doit les repas de village, les bals endiablés, les concours de pétanque avec Sancerre à la clé - bref, les associations festives. Depuis cinq ans, Le Cochonnet loidais et Les Copains rétais se partagent les soirées de l’été pour proposer en juillet et en août plusieurs rendez-vous gastronomiques et musicaux. A leurs côtés, la municipalité et les commerçants du village s’engagent pour que chacun, Loidais comme vacancier, puisse y participer sans grever son budget. L’incontournable Presqu’île vient y mettre son grain de sel, avec une programmation musicale en live qui fait la part belle aux groupes locaux. Enfin, depuis deux ans, Marine et Simon, au domaine Arica, organisent à leur tour une soirée concert par mois, « dans l’esprit guinguette », précise Marine, pour faire vivre le lieu autrement. Des événements qui peuvent rassembler quatre cents, cinq cents, huit cents personnes et au-delà – jusqu’à parfois déborder leurs organisateurs.

La plancha de trop Ce fut le cas en août dernier, lors d’un grand pique-nique villageois sur la plage du Grouin jumelé avec un feu d’artifice,

MUSIQUE

qui n’eut pas lieu. Annulé à la dernière minute pour cause de sécheresse, celui-ci contribua néanmoins à la popularité de l’événement, qui attira du monde bien au-delà de la commune.

Il arrive qu’une entreprise meure de son succès : cela faillit être le cas pour cette initiative du Cochonnet loidais, qui vit ses bénévoles exténués prêts à rendre leur tablier. Ses ambitions premières, il y a dix ans, étaient pourtant modestes : un piquenique au sens propre, où chacun apporte son panier, à partager s’il le souhaite avec ses voisins de serviette ; l’association se chargeait de faire venir un groupe pour animer la soirée. Sur la demande de la mairie, l’association se mit à tenir une buvette. D’année en année, l’offre s’enrichit de sandwichs faits maison, d’une assiette d’huîtres à 6 € les six, de pâtisseries fournies à prix coûtant par la Place des Délices, la boulangerie du village, respectant ainsi un esprit de partage et d’accessibilité pour tous les budgets. « Nous voulions qu’une famille de quatre personnes puisse se nourrir pour 20 € », explique Joël Faret, le président de l’association. Qui eut le premier l’idée de proposer des grillades à la plancha ? Adoptée par les membres de l’association, elle entraîna plus de quarante-cinq bénévoles dans une aventure aux allures d’épopée : camions entiers

Les samedis soirs en fête à Sainte-Marie-de-Ré !

de matériel à nettoyer avant et après usage (plancha et friteuses), remorque frigorifique, glacières professionnelles, sans parler des tables et des bancs qu’il fallut mettre à disposition pour profiter d’un repas qui n’avait plus rien d’un pique-nique. Celui du 8 août 2025, avec plus de mille convives à servir et satisfaire, fut le coup de grâce. « Nous ne sommes pas des professionnels de la restauration », reconnaît Joël. « Il faut que pour nous aussi, cela reste un plaisir. »

La sociabilité du tire-bouchon Pour l’été 2026, l’association souhaite revenir à la simplicité des origines. « Le piquenique est un prétexte à la rencontre », rappelle Joël. « On a de la chance d’avoir une vraie mixité à Loix, de statuts, d’âges, de provenances. Les gens qui viennent au Grouin sont aussi bien des Loidais pure souche, dont certains ont 80 ans, que des estivants occasionnels avec leurs bambins qui jouent dans l’eau. » Un tire-bouchon oublié, et hop, le lien se crée entre des familles qui se croisent tous les jours au marché sans se connaître. Pour autant, Le Cochonnet loidais ne renonce pas à nourrir les gourmands : si les personnes sont invitées à venir avec leur dîner, il restera pour les amateurs des assiettes de la mer, avec huîtres et crevettes, fournies par Courpron, ostréiculteur au Grouin, et Manu, le poissonnier du village ; et pour les moins prévoyants, une sélection de salades ; avec, toujours, les gourmandises de la Place des Délices. Des tables resteront à la disposition des personnes âgées et à mobilité réduite. « C’est une année test », ajoute Joël Faret, « mais c’est toujours bien de se remettre en question. »

La convivialité couleur locale Pour tous les événements que l’association organise, son président met l’accent sur la dimension locale de l’approvisionnement, et la générosité des commerçants. « Nous privilégions le circuit court. 90 % de nos achats se font à Loix. » Certains appliquent

L’agenda de juillet

3 juillet : repas de village Rock’n Moules, avec un concert de Beside (Le Cochonnet loidais)

le prix coûtant, d’autres vont jusqu’à faire un don, comme Manu qui, pour le repas de village, offre les moules, et Stéphane, de la Presqu’île, les frites.

Locale, aussi, la programmation musicale des différents lieux, qui donne la priorité aux groupes régionaux. Ainsi, pour sa soirée concert du 22 juillet, au domaine Arica, Simon et Marine ont invité Les Bojas, un duo boitais qui s’était produit l’an passé et dont le son folk rock des années soixantedix parle au cœur de leur clientèle. Pour les deux viticulteurs aussi, l’important, c’est la convivialité. L’horaire, de 18h30 à 21h30, permet aux parents de venir avec leurs enfants. La musique acoustique ne couvre pas les voix et rend possible les échanges. « Ici, les gens sont des épicuriens », analyse Marine. « Ils aiment sortir, mais aussi leur tranquillité. Le domaine offre un cadre exceptionnel pour un moment de détente entre amis et en famille, en pleine nature. » Toutes les boissons sont produites au domaine, vin et jus de raisin. Pour la restauration, ils font appel là encore à des entreprises locales : Brice Kuhnlé de La Cabane du Grouin ; Jérémy Bretel, de Loix ; ou encore Envie, traiteur à St Clément.

« Animer un village, c’est lui donner une âme. » « Il faut dire que le contexte à Loix nous est très favorable », conclut Joël Faret. « Sans la confiance de la collectivité, rien ne serait possible. Hier elle a fait appel à nous, aujourd’hui elle nous soutient et nous délègue une animation de village qui crée du lien » et, pourrait-on ajouter, entretient les conditions du vivre ensemble. Toujours les arts ont joué ce rôle dans les communautés humaines : adoucir les mœurs. C’est le cas de la musique, mais aussi de la danse, du théâtre, des contes, tous ces moments privilégiés où l’on se rassemble sous les étoiles pour partager un instant de beauté. Que votre été en soit enchanté !

Eugénie Rambaud

24 juillet : pique-nique au Grouin (Le Cochonnet loidais)

ADR + d’infos : www.saintemariedere.fr

partir de samedi 4 juillet, des concerts gratuits sont offerts chaque samedi soir par la mairie, dès 19h sur la Place d’Antioche et la Place des Tilleuls. Le duo rétais Charlilou ouvrira les festivités ce samedi 4 juillet place d’Antioche : il mêle chanson française, électro-pop, bossa et influences du monde dans un univers poétique, chaleureux et ensoleillé. Il reviendra sur la place d’Antioche le 8 août.

Donin et un DJ seront présents, place d’Antioche, les 18 juillet et 22 août.

Sur la place des Tilleuls, les 11 & 25 juillet Nathalie Bombardier donnera un concert, le 15 août place au duo Bojas et le 29 août à nouveau Charlilou.

Ambiance conviviale, musique live et soirées d’été au rendez-vous. NV

4 et 5 juillet : Silence, ça tourne ! , spectacle de l’atelier-théâtre du Radeau de la Méduse dans le cadre du festival A vol d’oiseaux, de La Java des Baleines

10 juillet : Un soir en Espagne, concert au jardin par le Radeau de la Méduse

14 juillet : festivités du 14-Juillet : jeux, concert du groupe P&P Christ, feu d’artifices et bal (Les Copains rétais)

18 juillet : concours de pétanque (Le Cochonnet loidais)

20-21 juillet : Le Radeau de la Méduse invite l’atelier théâtre de la Mer écrite (Ars-en-Ré)

22 juillet : soirée concert au domaine Arica : Bojas

23 juillet : cinéma en plein air : La Panthère des neiges avec La Maline

30 juillet : Océan mer, lecture en musique avec Judith Charron, pianiste et cantatrice, par l’atelier de lecture à voix haute du Radeau de la Méduse. Auberge espagnole. A la nuit, projection, avec le soutien de La Maline, du documentaire La véritable histoire du Radeau.

Les concerts à la Presqu’île

Les mardis et vendredis de 21h30 à 23h30

10 juillet : Tony Hilton HIP HOP US. A découvrir : du rap vintage dans un hygiaphone

17 juillet : Quentin Malo (The Voice 2021) : il revient !

21 juillet : Charlilou, loverdose-duo 100% rétais

24 juillet : Get Wild

28 juillet : Mon bistrot préféré, par les Desblonds, le duo préféré des bistrots

31 juillet : Moby Dick

Le traditionnel repas de village, le premier vendredi de juillet, est un moment très attendu des Loidais qui se retrouvent avant l’arrivée des touristes.

La Bazenne dans une belle dynamique

Il connaît le village des Portes-en-Ré comme sa poche, pour y avoir passé de nombreuses vacances, depuis son adolescence. Maxime Gues, entrepreneur parisien âgé de 47 ans, a eu vent de la mise en vente de La Bazenne il y a quelques mois et a eu envie de redonner vie au lieu.

Institution portingalaise depuis 52 ans, La Bazenne mérite toutes les attentions. Gérant de restaurant, ayant monté avec un ami six restaurants-bars à tapas basques à Paris sous l’enseigne Max y Jeremy, Maxime Gues sait faire rimer qualité de l’assiette et convivialité de l’ambiance, dans ses établissements. Il a aussi créé en 2007 une centrale d’achats au service de près de cinq cents restaurateurs, assurant pour leur compte les meilleurs sourcing de produits et négociations tarifaires.

Maxime Gues souhaite imprimer sa marque et son savoir-faire à La Bazenne.

Quand il apprend que La Bazenne est en vente, cet habitué de l’île de Ré et des Portes-en-Ré décide avec un associé de relancer La Bazenne, une « entreprise à mission » selon l’entrepreneur. « Nous souhaitons insuffler un vrai état d’esprit, avec une vision à plusieurs années. L’idée est de faire de La Bazenne une brasserie familiale où tout le monde se connaît, artisans, commerçants, élus, habitants, résidents secondaires et vacanciers, où tout le monde se réunit. Pour le moment, nous avons prévu de rester ouvert jusqu’à fin septembre, nous pousserons jusqu’à octobre ou décembre si nous avons la structure extérieure qui le permet. »

SAINTE-MARIE DE RÉ

Brasserie, carte Bistrot et « à emporter »

Après le traditionnel café ou petit-déjeuner du matin, on peut se restaurer à La Bazenne de 10h à 23h, façon brasserie, ou encore avec une carte bistrot entre 15h et 19h : « A ces heures là la carte est plus courte composée de croq’apéros, huîtres, plateaux de fromages ou de charcuterie, produits d’artisans locaux : Les belles planches de La Bazenne » « Nous proposons aussi « La Pinsa Romana » dont la pâte est composée de trois farines - riz, soja et blé - avec seulement 30 % de gluten, légère et croustillante et donc plus gourmande. », explique Max, comme l’appellent tous les Portingalais, installés ou de passage. « Ainsi que nos sandwichs italiens, à base de focaccia au four, un pain croustillant que l’on garnit généreusement ». Pinsas et sandwichs sont aussi à emporter. Qualité et simplicité rythment la carte du restaurant. Côté entrée, citons l’œuf bio mayo, le saumon Gravlax, le croustillant de gambas ou encore les chapirons faits maison sauce tartare. Parmi les plats, le tartare de bœuf, la burger bazenne, le filet de daurade ou encore le chou-fleur rôti, avec l’accompagnement de son choix. Tout est fait Maison.

Les moules se déclinent selon trois recettes originales et les salades sont généreuses et gourmandes. En complément de la carte, l’ardoise affiche les suggestions du jour. Autre originalité, côté desserts, le saladier de mousse au chocolat pour quatre, la soupe de fraises au basilic, sans oublier crêpes et coupe glacée familiale, opportunément appelée « Championne du Monde » !, composée de sorbets, fruits frais et chantilly. Quant à la coupe « Cardinal de Souillac », elle est composée de sorbet cassis et griottes à la vieille prune de Souillac.

On s’ambiance à La Bazenne

Au-delà de l’assiette, générosité, partage et expérience impriment leur marque à cette « nouvelle » Bazenne, qui souhaite perpétuer la tradition conviviale du lieu dans une ambiance joyeuse et moderne

Les P’tites Guinguettes

Tous les vendredis de juillet et août, de 18h à 22h, au Parc de Montamer. Au programme : une sélection de food trucks aux saveurs du monde, boissons artisanales, desserts maison et concerts en plein air chaque semaine pour animer vos soirées d’été. En partenariat avec L’Aunis Express.

Vendredi 3 juillet : Karaoke Live Friend

Vendredi 10 juillet : Léna Dess

Vendredi 17 juillet : Feeling Good

Vendredi 24 juillet : Serty

Vendredi 31 juillet : Salsa Group Band. NV

Si l’établissement ouvre non-stop de 9h à 23h, le mercredi il prolonge la soirée jusqu’à 2h. Un bar extérieur est aussi à la disposition de la clientèle en juillet & août. La Bazenne s’anime le soir avec rediffusion des matchs de la Coupe du Monde sur trois écrans géants, la pinte de bière est proposée à 6,50 € durant les matchs. Mais aussi avec des soirées Open Mic et Open DJ, pour une ambiance musicale chill, jazz manouche ou sunset, à laquelle tous les musiciens et DJ ayant du talent peuvent participer, en s’inscrivant au préalable.

Bref vous l’aurez compris, le nord de l’île de Ré va s’ambiancer à La Bazenne,

avec une équipe jeune et expérimentée (si, si c’est compatible !) qui connaît bien l’établissement, tout en veillant au bien-être du voisinage : « A minuit, on calme le jeu, on n’est pas à Ibiza ! », conclut Max.

La Bazenne Place de la Liberté - Les Portes-en-Ré Tél réservations : 05 49 29 52 20 Tous les jours de 9h à 23h

Vente à emporter de midi à 22h Pinsas - Sandwichs italiens - Burgers

Nathalie Vauchez
La Bazenne, de jour comme de nuit, une institution portingalaise.

LOISIRS À LA HUNE

Coopérative Uniré

Route de Sainte Marie -

Les Vignerons de l’île de Ré proposent la deuxième édition des Nuits du Cellier, un événement savoureux, dédié à la multiculturalité et à la convivialité.

Les soirées se tiendront les 15 & 29 juillet ainsi que les 5 & 19 août, de 18h à 22h, sur la terrasse et l’espace vert de la Coopérative au Bois-Plage.

Au programme : foodtrucks du monde, DJ set, vins et cocktails, dans une ambiance guinguette, festive et conviviale.

Deux DJ officieront jusqu’à 22h, Clément (@clementmusik) et Jonathan (@daynight_evenementiel).

Côté foodtrucks, le 15 juillet : Tom’s FoodtruckCrêperie - Glück ; le 29 juillet : Delicestreet - Poz KréolMamidé ; le 5 août : Delicestreet - Fine Goule - Glück et le 19 août : Roulé Pané - Mamidé – Pastasama. NV

Le dimanche 5 juillet, de 10h à 17h, la plage Nord et l’esplanade de Rivedoux-Plage prendront des airs iodés pour fêter nos littoraux et toutes les personnes qui les font vivre.

• Démonstration de la SNSM et de kitesurf, participation de l’APNR et de nombreux autres acteurs de la Mer.

• Dégustation d’huîtres, restauration assurée par l’amicale des Anciens Cols Bleus, concours de pétanque et de palets.

•Animation sur la plage pour les enfants.

CP

Nuit des étoiles animée par Ré Nature Environnement

Le mercredi soir, Ré Nature Environnement vous propose la sortie « Nuit des étoiles » encadrée par deux animateurs scientifiques.

Chaque mercredi soir (en fonction des conditions météos), venez découvrir le ciel étoilé de l’île de Ré. Jean-Luc Fouquet et Xavier Plouchart, deux astronomes expérimentés, vous embarqueront dans une soirée magique qui mélangera maquettes du ciel en première partie, suivie d’une observation au télescope.

Vous découvrirez les secrets des maquettes avec Jean-Luc, les constellations zodiacales, la carte tournante du ciel ou comment connaitre l’heure en pleine nuit. Quelques réponses que

Jean-Luc vous expliquera avec passion. La nuit tombante sera le moment d’observer le ciel avec Xavier. Des constellations aux nébuleuses des amas d’étoiles en passant par la couleur de celle-ci, le ciel nocturne s’offrira à vos yeux. L’occasion aussi de pouvoir photographier la Lune directement avec votre smartphone au télescope (les soirs où elle est présente bien sûr).

Petits et grands, c’est ouvert à tous, curieux ou passionnés, n’hésitez pas à nous rejoindre pour n’émerveiller dans l’immensité de notre Univers et appréhender un peu mieux l’astronomie de façon ludique.

Tarifs : Adultes : 8 € ; Enfants de 8 à 12 ans : 6 € ; - 8 ans : gratuit. Rendez-vous à la cabane du parc Montamer, à La Noue, se situant en hauteur juste derrière l’A.N.C.R.E. Maritaise.

Tous les mercredis (sauf en cas de mauvais temps). 25 personnes maxi - à partir de 6 ans

Participation uniquement sur réservation à l’A.N.C.R.E.

Maritaise : 06 79 67 40 19 Prévoir une veste.

SKATEPARK DE LA FLOTTE

Belle ambiance pour The wipe out skate festival

Le spectacle chorégraphique et parlé de FLUO a évoqué le sens du défi et le conformisme sociétal.

Samedi 20 juin après-midi et soirée l’événement organisé par l’association Wipe out visait à valoriser ce nouvel équipement sportif de La Flotte, installé au clos Bel Air. Rencontres, pratique sportive, expression artistique et convivialité intergénérationnelle... étaient là « pour faire revivre la scène skate à l’île de Ré » dixit Claire Bouchard de La Poterie, organisatrice.

Les amateurs et pros du skate s’en sont donné à cœur joie sur ce superbe équipement conçu pour proposer des espaces aux débutants, confirmés et

experts... Une expo de skateboards a aussi attiré les pratiquants.

Animation d’Aramis (jonglage et monocycle) artiste circassien à Ophidie Circus cet été puis spectacle de FLUO chorégraphique et parlé évoquant le skate, la danse, le sens du défi et le conformisme... ont séduit le public, très familial et jeunes adultes.

L’artiste NUTE réalisait sur place une œuvre mettant ainsi en avant la dimension artistique et culturelle liée à l’univers du sport urbain. Si l’évènement est reconduit chaque année, les œuvres mises côté à côté composeront in fine une fresque, qui pourrait -pourquoi pas -décorer le skatepark.

L’espace restauration avec food truck et le Tacot Givré (glaces) et buvette étaient les bienvenus, même si la température était fraîche, avec même quelques gouttes de pluie.

En fin d’après-midi, le maire de La Flotte, Jean Paul Héraudeau, son 1er adjoint Loïc Sondag et plusieurs élus municipau x

Amateurs et pros de la glisse s’en sont donné à cœur joie.

L’artiste NUTE en plein travail.

étaient présents, ainsi que le conseiller départemental Patrice Raffarin.

L’évènement s’est terminé sur une animation DJ set en soirée... Tous les publics se sont mêlés au fil de l’après-midi et de la soirée : enfants, ados et jeunes adultes essentiellement, un public très familial et cela fait du bien !

Nathalie Vauchez

Les célébrations du 4 00e anniversaire du Fort La Prée

Outre ses activités traditionnelles et ludiques, le Fort La Prée fêtera joyeusement cette année son 4 00 e anniversaire.

Le fort propose en haute saison un panorama d’activités et de distractions permettant de le découvrir. En premier lieux les visites libres : un guide de visite vous sera remis (un audioguide multilingue est également disponible) et vous déambulerez comme vous le souhaitez à la découverte du site. Une fois par jour une visite guidée a lieu ; celle-ci vous emmènera de salle en salle et sur les hauteurs du fort. Imprégné de l’histoire des Mousquetaires, le fort offre la possibilité aux visiteurs de rêver, en particulier les enfants, en enfilant un costume de mousquetaire et de se sentir en harmonie avec l’époque à laquelle il a été construit : le règne de Louis XIII. Les enfants adorent… les plus grands aussi. Ainsi costumés, ils peuvent aller à la découverte des expositions permanentes logées dans les bâtiments entourant la place d’Armes : le Musée des graffiti témoignages du passé, les Mémoires de Prison, l’île de Ré sous l’occupation allemande durant la Deuxième Guerre mondiale et la dernière exposition mise en place sur la piraterie.

Activités n’ayant lieu que durant la haute saison Des animations différentes sont programmées au cours de l’été. Parmi celles-ci, les

soirées années 80-90 sont très prisées. Elles auront lieu le 15 juillet et le 19 août de 19h à une heure du matin. Elles débuteront par un karaoké d’une durée de deux heures, puis un DJ prendra la soirée en main. Du 3 au 7 août la reconstitution historique transformant le fort en campement américain des années 1945 avec jeeps et uniformes d’époque est appréciée des nostalgiques de la Libération. Un dîner (payant), avec les membres du campement (réservation obligatoire), aura lieu le 5 août.

Une Chasse au Trésor à pratiquer en famille vous attend en juillet et en août, à 10h30 le mardi et à 14h30 le jeudi. Pour avoir une chance de découvrir le fabuleux trésor 15 indices sont à trouver. L’escape room, dont le scénario a été totalement transformé cette année, propose 4 sessions par jour en juillet et août. La nouvelle intrigue demande réflexion et esprit d’équipe. Le temps nécessaire pour réaliser la mission impartie est d’environ 60 minutes. De 2 à 5 joueurs sont nécessaires et si vous êtes moins de 5 dans votre groupe, vous serez rejoints par d’autres joueurs.

Un anniversaire historique

Place forte qui joua un rôle capit al dans l’histoire de France, le Fort La Prée

célèbre cette année son 400e anniversaire. Construit en 1426 sur ordre de Louis XIII, le fort permit d’abriter les renforts discrètement envoyés par le roi au secours de Toiras, gouverneur de l’île, assiégé dans la citadelle de Saint-Martin. La surprise causée par l’intervention des renforts permettra à Toiras de l’emporter sur Buckingham et ses armées. Les conséquences de cette victoire furent décisives pour le roi et l’histoire de la France. L’anniversaire sera fêté le 22 juillet et le 12 août, à partir de 14h et l’entrée au fort sera gratuite ces jours-là. Différentes animations sont prévues pour ces deux dates : théâtre, sport équestre, initiation à l’escrime, baptêmes de poney. Chacune des deux journées proposera un dîner-spectacle (payant) sur la place d’Armes suivi, d’un concert live avec en juillet Télécab et ses reprises des succès de Téléphone et en août avec Rachel Stefani chantant Céline Dion. Catherine Bréjat

LES FESTI’ CABANES

Les ostréiculteurs vous font danser tout l’été !

Pour la première fois, le Groupement des Huîtres de l’Île de Ré organise les Festi’ Cabanes, mêlant patrimoine ostréicole, convivialité et musique dans plusieurs cabanes de dégustation de l’île.

9 juillet : Marché nocturne de 18h à 23h, avec un concert de Téo Flamenco et de la danse du feu par Vinye.

12 juillet : brocante du livre de la bibliothèque La Baleine. Salle municipale de 9h à 13h.

14 juillet : Feu d’artifice prévu à 23h, suivi d’un bal parking du Clos.

16 juillet : Ciné Hors les Murs par La Maline, parking du clos de la mairie à 22h : « La Cité de la peur »

17 juillet : « Mini fête-foraine » par la Tribu Ré Créative, de 18h à 23h, place de l’Eglise.

De juin à septembre 2026, une série de soirées DJ Sets prendra place au sein de différentes cabanes membres de l’Association des producteurs d’huîtres de l’île de Ré (APHRÉ). À partir de 18h30, habitants et touristes, amateurs de produits locaux, seront invités à se retrouver autour d’un concept simple : déguster des huîtres et des fruits de mer dans une ambiance festive, au son de DJ locaux, de 18h30 à 23h.

Faire découvrir les cabanes à une nouvelle génération

À travers les Festi’ Cabanes, les ostréiculteurs rétais souhaitent valoriser les cabanes de dégustation du territoire et attirer un public plus jeune. Face à l’océan, au cœur des marais ou dans les villages ostréicoles de l’île, chaque soirée permettra de découvrir une cabane différente et de rencontrer les ostréiculteurs qui font vivre cette filière locale au quotidien. Cette première édition se veut à la fois festive et authentique, en mettant à l’honneur le savoir-faire ostréicole rétais dans un cadre convivial et accessible à tous.

Un rendez-vous estival itinérant puisque chaque date des Festi’ Cabanes se déroulera dans un e cabane différente, offrant ainsi l’opportunité de découvrir la diversité des lieux de dégustation présents sur l’île de Ré (voir affiche).

Evènement monté en partenariat avec les Bières de Ré et les les Vignerons Uniré et avec le soutien de Destination Île de Ré et de la Communauté de Communes de l’île de Ré.

Informations recueillies par NV

Les soirées La Prée 80-90’ sont très appréciées.
18H30-23H

Une commune où il fait bon vivre

Porte d’entrée de l’île, la commune de Rivedoux-Plage occupe la totalité de la pointe de Sablanceaux. Du haut du pont, la vue sur cette langue de terre est superbe. Rivedoux-Plage vous accueille en beauté.

Première commune à l’entrée de l’île, le Rivedoux-Plage que l’on découvre est synonyme de vacances, de farniente, de bien-être et de loisirs. C’est aussi celui des sports nautiques qui se pratiquent dans la longue baie sud alors que les sports à voile battent leur plein côté nord. Cette configuration que relie le développement du centre-bourg, est un immense atout pour le village. Port d’accès, les voies de circulation sont nombreuses. Tout d’abord les deux départementales (D201 au sud et la D735 au nord) qui au départ de Rivedoux-Plage desservent toute l’île. C’est aussi le point de départ des nombreuses pistes cyclables qui permettent de rejoindre les villages voisins.

La plus jeune commune de l’île Rivedoux-Plage sera bientôt centenaire, mais reste la plus jeune commune de l’île. C’est en 1928, sous l’impulsion de Joseph Chacun, député des Deux-Sèvres, qui soutint le projet de son ami Théodore Porsain devant le Sénat, que Rivedoux-Plage devient commune à part entière et cesse d’être rattachée à Sainte-Marie. Le village se développera surtout dans la seconde moitié du XXe siècle et se structurera dans les premières années du XXe sous l’effet des opérations d’urbanisation et d’aménagement menées par le Conseil municipal. De ce fait, son patrimoine est relativement restreint : la redoute de Sablanceaux qui ne se visite

pas car elle est fermée pour des raisons de sécurité et le petit phare de Chauveau

Berceau de l’ostréiculture moderne Aujourd’hui, Rivedoux-Plage est non seulement un lieu de passage, mais aussi de vie, de culture et de loisirs. La longue et élégante corniche longeant la baie héberge une hôtellerie et des restaurants de qualité, comme celle qui borde la côte nord, dont l’offre varie de la pizza à la bistronomie en passant par le snacking. Beaucoup de fruits de mer et bien sûr des huîtres, Rivedoux-Plage étant

573 av. de la Corniche- Rivedoux 05 46 09 86 22 06 12 91 44 64 Boutique et restaurant fermés le mardi et le mercredi !

considéré comme le berceau de l’ostréiculture moderne car c’est ici que les premiers captages d’huîtres sur pierre ont vu le jour dans les années 1860. Vous découvrirez une petite dizaine d’exploitations le long de la corniche où vous pourrez en acheter ou vous installer pour les déguster sur place.

Un cœur de village dynamique

De gros et longs travaux ont structuré le bourg lui octroyant un véritable cœur de village avec, depuis 2015, une halle couverte, un marché quotidien en juillet et en août.

Le cœur de village, avec la création de nouveaux commerces, a tendance à s’allonger. Sous la halle couverte, un petit marché où chaque banc propose de la qualité. Les fruits et légumes sont beaux à voir et à goûter, les huîtres également. Le fromager propose un bel échantillonnage de fromages et de chèvres de la région qui font envie, un banc est consacré aux herbes aromatiques séchées et autres produit d’épicerie fine. Quant à la poissonnière, son étal attire par la fraîcheur des poissons qu’elle va chercher tôt le matin à la criée. Un service traiteur propose rôtis, brochette, brandade de morue, poêlée du jour et ses plateaux de fruits de mer sont réputés pour leur goût et la manière dont elle les monte.

Depuis quelque temps, les commerçants du marché organisent un apéro concert une fois par mois en fin d’après midi, à l’extérieur de la halle couverte et en utilisant les tables hautes installées pour les dégustations. Le prochain aura lieu mercredi 8 juillet, dès 18h, avec concert à 19h30 et vous fera découvrir un duo amateur de rythm and blues, soul et folk, ils interprèteront des titres allant des année 50 à 70. Ambiance rétro-rock garantie. En août, l’apéro-concert aura lieu le 26. Un duo de guitares jouera des reprises variant entre jazz traditionnel, musique de cinéma. L’esplanade du marché comporte des commerces ouverts à longueur d’année dont

(Lire la suite page 17)

© Yann
Werdefroy
Rivedoux s’étend entre plage nord et plage sud, entre parcs ostréicoles et activités balnéaires.

du marché, l’un des points

NOUVEAU COMMERCE

pour l’alimentaire un boucher et une boulangerie-pâtisserie et de sympathiques terrasses où prendre une boisson fraîche ou un petit café les courses finies. De nombreuses boutiques ont vu le jour dans des domaines très différents : prêt à porter, cuisinistes, antiquités, boulangeries-pâtisseries sans oublier la librairie où l’on trouve toujours les derniers livres parus ! Juste en face, la salle des fêtes Robert Vergnaud et la petite salle d’exposition annexe complètent l’animation de ce quartier grâce à un programme fourni en saison estivale.

A quelques pas de ce centre animé, se trouve l’église Notre-Dame-de-Lourdes qui mérite le détour pour ses très beaux vitraux

récemment restaurés et son orgue à tuyaux unique dans l’île. Donnant sur le pertuis Breton, le charmant petit port accueille les pêcheurs qui viennent taquiner le poisson au bout de sa jetée. C’est aussi un petit port de plaisance possédant quelques anneaux, jamais assez pour satisfaire la demande, mais la municipalité se préoccupe d’en accroître le nombre, dans la mesure du possible. Le village très actif en son centre qui s’allonge d’année en année, est cerné d’une ceinture boisée dans laquelle se cachent de belles villas et où deux sentiers pédestres balisés permettent de s’enfoncer, en connaissance de cause, dans la fraîcheur en été.

Chez Nina, une inauguration dans la liesse

La célèbre cheffe pâtissière Nina Métayer* a inauguré samedi 20 juin à Rivedoux-Plage une nouvelle adresse.

L’invitation à célébrer cette inauguration, tenant compte de la situation estivale, avait lieu tôt le matin. Malgré cela les Rétais se sont pressés nombreux rue Jules Ferry et ont reçu un accueil sympathique et gourmand dès 8h30. Une fois la foule présente restaurée de délicieuses viennoiseries et de chocolat, Nina Métayer expliqua tout le plaisir qu’elle avait à installer sa troisième adresse à Rivedoux-Plage, dans l’île où enfant elle

passait ses vacances. « Chez Nina » a été conçu comme un lieu de vie où l’on peut se rendre à toute heure de la journée pour une viennoiserie, un gâteau, un plat de la gamme salée, ou une glace, dans un décor simple qui correspond à l’île de Ré, avec une petite terrasse qui n’est pas finie d’aménager, tant les choses se sont faites rapidement. D’ailleurs Nina ne manqua pas de remercier dans son discours les ouvriers ayant effectué les travaux.

LES ANIMATIONS DE JUILLET À RIVEDOUX-PLAGE

Fête de la Mer et des Littoraux

Dimanche 5 juillet

10h-17h - Esplanade de la Mer

Différentes animations pour célébrer et découvrir le patrimoine maritime. Le groupe de chants de marins

Les Brouilleurs d’écoutes

animera le repas du midi dans une ambiance conviviale et festive.

Apéro Concert du marché -

Les Horlogers

Mercredi 8 juillet

Dès 18h - concert à 19h30 -

Parking du marché

Duo amateur de rythm and blues, soul et folk, ils interprètent des titres allant des années 50 à 70.

Retraite aux flambeaux, feu d’artifice et dance floor

Lundi 13 juillet

Dès 20h - Esplanade de la Mer

Banda Festa 17 lancera les festivités en musique et accompagnera la retraite aux flambeaux. Puis feu d’artifice et concert du groupe Boule.

Commémoration – Fête Nationale

Mardi 14 juillet 10h - Esplanade de la Mer

Temps de mémoire collective.

Rivedouxfolies

Jeudi 16 juillet

Jeudi 30 juillet

Mercredi 5 août

Mercredi 12 août 19h - Esplanade de la Mer

Organisées par le Comité des Fêtes de Rivedoux-Plage

Quatre soirées dansantes animées par le groupe

Variety Show qui promettent musique, convivialité et bonne humeur. Restauration et buvette sur place.

Brocante

Lundi 20 juillet

Esplanade de la Mer Organisée par l’Amicale Laïque

Festival de Manèges

Du mardi 21 au jeudi 23 juillet

Esplanade de la Mer

Organisé par Rivedemômes Festival de manèges à pédale, animations et jeux.

Marché des Arts Créatifs

Dimanche 26 juillet

Dimanche 9 août

Dimanche 6 septembre

De 9h à 14h

Esplanade de la Mer

Peintres, créateurs et artisans présentent leurs réalisations : œuvres originales, objets artisanaux et créations uniques.

L’emplacement en cœur de ville et à deux pas des écoles est idéal déclare-t-elle. C’est aussi ce que semble penser Patrick Raffarin, heureux de constater que, grâce à cette nouvelles installation, son centre ville,est en train de s’allonger du marché jusqu’au fleuriste Blanc Bleuet. Les élus étaient venus en nombre pour assister au couper de ruban et la boutique étant officiellement ouverte à partir de 10h, les Rétais, poussés par la curiosité, vinrent la visiter tout le reste de la journée.

Catherine Bréjat

*Lire notre interview parue le 20 mai dernier : www.realahune.fr/nina-metayer-arrive-sur-lile-de-re/

Vos courses en toute simplicité !

Nos horaires :

- Du lundi au samedi : 8h - 20h

- Le dimanche : 9h - 12h30

- Juillet et août : du lundi au samedi de 8h à 20h30 et le dimanche de 9h à 20h

Nos services :

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Ouvert du lundi

Le

La halle couverte
centraux de la vie économique de Rivedoux, qui s’étend aussi le long de la RD.
© Catherine Bréjat
Nina Métayer en compagnie du maire, Patrice Raffarin, devant son magasin de Rivedoux-Plage.

ASSOCIATIONS À LA HUNE

2026,notre planning de chantiers est rempli à 90% »

L’AEMA a tenu son assemblée générale, jeudi 2 5 juin, à Ars-en-Ré. L’association se félicite de terminer l’année 202 5 dans le positif et annonce de nouveaux investissements.

Ce n’était pas arrivé depuis 2022 : l’Association des étangs et marais d’Ars-en-Ré (AEMA) clôt ses comptes de 2025 dans le positif, à + 131 672 €, annoncent Jean-François Beynaud et Pierrick François, respectivement président et directeur, lors de l’assemblée générale, jeudi 25 juin. « Nous avons des commandes de travaux soutenues », rapporte Pierrick François. « Mais, à cause d’une météo plutôt défavorable en 2023-2024, nous avions pris du retard sur les contrats CTMA (contrat territorial milieu aquatique, NDLR). Nous les avons finis en 2025 avec presque dix-huit mois de retard. »

Conséquence : les subventions de la Communauté de Communes sont tombées suivant le calendrier des travaux finis, dont une partie en 2025. Le CTMA est signé pour six ans avec la CdC de l’île de Ré et se trouve dans sa cinquième année. Il prendra fin le 31 décembre 2027. « Les discussions ne sont pas encore entamées avec les élus

sur le renouvellement du contrat mais elles devraient démarrer après l’été » et porter sur « les besoins du territoire en matière de travaux dans les chenaux », informe Pierrick François.

Un dumper et une pelleteuse

« En 2025, nous avons investi dans un Dumper JCB, qui nous permet de répondre efficacement aux demandes des communes et des adhérents », poursuit Pierrick François. L’engin, qui était jusqu’alors loué, est une sorte de brouette géante qui assure le transport des matériaux dans les marais. Un second investissement de matériel est au programme : le renouvellement de la pelleteuse, « de 200 à 230 K€, prévu fin 2026 ou début 2027, selon les délais de livraison de six mois à un an, car nous ne commandons pas une pelleteuse classique », prévient encore le directeur.

« En 2026, l’objectif est de poursuivre la dynamique excédentaire et de terminer

ROTARY CLUB ÎLE DE RÉ

l’année entre + 10 K€ et + 30 K€ », avise Jean-François Beynaud. Il annonce, pour l’année en cours, un « planning de charge des chantiers rempli à 90 % ».

« La charge de travail est importante, mais nous gardons des créneaux libres pour les urgences », complète Pierrick François. Pour rappel, l’AEMA a pour mission l’entretien et la réhabilitation des marais salants, l’entretien et la confection de claires ostréicoles, l’entretien des chenaux par curage et protection des berges, l’amélioration hydraulique et gestion des ouvrages, l’entretien du réseau pluvial, la gestion des algues vertes, l’arrachage de parcs ostréicoles et la dépollution de sites, le traitement des espèces envahissantes.

Gare aux ragondins

Sur ce dernier point, président et directeur insistent sur l’importance de signaler à l’AEMA la présence, dans sa zone de gestion, de baccharis et d’herbe de la Pampa, deux espèces exotiques envahissantes (EEE). « Nous avons un cycle de traitement des plantes envahissantes de trois ans : Saint-Clément, Les Portes ; La Couarde, Ars ; Loix, Sainte-Marie, Rivedoux. Nous procédons au recensement en avril mai, puis à l’arrachage entre le 15 juillet et le 30 août, soit entre la fin de période de nidification et le début de la floraison et de la dissémination des graines. » Ils relatent des travaux d’arrachage de l’herbe de la Pampa conséquents, aussi bien en temps que financièrement : « la partie racinaire est aussi importante que celle visible, il faut y aller avec la pelleteuse et la pince, mais ce n’est pas simple quand il y a des arbres ».

Sur le registre des espèces envahissantes, cette fois animales, l’AEMA met en garde

contre les ragondins, « vraie problématique hydraulique et sanitaire pour les sauniers ». « En 2025, nous en avons prélevé 229, surtout dans le secteur de SaintClément et Les Portes. » « Vous pouvez nous solliciter si vous en voyez », invite Pierrick François à l’attention des sauniers. Concernant le renouvellement du tiers sortant, Jean-Bernard Ansoud, Yann Berret (représentant la Région NouvelleAquitaine et le lycée maritime et aquacole) et Patrick Bouraine (représentant la mairie des Portes-en-Ré) ont été élus.

Partenaires fonciers

Denis Dupré, saunier représentant la coopérative, a brossé un rapide portrait de la structure. Et il a surtout fait passer le message que des sauniers souhaitent s’installer. « Nous avons besoin de renouveler le stock de producteurs », sourit-il. S’il faut « quelques années pour former un saunier », Denis Dupré lance un appel aux propriétaires de marais : « nous avons besoin de partenaires sociaux et fonciers pour les nouveaux arrivants. Si vous connaissez quelqu’un, contactez-nous. » Avis aux amateurs.

Julie Pertriaux

Nouveau bureau de l’AEMA

Le conseil d’administration a élu le bureau lundi 29 juin, pour les deux prochaines années.

Président : Jean-François Beynaud ; vice-président : Alain Héraudeau ; trésorier : JeanBernard Ansoud ; secrétaire : Francois-Éric Vauchez. Tous ont été élus à l’unanimité.

Présidence du Rotary : Catherine Bouyer succède à Christine Ouvrard

La très cérémoniale passation de collier s’est déroulée le 2 3 juin dernier au restaurant Le Jardin du Chabot, à Saint-Clément des Baleines.

Ainsi, depuis le 1 er juillet 2026, Catherine Bouyer est la nouvelle présidente élue pour 20262027, qui succède à Christine Ouvrard. Le gérant des lieux, Olivier Egot a accueilli les Rotariens, dans le beau jardin puis en salle, en disant toute sa gratitude et son honneur d’organiser cette soirée de passation dans cette vieille institution - anciennement le Chat Botté - qui sera centenaire l’année prochaine.

Après avoir remercié le conseiller départemental et membre d’honneur, Patrice Raffarin, ainsi que le président de la CdC, Jean Paul Héraudeau, de leur présence et de leur soutien, Christine Ouvrard a dressé avec émotion le bilan de son année de présidence : « La roue rotarienne tourne, le Rotary est une chaîne de transmission, chacun hérite d’actions qu’il perpétue. Il ne s’agit pas

d’une transmission de pouvoir, mais de confiance, de valeurs et d’engagement. Le club a cette capacité d’unir ses forces pour soutenir ceux qui en ont besoin. Servir d’abord », telle est la devise du Rotary.

De très nombreuses actions menées

Parmi les très nombreuses actions menées en 2025/2026 par le Rotary, figurent la solidarité avec deux collectes de la Banque alimentaire, des jouets et livres remis à des enfants, des chocolats dans les EHPAD, la contribution au projet de spectacle de la Cie Les Tardigrades pour les seniors. Le soutien à la jeunesse a aussi été la ligne conductrice de la

présidence de Christine Ouvrard, pour « donner confiance aux jeunes et en leur avenir. » Une aide financière a ainsi été apportée au projet pédagogique avec l’école de Rivedoux-Plage (stop motion), à celui avec l’Ecole de musique de l’île de Ré et l’ensemble Pictobrass pour des médiations dans plusieurs écoles de l’île de Ré, et aussi une classe de découverte dans le Jura pour quinze élèves de l’école de La Couarde. Une aide financière a aussi été apportée à deux apprentis du CFA de Lagord, en mécanique automobile et en coiffure ou encore a été présenté un dossier d’un élève du Lycée hôtelier au prix de l’apprentissage avec soutien financier.

Il faut évidemment citer l’emblématique Salon du goût et du vin, la première

L’arrachage de parcs ostréicoles en mer fait partie des missions de l’AEMA. Ici, dans la commune de Loix.
Christine Ouvrard et Catherine Bouyer, sur la terrasse du Jardin du Chabot, avant la passation de collier.

édition du Salon « Féminin Singulier - L’Art en Lumière » au profit de l’Association de victimes de violences intrafamiliales de Charente-Maritime (AVVIF17) a été un beau succès, ou encore le soutien à Ré nature environnement dans son action en faveur de la protection des mammifères marins de l’île, avec notamment le financement des équipements de sécurité de La Janthine. Cette liste est loin d’être exhaustive. Le Rotary Club île de Ré a accueilli cette année cinq nouveaux membres et un transfert.

Assurer la pérennité du Rotary Club île de Ré

Catherine Bouyer, qui s’est vu remettre le collier par Christine Ouvrad, a remercié « Virginie et Olivier du Jardin du Chabot pour leur accueil dans cette véritable institution rétaise qui ouvre une nouvelle page », ainsi que Christine, dont elle a salué le dynamisme. Déjà présidente en 2021/2022, il s’agit ainsi de son deuxième mandat. « Ce n’est jamais une mission facile, mais je suis accompagnée d’un bureau, d’une communauté et du soutien d’un club. Elle souhaite attirer un

AIDE À DOMICILE EN MILIEU RURAL

ASSOCIATIONS À LA HUNE

public plus jeune pour assurer la pérennité du club et faire un point sur « Où en sommes-nous ? Où voulons-nous aller ? ». Evidemment la 14è édition du salon du goût et du vin est déjà prévue à l’automne, les actions de lutte contre la maladie - cancer, polio, maladies neurodégénératives - seront poursuivies et un soutien apporté aux personnes en situation de handicap. Bien d’autres actions seront menées, y compris en faveur du renforcement des écosystèmes locaux, en lien avec les décideurs.

Nathalie Vauchez

Le nouveau bureau du Rotary

Présidente : Catherine Bouyer

Secrétaire : Anne-Marie Lehr-Drylewicz

Trésorière : Marie Gaborieau

Protocole : Sylvie Hermant

CICO / Webmaster : Philippe Marsac

Une battante à la tête de l’ADMR île de Ré

Geneviève Teruin, présidente d’ADMR île de Ré qui célèbre cette année ses 60 ans, a bien voulu à cette occasion nous accorder une interview où elle se remémore les avancées obtenues et les difficultés rencontrées dans le domaine de l’aide sociale auquel elle a consacré sa vie.

de Ré, souriante et pleine d’énergie dans son bureau de Saint-Martin.

Ré à la Hune : Vous êtes aujourd’hui présidente de l’association ADMR de l’île de Ré créée en 1966. Quel parcours la jeune fille que vous avez été a-t-elle suivi pour en arriver là ?

Geneviève Teruin : Depuis toute jeune je voulais être infirmière et je le suis devenue. Les gens m’intéressaient, j’avais envie de les aider, de les soulager lorsqu’ils souffraient. J’ai obtenu mon diplôme d’Etat en 1964. Mon père aurait préféré que je m’oriente vers l’enseignement, mais c’est ainsi je suis devenue infirmière. C’est un très beau métier qui m’a donné beaucoup d’ouvertures. Je n’ai pas été uniquement infirmière soignante. Au début, je suis restée dans le secteur privé ; j’ai travaillé en bloc opératoire et j’ai ensuite fait du domicile. A une époque, j’ai fait un essai dans une usine et cela ne m’a absolument pas plu. On n’y faisait pratiquement que de la prévention, or ce sont les soins qui

m’intéressaient, voir comment évolue un malade. Tout ce qui était médecine ne m’attirait guère, je préférais la chirurgie qui me paraissait plus concrète et où l’on voyait plus vite les résultats. Alors que je me trouvais à Brest et que j’étais bénévole de l’ADMR de la ville et faisais partie du conseil d’administration, j’ai préparé un DU (diplôme d’Université) de gérontologie, tout en travaillant. De là, dans les années 2000, j’ai repris en tant que directrice une petite maison de retraite (25 lits) en Maine et Loire où tout était à faire. L’ambiance était très familiale, la maison se trouvait dans une belle propriété et j’y suis restée dix ans. J’ai beaucoup apprécié cette période parce que tout était à faire et je pouvais voir le résultat des actions entreprises. Rien n’était aux normes… C’était un véritable challenge !

J’ai toujours été sensible aux problèmes rencontrés par les personnes âgées, déjà avec mes grands-parents dont j’étais proche, mais aussi du fait de ma profession d’infirmière. Je l’ai déjà dit c’est un métier qui donne la possibilité de faire énormément de choses. On peut s’occuper de puériculture, de psychiatrie, d’enfants… on n’est pas cantonné dans les services hospitaliers ou dans les cliniques privées.

Vous avez beaucoup déménagé durant votre vie active. Quand revenez-vous finalement en Charente-Maritime ?

Mon mari ayant de gros problèmes de santé, nous sommes revenus en Charente-Maritime, dans la presqu’île d’Arvert et je suis rentrée dans le centre de soins ADMR de la Tremblade. J’étais salariée à l’époque et j’y ai terminé ma carrière. Je faisais beaucoup de visites à domicile et j’ai forcément côtoyé beaucoup de personnes âgées. Je faisais des soins mais si cela s’avérait nécessaire je m’occupais du reste, repas ou lessive ! Après le décès de mon mari, je me suis retrouvée seule et j’ai décidé de m’installer dans le Morbihan où se trouvaient mes enfants. Je suis alors devenue bénévole à l’ADMR Quiberon. J’ai même été vice-présidente de cette structure. Puis, les enfants ayant quitté la Bretagne, je suis revenue m’installer dans la région de La Rochelle où j’avais beaucoup d’amis. Bien que retraitée du centre de soins de

La Tremblade, j’étais appelée de temps à autre pour des remplacements et les infirmières se débrouillaient pour me loger gracieusement ! J’avais donc toujours un lien avec ce centre, dont le président était âgé et fatigué. Je n’ai donc pas été étonnée lorsque le directeur de la fédération m’a demandé de prendre la présidence de l’antenne de La Tremblade. Alors que j’occupais ce poste, il s’est trouvé qu’il manquait un administrateur depuis trois ans au centre de soins de l’île de Ré. C’est la fédération qui gérait à distance et ce n’était pas pratique du tout. On m’a proposé le poste et je suis devenue présidente du centre de Ré à la suite d’une AG extraordinaire en 2013.

Comment se porte aujourd’hui le centre ADMR de l’île de Ré dont vous célébrez cette année les 60 ans ?

Aussi bien qu’il le peut étant donné les problèmes qui freinent nos actions. Je travaille beaucoup mais je ne vais pas m’en plaindre car je fais ce que j’ai toujours voulu faire et j’ai la chance de former un binôme avec une jeune femme formidable Julie Pinteaux. Nous sommes une petite association et par manque d’effectifs nous ne pouvons correctement desservir le nord de l’île pour les soins à domicile, qui nécessitent souvent que l’on passe trois ou quatre fois chez un patient dans la même journée, particulièrement en été. La difficulté à trouver un logement pour notre personnel freine notre activité. Et trouver des bénévoles devient impossible. En revanche, le portage des repas, qui n’a lieu qu’une fois par jour, marche très bien et nous avons encore enregistré une augmentation de 18,27% entre 2024 et 2025. Je fais moi-même la première visite pour apprécier la situation et l’état de la personne qui détermine tout ce que nous allons devoir mettre en place : lit médical ou non, matériel pour transfert, environnement approprié et qui ne soit dangereux ni pour le patient ni pour notre personnel. Je tiens à ce que les soins que nous prodiguons soient de qualité.

J’ai toujours l’œil de l’infirmière pour vérifier toutes ces choses et c’est bien utile. Quant à l’anniversaire des 60 ans, nous l’avons célébré le 3 juin, lors de l’Assemblée générale, avec notre équipe et en écoutant les témoignages de deux salariées, Valérie Guérin, une

« ancienne » invitée, en 2020 à Paris, à la cérémonie du 14 juillet, à la Présidence de la République, pour les services rendus durant la période Covid et Cindy Brisset une jeune femme ayant obtenu son diplôme en 2025 et à qui la mairie de Rivedoux -Plage a remis la médaille de la commune.

Et comment voyez-vous l’avenir ? Nous sommes entrés dans une ère où sur le plan administratif tout se complique et se professionnalise. Encadrés par la HAS (Haute autorité de santé) nous devons sans cesse nous améliorer et former encore plus notre personnel. Concernant la loi sur le grand âge (1) rien n’est fait. Ce n’est un secret pour personne, les caisses de l’État et des collectivités sont vides et conséquemment les plans d’aides diminuent. Nous avons des difficultés de recrutement et nous ne trouvons plus de bénévoles. Il est clair que nous allons vers des jours difficiles !

Propos recueillis par Catherine Bréjat (1) - Loi du 8 avril 2024 bien vieillir, grand âge et autonomie.

L’ADMR île de Ré 2025 en chiffres

10 communes desservies

140 personnes aidées

16 salariés

7 bénévoles

21 637 repas livrés ( 13 142 de plus qu’en 2024)

9226 heures activité : intervention à domicile

Flotte de véhicules : 15

Filien 38 Le service Filien est une structure de téléassistance pour personnes âgées en situation de handicap et 38 représente le nombre d’abonnements.

Taux de satisfaction : 84%

ADMR

3 rue du Vieux Puits

17410 Saint-Martin-de-Ré 05 46 09 47 55

© Catherine Bréjat
Geneviève Teruin, présidente de l’ADMR île

Un duo électro-pop aux racines rétaises

Ferdinand et Tanguy Rautureau forment le duo ALMAGABRIEL. Ils ont composé dans leur maison de Saint-Clément-des-Baleines leur tout premier album, dont deux titres sont déjà à découvrir sur les plateformes de streaming.

Vous les avez déjà peut-être déjà croisés sur un terrain de tennis ou dans un club de voile du nord de l’île. Ou encore en train de manger une glace au phare des Baleines, leur troisième passetemps favori quand ils sont ici. Les deux frères Rautureau, dont la famille possède une résidence secondaire à Saint-Clément-desBaleines, passent toutes leurs vacances sur cette commune depuis leur plus jeune âge. « Toute notre famille est vendéenne, de la Tranchesur-Mer ou des Herbiers, mais nos parents ont trahi la Vendée il y a quarante ans pour aller à SaintClément », s’amuse le plus âgé des deux frères, Ferdinand, 30 ans. « Du coup on a vécu toute notre vie entre le nord de l’île de Ré et la Vendée. Aujourd’hui on est installés tous les deux à Paris mais on continue à venir à Saint-Clément au moins quatre mois par an. »

« Still mooving »

Saint-Clément, c’est la source principale d’inspiration des deux artistes. « On s’en sert beaucoup comme un lieu de retraite, de composition et de production », explique Tanguy, 20 ans. « Ma chambre a été réquisitionnée et transformée en studio, avec ampli et instruments ! » Le cadre est parfait pour tout le travail de création

et d’écriture. C’est donc ici qu’est née la totalité de leur tout premier album, « Still mooving », qui sortira en octobre. Un premier single, « Memories of Temple Street », est sorti au mois de mai, et le deuxième, « Lost stars », le 25 juin. L’aboutissement de trois ans de travail.

Jusqu’ici, Tanguy et Ferdinand menaient leurs vies musicales de manière parallèle. « J’ai toujours fait de la musique de manière très intensive », détaille Ferdinand, actuellement en contrat dans l’administration publique. « À l’origine je suis pianiste classique et jazz, j’ai eu plusieurs groupes de rock, d’électro, voire de techno. J’ai fait beaucoup de live, sur des musiques très différentes. » Tanguy, lui, mène aujourd’hui des études en sciences sociales, mais comme son frère il consacre beaucoup de temps à sa passion, la musique. « J’ai commencé par le piano moi aussi, puis je me suis mis à la batterie et à la basse, et surtout j’ai fait de la composition sur logiciel à partir de mes 12 ans. Et puis je me forge une expérience de concert en batterie et piano. »

French touch

Il y a quatre ans, Ferdinand a eu envie de revenir vers son premier amour musical, la pop-rock. Et c’est avec son petit frère

SOIRÉE DÉDICACE & RENCONTRE-SIGNATURE

qu’il décide de se lancer dans cette nouvelle aventure, sous le nom ALMAGABRIEL. ALMAGABRIEL, c’est de l’électro-pop dans l’héritage de la « french touch » qui développe une sonorité bien à elle. « Nous avons trois inspirations : des mélodies pop internationales, à la Dua Lipa par exemple ; des harmonies beaucoup plus pop française à la Michel Legrand ou Juliette Armanet ; et enfin des rythmes très « french touch » avec des basses et batterie qui groovent beaucoup. On rassemble ces trois dimensions dans un même projet, ce qui est assez peu commun et en fait toute l’originalité. »

Voilà maintenant trois ans qu’ils travaillent à cet album, et tous les deux pourront prochainement s’y consacrer à temps plein. Au printemps prochain, Ferdinand prendra congé de son travail et Tanguy une année de césure dans ses études. L’album est quasiment terminé, mais les deux artistes doivent maintenant travailler la scène, car l’objectif est bien de pouvoir vivre de cette passion.

ALMAGABRIEL, à découvrir sur toutes les plateformes de streaming _almagabriel_

Denis Chatin à la Librairie Quillet et à la Galerie PromenArts

le port

L’auteure de MerdesHommesdédicacera son ouvrage à la librairie Quillet jeudi 16 juillet à partir de 18h.

Denis Chatin, président de la station SNSM de l’île de Ré, signe son premier ouvrage et vous invite à le découvrir lors d’une soirée dédicace organisée par la librairie Quillet.

Dans Mer des Hommes - Un sauveteur de la SNSM raconte, Denis Chatin nous livre

le récit sincère d’une vocation, celle de sauver des vies en mer.

La librairie Quillet a le plaisir de vous convier à sa soirée de dédicace le jeudi 16 juillet à partir de 18 heures, en présence de l’auteur qui présentera son ouvrage et partagera ses souvenirs, ses émotions et son attachement profond à ce territoire maritime si particulier.

Un moment d’échanges entre acteurs du territoire, amoureux de l’île de Ré et passionnés de la mer, autour d’un verre de l’amitié offert par la librairie Quillet.

L’ouvrage est proposé à la vente au prix de 25 €. Et parce que la solidarité ne s’arrête pas au rivage, 20 % du produit de chaque vente sera reversé directement à la SNSM, pour soutenir celles et ceux qui veillent sur nous chaque jour.

CP et NV

Lire notre article du 5 mai 2026 : www.realahune. fr/mer-des-hommes-au-coeur-de-lhumain/

Librairie Quillet - VA de LoixÎle de Ré Jeudi 16 juillet, dès 18h

Entrée libre

Le dimanche 5 juillet 2026, les galeries PromenArts de l’île de Ré accueilleront Denis Chatin pour une rencontre-signature autour de son livre Mer des hommes*.

Cet ouvrage témoigne d’un parcours profondément marqué par l’engagement humain et les valeurs de solidarité. La présence de l’auteur offrira au public l’occasion d’échanger directement avec lui. Une belle occasion de découvrir un récit mettant à l’honneur des histoires d’hommes au service du sauvetage en mer.

Cette rencontre présente également un intérêt particulier pour Saint-Martinde-Ré, qui ne dispose plus aujourd’hui de librairie. Les habitants de l’île et

vacanciers pourront ainsi se procurer, tout au long de l’année, l’ouvrage dans les deux galeries PromenArts. Pour PromenArts, cette initiative s’inscrit dans une volonté de faire dialoguer les différentes formes de création. Le lien entre art et littérature est naturel. Accueillir un auteur dans un lieu dédié à l’art permet de prolonger cette rencontre entre les œuvres et le public.

Cette invitation est aussi une manière de mettre à l’honneur l’engagement de Denis Chatin, de saluer ses responsabilités et son engagement au sein de la SNSM et de saluer le témoignage si humain porté par son livre. CP et NV

*Lire notre article paru le 5 mai 2026 : www.realahune.fr/ mer-des-hommes-au-coeur-de-lhumain/

Galerie PromenArts

Saint-Martin-de-Ré

Dimanche 5 juillet 2026 de 11h à 13h

Entrée libre

© Tanguy et Ferdinand Rautureau
Tanguy et Ferdinand Rautureau seront prêts à se produire sur scène à la fin de l’année.
Denis Chatin présentant son livre Mer des Hommes à Ré à la Hune lors de la fête du port de La Flotte, en mai dernier.

Entrez dans la transe !

Pour sa troisième édition, le festival de danse de La Java allie les danses traditionnelles à la danse contemporaine, pour une rencontre enlevée.

Dans TSEF Noz(E), les deux danseuses prennent le fest noz à revers pour un duo aux lignes aériennes, qui interroge la transe.

Anne-Laure Nivet est passionnée de danses traditionnelles. La directrice de l’association ContempoRé-danse, chorégraphe et interprète, l’avoue avec bonheur : voilà sept fois qu’elle se rend au Grand Bal de l’Europe, à Gennetines dans l’Allier, le rendez-vous incontournable des amateurs de bal folk. Quatorze jours et autant de nuits à écumer les sept planchers de bois au son des instruments traditionnels de tous les pays d’Europe. L’idée de la rencontre entre danses traditionnelles et danse contemporaine a germé dans son esprit, notamment après qu’elle ait vu D’après une histoire vraie, de Christian Rizzo, programmé à La Coursive cette saison. Son souhait aurait été de créer pour ses élèves une chorégraphie inspirée des principes de la « danse trad », mais le temps lui a manqué. Aussi s’en remet-elle à des artistes de talents pour partager la passion de ces rythmes ancestraux qui ne connaissent pas de frontière.

Pas de bourrée et beurre salé L’une se présente comme « 100% pur beurre », l’autre comme « demi-sel avec la Lorraine » : le duo breton formé par Pauline Sonnic et Nolwenn Ferry ne cache pas son goût des jeux de mots. Pour TSEF Noz(E), leur première création, elles renversent les codes du fest noz (le bal breton, à l’envers dans le titre), qu’elles ont toutes les deux fréquenté dans l’enfance jusqu’à l’écœurement. Au CNDC 1 d’Angers, où elles se rencontrent, elles se réconcilient avec leurs racines au contact des autres étudiants, venus de pays et de traditions

différentes. Ensemble, elles se lancent dans un voyage à travers les danses bretonnes, qui donnera naissance à cinq spectacles, tous aujourd’hui en tournée. Depuis 2019, année de sa création, TSEF Zon(E) a été joué près de trois cents fois. Les deux interprètes qui ont repris les rôles, Anne-Lise Vignon et Emma Pocq, y ont ajouté leur propre couleur, sans que se perde l’esprit du duo originel, conçu en immersion dans les fest noz de Lorient et des alentours. Pauline Sonnic et Nolwenn Ferry en ont extrait des principes tels que la prise de main ou la ronde, qu’elles ont ensuite retravaillés en studio. « On a cherché à récréer des états de transe comme ceux qu’on peut atteindre en dansant pendant dix minutes une gavotte au milieu d’une foule », explique Pauline Sonnic. « Comment retrouver cet état quand on est deux ? » Dans le fil de la danse, aérienne et énergique, portée par un élan qui se traduit en sauts et en courses effrénées, apparaissent des personnages et des comportements « que l’on retrouve dans tous les fest noz », s’amuse Pauline. Par exemple, le couple qui connaît toutes les danses et se lance en premier, au milieu des autres danseurs. « La femme est pieds nus et porte une robe, et l’homme, une chemisette à manches courtes », précise la danseuse avec humour.

Chacune de leurs créations a une danse en son cœur. Pour TSEF Zon(E), la première et la plus éclectique, elles sont deux : la

L’agenda de mi-juillet

Jeudi 9 juillet

18h-21h – Teen’s Party : une discothèque à l’intérieur du chapiteau interdite aux adultes et sans alcool, réservée aux 11/16 ans !

Chapiteau payant.

Vendredi 10 juillet

21h – Concert des Enhco Brothers

Ils reviennent après avoir fait chapiteau comble, l’été dernier 2 , pour un duo de frangins hors pair. David et Thomas Enhco, tous deux

bourrée et l’hanter do, l’une des danses les plus simples du répertoire. « Ces danses collectives sont une porte d’entrée, le moyen de s’interroger sur la rencontre et la façon dont elle évolue. » La rencontre entre Nolwenn et Pauline, la gracieuse et « l’énervée de service » ; celle d’AnneLise et d’Emma ; celle des danses traditionnelles avec des corps de danseuses contemporaines ; celle d’une création avec son public ; et pourquoi pas, du public avec la danse trad ?

Dansez, maintenant ! Car il va de soi qu’on ne regarde pas un bal trad : on le danse. Le 7 juillet, les quatre musiciens du groupe Fahrenheit enflammeront la piste de La Java, transformée en plancher folk. Les danseurs costumés d’Ars spectacle leur auront préparé le terrain, à 19h, par une démonstration de danses folkloriques rhétaises. Après quoi, Alexandre Sallet, l’accordéoniste du groupe, proposera une initiation aux danses les plus courantes et les plus simples. Enfin, place à la musique, avec le groupe de « hot pop trad » breton, véritable star du Grand Bal, connu dans toute l’Europe et dont le son puissant fait planer les danseurs et danseuses de toutes les langues, jusqu’à la transe. Les deux jours, la soirée se terminera par un bal trad, sous un chapiteau le drapeau dans les étoiles, ouvert jusqu’à minuit.

Eugénie Rambaud

1 - Conservatoire national de danse contemporaine.

2 - Voir aussi notre article sur le site internet : www.realahune.fr/lets-play-bro.

musiciens d’envergure internationale, l’un au piano, l’autre à la trompette, se retrouvent sur l’île de leur enfance le temps d’un dialogue en toute simplicité, avec la complicité du public. Un moment hors du temps.

Chapiteau payant. Billetterie en prévente sur le site Internet.

Samedi 11 juillet

21h – Le Disco Bal : du cirque, du son, des lasers et des boules à facettes, sous l’influence de Turbo love, dans une ambiance

Le programme du festival

Danse en corps

Site payant - 5 € par jour, 3 € pour les moins de 18 ans, gratuit pour les moins de 3 ans

Lundi 6 juillet

19h - Extraits du gala de danse de l’association ContempoRédanse

20h30 - Création d’Anne-Laure Nivet en trio avec Emilie Tyrou, danseuse et Karine Delage, violoncelliste. Les deux danseuses tissent avec l’instrumentiste les fils du contemporain et du traditionnel pour créer une forme singulière, par leurs corps accordés.

21h30 - TSEF Zon(E), de la compagnie C’hoari

22h - Bal trad, jusqu’à minuit

Mardi 7 juillet

19h - Démonstration de danses rhétaises par Ars spectacle

20h - Initiation aux danses trad avec Alexandre Sallet

21h30 - Concert de Fahrenheit Suivi d’un bal trad jusqu’à minuit

Toutes les informations sont à retrouver sur le site internet de La Java : www.lajavadesbaleines.fr

futurodisco du meilleur goût. Site payant.

Lundi 13 juillet

Fête nationale, le Bal

21h – Concert : les Scouts du Bœuf à mille pattes. Au menu, des chansons à déguster collectivement.

23h-minuit – Animé par DJ Duke, le bal pour tous estampillé Java, jamais à l’abri d’une douce folie !

Site payant.

Médiathèque La Pléiade : les expos de l’été

Les expositions de la Médiathèque La Pléiade structurent la vie artistique de Sainte-Marie et proposent un programme particulièrement fourni et intéressant pour juillet et août.

De l’espace, de la lumière, et un totem réalisé par le CDAIR (centre Départemental d’Accueil de l’Ile de Ré) pour accueillir les artistes à la Petite École de La Noue. Du 7 au 20 juillet, Dominique Lhoste, photographe, exposera ses photos en noir et blanc représentant la mer, son univers de prédilection avec de belle perspectives. Chaque tirage est proposé en cinq exemplaires numérotés. Il partagera les lieux avec Isabelle Rolland, peintre, chez qui la couleur rythme les émotions. Du 21 juillet au 3 août, DRRD, alias Denis Regoin, occupera seul les lieux avec son expo « Vaÿloz »L’infini du rêve. La découverte du pouring (une technique utilisant de la peinture acrylique fluide que l’on verse sur un support), l’a amené à développer « une approche personnelle mêlant fluidité, précision et éclats dorés (…) je peins pour traduire l’infini du rêve à travers des univers sensibles et en mouvement. » Du 4 au 17 août, Le Lions Club de l’île de Ré organise, comme chaque année, une exposition dont une partie des bénéfices servira aux actions du club : vacances pour les enfants de l’île, SNSM… C’est Hervé Louis (Hervé Charbonneaux) qui a été choisi pour cette opération. Pastelliste, poète et peintre depuis les années 80, il cherche à apprivoiser la lumière en peignant la nature, terre et mer, été ou hiver, et manie la couleur avec talent. Et comme il l’explique, il cherche, et réussit, à « caser un morceau d’univers sur un bout de papier de quelques centimètres carrés. » Du 18 au 31 août, deux sœurs exposeront leurs œuvres très différentes. Annie Richard, qui peint à l’acrylique de grandes voiles

LOIX

Pure inspiration

de bateau pleines de mouvement, alors que sa sœur Laurence crée des céramiques zen et décoratives.

L’A.N.C.R.E. maritaise

Située à côté de la plage de Montamer, l’A.N.C.R.E. héberge depuis plusieurs années maintenant des expositions artistiques. Du 5 au 10 juillet, Rubén H (Rubén Henriquez), joailler raffiné réalisant des bijoux qui lui ressemblent, les exposera en même temps que l’exposition inhabituelle « Contempler l’Océan » qu’il a organisée en réunissant trois sensibilités différentes appartenant à la même famille. Martine Lehmans, poétesse, son fils Gilles Guias, peintre huile et pastel et le design du fils

Pour sa deuxième édition, Art, Style & Déco au Hangar s’impose comme le nouveau rendez-vous estival des arts à Loix.

Dans le cadre authentique et chaleureux du Hangar, propriété des Aromatiques de Ré, une constellation de talents locaux et régionaux investit les lieux pour trois jours consacrés à l’art et à l’artisanat.

Pascal Renoux, hôte de l’événement, ouvre le bal en invitant à ralentir avec ses hydrolats, huiles essentielles et tisanes cultivés dans son propre jardin. Sylvie Gabard dépose ses peintures sur bois aux textures profondes, tandis que Catherine Gouvernal suspend le temps avec ses photographies de l’île, brutes et lumineuses, sans retouche – parce que les paysages et la lumière de Ré se suffisent à eux-mêmes. Bertrand Guérineau fait voguer l’imaginaire

avec ses maquettes de bateaux d’une fidélité saisissante. Alzimute sculpte la matière la plus humble, le papier mâché, pour en tirer des œuvres d’une élégance inattendue. La styliste Anne Sophie d’Amiens présente sa nouvelle collection, un style art de vivre, un travail aux couleurs exclusives teintes à la main, une création made in France. Muriel Evangelista enveloppe les murs de sa peinture sensible, et Broc & Déco glisse dans cet écrin des objets rares, chinés avec soin. Pendant trois jours, du 16 au 18 juillet 2026, l’association Les Arts loidais vous offre une belle occasion de venir flâner du côté de Loix.

Les Arts loidais

de ce dernier Hugo Guias compose cette exposition qui a débuté dans l’atelier Dazelle N°5 avant d’être transplantée à l’A.N.C.R.E. maritaise.

Du 12 au 17 juillet, Marie José Duroselle, photographe, occupera les lieux, seule, pendant une semaine. Elle recherche « non pas l’image de la nature, mais la nature de la photographie en tant qu’expression visuelle d’émotions intimes à partager. » Elle sera suivie par Costerousse (Axelle Costerousse) du 19 au 24 juillet, qui ne fait que du dessin animalier, travaillant uniquement à la technique sèche : fusain, pastel pierre noire et craie blanche. « Mon but est de rendre l’animal vivant sur le papier en transmettant une émotion

individuelle. », explique-t-il

Du 26 au 31 juillet, les photographies en noir et blanc de Gilles Ducheix feront découvrir au public « la beauté du monde sous-marin entre naturalisme épuré et abstraction douce. » Une photographe également prendra sa place du 2 au 7 août Sabine Chabot qui cherche à traduire l’équilibre fragile entre le vivant, le temps et l’humain et estime que « la photographie devient un outil de recherche création, capable de rendre perceptible la respiration du monde. » Du 9 au 14 août les peintures et aquarelles de Maya (Françoise Beck Djevaguiroff) inviteront au voyage au sens propre comme au figuré et du 16 au 21 août, Jerôme Bouyer, peintre, présentera ses huiles et ses aquarelles sur les divers aspects que peut prendre la mer ainsi que des assemblages et des mobiles. Du 23 au 28 août, Sniege (Sniege Navickaite) nous fera découvrir le monde sorti de son imaginaire et composé de femmes jeunes ou vieilles, toujours colorées qu’elle peint sur tissu, désormais sur toile après avoir essayé la soie. Un monde gai entre mode et féérie.

Portes ouvertes des ateliers maritais

Certains artistes maritais ouvriront les portes de leurs ateliers au public les samedi 3 et dimanche 4 juillet, de 10h à 13h et de 15h à 19h. Ils seront heureux de vous recevoir avec le carnet de l’amateur d’art à leur faire compléter pour une balade inoubliable, destinée à faire découvrir les talents de la commune. Vous trouverez la liste de leurs noms et adresses à la Médiathèque de Sainte-Marie.

Catherine Bréjat

LES SAISONS MUSICALES EN RÉ

Le trio Pantum à l’église de La Couarde

Le prochain concert des Saisons Musicales aura lieu le jeudi 2 3 juillet à 20h 3 0 dans l’Eglise de La Couarde.

LArt, Style & Déco au Hangar

Aux Aromatiques de Ré, 28 route du Grouin - 17111 Loix

Du 16 au 18 juillet 2026 - Ouvert tous les jours de 10h à 19h, entrée libre

e trio Pantoum* s’y produira : fondé en 2016 au Conservatoire National Supérieur de Paris, il « s’est imposé comme l’une des meilleures jeunes formations chambristes actuelles » selon la Philharmonie de Paris. Il a en effet été lauréat dans de nombreux concours majeurs (ARD de Munich, Trio di Trieste, Joseph Haydn à Vienne, Osaka, Melbourne, Lyon, Joseph Joachim à Weimar, …), et s’est produit dans de grandes salles des cinq continents. Il est salué par la critique pour son interprétation raffinée et sa cohésion musicale, son approche artistique associe rigueur, souffle, et construction d’un discours collectif. Il proposera deux œuvres majeures du répertoire du trio avec piano : le Deuxième Trio op. 99 de Mendelssohn, intensément

expressif, et le trio de Ravel qui fait partie des grands trios du XXe siècle. Les entrées sont à 15 euros, et gratuites pour les moins de 15 ans.

CP *https://triopantoum.com

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Tableau d’Hervé Louis dont les créations sont proches de la nature.
Le trio Pantum, l’une des meilleures jeunes formations chambristes actuelles.

Du dedans au dehors, la décoration en dit long

Long sur la société, le monde qui nous entoure, long aussi sur tous ceux qui aiment à façonner avec soin un univers toujours plus personnel.

Il fut un temps où magazines et catalogues étaient les références incontournables à qui se sentait peu de compétences en la matière : difficulté à se projeter, à oser, bref, on allait parfois jusqu’au copié-collé pour éviter les erreurs. En réponse, le succès du DIY (fais toi-même) mais aussi une lassitude de la standardisation, des préoccupations écologiques et sociétales sans oublier la crise sanitaire, motivent aujourd’hui l’envie de retrouver du sens dans l’endroit le plus intime : notre intérieur.

Le minimalisme revisité

Tendance des années 2000 devenue incontournable dans les années 2010, le minimalisme célèbre le « moins mais mieux ». Répondant à la fois aux préoccupations de la surconsommation et aux envies de vivre moins encombrés, il a longtemps célébré le noir, le blanc et le gris, les lignes strictes, le métal et le moins d’objets possible. Depuis 2020 et les confinements, le voilà face à une autre tendance forte : l’envie d’un intérieur accueillant et vivant. Mort le minimalisme ? Non, il s’adapte ou peutêtre corrige-t-il simplement ses excès. Il s’agit toujours de privilégier la sobriété à l’accumulation et d’explorer les vides pour créer une atmosphère harmonieuse et sereine, mais sans froideur. Ce que les designers appellent aujourd’hui « warm

minimalism », littéralement minimalisme chaud, fait donc la part belle aux matières, aux textures, aux meubles et objets porteurs de sens.

Une palette chaleureuse

Bien présentes, les couleurs sont à dominante terreuse et préfèrent la douceur des fondus enchaînés aux contrastes marqués : déclinaison de beige, écru, sable, taupe ou encore vert doux, chaleur des teintes terracotta ou ocrées et profondeur des bruns ou des bleus nuit révèlent toutes leurs nuances dans la diversité des textures et des matières. Intemporel, le blanc reste présent mais souvent cassé de nuances subtilement dosées, lui ôtant ce qu’il peut avoir d’implacable.

Matières et textures

Dans un intérieur épuré, elles apportent l’essentielle note d’un confort non dénué de raffinement. Répondant à un désir de sortir de la production de masse, les créations artisanales ont la cote, y compris pour d’éventuelles imperfections gage de leur authenticité. Les bois sont plutôt clairs et exposent leurs nervures, le rotin est toujours présent, travertin et pierre naturelle s’invitent sur les sols, les objets

Couleurs terreuses, formes courbes et éclairage chaleureux donnent le ton d’un séjour largement ouvert sur l’extérieur. © DR (lampes Vibia)

toucher, les lins lavés habillent fenêtres et canapés et les tapis se plaisent dans une enveloppante laine bouclée… voilà autant d’éléments signant un décor habité d’un luxe tranquille sans être ostentatoire et ne trahissant rien d’une sobriété assumée.

Exprimer l’intention

Non à la standardisation et à une décoration impersonnelle relevant plus de l’esprit catalogue ou d’une galerie. Meubles de famille patinés par le temps retrouvent ainsi leur place et racontent une histoire personnelle, tandis que pièces chinées en brocantes, chez les antiquaires ou en

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seconde main signent les goûts mais aussi la personnalité de leurs propriétaires. C’est le retour du vintage, qu’il soit hérité ou soigneusement choisi, se déclinant en grosses pièces ou luminaires, petit mobilier, vaisselle ou verrerie. La décoration quitte le domaine de l’application de tendances pour devenir intention volontaire. C’est peut-être plus difficile mais autrement plus enrichissant, donnant à chaque intérieur un petit côté unique. Comme en mode, il ne s’agit finalement que de trouver son style !

Courbes toujours et nature plus que jamais

Deux tendances de ces dernières années qui ne cessent de s’affirmer, la rondeur répondant en écho à une société de plus en plus dure et le design biophilique au besoin de plus en plus prégnant de se relier à la nature et au vivant. Outre la douceur de leur silhouette et la référence au cocon, formes et lignes courbes de canapés, meubles ou objets apportent une impression de fluidité contribuant à un confort visuellement harmonieux. Quant à la Nature, désormais inscrite comme principe plutôt que comme accessoire, elle s’impose dans les formes organiques au succès déjà acquis, les matériaux naturels, l’optimisation de la lumière naturelle et

(Lire la suite page 24)

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L’extérieur ?

Une pièce en plus Terrasse ou jardin, l’extérieur devient lieu de vie répondant à nos envies de confort et d’esthétique autant qu’à nos préoccupations environnementales. On y aménage ainsi de véritables salons et espaces repas à la décoration dédiée (tapis, éclairages nomades, canapés) voire, lorsque l’on dispose de la place nécessaire, diffé-

rents univers. Le potager, longtemps exilé au fond des jardins, mêle fleurs et légumes pour devenir élément décoratif au même titre que nichoirs et hôtels à insectes aussi charmants que profitables à la biodiversité. Dehors comme dedans, l’heure est aux matériaux naturels (bois durables, pierre, travertin) et les couleurs s’inspirent de la nature. Une nature que l’on souhaite maîtriser sans la contrôler dans un esprit plutôt jardin anglais qu’à la française.

A l’heure du dérèglement climatique, il est aussi question de résilience. L’arbre prend de l’importance jusqu’à parfois être le point central du décor, on n’oublie pas le paillage, l’arrosage intelligent et la récupération des eaux de pluie, et on privilégie les espèces locales, les plantations mellifères et les plantes sobres en eau.

L’île de Ré, un marché si particulier

Concluons donc par le jardin rétais : les essences méditerranéennes (lavandes, romarins, agapanthes, oliviers...) sont des valeurs sûres. « Ce qui ne veut pas dire absence d’arrosage », souligne Stéphane Guillot évoquant le sol sablonneux de l’Ile de Ré quand il est argileux dans le Sud de la France. « L’arrosage est donc indispensable après la plantation pour un bon enracinement », précise le paysagiste pépiniériste boitais, évoquant aussi la stipa, une graminée légère, et les possibilités offertes par le sable blanc évoquant la plage, et déversé sur un sol préalablement recouvert d’une couche de géotextile. « C’est écologique, ça préserve l’évaporation des sols et permet beaucoup de végétation autour », conclut-il. Sans oublier la préservation d’une ressource essentielle : l’eau.

Après des années un peu folles, le marché immobilier ne retrouve-t-il pas son vrai visage ?

Dans l’euphorie post-Covid, il était tentant de penser que le marché immobilier insulaire échappait à toutes les règles usuelles du marché immobilier. Mais pourquoi donc ? Ici comme ailleurs et avec des niveaux de prix flirtant parfois avec l’indécence, un rééquilibrage des prix était inévitable, servi par un contexte général à tendance anxiogène. Pour autant, l’Ile de Ré préserve les grandes lignes de force d’un marché singulier.

Rappel des fondamentaux

La physionomie du paysage immobilier rétais en fait l’un des marchés les plus particuliers de l’hexagone. Par nature finie, l’Ile de Ré ne peut offrir qu’une offre foncière limitée, renforcée par une réglementation urbanistique stricte qui lui donne par ailleurs les atouts majeurs de la rareté et d’une qualité de vie privilégiée par un environnement préservé. Ajoutons-y une grande proportion de résidences secondaires et une

clientèle française et internationale aisée, l’ensemble de ces caractéristiques concourant à maintenir un niveau de prix élevé, même sur un cycle de normalisation.

Oui les acquéreurs sont aujourd’hui plus prudents et plus sélectifs, les délais de vente se sont allongés et les disparités sont plus marquées. Mais les emplacements les plus recherchés et les biens évalués à leur juste valeur conservent leur attractivité.

Une île, dix villages

Considérer le marché immobilier rétais dans sa seule globalité en donne une vision parcellaire et imprécise puisqu’il n’est pas homogène. En effet, les dix villages de l’île ont tous leur personnalité et une identité qui leur est propre, leur conférant le statut de petits marchés à part entière ayant eux-mêmes leurs

(Lire la suite page 25)

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spécificités intrinsèques. Ils attirent une clientèle différente et offrent des perspectives différentes en termes d’investissement patrimonial.

Les villages du Nord C’est administrativement la plus jeune des communes de l’île : sa proximité avec le pont, ses deux grandes plages et de nombreux commerces ouvert à l’année sont de forts atouts pour Rivedoux. Séduisant les actifs et tous ceux désirant avoir une plus grande proximité avec le continent, son marché est encore accessible et ses maisons nichées dans les bois présentent un charme indéniable. Plus loin, Sainte-Marie, son paysage de vignes et ses plages tranquilles, est le village le plus peuplé. C’est aussi le plus

habité à l’année. Lui aussi est encore un peu abordable.

Avec La Flotte et Saint-Martin, nous voilà dans une autre dimension, celle des villages portuaires emblématiques. Depuis longtemps très prisés, leurs marchés immobiliers sont solides et leurs prix parmi les plus élevés de l’île, qu’il s’agisse des maisons avec jardin (très recherchées sur La Flotte par les familles) ou des demeures de maître martinaises attirant Parisiens, chefs d’entreprise et acheteurs étrangers.

Au cœur de l’île

Sur un territoire où nord et sud se distinguent à l’œil nu par des paysages très différents, deux villages voisins situés

(Lire la suite page 26)

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STOCKIST FARROW & BALL

Sandrine Truaud - Designer d’intérieur ECOLE OLIVIER DE SERRES - PARIS

8 cours Eugène Chauffour 17630 La Flotte-en-Ré

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PLUS DE 1 100 VENTES, TROIS AGENCES, ET UNE ÉQUIPE ENGAGÉE AU CŒUR DU MARCHÉ RÉTAIS.

Vendre ou acheter un bien immobilier sur l’île de Ré ne s’improvise pas. Derrière chaque projet, il y a une histoire, un lieu, un rythme de vie, mais aussi un marché très spécifique, composé de villages aux identités fortes, de secteurs recherchés, de contraintes réglementaires et d’attentes toujours plus précises.

Depuis 26 ans, HENAULT IMMOBILIER accompagne ces projets avec une conviction simple : un bon conseil repose d’abord sur une parfaite connaissance du terrain. Agence familiale et indépendante, exclusivement implantée sur l’île de Ré, elle s’appuie sur trois agences situées à La Couarde-sur-Mer, Sainte-Marie-de-Ré et Rivedoux-Plage, et sur une équipe stable, expérimentée et engagée dans la vie locale.

Avec plus de 1 100 ventes réalisées, HENAULT IMMOBILIER connaît la réalité du marché rétais : ses évolutions, ses équilibres, ses exigences. Cette expérience permet d’apporter à chaque vendeur une estimation juste, argumentée et cohérente, loin des effets d’annonce. Car fixer le bon prix, ce n’est pas seulement comparer des biens : c’est comprendre un emplacement, un état général, un potentiel, une exposition, un environnement et la dynamique réelle des acquéreurs.

Pour les acheteurs, l’accompagnement est tout aussi essentiel. Il ne s’agit pas uniquement de présenter des maisons, mais d’écouter un projet, d’en cerner les priorités, de mesurer sa faisabilité et d’orienter vers le bien le plus adapté. Résidence principale, maison de famille, pied-à-terre, investissement ou projet patrimonial : chaque recherche mérite une approche sur mesure.

De l’estimation à la signature, HENAULT IMMOBILIER défend une méthode claire : disponibilité, transparence, rigueur et réactivité. Une façon de travailler construite dans la durée, au contact des propriétaires, des acquéreurs, des notaires et des acteurs locaux.

Dans un marché où l’information circule vite mais où le bon conseil reste rare, l’expérience humaine et locale demeure essentielle.

Contactez-nous !

Trois agences à votre service sur l’île de Ré.

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Notre équipe est à votre écoute. agence@henaultimmo.com

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au centre de l’île offrent une position stratégique. Tout est dit dans son nom : Le Bois-Plage est peut-être le village qui a connu la plus forte valorisation ces dernières années. Avec son enfilade de magnifiques plages, son vaste marché estival et une ambiance de village détendue, il comble les familles et tous les amateurs d’activités sportives et de plein air avec en prime une proximité non négligeable de Saint-Martin.

Un peu plus au nord, La Couarde, historiquement première station balnéaire du territoire, voit son niveau de prix soutenu par une offre foncière très limitée face à une demande toujours forte de résidents secondaires. Longues plages, beau marché estival et charme intemporel de cœur de village attirent des familles à

fort pouvoir d’achat, les biens premium pouvant atteindre des prix très élevés.

Cap sur le nord

Une autre île de Ré se dessine, plus sauvage, naturelle et jalousement préservée. Au loin, la pointe noire du clocher d’Ars semble une signature posée entre ciel et marais salants. Son port pittoresque, son réputé marché d’été et ses rues paisibles attirent les amoureux du calme et de l’authenticité. Riche en maisons de caractère, sa rentabilité locative est plus modeste mais son attrait patrimonial certain.

A l’extrémité ouest du territoire, SaintClément-des Baleines séduit des résidents secondaires venant souvent de grandes villes chercher ici les atouts d’une urbanisation limitée, des plages et de la

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d’exception sous fortes contraintes, le petit paradis rétais a un prix.

proximité du Phare des Baleines. Il reste plus abordable que certaines communes du sud comme La Couarde, les biens proches des plages ou offrant un haut niveau de prestation faisant exception. A l’extrême nord, Les Portes est un marché historiquement exclusif et très haut de gamme. Les lieux emblématiques ne manquent pas, des plages de La Conche ou de Trousse-Chemise à la réserve naturelle. Sa faible densité d’habitants attire les très hauts revenus en quête de discrétion et de confidentialité. On achète ici quelque chose de rare, l’offre y étant extrêmement restreinte et la présence de grandes propriétés dominante.

Certes, le marché immobilier est aujourd’hui plus favorable aux acheteurs que ces dernières années, et en cycle de normalisation des prix, sur un marché ayant tendance à retrouver ses valeurs réelles et face à des acquéreurs sélectifs, la disparité entre les biens se fait plus visible et source de négociations.

Mais il ne faut pas s’y tromper, l’Ile de Ré reste, au regard du paysage national, un marché premium en général et ultra premium sur les biens les plus hauts de gamme, a fortiori dans les villages les plus recherchés.

Pauline Leriche Rouard

Conception / Rénovation / Maintenance / Entretien

06 13 30 22 82 - 57 bis Rue des Chênes Verts - Rivedoux-Plage - contact@bassinsdere.com

RÉ TEAM DESIGN ARCHITECTE

Expertise pose de membranes armées / Locaux techniques

Depuis 2013, Ré Team Design Architecte crée des projets sur-mesure sur l’île de Ré.

Entre architecture et aménagement intérieur, nous concevons des espaces uniques en rénovation et en construction neuve.

Territoire

Depuis plus de six ans, LPN accompagne les habitants de l’île de Ré et de La Rochelle dans l’entretien de leur logement avec une philosophie simple : offrir un service de qualité, humain et personnalisé.

Fondée et dirigée par Priscilla Lemaître, l’entreprise s’est construite sur des valeurs de proximité, de sérieux et de confiance. Qu’il s’agisse d’une résidence principale ou secondaire, LPN propose des prestations de ménage régulières ou ponctuelles adaptées aux besoins de chacun.

Au-delà de la simple prestation de nettoyage, l’équipe attache une importance particulière au bien-être de ses clients. Chaque intervention est réalisée avec soin, discrétion et professionnalisme, dans le respect des lieux et des personnes. Cette relation

de confiance est aujourd’hui la principale force de l’entreprise, qui compte de nombreux clients fidèles sur le territoire.

Engagée dans une démarche responsable, LPN utilise à 99 % des produits écolabellisés afin de limiter son impact environnemental tout en garantissant une propreté irréprochable. Une attention qui répond aux attentes de plus en plus nombreuses des particuliers souhaitant concilier confort et respect de l’environnement.

Les prestations proposées entrent dans le cadre des services à la personne et ouvrent droit, selon la réglementation en vigueur, à un crédit d’impôt de 50 %, permettant ainsi de bénéficier d’un service professionnel à un coût maîtrisé.

Afin d’être encore plus proche de sa clientèle, LPN accueille également le public dans ses bureaux situés 6 rue des Culquoiles à La Flotte, les lundis, mardis, jeudis et vendredis de 9h à 13h30. Une occasion d’échanger directement avec l’équipe, d’obtenir des renseignements ou de demander un devis personnalisé.

Chez LPN , chaque maison est considérée avec la même attention et le même respect que si elle appartenait à l’équipe elle-même. Une exigence de qualité qui fait aujourd’hui la réputation de cette entreprise rétaise en pleine croissance.

Vous souhaitez découvrir l’univers de LPN et suivre son actualité ? Retrouvez l’entreprise sur les réseaux sociaux : 06 58 08 37 09 lemaitrepriscilla17@gmail.com LPN17 lp.nettoyage

6 Rue des Culquoiles, 17630 La Flotte

10 ans déjà.

La région Nouvelle-Aquitaine “On l’a pas vue grandir.”

260 millions de repas servis dans les cantines des lycées en 10 ans.

« On l’a pas vue grandir », et pourtant, depuis 10 ans, la Région se mobilise pour offrir aux 180 000 lycéennes et lycéens une alimentation de qualité. En lien avec les établissements et les filières locales, elle approvisionne les restaurants scolaires en produits issus de circuits courts, et propose des repas complets et équilibrés à un tarif solidaire.

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RALH n°321 by RHEA MARKETING - Issuu